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LES NOUVELLES DE

GRENOBLE JOURNAL D’INFORMATIONS DE LA VILLE - MAI-JUIN 2010 - N° 136

Le nouveau visage de Mistral Tranquil’été : c’est reparti !

MC2 & Théâtre municipal : gros plan sur la prochaine saison


Édito Michel Destot Maire de Grenoble, député de l’Isère

Sécurité publique : notre détermination ne faiblira pas

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La sécurité est un droit pour chacun et un devoir pour tous, à commencer par les pouvoirs publics. Des agressions d’une extrême gravité se sont déroulées dans notre ville au cours des dernières semaines. Au nom de tous les Grenoblois, j’ai manifesté mon indignation ainsi que ma solidarité aux familles des victimes.

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LES NOUVELLES DE Journal mensuel de la Ville de Grenoble, direction de la communication et de l’animation, Hôtel de Ville 11, boulevard Jean-Pain - BP 1066 38021 Grenoble Cedex 1 Tél. 04 76 76 11 40 Fax 04 76 76 11 54 Courriel : nouvelles-grenoble@orange.fr Directeur de la publication : Éric Angelica Rédaction : Emmanuel Armand, Séverine Cattiaux, Jean-Pierre Chambon, Patrick Coulmeau, Bruno Garcia, Richard Gonzalez, Julien Reynier, Christine Sauvard Photographes : Thierry Chenu, Maurice Duverney-Prêt, Alain Fischer, Jacques-Marie Francillon, Sylvain Frappat Iconographes : Nathalie Couvat et Renaud Chaignet Maquette : Nathalie Gremeaux-Tragni Photogravure : Trium Impression : BLG Toul Imprimé sur papier recyclé Diffusion : Gratuite toutes boîtes aux lettres à Grenoble Tirage : 96 000 exemplaires Dépôt légal à parution N° ISSN : 1269-6064. Commission paritaire en cours Couverture : Sylvain Frappat

GRENOBLE 4 Vu en ville

L’actualité du mois écoulé en images

6 En ville • Théâtre 145 : vers une “maison des compagnies” • Tranquil’été : c’est reparti en centre ville ! • Festival Mistral, Courant d’airs • Gros plan sur les Rencontres de la Démocratie locale • Jobs et cité : des rencontres pour l’emploi • Villeneuve : rendez-vous au parc Jean-Verlhac

18 Dossier Le renouveau souffle sur Mistral

22 International Grenoble / Oujda, vers une nouvelle coopération

24 Tribune

Parole ouverte aux groupes politiques

26 Mémoire La spoliation des biens juifs

27 Montagne Jean-Marc Silva à la tête de France Montagnes

28 Zoom En juin, c’est déjà l’été !

32 Sports Toutes vos activités pour juin

36 Culture MC2 et Théâtre de Grenoble : gros plan sur la prochaine saison

42 Portrait Yoann Bourgeois, artiste

Cette situation de violence, même si ce n’est pas rassurant, n’est pourtant pas spécifique à Grenoble. Des faits identiques, et parfois plus graves, ont eu lieu récemment à Toulouse, Avignon, Valence, Strasbourg ou encore Nancy. Des faits de moindre gravité mais plus fréquents créent sur notre territoire un sentiment d’insecurité pour beaucoup de nos concitoyens. Ce n’est pas à coup d’annonces médiatiques, de raccourcis faciles ou de tentatives de récupération politique que l’on réglera le problème. Chacun le sait, rien de satisfaisant ne peut se faire en dehors d’une action en profondeur et dans la durée. De ce point de vue, il est certain que l’abandon de la police de proximité et la diminution des effectifs de la Police nationale ne permettent plus aux autorités locales de l’État (Préfet et Directrice de la Sécurité Publique) d’assurer une présence suffisante de policiers nationaux dans l’ensemble des quartiers de notre ville et en contact régulier avec les habitants, qu’il s’agisse de protection des personnes et des biens ou de lutte contre l’économie souterraine. À ce titre, j’ai renouvelé auprès du Ministre de l’Intérieur ma demande de renforcement des effectifs de la Police nationale à Grenoble, au-delà des affectations ponctuelles. Je veux également rappeler la volonté de l’équipe municipale de poursuivre le travail engagé en coopération avec l’État et les associations de prévention de la délinquance pour assurer la sécurité et la tranquillité publiques. Nous sommes en effet mobilisés sur le terrain qui est le nôtre en menant une politique de prévention qui passe par une présence accrue de la Police municipale (dix agents supplémentaires sont ainsi en cours de recrutement et une équipe de soirée sera bientôt constituée). Elle devrait, à compter du mois de juin, intervenir au centre ville jusqu’à deux heures du matin. Un dispositif qui intégrera aussi une expérimentation de vidéosurveillance dans certains quartiers de Grenoble. Ce projet fera l’objet dans les prochaines semaines d’échanges avec les habitants des secteurs concernés et de la mise en place d’un collège d’éthique indépendant, qui sera chargé de veiller au respect des libertés publiques. Une politique de prévention qui se traduit aussi par un important travail de médiation. À l’approche de l’été, nous avons ainsi reconduit, au centre ville, l’opération Tranquil’été menée avec La Mutuelle des Étudiants. Démarche préventive tant en matière de santé publique pour les jeunes que de lutte contre les nuisances nocturnes et de plus grand respect des habitants du centre ville. Sur tous ces points, ma détermination et celle de l’équipe municipale ne faibliront pas.


Allez les petits !

1 800 rugbymen en herbe de 7 à 15 ans, 23 clubs venus de tout l’Hexagone, 150 bénévoles, 4 terrains… Voilà résumée en quelques chiffres la 15e édition du challenge Alberto qui s’est déroulé le 2 mai dernier, notamment du côté de Lesdiguières. Le grand gagnant ? Le rugby bien sûr… ■

Jacques-Marie Francillon

VU

Teisseire, côté jardin

Jacques-Marie Francillon

Le Parc Ouagadougou, du côté de Teisseire, est désormais totalement achevé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il contribue à donner un tout autre visage à ce quartier qui, depuis de longues années, est l’objet d’un vaste projet de rénovation urbaine. ■

La Montagne a fait salon… Et cela ne pouvait être qu’à Grenoble. Le salon de l’aménagement de la montagne a rencontré un immense succès et a permis à de nombreuses entreprises grenobloises d’exposer leur savoir-faire en la matière à Alpexpo du 21 au 23 avril. ■

Le boulevard Foch a pris des allures de marché provençal à l’occasion de la traditionnelle brocante organisée par les habitants le 24 avril. On ne sait pas si les affaires ont été bonnes puisque le principal était de quitter ses chaussures et refaire le monde avec les voisins ! ■ Alain Fischer

Jacques-Marie Francillon

Faites comme chez vous…


On a peu de mal à la croire, mais cette momie a un jour été une jolie môme de 40 ans, qui jouait du luth et exerçait le métier de prophétesse du côté d’Antinoé, en Égypte. Donnée au musée de Grenoble en 1907, elle y a enfin fait son retour après un séjour de cinquante ans dans les réserves puis une rénovation de trois ans. À voir absolument ! ■

Jacques-Marie Francillon

Jacques-Marie Francillon

Jolie momie

Prenons la bastille ! À l’initiative de l’association Histoires de, des élèves sont régulièrement amenés à prendre la Bastille. Et si la dimension patrimoniale du lieu est évidemment l’objet de la visite, l’association, en lien avec les programmes scolaires, s’appuie sur un document original pour également aiguiser le regard des élèves sur l’environnement. ■

Sylvain Frappat

L’Île-Verte prend une longueur d’avance La pose de la première pierre de “L’îlot vert”, le 7 mai, marque une étape importante du projet de ville grenoblois. La future ZAC Blanche-Monier sera en effet le premier écoquartier à généraliser l’expérimentation du label Bâtiment Basse Consommation (BBC). Destinée à l’accession à la propriété et au locatif social, cette première réalisation, comme l’a souligné Michel Destot, conjugue sobriété énergétique et solidarité. ■


[BERRIAT]

Thierry Chenu

[EN VILLE]

Vers une “maison des compagnies” au Théâtre 145 La Ville souhaite faire du Théâtre 145 une “maison des compagnies”, qui permettrait d’offrir aux équipes théâtrales grenobloises ce si précieux temps de travail sur le plateau dont elles ont besoin. Le projet est actuellement en concertation, sous la tutelle d’Éliane Baracetti, adjointe à la culture. n 1999, succédant à Serge Papagalli, la compagnie des EBarbarins fourchus a été appelée à gérer la programmation du Théâtre 145 et à y présenter les projets de leur compagnie. Une première convention de trois ans, renouvelée deux fois, a été prolongée d’un an par un avenant, en décembre 2009.

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Depuis plusieurs mois, la Ville travaille à construire un nouveau projet pour le lieu : elle voudrait mutualiser l’ensemble des moyens dont elle dispose pour redéfinir les contours de sa politique théâtre. Le 145 deviendrait alors une “maison des compagnies”. “Même si je ne suis pas partisane d’un cloisonnement entre les genres, la musique et la danse, en ne citant que la future salle des musiques amplifiées et le partenariat avec le Pacifique, bénéficient d’un ensemble de lieux adaptés ce qui n’est pas réellement le cas pour le théâtre”, souligne Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Pour le théâtre, le dispositif, composé d’équipements de tailles et de fonctions différentes — Théâtre municipal, Théâtre de Création, salles

[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

Juliet-Berto et Berlioz — laisse en effet apparaître la nécessité d’une salle médiane et complémentaire. Or le Théâtre 145 dispose d’atouts indéniables — beau plateau, excellent rapport scène/salle, jauge de 300 places — pour servir le projet actuellement en cours de réflexion. Il s’agit de donner aux compagnies des possibilités de représentations, mais surtout de travail de création et de répétition dans l’ensemble de ces salles. Et, partant, une meilleure présence sur la ville, les périodes de résidence dévolues à chaque compagnie leur permettant aussi d’accompagner leurs créations de lectures, débats, répétitions publiques, travail avec les écoles du quartier… La Maison des compagnies ainsi imaginée est encore dans sa

phase de projet. Une concertation est en cours, car Éliane Baracetti milite pour une programmation partagée : “elle naîtra de temps de rencontre avec les représentants des compagnies. Je souhaite en effet confier l’animation du Théâtre 145 à un conseil artistique, bien préférable pour moi à une municipalisation de la salle ou à la remise des clés de l’équipement à un artiste.” Quant aux Barbarins fourchus, confie l’élue à la culture, “je peux assurer qu’on est tout d’abord parfaitement conscient de la qualité de leur travail et que nous réfléchissons à trouver un ou des lieux qui correspondent à leur esprit. Et ils seront toujours les bienvenus au 145”. ■ J.-P.C.


[CHORIER BERRIAT ] Patrick Coulmeau

Une nouvelle directrice au centre social Chorier-Berriat

Des priorités partagées C’est nouveau ! Sur le secteur 1, dans le cadre de la mise en place de la Charte de la démocratie locale, la Ville de Grenoble implique les habitants dans l’élaboration de la programmation des petits travaux de proximité. a Trémie, passage souterrain reliant le cours Berriat aux gares, a subi une cure de jouvence : décoration par une Lfresque, remplacement de garde-corps et de mobilier urbain, délimitation des espaces piétons et automobiles, traitement de l’étanchéité. Ce dernier point a été financé dans le cadre du budget participatif du CCS1 dont il était l’une des priorités inscrite pour 2010.

Forte d’une solide expérience de directrice du centre socioculturel de Varces, Sylvie Omez-Pommier, remplace Gérard Roblès. “J’avais envie de vivre d’autres réalités de travail.” Et le défi est de taille. “Passer d’une ville de 6 500 habitants à un secteur de 24 000 personnes m’impressionne. Ce secteur 1, à la mixité sociale affirmée, en pleine mutation, riche en associations, bouge beaucoup. Les Jeudis de Marliave et la mobilisation sur le jardin partagé en sont la preuve. Il me faut renforcer cette dynamique autour des actions intergénérationnelles, éducatives, culturelles, du soutien à la parentalité, et faire vivre notre projet en dehors du centre, notamment vers les quartiers plus éloignés comme Jean-Macé.” ■

Maurice Duverney-Prêt

[CONCERTATION]

… Et ça se poursuit en 2011 Entre mars et mai, l’antenne 1 a organisé des diagnostics en marchant destinés au relevé des dysfonctionnements sur l’espace public des quartiers Jean-Macé, Berriat/Saint-Bruno et Centre-Gares pour l’élaboration du programme 2011. Suivront le chiffrage des travaux en mai ou juin, la fixation des priorités à l’automne et leur vote en séance plénière du CCS1 en octobre ou novembre 2010 Mis en place à titre expérimental sur le secteur 1, le budget participatif a vocation à se développer sur l’ensemble de la ville. ■ P.C.

Maurice Duverney-Prêt

“Mis en place en juin 2009, le budget participatif du Conseil consultatif de secteur 1 (CCS1) permet de fixer de manière partagée avec les Unions de quartier, l’antenne 1 et les services de la Ville, les priorités annuelles en matière de petits travaux de proximité” explique Pascal Garcia, élu du secteur 1 et délégué à la gestion urbaine de proximité. Pour 2010, 7 chantiers ont été programmés par le CCS1. “La première priorité demandée par les habitants pour 2010, la création d’un jardin partagé Boucher-de-Perthes, vient d’être achevée” souligne Michel Mazzocco président de l’Union de quartier Berriat/St-Bruno/Europole. L’ensemble des priorités, d’un coût de 128 200 €, s’intègre dans le cadre budgétaire des travaux de proximité, fixé par la Ville, de 1 million d’euros pour les six secteurs.

Sorties familles Les habitants choisissent la destination, le centre social ChorierBerriat organise. Programme des sorties familiales estivales : ■ Samedi 26 juin au lac Léman ■ Samedi 10 juillet à Aix-les-bains ■ Dimanche 25 juillet à la découverte d’un lac de montagne à L’Alpe-d’Huez ■ Samedi 4 septembre à la mer, à la Grande-Motte. Tarif modique subventionné par la CAF. Départs du centre social Inscriptions : Accueil du centre social Chorier-Berriat, 10 rue Le Châtelier. 04 76 21 29 09

Activités estivales ■ Le

Prioriser les travaux

Ça marche en 2010…

[EN BREF•EN BREF]

[BERRIAT]

centre social Chorier-Berriat ouvre les inscriptions pour les activités estivales de son centre de loisirs : rendez-vous pour l’inscription : le mardi 25 mai, à partir de 13 h 15, au 04 76 48 35 39 / 04 76 21 29 09. Les inscriptions auront lieu les 1er, 2, 3, 8 et 9 juin. ■ MJC Parmentier Inscriptions des enfants aux activités estivales organisées par la MJC : samedi 29 mai, à partir de 9 h Espace Waldek-Rousseau, 17, rue Daguerre-et-Niepce. 04 38 12 30 33 http://mjcparmentiergrenoble. blogspot.com/

Square des Fusillés : bientôt ouvert et tout en vert

Travaux

En avril, profitant de l’avance prise sur le chantier du square des Fusillés, La SEM InnoVia décidait, in extremis, de planter 23 arbres au nord du futur jardin apaisé. À terme, 53 pins sylvestres, frênes, robiniers, savonniers, sophoras, gleditsias tisseront un patchwork d’ombres et de lumières et d’ambiances naturelles différenciées. 700 arbustes, 2 000 plantes vivaces et graminées, 400 bulbes 2 000 m2 de gazon embelliront l’ensemble d’une touche impressionniste. L’aire de jeux rénovée ouvrira dès juin, et l’ensemble du square, espace de détente, de convivialité, de mémoire et parvis de Bouchayer-Viallet, sera mis à disposition du public entre l’été et l’automne 2010. ■

■ Réfection

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■ Mise en accessibilité de la station

de bus Arago par le SMTC. et mise en accessibilité du carrefour des rues Henri-Tarze et de Villard-de-Lans par la Ville de Grenoble. ■ À la demande des parents d’élèves de l’école Saint-Bruno et de l’Union de quartier, la Ville de Grenoble a enterré le bac à verre situé au carrefour des rue NicolasChorier et Joseph-Rey. Ce chantier est une priorité retenue et financée au titre du budget participatif du CCS1.

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[EN VILLE] Sylvain Frappat

[CENTRE-VILLE]

Tranquil’été : c’est déjà reparti ! Initiée par la Ville, en partenariat avec la Mutuelle des étudiants, Tranquil’été vise à sensibiliser les jeunes aux dangers liés aux conduites addictives et au respect des riverains. L’opération durera cette année jusqu’au mois d’octobre. cours de leur circuit. Ambroise, étudiant en histoire, fait de nouveau partie de l’équipe Tranment à la volonté de ne pas lais- quil’été cette année. Il porte le ser sans réponse les nuisances tee shirt vert pomme de l’opéet les tensions provoquées par ration. l’agitation nocturne de fin de semaine. Où? C’est pour cette raison que la “On passe à des endroits où l’on Ville a opté pour une action de sait que les jeunes se regrousensibilisation spécifiquement pent, devant les bars également. en direction des jeunes. Les On discute avec tout le monde résultats encourageants de l’an- sans distinction, chacun est un née dernière ont décidé les élus consommateur d’alcool potenà reconduire cette opération et à tiel” souligne-t-il. Il s’agit de la faire démarrer beaucoup plus nouer le dialogue et ce faisant, tôt. Elle durera en effet deux fois de faire prendre conscience aux plus longtemps qu’en 2009. jeunes de l’alcool qu’ils consom“C’est une opération indispensa- ment, du bruit qu’ils génèrent, ble pour le mieux vivre ensem- des incidences de leur comble, sur le centre ville et entre portement sur l’espace public les jeunes et le reste des Greno- et sur les conditions de vie des blois” considère Jérôme Safar, riverains. 1er adjoint en charge de la Pré- Pour cette deuxième édition, ils se posteront aussi les jeudis et vention et de la Sécurité. vendredis à la sortie de six lycées du centre ville (1). Les lycéens Comment ? Le principe est le suivant : deux sont en effet de futurs étudiants, à trois binômes de jeunes, et n’en sont pas moins consomrémunérés et formés pour cette mateurs d’alcool, lors de soirées mission par La Mutuelle des Étu- privées diants, abordent les jeunes au

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[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

Combien ? Pour donner une idée des retombées de ce travail de fourmi : 1 000 personnes avaient été sensibilisées durant le seul mois de juillet.

Quand ? De fin avril à octobre (avec une pause en août), deux à trois binômes sillonneront le centre

ville de 18 h 30 à 23 h, les jeudis, vendredis et samedis. À partir du mois de juin, les horaires de la Police municipale se modifieront également en centre ville avec la création d’une unité de soirée qui devrait intervenir jusqu’à deux heures du matin. ■ S.C. (1) Champollion, Jean-Jaurès, Stendhal, Mounier, International, Argouges

Jacques-Marie Francillon

a démarche Tranquil’été a été lancée l’été dernier par Lla Ville. Elle répondait notam-

Une Charte pour la qualité de la vie nocturne L’opération Tranquil’été s’inscrit dans le cadre de la Charte pour la qualité de la Vie nocturne, qui va prochainement être signée. Cette Charte est issue d’une démarche de mobilisation collective, réactivée à l’automne dernier. Ont pris part à son contenu : les services de la Ville et de l’État, les représentants de bars et restaurants, les représentants des habitants du centre ville, ou de simples habitants, soit une trentaine de personnes.


Alain Fischer

Une journée très nature En cette année où la biodiversité est partout à l’honneur, la fête de la nature, qui se déroulera à la Bastille le dimanche 23 mai, prendra un sens particulier. rganisée par la Frapna, avec le soutien de la Ville de Grenoble, du Conseil général de l’Isère et de la régie du téléO phérique, cette journée proposera des balades (découverte du nouveau sentier botanique, remontée dans le temps avec le sentier géologique, lecture de paysage à travers l’histoire du fort) mais aussi un certain nombre de conférences. Enfin, trois expositions et des stands (dans le jardin de ville, au départ du téléphérique ou en haut, dans les casemates) attendront le public qui pourra emprunter les bulles à tarif réduit. ■ Programme complet et infos pratiques : www.fetedelanature.com

Atelier sur les quais

[BIODIVERSITÉ]

[EN BREF•EN BREF]

[DE BONNE]

Maison du “vivre ensemble” Sur la Zac De Bonne, à l’angle des rues Marceau et Augereau, la première pierre de la Maison du Bois d’Artas vient d’être posée. Le futur bâtiment de haute qualité environnementale, comprend une maison de retraite de 80 places, 26 appartements dont 15 hyper-adaptés et un espace convivi’âge. Cet espace sera un lieu de rencontre pour l’ensemble des habitants de la Maison du Bois d’Artas et du quartier. Ces derniers se retrouvent régulièrement dans la salle polyvalente du 8, rue Sergent-Bobillot. Ils ont suivi le projet depuis 2006 lors des réunions de participation. L’ensemble immobilier, interface entre un nouveau et un ancien quartier, sera livré en 2012. ■

Potager en terrasse La Bibliothèque Centre-Ville végétalise sa terrasse. Entièrement autonome du point de vue énergétique, cette expérience de potager biologique hors sol vise à démontrer qu’il est possible de produire des fruits et légumes à partir d’engrais biologiques en ville, tout en apportant une solution esthétique à la gestion climatique de la terrasse de la bibliothèque. Une exposition complète à l’intérieur ce projet, menée dans le cadre de l’année de la biodiversité. Inauguration : le samedi 5 juin à 11 h. Conférence à 15 h. Visites commentées du jardin l’après-midi.

Musiques et lectures ■ samedi

[SOLIDARITÉS]

Première conférence intergénérationnelle le 10 juin à la Plateforme. entre les générations ou nouvelles solidarités ? L’augmentation du nombre des séniors actifs et dispoGniblesuerre peut être une chance historique pour notre société, mais la violence de la crise sociale, porteuse d’intolérance, facteur d’isolement, risque de creuser un peu plus le fossé entre les classes et les générations. C’est pourquoi la Ville de Grenoble a décidé de mettre en œuvre une politique d’envergure, confiée à Florence Hanff, élue chargée de l’intergénérationnel et des personnes âgées, pour développer toujours plus les valeurs de transmission, d’écoute et de solidarité, pour qu’elles l’emportent sur le “chacun pour soi”. Pour en débattre, une première conférence intergénérationnelle se tiendra le 10 juin à 17 h à la Plateforme (ancien musée de Peinture, place de Verdun), sous la présidence de Michel Destot. Parmi les invités : Claude Michel Loriaux, universitaire belge, démographe et président de l’association “Générations”, et Bernard Devers, responsable de l’association “Humanisme et Habitat” à Lyon. ■ Plus d’infos : 04 76 76 43 46.

D.R.

Une ville pour tous les âges [SECTEUR 2]

Une saison de fêtes Les quartiers Très-Cloîtres, Mutualité, Saint-Laurent et ÎleVerte sont en fête tout le mois de juin. L’Union de quartier Île-Verte organise dans la cour de l’école Paul-Bert un ciné famille le vendredi 4 juin de 19 h à minuit, avec un moment musical proposé par des groupes de musique de la MJC Mutualité avant le film “Ponyo sur la falaise” de Hayao Miyazaki. Territoire et Patrimoine fera visiter le quartier Très-Cloîtres, le vendredi 18 juin à 14 h 30. Le rendez vous est donné sur le parvis de l’église Notre-Dame. Enfin, samedi 19 juin, la Maison pour tous Saint-Laurent organise, de 14 h à 17 h 30, une course de caisses à savon fabriquées par les équipes elles-mêmes, sur les hauteurs de Saint-Laurent… L’union de quartier Saint-Laurent concluera les fêtes avec le Bal de la Saint-Jean, place Saint-Laurent de 19 h à 22 h. ■

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19 juin : la bibliothèque du Jardin de Ville invite les enfants et leurs parents à venir jouer d’un instrument ou chanter. À 16 h, Stéphane Damiano, pianiste et compositeur, proposera un concert/quizz autour des musiques de films pour enfants ■ samedi 19 juin : À 16 h, concert de Xavier Machault & Roberto Negro, l’un est chanteur, l’autre pianiste, bibliothèque du Centre-Ville ■ samedi 26 juin : Sortie famille au Cirque de St-Même organisée par l’association d’habitant Communic’Action, partenaire du Centre social Vieux Temple ■ jeudi 8 juillet À 14 h 30, lectures au Muséum : à l’ombre des feuillages autour des “Jardins extraordinaires” et le jeudi 15 juillet 14 h 30 autour des “animaux de la forêt vierge”.

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[EN VILLE] Photos Cultur’act

[PARC BACHELARD]

Avis de coup de vent sur Mistral Tr attendu des résidents du secteur et des Grenoblois, la huitième édition Très du d festival Mistral Courant d’Airs reprendra le parc Bachelard d’assaut, les 28 2 et 29 mai.

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Vendredi 28 mai - 19 h 30 Talents des quartiers et A. Targhaoui. aoui. Samedi 29 mai 17 h Jeux avec Histoires de et goûter puis spectacle familial. 20 h 30 Concerts avec Slonovski Bal et Amazigh Kateb.

ATEA Production

Participation : Association locale des femmes Algériennes, le Codase, Histoires de, La Maison de l’enfance Bachelard, MJC Anatole-France, MJC Eaux-Claires, le Plateau.

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rives du parc Bachelard, “histoire de faire voyager les résidents vers de nouveaux rivages”. Dès l’ouverture, le vendredi 28 mai à 19 h 30, le festival servira les amuse-gueules d’une carte au bon goût des produits du terroir local, sous sa tente berbère. Au menu, une scène ouverte aux jeunes artistes : concert Rap par les jeunes de la MJC AnatoleFrance, danse par Pasion flamenca et son atelier du Plateau, intervention des graffeurs de la MJC Eaux-Claires. Au cœur de cette mêlée, Abdellatif Targhaoui, conteur et musicien marocain envoûtera le public de ses contes tendres et magiques tandis que l’association ALFA fera craquer le public aux délices de son thé à la menthe fumant et de pâtisseries Produits locaux garantis orientales. Cette année, Mistral Courant Le samedi 29 mai à 17 h, l’assod’Airs retrouve son havre d’ori- ciation Histoires de, complice et gine et s’amarre à nouveau aux pourvoyeuse d’idées neuves prées locaux de Cultur ’Act sont en travaux, alors nous va hors-les-murs. Nous travaillons hors sommes dans une année de transition mais nous gardons le cap sur nos objectifs. Avec le soutien de la Ville de Grenoble, dans ce quartier en renouvellement urbain et humain, Mistral Courant d’Airs offre un espace de rencontre et d’expression, démocratise l’accès à la culture en valorisant les pratiques artistiques des associations et des structures qui donnent un souffle d’énergie collective au quartier” souligne Brahim Rajab, administrateur de Cultur’Act, association qui organise le festival.

Au menu

[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

sentera un guide touristique de Grenoble et un jeu de mémoire sur les célébrités grenobloises.

Concerts gratuits Le samedi 29 mai à 20 h 30, deux concerts aux univers différents seront proposés au public. D’abord, le groupe Slonovski Bal enflammera la scène comme une tempête. C’est une histoire de vent parfumé venu des Balkans, issu du formidable brassage des cultures européennes, slaves et orientales. En seconde partie, au rythme des musiques d’inspiration Gnawa et berbère, Amazigh Kateb, ancien leader de Gnawa Diffusion, restituera l’écriture et la mémoire de son père, l’immense, l’inoubliable poète et écrivain Kateb Yacine. ■ P. Coulmeau


Jacques-Marie Francillon

[EN BREF•EN BREF]

[EAUX-CLAIRES]

La mixité sociale à l’œuvre Quartier des Eaux-Claires, à l’angle des rues Marbeuf et Alexandre-Dumas, de nouveaux logements jouent la carte de la mixité. Ils accueillent des personnes âgées et des demandeurs d’asile. bâtiment moderne et de facture sobre, construit par Plus’intègre au style du quartier. Conçu selon le label Ltrèseralis,haute performance énergétique (THPE), il accueille aux deux niveaux supérieurs,12 logements sociaux adaptés pour personnes âgées en perte d’autonomie ou à mobilité réduite dont 4 accessibles en fauteuil et, au premier et second étage, 22 appartements du Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) géré par l’Association départementale pour la sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ADSEA). Le rez-de-chaussée intègre les bureaux de l’ADSEA, deux salles d’animation pour les résidents. Au sous-sol, un parking de 14 places ou garages est réservé au personnel et aux résidents. “Cette opération immobilière est une opportunité pour le quartier. Confiée par la Ville de Grenoble au bailleur social Pluralis, elle répond au besoin de logement social sur la ville, à notre volonté de maintenir le plus longtemps possible les personnes âgées à domicile et favorise la mixité sociale. Et je souligne ici le soutien de l’Union des habitants des Eaux-Claires (UDHEC)” détaille Marie-Claire Nepi, élue du secteur 3. Le CCAS et la direction du Logement de la Ville de Grenoble ont accompagné le projet en matière d’adaptation et d’accessibilité des logements mais aussi pour inventer de nouvelles formules qui correspondent mieux aux attentes des personnes âgées et de leurs familles. Ainsi, le regroupement des logements permet la mutualisation de l’offre de soins et de services, l’entraide entre résidents mais aussi de bénéficier de la proximité du restaurant de l’EPA Bouchayer et de la Maison des Habitants. ■

L’école Anatole-France passe au self

Marie-Claire Nepi rencontra les habitants le mercredi 16 juin, de 14 h 30 à 16 h 30 à l’Atelier, 72, avenue Rhin-et-Danube.

La réhabilitation de l’école Anatole-France vient de franchir un pas de géant avec l’ouverture de son self. Lumineux, confortable, insonorisé, il accueille 50 élèves de l’école élémentaire Anatole-France et 100 jeunes voisins de la Houille-Blanche. Le self, selon la volonté de la ville de Grenoble, favorise les liens entre les enfants des deux établissements et la mixité sociale. “C’est comme au collège ! Plus d’ennui avec les grands qui mangeaient toutes les frites, chacun son plateau, chacun sa part” s’enthousiasme Hamza. “Les élèves sont plus calmes, l’insonorisation gomme le brouhaha et les enfants deviennent plus autonomes en rangeant leur plateau.” ■

Brocante des petits

[MISTRAL/EAUX-CLAIRES]

Sorties en famille

Le Drac expose sa vraie nature

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Le Drac – le dragon légendaire – dans son large lit constitue un havre de nature préservé et diversifié. 250 élèves, collégiens ou lycéens de neuf classes des six communes qui jouxtent le torrent ont exploré ces richesses naturelles et historiques de ce patrimoine exceptionnel : la forêt des rives, les castors, les îles, les digues, les oiseaux… Autant de sujets qu’ils ont immortalisés en photographie et que les partenaires, le Centre audiovisuel, la Ligue de l’Enseignement et “Histoires de” livrent aujourd’hui au public. Une belle occasion de déchiffrer ce paysage naturel, vivant, vibrant de proximité encore méconnu. ■ Expositions Bibliothèque des Eaux-Claires, du 11 mai au 10 juillet. L’Atelier, 72, av. Rhin-et-Danube, du 8 juin au 10 juillet Maison des Habitants, du 8 juin au 10 juillet

Centre Audiovisuel

Sylvain Frappat

[MISTRAL/EAUX-CLAIRES]

Permanence de l’élue du secteur

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Le centre social des Eaux-Claires et l’UDHEC organisent une brocante pour la vente de vêtements d’enfants de 0 à 6 ans et de matériel de puériculture. Samedi 5 juin, au centre social. Installation à 13 h 30. Vente de 14 h à 17 h 30. Inscription à l’accueil du centre social, le matin de 8 h 30 à 12 h, dès le 17 mai. 31, rue Joseph-Bouchayer 04 76 96 76 15

juin : visite d’un jardin pédagogique et cueillette de légumes Renseignements et inscriptions à l’accueil du centre social EauxClaires. 31, rue Joseph-Bouchayer 04 76 96 76 15

Le Plateau prend ses quartiers d’été Ouvert pendant tout l’été, le Plateau présentera l’ensemble ses activités sportives et culturelles estivales et les séjours prévus en Espagne et à Massacan lors de démonstrations, d’animations, d’initiations avec possibilité de s’inscrire.Mercredi 23 juin, de 13 h à 21 h Parvis du Plateau

Fêtes des quartiers Profiter des beaux jours, entre amis, entre voisins dans la bonne humeur autour de la musique d’animations concoctées par les acteurs du quartier. ■ Lys Rouge : vendredi 11 juin de 16 h à 23 h. ■ Abry : parc central, samedi 12 juin de 14 h à 23 h.

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[EN VILLE] Thierry Chenu

[DÉBAT]

12es rencontres de la Démocratie locale

“hors-les-murs”… mais dans l’agglo ! Quelque 1 000 participants sont attendus fin mai pour ces 12es rencontres de la Démocratie locale où l’on zoomera en particulier sur les nouvelles formes et raisons de participer autrement… e nombreux acteurs grenoblois qui font la démocratie locale “hors-les-murs” ont D répondu présent au rendez-vous : Cap Berriat, La Bifurk, Cause Commune, le CCAS, la Régie de quartier de Villeneuve, le collectif des habitants de Jouhaux, le Conseil Consultatif des Résidents Étrangers de Grenoble (CCREG), Unis-Cité, les Associations d’Habitants du Grand Grenoble Liens et Ouverture (LAHGGLO)… Et la liste n’est pas exhaustive. “C’est un signe fort que ces 12es Rencontres qui marquent les 50 ans de l’Adels (1) se passent à Grenoble et dans son agglomération, berceau de la démocratie locale dans les années 60, avec les GAM” rappelle Laure Masson, élue à la Démocratie locale. “La Charte de la Démocratie locale de la Ville

de Grenoble, signée en avril 2009, a ainsi vocation à multiplier les portes d’entrée, les initiatives citoyennes pour associer les Grenoblois au projet de la Ville.”

Les enjeux sont nombreux Les organisateurs de ces rencontres en ont pointé quelques-uns : le développement durable, la place des jeunes, la gouvernance des territoires, la lutte contre la précarité, la construction de la ville, le vote des

Le Village des luttes et des engagements à La Bifurk Du 23 au 30 mai 2010 une rencontre européenne sur le thème des médias et de l’engagement des jeunes est organisée à la Bifurk par Cap Berriat et ExPression. Un temps fort de cette rencontre : le Village des Luttes et des Engagements, dans le cadre des 12es rencontres de l’Adels, en fin de semaine. Une centaine de jeunes d’Europe du Québec, et de l’Hexagone, une trentaine de diverses régions de France, et également des jeunes de l’agglomération, tous impliqués sur des projets associatifs, s’y retrouveront.

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[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

étrangers, l’Internet… Ces thèmes seront débattus en différents lieux de l’agglomération (Eybens, Fontaine, Seyssins, Grenoble, Domaine). Experts, citoyens, collectifs, techniciens et élus locaux sont attendus pour croiser leurs regards, échanger les bonnes pratiques, ou tout simplement s’informer de l’actualité de la démocratie locale. Forums d’acteurs, ateliers d’expertise populaire, tables rondes, conférences, expos, se dérouleront du vendredi 28 à midi au samedi 29 mai à 16 h. Des interventions d’artistes (slameurs, crieurs publics, plasticiens) animeront le tramway et les rues pendant que La Karavane Capacitation citoyenne “Silence on parle” s’installera en centre ville. Tous ces rendez-vous sont ouverts à tous et gratuits pour les habitants. Mais n’oubliez pas de vous inscrire sur www.grenoble.fr, rubrique citoyenneté. ■ Séverine Cattiaux (1) l’Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale, organisatrice avec le soutien de la Ville de Grenoble, de la Métro, du Conseil général de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes.


D.R.

[EN BREF•EN BREF] Les rendez-vous du square Ferrié

[MULTIMÉDIA] Alain Fischer

Grenoble primée !

[ALPINS]

C

’est au siège national de la Poste à Paris que la Ville de Grenoble a reçu le mois dernier le Premier Prix, catégorie Multimédia, toutes collectivités confondues pour sa carte de vœux 2010 électronique. Représentant la Ville de Grenoble, Xavier d’Enquin (direction de la Communication) à gauche sur l’image reçoit le trophée remis par le Forum pour la Gestion des Villes et des Collectivités Territoriales. Outre ce 1er prix, Grenoble recevait également le 3e prix “Photo” de la catégorie Grandes Villes pour cette campagne fort appréciée au début de l’année… ■

Le quartier des Alpins a 50 ans

[DÉCOUVERTE]

La ronde des pays à la MJC Lucie-Aubrac :

C

haque mois, la MJC Lucie-Aubrac va mettre un pays à l’honneur à la fois dans son espace lecture et dans toutes les activités de la MJC. C’est “La Ronde des pays” qui va se traduire par des expos de photos, la mise en avant d’ouvrages historiques et géographiques, la préparation de recettes de cuisine typiques du pays. Tout rappellera à la MJC le pays choisi. “Ronde” aussi parce qu’à chaque “Soirée pays”, on invitera le suivant. La “Soirée pays” sera aussi prétexte à faire venir une petite troupe de musiciens, pour un moment convivial, ou sera couplée avec un autre événement, suivant le calendrier. Après le Mali et le Portugal, place à l’Afrique du Sud en juin – Coupe du Monde oblige – en duo avec la Caravane des Sports qui sera installée lors de la “Soirée pays” du 24 juin.■ S.C.

28 mai : soirée “Jeux en Famille” dans le square et soirée autour de l’Inde ■ Samedi 12 Juin : “Capuche en Fête”, 4e édition : vide grenier, scène ouverte aux habitants, grand concours de cuisine

Mémoires de migrants Quartier Beauvert, 15 photos de migrants de Valérie Gaillard sont à voir, au foyer de la Résidence Francis Jammes, ex-Sonacotra. Pour rendre hommage à ces expatriés qui ont contribué à la construction de Grenoble…

Vide grenier à la Bajatière Samedi 19 juin, de 8 h à 14 h, dans le parc Soulage et devant le centre social Bajatière, en collaboration avec l’AUESC Bajatière, se tiendra un vide-grenier. 80 à 100 personnes vont y déballer leurs trésors. Des animations multiples pour les enfants sont prévues.

Nouveau marché Jacques-Marie Francillon

MJC Lucie-Aubrac

Situé à côté du Min, entre les rues des Alliés, Léon-Blum et Caterpillar, le quartier des Alpins fêtera ses 50 ans, le 28 mai prochain, à l’occasion de la fête des voisins. “J’aime mon quartier” explique Élie Izoard qui a organisé l’événement avec quelques autres. Sur les 350 habitants des 6 immeubles, ils sont une soixantaine à être là depuis le premier jour. “Et nous avons notre petite reine… Elle avait 20 ans quand elle est arrivée ici !”. Lors de cet anniversaire, les “fidèles” recevront un petit trophée. Un petit orchestre de musique viendra animer le quartier apprécié pour sa tranquillité, à l’abri des grands axes. Un jeune primeur vient de s’y installer récemment, venu rejoindre un coiffeur et une mercerie. ■

■ Vendredi

[FOCH]

La “copro” prend son jardin en main Le postulat selon lequel un espace entrenu est un espace respecté, vient une nouvelle fois de se vérifier. La copropriété de 51, boulevard Foch surplombe un bout de terrain de 200 m2. “Cet espace n’est pas visible du public, mais appartient à la Ville” précise Georges Barbier, habitant de l’immeuble. Le nettoyage par le service Espaces Verts, deux fois par an, ne suffisait pas à le maintenir dans un état correct. Avec la bénédiction de l’ensemble des copropriétaires, Georges et Claudine Barbier, et Michel Forcheron, tous trois retraités, ont relevé leurs manches pour l’aménager et y planter quelques fleurs. “Les espaces verts de la Ville ont apprécié et sont venus planter quelques arbustes.” Depuis, le jardin d’agrément reste relativement propre. ■

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Le 16 juin à 18 h 30 sera inauguré le nouveau marché de la rue Stalingrad, situé vers l’angle de la rue Alfred-de-Vigny. Il se tient tous les mercredis après midi de 15 à 19 h.

Sorties famille Centre social Capuche ■ Dimanche 18 juillet, au lac d’Annecy départ 9 h retour 18 h Centre social Les Alpins ■ Samedi 19 juin journée : le monde merveilleux des lutins à Hostun ■ Samedi 3 juillet journée : Labyrinthe de Méximieux et cité médiévale de Pérouges Centres sociaux AbbayeJouhaux-Bajatière ■ Samedi 10 juillet : dans un parc animalier ■ Samedi 24 juillet : lac du bourget

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[EN VILLE] [JOUHAUX]

Photos Sylvain Frappat

Jobs & Cité : les entrepreneurs au contact des demandeurs d’emploi Le 6 mai, lors de l’opération Jobs & Cité, organisée au gymnase Léon-Jouhaux, vingt entreprises se sont déplacées : 268 candidats ont passé 550 entretiens au total. près trois éditions réussies à la Villeneuve, à Teisseire et A à Mistral, Jobs & Cité a investi cette année les quartiers Abbaye, Jouhaux, Teisseire. Depuis sa création le forum Job & Cité, piloté par la Ville de Grenoble et organisé par le cabinet de médiation Nes&Cité, constitue un formidable tremplin vers l’emploi. “Nous sommes à la disposition de tous et chacun a

Abderrhamane Djellal adjoint à l’Insertion et à la formation professionnelle

“Le point fort de Jobs & Cité est d’accueillir les employeurs à proximité des demandeurs, là où ils n’ont pas coutume de venir.”

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droit à un travail. Jobs & Cité sur le terrain et de la mobilisaest une chance supplémentaire tion du réseau d’entreprises de « à saisir” précise Michel Destot. 100 chances 100 emplois », de la Mission locale, du Pôle emploi, du service Initiatives emploi de Les recruteurs au cœur la Ville et des collectivités. des quartiers “Le point fort de Jobs & Cité est d’accueillir les employeurs Mailler le territoire à proximité des demandeurs, Deux mois avant le forum les là où ils n’ont pas coutume de médiateurs de Nes&Cité, avec venir” précise Abderrhamane l’indispensable aide des serviDjellal, adjoint à l’Insertion et à ces de la Ville de Grenoble dont l’antenne de secteur et la cella formation professionnelle. 20 entrepreneurs qui recrutent lule Sports et quartiers, mobilise déplacent au cœur des zones sent tous les acteurs associatifs urbaines sensibles et proposent, et institutionnels locaux comme en direct, des emplois (Cdi ou autant de relais de terrain assoCdd) ou des solutions d’inser- ciés à l’opération. Ce maillage tion professionnelle (contrats permet d’identifier les demanaidés, apprentissage, alternance, deurs d’emploi, de repérer leurs formation) aux demandeurs les potentiels. plus éloignés de l’emploi. Cette “Résultat, malgré la cruelle année, 286 candidats ont passé réalité de la crise actuelle, les 550 entretiens et les entrepre- jeunes ont répondu au rendezneurs précisent que dans de vous. C’est une preuve qu’ils brefs délais, 10 contrats de tra- gardent espoir et nous devons vail pourraient être signés. Un les soutenir” ajoute Abderrahgros succès qui résulte du repé- mane Djellal. rage, en amont, des demandeurs

[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

Assurer le suivi “Jobs et Cité n’est qu’un moment dans un parcours professionnel qui permet aux candidats de rencontrer des entreprises qui recrutent, de tisser un réseau de contacts, de capter des informations utiles et d’intégrer un parcours professionnel. Il s’agit aussi de toucher les demandeurs difficiles à mobiliser afin de les inscrire dans une dynamique positive qui nécessite un accompagnement ultérieur avec les partenaires engagés” note Marie-Christine Rochette, chargée de mission au servie Initiatives emploi et coordinatrice de Jobs & Cité. À partir de cette année, le service Initiatives emploi dressera un bilan complet de l’opération et le publiera sur les quartiers concernés afin de renforcer la mobilisation des associations et des structures. ■ P. Coulmeau


[EN BREF•EN BREF]

TÉMOIGNAGES Patricia ALLIGIER adjointe à la DRH du CCAS, secteur évolution des ressources et des compétences.

“Le CCAS de la Ville de Grenoble gère une centaine d’établissements et nos besoins en personnels sont permanents. Aujourd’hui nous proposons 2 contrats d’apprentissage (Bac pro secrétariat et Bts assistant manager) et des contrats aidés dans le secteur de la petite enfance et surtout des personnes âgées, soit 15 emplois. Aller vers les demandeurs d’emploi nous permet de les informer de nos besoins, de les orienter vers des formations qualifiantes et de constituer un “vivier” pour l’avenir.” ■

Sylvain Frappat

Coupe du Monde de Foot en direct

[JOUHAUX]

Un jardin partagé au cœur du quartier La Ville de Grenoble, à la demande des habitants et avec la mobilisation des structures, des associations, ouvre un jardin collectif et pédagogique pour tous, au cœur du quartier Jouhaux. Le projet, conçu par et pour tous les habitants, est actuellement en gestation. Après une première réunion d’information en avril, les habitants ont visité d’autres jardins partagés afin de piocher de bonnes idées. Apportez votre graine au projet, rejoignez les résidents déjà engagés pour ce nouvel espace de respiration, d’échange, de partage intergénérationnel où il fera bon travailler la terre entre voisins. ■ Renseignements : Fouzia Amari, 06 89 24 11 79 Antenne du secteur 5 - 55, rue Léon-Jouhaux.

DJAMEL BELBRAHIM

[TEISSEIRE]

“Tout tenter pour travailler”

Le quartier fête son cinquantenaire

À 39 ans, M. Belbrahim, résident de La Bruyère, a postulé auprès des agences Adecco, Manpower et de la Compagnie des fées qui propose des postes de livreurs de courses. “Le Pôle emploi m’a dirigé vers Jobs et Cité. C’est une bonne initiative. Je recherche tout type de contrat de chauffeur livreur, un Cdi, un Cdd, ou de l’intérim. En période de crise, c’est très difficile mais je suis très motivé et j’ai décidé de tout tenter.” ■

Bilan de Jobs et Cité à Mistral en 2009 ■ 218 candidats dont 51% issus des Zones urbaines sensibles ■ 19 entreprise mobilisées ■ 295 entretiens passés à l’issue de Job et Cité : 95 entretiens com-

plémentaires proposés dont 51 réalisés.

Un demi-siècle d’existence vaut bien trois jours de fête ! Toutes les structures et les associations se sont levées comme un seul homme à l’appel du pôle Développement des territoires de l’antenne 5 et du centre social Teissiere Malherbe, pilotes des festivités en partenariat avec le Comité des fêtes. Le parc de Ouagadougou, la place Allende, la place du Bassin et les stades seront investis pendant trois jours festifs basés sur la rencontre, les jeux, l’évocation de l’histoire de Teisseire, les découvertes culturelles… ■ Trois moments forts : ■ Vendredi 18 juin, 19 h à l’école d’Art : parcours photos ■ Samedi 19 juin : bibliothèque : film et débat sur la mémoire du quartier. 22 h, place Allende : film documentaire Ondes Voisines ■ Dimanche 20 juin : 9 h-17 h, stade Teisseire : histoire du TFC

■ 11 contrats signés (bilan temporaire).

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La cellule Sports et quartiers de la direction des Sports de la Ville crée l’événement Coupe du Monde sur le secteur 5 : projection de 11 matchs au gymnase Léon-Jouhaux. Du 14 au 24 juin, sur les stades du secteur, tournoi de football “Coupe du Monde du secteur 5”, animations sportives de proximité en direction des jeunes âgés de 14 à 17 ans. Finale le 26 juin sur le terrain multisports Léon-Jouhaux.

Vacances au lac de Paladru Pour les résidents du secteur 5, le Codase, le centre social et la MJC Abbaye-Jouhaux ont installé une caravane, à Monferrat (près du lac de Paladru) pour les séjours familiaux de juillet et août. Le Codase peut assurer le voyage aller/retour des vacanciers. inscriptions : centre social AbbayeJouhaux, 1, place de la Commune 04 76 54 26 27

Gala de boxe Le Ring Grenoblois organise son gala de boxe en plein air. À l’affiche, 12 combats avec 12 jeunes puncheurs du club. Samedi 12 juin de 17 h à 22 h Place centrale Léon-Jouhaux entrée libre.

Fruits et graines d’Amazonie Caca Chien, langue de vache, peigne macaque… Autant de curiosités et d’arbres représentatifs de la diversité de cet écosystème, à découvrir. En partenariat avec le Muséum, autour de son exposition “Guetteurs d’avenir – Peuples d’Amazonie”. Exposition Bibliothèque Malherbe-Teisseire Jusqu’au 29 mai Bibliothèque Abbaye du 22 juin au 28 juillet.

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[PARC JEAN-VERLHAC]

Thierry Chenu

[EN VILLE]

La Villeneuve, côté jardin Les “Rendez-Vous au Jardin” invitent les habitants de la Villeneuve à redécouvrir les richesses du parc Jean-Verlhac et à saisir les enjeux de sa gestion. D’autres animations sont proposées à travers la ville du 4 au 6 juin. dans le cadre du Festival Libres que le serCvice’estQuartiers Espaces verts a choisi d’in-

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Alain Fischer

tervenir. Le 5 juin, il propose deux visites guidées du parc Jean-Verlhac, deuxième plus grand parc urbain de Grenoble. Deux sorties sont prévues, à 10 h et 14 h 30, pour découvrir les différentes techniques de gestion des espaces verts. Le public pourra ainsi distinguer les pratiques d’entretien, qui font que l’on ne s’occupe pas d’un massif horticole comme d’une prairie fleurie ou d’une pelouse de jeux. Un stand Espaces verts implanté sur le Mail des Tilleuls, au niveau du village associatif, sera le point de départ pour ces visites. Les techniciens et les jardiniers municipaux se tiendront à la disposition des habitants pour présenter les actions du service, sensibiliser le public aux engagements de la Ville en faveur

d’une gestion durable des parcs et jardins et répondre à toutes les questions de jardinage. Ces animations sont naturellement gratuites, tout comme celles qui émailleront l’ensemble de la ville à l’occasion de ces “Rendez-Vous au Jardin”. ■ R. Gonzalez

[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

Comprendre les espaces verts Les 5 et 6 juin, une visite guidée au départ du jardin des Dauphins sur la gestion différenciée des espaces verts débutera dans la partie basse du jardin. Une déambulation entre le jardin des Dauphins et le parc Guy-Pape expliquera non seulement les grands principes de la gestion différenciée mais fera aussi une présentation historique du site de la Bastille. Photos, outils anciens et contemporains accompagneront la visite guidée pour montrer l’évolution du site et le changement des pratiques de gestion au fil du temps. Les jardiniers de la Ville seront aussi présents durant ces deux jours dans le Jardin des Plantes. Ils proposeront des visites guidées aussi bien sur les serres botaniques que dans les allées du parc. Le public pourra constater la luxuriance des serres récemment réaménagées ou contempler les grandes arbres et les espaces horticoles du site. Enfin, toujours dans le cadre des “Rendez-Vous au Jardin”, la bibliothèque municipale du centre-ville organise le 5 juin à 16 h une conférence-débat sur la végétalisation expérimentale actuellement menée sur sa toiture. Jardin des Dauphins, Jardin des Plantes : rendez-vous à 10 h 30, 14 h et 16 h.


Maurice Duverney-Prêt

[EN BREF•EN BREF]

[VILLAGE OLYMPIQUE]

[COMPAGNIE DE CHAUFFAGE]

50 ans de confort durable pour tous La compagnie de chauffage de Grenoble fête ses 50 ans cette année ! Dans ce domaine comme ailleurs, la capitale des Alpes a d’ailleurs fait figure de pionnière puisque dès les années 60, elle a osé imaginer un chauffage central à l’échelle d’une ville, plus performant et moins polluant que les centaines de cheminées de l’époque.

A

ujourd’hui, nous mettons tout en œuvre pour préserver l’équilibre entre notre mission de service public et les enjeux économiques, environnementaux et sociétaux. Préserver cet équilibre, c’est savoir s’adapter en permanence à un monde qui change” souligne Serge Nocodie, président de la compagnie de chauffage. Histoire de fêter dignement mais tous ensemble cet anniversaire, le public est invité à partager quelques moments festifs (et gratuits) entre le 28 mai et le 9 juin dans différents quartiers de la ville. ■ Le Programme : ■ 28 mai à 21 h : La chorale St-Fulbert (théâtre de rue). Place Rouge. Quartier Villeneuve ■ 1er juin, 2 et 3 juin à 21 h : cirque et humour avec la compagnie Immo (place Salavador-Allende à Teisseire / Malherbe, parc Villa des Alpes à La Tronche et parc des Ruires à Eybens). ■ 5 juin à 22 h : bal festif avec les Barbarins Fourchus, esplanade Le Ray (quartier De Bonne) à Grenoble. ■ 8 et 9 juin à 21 h : Compagnie Massala (Hip-Hop). Quartier Henri-Wallon à St-Martin-d’Hères.

Au cœur du Village Olympique, la rue Henri-Duhamel réservée aux jeux des enfants et aux modes de déplacements doux, retrouve toute sa fraîcheur. À la demande des habitants qui souhaitaient un espace public plus accueillant et apaisé, la Ville de Grenoble a répondu par un plan pluriannuel de réfection des sols en béton haute qualité de l’ensemble du revêtement de la rue. Dans le même temps, la placette située au pied des tours a reçu un enrobé à trame décorative, de nouveaux bancs et un accès direct pour les personnes à mobilité réduite vers l’arrêt de bus Village Olympique. En 2010, la rénovation se poursuit entre les tours 19 bis et 42 bis. Budget : 150 000 €. ■

Maurice Duverney-Prêt

Jacques-Marie Francillon

La rue Henri-Duhamel fait peau neuve

[VIGNY MUSSET ]

ZA des Peupliers : des locaux modernisés Après la requalification des espaces publics de la zone d’activité des Peupliers, la Ville de Grenoble, dans le cadre du renouvellement urbain Villeneuve, réhabilite les bâtiments communaux, soit neuf locaux sur un total de vingt-six. Le programme établi par l’architecte ICAD porte sur l’isolation extérieure par pose de bardage des bâtiments, sur la pose de surtoitures ventilées pour l’amélioration du confort thermique en été, sur le changement des menuiseries, sur la pose de fenêtres anti-effraction et sur la création de vitrines sur l’avenue Marie-Reynoard. Il s’agit de rendre plus fonctionnels, plus confortables, plus économiques en énergie les bâtiments et de réhausser l’image de la zone d’activité. Aujourd’hui, la Ville de Grenoble réfléchit à la démolition/ reconstruction de l’îlot nord, riverain de l’avenue La Bruyère, pour y accueillir des locaux d’activités neufs. ■

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Permanence Hélène Vincent, élue du secteur 6, reçoit les habitants ■ Samedi 5 juin, de 10 h à 12 h au Patio (97, galerie de l’Arlequin) ■ Mercredi 23 juin, de 18 h à 20 h à l’annexe mairie (11, place des Géants) Renseignements au Patio : 04 76 22 92 10.

Un nouveau marché Chaque mercredi de 15 h à 19 h, le marché Stalingrad propose des produits alimentaires de qualité. Angle rue de Stalingrad et rue Alfred-de-Vigny.

Exposition Rip Hopkins L’artothèque municipale expose le travail du photographe reporter Rip Hopkins. Il explore les limites de l’image à travers deux séries : “Romanian Rip” pose la question de la vérité et de la mise en scène des images à propos de Timisoara. “Déplacés” dissèque l’identité des minorités d’immigrés industriels ou politiques en Ouzbékistan. Du 18 mai au 30 juin Bibliothèque Kateb-Yacine

Printemps en fête Village Olympique Vigny-Musset De la place Prémol, à la rue HenriDuhamel, en passant par la place Lionel-Terray, l’Union de quartier VO-VM et ses partenaires lancent la fête au village et son ambiance fête foraine puis la scène ouverte aux jeunes. Le soir, pique-nique au jardin des Poètes, défilé aux lampions et feu d’artifice. Le samedi 12 juin

Brocante de printemps Le vide grenier traditionnel de l’Union de quartier Villeneuve 1 se tiendra sur l’allée de la Piscine samedi 19 juin de 9 h à 17 h

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[DOSSIER]

Le renouveau souffle Dès la fin 2001, la Ville de Grenoble s’engageait dans une démarche de projet de renouvellement urbain sur le quartier Mistral et sa périphérie. Il s’agissait à la fois d’ouvrir le quartier sur le reste de la ville, lui donner une mixité sociale et améliorer sa situation socio-économique. Cette année 2010 voit se terminer un certain nombre de réalisations entamées depuis la signature de convention avec l’État. D’autres projets sont en construction ou seront bientôt initiés. Panorama de l’action à mi-parcours. Par Richard Gonzalez réé au milieu des années 1960 sur l’ancien site ouvrier de la cité-jardin, Cle quartier Mistral a fait l’objet d’une profonde réflexion sur son renouvellement urbain dès 1995. La signature début 2006 d’une convention avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a marqué le début d’un vaste programme de réalisations pour désenclaver le désenclaver le quartier et dynamiser son avenir collectif. “Ces réalisations sont menées à bon rythme puisqu’en avril 2010, 95 % des opérations prévues dans la convention étaient engagées”, confirme Émeric Poncet, directeur du projet urbain MistralEaux-Claires. Le Plateau, qui rassemble le jeune public autour d’activités sportives, culturelles et sociales, fut la première pierre de l’édifice du rapprochement de

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Mistral avec les Eaux-Claires. Il a préfiguré le pôle de centralité, créé autour d’une nouvelle place à la jonction des deux quartiers. C’est un lieu d’animations et de rencontres, avec des commerces et des activités, à proximité de quelques-uns des équipements publics parmi les plus emblématiques du quartier : le collège Aimé-Césaire, un gymnase Ampère bientôt requalifié, un groupe scolaire entièrement réhabilité, etc.

Un visage moderne et aéré Autre symbole fort : le nouvel équipement de la Maison des Habitants abrite sous un même toit l’antenne mairie du secteur et le centre social. Son objectif : favoriser la mixité et le dialogue entre les habitants des deux quartiers. La Maison des Habitants est intégrée aux Dominos, les récents

[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

logements locatifs et en accession signés Grenoble Habitat. Des constructions qualitatives à petite échelle, qui témoignent d’une nouvelle harmonie urbaine. Ces logements, mieux diffusés sur l’ensemble du secteur, offrent au quartier un visage moderne et aéré. Les activités commerciales accompagnent la transformation. Une supérette discount a été livrée dès l’été 2009. Un commerce de restauration doit ouvrir sur la place prochainement. Avec la montée en puissance de la pépinière d’entreprises sociales et solidaires de la Pousada et les projets d’activités secondaires au sud de Mistral, c’est toute une dynamique économique qui s’enclenche aussi, apte à créer des emplois. ■


2010-2012 : des années charnières Faire évoluer Mistral, ce n’est pas seulement rénover les logements ou reprendre les espaces publics. Il est au moins aussi important d’intervenir sur les questions d’éducation, de formation ou d’emploi. Dans ces domaines, des projets nouveaux, qui n’étaient pas initialement prévus, voient le jour sans doute parce que Mistral trouve, par effet d’entraînement, une attractivité nouvelle

■ Autre opportunité majeure pour l’avenir et l’image du quartier, le Centre permanent du bâtiment du GRETA s’implantera sur les anciens ateliers du lycée Vaucanson. Le site, qui s’étendra sur 5 600 m2, assurera la professionnalisation de 1 000 stagiaires chaque année. Ce chantier d’ampleur sera aussi l’occasion de rénover un bâtiment patrimonial remarquable essentiel à la valorisation de l’image du quartier. ■ Une réflexion est également engagée autour de la friche

industrielle de l’espace Vaucanson. Revitalisée en 2009, elle abrite les agents du service de la Propreté urbaine du secteur mais aussi la Pousada, qui est à la fois une pépinière d’entreprises et un hôtel d’activités d’économie sociale et solidaire. La Ville souhaite pérenniser et agrandir ce site pour y héberger les entreprises qui auront été portées par la Pousada mais aussi attirer d’autres structures économiques et permettre la création d’emplois. ■ Autre chantier d’importance : celui de l’école Anatole-

France qui se déroule par tranches successives pour ne pas trop perturber les élèves. Pleinement opérationnelle fin 2011, la nouvelle école constitue un projet de grande qualité, financé par la Ville à hauteur de plus de 5 millions d’euros. Elle intègrera progressivement les élèves de l’école primaire Mistral, dont la démolition est prévue début 2012.

Maurice Duverney-Prêt

sur Mistral

Jacques-Marie Francillon

■ C’est ainsi que l’Institut de Formations en Soins Infirmiers a souhaité regrouper ses activités sur le quartier et s’impliquer dans des activités citoyennes en faveur des populations fragilisées. Cette école d’infirmières, d’un montant de près de 7 millions d’euros, sera livrée à la rentrée prochaine. Elle accueillera chaque année plus de 800 étudiants, parmi lesquels, espérons-le, des jeunes issus du quartier Mistral.

■ Les projets de requalification se poursuivent enfin sur les espaces publics. L’avenue Rhin-et-Danube est en cours de restructuration avec l’élargissement des trottoirs pour une sécurisation accrue des enfants se rendant à l’école. La chaussée sera décalée, des arbres seront également replantés. Des nouvelles voiries sont prévues pour structurer le quartier en îlots mieux identifiés tout en facilitant la mobilité des habitants et des usagers. Des nouvelles zones 30 vont apaiser et sécuriser les rues. Enfin, le réaménagement de l’entrée de ville au sud du quartier doit aussi contribuer à son embellissement.

[ MAI-JUIN 2010 • LES NOUVELLES DE GRENOBLE ]

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[DOSSIER] La parole aux habitant Alors que la première phase du projet de renouvellement urbain du quartier Mistral Eaux-Claires touche à sa fin, la Ville a décidé de lancer une consultation d’envergure auprès des habitants. Objectif : les tenir informés de l’avancée du projet, recueillir leur ressenti et préparer la suite. Par Julien Reynier

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A

près quatre ans de grands chantiers, l’année 2010 est une année de transition. Il nous a semblé très important de lancer une importante consultation auprès des habitants”, souligne MarieClaire Nepi, adjointe en charge du secteur 3. Objectif de cette démarche qui a débuté fin avril et va se dérouler jusqu’au mois de septembre : mobiliser l’ensemble des habitants, les tenir informés de l’avancée des travaux, recueillir leur ressenti afin d’avoir une idée plus précise de la manière dont ils ont vécu l’évolution de leur cadre de vie et préparer la poursuite du projet de renouvellement urbain et social. “On constate qu’il n’est pas toujours possible de mobiliser les habitants, la Ville a donc décidé d’aller à leur rencontre et de multiplier les moyens pour recueillir leur parole”, poursuit l’élue. Le conseil consultatif du secteur 3 coprésidé par M. Jacques Savine et Mme Nepi a

[ LES NOUVELLES DE GRENOBLE • MAI-JUIN 2010 ]

ainsi lancé une grande enquête auprès des habitants. Déplacements, espaces verts, espaces publics, équipements publics, commerces/activité économique, cadre de vie sont autant de thématiques abordées dans ce questionnaire. Pour susciter des réactions les plus nombreuses possibles, la Ville va également aller recueillir spontanément la parole des habitants sur l’espace public. En s’appuyant sur des photos “avant/après les travaux” imprimées sur de grandes bâches installées sur les principaux lieux de la rénovation urbaine, en installant un vidéomaton… Cette période de consultation va se poursuivre jusqu’au mois de septembre. Il conviendra ensuite de “traiter” toute cette matière (septembre à novembre) avant une journée de restitution de la démarche en présence du maire et des élus concernés. L’ensemble des informations collectées


■ Mai 2010 Lancement de la démarche d’évaluation ■ Mai à septembre 2010 Recueil de la parole des habitants sous différentes formes (ateliers, supports vidéo, photos, questionnaire) ■ Novembre 2010 Journée de restitution en présence de M. le maire et des élus concernés : utilisation du chapiteau de la fabrique des petites utopies et de toute la matière collectée et temps festif (repas et concert). ■ Année 2011 Poursuite de la concertation sous forme d’ateliers thématiques

s Rassemblement festif lors de l’inauguration de la Maison des Habitants le 7 mai.

sera utilisé lors de cette journée placée sous le signe de la convivialité et des festivités (chapiteau de la fabrique des petites utopies, repas et concert) mais aussi de la réflexion sur les travaux à programmer dans une seconde phase (à partir de 2012) du projet de renouvellement urbain. “Ce temps d’évaluation avec les habitants sur les premières transformations va nous permettre de renforcer les liens avec les habitants et de préparer la suite. Iil est très important en effet que la parole des habitants soit entendue tout au long du projet et que nous puissions le construire collectivement’’ conclut Yacine Meghzili, chef de projet Mistral.

L’enjeu est de taille puisque la phase 2 de l’opération d’aménagement et de renouvellement urbain doit permettre de poursuivre la rénovation, la démolition et la reconstruction de l’habitat et du commerce (îlot économique au sud du quartier, îlot de l’espace Vaucanson, avenir de la barre Anatole-France et des barres Albert-Thomas…) et de relier et connecter Mistral avec les quartiers voisins par des cheminements piétons et les transports en commun. Pour que le vivre à côté fasse définitivement place au vivre ensemble… ■

[3 QUESTIONS À]

Photos Sylvain Frappat

Calendrier

Jean-Philippe Motte conseiller municipal délégué à la politique de la ville

À mi-parcours, que pensez-vous de la transformation urbaine du secteur 3 et plus généralement des résultats de la politique de la ville ? Les démarches de renouvellement urbain ont pour enjeu de transformer l’urbain, le bâti, les immeubles mais aussi le quotidien des habitants. Cela n’aurait pas de sens si l’on intervenait dans le bâti mais pas dans les domaines éducatif, culturel, de l’emploi, de la santé… Notre expérience nous montre qu’à certains égards, il est plus facile de transformer le bâti que d’avoir une action de même portée sur les personnes ellesmêmes. C’est un travail de longue haleine dans un contexte économique difficile alors que la société produit à jet continu de la précarité et même de la pauvreté. Si nous ne faisions pas tout cela, la situation serait encore plus dégradée, plus difficile. La politique de la ville au sens du renouvellement urbain ne suffit pas à remonter la pente mais elle a beaucoup de sens : elle indique ce qu’il faudrait faire si on voulait s’en sortir. La première phase du renouvellement urbain a surtout concerné le bâti… Mais l’urbanisme, ce n’est pas que du dur. Dans l’urbanisme il y a du contenu ! Quand on décide d’implanter une école d’infirmière dans le secteur 3 cela a du sens. Cette école formera aux différents métiers de la santé (aide soignante, auxiliaire de vie…) Idem avec le centre permanent du bâtiment du Greta. À travers une opération d’urbanisme, il y a en même temps du contenu économique et social. Le Plateau situé à l’articulation de quartiers qui s’ignoraient, la Maison des habitants, le collège Aimé-Césaire… Tous ces nouveaux équipements répondent à ces enjeux de brassage, d’interaction. Je le répète : l’urbanisme, ce n’est pas que du dur, il faut s’intéresser au contenu. Le renouvellement de l’offre sportive, culturelle… fait donc aussi partie de la transformation urbaine ? Bien sûr. J’ai parlé du Plateau mais on peut aussi citer le travail de la Fabrique des petites utopies qui est venue sur le secteur et va poursuivre son travail. On va donner des atouts pédagogiques supplémentaires à l’école Anatole-France autour des arts plastiques. Il y a aussi l’espace Bachelard qui sous l’impulsion de l’association Culture Act évolue vers un lieu de création et de pratique musicale. Nous sommes encore aux balbutiements et nous attendons de voir le résultat de la consultation des habitants pour ajuster notre action.

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Photos D.R.

[INTERNATIONAL] Grenoble-Oujda : une nouvelle coopération en projet Située au nord-est du Maroc, la ville d’Oujda est en plein essor. Sa politique de développement durable et de nombreux autres points communs avec Grenoble annoncent une coopération fructueuse et amicale entre les deux collectivités. vec Constantine et Sfax, Oujda sera la troisième ville du Maghreb à coopérer A avec Grenoble. “Cette nouvelle coopération est motivée par l’importance de la communauté marocaine à Grenoble, une présence de grande qualité qui constitue une richesse pour notre ville” explique Jean-Michel Detroyat, conseiller municipal délégué à la Coopération Décentralisée. Pour en explorer les perspectives, l’élu, accompagné du directeur des Relations Internationales de Grenoble, a rencontré à Oujda les autorités politiques régionales et municipales, mais aussi les acteurs de la vie économique, universitaire, associative et culturelle.

Une dynamique est lancée Avec près de 500 000 habitants, Oujda est la capitale de l’Oriental, région du nord-est marocain en partie montagneuse. Elle se trouve à 50 kilomètres de la côte méditerranéenne, près de la frontière algérienne (fermée depuis plus de quarante ans).

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Dans un mouvement de décentralisation, le roi Mohammed VI s’intéresse depuis 2003 au développement de cette région jusque-là excentrée, en lançant un vaste programme d’équipements et d’infrastructures, auquel Oujda participe activement. Parmi les projets et réalisations phares de la ville : l’autoroute Fès-Oujda, l’extension de l’aéroport, une décharge contrôlée produisant de l’électricité par récupération du biogaz, et l’aménagement de la technopole, où se joue une collaboration entre entreprises et universités, comme à Grenoble. À proximité, une centrale thermosolaire fournira bientôt la région, et même le pays entier, en éco énergie.

Les grands axes de coopération Oujda est en plein programme de construction et de reconstruction : “Ses problématiques de développement urbain ressemblent à celles de l’agglomération grenobloise, pour le nombre d’habitants, l’emplacement dans une cuvette, mais aussi la volonté affirmée d’un dévelop-

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pement durable, commente Jean Michel Detroyat. Nous partagerons notamment nos expériences de restructuration de quartiers, d’utilisation de friches et d’organisation des transports, dans une même préoccupation environnementale.” Autres coopérations prévues entre les services d’Oujda et de Grenoble, en lien avec la Metro : l’informatisation de l’administration, l’amélioration de l’éclairage public en écoénergie, la distribution et l’assainissement de l’eau, le tourisme durable, mais aussi la santé avec le CHU. Suite à la prochaine visite à Grenoble de représentants Oujdis, un accord de coopération devrait être signé avant fin 2010. “Au vu de l’accueil qui nous a été réservé et de la qualité des échanges établis, je suis convaincu que cette coopération sera fondée sur de véritables relations d’amitié entre les femmes et les hommes qui la mettront en œuvre” affirme Jean-Michel Detroyat. ■ Christine Sauvard


[EN BREF•EN BREF]

[ÉCHOS D’ICI ET D’AILLEURS] “Ma Bio-tiful Planète” : une expo qui vous enchantera Ne manquez pas de vous arrêter devant les vingttrois dessins des enfants de l’école du Jardin de Ville accrochés aux grilles du parc. Avec une phrase et une photo de chaque auteur, ils nous disent que l’avenir de la Terre est entre nos mains ! exposition multicolore, qui s’inscrit dans l’Année internationale de la diversité biologique, durera jusqu’au 28 juin. Elle présente les meilleures illustrations de l’édition 2010 de “Mon JarCdinette en Inde”, un petit livre réalisé chaque année sous un thème différent, par les enfants du CE2/ CM1 de l’école du Jardin de Ville et leurs camarades de l’orphelinat de Madurai, dans l’état du Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Rédigé en français et en anglais, le livre se construit par des cyber-échanges entre les écoliers grenoblois et indiens, animés par les professeurs et par l’association Enfants du Tamil Nadu, qui a ouvert l’orphelinat en 2006. “Les enfants s’ouvrent sur d’autres réalités, et prennent conscience de l’interdépendance des sociétés humaines et de l’importance d’une solidarité internationale, notamment pour les questions environnementales”, déclare Patrick Drahé, président de l’association. ■ C.S. Enfants du Tamil Nadu : http://enfantsdutamilnadu.com

Grenoble a fêté l’Europe ! désormais une tradition : GrenoCble,’est ville internationale s’il en est, ne manque jamais l’occasion de rappeler son attachement à l’Europe (elle possède même un élu spécialement en charge de cette question en la personne de Bernard Betto) à l’occasion de la Fête de l’Europe du 9 mai. Bernard Betto a d’ailleurs tenu à être présent tout au long d’une journée au cours de laquelle le Jardin de Ville s’était paré des couleurs de l’union. Stands, concerts des harmonies de Grenoble et d’Eybens, jeux, expositions mais aussi ateliers pour s’initier à des langues européennes (“Deutschmobil” pour l’Allemand, ateliers d’anglais, contes pour enfants en espagnol, stand pour découvrir la culture italienne) ont ainsi attiré un large public avant le temps fort de la journée. À 17 h 45, la célébration des 60 ans de la Déclaration de Robert Schumann a en effet été fêtée de manière belle et symbolique, puisque soixante bougies ont été soufflées, au sens propre, par les personnes présentes. L’occasion de former un vœu particulier pour l’avenir de l’Union ! En marge de ces événements, deux expositions ont été vernies à la Maison de l’International : “L’Europe, Grenoble et Moi” réalisées par les étudiants de l’IUT 2 Information Communication de Grenoble et “Instants d’Europe” de Simon Descamps. ■

Le centre d’Information Inter-peuples fête ses 30 ans Ce jeudi 3 juin aura lieu à 18 h 30, à la Maison de l’International, le vernissage de l’exposition : “1980-2010 : Centre d’Information InterPeuples...30 ans de résistances et de solidarités”. Une exposition de 20 panneaux, accompagnée par une dizaine d’affiches qui illustrent l’action de ce collectif qui s’engage inlassablement pour les libertés, les droits de l’Homme, la solidarité internationale, contre la pauvreté, les guerres, les discriminations et tous les racismes.

Les lycéens siègent ! Afin de sensibiliser les jeunes aux politiques publiques développées par l’Union Européenne, et aux différentes institutions qui la composent, Europe Direct Grenoble (centre d’information sur l’Europe hébergé à la Maison de l’International), a animé en 2009-2010 plusieurs ateliers dans les établissements scolaires grenoblois. La poursuite de ces animations donnera lieu à une simulation inter-établissements “Les lycéens font la loi dans le domaine des transports”, le jeudi 27 mai, de 14 h à 17 h, à la salle Messiaen. Participeront des volontaires de l’association Unis-Cités, deux classes du Lycée des Eaux-Claires et deux classes du Lycée Champollion, en présence de Gérard Lombard, représentant de la Commission européenne en France, Sylvie Guillaume et de Michèle Rivasi, eurodéputées. Cet événement a pour objectif de faire découvrir aux 250 jeunes présents, le rôle et la marge de manœuvre de chacune des institutions européennes dans le mécanisme d’élaboration des directives et règlements européens. Il met également l’accent sur la place du citoyen dans le processus de décision, contribuant ainsi à développer auprès du public-cible un sentiment d’appartenance et de citoyenneté européenne.

Grenoble / Phoenix : 20 ans La Ville de Grenoble fête en 2010 les 20 ans de son jumelage avec la Ville de Phoenix Arizona. À la faveur de cet anniversaire, quatre expositions (inaugurées le 23 juin à 19 h 30) sont proposées à la Maison de l’International en juin et juillet prochain : - Christopher Elliot - Peintures - America 24/7 - “Une nation raconte sa propre histoire” Photographies - YAEP - Mémoires de jeunes ambassadeurs grenoblois - Un Certain Détachement : la collection UCD’Distrib Sélection de 29 artistes internationaux. À l’issue du vernissage, à 22 h, le film “Little Miss Sunshine” sera projeté place Saint André. Du 18 juin au 9 juillet : Expositions à la Maison de l’international. Ouverture au public : du lundi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h.

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[TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE] Sécurité : le choix de l’humain Patrice VOIR 11e adjoint délégué à la santé Président du groupe communiste et partenaire Groupe des Élus Communistes Tél : 04 76 76 35 01 - Fax : 04 76 76 35 03 grp-politique.pcf@ville-grenoble.fr

es derniers temps, la Une de nos journaux locaux s’ouvre régulièrement sur des récits de violences et d’insécurité à Grenoble. C’est une source d’inquiétudes importantes pour tous les Grenoblois et une question majeure pour les élus que nous sommes. Incendies de véhicules, violences envers les biens et / ou les personnes, ces actes font augmenter le sentiment d’insécurité dans notre ville.

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Des propositions sont faites pour aller contre ce phénomène, on parle de vidéosurveillance, de taser, on propose de nouvelles politiques nationales sécuritaires et de répression dans lesquelles il s’agit de renforcer, d’intégrer et de concentrer tous les instruments disponibles de fichage, de traçage, de flicage et de contrôle social dont les gouvernants actuels sont sans cesse plus demandeurs. On oublie de dire que le plus grand profit de ces politiques se fera au bénéfice des vendeurs de ces instruments et non de la sécurité des citoyens. Mais on ne cherche jamais à s’attaquer aux sources profondes de cette question : Il faut mettre un terme à l’engrenage sécuritaire qui engendre la violence. La meilleure prévention de la délinquance est connue : assurer à tous un emploi, un logement, l’accès à l’éducation et à la culture, et le respect de la dignité. C’est en faisant de l’emploi et de la formation une priorité nationale, en relevant le pouvoir d’achat, en étendant et en démocratisant les services publiques, en luttant contre toutes les discriminations que l’on pourra espérer vivre librement dans la sécurité car, comme l’expliquait Engels, c’est la violence économique exercée par le système libéral qui nourrit la violence sociale. En outre, la présence humaine (travailleurs sociaux, redéploiement d’une police de proximité, services publics, îlotiers…) a, elle, démontré son efficacité. Contrairement à la politique menée actuellement par le gouvernement, ce n’est pas de discours sécuritaires dont la France et dont Grenoble a besoin, ce sont de nouveaux moyens pour développer dès à présent de réelles politiques de prévention Ce sont les voies de la raison et de l’avenir. ■

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La démocratie locale hors les murs Florence HANFF 4e adjointe déléguée aux politiques intergénérationnelles et aux personnes âgées présidente du groupe Grenoble objectif citoyenneté Tél : 04 76 76 35 72 grp-politique.go@ville-grenoble.fr http://grenoble-citoyennete.org

ous relayons l’appel lancé par l’Association pour la Démocratie et l’Éducation Locale et Sociale (ADELS) pour son cinquantième anniversaires et la tenue fin mai d’une douzième rencontre nationale à Grenoble. L’ADELS crée en 1959 est un lieu d’échange et de propositions regroupant des élus locaux, des militants associatifs, des professionnels intervenant dans le champ local afin que s’établissent de nouveaux rapports entre les citoyens et leurs représentants politiques. La prise de pouvoir par les citoyens sur leur cadre de vie est la première étape de la transformation sociale. Égalité politique dans la participation au débat et à la décision publique, formation et accompagnement des citoyens pour leur émancipation : voilà les briques avec lesquelles bâtir la justice sociale. On ne peut se satisfaire d’instances qui donneraient toujours la parole aux mêmes membres d’un cercle toujours plus retreint. Mobiliser, innover pour la justice sociale Des expérimentations sont menées, des initiatives sont prises par des acteurs locaux divers. Mutualisons ces avancées, c’est la raison d’être des rencontres de la démocratie locale organisées en partenariat avec les acteurs de l’agglomération grenobloise, de l’Isère, de la région Rhône-Alpes et, au-delà, avec tous ceux qui – élus, techniciens, universitaires, militants associatifs et citoyens impliqués – voudront contribuer en organisant un espace et un temps d’atelier, de forum d’acteurs, de conférence-débat. C’est bien dans cet esprit de participation des citoyens que l’assemblée constituante de GO Citoyenneté a créé en 1993, non un parti, mais un mouvement de renouveau politique. Les XIIes rencontres de la démocratie locale sont l’occasion, pour GO, d’apporter un témoignage sur une pratique et sur une vision atypique de la politique. Il prendra la forme d’un atelier intitulé : “De l’engagement citoyen à l’action politique”. C’est de cette expérience et de leurs parcours, dont viendront parler, entre autres élus, Marie- France Chamekh, ancienne adjointe à Grenoble, Hakima Necib et Aline Blanc-Tailleur dans un échange animé par Paul Bron. La preuve, s’il en est, qu’il est encore possible de faire de la politique autrement, sans diffamer, sans provoquer, sans être procédurier …. Nous vous invitons à venir participer le samedi 29 mai de 9 h 15 à 10 h 15 à la salle EugénieCotton de Fontaine à l’atelier animé par GO : “De l’engagement citoyen à l’action politique” ■

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Tranquillité et sécurité publique : notre réponse à l’abandon de l’État Jacques CHIRON 9e adjoint délégué aux déplacements et à l’embellissement de la ville groupe socialiste PRG - MRC - Société civile Tél : 04 76 76 36 52 groupe-socialistes-apparentes@ ville-grenoble.fr

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a sécurité s’est fortement détériorée dans notre pays en dépit des grandes déclarations du Président de la République en “guerre contre l’insécurité’’ depuis 2002. Les évolutions sont très négatives : sur la période, les crimes et délits contre les personnes ont augmenté de 34 % et les atteintes à l’intégrité physique de 19 %. Doit-on s’en étonner alors que le «pouvoir UMP» diminue les moyens donnés aux forces de l’ordre pour assurer leurs missions ? À Grenoble, la Police Nationale a perdu 15 % de ses effectifs depuis 2001, soit 120 postes en moins. Cette baisse des effectifs, dénoncée unanimement par les syndicats de police en décembre 2009, va se poursuivre : 11 400 postes de policiers et de gendarmes seront supprimés en France d’ici 2013 ! Quatre bureaux de police de proximité (St-Bruno, Villeneuve, Jouhaux-Teisseire, Libération) ont également été fermés à Grenoble, cela s’ajoutant à la suppression de la police de proximité qui assurait une présence proche des habitants et la sécurité pour tous. En réponse à cet abandon, parce que le droit à la tranquillité et à la sécurité est un droit fondamental des libertés et du vivre ensemble, les collectivités locales se mobilisent. À Grenoble, notre politique de prévention et de sécurité répond aux attentes des habitants qui aspirent légitimement à voir leur cadre de vie et leur tranquillité respectés. Nous le faisons en augmentant régulièrement les moyens de la Police Municipale en effectif (83 agents et 10 en cours de recrutement) et en amplitude horaire (équipe de soirée prochainement opérationnelle sur les secteurs 1 et 2) ; en renforçant les équipes et les dispositifs de prévention. comme dans le quartier Géants/ Baladins où le service des correspondants de nuit de l’Arlequin a été étendu avec la création de 3 postes ; en réalisant des aménagements urbains favorisant la bonne appropriation des lieux et réduisant les espaces à risque ou isolés. Concernant la vidéosurveillance, après avoir mené une étude sur son opportunité, un comité d’éthique a été désigné lors du conseil municipal de mai. Celui-ci apportera toutes les garanties quant à la mise en place, au suivi et à l’évaluation du dispositif. Et ce n’est qu’après échange avec les habitants des secteurs envisagés (Jardin de Ville, square Lafleur et Village Olympique) que des caméras seront installées à la fin 2010. À l’heure actuelle, des caméras existent déjà sur l’espace public à Grenoble : ce sont celles qui sont dédiées à la gestion du trafic des transports en commun et des automobiles (sur les carrefours sensibles). et celles qui sont embarquées dans les transports en commun depuis 2001. Nous continuerons à exiger de l’État qu’il assume sa fonction régalienne de sécurité en donnant à la Police Nationale les moyens de travailler dans les meilleures conditions. ■


[TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE•TRIBUNE] Les caméras surveillent sans protéger Terre “d’asile”… Stéphane Gemmani conseiller municipal groupe MoDem stephane.gemmani@ville-grenoble.fr

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ous l’effet de l’augmentation du nombre de demandes d’asile enregistrées en France, de la longueur des délais d’instruction des dossiers, sous le poids des exigences de la politique d’immigration, nombre de ces demandeurs se tournent vers les services sociaux et caritatifs pour organiser les conditions de leur survie. Le demandeur d’asile constitue une figure particulière. L’alternative dans laquelle est enfermé le sort des publics de l’assistance, de l’aide versus le contrôle social, subit dans le cas de la demande d’asile un effet de cristallisation propre à exacerber l’intensité de la compassion, et à l’opposé, la violence des griefs associés respectivement aux demandeurs légitimes et illégitimes. La raison en est simple : ce qu’a vécu et ce que risque celui qui est considéré comme un vrai réfugié est sans commune mesure avec ce que subissent les exclus des sociétés démocratiques. Tout se passe comme si cet effet de dramatisation justifiait que soit décuplée la réprobation adressée à ceux qui, considérés comme “faux” réfugiés, osent jouer avec de tels drames et les sentiments de compassion qu’ils suscitent. Il ne s’agit de réduire l’éventail des sentiments éprouvés et des choix effectués par les acteurs de terrain face aux migrants. Ce serait offenser ceux dont le métier est de venir en aide à ceux qui connaissent des difficultés, et à la clairvoyance de ceux qui s’y dévouent à titre personnel. Les acteurs locaux peuvent être réduits à de simples courroies de transmission, mais pas à de simples placebos sociaux. Ce qui est en cause, c’est l’émergence d’un repère de politique publique, d’une vision du monde et de l’expérience de la demande d’asile qui fait coexister deux figures opposées, celle du vrai et celle du faux réfugiés qui, dans l’attente de l’issue de la procédure censée trancher l’incertitude, s’en remet à des acteurs de terrain pour faire tenir ensemble deux registres cognitifs contradictoires : la suspicion et la compassion. En faisant ce qu’ils ont à faire au quotidien, comme ils savent le faire, ils sont simplement pris dans une logique politique qui pousse ceux qui souffrent et ceux qui les aident à organiser leur relation autour d’un exercice d’argumentation soumis à évaluation. Ces solutions peuvent être trouvées “intercommunalement”*. Les actes et les discours doivent s’accorder. La culture du désengagement est en place. Mais il ne faut pas s’en accommoder pour mieux excuser une forme d’inaction dans ce grand théâtre de l’indignation… ■ *cf tribune des NDG n°121, septembre 2008

Gwendoline DELBOS-CORFIELD Conseillère Municipale - Groupe Écologie & Solidarité - ÉluEs Verts, ADES, Alternatifs - Tél. 04 76 76 38 75 contact@grenoble-ecologie-solidarite.fr www.grenoble-ecologie-solidarite.fr

ous les Grenoblois ont droit à la tranquillité dans leur vie quotidienne. Les agressions violentes et les tensions dans le voisinage font dire aux élus que les Grenoblois ont peur et que la sécurité est le premier de leur souci. Pourtant, tous les sondages le disent, les principales préoccupations sont l’emploi et la pollution. Il demeure que nous aspirons légitimement à des relations apaisées dans tous nos lieux de vie. Le Ministre de l’Intérieur tente de nous vendre la vidéosurveillance comme solution miracle. Sans angélisme et en connaissance du dossier, les écologistes n’ont pas peur d’affirmer que la vidéosurveillance n’est non seulement pas un remède, mais un piège dangereux. Outre Manche où chaque habitant est filmé en moyenne 300 fois par jour, les études sont implacables : dépenses démesurées sans baisse significative de la délinquance, élucidation de 3 % seulement des vols et délits. Pire : les agressions physiques sont 2 fois plus élevées en Grande Bretagne qu’en France, avec 10 fois plus de caméras. Or, l’installation de 60 caméras coûte à l’État et aux villes concernées environ 3 millions d’€ et 500 000 € pour la maintenance. Mais les machines ne remplacent pas les humains. Elles n’assurent pas la prévention, la protection, les soins nécessaires. Elles n’alertent pas les secours. Les images ne sont jamais regardées et seulement conservées. Les caméras filment dans le vide en dispensant l’État d’assurer la sécurité de tous. Pour payer ces caméras, l’État diminue la police de proximité, et les pouvoirs publiques privent de moyens les associations, les relais sociaux, les services publics dans les quartiers, les éducateurs spécialisés. Tous ces hommes et femmes font le lien social, préviennent les dérapages, rassurent les populations, accompagnent les enfants et les jeunes, redisent régulièrement les règles, instaurent une présence physique. Tous ceux là, disparaissent petit à petit car leur financement est réaffecté au profit d’une illusion technique qui menace les libertés publiques. L’État se désengage, les collectivités l’imitent. C’est un mensonge de faire croire que les effets de la crise seront supprimés avec quelques globes aux coins des rues, en lieu et place de professionnels compétents sur le terrain. Avant chaque Conseil Municipal, notre groupe vous donne un rendez-vous citoyen pour débattre, ensemble, de l’actualité municipale. Rendez-vous le lundi 7 juin, à 18 h 30, 1 bis, rue Joseph-Lyonnaz. Sur notre site Internet, nos propositions, actions et réactions : www.grenoble-ecologie-solidarite.fr ■

T

Une politique de stationnement néfaste à l’économie du Centre-Ville Olivier ROUX Conseiller Municipal Opposition Municipale Tél. 04 76 76 38 91 - Fax 04 76 76 39 60 olivier.roux@ville-grenoble.fr

a politique de déplacement de l’actuelle municipalité refuse un équilibre réaliste entre les divers modes de transport et ne raisonne qu’en terme de déplacement collectif ou dit “doux” sans voir en face les réalités quotidiennes des grenoblois, et notamment l’économie du centre-ville. L’automobiliste restant une cible plutôt qu’un acteur du développement économique et commercial de Grenoble dans un contexte de baisse de l’activité du cœur de notre Ville comme le montrent les chiffres du deuxième semestre 2009 de la CCI.

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Non contente de supprimer nombre de places de stationnement au fil des mandats (400 sur le parc Paul-Mistral, plus de 1 000 sur les voiries), de ne construire que des parkings de taille modeste (440 places au stade, 190/450 places supplémentaires à Chavant et 162 à Irvoy dans une zone d’urbanisation où ont été ouverts 2 nouveaux établissements hospitaliers sources de déplacements continus de malades et d’accompagnants), l’exemple récent du centre commercial du quartier de Bonne illustre l’obstination dans la poursuite idéologique et antiéconomique de “l’anti voiture”. 57 commerces sont proposés, boutiques diverses, 4 restaurants et deux magasins de taille de 3 000 m2 (un Monoprix et Le Vieux Campeur) soit au total 20 000 m2 de surface commerciale. Un équipement de cette taille s’adresse certes aux nouveaux habitants du quartier et aux résidents du centre ville mais également à ceux du territoire urbain de Grenoble, au-delà de l’agglomération. Presque la moitié des places de stationnement initialement prévues a été supprimée pour arriver à l’ouverture à 330 places que devront se partager la clientèle et une partie des 400 employés des commerces. Le risque est grand d’entraver le développement de cette zone commerciale et de favoriser les zones concurrentes d’activités périphériques de l’agglomération offrant, elles, des places de stationnement. Le projet d’extension et de requalification du centre ville dit “Cœur de ville-Cœur d’agglo” n’envisage pas une meilleure accessibilité des commerces par un maillage de parkings (silos s’il faut éviter la nappe phréatique). À l’observation d’un plan, le déficit de parkings en périphérie du centre de Grenoble, dans les zones quais Gambetta/Félix-Viallet/ Gare, et celle du quadrilatère Berriat-GambettaFoch-Jean Jaurès est frappant. Nous pourrions prendre exemple sur notre ville jumelle Innsbruck et son offre autour des zones piétonnes. ■

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[MÉMOIRE] Faire la lumière sur la face sombre de notre histoire Un colloque, une exposition et une soirée grand public viennent éclairer un aspect longtemps méconnu de la seconde guerre mondiale : l’aryanisation économique de la France (et sa conséquence, la spoliation des biens juifs), qui a concerné aussi Grenoble. i Grenoble a été l’une des cinq communes de France honorées du titre de Compagnon de la Libération pour son engaSgement dans la Résistance, l’héroïsme et la gloire ne doivent pas pour autant masquer les infamies commises dans la ville, comme sur tout le territoire français, durant la période de la seconde guerre mondiale. Les mesures antisémites décrétées par le gouvernement de Vichy – exclusions, interdictions, dépossession – et les rafles organisées alors par l’État français ont constitué une

Une soirée ouverte au public à la MC2 ■ Soirée grand public : Spoliés ! L’aryanisation économique en France et à Grenoble, avec

Annette Wieviorka, Serge Klarsfeld et Michel Destot, le 31 mai à la MC2 à 20 h. Projection du film de Jan Kadar, “Le Miroir aux alouettes”, à 22 h. ■ Exposition : Spoliés ! L’aryanisation économique en France 1940-1944, au Palais du Parlement du Dauphiné, place Saint-André, du 1er juin au 15 décembre (du mercredi au samedi de 9 h à 18 h, entrée libre). ■ Colloque scientifique international : Aryanisation économique et spoliation des juifs dans l’Europe nazie (1933-1945), aux Archives départementales de l’Isère, centre Jean Berthoin, rue Auguste Prud’hommes les 1er et 2 juin de 9 h 30 à 17 h 30 et le 3 juin de 9 h 30 à 12 h.

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étape déterminante dans la “solution finale” mise en œuvre par le régime nazi. Grenoble a compté 1 100 victimes juives entre 1942 et 1944. C’est pour éclairer cet aspect méconnu de l’Histoire que, dans la continuité de la commission Mattéoli créée en 1997 au niveau national, la Ville de Grenoble a décidé de la mise en place d’une commission municipale d’enquête sur la spoliation des biens juifs. Pour savoir comment, dans le contexte de l’aryanisation économique, cette spoliation se concrétisa localement. L’historien Tal Bruttmann a effectué dans ce cadre un travail considérable pendant 10 ans. Travail présenté au conseil municipal en 2008. “La démarche que nous avons entreprise est une démarche républicaine, qui, en visant à faire la lumière sur le passé, s’adresse à la population tout entière”, indique Miche Destot. Pour approfondir encore cette connaissance de notre histoire et de celle de la ville, un ensemble d’événements forts – un colloque regroupant une trentaine de chercheurs internationaux, une exposition et une table ronde – est organisé à Grenoble. Une contribution à l’effort de compréhension qui doit permettre d’accomplir mieux le nécessaire devoir de mémoire. ■ Jean-Pierre Chambon


[MONTAGNE] Un Grenoblois à la tête de France Montagnes Jean-Marc Silva est né et s’est construit à Grenoble. Lycée Vaucanson, Pomagalski, Neyrpic, les Sept-Laux… il est depuis le 1er mars 2010 le premier directeur de la toute nouvelle association de promotion de la montagne française : France Montagnes. Interview d’un montagnard passionné. Propos recueillis par Manu Armand Les Nouvelles de Grenoble : France Montagnes est une toute nouvelle structure ?

Jean-Marc Silva : En effet, France Montagnes est née à l’automne 2009 de la fusion de Ski France International, PAM (Professionnels associés de la montagne) et Ski France-ANMSM (Association nationale des maires des stations de montagne). La volonté a été de regrouper sous un même label ces trois organismes pour plus de cohérence et de visibilité dans les actions. France Montagnes est maintenant la structure de référence pour la communication de la montagne française en France et à l’étranger. Si la France est leader mondial en nombre de journées ski, la concurrence n’en reste pas moins rude d’autant plus que de nouveaux pays comme la Chine sont en train de se structurer au niveau du ski. Il ne faut pas s’endormir sur nos lauriers ! Comment se positionnent les stations iséroises ?

L’Isère et ses 22 stations est le troisième département français en nombre de journées ski derrière les deux Savoies.

À France Montagnes, les Deux-Alpes et l’Alpe-d’Huez font d’ailleurs parti du Top of the french alps, un club des plus grandes stations à fort potentiel international. La complémentarité des massifs proches de Grenoble est à mon sens un atout indéniable. Petites stations de moyenne montagne pour débuter et se faire plaisir en famille, immenses domaines d’altitude, le choix est vaste autour de Grenoble. Un coup d’oeil aux webcams le samedi matin et on tourne à droite ou à gauche ! Le siège de France Montagnes est à Francin en Savoie. Pourquoi ne pas venir à Grenoble ?

Notre emplacement géographique est stratégique, au carrefour de l’Isère et des Savoies, à mi-chemin de Chambéry et de Grenoble et donc au cœur des plus grands domaines skiables français. Mais vous savez, je suis né à Grenoble et j’y ai passé les 30 premières années de ma vie ! J’ai commencé le ski à St-Nizier et au col de l’Arzelier ! Avec les Sept-Laux où j’ai décroché mon premier boulot “montagne” en tant que directeur commercial, ces trois stations ont pour moi une place toute

particulière. Tout comme cette rencontre avec Gaston Rebuffat lors d’une séance de “Connaissance du Monde” à Grenoble. J’avais 18 ans. Cet échange a transformé le cours de ma vie. J’ai su de manière définitive que ma vie serait là-haut. Montagne “nature” et stations de ski sont-ils des termes à opposer ?

Bien sur que non ! Les mentalités ont évolué depuis les années 80. Même si le support reste principalement le ski, la clientèle recherche maintenant un séjour, une expérience à la montagne. Les stations de ski deviennent des stations de montagne. Le respect de l’environnement est devenu un critère de choix pour nos clients. En 2010 les stations doivent envisager leur développement en respectant un bon équilibre. Ce n’est pas un hasard si le SAM s’appelle maintenant le Mondial de l’aménagement durable en montagne et que l’ANMSM a élaboré une Charte nationale des stations de montagne en faveur du développement durable. Regardez à Chamrousse par exemple : le flambant neuf télécabine a permis de supprimer deux télésièges et un téléphérique ! ■

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[ZOOM] GRENOBLE prend ses Quartiers Libres

Cette année encore, le festival Quartiers libres met les quartiers en mouvement en y invitant les Arts de la rue. Le festival voyagera entre le centre ville, Saint-Bruno et Villeneuve.

effets personnels qui doivent rentrer dans une boîte à chaussures”. Mais Quartiers libres, c’est aussi des villages associatifs, un marché solidaire à Saint-Bruno et à Villeneuve, vecteurs de rencontres de cette 11e édition. Le vendredi et le samedi soir se ponctueront par un bal, le premier animé par la Compagnie Tire-Laine, et le second par La Premiata Orchestra di Ballo des Barbarins Fourchus. Mais avant les Barbarins, l’association Sasfé, organisatrice du festival, promet un final grandiose : le spectacle pyrotechnique déambulatoire de la Compagnie Xarxa, “satirique et politiquement incorrect”. Rendezvous devant la MC2 samedi à 21 h 45. Tous les spectacles sont gratuits, car l’objectif numéro 1 de ce festival est de rendre la culture accessible au plus grand nombre. De plus, quelque 400 habitants, petits et grands, se sont impliqués en amont des manifestations pour que cette fête populaire soit une réussite. Citons en particulier la présence de la chorale des 500 enfants de la Villeneuve le samedi matin à Villeneuve. ■ S.C. www.quartierslibres.fr

Festival Quartiers libres Cie Massala

11e édition du Festival Du 2 au 5 juin

omme à son habitude, le festival animera les quartiers par des parades qui sèmeront la bonne humeur sur leur passage. Côté Cprogrammation, de très agréables moments en perspective avec des artistes qui proposeront théâtre clownesque, de création, d’improvisation, conte, musique cabaret, swing manouche, musique métissée, rap, danse contemporaine, poésie musicale, etc. Coup de cœur de la programmation OFF de la précédente édition du festival Quartiers Libres : la compagnie de danse Massala revient cette année dans le in avec son spectacle Déviation. À ne pas manquer non plus : le singulier projet “Les Rencontres de boîtes” de la Cie Kumulus, reçu en résidence (une première sur le festival) en partenariat avec l’Espace 600 et Solexine. Point de départ de ce spectacle : “Vous êtes chassé de chez vous, vous avez cinq minutes pour rassembler vos

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quartiers d’été

1ère édition de Imaginez Du 1er au 4 juillet

maintenant…

La Bastille vue par Caroline Cieslik.

Grenoble fait partie des neuf villes françaises choisies pour accueillir le projet “Imaginez maintenant”. L’idée (initiée par le Haut Commissariat à la jeunesse et portée par la MC2) : donner carte blanche à des artistes de moins de 30 ans (plasticiens, musiciens, danseurs, vidéastes, poètes, architectes, photographes stylistes et même cuisiniers…) pour investir et détourner un lieu de patrimoine. À découvrir gratuitement à la Bastille. eaucoup d’entre eux sont Grenoblois, mais certains ne le sont pas. Après tout, la force de la création n’est-elle pas (aussi) de Bdéplacer les montagnes et dépasser les horizons ? Une chose est sûre : entre le 1er et le 4 juillet, une bande de jeunes artistes, tous âgés de moins de trente ans, va se faire le malin plaisir de pirater la Bastille en nous invitant aussi à regarder d’un autre œil ce puissant rocher calcaire et son célébrissime téléphérique. Parmi eux, le jeune Yoann Bourgeois (lire aussi en page 42), a par exemple choisi de poser son trampoline sur le belvédère Vauban, et se jouera de la vue plongeante sur sa ville natale de façon vertigineuse. La jeune photographe Caroline Cieslik, quant à elle, y plongera malicieusement son objectif et nous proposera de découvrir les clichés réalisés

depuis ce poste de vigie comme si nous entrions dans une salle de contrôle vidéo. Reflets sur l’Isère, trafic lointain sur la rocade, aller et retour des cabines du téléphérique, silhouettes des promeneurs… à notre tour de figurer sur cette contre carte postale. D’autres allumeront des contre-révolutions : en peignant et en racontant des histoires sur les murs à la façon de Ella et Pitr, ou en les faisant trembler chaque soir au cours de concerts proposés par l’association MixLab : Settled in motion, Stuff, Mies van der Hoe… La musique résonnera avec pour fond de scène la ville et ses lumières. Et la littérature alors ? De là même où ce bon vieux Stendhal écrivait “Je n’ai pas la force de décrire la vue admirable et changeant tous les cent pas”, le lycée horticole de Saint-Ismier a imaginé transformer la terrasse de l’Érableraie (sous les fortifications) en un “jardin plissé” qui servira aussi de salon de lecture, grâce à quelques 200 titres mis à disposition du public par les bibliothèques de Grenoble. Le théâtre, avec la compagnie Moebius, mais aussi l’architecture (grâce aux Grands Ateliers de l’Île-d’Abeau et l’école d’architecture de Grenoble) contribueront eux aussi à fêter ce gros caillou que chaque Grenoblois a dans l’œil grâce à de nombreux autres partenaires : la régie du téléphérique (bien sûr), le Centre Bastille, l’École d’art de Grenoble, les lycées Prévert et Argouges… ■ Imaginezmaintenant.com

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[ZOOM]

Tout pour la m Du classique au Rock en passant par le festival de fanfare de la Bastille, la musique sera partout chez elle durant ce mois de juin, y compris, bien sûr, le jour de sa fête, le 21 juin ! À vos agendas, tous ces rendez-vous sont entièrement gratuits ! fait désormais partie des plaisirs de saison : dans la douceur des soirs d’été, concerts classiques sont offerts dans les parcs de Grenoble, dans le Ccadreelade dubeaux programme de la Belle Estivale. En attendant de suivre “Porgy and Bess” de George Gershwin sur grand écran en direct de l’Opéra de Lyon (sur l’esplanade du Général Le Ray le 17 juillet à 21 h), la programmation imaginée par la Ville de Grenoble et ses partenaires débutera dès le samedi 5 juin, à 20 h, dans le parc Ouagadougou, avec de la musique de chambre et un concerto de Hummel interprété par l’Orchestre des campus. Le 12 juin, c’est cette fois du côté du parc Pompidou, toujours à 20 h, qu’une soirée consacrée à Berlioz se déroulera avec le quatuor Habanera. Enfin, le 19 juin, c’est le conservatoire de Grenoble qui prendra le relais avec un concert de guitare classique dans le parc Jean-Verlhac. Pour les amateurs de sons plus cuivrés, c’est du côté de la Bastille que ça se passera, du 24 au 26 juin, avec la deuxième édition du Festival Fort en son. Débuté sous les arbres du jardin de Ville le vendredi 24 par une déambulation et un morceau commun, cet événement nous proposera de prendre la Bastille toute la journée du samedi jusqu’à minuit (avec un grand concert gratuit en plein air). Tout ceci se terminera le dimanche midi par un pique-nique (musical bien sûr) avec vue sur la ville. ■

Alain Fischer

21 juin : Grenoble fête la musique Durant le mois de juin, les occasions de fêter toutes les musiques sont nombreuses (lire ci-dessus), mais la date officielle de la fête, cela reste le 21 juin ! Comme chaque année, la Ville a décidé de proposer aux promeneurs cinq scènes thématiques : le rock sera chez lui Esplanade Le Ray (quartier de Bonne), les musiques du monde sur l’anneau de vitesse, les musiques électroniques plutôt côté stade des Alpes, le classique place Saint-André et la chanson française place d’Agier.

Informations Service Animation de la ville de Grenoble : 04 76 00 76 76, www.grenoble.fr Jacques-Marie Francillon

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usique ! “Avec le Conservatoire, les Musiciens du Louvre, le Festival Berlioz et l’Orchestre des Campus, Grenoble élargit la diffusion de la musique classique à tous les publics, dans tous les quartiers de la ville. Le cadre de nos parcs s’accorde Alain Pilaud pleinement aux concerts classiadjoint à l’Animation ques.”

Du rock au parc Le 16 juin, des milliers de jeunes Grenoblois convergeront vers le parc Mistral où la tournée Ricard Live leur proposera d’assister à un grand concert gratuit… mais d’une qualité exceptionnelle, puisque BB Brunes et VV Brown se partageront l’affiche de cette soirée. une époque où les jeunes n’avaient pas forcéÀ ment les moyens de s’offrir des places de concert, la tournée Ricard Live Music avait déjà l’avantage de permettre au plus grand nombre de communier, l’espace d’un soir d’été, au son des tubes d’artistes en vogue. Le pouvoir d’achat des jeunes ne s’est guère amélioré mais Ricard Live Music, non content de continuer à proposer de grands concerts gratuits en province, a eu la bonne idée de soigner de plus en plus, au fil des années, ses choix artistiques. Résultat ? Le 16 juin, du côté du parc PaulMistral, des milliers de personnes auront l’occasion d’applaudir deux groupes habitués aux affiches des plus grands festivals nationaux et européens. Côté frenchie, les bébé rockers de BB Brunes, qu’on ne présente plus, viendront démontrer que leur disque de platine pour Blonde comme moi, ainsi que leur victoire de la musique révélation scène en 2009 ne sont en rien usurpées. À leur côtés, la délicieuse VV Brown est un phénomène qui cumule toutes les casquettes : multi-instrumentiste surdouée, chanteuse exceptionnelle, cette artiste qui semble tout droit sortie de l’âge d’or de la Soul fera souffler un petit air “Motown” au pied de la tour Perret. De quoi fêter la musique… juste avant la fête de la musique ! ■


[SPORTS]

Tous les plaisirs de l’eau… Bientôt les horaires d’été pour les piscines de Grenoble : pour profiter de l’eau et du soleil en ville pendant la période estivale, mais aussi des activités aquatiques inscrites au programme. Par Christine Sauvard

Alain Fischer

Du 19 juin au 31 août : vos piscines en ouverture estivale N’oublions pas : “Tout le monde prend soin de l’eau !” La Ville de Grenoble rend l’eau propre : ■ en la renouvelant régulièrement (30 litres au passage de chaque baigneur) ■ en la filtrant en permanence ■ en la nettoyant avec des produits désinfectants ■ en effectuant des contrôles (affichés sur les lieux de baignade) ■ en veillant à la propreté des locaux, des bassins et des plages

ous les jours de la semaine, de 10 heures à 20 heures, la piscine Jean-Bron et la piscine des Dauphins seront à vous. TLa première vous offre le charme d’une piscine traditionnelle au cœur de la ville, avec ses bassins pour nageurs et plongeurs confirmés mais aussi pour débutants, sa pataugeoire et sa belle pelouse… La seconde, ouverte il y a trois ans au Village Olympique, regorge d’équipements pour les bons nageurs et pour le plaisir de l’eau et du soleil : toboggan géant et rideau d’eau, rivière à contre-courant, bain bouillonnant et vaste solarium. Toutes deux sont entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Pour garder l’eau propre, à nous de jouer : ■ en quittant nos chaussures dans le sas après

l’entrée ■ en portant un maillot de bain propre ■ en passant aux toilettes avant d’entrer dans

l’eau ■ en nous démaquillant ■ en prenant une douche savonnée, corps et

À la piscine des Dauphins : apprendre à nager…

cheveux ■ en passant par le pédiluve

Apprendre à nager… Des stages d’apprentissage de la natation sont organisés pour les débutants de 6 à 12 ans : du 5 au 30 juillet, du lundi au vendredi, avec deux sessions chaque jour, de 10 h 10 à 10 h 50 et de 11 h à 11 h 40, par groupe de six enfants. Marianne Bagnères, éducatrice sportive maître nageur : “Avant tout, nous voulons faire goûter aux enfants le plaisir de nager, et leur donner l’envie de continuer. D’abord, on les familiarise avec le milieu aquatique, puis on leur apprend l’équilibre dans l’eau, sur le ventre et sur le dos, puis la propulsion en nage hybride… Avec cet acquis, ils peuvent se perfectionner en suivant les leçons de natation organisées par niveaux au cours de l’année.”

Jacques-Marie Francillon

…et se muscler tout en douceur

Piscine Jean-Bron

Piscine Les Dauphins

Tarifs

7 rue Lazare-Carnot Tél. 04 76 46 13 87 Bus : lignes 13, 5, 32

12, avenue Edmond-Esmonin Tél. 04 76 84 25 50 Tram : A Bus : lignes 23, 32, 13, 26

“Spécial été” pour les moins de 18 ans : 1,50 € pour les Grenoblois (1,80 € pour les non Grenoblois). Entrée gratuite pour les enfants de moins de 6 ans et l’accompagnateur d’une personne handicapée.

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Cours d’aquagym en juillet et en août, tous les mardis et jeudis de 12 h 30 à 13 h 15 : pour poursuivre cette activité si on la pratique en cours d’année, ou profiter de l’été pour la découvrir. “L’horaire est étudié pour ceux qui travaillent, commente Marianne Bagnères. Les avantages de l’aquagym ? C’est praticable par tout le monde, sans exception. Le renfort musculaire se fait en douceur, par un travail d’appui sur l’eau, qui apporte aussi un massage naturel, ce qui évite les courbatures.”

Pour les deux activités Tarif : selon le quotient familial*. Inscriptions : à partir du 9 juin** * De 4 € à 20 € par jour : à calculer sur le site www.grenoble.fr, rubrique Sports ** En appelant les antennes de secteur 1-4-5, si on possède un Pass Activités 2009/2010. Sinon : télécharger un dossier d’inscription sur grenoble.fr, rubrique Sports, ou se rendre à l’une des trois antennes. Pour toute information complémentaire : Direction des Sports, 04 76 23 48 00


Jacques-Marie Francillon

Maurice Duverney-Prêt Alain Fischer

… et du sport découverte Une semaine d’exception

Au programme cet été

long de l’année, Grenoble propose aux jeunes de s’initier de pratiques sportives. Dans une ambiance conviTviale,outà unlesaumaximum stages multi-activités sont l’occasion de bouger, d’acquérir

Tir à l’arc

Roller

Dans un parc de Grenoble, pour développer sa concentration et son habileté.

Apprentissage et jeux en utilisant sur l’anneau de vitesse.

de nouvelles compétences, de la confiance en soi, un comportement responsable et un esprit de groupe, avec les éducateurs en activités physiques et sportives de la Ville, qui suivent les jeunes toute l’année. L’occasion aussi de se rappeler les bons principes d’alimentation et d’hydratation, déjà diffusés dans les écoles. La sécurité est privilégiée : un adulte pour 12 enfants, un pour 6 pour certaines activités. Cette année, on met l’accent sur l’échange et le partage avec les parents, qui sont invités à un petit déjeuner d’accueil le lundi, Halle Clémenceau, à un pique-nique au parc Bachelard et à un goûter de fin de session. Valérie Garcia, éducatrice en activités physiques et sportives : “Avant tout, ces stages doivent être un plaisir, dans une ambiance de vacances ! On organise les groupes par âges et suivant la forme physique. On cultive le goût de l’effort mais sans forcer. On ne freine pas non plus les enfants les plus dynamiques, qui pourront se perfectionner pendant l’année scolaire dans le sport qui les attire, et même intégrer un club.”

Maurice Duverney-Prêt

Les jeunes Grenoblois de 6 à 12 ans vont pouvoir s’initier à plusieurs pratiques sportives pendant un stage d’une semaine, qui les conduira peut-être vers une nouvelle passion. Ouverture des inscriptions le 9 juin.

Escalade Au centre sportif Berthe-deBoissieux et sur le site de la via ferrata.

Piscine

VTT

Natation et jeux aquatiques, comme le water polo à la piscine des Dauphins.

Parcours découverte de pistes cyclables sélectionnées et des parcs de Grenoble.

Infos pratiques

Pour les 6-12 ans : du 5 au 9 juillet et du 23 au 27 août. Pour les 8-12 ans : du 12 au 16 juillet et du 16 au 27 août. Tous les jours de 8 h 30 à 17 h 30. Tout le matériel est fourni, y compris les casques et protections. Tarif : selon le quotient familial*. Inscriptions : à partir du 9 juin**

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[SPORTS]

Photos Sylvain Frappat

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Faites des sports ! La Fête des sports se déroulera le dimanche 6 juin sur l’anneau de vitesse du parc Paul-Mistral. Initiations gratuites pour tous, ateliers “santé” et tournoi de volley sont au menu de cette 3e édition. viron, cirque, course d’orientation, danse, échecs, escalade, flag, hockey sur gazon, judo, plongée, tir à l’arc ou au pistoA let, ultimate frisbee, volley… sont quelques unes des disciplines sportives que les Grenoblois pourront découvrir et essayer le 6 juin prochain sur l’anneau de vitesse du Parc Paul-Mistral et les pelouses environnantes. “La Fête des sports est un événement participatif et festif qui s’adresse à tous les membres de la famille. Le parc Paul-Mistral est parfaitement adapté pour accueillir ce genre d’événements. De plus, la Fête des sports a lieu à un moment intéressant pour découvrir les activités de plein-air et lance en quelque sorte les

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Fête des Sports Dimanche 6 juin de 10 h à 18 h Parc Paul-Mistral OMS : 04 76 44 75 61 ; www.omsgrenoble.com

festivités de l’été du Parc”, s’enthousiasme l’adjointe aux sports, Sylvie Drulhon. Organisée par l’Office municipal des sports (qui a pour mission de rassembler les clubs sportifs, leur porter assistance et promouvoir la pratique sportive) et la Ville de Grenoble, cette journée est le complément “naturel” du Forum des sports qui aura lieu, cette année, le 4 septembre à Grand’Place. “L’objectif de cette fête est de faire découvrir gratuitement aux Grenoblois un grand nombre de disciplines de plein-air en une journée et sur un même lieu. Ensuite, ils n’ont plus qu’à s’inscrire à la rentrée lors du Forum”, explique-t-on du côté de l’OMS. Pour cette 3e édition, une quarantaine de clubs représentant un large éventail des pratiques sportives pratiquables à Grenoble ont répondu présent. Les sportifs du dimanche ou professionnels pourront également apprendre les gestes des premiers secours avec le stand de l’ADPS 38, se renseigner auprès des stands de santé et bien-être… Et nouveauté cette année, le tournoi de volley-ball du GVUC se déroulera au même moment sur les pelouses du parc. “On a décidé d’organiser un jeu pour tous les membres de la famille. C’est une fête intergénérationnelle”, insiste-t-on à l’OMS qui espère que le soleil sera de la fête cette année. Alors n’oubliez pas votre survêtement et vos baskets et rendez-vous le 6 juin prochain parc Paul-Mistral. ■ J.R.


Les Galapiats Valenciennes avant Le Mans

C

’est le couronnement d’un projet de deux ans. Les enfants ont pu présenter leur voiture à l’ensemble du personnel et rouler sur la piste d’essai intégrée à l’usine. C’est la première fois que l’on a la chance de visiter un site de production automobile : on a pu voir la fabrication de la Yaris de la bobine d’acier à la voiture. C’est impressionnant, magique !” Alexandre Pujols, le directeur de l’association des Galapiats, était aussi enthousiaste que les 30 jeunes Grenoblois qui sont montés mi-avril à Valenciennes afin de présenter les monoplaces fabriquées dans les ateliers grenoblois avec les moteurs Toyota.

D.R.

Les jeunes Grenoblois, parrainés par la Ville, ont présenté deux petites monoplaces équipées du moteur Yaris aux “members” de l’usine valenciennoise de Toyota. “On a un partenariat avec Toyota France qui nous fournit des moteurs de la Yaris produite sur le site de Valenciennes”, explique le directeur. Depuis décembre 2007 et le lancement officiel du partenariat, deux équipes de jeunes ont travaillé sur toutes les phases de la fabrication des monoplaces. “On a passé beaucoup de temps ensemble, en venant à l’atelier les mercredis, les samedis et pendant les vacances scolaires mais quand on voit le résultat et après avoir eu la chance de conduire la voiture, on est ravis. Parmi toutes

les voitures sur lesquelles nous avons travaillé, c’est vraiment la plus réussie et la plus jolie”, devait conclure Rémi, 14 ans, qui a partagé l’aventure depuis le premier croquis… Une expérience unique avant un autre rendezvous incontournable : les 24 Heures du Mans, les 11 et 13 juin, où les Galapiats défileront avec le prototype aux couleurs de la ville de Grenoble. ■ www.lesgalapiats.com


[CULTURE] MC2

Une saison Forte de son succès, la MC2 s’apprête à mettre les voiles pour une nouvelle saison. De théâtre, bien sûr, de danse, de musique, mais aussi de rencontres avec des artistes aux univers inclassables qui font le sel de la création contemporaine. “Une saison où les thèmes du couple, de l’identité, du mal et de la passion sont souvent abordés” se réjouit Michel Orier, directeur de la Maison, qui présentera au public les grandes lignes de cette programmation 2010/2011 le 9 juin. a saison “Théâtre” de la MC2 présente, comme toujours, un double avantage : celui de garantir aux passionnés du genre la Lpossibilité d’admirer le travail des plus grands metteurs en scène français et européens, mais aussi celui de permettre à n’importe quel spectateur de pouvoir franchir pour la première fois les portes du Grand Théâtre sans se retrouver dans un “pays” où seuls les spécialistes et les abonnés auraient leurs habitudes. Ainsi, c’est bien avec Marivaux et Le Triomphe de l’amour que Jacques Osinski, le directeur du Centre Dramatique National des Alpes, nous proposera de débuter la saison, avant qu’Alain Françon , l’un des metteurs en scène les plus passionnants du moment, ne nous propose une série de Feydeau du 9 au 12 novembre. L’autre temps fort de ce premier tiers de saison associera lui aussi un texte extrêmement grand public à un metteur en scène et une actrice d‘exception puisque du 2 au 8 décembre, Isabelle Huppert incarnera la Blanche Dubois de Tennessee Williams dans Un Tramway nommé désir mis en scène par Krzysztof Warlikowski. “La performance accomplie par Isabelle Huppert dans ce voyage au bout de la folie est absolument éblouissante” souligne Michel Orier. “J’ai rarement vu ça sur un plateau” insiste le directeur de la MC2 comme pour nous convaincre de l’impérieuse nécessité de ne pas manquer ce rendez-vous. D’autres, avec des comédiens moins “stars” mais tout aussi incontournables jalonneront cette saison qui réunira une nouvelle fois la crème des metteurs en scène : Guy Cassiers de retour à Grenoble avec L’Homme sans qualité (23 et 24 novembre), l’excellent Jean-François Sivadier avec Noli me tangere, sa nouvelle création (du 15 au 18 mars), Stephane Braunschweig avec un Lulu (du 7 au 13 janvier), Éric Lacascade pour Les Estivants de Gorki (en mai).… “Nous coproduirons également La Flûte enchantée (du 1er au 5 février) mise en scène par Peter Brook” conclut Michel Orier, même si ces temps forts ne doivent pas masquer une volonté toujours renouvelée de donner leur chance à des nouveaux talents ou à de plus petites formes. Bref, comme toujours, il faudra aussi savoir fouiner dans l’imposant catalogue de saison de la Maison pour découvrir quelques pépites de théâtre. ■ Pascal-Victor Artcomart

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nommée désir… Chantal Morel… retour at “Home” Morel sera de retour à la MC2 cette saison. De retour à la source serait même plus juste puisque la metteur en Cscènehantal grenobloise a décidé de remonter le texte avec lequel elle a débuté au théâtre (Home, de David Storey) sur les lieux même de sa “naissance”… en 1981 à la Maison de la culture de Grenoble ! Trente ans plus tard, ce défi sera doublement passionnant et constituera l’un des temps fort de la saison théâtrale puisque l’équipe de Chantal Morel répètera dès le mois d’octobre et jouera sur une durée assez longue (du 9 au 27 novembre) dans le Petit théâtre. Autre Grenoblois à l’affiche, Bernard Falconnet avec Deux ou trois grammes : l’histoire d’un réveillon qui tourne mal, de trois sœurs différentes, mais sœurs, d’un père dépassé, d’une mère à la vision brouillée par l’alcool, d’une famille à pleurer ou à rire, racontée et jouée par une comédienne seule en scène, Lise Wiblé. Immanquable ! ■

La MC2 n’affichera jamais plus complet. Car René Rizzardo n’y viendra plus, ni pour voir des spectacles, ni pour siéger au Conseil d’administration où il poursuivait, tranquillement mais inlassablement, un combat entamé dans les années 60 au service du développement des politiques publiques de la culture. Un combat qu’il a longtemps mené sur le terrain politique et militant, occupant notamment le poste d’adjoint à la culture de la Ville de Grenoble (de 1977 à 1983) dans l’équipe d’Hubert Dubedout. Puis, c’est finalement loin des fonctions éligibles que René Rizzardo avait choisi de poursuivre son action, en créant notamment en 1989 l’Observatoire des Politiques Culturelles. Homme de valeur et d’engagement respecté par tous, ce montagnard et cycliste invétéré laissera l’image d’un homme aussi brillant qu’attachant et les innombrables hommages lui ayant été rendus au lendemain de son décès, le 7 avril 2010, ne donnent qu’une petite idée de sa dimension. “René était un repère sûr et loyal pour tous ceux qui accordent encore aujourd’hui du sens à l’engagement citoyen, aux politiques sociales et culturelles et aux pratiques artistiques, pour tous ceux qui veulent continuer à croire à l’élargissement des publics et au Vivre ensemble” a notamment souligné Michel Destot, maire de Grenoble, évidemment très proche de cet être humain exceptionnel… au vrai sens du terme.

Vincent Beaume

Une saison nommée souvenir…

Les Indisciplinés n certain nombre de spectacles ne rentrent dans aucune case, et ce sont souvent les plus savoureux ! Regroupés sous le terme U malicieux d’Indisciplinés, ils continueront de baliser le cours d’une saison une nouvelle fois impressionnante. “Parmi ces propositions, il ne faut manquer sous aucun prétexte L’Immédiat (du 24 au 26 mars), de Camille Boitel, souligne Michel Orier. Formée aux arts du cirque, elle évolue au milieu d’un bric à brac impressionnant…où tout se casse la gueule au fur et à mesure du spectacle ! C’est un travail de décor et de mise en place colossal, avec un petit côté Buster Keaton et incroyablement poétique. C’est à la fois drôle et très beau. Bref… c’est magnifique !” ■

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[CULTURE] MC2

En avant la musique… En marge d’une proposition comme souvent éblouissante en matière de classique, la MC2 comblera une partie du vide laissé par le Jazz Festival en proposant quelques concerts de très haute tenue dans la saison. n petit requiem de Mozart dirigé par Philippe Herrewegue à la tête U de l’orchestre des Champs-Élysées (le

Marco Borggreve-Naive

En vl’a du jazz

Stefano Bollani. Andrea Boccalini

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Enrico Rava. Andrea Boccalini

e Grenoble Jazz festival étant en passe de fusionner avec celui des 38es Rugissants, il nous a paru naturel de mettre l’accent sur quelques grands rendez-vous” souligne Michel Orier. Les spécialistes (et les autres) n’auront pas à s’en plaindre, puisque le mythique Transtlantik quartet d’Henri Texier (oui oui, avec Joe Lovano, Steve Swalow et Aldo Romano dans leur propre rôle ! ), ouvrira la saison Jazz dès le 7 octobre. Le trompettiste transalpin Enrico Rava avec L’Opéra Va (le 9 décembre) et son “fils adoptif ” Stefano Bollani (seul au piano le 9 février) seront également de la partie, tant il est vrai que la jeune génération (Bojan Z le 19 janvier) ou des papas (Antoine Hervé ou David Krakauer et son projet Abraham Inc) cohabitent avec la plus grande aisance sur les scènes du monde entier. Au carrefour du jazz et de la world, ne ratons pas non plus le rendez-vous entre le fabuleux Vincet Segal et Ballaké Sissoko (le 4 novembre) ou encore, dans un registre plus pop, la venue exceptionnelle de Joe Jackson le 16 octobre. ■

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16 octobre), on a déjà vu pire pour débuter une saison… Mais ce concert inaugural sera bien entendu le premier d’une longue série dans laquelle on se contentera d’extraire quelques immanquables en sachant que les mélomanes, eux, sauront picorer des petits bonheurs ailleurs. Il n’empêche : Marc Minkowski sera joliment présent cette année à la MC2 avec plusieurs rendez-vous : l’un avec Alcina de Haendel (30 novembre), l’autre avec Mozart (La Symphonie Haffner le 16 décembre puis Acis et Galatée le 1er février) mais aussi avec Beethoven et son incontournable IXe (le 4 janvier pour bien commencer l’année)…Beethoven dont la MC2 va bien finir par faire le tour ! Ainsi, après avoir revisité les intégrales des quatuors puis des symphonies les saisons passées, Renaud Capuçon s’attaquera à la totalité des sonates pour violon et piano au cours de deux soirées exceptionnelles tandis que l’intégrale des concertos pour piano du même compositeur sera également jouée cette saison ! La présence d’Emmanuel Krivine à la tête de l’Ensemble intercontemporain (pour deux représentations, dont une avec Renaud Capuçon), de l’orchestre de Budapest en fin de saison (“l’un des dix meilleurs orchestres mondiaux” dixit Michel Orier) en passeraient presque pour le pain quotidien ! Drôles de bonnes habitudes… ■


Angelin Preljocaj. J.C. Carbonne

De chair et de danse… a danse, cet art de l’instant si fugace, n’a paradoxalement pas son pareil pour rendre hommage aux Labsents. Ainsi, la saison de la MC2 débutera avec la reprise que tout le monde attendait : L’Homme à tête de chou, œuvre du regretté Gainsbourg chantée par le non moins regretté Alain Baschung et mise en danse par Jean-Claude Gallotta, sera de retour dans la maison qui l’a vu naître du 5 au 8 octobre avant de partir pour une tournée énorme. Dans la foulée, les 19 et 20 novembre, c’est cette fois un hommage à Pina Bausch (Out of context for Pina), décédée l’année dernière peu après Alain Bashung, que l’immense Alain Platel proposera aux spectateurs de la MC2. “Parmi les autres temps forts de la saison, nous serons ravis d’accueillir Angelin Preljocaj pour sa nouvelle création, dont nous sommes coproducteurs, du 14 au 18 décembre. Il sera accompagné par les ballets du Bolchoï, souligne Michel Orier. Nous coproduisons également la création de Maguy Marin, qui s’installera dans la salle de création avec une forme plus légère.” La désormais traditionnelle Carte blanche à un chorégraphe majeur de la scène contemporaine sera proposée cette année à Saburo Teshigawara, dont nous pourrons donc savourer trois œuvres : Miroku, She, et Mirror and Music. Daniel Larrieu avec Lux, Dominique Her-

L’Homme à la tête de chou. Guy Delahaye

vieu et José Montalvo avec Orphée viendront compléter une saison où Jean-Claude Gallotta, en dehors de (re)mettre en danse Bashung et Gainsbourg, nous proposera un retour à ses propres sources en (re)créant Daphnis et Chloé, une de ses plus belles réussites. Trois jeunes danseurs reprendront les rôles dansés à l’époque par Pascale Gravat, Mathilde Altaraz et Jean-Claude Gallotta, mais ce dernier sera malgré tout sur le plateau puisqu’il a choisi, pour introduire cette reprise, de danser lui même un petit solo intitulé Faut que j’danse ! Un exercice auquel le chorégraphe ne s’était pas prêté… depuis 1983 ! ■

Israel Galvan, les 26 et 27 janvier. F. Vazquez

Pratique L’équipe de la MC2 vous invite à la présentation de saison le mercredi 9 juin à 18h 30 à l’Auditorium. La Billetterie de la MC2 ouvrira le 19 juin. 04 76 00 79 00 www.mc2grenoble.fr Mirror and Music. Sakae Oguma

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[CULTURE]

Théâtre municipal de Grenoble

Du théâtre servi com Avec une trentaine de spectacles pour une soixantaine de représentations, le Théâtre municipal a préparé pour sa nouvelle saison le mélange des genres, savamment dosé, qui fait son succès. Une recette composée d’une copieuse ration de théâtre, d’une belle portion de danse, d’une once de lyrique et d’une pincée de chanson, le tout copieusement arrosé d’humour et pimenté d’intenses surprises.

Pascal Victor

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u’elle soit dramatique, chorégraphique, voire gestuelle comme pour Traces, le spectacle de la compagnie des 7 doigts de la main, ce qui m’importe d’abord et toujours, lorsque je prépare ma programmation, c’est la qualité de l’écriture”, confie Évelyne Augier-Serive, la directrice de l’institution grenobloise. Si on remarque nombre de fidèles à l’affiche, comme Pierre Arditi, Serge Papagalli, Stéphane Guillon, Richard Berry ou William Sheller, le Théâtre de Grenoble ose s’aventurer dans des voies un peu plus risquées, un peu moins balisées, avec des spectacles plus “déjantés”. Comme l’inoxydable Cid de Corneille redoré aux couleurs andalouses par Thomas le Douarec ou les danseurs de Georges Montboye, ou encore les Drôles de mecs qui clôtureront en beauté la saison. Une saison qui, par la diversité des propositions artistiques et des talents mis en jeu, devrait montrer, en dépit des difficultés qui affectent le monde de la culture, quel bouillonnement, quel enthousiasme portent encore les arts du spectacle. “Le théâtre est encore debout, et bien vivant !”, s’exclame Évelyne AugierSerive. ■ Jean-Pierre Chambon


me sur un plateau Humour à tous les étages

Énergies à revendre

ouvrant la saiour accueillir Traces, le spectacle fabuavec son specleux — dixit Évelyne Augier-Serive, qui en EtaclensonLiberté P surveillée, fait son coup de cœur —, de la Cie les 7 doigts l’agitateur Stéphane Guillon (17 septembre) donne un peu le ton de la saison : un humour un rien assassin, qui grince aux entournures. Autre soliste tout aussi caustique : l’ancien courtier François-Xavier Demaison (5 avril) qui porte un regard sur son nouveau métier de comédien. Dans le registre de Pascal Ito la comédie, Serge Papagalli (7-18 décembre) continue son débat sur l’identité dauphinoise, tandis qu’Édouard Baer (5-6 novembre) transforme le théâtre en restaurant pour un spectacle goûteux, et que Jean-Pierre Marielle et Agathe Natanson (24 février) entament un délicieux voyage, un peu coquin, dans la culture française. ■

de la main (28-29 janvier), il aura fallu annuler la très légère inclinaison du plancher de scène qui donne son impression de perspective au plateau du théâtre. Tant les acrobaties et voltiges des acteurs, qui jouent ici avec les éléments de la culture urbaine, sont réglées au millimètre. Dans la catégorie des spectacles à haute énergie, on classera aussi le Clair de lune du chorégraphe d’origine ivoirienne Georges Montboye (24 mai), et les Drôles de mecs mis en scène par Tristan Petitgirard (27 mai), cinq virtuoses de danse urbaine qui, sur un rythme effréné de zapping et avec une ironie espiègle, s’amusent avec les clichés de la culture télévisuelle. La chorégraphe Bianca Li s’est plongée quant à elle dans le célèbre tableau de Jérôme Bosch, Le Jardin des délices auquel elle donne vie avec le corps de ses danseurs et des effets visuels numériques fantasmagoriques et troublants. ■

Traces. J.-F. O’Kane (ODC Photo)

L’entrée des comédiens de l’absurde dans Le Roi se meurt (17-18 février). Guitry, quant à lui, se retrouve deux fois à l’affiche : avec Pierre Arditi dans Faisons un rêve (1er décembre) et Robin Renucci dans Désiré (16-17 mars). Sujet plus grave avec Les Autres (16-17 novembre) de Jean-Claude Grumberg, qui aborde avec un rire grinçant la “beaufitude” et la xénophobie, ou dans Parole et guérison (20-21 janvier), où Samuel Le Bihan et Barbara Schulz jouent le docteur Jung et sa patiente à la naissance de la psychanalyse. Comme la pièce précédente, La dernière conférence de presse de Vivien Leigh est inspirée de l’histoire réelle et offre l’occasion d’une belle performance d’actrice à Catherine Silhol (25 janvier). Gérard Darmon et Irène Jacob se confient l’un à l’autre dans Je l’aimais (31 mars), une émouvante histoire que Patrice Lecomte a adaptée d’un roman d’Anna Gavalda, Guy Bedos et Macha Méril se chamaillent en jouant

au chat et à la souris dans Le Voyage de Victor (3-4 février), et Gérard Jugnot traîne un intrigant Paquet (7-8 janvier) dans un monologue de Philippe Claudel. Côté classiques, Robert Hirsch, Claire Nadeau et Clémentine Célarié forment un prestigieux trio dans La Serva amorosa de Goldoni (25-26 novembre), alors que le drame shakespearien de La Nuit des rois est présenté dans une mise en scène alerte de Nicolas Briançon (19-20 octobre). ■

Clair de Lune. Steeve Appel

Billetterie Du mardi 1er juin au samedi 3 juillet, achat uniquement sur www.theatre-grenoble.fr (où l’on peut télécharger la plaquette) et au 04 76 44 03 44. C. Depagne

i Richard Berry, qui interprète Qui est Monsieur Schmitt ? (5-6 octobre), a des accents de Ionesco, SMichel Bouquet est un vrai personnage du maître

Réouverture le mardi 7 septembre. Les demandes par courrier et au guichet seront également possibles à partir du 7 septembre.

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Sylvain Frappat

Yoann Bourgeois [PORTRAIT] Danser en l’air

Formé au jonglage, à la voltige, puis à la danse contemporaine, ce jeune homme de 28 ans a décidé d’installer à Grenoble sa compagnie. Son premier spectacle, à la lisière de la chorégraphie et des arts du cirque sera créé à la Bastille du 1er au 4 juillet.

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é à Grenoble il y a vingt-huit ans, Yoann Bourgeois n’y a N jamais vécu. Mais il avoue avoir “un rapport personnel très fort” à sa ville natale, peut-être parce que, jusqu’alors, il a toujours été un peu nomade et qu’il sent à présent le besoin d’un point d’attache. C’est donc ici que ce jeune homme a décidé de baser la compagnie artistique qu’il vient de créer. Et c’est à la Bastille, dans le cadre de “Imaginez maintenant” (quatre jours dédiés à la jeune création dans neuf villes de France), que celle-ci donnera son premier spectacle. Moment fort : une pièce pour trois danseurs voltigeurs propulsés du belvédère Vauban par un trampoline et évoluant comme en suspension au-dessus de la ville. L’art de Yoann Bourgeois concilie les recherches d’expression

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de la danse contemporaine et les techniques acrobatiques du cirque. Attiré par les “jeux de vertige”, selon la dénomination de l’écrivain Roger Caillois, il a commencé à se former, entre autres, au jonglage et à la voltige dès le lycée, à Besançon, auprès du Cirque Plume. Il a ensuite gravi les échelons jusqu’au sommet : le centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne. Parallèlement, il a suivi les cours du centre national de danse contemporaine d’Angers, parce qu’il n’avait pas envie de se spécialiser dans la seule performance de cirque. Lors de la représentation d’un numéro d’un collectif de bascule, une chute, qui aurait pu être tragique, lui a fait prendre conscience que le risque réel ne pouvait être une bonne motivation.

Durant quatre ans, au sortir de sa formation, Yoann Bourgeois a été danseur dans la Compagnie Maguy Marin. Le temps d’apprendre encore, d’accumuler de l’expérience avant de se dédier tout entier à son projet personnel : proposer une danse aérienne, entre légèreté et gravité, entre le sol et l’envol, une danse en suspension. Pour Yoann Bourgeois, qui travaille en ce moment, sur des fugues de Bach, à des solos spectaculaires avec un objet, “l’artiste, par ses artifices, est un capteur de vie”. “L’art vivant, dit-il, est l’un des métiers dans lequel il est encore possible de ne pas être sectorisé, où l’on peut, du rêve jusqu’à sa réalisation, construire quelque chose en passant par toutes les étapes. C’est stimulant pour l’intelligence.” ■ Jean-Pierre Chambon



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