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Edito C’est la rentrée ! Qu’on en soit heureux ou pas, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. Après tout, la rentrée à GEM, c’est jamais bien méchant. Surtout cette année, où celle des parcours asso a été repoussée d’une semaine… C’était bien sympathique, merci à Monsieur Fiorina et Madame Buer-Chemin de s’être dit que finalement, «les vacances, c’est pas mal»! Enfin, je rigole mais… derrière cette petite moquerie se trouvent une rédac chef et une maquette chef un peu au bout du rouleau après ce début d’année pour le moins mouvementé: recrutement des AP2, lancement du pôle éloquence, première SAT de l’année, rédaction de ce (petit) Gem In Way de rentrée… C’est que, mine de rien, ça demande du boulot tout ça. Surtout quand on veut faire les choses bien, et qu’on apporte des changements aux formules déjà existantes. C’est ainsi que cette année, le GIW se renouvelle un peu : vous y retrouverez tous les mois un dossier traitant d’un sujet d’actualité (bon ok, ce mois-ci, le dossier est light mais y avait clairement pas le time, y’a que 24 heures dans une journée !), des articles en anglais (de quoi essayer de compenser votre baisse de niveau en LV1 après un an à GEM) et surtout, plein d’interventions d’assos ! Aloha, GED, GEM Entreprendre, Impact, le Pôle Ciné… On a décidé de leur donner la parole et malgré tout le boulot qui les met parfois à terre (#malade), ils ont accepté d’écrire dans ce numéro de rentrée et de s’engager pour les 6 numéros encore à venir. Merci les frères <3 Bref, tout ce blabla c’était pour vous dire : enjoy, ça va bien se passer, on va prendre soin de vous. Emmanuelle

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Rédaction du Gem In Way Journal étudiant de GEM Publication Xpression Contact xpression@grenoble-em.com Rédactrice en chef Emmanuelle Responsable Maquette Clara Laugner Rédacteurs Juliette Bernaz Prévost Nicolas Cault Clément Fréget Edouard Vandeventer Benamin Naf Emmanuelle Flahaut

Photos non contractuelles


Sommaire La vie de l'école Career Center : Schéma des ambitions.......p.3-4 Chronique d’un étudiant à l’étranger ......P.5-6 Round 1 : Frenchies v. Cambridge.............P.7-8

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A la une ce mois-ci Les Rohingyas :génocide silencieux.........P.9-10 ASSOS GED : Interview fictive............................P.11 Pole ciné : Une saison d’été ratée...........P.12 GEM ONU : Donald Trump ................P.13-14 Aloha : Renata, Lebanese DJ .........P.15-16-17 GED : Divorce de star au FN........................18 Enjeux : Entre jeux et sérieux...............P.19-20 GEM Entreprendre............................P.21-22

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CULTURE La minute (cul)ture.................................P.25 La citation du mois .................................P.26 La servante écarlate...........................P.27.28 Le monde est notre terrain de jeu.......P.29.30 A éctouer cette semaine....................P.31.32 LIBRE

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Game Of Thrones....................................P.33 La malédiction du vainqueur...................P.34 The last of us.....................................P.35.36 Jeux....................................................P.37.38 Horoscope.........................................P.39.40

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Ecole

DONNEZ-VOUS LES MOYENS DE VOS AMB

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J’ai défini un projet professionnel ?

2 Oui

Je connais l’environnement professionnel dans lequel je souhaite évoluer ?

Non Non

• Je prends un rendezvous individuel avec le CDPM • J’utilise l’application passeport du CDPM via le portail étudiant

• Je prends un rendez-vous individuel avec le Career Center • Je participe aux conférences proposées par le Career Center • J’utilise les ressources sur le site GEM Career Center

Benjamin SEBASTIAN – GEM ESC 2016 « Le Career center m’a donné énormément de conseils dans la recherche d’offres, les techniques d’approche des entreprises, les contacts d’anciens élèves, la façon de tourner notre CV et lettre de motivation en fonction de l’offre… Et SURTOUT de la confiance en moi ! »

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Ou

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J’ai de (CV, le rés je


BITIONS ... FRANCHISSEZ LES 4 ÉTAPES 4

Oui

Je peux m’appuyer sur un réseau professionnel ?

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élaboré mes outils e communication ettres de motivation, seaux sociaux) et e suis prêt(e) pour les entretiens ?

Je suis prêt(e) à rencontrer les entreprises et décrocher le job de mes rêves !

Non Oui

Non

• Je prends connaissance des nombreux outils et ressources sur le site GEM Career Center • Je participe aux ateliers collectifs proposés par le Career Center • Je m’inscris à une session individuelle « Flash CV »

• Je profite de tous les événements entreprise de l’Ecole (forum de recrutement, challenges, présentations d’entreprise et conférences) • Je mets à profit les réseaux sociaux • J’utilise les bases de données sur le site GEM Career Center (annuaire des diplômés et historique des stages)

• Je participe aux simulations d’entretien • Je prends un rendez-vous individuel pour la validation finale avec le Career Center

grenoble-em.com/careercenter

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Ecole

Chronique d’un

Dans cette série d’article, j’essayerais de vous proposer un témoignage authentique d’un parcours à l’étranger (plus précisément en parcours transcontinental), d’abord Pékin puis New-York, car être à GEM et en école de commerce c’est aussi profiter de l’opportunité de partir dans des pays inconnus pour de longs mois. 15h21, l’avion vient à peine d’atterrir à Pékin, quinze minutes plus tard me voilà sorti de l’aéroport. La pollution est la première chose qui me frappe, je n’ai pas le temps de m’habituer qu’elle me pique déjà le nez, qu’elle me prend à la gorge. Ceux qui disent que Grenoble est l’une des villes les plus polluées de France ne sont jamais venus en Chine. La tour de contrôle, pourtant située 100 mètres plus loin semble disparaître dans un brouillard dense. La pollution est si forte qu’au bout de quelques heures, je ressens une irritation à la gorge. C’est la première fois que ça m’arrive et c’est assez impressionnant. Ma rencontre avec Pékin ne commence pas sous les meilleurs hospices. Heureusement, quelques jours plus tard, le ciel était aussi bleu et l’air aussi pur qu’en haut de la Bastille.

Mais revenons à mon installation. Jusqu’en décembre, j’étudierai à l’université de Beihang. Sitôt arrivé de l’aéroport, je prends possession de l’appartement, ou plutôt de la double chambre assez vétuste que je partage avec trois autres amis. Si la Chine est un pays développé, notre résidence ne l’est pas encore, ce qui est d’autant plus étonnant lorsque l’on apprend que le bâtiment n’a même pas dix ans. Cependant la solidarité est de mise au sein de cet énorme immeuble ou se côtoient une grande part des étudiants étrangers du campus. Ainsi, sans cette charmante malaysienne, je n’aurais jamais pu recharger le compteur électrique et vous raconter mes péripéties.

«La pollution est la première chose qui me frappe, je n’ai pas le temps de m’habituer qu’elle me pique déjà le nez, qu’elle me prend à la gorge.»

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gémien à l’étranger Une fois l’excitation de l’installation redescendue, je prends alors pleinement conscience de l’immensité du campus, de Pékin et de la Chine. Rien que sur le campus – qui fait plus de 100 hectares – vivent plus de 30 000 étudiants chinois, sans compter les nombreux habitants du quartier qui viennent profiter des installations modernes de l’université. Le campus est un lieu agité en permanence et où grouille toute la journée une foule dense. Finalement cette sensation ne nous lâche jamais. Où que j’aille, il y a du monde. Partout des Chinois s’affairent. Au moins, les 20 millions d’habitants de la mégalopole ne se cachent pas. Mais finalement, on s’habitue assez vite à cette agitation. Il faut dire que la grande majorité des Pékinois se fout royalement des autres et est bien trop occupée à vaquer à ses affaires.

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Enfin, la dernière chose qui m’a impressionné à mon arrivée à Pékin est le coût de la vie. J’aurai l’occasion de développer cette partie plus tard. Ce qu’il faut retenir, c’est ce sentiment d’être un prince. C’est un sentiment assez grisant. La différence de pouvoir d’achat est si impressionnante que l’on devient alors un consommateur compulsif. Imaginez acheter une bouteille de soda pour à peine 50 centimes. Dès lors, finies la cuisine et la vaisselle, bonjour les restaurants et autres bouiboui qui, malgré leur aspect hasardeux voire repoussant, sont souvent l’occasion de déguster d’excellents mets. Mais nous verrons cela une autre fois. •

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Round 1 : Frenchies v. Cambridge Expectations v. Reality : you win. Venir dans une des universités les plus prestigieuses du monde ? Oui. Rencontrer des petits génies ? Oui. Se croire dans Harry Potter à chaque coin de rue ? Oui. Se mettre « EN BAMB » pour diner dans des endroits magnifiques ? Oui. Améliorer ses skills en anglais ? Oui. Partir de Grenoble ? Oui. Faire une coloc avec son meilleur pote ? Oui. Boire des litres de bière et ne pas se sentir coupable ? Oui. Rencontrer des personnes venant des quatre coins du monde ? Oui. Faire du sport matins et soirs en prenant ton vélo pour aller en cours ? Oui. Avoir du temps pour soi et partir explorer la Grande Bretagne ? Oui. Relooker les « rowers » à chaque entrainement ? Of course.

Néanmoins, la réalité peut aussi être cruelle lorsqu’on part en échange. Envisager de vendre son corps pour payer des loyers excessivement chers ? Oui. Se rendre compte que son accent est tellement mauvais qu’on ne vous comprend pas quand vous voulez simplement commander un brownie ? Oui. Ne jamais sortir sans son k-way et son écharpe afin de ne pas décéder sous la pluie et le froid ? Oui. Finir par penser que la pluie est le meilleur ami de l’anglais ? Oui. Se rendre compte que Netflix Angleterre ne comporte pas tes séries préférées ? Se rendre compte que vélo rime avec torture constante du fessier ? Oui.

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Oui.


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n effet, dans le cadre du parcours transcontinental, nous avons eu l’opportunité de partir à Cambridge avec toutes nos illusions sous le bras. Le retour à la réalité a été plus compliqué que prévu. Effectivement, après quelques jours de recherche active, nous avons finalement trouver le seul et unique lieu nous proposant à la fois deux chambres, un loyer à peu près accessible et un contrat de 3 mois. Hélas, derrière la jolie façade de Hazel (notre charmante (ou pas) propriétaire), nous avons découvert un cadre digne des films d’horreur ou seulement de la forêt interdite de Poudlard. Dès le couloir, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec Aragog et toute sa tribu d’Acromentules. Après un week-end à nettoyer, balayer, astiquer, et en faisant abstraction des autres colocataires particulièrement sales, on se sentait à peu près bien.

« Boire des litres de bière et ne pas se sentir coupable ? Oui. »

Nous sommes alors partis à la découverte de la ville et en cours aussi (un peu). Le centre est tout à fait charmant avec ses belles constructions et bien sûr, les colleges et oui, parce que l’université de Cambridge, c’est tout Cambridge avec ses 31 colleges tous plus beaux, les uns que les autres. Rien n’est plus agréable qu’une balade en ville. Après avoir longé King’s College, vous pouvez passer par St John’s afin d’aller voir le Bridge of Sighs ou, pour les plus chanceux, passer sous ce fameux pont en barque. Les « punters », ces jeunes anglais navigateurs experts, sont aux quatre coins de la ville afin de convaincre les touristes de se laisser guider sur l’eau au son de leurs voix, comme s’ils visitaient Venise. Si vous êtes chanceux, vous atteindrez la chaleur réconfortante d’un pub afin de déguster une pinte ou un chocolat chaud avant l’averse qui n’est jamais loin. Repus et rempli de courage, plusieurs choix s’offrent alors à vous. Les plus littéraires pourront explorer les petites librairies lovées dans des ruelles folkloriques, entre deux églises ou ancienne prison pour prostituées. Les amoureux de la nature pourront eux se prélasser au soleil sous les verrières du jardin botanique, tandis que ceux qui souhaitent monter au 7ème ciel pourront céder à un verre de vin blanc sur le Rooftop de l’hôtel Varsity ou admirer le cœur du centre ville à partir du toit de la Saint Mary’s Church. En définitive, déjà 1 mois s’est écoulé. La vie fut certes remplie de petites surprises mais la qualité des cours, le charme de la vie à l’anglaise et le retour du soleil au moment de l’écriture de cet article nous donnent le sourire. Alors si toi aussi tu n’as pas peur du vent, de la pluie et que tu souhaites quitter Grenoble… « allez viens, on est bien bien bien ! » ;). •

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A la une ce mois-ci Asso

Les Rohingyas : énième génocide silencieux

Comment les Rohingyas sont devenus les parias de Birmanie et de l’Asie du Sud Est ?

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a minorité des Rohingyas est une ethnie musulmane vivant dans l’Etat d’Akaran, dans le SudOuest de la Birmanie depuis le XVème siècle. Elle est pourtant en proie à de nombreuses persécutions et stigmatisation depuis 1824, date à laquelle les Rohingyas se sont alliés aux Britanniques dans une guerre avec la Birmanie, position qu’ils réitèreront pendant la Seconde Guerre Mondiale, par peur de nouvelles persécutions de la part des Birmans. Considérés comme des traîtres depuis lors, l’arrivée au pouvoir du dictateur Ne Win en 1962 et la succession des juntes militaires renforcent et perdurent le martyr Rohingyas en même temps qu’une politique de birmanisation qui les privent d’être reconnus comme une ethnie officielle de Birmanie. Privés du droit de vote, du droit d’avoir plusieurs enfants, et d’un accès direct au soins, ils sont considérés comme inférieurs aux Birmans bouddhistes devant la loi. Les Rohingyas n’ont alors plus d’autre solution que de fuir. Ils fuient donc, en priorité vers le Bangladesh, mais les camps de réfugiés sont surpeuplés par les migrations perpétuelles, d’autant plus que le Bangladesh est un des pays les plus pauvres du monde. L’armée birmane occupe plusieurs postes-frontières dont le but est de limiter le retour des Rohingyas dans leur pays. Le 25 août, l’Armée de Secours des Rohingyas de l’Ankara attaque certains de ces postes-frontières, et les représailles de l’armée birmane contraignent davantage de Rohingyas à fuir.

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«Privés du droit de vote, du droit d’avoir plusieurs enfants, [...], ils sont considérés comme inférieurs aux Birmans bouddhistes devant la loi »

Devant cette scène qualifiée parfois d’épuration ethnique voire même de génocide, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 pour sa lutte pour la démocratie en Birmanie et présidant le parti de la Ligue Nationale pour la Démocratie arrivé au pouvoir en 2015, reste singulièrement silencieuse. Les interprétations sont alors multiples : attentisme volontaire ? Démocrate nationaliste ? Ou bien dépassée par le pouvoir de l’armée en Birmanie (pour rappel, la Constitution réserve les ministères de l’Armée, l’Intérieur et des Frontières à l’armée, ainsi qu’un quart des sièges au Parlement) ? Pendant que la Birmanie souffre du passé où les juntes militaires gouvernaient, pendant que l’opinion mondiale s’indigne du silence de celle qui était surnommée « Hero of our time » par le New Statesman, plusieurs milliers de personnes, devenus les parias de l’Asie, errent entre la misère et les affrontements, la révolte ou la fuite.•


A la une ce mois-ci

Edouard Vandeventer

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Asso

L’interview fictive : Quand Staline rencontre Poutine

Beaucoup comparent la fermeté de Poutine à celle de l’illustre Staline, mais qu’est-ce qu’une discussion entre les deux aurait-elles pu donner ? Allo Monsieur Poutine !! Joseph ? C’est toi ? Oui je t’observe depuis tout ce temps là. Depuis que cet enculé de Gorbatchev nous a mis une douille. Proud of you Spasiba Camarade ! En tant qu’ex-membre du KGB j’ai été très attristé par la chute de notre belle Union et l’arrivée au pouvoir de cet ivrogne de Boris Eltsine ... Il nous a humilié pendant beaucoup trop d’années mais heureusement pour la Russie j’ai réussi à remettre les choses en place ! Ils se tiennent à carreaux maintenant On sait tous qu’une bonne petite propagande n’a jamais fait de mal. Tu traines avec Fidel ? Non trop barbu le garçon ! Pour la propagande, je te rejoins parfaitement camarade, les gens sont si influençables, on leur ferait croire n’importe quoi je ne vais pas te l’apprendre à toi mais l’arme la plus forte c’est bien sûr la peur Le pouvoir rien que le pouvoir Vlad. Le communisme n’était qu’un moyen pour dominer le prolo ! J’apprécie ce que tu fais en ce moment. La répression politique .... Je le savais ! .... , les fakenews, l’influence sur nos satellites européens... Je sais que t’as tout fait pour que le prépubere français ne soit pas élu Je sais que j’ai cette chance par rapport à toi: les médias, internet ... que de nouveaux canaux d’influence et de contrôle sur les gens et nos chers amis européens qui ont fait les malins trop longtemps

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Le petit Emmanuel ? Oui j’ai fait tout ce que j’ai pu mais malheureusement j’ai échoué ... La marine me plaisait bien Mais réjouis toi tu as au moins réussi avec Donald Oui c’est vrai tu as raison, un succès sur toute la ligne et le mieux c’est que maintenant que je lui dis d’aller se faire voir il est triste ... un véritable enfant ... si prévisible Le prochain sur la liste ? On a une bonne promo en ce moment ! Entre Kim-Jong-Un, Erdogan, Orban, Maduro ... on n’a pas de soucis à se faire Manque plus que la petite Ukraine pour retrouver la grande Russie Oui Joseph je sais ... je pensais que ce serait plus facile que ça. L’Est de l’Ukraine et la Crimée sont déjà à moi ... le reste va venir ne t’inquiète pas ce n’est qu’une question de temps. Et après ce sera les petits Baltes Au fait Jo, j’ai toujours voulu te poser une question : pourquoi as tu signé le pacte de non-agression avec Hitler ? Oh tu sais Vladimir, c’était une époque différente, toute l’Europe voyait d’un mauvais oeil l’expansion de l’URSS et seul le petit allemand moustachu a fait un pas vers moi et puis il ne fallait se le mettre à dos, il était très virulent ... J’ai donc signé sans grande conviction mais il le fallait même si je n’approuvais pas. Quand il m’a attaqué, ça m’a saoulé je l’ai détruit le morveux•


Asso

Cinéma : Une saison d’été râtée ?

La saison estivale a montré la limite de l’attrait des blockbusters.

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es chiffres sont là, implacables : la saison estivale 2017 a été la pire depuis 10 ans. Pas un film qui dépasse le milliard de dollars, les plus mauvaises recettes de la décennie au box-office mondial, 23% de baisse de fréquentation des salles par rapport à l’été dernier aux Etats-Unis. La principale raison ? Un public qui semble s’être moins rué sur les blockbusters que les saisons précédentes, peut-être lassé par le manque grandissant d’inspiration de ceux-ci. Valérian, La Tour Sombre, La Momie… autant de films qui n’ont pas eu le succès attendu. Comme chaque année l’été a pourtant été riche, que ce soit en superproductions (Dunkerque, Spider-Man : Homeco-

Moi, moche et méchant 3 : 997 M$

ming) à des sorties plus discrètes mais qui avaient leur raison de faire parler d’elles. Je pense à Baby Driver, nouveau film du réalisateur très apprécié Edgar Wright, et à La Tour Sombre, adaptation de la célèbre série de 8 romans de Stephen King. Les suites (Pirates des Caraïbes, Les Gardiens de la Galaxie, La Planète des Singes, Alien, Transformers) ont, à l’exception du Marvel, globalement déçu, ayant du mal à se renouveler. C’est là qu’on atteint notre paradoxe : moins de spectateurs se rendent au cinéma pour eux, mais ce sont encore les blockbusters qui trustent le haut du tableau des recettes mondiales (chiffres en millions de dollars du 28 Aout, susceptibles d’avoir évolués) :

Les Gardiens de la Galaxie 2 : 863M$

Pirates des Caraïbes, La Vengeance de Salazar :

Wonder Woman : 813.2M$

Spider-Man : Homecoming 604M$

Et Transformers est sixième… On ne peut blâmer les studios de continuer à produire des films qui leur rapportent de l’argent. Peu osent l’originalité, effectivement pas toujours récompensée, alors qu’elle donne de petits bijoux, comme il n’y a pas si longtemps les excellents District 9 et Chronicles. Faudra-t-il alors attendre un effondrement complet du système avant d’espérer voir un véritable renouvellement ?•

Gabriel Bonsergent

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Asso

Donald Trump, da ère méd

GEM ONU vous invite à explorer les dernières péripéties de Trump.

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e président républicain des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, est célèbre pour ses nombreuses interventions légèrement non conventionnelles comme sa gestion des violences de Charlottesville. D’ailleurs, revenons sur cet incident plutôt récent. Dans une ville dont le nom rend hommage à Charlotte de Mecklembourg-Strelitz...personne qui nous évoque probablement rien si ce n’est qu’elle était l’épouse du roi George III du Royaume-Uni, il est fort triste de constater qu’une grande partie des habitants de la ville peine à honorer l’héritage de la reine. En effet, alors que la reine s’est battue de son vivant pour un modeste compositeur allemand du nom de Johann Christian Bach, accessoirement le onzième et dernier fils de Johann Sebastian Bach, un groupe de jeunes étudiants de Charlottesville se sont battus pour préserver la mémoire d’un autre allemand, le chancelier Adolf Hitler. Dans tous les cas, il faut dire que grâce aux mouvements nazis de Charlottesville, nombreux d’entre nous découvrent l’existence de cette ville et que l’Etat dans lequel elle se trouve, la Virginie, ne se résume pas juste à un simple prénom de fille ou à un paradis des 72 Vierges qui écoutent tous la radio Virgin. Bref, revenons à ce cher président Trump qui a su se faire remarquer pour avoir accordé de la légitimité aux nazis en les considérant sur un même pied d’égalité avec les anti-racistes. L’ironie est que, pour une fois que le président fait preuve de respect du principe d’égalité, chose que nous n’avons pas encore vu au sujet des femmes, il a réussi à paraître encore moins démocratique qu’avant, ce qui est en soi un exploit. Et ce n’est pas le dernier de ses exploits... Aux Nations Unies, devant d’autres chefs d’Etat, le président Donald Trump a su réunir dans un même discours tous ce que les autres chefs d’Etats veulent entendre et...l’inverse.

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En effet, il commence son discours en affirmant que les Etats-Unis vont se concentrer sur eux-mêmes et laisser aux autres pays le soin de gérer leurs propres soucis. C’est sûrement l’une des choses les plus intelligentes que nous ayons entendu d’un républicain américain.

«Don Trump a petit à petit réussi à transformer sa réalité en une réalité reconnue par les américains.» Après Richard Nixon et George Bush Jr. qui cherchent toujours à intervenir militairement dans d’autres pays afin de satisfaire avant tout leur sponsor qui se trouve être une industrie d’armement, Donald Trump a fait preuve de sagesse...pour un instant. Il se lance aussitôt dans une croisade contre monsieur «Rocket Man». Alors, quand nous entendons un tel surnom, certains d’entre nous penseront probablement à la chanson d’Elton John mais, c’est bien Kim Jong Un qui a l’honneur de porter un tel titre en référence à ses missiles intercontinentaux qui peuvent atteindre a priori New York. Ainsi, en prônant pour l’isolationnisme et la défense de la paix mondiale, le président Trump déclare être «contraint» d’anéantir la Corée du Nord et ses 25 millions d’habitants. Bien que de nombreux chefs d’Etats souhaitent voir la disparition du gouvernement nord-coréen, il est tout de même difficile de soutenir le projet de Donald Trump qui semble nous faire un tour de Don Quichotte avec sa croisade fantaisiste.


Asso

ans une nouvelle diatique Reste à savoir comment les partenaires des EtatsUnis vont répondre à cette déclaration, parmi lesquels se trouvent la Chine et la Russie, ce pays où a eu lieu une des nombreuses péripéties de Don Trump au cours de laquelle il veut humilier l’ancien président américain, Barack Obama, en payant des prostituées pour uriner sur le lit présidentiel. Cette dernière histoire a donné lieu à des débats virulents aux Etats-Unis comme s’interroger sur « Qu’est-ce qui est pire ? payer des prostituées russes à uriner ou tenir les femmes par leur partie privée ? ». De toute manière, nous ne sommes plus là pour discuter sur l’absurdité des histoires autour de Donald Trump. Les médias ne peuvent seulement commenter les propos de Trump comme si l’ère Trump amène un nouveau paradigme au sein du monde médiatique où nous sommes amenés à faire des débats autour des « Fake News » dont le plus célèbre étant le mythe du réchauffement climatique créé par les Chinois.

Don Trump a petit à petit réussi à transformer sa réalité en une réalité reconnue par les Américains. En même temps, pour convaincre les Texans de bêtises, ce n’est juste un jeu d’enfant, comme la géopolitique et la diplomatie pour Trump. Si cet article n’a ni queue ni tête, c’est pour vous faire vivre l’expérience Trump où les discours peuvent évoquer dans un même paragraphe la victoire électorale du président, le «Fake Global Warming» de la Chine, les défis de « Rocket Man », le sens du business d’Ivanka Trump et la coupe de cheveux inimitable de Trump. Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à consulter d’autres articles de géopolitique sur notre site gemonu.com qui sera ouvert le 1er novembre 2017 !

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Asso

Chroniqu Episode 1, Rena In this episode, Daniello takes us in a journey to Lebanon’s night life and interviews Renata about her career as a DJ and about her latest project, “Frequent Defect”

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’est en juillet 2016 que j’ai rencontré Renata dans une soirée underground d’un club (Yukunkun) de Beyrouth. C’était une soirée parfaite, avec une bonne ambiance et une richesse musicale impressionnante. Au cours de cette soirée, j’ai remarqué l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes libanais, représentée par la Dj qu’est Renata. Sa passion et sa manière de mixer m’ont beaucoup impressionné. Pour ces raisons, et avec l’aide des réseaux sociaux et de sa sœur Lara, j’ai réussi à garder contact avec elle. De retour au Liban un an plus tard, je voulais absolument la revoir. L’occasion parfaite s’est présentée lors d’une soirée nommé «Frequent Defect» où Renata jouait aux côtés d’autres DJ et artistes locaux.

Renata, pour commencer peux-tu nous parler plus de ton implication dans «Frequent Defect» ? Hi Daniello! Well, Frequent Defect is a relatively new project created by Patick Abi Abdallah & Junior Sfeir, and to which I joined in around March this year. Funnily, I was at a state in my life where I couldn’t feel I could collaborate with anyone around me. Then I met Patrick & Junior; two unwavering, hard-working and talented guys who do not just share the same taste in music but also share the same values and ideologies on a personal level. The project combined the music, the philosophy as well as the art aspect, and most importantly, the genuine spirit – so, naturally, I got hooked – ha! As you know I had been involved in a couple of projects in London and Beirut, but none have felt like the right ones for me to grow with compared to this one that melds various aspects of who I am all together

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To be more elaborative, Frequent Defect is an industrial movement that uses events as a means of communication with people. Each event represents a chapter, which holds a theme, and subsequently, they collectively make up a series with the emphasis on the socio-political Lebanese situation. As you know, Lebanon’s perpetual critical situation is restricting the growth of the youth and limiting the aspirations of the people. This has prominently affected the social conduct of the masses/population and unfortunately made us (the people) forget about the collective potential we are persecuting. Thus, we want people who attend to be submerged into the whole space and with each other; and get inspired by the innovative acts performed by influential local and international artists who play a range of Industrial Techno, Acid, Rave, EBM, etc. (You can find the detailed descriptions and the links to the videos on the web version of this article, or on the facebook publications of Xpression and Aloha)


Asso ,

ues d Aloha ata, Lebanese DJ Australian friend, Alexis. ‘The Calling’ was a Techno community and event series that aimed at providing a platform for passionate locals to share their music. Alexis (my former partner) and I wanted to book the young, up-and-coming DJs alongside more established London-based Techno artists as our headliners which we called ‘The Legends’ like Chris Page, etc. The diversity of my journey shaped a big part of me on a personal and professional level, and I felt I could take it up anywhere, including back home in Beirut.

Peux-tu nous parler maintenant de tes projets dans le futur proche, d’abord avec FD, mais aussi sur un plan plus personnel? Concerning FD, I’d like to see more live acts, as unconventional and eccentric as they can be. I would like to see artists get immersed in the space and be able to let go because they’re the ones who will create the atmosphere and the vibe of the room.

Merci de nous avoir éclairé sur «Frequent Defect». Tu as mentionné que tu habitais à Londres. Peuxtu nous parler de tes expériences et des raisons qui t’ont poussée à rentrer au Liban ? I moved to London end of 2012 to develop my artistic side in one of the richest cities to discover. Compared to Beirut, the opportunities in London were endless – and I went all in. I collected as many records as I could, and played a range of music around town as well as European cities like Warsaw, Vilnius, Naples, Berlin, etc. I landed residencies at two parties: ‘Keep On Going’ and ‘White Jail’, before I started my own series in 2015 called ‘The Calling’ with an

Ideally, I’d like a bigger space, possibly two rooms, and create a proper rave-like atmosphere with a production team that can cater to all kinds of performances on stage and combining art and music at their optimum potential. On a personal level, I’m focusing now on a live set more than wanting to release tracks because I am enjoying using the tools I have freely and believe that the releases will come when I will have a firm idea and improved my knowledge and skills to produce a solid record. In other words, when it will feel right.

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Asso Est-ce que tu as senti que tu étais victime de discrimination au cours ton parcours? Comment envisages-tu le fait d’être une femme dans le monde de la nuit? I think that being a female in this industry (anywhere - not just in the Middle East or Europe) has its pros and cons. I think that being a female in this industry, anywhere, not just in the Middle East or Europe has his pros and cons. I could say that girls get more attention than guys because of the ratio of male vs female in this industry. I could say that girls get more attention than guys because of the ratio of Male vs. Female in the industry. I personally got whatever I worked for fairly during my journey, and wouldn’t say I was discriminated against or otherwise because of gender.

In my opinion, it was just society that represented it like that, so this issue didn’t really affect me. I got into music and I pursued it regardless of any of this.

Une dernière question : as-tu un message pour les jeunes qui souhaitent aujourd’hui s’investir dans ce milieu? Hmm… I still have so much to learn Danny, but the things I could think of would be not to follow any trend; just stick to what you love and you will excel in it. Choose the people and purpose of your projects carefully; you will put all your energy into it so it has to be worth it!

Growing up, my parents and environment was never labeling any activity I was interested in as ‘for girls’ or ‘for boys’

Growing up, my parents and environment was never labeling any activity I was interested in as ‘for girls’ or ‘for boys’ – they were all encouraged equally.

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I was impressed when I heard the Grenoble electronic music group as a university club doing so well with the events, Nymphony records label, brilliant! I would undoubtedly see this growing beyond just a university club, so best of luck to you guys, and I hope to meet you all soon.

Thank you so much for featuring me in your newspaper.•

Daniello Jabbour


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Divorce de stars au FN Oubliez Brad Pitt et Angelina Jolie, le divorce entre Marine Le Pen et Florian Philippot est assurément le divorce de 2017 !

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n le voyait venir et pourtant on a tous été sous le choc lorsque l’on a appris la nouvelle … C’est vrai on s’était habitué à ce couple fantastique de grande conscience politique … et pourtant la nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le milieu politique mais pas que, dans le cœur de tous les rançais. C’est tout penaud que ce cher Florian est apparu sur le plateau des 4 vérités sur France 2 le 21 septembre dernier. Interrogé par la journaliste sur ce qu’il pensait du fait que la Marine lui ait retiré ses attributions, il a dit qu’en l’état il quittait le Front National. Après 8 ans de passion dont 6 à la tête du FN, ce couple politique se sépare donc : il n’aura pas résisté à la désillusion de la présidentiel et aux ambitions de Philippot, « Flo » pour les intimes, qui a créé son propre mouvement « Les Patriotes ». Pourtant ils semblaient filer le parfait amour politique. Marine disait de lui que c’était « un garçon brillant », qu’elle ne s’était « jamais trouvée en désaccord avec lui ». Ils étaient sur la même longueur d’ondes quand il s’agissait de mentir aux français,

de les manipuler, de propager les fameuses « fake news » tout en disant le contraire. Grâce à leurs esprits en connexions ils avaient fait du FN le premier parti de France aux élections européennes et se voyaient déjà à l’Elysée mais ça c’était avant ! Avant que le petit Emmanuel ne se sépare de son François pour tenter sa chance en solo ! Avant que l’affaire des attachés parlementaires européens n’éclate ! Avant que la fille Le Pen ne se ridiculise devant 10 millions de français lors du débat de l’entre-deux-tours !

« Tout cela sent bon la descente aux enfers » Et finalement avant la défaite aux législatives ne permettant pas la création d’un groupe parlementaire contrairement à leur ennemi de toujours : ce bon JLM. Philippot a créé son mouvement (la grande mode en politique en ce moment) et ça en a été trop pour la fille Le Pen qui ne voulait pas voir son autorité contestée. Une purge digne du parti coco en URSS… Mais que va devenir Philippot ? Le FN va-t-il s’en remettre ? « Les Patriotes » ont-ils une chance de bouleverser l’extrême-droite ? Et Nicolas Dupont-Aignan dans toute cette histoire ? Où trouver un nouveau garant de la prétendue non homophobie du FN ? En attendant, on mise plutôt sur un livre où il démonte la Marine. Tout cela sent bon la descente aux enfers. •

Adrien Tallent

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Asso

Enjeu, entre jeux et sérieux

ENJEU, ENJEU, ON FAIT DES JEUX !

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eut-être avez-vous entendu parler de nous pendant vos oraux, en faisant l’Escape Room admissible. Peut-être nous avez-vous croisé à la rentrée en défiant, cette fois, l’Escape Room du Village Rentrée. Peut-être êtes-vous passé(e)s par le Wonderland, fief de notre président et de deux de nos membres. Ou peut-être encore nous avez-vous découvert au moment du dévoilement des films d’asso… ? Ce « nous », c’est Enjeu, aka l’asso de divertissement et de Serious Gaming. Je vous voir venir : « cékoi le serious gaming ? Comment on est serious et geek en même temps ? Mé c nul Fifa. » Point d’inquiétude mes petits ! Des geeks nous ne sommes pas – enfin si, mais pas que – et non, le Serious Gaming n’est pas un concept bullshit créé uniquement pour faire joli sur le CV. Bien que nous aimions beaucoup faire la fête, nous avons bel et bien un côté à la fois pro et créatif qui pourrait vous plaire, voire même vous servir en fonction de votre plan de carrière… Restez donc avec nous pour découvrir l’asso, ses projets et son côté fun !

géopolitique et une pour Escapade durant les oraux. Nous avons également le projet d’en créer pour des personnes externes à GEM… mais pour le moment, c’est secret défense ! Si les mots « Escape Room » ou « Escape Game » ne vous disent rien, pas de souci, on est aussi là pour vous éclairer. Le principe est simple : une salle, une équipe de 4 à 6 personnes, 30 (ou 60) minutes, des énigmes à résoudre et, parfois, des moments d’incompréhension totale. Vous devez fouiller, résoudre, communiquer pour réussir à ouvrir le coffre final et sortir victorieux de la salle. Bien sûr, on ne vous lâche pas totalement dans la nature : vous êtes observés, entendus, et quelqu’un est toujours là pour vous guider en cas de problème !

« Pas de souci, on est aussi là pour vous éclairer ! »

Commençons par les basiques : Enjeu, c’est 8 pôles dont 3 gros projets : les Escape Rooms (deux pôles cette année), Enquête au Musée et le Forum Recruter Autrement qui fait intervenir les Serious Games. Si, jusque-là, vous êtes intéressés, continuez à lire, on vous explique en quoi consistent tous ces sympathiques projets !

Les Escape Rooms :

si vous n’avez pas pu tester nos ER jusqu’à maintenant, don’t worry ! Nous en organisons une pour le festival de

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De manière générale, les Escape Rooms ont beaucoup de succès. Et quand bien même vous ne connaîtriez pas les autres membres de votre équipe, l’expérience reste très chouette !


Asso Enquête au Musée :

Il s’agit de l’un de nos plus gros projets, que l’on organise avec Artagem et auquel le pôle théâtre apporte les qualités d’acteur de ses membres. Pour vulgariser la chose, il s’agit d’un Cluedo géant se déroulant au musée de Grenoble. Plus de 200 étudiants y participent chaque année lors d’une soirée organisée en février. Nous créons le scénario, les personnages, leurs dialogues ainsi que les énigmes de A à Z en nous appuyant sur les quelques vingt-cinq mille œuvres exposées dans le musée. Si vous aimez les intrigues policières, cette soirée pourrait vous intéresser so stay tuned…

Le forum Recruter Autrement :

Organisé par le Career Center, il repose entièrement sur des Serious Games créés par Enjeu. Ce forum est principalement destiné aux 2A cherchant un stage de césure ou une alternance. De nombreuses entreprises y participent, l’utilisation des Serious Games permettant aux recruteurs d’observer en temps réel les qualités, les défauts et certaines compétences des participants. Et bien sûr, c’est l’occasion d’obtenir un premier entretien et de déposer vos CV ! Et puisque que l’on parle du forum, parlons également de ces fameux Serious Games ! Enjeu travaille beaucoup avec le Playground (le centre de recherche et de création de Serious Gaming de GEM), qui nous apporte son aide pour nos projets Serious Games et qu’en retour, nous assistons sur le développement de certains jeux (#jesuisTechIt). Nous faisons bien d’autres choses très intéressantes ensemble, mais réservons cela pour une prochaine fois et concentrons-nous sur le Serious Gaming. Pour ceux qui ont testé TechIt lors des Innodays, vous l’aurez compris : il s’agit d’utiliser le jeu et ses mécaniques dans un but pédagogique et/ou de recherche. À Enjeu, nous avons également un pôle Serious Gaming, qui a eu l’occasion de développer un jeu en partenariat avec le collège Saint Chef (Isère), destiné à des élèves de 3e souhaitant se diriger vers une filère pro, afin de leur apprendre l’éthique en entreprise et de les entrainer aux entretiens d’embauche. En bref : c’est beaucoup de boulot, mais c’est hyper sympa !

Mais Enjeu, c’est aussi une bonne ambiance, des soirées, de l’alcool, des séances FIFA et Mario Kart au local, le Wonderland, des week-end d’inté et de désinté, de l’alcool et un slogan bien catchy que vous avez forcément entendu – on sait crier fort (ceci est à prendre dans son contexte). N’hésitez pas à passer nous voir : membres ou pas, on vous accueillera avec plaisir !•

Enjeu

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Asso

GEM Entre nouvelle venue dans

L’entreprenariat en asso ? C’est possible, et ça débarque à GEM ! Qu’est-ce que GEM entreprendre ? GEM Entreprendre est la nouvelle association étudiante de l’école pour celles et ceux qui aiment entreprendre. Elle s’appuie sur trois objectifs : promouvoir l’entreprenariat auprès des étudiants, créer un réseau « d’étudiants entrepreneurs » et former les participants à des compétences utiles dans le monde des start-ups.

Quels évènements comptez-vous organiser ? Notre association s’intéresse à l’entreprenariat et l’objectif est que les étudiants comprennent mieux comment le milieu des start-ups fonctionne. Nous organiserons donc des conférences avec des professionnels travaillant dans ce milieu pour sensibiliser les étudiants sur l’entreprenariat en leur apportant des connaissances sur des sujets précis. Il est par exemple prévu qu’une personne du Schoolab, un accélérateur de start-ups, vienne présenter le 25 octobre prochain les différences entre l’entreprenariat en France et celui dans la Silicon Valley. Nous prévoyons déjà d’organiser d’autres conférences sur la finance entrepreneuriale, le private equity ou sur le capital risque.

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Nous organiserons également des workshops pour former les étudiants sur des compétences nécessaires dans le monde des start-ups. Pour compléter ces activités, nous organiserons aussi des évènements plus fun comme des apéro-entrepreneurs pour que les étudiants puissent rencontrer et passer un moment agréable avec des entrepreneurs autour d’une bière. Enfin, nous souhaitons organiser une start-up night (soirée dédiée à la découverte de start-ups) et il est prévu de créer une chaîne Youtube qui nous permettrait de communiquer sur nos évènements à l’extérieur de GEM.

Quel est l’avantage de faire partie d’une asso comme GEM Entreprendre ? Il y a deux avantages : Premièrement, la possibilité de se créer un réseau de contacts « d’étudiants entrepreneurs » et de professionnels qui cherchent à recruter. Deuxièmement, la possibilité d’acquérir des compétences précises qui serviront à tout étudiant souhaitant poursuivre sa carrière en tant qu’entrepreneur ou dans le milieu de l’entreprenariat.


eprendre, la famille des assos

Asso

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le Schoolab ?

En faisant partie de votre association, quelles compétences vais-je acquérir ?

J’ai déjà parlé du Schoolab comme un accélérateur de projets innovants. L’entreprise cherche à accompagner des start-ups dans leur projet et les aide à progresser. Le Schoolab propose également des programmes visant à encadrer des étudiants qui travaillent sur un projet innovant. Le lean factory est par exemple un programme de 3 mois lancé par l’entreprise pour accompagner plusieurs équipes d’étudiants travaillant en format start-up pour des grandes entreprises. L’un de nos objectifs serait que des étudiants de GEM participent à ce genre d’initiatives et lancent des projets innovants. Pourquoi pas toi ?

Vous comprendrez mieux le monde des start-ups, leur fonctionnement et vous maîtriserez des outils comme Slack, Trello ou Google AdWords, des noms qui, je suis sûr, vous font déjà rêver … Un des évènements que nous comptons organiser cette année pour nos workshops serait de faire venir des experts de Google pour une formation sur les AdWords. Préparez-vous à un shotgun de folie !

Pouvez-vous nous donner d’autres exemples d’organismes avec lesquelles vous organiserez des évènements ? Nous prévoyons également de travailler avec des start-ups comme Hello Zack (entreprise du secteur de l’ e-commerce qui propose un service d’offre de rachat et de revente de produits d’occasion) ou comme Believe (réseau pour entrepreneurs à l’international). Nous réfléchissons aussi à d’autres acteurs comme par exemple la plateforme de financement participatif Kocoriko ou l’incubateur d’entreprenariat social Ronalpia basé à Grenoble.

C’est donc une asso plutôt sérieuse ? Oui puisque nous travaillons avec des professionnels du milieu de l’entreprenariat mais il y a aussi un fort esprit d’équipe et un côté très fun puisque nous sommes nous-mêmes une sorte de start-up. L’association vient d’être créée et il y a donc encore beaucoup de choses qui restent à faire. Ceux qui ont l’esprit entrepreneur sont les bienvenus pour nous aider. Il y a beaucoup de personnes à contacter par téléphone ou par mail pour les convaincre de venir faire une conférence ou d’animer un atelier workshop à GEM. Comme toutes les associations, nous organisons aussi de nombreuses soirées.

Quelques conseils pour l’entretien ? Soyez intéressés par l’entreprenariat et motivés d’en apprendre plus sur ce secteur. Nous adorons les étudiants forces de proposition et si vous avez des questions n’hésitez pas à passer à notre local. Nous vous accueillerons avec grand plaisir.•

Alexandre Leroy

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Culture

La minute cul(ture): La brouette thaïlandaise

Tout au long de l’année nous allons vous proposer dans cette rubrique des positions à essayer (ou pas) ENJOY !

Difficulté : Avantages :

Une position originale qui peut même se réveler comique selon votre souplesse et surtout une grosse satisfaction d’y être parvenu !

Inconvénients :

Des skills en gymnastique vous seront d’une grande aide ! Si vous oubliez d’attacher vos cheveux ,les filles, vous aurez une impression serpillère qui ne fait pas rêver ! Une position délicate lorsque le couple a une trop grande différence de taille !

L

a maitrise du poirier est nécessaire, si vous ne savez pas le faire je vous conseille de ne pas tenter l’impossible et de vous tourner vers les classiques : une petite levrette c’est bien aussi ! En pratique quand vous aurez passé la première étape il va falloir que monsieur vous maintienne pour qu’il puisse ensuite se baisser pour laissé place à la pénétration. Si cette position dure plus de 2min vous êtes de bons candidats pour les JO du sexe dangereux, vous l’aurez compris une grande concentration est exigée. Nous vous rappelons que le numéro des urgences est le 15 ! Mesdames, des bras musclés vous aiderons à accomplir l’impossible, évitez les pieds qui puent pour ne pas vous taper la honte aussi! Niveau champ de vision j’éspère que vous avez un beau parquet parce qu’on oublie le eye contact, on aura connu mieux niveau intimité, on vous l’accorde. Vous aurez aussi un jolie vue sur les petits petons (ou grandes palmes) de votre partenaire ... Messieurs vous êtes juste debout donc pas de quoi vous plaindre, en plus vous êtes plutôt maître de la situation ! Il vous suffira de baisser les yeux pour avoir une jolie vue ... En résumé c’est une position assez étrange, compliquée à réaliser, dangereuse mais originale et fun donc bon courage à vous ! •

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La pornographe d’Xpression


Culture La citation du mois :

«Il n’est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art.» Charles Baudelaire. Le spleen de Paris

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Culture Culture

La servante écarlate :

La servante qui faisait couler de l’encre rouge.

E

n 1985, Margaret Atwood publie « La Servante Ecarlate » l’une des dystopies les plus glaçantes qui existe. Trente ans plus tard, alors que ses ventes explosent suite à l’élection du Président Donald Trump, Margaret Atwood se confie au Guardian : « Je m’étais fixé une règle : je n’inclurais rien que l’humanité n’ait pas déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n’existerait pas déjà. »

« Je m’étais fixé une règle : je n’inclurais rien que l’humanité n’ait pas déjà fait ailleurs ou à une autre époque (…). » Pour ceux qui n’auraient pas (encore !) lu ce livre (que je recommande) ou qui ne se seraient pas penchés sur la très bonne adaptation en série sortie un peu plus tôt cette année, le pitch est simple : dans un futur plus ou moins proche (le flou laissé sur ce point est particulièrement perturbant), l’Ordre a été restauré. Notre société, mise à genoux par une infertilité croissante et un extrémisme religieux, est régie par l’oppression. Afin de protéger les femmes encore fertiles, la maternité n’est autorisée qu’à une caste, les Servantes, vêtues de rouge et dont on ne doit jamais voir le visage. Le livre tire son titre d’un témoignage laissé par si ce n’est une, au moins la servante écarlate, semblable à toutes les autres.

Alors pourquoi défrayer à ce point la chronique ? Peut-être parce qu’Atwood évoque déjà la montée d’un Etat Islamique, suivi de la mise en place d’un état d’urgence et de la privation des femmes de leurs droits. Vous voyez où je veux en venir maintenant ? C’est pourtant le cas de nombreuses Américain(e)s. Comme l’explique si bien la narratrice, «Defred» (renommée par le suffixe possessif « de » et « Fred », son « Commandant » censé l’engrosser lors de leurs relations sexuelles mensuelles codifiées), il n’y a pas eu d’émeutes. D’abord on leur a interdit l’accès à certains lieux publics. Puis à certains métiers, à un compte en banque (droit acquis il y a cinquante ans seulement)... Et de fil en aiguille, femmes et enfants ont été parquées, envoyées dans des colonies selon leur probabilité de procréer. Mais le livre, dont la plume a su me séduire plus que de raison, ne traite pas seulement de la place des femmes dans la société mais aussi de la prise du pouvoir, de la chute de la liberté, de la relation que l’on peut avoir par rapport à une dictature, et une interprétation possible de la Bible, omniprésente dans l’œuvre.

This is not ordinary 27


Culture

: un conte, vraiment ? Evoquons le parallèle intéressant entre livre et série. Réalisée par Hulu, cette dernière est d’une incroyable qualité. Pour le m o - ment composée d’une unique saison (la deuxième étant dans les tuyaux) de dix épisodes chocs, la série a surpris par sa manière de crever l’écran alors que personne ne s’y attendait. Evitant l’écueil du point de vue unique de « Defred », la série va presque plus loin que l’écrit de 1985, mettant en lumière la place de la lecture, de la télévision et même de l’alcool dans notre société. Il s’agit d’une véritable critique, qui s’étend, sans trop spoiler, jusqu’à l’homophobie. Il faut toutefois rester objectif et j’ai quelques petites choses à reprocher à l’adaptation. Ce n’est pas pour râler en tant que grande lectrice aux désirs inassouvis, mais plutôt pour mettre en exergue ce que la série a délibérément choisi de passer sous silence, et justement, se demander pourquoi de tels choix scénaristiques. Certains choix d’acteurs semblent un peu « à côté » (le Commandant et sa femme ne sont pas censés ressembler à des mannequins par exemple), et certaines scènes, notamment en fin de série, sont teintées d’un certain côté ‘bad-ass’ qui n’existe pas dans le livre. En parlant de ce dernier, la fin n’est pas non plus retranscrite de la même manière : tout l’épilogue

a été coupé, certainement pour permettre à la série d’embrayer sur une saison 2, qui me laisse perplexe. J’espère que le propos sera toujours aussi pertinent et que la suite ne sera pas imaginée seulement pour surfer sur la vague de buzz qu’a su créer la série. Car c’est justement pour ça que j’ai aimé découvrir cet univers par le biais du roman d’abord : il se livre totalement à nous, quel que soit notre avis sur la question. Même si l’on voudrait agir, sauver les personnages, nous battre avec eux… même si l’on est persuadés que nous aurions fait les choses différemment et que nous, dans ce genre de situation, nous aurions bien agi… La Servante Ecarlate nous arrache justement ce confort que l’on s’octroie en tant que spectateur. Ne vous attendez pas à un univers vous confortant dans vos idéaux. La Servante Ecarlate vient vous chercher sur votre siège, vous regarde droit dans les yeux et vous pose presque la question « et vous, qu’auriez-vous fait ? ». Et la réponse est parfois surprenante…

Juliette Bernaz Prévost

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Culture

Le monde est not

Oublie la nature, explore ta ville ! Urbex ? Au début de l’été, je me disais que j’irais à la plage, que je prendrais des cours de japonais, que j’irais faire un tour à Londres. À la place, je me suis retrouvée à Paris (#pluie). J’irais même plus loin: on m’a traînée dans un abattoir désaffecté de la banlieue parisienne. Pas exactement ce que j’avais imaginé, mais finalement, c’était vraiment chouette. Bon, vous vous foutez probablement de mes vacances (normal), mais restez, c’était juste l’intro de cet article ! Car ce que j’ai fait, c’est de l’urbex, et ce de ça dont je veux vous parler – parce que c’est quand même plus intéressant que mes petites histoires. Contraction de urban et exploration, on peut traduire littéralement ce mot par « Exploration urbaine ». Selon Wiktionnaire le dictionnaire libre, il s’agit de l’ « exploration de lieux interdits ou difficiles d’accès », définition que je trouve relativement… pauvre, et simpliste. Faire de l’urbex, c’est explorer la ville et le paysage urbain d’une façon complètement différente ; faire de l’urbex, c’est découvrir – ou redécouvrir parfois – des lieux et des bâtiments abandonnés mais plein d’histoires et qui, pour certains d’entre eux, sont devenus le support d’expression de grapheurs décidément bien inspirés.

« Faire de l’urbex, c’est explorer la ville et le paysage urbain d’une façon complètement différente »

Faire de l’urbex, c’est parfois faire de la spéléologie urbaine, de l’escalade urbaine ou visiter des catacombes. Alors certes, il faut rester prudents : un bâtiment abandonné est souvent en ruine et les ruines ne sont pas connues pour leur solidité. De plus, si certains demandent d’abord l’autorisation, d’autres (et ce n’est pas une critique, je l’ai fait aussi…) s’introduisent plus ou moins illégalement sur des sites interdits d’accès ou privés – et là, on passe malheureusement dans la catégorie « effraction » –, ce qui peut être embêtant, surtout lorsque la police passe par là. Restez très prudents, discrets, méfiants, évitez de laisser trop de trace de votre passage et soyez respectueux du lieu que vous visiterez, car certains sont des vestiges de l’histoire. Il serait dommage de se faire attraper ou de détruire des endroits qui feront peut-être votre bonheur…


Culture

tre terrain de jeu Et à Grenoble ?

Le mot de la fin

À Grenoble et dans la région, il est évidemment possible de faire de l’urbex. Je ne prétendrai pas pouvoir vous donner les « bonnes adresses », parce que je n’en n’ai jamais fait ici, mais le site Urbexsession recense des sites d’exploration en France ainsi qu’en Europe et nous propose une petite histoire des lieux mentionés. Il serait apparemment possible d’explorer un ancien Zoo (le zoo Luciano Ponzetto) ! Cependant, ils ne communiquent pas tout le temps l’adresse exacte des lieux, pour des raisons de sécurité et déconseillent parfois vivement de ne pas explorer seul et par ses propres moyens. Mais après tout, je pense que chercher son prochain lieu d’exploration fait aussi partie du jeu dans l’urbex !

Je me répète, mais soyez prudents. Partez avec le bon matériel, surtout si vous faites ça la nuit. Si vous aimez la photo, vous trouverez surement votre bonheur en faisant de l’urbex et si vous n’en faites pas… c’est la même chose finalement. Certains ressentent de la tristesse face à ces lieux abandonnés, d’autres ont parfois peur (essayez de visiter un ancien hôpital la nuit et vous vous sentirez comme dans Outlast), d’autres encore sont tout simplement heureux d’explorer. Pour ma part, il y a toujours un peu d’inquiétude (pas envie de me faire attraper dans un lieu interdit d’accès…) sous la couche de curiosité et d’excitation mais croyez-moi, ça en vaut la peine.

Si vous voulez plutôt rester aux alentours de Grenoble, il est possible de trouver d’autres explorateurs assez facilement via le net.

Crédit photo : Thomas Maniaque

Emmanuelle Flahaut

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Culture A écouter cette semaine Dans cette chronique, je vous propose de partager un artiste, un album ou un morceau qui m’a particulièrement marqué. Le temps d’un verre, pour vous motiver à ouvrir vos bouquins, évacuer le stress d’une journée, rêvasser ou impressionner votre vieil oncle qui vous rebat les oreilles avec Led Zepplin, je vous donne de quoi alimenter votre playlist Deezer, Spotify ou votre mix-tape préférée. Mon morceau préféré : “One” de Metallica.

Mon album du moment : Can’t Buy A Thrill de Steely Dan

Mon artiste du moment : Machine Head

Mon morceau inavouable du moment : Complicated - Avril Lavigne

Auditeurs sachant écouter, pour cette première contribution, j’ai décidé de vous bousculer un peu. Fini les playlists de l’été, les guitares acoustiques, les “Summer Hot Hits” de Deezer.

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J

e vous propose de vous décrasser un peu le conduit auditif, de vous sortir de votre torpeur estivale, et de vous faire découvrir ou redécouvrir un groupe qui vous replongera dans vos années collège : Linkin Park Durement touché par la tragédie de ce mois de juillet, le groupe a produit quelques références du nu-metal des années 2000, comme Evanescence, Limp Bizkit ou (plus hard) Lacuna Coil à la même époque. Sous cette appellation un peu barbare se cache un genre extrêmement populaire qui a été la porte d’entrée de beaucoup vers un metal plus traditionnel. Les grands noms du nu-metal sont des groupes comme Korn ou Rage Against The Machine (qui eux ont directement hérité de la fusion).

Culture

-, le DJ, qui est l’auteur de la plupart des intro mythiques du groupe (In The End, What I’ve Done …). Prenez garde aux éléments récurrents des clips : des paysages dévastés où l’homme a tout détruit ou des endroits du quotidien transformés en prison: ils sont souvent des allégories de sentiments complexes (l’abandon, la dépression, la colère). On y voit aussi l’affrontement constant entre l’enfermement (Crawling) et l’échappée vers l’extérieur (In The End). C’est une composante forte chez Linkin Park. Si vous aimez, plongez un peu plus loin avec des titres énervés comme Faint ou Crawling (headbang assuré). A propos de cette dernière, gardez à l’esprit que ce morceau est fortement autobiographique ; Chester a lui-même connu un épisode d’abus sexuel qui l’a marqué à vie. Ne manquez pas Somewhere I Belong, qui est devenue terriblement prophétique et Papercut.

« N’ayez pas peur d’avoir 14 ans pendant cinq minutes »

Prenez quelques minutes pour réécouter Breaking The Habits, Crawling ou From The Inside qui sont des morceaux simples de composition mais très complets. Les plus exigeants d’entre vous regretteront les riffs un peu pauvres et les textes simples mais pour nombre, cela vous rappellera des souvenirs. Vous pourrez aussi apprécier la créativité de Chester Bennington dans les clips … et le look des années 2000. Notez que le clip de From The Inside a été dirigé par Joe Hahn - comme Breaking The Habits entre autres

Pour les plus rétifs ou les nouveaux venus aux guitares chaloupées et au chant puissant et juvénile du regretté Chester Bennington, commencez par l’incontournable Numb continuez avec In The End. Si ça ne prend toujours pas, persévérez par son remix en featuring avec Jay-Z “Numb (Encore)” et surtout, n’ayez pas peur d’avoir 14 ans pendant cinq minutes. Musicalement vôtre,

Clément Fréget

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Xpression sans pression Game of Thrones :

why the book is so much better than the TV show? (no spoiler) Everyone and their dog talks about the last season of Game of Thrones but how many people have read the thousands of pages written by George R. R. Martin ? Well I did and I feel the book is infinitely superior to the screen version, here’s why.

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irst, the story depicted in the book is way more developed, meaning we get to think about exquisitely intricated plots that the series just cannot render (because there is neither time nor budget to go in details). Thus, a few important characters lose a lot of their charisma or simply vanish in the show. It is focused on a few central characters, and the subplots are often ignored despite their huge potential. The TV series is filled with inconsistencies that George R. R. Martin would never overlook : timelines sometimes make no sense in the show with characters travelling at the speed of light. Unless you enjoy laughing at plotholes, go for the book ! Despite the often crude content of the show, the written version has a lot more freedom : you can depict anything in a book whereas some things cannot be shown on the screen (yes, there is even worse than what we get to see). Moreover, the book allows the reader to dive into the psychology of the characters which is a very interesting facet of the story that can hardly be conveyed by the show.

« One of the strengths of a book compared to a movie is the predominant place of the imagination of the reader. » One of the strengths of a book compared to a movie is the predominant place of the imagination of the reader. This is especially important for a fantasy novel filled with extraordinary creatures, magic and inspiring heroes. The show gives one true version of the events, one take on the characters which is very restrictive and often different from our personal take. Finally, the book will take you more time to finish, which is great because you’re going to have a lot of time to kill in a business school…•

Nicolas Cault

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Xpression sans pression La malédiction du vainqueur Un billet positif et enthousiaste pour bien démarrer l’année

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’enfer de la prépa est enfin terminé, vous avez intégré l’école de vos rêves (bon ok mais c’est déjà pas mal), vous vous apprêtez à croquer la vie (et pas que) à pleines dents. Et pourtant… La guerre est finie mais c’est un autre combat qui commence : cette fois votre ennemi n’est pas la surcharge de travail mais l’excès de temps libre, la routine qui s’installe, l’absurde qui guette. En refusant de khûber (ou de bikhârrer pour les plus chanceux), vous avez commis la pire des erreurs : vous vous êtes privé de but - c’est un peu comme si vous aviez décidé de supporter l’OM en ces périodes troubles. Plus de livres à lire, plus de cours à potasser ni de colles à préparer ; il ne vous reste plus qu’à actualiser sans cesse votre fil Facebook dans l’espoir futile qu’un ami vous offrira une contenance éphémère en vous taguant sur un meme peu original. Asphyxié par un confort jusqu’alors inconnu, vous oubliez de vivre et vous «contentez d’exister» pour reprendre la célèbre formule d’Oscar Wilde.

La malédiction du vainqueur est un phénomène économique qui se manifeste lors d’enchères avec information incomplète (c’est-à-dire que les offres sont secrètes) : le gagnant fait souvent une estimation trop élevée du bien qu’il convoite à cause de la concurrence qui le pousse à surenchérir pour l’emporter ; victoire à la Pyrrhus donc. Parce que vous avez fourni tant d’efforts pendant 2 ou 3 ans, vos attentes seront probablement déçues. Les cours ne vous stimuleront sans doute pas autant qu’en prépa et votre vie vous paraîtra peut-être fade. Mais tout espoir n’est pas perdu. La volonté de puissance, ce souffle vital qui nous anime et nous permet d’avancer, est toujours en vous ; elle est juste endormie.

« cette fo is votre e nnemi n’est pas la surcha rge de travail mais l’ex cès de temp s libre, la routine q ui s’install e, l’absurde qui guett e. » Après avoir publié un roman, Dostoïevski trouvait que la nouvelle sécurité financière dont il jouissait rendait l’acte de création superflu. Il amenait alors toutes ses économies au casino et jouait jusqu’à ce qu’il ait tout perdu. La misère retrouvée, il pouvait écrire à nouveau. Alors mettez-vous en danger, trouvez ce supplément d’énergie - de rage - indispensable à votre équilibre (sans patate on s’empâte), impliquez-vous à fond dans les projets que vous menez (même ces foutues GP…). Osez.

Nicolas Cault

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Xpression sans pression

The Last Of Us is the ga love video games, The Last Of Us is the game that will make you love video games, no matter what.

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here are only few times when a piece of art moves you so much that you need time to make your mind about it, even if you already know it has changed you in some way. For instance, I know that I understood what my music tastes were like when I listened to Metallica’s The Four Horsemen. When The Last Of Us (TLOU as we shall name it) was released in 2013, its producing studio Naughty Dog was already behind few games that broke the industry’s mold such as Crash Bandicoot on PS1, Jak and Daxter on PS2 and Uncharted on PS3 and PS4.

Each generation of console has had its Naughty Dog’s marvel, masterpieces crafted with passion and talent by its makers.

« Let’s call it what it is : a beautiful, breathtaking, and terrifying adventure. » As the PS3 was progressively making way for its soon to be released little sister, Naughty Dog decided to hand Sony a final touch, a way for its long lasting and acclaimed console to pay a final tribute to millions of players who spent hours heating up their black monolith.

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The game is set in the US, 20 years after the vast majority of the population was infected by the Cordyceps virus. This virus actually exists, it is an infectious fungi (mushroom) that normally attacks ants and other small insects. The fungi will first cripple the brain and grow inside its hosts, progressively killing it. The fungi can grow up for three weeks and spread spores that are airborne. In The Last Of Us, the virus has spread amongst humans. Any bitten human will be infected, starting from dementia to its final form, the Clicker, whose face and body is entirely covered by the fungi.


Xpression sans pression

ame that will make you , no matter what. The players embodies Joel, designed to convey a little girl, Ellie, through the United States looking for scientists. As a matter of fact, Ellie seems to hold in her the cure to the virus as she has been bitten but has not developed the symptoms. There is not a single thing you need to know to rush on the game to try it for yourself. It is called a “Third Person Action Game”, but, for one time, leave to specialists and nerds their own terms to call it what it is : a beautiful, breathtaking, and terrifying adventure. Between moments of grace, sadness, horror and hope, you will spend the best 20 to 30 hours or so of your life. This game will make you sweat, laugh and cry. You will surprise yourself stop breathing when Clickers will be lurking around. You will probably yell and grunt when defending yourself against looters, smiling and feeling actually relieved when seeing the sun. You will be genuinely afraid of the dark, and, at some times, you’ll ask yourself if you have what it takes to go on. There will always be a reward, though. A sunset, wildlife, or just a pure moment of relief. You might just stop to notice and appreciate Gustavo Santolalla’s OST which is to me the most beautiful theme ever created for a video game (Mass Effect’s OST coming right after). Prepare to feel bounded to Ellie, to fear for her life, and to feel responsible for her even if she will prove she can take care of herself countless times. Whatever you might think of video games, if you are new to the genre or a veteran (but if you are I bet you already played it 20 times), TLOU is a must-have, a cornerstone of your video game culture and you general knowledge. Many years from now, when video games will be part of our life as a highly-consumed art, when it will have replaced topics learned in school, when no kid will be brought to this world without having completed the whole Metal Gear series, you will be able to say that you knew and played one of the games that started it. And that’s worth 30 hours of your time.

Clément Fréget

C-

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LEs JEUx DU MOIS Retrouve les mots ci-dessous dans la grille

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Xpression sans pression Toujours dans les classiques avec un sudoku moyen Ă gauche et difficile Ă  droite

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L'horosco Découvrez ce que

Chapeau

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Le WEI t’a épuisé mais ce n’est pas une raison pour rater les cours ! Op op op ce n’est pas comme ça que tu vas valider ton module de MQAD ! Les astres me confient que tu es atteint de ce qu’on appelle la flemme de rentrée ... Un conseil : met toi vite au boulot avant que tout tes groupes de travail ne te détestent !

Les planètes te reservent beaucoup de surprises ce mois-ci! Côté santé vous êtes en pleine forme, un peu trop même: ne faudrait il pas limiter les soirées gémiennes, votre foie me remerciera ! Néanmoins, coté finance le moral est au beau fixe, des difficultés vous obligent à resserer la ceinture !

Vous vous sentez coupable, libérez vous et dites toute la vérité, rien que la vérité ! Vous vous sentirez beaucoup plus léger ... Côté coeur c’est pas la fête du slip, vous n’avez plus de nouvelle de votre target, peut être lui avez-vous fait peur, plus de délicatesse - BORDEL

Vous êtes surmenés cela ne peut plus durer, vous courrez droit vers le burn out ! Accordez vous quelques instant de paix et de silence, votre acharnement au travail et votre gentillesse vous conduisent droit dans le mur ... Allez rendre visite à un lion il vous paiera une bonne bouffe pour vous permettre de décompresser.

La gourmandise est un vilain défaut ! Il va falloit se calmer sur les sucreries et passer au sport ! L’alignement des planètes augmente votre envie de manger ! Soyez fort mentalement, vénus vous remerciera ! Côté coeur le moral est au beau fixe, c’est peut être la raison pour laquelle vous enchainez les tacos !

C’est le mois de tout les succès ! Tu réussis tout ce que tu entreprends, tes projets sont une réussite ! Attention à ne pas prendre la grosse tête, certains trouvent déjà que tes chevilles ont enflé ... Tu te la pète scorpion c’est pas possible, redescend sur terre et plus vite que ça !


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ope du gemien les astres vous reservent !

Beaucoup de poids sur vos épaules ce semestre mais les planètes sont avec vous et vous donnent la force de mener à bien tout vos projets ! Néamoins ce n’est pas la peine de stresser , votre panique augmente votre taux de flatulence noséabonde ! Tout le GEM est infesté par votre faute ! Relax Max !

La coloc ne se passe pas aussi bien que vous l’espériez, peut être serait il judicieux d’éviter les reveils musicaux alors que votre coloc dort encore ... Il est encore temps de vous rattraper et de lui concocter un petit plat maison, ca fait toujours plaisir !

Des projets pleins la tête mais il est temps de passer à l’action ! On a rien sans rien donc il est temps d’agir et de se mettre au boulot ! Si vous êtes du premier décan vous êtes plus motivés que jamais, pour les autres décans ma boule de cristal est en panne, désolé ...

De belles choppes en perspective , mais pas de quoi en faire un fromage ! Un peu de modestie n’a jamais tué personne enfin surtout que ton niveau d’alcoolmémie t’a pas mal aidé à prendre confiance en toi, avoue !

Des gaffes, des gaffes , vous enchainez les gaffes. Rien ne va plus vous êtes excessivement maladroit ! On se ressaisit cancer et on arrêter les conneries, pas la peine de raconter à tout le monde comment s’est terminé ta dernière SAT ce n’est pas très glorieux ...

Beaucoup trop de nuits blanches, ce n’est plus des cernes que vous avez mais des valises, accordez vous une bonne nuit de sommeil ! En plus de ça vous décrochez complétement au niveau des cours, pourtant ce n’est que le début ...

Madame Xirma

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Ne pas jeter sur la voie publique

Giw 72 - octobre  
Giw 72 - octobre  
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