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Elections municipales Lille-Lomme-Hellemmes 23 et 30 mars 2014

NOTRE PROJET POUR LILLE

et la métropole lilloise

Une économie au service de l’humain Une ville humaine et écologique

Une ville garante des droits universels

S’émanciper au XXIeme siècle

Des outils pour plus d’égalité


Sommaire 1.

3 principes fondamentaux

1.1. 1.2. 1.3.

Le choix du service public 4 La citoyenneté active5 Répondre aux besoins essentiels, étendre la gratuité6

2.

Une ville garante des droits universels7

2.1. 2.2. 2.3.

Un toit, c’est un droit 7 Transports et voirie : une mobilité gratuite et écologique11 Pour une vraie régie publique de l’eau16

3.

Une économie au service de l’humain

3.1. 3.2. 3.3.

Sécuriser les parcours professionnels18 Encourager la création d’emploi durable et accessible à tous21 Pour que l’innovation bénéficie au plus grand nombre24

4.

S’émanciper au XXIeme siècle

4.1. 4.2. 4.3.

Grandir et apprendre en toute égalité28 Affirmer la Culture dans la ville32 Démocratie : soutenir l’implication citoyenne35

5.

Une ville humaine et écologique

5.1. 5.2.

Adapter la ville au rythme de vie de ses habitants38 Lille : une ville solidaire et accueillante42

6.

Des outils pour plus d’égalité46

6.1. 6.2.

Amplifier les politiques sociales46 Imposer d’autres choix budgétaires50

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Le projet dont vous êtes le héros Dans les années qui viennent, la politique municipale devra protéger les habitants des conséquences d’une crise financière que ni la gauche au pouvoir, ni une décennie de droite bling bling et antisociale n’ont réussi à endiguer.

Par Hugo Vandamme

Les militants du Front de Gauche se battent au quotidien pour amélioration des conditions de vie, contre la casse des retraites et des conditions de travail, etc. A chaque fermeture d’entreprises, les militants et les élus du Front de Gauche sont présents pour accompagner les salariés.

Mais servir de bouclier contre les méfaits de la crise ne suffit pas. Nous avons évidemment besoin d’une ville plus humaine, égalitaire et agréable à vivre... Mais celle-ci ne se bâtira pas sans le grain de sel de chacun ! Pour cela, les ateliers citoyens organisés par le Front de Gauche sont l’occasion d’apporter votre pierre au débat. Nombreux sont les acteurs, militants associatifs, politiques, syndicalistes ou simples citoyens qui s’y rencontrent pour construire la ville de demain. De nombreuses propositions du projet que vous tenez entre les mains sont issues de ces débats. Aux antipodes d’un programme, fourni clef en main, qui tracerait en quelques lignes l’avenir d’une cité de 225 000 habitants, le projet qui suit est une base de discussion qui mérite constamment d’être enrichie par les propositions des habitants. Car c’est ensemble que nous montrerons qu’un autre futur est possible, et qu’il peut être décidé ensemble, de manière constructive et pluridisciplinaire. Alors bonne lecture ! N’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice !


3 principes fondamentaux Quelques principes traversent toutes les thématiques abordées dans notre projet municipal :

Le choix du service public

régie publique de l’eau

musée

centre social

école crèche

mission locale

mairie

Nous affirmons fortement que les services publics sont la réponse aux besoins vitaux de la population. Il y a, en cette matière, des maîtrises à reprendre, à regagner : À Lille et dans la métropole, de nombreux services sont délégués à des entreprises privées. C’est le cas de l’eau, des transports, du ramassage des ordures, de l’exploitation des places de parking...

Une confiance aveugle est souvent accordée aux entreprises délégataires, et les citoyens sont écartés de la gestion. Rares sont les élus délégués rendant compte de l’état de la réflexion ou prenant l’avis du Conseil Municipal ou mieux encore, celui des citoyens. Ce type de délégation est caractérisé par une logique de la recherche du profit financier immédiat qui ne peut répondre à ces exigences de satisfaction de ces besoins fondamentaux. ▶▶    De fait, c’est l’avènement d’une ère de gestion opaque permettant le développement des multinatio-

nales, absorbant toujours plus de services de proximité et confisquant les savoir-faire publics.

▶▶    De plus, les multinationales s’approprient également les entreprises de travaux publics auxquelles

les travaux sont confiés, se garantissant des bénéfices royaux tout au long de la filière exploitée. Face à ce constat, nous sommes les partisans résolus du maintien, ou du retour à la maîtrise publique de ces services. La lutte contre la privatisation est fondamentale pour reconstruire des services de qualité. re-municipalisation des services Lillois sous forme de régies •  La publiques est un moyen d’économiser l’argent public. En période de crise, elle constituerait un bon palliatif aux restrictions budgétaires imposées par la politique austéritaire du gouvernement actuel puisqu’elle permettrait tantôt à la ville de Lille, tantôt à la Communauté Urbaine de Lille, de récupérer les millions d’euros de dividendes reversés aux actionnaires des multinationales Kéolis, Parkéon, Vinci, Suez, etc.

Nous proposons donc de créer des régies publiques : À l’échelle communale : - La transformation de la délégation de service public aux entreprises privées (Vinci, Effia, etc.) en régie publique du stationnement- La transformation de la délégation de service public à Résonor en régie publique de chauffage urbain. - La création d’une régie publique de maintenance du parc informatique - La création d’une régie de production agricole À l’échelle métropolitaine : - Une régie publique de l’Eau - Une régie publique des transports

création de régies publiques est aussi le meilleur moyen de •  La faire pénétrer la démocratie à tous les niveaux : ▶▶    A l’intérieur de l’entreprise où les salariés pourraient faire valoir leurs droits grâce à une

présence importante des syndicats dans le conseil d’administration de l’entreprise. ▶▶    Dans la cité, où la citoyenneté se ferait active afin de permettre aux usagers de peser sur

les décisions importantes liées à la qualité du service public grâce à des « comités » qui prendraient enfin des décisions importantes. ▶▶    Au niveau des institutions de la république en fournissant aux élus la maîtrise des outils

permettant de faire respecter les exigences citoyennes exprimées dans les urnes en matière d’égalité d’accès et d’impact sur l’environnement et sur la santé des habitants. Une fois délivrés du système de partenariat public-privé existant, et de la logique de rentabilité à court terme qui en découle, ces services publics pourraient enfin répondre aux besoins sociétaux.


La citoyenneté active Le terme de démocratie participative est utilisé à toutes les sauces. Sur Lille, il relève largement d’opérations de communication sur l’action municipale dans une logique d’information descendante. La multiplication des différents conseils représentatifs (jeunesse, étrangers, aînés…) se fait toujours dans un fonctionnement très cadré, et n’endigue pas la désaffection croissante à l’égard des enjeux politiques que traduisent les taux d’abstention élevés aux différentes élections. Nous ne nous adressons pas à de simples « habitants », mais à des citoyens à part entière. Nous rappelons que, pour nous, cette citoyenneté ne se limite pas au temps dve l’élection, mais s’exerce tout au long du mandat. Et pas seulement par des réunions de comptes-rendus. L’élaboration de notre programme tiendra compte de cette exigence, notamment par l’organisation d’assemblées citoyennes. Propositions concrètes : ▶▶    Les réunions des Conseils de quartier doivent être publiques afin d’impliquer chaque Lillois qui le

souhaite dans la vie municipale.

▶▶    Les compétences communautaires, de plus en plus nombreuses, ne peuvent être débattues sans

les citoyens : il est indispensable que des débats soient tenus dans les communes membres sur les grands enjeux (eau, compétences transférées, etc.)

▶▶    La possibilité de proposer des « votations » d’initiative citoyenne quand des enjeux importants

se posent dans un quartier

Répondre aux besoins essentiels, étendre la gratuité Le droit à l’éducation, à la santé, à la mobilité, au logement, sont autant d’exigences à mettre en avant pour une politique sociale de haut niveau, or les politiques d’austérité s’efforcent de réduire ces droits. Dans ce contexte, l’ensemble des services sont attaqués. De services dédiés à l’enfance (crèches, écoles, ...) à l’action sociale ; des services de voirie aux espaces verts. Un grand nombre de bien commun risque de se dégrader, voir de disparaître. Dans certains domaines, nous demandons à ce que la réflexion sur la gratuité soit développée (transports, services périscolaires…) : ▶▶    Nous nous engageons ainsi contre une politique du tout payant, par exemple avec l’extension

des parcmètres en ville, et entendons mener de pair la réflexion sur la justice fiscale qui doit être à la base de la refonte de la fiscalité locale. ▶▶    Le concept de gratuité est un prolongement de la République. La société moderne amène en effet l’émergence de nouveaux droits : droit à la mobilité, droit à l’information et à l’usage des nouvelles technologies. Ces droits impliquent la gratuité de la même manière que le droit à l’éducation a amené l’école gratuite. À Lille, les transports, les toilettes, les bains douches publics, l’usage de la plupart des espaces en communs devraient être gratuits.

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Une ville garante des droits universels Un toit, c’est un droit Depuis de trop nombreuses années, « accéder à un logement  » rime avec « parcours du combattant  ». Pourtant, la ville voit les chantiers de rénovation urbaine se multiplier. Sur ce sujet, deux propositions semblent primordiales : mener la bataille juridique du logement et proposer le plus de logements sociaux possibles1 .

1. Plus de 70% des habitants ont des revenus qui leurs permettraient d’accéder au logement HLM ou à un prêt à taux zéro.

2. Prêt locatif aidé d‘intégration (PLAI) Ce prêt permet de financer les opérations destinées aux ménages cumulant des difficultés d’adaptation sociale et de faibles ressources.

3.

Un besoin en logements familiaux existe : 51% des logements sont de petite taille avec 1 ou 2 pièces et 28% seulement comptent 4 pièces ou plus.

Quelques chiffres : Près de 14 000 demandes de logement HLM sont en attente. Le délai moyen d’attente s’élève à 4 ans et demi pour les petits logements et jusqu’à plus de 5 ans pour les grands logements. Lorsque l’État mettait 11 000€, la communauté urbaine en met 15 000 et la Ville 5 000, le reste est à la charge du bailleur.

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Dans le premier cas, la ville doit devenir l’acteur primordial dans le domaine du logement, par la mise en demeure des propriétaires de logements vides, voire la réquisition et l’administration directe de ces logements par le public ; par la lutte acharnée contre les marchands de sommeil ou encore par la rédaction d’arrêtés anti-expulsion locative. Dans le second cas, nous devons veiller à ce que toute nouvelle construction de logements sociaux soit la plus sociale possible en favorisant les prêts locatifs aidés d‘intégration 2 et un accompagnement complet des locataires. Comme dans toutes les grandes métropoles de France, la spéculation et la pénurie de logements décents et accessibles affectent Lille et ses habitants. La hausse vertigineuse des prix et des loyers conduit à un décalage toujours plus artificiel quant à la valeur moyenne du mètre carré dans chaque quartier entraînant une ségrégation sociale toujours plus forte, dans et entre les quartiers, loin de l’idéal de « mixité sociale ».

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La construction et la rénovation du parc social existant

Lille compte 23,8% de logements sociaux et devra augmenter le nombre de constructions pour atteindre les 25 % prévus par la loi Duflot. Plus de 70 % de la population de Lille est éligible au logement social : tous les lillois ont un ami ou un parent qui souhaiterait en louer un, mais ne peut pas, car l’offre est insuffisante au regard des attentes. 17 % des habitants sont mal-logés ou sans logement. Le surpeuplement est fréquent dans les quartiers les plus populaires. La construction de 12 000 logements durant le mandat dont 30 % de logements sociaux constitue une avancée, mais il s’avère insuffisant au regard des besoins. En effet, beaucoup de ménages subissent encore le mal logement 3 . Les prix repoussent les résidents aux revenus modestes à la périphérie des agglomerations. La situation se dégrade dans la mesure où l’État se désengage. La contribution de l’État par logement est cette année en diminution : l’enveloppe est restée la même mais il demande de construire 14% de logements en plus. Propositions : ▶▶    Construire 40 % de logements sociaux dans les nouveaux projets d’aménagement urbain pour

répondre à l’urgence et aux besoins à long terme. ▶▶    Adapter l’offre de logements aux besoins des Lillois en construisant notamment davantage de logements de grandes tailles (adaptés, par exemple, aux familles nombreuses). ▶▶    Rénover de manière ciblée les immeubles collectifs dégradés. ▶▶    Intervenir avec les Lilloises et les Lillois pour que soit relevé le barème d’accès au logement social et pour que le gouvernement revienne sur sa décision annoncée de bloquer l’aide personnalisée au logement (APL) tandis que les loyers et les charges continuent d’augmenter. ▶▶    Garantir la transparence sur les attributions de logement.


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Lutte contre la spéculation

Le logement est devenu un marché lucratif partagé entre des acteurs dont l’augmentation des rentes dépend aussi de la hausse des prix du marché.

4. Un besoin en logements familiaux existe : 51% des logements sont de petite taille avec 1 ou 2 pièces et 28% seulement comptent 4 pièces ou plus.

5. Bail emphytéotique : Le bail emphytéotique est un contrat par lequel le bailleur confère au preneur un droit réel immobilier, pour une durée comprise entre 18 et 99 ans. Le droit ainsi conféré est susceptible d’hypothèque, cessible et saisissable.

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▶▶    Le logement étant compétence d’État, la Ville doit intervenir pour exiger l’abrogation de la Loi

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Molle Boutin qui organise les surloyers et qui permet à un propriétaire d’augmenter le loyer de son locataire en cas d’amélioration de l’isolation énergétique alors même qu’il bénéfice d’aides publiques.

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▶▶    Les transactions immobilières supérieures de 10% au prix du marché seront susceptibles d’être

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préemptées afin d’inciter les vendeurs à se montrer raisonnables. Cela permettrait de maintenir des prix abordables dans le parc privé et de favoriser la mixité sociale.

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Propositions :

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Le droit de préemption peut constituer un instrument de lutte contre la spéculation immobilière, dans les quartiers « sous tension ». Il permet à la communauté urbaine d’être prioritaire sur les autres acheteurs lors de la vente d’un bien, en cas de projet d’intérêt général, à un prix souvent inférieur aux prétentions du vendeur, fondé sur une estimation du service des Domaines.

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Contrôler le prix de vente des biens immobiliers

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Il existe pourtant des outils et des alternatives pour diminuer la pression immobilière et favoriser l’accès au logement du plus grand nombre :

Proposition globale :

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Le bilan de la mairie de Lille se limite à des effets de manche et à une communication bien huilée. En témoigne, l’augmentation continue des loyers pendant que Lille constitue un placement sûr pour les investisseurs de l’immobilier. Les cellules de lutte contre l’insalubrité sont insuffisamment dotées et leur action manque de cohérence.

de finance 2013, tout en opérant un rééquilibrage rééquilibrage entre la taxe sur le foncier bâti (à augmenter) et la taxe d’habitation (à diminuer). C’est un premier outil pour lutter contre le prix excessif du foncier. ▶▶    Permettre à la puissance publique de maîtriser les projets d’aménagement urbain : les baux emphytéotiques 5 doivent être le type de contrats privilégié pour conserver la maîtrise publique et civique des constructions, y compris vis-à-vis des bailleurs-constructeurs, aménageurs spécialisés dans l’habitat social. ▶▶    Le permis de louer et une charte des promoteurs seront expérimentés puis généralisés pour encadrer le marché de location. ▶▶    Nous conditionnerons les aides municipales versées aux propriétaires bailleurs pour la rénovation des logements à la stabilité des loyers.

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Parallèlement, les logiques de marché incitent les propriétaires à découper toujours plus les logements anciens pour augmenter leurs rentes. En conséquence, le marché est saturé par des logements exigus.

▶▶    Augmenter la taxation du foncier non bâti à partir du 1er janvier 2014 comme inscrit dans la loi e

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Ces structures, organisées par le patronat, sont financées par le 1% logement.

Propositions au niveau local :

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Le logement neuf constitue une aubaine pour les investisseurs plus soucieux de leurs profits que de l’universalité du droit au logement. Les géants du bâtiment se régalent de projets de constructions. Les groupes privés d’aménageur-constructeur-bailleur jouent aussi leur partition 4 .


▶▶    Porter l’utilisation de la préemption, à l’échelon local et intercommunal pour contrôler les prix

de l’immobilier.

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Lutte contre les expulsions

Localement, le Front de gauche soutient les luttes locales d’associations contre les expulsions locatives. Nous avons toujours dénoncé la ségrégation spatiale et nous nous battons pour faire baisser la pression immobilière qui nuit aux salariés et aux commerçants lillois. La construction n’est pas le seul levier permettant de faire bouger les lignes malgré le manque de moyens. Pour nous, Lille n’est pas un espace déshumanisé uniquement dédié à la compétitivité économique, mais une ville qui appartient d’abord aux habitants qui souhaitent pouvoir y mener une vie digne et agréable. Propositions : ▶▶    Signature d’un arrêté anti-expulsion pour les personnes éprouvant des

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difficultés particulières au regard de leur patrimoine, de l’insuffisance de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence.

Lutte contre le logement insalubre

6. De nombreux logements anciens sont à rénover : 48 % datent d’avant 1948.

7. Il n’existe aucune estimation fiable du nombre de logements insalubres dans la commune de Lille. Beaucoup de logements vacants, non loués sont aussi insalubres.

8. L’une de ces aides, appellée « MOUS insalubrité » est emblématique : elle est réservée aux locataires de logement conventionnés alors que de nombreuses familles et individus sont obligés, faute de logements sociaux, de se loger dans le parc privé non conventionné.

9. Les locataires subissent la pression des propriétaires qui outrepassent leurs droits et délogent autoritairement certains locataires. D’autres locataires ont du mal à faire respecter leurs droits. Certaines plaintes ne sont tout simplement pas prises en compte.

Le plan de lutte contre l’habitat indigne, mis en place par la ville de Lille, a permis de résoudre des situations désastreuses pour les familles 6 . Pourtant, le manque de communication dans les quartiers les plus touchés, la précarité des locataires de logements insalubres, la volonté de limiter l’efficacité pour ne pas trop influer sur les prix de marché et ne pas effrayer les propriétaires nous conduisent à adopter une approche plus méthodique et une stratégie de long terme pour enrayer le phénomène.

Il n’existe pas de données d’ensemble sérieuses sur l’ampleur de l’insalubrité 7 . Des aides existent, mais ne permettent souvent pas d’atteindre les objectifs fixés 8 . Seulement quelques centaines de logements ont donc été rénovés. Cette situation permet aux marchands de sommeil de continuer à prospérer 9 . Alors que les procédures de travaux d’office permettent de répondre aux cas les plus urgents, la municipalité doit mettre les marchands de sommeil au pied du mur. Enfin, les insectes peuvent constituer un fléau (maladies, inconfort). De nombreux locataires doivent faire appel à des sociétés privées lorsque le propriétaire ne veut pas le prendre en charge. Ce n’est pas une fatalité. Propositions : ▶▶    Accompagner les locataires dans leurs démarches judiciaires vis-à-vis des propriétaires

indélicats. ▶▶    Systématiser les procédures judiciaires contre les propriétaires qui refusent de réaliser les travaux. Une équipe de fonctionnaires spécialisée sera constituée à cette fin. ▶▶    Créer un service municipal de désinsectisation composé de personnel recruté au sein des entreprises spécialisées. ▶▶    Remettre à plat l’action des structures existantes et créer une cellule unique s’attachant à travailler avec les associations des quartiers. ▶▶    Communiquer auprès des propriétaires et des locataires en difficulté pour leur communiquer les solutions existantes. Une équipe chargée de communication sera créée à cet effet. ▶▶    Mettre au point une charte des promoteurs.


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Accompagner la transition énergétique

En France, 52% de la consommation énergétique finale concerne la chaleur, due essentiellement au chauffage des bâtiments (environ 60% de ces 52%). Cette chaleur est produite à plus de 80% par des sources d’énergies non renouvelables, dont 15% sont produits par de l’électricité, ce qui est une aberration énergétique.

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Favoriser la mise aux normes énergétiques des logements et bâtiments publics La Ville et la Communauté Urbaine disposent de leviers pour favoriser la mise aux normes énergétiques des logements et bâtiments publics : ▶▶    La Ville et la Communauté Urbaine renforceront leur politique de mise aux

normes énergétiques des bâtiments publics : écoles, bâtiments administratifs, crèches,… ▶▶    La Communauté Urbaine incitera les organismes de logement social à mettre en œuvre des actions de rénovation énergétique par le biais de subventions fléchées. ▶▶    La Communauté Urbaine incitera les copropriétés à mettre en œuvre des

▶▶    La Communauté Urbaine renforcera les dispositifs de subventions aux particuliers, sous condi-

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le chauffage urbain et la production décentralisée •  Promouvoir d’énergie

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Au niveau municipal, la production d’énergie par une régie publique nous semble être le cadre le plus probant pour garantir à la fois un service public de qualité et une implication citoyenne.

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tions de revenus. Ces dispositifs seront étendus à l’ensemble de la métropole.

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actions de rénovations énergétiques en leur mettant à disposition des services d’assistance à maîtrise d’ouvrage (chiffrage, gestion de projet, suivi technique,…),

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C’est pourquoi nous défendrons le retour en régie du chauffage urbaine au terme de la délégation de service public de Résonor. Ce retour en régie doit s’accompagner d’un plan d’investissement visant à développer l’utilisation des énergies renouvelables (géothermie notamment).

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L’action de la municipalité pourra également porter, au-delà du chauffage urbain, sur la création d’une régie de production d’électricité reposant elle aussi sur les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie…)

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•  Promouvoir l’auto – construction

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La ville soutiendra l’auto–construction, dans la mesure où elle diminue le coût des travaux d’amélioration de l’habitat et où elle favorise les liens sociaux et les relations non marchandes.

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Le soutien de la ville se matérialisera notamment des actions de conseil et de formation à l’auto – construction, en direction des habitants voire des associations.

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Transports et voirie : une mobilité gratuite et écologique

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Des transports accessibles

•  Droit à la mobilité pour tous

La globalisation oblige chaque individu à se déplacer de plus en plus loin pour travailler 1, se former ou s’émanciper et le prix de l’immobilier éloigne de plus en plus les habitants de leur lieu d’activité.

1. Selon l’INSEE, 73% des salariés travaillaient en dehors de leur commune en 2004. Ils parcouraient en moyenne 25,4 km pour se rendre sur leur lieu de travail. 115000 personnes travaillaient dans la zone d’emploi de Lille tout en résidant à l’extérieur, ce chiffre a augmenté de 21% en 5 ans.

2. « Art. 13 : Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. »

3. « Art. 2 de la loi LOTI (1982) : La mise en œuvre progressive du droit au transport permet aux usagers de se déplacer dans des conditions raisonnables d’accès, de qualité et de prix ainsi que de coût pour la collectivité, notamment par l’utilisation d’un moyen de transport ouvert au public. »

Avec l’évolution des conditions de vie et de travail dans les métropoles, l’accès aux transports est devenu un droit aussi naturel que celui de se déplacer à pied ou à vélo au sein de son quartier. Il est d’ailleurs inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme 2 comme dans la loi française 3 . Or dans les faits la mobilité n’est pas toujours vécue comme une liberté, elle peut être aussi vécue comme une contrainte, le budget transport est un poste important dans les dépenses des Français. À Lille, le prix des transports augmente plus rapidement que le coût de la vie. Beaucoup de laissés pour compte sont privés de transports et souvent condamnés à rester chez eux, ce qui les exclut de la vie économique, sociale, et culturelle. Par ailleurs, le système PassPass nouvellement intégré au réseau de transports crée de nouveaux freins à la mobilité. Au delà de l’obstacle pratique lié à ce nouveau fonctionnement, il s’avère être une augmentation déguisée des tarifs. La validation systématique a abouti à la création d’une nouvelle amende (de 5€) pour les usagers n’ayant pas « bipé » à chaque correspondance. Le coût de création de titres de transport a lui aussi augmenté. Enfin, nous désirons doter l’ensemble du territoire lillois des mêmes moyens d’accession à la mobilité. Les quartiers de Lille-Sud ou du Faubourg de Béthune semblent être, en ce point, les grands oubliés des infrastructures de transports dites alternatives (V’Lille, Voiture en autopartage...) Nous voulons donc : ▶▶    Permettre à chacun d’avoir accès à un moyen de transport, quel que soit son niveau de vie, son

quartier, ou son handicap. ▶▶    Tout de suite : la gratuité des transports pour tous les scolaires et les allocataires du RSA, une

Propositions concrètes : - Fin de la validation obligatoire de la carte Passpass pour les abonnés - Tarifs des transports en commun : Tout de suite : gratuité des transports pour tous les scolaires et les allocataires du RSA. À terme : gratuité des transports pour tous. - Etendre les zones limitées à 30km/h à proximité des lieux de vie. - Mettre à disposition des espaces logistiques dans la métropole - Re-municipaliser les parkings en délégation de service public sous forme de régie publique - Geler l’augmentation des tarifs de parkings - Rendre les parkings du CHR gratuits

baisse significative des tarifs. ▶▶    Tout de suite : supprimer la nouvelle amende de 5€ liée à la carte PassPass. ▶▶    À terme : la gratuité des transports pour tous.

•  Une régie publique des transports

La délégation de service public des transports a été renouvelée au 1er janvier 2011. Elle devrait expirer dans la foulée du prochain mandat. Nous souhaitons que ce prochain mandat permette de mesurer la faisabilité d’un retour en régie des transports urbains de la métropole. La première chose qu’il nous faut obtenir pour mener à bien ce débat, c’est la transparence sur la gestion de l’actuelle DSP. Il faut obtenir, en particulier, que Lille Métropole rende public et accessible le détail du rapport du délégataire (s’il existe) et pas uniquement sa synthèse. La création de la régie publique des transports constituera l’un des leviers sur lesquels nous agirons pour dégager le financement nécessaire à l’instauration de la gratuité des transports.

•  En finir avec l’idéologie sécuritaire.

Les plus démunis prennent parfois le risque de frauder. Une politique de tarification par ticket encourage la répression : les équipes de contrôleurs sont managées de façon à être rentables et de nombreux moyens, parfois coûteux, sont mis en place pour traquer les fraudeurs.


4. Selon le Syndicat de la Magistrature, chaque mois une vingtaine de condamnations à de la prison ferme sont prononcées pour fraude habituelle dans les transports en commun. Ce délit a été créé en novembre 2001 par la Loi de Sécurité Quotidienne (LSQ) votée par le Parti Socialiste et la droite. L’article 50 de la loi prévoit une condamnation de six mois d’emprisonnement ferme et 7 500 euros d’amende pour toute personne voyageant « de manière habituelle » sans titre de transport valable. Ce délit condamne en priorité des chômeurs et des précaires.

5. En 2011, les transports routiers sont responsables de 57 % des émissions de NOx et entre 17 % et 19 % des émissions de particules de France métropolitaine.

Un arsenal législatif parfois disproportionné fleurit 4 . Par exemple, depuis 2001, le délit de « fraude habituelle » punit de 6 mois d’emprisonnement et de 7.500 Euros d’amende quiconque aura voyagé plus de dix fois dans l’année sans titre valable. Avec le système du tout payant, Transpole se fait par ailleurs le relais des politiques sécuritaires ambiantes. Les contrôles de titres de transport amènent des contrôles policiers qui peuvent s’avérer être un alibi pour justifier la pression mise sur les jeunes des quartiers populaires et des sans-papiers. Nous voulons donc : ▶▶    En finir avec les méthodes répressives intentées contre les laissés-pour-compte de la politique

tarifaire de Transpole.

▶▶    Diminuer le nombre de contrôle au sein de réseaux par le développement, notamment, de la

..     

gratuité.

Une meilleure qualité de vie

•  Des transports non-polluants

Les véhicules routiers sont les premiers émetteurs de gaz à effet de serre (34%) qui engendrent le réchauffement climatique 5 . Ils accroissent la pollution atmosphérique et sonore des zones urbaines, ce qui provoque des problèmes de santé (maladies respiratoires) ainsi que la dégradation de la qualité de vie dans les zones urbaines. Leur rôle dans l’extinction de la biodiversité est primordial. Enfin, la circulation automobile est source de nombreux problèmes urbains : elle engorge les centres-villes comme les axes péri-urbains aux heures de pointe. Elle présente un taux d’accidents plus élevé que tous les autres modes de transport. Sur la métropole, le Plan de déplacement Urbain (PDU) de la métropole Lilloise se targue du tassement de la mobilité en voiture depuis 2005. La réalité, nous semble différente, tant le réseau routier de la métropole Lilloise est régulièrement congestionné par les bouchons, du fait notamment de l’importante présence des véhicules de transports de marchandises.

Rôle des automobiles dans la pollution atmosphérique

Le PDU adopté par la communauté urbaine fixe des objectifs ambitieux : les deux scénarios mis en œuvre au travers du PDU tablent sur une diminution de 12 à 24% du trafic routier à l’horizon de 2020 par rapport à la situation de 2006 et de 11 à 22 points de la part modale de la voiture (passant de 56 à 45 voire à 34%).

- En 2011, les transports routiers sont responsables de 57 % des émissions de NOx et entre 17 % et 19 % des émissions de particules de France métropolitaine. - Un automobiliste français émet chaque année 2,5 fois le poids de sa voiture en dioxyde de carbone et la moitié de son propre poids en polluants divers

Pour ces raisons, nous voulons : ▶▶    Développer des transports propres. ▶▶    Encourager les automobilistes à délaisser leur véhicule pour adopter des modes de déplacements

6. Dans les zones de tranquillité, la circulation sera limitée aux riverains, aux livraisons et aux services publics. Ces zones permettront de diminuer la pollution et les nuisances sonores et de favoriser un autre partage de la voirie. L’accès à ces zones de tranquillité sera réglementé par des permis d’accès attribués gratuitement aux riverains et commerçants. Leur délimitation et leurs règles de fonctionnement devront être fixées avec la population (réunions publiques, comité de quartiers).

moins polluants et plus économes. ▶▶    Expérimenter la création de « zones de tranquillité » sur le territoire de la ville de Lille 6 . ▶▶    Etendre les zones limitées à 30km/h à proximité des lieux de vie.

•  Des transports en commun ré-humanisé

La communauté urbaine fait trop souvent le choix de déshumaniser les services publics en remplaçant l’homme par la machine. Ce qui implique non seulement la destruction d’emplois, mais aussi l’augmentation d’actes de vandalisme dans les zones urbaines concernées. Les médiateurs constituent une réponse efficace pour prévenir les incivilités et les actes malveillants, bien plus que les systèmes de vidéo-surveillance.


7. Le cahier des charges de la carte Passpass indique que les données relatives aux déplacements des passagers sont relevées par les automates. Ces informations peuvent être croisées et pourront à terme être échangées avec d’autres acteurs du réseau. Transpole et la LMCU sont donc en capacité de reconstituer les déplacements de chaque usager. Bien que ces informations ne puissent être exploitées que dans certains cas (mise en service du système, évolution majeure, défaillance du système ou fraude massive), un système de récupération de données jusque-là réservé à la sphère privée est en place. Ces données spécifient le taux de fraude par ligne, par agent ou par équipe. Ce qui permet potentiellement de faire pression sur les agents n’effectuant pas un travail assez répressif.

8.

Un espace logistique urbain (ELU) permet de décomposer la chaîne de transport de certaines marchandises en 2 temps : L’entrée et la sortie des marchandises dans la zone dense urbaine se font de manière massifiée, en privilégiant le fer et le fleuve à la route. Les marchandises sont alors acheminées puis stockées temporairement dans les ELU. La distribution de proximité dans les quartiers s’organise en tournées de véhicules propres et urbains depuis ces ELU et jusqu’au destinataire final.

9. Sur la métropole Lilloise, la contrainte de stationnement s’est largement étendue ces dernières années. Limitée à une surface de 9 km2 en 1998, elle concernait en 2006 53 km2. En 2014, des stationnements payants existent dans des quartiers populaires tels que Lille sud, Wazemmes, et Fives (source : étude Certu 2006).

10. En 2006, 50% des habitants lillois disposent d’au moins un véhicule dans leur foyer. 50% d’entre eux ne disposent pas de garage ou d’une place de parking privé (source étude Certu 2012). Sur la métropole, ce taux monte à 73%. Parmi ces habitants, nombreux sont ceux qui travaillent sur Lille. Il serait donc faux de penser que seuls les revenus élevés disposent de véhicules, sur la métropole lilloise, 70% des chômeurs, 79% des employés et 74% des ouvriers vivent dans un foyer équipé d’au moins un véhicule.

À l’opposé de cette politique, nous voulons : ▶▶    Développer une politique de l’emploi pour animer les lieux d’échanges du réseau de transports. ▶▶    Pérenniser les emplois des médiateurs et offrir une formation de qualité à ces derniers. ▶▶    Dans le cadre d’une politique de gratuité pour tous, reconvertir les contrôleurs en agent

d’accueil tout en préservant leur statut et leur rémunération.

•  Préserver les libertés individuelles au sein du réseau

Pour les opérateurs privés, les zones de transit sont les lieux idéaux pour happer les habitudes de l’usager afin de transformer chacun de ses besoins en acte de consommation. Les acteurs du service public outrepassent parfois leur rôle pour devenir complice d’une chasse au « temps de cerveau disponible » sur l’ensemble du parcours de l’usager. Par exemple, les données enregistrées par le Pass Navigo proposé par la RATP à Paris ont été vendues à des partenaires privés qui exploitent commercialement les habitudes de chaque usager. À Lille, le même danger existe puisque la carte Passpass, mise en place en 2013, est capable d’enregistrer les trajets de chaque usager 7 . Nous voulons donc :

▶▶    Lutter contre la mise en place de techniques liberticides au sein des transports en commun. ▶▶    Stopper l’usage des technologies capables de recueillir des informations sur le parcours des

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usagers.

Investir dans la logistique urbaine

La question des transports de marchandises reste relativement délaissée par Lille Métropole : son intervention se limite à des déclarations d’intentions sans investissements notables dans les infrastructures. Il apparaît, au contraire, indispensable d’investir dans les Espaces Logistiques Urbains (ELU) 8 qui permettront de : ▶▶    Mutualiser les espaces de stockage et de livraison en ville, ▶▶    Rationaliser les parcours de livraison et de désengorger le réseau routier, ▶▶    Limiter leur impact environnemental par l’utilisation de véhicules propres.

Ces espaces logistiques pourraient être notamment installés à proximité des équipements de fret ferroviaire (Lomme Délivrance) ou de Transports Fluvial (Port de Lille) de manière à favoriser la multimodalité, et inciter à la réorientation des flux de marchandises. Propositions : ▶▶    Mettre à disposition des espaces logistiques dans la métropole, à proximité des gares, des

centres urbains, etc. ▶▶    Inciter à la réorientation de la circulation des marchandises à l’intérieur de la métropole (voie fluviale, fret ferroviaire),

..     

Le Stationnement

Le développement de la politique du stationnement payant dans le centre-ville de Lille rencontre de forts retentissements sur les quartiers périphériques 9. Les parkings publics gratuits se faisant de plus en plus rares, la tentation est grande, pour les pouvoirs publics de faire payer leur accès. Le Front de Gauche estime que ce serait pourtant une grave erreur 10 car les quartiers concernés sont des quartiers populaires accueillant un grand nombre d’habitants aux revenus modestes déjà fort touchés par l’augmentation du coût de la vie. Proposition concrète :

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▶▶    Re-municipaliser sous forme de régie publique les parkings en délégation de service public.


•  Des alternatives à la voiture, oui, mais à quel prix ?

Le Front de gauche conçoit l’horodateur comme un outil fiscal injuste pour les citoyens : une politique fiscale de gauche cherche à ce que chacun puisse payer en fonction de ses moyens (et non de ses besoins) alors que le parking payant pénalise prioritairement les automobilistes pauvres. Cependant, les stationnements payants ne sont pas installés par hasard. Un bon nombre d’entre eux présente une utilité dans le cadre du plan de déplacement urbain 11 . Ils doivent donc être remplacés par des équipements alternatifs et gratuits. D’autres choix permettent de réguler ce flux ( mobilier urbain, offre de transport en commun ou encore plus globalement aménagement du zonage ). Nous développerons l’offre des transports en commun Lillois tout en étendant leur gratuité dans un premier temps aux scolaires et aux allocataires du RSA, dans un second temps à l’ensemble des usagers. Lorsque le but d’un stationnement payant est de favoriser la rotation des véhicules, le remplacement des zones payantes par des zones bleues permet de ne pas pénaliser les automobilistes au bas revenu. Il est à noter que le mélange des deux systèmes est possible : une tarification du type 1re demi-heure gratuite + tarification horaire pour les demi-heures suivantes est envisageable.

11.

▶▶    Geler l’augmentation des tarifs de parkings.

Leurs durées maximales de stationnement (1h20 en zone orange, 2h40 en zone verte) encouragent la rotation des véhicules. é

▶▶    Rendre immédiatement les parkings du CHR gratuits. Leur caractère payant n’est en rien justifié

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Ils permettent de réduire la place trop prépondérante de l’automobile en ville et d’améliorer la qualité de vie. Ils participent à la régulation du flux automobile. e

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▶▶    Privilégier l’installation de zones bleues plutôt que des parkings payants. ▶▶    Continuer à développer les parkings relais gratuits autour des centres-villes.

par le besoin de fluidifier la circulation. L’exploitation commerciale de l’urgence des situations qui amènent les usagers de l’hôpital à s’y stationner est scandaleuse.

•  Un besoin réduit pour certains types d’utilisateurs.

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Propositions concrètes :

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Nous comprenons le besoin de désengorger la ville d’un flux automobile trop lourd, mais les revenus modestes sont les principales victimes des politiques tarifaires du stationnement (nous faisons d’ailleurs le même constat pour les transports en commun).

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Cependant, les salariés travaillant à Lille sont souvent obligés d’utiliser leur véhicule pour se rendre sur le lieu de travail, car leur domicile n’est pas desservi par les transports en commun.

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Pour ce type de voyageurs, la politique de parking relais est associée à une double peine : être à la fois obligé de payer le coût d’un transport automobile et le coût du transport en commun.

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Propositions concrètes :

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▶▶    L’accès aux tarifs résidents accessible pour tous les demandeurs d’emploi et pour les salariés

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Nous nous opposons : ▶▶    aux diminutions du nombre de places de stationnement autour des futurs logements sociaux.

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à la politique de tarification du stationnement dans les •  Stop quartiers populaires.

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non-imposables travaillant à Lille. ▶▶    Un certain nombre de professionnels (dont les kinésithérapeutes, pédicures, podologues et orthophonistes) ont accès à un tarif U (0.34 € l’heure). Ce tarif pourrait être accessible aux professions travaillant dans les services à la personne, professions aux revenus souvent moindres que les métiers cités précédemment.

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▶▶    à la remise en cause de la gratuité de stationnement dans les quartiers populaires (Wazemmes, Mou-

lins, Fives, Lille-Sud) qui nécessitent moins de restrictions de circulation que le centre de Lille.


Pour une vraie régie publique de l’eau L’eau est un bien vital. C’est un bien commun de l’Humanité. En 2009, l’ONU reconnaît l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires comme un droit humain essentiel.

1. I« Le budget de l’eau repose sur les factures des usagers et non sur l’impôt. »

2. Avec la loi européenne sur la concurrence, la Société des eaux du Nord deviendra, par la suite, filiale unique de Suez.

3. Une dette constatée par la Chambre Régionale des Comptes relative au prélèvement sur les factures des usagers de 85 à 97 pour des travaux non-réalisés. Elle est estimée à 115 millions d’euros.

4. Fait unique en France, 40% de la production de l’eau provenait d’usines appartenant au délégataire !

5. La Société des Eaux du Nord, qui pourtant estimait ne rien devoir, a versé 60 millions d’euros pour que la communauté urbaine puisse racheter ses propres usines de pompage. Mais un litige demeure sur les 55 millions restants.

6. La Communauté urbaine produira les ¾ de son eau à l’horizon 2015 ; évitant ainsi de devoir l’acheter au nouveau tarif proposé par la SEN, 3 fois plus cher que l’actuel ! En effet, l’eau échappe au code des marchés publics.

Propositions concrètes : - Rendre les premiers m3 d’eau gratuits. - Supprimer le coût de l’abonnement. Ce système injuste pénalise surtout les petits consommateurs.

Pour nous, l’eau ne doit pas être une source de profits. Au contraire : l’eau est une véritable richesse collective, elle est un droit universel qui doit échapper aux intérêts marchands ! Comment comprendre qu’encore aujourd’hui, on puisse couper l’eau à des familles ou que ce bien vital puisse fortement peser dans leur budget ?

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Quelle gestion de l’eau ? Avec ou sans les citoyens ?

La Révolution Française a délégué la gestion de l’eau à la commune. Plus tard, la prérogative a glissé vers l’échelon communautaire. De manière générale, en Conseil de Communauté, et dans le cadre d’un budget annexe 1 , les délégués communaux en choisissent le mode de gestion : ▶▶    Soit en Régie publique (gestion par le secteur public) ▶▶    Soit en Délégation de Service Public (gestion confiée à une entreprise privée).

C’est en 1985 que la communauté urbaine de Lille choisit de confier la gestion de la distribution de l’eau pour une durée de 30 ans à la Société des Eaux du Nord (à l’époque filiale à 50/50 de Véolia et Suez 2 ) et de créer une Régie publique de l’assainissement. Après 28 ans de gestion opaque du privé, il est possible d’en tirer un bilan édifiant : ▶▶    Un taux de fuite du réseau de 20% (12 millions de m3 sur 63, soit 32 litres/jour/habitant), ▶▶    Un taux de renouvellement des tuyaux de 0,73% (là où il faudrait tendre vers le double !), ▶▶    Un taux de renouvellement de compteurs insuffisant (40% ont dépassé la durée de vie

contractuelle), ▶▶    Des millions d’euros qui s’échappent chaque année vers les sièges des multinationales et les poches des actionnaires. Enfin, pour couronner le tout, un litige au tribunal portant sur une somme d’au moins 115 millions d’euros ! 3 .

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Création d’une Régie publique de production…

Jusque récemment, Lille Métropole achète l’eau au prix de gros à des producteurs, dont la Société des Eaux du Nord. Mais le 21 juin 2013 sous la pression des citoyens, la métropole a acté la décision de créer une Régie Publique de Production de l’eau.

Pour cela, elle a racheté les usines de pompage de la Société des Eaux du Nord 4 avec une partie de l’argent dû par ces derniers 5  ! Les citoyens les payent donc deux fois, car ces usines amorties depuis longtemps ont déjà été payées dans la facture des usagers. Cependant, par cette décision, Lille métropole a démontré que l’intérêt général réside dans la gestion en Régie publique. En effet, grâce à ce choix, la Communauté Urbaine pourra bientôt produire son eau à prix coûtant 6 échappant ainsi à la forte hausse du prix de l’eau annoncée par la Société des Eaux du Nord !

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… et tapis rouge pour les multinationales en ce qui concerne la distribution.

Parallèlement, la Communauté Urbaine de Lille persiste dans une certaine vision libérale du service public en lançant une Délégation de service public d’une durée de 8 ans concernant la distribution de l’eau (le marché le plus lucratif) à destination des multinationales. Elle maintient ainsi l’illusion d’une étude comparative des deux modes de gestion tout en indiquant se réserver le droit de stopper la procédure, pour choisir une Régie Publique… Au nom de l’intérêt général !


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Au nom de l’intérêt général ?

7. Cependant, la loi actuelle ne donne pas la possibilité de payer le juste prix. Elle est à revoir dans sa totalité : il n’y a par exemple aucune raison que les nombreuses charges reposent uniquement sur l’usager…

8. L’assainissement est en Régie publique.

De nombreuses villes, telles que Grenoble, Paris, Nice ou Rennes, ne s’y sont pas trompées ! Elles se sont donné les moyens de payer l’eau à son juste prix 7 , au bénéfice de tous, en revenant en Régie publique ! Revenir à une Régie publique, c’est se donner les moyens d’une gestion sur le long terme, moins onéreuse pour le citoyen ! C’est se donner les moyens de gérer l’eau en se donnant l’assurance que chaque euro dépensé ira à la gestion de l’eau et pas ailleurs ! Ce ne sera pas le cas d’une DSP de 8 ans ! Pire, pour offrir un meilleur prix, les multinationales de l’eau économiseront sur les tuyaux et les salariés, au détriment des citoyens, avec l’assurance d’un réseau dégradé sur le long terme ! L’expérience nous montre que les seuls intérêts que défendent les multinationales sont ceux de leurs actionnaires ! Au nom de l’intérêt général, la Communauté Urbaine peut dès aujourd’hui stopper le lancement de la DSP et créer une Régie Publique globale de l’eau, de la production à l’assainissement 8 en passant par la distribution. C’est une nécessité pour les salariés comme pour les citoyens usagers de l’eau !

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Propositions

•  Stoppons la DSP ! Créons la Régie publique de l’eau : ▶▶    La Régie publique que nous voulons sera un acteur économique, écologique, social et citoyen

9. Les expériences menées en Bavières démontrent qu’il revient bien moins cher de ne pas polluer l’eau que de devoir la dépolluer.

de Lille Métropole. Elle garantira le meilleur statut à ses salariés. ▶▶    Sa gestion sera transparente et répondra à une logique humaniste, associant les citoyens et les salariés de l’eau, leur permettant de participer à l’élaboration des choix et des grandes orientations. ▶▶    Dans une logique de préservation de la ressource et de diminution des coûts 9 , la Régie publique de l’eau encouragera la sobriété, favorisera l’agriculture biologique sur les champs captant en garantissant, par exemple, l’utilisation de la production dans la restauration collective. La Régie de l’eau de Lille Métropole Communauté Urbaine s’inscrira dans un réseau de régies publiques dans une optique de coopération, de mutualisation et d’expertise, prémices d’un véritable service public national de l’eau.

•  … Baisser le coût de l’accès à l’eau.

Contrairement à aujourd’hui où la lutte contre les fuites, les bénéfices captés par les intérêts privés ainsi qu’un tarif préférentiel pour les entreprises (d’une valeur de 60% du coût de l’eau) est payé par l’usager, la régie publique de l’eau permettra de faire des économies qui auront des conséquences sur le coût d’accès à l’eau.. Dans ce contexte, nous garantirons un tarif calculé sur des bases plus équitables :

▶▶    Pour éviter le gaspillage, une tarification progressive est nécessaire. L’eau sera payée en

10. Les lacs de l’Essonne en France, en Belgique, en Afrique du Sud…

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fonction de son usage. En effet, l’eau qui sert à remplir une piscine n’a pas la même valeur que l’eau qui sert à vivre ! ▶▶    Pour garantir l’accès universel à l’eau dans une logique de dignité, chaque citoyen disposera gratuitement de la quantité nécessaire à la vie, de Droit. C’est possible et cela existe déjà ailleurs ! 10


Une économie au service de l’humain Sécuriser les parcours professionnels L’emploi à un revenu décent et la protection sociale sont une nécessité. À Lille, les besoins non satisfaits sont immenses : le taux de chômage est encore plus important que la moyenne nationale. On recense plus de 25 000 demandeurs d’emploi sur Lille-Lomme-Hellemmes, soit une augmentation de 4% en 1 an (données Pôle-Emploi, août 2013), dont près de 4000 jeunes de moins de 25 ans. 45,8% des demandeurs d’emploi ont un niveau de qualification inférieur ou égal au BEP-CAP, 66,6% un niveau inférieur ou égal au Bac et seulement 33,28% ont un niveau supérieur au Bac. Les demandeurs d’emploi de très longue durée (+ de 24 mois) représentent 22,4% de l’ensemble des inscrits à Pôle-Emploi. Ils sont la catégorie qui a le plus fortement augmenté en un an (+13,8%). Face à ces réalités, la ville de Lille doit offrir à ses habitants une palette d’outils qui permettant : ▶▶    Une recherche d’emploi efficace ▶▶    La mise en œuvre de meilleures conditions de travail ▶▶    La formation tout au long des parcours professionnels

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▶▶    Le développement de la démocratie dans la sphère professionnelle ▶▶    L’apport de ressources aux services des luttes en faveur de l’emploi

Lille, ville solidaire des salariés

À Lille, des salariés luttent pour garder ou créer des emplois, pour garantir ou améliorer leurs conditions de travail... Souvent, les intérêts financiers menacent les intérêts des salariés. Le poids de la collectivité doit être mis au service des salariés dans leurs luttes, dans les négociations et dans l’assistance à leurs mouvements lorsque cela sera nécessaire.

1. Le service minimum d’accueil dans les établissements scolaires désigne l’obligation légale qu’ont les mairies de mettre en place des structures d’accueil des élèves les jours de grève dans les écoles primaires Ce système d’accueil a été mis en place par le Ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, durant le second semestre 2007. Les syndicats et les partis de gauche ont condamné le dispositif de service minimum d’accueil. Il est notamment accusé de briser les grèves. La FCPE s’est déclarée contre le service minimum d’accueil car cette mesure créerait des inégalités entre les enfants qui en profitent et ceux qui n’en profitent pas, puisque la mise en place de la mesure dépend des mairies.

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Proposition : ▶▶    La ville se portera partie civile contre les délocaliseurs qui abandonneront leurs friches ou qui

auront pollué l’environnement.

▶▶    Le Service Minimum d’Accueil 1

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territoire lillois.

remettant en cause le droit de grève, ne sera pas appliqué sur le

Service et droits des salariés en emploi ou en recherche d’emploi

Le travail est un droit. Pour permettre à chaque privé d’emploi de retrouver au plus vite la jouissance de celui-ci, la commune mettra en place un service d’information juridique dans chaque mairie de quartier au plus près des habitants leur permettant de se renseigner sur leurs droits et sur les modalités à accomplir pour les mettre en œuvre. Par ailleurs, des dispositifs financiers spécifiques faciliteront la recherche d’emploi : gratuité des transports pour tous les privés d’emploi, accès à des ordinateurs connectés à internet, prise en charge de l’envoi de courrier,…


Chaque citoyen doit pouvoir user de ses droits en matière de formation, d’emploi, de promotion sociale et d’égalité professionnelle.

2. Le congé individuel de formation (CIF) est un dispositif de formation qui permet à tout employé de s’absenter pendant les heures de travail dans le but de suivre à titre individuel une action de formation de son choix, en totale indépendance

3. Le droit individuel à la formation (DIF) est un dispositif destiné à permettre aux salariés des secteurs publics et privés de suivre des actions de formation continue.

4. La validation des acquis de l’expérience (VAE) est une procédure visant à rétablir une certaine parité entre les acquis de l’enseignement classique et ceux résultant de parcours parallèles ou autodidactes, notamment.

5. L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) est l’organisme français de formation professionnelle. Ses formations sont ouvertes aux demandeurs d’emploi et aux salariés en partenariat avec les organismes publics, les collectivités territoriales, les entreprises (grandes, PME-PMI ou artisans). Les contrats de professionnalisation font aussi partie du dispositif. Les formations proposées sont sanctionnées par un Titre Professionnel, délivré par le ministère de l’Emploi, et qui est reconnu par les employeurs. Ces titres professionnels sont également accessibles par la validation des acquis de l’expérience (VAE).

6. un Greta est un groupement d’établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) qui fédèrent leurs ressources humaines et matérielles pour organiser des actions de formation continue pour adultes.

En lien avec la Maison de l’Emploi, la Maison de la médiation et les organisations syndicales, chaque Lillois(e) doit pouvoir bénéficier des dispositifs de droit commun (Congé individuel de formation 2 , Droit individuel à la formation 3 , Validation d’acquis et d’expérience 4 ...), avoir accès à l’information et être défendu(e) si besoin en entreprise.

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Pas de travail sans formation.

La formation professionnelle doit être à la fois généraliste et spécifique. Spécifique puisqu’elle forme à un métier mais suffisamment généraliste pour ne pas enfermer le travailleur dans le carcan des « compétences », véritable graal du patronat, qui ne vise qu’à garantir une employabilité immédiate au détriment d’un emploi sur le long terme. Les formations professionnelles à des diplômés nationaux débouchant sur des recrutements en CDI sont un moyen de lutter contre l’insécurité sociale. Les entreprises doivent, dans la continuité, assurer la formation de leurs salariés à l’évolution de leur poste de travail pour garantir leur emploi et leur permettre de progresser dans l’entreprise, notamment par la Validation des Acquis et de l’Expérience. Le Front de Gauche défendra cette conception de la formation, qui fait partie intégrante du temps de travail et permet au travailleur de garantir son parcours professionnel contre le concept de travailleur « kleenex » subissant des formations ne répondant qu’à des besoins d’emploi à court terme. Inscrire la formation dans ce modèle reviendrait à institutionnaliser la précarité, sans maintenir les emplois pour autant. En effet, ce modèle libéral est synonyme de précarité sociale et professionnelle transformant le travailleur en variable d’ajustement aux besoins immédiats des entreprises. La commune défendra le service public de la formation en luttant notamment pour la sauvegarde de l’AFPA 5 et les GRETA 6 .

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Assurer le droit au bilan des compétences

Les travailleurs suivent des parcours professionnels de moins en moins linéaires et de plus en plus précaires (CDD, intérim, stage…). Ces expériences les amènent à développer des compétences de plus en plus diversifiées et souvent difficiles à valoriser. Un bilan des compétences permet aux salariés de confirmer ou d’infirmer ses potentiels sur une orientation envisagée. Par ailleurs, considérer les citoyens qui s’engagent et reconnaître leur engagement doit passer par la reconnaissance de ce que cela change en eux. Les entraîneurs sportifs, les trésoriers et dirigeants d’associations, les militants syndicaux... développent des compétences et des connaissances que nous souhaitons faire reconnaître. En utilisant les différents dispositifs existants et en développant de nouveaux moyens pour ceux qui ne pourraient en bénéficier, nous souhaitons offrir un droit à bilan des compétences à tous les Lillois qui le souhaitent. Par ailleurs, à l’aide de structures compétentes, telles que la Maison de l’Emploi de Lille-LommeHellemmes, nous ferons la promotion du Bilan des Compétences, de la formation tout au long de la Vie et faciliterons l’effectivité du droit à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

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L’insertion professionnelle

Les dispositifs d’insertion professionnelle n’ont de sens que s’ils permettent des débouchés professionnels. A travers le PLIE (Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi), nous encouragerons les projets innovants sur des secteurs d’activités où les débouchés existent. À l’inverse, il est nécessaire de limiter les projets d’insertion sur des filières qui ne permettent pas l’accès à des emplois durables. Enfin, suite aux problèmes de manque de fonds de roulement que rencontrent les structures agissant dans le domaine de l’insertion sociale et professionnelle, nous souhaitons créer un fonds mutualisé de fonctionnement pour les associations.

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Lille, employeur public

Un service public de qualité ne peut se développer sans une attention particulière aux agents de la fonction publique territoriale. Face aux mutations de la société, il convient de donner du sens aux missions de service public et d’associer le personnel communal à l’élaboration des projets du service et de son travail afin de redonner du sens, de la confiance, et de la considération aux agents. Pour cela, il est nécessaire de faire participer le personnel à la structuration et à l’organisation du service, de bannir de la fonction publique le vocabulaire du « management » et ses applications. Cela passe par : ▶▶    La promotion du statut et la lutte contre l’emploi précaire. ▶▶    La fin de la flexibilité imposée et de la casse des conditions de travail. ▶▶    L’association des salariés dans l’élaboration des politiques municipales et leur intervention dans

la gestion.

▶▶    Le développement de la formation professionnelle pour accroître les compétences, mais aussi

pour développer une capacité de travail avec les comités d’usagers des services publics, les conseils de quartier.

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▶▶    Le soutien aux luttes des agents sur leur pouvoir d’achat.

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Encourager la création d’emploi durable et accessible à tous En interrogeant la population sur ses besoins et ses compétences, nous pouvons encourager la création d’activités. Cette pratique nécessite de mettre les habitants des quartiers au cœur des préoccupations économiques tout en créant des emplois qui prennent en compte leur compétences. De nouveaux secteurs économiques pourraient ainsi voir le jour en fonction des ressources disponibles et les besoins économiques recensés auprès des citoyens et des acteurs économiques locaux..

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Quelques potentiels en matière de création d’emplois

•  Développer la réflexion sur l’emploi industriel ri té

Contrairement à l’idée répandue par le mythe de la « turbine tertiaire », il est nécessaire de développer les activités de production. À l’heure des préoccupations écologiques, du coût des matières premières et des transports, nous devons imaginer des activités nouvelles de productions, que ce soit dans les secteurs technologiques ou des matériaux utiles à la construction...

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Le GABNOR, association de développement de l’Agriculture Biologique, rassemble les agriculteursébiologiques et bio-dynamistes it ar du Nord-Pas-de-Calais.Son objectif est de id ol s soutenir et développer l’agriculture bioloa l de gique de manière durable et solidaire. e u Ru

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Une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) est un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une exploitation locale, débouchant sur un partage de récolte régulier c eferme. L’AMAP alace Place Pla composé des produits de x ux u aux au fonctionne sur le principe es la confiance up de e euples Peuples P et de la responsabilité du consommateur ; il représente une forme de circuit court de distribution.

Par exemple, dans le cadre d’une complémentarité sur le plan métropolitain, nous voulons développer les activités du recyclage, de valorisation des déchets et de leurs débouchés en termes de production. Avec les expertises locales existantes et en réalisant les études nécessaires, nous encouragerons les investissements pour créer de l’activité industrielle pour le recyclage du bois, du plastique, du textile, des déchets d’équipement électrique et électronique ainsi que leurs débouchés sur des sites de productions existants ou à créer (équipementiers automobiles pour le plastique, matériaux d’isolation pour le textile...) L’aménagement urbain doit être pensé pour favoriser la création de ses activités, que ce soit pour l’implantation des entreprises, le transport des marchandises, la collecte de déchets, etc.

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le développement d’une filière agricole locale et pay•  Soutenir sanne

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Les mesures prises au niveau de la ville seront relayées au niveau de la communauté urbaine. La communauté urbaine a déjà engagé des efforts en ce sens, par l’aménagement d’une zone d’activité agricole de 47 hectares à Wavrin. Ces efforts ont besoin d’être amplifiés et étendus à toute la métropole.

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▶▶    Le soutien à l’installation d’agriculteurs, prioritairement en bio, par la location de terrains

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à vocation agricole), et notamment dans le secteur des champs captants.

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▶▶    La constitution d’une « ceinture verte agricole » tout autour de la métropole (réserves foncières

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Il s’appuiera sur :

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Nous soutiendrons la mise en place d’un plan de développement d’une filière agricole locale et paysanne. Ce plan agira sur l’offre, la demande et la distribution des produits agricoles.

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agricoles (baux environnementaux) sur le modèle des actions mises en œuvre par l’association Terres de Liens. Cette politique sera menée prioritairement dans les secteurs exposés aux pollutions liées aux usages agricoles, ▶▶    Le soutien à la structuration de la filière et à la création de coopératives, ▶▶    L’accompagnement des agriculteurs dans leurs réponses aux appels d’offres en amont de la passation des marchés en partenariat avec le GABNOR 1 , ▶▶    Le soutien aux circuits courts : AMAP 2 , épiceries solidaires, vente directe,… ▶▶    Des mesures incitatives vis-à-vis des communes membres de Lille Métropole (en particulier celles bénéficiant des politiques d’achats de terres agricoles) les poussant à réorienter leurs achats et à soutenir les circuits courts


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•  Défendre et préserver les petites entreprises

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L’artisanat et le commerce sont à la fois facteurs d’emploi et de cohésion sociale. Il est nécessaire d’agir pour leur maintien dans les quartiers. Nous devons engager un plan pluriannuel de la reprise d’entreprise avec les chambres consulaires, Pôle-Emploi, la mission locale, la Maison de l’Emploi et les services municipaux. Dans ce cadre, nous favoriserons la transmission ou reprise des très petites entreprises sous une forme coopérative.

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•  Soutenir le secteur coopératif

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Les sociétés coopératives (SCOP) doivent être soutenues. Elles doivent être pleinement intégrées dans les dispositifs de développement économique et d’emploi..

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Afin d’impulser la création d’activité tout en donnant la priorité à l’emploi et non au profit, nous voulons développer une palette d’outils :

i L’économie sociale et solidaire (ESS) e regroupe les structures (entreprises, Ru associations, mutuelles, etc.), qui s l a à concilier activité économique cherchent e d e lé l et utilité sociale, donnant la primauté aux personnes sur la recherche de profits. C’est par analogie avec le Tiers état ou le tiersmonde, que ce secteurs est désigné comme n tio le tiers secteur, len apremier secteur étant ici i i m et le deuxième r le commercial, me le secteur sc mm i i e oom sd iiaat l public et para-public oc le de e ass du

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De nouveaux outils au service de la création d’activité

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Une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) est une coopérative de production. Son sociétariat doit être obligatoirement multiple. Elle associe obligatoirement autour d’un projet des acteurs salariés, des acteurs bénéficiaires (clients, usagers, riverains, fournisseurs, …) et des contributeurs (associations, collectivités, sociétés, bénévoles etc.) pour produire des biens ou des services d’intérêt collectif au profit d’un territoire ou d’une filière d’activités. Elle promeut des valeurs collectives et doit avoir un double objectif : efficacité économique et dimension sociale. Elle fonctionne selon le principe coopératif « un associé, une voix », mais peut pondérer le résultat des votes en assemblée générale par sousgroupes d’associés définis dans les statuts (collèges de vote).

Une Agence Locale de Création d’Activité (ALCA).

Ce service, qui serait rattaché à la Maison de l’Emploi de Lille, aurait pour mission d’identifier les besoins ou les manques sur le territoire, ainsi que les compétences et savoirs-faire détenus par les habitants et de transformer ces observations en projet de création d’emplois. De nombreux besoins existent. Certains d’entre eux sont déjà identifiés sans qu’aucune solution n’ait pour l’instant vu le jour. Par exemple, une réponse économique à l’absence d’épiceries dans certains sous-quartiers pourrait permettre de créer de nombreux emplois. Dans le secteur industriel, une entreprise locale de production de récupérateurs d’eau de pluie pourrait trouver dans les municipalités de LMCU une clientèle.

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L’ALCA aurait donc la mission d’identifier ces opportunités, de vérifier la faisabilité et de créer l’activité économique pour répondre à ces besoins en proposant un montage de structure répondant aux principes de l’économie sociale et solidaire 3 . L’accompagnement à la création de structures (appel à candidature, lancement de l’activité, etc.) constituerait l’ultime étape de la création d’activité. La Ville de Lille serait garante auprès de ces structures, notamment pour les prêts bancaires, dans le cas de création sous forme de Société coopérative d’intérêt collectif 4 , elle serait sociétaire, de manière durable ou temporaire. Ainsi, nous pourrions à Lille, sans attendre l’hypothétique créateur d’entreprise, insuffler les sociétés répondant aux besoins en utilisant les savoir-faire locaux. Ces sociétés créeraient de l’emploi durable et de qualité.

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Des régies publiques

Dans les secteurs des transports, de l’eau, de l’énergie, des aménagements urbains (éclairage, voirie...) les délégations de services publics et les prestations par des opérateurs privés sont nombreuses. Sur chaque sujet, nous étudierons la faisabilité de réappropriation de certains secteurs par des régies publiques, et l’impact de celle-ci sur la qualité de l’emploi et sur le respect des normes environnementales.

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Une plateforme municipale de services à la personne

Il faut repenser les services à la personne, gros secteur de précarité. Dans ce secteur, les acteurs publics ne peuvent pas se contenter de laisser croître la précarité. Au contraire, nous devons

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5. Un Centre communal d’action sociale (CCAS) est un établissement public communal intervenant principalement en matière d’aide sociale et d’animation des activités sociales.

l’éradiquer. Nous proposons de créer une régie publique des services à la personne, sous l’égide du Centre communal d’action sociale 5 . En effet, dans une ville de la taille de Lille, il faut interroger le rôle de la puissance publique dans un secteur où la multiplication des employeurs, des conventions collectives, des protections sociales créent une zone grise de l’emploi..

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Une commande publique au service de l’emploi

Par la politique d’achat public (approvisionnement en bio des cantines scolaires…), la ville comme la communauté urbaine doivent favoriser les circuits courts, encourager les partenariats et la consommation des productions locales que ce soit pour les particuliers, collectivités et entreprises. La ville contribue ainsi au développement des territoires ruraux environnant et de l’emploi dans les communes périphériques. Propositions ▶▶    Veiller à l’application de la clause sociale dans les marchés publics tout en restant vigilant aux

conditions de travail effectives des salariés de l’entreprise prestataire. ▶▶    Comme au plan régional, nous porterons l’exigence de suivi des aides publiques au niveau communautaire, et demanderons leur remboursement pour les entreprises qui ne répondraient pas aux contreparties en termes d’emplois.

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Ce service dédié à l’agriculture urbaine :

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Plusieurs services et équipements municipaux, épars, agissent dans le secteur de l’agriculture urbaine : service des parcs et jardins, verger conservatoire du jardin Vauban, ferme des Dondaines, jardins familiaux et ouvriers, … Ces services peuvent servir de point d’appui à un nouveau service municipal dédié au développement de l’agriculture urbaine..

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Un service municipal dédié à l’agriculture urbaine

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Gérerait la régie de production agricole qui alimenterait les cantines scolaires en produits bio et locaux,

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Développerait les jardins familiaux et soutiendrait la création et l’entretien de jardins partagés, gérés par des collectifs d’habitants ou des associations. Ce soutien s’exprimerait par la mise à disposition de parcelles, la mise à disposition de matériel et de graines, de l’accompagnement et du conseil,

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Nouerait des partenariats avec les Universités, le LEP Horticole de Lomme et leurs étudiants : programmes de recherche, mise à disposition de parcelles à cultiver, stages…

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Assurerait la mise en réseau des acteurs de l’agriculture urbaine au travers d’une plate - forme internet recensant les jardins familiaux et partagés,

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Favoriserait l’implication citoyenne par la participation des habitants et des associations à son conseil d’exploitation.

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Pour que l’innovation bénéficie au plus grand nombre Les technologies d’information et de communication font partie intégrante de notre quotidien. Tous les acteurs du monde économique s’en sont saisi. C’est pourquoi ces technologies sont le théâtre de grands enjeux et de choix de société. Elles comportent un potentiel immense en matière d‘accès et de partage des connaissances. À Lille, elles permettent parfois d’améliorer l’accès aux services publics et pourraient être utilisées pour apporter de la transparence aux institutions tout en améliorant la démocratie. Mais force est de constater que les citoyens ne demeurent pas égaux quant à l’accès à ces technologies. Celles-ci se renouvellent avec une telle rapidité qu’elles excluent une partie de la population tant en terme d’usage que d’équipement. Ce phénomène crée une fracture numérique entre les utilisateurs initiés et les laissés-pour-compte de la révolution informationnelle.

Fracture numérique : Le conseil d’analyse stratégique a remis en décembre 2009 un rapport distinguant trois fractures numériques :

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- La fracture générationnelle : seulement 16,9 % des plus de 75 ans disposent à leur domicile d’un ordinateur et 15 % ont une connexion Internet. Un phénomène qui serait plus marqué en France qu’ailleurs : ainsi si 18 % des Français de plus de 65 ans utilisent Internet ce chiffre est de 65 té ri % au Danemark et 68 % en Finlande. da ix

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s - La fracture sociale : 34 % des personnes la de aux plus faibles revenus ont un ordinateur e Ru à domicile et 28,2 % une connexion à Internet contre respectivement 91 % et 87,1 % pour les revenus les plus élevés.

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- La fracture culturelle : les personnes les moins diplômées ont un moindre accès à domicile à un ordinateur (56 %) et à Internet (50,5 %). po

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▶▶    La création de nouveaux portails web facilitant la citoyenneté active.

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▶▶    L’utilisation d’outils en ligne pour optimiser et faciliter l’accès et la transparence des services

publics. ▶▶    L’optimisation de l’équipement des services de la ville de Lille par la mise en place de systèmes durables intégrant des logiciels libres.

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Et ce n’est pas tout ! Une nouvelle révolution technologique pointe déjà le bout de son nez : avec la démocratisation des imprimantes 3D, des problématiques similaires à celles citées ci-dessus feront bientôt irruption, non plus dans le champ informationnel, mais dans le champ matériel. D’énormes enjeux existent : nouveaux clivages générationnels, besoin de formations liées aux nouvelles pratiques, colonisations marchandes de cette technologie, etc. Les citoyens ont donc intérêt à ce que l’appropriation de ces techniques bénéficie au plus grand nombre. C’est en ce sens que nous soutiendrons toutes les initiatives publiques et associatives visant à accompagner le développement de ces nouveaux lieux de production (nommés Fab-labs).

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Une municipalité dispose de moyens pour pallier localement ces problématiques tout en appuyant toutes les initiatives qui tendent à impulser la création et favoriser un partage de l’information. Cette politique peut être initiée par : cation.

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Par ailleurs, l’impact écologique des nouvelles technologies est crucial. Au-delà de la vision angélique de l’économie de papier réalisée par la dématérialisation des services (vision qui se révèle tronquée), l’obsolescence programmée du matériel électronique accentuée par l’utilisation de logiciels de plus en plus gourmands en ressources devrait faire l’objet d’une véritable étude.

▶▶    La formation des habitants aux pratiques liées aux technologies d’information et de communi-

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Comme tous les réseaux, Internet est le théâtre d’enjeux de société contradictoires : pendant que certains acteurs y construisent des outils de création et de partage de l’information, d’autres tentent de monopoliser le réseau à des fins mercantiles et néfastes pour l’utilisateur : incitation à l’achat, exploitation des données personnelles, utilisation du « temps de cerveau disponible », redirection de l’accès à l’information vers des services payants. Pour de nombreux utilisateurs, l’autoroute de l’information se transforme de jour en jour en labyrinthe.


1. Les notions de technologies de l’information et de la communication (TIC) regroupent les techniques principalement de l’informatique, de l’audiovisuel, du multimédia, de l’Internet et des télécommunications qui permettent aux utilisateurs de communiquer, d’accéder aux sources d’information, de stocker, de manipuler, de produire et de transmettre l’information sous toutes les formes.

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Former au Technologies de l’information et de la communication1 pour diminuer la fracture numérique

L’accès aux outils numériques, à l’informatique et à Internet pour tous est encore loin d’être une réalité. Force est de constater que les inégalités persistent pendant que des nouvelles normes s’installent. Les observateurs ont cru un temps que la fracture numérique était uniquement générationnelle et qu’elle allait s’estomper avec le temps. Il n’en est rien : de nouvelles fractures apparaissent, notamment auprès d’adolescents nés avec le numérique qui n’ont pas accès aux TIC, pour des raisons économiques ou culturelles. Il est nécessaire d’agir pour réduire ces inégalités, démocratiser l’accès aux TIC et permettre que, sur la ville de Lille, ces outils soient apprivoisés par tous les habitants. Propositions concrètes : ▶▶    Souvent méconnus, les EPN (Espaces Publics Numériques) sont des lieux dans lesquels les

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Les tiers-lieux sont des espaces collectifs conçus pour se situer à mi-chemin entre la maison et la sphère professionnelle. Dans ces environnements, de nombreux acteurs (individus, associations, entreprises... ) exercent des activités, le plus souvent via la pratique du numérique. Ces lieux se veulentt édes espaces de travail ouverts sur i ar l’extérieur. Ils sont le théâtre de pratiques lid so l a qui tentent de manière prospective, de de rechercher un dépassement des crises e Ru économiques, écologiques et sociales qui caractérisent notre société. La Coroutine ou le Mutualab sont deux exemples de tierslieux Lillois. ix

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▶▶    Nous resterons vigilants à ce qu’aucun service public en ligne ne préconise l’inscription sur un

réseau social exploitant les données de l’utilisateur (de type Facebook, Twitter, etc.) ▶▶    Nous nous opposerons à toutes les mesures généralisant le fichage des données des utilisa-

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Propositions concrètes

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Pour éviter ces dérives, une municipalité se doit de rester vigilante pour éviter certaines dérives tout en impulsant des pratiques permettant de favoriser le partage des œuvres numériques..

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La résultante de cette logique se traduit par l’hyper-surveillance généralisée. Forcé de choisir entre un paiement monétaire (comme par exemple chez Microsoft) ou un bon d’exploitation de ses données personnelles (en utilisant les services faussement gratuits, comme par exemple Google ou Facebook), le citoyen fait face à l’enregistrement systématisé des ses données dont l’exploitation deviendra hors de portée..

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Stopper la marchandisation des savoirs et l’intrusion dans la vie privée.

Si les pionniers d’internet ont bâti le réseau mondial sur une philosophie de partage et d’accès à l’information, force est de constater que ce projet généreux est aujourd’hui attaqué de toute part. La « propriété intellectuelle » sert d’alibi à la privatisation du savoir. Armées de brevets et s’appropriant tout, quelques multinationales revendent sans fin et cher, des logiciels dont la production ne coûte plus rien. Il prive la collectivité humaine du principal progrès propre à l’informationnel : le coût marginal de reproduction nul.

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habitants peuvent s’approprier les technologies d’information et de communication. Il est nécessaire de rendre visibles et accessibles les espaces publics numériques. Il est tout aussi nécessaire de les mettre en réseaux avec d’autres espaces qui rassemblent des acteurs économiques familiarisés à la pratique des technologies numériques. C’est le cas des tiers-lieux 2 ▶▶    Chaque Lillois doit pouvoir apprendre et maîtriser les codes et usages des technologies d’information et de communication. Des formations existent. Elles doivent pouvoir toucher toutes les générations et s’inscrire dans le cadre du projet éducatif global de la ville de Lille (PEG). ▶▶    Si elles permettent souvent d’initier les néophytes à l’utilisation de l’outil informatique, ces formations doivent aussi apporter des billes afin de permettre aux utilisateurs réguliers de s’approprier les réflexes et d’éviter les pièges rencontrés couramment par les utilisateurs du web : sensibilisation aux risques liés à l’exploitation de données personnelles, intrusion de programmes publicitaires et espions, etc. ▶▶    Des ateliers de sensibilisation au décryptage et à la lecture critique des médias web pourraient aussi voir le jour.

teurs. En ce sens, nous sommes opposés au fonctionnement du système Passpass tel qu’il a été initié par Transpole et Communauté Urbaine de Lille.


▶▶    Nous encouragerons toute initiative permettant le partage d’œuvres culturelles entre individus

sans but lucratif. Les photographies, textes, films et œuvres réalisés par la ville de Lille seront placés sous licence « creative comons ». ▶▶    Les bibliothèques seront dotées d’outils, ayant pour vocation l’échange de créations artistiques (sons, images, textes, vidéos) par et pour ses usagers.

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Des logiciels libres au service de technologies durables

Dans le contexte cité ci-dessus, la ville de Lille dépense sans fin de nouvelles licences logicielles inutiles. Pourtant, d’autres solutions existent : de nombreux logiciels libres, développés par des personnes motivées par l’idée de partage, permettent d’effectuer les mêmes tâches. Les communautés du libre, très active sur le territoire lillois sont singulièrement une démonstration originale de la pertinence et de la possibilité de formes de dépassement des rapports marchands.

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Ce dernier point est d’une importance capitale : contrairement aux idées reçues, l’empreinte écologique liée à l’utilisation des nouvelles technologies est élevée tant en terme de production que d’entretien et d’utilisation du matériel. Il est donc primordial pour une ville de la taille de Lille de s’assurer de la longévité des parcs informatiques. Le choix de matériels et les logiciels installés, mais aussi des pratiques telles que le réemploi informatique influent sur cette empreinte.

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Au-delà de l’économie budgétaire réalisée sur licences logicielles, l’utilisation de solutions libres par les services de la ville de Lille permettrait de rendre les parcs informatiques plus fiables (ces systèmes présentent une résistance plus importante aux virus informatiques), plus facile d’utilisation et parfois plus durables (des systèmes d’exploitations tels qu’Ubuntu sont beaucoup moins gourmands que Windows en ressources matérielles).

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▶▶    Promouvoir les logiciels libres.

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▶▶    Réaliser une étude concernant la conversion de certaines administrations et établissements

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scolaires pouvant adopter des logiciels libres.

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▶▶    Intégrer dans les clauses de marché public la prise en compte de l’obsolescence programmée

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du matériel informatique. Préférer les logiciels et systèmes peu gourmands en ressources matérielles. ▶▶    Développer le réemploi des parcs informatiques dans ce secteur (comme dans les autres), le réemploi n’est encore qu’une pratique marginale. Alors que les réseaux, les compétences et les moyens existent, il est nécessaire de lancer des appels à projet, afin de financer ceux parmi leurs porteurs qui souhaitent, dans un cadre d’économie sociale, entreprendre dans cette filière. ▶▶    Encourager la formation à l’utilisation de logiciels libres ( ces formations peuvent avoir lieu sous forme d’atelier dans les Espaces publics numériques, par ailleurs, les économies réalisées sur les licences de logiciels pourraient être utilisées pour former le personnel de la ville de Lille au logiciel libre).

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Des nouvelles technologies au service de la démocratie

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Si les potentiels offerts par un réseau ouvert sur le monde sont de plus en plus exploités par les administrations publiques, force est de constater que l’information donnée par les services de la ville de Lille se font majoritairement de manière descendante. Le site de la ville de Lille en est un bon exemple : sa rubrique consacré à l’E-démocratie ne contient aucun outil de démocratie en ligne.


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▶▶    Rendre les services et informations municipales plus interactifs.

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▶▶    Systématiser les comptes-rendus sur le web des instances démocratiques et la prise de parole

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des habitants. ( et accessoirement, en finir avec les pratiques de censure des débats polémiques concernant le conseil municipal sur le site de la ville ) ▶▶    Créer des d’espaces virtuels de concertation des habitants. Sans négliger les limites de ce type de dispositif, il nous semble judicieux de développer les forums et autres types d’espaces virtuels de concertation, permettant aux habitants de s’exprimer et de contribuer à la construction des projets municipaux (grand projet urbain, projets culturels, etc.). Des expériences pourraient être menées dans les milieux scolaires, sous forme de projets coopératifs, à l’aide de supports numériques.

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De nouveaux outils pour se ré-approprier les moyens de production

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Ces lieux reçoivent l’appellation de « Fab Lab ». Ce sont des lieux n s ouverts au public où io at des machines-outils i n pilotées par ordinateur rim me mm i s c à sa disposition. sont mises i e oom On y trouve sd iiaat l oc le e ssmotsnotamment des imprimantes 3D. Les sd tr e ie a t n i a co ro el ces lieux t e clés qui définissent sd e d sont : faire, ut ru de al l e u e partager,rapprendre, droit à l’erreur, graed ru tuité. La caractéristique principale des Fab Lab est leur « ouverture ». Ils s’adressent à tout type de public voulant produire rapidement des objets modélisés en 3D. Ils constituent aussi un espace de rencontre et de création participative.

L’une des évolutions les plus prometteuses de la révolution numérique est l’application du principe des logiciels et des licences libres à la conception et la production d’objets matériels (open source hardware). Ces concepts ne constituent pas des technologies, mais des modes d’organisation sociale pour créer, produire, utiliser, modifier un logiciel ou un objet matériel. Les objets de chacun sont créés collectivement et souvent à partir des plans numériques d’autres objets. Tout en gardant la paternité de son œuvre, on partage sa création en mettant en ligne sur le réseau les plans, et tout ce qui permettra de reproduire l’objet, de le réutiliser, de l’améliorer, de le détourner.

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Ces pratiques prennent souvent place dans des lieux dédiés 3 . Ces lieux s’inscrivent dans des logiques de biens communs, de coopération et de valeur d’usage. Dans ce contexte, celui qui est le plus socialement utile est celui dont les créations sont les plus partagées, modifiées, transgressées. Les acteurs des Fab-Labs sont donc confrontés à la nécessité de dépasser le carcan que constitue, pour leur activité, la propriété privée des moyens de production, que cela soit sous la forme de copyright ou de brevets.

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▶▶    Promouvoir, et accompagner toutes initiatives citoyennes permettant de développer l’open

source hardware. ▶▶    Participer au développement de Fab-Labs sur le territoire Lillois, l’inscrire dans le cadre du projet éducatif global de la ville de Lille (PEG).


S’émanciper au XXIeme siècle Grandir et apprendre en toute égalité

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École

L’école est un enjeu essentiel pour l’avenir de nos enfants. Dans notre ville caractérisée par des inégalités criantes, elle se doit d’être d’abord au service de l’enfant qui n’a que l’école pour apprendre. Nous attachons la plus grande importance à ce que les enseignants puissent travailler dans les meilleures conditions humaines et matérielles..

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de nouvelles écoles ne soit programmée. Nous les programmerons en concertation avec le rectorat et l’Inspection d’Académie. ▶▶    Un état des lieux et une étude d’implantation seront réalisés pour permettre à chacun de disposer d’une école maternelle et élémentaire de proximité. ▶▶    La modernisation et l’accessibilité des locaux scolaires seront une priorité en matière d’investissement.

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▶▶    De nouveaux logements ont été construits ou vont l’être sans que la question de l’implantation

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Nos 107 écoles accueillent 6 458 élèves. 62 restaurants scolaires leur permettent de se restaurer le midi. Avec un tel patrimoine, les travaux sont nombreux. Certains établissements scolaires doivent encore être améliorés car ils sont parfois vieillots ou peu adaptés.

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•  Équipes pédagogiques

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Propositions : ▶▶    La création de postes d’enseignants et le refus des suppressions de postes seront l’objet d’une

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réelle mobilisation de la part de nos élus, aux côtés des enseignants et des parents d’élèves. ▶▶    La scolarisation des enfants dès 2 ans restera un enjeu prioritaire pour qu’ils puissent être scolarisés si leur famille le souhaite. ▶▶    Les Agents Spécialisés des écoles se verront proposer une montée en compétence et en qualification. La ville se mobilisera pour permettre à chaque classe d’école maternelle de disposer d’un agent. ▶▶    Nos élus se mobiliseront pour renforcer l’effectif du Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).

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Le Projet Éducatif Global propose de nombreuses activités utiles pour l’épanouissement de l’enfant. Cependant, il doit permettre aux élèves d’accéder à des activités complémentaires aux disciplines enseignées à l’école. Il n’est pas question dans ce contexte de se substituer aux compétences de l’Éducation Nationale, du Département, ou de la Région. Ces activités doivent être associées à des objectifs pédagogiques cohérents co-élaborés par les enseignants, les intervenants.

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•  Projet Éducatif Global

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Propositions concrètes : ▶▶    Plus de moyens seront mobilisés pour permettre à chaque enfant de pouvoir partir une fois

dans sa scolarité en classe transplantée (classe verte, classe de neige, classe de mer) .

1. Le décret des rythmes scolaires organise l’inégalité d’accès à l’école sur le territoire : les conditions dépendront des moyens financiers de la commune. Comme ceux-ci sont, par ailleurs, réduits à peau de chagrin c’est la gratuité de la présence dans les locaux scolaires qui est menacée. Nationalement, le Front de Gauche s’oppose à cette mascarade et milite pour une réforme qui aille dans le sens l’égalité d’accès sur l’ensemble du territoire.. Les conséquences sur l’appropriation des savoirs par les enfants les moins préparés sont catastrophiques dans un contexte où les exigences scolaires n’ont cessé de croître.

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salle de sport, etc.) ▶▶    Un positionnement géographique éloigné de différents facteurs de nuisance ( antennes relais téléphonique, lieux de consommation, publicité, etc. ) ▶▶    Des impératifs de mixité-sociale ▶▶    Une logique d’urbanisme global ▶▶    L’adaptation des locaux et espaces scolaires à de nouvelles exigences éducatives (par exemple, intégration d’espaces potagers dédiés à la sensibilisation à l’environnement ) ▶▶    L’intégration de locaux destiné aux différents acteurs sur le quartier (parents d’élèves, milieu associatif, etc.) ▶▶    Le respect des normes liées à l’accessibilité des bâtiments pour les personnes handicapées

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La qualité de l’alimentation doit faire l’objet d’une attention particulière.

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La restauration doit être accessible à tous les enfants scolarisés. Par souci d’égalité d’accès, aucun enfant ne doit être prioritaire en fonction de l’activité des parents..

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•  Restauration scolaire.

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▶▶    Les activités péri ou extra-scolaires ne seront pas des compléments d’enseignements qui

▶▶    Le besoin de proximité avec des équipements complémentaires à la scolarité (bibliothèque,

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Pour que chaque foyer lillois puisse vivre à proximité d’une école, de nouveaux établissements scolaires doivent être construits. Pour cela, un cahier des charges exigeant pourrait comprendre de nouvelles contraintes parmi lesquelles :

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La nouvelle réforme ne fait que répartir autrement les 24 heures hebdomadaires sans récupérer le temps supprimé des professeurs tout en ajoutant des heures encadrées par des contractuels dont les compétences et le niveau de formation seront différents.

•  Les bâtiments scolaires

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Parachevant une décennie de réformes successives qui ont fait passer la semaine scolaire de 26 à 24h d’enseignements pour les enfants, la nouvelle réforme des rythmes scolaires a créé des conditions intenables pour les élèves, les maîtres et les familles tout en réduisant l’égalité d’accès à l’éducation 1

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L’application de la réforme du rythme de la semaine sera un des enjeux du mandat.

accentueraient les inégalités, mais serviront à ouvrir de nouveaux horizons, à aller à la découverte des cultures, à favoriser toutes les formes de socialisation et de solidarité. ▶▶    Nous veillerons à ce que toutes les activités péri-scolaires restent gratuites. ▶▶    Nous respecterons les qualifications de chacun : celles des enseignants et celles des contractuels. ▶▶    La concertation engagée sera poursuivie et développée.

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•  Rythme scolaire

▶▶    Nous nous engageons à ne pas augmenter les huit premières tranches des tarifs de cantine

pendant la durée de notre mandat. ▶▶    Il doit pouvoir être proposé à chaque enfant scolarisé des repas équilibrés assez diversifiés pour correspondre aux choix alimentaires de chacun. ▶▶    Nous systématiserons l’approvisionnement des cantines de la Ville de Lille auprès de filières de proximité, issues de l’agriculture bio.


2. Notamment sur les articles 14 et 53 du code des marchés publics (conditions d’exécution, et critère de sélection favorables à la protection de l’environnement), allotissement des marchés, etc.

La ville prendra appui sur les dispositions existantes du code des marchés publics pour favoriser ce mode d’approvisionnement 2

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Petite enfance

Obtenir une place en crèche à Lille relève du parcours du combattant. Le manque de crèches sur la ville de Lille est flagrant : seul un enfant sur 4 né à Lille peut espérer être accueilli dans une crèche (publique ou associative). De nombreuses familles se retrouvent ainsi en difficulté, car les enfants ne peuvent pas être pris en charge par les services de la ville. Au manque de crèche s’ajoutent d’autres difficultés liées au service d’inscription centralisé : critères d’admissions opaques, établissements mal répartis sur le territoire, attribution de places qui ne correspondent pas aux besoins de familles ( par exemple, les enfants ne sont pas toujours placés dans la crèche la plus proche du domicile familial ). Propositions concrètes :

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Vie étudiante et universitaire

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Création d’un service en ligne permettant aux familles en attente d’attribution d’une place en crèche d’avoir une visibilité de leur position sur les listes d’attente. Cela permettrait aux familles de prévoir une solution de rechange en cas de manque de place.

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Maintenir et accélérer la création de places en crèches. Construire de nouveaux établissements afin d’offrir une meilleure répartition de l’offre sur le territoire.

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90 000 étudiants étudient sur la métropole. Lille accueille surtout les bâtiments de l’université de Lille II et de l’université catholique, Lille III et Lille I étant sur le territoire de Villeneuve d’Ascq. du

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Lille est un pôle universitaire de toute première importance 3 . Les étudiants sont un atout pour la ville et la région, ils contribuent au dynamisme lillois. Le monde universitaire a subi les réformes d’inspiration libérale de ces dernières années qui ont vu une concurrence accrue s’installer entre établissements et villes universitaires. Lille se doit de tirer de nouveaux avantages de ce maillage universitaire. Enfin, beaucoup d’étudiants lillois subissent la précarité et la pauvreté. Le salariat étudiant pèse sur la réussite de ceux qui y sont contraints.

Nos propositions

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de conférences attractives et variées à destination des habitants lillois, en lien avec les thèmes mis en avant dans la politique culturelle et l’action des associations locales. ▶▶    Travailler avec la ville de Villeneuve d’Ascq, la communauté urbaine de Lille et le CROUS afin de répondre à l’urgence sociale étudiante. ▶▶    La ville de Lille et l’État doivent prendre leurs responsabilités en matière de logement étudiants. L’une en mettant à disposition des terrains, l’autre en finançant des constructions de résidences. ▶▶    Ce travail doit aussi s’orienter sur la rénovation des cité-U existantes notamment la résidence Albert Châtelet.

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▶▶    Intégrer la vie universitaire dans la vie lilloise et métropolitaine. On peut envisager un cycle

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Jeunesse : des outils pour réussir ses projets

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Nous portons le projet de créer une mission de réussite solidaire. Son rôle sera d’accompagner les jeunes de 16 à 27 dans leurs projets (Études, formation, recherche d’emploi, mobilité internationale, création d’entreprise, etc.). Ce service permettra aux jeunes accompagnés d’être considérés dans leurs aspirations extra-professionnelles tout en vivant une expérience de réussite.


Une fois la situation exposée, la Mission aidera à trouver des réponses pour envisager l’avenir dans les domaines de l’emploi, la formation, la santé, la culture… Le rôle de la Mission sera de l’ordre de l’accompagnement transversal : elle orientera vers toute institution, service municipal, association ou entreprise partenaire, s’avérant être le meilleur interlocuteur. Si la situation le nécessite, elle signera un Contrat de réussite solidaire avec les jeunes accompagnées. Ces contrats, présentés devant une commission, permettront l’obtention d’un coup de pouce financier en échange d’une contribution solidaire (partage d’expérience, de compétence). L’engagement réciproque aura aussi pour intérêt de faire rejaillir cette dynamique dans le cadre social du partenaire accompagné, pour qu’il devienne à son tour moteur de son propre épanouissement, accompagné, entouré, soutenu par la ville.

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Il s’agit pour la ville de mettre sa jeunesse en synergie vers la reconnaissance.

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Affirmer la Culture dans la ville A Lille nous voulons ré-interroger les finalités de l’ action politique en matière culturelle, et affirmer la place de la culture dans la ville. La création sous toutes ses formes est une activité fondatrice de l’ humanité. De tous temps l’Homme a crée des outils pour représenter le monde mais aussi pour le transformer. Cette volonté et cette capacité à représenter le monde qui nous entoure, à le transformer est un point d’ appui fondamental pour les forces de progrès. C’ est sur cette capacité et cette volonté que nous pouvons et nous devons nous appuyer pour faire de chacun un acteur de la transformation sociale, un opposant à l’ordre établi, une voix qui contribue à imposer d’ autres choix politiques, et qui invente une autre société , un autre monde.

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La culture pour tous et avec tous.

Ce mandat municipal doit remettre la volonté de la démocratisation culturelle au coeur de son action.

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Propositions :

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▶▶    un plan de rénovation et de valorisation des médiathèques. Des plans de modernisation tech-

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nologiques au service des usagers. Le développement des actions de médiation, la garantie de la qualité de l’ accueil du public. ▶▶    La gratuité des musées lillois, celle de tous les équipements culturels municipaux. Il faut repenser de nouveaux outil et de nouvelles politiques pour nos quartiers populaires. Cela ne se fera pas sans leurs habitants qui doivent pouvoir être à la fois acteurs et co-auteurs .

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Lille dispose de nombreux atouts (Musées, bibliothèques/médiathèques de quartier, cinémas, théâtres, salles de concerts, Maisons folies, lieux de création plastique, écoles de musique, centres d’ art, zoo...) Et pourtant ces équipements sont loin d’être appropriés par tous les lillois. Le maillage dans nos quartiers en terme de structures, de lieux, d’ associations est encore inégal.

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Nous réaffirmons la dimension citoyenne et émancipatrice comme principe fondateur, ainsi que la création de liens de sociabilité tangibles comme enjeux de société.

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▶▶    Le droit pour les associations de quartier d’ utiliser les salles gratuitement, notamment dans

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▶▶    un programme ambitieux en matière de culture scientifique, notamment pour le muséum

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▶▶    Doter tous les équipements culturels de médiateurs et d’ animateurs titulaires formés en

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les équipements de type Maison-Folies ▶▶    Le développement et la mise en valeur des événements culturels issus des quartiers populaires. ▶▶    Associer les habitants en mettant en place des « comités d’ usagers » dans les équipements culturels La valorisation du patrimoine industriel et ouvrier lillois doit être développée. L’ éducation artistique sous toutes ses formes et par des acteurs divers est une priorité. Tous les enfants scolarisés doivent en bénéficier dans le cadre du Plan Educatif Global.

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d’histoire naturelle


▶▶    la mise en oeuvre d ’un projet de valorisation du parc de la citadelle : agrandissement du Zoo

et maintien de sa gratuité, extension de la gratuité à tout le parc. ▶▶    Un développement et une valorisation du travail des commissions mémoire dans les quartiers. ▶▶    Aucune école ne doit être oubliée : les plans lecture et musique, l’ éveil artistique, les dispositifs de découverte du patrimoine urbain sont un droit quel que soit le projet d’ école. Le temps libéré dans le cadre de la réforme des rythme scolaires doit permettre à chaque enfant d’ en bénéficier.

..     

Quand Lille 3000 s’en mêle...

Les politiques évènementielles ont mis Lille à l’honneur dans les médias mais elles ne peuvent constituer le coeur de la politique culturelle d ’une ville ou d ’un territoire. Parce que, comme l’ eau, le logement ou l’ éducation, la culture est est un bien commun des habitants, elle doit cesser d’ âtre utilisée comme une marchandise destinée à des fins de développement économique, touristique ou autre. Il faut privilégier les actions de proximité qui contribuent au développement du lien social et humain, à l’émancipation. Ce qui moins visible , moins clinquant n’ est pas moins pertinent et utile.

Propositions : e

proximité

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▶▶    Soutien renforcé aux artistes et créateurs locaux.

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▶▶    Simplifier les démarches pour accéder aux subventions municipales

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▶▶    Réorienter les budgets dévolus à l’ évènementiel au profit des structures et associations de

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Lille sa métropole, le Nord sont des territoires riches de potentialités, d’ énergies créatrices. Les nouveaux talents, les nouvelles formes artistiques doivent être aidées, accompagnées, soutenues dans tous les domaines.

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Soutenir les travailleurs de la Culture, donner des moyens à la création

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La précarité touche beaucoup l’ensemble des travailleurs du secteur culturel, et fragilise les capacité de création La ville et la métropole ont aussi une responsabilité sociale envers les acteurs culturels. Les aides doivent aider au fonctionnement et à la création de façon conjointe et suffisante.

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▶▶    être à l’initiative d’ une charte des bonnes pratiques pour les villes et collectivités locales

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▶▶    mettre en place un rendez vous annuel des politiques culturelles qui soit un lieu de débat , pas

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le poids de la collectivité en appui aux luttes renvendicatives pour le statut d’intermittent, ou la défense du secteur culturel Il faut repenser l’action publique pour qu’il n’ y ait pas de mise en concurrence des acteurs culturels. Les « appels à projet », de plus en plus fréquents, entérinent l’asservissement des acteurs culturels à des priorités fixées par le politique, et la primauté de l’avis du financeur sur les choix artistiques, ou les initiatives associatives. Ces appels à projet mettent aussi les artistes, les structures, les quartiers, les écoles en concurrence alors qu’il faut développer les solidarités les complémentarités.

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▶▶    privilégier le conventionnement, l’aide au fonctionnement et à la création plutôt que l’aide au

projet Expérimenter, répéter, créer, se tromper, recommencer, en parler , partager... tout cela demande du temps, de l’argent et des lieux... Dans un contexte de budget contraint, il est difficile pour de nouveaux acteurs culturels de voir leurs projets soutenu. Remettre à plat les priorités entre les politiques culturelles événementielle et le soutien aux actions de proximité pourrait dégager davantage de moyens pour cela. Propositions : ▶▶    développer les lieux existants ▶▶    continuer à soutenir et développer le spectacle vivant ▶▶    mettre à disposition des salles et des espaces au sein des équipements municipaux pour le

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travail de création et de répétition des artistes. ▶▶    reconnaître toutes les disciplines artistiques, et les financer ▶▶    mettre en place un rendez vous annuel des politiques culturelles qui soit un lieu de débat , pas une chambre d’ enregistrement des décisions politiques.

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Démocratie : soutenir l’implication citoyenne

La démocratie participative lilloise Les 10 conseils de quartiers lillois sont surtout composés d’associatifs et de personnalités mises en place par la mairie. Les conseillers de quartiers sont répartis en 3 collèges : - un collège représentatif de la vie politique lilloise,

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Co–produire la ville avec les habitants

La Ville de Lille n’associe que très marginalement les habitants dans l’élaboration et la mise en œuvre de ses projets d’aménagement. Leur consultation intervient très tardivement dans la phase projet et ne porte que sur des détails. Le Front de Gauche veut, au contraire, impliquer concrètement les citoyens dans la validation des politiques publiques en ce qui concerne les grands dossiers municipaux et communautaires : budget municipal, régie de l’eau, des transports, politique de grands travaux, contrôle et initiative en matière de politique culturelle (gérer un budget, suivre le montage d’un projet urbain ou d’infrastructure.)

- un collège de forces vives composé de personnalités et d’associatifs (souvent proches de la mairie)

Nous défendons l’idée que la ville doit être co-produite avec les habitants à partir du projet municipal, bien entendu, mais dans une démarche combinant les logiques ascendantes (partant de la base) et descendantes :

- un collège d’habitants tirés au sort.

▶▶    Les habitants seront consultés par référendum d’initiative locale sur les grands projets ou

Ainsi constitué, le système des conseils de quartier fait la plupart du temps office de chambre d’enregistrement de la politique de Lille. Par ailleurs, la « démocratie locale » lilloise prend la forme de multiples conseils (Conseil des ainés, des enfants, des résidents étrangers… ). Les pouvoirs de ces conseils se limitent à « l’information, la consultation et la concertation ». Il nous apparaît nécessaire de placer au centre de la démocratie locale

décisions prises à l’échelle de la ville. Ces référendums pourront se décliner à différentes échelles ( quartier, ville, communauté urbaine). Ils pourraient être proposés par un groupe de citoyens atteignant 10% des inscrits sur le territoire concerné. Leur prise en compte et leur transformation en décision politique impliquerait le respect d’un contrat tacite passé entre la municipalité et les citoyens. Ainsi, c’est par la pratique et par les faits, que nous imposerons à terme des nouvelles pratiques de démocratie réelle. ▶▶    Les habitants seront associés à l’élaboration du projet de leur quartier largement en amont, celui-ci se déclinera en plusieurs projets d’aménagement. La participation des habitants sera mise en œuvre via les conseils de quartiers et des réunions publiques ouvertes à la population. Les habitants seront associés dans toutes les phases du projet de quartiers (amont comme aval).

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Les conseils de quartier.

Les conseils de quartiers doivent devenir co-producteurs de la politique urbaine dans les quartiers. Pour cela, il est indispensable de transformer le fonctionnement interne des conseils de quartiers : ▶▶    Ils doivent être ouverts à tous les habitants (y compris les résidents étrangers). Ceux-ci

doivent avoir leur mot à dire sur l’ordre du jour et sur les projets soutenus par le conseil de quartier. ▶▶    Nous proposons que le président du conseil de quartier soit élu par les habitants qui y participent, et soit accompagné par un élu de la ville de référent.

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L’éducation populaire

Et le droit de vote des étrangers ? Les étrangers vivant à Lille paient les mêmes impôts locaux que les Français. Il est donc légitime que ceux-ci puissent voter comme les Lillois de nationalité française. C’était d’ailleurs une promesse de François Hollande, mais celui-ci l’a repoussée au lendemain des élections municipales. Le Front de gauche se prononce pour le droit de vote des étrangers aux élections locales. Nous regrettons que les personnes concernées aient à attendre encore 5 ans avant de pouvoir s’exprimer.

Politique volontariste. Ces deux mots rassemblent tout ce que nous devons porter, à savoir : partir des réalités des citoyens pour viser leur épanouissement, en co-établissant cet épanouissement.. Hier, le mouvement ouvrier était les fers de lance de l’éducation et de la mise en responsabilité classes populaires ; aujourd’hui, nous devons continuer à faire passer la démocratie par l’engagement citoyen. Comment valoriser l’engagement militant, l’épanouissement et le développement des capacités ? Quelles « contreparties » apporter en reconnaissance de l’action collective ? Nous portons l’idée que l’action, même militante, est un travail, a fortiori au service des autres. Ce travail peut donc tout à fait être valorisé par un bilan de compétences qui entérine l’acquisition de savoir-faire par les militants associatifs, passerelle future vers le monde du travail classique et gage de rotation des responsabilités dans le tissu associatif.


Ensuite, la ville doit pouvoir mettre en réseau les moyens disponibles pour faciliter les initiatives d’éducation populaire, en prenant l’exemple des réseaux d’échanges réciproques, d’échanges de savoirs.

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Encourager la vie associative

La vie associative contribue au développement de la vie démocratique et de l’intérêt général avec la participation citoyenne de milliers de bénévoles. La diversité et l’unité des associations sont une force et un acquis qu’il convient de préserver et de développer. Il est impératif de sortir la vie associative du champ des activités soumis à la concurrence. La mise en dépendance et en concurrence par le biais des appels à projets fragilise les associations, l’heure est au contraire à son développement, dans un esprit social, solidaire et démocratique. Les politiques libérales menées par l’Union européenne marquent de nombreuses inquiétudes pour beaucoup d’associations. Par ailleurs, alors que les associations subissent les conséquences de la circulaire Fillon qui les transforment en « prestataires de services », elles sont également victimes de désengagements financiers et de la politique actuelle d’austérité du gouvernement qui s’applique aussi aux familles et aux collectivités locales.

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Afin de marquer des signes de confiance et d’assurer la continuité des activités par les associations, nous encourageons les conventions pluriannuelles de coopérations comprenant les subventions financières et matérielles ainsi qu’une démarche de dialogue entre associations et collectivités.

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Nous nous prononçons pour une politique de ré-investissement financier public de soutien à la vie associative et à l’éducation populaire sous forme de subventions, dans le respect de leur autonomie, afin de la sortir du champ de la concurrence.

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▶▶    Privilégier les conventions pluriannuelles d’objectifs pour sécuriser les trésoreries des associa-

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tions et le développement des projets. ▶▶    Simplifier les procédures administratives de demande de subventions. ▶▶    Permettre aux petites associations d’être subventionnées sur leur objet, sans avoir à répondre à des commandes publiques hors de leur portée. ▶▶    Revenir à la gratuité d’accès aux salles et aux équipements municipaux dans les quartiers (y compris dans les nouveaux équipements emblématiques tels que les Maisons Folies, la Maison des cultures urbaines, etc.).

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Médias citoyens

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Afin d’émanciper le Citoyen des médias dominants, nous proposons de favoriser le développement d’un tissu de médias citoyens dans les quartiers.

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Le droit à une information indépendante, citoyenne et de qualité doit devenir un droit universel. Aussi la municipalité doit encourager la création dans chaque quartier de médias citoyens (télévisions, radios, journaux, sites, de quartiers)..

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La municipalité doit avoir un rôle d’impulsion en matière de mise à disposition d’une aide matérielle. Comment offrir une visibilité à ces médias citoyens ? Dans chaque commune, des co-élaborations entre les villes et les médias associatifs autour de contrat d’objectif en terme d’indépendance, de production de contenu et d’information des citoyens, peuvent être mis en place. Un label pourrait permettre aux télévisions et radios associatives d’être enfin reconnues « d’utilité publique » et de leur ouvrir l’accès aux offres des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) qui les bloquent pour l’instant. Il s’agirait aussi d’associer des professionnels du journalisme précarisés pour assurer des ateliers et des formations d’éducation aux médias dans les écoles primaires : développer son esprit critique, cela s’apprend très tôt ! Être citoyen, c’est en effet construire sa propre opinion, en


s’émancipant des grands faiseurs d’opinion. L’éducation aux médias et la valorisation de médias indépendants sont essentiels à notre démocratie et à la construction d’un citoyen émancipé et conscientisé !

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Mandat des élus du Front de gauche

Démocratie bien ordonnée commence par soi-même : nous proposons la mise en place d’un suivi citoyen des élus du Front de Gauche. Ce suivi citoyen s’exprime par : ▶▶    2 fois par an, l’organisation d’ateliers citoyens du Front de Gauche dont le but sera d’échanger

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sur la politique municipale et sur les comptes-rendus de mandats. ▶▶    Sur le vote du budget municipal, un travail d’expertise des citoyens et militants du Front de Gauche pourrait voir le jour. Des Assemblées générales pourraient être amenées à débattre de celui-ci et un vote indicatif pourrait être émis.

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Une ville humaine et écologique Adapter la ville au rythme de vie de ses habitants Les décideurs ne lésinent pas sur les moyens pour faire scintiller l’image de marque de leur ville. En est-il de même pour la vie des Lillois ?

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Étalement et fractures urbaines

L’étalement urbain (autrement dit, l’urbanisation des campagnes) s’accélère de manière préoccupante : entre 1999 et 2010, la surface du territoire urbain s’est accrue de 19% en France, passant de 100 000 à 119 000 km2 alors que la population n’augmentait que de 7%. Cette accélération de l’étalement urbain est liée au choix du « tout automobile », à la pression foncière, à la promotion du modèle de la maison individuelle encouragé par la fiscalité et le modèle culturel du « tous propriétaires ». Ce phénomène touche pleinement l’arrondissement de Lille.

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Ce modèle d’urbanisation inégalitaire entraine des déséquilibres sociaux et environnementaux :

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L’espace péri-urbain fonctionne, pour une large part, comme un espace de relégation des classes moyennes et défavorisées (péri-urbain « subi »), chassées des métropoles par la spéculation immobilière. Toutefois, une part des ménages aisés réside également dans certains espaces périurbains dotés d’aménités « rurales » (péri-urbain « choisi » ). Ex : la Pévèle, les Weppes. Et la ville est également confrontée, en son sein, à des inégalités entre quartiers et à une spécialisation fonctionnelle trop marquée.

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D’après les données 2010 du Plan de Déplacements Urbains de Lille Métropole chaque habitant de Lille se déplaçait en moyenne sur 13,15km par jour tandis que les habitants des banlieues de Roubaix - Tourcoing parcouraient en moyenne 17,52km et ceux ce ace Place Pla du reste de Lille Métropole, 21,56km. x ux u aux au po

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Le Front de Gauche propose de s’appuyer davantage sur les documents d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme, Schéma de Cohérence Territoriale, Plan Local de l’Habitat,…) et de renforcer leur aspect prescriptif afin de gérer de manière transversale et durable l’utilisation des sols. Cela impliquera de :

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routiers pour les collectivités, ▶▶    Coût de chauffage des constructions (le coût de chauffage de maisons individuelles sans mitoyenneté est plus important que celui d’immeubles collectifs), ▶▶    Coût du transport pour les ménages. En effet, les populations des banlieues sont également celles qui se déplacent le plus en voiture et sur les distances les plus longues 1 . ▶▶    Engorgement des autoroutes et des voies péri-urbaines La ré-appropriation de la ville passe par une revalorisation des quartiers. L’objectif est de lutter contre un développement de la ville à 2 vitesses. De la même manière, la politique culturelle ne doit pas se réduire à la construction de quelques lieux « branchés » dans le centre-ville. Elle doit au contraire faire vivre les quartiers et ne peut se concevoir sans l’appui des associations locales..

•  Renforcer le caractère prescriptif des documents d’urbanisme

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▶▶    Destruction de terres agricoles (80% des surfaces artificialisées durant la période 1992 à 2004

▶▶    Identifier les emplacements nécessaires au déploiement de la collecte des déchets en apport

volontaire et au développement de l’usage du vélo (garages à vélos, vélo routes,…). ▶▶    Limiter les espaces constructibles dans les zones rurales et de densifier les zones péri-urbaines de la métropole.


▶▶    Créer des réserves foncières. Ces réserves foncières devront dépasser les vocations classiques

(habitat, activité) et couvrir également d’autres besoins : industriels, agricoles, voire de logistique urbaine. le cadre de vie, en développant notamment les •  Améliorer espaces verts

2. Avec le jardin Vauban, le Champ de mars, le parc Churchill et les rives du quartier Bois Blancs

À la différence de nombreuses villes françaises et européennes, Lille porte encore les cicatrices d’une urbanisation à la hussarde, répondant aux besoins des industries traditionnelles, surtout dans les quartiers ouvriers. Le cadre de ville est borné par cette réalité historique, mais cela n’est pas une fatalité. Il y a cependant une inégalité flagrante entre la partie nord de la ville jouissant d’un poumon vert 2, et la partie Sud, qui ne peut se satisfaire des aménagements récents (et nécessaires) à Moulins et du Jardin des Plantes enclavé entre une autoroute et une voie ferrée. À Lille sud, de nombreux terrains vagues mériteraient des aménagements. La priorité dans ce domaine doit se concentrer sur l’amélioration du cadre de vie dans la Partie Sud. Un projet de réaménagement dans l’ensemble a été réalisé, mais l’austérité budgétaire n’a pas permis de le réaliser. Il faudra donc le modifier pour identifier les priorités quant à la requalification de cet espace. Par ailleurs, des pans entiers du tissu urbain méritent de voir des arbres s’installer sur les trottoirs partout où cela est possible.

Toujours plus haut, toujours plus vite : la ville conçue par et pour les privilégiés ! Le projet urbain dit d’ « excellence » mis en œuvre à Lille s’inscrit dans une logique reposant sur la mise en concurrence des Territoires. Cette logique est loin de répondre aux besoins des Lillois. Elle consiste à mobiliser les moyens publics pour promouvoir « l’attractivité du territoire » : - Les espaces urbains, et tout particulièrement les centres-villes, sont reconfigurés en fonction des besoins des classes supérieures et des investisseurs privés : elles prennent par exemple place dans le secteur de Lille Europe avec la création du casino Barriere. - Les politiques de développement économique reposent quasi exclusivement sur le soutien à la « turbine tertiaire » et aux emplois hautement qualifiés (comme Eurasanté ou Euratechnologie), laissant de côté les emplois faiblement qualifiés (et les populations qui en sont porteuses). Au final, la majorité des Lillois n’y trouvent pas ses intérêts. Une part importante des budgets publics sert ces besoins au détriment des besoins fondamentaux, indispensables aux classes moyennes et populaires : écoles, équipements culturels et sportifs de proximité, projets d’aménagement à taille humaine, soutien à l’économie sociale et solidaire. Certes, ces projets contribuent au rayonnement de la ville, mais ils ont également pour conséquence le développement de la spéculation immobilière (exemple du Page 37 quartier des Bois-Blancs qui devient le quartier « Euratechnologie » )..

L’austérité budgétaire n’a pas permis de réaliser le projet de réaménagement de l’espace emblématique du zoo, il faudra le modifier pour identifier les priorités quant à sa requalification et en garantir la gratuité. Nous avons défendu lors de la campagne de 2008, avec l’ensemble de la gauche, de très nombreux projets dont seulement une petite quantité a été réalisée. Compte tenu des contraintes budgétaires et administratives, nous défendons cette fois-ci un programme de réalisations plus mesurées : ▶▶    Le commencement du recouvrement de l’autoroute A25 entre Porte d’Arras et Porte de Douai pour désen-

claver le jardin des plantes et créer progressivement une ceinture verte entre Moulins et Lille Sud. ▶▶    L’aménagement de parcs d’enfants et d’espaces verts dans le quartier Lille-Sud ( en réservant la périphérie sud du quartier pour des zones d’activités économiques), au sud de Wazemmes, à la limite de Fives et d’Hellemmes sur les terrains vagues et vacants. ▶▶    Un projet d’aménagement léger de la friche située entre l’avenue Léon Jouhaux et la Deûle canalisée comprenant la remise en état des terrains de sport et des locaux pour un accès libre de ces équipements à l’avenir et la construction d’un sentier et d’un pont piétonnier pour relier cet espace au Bois de Boulogne. ▶▶    Une réflexion dans ce domaine sur le quartier du Faubourg de Béthune incluant l’aménagement d’un parcours de loisirs dont le projet sera défini avec les habitants.

•  Faire émerger un tiers secteur d’habitat coopératif

Les projets d’habitat coopératif, qui permettent de faire participer la population à l’aménagement de la ville et peuvent comporter une dimension anti-spéculative, doivent être soutenus localement. Ces logements comportent souvent des espaces communs (lingerie, jardin, salle commune, etc.) et des activités (fêtes, travaux d’entretien, …) favorisant le lien social. La Ville de Lille est en train de mettre en œuvre une première expérience encourageante d’habitat coopératif (cession de 5 parcelles à Bois Blancs, Wazemmes et Lille Sud). Propositions :

▶▶    Le Front de Gauche propose de renforcer et d’élargir ce type d’habitat à un public plus large,

notamment les classes populaires. Le soutien des pouvoirs publics (Ville et Communauté Urbaine) passe par : ▶▶    La mise à disposition de terrains viabilisés à prix coûtant, ▶▶    La garantie de reprise du programme par les organismes de logement social, en cas d’échec du

projet (de manière à sécuriser le financement des porteurs de projet), ▶▶    Le subventionnement d’une partie des coûts d’assistance à maîtrise d’ouvrage, notamment pour les premiers projets lancés.


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Ce soutien public implique des contreparties :

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▶▶    Mise à disposition d’un contingent de logements sociaux au sein des programmes d’habitat

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coopératif, des parts sociales au prix d’acquisition + inflation), ▶▶    Accompagnement des groupes portant les projets d’habitat coopératifs par des chargés de projets.

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▶▶    Introduction de clauses anti-spéculatives dans les statuts de coopératives d’habitat (cessions

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•  Travaux et grandes infrastructures

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L’Unité territoriale de Lille - Seclin permet d’informer les riverains sur les problématiques organisationnelles liées aux travaux sur le territoire Lillois.

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Alors que les espaces d’expression libres manquent, les espaces publicitaires dominent le paysage urbain. Dans les différentes instances où il sont élus, les élus du Front de gauche se battent pour limiter leur présence dans l’espace public. De même, nous voulons développer les panneaux d’expression libre, ainsi que garantir un espace non commercial de ceux-ci 3 .

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•  Libérer l’espace public de l’emprise de la publicité

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Mais nombre de chantiers sont mal finis. Nous doterons cette unité de moyens permettant de suivre les travaux et de relancer bailleurs et opérateurs afin de garantir la qualité des finitions et le respect des clauses inscrites dans les marchés publics de la ville. Ces nouvelles compétences seront l’occasion d’accentuer la médiation entre les services et les habitants des quartiers. Les travaux de réparation de voirie seront désormais mis en oeuvre dans les mêmes délais quel que soit le quartier.

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Ceux-ci sont source de nuisances sonores, visuelles et mentales pour un grand nombre d’habitants. Ils consomment une quantité importante d’énergie et peuvent même se révéler accidentogènes lorsqu’ils se situent à proximité d’axes routiers.

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Les nouveaux écrans publicitaires à LED sont équipés de caméras qui analysent le regard des passants afin d’étudier les meilleures méthodes pour capter le temps de cerveau disponible du consommateur potentiel. Toutes ces techniques ont une finalité : influencer chaque habitant à dépenser le plus d’argent possible dans les surfaces commerciales. Au niveau métropolitain, nous proposons que le nouveau règlement local de publicité de la communauté urbaine de Lille renforce la réglementation de la publicité.

3. En campagne électorale, de nombreux partis affichent leur volonté de réduire la publicité en ville. Ce n’est pas le cas dans les Conseils de Quartier comme, par exemple, à Wazemmes où seul l’élu du Front de gauche s’est opposé à la suppression de panneaux d’affichage libre au profit de panneaux publicitaires dans le quartier.

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Ce règlement local de publicité doit : ▶▶    Augmenter le nombre d’endroits où la publicité est interdite. ▶▶    Durcir le régime d’autorisation dans les zones où la publicité est autorisée : suppression de la

publicité sur le mobilier urbain et sur les voies de circulation où celle-ci pourrait se révéler accidentogène, réduction des formats d’affichage à 4m2 maximum (ce qui est déjà beaucoup !). ▶▶    Interdiction des écrans publicitaires à LED sur la métropole. ▶▶    Afin de mieux économiser l’énergie, nous préconisons une application ferme de l’obligation d’extinction des panneaux publicitaires lumineux la nuit.


Lille : une ville solidaire et accueillante

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Lille, une ville ouverte sur le monde !

La Ville de Lille est engagée depuis de nombreuses années en faveur de la Solidarité Internationale. Signe d’une ville cosmopolite et ouverte sur le monde, de nombreux lillois contribuent de manière volontaire à des échanges, des correspondances et des actions de coopérations internationales

•  Jumelages :

Les jumelages sont une richesse pour notre ville. Nous voulons approfondir les relations de solidarité internationale par la construction de coopérations qui contribuent à apporter des solutions communes face à la crise actuelle. Notre démarche se fonde sur la souveraineté des peuples et une coopération mutuellement avantageuse.

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forum international, de convergence des luttes et des alter•  Un natives.

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À travers nos échanges avec nos villes jumelées, mais aussi à travers les relations d’amitié que les Lillois peuvent tisser à travers le monde, en particulier au sein des mouvements sociaux, la Ville de Lille doit travailler prioritairement à convergence de luttes et de projets locaux portant l’ambition d’une société solidaire, ouverte, pacifiste et internationaliste.

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La pratique de projets liés à une notion de citoyenneté mondiale permet de créer de nouveaux liens entre des Lillois de cultures différentes. Les élu-es locaux ont un rôle à jouer dans la construction de ces actes de solidarité.

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Afin d’encourager l’implication citoyenne, et en premier lieu celle des Lillois, nous proposons, que lors du prochain mandat, Lille soit l’hôte d’un forum international, de convergence des luttes et des alternatives.

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Nous soumettrons cette proposition aux mouvements sociaux et nous garantirons l’engagement de la ville pour participer à l’organisation de cette rencontre.

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Cette manifestation doit être l’occasion de découvrir des initiatives concrètes, d’inspirer les citoyens pour la mise en œuvre d’actions concrètes locales et internationales et de faire bénéficier notre ville des réflexions et initiatives contre les inégalités, pour la démocratie et la paix.

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•  Lutte contre l’expulsion des sans-papiers

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Nous refusons que celles et ceux qui participent à la richesse de notre région par leur travail soient menacés d’expulsion parce que leur situation administrative n’est pas régulière. Les valeurs qui sont au cœur de notre engagement impliquent notre mobilisation pour leur protection. Nous refusons que les enfants, les jeunes majeurs et les étudiants suivent leur scolarité avec la peur au ventre de se faire contrôler en allant au lycée ou à l’université, ou de voir leur famille brisée par l’expulsion d’un de leurs parents.

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Tisser de nouveaux liens sociaux entre habitants des nouveaux quartiers urbanisés.

La ville a requalifié de nombreux quartiers de la ville, voire aménagé de nouveaux quartiers (Bois Blancs, Bois Habité). Ces aménagements ont peu impliqué les populations et été largement livrés aux promoteurs. Il en résulte souvent des habitats impersonnels et où les nouvelles populations nouent peu de liens avec les habitants installés de longue date..


Pour cela, il est important : ▶▶    de prévoir, dans la conception des quartiers, des espaces urbains nécessaires permettant la

sociabilité et les initiatives des habitants. ▶▶    de développer des actions favorisant les échanges et liens sociaux entre habitants (fêtes de quartier, conférences, concerts).

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La sécurité des Lillois : une responsabilité collective.

Le débat actuel sur la sécurité tend à se focaliser sur le couple répression / prévention, et de plus en plus sur la seule répression. Le débat public occulte totalement sa dimension sociale. En effet, l’installation du chômage de masse et de la précarité généralisée dans la vie quotidienne ont entraîné une accentuation de la délinquance et des incivilités. Qui plus est, ce débat s’organise de manière sélective, en présentant les classes populaires comme les nouvelles « classes dangereuses » tout en garantissant l’impunité à la délinquance des riches (évasion et fraude fiscale). Nous considérons que la délinquance et les incivilités appellent une réponse équilibrée, reposant sur la prévention, la répression et la résorption de l’insécurité sociale. Sur ce point, nous apportons des solutions concrètes, en recentrant l’action de la municipalité sur l’économie locale et la satisfaction des besoins fondamentaux des Lillois.  Localement, il convient de tirer le bilan (globalement négatif) de l’ère Sarkozy : ▶▶    les effectifs de la police / gendarmerie ont fortement diminué, à Lille comme ailleurs, ▶▶    les services de police ont été soumis à la « culture du résultat » et à ses effets pervers : cela

les a amenés à recentrer leur action sur les « coups d’éclat » (patrouilles motorisées sur les grands axes, contrôles d’identité dans les transports en commun) au détriment du travail de proximité. Nous constatons que les missions de la police nationale restent prisonnières de ces logiques. Des moyens supplémentaires ont certes été obtenus mais restent insuffisants. La municipalité doit agir pour obtenir d’autres effectifs supplémentaires et améliorer le dialogue entre polices nationales et municipales. La municipalité doit également apporter une réponse globale aux problèmes de tranquillité publique se posant particulièrement à Lille : dépôts d’ordures sauvages, rodéos en quad ou motos, garages à ciel ouvert. Nous proposons de mettre en place, dans les différents quartiers, des unités de tranquillité publique regroupant des médiateurs, des agents de police municipale, voire ponctuellement des agents en charge de la propreté publique. Des équipes mixtes seraient déployées dans les quartiers. Ce dispositif s’appuierait également sur des visites de quartier mensuelles regroupant des agents de ces unités ainsi que des habitants. Ces visites viseraient à identifier sur site les difficultés rencontrées par les habitants et à y apporter une solution globale : ramassage des ordures, installation de ralentisseurs sur les axes des rodéos nocturnes, médiation avec les bailleurs sociaux, ... Nous refusons : ▶▶    La concurrence entre les polices nationales et municipales : la police municipale n’a pas vocation

à pallier au désengagement de l’État, ▶▶    Le gaspillage de moyens financiers dans l’acquisition de matériels High-Tech pour surveiller les citoyens sachant que leur efficacité est très loin d’être démontrée. Nous voulons : ▶▶    Obtenir le rétablissement des effectifs de la police nationale à leur niveau de l’avant - Sarkozy

et la réorientation de .leurs missions sur la proximité et le travail de terrain, ▶▶    Mettre en place des unités de tranquillité publique, apportant une réponse globale aux difficul-

tés rencontrées par les habitants, Page 40


▶▶    Organiser les assises de la police municipale lilloise dans le but d’associer les policiers munici-

paux à la mise en œuvre de la politique de tranquillité publique de la municipalité, ▶▶    Un débat public constant et médiatisé entre police nationale et municipalité portant sur les zones identifiées comme étant minées par la délinquance, l’action à y mener ( patrouilles régulières pouvant donner lieu à des repérages, des témoignages et une action répressive ciblée) et une évaluation par la consultation semestrielle des habitants sous forme de questionnaire.

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Les enjeux de la nuit

La nuit, c’est une absence de lumière qui a partiellement partie liée avec l’horloge biologique.

En ce sens, elle est souvent, à tort, opposée au jour, et implicitement définie comme le temps de l’inactivité, du repos 1 ou de la fête. Sans compter le recours aux trois huit, une rapide revue des métiers de la nuit 2 (réceptionnistes, agents d’entretien, boulangers, agents de sécurité, personnels soignants, barmen et serveurs, trieurs indexeurs à la poste…) suffit néanmoins à rappeler la continuité et l’entrelacement entre les activités diurnes et nocturnes 3 .

1. Un enjeu spécifique à la nuit est bien évidemment la problématique du droit au logement et de l’hébergement d’urgence.

2. Juridiquement, le travail de nuit est celui réalisé de 21h à 6h.

3. En 2009, 15,2% des salariés travaillent la nuit, soit près de 3,5 millions de personnes (enquête emploi 2009, Insee/Ministère du Travail). Il serait peut-être utile de réfléchir aussi à la question des crèches de nuit.

De même, la composition de la commission de vie nocturne ou celle des groupes de travail des États généraux de la nuit révèle combien le cadrage de la nuit par la mairie de Lille est réducteur. En somme, il s’agit de s’assurer que la fête – et les activités économiques qui lui sont liées – puissent se dérouler en minimisant les nuisances (sécuritaires, sonores, sanitaires) et en garantissant la « tranquillité publique ». Pour autant, même en ne se tenant qu’à la vision festive de la vie nocturne, les enjeux semblent accaparés par les problématiques des bars et discothèques. Propositions : ▶▶    Revoir le fonctionnement de la commission de vie nocturne pour prendre en compte les aspi-

ration des habitants. ▶▶    Mise en œuvre d’un plan acoustique, non limité au centre ville, avec des aides sur la même

modalité que pour le plan terrasse.

•  Sectorisation spatiale et professionnelle de la vie nocturne :

La vie nocturne n’est pas que nuisance. C’est au contraire une séquence de la journée, propice à la détente, à la sociabilité, aux rencontres, à la discussion voire aux mobilisations. De ce point de vue, il n’est pas compréhensible que la vie nocturne soit concentrée dans certains quartiers (rues Masséna, Solférino et Vieux Lille) en vertu des dérogations municipales accordées au régime général (ouvertures tardives à 3h, contre minuit en semaine, 1h le vendredi et 2h le samedi). Il serait sans doute préférable de mettre fin à cette sectorisation qui génère une concurrence déloyale et aboutit à concentrer les nuisances (incivilités, bruit, vulnérabilité …). Sauf à remettre tous les établissements au régime général, on pourrait envisager d’accorder plus largement les ouvertures tardives (sous condition du respect de la règlementation, notamment vis-à-vis de l’acoustique), voire même d’étendre les horaires de fermeture (ce qui permettrait d’éviter les migrations nocturnes de flux de population à partir de 3h)..

4. La Chicorée, le Pékin.

En outre, on est en droit de se demander pourquoi les établissements vendant de l’alcool bénéficient d’ouvertures tardives alors que ce « privilège » n’est accordé – par tradition – qu’à deux restaurants lillois 4  ? Cette situation de pénurie concernant la restauration tardive a d’ailleurs engendré le développement d’une vente ambulante nocturne illégale, elle-même source de nombreux attroupements nocturnes.. de médiation et de délibération concernant les enjeux •  Espace nocturnes L’existence d’une Commission de vie nocturne depuis 2003 est sans doute un outil utile pour échanger les informations entre professionnels de la nuit, services de la mairie, polices municipale et nationale. Sa composition mériterait d’être élargie pour en faire un outil plus pertinent.


Actuellement, seuls les patrons de bar et de discothèques sont représentés, avec une forte représentation des quartiers festifs. Il conviendrait non seulement d’élargir cette représentation aux autres quartiers mais, surtout, d’élargir la composition à d’autres acteurs municipaux (service culture, service jeunesse), associatifs (association luttant contre la discrimination par exemple, mais aussi associations de riverains) et aux salariés concernés afin de faire de la CVN autre chose qu’un lieu d’exercice du lobbying marchand. L’autre innovation à la mode, portée par le Collectif Culture Bar-Bar, expérimentée à Amsterdam depuis le début des années 2000, et repris par Anne Hidalgo à Paris, c’est l’élection d’un maire de nuit. Mesure qui a le mérite de déconnecter la vie nocturne des seuls enjeux sécuritaires et de donner à voire la diversité des enjeux nocturnes.

•  Accès à la « culture » :

Les cafés-culture ou cafés-concerts, des lieux de petite taille pouvant accueillir occasionnellement des artistes, sont soumis à une multiplicité de règlementations très contraignantes qui mettent en péril leur existence. Ce sont pourtant des acteurs de premier plan concernant la promotion d’acteurs locaux et, plus généralement, la diversité et la démocratie culturelle. Il convient de réfléchir à des normes davantage adaptées à la taille des petits lieux, développer la concertation avec les administrations publiques et les riverains. (voir http://bar-bars.com)

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•  Hyper-alcoolisation

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La discrimination à l’entrée. Travailler en lien avec les associations pertinentes (Kif Kif notamment) pour éviter les pratiques discriminantes à l’entrée des discothèques et bars employant des physionomistes.

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http://www.nd4j.fr ou http://www.crij-bretagne.com/dazibao p.

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•  Transports publics nocturnes

L’accès à l’espace public nocturne suppose aussi l’existence d’une offre publique (gratuite !) de mobilité nocturne, afin d’offrir une alternative à de longs déplacements piétons ou à l’usage de la voiture.

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Enjeu montant des politiques de sécurité urbaine, l’hyper-alcoolisation – en particulier des jeunes – ne peut pas être ignorée. Aucune solution miracle ne peut être proposée pour un enjeu aux causes aussi multiples. Nous pouvons cependant diversifier davantage les modalités de prévention, poursuivre la promotion du label « quality bar » ou, de manière plus positive, de réfléchir – en lien avec le service Jeunesse – à une offre festive alternative (événements sans alcool mêlant concerts, karaoké, dj-sets, tournoi de ping pong… ou encorre l’ouverture des installations sportives) à l’instar de ce qui se pratique dans certaines villes espagnoles (Oviedo, Gijon) ou à Rennes (avec les soirées Dazibao 5 ).


Des outils pour plus d’égalité Amplifier les politiques sociales

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Centres sociaux

Acteurs incontournables de la vie des quartiers lillois, les centres sociaux ont subi des coupes sombres dans leurs budgets ces derniers temps. Cela ne va pas aller sans affaiblissement et dégradation de la qualité de service fourni aux habitants. Pourtant, nous considérons que ces structures associatives sont un atout majeur pour notre ville et ses habitants. En dehors des exigences imposées par la CAF, sur les activités et le caractère social, pour la labellisation « Centre Social » et les subventions qui y sont liées, ces structures restent des associations qui laissent place à l’initiative et la créativité citoyenne. Par ailleurs, pour certaines activités et en particulier les centres de loisirs (CLSH), les centres sociaux se voient déléguer en partie une compétence de la ville.

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Les outils de l’économie solidaire

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Cette situation nécessite un dialogue et un partenariat Ville-Centre sociaux renouvelés. Il est impensable que ceux-ci soient en concurrence avec les services de la ville et réciproquement. Notre priorité, dans ce domaine, sera d’assurer que les activités sociales couvrent l’ensemble du territoire municipal, avec une harmonisation des tarifs et une exigence de haut niveau concernant la qualité des activités, les conditions de travail et la sécurité, tant pour les salariés que pour les usagers.

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La ville soutiendra l’installation de nouveaux outils de l’économie solidaire tels que les garages solidaires, les ressourceries, ou les épiceries solidaires. Ces outils prendront de préférence la forme coopérative. La ville pourra intervenir par la mise à disposition ou la location de locaux commerciaux ou par des participations au capital (Sociétés de Coopératives d’Intérêt Collectif). Cette politique sera impulsée prioritairement dans les quartiers enclavés.

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En ce sens, les conseils de quartiers pourraient devenir des lieux d’émergence de ces projets. Cela nécessite de : p.

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▶▶    faciliter l’expression des idées chez les habitants et dans les Conseils de quartier

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▶▶    mettre en place des moyens spécifiques pour aider à développer les idées émergeantes

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En aval de ce processus, des moyens devraient être mobilisés pour :

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▶▶    faciliter leur transformation en projets

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▶▶    en accompagner la réalisation.

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Les activités physiques et sportives sont fondamentales pour le développement de l’être humain. Le corps a toujours été un enjeu de domination et toutes les doctrines d’oppression commencent par la négation ou le contrôle du corps. La Ville a développé une politique sportive ambitieuse et y consacre des budgets significatifs.

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Enfin, les épiceries solidaires pourraient plus particulièrement être notamment chargées de commercialiser les productions des agriculteurs locaux (en vente directe ou sous forme de paniers) ainsi que d’autres produits locaux bios ou conventionnels.

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Ces lieux pourraient également mener des activités culturelles et de développement local et être soutenues à ce titre.

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Cette politique se doit d’être en priorité orientée vers les attentes des habitants.


C’est pourquoi nous préconisons : ▶▶    De dimensionner les bâtiments aux besoins des habitants pour favoriser l’accès de tous pour en

garantir la proximité et l’accessibilité pour l’inclusion de tous. ▶▶    D’ouvrir les équipements prioritairement aux clubs amateurs, aux associations sportives, aux scolaires et aux habitants souhaitant pratiquer des activités physiques libres de toutes contraintes. ▶▶    De développer la gratuité. ▶▶    D’instaurer la concertation avec les habitants sur l’utilisation des créneaux horaires et des besoins en équipement. ▶▶    Le sport professionnel et le sport de haut niveau ne pourront être soutenus par la collectivité sans un investissement prioritaire de l’État et des fédérations. ▶▶    De développer dans les quartiers des équipements en libre accès (par exemple, parcours sportif ou « workout » ). ▶▶    De sortir de la logique du financement des clubs sportifs sur le seul critère de leur classement en championnat (ce qui instaure une logique de concurrence entre leur membres)

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Personnes âgées

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Pour les personnes âgées dépendantes hébergées en EHPAD, il existe aujourd’hui, un établissement réparti en six unités. Cette dispersion augmente le prix de journée sans pour autant favoriser la qualité de l’accompagnement. Nous proposerons et étudierons, avec le Conseil Général du Nord et l’Agence Régionale de Santé, la reconstruction de cet établissement en trois unités au lieu de neuf pour moderniser les espaces, améliorer la qualité de l’accompagnement et rationaliser les coûts. Nous réfutons l’idée de concentrer tous les résidants sur un seul établissement car nous voulons préserver des hébergements à taille humaine.

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L’état de santé de nos aînés est variable et leurs situations sociales diverses. Certains sont entourés et autonomes, d’autres doivent être accompagnés : tous méritent notre attention. Des dispositifs existent d’accompagnement à domicile, portage de repas, visites, suivi attentif en période de risques. Ils seront maintenus. Un effort sera fourni pour mettre en synergie les intervenants afin de proposer des services moins sectorisés et plus durables.

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Nous développerons avec les bailleurs des programmes où les logements pourront évoluer, en superficie, au fil de la vie et nous imposerons des règles d’accessibilité pour tous.

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Handicap

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La loi pour l’Égalité des droits, des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap semble, pour trop d’acteurs, facultative. Pourtant, de nombreux progrès ont pu être réalisés durant ce mandat.

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Ce bilan traduit des avancées, certaines ont été gagnées de hautes luttes. La mise en accessibilité des bâtiments aurait pu être effective dans les délais prévus par la loi si la Ville avait choisi d’y consacrer chaque année 7,5% de nos investissements.

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premières années de notre mandat pour compenser le retard accumulé. ▶▶    Nous créerons un observatoire de l’accessibilité avec les associations, les publics concernés, les

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▶▶    Nous consacrerons 8% du budget investissement à l’accessibilité pour tous durant les trois

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•  Pour une ville inclusive et accessible au bénéfice de tous.

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élus et les techniciens de la Ville. ▶▶    Nous soumettrons l’ensemble des projets devant la Commission Lille Ouverte à tous pour garantir l’égalité des droits et l’accès à la citoyenneté pour tous. ▶▶    Nous développerons encore davantage l’accès de la personne porteuse de handicap à tous les équipements et espaces de la ville, du jardin public, à l’école aux activités périscolaires, aux salles de culture, de sports et de loisirs.


▶▶    La mise en accessibilité des bâtiments favorisera l’accès pour tous à l’école et une mission

d’accompagnement des enfants en situation de handicap sera créée pour accompagner les familles dans les démarches trop souvent complexes pour l’inclusion scolaire.

•  Au niveau métropolitain

▶▶    Nous ferons de l’accessibilité des trottoirs et des voiries une priorité du mandat. ▶▶    Nous proposerons que des crédits dédiés soient réservés pour la mise en accessibilité des voiries

déjà existantes avec une programmation concertée entre les villes et les associations. Un bilan détaillé sera publié chaque année.

..     

Santé

Aujourd’hui, près de 30 % des Français renoncent aux soins ou les retardent. Les inégalités en matière de santé traversent l’ensemble de la population. Elles sont liées notamment au revenu, à la catégorie sociale, au lieu de résidence. Ainsi, la différence d’espérance de vie est de 7 ans entre les cadres supérieurs et les ouvriers. L’obésité est 7 fois plus fréquente chez les enfants d’ouvriers que chez les enfants de cadres. La Région Nord-Pas-de-Calais affiche des records nationaux en termes de cancers, mortalité précoce, suicide.

▶▶    En développant un programme d’éducation à la santé dans toutes les écoles primaires et auprès e de la pa ix

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de tous les agents. ▶▶    En renforçant les moyens accordés aux services sociaux pour l’aide à l’accès à la couverture maladie universelle complémentaire, aux services de santé, aux soins. ▶▶    En favorisant l’expression des citoyens sur leurs critiques, leurs difficultés et leurs interrogations sur le système de santé.

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Les politiques ne sont pas démunies face à cette situation. La ville de Lille peut et doit promouvoir une approche globale de lutte en faveur de l’amélioration de l’état de santé de la population.

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•  Développer la prévention

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Toutes les politiques de la ville doivent être analysées sous l’angle de leur impact sur la santé : les menus et la qualité des produits alimentaires dans toutes les cantines scolaires et municipales, l’impact sur l’environnement des constructions, des travaux publics, des produits utilisés pour l’entretien des espaces verts et des bâtiments municipaux, etc.

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La petite enfance est d’autant mieux protégée qu’elle bénéficie de services de PMI, de crèches, de lieux d’accueil par des professionnels qualifiés ;

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Nous soutiendrons les associations liées à l’information sur la sexualité, les modes de contraception, les substances addictives.

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•  Agir pour un service public de santé

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Tous les acteurs de santé doivent être mobilisés pour assurer un service médical à la hauteur des connaissances médicales et des besoins de la population. Les médecins généralistes, les spécialistes, mais aussi la médecine du travail et la médecine scolaire sont parties prenantes de l’état de santé de la population. Ils doivent trouver à la Mairie un lieu de rencontres régulières et opérationnelles.

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Le message doit passer au CHRU de Lille au sein duquel la vile est représenté : une politique de gestion purement comptable de l’hôpital, les suppressions de personnel, l’intimidation des syndicalistes ne sont pas acceptables. Il faut revenir aux missions de l’hôpital pour assurer une égalité d’accès aux soins et une prise en charge globale des personnes, incluant l’éducation à la santé, la prévention et un suivi régulier des patients.


Imposer d’autres choix budgétaires La ville a beaucoup investi durant le mandat, notamment dans « l’attractivité ». La stratégie de la ville a largement reposé sur un développement par croissance externe, visant à accueillir de nouveaux habitants. Cette politique, faite d’équipements de prestige (casino, hôtels de luxe,..) et de nouveaux quartiers destinés aux catégories socio-professionnelles favorisées (Bois Habité, Euratechnologies), nous paraît avoir délaissé les habitants des quartiers populaires. Ce bilan, en demi-teinte, comporte également des réalisations positives, notamment s’agissant des équipements de proximité et culturels. À l’issue du mandat qui s’achève la ville nous semble à la croisée des chemins : poursuivra-t-elle sa fuite en avant ou réorientera–t–elle ses choix vers un développement davantage centré sur le développement local et la sobriété ? La ville et la métropole sont confrontées à la « double peine » : ▶▶    D’un côté, l’État réduit leurs dotations (diminution de 1,5Md€ en 2014 et de 1,5Md€ supplé-

mentaires en 2015) et leur impose de nouvelles dépenses (réforme des rythmes scolaires, emplois d’avenir), ▶▶    De l’autre, la crise économique se traduit par la stagnation des recettes liées à l’activité (versement transport, droits de mutation) et l’augmentation des dépenses sociales. La baisse des dotations intervient au moment où la ville a réduit ses marges de manœuvre financières. Dans ce contexte, nous ne serons pas de ceux qui opéreront des coupes dans les budgets de la ville et de la métropole.

..     

Refuser l’austérité Il nous faudra lutter contre le discours dominant de l’austérité, qui voudrait que l’on comprime encore et toujours les dépenses publiques, alors même que : ▶▶    Contrairement aux petites entreprises et aux artisans, les grands patrons

et leurs actionnaires sont les grands gagnants des réformes successives de la taxe professionnelle, ▶▶    Les ménages favorisés ont également massivement bénéficié de baisse d’impôts, notamment au travers des différents dispositifs de défiscalisation (de Robien, Duflot,…). La maîtrise de la masse salariale signifie moins de fonctionnaires, le nonremplacement systématique des départs en retraite et la volonté de ne pas exiger l’augmentation du point d’indice des agents, bloqué depuis déjà 4 années. Cette orientation est d’autant plus insoutenable qu’avec le nombre d’équipements nouveaux, équipements sportifs, culturels ou d’accueil du public, il y a nécessairement besoin de davantage d’agents. La nécessaire création d’écoles avec le développement de quartiers comme le Bois Habité, la Porte de Valenciennes, le secteur de FCB à Fives et le futur quartier de l’ancienne gare Saint-Sauveur suppose la création de postes d’agents municipaux. La position de principe sur la masse salariale est intenable dans le temps sauf à multiplier les équipements sans leur garantir une vie effective. Nous refusons : ▶▶    Le non–remplacement des départs en retraite de fonctionnaires et les suppressions de postes

dans le secteur public et associatif,

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▶▶    Les démarches de mutualisation basées sur la création de « services communs », telles qu’issues

de la Loi sur les Métropoles, ▶▶    Les projets de privatisation des services publics.

..     

Financer les services publics

Suppression de la taxe professionnelle, gel des dotations... Les finances des collectivités locales et notamment des communes ont été très éprouvées ces dernières années, alors que les charges imposées par l’État augmentent, et que la détresse sociale grandissante requiert des services publics renforcés... Les choses ne vont pas en s’améliorant : les collectivités verront un doublement de la réduction des concours financiers de l’État sur deux ans, portant le manque à gagner pour les collectivités à 4,5 milliards d’euros d’ici 2015. Deux fois plus que ce qui était prévu par la loi de programmation budgétaire votée en décembre dernier pour assurer le pacte de compétitivité qui prévoit 20 milliards de cadeaux fiscaux aux entreprises. Et l’accès au crédit pour les collectivités territoriales est limité par les banques. La méthode retenue par le Gouvernement sans aucune concertation préalable annonce de lourdes conséquences pour les collectivités locales, malgré l’engagement du Président de la République sur l’élaboration d’un « pacte de confiance et de solidarité ».

Répartition des postes de dépense pour 100€ dépensés : Éducation jeunesse Cadre de vie urbanisme

2012

2013

19 €

19 €

26.5 €

31 €

L’Association des maires de France parle d’un « coup de massue » qui aura de graves conséquences sur les services à la population, l’emploi, l’investissement public, et l’économie locale quand le gouvernement se prépare à mettre à la charge des collectivités locales de nouvelles dépenses (hausse des taux de la TVA, accompagnement de la réforme des rythmes scolaires). Ces mesures qui visent à assécher les finances des collectivités sont à rapprocher de l’acte III de décentralisation : rôle accru des métropoles, nouveaux transferts, concentration des pouvoirs, désengagement de l’État accentuant de plus en plus les inégalités territoriales et les concurrences entre territoires... Que ce soit sur l’emploi, les transports, l’orientation ou les missions d’enseignement (avec la réforme du temps scolaire) le projet reste dans la logique de celui initié par Sarkozy. Il est donc impératif de mener la bataille pour redonner aux collectivités les moyens de leur action, avec des leviers sur une fiscalité locale des entreprises, et un impôt local des ménages qui soit enfin adossé au revenu.

Logement/habitat

2,5 €

Ressources et moyens

17 €

15 €

Culture et manifestations festives

14.5 €

16 €

Sport

5€

5€

Solidarité

4€

C’est pourquoi, nous souhaitons que soient mobilisés tous les leviers (fiscaux, mode de gestion des services publics) permettant de faire participer les ménages favorisés, les entreprises et leurs actionnaires au financement des services publics.

14 €

Nous défendrons :

Économie et emploi Citoyenneté et proximité

4.5 € 7€

Les politiques d’accompagnement des personnes âgées, des allocataires du RSA, des publics CCAS et personnes en situation de handicap représentent moins de 4% des dépenses. Quant à l’économie et l’emploi, ils représentent environ 4% du budget, seul 1,2% est à destination des publics en recherche d’emploi. Alors 14% des dépenses sont attribuées à la culture et aux manifestations festives. Nous pouvons proposer une autre répartition sansPage réduire47l’ambition culturelle et la démocratie de proximité.

Nous souhaitons éviter : ▶▶    Les coupes sombres et indifférenciées dans les dépenses publiques. ▶▶    De nouveaux transferts de charges entre les entreprises et les ménages.

La mise en place d’une taxe foncière à l’échelle de la métropole, destinée à faire participer les habitants de la métropole au financement des « équipements de centralité ». Votée à l’échelle de la métropole, et touchant uniquement les propriétaires, elle permettra de limiter l’impact négatif sur les revenus des ménages, L’augmentation corrélative de la cotisation foncière des entreprises (CFE), destinée à couvrir les besoins de financement de la métropole (les taux des impôts des ménages et de la CFE sont liés), L’augmentation de la taxe sur les surfaces commerciales, payée par la grande distribution. Elle peut réglementairement être augmentée de 5% par an, jusqu’à atteindre un coefficient plafond (coefficient maximum de 1,2 contre 1,05 actuellement).


•  Quelques économies

Les marges de manœuvre sont étroites compte tenu du désengagement de l’État. Dans l’attente du retour à la régie, elles doivent passer, pour les marchés délégués, par un contrôle citoyen de toutes les Délégations de Service Public et de la dette, et par une réduction des dépenses liées au marketing territorial et aux évènements qui n’ont pas de retombées sur le bien-être des habitants. Dans la gestion quotidienne, il y a des économies à faire :

▶▶    Réduire la communication politique et culturelle de la ville et l’appel à des structures exté-

rieures pour réaliser cette communication. ▶▶    Réduire les budgets des réceptions liées à la vie culturelle officielle. ▶▶    En finir avec certains grands évènements culturels de prestige coûteux, vus d’un très mauvais œil par de nombreux citoyens soucieux de l’utilisation des deniers publics

•  Arrêter de taxer les pauvres

▶▶    Dans le cadre de la préparation du budget 2014, nous proposons le gel des tarifications pour les

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La ville de Lille maintient depuis 2001 des taux d’imposition inchangés. Elle a bâti sa stratégie budgétaire sur la diversification des financements (casino notamment) et la revalorisation des bases d’imposition des impôts locaux (Taxe Foncière et Taxe d’Habitation).

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•  Réduire les inégalités fiscales

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publics nouvellement imposables et qui ne l’étaient pas antérieurement du fait de leurs faibles ressources. Cette proposition n’appelle aucun nouveau financement puisque ces publics étaient non imposables. ▶▶    Nous proposons le gel des tarifications concernant l’enfance et la scolarité pour tous les ménages dont les revenus sont en deçà du SMIC demandé par les syndicats européens (1700 euros).

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Ce « statut quo fiscal » nous semble devoir être remis en cause car la situation actuelle laisse perdurer des situations injustes.

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En 2008, la majorité municipale dont nous faisions partie défendait le principe de la stabilité des taux d’imposition. À l’heure actuelle, nous sommes partagés entre la volonté d’alléger le fardeau des contribuables, propriétaires et locataires, qui subissent l’effet de seuil et qui doivent s’acquitter d’une taxe d’habitation lourde, et la volonté de dégager des moyens supplémentaires pour donner la possibilité à la municipalité de mener des politiques ambitieuses et de maintenir son niveau de services aux habitants.

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Les bases qui servent au calcul de ces impôts sont réputées comme étant anachroniques et donc injustes dans le contexte des évolutions territoriales du marché immobilier. La fixation de bases nouvelles quant aux valeurs locatives semble un exercice périlleux et elle nécessite une intervention de l’État pour réaliser ces changements sur une base équilibrée dans les villes et entre elles. Sur un plan national, l’indexation sur les revenus envisagée par le gouvernement permettrait d’en faire un impôt plus juste. En attendant, les communes peuvent voter et donc modifier les taux de la part qui leur revient.

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Nous avons constaté qu’à Lille le taux de Taxe d’habitation est relativement élevé par rapport à d’autres grandes villes et que le taux de la taxe foncière est lui plutôt faible. Cela crée une situation d’inflation immobilière. Population 2008

Population 2009

Évolution 2012 - 2008

Taxe d’habitation

Taxe sur le foncier bâti

Taux de foncier non bâti

Villeneuve d’ascq

65 706

64 604

-1 102

30,56

28,38

87,04

Lambersart

28 309

28 698

329

41,58

31,45

44,58

Lille

219 597

233 214

13 617

33,55

23,56

16,65

La Madeleine

22 696

22 477

-219

22,50

25,24

13,83

Marcq en Baroeul

37 679

39 657

1 978

30,05

15,54

21,22

Roubaix

98 039

95 813

-2 226

34,25

31,33

72,03

Tourcoing

94 204

93 070

-1 134

34,76

31,78

49,63

Économie et emploi

42 984

42 041

-943

34,45

49,91

113,52

Alors que la ville comptait 70% de locataires en 2009, dont 22% de locataires HLM, le taux d’imposition de la taxe foncière est singulièrement bas par rapport à celui de la taxe d’habitation : 23,56% contre 33,55%, presque 10 points d’écart.

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La taxe foncière présente l’avantage d’imposer, outre les propriétaires occupants, les entreprises, et les propriétaires bailleurs. La baisse du taux de la Taxe d’habitation peut être de nature à compenser au moins en partie l’augmentation du taux de taxe foncière.

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Or, la taxe foncière est payée par le propriétaire tandis que la taxe d’habitation est payée par l’occupant (à 70% locataire). C’est pourquoi, nous souhaitons rééquilibrer progressivement, durant le mandat, les taux d’imposition de la taxe foncière sur le bâti et de la taxe d’habitation.

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Un différentiel d’imposition qui place Lille dans une situation plus proche de celle de La Madeleine ou de Marcq en Baroeul que de Tourcoing ou Roubaix.

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Il faut rééquilibrer cette situation en donnant une bouffée d’air aux locataires, en taxant beaucoup plus les rentiers et les spéculateurs tout en pénalisant peu les propriétaires de leur seule habitation qui paient les deux taxes. L’augmentation de la taxe foncière pourra pousser les propriétaires de plusieurs logements dégradés et vacants à réaliser les travaux et à les louer ensuite. Le taux sur le foncier non bâti est très faible et doit être augmenté. Même s’il s’agit de recettes réduites, il n’y a pas de petits profits et nous espérons que la majeure partie de ces espaces trouvent une nouvelle fonction, cela aura vocation à dynamiser la construction.

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Par ailleurs, la refonte de la politique d’abattement de la Taxe d’Habitation pourrait d’ailleurs permettre de limiter l’augmentation des taux pour les propriétaires occupants à faibles revenus et de la concentrer sur les hauts revenus, les entreprises et les propriétaires bailleurs.

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Lambersart

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Abattement général à la base

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Abattement pour les 2 premières personnes à charge

Entre 10 et 20%

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Abattement pour les personnes à charge à partir du 3ème

Entre 15 et 25%

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Abattement spécial en faveur

Entre 1 et 15%

Abattement spécial en faveur de certaines personnes handicapées

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Alors que la ville comptait 70% de locataires en 2009, dont 22% de locataires HLM, le taux d’imposition de la taxe foncière est singulièrement bas par rapport à celui de la taxe d’habitation : 23,56% contre 33,55%, presque 10 points d’écart.

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Un différentiel d’imposition qui place Lille dans une situation plus proche de celle de La Madeleine ou de Marcq en Baroeul que de Tourcoing ou Roubaix.

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Or, la taxe foncière est payée par le propriétaire tandis que la taxe d’habitation est payée par l’occupant (à 70% locataire). C’est pourquoi, nous souhaitons rééquilibrer progressivement, durant le mandat, les taux d’imposition de la taxe foncière sur le bâti et de la taxe d’habitation.

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La taxe foncière présente l’avantage d’imposer, outre les propriétaires occupants, les entreprises, et les propriétaires bailleurs. La baisse du taux de la Taxe d’habitation peut être de nature à compenser au moins en partie l’augmentation du taux de taxe foncière.

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Il faut rééquilibrer cette situation en donnant une bouffée d’air aux locataires, en taxant beaucoup plus les rentiers et les spéculateurs tout en pénalisant peu les propriétaires de leur seule habitation qui paient les deux taxes. L’augmentation de la taxe foncière pourra pousser les propriétaires de plusieurs logements dégradés et vacants à réaliser les travaux et à les louer ensuite. Le taux sur le foncier non bâti est très faible et doit être augmenté. Même s’il s’agit de recettes réduites, il n’y a pas de petits profits et nous espérons que la majeure partie de ces espaces trouvent une nouvelle fonction, cela aura vocation à dynamiser la construction.

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Par ailleurs, la refonte de la politique d’abattement de la Taxe d’Habitation pourrait d’ailleurs permettre de limiter l’augmentation des taux pour les propriétaires occupants à faibles revenus et de la concentrer sur les hauts revenus, les entreprises et les propriétaires bailleurs.

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La répartition des dépenses traduit des orientations qui, contrairement à l’affichage de la Ville de la Solidarité, ne privilégient pas cette dimension (voir ci-contre).

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2.

La part des intérêts dans le remboursement de la dette représente : En 2011 : 25% En 2012 : 30.6% En 2013 : 27,5%

Alors que les recettes diminuent 1 , le poids de la dette pèse sur le budget municipal 2  : chaque année, les intérêts pèsent lourdement dans le remboursement des annuités. La politique financière de la ville doit faire l’objet d’une analyse critique avec un objectif : réduire la part des taux d’intérêts.

..     

Faire participer davantage la métropole au financement des équipements de centralité

La ville de Lille, tout comme les villes de Roubaix et Tourcoing, accueille des équipements dits « de centralité » (conservatoire, opéra, théâtre, musées, piscines, « maisons folies »,…). Le financement de ces équipements pèse sur le budget de ces villes – centres, tout en profitant à toute la métropole. Lille métropole participe déjà partiellement au financement de certains équipements (opéra, conservatoires). Nous défendons le maintien de la gestion municipale et le renforcement du financement de ces équipements par la métropole. Une telle mesure ne peut être acceptée que si elle est vécue comme un progrès pour toute la métropole ! C’est pourquoi, nous souhaitons que le financement par la métropole aille de pair avec la mise en place de la gratuité dans les musées. Nous souhaitons donc que soit constitué un réseau de musées gratuits comprenant le Palais des Beaux - Arts, le Musée de la piscine, le Musée des Beaux - Arts de Tourcoing et le Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq.. La mise en place de la gratuité devra s’accompagner d’une politique ambitieuse de médiation culturelle dans l’objectif de diversifier les publics fréquentant les musées de la métropole.

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10 PRIORITÉS POUR LILLE 1. Création d’une régie publique de l’eau délivrant gratuitement les premiers mètres cubes d’eau

2. Gratuité des transports publics

- tout de suite : pour les scolaires et les précaires - A terme : pour tous

3. Soutien à l’économie sociale et solidaire et aux coopératives pour favoriser l’emploi durable.

4. Faire face à l’urgence sociale : accompagner, soutenir les

familles, les jeunes, les personnes âgées en difficulté sociale.

5. Lutte contre la spéculation immobilière, l’insalubrité et les marchands de sommeil.

6. Une fiscalité plus juste : baisse de la taxe d’habitation. 7. Écoles : modernisation et accessibilité de tous les locaux scolaires, augmentation du nombre d’enseignants.

8. Promouvoir une culture de la démocratie locale :

référendums, consultations, votations d’initiative citoyenne.

9. Création d’épiceries solidaires commercialisant des produits locaux issus de l’agriculture biologique.

10.

Création de places de crèches.

lille.lhumaindabord.fr

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Projet du Front de Gauche Lille et de la liste " à Lille : l'Humain d'Abord ! " menée par Hugo Vandamme

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