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The Observer Samedi 17 Mars 2012

Actualités

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Fonction Publique

Radhakrishna Sadien insiste sur l’abolition du PMS Le Performance Management System n’a pas sa place au sein d’une fonction publique moderne. C’est l’avis de la Government Services Employees Association (GSEA) qui souhaite que le gouvernement se penche, au plus vite, sur le mémoire qu’elle lui a soumis. Le syndicat veut que le système soit enlevé pour éviter de pénaliser davantage les fonctionnaires. Veedushi Veerin

L’

introduction du Performance Management System (PMS) dans la fonction publique continue à faire des vagues. Plusieurs mois après sa mise en application au sein de la fonction publique, il continue d’être un sujet à controverses. Après avoir conduit une série de consultations auprès des ministères et départements où ce système a été mis en application, la Government Services Employ-

ees Association (GSEA) a adressé une nouvelle correspondance au ministère de la Fonction publique pour exiger que celui-ci soit enlevé au plus vite pour éviter de pénaliser davantage les employés du secteur. Selon Radhakrishna Sadien, le PMS a instauré un sentiment de frustration au sein de la fonction publique depuis quelque temps déjà. Il a, d’ailleurs, eu une rencontre avec M. Rao, expert au Programme de Développement pour les Nations Unies (PNUD), pour l’informer de la situation actuelle. Il déplore également le fait que le

« Chaque tache a ses propres spécificités et prend le temps qu’il faut pour se finaliser. Le fait d’atteindre un but dans un temps défini peut affecter de manière adverse la qualité... » gouvernement soit allé de l’avant avec ce système malgré la contestation des travailleurs et du mouvement syndical. Il insiste sur le fait que le PMS est un moyen de « contrôle répressif » au lieu d’être

un élément motivateur, comme le prétendent les autorités. C’est pour cela qu’il a adressé un mémoire au Senior Chief Executive du ministère de tutelle. Radhakrishna Sadien estime que l’évaluation se concentre uniquement sur la performance individuelle, ignorant ainsi d’autres éléments tels que le « bias », la subjectivité, les différents types de travaux, l’âge, l’environnement de travail, les différentes aptitudes, les relations personnels, de même que l’interférence politique. « Ce n’est pas normal que tout le monde puisse évaluer tout le monde. Le PMS assume que tous les évaluateurs sont parfaits alors que c’est loin d’être le cas », soutient le syndicaliste. Et d’ajouter que le PMS fait de l’argent le principal motivateur. Ce qui affecte, selon lui, la collaboration et la solidarité parmi les collègues de travail, de même que la construction d’équipes. Le président de la GSEA poursuit que le service offert au public ne peut pas être mesuré de manière quantitatif,

comme le suggère le PMS. « Chaque tache a ses propres spécificités et prend le temps qu’il faut pour se finaliser. Le fait d’atteindre un but dans un temps défini peut affecter de manière adverse la qualité. C’est surtout cela qu’il faut considérer », dira-t-il. Et d’ajouter qu’un employé ne peut pas produire les résultats voulus sachant qu’il est en train d’être surveillé et évalué. « Cela entraine non seulement le stress mais également l’irritation ». Par ailleurs, Radhakrishna Sadien avance que la fonction publique s’est modernisé et a évolué depuis les quelques dernières années dans l’absence d’un PMS. Il fait aussi ressortir que le contrat d’emploi des fonctionnaires qui ont joint le service depuis des années ne comportait pas de PMS, comme cela se fait actuellement. Par conséquent, il lance un appel au gouvernement de reconsidérer les lacunes du PMS pour éviter que le service ainsi que les employés n’en souffrent davantage.

Manifestation de jeunes patriotes ce samedi à travers l’île Raviver la flamme du patriotisme dans les cœurs des Mauriciens. C’est avec cet objectif que l’organisation Solaris, regroupant de nombreux jeunes professionnels mauriciens, organisent un grand défilé de l’indépendance ce samedi dans les rues de l’île sous le thème ‘ Nou pays, nou fierté… Anou célébrer nou Maurice!’. Bravant les préjugés, l’individualisme et les divisions de tous genres, les dirigeants du groupe lance un appel à tous les jeunes du pays de se joindre à leur cause dans le but de faire entendre leur voix et de réitérer leur appartenance et leur solidarité envers la République de Maurice.

Au programme, une procession qui débutera à Rose-Belle à partir de 10 heures. Quelque 200 véhicules défileront dans différentes régions, notamment, Nouvelle-France, Curepipe, Vacoas, Quatre-Bornes, Réduit, entre autres, pour culminer au stade Mapou Leclezio, à Goodlands. De là, une grande marche aura lieu, avec la participation des membres de l’organisation, de même que des majorettes et des musiciens, jusqu’au Farmers Service Centre où la cérémonie de levée du drapeau aura lieu. Selon Avinash Teeluck, président de Solaris, il s’agira surtout de démontrer au monde que les

Mauriciens peuvent se serer les coudes, malgré toutes les barrières existantes qui les différencient. « Il est vrai que la population est composée de gens venus des quatre coins du monde et qu’à ce jour, certains composants luttent toujours en vue de préserver leurs identités respectifs. Il est triste que ce processus soit en train d’empêcher l’émergence d’une forte identité mauricienne », concède-t-il. Mais il estime qu’il est plus que jamais temps que les jeunes prennent la barre dans le but de contribuer au développement et au progrès de la Nation. Le défilé de l’indépendance, pour Avinash Teeluck, ne représente

non seulement une démonstration de la vigueur de la jeune génération, mais beaucoup plus. « Nous cherchons à raviver cette flamme de patriotisme dans les cœurs des jeunes Mauriciens pour que ces derniers puissent y réitérer leur appartenance et leur sincérité », soutient-il. Et pour cela, Solaris se pose en tant qu’agent catalyseur. Le président de l’organisation souhaite que les jeunes soient davantage motivés à défendre les couleurs du quadricolore mauricien tout en le portant jusqu’aux plus hauts sommets. V.V.

Helping Hand to Humanity Quand les jeunes éprouvent la passion du social

Au départ, ils n’étaient que trois camarades à se lancer dans cette aventure. Mais au fil du temps, ils ont été rejoints par plusieurs autres. Pravish Jagarnath, Yogen Siven Chinien et Romesh Juggessur, sont les fondateurs du groupe Helping Hand to Humanity (HHH). Touché par la misère et les conditions de vie des groupes vulnérables, ils se sont épris du travail social volontaire dans leur région, le Nord de l’île. Ces jeunes sont parvenus à réunir, depuis janvier dernier, une vingtaine de membres actifs. L’objectif de HHH est de voir un sourire sur le visage de tous les Mauriciens. Comme nous l’explique Yogen Chinien, le président. Ce groupe basé à Petit-Raffray souhaite faire de Maurice un meilleur endroit à vivre. C’est pour cela qu’il cherche à étendre ses activités vers les différentes régions du pays. HHH cible non seulement les démunis, mais également les personnes âgées qui ont été abandonnées dans un foyer, les enfants autrement capables, de même que les orphelins. Lors de son lancement, en février dernier, le groupe a organisé une journée récréative aux occupants du Gandhi Ashram de Petit-Raffray. Grace à la collaboration de ses membres, HHH a pu préparer lui-même le déjeuner de quelque 120 personnes, suivi d’un programme d’animation musical. « Ce que nous voulons c’est essentiellement d’apporter un changement au sein de la société, que ce soit auprès des jeunes ou auprès des personnes âgées », soutient le président du groupe. Il a ajouté que cela devrait permettre aux jeunes de s’impliquer activement au sein de la société au lieu de sombrer dans des fléaux tels que l’alcoolisme et la toxicomanie. HHH a également célébré l’accession de Maurice à l’indépendance au centre social de Petit-Raffray le 7 mars dernier. Les membres ont tenu à récompenser les élèves qui ont brillé aux examens du Certificate of Primary Education (CPE). Les autres activités du groupe devraient très prochainement avoir lieu, notamment, une journée d’activité à l’intention des enfants autrement capable, ainsi qu’à l’occasion de la fête des mères. V.V.


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