Page 1

YOUTH OPINION - AUTUMN 2015

FREE / GRATUIT

IN THIS ISSUE:

SUSTAINABLE DEVELOPMENT GOALS / THE GREEN ECONOMY / INTERVIEW: PIERRE RHABI / CLIMATE CHANGE: IMPACT & WHEN YOUNG PEOPLE TAKE ACTION

DANS CETTE EDITION: OBJECTIFS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE / L’ECONOMIE VERTE / ENTRETIEN: PIERRE RHABI / L’IMPACT DU CHANGEMENT CLIMATIQUE & QUAND LES JEUNES PASSENT À L’ACTION


EDITORIAL TEAM / EQUIPE ÉDITORIALE Allan Päll – Editor in Chief / Rédacteur en Chef Sarah Farndale – Editor / Rédactrice Johanna Nyman – Editor-at-Large/ Rédactrice régulière Gabriele Trapani – Art Director / Directeur artistique Anne Debradandere – Translator / Traductrice

CORRESPONDENTS / CORRESPONDANTS Aleksandra Maldžiski – OBESSU Ioana Petrescu – ESN EDITORIAL DESIGN AND ART DIRECTION / DESIGN EDITORIAL ET DIRECTION ARTISTIQUE : THE STUDIO WECROSSTHELINE - info@wecrosstheline.tv Cover graphics / Couverture graphique : Francesco Tagliavia, www.cutway.it

INFO Join our Pool of Correspondents / Rejoins notre Equipe de Correspondants : Join our Pool of Artists / Rejoins notre Equipe d’Artistes : youthopinion@youthforum.org European Youth Forum 10 Rue de L'Industrie, 1000, Bruxelles, Belgium – Belgique WWW.YOUTHFORUM.ORG

with the support of / avec le soutien de: The European Commission / La Commission européenne The European Youth Foundation of the Council of Europe / le Fonds européen pour la Jeunesse du Conseil de l’Europe

2014 European Youth Forum

ISSN : 2032-9938


editorial Allan Päll

How will you look back at today a decade down the road from now? What would be the defining moments of the era? History is often written around key moments and events. Will we be praised for the key events of 2015 or will it be branded as the start of the downfall?

that these goals become an everyday discussion and normal practice in our environment in youth organisations. Imagine if all youth organisations, which involve tens of millions of young people in Europe each year, put the Sustainable Development Goals into practice. What a force that would be! And what an experience that would be for youth!

We have an exceptional opportunity as a generation. Around half of the world’s population is under 30 years of age. We are a young world! But close to 90% of those young people live in emerging and developing economies, particularly in the Middle East and Africa. In terms of wealth distribution and reducing inequalities, we don’t have the best starting point. Nor does it look good when it comes to raw materials and commodities and access to and sustainability of those. Neither does it look bright concerning the impact of climate change. And yes, 2015 marks the agreement of new universal goals for sustainable development, agreed within the United Nations, but also the impending climate change negotiations, which are both unprecedented opportunities. But the importance here is not about reaching agreement on its own. The opportunity is our generation - we will have to embed these goals into our everyday lives. We will have to change the way we live – especially in developed countries. And what if we don’t? Well, then the visions of dystopia and the world after apocalypse will not be seen on the silver screen, but those horrors will, quite literally, be on our doorstep. And of course, technological advances that we see accelerating in many areas might be there to help us. Some would hope – even to save us. But let’s not count on that, as not all innovation may prove good in the long term. Mostly, this is an educational challenge as we seek to change mindsets to care deeply about the goals that 2015 brought us. Of course, we need to make sure educational curricula adapts to this. But it is also our responsibility as youth leaders to make sure

One is never too sure if events transpire on their own or how much we can control them. But we can control what happens next with these goals, so let’s make sure that 2015 is not seen as a year full of wasted ink on paper and empty promises. In this edition of YO!Mag, these are the hopes expressed. Let’s make sure we live up to that.

/ fr

/ en

YO!Mag Autumn 2015 allan.pall@youthforum.org

Comment nous souviendrons-nous d’aujourd’hui dans dix ans ? Quels auront été les moments décisifs de cette l’époque ? L’histoire s’écrit souvent autour de moments et d’événements clés. Mériterons-nous des éloges pour les événements majeurs de 2015 ou cette année sera-t-elle perçue comme le début de la dégringolade ? Notre génération a une chance exceptionnelle. Près de la moitié de la population mondiale a moins de 30 ans. Le monde est jeune! Pourtant, près de 90% de ces jeunes vivent dans des économies émergentes et en voie de développement, en particulier au Moyen Orient et en Afrique. En termes de distribution des richesses et de réduction des inégalités, nous ne sommes pas les mieux placés. Il en est de même pour la situation des matières premières, de leur accès et de leur durabilité. L’avenir n’est pas non plus brilliant en ce qui concerne les impatcs du changement climatique. Et oui, 2015 verra l’adoption de nouveaux objectifs universels pour le développement durable, au sein des Nations Unies, mais aussi des négociations imminentes sur le changement climatique, qui sont toutes

deux des opportunités sans précédent. Mais ce qui est important ici n’est pas le fait d’aboutir à un accord en soi. L’opportunité, c’est notre génération – nous allons devoir intégrer ces objectifs dans notre vie de tous les jours. Nous allons devoir changer notre mode de vie – surtout dans les pays développés. Que se passerat-il si nous ne le faisons pas ? Eh bien, les visions de la dystopie et du monde après l’apocalypse ne se verront plus uniquement sur grand écran, non; ces horreurs seront littéralement à nos portes. Bien sûr, les progrès technologiques auxquels nous assistons dans de nombreux domaines pourraient nous aider. Certains espèrent même qu’ils nous sauveront. Mais n’y comptons pas, les innovations ne s'avèrent pas toutes positives dans le long terme. Il s’agit principalement d’un défi éducatif car nous cherchons à changer les mentalités pour nous soucier pleinement des objectifs de 2015. Bien sûr, nous devons nous assurer que les programmes scolaires s’y adaptent. Mais il est aussi de notre responsabilité en tant qu’animateurs socio-éducatifs de veiller à ce que ces objectifs soient un sujet de discussion de tous les jours et une pratique normale dans notre environnement d’organisations de jeunesse. Imaginez un instant que toutes les organisations de jeunesse, qui impliquent des dizaines de millions de jeunes en Europe chaque année, mettent les objectifs pour le développement durable en pratique. Quelle force cela représenterait ! Et quelle expérience pour les jeunes ! Impossible de dire si les événements se produisent d’eux-mêmes ni dans quelle mesure nous pouvons les contrôler. Mais, nous pouvons contrôler ce qui se passe dans le cadre de ces objectifs. Veillons donc à ce que 2015 ne soit pas perçue comme une année à gaspiller de l'encre sur du papier et à faire des promesses sans lendemains. Ce sont les espoirs que nous exprimons dans ce numéro du YO!Mag. Faisons tout pour les respecter.


Ieva Kuneviciute

/ en

Stephanie is currently working as a Policy Officer at the European Youth Forum. She is responsible for the Youth Forum’s work with the United Nations and on global issues, in particular coordinating the efforts relating to the Sustainable Development Goals. Stephanie holds a Masters in International Relations from the University of Strasbourg and specialised in cooperation between the EU and developing countries. Prior to joining the European Youth Forum, Stephanie worked with networks of development NGOs in Brussels.

/ en

Ieva is currently working as Monitoring and Organisational Development at the European Youth Forum. She is responsible for monitoring ongoing projects and support services for member organisations as well as new organisations that wish to become members of the Youth Forum. Ieva holds Bachelors in Political Science and Masters in Human Rights and Democratisation. Previously Ieva worked with Terre des Hommes mission in Kosovo and Balkan Investigative Reporting Network in Serbia. Ieva also volunteered for several youth organisations in Lithuania.

Stéphanie est chargée politique au Forum européen de la Jeunesse. Elle est responsable du travail du Forum avec les Nations Unies et sur les questions globales, en particulier la coordination des efforts liés aux Objectifs pour le Développement durable. Stéphanie possède une maîtrise en Relations internationales de l'Université de Strasbourg et elle est spécialisée dans la coopération entre l'UE et les pays en voie de développement. Avant de rejoindre le Forum Jeunesse, elle travaillait avec des réseaux d'ONG de développement à Bruxelles.

Bérénice is a Board member of the Youth Forum, aged 25, and is from France. Firstly involved in a small cultural association at university, she soon joined the national network of student associations, Animafac, becoming its president in 2012. She then joined CNAJEP, the French Youth Council, became a member of the French Economic, Social and Environmental Committee and graduated from university in social sciences. She is for now fully dedicating herself to volunteering, appreciating all these learning experiences, fighting for youth rights, equality, participation and the recognition of non formal learning… and still finding time to be part of an orchestra!

/ fr

Ieva travaille sur le Contrôle et le Développement de l'Organisation au Forum Jeunesse. Elle est chargée de superviser les projets en cours et les services de soutien aux organisations membres ainsi qu'aux nouvelles organisations qui souhaitent s'affilier au Forum. Ieva possède une licence en Sciences politiques et une maîtrise en Droits humains et Démocratisation. Auparavant, Ieva travaillait pour la mission Terre des Hommes au Kosovo et le Balkan Investigative Reporting Network en Serbie. Elle a également été volontaire dans plusieurs organisations de jeunesse en Lituanie.

Tamara Milovanovic' / en

/ fr

Laura est chargée politique pour l'Emploi au Forum Jeunesse. Elle fait du plaidoyer pour plus d'emplois de qualité pour les jeunes et effectue des recherches sur les politiques d'inclusion sociale à destination des jeunes. Laura a étudié les Sciences politiques à Zurich. Elle a déménagé à Bruxelles il y a quatre ans et travaille depuis sur le thème des affaires sociales et de l'emploi au sein de l'UE .

Bérénice, membre du Conseil d'administration du Forum, 25 ans, Française. Impliquée dans un premier temps dans une petite association culturelle à l'université, elle a vite rejoint le réseau national des associations d'étudiants, Animafac, et en est devenue la présidente en 2012. Elle a ensuite rejoint le CNAJEP, le Comité pour les Relations nationales et internationales de Jeunesse et d'Education populaire. Elle est devenue membre du Comité économique, social et environnemental français et a obtenu un diplôme universitaire en Sciences sociales. Pour l'instant, elle se consacre pleinement au volontariat, appréciant toutes ces expériences d'apprentissage, luttant pour les droits des jeunes, pour l'égalité, la participation et la reconnaissance de l'apprentissage non formel... et elle trouve encore le temps de jouer dans un groupe!

Tamara, originally from Serbia, is a volunteer with International Young Naturefriends. She is a Dramatic Arts student and is passionate about photography. She actively participates in the World Wildlife Fund event, “Earth Hour“, which aims to raise awareness about climate resources and the conservation of natural resources. She has taken part in several youth exchange programmes. Tamara is very interested in nature and would like to be more active in the environmental field.

/ fr

/ en

Laura currently works as Policy Officer on Employment at the European Youth Forum. She advocates for more quality employment for young people and conducts research on social inclusion policies for young people. Laura has studied Political Science in Zurich. Four years ago, she moved to Brussels and has since worked in EU social and employment affairs.

/ fr

.04

Laura Gies

/ en

Bérénice Jond

YOUTH OPINION

Stephanie Beecroft

/ fr

CONTRIBUTORS

Tamara, originaire de Serbie, est volontaire chez les Jeunes Amis de la Nature. Elle étudie les Arts dramatiques et est passionnée de photographie. Elle participe activement à l'événement du Fonds mondial pour la Nature, "Une Heure pour la Terre", qui vise à sensibiliser aux ressources climatiques et à la conservation des ressources naturelles. Elle a participé à plusieurs programmes d'échanges de jeunes. Tamara est très intéressée par la nature et elle souhaiterait être plus active dans le domaine de l'environnement.


NEWS .08

INFO FORUM News from our Members / Nouvelles de nos Membres

YOUTH RIGHTS .8

YOUTH POLICY WATCH

DOSSIER .18 INTRODUCTION FROM THE PRESIDENT / INTRODUCTION DE LA PRÉSIDENTE .20 INTERVIEW / ENTRETIEN: PIERRE RHABI .22 CLIMATE CHANGE: IMPACT / L’IMPACT DU CHANGEMENT CLIMATIQUE .25 WHAT CHANGED AROUND US? / CE QUI A CHANGÉ AUTOUR DE NOUS .29 CLIMATE CHANGE: WHEN YOUNG PEOPLE TAKE ACTION / CHANGEMENT CLIMATIQUE : QUAND LES JEUNES PASSENT À L’ACTION

HOTPOT

.32 EAT THE FUTURE YOU WANT .35 JE COURS / I’M RUNNING

GRAPHIC JOURNALISM .38

CLIMATE CHANGE, HERE AND NOW / LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, ICI ET MAINTENANT

Q&A .48

10 SMALL THINGS TO BE GREENER / 10 PETITES CHOSES POUR ÊTRE PLUS ÉCOLOGIQUE

.05

.10 SUSTAINABLE DEVELOPMENT GOALS – WHAT DO THEY MEAN FOR YOUTH? / OBJECTIFS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE – QUE SIGNIFIENT-ILS POUR LES JEUNES ? .15 THE TRANSITION TO GREEN ECONOMY / LA TRANSITION VERS L’ÉCONOMIE VERTE

YOUTH OPINION

News from youth policy in Europe / Nouvelles sur la politique jeunesse en Europe.


News from our Members Nouvelles de nos Membres

.06

YOUTH OPINION

INFO FORUM

.01 Rural Youth Europe Our member organisation from England (NFYFC) has developed a game. The aim of the game was to raise awareness of where our food comes from, by matching the food with it producer in a Twister-like board game. Notre organisation membre d'Angleterre (NFYFC) a créé un jeu avec le Forum européen de la Jeunesse. Le but du jeu est de sensibiliser à l'origine de notre nourriture en faisant correspondre les aliments avec leur producteur dans un jeu du style Twister. www.nfyfc.org.uk/national_ news?articleid=10687


news European Students’ Union

Consejo de la Juventud de España

The Youth Express Network has spent the last year working on Inclusion Express, a campaign for social inclusion and youth rights. Y-E-N will hold conferences in Strasbourg, France, and Brussels, Belgium, to educate stake-holders in the campaign’s findings from the 14th to the 20th of November. There, they will discuss how to implement lessons from the campaign at the local and European level.

The European Students’ Union will join with a new project funded by an EU grant within the Erasmus+ programme this autumn. The project is called Measuring and Comparing Achievements of Learning Outcomes in Higher Education in Europe (Calohee). The goal of the project is to assess how well educational institutions prepare students for joining the workforce. The project hopes to release its initial findings in spring 2017 and then could focus on different degree programmes in the future.

Tour Juventud Necesaria (necessary youth) is an initiative from the Spanish Youth Council that travelled all around Spain in September and October in a customised van, stopping at all the regional capital cities to disseminate the Research ”Juventud Necesaria” at regional level on the consequences of youth unemployment, lack of emancipation and youth migration. In every region the CJE held a press conference, meetings with local and regional authorities on youth, and consultations with young people. The theme of the Youth Forum's COMEM this November is "Juventud Necesaria".

Youth Express Network a passé l'année dernière à travailler sur Inclusion Express, une campagne pour l'inclusion sociale et les droits des jeunes. Y-E-N organisera des conférences à Strasbourg en France et à Bruxelles en Belgique du 14 au 20 novembre pour informer les parties prenantes des résultats. Ils discuteront de la manière d'utiliser les leçons tirées de la campagne aux niveaux local et européen. www.youthexpressnetwork.org /inclusion-express/

ESU va rejoindre un nouveau projet financé par une subvention de l'UE dans le cadre d'Erasmus+ cet automne. Le projet est appelé "Mesurer et Comparer les Aboutissements des Résultats de l'Apprentissage dans l'Enseignement supérieur en Europe, ou Calohee. Il a pour but d'évaluer dans quelle mesure les institutions pédagogiques préparent les étudiants à rejoindre le monde du travail. Le projet espère dévoiler ses premiers résultats au printemps 2017 et il pourra ensuite se concentrer sur différents programmes de diplôme à l'avenir. www.esu-online.org/news/article/6001/European-Students-Union-to-participate-inCALOHEE-new-Erasmus-Project/#50207376

Tour Juventud Necesaria (Jeunesse nécessaire) est une initiative du Conseil de la Jeunesse d'Espagne qui a parcouru l'Espagne en septembre et en octobre dans une camionnette customisée, et qui s'est arrêtée dans toutes les capitales régionales pour disséminer la Recherche "Juventud Necesaria" sur les conséquences du chômage des jeunes, le manque d'émancipation et la migration des jeunes. Dans chaque région, le CJE a organisé une conférence de presse, des réunions avec les pouvoirs locaux et régionaux sur la jeunesse, et des consultations avec les jeunes. Le thème du COMEM du Forum Jeunesse en novembre est "Juventud Necesaria". www.juventudnecesaria.es/gira

YOUTH OPINION

/ Youth Express Network

.07

.02 .03 .04


YPW

The Youth Policy Watch has changed! Youth policy news will now be included in the Youth Forum's new, weekly e-newsletter, YO!News. To sign up email: yonews@youthforum.org Le Youth Policy Watch a changé ! Les nouvelles relatives à la politique jeunesse seront désormais reprises dans le nouveau bulletin d’information électronique hebdomadaire du Forum, le YO!News. Pour vous y abonner, envoyez un mail à yonews@youthforum.org

YOUTH OPINION

THE FACT .08

The title of Europe’s Green Capital was this year awarded to Bristol in the United Kingdom. With achievements such as doubling the number of cyclists in the city and improving air quality it offers inspiration for other cities across Europe to follow in their, barely visible, carbon footprint. Cette année, le titre de Capitale verte de l’Europe a été décerné à Bristol au Royaume-Uni. Deux fois plus de cyclistes dans la ville, et une amélioration de la qualité de l’air : de quoi inspirer les autres villes d’Europe à suivre la voie et à réduire leur empreinte carbone.

THE PICTURE THE QUOTE The image of the unpaid UN intern pictured next to the tent he was living in created outrage this summer, once again showing the unfair, exploitative working conditions so many young people are faced with. L’image du stagiaire non rémunéré de l’ONU à côté de la tente où il vivait a provoqué l’indignation cet été, illustrant une fois de plus les conditions de travail non équitables et d’exploitation auxquelles tant de jeunes sont confrontés.

“The dramatic events of the summer have shown that we urgently need to put this common European asylum and refugee policy into practice.” - Jean-Claude Juncker Jean-Claude Juncker stresses the lack of a federal Europe, still ruled at the intergovernmental level, with member states so far incapable of finding a common solution to this human tragedy.

“Les événements tragiques de cet été ont démontré qu’il est urgent de mettre cette politique européenne commune d’asile et de refuge en pratique”. - Jean-Claude Juncker Jean-Claude Juncker souligne l’absence d’une Europe fédérale, toujours gouvernée au niveau intergouvernemental, les Etats membres n’ayant jusqu’à présent pas été en mesure de trouver une solution commune à cette tragédie humaine.


THE FIGURE 2 DEGREES °C

YOUTH OPINION

The limit for the world’s rise in temperature that world leaders have agreed to maintain to keep our planet habitable. That rise in temperature could cause polar ice sheets to melt at an unstoppable rate, raising sea levels and displacing millions of people living on coasts. If we do nothing to curb out carbon emissions, we are on track to exceed that limit by 2035.

.09

2 DEGRÉS °C La limite de l’augmentation mondiale de la température qu’ont convenu de maintenir les dirigeants mondiaux pour garder notre planète habitable. Cette montée de la température pourrait provoquer la fonte des calottes polaires de façon imparable, augmentant les niveaux de la mer et déplaçant des millions de personnes vivant sur les côtes. Si nous ne faisons rien pour réduire les émissions de carbone, nous sommes en bonne voie pour dépasser cette limite d’ici à 2035.

THE EVENT

THE PERSON

EUROPEAN DEVELOPMENT DAYS

PHARELL WILLIAMS

The flagship event of the European Year for Development, the European Development Days took place in Brussels on 3rd and 4th June and gathered 5,000 participants from around the world, representing 1,200 organisations. 14 young ‘Future Leaders’ were selected to join high-level panel discussions on how to promote sustainable growth and cooperation.

Multi-award winning singer/songwriter Pharrell Williams recently spoke out on behalf on the millions of unemployed youth around the world. His video message advocating for sustainable, green jobs for young people was screened at the ILO’s World of Work summit this June.

JOURNÉES EUROPÉENNES DU DÉVELOPPEMENT L’événement phare de l’Année européenne pour le Développement, les Journées européennes du Développement, s’est déroulé à Bruxelles les 3 et 4 juin. Elles ont rassemblé 5.000 participants du monde entier, représentant 1.200 organisations. 14 jeunes “Futurs dirigeants” ont été sélectionnés pour rejoindre les discussions en panel de haut niveau sur la façon de promouvoir la croissance durable et la coopération.

Le chanteur/compositeur Pharrell Williams lauréat de nombreux prix s’est exprimé au nom des millions de jeunes chômeurs de par le monde. Son message vidéo préconisant des emplois durables et verts pour les jeunes a été diffusé lors du Sommet mondial sur l’Emploi de l’OIT en juin dernier.


.010

YOUTH OPINION

YOUTH RIGHTS

Sustainable development goals – what do they mean for youth? / Objectifs pour le développement durable – que signifient-ils pour les jeunes ? WORDS BY

STEPHANIE BEECROFT STEPHANIE.BEECROFT@YOUTHFORUM.ORG


youth rights / YOUTH OPINION

.011

/ en

Troels Dejgaard Hansen

Faced with an economic and environmental crisis, the United Nations has attempted to offer a solution: a set of 17 global goals to lead the world onto a path of sustainable development by 2030, a path where the needs of the present can be met without risking those of future generations.

suggest that we have a raw deal in comparison with older generationsi, and we cannot allow this to happen in the future. We cannot allow our own search for development, fulfilment and well-being to destroy the planet and the opportunities of future generations of young people.

For young people, who have been called the torchbearers of this new sustainable development agenda, this idea should resonate. As young Europeans, there is some evidence to

The 17 Sustainable Development Goals tackle such weighty issues as inequality, peace, climate change, unemployment and sustainable consumption.ii They require bold thinking that

deals with social, environmental and economic questions together. All countries must act, and act collectively, within their own borders as well as outside them. Are the goals perfect? No. Such is the nature of global compromise. But they are a step forwards. Decided, yes, by negotiators in the corridors of the United Nations, but also through several years of participatory processes touching millions of people around the world.


.012

YOUTH OPINION

Troels Dejgaard Hansen

This isn’t the first time that the United Nations has created a set of goals for development, but this time these goals apply to all countries and regions of the world – including Europe – and must be achieved for all people. The goals matter for young people, and young people matter for the goals. The main responsibility for implementing the agenda rests on the shoulders of our governments. But the responsibility for achieving the goals rests with all of us.

Ban Ki-moon has told young people, “You are the first generation that can end poverty – and the last that can act to avoid the worst effects of climate change”. This is a call to action we cannot ignore. We cannot act if we do not have the space, opportunities and resources to do so. As thoughts turn to implementing the goals, governments around the world need to recognise young people as contributors, innovators, educators, voters, citizens and partners in this sustainable development agenda.

Achieving the goals means pushing for youth employment and quality education, and fighting for inclusive and participatory politics. It also means recognising that our current way of life in Europe is not sustainable, and changing our lifestyles to make a difference.

Young people and youth organisations were big contributors to the creation of this sustainable development agenda. We should also lead the way in making sure the agenda is achieved. We need to stand ready to hold our governments to account for their commitments through these goals. United Nations Secretary-General

/ fr

It means giving up some things we are accustomed to. It means recycling. It means eating less meat. It means choosing to take the train. It means opting for products with an ethical supply chain. It means choosing not to buy. It means innovation. It means looking for alternatives. The good news is that young people are already leading the way in many of these changes.

Will the goals succeed? I don’t know. But I do know that without the participation and leadership of today’s and tomorrow’s generations of young people, achieving the goals will be impossible.

Face à la crise économique et environnementale, les Nations Unies ont tenté d’offrir une solution : une série de 17 objectifs mondiaux pour amener le monde sur la voie du développement durable d’ici à 2030 ; une voie où les besoins des générations actuelles pourront être réalisés sans compromettre ceux des générations à venir. Pour les jeunes que l’on a dénommé les porteurs de flambeau de ce nouveau programme pour le développement durable, l’idée doit résonner. Pour nous, jeunes Européens, les faits

suggèrent que nous avons hérité de la part du pauvre en comparaison avec les générations plus anciennes, et nous ne pouvons permettre que cela se répète dans le futur. Nous ne pouvons permettre que notre propre quête de développement, accomplissement et bien-être détruise la planète et les possibilités des futures générations de jeunes. Les 17 Objectifs pour le Développement durable abordent des questions aussi importantes que les inégalités, la paix, le changement climatique, le chômage et la consommation durable. Ils exigent un raisonnement audacieux qui aborde les questions d’ordre social, environnemental et économique de manière transversale. Tous les pays doivent agir, et agir de manière collective, tant au sein qu’en dehors de leurs propres frontières. Les Objectifs sont-ils parfaits ? Non. Telle est la nature de tout compromis global. Ils représentent néanmoins un pas en avant. Décidés, oui, par des négociateurs dans les couloirs des Nations Unies, mais aussi au fil de plusieurs années de processus participatifs qui ont touché des millions de jeunes à travers le monde. Ce n’est pas la première fois que les Nations Unies créent une série d’objectifs pour le développement, mais cette fois ces fameux objectifs s’appliquent à tous les pays et à toutes les régions du monde – y compris l’Europe – et ils doivent être réalisés pour tous les peuples. Les objectifs comptent pour les jeunes, et les


Les jeunes et les organisations de jeunesse ont grandement contribué à la création de ce programme pour le développement durable. Nous devons également montrer la voie pour garantir que ce programme aboutisse. Nous devons nous préparer à demander aux gouvernements de rendre des comptes sur leurs actions et engagements pour réaliser ces objectifs. Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a dit aux jeunes « Vous êtes la première génération qui puisse mettre fin à la pauvreté – et la dernière qui puisse agir pour éviter les pires effets du changement climatique ». C’est un appel à agir que nous ne pouvons ignorer.

Les objectifs seront-ils un succès ? Je l’ignore. Ce que je sais par contre, c’est que sans la participation et le leadership des générations de jeunes d’aujourd’hui et demain, il sera impossible de les réaliser. i www.theguardian.com/business/2014/aug/05/debthousing-costs-young-generation;

www.theguardian.com/news/datablog/2014/apr/14/willyour-generation-have-a-better-life-than-your-parents; www.lse.ac.uk/newsAndMedia/news/archives/2015/03/ Unequal-legacy-of-crisis-leaves-young-with-economicmountain-to-climb,-according-to-new-LSE-report.aspx Transforming our World : The 2030 Agenda for Sustainable Development : https://sustainabledevelopment.un.org/ post2015/transformingourworld

ii

“(Being a UN youth delegate) provides amazing opportunities to make the voice of our generation heard, working with youth delegates from different backgrounds is challenging, and it has definitely been the most intense years of my life. Working together with young people from all walks of life to contribute towards a more inclusive world in 2030 is the most rewarding thing I have done. It makes me feel proud at moments but most of all it has made me realise how much work is still out there and that only if we will be able to put our own interests on a side we can achieve the goals that are set for the next 15 years.” On his hopes for the SDGs Jilt says: “I hope that, building upon the achievements of the Millennium Development Goals, we can ensure this time that no one is left behind. For me, key priorities are: poverty eradication, migration and decent jobs for all.”

/ fr

DUTCH YOUTH DELEGATE TO THE UNGA AND 3RD COMMITTEE / JEUNE DÉLÉGUÉ HOLLANDAIS À L'AGONU ET AU 3ÈME COMITÉ

/ en

Nous ne pouvons pas agir si nous ne disposons pas de l’espace, des possibilités et des ressources pour le faire. Alors que les réflexions vont bon train autour de la mise en place des objectifs, les gouvernements du monde entier doivent reconnaître les jeunes comme des contributeurs, des novateurs, des éducateurs, des électeurs, des citoyens et des partenaires dans ce programme pour le développement durable.

JILT VAN SCHAYIK

"Etre un jeune délégué auprès de l'ONU procure des opportunités uniques pour faire entendre la voix de notre génération, travailler avec des jeunes délégués de milieux différents relève du défi, et ces années auront certainement été les plus intenses de ma vie. Travailler avec des jeunes de tous les horizons pour permettre un monde plus solidaire en 2030 est la chose la plus valorisante que j'ai accomplie. Parfois cela m'emplit de fierté, mais cela m'a surtout aidé à réaliser qu'il reste énormément à accomplir et que ce n'est qu'en mettant nos propres intérêts de côté que nous pourrons réaliser les objectifs fixés pour les 15 prochaines années." Par rapport à ses espoirs pour les ODD, Jilt déclare: "J'espère qu'en nous inspirant des Objectifs du Millénaire pour le Développement nous pourrons garantir que cette fois personne ne sera laissé pour compte. Pour moi, les priorités sont les questions migratoires, l'éradication de la pauvreté, et des emplois décents pour tous."

youth rights /

Cela implique d’abandonner certaines choses auxquelles nous sommes habitués. Cela implique de recycler, de manger moins de viande, d’opter pour les déplacements en train. Cela implique de choisir des produits issus de chaînes d’approvisionnement éthiques. Cela implique de choisir de ne pas acheter. Cela implique l’innovation, la recherche d’alternatives. La bonne nouvelle, c’est que les jeunes montrent déjà la voie pour beaucoup de ces changements.

YOUTH OPINION

Réaliser les objectifs signifie encourager l’emploi des jeunes et l’enseignement de qualité, ainsi que de lutter pour obtenir des politiques solidaires et participatives. Cela implique également de reconnaître que notre mode de vie actuel en Europe n’est pas durable, et de modifier nos styles de vie pour réellement changer la donne.

.013 .013

YO!Mag spoke to some United Nations youth delegates who attended this Autumn's UN General Assembly and Third Committee. Le YO!Mag a interrogé certains des jeunes délégués auprès des Nations Unies qui ont assisté à l'Assemblée générale de l'ONU cet automne ainsi qu'au 3ème Comité.

jeunes comptent pour les objectifs. La responsabilité majeure de la mise en œuvre du programme repose sur les épaules de nos gouvernements, mais la responsabilité de les réaliser repose sur nos épaules à nous tous et toutes.


/ fr

"Nous faisons le maximum pour aboutir au meilleur équilibre en faisant un plaidoyer auprès de l'ONU en faveur d'un développement plus durable en Allemagne et ce faisant également pour un avenir meilleur pour notre génération. Nous nous évertuons aussi à promouvoir le nouveau programme au sein de notre génération. Bref, c'est un travail extraordinaire mais qui peut aussi être parfois épuisant..."

.014

"C'est un sentiment formidable (de représenter les jeunes à l'ONU) parce que la voix des jeunes est trop souvent ignorée. Cependant il s'agit aussi d'une énorme responsabilité. Il faut à tout prix représenter les jeunes dans toute leur diversité et c'est là que réside le défi. En amenant la voix des jeunes à l'ONU, en faisant un plaidoyer pour la participation des jeunes et en partageant ensuite mes connaissances sur le programme pour l'après 2015 avec les jeunes en Suisse, j'ai le sentiment de contribuer à l'implication de notre génération dans des tâches de mise en place, de contrôle et de révision. J'espère sincèrement que les Etats et les parties prenantes réussiront à mettre en oeuvre le programme pour l'après 2015 d'une manière efficace, solidaire et sensée pour que les peuples et la planète soient réunis de manière harmonieuse."

/ fr

/ en

“We are trying our best to achieve the most successful balance of firstly advocating at the UN, lobbying for more sustainable development in Germany and by doing this also for a better future of our generation. We also strive to promote the new agenda within our generation. To sum it up, it's a wonderful job we have, however, an exhausting one at some points too..."

YOUTH OPINION

THE SWISS UN YOUTH DELEGATE / JEUNE DÉLÉGUÉE SUISSE AUPRÈS DE L'ONU

“It is a great feeling (to represent young people at the UN) because the youth voice is too often not heard. But it is also a great responsibility, you have to make sure you are representing youth in its whole diversity and this is a challenge. By bringing youth voices to the UN, by lobbying for youth participation and in return by sharing my knowledge about the post-2015 agenda with young people in Switzerland, I feel I am contributing to the involvement of our generation in the implementation, monitoring and reviewing tasks. I truly hope that the states and all stakeholders will succeed in implementing the post-2015 agenda in an efficient, inclusive and meaningful manner so that people and planet will be reunified in harmony.”

/ en

OCÉANE DAYER

JASMIN BURGERMEISTER & RUPERT HEINDL GERMAN YOUTH DELEGATES TO THE UN / JEUNES DÉLÉGUÉS ALLEMANDS AUPRÈS DE L'ONU

“Unfortunately the voice of youth is still slight voice in world politics. And so, we go on pushing ahead for young people's voice to be heard. Sustainable development is a matter that concerns young people as only a few other political issues do. We hope that not only leaders, but also all different stakeholders, will realise how urgently we have to address the problems of our world. If we all do, we have a real chance to achieve the SDGs. For this we need an efficient review mechanism, a strong European Union - united in the political will of going ahead as pioneers in order to transform our world and we need you wanting to change your life style!”

"Malheureusement, la voix des jeunes reste assez insignifiante dans le monde de la politique. C'est pourquoi nous continuons de tout faire pour qu'elle soit entendue. Le développement durable est une question qui concerne les jeunes un peu plus que d'autres questions politiques. Nous espérons que non seulement les dirigeants mais aussi toutes les autres parties prenantes réaliseront qu'il y a urgence pour résoudre les problèmes de notre monde. Si nous nous y mettons tous, nous avons une véritable chance de réaliser les ODD. Pour cela, il nous faut un mécanisme de révision efficace, une Union européenne puissante, unie dans sa volonté politique d'aller de l'avant en tant que pionnière pour transformer notre monde, et nous avons besoin de vous : que vous modifiez votre style de vie !"


WORDS BY

LAURA GIES

Asian Development Bank Philippine

/ YOUTH OPINION

Green jobs are created to protect ecosystems, de-carbonise the economy, minimise or avoid all forms of waste and pollution and reduce energy, materials and water consumption. Amongst others, this includes jobs to set up energy supply alternatives, to retrofit houses for higher energy efficiency and to change our transportation and food consumption. Les emplois verts sont créés pour protéger les éco-systèmes, décarboniser l’économie, minimiser ou éviter toute forme de déchets et de pollution, ainsi que pour réduire la consommation d’énergie, de matières premières et d’eau. Cela comprend notamment la création d’emplois pour établir des alternatives d’approvisionnement énergétique, le réaménagement des habitations pour augmenter leur efficacité énergétique et la modification de nos habitudes de transport et de consommation.

youth rights

LAURA.GIES@BLUEWIN.CH

.015

The transition to green economy – how to take full stock of its potential for quality job creation / La transition vers l’économie verte – comment prendre toute la mesure de son potentiel pour la création d’emplois de qualité


In the current economic situation and with 4.7 million young people unemployed in Europe, greening the economy is a substantial challenge but also gives us a unique opportunity: major changes in Europe’s energy systems, urban and rural infrastructure offer considerable green growth and job creation potential. In addition, green jobs have proven to be sustainable in the crisis: employment in EU environmental goods and services increased from 3 to 4.2 million between 2002 and 2011, including by 20% during the crisis. Yet, in the transition to a greener economy job losses are also expected to occur, mainly in energy-intensive sectors. Workers’ movements between enterprises will therefore become much larger. Although it is difficult to forecast the exact impact on job creation of greening the economy, however, most scenarios indicate a positive effect. Nevertheless, green growth does not by itself translate into shared gains and opportunities for quality jobs, particularly not for young people. Young people have been hit disproportionally by the crisis, having replaced older groups as the group most threatened by poverty and social exclusion. To create decent jobs for young people, green growth needs to be inclusive, ensuring that it reduces poverty and inequality. Green growth will not eradicate poverty by itself, the right choice and design of social and labour market policies will buffer potential risks of the transition. When developing and implementing policies, it will be crucial to include and actively involve young people and their organisations as key actors. Particularly in recovery, an integrated policy framework linking green growth to decent employment is crucial. In particular, for young people it is essential that green jobs are of decent quality, i.e. offer adequate wages, safe working conditions, job security, reasonable career prospects and worker rights, conditions which are far from being guaranteed in the labour market for young people today. Green jobs will be created around a broad range of skills, educational backgrounds and occupational profiles. Education therefore plays an important role in supporting the “green transition” and mediating its effects. Environmental awareness as part of education and training curricula is crucial at all levels all over Europe. Better policy coordination

Oregon Department of Transportation

among ministries and communication between employers, training and education providers will be key for the success of those policy strategies. Retraining workers that move between sectors and developing policies concerning lifelong learning will be even more important than today. The transition can therefore only succeed if governments start investing to grasp the full job creation potential, mainly in research and development as well as education. It is vital that countries adapt the right policy mix of public investment, regulation and measures to support enterprises. Governments should also encourage green entrepreneurship, creating an environment that fosters investment in new green products and services. For young people it is particularly important to dismantle administrative and cultural barriers for creating their own green enterprises. Clear and stable emission reduction targets with financial incentives like eco-taxes drive green investment and net job creation. Greening the economy will involve structural transformations in the labour market and the education system. To take full stock of the job creation potential and to make green growth as inclusive as possible, decision-makers need to act now and start investing in our future.

/ fr

/ en YOUTH OPINION

.016

Climate change poses one of the biggest challenges the world has ever faced. Global warming and its consequences are already observable around the world – and the situation will get worse, if governments do not act to reduce greenhouse gas emissions and to adapt our lives to a changing climate.

Le changement climatique représente l’un des plus grands défis auquel le monde ait jamais été confronté. Le réchauffement planétaire et ses conséquences peuvent déjà être observés à travers le monde – et la situation ne fera que s’aggraver si les gouvernements n’agissent pas pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour adopter nos modes de vie à un changement climatique. Dans la situation économique actuelle, et vu que l’Europe compte 4,7 millions de jeunes chômeurs, l’écologisation de l’économie constitue un énorme défi mais il s’agit également d’une opportunité unique : des changements majeurs dans les systèmes énergétiques en Europe, et les infrastructures urbaines et rurales renferment un potentiel considérable de croissance verte et de création d’emplois. En outre, les emplois verts se sont avérés plus durables en période de crise: l’emploi dans les biens et services environnementaux de l’UE a augmenté de 3 à 4,2 millions entre 2002 et 2011, et même de 20% pendant la crise. Cependant, lors du passage à une économie plus verte, on peut également s’attendre à des pertes d’emploi, principalement dans les secteurs à forte intensité énergétique. Les mouvements des travailleurs entre différentes entreprises vont donc devenir bien plus importants. Bien qu’il soit difficile de prévoir l’impact exact


.017

YOUTH OPINION

/

youth rights

Centre for Alternative Technology UK

qu’aura l’écologisation de l’économie sur la création d’emplois, la plupart des scénarios indiquent un effet positif. Malgré cela, la croissance verte ne se traduit pas de soi en gains partagés ni en opportunités d’emplois de qualité, certainement pas pour les jeunes. En effet, les jeunes ont été touchés de façon disproportionnée par la crise, prenant la place des groupes plus âgés pour devenir le groupe d'âge le plus menacé par la pauvreté et d’exclusion sociale. Pour créer des emplois décents pour les jeunes, la croissance verte doit être solidaire et garantir la réduction de la pauvreté et des inégalités. La croissance verte n’éliminera pas la pauvreté d’elle-même, ce sont une conception adéquate des politiques sociales menées et les choix opérés sur le marché de l’emploi qui couvriront les risques potentiels de cette transition. En élaborant ces politiques et lors de leur mise en oeuvre, il sera crucial d’inclure les jeunes et leurs organisations et d’activement les engager en tant qu’acteurs prépondérants. En période de relance, il est particulièrement crucial de disposer d’un cadre politique intégré qui associe la croissance verte à l’emploi décent. Pour les jeunes, il est essentiel que les emplois verts soient de qualité décente; qu’ils offrent des salaires

adéquats, des conditions de travail sûres, une sécurité de l’emploi, des perspectives de carrière raisonnables, ainsi que des droits aux travailleurs; des conditions loin d’être garanties aux jeunes sur le marché de l’emploi actuel. Des emplois verts seront créés autour d’un large éventail de compétences, de formations scolaires et de profils professionnels. Par conséquent, l’éducation joue un rôle essentiel en soutenant la “transition verte” et de par son effet médiateur. La prise de conscience de l’environnement dans le cadre des programmes d’éducation et de formation est essentielle à tous les niveaux à travers l’Europe. Une meilleure coordination politique entre les ministères ainsi qu’une meilleure communication entre les employeurs et les pourvoyeurs d’éducation et de formation seront d’une importance capitale pour le succès de ces stratégies politiques. Reformer les travailleurs qui passent d’un secteur à un autre, et élaborer des politiques relatives à l’éducation et à la formation tout au long de la vie sera encore plus important qu’aujourd’hui. Donc, la transition réussira uniquement si les gouvernements commencent à investir pour pleinement saisir le potentiel de création d’emplois, principalement dans les

domaines de la recherche, du développement et aussi de l’éducation. Il est fondamental que les pays adaptent le bon mélange politique d’investissements publics, de réglementations et de mesures pour soutenir les entreprises. Les gouvernements doivent également encourager l’entrepreneuriat vert, créer un environnement favorable à l’investissement dans de nouveaux produits et services verts. Concernant les jeunes, il est particulièrement important d’éliminer les obstacles administratifs et culturels qui se dressent sur leur chemin pour qu’ils puissent créer leurs propres entreprises vertes. Des cibles précises et stables de réduction des émissions de gaz à effet de serre combinées à des encouragements financiers tels que les éco-taxes orienteront l’investissement vert et la création nette d’emplois. L’écologisation de l’économie impliquera des transformations culturelles dans le marché de l’emploi et le système d’enseignement. Pour prendre toute la mesure du potentiel de la création d’emplois et pour rendre la croissance verte aussi inclusive que possible, les décideurs doivent agir maintenant et commencer à investir pour notre avenir.


DOSSIER


WORDS BY

JOHANNA NYMAN,

Right now I wish that the global game of climate change, villains, evil and good plans and negotiations would be as simple. Still I hold a strong hope and faith in us humans, as we are the ones both playing the parts of villains and detectives. Climate change is a reality that we have all been growing up with and something that feels both big and scary. But nevertheless it is the reality and what is better than understanding the issues we are facing and the different options we have to solve them? In this YO!Mag dossier we will dive into questions of what climate change will affect and how as well as the political processes around climate change. Tamara Milovanovic from the International Young NatureFriends shares with us how climate change will affect the nature and Iona Petrescu delves into the effects of climate change on human beings and our communities. After setting the scene and better understanding this climate change mystery the dossier focuses on the upcoming COP21 climate negotiations that will take place in Paris in December. Bérénice Jond, Board member of the YFJ, shares her views on the role of civil society during these negotiations and the possibilities for engagement before, during and after the COP21. The idea of youth organisations as drivers of change is something also echoed in the interview by Alex Beddock with the French farmer, writer and thinker Pierre Rhabi. He shares his ideas on how important it is to organise in order to create change and to look beyond the normal ideas of economic growth and individualism. We move from the existing problems into future possibilities. Through this dossier the impacts of and politics and ideas around climate change are outlined and I think it helps us all to understand our potential role in solving it. What is clear is that there needs to be a huge effort of cooperation to solve this mystery. The time left to do so is limited and we all know it. Paris presents a possibility and I do believe in the power of us humans, in debating, in convincing and, in the end, agreeing on what we can do to reduce the harm we are causing to the planet. Our climate mystery belongs to all of us and we do all need to chip in to make a change!

Là tout de suite, j’aimerais qu'au sein du jeu mondial du changement climatique, des méchants, des bons et mauvais plans et des négociations, tout soit aussi simple. Pourtant, je garde un énorme espoir et une grande confiance en nous les humains, car ce sont nous qui jouons les rôles des méchants et des détectives. Le changement climatique est une réalité avec laquelle nous avons tous et toutes grandi; quelque chose qui semble à la fois énorme et terrifiant. Or, il s’agit de la réalité alors quoi de mieux que de comprendre les problèmes et les différentes solutions dont nous disposons pour les résoudre? Dans le dossier de ce YO!Mag, nous verrons ce qui sera touché par le changement climatique et de quelle manière, ainsi que les processus politiques autour du changement climatique. Tamara Milovanovic des Jeunes Amis de la Nature nous explique comment le changement climatique affectera la nature, et Iona Petrescu s’étend sur les effets du changement climatique sur les êtres humains et nos communautés. Après avoir établi le contexte et mieux saisi le mystère du changement climatique, le dossier se concentre sur les négociations de la COP21 sur le climat qui se déroulera à Paris en décembre. Bérénice Jond, membre du Conseil d’administration du YFJ, nous fait part de ses points de vue sur le rôle de la société civile lors de ces négociations, et les possibilités de s’engager avant, pendant et après la COP21. L’idée que les organisations de jeunesse peuvent être le moteur du changement fait écho dans l’interview réalisée par Alexandre Beddock de l’écrivain, penseur et agriculteur français Pierre Rhabi. Il nous explique combien il est important de s’organiser pour créer le changement, et de voir plus loin que les idées préconçues de croissance économique et d’individualisme. Nous passons ainsi des problèmes existants à des solutions d'avenir. Le dossier passe en revue les impacts du changement climatique ainsi que les politiques et les idées qui gravitent autour du sujet. Je pense qu’il nous aide toutes et tous à comprendre le rôle potentiel que nous pouvons jouer pour y apporter des solutions. Ce qui est clair, c’est qu’un énorme effort de coopération est nécessaire pour résoudre le mystère. Le temps qui nous est imparti pour le faire est limité et nous le savons. Paris est une possibilité qui s’offre à nous et je crois au pouvoir que nous possédons, nous, les êtres humains, de convaincre, et au final de convenir de ce que nous pouvons faire pour réduire les dégâts que nous causons à la planète. Ce mystère climatique nous concerne toutes et tous ; à chacun d’y mettre du sien pour que les choses changent !

YOUTH OPINION

Pendant de nombreuses années, j’ai travaillé avec des enfants sur différentes questions liées à l’environnement, y compris le changement climatique. Il est toujours compliqué d’expliquer le changement climatique. J’ai parfois eu du mal à le leur apprendre de manière objective et en même temps de leur inspirer un sentiment de militantisme et la volonté de changer les choses. J’ai trouvé un super truc, une sorte de jeu. J’ai créé un mystère autour de la question de l’environnement : il y avait d’un côté les enfants qui étaient des détectives et de l’autre un méchant porteur d'un plan maléfique pour l’environnement. La tâche des détectives consistait à trouver le méchant, à comprendre ses agissements et à finalement mettre un terme à ses plans maléfiques. Le mystère était généralement élucidé lors d’une réunion où les détectives l’emportaient sur le méchant et le convainquaient de rejoindre leur camp en lui expliquant les faits et en le persuadant de tout le mal qui serait fait à la nature si le plan était appliqué. Les détectives l’emportaient toujours !

.019

I have for a number of years been working with children on different environmental questions, including climate change. Climate change is never easy to explain and I have sometimes found it difficult to both objectively teach and at the same time inspire a feeling of activism and a willingness to change. A great tool I found was to create an environmental mystery with the kids being environment detectives and an environment villain, with an evil plan in the middle of the mystery. The task of the detectives was to find out about, understand and eventually stop the villain and his/her evil plans. The final stage of the mystery was usually a meeting where the detectives won over the villain to their side by explaining facts and convincing the villain about all the harm that would happen to the nature if the plan was to be set into action. The detectives always succeeded!

/ fr

/ en

Intro DOSSIER YO! MAG AUTUMN 2015 EDITION

/dossier

PRESIDENT OF THE EUROPEAN YOUTH FORUM JOHANNA.NYMAN@YOUTHFORUM.ORG


.020

YOUTH OPINION

INTERVIEWING PIERRE RHABI ENTRETIEN AVEC PIERRE RHABI WORDS BY

ALEXANDRE BEDDOCK

/ en

ALEXANDRE.BEDDOCK@YOUTHFORUM.ORG

French farmer, writer and thinker of Algerian origin, Pierre Rhabi is one of the pioneers of organic farming, fighting for a society that would be more respectful of man and the earth.

schools are like packing stations where children are being taught in division and social struggle to become adaptable to the system. Other methods are needed, following the model of institutional pedagogy, based on reciprocity and cooperation.

Are you a revolutionary man ? I am. I strongly protest against the current model of indefinite growth in a way that is not only oral but also physical, although always non-violent. That is why I opted for a ‘return to nature’, growing things on a farm that respects the laws of nature. On which observation did you build your beliefs ?

Can youth organisations be agents of change ? Politics is not sufficient! The wind of change should come from youth organisations and civil society in general. Young people have huge potential, with their radical ideas and visions of utopias. Transgressors are the ones who move history forward.

Mankind sadly lacks collective intelligence. Our current model is based on obsession, on indefinite growth that in the long-run will destroy the environment where we belong. Instead of considering our magnificent planet as an oasis that offers us enough to be happy, we see it as a reservoir to plunder until you’ve caught the last fish or cut down the last tree.

What do you think of the European project ?

How can we shift paradigms and call this model into question ?

What do you expect from the Climate Conference in Paris ?

Change starts with education. Today,

As in many other international gather-

At the beginning I applauded the European project, because it eradicated the scourge of war. However, I am not pleased with the way it functions, placing competitiveness at the centre rather than nature and the human being.


.021

YOUTH OPINION

/dossier

CC Alosh Bennett

/ fr

ings, they will make us believe that they are tackling environmental issues whereas we continue to be bulimic destroyers. This conference is a wonderful pretext to continue looting. If we really want to take action on climate protection, drastic plans should immediately be implemented.

Agriculteur, écrivain, et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l'agriculture biologique défendant une société plus respectueuse de l’homme et de la terre. Êtes-vous un révolutionnaire ? Oui, je proteste fortement contre le modèle actuel de croissance indéfinie dans une forme qui est non seulement verbale mais aussi physique, même si toujours non-violente. J’ai donc choisi le « retour à la terre », en cultivant dans une ferme qui respecte les lois de la nature.

Quel constat a construit votre pensée ? L’intelligence collective manque cruellement à l’Humanité. Notre modèle actuel est basé sur l’obsession, sur une croissance indéfinie qui à terme détruira la nature dont nous faisons partie. Au lieu de considérer notre magnifique planète comme une oasis qui nous offre assez pour être heureux, nous la voyons comme un gisement à piller jusqu'au dernier poisson ou au dernier arbre. Comment changer de paradigme et remettre ce modèle en cause ? Le changement commence par l’éducation. Les écoles sont aujourd’hui des lieux de conditionnement, où les enfants sont éduqués dans la division et le combat social pour être rendus adaptables au système. D’autres méthodes sont nécessaires, à l’instar de la pédagogie institutionnelle, en insistant sur la réciprocité et la coopération. Les organisations de jeunesse peuventelles être des acteurs du changement ?

La politique ne suffit pas. Le souffle du changement doit venir des organisations de jeunesse et de la société civile en général. La jeunesse en a le potentiel, avec ses idées radicales et ses utopies. Ce sont les transgresseurs qui font avancer l’histoire. Que pensez-vous du projet européen ? Le projet européen, je l’ai tout d’abord applaudi pour avoir éradiqué le fléau de la guerre. Mais son mode de fonctionnement ne me satisfait pas, il met au centre la compétitivité et non la nature et l’humain. Qu’attendez-vous de la Conférence de Paris sur le climat ? Comme de nombreuses autres rencontres internationales, on y fera croire que l’on s’occupe de l’environnement alors que l’on continue à être de boulimiques destructeurs. Cette conférence est un formidable alibi pour continuer à piller. Si l’on veut réellement agir pour le climat, il faut mettre en place des plans drastiques de manière immédiate.


.022

YOUTH OPINION

Alosh Bennett

Climate change: impact / L’impact du changement climatique

WORDS BY

/ en

' TAMARA MILOVANOVIC One of the Youth Forum’s members, the International Young NatureFriends, knows from its work the impact of climate change. Every year, the impact of climate change on everyday life is getting greater. Climate change affects human health, ecosystems and species. Specifically, it has influence on agriculture and impact on water resources. Furthermore, extreme weather commonly results in heavy rains, floods and heat waves.

How does climate change affect our health? Long and frequent heat waves can increase illnesses like dehydration and even cause death. Temperature changes can increase the spread of diseases. Also, smog and harmful air pollutants have a detrimental effect on human health. Lung diseases, asthma and respiratory problems are just some of the health problems that the population faces due to climate change.

Contaminated water is a big problem, caused by high rainfall and floods, it leads to bacteria proliferating very quickly in food due to high temperatures, and can lead to Lyme disease and West Nile virus. Climate change may also affect allergies. When we talk about the impact of climate change on ecosystems and endangered species, we have to also mention the rising sea level, which forces species to relocate, while some of them die in the process.


The climate in which certain types of species proliferate and migrate has now changed due to warming. The question is, how will some species survive? Due to rising temperatures, they are migrating at different times, and it is possible that they may be left without the food supplies they are searching for and which are the reason for their migration. As river and stream water also warms, the number of warm water fish is growing, replacing the species that live in cold water. If we feel we can easily ignore the changes in nature, then there are more direct impacts of climate change on people when it comes to agriculture, which is reflected in changes in crops. Warmer temperatures can help crops grow better, but in most cases, very high temperatures, droughts and floods can destroy crops and they can reduce yields. It is interesting that higher levels of CO2 can increase yields. Warming also affects farm animals. They are more susceptible to diseases, and they also suffer a reduction in their fertility and milk production. However, the massive threat of global warning and climate change should not just con-

cern us because of food production. The impact on ecosystems, because of rising sea levels, floods and a decrease in water quality, will have a lasting impact on human survival and on ecosystems. As the planet is getting warmer, it takes more water to sustain humans and wildlife, and water is not an infinite resource. Each new day, there is less water that can be used for energy production, planting, and human needs. Many countries have begun to prepare for the impact of climate change. But the problems get more serious every day, and nearly the entire population feels the effects of climate change. If we want to reduce the impact of these changes on our lives, and then on the entire planet, it is necessary to actively participate in solving these problems, even if we start from our home or at a local level. Start with recycling, saving water, join a local organisation for the protection of nature. Even the smallest step can contribute a lot!

/ fr

.023

YOUTH OPINION

SCA Svenska Cellulosa Aktie

De par leur travail, les Jeunes Amis de la Nature, l’une des organisations membres du Forum Jeunesse, connaissent très bien l’impact du changement climatique. Année après année, cet impact est de plus en plus important au quotidien. Le changement climatique affecte la santé des êtres humains, les écosystèmes et les différentes espèces. Il a une influence particulière sur l’agriculture et un impact certain sur les ressources hydriques. De plus, des conditions météorologiques extrêmes donnent généralement lieu à de fortes précipitations, des inondations, et des vagues de chaleur. Comment le changement climatique affecte-t-il notre santé ? De longues et fréquentes vagues de chaleur peuvent augmenter des maladies comme la déshydratation voire même causer la mort. Des changements de température peuvent augmenter la propagation de maladies. Le smog et les polluants atmosphériques nocifs ont eux aussi un effet nuisible sur la santé humaine. Les maladies pulmonaires, l’asthme et les problèmes respiratoires ne sont que quelques-uns des problèmes de santé auxquels la population est confrontée à cause du changement climatique.


.024

YOUTH OPINION

Sascha Kohlmann

L’eau contaminée est un énorme problème causé par de fortes précipitations et les inondations; cela provoque la prolifération très rapide de bactéries dans la nourriture à cause des températures élevées, et cela peut engendrer la maladie de Lyme ou le virus du Nil occidental. Le changement climatique peut également avoir une influence sur les allergies. Lorsque l’on parle de l’impact du changement climatique sur les écosystèmes et les espèces menacées, il faut également mentionner la montée du niveau de la mer qui oblige des espèces à se déplacer alors que certaines s’éteignent au cours de ce processus. Le climat dans lequel certaines espèces prolifèrent et migrent a changé à cause du réchauffement. La question que l’on se pose : comment certaines espèces survivront-elles ? Vu l’augmentation des températures, elles migrent à d’autres moments, et il est possible qu’elles se retrouvent sans les denrées alimentaires qu’elles recherchent; ce qui explique leur migration. Etant donné que l’eau des rivières et des cours d’eau se réchauffe elle aussi, le nombre de poissons d’eaux chaudes croît, remplaçant les espèces qui vivent en eaux froides.

Si l’on pense pouvoir facilement ignorer les changements qui se produisent dans la nature, on peut observer des impacts plus directs du changement climatique sur les individus, notamment en matière d’agriculture, reflétés par des modifications au sein des récoltes. Des températures plus chaudes peuvent contribuer à de meilleures récoltes, mais dans la plupart des cas, des températures très élevées, des sécheresses et des inondations peuvent détruire des récoltes et réduire les rendements. Il est intéressant de constater que des niveaux plus élevés de CO2 peuvent accroître les rendements. Le réchauffement affecte également les animaux d’élevage. Ils sont plus sensibles aux maladies, et ils souffrent aussi d’une réduction de fertilité et de production de lait. Cependant, la menace massive du réchauffement planétaire et du changement climatique ne doit pas uniquement nous préoccuper à cause de la production alimentaire. La montée du niveau de la mer, les inondations et la diminution de la qualité de l’eau, tout cela aura un impact durable sur la survie de l’être humain et sur les écosystèmes.

Alors que la planète se réchauffe, il faut plus d’eau pour faire vivre les êtres humains et la faune, or l’eau n’est pas une ressource infinie. Chaque jour, une quantité moins grande d’eau peut être utilisée pour les besoins en production énergétique, les plantations et les êtres humains. De nombreux pays ont commencé à se préparer à l’impact du changement climatique, mais les problèmes deviennent de plus en plus sérieux chaque jour, et quasi la totalité de la population ressent les effets du changement climatique. Si nous voulons réduire l’impact de ces changements sur nos vies et sur la planète entière, il faut que nous participions activement à la résolution de ces problèmes, même si nous commençons par nous mêmes, chez nous ou au niveau local. Commencez par recycler, économisez l’eau, engagez-vous dans une association locale pour la protection de la nature. Même la plus petite démarche peut apporter beaucoup !


YOUTH OPINION

.025

What Changed around Us? Ce qui a changĂŠ autour de nous WORDS BY

IOANA PETRESCU

/ en

IOANAP28@GMAIL.COM

In the last few decades, people around Europe have experienced many changes in their environment, mainly political and technological. We have been focused on pushing boundaries, but it is only recently that we have started to focus our attention on what is actually supporting our evolution: nature. It is now evident that our activities have affected our surroundings, as human kind expanded its living area and explored new technologies. Even though it is slowly, but

continuously changing, there are some alterations – both natural or man-made - that affect our day-to-day activities. This can be seen by some recent extreme weather in Europe and elsewhere. Against these kind of unusual weather events, people are only now starting to look for solutions and developing environmental friendly policies. HEATWAVES AND DROUGHTS One can see the effect of climate change all

around Europe and on our society. Heatwaves and droughts are already making themselves felt in Southern Europe. Happening every year in the last decade, heatwaves are increasing in length, causing thousands of deaths and severe drought periods. According to research conducted by the UK Met Office, in the beginning of the 21st century, the probability of having an extremely hot summer has increased from once every 50 years to once every five years. As proof we can look at the heatwaves of 2003, 2006


YOUTH OPINION

.026 and 2015. In 2003, countries from Central and Western Europe registered their hottest temperatures, and around 70,000 people died as a result of this phenomenon. Energy consumption has also risen, due to the usage of cooling systems. Agriculture has also been affected by increasing temperatures. Crops are now more likely to be destroyed if proper irrigation systems are missing. POWERFUL STORMS Lately, scientific research indicates that cli-

mate change is the cause for the powerful storms hitting Europe. These storms are likely to last longer, with more winds and be of higher intensity. The storms are happening due to the higher ocean temperatures resulting from the general global warming. They are getting energy from warm water, that can be found nowadays in the seas and the ocean surrounding Europe. It is becoming more and more common to feel winds around Europe with a speed of over 100 km/h, damaging the coast of Britain, the Netherlands and Germany. After every weather phenomenon, the

statistics count tens of deaths and damages of millions euros. Investigations by institutes, such as the Norwegian Meteorological Institute, lead to the conclusion that human activity was a cause of a more profound and rapid change. TEMPERATURE CHANGES During the last decade experts have measured the warmest record in Europe, with a temperature increase of 1.3 degrees com-


YOUTH OPINION

.027 pared to the pre-industrial average. This is leading to a warmer and dryer Southern Europe and a Northern Europe with more precipitation, and more floods. It has been recorded that birds in Lithuania deceived by the milder winters, didn’t head south and died when the real cold hit the country. Also, trees have started to bloom during winter time, thus increasing the possibility of destroying crops once the temperatures went back to their normal values.

EUROPEAN POLICIES The threats due to climate change have been acknowledged by many European countries. Countries which produce 10% of the total gas emission, one cause of the changes, have created programmes aimed to reduce emissions and increase the usage of renewable energy. Part of the member countries have prepared National Climate Change Adaptation Strategies, in order to better anticipate the effects of climate change. Last but not least, in April 2013, the European Commis-

sion published a key proposal for an EU adaptation strategy, through which they promote action by member states, and better informed decision making. Climate change is happening and we can see the effects around us, in each and every season. Countering the effects is a long painstaking process, but through climate adaptation strategies we can decrease the impact upon our society.


/ fr

Ces dernières décennies, les habitants d’Europe ont pu observer de nombreux changements dans leur environnement, principalement politiques et technologiques. Nous nous sommes évertués à pousser les limites, mais ce n’est que tout récemment que nous avons commencé à prêter attention à ce qui soutenait réellement notre évolution : la nature.

élevées jamais recensées, et près de 70.000 personnes en sont mortes. La consommation d’énergie a également augmenté à cause de l’utilisation de systèmes de refroidissement. L’agriculture a également été touchée par des hausses de température. Il est aujourd’hui plus probable que les cultures soient détruites si elles ne disposent pas de systèmes d’irrigation adéquats.

Il est à présent évident que nos activités ont affecté notre environnement alors que l’homme étendait son espace de vie et explorait de nouvelles technologies. Même s’il s’agit de changements lents mais constants, certaines altérations – tant naturelles que créées par l’homme- affectent nos activités quotidiennes. Nous avons ainsi pu récemment observer des faits météorologiques extrêmes en Europe et ailleurs. Pour contrer ces événements plutôt inhabituels, les hommes commencent à peine maintenant à chercher des solutions et à élaborer des politiques écologiques.

VIOLENTS ORAGES

VAGUES DE CHALEUR ET SÉCHERESSES On peut observer les effets du changement climatique partout en Europe et dans nos sociétés. Les vagues de chaleur et les sécheresses se sont déjà fait ressentir dans le Sud de l’Europe. Se produisant chaque année depuis la dernière décennie, les vagues de chaleur augmentent dans la durée, occasionnant des centaines de décès et de graves sécheresses. Selon des recherches effectuées par UK Met Office, au début du 21ème siècle la probabilité d’avoir un été extrêmement chaud est passée d’une fois tous les 50 ans à une fois tous les 5 ans. Il suffit de se rappeler des vagues de chaleur de 2003, 2006 et 2015. En 2003, des pays d’Europe centrale et occidentale ont enregistré les températures les plus

Dernièrement, des recherches scientifiques ont indiqué que le changement climatique était la cause des violents orages qui ont touché l’Europe. Ces orages sont susceptibles de durer plus longtemps, d’être accompagnés de vents plus puissants et d’être d’une intensité plus élevée. Les orages se produisent en raison de l’augmentation de la température de l’océan qui découle quant à elle du réchauffement global général. Ils puisent leur énergie dans les eaux chaudes qui se trouvent de nos jours dans les mers et l’océan qui entourent l’Europe. Il est de plus en plus fréquent de ressentir des vents autour de l’Europe qui dépassent les 100 km/h, causant des dégâts sur la côte de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Après chaque phénomène météo, les statistiques recensent des dizaines de morts et des dégâts s’élevant à des millions d’euros. Les investigations menées par des instituts tels que l’Institut météorologique norvégien aboutissent à la conclusion que l’activité humaine a été la cause d’un changement plus profond et plus rapide. MODIFICATION DE LA TEMPÉRATURE Ces dix dernières années, des experts ont mesuré le record le plus chaud en Europe, observant une hausse de température de 1,3

degrés par rapport à la moyenne pré-industrielle. Cela donne lieu à une Europe du Sud plus chaude et plus sèche et à une Europe du Nord qui connaît plus de précipitations et plus d’inondations. Il a été observé que les oiseaux en Lituanie, trompés par les hivers plus doux, ne volaient plus vers le sud et mouraient lorsque la vraie vague de froid touchait le pays. Les arbres ont également commencé à fleurir pendant l’hiver, augmentant la possibilité de détruire les récoltes une fois que les températures redescendaient à leurs valeurs normales. POLITIQUES EUROPÉENNES Les menaces liées au changement climatique ont été reconnues par de nombreux pays européens. Les pays qui produisent 10% du total des émissions de gaz à effet de serre, une cause des changements, ont créé des programmes visant à réduire ces émissions et à augmenter l’usage d’énergies renouvelables. Une partie des pays membres a preparé des stratégies nationales d’adaptation au changement climatique en vue de mieux anticiper les effets du changement climatique. Enfin, en avril 2013, la Commission européenne a publié une proposition clé de stratégie européenne d’adaptation via laquelle elle promeut l’action des Etats membres et une prise de décisions mieux informée. Le changement climatique est en train de se produire et nous pouvons observer ses effets autour de nous à chaque saison. Contrecarrer ses effets est un processus long et minutieux, mais grâce aux stratégies d’adaptation du climat nous pourrons diminuer l’impact sur notre société.


DOSSIER

CLIMATE CHANGE: WHEN YOUNG PEOPLE TAKE ACTION CHANGEMENT CLIMATIQUE : QUAND LES JEUNES PASSENT À L’ACTION WORDS BY

BÉRÉNICE JOND BÉRÉNICE.JOND@YOUTHFORUM.ORG


YOUTH OPINION

/ en

.030 As the end of the year approaches, climate change negotiations and the technical terms that come with them have been at the top of the news agenda. The reason? The COP21 to be held in Paris from November 30th to December 11th. This Conference of the Parties (COP) to the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) will be a crucial conference in a process dating back more than 20 years. Indeed, it has a massive task ahead: to achieve a new binding international agreement on the climate, applicable to all countries. The objective of this agreement is both very simple in its wording and extremely difficult. Keeping global warming below 2°C becomes a more and more difficult challenge as years go by. Adding global inequalities between countries and a widespread short-term political vision make the Paris conference agreement a challenge of which many doubt the ambition. If France has affirmed its will to play a leading role to ensure points of view converge to a unanimous consensus needed by the United Nations, the COP21 might need a stronger push in order to be a success.

That’s the role civil society organisations hope

to play. Remembering the Copenhagen COP in 2009, civil society has been preparing for Paris since last year for its strongest ever rally in climate change negotiation history. Two huge demonstrations are scheduled beforehand (29th November) and afterwards (12th December) to make sure negotiators don’t forget to whom they are accountable, even when working behind closed doors: the people. And a very significant part of the people are the young generations. For 10 years they have been pushing to contribute to the negotiation process, organising before each COP a Conference of Youth (COY) aiming to raise awareness, training young people on climate change issues, and creating a youth position to be spread during the COP. This year’s COY will be no exception to the rule. Nevertheless, the organisers have decided to change a few rules to make the event the start of a momentum up to the final hurdle. It’s no news that climate change does not affect everyone in the same way, and social inequalities do have a role in that. Also, if environmental civil society organisations have historically been rather lonely in advocating for more action to prevent and reduce climate change, it is simplistic to see climate change

issues only from an environmental point of view. In fact, these issues tend to be crosssectorial, since they call for a global shift in our ways of living, working, consuming, being educated… Taking this into account, the COY organisers, the WARN! movement, the REFEDD (The French Network of Students for Sustainable Development), CliMates, Avenir Climatique and the French Scouting Federation, have decided to broaden the concept. This year, about 5,000 young people will gather in Villepinte (next to Le Bourget where the COP21 will happen), from November 26th to the 28th, three days leading up to the COP. This event will be a festive one, with a long-term mobilising goal in order to create an international community of young people striving for a more desirable and sustainable way of life. Both the program and the venue will fit every participant’s needs. From expert or just passer-by, to climate militant or not, each and everyone will be able to find their way. The space will both inform and mobilise young people, to raise and showcase existing solutions and to connect participants in a fun atmosphere. With the COY event, local COYs in other countries will be organised to rally even more young people all around the world. If they cannot come to the COY, the COY will come to them!


/ fr

Alors que la fin de l’année approche, les négociations sur le changement climatique et les termes techniques qui les accompagnent ont fait la une des actualités. Pour quelle raison ? La COP21 qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Les jeunes générations représentent une partie très significative de ce peuple. Depuis 10 ans ils mènent campagne pour pouvoir contribuer au processus de négociation, organisant avant chaque COP une Conférence de la Jeunesse (COJ) dans le but de sensibiliser et former les jeunes aux questions du changement climatique, et de créer une position de la jeunesse à diffuser pendant la COP proprement dite.

Cette Conférence des Parties (CP) signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) sera cruciale pour un processus qui remonte à plus de 20 ans. En ef fet, c’est une tâche énorme qui l’attend : aboutir à un nouvel accord international contraignant sur le climat, applicable à tous les pays. L’objectif de cet accord est à la fois très simple dans sa formulation et extrêmement compliqué. Maintenir le réchauffement global en dessous de 2°C devient un défi de plus en plus difficile à relever au fil des ans. Ajoutez à cela les inégalités globales entre les pays et une vision politique à court terme généralisée, alors l’accord de la conférence de Paris devient un défi dont beaucoup mettent l’ambition en question. Bien que la France ait affirmé sa volonté de jouer un rôle clé pour garantir que les points de vue convergent vers le consensus unanime requis par les Nations Unies, la COP21 aura bien besoin d’un élan plus conséquent pour être un succès.

La Conférence de la Jeunesse de cette année ne déroge pas à la règle. Cependant, les organisateurs ont décidé de modifier un peu les règles pour que l’événement marque le début d’un nouvel élan jusqu’à l’étape ultime. Nous savons bien que le changement climatique n’affecte pas tout le monde de la même manière, et que les inégalités sociales y sont pour beaucoup. Idem, si les organisations de la société civile environnementale sont depuis toujours relativement isolées dans leur plaidoyer pour plus d’action pour empêcher et réduire le changement climatique, il est assez réducteur de considérer les problèmes liés au changement climatique uniquement d’un point de vue environnemental. En fait, ces problèmes ont tendance à toucher de multiples secteurs étant donné qu’ils nécessitent un revirement mondial dans nos façons de vivre, de travailler, de consommer, d’étudier etc.

C’est en gardant cela à l’esprit que les organisations de la COJ, le mouvement WARN!, le Réseau français des Etudiants pour le Développement durable (REFEDD), CliMates, Avenir Climatique, et la Fédération française du Scoutisme ont décidé d’élargir le concept. Cette année, près de 5.000 jeunes se rassembleront à Villepinte (à côté du Bourget où se tiendra la COP21), du 26 au 28 novembre, trois jours avant la COP. Cet événement sera festif, doté d’un objectif de mobilisation à long terme afin de créer une communauté internationale de jeunes qui luttent pour un mode de vie plus souhaitable et durable. Tant le programme que le lieu répondront aux besoins de chaque participant. Expert ou passant, militant climatique ou non, chacun pourra y trouvera son compte. L’espace informera et mobilisera les jeunes pour soulever et exposer les solutions existantes et connecter les participants dans une ambiance conviviale. En parallèle à l’événement de la COJ, des COJ locales seront organisées dans d’autres pays pour rassembler encore plus de jeunes à travers le monde. S’ils ne peuvent venir à la COJ, la COJ ira vers eux! De plus en plus de jeunes tentent de renverser le paradigme dans lequel ils vivent pour commencer à construire un avenir plus favorable pour tout le monde, indépendamment de leur statut social ou de l’endroit où ils vivent. Comprendre la nature intersectorielle des enjeux, croire dans la justice sociale et climatique, et lutter contre le changement climatique avec des alternatives et du positivisme, c’est la recette d’un nouveau type d’activisme dont les jeunes sont véritablement les porteurs de flambeau ! Links: www.coy11.org/en www.facebook.com/COY11France www.twitter.com/coy11france

YOUTH OPINION

C’est le rôle qu’espèrent jouer les organisations de la société civile. Se rappellant de la COP de Copenhague en 2009, la société civile se prépare pour Paris depuis l’année dernière pour réaliser le plus grand rallye de toute l’histoire des négociations sur le changement climatique. Deux grandes manifestations sont prévues avant (29 novembre) et après (12 décembre) pour garantir que les négociateurs n’oublient pas à qui ils devront rendre des comptes, même lorsqu’ils travailleront derrière des portes closes: le peuple.

.031

More and more young people are trying to shift the paradigm in which we live to start building a desirable future for everyone regardless of their social background or the place that they live. Understanding the cross-sectorial nature of what is at stake, believing in social and climate justice and fighting climate change with alternatives and positivism, this is the recipe to a new kind of activism of which young people are torch-bearers, for real!


HOTPOT WORDS BY

ALEKSANDRA MALDŽISKI ALEKSANDRA@OBESSU.ORG

.032

YOUTH OPINION

EAT THE FUTURE YOU WANT

/ en

Let’s start a revolution - unpackaged food for everyone! We need to move away from wasteful singleuse packaging, and instead make zero-waste and unpackaged food available for all. Grocery shopping will never be the same again. No more one-way-cups, no more shrink-wrapped veggies and no more plastic bags.

This idea was presented by Sara Wolf and Milena Glimbovski, two young women from Berlin, with the aim to get crowd-funding for the opening of the first supermarket in Germany without disposable packaging. And it worked ! In September 2014 they opened up the Original Unverpackt (Original Unpackaged) store, which planned to stop contributing to waste caused by food packaging by selling groceries in a sustainable manner. How does it work ? Easy. All the products are in bulk, you just need to go there with your own bag, box or jar (and if you don't have one you can borrow it at the store) and put as much as you need directly into your container. No packaging or plas-

Déclenchons une révolution – celle de la nourriture non emballée pour tout le monde! Il faut oublier les emballages à usage unique, et que la nourriture zéro déchet et non emballée soit disponible pour tous. Faire ses courses ne sera plus jamais pareil. Finis les gobelets à usage unique, finis les légumes emballés sous film rétractable, finis les sacs plastique.

tic bags, that you would usually throw away anyway, and thus contribute to the 16 million tons of packaging that ends up as waste every year in Germany alone. DISCO SOUP The problem, however, is not just the food package waste, but the waste of food itself. According to a study (FAO, 2011) 1.3 billion tons of food produced is wasted. As a response to that, a group of youth activists, gathered around Slow Food Youth Network (SFYN), came up with the idea of Disco Soup – an event where a giant soup or salad is made from veg-

etables and fruit that would otherwise end up in the trash, just because they're not nicely shaped, for example, although still perfectly edible. The cooking is combined with music and socialising and the food is distributed for free, all to raise awareness about food waste issues in a fun and engaging way. This is a trademark event of SFYN, a worldwide network of young food enthusiasts, chefs, activists, students and food producers that strives to encourage action on important food issues such as how to feed the world, food waste and sustainable food production under the slogan “Eat the future you want”.


/ hotpot YOUTH OPINION

.033 Another kind of future is also being constructed in an old warehouse in Copenhagen by Dave Washington from the UK and Kasper Bjørnson, two Faculty of Life Science students. Together with friends from their Flydende By start-up they are working on creating a fleet of boats made from recycled materials. These floating platforms will be self-sufficient and carbonneutral, and would travel the coastal waters of Denmark to promote climate change initiatives. ”The idea of creating something has a positive effect on people’s perceptions towards global climate change and well-being”,

Dave describes. These young activists gladly open the door of their workshop for anyone that wants to join and help, all you need is to bring a hammer. And respect the dress code: working clothes or a pirate costume. Apart from that, they are organising a three-week building festival to demonstrate sustainable energy solutions by collectively constructing solar heated water, wind power driven objects, wood burning saunas, and clay ovens, to name just a few.

ceries in separate plastic bags in the supermarket or throwing away food left over from dinner we can think of ways of changing our habits in order to get closer to producing zero-waste and a sustainable lifestyle. And we can always get by with a little help from TrashWiki - the collaborative worldwide guide of creating value from trash written by dumpster divers, freegans and others.

EAT THE FUTURE YOU WANT

Cette idée a été présentée par Sara Wolf et Milena Glimbovski, deux jeunes Berlinoises, en vue d’obtenir un financement participatif

So maybe next time before packing our gro-

/ fr

FLOATING CITY


YOUTH OPINION

.034 pour l’ouverture du tout premier supermarché allemand sans emballage jetable. Et ça a marché ! En septembre 2014, elles ont ouvert le magasin “Original Unverpackt” (Original sans emballage) qui voulait mettre un terme aux déchets provenant des emballages alimentaires en vendant des produits de manière durable. Comment ça fonctionne ? Rien de plus facile. Tous les produits se vendent en vrac, il vous suffit d’amener un sac, une caisse ou un bocal (et si vous n’en avez pas vous pouvez en emprunter dans le magasin) et de prendre exactement la quantité dont vous avez besoin. Pas d’emballage ni de sac plastique; de toutes les façons vous les jetez d’habitude, contribuant ainsi aux 16 millions de tonnes d’emballages qui se retrouvent dans les déchets chaque année rien qu’en Allemagne. DISCO SOUP Cependant, le problème n’est pas seulement l’emballage alimentaire mais bien le gaspillage de nourriture proprement dit. Selon une étude (FAO, 2011), 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillés chaque année. Pour y répondre, un groupe de jeunes militants, réunis dans le cadre du Slow Food Youth Network (SFYN), a concocté l’idée de la Disco Soup – un événement lors duquel une soupe ou une salade géante est produite à partir de légumes et de fruits qui se seraient autrement retrouvés à la poubelle simplement parce qu’ils n’ont

pas une jolie forme par exemple, bien qu’ils soient toujours parfaitement mangeables. La cuisson se fait en musique et dans la socialisation, et la nourriture est distribuée gratuitement, uniquement dans le but de sensibiliser au problème du gaspillage de nourriture de manière divertissante et militante. Il s’agit d’un événement phare de SFYN, un réseau international de jeunes amateurs de gastronomie, chefs cuisiniers, militants, étudiants et producteurs alimentaires qui s’évertue à encourager des actions autour d’importants problèmes alimentaires tels que la façon de nourrir le monde, le gaspillage de nourriture et la production alimentaire durable sous le slogan “Eat the future you want” (Consommez l’avenir que vous souhaitez). VILLE FLOTTANTE Dans un vieil entrepôt de Copenhague, Dave Washington du Royaume Uni et Kasper BjØrnson, deux étudiants de la Faculté des Sciences de la Vie, sont en train de construire un autre type d’avenir. Avec des amis de leur startup Flydende By, ils travaillent à la création d’une flotte de bateaux à partir de matériaux recyclés. Ces plates-formes flottantes seront autonomes et neutres en carbone, et elles navigueront sur les eaux côtières danoises pour promouvoir des initiatives en faveur du changement climatique. “L’idée de créer quelque chose a un effet positif sur les per-

ceptions qu’ont les jeunes du changement climatique et du bien-être au niveau global”, explique Dave. Ces jeunes militants sont heureux d’ouvrir la porte de leur atelier à toute personne souhaitant les rejoindre et les aider. Tout ce qu’il vous faut c’est un marteau, et respecter le code vestimentaire: des habits de travail ou un costume de pirate. A part ça, ils organisent un festival de construction de trois semaines pour démontrer qu’il existe des solutions pour l’énergie durable en échafaudant ensemble des projets comme de l’eau chauffée par l’énergie solaire, des objets actionnés par l’énergie éolienne, des saunas à bois et des fours en argile, pour n’en citer que quelquesuns. EAT THE FUTURE YOU WANT Donc, peut-être que la prochaine fois, avant d’emballer nos aliments séparément dans des sacs plastique au supermarché ou de jeter les restes de notre dîner à la poubelle, nous penserons à des moyens de changer nos habitudes pour nous rapprocher de la production de zéro déchet et d’un style de vie durable. Nous pourrons toujours y arriver avec l’aide de TrashWiki – le guide collaboratif mondial qui crée et donne une valeur ajoutée aux déchets, écrit par des fouilleurs de poubelles, des freegans, et autres.


YOUTH OPINION

.035

I’M RUNNING JE COURS WORDS BY

ALEXANDRE BEDDOCK / en

ALEXANDRE.BEDDOCK@YOUTHFORUM.ORG “The endorphin rush is better than cocaine” sings Bernard Lavilliers1. He is right. To run is to feel alive: operate your body, be cold, be hot, see your shadow change according to the height of the sun, and tread the ground according to your own rhythm. After several years of running in the parks, I decided to sign up to my first running competition: the Brussels’ half-marathon. 8 am. My eyelids open. I sip a bowl of milk with cereal. You do not change your habits on race day. Straightaway, I take a warm shower to loosen my muscles. I cross out the ‘Total’

logo on my race number to write ‘ALEX’ on top of it with a marker; I signed up to support a charity, not a multinational company! On an autumnal Sunday morning in Brussels, the streets are empty. I feel a certain pride to wear my race number. People are looking at me and smile. A tram passes by, full of runners. They turn to me with encouraging signs. Today the adventure will be collective. We are running together, not one against the other.

Arrival on the departure line: a strange oxymoron. I have been thinking of this moment for weeks. Here am I today. The speaker warms up the crowd of impatient runners. I’ve got chills all over my body. Trepidation. I am thinking. Of an incredible number of things. I was told not to kick off too fast. Carried away by the music and the crowd that starts running, I start like a bullet, well below the 5 min/km. Schuman roundabout, the heart of the European quarter. I am familiar with this place but today I feel I am much more than a


and applause, blinded, I cannot see anything. There is only me and the finish line.

member of the ‘Eurobubble’. I am a free man, and I decided to put on shorts to live a new experience. I accelerate. At kilometre four I am still running at the same pace. My heart holds out. It is reassuring, I’m only 24 years old…

I can’t help but smile. I made it! Last effort: I stop my timer. 1 hour 48 minutes. I don’t know where I am anymore. I stagger, I am cold outside but I seethe inside. Eat or drink, I don’t know what I need, but I smile. It is only after pulling myself together that I realise what it means to complete a sporting event of this importance. One cannot summarise it by the name of a city or a distance attached to a time. However it is what people who know almost nothing about it will ask me in the days that follow. This achievement means a lot more. It is both individual and collective. It is made out of sharing moments: to be carried aloft by the crowd in the last kilometres, to share a sugar cube with a jogger before starting a climb steeper than the others, to help a marathon runner stand up, and above all the big hugs with complete strangers after arriving.

Supply point. I grasp a water bottle. It is now a long descent beside the woods. Time to breathe and to look around me. Without a lot of effort I lengthen my stride. Here am I again below the 5 min/km. I’m running. To run is not to walk. It is the adrenaline produced when your two feet do not touch the ground anymore. An extremely brief escape from what links you to Earth. Gravity no longer exists: I’m running. 4 Kilometre2. Side stitch. Only one third of the race done, but I know I can do more. I continue pressing hard on my sides. The unpleasant sensation continues. Do not panic, surely it will go away.

It is also a real battle with yourself, against your pain and tiredness. A life lesson: you have to know your own body and listen to your heart, just like in everyday life. Last but not least, measured in time or not, you have to give your utmost in order to succeed. And if you do, this kind of experience is hugely positive, offering invaluable lessons and happiness.

Kilometre 10. I know that if I keep up that tempo I will achieve a great performance, it is not the time slacken the pace. Bystanders are gathering. Some came to see friends and family, others just out of curiosity. They are all cheering us. I get this unique sensation of runners: I forget that I have the choice to stop. The world slips away under my feet: I’m running. Only 5 kilometres to go. I cannot see the end of the ascent, I see only plane trees, always plane trees. I’m trying to ignore them and to have positive thoughts. The descent, the atmosphere in the Grand Place, my friends who are waiting there for me, and the crossing of the finish line. We can now see the arches of Parc du Cinquantenaire. There are a lot of people, music, and the speaker is still there. He gives me a high five. My motivation has come back. Kilometre 17. Another hillside burns my leg muscles. I continue to run, arduously. I can feel I am exhausted. A woman waves a banner ‘Downhill to the final’. She is right: do not give up. I start to run like I have never run. My heart beats faster and faster, my heart is jumping as if trying to leave my body. The bulk of joggers becomes denser, almost impossible to pass by. Suddenly the track gets wider. Sweat is flooding my eyes. Lost in the middle of the shouts

1 Bernard Lavilliers is a French singer/song writer 2 Guillaume Le Blanc. Courir : méditation physique, 2012

/ fr

.036

YOUTH OPINION

The flow of racers enters a series of tunnels. There is a lot of noise, it is hot, and the air gets thin. A few runners loudly express their excitement, amplified by the echo. Third tunnel. I suffer. Each new ascent hurts. I temporise and go back above the 5 min/km.

« La montée d'endorphine, c'est meilleur que la cocaïne. » chante Bernard Lavilliers1. Il a raison. Courir c'est se sentir vivant : faire fonctionner son corps, avoir froid, chaud, voir son ombre se modifier selon la hauteur du soleil, et battre le sol de ses pieds dans une cadence qui nous est propre. Après plusieurs années à courir dans les parcs, j'ai décidé de m'inscrire à ma première épreuve de course à pied : le semi-marathon de Bruxelles. 8h. Mes paupières se soulèvent . J’avale un bol de lait, des céréales. Ce n’est pas le jour-J que l’on change ses habitudes. Sans attendre, je prends une douche bien chaude pour favoriser l’irrigation des muscles.loosen Je barre le logo « Total » de mon dossard d’un grand “ALEX” au marqueur, je me suis inscrit pour soutenir un organisme de charité, pas une multinationale !


On m’avait dit de ne pas commencer trop vite. Emporté par la musique et la foule qui s’élance je pars comme une balle, bien en dessous des 5 min/km. Rond-point Schuman, poumon du quartier européen, cet endroit m’est familier mais aujourd’hui je me sens être davantage qu’un membre de la « Eurobubble ». Je suis un homme libre, j’ai décidé d’enfiler un short pour vivre une nouvelle expérience. J’accélère. Au 4ème kilomètre, je n’ai pas ralenti mon allure. Mon cœur tient toujours. C’est rassurant, je n’ai que 24 ans… Le flot des coureurs s’engouffre dans une série de tunnels. Il y a du bruit, il fait chaud, l’air se raréfie. Quelques coureurs expriment bruyamment leur excitation, amplifiée par l’écho. Troisième tunnel. Je suis à la peine. Chaque remontée fait mal. Je temporise et repasse au-dessus des 5 min/km. Stand d’approvisionnement. J’arrache une bouteille. C’est maintenant une longue descente le long du bois. J’en profite pour respirer, et regarder autour de moi. Sans forcer, j’allonge la foulée. Me revoilà à nouveau sous la barre des 5 min/km. Je cours. Courir ce n’est pas marcher. C’est l'adrénaline produite par le fait que les deux pieds ne touchent plus le sol. Une très brève extraction de la vie terrestre. La pesanteur s'efface, je cours2. 7ème kilomètre. Point de côté. Nous ne sommes qu’au tiers de la course, je sais que je peux faire davantage. Je continue en appuyant fort mes côtes. La sensation désagréable perdure. Ne pas paniquer, cela finira bien par s’en aller. 10ème kilomètre. Je sais que si je tiens le rythme je vais faire un super chrono, ce n’est pas le moment de lâcher. Les badauds se forment. Certains sont venus voir des proches, d’autres sont juste curieux. Tous nous acclament. J'atteins cette sensation unique chez le coureur : j'oublie que je peux choisir de m'arrêter. Le monde se dérobe sous mes pieds, je cours.

7ème kilomètre, une énième côte me cisaille les jambes. J’avance, péniblement. Je sens que je suis à bout. Une femme brandit une pancarte « Downhill to the final ». Elle a raison : il ne faut pas lâcher. Je cours alors comme je n’ai jamais couru. Ma fréquence cardiaque augmente, mon coeur fait des bonds, comme s'il voulait sortir de mon corps. La masse de joggeurs devient plus dense, quasi-impossible à dépasser. Brusquement la piste s’élargit. La sueur inonde mes yeux. Perdu au milieu des cris et des applaudissements, ébloui, je ne vois rien. Il n’y a que moi et la ligne d’arrivée. Le sourire ne quitte plus mes lèvres. Je l’ai fait ! Dernier effort : j’arrête mon chrono. 1h48. Je ne sais plus où je suis. Je titube, j'ai froid à l’extérieur mais je bous à l’intérieur. A manger, a boire ? Je ne sais pas ce dont j’ai besoin, mais je souris. Je ne réaliserai qu’après avoir repris mes esprits ce que réussir une épreuve sportive de cette ampleur signifie. On ne peut le résumer en un nom de ville et une distance assortie d’un temps. C’est pourtant ce que les gens qui s’y connaissent peu me demanderont les jours qui suivent. Cet accomplissement représente bien davantage. Il est à la fois individuel et collectif. Il est fait de moments de partage : se faire porter par la foule lors des derniers kilomètres, partager un sucre avec un joggeur avant d’aborder une montée plus raide que les autres, aider un marathonien à se relever, et surtout les grandes accolades avec de parfaits inconnus après l'arrivée. C’est aussi une bataille contre soi-même, contre sa douleur, et sa fatigue. Une leçon de vie : il faut connaître son corps, et écouter son cœur, comme dans la vie de tous les jours. Enfin, c’est un défi, chronométré ou non, il faut donner le maximum de son potentiel pour le succès. Si l’expérience est réussie, elle est positive, apport d’enseignements et d’un bonheur inestimable. 1 Bernard Lavilliers est un auteur-compositeur-interprète français 2 Guillaume Le Blanc, Courir : Méditation physique, 2012

YOUTH OPINION

Arrivée sur la ligne de départ. Curieux oxymore. Depuis plusieurs semaines je pense à ce moment. Aujourd’hui m’y voilà. Le speaker chauffe la foule de coureurs impatients. J’ai des frissons de partout. Appréhension. Je pense. A beaucoup de choses.

Il n’y en a maintenant que pour 5 km. Mais je ne vois pas le bout de la montée, seulement des platanes, toujours des platanes. J’essaie de les ignorer, et de penser à des images positives. La descente, l’ambiance sur la Grande Place, mes amis qui m’attendent et le franchissement de la ligne d’arrivée. On voit maintenant les arcades du Parc du Cinquantenaire. Il y a du monde, de la musique, le speaker est toujours là. A mon passage, il me tape dans la main. La motivation est revenue.

.037

Dimanche matin d’automne à Bruxelles, les rues sont désertes. J’éprouve une certaine fierté à arborer mon dossard. Les gens me regardent et sourient. Un tram me dépasse, rempli de joggeurs. Ils se retournent avec des signes d’encouragement. Aujourd’hui, l’aventure sera collective. On court ensemble, pas les uns contre les autres.


.038

YOUTH OPINION

GRAPHIC JOURNALISM

CLIMATE CHANGE, HERE AND NOW / LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, ICI ET MAINTENANT Global warming is already affecting the world, with the poorest countries likely to suffer the most, according to the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). While a rising temperature means unpredictable rainfalls, longer heatwaves, and stronger cyclones, it may also create new possibilities in areas like the Arctic. Sources: The Guardian, the European Commission, the Scientific American, LiveScience

Le réchauffement planétaire est déjà en marche, et ce sont les pays les plus pauvres qui devraient en souffrir le plus selon le Panel intergouvernemental sur le Changement climatique (PICC). Bien que la hausse des températures promette des précipitations imprévisibles, des vagues de chaleur plus longues et des cyclones plus puissants, elle pourrait également engendrer de nouvelles possibilités dans des zones telles que l’Arctique. Sources: The Guardian, la Commission européenne, the Scientific American, LiveScience


THE ARCTIC, A NEW PANAMA? Melting ice will reveal potential reserves of oil, metal, and minerals - as well as a fast-track for sea trade between Europe, Asia, and North America. L’ARCTIQUE, UN NOUVEAU PANAMA? La fonte des glaces révélera des réserves potentielles de pétrole, de métaux et de minéraux – ainsi qu’une voie rapide pour le commerce maritime entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord.

Patrick Kelley, U.S. Coast Guard Arctic


Dino Olivieri

ALPS, THE WELL OF EUROPE As 40 percent of Europe's water originates from the Alps, changes in snow and rainfall could lead to water shortages across the continent.

.040

YOUTH OPINION

LES ALPES, LE PUITS DE L’EUROPE Vu que 40% de l’eau en Europe proviennent des Alpes, des changements dans les chutes de pluie et de neige pourraient engendrer des pénuries d’eau à travers le continent.


DARFUR, DRYING OUT Decades-long drought has led to a humanitarian crisis in the Sudanese region of Darfur.

.041

YOUTH OPINION

LE DARFOUR S’ASSÈCHE Une sécheresse qui perdure depuis des décennies a provoqué une crise humanitaire dans la région soudanaise du Darfour.

European Commission DG ECHO's


STORMY TIMES AHEAD Europe, along with the rest of the world, will experience more regular rainstorms and extreme weather. This photo is from France.

.042

YOUTH OPINION

TEMPÊTES EN VUE L’Europe, tout comme le reste du monde, va subir de plus en plus de tempêtes de pluie et des conditions météorologiques extrêmes. Cette photo a été prise en France.


.043

YOUTH OPINION

FRA 298


KIRIBATI, SWALLOWED BY THE SEA The small Pacific nation of Kiribati has asked for international help as rising sea levels threaten to make its islands uninhabitable. LES KIRIBATI AVALÉES PAR LA MER La petite république des Kiribati dans le Pacifique a sollicité une aide internationale car l’élévation du niveau de la mer menace de rendre ses îles inhabitables.

Naomi Kiribati


MUMBAI, VULNERABLE TO FLOODS The coastal town of Mumbai in India has a high risk of increased floods.

.045

YOUTH OPINION

MUMBAI, VULNÉRABLE AUX INONDATIONS La ville côtière de Mumbai en Inde connaît un risque élevé d’inondations accrues.

Rajarshi


YOUTH OPINION

.046

10 small things to be greener 10 petites choses pour être plus écologique WORDS BY

IEVA KUNEVICIUTE IEVA.KUNEVICIUTE@YOUTHFORUM.ORG


9. E-books. Read more! Get second-hand books, exchange with friends or read e-books. You can also cancel your paper subscription and read online instead.

1. Drink your coffee from a mug. Reduce waste and enjoy better tasting coffee at home. If you need your coffee on the go, get a stylish travel mug from your favourite coffee brand. It will also save money! 2. Skip straws. They look nice in a cocktail or an ice coffee, but did you see the heartbreaking video of the agony of a turtle, which had a plastic straw stuck in its nostril. Next time think about the video! Besides, drinking through a straw may contribute to wrinkles! #foreveryoung 3. Work from home. Sometimes it’s nice to stay in your sweatpants and work cosily right from your couch. Instead of being stuck in morning traffic, skip the commute, save time and the environment. 4. Buy vintage. Add an original, retro piece to your wardrobe. You can create a different style with authentic garments and save money instead of wearing mass-produced clothing, made in sweatshops using slave labour. 5. BYOB1 – no, not booze, a bottle (of water). Not only does it reduce waste, it also saves money. It can be a nice accessory while working out or during your busy daily routine. 6. Recycle old phones. Just got that new smartphone that you wanted? If your old one is still working, instead of throwing it away, you can sell it, donate to a charity or a company that recycles electronic devices, like Oxfam. 7. Fly using a mobile boarding pass, because paper boarding passes are so 2006. Save time and paper and have everything convenient in one place. You can also use apps for e-tickets to concerts or cinema. 8. Meatless Monday! Or maybe even also Tuesday? Producing meat requires much

10. Carpool or hitchhike. If you plan a trip, consider carpooling or hitchhiking. It can be an interesting way not only to reduce greenhouse gas emission, save money but also meet interesting people. 1 BYOB – ‘Bring your own booze’, a term often used in invitations to house parties, where guests are invited to bring their own drinks.

Que ce soit par éco-love ou éco-culpabilité, nous savons que vous faites déjà de petits gestes pour être plus écologique – vous recyclez vos canettes de bière et vous utilisez des sacs de course réutilisables, ou vous fermez le robinet lorsque vous vous brossez les dents. Voici 10 choses que vous pouvez faire au quotidien, sans effort, pour contribuer à la réduction de déchets et à la protection de l’environnement. En plus vous économiserez de l’argent ! 1. Buvez votre café dans un mug. Réduisez les déchets et appréciez un café de meilleure qualité chez vous à la maison. S’il vous faut un café en chemin, trouvez-vous un mug de voyage de votre marque de café préférée. Vous économiserez aussi de l’argent ! 2. Evitez les pailles. Ca donne bien dans un cocktail ou un café glacé, mais avez-vous vu cette vidéo déchirante sur l’agonie d’une tortue qui avait une paille en plastique coincée dans la narine ? La prochaine fois, pensez-y ! En plus, cela peut donner des rides de boire à la paille! #foreveryoung 3. Travaillez depuis la maison. Parfois c’est agréable de rester dans ses survêtements et de travailler confortablement installé dans son canapé. Au lieu de vous retrouver coincé dans le trafic le matin, laissez tomber la navette, épargnez du temps et l’environnement.

Cela peut être un bel accessoire si vous travaillez hors du bureau ou lorsque vous êtes surchargé. 6. Recyclez vos vieux téléphones. Vous venez d’acquérir le nouveau smartphone que vous vouliez ? Si votre ancien téléphone fonctionne toujours, au lieu de le jeter vous pouvez le vendre, le donner à une organisation caritative ou à une entreprise qui recycle les appareils électroniques comme Oxfam par exemple. 7. Volez avec une carte d’embarquement mobile; les cartes d’embarquement en papier font tellement “has been”. Economisez du temps et du papier et gardez tout ce qu’il vous faut en un seul endroit. Vous pouvez aussi utiliser les applications pour tickets électroniques pour aller à des concerts ou au cinéma. 8. Pas de viande le lundi ! Ou peut-être pas non plus le mardi ? Produire de la viande nécessite beaucoup plus d’eau et d’énergie et cela produit beaucoup plus de gaz à effet de serre. Jouer les végétariens une fois par semaine vous aidera à réduire la consommation d’eau nécessaire pour le bétail et aussi les gaz à effet de serre. Et puis, peutêtre que cela vous permettra de perdre quelques kilos superflus ! 9. Livres électroniques. Lisez plus de livres ! Procurez-vous des livres d'occasion, échangez des livres avec des amis ou lisez des livres électroniques. Vous pouvez aussi annuler votre abonnement papier et lire en ligne. 10. Faites du carpooling ou de l’autostop. Si vous prévoyez un voyage, pensez au carpooling ou à l’autostop. Cela peut être intéressant, non seulement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou économiser de l’argent, mais aussi pour faire des rencontres intéressantes. 1 BYOB (en anglais – Bring Youth Own Booze), expression souvent utilisée dans des invitations à des fêtes où les invités sont priés d’amener leurs propres boissons.

YOUTH OPINION

Here are 10 things you can do, in your everyday life, with little effort, which will contribute to waste reduction, environmental protection and will also save money.

4. Achetez vintage. Ajoutez une pièce originale et rétro dans votre garde-robe. Vous pouvez vous créer un style différent avec des habits authentiques et économiser de l’argent au lieu de porter des vêtements produits en masse, dans des ateliers clandestins, par des esclaves ! 5. BYOB2 - non, pas des boissons, une bouteille (d’eau). Non seulement vous réduirez les déchets mais vous économiserez aussi de l’argent.

.047

more water, energy and produces significantly more greenhouse gases. Going vegetarian once a week will help to minimise water usage needed for livestock and reduce greenhouse gases. And maybe will help you lose a few kilos.

/ fr

/ en

Whether because of eco-love or eco-guilt, we know you are already making lots of small steps to be greener – recycling your beer cans and using reusable shopping bags or turning off the water while brushing your teeth.


recycled paper

YO!Mag Autumn 2015  

YO!Mag autumn issue asks how young people can combat climate change.

YO!Mag Autumn 2015  

YO!Mag autumn issue asks how young people can combat climate change.

Advertisement