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Numéro 10 - septembre 2009

e, y t t e a u aq In W m le le Gem uv au o N uve No

Partez à la découverte des Grands Espoirs du

Monde ESC...

Portrait

Dossier

Nouvelles rubriques

La comu se met à nue

Intégration / bizutage

Insolite et culture

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Edito

rès chers Gémiens, très chères Gémiennes c’est avec une joie incommensurable que je déclare ouverte la cérémonie des Gérémyades 2009/2010 ! Car soyons honnêtes, l’étudiant d’ESC est doué d’une faculté inégalée par aucun autre : se plaindre. Et il n’a pas tord… Avoir cours le vendredi matin alors que toutes les soirées sont le jeudi quelle idée ! Avoir mal à la tête après avoir bu de manière tout à fait déraisonnable, diantre que la nature est mal faite !! Payer 9000 euros pour des cours que ma

T

grand-mère aurait pu dispenser, bonjour l’arnaque ! De nouveaux concurrents sont aujourd’hui dans l’arène…la norme voudrait que je leur souhaite la bienvenue…pas envie. Nous, 2e année, venons de nous donner à vous corps et âmes pendant une semaine (sans compter escapade)… faut nous laisser tranquille maintenant ! Enfin, je ne suis pas un monstre et ce numéro est en quelque sorte mon cadeau de bienvenue ! Non, non ne me remerciez pas, vous apprendrez à m’apprécier

4 News

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. . . e r i a Somm

t Portrai Dossier e t i l o s n I JDA Ar t s

Mélody Banquet

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n o i n i p O

e r u t l u et C

C S E t s o P

pour ma générosité débordante! Trêve d’absurdité, la découverte est un vaste mot auquel nous avons voulu associer des images. A tâtons, parfois même il faut se l’avouer un peu à reculons, nous avons effleuré le thème de l’intégration sous d e s formes diverses. L’école de c o m merce est une suite d’aventures peu banales et sachez le vous n’en sortirez pas indemnes… En vous remerciant.

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Mémo

A bon entendeur salut !

! (administrativement il faut comp- Tu aimes faire des cookies, danser ter un mois et demis et beaucoup le Mia, escalader les cimes, vendre des titres en bourses, glisser sur les de paperasses) eaux, filmer des perdrix ? Pour Mais Escapade a-t-elle dit son der- toutes ces passions il y a une asso nier mot ? Pas encore Pedrolito ! quelques part dans notre couloir, N’oublies pas que toi aussi tu pour- jettes-y un coup d’œil ! oilà jeunes gens que ras tout donner et plus encore dans s’achève le règne d’ESCa- les couloirs, les restaurants, les bars Et pour tout le reste il y a le BDE pade dans les couloirs de et les buissons de notre chère ville des Kit&Klat, toujours là pour toi l’école, finit le ballet des trottinettes en participant au prochain casting (enfin si on n’en croit pas celui de l’an passé) ! et les appels généraux pour venir au en Mars 2010 ! secours de tout un chacun. Céline Sandrin Non Osbtante (en latin dans le Si désormais tu as perdu ta carte texte) le couloir asso devient aud’identité… ce n’est vraiment pas jourd’hui ta nouvelle boussole, que de chance, aide toi et le ciel t’aidera dis-je ton cap, ta péninsule ! Savez-vous pourquoi le Coq est l’emblème de la France ? Parce que même les pieds dans le purin il continue de chanter … Remarque qui n’engage rien, ni personne !

V

L’Agenda du mois Soirées:

24 septembre “Back to School” powered by BDE 01 octobre

“Good Evening England” powwer by SOS

08 octobre

“Chop’N’go” powered by Aloha

15 octobre

“Chauff ’mut” powered by JAI and K’fet

Prêt pour le Grand Chelem?

Les semaines du 21 au 25 Septembre et du 27 au 2 Octobre : début des Amphis de présentation des assos. 1A, on compte sur toi!!

Pour les détails au jour le jour =>

ta seule référence sérieuse :

assoces.com !


News

Zoom sur le Junior-Entreprenariat

Une Junior-Entreprise (JE) est une association étudiante qui propose des services aux entreprises, mettant en œuvre le savoir-faire de l'école ou de l'université dans laquelle elle est implantée. Ainsi, les JE d’écoles de commerce se spécialisent dans la réalisation d’études marketing, et fonctionnent à la manière des cabinets de conseil. réées pour faire face aux carences du système de l’enseignement supérieur en termes de stages et de pratique, ces structures permettent à leurs membres d’appliquer dans le monde du travail les enseignements théoriques qu’ils reçoivent, sous forme d'études ou de projets rémunérés. En conciliant études et goût d’entreprendre, elles leur assurent ainsi une formation complémentaire aux mécanismes de la gestion d’une entreprise et de management d’une équipe. Une expérience très appréciée des recruteurs sur un CV.

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Le concept de Junior-Entreprise est désormais développé dans le monde entier. On en compte 134 en France, et celles-ci sont soumises au contrôle de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE). Cette dernière anime le réseau des junior-entrepreneurs, et garantit la qualité de leurs prestations. Le nom de Junior-Entreprise est ainsi devenu une marque –déposée par la CNJE- : pour bénéficier de ce label,

rendent très compétitive : une journée d'étude est ainsi facturée de 60 à 260 euros HT, contre 1000 à 2000 euros HT dans un cabinet de conseil traditionnel. Petits tarifs et énorme motivation sont donc les deux ingrédients du succès actuel des JE. Cette année, leur chiffre d'affaires est passé de 7,5 à 8 milChaque année, la CNJE et ses par- lions d'euros et 2009 s'annonce entenaires récompensent les JE qui core meilleure. AP ont su le mieux incarner les valeurs et l'esprit du mouvement. L'émulaLes derniers lauréats : tion qui se créée est un facteur d'amélioration pour chaque JE : elle •Prix d’Excellence 2009 : les pousse à relever des challenges à Marketing Méditerrannée la fois innovants et ambitieux. •Label Commercial 2009 : Cette année, Junior ESC Grenoble Bretagne Conseil a été double finaliste pour les labels •Label Communication entrepreneur et commercial. 2009: Sprint •Label Entrepreneur 2009 : Dans le contexte économique acEDC Consulting tuel, ce mouvement a le vent en •Label Régional 2009 : poupe. Grâce à son statut d'assoRégion Centre-Est ciation loi 1901, une junior-entreprise bénéficie en effet de charges sociales et fiscales allégées, qui la L’equipe de la JE de Grenoble

les JE doivent respecter une charte de déontologie et de qualité très stricte. Elles sont donc auditées de façon annuelle ; un examen à l’issue duquel le label est renouvelé ou non. Cette sélectivité est ainsi garante de la crédibilité de ces structures auprès des professionnels.


News

Bonjour 2009-2010 ! cultés qui nous attendent à l’approche de l’épidémie de grippe dont nous entendons beaucoup parler. Nous restons très vigilants et ce qui est certain, c’est que notre nouvel intranet, nouveau portail, My ESC nous permettra de bien communiquer, mieux vous informer. Nous souhaitons vous l’offrir en cette période de rentrée, il a été construit grâce à vos nombreuses Cette année s’annonce riche à nou- remarques, il ne sera parfait que si veau et nous l’espérons vous appor- vous l’utilisez. Il sera amené à évotera la satisfaction maximum. Elle luer techniquement surement mais sera complexe, de part la crise tou- nous essaierons de vous y transjours, mais aussi de part les diffi- mettre toutes les informations dont près un été animé de candidats brillants, nous sommes ravis de retrouver chacun d’entre vous : qui de retour d’échange à l’international, de parcours long en entreprise, d’échange avec GGSB, de 1ère année ou de 2ème année…et bien entendu impatients de découvrir les nouvelles têtes croisées pendant les oraux.

A

vous pourriez avoir besoin… alors s’il vous plaît plus de « on m’a dit que… » ou « je ne savais pas que … » un seul réflexe : My ESC 2.0. Toute l’équipe ESC se joint à nous pour vous souhaiter bon courage pour cette année. A très vite !

Jean-François Fionrina Béatrice Nerson

Ville de Grenoble, Direction de la communication –2009– Photo Sylvain Frappat

Ville de Grenoble partenaire du GF38

Grenoble www.grenoble.fr


Portrait

Un personnage haut en couleurs

Fanny Bernat est la responsable de la CoMu, un des principaux évènements de la Zone Art et de GEM. Si les 2A connaissent le principe, 1A et AP2A pas forcément… de petits éclaircissements s’imposent : Gem In Way : Que peux-tu nous dire de la COMU de cette année sans en dévoiler le thème bien évidemment ? Fanny Bernat: Le concept de la COMU reste le même que l’année dernière, à savoir, quatre représentations qui auront lieu les 22, 23, 25, et 26 mars à l’Espace Saint Martin, rassemblant une soixantaine d’étudiants autour du théâtre, du chant, de la danse et de la conception des décors et des costumes. Ce spectacle reste bien évidemment créé et mis en scène par les étudiants de GEM. Ce qui change c’est le thème qui restera secret jusqu’à la fin (mais toute corruption est négociable bien sûr), et les nouveaux talents qui seront, nous l’espérons, à la hauteur des précédents (sans vouloir nous lancer des fleurs on était quand même très bons ^^). On a pour projet d’ouvrir encore plus le spectacle au public greno-

blois en insistant sur la communication autour de l’évènement pour lui donner davantage d’ampleur en dehors de l’école (ils ont déjà commencé l’année dernière…). Pour ça, on fera tout pour réaliser un travail de qualité avec les futurs participants. Bref, on est surtout tous très motivés pour vous présenter un spectacle de folie !

l’administration ? FB: Alors avec l’administration pas vraiment…c’est plutôt cette année que je serais en contact avec eux. Au niveau de la popularité, c’est vrai que les gens qui ont aimé le spectacle sont restés discuter avec l’équipe donc j’ai forcément parlé à de nouvelles personnes mais c’est plus une question de rencontres que de popularité…

GIW: Qu’as-tu retenu de la COMU de l’année dernière ? GIW: Quelles expériences des arts de la scène avais tu avant l’an derFB: Tout d’abord, une expérience nier ? très enrichissante à la fois humainement et artistiquement. J’ai ren- FB: J’ai fais 10 ans de danse (mocontré des gens hyper talentueux dern jazz, hip hop et classique), un aux influences très différentes que peu de théâtre et de chant, ce qui je n’aurais pas forcément eu l’occa- m’a donné l’occasion de participer sion de connaitre dans d’autres cir- à plusieurs spectacles avant celui de constances. Le fait d’avoir travaillée la CoMu. Donc j’ai une certaine expendant un an ensemble sur un périence concernant la scène mais projet qui nous passionnait, ce à c’est la première fois que j’organise, quoi s’ajoute le week-end COMU et de bout en bout un spectacle pour les soirées, nous a permit de tisser lequel tout est à faire. des liens très fort au sein de l’équipe. Que ce soit avant, pen- GIW: Quels conseils donnerais-tu dant, ou après le spectacle, je garde aux futurs candidats ? des souvenirs inoubliables de moments passés avec 1A et 2A, l’am- FB: De ne pas hésiter à se présenter biance est vraiment cool. C’est au casting surtout, car c’est vraipourquoi, je suis ravie de repro- ment une expérience qui en vaut la duire cette expérience, mais cette peine. Non mais vraiment il n’y a rien à perdre donc tentez le coup, fois du côté des responsables. tous les styles sont les bienvenus ! GIW: Est-ce que cela a changé quelque chose pour toi d’avoir joué dans la COMU au niveau de ta poInterview réalisée par pul arité ou de tes relations avec Mélody Banquet


Découverte et Intégration

Le bizutage vu par un étudiant de l’ESC: le mythe de Sisyphe réinventé


Dossier

SI C’ETAIT A REFAIRE…

Bienvenue à GEM, cher 1A, et fais attention à la marche en embarquant pour une destination loin d’être comme les autres…

renoble, Septembre, son ESC à l’architecture digne d’une succursale du Futuroscope...L’année dernière à la même époque, nous débarquions tous avec une petite allure fraîchement novice mais également toute affriolante à l’idée d’une année que tout le monde décrit comme étant de « folie ».

G

Bilan postopératoire, l’année a été de « folie » mais à certains égards, des choses auraient pu être améliorées. Alors pour que toi cher 1A, tu ne t’étonnes pas de certains aspects de ta future vie gémienne, lis cet article rédigé sur la base d’informations qu’il vaut mieux connaître dès la rentrée et mais aussi sur la base de l’opinion de nombreux anciens 1A qui nous ont confié ce qu’ils auraient aimé savoir plus tôt… 1) Pour commencer, beaucoup d’étudiants auraient préféré assister à une présentation DETAILLEE des différents parcours 2A (incluant les départs à l’étranger) ainsi que leurs conditions respectives d’accès dès le début de l’année plutôt qu’à la fin du 1er semestre. A titre d’exemple, les rencontres avec

les professeurs de Global Tech n’auraient selon nous pas dues se faire à la fin du second semestre mais bien plus tôt ! Et pourquoi ne pas organiser des rencontres avec ceux qui sont effectivement allés dans ces pays étrangers (sans aucun doute les mieux placés pour évoquer leur expérience) afin qu’ils puissent nous parler des modes de vie de ces pays, de la manière d’y trouver un logement ou encore du type d’enseignement qui y est prodigué. Reprenons donc depuis le début : cher 1A, ton choix d’orientation de deuxième année sera fortement conditionné par tes notes de 1ère année et plus précisément du 1er semestre, à toi donc de travailler en conséquence en oubliant le cliché du « on ne fout rien en école de commerce » qui ne fonctionne pas dans tous les cas et surtout qui ne fonctionne pas quels que soient les objectifs que tu t’es fixé.

«

Ex : Parcours associatif : 12 de moyenne au 1er semestre et pas plus d’un rattrapage Global Tech : 13,5 de moyenne au 1er semestre et pas plus d’un rattrapage MIB : 15 de moyenne au 1er semestre et pas plus de 2 rattrapages Le parcours général et le parcours alterné restent eux accessibles par

l ’ a nné e a é té d e fo l i e m ai s d e s choses auraient pu être améliorées

En effet, si tu souhaites une destination d’échange prisée, ou encore des parcours tels que l’English Track, le parcours associatif, le MIB, le Global Tech, il te faudra être plus exigeant du point de vue de ton travail.

»

choix et non par sélection .Enfin, le parcours design te sera lui accessible par choix mais sur entretien. 2) L’IMT : introduction au management technologique, génial, nous sommes nous dits, d’avoir des cours sur le management de la technologie. A la place, tout un semestre durant, nous avons eu droit à des recherches sur UNE technologie par groupe d’étudiants, mais à aucun moment, sur la notion de MANAGEMENT des technologies en général ou encore sur la gestion de la technologie au sein du quotidien d’un futur cadre. Ou peut-être aurait-il fallu intituler la matière autrement car il est certes intéressant de se renseigner sur le bluetooth ou autre innova-


Dossier tion, mais il l’aurait été encore plus si au bout du compte, les étudiants intéressés par le management de la technologie avaient pu avoir une vision clarifiée du travail dans les firmes de la technologie telles que HP ou Nokia par exemple, vision qui a fait défaut pour beaucoup. 3) LES TRAVAUX DE GROUPE : Il est totalement véridique que les travaux de groupe forgent l’esprit d’équipe et sont donc très utiles à un étudiant en école de commerce en termes d’apprentissage du travail en entreprise, lui-même fruit d’un labeur collectif. Mais un travail de groupe à la fin de chaque séance pour certaines matières est parfois difficilement géra-

ble quand on a une dizaine d’autres matières en attente à côté et que les réunions de travail se propagent à foison, à tel point que beaucoup d’entre nous ont souvent passé la majeure partie de leurs Jeudis après-midis à effectuer des travaux de groupe (les Jeudis étant initialement prévus pour l’engagement associatif et sportif). Pour de nombreux étudiants, le rythme de remise des travaux de groupe additionné aux tests à faire en ligne et aux devoirs et autres rapports à rendre par écrit s’est difficilement additionné à un engagement associatif et/ ou listeux très actif. Par conséquent, si nous pouvons te donner un dernier conseil, celui-ci serait de bien faire la part des

choses entre les différentes sphères de ta vie d’étudiant car même si l’investissement associatif est important et épanouissant, il n’en demeure pas moins que si tu es à GEM aujourd’hui, c’est pour décrocher un diplôme qui te demandera de parfois sacrifier ou négliger ta vie associative par moments. Par conséquent et pour terminer, nul ne peut dire (pas même toi cher 1A qui vient à peine d’entamer ton illustre cursus parmi nous) que sa première année à GEM n’aura pas été un véritable tourbillon de vie, d’expériences, de rencontres et d’apprentissages pédagogiques et associatifs de toutes sortes. Mais si c’était à refaire, voilà ce que nous autres, ex- 1A déjà nostalgiques, nous aurions aimé savoir plus tôt. Et puis comme l’a dit Paul Valéry, « il n’y a des critiques qui ne demeurent critiques que le temps de n’avoir pas réfléchi » …en espérant que les nôtres feront partie de ces dernières.

Réna Siklaoui


Dossier

Le marché de l’amour en école de commerce

Consommer c’est profiter, profiter c’est consommer…

e WEI représente l’entrée officielle dans l’univers de la chope, pratique qui perdure lors des soirées de l’année. Le principe : repérer sa proie et l’embrasser langoureusement. Le meilleur « chopeur /chopeuse » pouvant être récompensé lors du Gala. La chope fait partie du « délire » de l’école de commerce. Les étudiants ont parfaitement intégré qu’ils évoluent dans une société de consommation, la société du tout jetable. Pour exister il faut consommer les produits au plus beau packaging, en tirer le maximum de profit et s’en séparer. N’estce pas le principe même de la chope ? Bravo à vous futurs managers, de mettre en pratique les théories de l’offre et la demande lors des soirées du jeudi soir. Il faut croire que les étudiants de GEM sont très studieux…

L

Autre manière de profiter : le couple. Le couple qui dure en école de commerce est une espèce assez rare. On distingue les personnes qui intègrent l’école déjà en couple avec une personne de l’extérieur, dont l’espérance de vie est estimée

à 3 mois puis les couples qui se forment à l’école. Intégrer l’école en couple c’est, quoi qu’on en dise, s’exclure de l’intégration par l’amour, la drague et la chope. Exclusion que certaines personnes ne supportent pas longtemps…

tionnisme sur le marché de l’amour. Bienvenue sur l’Ile de la Tentation, les tentateurs sont là pour vous détourner du droit chemin : vie privée menacée, projet commun impossible, surveillance exacerbée, rumeurs, soirées alcoolisées… Autant de barrières qui remettent souvent en cause la fidélité au sein du couple.

D’autres se mettent en couple une fois dans l’école, s’excluant d’office des jeux de séduction lors des soirées futures. Le couple propose une Mais que représente réellement la autre manière de profiter de la vie. fidélité ? Est-ce un comportement naturel ou sociétal ? Naturellement sociétal ? Dans la conception commune, la fidélité est avant tout sexuelle. Vu le nombre d’infidélités de couple, pour moi, soit la fidélité est mal définie soit le couple est un modèle insatisfaisant... Quel nouveau modèle pourrions-nous proposer ? Une chose m’interpelle : le monde évolue, les habitudes changent, mais les modèles amoureux stagFall in love, live in love, nent. Bien qu’étant dans l’école de suffer in love... l’innovation, quand je regarde auL’école de commerce reste un mi- tour de moi, je remarque surtout lieu où les relations sont superfi- des couples hétérosexuels, les coucielles, être en couple c’est aussi ples homosexuels se cachent, les créer une relation privilégiée avec bisexuels sont inconnus et les couune personne dans un univers où ples à trois n’en parlons pas… paradoxalement on peut se sentir Christina Bergström très seul. Etre en couple en école de commerce, c’est pratiquer du protec-


Dossier

Intégration difficile pour

les étudiants internationaux GEM accueille tous les ans de nom- ble avoir été donné à Aloha … Je breux élèves internationaux, mais laisse la parole au président d’Aloha malheureusement, les étudiants du : Guillaume Espesson. programme ESC rencontrent très peu ces nouveaux élèves. Il y a un Gem In Way: Quelle est ta vision de manque de mixité flagrant, situa- la mixité entre étudiants étrangers tion qui s’avère surprenante dans et français ? une école de commerce ouverte sur Guillaume Espesson: Elle est mall’étranger. heureusement loin d’être optimale à GEM. Auparavant aucun effort l existe une association, nom- n’a été fait pour que les deux écoles mée Aloha, qui se charge « d’ac- se côtoient (ESC et GGSB). C’est cueillir et d’intégrer les face à ce constat qu’on veut agir. étudiants internationaux au sein de l’école et de la vie associative ». A GIW: Les étudiants internationaux travers de nombreux évènements, expriment–ils l’envie de rencontrer Aloha crée des moments de ren- les étudiants français ? contre (Welcome Desk, 3 voyages par an, soirée Chop’n Go et en ex- G.E. Oui, il y en a beaucoup qui clusivité pour cette année un week- viennent pour apprendre à parler end à Munich pour la fête de la français. Et puis les autres sont là bière …), mais malgré leurs efforts, pour découvrir la France et sa culles étudiants « locaux » et les étu- ture. Dans les deux cas, ils désirent diants étrangers se côtoient encore profondément rencontrer des frantrès peu. « Les seuls moments où çais. Malheureusement, ils se senj’ai rencontré des étudiants étran- tent souvent mis à l’écart des gers en première année, ça a été associations et des soirées ESC qui pendant mes cours Charla, sinon je ont lieu entre français. Du coup, ils ne connais aucun étudiant interna- se renferment et finissent par ne tional, ce que je regrette » témoigne fréquenter que des internationaux. une élève du programme ESC. Il y a deux mondes qui vivent en Charla est un moment de rencon- parallèle sans jamais se côtoyer. tre entre étudiants français et hispanophones organisé par les GIW: Qu’en est- il des étudiants professeurs d’espagnol. Cette français envers les étudiants étranannée, les choses vont vraiment gers ? changer, un nouveau souffle sem-

I

G.E.: Je pense qu’ils ont envie de rencontrer les étudiants étrangers, seulement il y a un manque de communication ; les étudiants ESC ne connaissent pas le parcours GGSB et ne savent pas qu’il y a près de 500 étudiants étrangers qui passent sur la mezzanine tous les jours. GIW: Comment Aloha compte mélanger les étudiants du parcours ESC et du parcours GGSB cette année ? (nouveautés) G.E.: Déjà, depuis septembre, Aloha est devenue la première association estampillée GEM et pas ESC comme le reste du couloir. Aloha va pouvoir vraiment prendre son sens en tant qu’association mixte et faire le lien entre les deux écoles. Ensuite, Aloha va ouvrir le couloir associatif aux étudiants du parcours GGSB au même titre qu’aux élèves 1A du parcours ESC. Puis, nous allons communiquer davantage sur les évènements du couloir associatif auprès des étudiants étrangers, afin d’internationaliser tous les évènements de l’école.

Christina Bergström


Dossier

Premier pas dans un monde dit impitoyable!

Kevin Deniau, césurien de son statut (autrement dit pour les néophytes il se trouve dans une nébuleuse entre la deuxième et la troisième année) nous raconte ses premiers balbutiements en entreprise. Il a intégré l’Express.fr en tant que journaliste dans la rubrique Rubrique « Régions, Palmarès, Sports »

GIW : le monde de l’entreprise est – il réellement un monde de requins? Je reformule ma question : Quelles ont été tes premières impressions en intégrant l’Express ? Kevin Deniau : L’aventure a commencé de la plus mauvaise des manières ! Premier jour, je prends le métro pour la première fois et… un mec se jette sur les voies. 30 min d’arrêt, j’arrive en retard, essoufflé, pour ma première conférence de rédaction en présence des plus grandes plumes de L’Express.fr… A ma grande surprise, ils ont rigolé ! Depuis, je prends tous les jours le vélib’… Cette anecdote révèle bien l’état d’esprit général de la rédaction. Je n’ai aucune formation journalistique à la base mais ils m’ont aidé et m’ont tout de même fait confiance très vite. Au bout de quelques semaines, je faisais déjà des conférences de presse tout seul face à des ministres ou ex-ministres. Pour dire, au bout d’une semaine, un mi-

nistre (Alain Marleix pour ne pas le citer) me faisait des révélations inédites au téléphone sur une réforme très sensible, puis, deux semaines après, c’était au tour de Jean Sarkozy de me dévoiler certains scoops. Je ne pensais pas que cela irait aussi vite, surtout pour un étudiant d’ESC ! Il est vrai que l’étiquette de L’express permet d’ouvrir beaucoup de portes…Sans oublier l’interview de Jean-François Fiorina pour un sujet sur le marketing de la rareté visible sur le site! En bref, après 3 mois de stage, je suis vraiment étonné (et pour autant très enthousiaste) de la responsabilité qu’on me confère. On n’a pas le droit à la moindre faute, même d’orthographe ! Ce qui change d’avec le Gem in Way… GIW : les rapports ave c la hiérarchie et les collègues de travail sontils restés au s ta d e du Taylorisme-Fordisme (très strictes)? Les clichés bobo sans cravates, déboutonnés tiennent-ils la route ? KD : Pour mon entretien d’embauche, je suis venu en costard-cravate. Là encore, ce fut une belle occasion de rigoler pour eux, qui sont tous en jean t-shirt ! Depuis, je suis la tendance pour mon plus grand soulagement. Sauf quand je vais à l’assemblée nationale où la chemise est obligatoire.

Un césurien et une entreprise: un monde qui se revendique

GIW : ta vision étudiante de l’entreprise a-t-elle beaucoup évolué ? Si oui pourrais-tu nous citer deuxtrois changements par rapport aux aprioris que tu avais étudiant. KD : C’est sûr que la vie n’est plus la même qu’à GEM. Je suis déjà nettement plus assidu le matin ! Notamment le vendredi… A ce détail près, plus sérieusement, je ne trouve pas de réel changement : on travaille un peu plus mais le rythme est moins stressant. Il y a toujours un esprit ESC qui règne : on reste toujours en contact avec les ami(e)s de l’école et on se retrouve souvent pour se prendre des pots. Ce n’est plus du tout ambiance Escarette par contre, ce qui n’est pas vraiment un mal ! Interview réalisée par Céline Sandrin


India cracks down on

Dossier

hazing and harassment In a business school, the international takes a significant place. In this way, we thought that it is legitimate to propose to our readers, foreigners or not, an article which won’t use the Moliere language. RSHEE KHOSLA, a pretty 19-year-old economics student, looks anxious as she approaches her Delhi University campus. More unsettling to her than first-day nerves is the line of khaki-clad police who stand guard at the gate. ey are there to prevent “ragging”, the bullying meted out to first-year undergraduates by older students in universities across India. Around the gates, alongside invitations to join myriad extracurricular societies, posters declaim that “An Act of Ragging May Land You in Jail”.

A

Initiation rites for new students

occur in universities all over the world. Sometimes, they get out of hand. But in India, where ragging might involve forcing “fachchas”, as freshers are known, to perform racy Bollywood dance routines before crowds, it has so oen tended towards violent bullying that the government is trying to stamp it out altogether. In March an 18year-old medical student, Aman Kachroo, was beaten to death by third-year students in the northern state of Himachal Pradesh during a ragging ceremony. According to the Coalition to Uproot Ragging from Education (CURE), an NGO, his was the twelh death caused by ragging in the past year, a tally that includes suicides . ere are several reasons why student bullying should have become dangerous in India. Harsh Agarwal of CURE believes that Indian undergraduates mimic the kind of haz i n g rituals they see in Hollyw o o d movies “but they d o n’ t really understand and get it w r o n g ”. M a n y

educationalists believe that as more low-caste Indians attend university, ragging is used to subjugate them—although “just as oen it is lower castes trying to hurt upper castes”, says Mr Agarwal. Sex plays its part; ragging is oen an excuse for older students to badger freshers. In June a college in Uttar Pradesh banned female students from wearing “vulgar western” clothing. Sexual harassment, known in India as “Eve teasing”, seems to be on the rise as the media expose a conservative society to more permissive cultures. India’s state and central governments are trying to curb ragging. Tamil Nadu became the first state to pass an anti-ragging law in 1997; a handful have followed. In February the supreme court declared ragging a “human-rights abuse in essence” and ordered measures to stamp it out, including stopping funding to universities with especially poor records. Delhi University, like others, responded with closed-circuit television cameras, mobile anti-ragging squads and reams of posters. Miss Khosla hopes she will “get away with a song.” Jul 30th 2009 | DELHI From e Economist print edition


Opinion

Voyage au bout de la Russie

Coups et tortures physiques en tout genre, la loi ne dit rien, les autorités se taisent, un épais tabou étouffe les cris des bizuts de l’armée russe.

times par an (chiffre 2007), il y a donc presque davantage de morts en temps de paix qu’en temps de guerre. Surprenant ?

«

sonniers. Les bizuts sont d’ailleurs aussi appelés les « soldats-esclaves ». Les commandants obligent les bizuts à travailler pour eux, à leur construire des maisons secondaires, à cultiver leur potager. Il ar-

»

La journaliste russe Anna Politkovskaïa a dénoncé cette pratique d a n s l’a r m é e comme un des résultats de la guerre en Tchétchénie. Les officiers revenus du front, où la torture et le rive qu’ils revendent les soldats à Je vous propose un léger récapitu- meurtre sont normalisés, les prati- d’autres commandants ou les latif des tortures les plus courantes quent désormais dans les casernes échangent contre une nouvelle pratiquées dans les casernes : paire de bottes. Les soldats forment Coups de tabourets, de pelles, d’araussi une main d’œuvre gratuite qui ceaux de lits, coups de poings dans travaille dans l'industrie du bâtile ventre, à la poitrine et au visage, ment. A Saint-Pétersbourg, le pacoups de pieds dans la tête et dans lais Constantin où Poutine les jambes, brûlures de cigarettes accueille ses homologues, a été sur le corps, électrochocs, torture construit par des soldats-esclaves; du sommeil, destruction de la personnalité, extorsions d’argent, de Il n’y a qu’un pas à faire pour comcigarettes, de produits alimentaires, prendre que la jeunesse russe tente d’objets, mendicité sous la aujourd’hui par tous les moyens contrainte pour obtenir ses prod’échapper au service militaire obliduits. gatoire. « Déclaré inapte » est un sésame très dur à obtenir ! Un cercle vicieux entretient la violence : les soldats de deuxième En effet pour éviter une grave péannée violentent les nouvelles renurie de recrues aptes la police fait crues, les frappent, humilient, viodes rafles dans les facultés, la rue, le Andrei Sytchev a été amputé des lent et parfois tuent, puis les métro et embarque tout les jeunes deux jambes et des parties génipremières années deviennent à leur en âge de servir, autrement dit tous tales suite à un bizutage en 2006 tour les p’tits chefs de deuxième ceux qui semblent avoir au moins année et se vengent des souffrances avec leurs nouveaux « subordonnés 17 ans. Ces jeunes sont emmenés, endurées. Jusque là rien qui ne sor- ». Mais ce système a débuté encore sans passage par la maison pour rétent de l’ordinaire … avant, dans les années cinquante, cupérer des affaires, sans avertissequand les gardiens des Goulags ments préalables, la famille est mise Avant d’aller plus loin, donnons- sont arrivés dans les casernes et on au courant quelques jours plus nous des repères : le bizutage de reproduit les humiliations et les tard. l’armée russe fait près de 3000 vic- cruautés qu’ils infligeaient aux pria « diedovchina », vient d’entrer dans le vocabulaire international, un mot qui raconte l’indicible, qui recouvre l’ensemble des sévices subies par les « bleus » de l’armée russe.

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le bizutage de l’armée russe fait plus de 3000 victimes


Opinion La saison de la chasse à l’homme bat son plein au mois de juin, surtout pour les jeunes en fin d’études qui deviennent les cibles privilégiées. Témoignage de Katia, volontaire dans l’organisation des Mères de soldats : « Je me souviens être allée avec un ami chercher son diplôme de fin d’étude d’ingénieur. Il savait qu’il était recherché et se tenait sur ses gardes. Nous nous promenions dans les couloirs de l’université à la

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niture sont les Mères des soldats. L'organisation des Mères de soldats de Saint-Pétersbourg est créée en 1991, cette organisation non-gouvernementale lutte pour la défense des droits d e s conscrits, des jeunes appelés et de leur famille. Ella Polyakova, connue en Russie pour défendre activement ces soldats, en est actuellement la présidente.

règles et n’a de compte à rendre ni aux organisations civiles, ni au gouvernement. Toutefois depuis 2006, un mouvement de contestation nait dans les

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La saison de la chasse à l’homme bat son plein au mois de juin

L’organisation subie de lourdes pressions, des menaces q u o t i diennes et ne jouie d ’a u c u n s statuts reconnus en Russie. Les seuls appuis Coups de bottes... un geste trivial ? des Mères des Soldats de Saint-Pétersbourg quête de documents quand sou- sont ceux d’organismes européens dain il me prend par le bras, “vite, de défense des droits de l’homme et on dégage d’ici’. Il avait reconnu à de particuliers étrangers qui leur temps les représentants du bureau fournissent des financements. de recrutement qui l’attendait où il était censé récupérer son diplôme. Il y a peu d’espoirs de changements Depuis nous nous cachons d’appar- de procédure dans l’armée, car en tements en caves, ne dévoilant ja- Russie les civils et les militaires vimais notre vraie identité. » vent dans deux mondes différents et séparés. Les lois du monde civil La violence est donc connue, mais (respect des droits de l’homme, tue. Quand on en arrive à ce point, Constitution, etc …) ne s’appliles seules qui osent encore montrer quent pas dans les casernes, la les crocs pour défendre leur progé- sphère militaire obéit à ses propres

hautes sphères militaires. Une première mesure en 2008 réduit le service militaire de deux à un an, mais réduit aussi les chances d’y échapper… Et contre la pratique du bizutage même ? Rien.

Un célèbre monsieur a dit “Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.” Einstein. Méditons… Céline Sandrin


Opinion

Pourquoi rentrer en école de commerce?

Cette question, tout le monde se l’est nauté des ESC à l’intérieure de déjà posée. Pourtant, combien il est l’école. Même si tous un jour difficile d’y répondre avant d’y être ! ou l’autre, nous en avons eu marre de rester qu’entre nous, il faut avouer que cela est bien n peut regarder les salaires confortable : l’école deviens le généralement plus élevés centre de notre vie, nous allons des ESCiens, le réseau des a des soirées entre nous, traanciens élèves, les soirées, etc. pour vaillons entre nous, particise rassurer. Mais il y a d’autres fa- pons à des asso entre nous, etc. cettes auxquelles on pense moins. C’est sans doute critiquable, Voici donc les vraies bonnes rai- mais il est toujours agréable d’aller sons de rentrer en école de com- dans des soirées ou l’on passe 80% de notre temps à dire bonjours à merce : toutes les personnes que l’on GEM a dû vous rabâcher qu’elle connait ! dispose du plus grand couloir associatif. Et bien cela prend une im- Les professeurs… Qui penserait portance que personne ne qu’il est possible qu’un professeur soupçonnait en venant ici. La sé- vous inonde de mails pour être sûr lection lors des oraux a forcément que vous ayez compris un point du joué : le jury essayant de recruter cours ? Que ce soit par mail ou sur les personnes les plus dynamiques, moodle, il est agréable de savoir les écoles de commerces sont géné- que ses professeurs sont disponiralement peuplées d’étudiants qui bles. fourmillent d’idées, qui ont soif d’action. Chaque personne étant Notre mot à dire : que ce soit au passées par la fac pourra l’affirmer travers des questionnaires vis-à-vis des professeurs, des délégués, ou : ici, les gens se BOUGENT ! grâce à ce journal, les étudiants ne Les locaux : les conditions de tra- se gênent pas pour faire connaitre vail sont tout autre ici. Allez faire leurs mécontentement à l’adminisun tour sur le campus, et faites une tration. (si vous avez la moindre remarque ou question ; passez au petite comparaison. local pour qu’elle soit publiée dans La communauté : non pas le réseau le journal, avec la réponse de l’addes anciens élèves, mais la commu- ministration).

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Il paraît évident que lorsque l’on paye le prix fort pour n’importe quel service, on attend un juste retour sur investissement. Avec 9000€ de frais de scolarité contre 150€ pour l’université, les conditions de travail doivent être au top. Nous sommes étudiants, certes, mais également client d’une formation, et nos exigences doivent être respectées. C’est là tout l’art de gérer une école : être au service des entreprises, de la CCI, et des étudiants. Pour conclure, il paraît important de dire que l’on dispose d’énormes ressources ici, et qu’il convient de les exploiter. Beaucoup de choses peuvent être faites dans cette école pour l’améliorer (plus de contacts avec les étrangers, recyclages des papiers, plus d’international, etc.) et l’avantage d’être dans cette école, c’est de se dire : c’est possible ! Swann FERRAND


he e t r ’ y ou , n 8! ai Us t : 9,5 bes

insolite

Il est l’heure des insolites !

n employé du gaz au Bangladesh a réussi à amasser, en 12 ans de carrière, 145 millions $ de pots-de-vin, alors que son salaire mensuel était de 100 $ environ. Avis aux 3A sortant de l’école et qui galèrent à trouver un CDI.

U Et tout ça sans trucages!!

es Français passent quotidiennement 3 heures 27 devant leur télévision. Top Chrono : Je me lève, Foudre, je mange, Attention à la Marche, je digère, Les Feux de l’Amour, je pars à la plage, je rentre Secret Story (ou C dans l’air quand je suis d’humeur intellectuelle), je mange, Plus Belle la Vie, je pars boire un coup, je reviens, Faites entrer l’accusé…

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Les Insolite en Chiffres:

99% de chance d’avoir la grippe A, 1% la chance d’avoir une dose de Tamiflu. On se lève tous pour Roselyne.

42 degrés, telle a été la température moyenne à Grenoble pendant l’été… 21 degrés, telle a été la température moyenne en Bretagne pendant l’été… et on s’étonne qu’il y ait des Bretons indépendantistes !

13 ans, l’âge du plus jeune bachelier (Waouhh), 187, sa taille en cm

A la résidence de la Lanterne à Versailles : 45 minutes, temps maximum de footing pour Mr le Président, ensuite on appelle le SAMU

(trop fort ), mais 0, le nombre de mention qu’il a obtenu au bac (ça, c’est très petit par contre) en c u 9 , 9 e, o 0 : )B … res may suré d n ( s L o F ly e r a t tr es ! Br es! ent ê Un Européen utilise en moyenne t i m mm Et dans l’école, quoi de 9 ? o 13 kg de papier toilette par an. c Imossel VS Dulcolax, Dulcolax Alors que le nombre d’élève en 1A s’élève désormais à plus de 600, le gagne. nombre de place dans l’amphi se limite à environ 550. PONCTUALITE sera le maitre mot. Lors d'une vente aux enchères 0 : le salaire moyen que nous, honorables stagiaires, nous avons touché durant l’été… hors ESCapade… 0 bis : le prix de la cotiz à X’pression. Au niveau des autres assos, ça se passe comment ? Pour finir en beauté: plus de 27 000: intéressant… que cela peut-il bien être ? et bien je vous le donne dans le mille : le prix de notre scolarité, aka le prix du Bonheur ???

organisée à Dallas, une mèche de cheveux d'Ernesto Che Guevara a été vendue 120 000 $. Dommage pour toi Bernard Laporte, tu as loupé le filon… Qui parle de crise? 1000 euros le plein pour un yatch!! Christelle Lebrun


JDA

Avis aux artistes!

Crescendo s’invite sur le devant de la scène Crescendo remet la musique classique à l’honneur, néophyte et connaisseurs mélangés en un seul public pour s’immerger dans un répertoire de grande qualité.

ne voix sélève entre les murs de pierre, piano et chant se mêlent à la respiration mal retenue de l’assemblée. Des notes se dessinent dans l’air entourant légerement la mélodie qui s’échappent de la jeune fille au centre de la scène. Une représentation de l’Opéra de Vienne ? Eh non, nous nous trouvons en réalité à Grenoble pour un spectacle d’une grande qualité menée par les étudiants de Crescendo. La voix est celle d’une étudiante, la pianiste un autre de ses compatriotes gémiens et le public des gémiens éberlués de se voir tant apprécier une musique classique !

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Crescendo est une porte ouverte sur une musique trop souvent associée à une culture élitiste. Découvre avec l’équipe de Crescendo le Classique réinventé sous les doigts de tes camarades. Crescendo organise en Janvier 2010 un grand concert inter-étudiant, si tu es motivé pour y participer ou simplement curieux, viens vite nous voir à la Zone Art.

Avec aLive, la Zone Art s’engage dans la lutte contre le sida ! Cette année, la Zone Art vous fait découvrir son dernier né apres la fin des Nuits Unplugged , Alive. C’est en musique que la nouvelle équipe espère collecter des fonds et ainsi soutenir son partenaire officiel, le Sidaction.

partir d’octobre un concert aura lieu chaque mois, sous des formes diverses : aerwork à la K-fêt pour vous relaxer après les cours, scènes ouvertes à la dé-

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couverte de la chaleur des bars grenoblois, concerts en extérieur et surtout un concert évenement à Grenoble le 10 février avec des artistes de renommée nationale! Lors de ces évènements, près de 10.000 préservatifs seront distribués pour encourager les Grenoblois à se protéger. N' oublions pas non plus qu' Alive organisera également une grande journée de sensibilisation le 1er décembre à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida... alors sortez couverts et en musique !


JDA Artagem réveille l’art qui gem en toi ! Avis aux Artistes et aux fans de Photos : Artagem recrute et expose !!

rtagem ? Le pole art plastique –photo de la Zone Art. Le but est de faire partager les arts plastiques sous toutes ses formes (peinture, sculpture, dessin, photographie, BD, graff…) aux étudiants de l’ESC ainsi qu’à la population grenobloise dans son ensemble. Font quoi d’autre eux ? Deux concours photo, une expo pluridisciplinaire, des sorties au musée, des ateliers photos et autres si personnes motivées…

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Be Fashion, Be One, Be Avant-Gardiste la mode du vu et revu, costard plein les rues et petit tailleur chanel dans les couloirs ... il ne faut pas croire les médisants et autres mauvaises foies, la mode c’est de l’art, un art guerrier qui se veut toujours à l’avant garde.

u as vu dix fois le Diable s’habille en Prada et tu rêves quand même de bosser pour Anna Wintour, tu te dis que tu devrais vraiment songer à arrêter d’aller dévaliser Zara toutes les semaines, tu as fait de Glamour ta Bible, ou si tu es tout simplement

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Une expo ? Cette année Artagem veut permettre à des étudiants de s’exposer comme de vrais pros (une sorte de tremplin artistique). Le but de cette exposition est non seulement de faire participer autant les jeunes créateurs que les artistes confirmés mais aussi de regrouper autour d'un même thème le maximum de disciplines : photo, peinture, sculpture, dessin, BD, vidéo, graff, performance... Plus d’infos ? Tu veux participer/aider/former ? Alors passe au local et demande Awa ou écris un mail à: awa.lopes-da-rosa@grenobleem.com

Tous derrière vos Objectif ! ! Pour la première fois Artagem lance un concours photo intragem. En effet, en respectant le thème « il est interdit de… » Laissez aller votre imagination et vos appareils. Les photos sélectionnées iront en finale et un jury professionnel les départagera. Outre les lots, c’est l’occasion de boire un verre en parlant Art et photo. On vous invite donc à participer. Contacter Christina Bergstrom au local de Xpression.

sur la mode et les tendances, un salon du luxe, des ventes privées et showrooms, un concours de jeunes créateurs et bien sûr un défilé… Une date à retenir : le 20 octobre 2009, jour béni au cours attiré(e) par le milieu du luxe et de la mode et envisage d’emprunter duquel nous recruterons nos fuune carrière professionnelle dans turs Avant Gardistes. cet univers, il n’y a plus de doute tu La Com’Mode es un Avant Gardiste. Avant Garde c’est le pôle mode & Luxe de la Zone Art. On organise (entre autres) un séjour à Milan pendant la Fashion Week, des ateliers de conseil en image, des conférences


Music

When Monkeys play rock

morceaux sont chantés par des interprètes différents. Nous entendons ainsi Julian Casablancas (e Strokes), Iggy Pop, Nina Persson (Cardigans), Franck Black (Pixies), James Mercer (e Shins)…De manière assez miraculeuse l’album est es prolifiques jeunes singes (3 parfaitement homogène. A albums en 4 ans plus l’album noter la présence de David des Last Shadow Puppet Lynch pour l’aspect visuel du pro- Hammond…Et enfin Lee Fields & pour Alex Tuner) ont décidé cette jet. e Expressions dont l’album My fois de faire appel à Josh Homme World est tout simplement le meil(Queen of e Stone) pour les pro- Changeons de style et penchons leur album Soul de 2009 (et il auduire, dans un désir de muscler nous sur Daptone Records. Ce label rait pu être celui de 1971 leur jeu. L’influence se fait sentir indépendant est tenu par une d’ailleurs).Lee Fields est un parfait dès le premier titre. Le son est plus bande de musiciens fous de Soul, petit James Brown de poche et les sombre, plus lourd que sur les al- de Funk et d’Afrobeat, ayant no- arrangements, rappelant par exembums précédents, mais les arrange- tamment participé à l’enregistre- ple ceux du label Invictus en son ments sont aussi plus sophistiqués ment de l’album Back to Black temps, sont sublimes. et diversifiés (notamment au ni- d’Amy Winehouse. L’année der- Si vous êtes conquis, je vous veau des guitares et des claviers). nière le label s’était fait remarquer conseille, sur ce même label, les alMalgré de belles mélodies (Fire and en publiant l’album 1.000 Nights de bums du Budos Band, d’El Michel e ud) et des refrains accro- la Soul Sister Sharon Jones et ses Affair, des Poets Of e Rythm, des cheurs, il manque à cette album de Dap-Kings rivalisant sans peine Sugarmen 3 et des Whitefield Brovéritables singles. Malgré cela, le avec l’Amy. Cette année le label a thers. disque Humbug est le plus abouti confirmé son excellent goût. Tout des Arctic Monkeys. d’abord est sorti en début d’année Toujours dans un esprit soul mais Making e Road By Walking du plus proche des l’univers des Girl Cet été nous avons aussi retrouvé Menahan Street Band, album ins- Group des années 60 (tel que les deux figures emblématiques du trumental mêlant soul-funk rappe- Shangri-Las, les Ronnettes, Les rock indépendant américain, Eels lant les BO de Blaxploitation ou les Crystals, Les Supremes) : l’album et Sparklehorse. Si le premier signe morceaux de Cymande, jazz cool à Now ! du groupe espagnol e Pepun disque assez inégal, Hombre la Horace Silver et inspirations afri- per Pots. Si vous vous souvenez des Lobo, surtout convaincant sur les caines. Ensuite le label est parti Pipettes et que vous aimiez, vous ballades, le second nous livre un chercher des vieilles « gloires risquez de fortement apprécier, disque magnifique (e Dark ».Tout D’abord, Naomi Shelton & parce que c’est bien mieux réussi. Night Of the Soul).L’album allie les e Gospel Queens avec son album qualités d’écritures de Sparklehorse What Have You Done My Brother. Louis Quignon aux arrangements modernes et ori- Au menu soul de la moitié des anginaux du producteur Danger- nées 60, chœurs gospel et orgue mouse. Le concept : tous les Un vent de nostalgie a soufflé sur nos oreilles cet été : la mort de Michael Jackson, les 40 ans de Woodstock… J’imagine que je n’ai pas besoin d’en rajouter. Je vais donc vous parler d’un des groupes les plus représentatifs de notre génération : les Arctic Monkeys.

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Full Metal Jacket Pour cette rubrique nous avons laissé la parole aux professionnels de l’école…place au 7e art, place au 7e boulevard ! ’était pas ma guerre !» Il ne s’agit pas d’une parodie de Rambo, mais la phrase sied comme une sulfateuse à Full Metal Jacket de Stanley Kubrick. Le vénéré réalisateur avait toujours nourri l’envie de faire un film de guerre ; chose faite en 1987 avec ce long-métrage qui nous brûle comme un bidon de napalm par un propos explosif : la Guerre du Vietnam. Comme le dit le sergent-instructeur Hartman : «Vous n'êtes que du branlomane végétatif, des paquets de merde d'amphibiens, de la chiasse !», et ce n’est que le début pour nos pauvres soldats américains. Les soldats justement ! La première partie se déroule dans un camp d’entraînement pour GI’s où une unité de jeunes recrues va apprendre ce métier comme le conçoit le sergentinstructeur en face duquel même les permanents de GEM les plus hais passeraient pour des enfants de cœur. Au fil de l’entraînement,

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Cinéma

fait d’humiliations et de réprimandes, c’est à un conditionnement en machine de mort auquel on assiste et dont tous ne sortiront pas indemnes. Très drôle, cette première partie nous laisse cependant au travers des tripes une balle de plomb. Et du plomb, il y en aura ! Full Metal Jacket est d’ailleurs le seul film traitant de la Guerre du Vietnam à montrer des combats

pondant de guerre, il est chargé de couvrir les combats suivant l’offensive du Têt. Kubrick profite de cette occasion, au passage d’une scène acide, pour décrire les consignes propagandistes données par l’étatmajor américain. Joker sera amené au plus proche des combats et se verra confronté aux réalités d’un conflit qui a traumatisé la plus grande nation du monde. Le film a connu avec l’Irak un cruel regain d’actualité. C’est à se demander si l’armée américaine apprendra un jour de ses erreurs. Mais la prise de conscience est toujours possible pourrait-on espérer. Heureusement, des films chocs comme Full Metal Jacket sont là pour nous faire réagir. Il parvient avec brio à nous identifier à ces soldats et à envisager la guerre autrement. Ceci afin qu’elle ne détruise à sa suite l’âme et l’esprit de ceux qui la mènent.

urbains, très rares au cours du conflit, les villes dévastées offrant à Kubrick un décor brutal où les murs renvoient encore un peu mieux les échos des coups de feu. La seconde partie montre donc les combats comme les vit le soldat Joker (Matthew Modine). Corres-

Diffusé par 7eBoulev’Art le Mardi 6 Octobre à 20h30 en VO au cinéma Le Club, Grenoble


Book’in

L’été, rien n’est plus normal que de rêver de voyages. Particulièrement lorsque l’on se retrouve en stage, coincé entre une photocopieuse et une machine à café. Cependant, faute de temps et d’argent (convention de stage oblige), on est souvent obligé de trouver un substitut au voyage. C’est ce qui m’a poussé à lire Cher amour.

uand l’on connaît Bernard Giraudeau, on sait qu’il a l’âme d’un voyageur. Il a 16 ans en 1963, quand il entre dans la Marine Nationale. Deux tours du monde plus tard, il débute sa carrière de comédien avant de se lancer dans le cinéma. Comme acteur puis comme réalisateur. En 2000, atteint d’un cancer, il est obligé de ralentir son activité. Il en profite pour écrire et nous faire partager ses expériences de voyages. Dans Marin à l’ancre l’auteur s’adressait à un ami handicapé en lui décrivant des voyages qu’il ne pouvait malheureusement pas vivre. Ici, il s’adresse à la femme qu’il aime mais qu’il ne connaît pas encore. Il l’espère, la devine et lui parle, sans savoir si elle existe ou le lira un jour. Pourtant, il est soucieux de lui faire partager ses aventures et plus encore, de la séduire. Grâce à ses récits, il l’emmène en Amazonie, au Chili, au Cambodge et à Djibouti. Armé de sa caméra et de son stylo, il parcourt le monde. Il ne revient à Paris, son « port d’at-

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Le Gemien à l’ancre tache », que parce que sa profession de comédien l’exige. Son métier d’acteur le pousse aussi à voyager. Après chaque représentation de théâtre, il retourne sur ses lieux de tournage. A l’autre bout du monde. Dès les premières pages, on ne peut que constater une évidence : Giraudeau a un style. Lorsque l’on referme son livre, sa poésie et ses descriptions passionnées résonnent encore dans notre tête. Les expériences qu’il nous rapporte n’ont pas été inventées. Il a réellement connu la déforestation en Amazonie, les décharges aux Philippines et les mines du Chili. S’il nous parle beaucoup de théâtre, on ne saura rien d’un tournage : « Je m’abstiendrai de vous décrire une atmosphère de plateau, beaucoup l’ont déjà fait et c’est très ennuyeux ».

Vos vacances sont finies ? Raison de plus pour lire Cher amour. Ce livre vous permettra d’effectuer ce que l’auteur appelle un « voyage immobile » : la lecture d’aventures à défaut d’aventures … Cher amour Bernard Giraudeau Ed. Metailié, 272 p., 17€ Robin Vanlerberghe


Un phénomène intemporel

MODE

Une nouvelle rubrique mérite une introduction, cet article en fera office. Notre but sera, au fil des différents numéros, de découdre les multiples pièces de ce large sujet qu’est la mode.

sente, ce n’est pas non plus de voir que même les plus réticents sont inconsciemment touchés par les phénomènes de modes. Ce qui est intéressant c’est de voir comment le paraitre prend a mode paraît être un sujet le pas sur l’être. Le vêtement superficiel et pourtant son permet à la fois la différeninfluence est considérable. ciation mais il est égaleun moyen Même les personnes qui ne suivent ment d’identification à un pas son actualité et/ou celles qui la jugent futile et accessoire y sont groupe. toutefois inconsciemment confronLa personnalité, l’originatées. Nous évoluons dans la société du lité, être différent ! Les proparaitre. Nous nous pavanons, ha- pagandes modernes nous incitent à billés chaque jour différemment, la différenciation. Aussi, les perarborant fièrement des vêtements sonnalités ne se créent pas naturelreflet de notre personnalité. Mais lement mais en réponse à ce besoin ce qui est intéressant ce n’est pas de d’originalité. Ce qui importe pour constater que la mode est omnipré- beaucoup d’individus en quête de confiance en soi, c’est le regard des

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-Ca vous fait rire ? -Non, non c’est rien je trouve que les deux ceintures sont parfaitement identiques mais vous savez j’ai encore beaucoup à apprendre sur les fringues. -Sur…sur les fringues ?! ha je vois, vous croyez que tout ça n’a rien à voir avec vous. Vous regardez dans votre placard et vous choisissez, tiens ce pauvre vieux pull over par exemple parce que vous voulez signifier aux autres que vous vous prenez trop au sérieux pour vous intéressez aux vêtements que vous devez mettre mais ce que vous ignorez c’est que ce pull n’est pas simplement bleu, n’est pas turquoise, il n’est pas lapis, en fait il est bleu céruléen, et vous êtes aussi parfaitement inconsciente du fait qu’en 2002 Oscar de la Renta a créer une collection de robe bleu céruléen et je crois que c’est Yves Saint Laurent n’est ce pas qui a créer les vestes militaires bleues céruléens. [...] Bref, ce bleu céruléen représente des millions de dollars et un nombre incalculable d’emplois et je trouve assez amusant que vous pensiez avoir fait un choix qui n’a pas été édicté par l’industrie de la mode alors qu’en fait, vous portez un vêtement qui a été choisi pour vous par les personnes qui se trouve dans ce bureau au beau milieu d’un tas de « fringues ». (Extrait du Diable s’habille en Prada)

autres. Il faut donc paraitre : par la tenue vestimentaire, par le langage, par les faits et gestes, les activités,… car la mode n’est pas qu’une affaire de « fringues », c’est un tout. La mode n’est pas un sujet superficiel car elle peut influer sur les mœurs d’une population. Elle évolue, elle disparait, réapparait et crée donc un lien entre les générations. Elle crée un passé, un futur et donc une histoire. La mode possède sa propre histoire. C’est un art mais également une économie. Une économie qui voie défiler des personnalités dont les noms resteront à jamais associés à des marques, à des styles,… Les lumières se tamisent, une musique rythmée et enivrante prend possession des lieux et nous plonge dans un univers de luxe et de paillettes. Les yeux scintillants, c’est avec une euphorie certaine que nous nous délectons du show... Mélody Banquet


Le Grenoblois en cuisine Toute l’année, Millési’Mets consacrera cette rubrique à la découverte : nouvelles recettes, nouvelles saveurs ! Lecteurs gourmands, nous vous présentons pour la rentrée une version revisitée du Grenoblois, le gâteau aux noix typique de la région, qui devrait être apprécié des amateurs de chocolat. l y a une question qui ne manque jamais d’être posée une fois de retour dans la demeure familiale, que ce soit par votre tendre grand-mère ou votre charmant voisin. « Alors, qu’est-ce qu’on t’apprend dans ton école ? ».

Maintenant qu’on a tout mis sur la table, qu’est-ce qu’on en fait ?

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Cette fois, plutôt que de parler marketing, comptabilité ou MQAD, nous vous proposons une explication concrète : à GEM, on apprend aussi à cuisiner (ou pas). Et la recette de ce mois-ci a deux points forts : succulente, elle est aussi extrêmement simple et rapide à réaliser (cela dit, soyons clairs : si vous n’aimez ni les noix, ni le chocolat, vous risquez de ne pas l’apprécier à sa juste valeur). Des arguments de choc pour répandre l’esprit grenoblois partout en France pendant les vacances. Parlons peu, parlons bien, il est temps de commencer avec la liste des ingrédients (ingrédients qu’on trouvera aisément, que ce soit dans le placard pour les étudiants qui cuisinent, ou dans le supermarché le plus proche pour les autres). Et pas d’inquiétude : on se débrouille sans balance.

Ingrédients

Pensez d’abord à faire préchauffer le four à 180 degrés (à adapter selon votre four et ses habitudes de cuisson, certains sont capricieux !). Puis mélangez dans un plat les œufs et le sucre. Ajoutez ensuite le reste : farine, poudre de noix, chocolat, raisins et levure. On mélange, on met dans un moule, et au chaud pour 45 minutes... C’est tout ! Difficile de faire plus simple, n’est-ce pas ?

-3 œufs -9 cuillères à soupe de farine -6 cuillères à soupe de sucre N’hésitez pas à venir nous faire -2 cuillères à soupe de chocolat en part de vos expériences culinaires poudre au local. -1 sachet de levure -1 tasse de noix en poudre -Des raisins secs (plus ou moins, selon vos goûts)

Bon Appetit!


Le mois de Septembre vu par le Dahu

Dahu

Chers Gémiens, après des vacances bien méritées pour les 1A et des stages facebook pour les 2A, il est temps de vous détendre dans votre belle ville.

déguster œufs bio, pain au levain et café dans un grand bol en surfant en Wifi sur assoces.com, au coude à coude avec vos voisins (eh oui, ici tout le monde mange sur une seule grande table en bois). C’est bon, c’est chaud et c’est bio, parfait pour ’est pourquoi le Dahu, vous un gémien au foie abîmé. propose en exclusivité une petite sélection des lieux et 15H00: évènements à ne pas louper cette Un peu de culture ne vous fera pas rentrée. Gémiens, ne faites pas de mal, car tout le monde sait que semblant d’être surbookés, du vous n’êtes allés qu’une seule fois au temps, vous en avez ! (n’est-ce pas Louvre (et c’était avec votre classe de CE2), alors direction le Musée les parcours asso) de Grenoble, 5 Place Lavalette, où Samedi 12H30. Il est temps de se lever ! Rien de se tient actuellement une rétrospective sur l’artiste C’est pourquoi le Dahu, vous propose en américain Alex Katz. Associé au exclusivité une petite sélection des lieux et Pop Art dans les 60, il a préévènements à ne pas louper cette rentrée. années féré se tenir écarté mieux qu’un petit brunch pour du mouvement mais impossible de faire taire votre ventre. Direction ne pas penser à Warhol ou à LichPain et Compagnie (Le Pain Quo- tenstein. Ses peintures, très figuratidien), au 1 Rue Lafayette, pour tives, comportent de nombreux portraits, de sa femme notamment, et sont clairement influencées par la photo et le cinéma. Ne ratez pas deux chefs d’œuvre : Purple Wind et Luna Park. (expo jusqu’au 27 septembre)

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Une exposition grenobloise !

dîner à La Petite Table, charmant restaurant au 16 rue Barnave, en plein centre ville, où vous dégusterez une cuisine traditionnelle de qualité à des prix raisonnables. Ne ratez pas le magret de canard au miel de romarin.

22H30: Vous attendiez ce moment depuis le début de la journée : boire un verre avec vos potes au Tord Boyaux! On oublie le dîner aux chandelles et on goûte à toutes sortes de breuvages alcoolisés (ou pas, mais c’est quand même mieux) : vins aromatisés, planteurs… Il fait chaud, on est serré, on ressort plus ou moins en bon état, et c’est pour ça qu’on y retourne. Pour la suite des évènements, je 20H30: laisse libre cours à votre imaginaAyant rencontré une charmante tion. Rendez vous en Novembre personne devant un tableau, vous pour une nouvelle sélection ! vous sentez obligés de l’inviter au restaurant. Vous n’aurez pas beauAntoine Vigé Hélie coup de chemin à faire en allant


PostESC

Yannick Châtelain est responsable du DFR département des Enseignements Appliqués mais c’est également une forte personnalité de l’école. Tous les 2A connaissent ses mitaines, ses lunettes de soleil ou encore son fort penchant au bavardage…

Gem In Way : Quel a été votre parcours scolaire ? Yannick Châtelain: J’ai fais un BTS communication puis j’ai intégré le programme Forma cadre de l’école en 1994 en admission parallèle en 2e année. Forma cadre est un programme pour les professionnel car j’avais travaillé une dizaine d’année avant. J’ai travaillé en agence de pub, à Fun radio, à Stratégie magazine donc j’étais dans les médias. J’ai par la suite obtenu un doctorat business of administration à l’université de Newcastle Upon Tyne dans mon domaine d’expertise sur l’intégration des logique hackers dans les business models. GIW: Pourquoi avez-vous décidé de reprendre vos études et d’intégrer l’ESC ? Y.C: J’ai voulu faire sup de co pour avoir un diplôme qui appuie mon expérience car il arrive un moment en entreprise où si vous n’avez pas le diplôme qui va avec votre savoir, vos acquis professionnels, vous êtes

De Gem au Star Café... bloqué, vous ne pouvez pas évoluer. Moi j’étais chef de groupe à stratégie mais avoir un diplôme de l’ESC ouvre des portes. Je ne savais pas ce que je voulais faire en entrant dans l’école mais le diplôme était nécessaire. Le savoir que les professionnels ont compense les déficits de savoir scolaire. GIW: Comment en êtes vous arrivé à devenir professeur à GEM ? Y.C: Ils avaient besoin de quelqu’un en bureautique et avec mon expérience en recherche dans l’internet et mon doctorat in business administration je correspondais au profil. Mais je préfère avoir eu une expérience professionnel avant de faire le doctorat et d’enseigner plutôt que de faire le cursus classique de la fac par exemple où les enseignants arrivent avec juste le diplôme et un peu moins d’expérience de terrain.

jours conserver cette proximité avec les élèves qui est pour moi le plus important par rapport à l’enseignement universitaire où il y est simplement dispensé du savoir. Faire des cours magistraux sans interaction n’est pas notre vocation. Moi ce que je recherche et qui est la clé dans cette école c’est cette proximité avec les élèves, c’est vital pour moi, c’est mon oxygène. Et puis surtout dans le parcours associatif, où nous sommes très fiers de nos élèves, on ne fait jamais la même chose, il y a plein de projets. Ce dynamisme est quelque chose de vraiment enrichissant. J’ai la chance dans mon travail de ne jamais faire la même chose, mon cours n’est jamais le même, la philosophie d’internet ne change pas mais le monde d’internet évolue à une vitesse considérable. GIW: Vous aviez une association plus jeune ? Pourquoi ce poste ?

Y.C: Non je n’avais pas d’asso mais GIW: Comment était l’école à cette une opportunité s’est présentée à époque ? moi. La personne qui s’en occupait s’est détachée de son poste pour se Y.C: Il y avait un effet d’annonce consacrer à autre chose. J’ai passé très fort par rapport à la réalité. un an à comprendre le fonctionneL’école s’est organisée depuis, je di- ment des asso, à toutes les connaîrais qu’elle a rattrapée ses préten- tre. Il a fallu et il faut encore tions. Il y a eu des ajustements au structurer les associations, ainsi fils des ans, on passe par des fric- que les relations qui les lient à l’adtions constructives, comme cette ministration. Il faut qu’elles soient année pour le parcours associatif. professionnelles, ce qui ne veut pas La principale évolution c’est cette dire qu’elles n’ont pas droit de faire capacité d’organisation et de tou- d’erreur.


PostESC AG, la JAI, la zone art, planètes qui est régulièrement solliciter pour des productions d’autres écoles et l’ensemble de nos autres assoces, qui savent s’illustrer et porter les couleurs de l’école en externe. Toutefois, il ne faut pas se rendre « malade » pour les associations ni mettre en péril sa scolarité, l’objet c’est d’avoir son diplôme. Réussir à gérer l’asso et les cours je pense que c’est une formation particulièrement efficace mais la priorité reste la scolarité. Le problème reste encore que certaines personnes n’ont pas la culture ESC et ne reconnaissent pas le GIW: Comment vous travail associatif. Si les gens n’ont voyez cette nouvelle année ? pas la curiosité d’aller au-delà des Y.C: Je pense qu’on a fait le bon préjugés et de l’image de fêtards choix. On avait fait une erreur qu’on les associations et qui est renquantitative, on était dans une voyé par les médias c’est dommage, masse informe, on était tombé dans mais la responsabilité de faire un système qui opposait les gens de changer cette image incombe au l’administration aux élèves du par- couloir associatif. cours associatif. Là 160 c’est gérable, c’est un volume avec lequel on GIW: Un dernier mot ? peut échanger. L’année ne va pas être facile il ne faut pas se voiler la Y.C: Le parcours associatif, les gens face, au niveau des sponsors sur- du parcours associatif forgent la tout. Mais par contre, le point posi- créativité de l’école. C’est un labotif c’est que pour trouver des ratoire d’expérience. Vous êtes très financements il va falloir travailler demandeurs auprès de l’institution, plus, être plus créatifs, trouver de parfois ça en est agaçant mais c’est nouvelles idées. GEM met en cela qui fait avancer les choses œuvre de gros moyens humains, comme chaque année chaque organisationnels pour avoir un élèves à quelque chose à apporter. couloir associatif de qualité. Autrefois II m’est arrivé avec des colInterview réalisée par lègues de regarder bêtement avec Mélody Banquet envie la CCE mais finalement, la CCE canibalise le couloir associatif de l’EDHEC. Alors qu’à GEM, vous pouvez demander à des gens d’autres école qui connaissent le milieu associatif, ils pourront vous citer quoi ils peuvent être utile les uns aux autres. Le rôle de l’enseignant est de vous faire comprendre que des enseignements qui ne vous semblent pas intéressants pour le moment vous serviront plus tard. Mais il faut toujours placer l’élève dans la situation d’élève, ce n’est pas pour moi un client mais un individu avec qui je peux échanger sinon on est plus dans une relation saine.

Yannick Châtelain

Le parcours associatif n’existait pas initialement, il a été mis en place il y a 5 ans environ et c’est pourquoi on se cherche encore et qu’il y a de nombreux ajustements à faire. GIW: Vous voyez vous évoluer dans l’école ? Y.C: Je suis très bien la où je suis, dans ma profession en tant que responsable de DEA. Et j’ai d’autres activités qui me permettent de m’épanouir. Qui plus est, en tant que chercheur vous avez des papiers, des livres à écrire, être à l’écoute de l’environnement en permanence, un certains nombre de colloques à faire…Mais c’est vrai que beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de ce qu’est notre profession. On lit un livre quel qu’il soit, on se demande comment on va pouvoir l’utiliser. Mon travail est également de mettre les gens en relation. On rencontre des gens et ce qui est intéressant c’est de voir en


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