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JOURNÉE PORTES OUVERTES AUX ENFANTS Par Kikie TAMBWE

Les enfants congolais de Belgique, ou issus des parents dÊorigine congolaise, ont été, tout lÊaprès-midi du mercredi 20 avril dernier, les grandes vedettes dÊun événement mémorable. Comme lÊan dernier, notre ambassade a en effet ouvert très grand ses portes, pour permettre aux enfants de visiter ses services et de se replonger dans la culture de leur pays dÊorigine. Placé sous le patronage de madame lÊambassadrice Myriam Mova, lÊévénement a pu réunir plus de 300 enfants, venus de différentes villes de Belgique et de France : Bruxelles, Liège, Anvers, Charleroi et Paris.

Pour découvrir le Congo : une ribambelle dÊenfants à lÊassaut de lÊambassade Commencée en début dÊun après-midi ensoleillé, comme si le gros soleil du Congo sÊétait invité réellement à lÊambassade, la journée sÊest déroulée selon un programme culturel et pédagogique conçu par des professionnels de lÊanimation pour enfants, qui ont ainsi tenu en haleine des enfants surexcités, pressés de se replonger dans la diversité de la culture congolaise. Le programme a commencé pour les plus âgés (11/16 ans) par une séance interactive sur la connaissance du Congo, animée par le professeur Laurent Kasongo Songye, dans la salle de réu-

nion du 2ème étage de lÊambassade. Ensuite, les adolescents feront irruption dans le bureau de lÊambassadeur Mova, pour lui poser des questions aussi diversifiées que nombreuses.

Un programme à la fois culturel et pédagogique Pendant que lÊambassadeur „subissait lÊinterrogatoire‰ des adolescents, la grande salle du rez-de-chaussée ressemblait à une grande cour de récréation. Des groupes dÊenfants (5/10 ans) se peignaient le visage aux couleurs du

Congo. DÊautres dessinaient sur des ardoises la carte de leur pays dÊorigine, en tentant de situer géographiquement la province de leurs parents ! Sacré exercice ! Puis ce fut lÊheure des contes, avec le metteur en scène belgo-congolais Gaëtan Faïk. Conte féérique, conte merveilleux, qui emporteront les enfants dans un autre monde⁄ Mais très vite les bambins, toujours aussi dynamiques, repartiront dans leur brouhaha sÊinitier au tam-tam de chez nous, avec le comédien Josephat Bawayi ! Des grondements de tam-tam emplissent peu à


peu le grand espace de la salle des fêtes de lÊambassade. Chaque enfant cherchant à tout prix à sÊemparer du tamtam, pour produire un son, un son du Congo⁄ Heureusement que vint lÊheure du repas : une grande table garnie de mets congolais ! Makemba, poulet braisé, boulettes, brochettes, beignets⁄ com-me seules nos mamans congolaises savent le faire⁄

Pas pressés de repartir Mais il faut de lÊimagination pour tenir en ordre plus de 300 enfants, surexcités à lÊidée de vivre au Congo sans y être vraiment. Hymne national et musique congolaise. Les moins timides esquissent des pas de danse, alors que les animateurs continuent à être assaillis de questions. CÊest dans la même ambiance familiale et bon-enfant, que lÊambassadeur et son épouse procéderont à la distribu-tion des cadeaux. Outre des friandises, chaque enfant recevra des bandes dessinées, des CD (contenant notamment lÊhymne national), un beau livre sur les Cinq chantiers⁄ Mais les bonnes choses ne durent guère à lÊordinaire. Les chauffeurs des bus ont dû faire rentrer avec insistance les enfants dans les bus. Retour à la maison ! LÊambassade ayant promis aux parents de faire revenir les enfants à lÊheure ! Rendez-vous pour lÊannée prochaine !


M. l'ambassadeur et Mme Mova en compagnie de parents, venus notamment de Liège


VALENTIN MUDIMBE ¤ LÊUNIVERSITÉ LIBRE DE BRUXELLES

De gauche à droite, Antoine Tshitungu, Léon Michel Ilunga et Valentin Yves Mudimbe, à l'Université Libre de Bruxelles

Dans le cadre des Journées des Jeunes Chercheurs qui se sont déroulées à lÊULB du 20 au 21 janvier 2011, Valentin Yves Mudimbe, éminent professeur, écrivain, philosophe et universitaire de renommée mondiale a donné une conférence sur le thème „Interdisciplinarité et études africanistes‰. Cet exposé magistral a examiné les fondements épistémologiques des savoirs scientifiques, plus particulièrement dans

le domaine des sciences qui ciblent lÊAfrique comme horizon de leur quête de vérité. Le conférencier a mis en lumière les rapports biaisés mais réels entre savoir et volonté de domination. En conséquence de quoi les normes européennes tout au long de lÊhistoire tendent à sÊimposer dans les sociétés que lÊEurope a dominées.

Une violence visuelle LÊOccident nÊaura cessé de se redéfinir et de définir lÊautre.Violence épistémologique ? Pour Mudimbe, les savoirs accumulés par lÊEurope sur lÊAfrique tiennent du complexe de Diane. CÊest une forme de confiscation à travers une sorte de violence visuelle consistant à sÊapproprier la nudité de Diane prenant

son bain. LÊorateur a souligné la nécessité pour les chercheurs de contourner les failles et les limites de la spécialisation. Il faudrait notamment dépasser la fameuse dichotomie entre sociétés à écriture et sociétés qui en sont dépourvues. Mieux encore le chercheur doit apprendre à „sÊasseoir sur la natte des autres‰, selon la belle expression de Joseph Ki-Zerbo, pour converser afin quÊaucune culture ne soit une menace pour lÊautre. Ce qui devrait permettre à tout un chacun de mieux sÊadapter aux contraintes dÊun village global. La mise en fluvre de ce colloque a failli aux normes dÊune rencontre internationale de ce type. Dommage pour les organisateurs qui ont péché par amateurisme.

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CARREFOUR CONGO CULTURE REÇOIT SON PREMIER PRIX

UN TALENT DÊÉB˚NE Par Michael SAKOMBI

„Aux âmes bien nées, la valeur nÊattend point le nombre dÊannées‰ disait Corneille dans la tragédie „Le Cid‰. Pour Carrefour Congo Culture, dÊaucuns diraient „aux idées bien conçues et appliquées, la reconnaissance nÊattend pas le nombre dÊannées‰⁄ Un an à peine après sa création par la volonté de lÊAmbassadeur Henri Mova Sakanyi, la nouvelle institution culturelle et de communication de lÊAmbassade rd-congolaise à Bruxelles se voit déjà auréolée de son premier prix et pas des moindres : un Talent dÊÉbène ! La cérémonie de remise du prix qui a consacré la cuvée 2010 de lÊinstrument de communication et de culture congolaise au cflur de lÊEurope sÊest déroulée le mardi 23 novembre dernier en la prestigieuse salle gothique de lÊHôtel de Ville Bruxelles. <

1. Kikie Kibambi recevant un Talent d'Ebène 2011, des mains de Claude Dupuis, Consul honoraire de la République démocratique du Congo. 2. Le comédien Dieudonné Kabongo et le peintre Albert Tuzolana autre lauréat de cette cuvée 2011. 3. L'Ambassadeur Mova Sakanyi, lors de la cérémonie

Carrefour Congo Culture primé

et rdcongo50.be, les reportages et communautés virtuelles entretenues via Facebook,Youtube, Flickr, Twitter et autres⁄

Annoncée dès son premier discours en sa qualité dÊAmbassadeur en Belgique, le 30 juin 2009, la création dÊune institution de valorisation culturelle congolaise qui „permettra de mettre en exergue les richesses incommensurables de la diversité culturelle de la RD Congo‰ est depuis, passée du stade dÊidée-projet au stade opérationnel. Voulue comme une réponse congolaise aux instruments de la soft diplomacy des grandes puissances telles les British Councils anglais, les Instituts Goethe allemands ou Confucius chinois, Carrefour Congo Culture a depuis pris ses quartiers dans la capitale européenne. En effet, éditeur du bimestriel „Yambi‰, magazine des congolais de lÊUnion européenne et de la revue scientifique „Dounia‰, le véhicule culturel et de communication piloté par le Professeur Eddie Tambwe a tenu une programmation An 1 dÊune grande richesse : consultations de la communauté congolaise avec plus de 500 participants, fête de la communauté congolaise à Marignan, productions théâtrales à Bruxelles et Mons, tournois de football, première exposition du livre congolais en Belgique au Bozar, programme dÊédition avec la collection du „Cinquantenaire‰, Portes Ouvertes aux enfants à lÊAmbassade, colloque belgocongolais au Palais dÊEgmont, cours de langues nationales congolaises gratuits, cycles de conférences dÊun mois sur la femme, fête de la femme congolaise et last but not least, un festival musical de plus de 15.000 personnes au pied de lÊAtomium, les Congofolies⁄ Sans oublier les différents outils de communications déployés pour „porter le plus loin la voix du Congo‰, la web radio „Yambi‰, les sites internet ambardc.eu

Une programmation exceptionnelle Pour Léon Barez, Président des Talents dÊÉbène, ce prix décerné à Carrefour Congo Culture est „une récompense méritée pour son action en faveur de la reconnaissance de la culture congolaise en Europe‰. Pour sa part, le récipiendaire du prix, Eddie Tambwe, y voit la „reconnaissance de la place de la RD Congo dans le rendez-vous du donner et du recevoir mondial culturel‰ et salue „la clairvoyance visionnaire‰ et le „soutien total‰ de lÊinitiateur du projet, lÊAmbassadeur Henri Mova Sakanyi. Sur la suite de la programmation, le directeur du Carrefour Congo Culture égrène une batterie dÊactions aussi impressionnante que celle de lÊAn Un : ouverture dÊun centre de documentation à lÊAmbassade avec plus de 100.000 documents dénommé „Bibliothèque, centre de documentation Panda Farnana‰, un forum sur les investissements au Congo, une semaine du „nouveau cinéma congolais‰, une production théâtrale de la pièce „Et pourtant, elle tourne‰, une série de productions musicales dénommée „Congo Square‰ sans oublier les événements qualifiés de „structuraux‰, seconde édition des Congofolies, le mois de la Femme, des Portes Ouvertes aux Enfants, ⁄ La culture congolaise a donc de beaux jours devant elle, depuis Bruxelles, le Talent dÊébène ne sera, gageons-le, pas le dernier prix remporté par le „Carrefour‰.


„INDEPENDENCE DAY‰ LE 30 JUIN 2011 ¤ LÊAMBASSADE Par JIKA

Le 30 juin dernier, la communauté congolaise de Belgique, le corps diplomatique et de nombreuses personnalités du monde politique belge ont célébré le 51ème anniversaire de lÊindépendance de notre pays. Parmi les personnalités, étrangères, on peut citer, notamment, le président de la Chambre des représentants de Belgique, M. André Flahaut, Mme Julie de Groote, présidente du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, MM. les ambassadeurs dÊAngola, dÊHaïti, de lÊIrak, de la Sierra Leone, du Togo, les Chargés dÊAffaires dÊArgentine, du Cameroun, du Malawi, de la Thaïlande et des représentants dÊautres ambassades, ceux de la Chambre de Commerce CBL-ACP, etc. Dans son discours, lors de cette 51ème édition, lÊambassadeur Henri Mova a dÊemblée, tenu à mettre lÊaccent sur le calvaire vécu par les femmes de lÊEst de la République démocratique „victimes de viols et violences, femmes ayant payé le lourd tribut de la sauvagerie humaine‰, et dont les „auteurs nÊéchapperont jamais à la rigueur de loi‰, parce que „sur cette question, (⁄), le gouvernement congolais, en particulier le Chef de l'État, le Président Joseph Kabila Kabange, nÊentend transiger‰.

Une année politique par excellence Ensuite, il a relevé que „2011 est une année politique par excellence. LÊannée charnière entre deux mandatures démocratiques. Année qui verra, pour la première fois dans lÊhistoire de la République Démocratique du Congo, une législature démocratique succéder à une autre de façon pacifique.‰ Selon lÊambassadeur Mova, „si les élections de 2006 constituaient déjà un défi

majeur, celles de 2011 nÊen demeurent pas moins tout aussi déterminantes. Elles devront apporter la preuve de lÊévolution positive de la culture politique congolaise. Si elles se déroulent sans anicroche, ce qui est notre souhait le plus ardent, elles consolideront lÊexpérience démocratique car elles permettront ainsi dÊengranger de substantiels bénéfices politiques, économiques, sociaux, culturels et diplomatiques.‰ Heureusement a-il-noté :„Nous sommes heureux de constater que les diffé-


rentes étapes qui mènent aux élections se déroulent dans un climat apaisé et que le peuple sÊy est résolument engagé. Sans faux fuyants et également sans ambages, ceux qui escomptent concourir à ce renouvellement du personnel politique, devraient privilégier lÊintérêt supérieur de la Nation. En sus, le gouvernement congolais voudrait rappeler sa détermination dÊamener le peuple aux élections.‰

Économie : „résultats encourageants‰ et amélioration du climat des affaires LÊorateur a également mis en exergue la situation économique, avec une croissance „qui a commencé en 2002, s'est poursuivie au cours de la législature finissante‰ (PIB moyen de 5,6%), tout cela, „malgré les effets de la crise financière internationale qui a lourdement affecté les économies de la planète. Les résultats encourageants, malgré ce contexte difficile, sont notables également dans la gestion des finances publiques qui dégage fréquemment des excédents de trésorerie, pour l'inflation qui est passée en dessous de 10% en 2010 et pour la stabilité du franc congolais.‰ ¤ propos du climat des affaires, M. lÊambassadeur a souligné que „ces dernières années ont marqué davantage la mutation de la République démocratique du Congo vers un espace fertile pour la pratique des affaires‰, avec „les différentes feuilles de route (⁄) élaborées sous l'égide du Ministère du Plan‰, qui „ont débouché sur des textes de lois qui font tomber nombre d'obstacles à la transparence et aux bonnes pratiques.‰ Des améliorations qui „ont valu à la République démocratique du Congo de gagner 7 places dans le classement Doing Business 2011, et tout récemment, de voir sa cote s'améliorer d'un niveau dans le classement du Ducroire belge.‰

„Regardez vers lÊAfrique !‰ Enfin, en conclusion de son discours le diplomate congolais a lancé un appel à nos partenaires extérieurs : „Regardez vers lÊAfrique ! Il sÊy passe des choses qui vont étonner le monde.Tournez vos regards attendrissants ou rationnels pour observer ce milliard d'hommes et de femmes tenaces, décomplexés, décidés à en découdre avec tout ce qui se place en travers de la voie qui mène leur chemin. Regardez ce merveilleux Continent dÊun milliard dÊêtres humains sÊéveiller pour conjurer les sinistres


prévisions de prétendus experts. Surtout, regardez en direction du cflur de lÊAfrique quÊest la République Démocratique du Congo, cflur battant, cflur vaillant de cette Afrique nouvelle, le Congo qui lève le voile sur une ère nouvelle qui annonce et amorce en même temps un processus de réhabilitation nationale qui nÊentend pas sÊarrêter de si tôt.‰ Après ces mots vibrants, ce fut le moment de passer à la partie récréative, avec un buffet de divers mets congolais et une animation assurée par deux artistes reconnues de la musique congolaise, Nana et Baniel, qui ont fait danser les convives avec leur excellent orchestre de musiciens congolais de Bruxelles.


AMBASSADE

CONGOSQUARE HOMMAGES ¤ JEAN BOSCO MWENDA ET DIEUDONNÉ KABONGO Par Michael SAKOMBI

Jeudi 13 octobre 2011. Salle des Fêtes de lÊAmbassade. „Congosquare‰, nouveau concept culturel créé par Carrefour Congo Culture, pour honorer la mémoire des géants musicaux congolais dont Jean-Bosco Mwenda wa Bayeke a été le primus inter pares, a bien vécu ! Dans une atmosphère mitigée⁄ En effet, prévu pour être le maître de cérémonie du premier „Congosquare‰ en hommage à Jean Bosco Mwenda quÊil a bien connu en son temps, Dieudonné Kabongo, brillant dramaturge congolais, a quitté la terre des hommes, la veille, sur scène, à la manière des grands artistes⁄

Dieudonné Kabongo, grand absent Une minute de silence a été observée en son honneur à la demande de lÊAmbassadeur Henri Mova, très ému, qui a rendu un vibrant hommage à ce „digne fils‰ du Congo, „immense talent et personnalité dÊexception‰ parti si brutalement. Divers témoignages pour saluer les qualités de lÊillustre disparu ont fusé de toutes parts et lÊhommage à la guitare magique de Mwenda sÊest mué en

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double hommage au talent inénarrable de Dieudonné Kabongo⁄ Ainsi, le légendaire Dizzy Mandjeku épaulé par le très prometteur Dominique Kakolobango qui donnait le la, sur la majorité du répertoire de Mwenda et Jeanjou Kawende ont assuré, devant une centaine de mélomanes enchantés, le show hommage animé par le Professeur Eddie Tambwe, entrecoupé

dÊintermèdes de notes dÊhistoire données par le Professeur Antoine Tshitungu qui a décrit lÊhomme Mwenda, dans son univers social, du poignant témoignage du cinéaste Balufu sur son „extraordinaire‰ expérience professionnelle avec Dieudonné Kabongo, sur tournage ainsi que de plusieurs autres sur les deux étoiles artistiques qui nous ont quitté.


Congosquare, devoir de mémoire aux talents musicaux dÊhier pour propulser les sonorités de demain Le concept „Congosquare‰, allusion à cette place de la Nouvelle Orléans, berceau de la musique afro-américaine, où les esclaves déportés dÊAfrique pouvaient danser et chanter librement. LÊAmbassadeur Henri Mova, le décrit comme un devoir de mémoire aux talents musicaux dÊhier pour les tourner aux goûts dÊaujourdÊhui et ainsi propulser les sonorités de demain. Pour lui, à lÊinstar des occidentaux qui reprennent les classiques de lÊAntiquité ou encore les étoiles de la Renaissance dans tous les domaines artistiques (théatre, musique, littérature..), les Congolais et Africains en général doivent se réapproprier les talents anciens afin de les enrichir à la sauce moderne et ainsi créer une musique de demain dans la droite ligne de notre histoire culturelle. „Congosquare‰ est donc un flashback musical congolais, dans une atmosphère jazzy où les artistes dÊaujourdÊhui interprètent les classiques dÊun monument de notre musique et avec lÊaide dÊexperts dans divers domaines ou de témoins directs ou indirects décortiquent les facettes de lÊartiste du jour, en interactivité avec le public. Outre Jean Bosco Mwenda qui inaugure le concept, la série de commémorations reprendra Docteur Nico, Franco Luambo et dÊautres illustres figures du Panthéon musical congolais.


AN UN DE LA FONDATION IR˚NE MOKABILA : UN BILAN POSITIF

Irène Mokabila en compagnie de la première dame, Olive Kabila Lembe

Crée symboliquement le 8 mars 2010, date du centenaire de la Journée Internationale de la Femme, la Fondation Irène Mokabila contre le VIHSIDA et les maladies transmissibles, présente un bilan positif, un an après sa fondation, dÊaprès sa fondatrice éponyme. Création de cellules dans plusieurs coins de la RDCongo, sensibilisation tous azimuts sur la pandémie, via poèmes, brochures, chansons et distribution gratuite de préservatifs. Bilan.

Kinshasa. Masina dite „commune rouge‰, un jour de saison sèche et de soleil de plomb. Ambiance électrique : chaîne dÊhommes et femmes impatients, banderoles et calicots déroulés, roulages et forces de lÊordre en uniformes impeccables aux aguets. Tous attendent lÊarrivée de celle quÊils appellent affectueusement „Maman Irène‰. Chants et cris de joie explosent quand cette dernière apparaît, saluée par les autorités locales puis escortée dans ce bar bondé où pour lÊoccasion une tribune dÊhonneur a été dressée. En effet, „Maman Irène‰ est venue spécialement de Bruxelles, où elle vit avec sa famille, saluer les cellules kinoises de la Fondation Irène Mokabila, dont la plus nombreuse, celle du district de Tshangu avec ses 3500 membres, dÊoù le choix de Masina, commune populeuse du district, comme lieu de rencontre. Poèmes, saynètes, chants de sensibilisation contre le VIH SIDA, présentation des responsables des cellules et remerciements émus de la fondatrice ont été

les moments forts de ces chaudes retrouvailles, dont le clou a été une distribution gratuite de plus de 20.000 préservatifs à lÊeffigie de la Fondation.

Un combat qui ne se limite pas à Kinshasa De retour à Bruxelles, la fondatrice nous explique que son combat ne sÊarrête pas à la capitale congolaise, des cellules ont été déployées sur tout le territoire: Mbanza-Ngungu, Lubumbashi, Bandunduville, Bukavu et Kindu. Pour la fondatrice „le combat contre le VIH-SIDA est un combat de tous les jours sur tous les fronts‰, raison pour laquelle cette mère de deux enfants, nÊhésite pas à user de son amitié avec certaines grosses pointures de la musique congolaise, tels que Koffi Olomidé ou Adolphe Dominguez, pour faire passer au travers de leurs chansons un message de sensibilisation face aux ravages du VIH-SIDA dans la population congolaise. Militante politique au sein du PPRD, elle


Ci-dessus : 1. Avec le couple présidentiel 2. En compagnie de Madame Mayuma, Directeur de cabinet adjoint du Président de la République 3. Avec Adolphe Dominguez 4. Avec le couple Koffi Olomide ¤ droite : „Maman Irène‰ dans la commune de Masina à Kinshasa

ne rate pas non plus une occasion dans tous les forums et rencontres où elle côtoie les décideurs politiques congolais, pour solliciter soutien et aides pour son noble combat, sÊinscrivant dans la droite ligne du chantier „Santé‰ de la République. En effet, avec un taux de prévalence de près de 3%, urgence et sensibilisation contre le VIH-SIDA en RD Congo „sÊimposent‰ selon elle et doivent devenir „une priorité pour chacun‰ sinon prévient-elle,„nous risquons de rater le combat contre le VIH-SIDA pour les générations futures‰. Espérons quÊelle sera entendue par tous⁄ Jean NGWANGA


POUR SES 51 ANS

LE CONGO ¤ LÊHONNEUR ¤ LÊHłTEL CONRAD DE BRUXELLES Par Kikie KIBAMBI

30 juin 2011 rime avec le 51ème anniversaire de la RDC. Outre la grande fête dans la salle de notre ambassade à Bruxelles, et les nombreuses rencontres organisées par les Congolais à travers le monde entier, notre pays était à lÊhonneur à lÊhôtel Conrad de Bruxelles, à lÊoccasion dÊun dîner de gala. Organisée par NdÊS Event, et animée par Klay Mawungu, la soirée a mis lÊaccent sur la promotion des artistes africains, essentiellement dans les domaines de la musique et de la mode, entrecoupés par des sketches hilarants du one-man-show Kody Kim. Présidé par Ndagbia Mobutu, NdÊS Event a choisi avec ses partenaires (Espace Voyage International, Carrefour Congo Culture, Galerie Claes, Champagne Bollinger), de parrainer cette année lÊONG Libiki. Celle-ci se bat aux côtés des familles dont un ou plusieurs membres souffrent du VIH-SIDA, en RDC, au Burkina Fasso et au Burundi. Une enveloppe a été remise à Dany Kanyeba, coordinatrice de lÊasbl Libiki. Le défilé de mode - haut en couleurs et digne de ce nom - a permis au public de découvrir lÊimmense talent de la styliste Krizia Ndombe... Une brochette dÊartistes sÊest succédé au podium : Tony Sad, le groupe Biso na Biso, Alexia Waku, etc. Des convives ont goûté avec gourmandise les fins mets préparés aux saveurs congolaises : poulet à la moambe, du bon pondu de chez nous, servi dans une feuille de bananier sous la forme de ramequin⁄ Et bien sûr notre chikwangue nationale ! Et du riz ! Le tout arrosé de champagne et de vins ! Nous en avons encore lÊeau à la bouche⁄ Une tombola a permis à certains invités de gagner des prix : billets dÊavion Kinshasa/Bruxelles, Champagne Bollinger, des nuits et repas à lÊhôtel Conrad, pour deux évidemment⁄


DIASPORA

JUBILÉ DÊARGENT POUR „JACKIE LA MARRAINE‰

Samedi 20 novembre 2010, dans le Quartier Matonge, chaussée de Wavre, au numéro 172, une adresse mythique de la communauté congolaise de Belgique et des habitués de ce quartier congolais au cflur de lÊEurope, le restaurant „La Mandibule‰ fête ses 25 ans et cela se voit et sÊentend : rumba congolaise à profusion, banderoles géantes avec le quart de siècle affiché et terrasse dÊhiver aménagée pour accueillir la centaine de convives venus célébrer les 25 ans de cette „institution‰ tenue de mains de maître par sa patronne Jacqueline, mieux connue sous le nom de „Jackie la Marraine‰ ou „la Marraine Mandibule‰.

Pendant ces 25 ans, la Marraine a été aux côtés de la communauté congolaise, dans les bons comme les mauvais jours, souvent pour accueillir et promouvoir les musiciens congolais, qui ont toujours été accueillis „comme des Rois‰ en ce lieu. Reine de la soirée, „la Marraine‰ a reçu les félicitations et encouragements du „Tout-Matonge‰ et de la communauté congolaise pour son courage et sa persévérance dans un environnement aussi mouvant que ce quartier, durant les dernières 25 années. Notre Magazine lui souhaite bon vent pour les prochaines 25 années pour une „Marraine en or‰⁄ Jean NGWANGA


LIVRES

REGARD SUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Par JKT

Ce livre, préfacé par le président Joseph Kabila, co-écrit par Antoine Boyamba et André Ngwej Katot, est une première en tant quÊouvrage „officiel‰ de référence, qui évoque lÊévolution récente de la République démocratique du Congo, à travers ses richesses naturelles, le leadership du Chef de lÊÉtat, les réalisations politiques, la diplomatie, lÊéconomie et la reconstruction menée dans le cadre des Cinq chantiers.

De gauche à droite : Antoine Boyamba, Eddie Tambwe et André Ngwej Katot

¤ lÊoccasion de sa présentation européenne, les deux auteurs, Antoine Boyamba, politologue diplômé en Sciences politiques des Droits et Relations Internationales, également détenteur dÊun master dÊHistoire et dÊAdministration économique et sociale, ainsi quÊAndré Ngwej Katot, journaliste, licencié en Sciences de lÊInformation et de la Communication, Directeur de la presse présidentielle, ont fait le déplacement, pour le vernissage en Belgique qui a eu lieu au sein de notre ambassade. Devant un public nombreux et attentif, après la présentation du livre par Eddy

Tambwe, directeur de Carrefour Congo Culture et par ailleurs directeur de collection chez lÊHarmattan, ils se sont prêtés obligeamment au jeu des questions-réponses sur les motivations qui ont conduit à lÊécriture de ce livre. DÊemblée, ils ont tenus à dissiper un malentendu : ce nÊest nullement une commande du chef de lÊÉtat, comme lÊont souligné les deux auteurs, qui ont également insisté sur le fait que sa participation nÊa pas été de façade, mais quÊil a tenu à lire personnellement les épreuves avant de rédiger sa préface.


LE LIVRE

Comme le souligne dans sa préface, le président Joseph Kabila, cet ouvrage évoque „quelques événements majeurs de lÊhistoire contemporaine de notre pays‰, tels que : le dialogue intercongolais, la transition dans le cadre du système du 1+4, le référendum constitutionnel de 2006, et la mise en route des Cinq chantiers⁄ Outre la préface, ce beau livre est divisé en 6 chapitres intitulés : Les grands repères, Un homme, un destin, Le chemin pour la paix, La diplomatie au service du développement, Une économie diversifiée et Les cinq chantiers. „Les grands repères‰, évoquent la géographie, la faune et la flore „dÊexception‰ que possède notre pays, la deuxième forêt tropicale du monde mais aussi les „multiples facettes‰ du patrimoine culturel congolais, ou encore la

„grande densité de son hydrographie‰, ⁄ „Un homme, un destin‰, cÊest le parcours du président Joseph Kabila, depuis son investiture en 2001, à la suite de lÊassassinat de Mzee Laurent-Désiré Kabila, sa victoire aux élections présidentielles de 2006 et ses efforts pour „redresser un État défaillant‰. „Le chemin pour la paix‰, retrace les diverses tribulations qui ont mené à la paix, à travers les diverses négociations politiques (Addis-Abeba en 2001, SunCity en 2002 et 2003), etc. „La diplomatie au service du développement‰, ce sont les efforts entrepris depuis 2001, et tous les liens diplomatiques tissés depuis lors, que ce soit en Afrique, en Europe, sur les deux continents américains ou en Asie, pour que la République démocratique du Congo, retrouve sa place dans le concert des nations,. „Une économie diversifiée‰, souligne les divers efforts menés pour relancer lÊéconomie, par la production minière, agricole, et tous les efforts qui ont permis de revenir à la croissance⁄ Enfin, le dernier chapitre aborde „les Cinq chantiers‰, si attendus par la population et qui se concrétisent peu à peu avec la modernisation des infrastructures, tels que les routes, les hôpitaux, les écoles, lÊapprovisionnement en eau et électricité, lÊhabitat⁄ Fait remarquable à souligner, la présence dÊune très abondante iconographie, avec des images dÊune très grande qualité. Un très bel ouvrage de 143 pages, réalisé par les éditions Michel Laffon.


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ODILE WANUKE : MAMA NA NGAI Odile Wanuke est danseuse, chorégraphe, professeur de danse, journaliste, productrice dÊémissions radiophoniques, présidente dÊassociations et désormais⁄ écrivain. Une artiste au talent pluridisciplinaire dont toutes les différentes activités, sont régies par un point commun : la défense et lÊillustration de la culture ou des cultures africaines, en général, et congolaise en particulier. JIKA Après des études à lÊINA (Institut National des Arts) au sein de la section Théâtre, Odile Wanuke a créé à Paris, lÊEspace Wajler, une association destinée à la promotion des arts scéniques africains, dans le cadre duquel a été réalisé, notamment, „Mabina Wé‰, le Festival des écoles de danses africaines de Paris, qui a effectué une tournée dans plusieurs pays africains. Mais à travers ses multiples occupations, Odile Wanuke est aussi restée une femme solidaire de la cause des femmes, et plus spécialement, celle des femmes africaines confrontées aux vicissitudes de la vie. CÊest cette expérience quÊelle nous restitue dans les pages de Mama Na Ngai, un cri dÊexclamation qui peut traduire à la fois, la détresse ou lÊétonnement et finalement, un hommage à la mère éternelle, source de réconfort et de sécurité.

MAMA NA NAGAI PAR ODILE WANUKE ÉDITIONS PYRAMIDE PAPYRUS PRESSE, AVEC UNE PRÉFACE DÊARMAND MAVINGA TSAFUNENGA

Manque de lisibilité des politiques dÊimmigration et dÊintégration Mama Na Ngai, analyse justement la question de lÊinsécurité sociale des Africains immigrés en Europe, où la femme et lÊenfant „souffrent des difficultés aggravées par la condition de lÊhomme africain‰, parce que „de même que la femme et lÊenfant sont liés à la situation de lÊhomme, lÊenfant dans la diaspora africaine qui est attaché directement à sa mère comme il est de coutume en Afrique, souffre des difficultés presquÊinsurmontables par manque de lisibilité des politiques

dÊimmigration et dÊintégration, et de visibilité de la diaspora africaine en Europe‰. Des thèmes qui ont connus un prolongement très animé lors de la présentation du livre, en présence de lÊauteur, le 16 septembre dernier à lÊambassade, en présence dÊun nombreux public. Des échanges qui ont permis à de nombreux compatriotes de réfléchir sur la problématique de lÊimmigration africaine, du rôle la femme et de lÊhomme et particulièrement de lÊéducation des enfants dans un milieu exogène. Rien que pour cela, Odile Wanuke a déjà réussi et converti son essai⁄


LUBUMBASHI

VERNISSAGE DU LIVRE

„50 ans de relations belgo-congolaises, rétrospective et perspectives‰

De gauche à droite: Jean-Marie Dikanga Kazadi (Ministre provincial de l'Intérieur), Dirk Loncke, Consul de Belgique et Eddie Tambwe.

Paul TSHILEMBE TSHIWEWE

Le 28 juin dernier a eu lieu à Lubumbashi (Katanga), la présentation du livre : „50 ans de relations Belgocongolaises, rétrospective et perspectives‰. Cet ouvrage, écrit sous la direction dÊHenri Mova Sakanyi et Eddie Tambwe, a été présenté à la salle Wantanshi de la Mairie de Lubumbashi par le professeur Eddie Tambwe, lors dÊune cérémonie de baptême organisée sous la direction du Directeur de Cabinet du chef de lÊÉtat, Beya Siku, avec

la participation du Consulat général de Belgique au Katanga. La présentation était présidée par le Ministre provincial de l'Intérieur, Jean Marie Dikanga Kazadi et le professeur Eddie Tambwe, directeur de Carrefour Congo Culture. Plusieurs autres personnalités locales étaient présentes, notamment le Dr Ndjoloko, Ministre provincial de la Santé, le Consul Général du Royaume de Belgique Dirk Loncke, ou encore le Maire de la ville, Jean Oscar Sanguza Mutund, etc.

Après l'introduction par la modératrice, la journaliste Sandra Umba, le Maire a souhaité le mot de bienvenue à toute l'assistance, venue nombreuse, assister à cette cérémonie. La cellule littéraire de Lubumbashi qui s'occupe souvent des vernissages, était aussi au rendez-vous, des professeurs, des étudiants, les membres du cercle Makutano, ainsi que certains curieux et des membres du personnel de la Mairie de Lubumbashi.

Écrit à lÊoccasion du Cinquantenaire Prenant la parole, le professeur Eddie Tambwe, a brièvement exposé et donné le contexte dans lequel le livre a été produit : le Cinquantenaire du pays. Il a poursuivi en exposant le rôle joué par Carrefour Congo Culture, attaché à l'Ambassade du Congo à Bruxelles,


pour promouvoir la culture congolaise en Europe. Cet organisme a organisé, dans le cadre du Cinquantenaire du pays à Bruxelles, plusieurs manifestations grand public, comme Congo Folies, un concert de musique congolaise qui a rassemblé plus de 15.000 personnes à lÊAtomium, une exposition de livres sur le Congo, au Palais des Beaux-Arts, de la même ville, et diverses autres manifestations dans dÊautres villes de la Belgique. Le Consul général de Belgique, Dirk Loncke a pris aussi la parole en faisant un point sur les relations bilatérales entre son pays et la RDC.

Les pistes dÊavenir Après un échange de questions, le Ministre provincial de l'intérieur Jean Marie Dikanga Kazadi a clos la manifestation en résumant les grandes leçons de lÊouvrage, dont „le premier mérite, est de permettre de fixer sur un support immuable une réflexion collective sur nos 50 ans dÊindépendance‰, et de poser des questions concernant „les grandes lignes de la nouvelle ambition des relations et de la coopération entre la Belgique et la RDC, 50 ans après.‰ Relevant les pistes dÊavenir proposées par le livre et mettant en parallèle lÊévolution récente de la Belgique, „dépendante à bien des égards de lÊenjeu européen‰ et celle de la République démocratique du Congo,„attirée par de nouvelles perspectives géopolitiques‰, il a évoqué la proposition de lÊambassadeur Henri Mova, qui tente de répondre à la question des auteurs : „Quel avenir, quel espace de coopération entre les deux pays ? ‰

Dispositif stratégique Et cette proposition, cÊest „la mise en place dÊun dispositif stratégique entre la Belgique et la République démocratique du Congo en plaçant nos relations bilatérales sous le sceau dÊune spécificité symbolique et politique, avec des mécanismes stratégiques, afin dÊépargner à nos relations les soubresauts de la vie quotidienne de chacun des deux pays.‰ Un cocktail a été organisé au rez-dechaussée de la Mairie de Lubumbashi dont le service a été assuré par les hôtesses de la Mairie.


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PROMOUVOIR LA RECHERCHE ET LES PUBLICATIONS DE LA DIASPORA

LÊauteur met en évidence la problématique sur les territoires que les processus de lÊexploitation minière de la Gécamines ont produits et érigés en cités ouvrières au Katanga. Cette étude de développement interroge les dynamiques locales de territoires et elle analyse les processus de moder-nisation socio-économique entrepris par la Gécamines. LÊétude contribue à la nouvelle histoire ouvrière minière au Katanga sous le registre de la dynamique populaire et de son articulation avec la dynamique des territoires.

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Didier KILONDO NGUYA est professeur à lÊUniversité de Lubumbashi. Économiste de formation, il est détenteur dÊun doctorat en études de développement de lÊUniversité Catholique de Louvain.

Garry SAKATA M. TAWAB est professeur de droit à lÊUniversité de Kinshasa et avocat au barreau de Kinshasa / Gombe spécialiste des questions des ressources naturelles. Il est docteur en sciences juridiques de lÊUniversité catholique de Louvain.

LÊignorance et la mauvaise compréhension de la législation forestière sont les principales ennemis de la forêt. LÊauteur entend remédier à ce déficit en contribuant à la vulgarisation et à la clarification des textes législatifs et réglementaires relatifs aux forêts en République Démocratique du Congo. Avec 18 millions dÊhectares, les forêts congolaises contribuent énormément au maintien du climat et à la préservation de lÊenvironnement mondial pour le bien de tous.

Jok OGA


PARU CHEZ L'HARMATTAN EN 2009 ET 2010


JACQUES TSHILEMBE KOTE KUBAYA NOUS A QUITTÉ

Jacques TSHILEMBE Kote Kubaya s'est éteint ce mardi 21 février 2012, à Lubumbashi, Katanga où il vivait retiré de la vie publique entouré de ses enfants.Il a succombé à une longue maladie dans sa quatre-vingt-deuxième année. Né à Musonoie ( Kolwezi ), le 5juin 1930, d'un père travailleur forcé à la mine d'or de Ruwe, il terminera ses humanité gréco-latines au petit séminaire de Kanzeze-lez-Kinda et sera dispensé de ses voeux au sacerdoce parce que fils unique. Fonctionnaire à la base militaire de Kamina, il se verra contraint de quitter le Congo pour cause d'insubordination envers les autorités coloniales et rejoindra la Rhodésie du Nord pour un exil de plus de sept ans qui prendra fin avec l'accès du Congo à la souveraineté internationale. Durant son exil à Lusaka Matero, il cotoiera les principaux leaders de l'African National Congress tels Govan Mbeki, Walter Sisulu, Harry Kumbula, Kenneth Kaunda et Hastings Kamuzu Banda entre autres. Dès 1957, il sera le représentant permanent de la Conakat pour l'Afrique Australe et il se verra confier à son retour au Congo alors indépendant la direction de la rédaction du quotidien l'Essor du Katanga, appartenant aux familles Tshombe et Mawawa.

Voyageur infatigable, il sillonnera la planète sur tous ses continents et rencontrera notamment : Lyndon Baines Johnson, Golda Meir, Indira Ghandi, Jean-Paul II, Hailé Sélassié, Félix Houphouet Boigny, Habib Bourguiba, Abdel Gamal Nasser et Hassan II entre autres. Éditeur de plusieurs titres de journaux à diffusion nationale tels JUA à Bukavu, BOYOMA à Kisangani, MJUMBE et TAIFA à Lubumbashi. Rotarien et détenteur de nombreuses distinctions honorifiques il sera élu au parlement lors du scrutin législatif de 1977 et participera activement avec ses collègues parlementaires à la création du

premier parti d'opposition dans le Zaïre du tout puissant guide éclairé. Père d'une nombreuse progéniture, il s'était retiré de la vie publique, diminué par deux accidents vasculaires successifs et suivait des soins palliatifs en sa résidence du Golf à Lubumbashi où de nombreuses personnalités de passage lui rendaient une visite de courtoisie. LÊéquipe du Magazine Yambi s'associe à Monsieur l'Ambassadeur Henri MOVA SAKANYI pour présenter à la Famille de l'Honorable Jacques TSHILEMBE Kote Kubaya leurs condoléances et leur empathie face à la perte qui les terrasse.

En haut : Les membres de la famille de Jacques Tshilembe. Au centre : Les enfants En bas : De g. à d., Augustin Ilunga Ndjoloko, Ministre provincial de la santé du Katanga, Jean Oscar Sanguza Mutunda, Maire de Lubumbashi et Yav Tshibal,Vice-gouverneur du Katanga.


27 septembre 2010 - 27 septembre 2011

DOMINIQUE SAKOMBI INONGO, UN AN DÉJ¤ ! Cela fait déjà un an que Dominique Sakombi Inongo, ambassadeur, ancien ministre de lÊInformation et Président de la Haute Autorité des Médias (HAM), nous a quitté à Kinshasa, ville qui lÊa vu naître 70 ans plus tôt, pour le lieu dÊoù on ne revient plus. ¤ lÊoccasion de cet anniversaire à lÊinitiative de ses enfants vivant en Europe, une émouvante cérémonie a eu lieu le samedi 22 octobre 2011 à Bruxelles, à lÊHôtel Royal Windsor.

Trois moments importants ont marqué la soirée, organisée par les enfants du défunt et orchestrée des mains de maître par lÊun dÊentre eux, à savoir Michael Sakombi du Service de Communication de lÊambassade de la RD Congo a Bruxelles. Après un prêche de José Bondo, pasteur congolais à Gembloux, ponctué de chansons religieuses de lÊétoile montante du gospel congolais, Sandra Mbuyi, une belle brochette de personnalités tant belges que congolaises ayant côtoyé Dominique Sakombi se sont succédé à la tribune pour témoigner sur le défunt, essentiellement sur la probité de celui-ci, son

sens aigu du devoir, sa conversion et sa foi en Jésus-Christ, sa serviabilité et sa fidélité inébranlable envers les amis, mais sur-tout sur sa conviction et son sens de devoir en politique. ¤ cet effet, on a notamment suivi, tour à tour, les témoignages de Me Michel Lion, avocat général de la RDC, du journaliste Mbayi Kanyinda, ancien chroniqueur à la télévision nationale, et de M. Paul Kabaidi wa Kabaidi, ancien collaborateur de Sakombi et ancien gouverneur de la Ville de Kinshasa, poste que le défunt avait aussi occupé avant lui.


„Dominique Sakombi Inongo : Un homme de convictionÊÊ Le clou de la soirée a consisté au vernissage dÊun ouvrage de près dÊune centaine de pages paru le même jour à Bruxelles aux Editions Emergo sous le titre ÂÊDominique Sakombi Inongo : Un homme de convictionÊÊ, rédigé par lÊéditorialiste Cyrille Momote Kabange, ancien directeur de cabinet du défunt, et préfacé par M. Anicet Mobe Fansiama de lÊEcole des Hautes Etudes en Sciences sociales de Paris. ¤ cette occasion, M. Paul Badji, ambassadeur du Sénégal en Belgique, qui a porté lÊouvrage sur les fonds-baptismaux, a exprimé son admiration pour M. Dominique Sakombi aussi bien pour son éloquence, gravée dans la mémoire des Sénégalais qui lÊont connu alors ambassadeur à Dakar fin des années 80, que pour son engagement vis-à-vis de la cause congolaise et africaine, notamment lorsquÊil a porté à bras-le-corps la croisade pour lÊAuthenticité dÊabord et pour la Ligue des États négroafricains ensuite. Auparavant, lÊauteur de lÊopuscule avait expliqué le choix de son titre, précisant que Dominique Sakombi reste parmi les rares hommes politiques congolais qui ont figuré à lÊavant-scène dans les différents régimes politiques quÊa connu la RDC depuis son indépendance, du pouvoir de Mobutu Sese Seko 32 années durant à celui de Joseph Kabila, en passant par Laurent-Désiré Kabila et, ce, remplissant toujours son devoir avec la même détermination et la même conviction. En effet, a poursuivi lÊauteur, Dominique Sakombi, orateur hors-pair, a mis son talent au service dÊune cause quÊil croyait nécessaire et conforme aux aspirations dÊun peuple traumatisé par lÊéchec de la décolonisation. CÊest ainsi quÊaprès avoir servi sous Mobutu, Sakombi imposa ses marques au président Laurent-Désiré Kabila lorsque le nouveau chef de lÊÉtat fit appel à lui, donnant le meilleur de lui-même comme à son habitude. SÊil est vrai que sa brillante intelligence est le moteur qui enclenche cette action coordonnée, cohérente et efficace, lÊhomme sÊest révélé, par une mystérieuse transmutation, plus apte à exorciser ses démons intérieurs lÊabandon des falbalas et dÊune tendance morbide à lÊenrichissement spectaculaire - ce dont dÊaucuns dans la situation qui fût la sienne ne se débarrassent pas encore, a conclu Cyrille Momote. CNT


HOMMAGE ¤ UN CONFR˚RE

Avec le décès de Pierre Houart, le Congo a perdu un de ses grands amis Par Eddie TAMBWE

Nos rendez-vous avaient souvent lieu en début dÊaprèsmidi. Dans mon bureau, au 3ème étage de notre ambassade à Bruxelles.Vouté dans un manteau vert, il franchissait la porte du bureau, de sa démarche mesurée, sourire aux coins des lèvres. Avec le temps, nos rencontres finirent par ressembler à ces bruyants forums sur lÊhistoire du Congo, et donc sur les relations belgo-congolaises. Avec mes collègues de Carrefour Congo Culture, nous placions le journaliste spécialiste du Congo au milieu de nous. Et, de toutes parts, des questions fusaient⁄

Avec maîtrise et humilité, Pierre⁄ pardon M. Pierre Houart, nous répondait⁄ De sa voix de vieux sage, il nous racontait le passé : le contexte des années 1950, la montée des revendications indépendantistes dans le monde, ses rencontres dès 1958 avec ces jeunes hommes et femmes qui allaient, deux années plus tard, faire lÊhistoire du Congo⁄ Lumumba, Mobutu, Bomboko, Thomas Kanza, etc. LÊhomme a marché dans lÊhistoire, dans notre histoire⁄ Une partie de notre mémoire collective gisait encore dans ses souvenirs.

Sous le signe du Cinquantenaire Symbolique dÊune amitié : je dois aux festivités du Cinquantenaire du Congo dÊavoir connu Pierre Houart. En ce début hivernal de lÊannée 2010 - année jubilaire du Congo en Belgique, Pierre cherchait à publier ses mémoires sur le Congo, sollicitait la préface de lÊintellectuel Henri Mova Sakanyi⁄ Et moi, je cherchais des Belges qui connaissaient bien le Congo ! Mystère dÊune rencontre. Cette amitié nous permit de tra-

vailler ensemble. Pierre Houart aura ainsi participé à certaines de nos activités : il nous fit ainsi lÊhonneur de collaborer à Carrefour Congo Culture. Il prêta sa précieuse plume à votre magazine Yambi ! Il participa comme orateur au colloque historique que nous avions organisé au Palais dÊEgmont. Je ne compte pas les nombreux conseils quÊil nÊaura cessé de nous prodiguer. Pierre Houart accompagna lÊhistoire tumultueuse de la seconde moitié du vingtième siècle. En témoin et en acteur. Après des études de Sciences Politiques et Sociales aux Universités de Bruxelles et Louvain (1941) et à la Summer School à Columbia University (1947), Pierre Houart, fonde en 1942 les Éditions Universitaires – Presses de Belgique. Dix ans plus tard, il lancera la revue „Routes de Paix‰. Mais les années 1950 voient monter les aspirations indépendantistes des pays colonisés dÊAfrique et dÊAsie, principalement. La Conférence de Bandoeng (1955) allait consacrer le mouvement tiers-mondiste.


Crédits photographiques: P. Houart,V. Kanza, J.Van Lierde, C.Van der Elst

Le „220 rue Belliard‰ en 1960

Cheville ouvrière de „Présence africaine‰ à Bruxelles Humaniste, intellectuel engagé et défenseur des pays colonisés, Pierre Houart participe au combat, met la main à la pâte de lÊhistoire en fondant le „Centre belge dÊaide aux pays en voie de développement‰ (1955). Mais, à la même période, les revendications à lÊindépendance sÊouvrent, au Congo, dans une certaine violence, dÊabord intellectuelle puis sociale. Outre des „manifestes‰ (Van Bilsen, Abako, Conscience africaine, etc.), des violences éclatent dans les provinces et dans la capitale. Le pouvoir colonial belge est obligé dÊaccélérer le mouvement de lÊhistoire. CÊest à lÊoccasion de lÊExpo 58 que Pierre Houart fonde à Bruxelles le „Centre international de la rue Belliard‰, à lÊangle Belliard et Froissart. Le lieu – baptisé „Présence africaine‰ – deviendra très vite lÊadresse mythique des rencontres et du dialogue belgo-africain. Dès 1960, le Congo fait la Une de lÊactualité internationale, avec les tumultes et vicissitudes que lÊon sait. Pierre est le témoin direct des événements du 30 juin 1960, à Léopoldville : il est là, à lÊintérieur du Palais de la Nation, au moment où le roi Baudouin et le président Kasa-Vubu prirent la parole⁄ Il est encore là, lorsquÊensuite Patrice Lumumba sÊempara du micro pour faire son discours⁄ Tels Hemingway et Malraux, ces spécialistes des récits de guerre, le journaliste Pierre Houart est également présent à Stanleyville, à Elisabethville en pleine sécession du Katanga. En 1967, il fait partie du groupe de journalistes pris en otage par les mercenaires du colonel Schramme et de Bob Denard.

En haut : Pierre Houart dans les bureaux de Présence Africaine en 1960 Ci-dessus : Carton dÊinvitation pour une conférence du Centre International

Ouvert à divers horizons géographiques et intellectuels Pierre Houart était ouvert à dÊautres combats. Ami du Congo, et de lÊAfrique, il sera à la base de la création des Amitiés belgo-sénégalaises en 1965. Il a également été secrétaire général de lÊAssociation de la Presse Eurafricaine (1969), directeur de la revue „Toison dÊOr‰– „Présence de lÊHistoire‰ et Président de la Fondation Toison dÊOr (1969). Membre du Centre Européen dÊÉtudes Bourguignonnes (1972), président dÊhonneur de lÊAcademia belgoespañola de Historia à Madrid (2003), et président de lÊAcadémie Européenne dÊHistoire (1980). Éditeur, il fut aussi auteur de plusieurs livres, retenons les deux derniers à paraître : Congo – Au Carrefour de la Mémoire – 75 ans de Présence belge / 50 ans dÊIndépendance préfacé par Albert Maurice, avec une introduction de Georges-Henri Dumont ; Science et religions en quête de sens, avec une introduction de Christian de Duve, prix Nobel.

Au delà de la tristesse, la mort de Pierre Houart nous accable de deux lourds regrets. Nous nÊavions pu publier son dernier livre, auquel il tenait tant ; et je nÊai pu lui rendre visite chez lui, dans son musée, à Rosières, malgré ses incessantes invitations ! Il tenait, obstinément, à me montrer ses archives sur le Congo ! Salut, Pierrot !

Olivier Mushiete,Valérie Kanza et Francesca Bomboko ont repris le flambeau pour pérenniser la mémoire du „220 rue Belliard‰


DÉC˚S DE LUDO MARTENS Décédé le 5 juin dernier à Bruxelles des suites dÊune longue et pénible maladie, Ludo Martens, ancien président du Parti Travailliste Belge a été conduit en sa dernière demeure ce 15 juin 2011 à Vilvoorde. Ami du Congo auquel il a consacré bon nombre de ses ouvrages de référence dont „Kabila et la Révolution congolaise‰, livre retraçant les péripéties de la lutte de ce grand révolutionnaire congolais, il a été honoré par la présence d'une délégation officielle congolaise de haut rang conduite par l'Ambassadeur à Bruxelles Henri Mova Sakanyi, le chef de la Maison Civile du Président de la République, l'Ambassadeur Théodore Mugalu, l'honorable député Kazadi Nyembwe et le directeur de cabinet de la Présidente de la Fondation Laurent-Désiré Kabila, M. Feruzi.

Proche de Laurent-Désiré Kabila Dans son oraison funèbre, l'Ambassadeur Mova a salué Ludo Martens ce „grand ami proche‰ et „généreux‰ du peuple congolais qui a servi de „boussole‰ sur laquelle la révolution du 17 mai s'est beaucoup appuyée. Pour sa part au nom de la présidente de la Fondation Laurent Désiré Kabila, Jaynet Kabila, M. Feruzi a exprimé la désolation de la famille nationaliste congolaise face à la disparition de ce proche de feu Laurent-Désiré Kabila et annoncé, pour pérenniser lÊfluvre de Ludo Martens, la prise en charge par la Fondation de la publication en version anglaise du livre „Kabila et la Révolution congolaise‰ afin que „les peuples dÊAfrique et du monde soient imprégnés de la pensée révolutionnaire‰ de lÊillustre disparu. MSI


RAWBANK SÊINSTALLE AU CfiUR DE LA CAPITALE DE LÊEUROPE Banque de premier ordre en République démocratique du Congo, RAWBANK ouvre un bureau de représentation à Bruxelles, place du Champs de Mars, au 21e étage de la Bastion Tower. Le bureau ouvre ses portes le 1er octobre 2010, après avoir reçu lÊagrément de la CBFA (Commission bancaire, financière et des assurances), officiellement ratifié le 27 juillet 2010. La mission du bureau de représentation porte sur la promotion de lÊimage de marque de la banque auprès des entreprises et des particuliers qui entretiennent et développent des liens dÊaffaires avec la RdC. LÊobjectif étant, dans une deuxième étape, de transformer, avec lÊagrément de la CBFA, le bureau de représentation en filiale bancaire et de la doter, à cet effet, des moyens financiers et humains utiles et nécessaires. Christian ROUSSEAU dirige le nouveau bureau de Bruxelles. Fort de 25 ans dÊexpérience dans le secteur bancaire, Christian ROUSSEAU connaît lÊAfrique pour avoir exercé ses compétences à la banque Belgolaise avant de rejoindre Fortis Banque devenue BNP Paribas Fortis, au titre dÊAccount Manager au département Corporate Banking. Il a, à ce titre, effectué de nombreuses missions en RdC et au Nigeria. Photo © M&C.M

Autorisée à se constituer par décret présidentiel le 8 août 2001, RAWBANK ouvre officiellement ses portes en 2002. Depuis lors, la banque connaît une croissance continue, sÊimposant désormais comme un acteur et partenaire financier de premier rang en République démocratique du Congo. En 2009, RAWBANK obtient lÊaward ÿ banque de lÊannée en RdC Ÿ, distinction attribuée par le magazine international The Banker. Au 30 juin 2010, la banque emploie 480 personnes. Elle dispose dÊun réseau de 21 agences réparties dans lÊensemble du pays, dont 7 à Kinshasa et 6 à Lubumbashi. Exprimés en USD, ses fonds propres sÊélèvent à 34,740 millions. CONTACT ¤ BRUXELLES

CONTACT ¤ KINSHASA

Christian ROUSSEAU Directeur du Bureau de représentation RAWBANK Place du Champs de Mars, 5 (21e étage) 1050 BRUXELLES. Email : christian.rousseau@reprawbank.com Tél. : +32 2 550 35 32 GSM : +32 478 82 29 11

Michel NOTEBAERT Directeur commercial et Vice-président du Comité de direction RAWBANK 3487, boulevard du 30 Juin KINSHASA (Gombe) Email : michel.notebaert@rawbank.cd Tél. : +243 81 98 32 000


Yambi N°4 partie 4  

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