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TD – Yoann PIERRE - histoire

Donnée de départ La fin est qu’un personnage est enterré vivant. Il est paniqué.

Histoire Aux confins de la Meuse, au milieu de rien ou presque, une voiture roule à travers la brume du matin. La vieille voiture s’approche d’une grande porte métallique fondue dans la roche et s’arrête devant une barrière hautement surveillée. Un des gardiens s’approche de la fenêtre du conducteur, s’incline et toc sur la vitre. Un homme d’une quarantaine d’années portant des lunettes et une chemise à carreaux d‘arrière goût s’empresse de prendre la manivelle pour descendre sa vitre. Il descend son par-soleil, une photo d'une petite tête blondinette et un passe s'y trouve coincés. L'homme regarde la photo un instant et un léger sourire se dessine sur sa bouche. Il saisit le passe, rabat le par-soleil et brandit la carte sur laquelle on peut y lire « Laboratoire de recherche souterrain » accompagné d’une photo et d’un nom « Jérémy Berthet ». Le gardien fait signe de la tête et la voiture redémarre. A droite de la plaque d’immatriculation à l'arrière de la voiture, un macaron est collé avec écrit dessus « Non aux éoliennes, Oui aux déchets nucléaires ! ». Les grandes portes métalliques s’ouvrent et la voiture s’engouffre dans la montagne. Jérémy Berthet est ingénieur et passe les 8h de sa journée de travail 500m sous terre par 24 °C. Pour descendre au fond du «trou», comme disent les gens travaillant à cette endroit, l'équipement est de rigueur : bottes en caoutchouc, blouse blanche, gilet fluorescent, casque de chantier. Sans oublier la boîte et le masque à oxygène en cas d'incendie dans le tunnel ainsi que le détecteur de mouvement qui se met à sonner en cas d'immobilité de plus de 20 secondes. L'ascenseur, véritable cage pour claustrophobes, met huit longues minutes à descendre. Pendant la descente, les yeux figés droit devant lui, Jérémy semble avoir l’esprit occupé. Deux ouvriers discutent : «Franchement, tu aimerais toi, avoir une éolienne au fond de ton jardin ? Ça fait tellement de bruit et en plus, ça clignote la nuit…», lance le premier. «Sans compter tout le bazar des fils souterrains pour les relier entre elles», rétorque le second. Dans un bruit métallique, l’ascenseur s’arrête et les portes s'ouvrent. Jérémy Berthet travaille à l'Andra, le laboratoire de recherche souterrain de la Meuse et de la Haute-Marne, et étudie la faisabilité d'un centre de stockage souterrain de déchets radioactifs. Mais depuis deux mois, Jérémy n'a plu le moral pour travailler avec passion comme il l'a toujours fait ! Il ne fait que se laisser porter par le train-train habituel pour finir assit sur son canapé dans sa petite maison à Biencourt-sur-Orge situé à 7km de son travail à Bure. La vie lui semble bien morose et plate depuis que sa femme est partie avec Laetitia, leur fille de 9 ans, pour une sombre raison qu'il ne serait même pas s'expliquer à lui même. Ce soir, comme tous les autres soirs du mois de Mars, il fait froid mais Jérémy ne le sent pas. Il reste immobile dans la pénombre, les yeux rivés sur l'horloge digitale de son magnétoscope. Sur la table, un morceau de journal datant du 13 janvier 2007 avec en gros titre " un couple et leur fille de 9ans périssent sous les décombres pendant l'incendie de leur maison ".

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Histoire Ecriture Multimedia PSM Montbeliard.

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