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De gauche à droite : Michèle Desmottes, directrice de la rédaction de Maroc Premium, Casablanca ; Mikaël Mohamed, ancien directeur de l’Institut francais,Tétouan ; Ali Benmakhlouf, professeur des universités, vice-président du Comité Consultatif National d’Ethique, Paris ; Meryem Sebti, directrice de la rédaction et propriétaire de Diptyk ; Mickaël Faure, directeur de l’AFME. photo : Casablanca, août 2012, D.R.

Une nouvelle fois, la programmation des prochains mois s’annonce riche et diverse à l’AFME, en matière d’arts visuels comme de musique, classique et actuelle, et d’art vivant – danse ou cirque. En partenariat avec l’Institut français du Maroc (IFM), et dans le cadre de la Saison culturelle France-Maroc qui se déploie sous son égide tout au long de l’année, nous accueillons de nombreuses manifestations jusqu’en décembre, à l’Alliance et « hors-les-murs » (en extérieur, dans la ville, mais aussi chez nos proches partenaires, notamment à l’association Essaouira-Mogador). Les publics de l’Alliance et d’Essaouira sont ainsi invités, successivement, à un spectacle de ciné-concert sur la place du Minzah : Les Mystères de l’Ouest, création onirique pour neuf musiciens associant, sous forme de dialogue entre la scène et l’écran, musique (batterie, percussions, guitare, cuivres) et images extraites du patrimoine cinématographique marocain. Puis c’est le Ballet National de Marseille qui nous fait le plaisir de différentes cartes blanches, solos et duos de danse, pour une soirée exceptionnelle le 27 septembre à Dar Souiri. Mazij, ensuite – mélange, en arabe classique – concert donné par quatre grands interprètes marocains et un musicien français : Driss El Maloumi, Saïd El Maloumi, Karima El Maloumi, Houcine


Baquir et Thierry Roques, réunis pour une création commune, rencontre entre l’oud, les percussions et l’accordéon. Quelques semaines plus tard, toujours sur la Place du Minzah… place au cirque, avec Cirquons Flex, compagnie réunionnaise fondée par deux jeunes artistes, Virginie Le Flaouter, de l’Ecole Nationale de cirque de Montréal, et Vincent Maillot, jongleur et capoeiriste. S’agissant des arts plastiques, l’AFME présente en octobre un film d’animation du plasticien Bertrand Lamarche, originaire de Paris et nominé pour l’édition 2012 du prestigieux Prix Marcel Duchamp (qui sera remis lors de la prochaine édition de la FIAC, au Grand-Palais, à Paris). Intitulée Terrain Ombelliférique, cette œuvre propose un parcours en caméra subjective dans un vaste jardin sauvage imaginaire, « territoire d’exploration » planté de berces du Caucase, variété d’ombellifères dont la très grande taille semble être le résultat d’une modification d’échelle. Puis nous admirerons, en novembre, une sélection de certaines des meilleures œuvres du Fonds de l’atelier de gravures de l’Institut français de Tétouan et de la galerie Delacroix de Tanger, dans le cadre de l’exposition De l’estampe au multiple, conçue à l’invitation de l’IFM. Au même moment, dans le cadre du « Mois du documentaire », les publics de l’Alliance sont invités à découvrir, chaque semaine, plusieurs films et courts-métrages consacrés à la communauté des Juifs du Maroc. Cette programmation se développe avant la tenue, en décembre, d’une exposition de Anne de Henning, photographe établie elle aussi à Paris, consacrée aux pratiques de l’Islam, du Christianisme et du Judaïsme dans le Maroc contemporain. Initié par l’Institut français de Marrakech, ce projet bénéficie lui aussi d’une itinérance au sein du réseau français au Maroc. Sa présentation à l’Alliance sera accompagnée de plusieurs interventions, dont l’une proposée par un « enfant du pays », Abdelkader Mana, dont la verve érudite et créative – « ethno-poétique », selon ses propres termes imagés – a déjà frappé les auditeurs au printemps, lors de la présentation du livre Y a-t-il une Ecole d’Essaouira, projet d’édition et d’expositions très remarqué au Maroc et en France, initié par l’artiste et collectionneur Daniel Gastaud. La conférence d’A. Mana traitera du syncrétisme religieux au Maroc, à l’appui de l’exemple des Regraga. Ce mois de décembre verra en outre la tenue à l’Alliance d’une conférence du philosophe Jacques Rancière, intitulée « Le partage du sensible », sur une proposition d’Ali Benmakhlouf, lui-même philosophe, professeur des universités et vice-président du Comité Consultatif National d’Ethique français, ainsi que d’un concert classique par le quatuor Anches Hantées, et, enfin, d’un spectacle pour enfants, donné par Khalid K. Parallèlement, l’AFME accueillera un nouvel artiste en résidence, Edouard Boyer, artiste diplômé de l’ENSAD, enseignant à l’école des Hautes Etudes des Arts du Rhin et spécialiste des « œuvres-protocoles », activables et réactives au gré des expositions ou contextes, ICI. Septembre-décembre 2012 : un programme dense et haut en couleurs, en sons, en mots et en formes, donc, pour l’AFME et ses publics. Nous nous réjouissons de vous y retrouver, parallèlement à la reprise des cours de langue, dont les inscriptions ont lieu jusqu’au début du mois d’octobre. Mickaël Faure Directeur de l’AFME

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Vernissage des expositions ICI IX / Solange Triger et ICI / X Francine Demeulenaere 26 mai 2012

ICI VIII / Les Dieux de la Mer 13-18 mai 20112

Jahida Wehbe Les Nuits du Ramadan dimanche29 juillet 2012

Arbre Ă palabres Festival Gnaoua Musiques du Monde 22-24 juin 2012


Y a t-il une Ecole d’Essaouira ? Signature du livre jeudi 7 juin 2012

Billie Raw samedi 28 avril 2012

ARBF & Hmadcha Les Nuits du Ramadan mardi 31 juillet 2012

ICI IX / Solange Triger 24-28 avril 2012

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SAISON CULTURELLE FRANCE-MAROC 2012

INSTITUTS FRANÇAIS ET ALLIANCES FRANCO-MAROCAINES

ARTS VISUELS MUSIQUE CLASSIQUE LES NUITS DU RAMADAN MUSIQUES ACTUELLES DÉBAT D’IDÉES LIVRE CINÉMA

PARTENAIRES OFFICIELS DE LA SAISON CULTURELLE FRANCE�MAROC

PARTENAIRES MEDIA


LES MYSTÈRES DE L’OUEST Collectif 47 Ciné-concert - Création onirique pour 9 musiciens et écran géant mercredi 19 septembre 2012 19h - afme hors les murs - Place du Minzah

Une production de l’Institut français du Maroc, en partenariat avec le Centre Cinématographique Marocain (CCM) Saison culturelle France-Maroc Un écran de cinéma avec des images en noir et blanc, extraites du patrimoine cinématographique marocain… une scène de concert avec batterie, percussions, guitare, tubas, trompettes... Les rythmes se mêlent aux résonances électriques, les cuivres bavardent et font parler les images.

Ce projet, associant deux disciplines artistiques, le cinéma et la musique, a pour but de créer un véritable dialogue entre la scène et l’écran. A travers des images d’archives marocaines et une bande sonore empreinte d’influences diverses, les personnages cinématographiques et les musiciens-comédiens se côtoient et se parlent. Entre les rythmes venus du Maroc ou d’Ethiopie, les mélodies issues des Balkans ou d’Afrique de l’Ouest… les instruments prennent vie pour créer une énergie à la fois audacieuse et cosmopolite. Sous la direction artistique de Singhkéo Panya, musicien compositeur, cette création de ciné-concert en plein air laisse découvrir, sous une forme originale, les images issues des archives cinématographiques marocaines associées à une bande musicale aux sonorités détonantes. C’est un spectacle que l’on apprécie à tout âge.

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Ils sont partenaires de l’Institut Français du Maroc pour la Saison Culturelle France-Maroc


Exposition TERRAIN OMBELLIFÉRIQUE Bertrand Lamarche vidéo/film d’animation 20 septembre - 30 octobre 2012 AFME Ce film d’animation propose un parcours en caméra subjective dans un vaste jardin sauvage imaginaire, « territoire d’exploration » planté de berces du Caucase, une variété d’ombellifères aux propriétés urticantes et dont la très grande taille semble être le résultat d’une modification d’échelle. Dans cette œuvre, l’artiste introduit un décalage dans l’ordre de la perception : l’étendue du terrain (une zone en friche près du viaduc John Kennedy à Nancy) et les dimensions exceptionnelles de ces plantes font perdre tout repère, tandis que la planéité du paysage en renforce l’étrangeté. Le travail des textures ainsi que le traitement en négatif des images de synthèse – renvoyant aux images radiographiques – contribuent à la création d’un lieu singulier et fantomatique, oscillant entre utopie et dystopie. Depuis le milieu des années 1990, Bertrand Lamarche mène un travail associant différents imaginaires, tels que l’urbanisme, la science-fiction, le cinéma, le cabaret ou les phénomènes météorologiques. Autant de thèmes à travers lesquels il interroge les notions d’échelle, de temps ou de modélisation. Utilisant des supports variés (installations, sculptures, vidéos ou performances), il développe des propositions à la fois conceptuelles et extatiques autour de quelques figures récurrentes : la ville de Nancy comme modèle d’une architecture fantasmée, la chanteuse Kate Bush comme icône ou le vortex comme figure entropique... À travers des mécanismes d’enregistrement et de diffusion en direct, des installations lumineuses, des maquettes architecturales en évolution constante, Bertrand Lamarche crée des œuvres en « process », des formes mouvantes qui s’auto-engendrent grâce à des dispositifs délibérément apparents. Plus que des objets finis, Bertrand Lamarche s’attache à créer des phénomènes optiques et hypnotiques. L’effet immersif de ses installations et la démultiplication des scènes de la perception soumettent le spectateur à des distorsions spatio-temporelles, le plongeant dans un état d’indétermination. Bertrand Lamarche est né en 1966 à Paris, où il vit et travaille. Il est diplômé de l’École nationale d’architecture Paris-Malaquais. Son travail a été présenté au CCC en 1998 dans l’exposition collective Bruitsecrets. Plus récemment, on a pu voir ses travaux au Palais de Tokyo (2010), à la Nuit Blanche (Fondation Pierre Bergé-Yves St Laurent, 2010), au Centre Pompidou (2009), ainsi qu’à la Galerie (Noisy-le-Sec) et au Printemps de Septembre (2008). Présent dans les collections du FRAC Centre, son travail a également été acquis par plusieurs collections publiques et privées parmi lesquelles le FNAC, le MAC/VAL, les Abattoirs de Toulouse, agnès b. En 2009, un catalogue monographique bilingue est publié aux éditions HYX Bertrand Lamarche, The Funnel. Il est représenté par la galerie Jérôme Poggi, Paris, et vient tout juste d’être nommé au prestigieux Prix Marcel Duchamp 2012. Prix Marcel Duchamp : créé en 2000 par l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l’Art français), le Prix Marcel Duchamp est remis chaque année à un artiste français, ou résidant en France, pour lui permettre d’acquérir une plus grande visibilité internationale. Le jury du Prix Marcel Duchamp 2012 est présidé par Alfred Pacquement, directeur du Musée national d’art Moderne/Centre G. Pompidou. Comme chaque année, le Prix sera remis à l’automne 2012 dans le cadre de la FIAC, à Paris.

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Danse - cartes blanches (solos & duos) BALLET NATIONAL DE MARSEILLE jeudi 27 septembre 2012 19h - afme hors les murs - Dar Souiri

en partenariat avec l’association Essaouira-Mogador

En partenariat avec l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

MANFRED - Chorégraphie & scénographie KATHARINA CHRISTL MUSIQUES Pixel Scrapple from the Apple, Negativland, Manfred Krug SOLO 13 mn L’existence : des toiles d’araignée de rapports enchevêtrés qui cherchent une forme. “Les Villes Invisibles” Italo Calvino OPPOSED DIRECTION - Chorégraphie - MALGORZATA CZAJOWSKA & GÁBOR HALÁSZ MUSIQUE Gábor Halász DUO 10 mn “Relation”. Une forte connection entre deux personnes peut être détruite si ces personnes prennent des chemins différents, sans faire de compromis. Qu’adviendra-t-il ensuite...? NI EN SUEÑOS - Chorégraphie MARCOS MARCO MUSIQUE Matt Elliot, Murcof, Kottarashky, Kasumasa Hashimoto DUO 11 mn Avec nos meilleures intentions dans la poche et un souffle de méfiance, nous nous approchons. D O U X ? - Chorégraphie ANTON ZVIR MUSIQUE Arvo Part DUO 8 mn D’où vient ce sentiment ? Un regard doux ? La douceur d’une caresse ? Cette douce persistance nostalgique dans les corps qui nous entraîne loin de nous-mêmes et toujours plus proche de l’autre. D’où venons-nous ? THATʼS HOW WE CRY - Chorégraphie GABOR HALÁSZ MUSIQUE “Don’t make me cry” de Dijuan Gasparyan SOLO 10 mn “Je suis celui qui a le pouvoir de répandre le bien et de créer le mal. Je suis celui qui a le pouvoir de répandre le mal et de créer le bien. Prix du Public aux Hivercôlites Hivernales d’Avignon 2001


Concert MAZIJ samedi 6 octobre 2012 19h à l’AFME En partenariat avec l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

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MAZIJ « Mélange » en arabe classique Driss EL MALOUMI (oud), Thierry ROQUES (accordéon), Houcin BAQUIR (percussion), Karima EL MALOUMI (chant), Saïd EL MALOUMI (percussion)

Quatre grands interprètes marocains, Driss El Maloumi, Saïd El Maloumi, Karima El Maloumi et Houcine Baquir avec un musicien français, Thierry Roques, sont invités pour une création commune : une rencontre entre l’oud, les percussions et l’accordéon. Véritables virtuoses de la musique, ils s’attachent à donner au patrimoine des musiques traditionnelles du Maroc des sonorités métissées. Derrière le défi de créer une œuvre artistique commune, se cache un autre défi, celui d’aller à la rencontre et de promouvoir le dialogue et la diversité des cultures à travers la musique. Driss El Maloumi, à l’initiative de cette rencontre, résume ce projet par la devise « prendre l’Oud et aller vers l’autre ». Cette création est une présentation exceptionnelle où l’esthétique sonore transporte le public à travers le temps et lui fait redécouvrir une musique traditionnelle aux multiples apparences, riche en modes mélodiques, se forgeant une identité culturelle particulière au gré de chaque note.


Ouvert du mercredi au dimanche de 11h00 à 17h00

LA MOUETTE ET LES DROMADAIRES CAFE-RESTO DE LA PLAGE SIDI KAOUKI - ESSAOUIRA Fresh fish - fresh food


Cirque CIRQUONS FLEX dimanche 21 octobre 2012 15h - afme hors les murs - Place du Minzah En partenariat avec l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

Cirquons Flex est une jeune compagnie de cirque réunionnaise, née en octobre 2007 de la rencontre entre deux jeunes artistes : Virginie Le Flaouter (Ecole Nationale de cirque de Montréal / événementiels pour le « Cirque Eloize ») et Vincent Maillot (jongleur / capoeiristemoringueur). Ensemble, ils trouvent un axe, une direction circassienne. Maîtres d’une discipline qui leur est propre, ils souhaitent se frotter à d’autres univers, extérieurs à leur domaine. Ainsi, ils apprivoisent de nouveaux codes, d’autres disciplines sans pour autant perdre les leurs ; ils donnent naissance à une interdisciplinarité où le sens prime. Entre envol et chute, une jeunesse est parachutée dans une société qu’elle doit appréhender. Face à la marée humaine, la quête de soi et le dépassement se révèlent être une issue face à un probable enfermement sociétal. Les techniques circassiennes sont autant de symboles dramaturgiques qui servent un propos ancré dans le monde d’aujourd’hui, où le sens et la poésie se côtoient.

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KANTOUR Tibari, 76 x 56 cm, eau forte, 2007.


Exposition DE L’ESTAMPE AU MULTIPLE vernissage le samedi 3 novembre 2012 à 19h à l’AFME 3 - 24 novembre 2012 En partenariat avec l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

Commissariat : MM. Abdelkrim Ouazzani, directeur de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, et Mickaël Faure, directeur de l’Alliance Franco-Marocaine d’Essaouira.

Florence Gillet, Eau forte et aquatinte, 62 x 68 cm, 2007.

L’Institut français du Maroc présente sur tout le territoire du Royaume l’exposition De l’estampe au multiple. Cette exposition propose une sélection des meilleures estampes produites lors des résidences d’artistes de l’Institut français de Tétouan et de pièces réalisées dans le cadre de commandes et d’expositions de la Galerie Delacroix à Tanger. Elle témoigne d’un dialogue ininterrompu entre graveurs des deux rives de la Méditerranée, et au-delà. Parallèlement, elle invite aussi le visiteur à s’intéresser à la thématique du « reproductible ». L’estampe, partant de la tradition ancestrale de la gravure, sort en effet du champ de la « pièce unique » pour aller vers des œuvres à plus large diffusion, voire accessibles à tous, sous forme de « multiples » aux caractéristiques techniques et à l’expression spécifiques : lithographie, eau-forte, aquatinte, linogravure, burin, etc. L’exposition articule un ensemble d’environ soixante œuvres, réalisées depuis le début des années 2000 par des artistes principalement marocains et français, et plusieurs peintures et sculptures qui viendront illustrer, voire questionner, en tant qu’œuvres uniques, cette thématique de l’un et du multiple. Inaugurée le 29 juin 2012 à la Galerie Delacroix de l’Institut français de Tanger, puis présentée successivement de septembre 2012 à juin 2013 dans neuf établissements du réseau culturel français au Maroc (huit Instituts français et l’Alliance Franco-Marocaine d’Essaouira), De l’estampe au multiple offre la possibilité de découvrir ou de revoir un choix d’œuvres de Saâd Ben Cheffaj, Christiane Vielle, El Houssaïne Mimouni, Bouchaïb Maoual, Mustapha Yesfi, Terry Connor, Abdel Bassit Ben Dahman, Tibari Kantour, Bouchaïb Habbouli et d’autres. A l’occasion de cette exposition, la Galerie Delacroix de l’Institut français de Tanger édite un catalogue des œuvres de l’exposition, assorti d’une sélection de textes et d’entretiens menés avec les artistes invités en résidence de production.

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PARTENAIRE OFFICIEL DE L’ALLIANCE FRANCO-MAROCAINE D’ESSAOUIRA


MÉDIATHÈQUE Seul(e), entre amis ou en famille, venez faire une pause lecture à la médiathèque ! 7000 documents vous sont proposés pour tous les âges et pour tous les goûts ! en cette rentrée, 200 nouveautés en jeunesse, ainsi que de nouveaux titres en arabe à découvrir ! Accès gratuit et ouvert à tous ! Bienvenue ! Marhaban bikoum ! Nous vous accueillons du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 18h30 Tarifs Normal : 150 dhs Solidaire : 300 dhs Sur place, la lecture est gratuite

La carte d’adhésion à la médiathèque est valable un an à partir de la date d’inscription. Elle permet d’emprunter des documents et de participer aux animations proposées par la médiathèque.

Pour toute information, contactez-nous 05 24 78 48 78 ou mediatheque.afme@gmail.com NOUVEAU ! A partir de décembre, ne manquez pas le lancement de la nouvelle plateforme numérique CULTURETHEQUE MAROC qui vous offre un bouquet de contenus culturels français et francophones. Grâce à une simple inscription à la médiathèque, profitez désormais d’un accès illimité à la presse, visionnez des films et documentaires, écoutez des conférences, lisez des e-books, et revivez les événements forts de tous les Instituts français et Alliances au Maroc confortablement installés chez vous !

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Documentaire Pour une nouvelle Séville jeudi 8 novembre 2012 - 19h à l’AFME Réalisé par Kathy Wazana, 2011, 1h 12min Mois du documentaire de l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

La projection sera suivie d’une discussion avec Kathy Wazana, réalisatrice Pour une Nouvelle Séville est l’histoire d’un exode contemporain et de l’impact qu’il a eu sur ceux qui sont partis, ceux qui sont restés et la terre ancestrale qu’ils ont abandonnée. Ce long-métrage documentaire est en même temps enquête historique et film d’essai, portant sur l’identité de Juif-Arabe, cette double identité qui dérange tant la notion, fort problématique, de l’ennemi.

Documentaire TINGHIR-JERUSALEM : les échos du Mellah jeudi 15 novembre 2012- 19h à l’AFME Réalisé par Kamal Hachkar, 2011, 1h22min Mois du documentaire de l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

“En France, j’ai grandi dans l’idée que tous les berbères étaient musulmans. Mais à Tinghir, ma ville natale dans l’Atlas Marocain, les récits de mes grands-parents m’ont fait découvrir que d’autres berbères étaient juifs. Pourtant, au début des années 60, malgré plus de 2000 ans d’histoire commune, tous ces juifs quittent l’Atlas jusqu’au dernier. Je pars alors à la rencontre de cette mémoire enfouie auprès de la génération qui a connu cette présence juive, mais très vite cette recherche me mène en Israël, où je retrouve quelques-unes des familles originaires de Tinghir. Avec eux, entre Israël et le Maroc, Tinghir-Jérusalem : les échos du Mellah fait résonner les chants, les voix et les histoires de cette double identité partagée entre Juifs et Musulmans”.


Documentaire My Land jeudi 22 novembre 2012 - 19h à l’AFME Réalisé par Nabil Ayouch, 2011, 1h 22min Mois du documentaire de l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

My land donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948, sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans. Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leur pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi. Entre ces deux mémoires, il y a une réalité. La réalité de deux peuples qui se battent pour la même terre. Il en ressort un dialogue à distance qui met en perspective ce conflit sous un angle avant tout humain.

Sélection ESAV jeudi 29 novembre 2012- 19h à l’AFME Mois du documentaire de l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

Suite à un atelier organisé par l’Ecole Supérieure des Arts Visuels et animé par la réalisatrice Dalila Ennadre, des élèves de 2ème année de l’ESAV ont réalisé des documentaires sur le thème des femmes et de la féminité au Maroc. Cet atelier a bénéficié du soutien de l’Institut français du Maroc. Archipel, réalisé par Djamel Kerkar – Plongée dans le quotidien d’une tannerie de Marrakech – 12’ Avec Elle, réalisé par Haitam Alaoui – Portrait de la mère du réalisateur – 12’ Euterpe, réalisé par Anas Hatimi – Poème visuel réalisé à partir d’archives de la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision – 13’ La Rue-Mère, réalisé par Darko – Portraits d’enfants des rues de Marrakech – 12’ Ma foi et l’encens, réalisé par Sara Mikayil – Dialogues entre une mère et sa fille – 11’ Hahya Merhouna, réalisé par Azoughar Ferdaous – Présentation du foyer Dar Bellarj et des femmes qui le fréquentent – 12’ Femme(s), réalisé par Rasoanaivo Tovoniaina – Dialogues avec des femmes actives de la société civile – 14’ Parkour, réalisé par Nabir Ajah – Portraits de deux sœurs – 11’ Kwitanga (le don de soi), réalisé par Evrard Ngendakumana – Rencontre avec des femmes originaires d’Afrique subsaharienne – 12’ Le Combat des Artisanes, réalisé par Ali Benchekroune – Portraits des artisanes de Marrakech – 13’

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PARTENAIRE OFFICIEL DE L’AFME


ICI / XI EDOUARD BOYER www.boyeredouard.net

résidence du 15 novembre au 1er décembre 2012 Edouard Boyer, artiste, diplômé de l’ENSAD en scénographie et professeur agrégé en Arts Plastiques, vit à Paris et enseigne à l’HEAR, l’école des Hautes Etudes des Arts du Rhin. Il déploie son travail d’artiste par un ensemble de protocoles simples qu’il active et réactive au gré des expositions. Ainsi, le projet SNOWI, qui a pu être développé dès 2005 au CNEAI de Chatou puis à l’espace Ricard, au CAPC de Bordeaux, à la BOX de Bourges, au FRAC Poitou-Charentes, au CRAC de Sélestat et par de nombreuses publications. Tous les protocoles tels SNOWI, LA COLLECTION, BERLIIN, LE GESTE 1, MISSING, DE LA REALITE, BIOGRAPHIE, BIO-TAXE et d’autres, engagent l’auteur à s’affaiblir et à s’aliéner. La disparition considérée comme expérience esthétique toujours inachevée, naît et renaît sous des formes publiques et communes comme la BD, la collection, la publicité, l’avis de recherche, le sondage, la biographie.

“Projet après projet, j’excède ma propre présence : ma BIO-GRAPHIE est commandée par une foule d’internautes, MISSING développe un programme de portraits virtuels après une disparition fictive, NICOLAS CARRE consiste en une série d’apparitions dans la presse sous une identité d’emprunt et BERLIIN enrôle ma vie dans une communauté furtive. De surcroît, les expositions elles aussi, excèdent leur propre cadre : BERLIIN à Berlin, L’horizon des événements à Lyon et MISSING à Juvisy/Orge sont trois expositions récentes qui se déploient avant ou après les dates annoncées, mais surtout ailleurs. L’espace de l’exposition excède largement le lieu dit « de l’exposition » comme le récit des présences excède la personne.” Ce texte a été publié dans Je(eux) d’exposition, colloque Beaux arts de Nîmes

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Exposition LE MAROC CONTEMPORAIN ET LA RELIGION : PRATIQUES DE L’ISLAM, DU CHRISTIANISME ET DU JUDAISME

ANNE DE HENNING vernissage le lundi 3 décembre 2012 à 19h à l’AFME 3 décembre 2012 - 6 janvier 2013 en tournée dans les Alliances et Instituts Français au Maroc

Cette exposition comprend 50 œuvres photographiques réalisées en 2011 et 2012 à l’occasion de trois résidences d’artiste effectuées au Riad Denise Masson sur l’invitation de l’Institut Français. Lieu propice à la réalisation de ce projet, le riad est l’ancienne demeure de ‘la Dame de Marrakech’ (1901-1994), qui fut le fervent soutien de ‘la compréhension fraternelle’ entre les religions monothéistes et l’auteur d’une traduction du Coran de l’arabe en français (La Pléiade, 1967). “Au long de mes séjours au Maroc, grâce à des rencontres avec de nombreux religieux et intellectuels, j’ai bénéficié d’un accès unique aux lieux de cultes des trois religions, qui m’a permis de documenter rites et monuments. On découvrira entre autres : la Koutoubia, la confrérie soufie de la zaouia de Sidi Bel Abbes - le plus important des sept saints protecteurs de Marrakech (lieux

normalement inaccessibles aux nonmusulmans)-, la prière du matin à la synagogue du Mellah de Marrakech, la messe dominicale à l’église d’Essaouira, les vêpres au couvent de rite catholique oriental melkite de Tazert.

Ces photographies témoignent de l’histoire du Maroc comme lieu de rencontre des trois religions monothéistes aujourd’hui présentes sur son sol.”


conférence de ABDELKADER MANA Le syncrétisme religieux au Maroc : le cas des Regraga dans le cadre de l’exposition de Anne de Henning

mardi 4 décembre 2012 19h à l’AFME la conférence débutera par la projection du documentaire Le printemps des Regraga, 26’

Ph. Youssef Amchir

Ethno – poète, Abdelkader Mana a une approche Rousseauiste des réalités sociales et culturelles de son pays, le Maroc, et plus particulièrement de ce « port de transe » qu’est Mogador, où il est né et vers lequel il ne cesse de revenir avec bonheur, ainsi que son fauve arrière pays où il vient se ressourcer à ces lumineux rivages où le genet fleurit plutôt qu’ailleurs. C’est là qu’il fit ses premiers pas d’ethnomusicologue en allant, en compagnie de Georges Lapassade, recueillir à l’aube des années 1980 les chants des moissonneurs du pays Haha, où la production poétique anonyme collective est attribué au compositeur de la montagne, sorte de Zarathoustra Berbère. Depuis lors l’auteur ne cesse de parcourir le Maroc, du Rif au Sahara pour retrouver l’esprit de chaque lieu avec sa musique et sa poésie particulière…. Selon une vieille légende : « Les Regraga pratiquaient la pêche en mer avec des olives piquées à des hameçons. Apparut Sidna Aïssa, il demanda à ces hommes de le suivre. Ils partirent et en route ils eurent faim. Sidna Aïssa se mit en prière et, à deux reprises, une table descendit du ciel ; une première fois avec du raisin et du pain, la seconde fois avec du poisson du sel et du pain. Ces miracles convainquirent les Regraga et ils se firent chrétiens. Ils se vêtirent désormais de blanc, se chaussèrent avec du doum tressé et prirent comme chef un apôtre : Chamoun (Simon). Une basilique fut édifiée au bord de l’oued Tensift. Les Regraga vécurent quelque temps en paix, faisant sans doute du commerce avec les Romains de la côte comme les Zegrenzen plus à l’Est le faisaient avec ceux de Volubilis – un descendant de Chamoun Ouadah (Judas) fut le dernier souverain chrétien qui régna sur toute la région du Tensift. » A eux seuls, les Regraga, symbolisent le syncrétisme religieux au Maroc : descendants de Ouadah (Judas), il auraient cru en Jésus avant d’aller à la rencontre du Prophète Mohamed à l’avènement de l’Islam. À propos de ces prosélytes Regraga, hommes de Dieu, faiseurs de pluie, Jacques Berque note : « Dans le Sud marocain, les Regraga font « la soudure », si j’ose dire, entre deux cycles prophétiques : celui de Jésus et celui de Mahomet. Disciples du premier, Hawâriyyûn, ils sont comme les baptistes du second, qu’ils annoncent, et qu’ils vont trouver dès le début de sa mission. Leur personnalité oscille entre une qualification confrérique et une qualification ethnique. » La légende des sept saints regraga s’inscrit dans une vielle tradition méditerranéenne dont la source serait celle des Sept Dormants d’Ephèse en Turquie comme le soulignait en 1957 Louis Massignon : « En Islam, il s’agit avant tout de « vivre » la sourate XVIII du Qora’n, qui lie les VII dormants à Elie (khadir), maître de la direction spirituelle - et la résurrection des corps dont ils sont les hérauts, avant coureur du Mehdi, au seuil du jugement, avec la transfiguration des âmes, dont les règles de vie érémitiques issues d’Elie sont la clé. Ce culte a donc persisté en Islam, à la fois chez les Chiites et les Sunnites mystiques. » Et jusqu’à nos jours, ils font l’objet d’un pèlerinage circulaire à chaque équinoxe du printemps au pays Chiadma au Nord d’Essaouira. Ce vieux pèlerinage agraire serait à l’origine de la tradition des sept saints de Marrakech. Abdelkader Mana

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conférence de Mohamed Elmedlaoui L’histoire de la religiosité chez leS Berbères ; Que peut nous en dire le patrimoine lexical? dans le cadre de l’exposition de Anne de Henning

mardi 11 décembre 2012 19h à l’AFME Mohamed Elmedlaoui est un linguiste berbérisant, arabisant et hébraïsant, auteur de plusieurs livres et articles (en arabe, français ou anglais) dans les domaines de linguistique, musique, arts plastiques et religions du Livre. Membre fondateur de plusieurs sociétés savantes ou civiles (Société de Linguistique du Maroc, Morroccan Fulbright Alumni Association, Appel Citoyen, Conseil National de la Musique, etc.), ancien ‘Fullbright grantee’ (à l’Université d’Amherst, USA) et plusieurs fois affilié au CNRS (Paris), il était vice-doyen de la FLSH à Oujda, puis directeur de recherche à l’IRCAM (Rabat), avant de rejoindre l’IURS à l’Université Mohamed V-Souissi en tant que chercheur dirigeant l’équipe de recherche GIM (Géopolitique, Identité et Migration). De tradition, fort longtemps, l’Afrique du Nord est profondément de tradition orale et offre trop peu d’éléments concrets de son histoire spirituelle et confessionnelle, notamment après l’avènement des religions abrahamiques. Les autres sources, dont celles latines et arabes, nous renseignent en termes généraux que, tout au long de cette époque, cette partie du monde a toujours connu une effervescence religieuse forte. Il est historiquement établi que l’un des premiers mouvements sectaires à caractère ethno-politique, du christianisme dès son établissement comme religion d’Etat, fut le donatisme de l’Afrique du Nord. Avant de se convertir au christianisme et d’y jeter les bases du dogme de l’Eglise Catholique en s’attaquant farouchement à ses compatriotes donatistes, le berbère latinisé Saint Augustin, était un fervent manichéen. André Chouraqui rapporte que «Tertullien, au IIIe siècle, nous montre comment les Berbères observaient le Shabbat, les jours de fête, le jeûne, les lois alimentaires juives». L’ethnographie moderne a examiné certains anciens cultes et divinités païennes des Berbères tels que Anzar, Yakuš, etc. Le premier, anzar, signifiant actuellement “pluie” en berbère tashlhiyt, est toujours invoqué dans le Sous, dans une comptine d’enfants (Anzar, a Baba-Rbbi “Pluie! Ô Dieu le Père”) qui rappelle la prière juive (‫וניקלא םשה‬, ‫ןת‬ ‫“ רטמ ונל‬Eternel, notre Dieu, donne-nous de la pluie”). Dans la dédicace en libyque de 50 mots du temple du roi berbère Massinissa (138 av. JC), la racine √špt, qui correspond à l’hébreu ‫“ טפוש‬juge”, revient 5 fois comme titre des ancêtres de ce roi. Mais l’histoire religieuse en général des Berbères n’a guère intéressé les spécialistes. Et, étant donné le poids de l’oralité évoquée plus haut, c’est à partir des indices du lexique berbère, en tant que patrimoine oral à fond de strates diachroniques, que nous nous proposons d’explorer certains éléments de cette histoire, en mettant un accent particulier sur le nom de Dieu, les titres de saints, les patronymes et ethnonymes.


conférence de Jacques Rancière LE PARTAGE DU SENSIBLE vendredi 14 décembre 2012 19h à l’AFME En partenariat avec l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

sur une proposition de Ali Benmakhlouf, dans le cadre du cycle de conférences les éclats du printemps arabe Jacques Rancière est professeur émérite à l’université Paris VIII saint Denis.

Le spectateur émancipé, Paris : La fabrique éditions, 2008. Politique de la littérature, Paris : Galilée, 2007. Le destin des images, Paris : La fabrique éditions, 2003. Le partage du sensible – esthétique et politique, Paris : La fabrique éditions, 2000.

“Pour que les arts puissent donner visibilité aux masses, ou plutôt à l’individu anonyme, ils doivent d’abord être reconnus comme arts. C’est-à-dire qu’ils doivent d’abord être pratiqués et reconnus comme autre chose que des techniques de reproduction ou de diffusion. C’est alors le même principe qui donne visibilité à n’importe qui et fait que la photographie et le cinéma peuvent être des arts. On peut même renverser la formule. C’est parce que l’anonyme est devenu un sujet d’art que son enregistrement peut être un art. Que l’anonyme soit non seulement susceptible d’art mais porteur d’une beauté spécifique, cela caractérise en propre le régime esthétique des arts. Non seulement celuici a commencé bien avant les arts de la reproduction mécanique, mais c’est proprement lui qui les a rendus possibles par sa manière nouvelle de penser l’art et ses sujets.” interview donnée à E. Tassin, et S. Douailler et A.Fjeld

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Mohamed Tabal peintures sur panneaux Ph. : Sylvie Brignon


Spectacle jeune public ALICE AU PAYS DES GNAWA opéra gnaoui

KHALID K www.khalidk.com samedi 15 décembre 2012 16h à l’AFME Depuis 10 ans, Khalid K fait le tour du monde avec ses spectacles. Reconnu pour sa technique vocale époustouflante et sa manipulation des boucles inédite, il a développé en parallèle de ses représentations des moments privilégiés de rencontre auprès de publics variés, où la pédagogie rencontre le ludique.

Venu à l’AFME en 2009 pour présenter « le tour du monde en 80 voix », qui voyage sur toutes les scènes avec plus de 500 représentations depuis 2006, Khalid K nous propose sa nouvelle création : «  Alice au pays des gnawa » Khalid K a tout un peuple dans la tête et une maîtrise des sons totalement inédite. Virtuose des registres à la fois polyphonique lyrique et tribal, il se numérise et se multiplie, pour nous ressourcer dans un voyage à couper le souffle à travers la transe, le groove et le partage. Khalid K a grandi avec les rythmes gnawa dans la tête ; venu au monde à Casablanca, il découvre la France au travers des cités de transit puis d’un HLM de Bagnolet. Pour se faire à sa vie occidentale, il aura besoin de museler le souffle vibrant de ses racines. C’est bien plus tard, dans la poursuite de son développement vocal — démarche intime qui le pousse à rassembler les bribes de son histoire et à se rassembler — que Khalid K exhale ses origines. Il revient alors dans la ville blanche pour renouer, par le rêve et la mémoire, avec les moindres sensations du quartier où il vivait avec sa famille. Il retrouve les visages, les parfums : dans une maison, deux familles entières avec les tantes, les oncles et les milliards de cousins toujours là. Seulement voilà, pendant ses explorations et improvisations, certains fragments de son père et sa mère lui échappaient encore ; une source jamais dite qui a sans doute agi sur ce qui le fait Homme aujourd’hui : leurs origines d’avant Casablanca, leur enfance dans le désert. Une énergie enfouie lui est rendue progressivement dans les retrouvailles avec ses filiations. TIMTIG sud Maroc !


Concert QUATUOR ANCHES HANTÉES mardi 18 décembre 2012 19h à l’AFME En partenariat avec l’Institut Français du Maroc Saison culturelle France-Maroc

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En faisant le pari de la transcription, le Quatuor Anches Hantées propose plus qu’une adaptation : une relecture riche et colorée dans laquelle la clarinette dévoile son panel d’expressions. Principal représentant français du quatuor de clarinettes, le Quatuor est lauréat du CNSM de Paris en 2009 et du Concours "Musique d’ensembles" de Paris 2005. Il est depuis novembre 2010 Lauréat de la Fondation Banque Populaire. Sa volonté d’ancrer définitivement le quatuor de clarinettes dans le paysage musical français l’amène à développer de nombreux projets pédagogiques (stages de Conques et Decazeville, masterclass) et pluridisciplinaires : il crée en février 2011 son Concert "CHA[t]RIVARI", fruit d’une mise en relation de son travail et de celui de Philippe Geluck et son personnage du Chat. Les tournées des Jeunesses musicales de France auxquelles il participe de 2007 à 2009 et auxquelles il participera de 2011 à 2013 – incarnent sa démarche de popularisation de la musique classique, démarche relayée également sur les ondes de France Musique, France Inter et Radio Classique. Le Quatuor a reçu en 2009/10 le soutien du Centre Européen de Musique de Chambre Proquartet et est Lauréat de la Fondation Banque Populaire. Lauréat du Concours Musique d’ensembles de Paris-FNAPEC en 2004, il a obtenu en 2009 le Premier Prix de Musique de Chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.


Programme de l'AFME / septembre-décembre 2012  

Programme des activités artistiques de l'Alliance Franco-Marocaine d'Essaouira

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