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Edito Chers lecteurs, à période spéciale, numéro spécial Le Gem In Way se dédouble pour cette période festive, que les GEMiens ont vécu entre La Bastille pour la dernière SAT de l’année, l’auditorium pour la session des partiels de décembre - ou de janvier pour les 1A qui connaissent le véritable bonheur de passer leurs vacances dans l’attente d’examens -. Notre point commun à tous : à l’heure où vous lirez ces lignes, nous ne pouvons plus rien y changer, pas même la feuille de consigne pour les English Track qui réussissait l’exploit de cumuler deux fautes grossières en une seule phrase. Shakespeare does not likes this. Pour aborder la rentrée, le Gem In Way vous propose un panorama des grands évènements qui ont agité GEM ces derniers mois, un billet d’humeur sur la crise des migrants, et, comme à son habitude, une plongée rafraîchissante dans tout ce qui fait la pop culture d’aujourd’hui : du cinéma, de la musique, et de l’automobile. Enfin, pour ne pas vous laisser sans une petite dose de rêve, une étincelle de désir coupable, une mignardise presque aussi égoïste que le toast de saumon fumé que vous avez piqué à votre grande tante la semaine dernière pendant le réveillon de Noël pendant qu’elle s’était paisiblement endormie après sa troisième coupe de champagne (alors que vous savez que c’est la seule chose que cette pauvre dame peut mâcher bande de salopards sans cœur), nous avons choisi de partager avec vous ce que nous ferions avec 100 millions d’euro. Puisque nous sommes en école de commerce il me semblait assez clair que le véritable titre aurait dû être « Quand j’aurai 100 millions » mais ce projet n’a jamais franchi mon disque dur. Allez savoir. Sur ce, j’espère que vous n’avez pris aucune bonne résolution, que vous sentez encore un peu l’alcool quand vous bâillez et que vos deux réveillons furent des moments bons avant d’être des bons moments. Clément Fréget

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Rédaction du Gem In Way Journal étudiant de GEM Publication Xpression Contact xpression@grenoble-em.com Rédacteurs en chef Emmanuelle Flahaut Clément Fréget Rédacteurs Juliette Bernaz Prévost Nicolas Cault Benjamin Naf Antoine Hébert Marie Bonnefond Nicolas Wattel Joseph Marmey Responsable Maquette Clara Laugner Maquettistes Roxanne Schwab Nicolas Watel Rim El Atrassi Imane Ramli Solenn Berthelot Photos non contractuelles


Sommaire La vie de l'école Survivre sans savoir skier à Grenoble........p.3-4 Chronique d’un étudiant en transco ..........P.5 La citation du mois ......................................P.6 Interview Agnès Lopez Alumni .................P.7-8 Les 9ème listes entre mythes et réalité...P.9-10

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ASSOS La grande histoire des logos d’asso.......P.13-18 GEM ONU : Demographie et porno.......P.19-20 GED : Wauquiez - Le Pen.......................P.21-22 IMPACT : Noël responsable...................P.23-24 GED : Tout va bien .....................................P.25 Billet d'humeur

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La crise des migrants .............................P.26 CULTURE

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A écouter ce mois-ci.........................P.27-28 De l’art ou du bifton ...............................P.29 Les films d’horreur banals.......................P.30 La Carrera GT ....................................P.31-32 Si j'avais 100 millions Money, get away................................P.33-34 Ce que je ferai de 100 millions............P.35-36 Un garage à 100 millions ...................P.37-38 Que faire avec 100 millions ?..................P.39 Comment frauder le fisc en 5 étapes.......P.40 Horoscope.........................................P.39.40 HS

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Feminisme : Et les hommes alors ?...........P.41 Le jeu du mois .......................................P.42 Origine de Dan Brown ......................P.43-44 Horoscope.........................................P.45-46

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Ecole

Peut-on survivre sans savoir skier à Grenoble ?

Vous les voyez, ils sont partout, ils débarquent en tenue de ski en audito ou avec leur snowboard sur l’épaule dans le tram. Ils sont complètement hystériques à l’idée de se mettre des bouts de bois au bout des pieds pour descendre une pente couverte de neige et vous vous demandez sérieusement pourquoi vous êtes le seul à trouver ça bizarre.

Mais rassure-toi, tu n’es pas seul ! Les 3 types de skieurs que tu vas croiser à GEM : Le mec qui est venu à GEM uniquement pour la montagne : Comment le reconnaitre ? Il entre en classe, pose ses skis et ses boots dans le coin au fond de la salle de TD, puis s’assoit en regardant le massif des Chartreuses d’un air rêveur. Sa phrase fétiche : « mate comment il neige sur Belledonne, doit y’avoir masse de puff aux 2 Alpes ».

Le débutant : Il n’a jamais skié de sa vie, ou à la limite une fois en classe de neige de 3e. Autant dire qu’il part de zéro et qu’il n’est pas très serein quand il pense à sa première sortie sur les pistes. Il s’est déjà imaginé prendre des cours avec un vieux moniteur pendant que ses potes iraient tâter les pistes noires et ça le déprime complètement. Quand il a vu qu’il y avait des cours de ski gratuits à la Folie Douce, il a dit à tout le monde qu’il y allait avant de trouver une excuse bidon pour repousser le moment fatidique de cette galère qu’est apprendre à skier. Sa phrase fétiche : « Mec tu penses qu’il vaut mieux commencer par le ski ou par le snow ? »

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Ecole L’escroc : Identique à s’y méprendre au mec venu à GEM uniquement pour la montagne. Il a acheté une paire de ski à 600€ à la B.A.S, il te rabâche sa dernière sortie ski à Courchevel tous les jours et il regarde des vidéos de snow amateur sur YouTube pendant les cours. Et c’est au moment de monter sur les pistes que vous vous rendez compte de l’imposture, il se casse la gueule toutes les 2 minutes et finira par abandonner pour aller au bar ou faire une sieste au chalet. Vous le reconnaitrez facilement quand, un jour, il finira par oublier ses skis tout en prenant 10kg de fromage à raclette dans son sac pour Chamrousse. Sa phrase fétiche : « Pas grave les gars je reste au chalet et je prépare la raclette de ce soir »

Antoine Hébert

Bonus : Le point S Le point S ou point Ski est la durée qu’une conversation met en moyenne avant d’aborder le thème du ski et/ou de la montagne. Lors d’une conversation avec des grenoblois ou des savoyards il est compris entre 2 et 5 minutes. Avec des gémiens environ 10 minutes. Insupportable quand on a aucun intérêt pour le ski de près ou de loin. Alors que tu sois confirmé, débutant ou un escroc qui passe plus de temps autour d’une fondue que sur les pistes, ne t’en fais pas il y en a pour tous les goûts et tu peux toujours être le préposé aux raclettes ! •

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Ecole

Chronique d’un étudiant en transco – partie III

Finalement que penser de la Chine et des Chinois ? epuis le début de cette chronique, il reste encore un sujet sur lequel j’ai peu parlé : la vie au milieu des chinois. Est-ce que tous les clichés que l’on entend sur eux sont vrais ? Tout d’abord, la propreté. C’est un sujet assez délicat. Si vous venez en Chine vous trouverez obligatoirement ses habitants malpolis, sales et désobligeants, qui vont cracher, et vous bousculer.

D

N’oublions pas qu’il s’agit d’un pays très différent du nôtre. Il y a un fort décalage de culture et de valeurs, il faut prendre un peu de recul De plus, les nouvelles générations tendent à être beaucoup plus respectueuses. Et sur ces sujets-là, le pays fait des efforts incroyables. Lorsque par exemple le gouvernement décide qu’un endroit doit être soigné, vous pouvez vous assurer qu’il le sera. J’exagère à peine en disant que les lieux les plus touristiques accueillent au moins 5 balayeurs au mètre carré. Shanghai par exemple peut se révéler incroyablement bien entretenue. Les endroits que j’ai pu visiter étaient même souvent plus agréables (en termes de propreté et de politesse) que Paris. Je me suis même fait réprimander par un policier pour avoir tenté de traverser une rue au feu rouge, c’est-dire !

«Je ne saurais que trop recommander de partir en Chine» Un second trait marquant des chinois est leur amour pour le commerce et celui de la négociation. C’est peut être une des parties les plus amusantes de ce séjour. La Chine est le pays de la négociation et dès que le montant n’est pas affiché, vous pouvez y aller. Il faut savoir qu’un occidental est un porte-monnaie ambulant pour eux et que les prix demandés sont systématiquement plus élevés que d’ordinaire, c’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à demander une première offre très bas (au moins moitié moins cher). Malgré cela on se retrouve souvent à payer une somme surévaluée. Il n’empêche !

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Quelle satisfaction, après avoir vaillamment bataillé pour descendre le tarif du taxi qui nous ramène de boite de 30 yuans (à peine 4 euros en réalité). Par contre la barrière de la langue, et le fait que la majorité des chinois ne baragouinent même pas quelques mots d’anglais rend l’expérience ardue. Sortez-alors vos calculatrices. Pour conclure je ne saurais que trop vous recommander de partir en Chine. La nourriture est délicieuse, et variée. Le coût de la vie dérisoire. Et il y a tant de choses à voir. Il faut juste se forcer et ne pas s’arrêter aux premières impressions souvent perturbantes. •

Benjamin Naf


Ecole La citation du mois :

«Le voyageur est celui qui se donne le temps de la rencontre et de l’échange» Fréderic Lecloux

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Ecole

En collaboration avec le Career center

Interview Agnès Lopez

Une passion : le digital. Un challenge : se lancer comme freelance webmarketing e m’appelle Agnès LOPEZ. 45 ans. Maman d’une petit choupette et Grenobloise depuis toujours et pour toujours !

J

J’aime le sport, la nature, et plus particulièrement la montagne – dans tous ses états. Je suis fan de ma famille de mes amies et du cinéma ; j’aime bouquiner et je suis accro à mon téléphone, aux réseaux sociaux et à tout ce qui touche au digital – notamment le webmarketing ! Diplômée en 1992 d’une licence LEA – anglais allemand option néerlandais – mon parcours a été un peu mouvementé jusqu’à mon arrivée à HP en intérim où j’ai découvert internet. J’ai alors suivi une formation d’infographiste développeur multimédia à ARIES en 2000, j’ai travaillé en agence de communication, puis je suis entrée chez ARaymond en tant que webmaster en 2003. J’ai alors été successivement chef de projet, co-responsable communication externe, responsable communication business et finalement en 2014 j’ai été nommée Responsable Communication Digitale du groupe. Le digital est alors devenu plus que jamais une passion ; le webmarketing une révélation ! J’ai alors décidé de me remettre aux études afin de compléter mon expérience, mes compétences et mon expertise acquises en interne. Le choix de GEM m’a semblé une évidence : école prestigieuse, établissement Grenoblois et diplôme en anglais et correspondant parfaitement à mes attentes. J’ai ainsi obtenu avec succès en 2016 mon « mastère spécialisé - Digital Business Strategy – GEM ». Je suis ravie de cette expérience ! Ravie de l’ambiance ! Ravie de tout ! Ce retour aux études a été un vrai déclic. J’ai compris ce que je voulais faire. Je voulais voler de mes propres ailes et voulait travailler exclusivement dans le webmarketing ; et plus uniquement dans un seul domaine mais pouvoir proposer mes services à tout secteur, à toute industrie ! Il est vrai que la décision n’a pas été facile car ARaymond est une formidable entreprise, mais je n’ai eu aucun regret ; Il était temps de partir je crois !

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Je pense qu’il est important avant d’aller plus loin de différencier digital et webmarketing. Aujourd’hui on utilise le mot digital pour tout ou presque. Alors que ce terme a sa propre définition. Le digital pour faire court représente toutes les actions liées au numérique qui peuvent être mises en place avec pour but final l’amélioration de l’expérience client et donc la satisfaction client. Cela passe par l’aspect technologique mais aussi commercial et marketing ; en fait cela touche tous les services, d’une manière ou d’une autre. Le digital est avant tout un changement d’état d’esprit, d’organisation, de management, de fonctionnement… c’est pourquoi on parle de transformation digitale. Le sujet est très vaste. Le webmarketing représente toutes les techniques marketing et publicitaires disponibles sur la toile. Il n’est qu’un composant du digital. Il est indissociable de la communication et du marketing traditionnel. Le webmarketing est aujourd’hui un élément indispensable pour développer la visibilité d’une entreprise et améliorer sa relation clients avec pour but final la fidélisation de ces derniers. Au travers d’All4WebMarketing j’accompagne mes clients dans le digital, plus précisément en webmarketing. Cela va de la définition de leur stratégie digitale, à la mise en place et gestion de leurs réseaux sociaux, en passant par la création et l’optimisation/ référencement de leur site internet. En effet, aujourd’hui toute entreprise se doit d’avoir au moins un site internet et d’être présent sur les réseaux sociaux. Mais tous les réseaux sociaux ne sont pas adaptés à toutes les entreprises et on ne communique pas de la même manière sur tous les réseaux sociaux. Je tâche alors de bien prendre en compte qui sont mes clients et quels sont leurs besoins. J’adapte ma proposition à leurs besoins et leur ressources (financières et humaines). En effet, une stratégie digitale ne sera pas la même pour un petit commerçant que pour une PME de 100 personnes. Les besoins ne sont pas les mêmes.


Le contexte et la sensibilitÊ web non plus. Il est très important que mes clients comprennent les enjeux stratÊgiques du digital, son importance et surtout quels sont ses bÊnÊfices. En France il reste un grand chantier en termes de pÊdagogie pour tout ce qui concerne le digital. Le mot est très souvent prononcÊ mais beaucoup ne savent pas à quoi il correspond. Il en va de même pour le webmarketing. Et pourtant le digital est devenu un incontournable pour tout business ! Il est indispensable que les entreprises – TPE et PME compris - comprennent que le digital touche tous les services – comme mentionnÊ plus haut – et non pas seulement la communication, le marketing ou l’IT. Une fois de plus, c’est un vÊritable changement d’Êtat d’esprit.

Qu’est-ce qui vous a poussĂŠe vers le domaine du digital ? Et pourquoi vous ĂŞtre lancĂŠe en freelance ? J’ai toujours ĂŠtĂŠ passionnĂŠe par la communication et donc très naturellement j’ai ĂŠtĂŠ vite passionnĂŠ par le web, le digital. Je pense aussi avoir un petit cĂ´tĂŠ geek en moi đ&#x;˜Š – j’ai toujours ĂŠtĂŠ sensible Ă l’informatique – et les quelques annĂŠes oĂš j’ai eu l’occasion de faire du dĂŠveloppement web en agence n’ont fait que renforcer ce cĂ´tĂŠ. J’aime ce cĂ´tĂŠ dynamique du digital, ces innovations incessantes, tous ces moyens de communication, de partage‌ cette notion d’immĂŠdiatetÊ‌ de frĂŠnĂŠsie‌ toutes ces informations Ă  disposition‌ ce changement radical dans l’organisation et le fonctionnement des entreprises‌ de la sociĂŠtĂŠ ‌ mais j’aime aussi Ă  penser aux cadres qui doivent ĂŞtre dĂŠfinis, aux limites qui ne devraient pas ĂŞtre franchies‌ Le Digital est un challenge en soi ! Un vrai dĂŠfi ! Si aujourd’hui je me lance en freelance c’est que j’ai travaillĂŠ en entreprise pendant 20 ans et aujourd’hui je souhaite travailler pour les entreprises et mettre Ă  leur profit toutes mes compĂŠtences et mon expĂŠrience.

Freelance c’est la libertÊ, la variÊtÊ et beaucoup de travail. Freelance c’est aussi la possibilitÊ de s’impliquer dans sa ville en proposant conseils, services et formations à l’ensemble des commerçants. Et ce volet là me tient particulièrement à cœur.

Si vous deviez recruter quelqu’un, quelles compÊtences et/ou qualitÊs rechercheriez-vous chez les postulants ? Si un jour je devais recruter quelqu’un ce serait une personne passionnÊe par le digital, compÊtente en communication, qui sait Êcrire en français et en anglais, rÊactive, organisÊe, bilingue anglais, ouverte d’esprit, souriante, autonome mais avec un esprit d’Êquipe. Je privilÊgierai la motivation, le bon esprit et l’expÊrience aux diplômes. •

Le digital est avant tout un changement d’Êtat d’esprit, d’organisation, de management, de fonctionnement‌ c’est pourquoi on parle de transformation digitale. Etre en freelance permet aussi de gÊrer son activitÊ comme on le souhaite et surtout cela permet de dÊcouvrir de nouveaux clients aussi passionnants les uns que les autres, venant tous de domaines diffÊrents.

Propos recueillis par Marie Bonnefond

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Ecole Les 9èmes listes entre mythe et réalité Une tradition sous le sceau du secret Dans la guerre pour le shotgun à Grenoble, les plus redoutables rallyes sont poursuivis par les inspecteurs de la 9ème liste, … voici leur histoire Dong Dong. Pour le respect de l’anonymat du président de la 9ème liste nous l’appellerons Michel.

Une première question qui est pourtant nécessaire Etes-vous déçu ? Oui nous sommes un peu déçus, nous aurions voulu vivre l’aventure et continuer à faire avancer le projet, mais nous avons aussi l’avantage de ne pas avoir de contraintes juridiques et de pouvoir mettre l’ambiance sans être en déficit. Qu’est ce qui selon vous n’a pas fonctionné ? Je pense que nous étions trop désorganisés, et pour se déplacer en ville, nous étions à pied et en vélo ce qui nous a ralenti dans la recherche des indices. Enfin, auriez-vous des conseils à la fois pour la prochaine 9ème liste et pour éviter d’être 9ème ? Alors pour toutes les listes candidates : trouver des vélos/scooters et faites des équipes réparties dans toute la ville. Pour la future 9ème liste, ayez un thème vraiment stylé avec des bons chants contre les 8 premières listes. Faites-vous une bonne identité avec des signes distinctifs puissants que vous n’hésiterez pas à arborer avec fierté. N’hésitez pas non plus à foutre un gros bordel. Il faut montrer que vous auriez pu être le meilleur BDE. Maintenant une partie plus fun : Parlez nous un peu de votre thème? Notre thème est assez puissant, nous aurions été un BDE assez guerrier, nous sommes les Wine Walkers, l’alliance parfaite entre le vin et la glace, la puissance et la beauté.

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Allez-vous faire une vidéo de dévoilement de liste ? M. Alors oui elle est actuellement en cours de production, mais nous avons choisi de respecter notre charte (toujours arriver en retard comme pour le shotgun) de la dévoiler en retard.

Que comptez-vous faire en tant que 9ème liste ? Nous allons essayer d’organiser des soirées au sein de la liste, peut-être des préchauffes d’OB, nous allons avoir notre propre bus pour l’OB de dévoilement. Et surtout on veut foutre le bordel, se faire remarquer en tant que 9ème liste Et avec la 9ème liste de l’année dernière allez-vous organiser des évènements ? Oui j’ai contacté le président de la 9ème liste de l’année dernière on va essayer de se faire des préchauffes le mardi avant le dom, des rallyes … Alors la tradition parmi les 9èmes listes c’est que vous n’avez pas besoin d’avoir des vrais pôles, pourriez-vous nous donner des exemples de pôles que vous arborerez ? Alors nous avons pas mal de pôles différents, le premier pôle qui existait depuis le début et qui correspondait au TB c’était le « Pôle intimidation »


Ecole

sinon depuis le shotgun nous avons eu l’idée du « Pôle Dance », du « Pôle repérage de femme » qui va plus ou moins avec le « Pôle tchatcheur » et enfin le « Pôle iakov »

fait plaisir c’est que tous le monde nous dit qu’ils auraient aimé qu’on réussisse le shotgun parcequ’on avait un thème et un logo fou.

Votre personnage sur Admis GEM s’appelle Luke WineWalkers allez vous faire des rapprochements avec les films de Georges Lucas ? Ce n’est pas notre volonté, on ne va pas arriver en OB avec des sabres laser, on voulait juste avoir un nom qui soit sympa et qui parle, nous avons hésité longuement avec Wayne Walkers mais nous avons choisit Luc finalement.

Voilà c’est la fin de cet interview, auriez-vous un mot de la fin pour nos chers lecteurs ? Si vous êtes au courant d’une liste qui en aurait marre de lister et qui veut bien donner sa place n’hésitez pas à nous contacter.

Pensez-vous que vous auriez fait un bon BDE ? En parlant du shotgun, avez-vous eut des déser- Non seulement un bon BDE, mais le meilleur BDE teurs depuis ? de l’histoire de GEM, et de toutes Pas du tout, depuis que le shot- «Du vin et du froid les écoles de commerce ! Tout gun est passé 2 jeunes femmes d’abord parce que nos pôles sont nous ont rejoint dans l’aventure arrivent sur GEM» oufs et qu’ils auraient permis une 9ème liste pour s’amuser et sans gestion efficiente de l’asso, mais contraintes, nous remercions d’ailleurs le pôle repéaussi parce que notre thème, nos idées … tout était rage de femme qui a très bien joué son rôle. super sympa.

Mais attendez vous voulez voir un de nos chants ?

Eh bien écoutez pourquoi pas. Alors notre premier chant est sur l’air de L’aventurier d’Indochine Quand soudain surgit dans l’hiver La neuvième liste, on en est fier ! Wine Walkers, la meilleure liste On fait la teuf, et on vous fist !!!

Enfin, parmi les 8 listes en lice pour le titre y-a-t-il un thème qui vous plait ? Alors personnellement j’aime bien les Alkatrash avec le thème de la prison, mais j’attends de voir ce qu’ils vont faire avec les différents rallyes. Enfin, une dernière série. Saviez-vous qu’il y avait un shotgun quand vous avez acheté votre carte cotisante ? Alors nous le savions, moi je ne l’ai pas prise mais oui on savait. Certains l’ont prise, et ont été très déçu mais ce sont les règles du shotgun, nous les connaissions et nous n’avons pas réussi. Mais ce qui nous

Et en voici un autre: Wine Walkers partout on bouge partout on boit Les huit listes sous le vin on les noiera Et leurs soirées quelles qu’elles soient on les squattera Du Vin, de la Bière et encore même de la Vodka On s’enjaille mais surtout au pôle Starkfoullah Maintenant on va vous faire kiffer. •

Merci pour cet interview et continuez à ambiancer GEM.

N.W

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Agence BNP PARIBAS Europole (en face de GEM) 25/27 rue Pierre Sémard. 38000 Grenoble

Karim EL GUELTA 04 38 21 00 01 / 06 64 01 32 79 karim.el-guelta@bnpparibas.com

Océane VIARD 04 38 21 02 03 oceane.viard@bnpparibas.com


Asso La grande histoire des logos d'asso Les assos de GEM font tout leur possible pour paraître pro. Mais l’histoire des logos cache bien des surprises... qui auraient dû rester dans le passé

LE BDS Le BDS est depuis 12 ans fidèle à son Super Dupont, emprunté à Gotlib. L’esprit franchouillard et saucisson représentant du (s)porc ne saurait trouver un meilleure ambassadeur.

PLANETES Le logo de Planètes n’a que très peu changé depuis de nombreuses années. Il s’agit toujours de la représentation épurée d’une planète et de son satellite. Tout au plus la mention de l’asso a été descendue.

ALTIGLISS Avant de devenir l’asso ultra professionnelle qu’on connaît aujourd’hui, le logo d’Altigliss est passée par des phases plus artisanales.

2010

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2008

2013

2005

2012

2008

2015


Asso AMD

Avant 2015

2015

Une charmante petite salamandre a longtemps représenté l’asso, avant d’être remplacée par un logo aux lettre imbriquées

ALOHA 2004

L’asso d’accueil des étudiants étrangers tire son nom du mot hawaien le plus connu, et son logo évoque logiquement des colliers de fleurs que les Hawaiens offrent aux visiteurs. Un globe terrestre pour l’international à la place du «O» complète le logo d’Aloha.

2008

2015

2013

2016

GEM FINANCE SOCIETY

2012

2011

2007

GEM Finance Society s’est d’abord appelé Traders, puis BIG (Business-Investment-Geopolitics). Un logo d’initié, référence directe au taureau et à l’ours, propre au monde de la finance et bien connus des investisseurs financiers.

2010

2014

2015

2017

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Asso ENJEU

L’asso qui a été créée sous l’appellation OnGame a bénéficié d’une astucieuse frenchisation pour devenir Enjeu. Une asso qui a beaucoup hésité sur son logo, avant de finalement se décider pour un cube fait à partir du «E» jaune.

GEM EN DEBAT GEM en Débat, après avoir pris son indépendance d’Xpressionpour devenir une asso à part entière, choisit un logo rouge et blanc. Le logo actuel, sobre et élégant, est basé sur un phylatère, idéal pour porter la voix des débats au sein de GEM.

2006

2010

2009

2008

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2008

2013

2015

2017

GEM STORE Un logo d’apparence profesionnelle pour la boutique de l’école, de forme hexagonale dans sa dernière version. On apprécie l’évolution.

HUB

2013

2008

Auparavant dénommé L’Espace, le logo du HUB symbolise justement un hub stylisé, point central de rencontre. 2014

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2015


Asso ICO Le précedent d’ICO (Ici Commence l’Océan) mettait astucieusement à profit les drapeaux du code international de communication maritime. Après une phase plutôt abstraite, le logo utilise aujourd’hui des symboles propres à l’asso : la bouée, la voile et les rames.

2006

2010

2008

2012

IMPACT Le logo de Dolce Vita montrait un homme épanoui qui trouve un équilibre entre la vie urbaine et la nature. Le nouveau logo d’Impact met graphiquement en avant la deuxième partie du nom «Act» pour faire passer clairement le message: pas d’impact sans actes. En d’autres termes, «Impact on passe à l’acte».

Avant 2014

JAI

2004

Le logo constant dans le temps, deux carrés blancs qui s’entrechoquent devant les glorieuses lettres JAI. Le logo a quand même viré au bleu.

DAHU

2003

Toujours basé sur la mascotte éponyme de l’asso, le logo du Dahu a cependant connu plusieurs tendances, du minimalisme en passant par le cartoon, pour parvenir à la mascotte sympa actuelle.

2015

2014

2010

2008

2007

2012

2014

2016

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Asso LE GALA

Au départ, le logo du Gala représentait le thème dudit gala de remise des diplômes de l’année en cours. Puis, hommage est rendu au champagne et à ses bulles, symbole de l’asso. Actuellement, une élégante écriture cursive rouge sur un cercle noir est utlisée comme logo.

2004

2006

2007

2012

2013

2015

MILLESI’METS L’asso de gastronomie et d’oenologie de l’école (initialement « In Vino Veritas ») récupère les symboles de la toque de cuisiner et du verre de vin pour figurer sur leur logo. La nouvelle version du logo garde les mêmes symboles tout en changeant le style d’illustration.

2006

2012

2015

SOS 2001

2004

2012

2014

A la fondation de l’association, les initiales SOS ont d’abord signifié Sup de co Oeuvres Sociales. Le soleil des débuts est progressivement devenu une rose des vents pour refléter la dimension internationale, avant de devenir l’asso de la main tendue aux autres.

GEM ONU Anciennement le Forum Odyssée, puis Job Odyssey, puis Startin’Block, GEM ONU trouve enfin son identité définitive avec son nouveau logo. 2013 2012 2007 2011

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2015

2017


Asso XPRESSION

2012

2004

Le X a toujours été le signe distinctif du logo de Xpression. A l’origine une croix rouge cochant une case, le logo de l’asso s’est ensuite affiché sur une tâche d’encre avant de réexploiter les symboles du stylo et du livre ouvert.

2014

ZONE ART Les tâches de peinture et l’inspiration street art s’affichent sans complexe sur les anciens logos du Bureau Des Arts gémien. Puis le Z et le A s’imbriquent dans un fond bleu et orange plein de dynamisme. Le logo actuel fait la part belle à une typo originale pleine de caractère.

BONUS : LES BDE Le BDE est une asso particulière étant élue au terme d’une campagne pour remplacer le BDE en poste. A noter qu’aucune des listes vainqueurs, et donc des BDE précédents, n’avait un nom basé sur un jeu de mot en «tize».

2004

2008

2013

2015

2011-2012

2012-2013

2014-2015

2015-2016

2013-2014

2016-2017

Chop’Ka, ou comment perdre sa faucille et son marteau quand on devient BDE d’une respectable école de commerce.

2017-2018

SB

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Asso Démographie et pornographie La pornographie reflet de la démographie des pays qui la produisent et qui la consomment. e vieillissement de la population est un phénomène courant au sein des pays développés. En effet la part de la population âgée dans l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) oscille entre 7% au Mexique et plus de 25% au Japon en 2015 contre entre 3 et 15% au début des années 1970.

L

Elle représente donc un marché que les producteurs de vidéo pour adultes ne peuvent plus négliger. Particulièrement au Japon où le rapport à la pornographie est bien plus libéré que dans d’autres régions du monde. Le marché des JAV (japanese adult video) représente près de 20 milliards de dollars dont un quart issu du silver porn.

Comment le vieillissement de la population a amené à l’expansion d’un genre pornographique nouveau le silver porn ? Le silver porn ou pornographie argentée en raison de la couleur des cheveux des acteurs présents dans ces films et le marché pornographique japonais qui croit le plus vite suivant de près le vieillissement de la population. Il a pour les producteurs l’avantage de leur permettre de toucher un nombre de plus en plus important de personnes âgées. Ces seniors ont encore tendance à acheter des DVD contrairement à la population plus jeune habituée à la fréquentation des tubes (agrégateurs de contenu pornographique sur internet tels que PornHub ou Xhamster).

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Bien que l’on puisse penser que cette industrie ait des difficultés à recruter ses acteurs en raison de l’âge de ces vedettes qui préféreraient ne pas ternir leur image ce n’est pas le cas. En effet une grande partie de la population âgée au Japon se retrouve

en situation précaire ou isolée. Ainsi entre 6 et 7 millions de personnes âgées (plus de 65 ans) se trouveraient sous le seuil de pauvreté japonais. De plus de nombreux seniors divorcés avec des enfants à charge se retrouvent aussi en situation difficile et se tournent vers cette industrie pour gagner leur vie. Enfin selon certains acteurs et actrices ce métier est l’occasion de faire des rencontres et de laisser derrière la solitude. Bien qu’il puisse représenter une opportunité pour de nombreux secteurs de la silver économie au-delà de la pornographie, le vieillissement de la population pose aussi de nombreux problèmes. Le Japon en reste l’un des meilleurs exemples sur le plan de la précarité des seniors car il dispose d’une économie duale. En effet on retrouve dans ce pays à la fois des emplois très productifs et bien rémunérés dans les grandes compagnies mais aussi des emplois peu productifs et peu rémunérés. Hélas la population âgée se retrouvant en situation précaire est la plupart du temps confinée à ces emplois.


Face au vieillissement de leurs populations les gouvernements de l’OCDE ont réagi en essayant d’implémenter des politiques natalistes. Celles-ci permettraient de contrebalancer ce phénomène, de financer les systèmes de santé venant en aide au personnes âgées et de limiter leur isolement. Ces politiques vont de l’incitation fiscale, à la publicité en passant par la distribution de cadeaux si les personnes accouchent à la bonne date. Les éléments les plus médiatiques de ces politiques resteront sans doute : la création du jour de la conception dans la région où Lénine a passé son enfance permettant aux mères accouchant 9 mois après de gagner une voiture russe ; « Do it for Denmark » proposant une réduction sur les voyages touristiques réservés en période d’ovulation et s’il y a preuve de fécondation l’heureux couple gagnera une poussette et 3 ans de couche.

Asso

qui permettent aux différents pays de relancer leur taux de fécondité. Ainsi la Russie a vu le sien augmenter de 1,3 enfants par femme en 2006 au début de la politique nataliste à 1,8 en 2015. Cette volonté de voir reprendre la natalité va même jusqu’à toucher l’industrie pornographique dans laquelle on voit fortement augmenter l’importance de la procréation notamment dans les hentais (animation érotique japonaise) à destination des jeunes ou encore au travers du mouvement « christian porn » aux Etats-Unis. L’industrie pornographique semble donc être un miroir tant déformant qu’intéressant de la démographie bien qu’elle adresse plus les fantasmes collectifs qu’elle ne suit les inclinaisons de nos gouvernements. • Suivez nous sur : https://gemonu.com/

Bien que certaines de ces mesures puissent paraître ridicules elles sont souvent accompagnées de mesures plus sérieuses : facilités d’accès au crédit, somme d’argent versée à la naissance d’un enfant

Ms Yasue Tomita, 61, photographiée alors qu’elle s’apprete à faire ses débuts dans l’industrie du silver porn. (photo: AFP)

DONATIEN BERTAUD

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Asso

Wauquiez – Le Pen : Discussion à bâton rompu

Laurent Wauquiez et Marine Le Pen se rencontrent autour d’un p’tit jaune pour évoquer les futurs respectifs de leurs partis…… et une éventuelle alliance. Intrusion dans la tambouille politicienne de la droite radicale.

Salut Laurent, alors tu as pu réfléchir à mon offre ? Depuis que je me suis séparé de Florian, je me sens seule … Oui, c’est vrai que cette offre est alléchante. Tu sais, il n’est pas dans mon intérêt de me rapprocher de toi. Je suis actuellement en pourparlers avec d’autres dirigeants, dont un certain Nico DA. Ce blaireau de Nicolas ? Comment peux-tu hésiter ? Je t’offre 20% des électeurs alors que lui n’a même dépassé les 5% … pathétique Oui, pour mon parti aussi l’élection a été difficile. Le système politico-inculto-journalo-macroniste nous a mis dans les cordes. Tous les gauchos du parti ont plié bagage chez le prépubère Emmanuel. Il a au moins eu le mérite de nous forcer à nous recentrer sur nos vraies valeurs : LE CONSERVATISME MARINE ! LE CONSERVATISME ! Comme je te comprends Laurent ! Moi aussi j’ai dû me recentrer sur mes vraies valeurs. REJOINS LE CÔTÉ OBSCUR DE LA FORCE … ensemble nous serons plus forts, plus à droite, moins flexibles …. Certes Marine. Ce n’est un secret pour personne, nous tenons globalement la même ligne politique. Mais tu comprends, je tiens à mon image, j’ai du mal à m’associer à la tienne. La mienne ? Oui Marine, la tienne. Tu restes la fille de Jean-Marie, celui qui te réveillait tous les Dimanche matin aux doux sons de chants…. comment dire… borders. Mais enfin Laurent, ne renie pas tes pensées … ne renie pas tes origines … enfin tes origines françaises bien sûr. Bien sûr que je ne les renie pas mais la différence entre nous deux c’est que moi je les utilise de manière plus fine que toi et puis j’ai l’avantage de ne pas être le fils de ton Jean-Marie …

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Asso

Papa ? Non mais je l’ai viré le vieux, ça n’était plus possible … mais maintenant je cherche à faire des alliances et je continue de vouloir changer l’image du parti. Le problème n’est pas tant le parti que toi Marine. Le Florian, il n’était pas si mal… Je suis d’accord mais il avait pris le boulard, c’était ingérable et je voulais rester la maîtresse incontestée, c’était la seule chose à faire Oui je comprends Mais maintenant que tu es maître des Républicains, tu peux faire le bon choix. Je te propose une alliance, une vraie C’est vrai que ce serait dommage de laisser passer une opportunité pareil. Je vais y réfléchir, on se reparle sous peu autour d’un vin bien français. Bisous Bisous. •

...

«Le système politico-inculto-journalo-macroniste nous a mis dans les cordes»

Le pôle RP

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Asso

COMMENT PASSER UN NOËL RESPONSABLE ? Pour éviter de ruiner la magie de Noël, Impact te propose ses trucs et astuces. (Xpression s’excuse, Alex a pris un peu de retard mais ces conseils sont applicables noël prochain évidemment !) 1.

Le sapin

Copyright photo : © L’Atelier du Furoshiki

Avoir un sapin naturel chez soi, c’est contraignant. Il faut choisir entre le nordmann, qui ne sent rien, et l’épicéa, qui perd ses aiguilles partout. Il faut y mettre le prix (27€ en moyenne en 2016), le transporter… Et finalement le jeter. RIP le sapin. Le modèle en plastique, c’est encore pire : non recyclable, et loin d’être durable. En moyenne, il est changé tous les 3 ans alors qu’il devrait être utilisé pendant 20 ans pour avoir un impact environnemental équivalent au sapin naturel ! Mais alors, que choisir, entre un sapin cher et un sapin polluant ? Et si à la place, vous décidiez de créer votre propre sapin ? Internet regorge de sites proposant de fabriquer un sapin en papier, carton, pompons, plumes… Pour rendre la démarche encore plus maline, vous pouvez le fabriquer en matériaux recyclés. Recycl’art a d’ailleurs inclus les sapins dans son catalogue pour son atelier de novembre !

2.

Les cadeaux

Chaque année, des centaines de milliers de cadeaux sont offerts à travers le monde pour Noël; autant d’emballages qui finiront à la poubelle ! Certes, les enveloppes de Mamie n’ont pas un impact très élevé, mais il faudrait quand même penser à réduire cette masse de déchets. Pour cela, il est possible de créer des paquets cadeaux avec des emballages réutilisables. De nombreuses techniques de pliage peuvent être utilisées pour réaliser des petites merveilles à glisser sous le sapin.

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Asso 3.

Le repas

Au lieu de se battre pendant des heures pour trouver le meilleur rapport qualité/prix aux rayon foie gras de votre supermarché, pourquoi ne pas opter pour des produits plus originaux et locaux ? Cela permet de connaître la provenance de ce que vous mettrez dans votre assiette pour le meilleur repas de l’année, sans pour autant dépenser plus! Pour vous approvisionner en produits de fête à Grenoble, allez faire un tour au marché de Noël équitable et culturel, ouvert jusqu’au 23 décembre, square Docteur Martin.

4.

La tenue de fête

Vous en avez assez d’acheter des tenues de soirée à des prix exorbitants que vous ne porterez presque jamais ? Pour briller pendant les fêtes à moindre frais, optez pour des vêtements d’occasion ! Allez faire un tour sur videdressing.com, ou unitedwardrobe.com par exemple. Vous êtes lassé(e)s de porter les mêmes tenues de soirée aux mariages, aux enterrements, aux entretiens d’embauche… et à Noël ? Pourquoi ne pas louer une tenue sur lescachotieres.com ou lesdeuxoursons.com ou en physique comme à L’Habibliothèque (pour les Parisiens) ? Plus besoin de se demander pendant des heures si l’investissement en vaut la chandelle ! Ça y est, vous avez toutes les clés en main. pour passer des fêtes responsables. Vous pouvez maintenant vous faire péter le bide et profiter de vos proches sans avoir mauvaise conscience !

L’équipe Impact

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Asso

Tout va bien « Si le monsieur dort dehors, c’est qu’il aime le bruit des voitures, S’il s’amuse à faire le mort c’est qu’il joue avec les statues. » retarder sa prise de conscience de la brutalité du monde ? Ou est-ce réduire sa capacité d’adaptation en le confortant dans des représentations sciemment faussées ? Il semblerait que cette capacité d’adaptation se

«Les enfants sont donc en tension permanente entre un confort intellectuel et imaginaire et une exposition aux aspects les plus froids de nos sociétés.» e sa voix désabusée, OrelSan invite dans sa chanson à se poser la question du poids des mots utilisés pour éveiller les jeunes esprits au monde qui les entoure.

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En effet, les mots constituent le moule de l’éducation, celui dans lequel chacun construit les repères qui donneront un sens à sa vie future. Ainsi, ils sont la grille de lecture d’une réalité subjective vouée à se confronter à d’autres visions parfois violemment imposées, surtout dans nos sociétés de l’image. Il semblerait qu’un des enjeux de l’éducation soit de mettre en place certains repères tout en encourageant la capacité d’adaptation intellectuelle. La société héritée des Trente Glorieuses est paradoxale. D’un côté, elle a mis les enfants, moins nombreux, au cœur de la famille. Ils sont l’objet d’une attention croissante et d’une volonté de protection de plus en plus importante, et parfois même envahissante, de la part des parents. D’autre part, c’est une société de l’image, et de l’image violente. Les enfants sont donc en tension permanente entre un confort intellectuel et imaginaire et une exposition aux aspects les plus froids de nos sociétés. Est-ce alors protéger un enfant que de

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trouve dans l’utilisation de la nuance. Qu’est-ce alors que la nuance, sinon la précision apportée par la richesse du vocabulaire ? Effectivement, si Hegel soutient que « c’est dans les mots que nous pensons», c’est que le langage nous fait accéder à l’abstraction et à la conceptualisation. Elles permettent une compréhension plus fine, moins manichéenne du monde. S’impose dès lors le caractère essentiel des mots employés devant les enfants en âge de découvrir la vie. Nommer, poser des mots sur les concepts, ou utiliser des images qui ne soient pas trop euphémistiques, voilà comment préparer les enfants au monde auquel ils seront confrontés. Bien sûr, c’est là que la littérature devient un soutien formidable : les mots de Balzac, Verlaine ou encore Malraux n’ont pas d’égal pour faire ressentir à la fois la beauté et la laideur du monde. •

Claire Greslé


Billet d’humeur La crise des migrants, le reflet désagréable de ma propre ignorance Et oui, cet article sera égocentrique

a crise des migrants. Scandale, horreur, tourment qui défraye la chronique et les cœurs depuis plusieurs années maintenant. Temps qui passe, corps qui s’amoncèlent, écartèlement des idéaux politiques ; que faire face à cette crise humanitaire, que penser quand nous n’avons plus assez de mots pour évoquer ces maux. J’ai lu. J’ai cherché. J’ai essayé. J’ai aidé. Et ça n’a pas suffit. Rien ne suffira jamais de toute façon. On entend tout et son contraire « ils ne devraient pas fuir, mais se battre, c’est leur pays ! » oui, bats-toi contre un drone, va mourir en héros et regarde tes enfants mourir dans ton propre sang. « On n’a rien à leur offrir ici, ils nous vampirisent » mais continuons à vendre des armes,

L

comment on fait si on a pas ces rentrées d’argent, hein ? « On devrait s’occuper de nos propres démunis plutôt que d’ouvrir nos frontières ! » ils sont bien contents, les démunis, surtout quand on les aidait si bien avant cette crise...Je l’avoue. Souvent je ferme le journal, j’éteins la TV, je change de sujet quand on arrive à en parler. Parce que je ne vois pas trop ce que je pourrais en dire, moi.

«Que faire face à une

crise

humanitaire

C’est triste. C’est horrible. Et je n’ai pas de solution. Car on fait les malins mais on est responsable de cette hécatombe, à notre échelle. C’est un peu de notre faute à nous aussi.L’argent est le nerf de la guerre... Ou la guerre serait-elle le nerf de l’argent ? •

Juliette Bernaz Prévost

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Culture

A écouter ce mois-ci : "Seemannn" de Rammstein

Dans cette chronique, je vous propose de partager un artiste, un album ou un morceau qui m’a particulièrement marqué. Le temps d’un verre, pour vous motiver à ouvrir vos bouquins, évacuer le stress d’une journée ou rêvasser, je vous donne de quoi alimenter votre playlist Deezer, Spotify ou votre mix-tape préférée. Mon morceau préféré : “Seemann,” de Rammstein .

Mon artiste du moment : Jacques Brel

Mon album du moment : Momentary Lapse Of Reason – Pink Floyd

Mon morceau inavouable du moment : Ooh – Aah (My Life Be Like) de Grits

(FF : Tokyo Drift pour les connaisseurs)

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ujourd’hui, je vous propose de découvrir un morceau que vous n’auriez peut-être pas écouté de vous-même. Lorsqu’on veut parler de Rammstein, il faut souvent se justifier. Leur réputation sulfureuse les précède souvent, et il est très intéressant de constater que la méfiance qu’ils dégagent se partage entre des sentiments avérés de rejet par rapport à une partie de l’image que le groupe renvoie et une grande part de fantasme où on trouve pêle-mêle la langue allemande, le genre musical, et aussi un soupçon de sympathie avec des idées d’extrême-droite.

A

Avant d’aller plus loin quelques précisions : Rammstein ne fait pas du « metal » ou plutôt pas n’importe quel genre de metal. Leur genre musical est labellisé « Industrial » car il est très … « industriel». Il faut imaginer une chaîne de montage où tout est exécuté à la seconde près à un rythme régulier : c’est l’Assommoir de Zola, la mine de Germinal. Pas de fioritures, mais la simple musique lourde et entêtante des machines qui frappent, impriment, produisent, vissent… Cela n’empêche pas d’y trouver de la grâce ou même une certaine beauté : c’est comme cela que Rammstein fait de la musique. On parle également de Neue Deutsche Harte (« Nouvelle Dureté Allemande », soit un métal dansant électronique), mais cette appellation ne sied véritablement que pour le premier album de Rammstein, Herzleid. Le reste de la discographie est plus musical et moins désincarné, qui reste le socle de leur carrière musicale.

Culture

sées. Les membres du groupe ont choisi ce nom en référence à cet évènement et pour dénoncer le rôle du gouvernement américain (Ramstein est une base américaine) qui n’a jamais offert aucune compensation pour les familles des victimes. Ce petit précis est nécessaire pour comprendre la complexité et la richesse du message du groupe. Leur identité est ancrée politiquement à gauche, très libérale, avec un profond ressentiment contre l’Occident et plus particulièrement les Etats-Unis. Ces derniers leur rendent bien puisqu’ils ont été dénoncés comme étant la cause inhérente de la tuerie de Columbine (Marilyn Manson en a aussi fait les frais). Rassurez-vous, personne n’a jamais soulevé le problème du gun control dans ce débat. Le répertoire musical de Rammstein est aussi complexe que son identité. On peut le découper en trois thèmes distincts : des titres politiques, un théâtre du bizarre qui mélange sexe et faits divers glauques et un recueil un peu hétéroclite de véritables poèmes musicaux gothiques sur l’amour, la vie et la mort.

« C’est l’Assommoir de Zola, la mine de Germinal »

Rammstein n’a rien à voir avec l’extrême-droite. Au contraire, leur identité est un héritage assumé de leur jeunesse en Allemagne de l’Est, entre travail à l’usine et parades militaires. Till Lindemann, le chanteur, s’entraînait pour les championnats d’Europe de natation. Après s’être blessé il s’est tourné vers la musique dans les années 80. Lindemann est un poète et un excellent chanteur avec son timbre profond de baryton qui rend Rammstein si reconnaissable. Le nom de « Rammstein » vient de la ville de « Ramstein » où un show aérien s’est conclu par un crash impressionnant en 1988. Trois appareils sont entrés en collision et l’un d’entre eux s’est écrasé dans la foule. Soixante-dix personnes sont mortes brûlées vives et trois cent cinquante ont été bles-

De toute cette collection, « Seemann » fait partie de la dernière catégorie. C’est un moment de grâce doux et puissant. Lorsque j’écoute ce morceau je pense toujours à des parents qui consolent leur enfant. C’est une comptine rassurante et protectrice. Musicalement, elle se décompose entre les couplets hauts avec une basse galopante et le refrain lourd et puissant. Elle utilise la métaphore du marin aux commandes d’un bateau secoué par une tempête. Le marin est une figure protectrice qui sait comment mener son esquif parmi la tempête. « Seemann », c’est une embrassade qui vous étreint pour vous consoler d’un moment dur ou un appel à protéger ceux que vous aimez lorsque vous savez qu’ils souffrent. L’allégorie de la mer est très intéressante dans la mesure où ce morceau fait penser à un phare qui guide le bateau vers la terre. On y trouve à la fois une envie d’aller vers la sécurité mais sans savoir si le salut se trouve dans le départ à la mer avec le marin ou dans le retour vers la terre. C’est tout pour ce mois-ci. •

Musicalement vôtre

C-

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Culture De l'art ou du bifton Et si la surenchère des prix ne faisait que dévaloriser les œuvres d’art ? 50 millions de dollars. C’est la somme record déboursée par un anonyme pour acquérir le Salvador Mundi peint par Léonard de Vinci. 450 millions de dollars soit environ 380 millions d’euros. C’est l’équivalent de 328 000 iPhone X. Près de 35 000 années de scolarité à GEM (enfin un peu moins vu l’inflation constante…). 2 Mbappé. Des chiffres qui donnent le vertige (surtout si vous vous tapez les 35 000 ans à GEM, heureusement vous aurez de quoi vous occuper en cours grâce à Apple).

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Outre l’indécence d’un marché totalement déréglé, l’affaire Salvador Mundi illustre une triste réalité: le prix d’une œuvre est avant tout déterminé par le nom de son créateur, pas en raison de sa qualité intrinsèque. Ainsi, la valeur du Salvador Mundi s’est envolée en 2005 quand le tableau a pu être authentifié et attribué à De Vinci ; en 1958, le tableau avait été vendu pour la modique somme de 45 livres sterling ! Cela m’évoque une anecdote tirée de la vie d’un autre artiste mondialement connu. Au restaurant, Pablo Picasso utilisait souvent la nappe pour

dessiner. Un jour, un restaurateur lui proposa de lui offrir le repas en échange de son croquis et Picasso accepta. Le restaurateur demanda alors à l’artiste de signer son œuvre et Picasso répondit : «Non, je paye la note mais je n’achète pas le restaurant». Oui, la partie la plus précieuse d’un tableau est malheureusement la signature. Seule la marque De Vinci compte aux yeux des acheteurs prêts à tout pour s’offrir un morceau d’histoire. (Notez la supériorité de la musique sur les autres arts : son immatérialité la rend inviolable. Impossible qu’un magnat s’approprie l’Ave Maria ou la Marche turque). Quelle indignité… Les Muses seraient donc devenues des prostituées dépendantes du bon vouloir des plus fortunés ? De quel droit nous prive-t-on du peu de beauté jamais produit par l’homme ? Et pourquoi pas faire payer les cathédrales !

«Le tableau perd toute substance pour n’être résumé qu’à son prix» Finalement, le tableau perd toute substance pour n’être résumé qu’à son prix : le Salvador Mundi est avant tout «le tableau le plus cher du monde». Ce n’est plus l’œuvre qu’on admire mais la «hype» générée par les sommes faramineuses dépensées. En définitive, la beauté est dans la main de celui qui allonge les billets…•

Nicolas Cault

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Culture

Les films d'horreur horriblement banals ? Et à qui la faute ? e ne sais pas si vous êtes adeptes des films d’horreur, mais moi, j’adore. Enfin, j’adore... Ça dépend lesquels. Et c’est toujours avec une pointe d’appréhension que je me rends au cinéma; navet ou frisson ? Le pire dans tout ça ? C’est que je suis bon public. Je panique pour un rien, je sursaute, je me cache les yeux ; je ne suis pas une courageuse et j’assume. Alors quand même moi je rigole au cinéma devant un film d’horreur, c’est qu’on touche vraiment le fond. Il y a bien quelques réalisateurs qui sortent du lot — ou en tout cas qui attisent un certain consensus sur la qualité de leurs œuvres. James Wan qui a su s’imposer avec Conjuring notamment mais aussi Insidious ou plus anciennement Saw (qui s’est bien cassé la gueule entre temps faut être honnête). Il y a aussi certains OVNI du genre, qui ont su convaincre là où on ne les attendait pas forcément. Je pense à Get Out, que je n’ai pas eu le temps de voir, mais qui a fait son effet dans le milieu. Le pire est peut-être l’effondrement de franchises cultes qui nous ont fait vibrer. Paranormal Activity, Saw, ou encore Insidious qui en prend le chemin...

J

concept d’horreur psychologique. On pourrait se reporter sur les séries d’horreur, alors... American Horror Story, Hemlock Grove, Salem, The Mist... Mais on se confronte encore au même résultat : elles s’étirent souvent en longueur, parfois mettant l’accent sur la réalisation plus que sur l’ambiance...

« On pourrait se reporter sur les séries d’horreur » C’est beau, oui, mais ça me laisse de marbre. Si les premières saisons d’AHS savaient me faire peur, le reste n’est qu’une suite de raccourcis pour obtenir un résultat moindre. J’attends avec impatience la saison 2018 dans l’espoir de trouver le film qui me fera fuir le sommeil. Ne me faites plus sursauter. Faites-moi trembler •

Juliette Bernaz-Prévost

Les producteurs surenchérissent dans l’espoir de nous attirer dans les salles sombres, tuant à petit feu ce qui a été des piliers du genre horrifique. Aujourd’hui, j’arrive à un constat désagréable : quand je sors d’une séance, tous les films d’horreur me laissent un goût de « oui mais ». American Nightmare, Sinister, Lights Out, I wish, It comes at night... Que des films aux idées novatrices, qui auraient tout pour faire un bon film mais qui s’enfoncent dans les clichés du genre. Certaines incohérences et raccourcis rendent la lecture moins agréable, l’utilisation constante de jumpscare dénature totalement le

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Culture La Carrera GT : la Veuve Grise hacun a une vision de la perfection qu’on ne partage pas forcément avec le reste du monde. On arrive rarement à définir la perfection en mots. Est-ce l’absence de défauts ? « C’est le minimum ! » Ce qui n’appelle aucune discussion quant à sa beauté ? « C’est une dictature ! ». Dès que l’on manque de mots, on prend des exemples. On définit ce qui à nos yeux est la perfection. A mes yeux, je trouve une certaine idée de la perfection dans l’automobile (et chez ma copine, bien évidemment). Il y celles qui sont « parfaitement belles » car leurs lignes sont imparables de fluidité et de finesse, ce sont les Ferrari Enzo, les Lamborghini Miura, les Alfa Romeo 8 et 4C, la Toyota Supra, les « techniquement parfaites » qui sont des bolides à la mécanique imbattable : la Porsche 959, l’Acura

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NSX (celle de 1991, évidemment, pas l’aspirateur à vegan que Honda a honteusement vendu sous le badge « NSX»), la Nissan Skyline GT R-34 (celle de Paul Walker dans Fast and Furious II), et, au dessus, la synthèse de toutes ces perfections : La Porsche Carrera GT. Porsche a construit cette voiture comme on fait un soudain bilan sur soi. On arrive sur la quarantaine, la vie est confortable, l’argent est là, mais, d’un coup, un lundi matin pluvieux, le café est fade, la journée paraît interminable. Alors on met les voiles. On construit un projet un peu fou pour s’excuser d’avoir réussi, pour ressentir quelque chose de La Carrera GT : la Veuve Grise vrai. On traverse la Suède en skateboard, le Canada en kayak. Porsche l’a fait. Dans les années 2000, au moment où ses dernières

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911(le modèle phare de Porsche) sortent des lignes de production, des ingénieurs de Weissach décident de donner une deuxième vie à un projet originellement prévu pour les 24h du Mans. En 2002, l’heure de la relève a sonné. C’est une voiture extrêmement puissante qui partage un moteur particulier. Ce qui la rend spéciale, c’est son moteur, le V10 installé dans votre dos. Pour ceux qui ont un peu regardé la Fomule 1 quand ils étaient jeunes (dans les années 2000), les voitures de cette époque étaient équipées de V10. Son « souffle » est reconnaissable entre mille : du gargouillis baveux au repos au hurlement du Kraken en fin de courbe, il délivre une puissance brute et continue du moment où on effleure l’accélérateur jusqu’à sa vitesse maximale, bridée électroniquement à trois-cent trente kilomètres heures.


Lorsque je dis « pas d’électronique », je ne veux pas glorifier les vieux briscards qui refusent d’utiliser un régulateur de vitesse. Il n’y a pas d’argument marketing derrière l’absence d’électronique dans la Carrera GT, genre « c’est mieux sans électronique, comme ça tu peux bidouiller » et autres conversations qu’on a, au hasard, dans un Midas de banlieue parisienne où on cherche désespérément à faire remplacer le réservoir troué de sa 206 (c’est une autre histoire). C’est une façon de rappeler ce qu’est posséder une GT : une affaire de pilotage, de maitrise, de sensation et d’expérience. Cette voiture ne se laisse pas approcher par les néophytes. Elle rendra au centuple les excès de confiance, la frime et le manque de concentration. C’est une bête sauvage qui respectera celui qui la traitera avec respect et rendra ridicule le vaniteux (un certain journaliste anglais en a fait les frais). C’est une voiture qui préfèrera vous envoyer dans un rail de sécurité plutôt que de rattraper un freinage un peu court. De nombreux propriétaires en ont fait l’expérience, dont le regretté Paul Walker (qui n’était pas au volant). Apprenez un circuit sur Carrera GT et vous piloterez mieux que quiconque.

Culture

tomberont sur un modèle équipé du lecteur 6 CD Bose (années 2000 oblige). A 800 000€, vous pouviez avoir presque deux Rolls Royce Phantom qui avaient déjà des sièges chauffants et massant, un système Hi-Fi Bose, des lecteurs DVD dans les sièges arrière, et set de pique-nique personnalisé (en option pour le prix d’une Dacia Logan toute équipée) et un V12 de 460 chevaux. Au contraire des portières à ouverture inversée de la Rolls qui facilitent la montée à bord, on se glisse difficilement dans la Carrera GT. Comme une jument de course, elle n’accepte que les jockeys. L’assise est basse, les genoux glissent sous la colonne de direction jusqu’aux trois pédales. Tout est à portée de main, dont cet imposant levier en noyer qui rappelle le levier de la 550 Spyder (autre Porsche, autre histoire). Héritage de compétition oblige, les pédales de droite et le frein sont très proches pour faciliter le talon-pointe. On met le contact à gauche, en restant débrayé jusqu’à la butée, puis on installe ses mains à neuf heures et quart sur le cerclage noir. Ce qu’il se passe après, c’est votre histoire. •

« Accélérez sur une nationale un peu glissante pour vous faire une frayeur et elle se jettera joyeusement dans le fossé pour y crever avec vous »

Accélérez sur une nationale un peu glissante pour vous faire une frayeur et elle se jettera joyeusement dans le fossé pour y crever avec vous. Un exemplaire neuf se négocie entre un et deux millions d’euro. Il n’y a pas à discuter ce prix. C’est le prix d’une toile de maître (ou d’une belle maison). Ce prix n’achète pas que la voiture, elle achète une petite partie de l’histoire automobile. A ce prix-là vous n’achetez pas les lignes d’avions de chasse d’une Lamborghini Hùracan, la classe crasse d’une SLS-AMG, le luxe infini d’une Rolls. A ce prix, vous aurez un habitacle fait de carbone, de cuir et de noyer. Les plus chanceux

Clément Fréget

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Si j’avais 100 millions Money, get away Pamphlet paradoxal d’un Tartuffe assumé h quelle lourde tâche m’incombe aujourd’hui ! J’ai en effet décidé de dénoncer l’argent, cet agent de corruption de l’âme, ce « bon serviteur mais bien mauvais maître » qui rend trop souvent les hommes fous avant que de les rendre heureux. Pourtant, qui suis-je pour condamner ce démon insensible, moi qui jouis de tous ses avantages et qui au fond n’a cure des déshérités de ce monde qu’on croise parfois dans le local Zone Art ? Pour défendre une cause, est-il nécessaire de toujours rester fidèle à ses convictions ? Tromper sa copine, est-ce lui témoigner moins d’amour ? (Bien sûr tu pris quelques amants/Il fallait bien passer le temps/Il faut bien que le corps exulte chantait Brel). Mais je m’égare. Après tout, Mélenchon voyage en première et Money de Pink Floyd a bien généré des millions... Si j’en avais 100, j’aime à penser que je n’en ferais rien.

A

Car l’argent est un monstre retors capable de flétrir les cœurs les plus généreux. Même s’il vous indiffère aujourd’hui, viendra un jour funeste où vous succomberez à ses tentations démoniaques. Lisez donc Le Veston ensorcelé de Dino Buzzati, une nouvelle fantastique de l’excellent recueil Le K paru en 1966. Elle raconte l’histoire d’un homme ordinaire qui entre un jour en possession d’une veste magique dont les poches génèrent des billets à l’infini. « Quelle veine ! » me direz-vous mais la nouvelle ne s’achève pas là (heureusement sinon elle n’aurait que très peu d’intérêt). Le héros découvre que l’argent qu’il pioche dans son veston provient « du crime, du sang, du désespoir, de la mort, de l’enfer » : chaque retrait d’argent provoque en effet une catastrophe (un incendie qui ravage une banque et tue des pompiers, un cambriolage doublé d’un meurtre). Pourtant devenu richissime, le narrateur continue à accumuler les billets en dépit des terribles conséquences. « Et alors la tentation revenait, et alors ma main – c’était tellement facile – se glissait dans ma poche et mes doigts, avec une

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volupté soudaine, étreignaient les coins d’un billet toujours nouveau. L’argent, le divin argent ! ». Je vous laisse découvrir par vous-mêmes une fin qui ne vous laissera pas sur votre faim... Quoi qu’il en soit, comme l’illustre cette parabole, l’argent est une malédiction, un moyen qui nous fait oublier nos fins car il accapare nos pensées. La richesse provoque une ivresse sans limite (toujours posséder plus) dont la gueule de bois inévitable – la ruine – plonge en enfer. Inévitable car vos millions ne vous rendront pas immortels et quand sonnera votre dernière heure il faudra abandonner cette fortune tant chérie et payer le prix de votre folie.


Si j’avais 100 millions Si j’avais 100 millions, j’aime à penser que je n’en ferais rien. Car l’argent - le doux, le tendre, le merveilleux argent - fait le bonheur. C’est un poison exquis dont on ne guérit pas. Il s’infiltre dans vos entrailles, paralyse tout votre être, détruit votre volonté. Devenir riche, c’est perdre le besoin et donc le désir de s’en sortir, troquer la rage de vivre contre le confort du luxe. Si vous avez lu le GIW de rentrée, vous savez que Dostoïevski avait pour habitude de dilapider tout son argent au casino après chaque succès ; le dénuement était nécessaire pour attiser son appétit créatif : « Maintenant, je reviens au roman, le roman seul nous sauvera ! ». Plus prosaïquement, rater vos partiels constitue le meilleur moyen de réussir vos rattrapages.

« Rater vos partiels constitue le meilleur moyen de réussir vos rattrapages »

Si j’avais 100 millions, je serais contraint de renier mes convictions et d’être simplement heureux. Or, nous ne vivons pas pour être simplement heureux. La vie est une lutte perpétuelle dont le tumulte possède un sens. C’est la difficulté qui donne de la valeur au succès, ce sont les échecs répétés qui donnent de la saveur aux victoires éphémères (une phrase typique d’un supporter d’Arsenal...). L’argent fait le bonheur mais il met un terme à l’existence. Le jacuzzi est en réalité un tombeau : mieux vaut vivre malheureux que mourir heureux. Si j’avais 100 millions, ma vie je n’en ferais rien. Vous l’avez compris, l’argent vous perdra. Alors débarrassez-vous en tant qu’il est encore temps, donnez-le à une association qui en a vraiment besoin, Xpression par exemple : nous nous ferons un plaisir de convertir vos euros en livres. •

Nicolat Cault, trésorier d’Xpression

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Si j’avais 100 millions Ce que je ferais de cent millions d'euros... Et ce que je n’en ferais pas. i j’avais cent millions d’euros je ferais le bonheur des autres. Je le donnerais aux associations, aux bonnes œuvres, à ceux qui savent s’occuper des nécessiteux. Si j’avais cent millions d’euros je voudrais aider le monde, le rendre plus beau, plus vert, faire des cendres qui nous restent le terreau d’un beau jardin. Si j’avais cent millions d’euros je sauverais les bébés pandas, rachèterais les œuvres dérobées, mettrais un terme à la guerre, à la mort, à la peur.

S

Si j’avais cent millions d’euros... Je serais peut-être enfin honnête envers moi-même. Car honnêtement, je ne ferais jamais tout ça. Si je les avais, ces cent putains de millions d’euros, je les garderais précieusement, dans un coffre-fort, pour m’acheter tout ce dont je rêve. Je serais égoïste, désabusée, égocentrique. J’achèterais une maison, puis une autre, peut-être une troisième si je me lasse de la première. Je jetterais les coupures par la fenêtre pour voir sourire le visage des esclaves. Je me contenterais de cette hypocrisie collective, heureuse d’en être débarrassée. Plus besoin de me lever le matin. Plus besoin de mettre un masque tous les jours. Bonjour richesse, adieu désespoir. Matins caresses dans les draps de soie, vue sur la mer, chalet à la montagne, ivresse paresseuse de ceux qui n’ont besoin de rien. Je rachèterais les chaînes de télévision pour que les informations ne deviennent plus des flashs d’horreurs. Il y aurait de belles images, de jolies histoires que l’on se raconterait pour être certains d’être heureux. De pouvoir fermer les yeux tranquillement. Garder nos œillères, surtout ne pas risquer un pas dehors. Je calfeutrerais les fenêtres. Adieu le monde, bonjour ma bulle, la douceur des jours heureux. Plus de feu, plus de sang, rien que la chaleur éhontée de l’argent. Les petites coupures de toutes les couleurs, celles qui m’ont tant enchaînée à mon désir d’indépendance. Bleues, rouges, violettes, quelques traces d’amertume sur les puces à peine imprimées. Oui, des billets, qu’ils pleuvent, pleuvent, pleuvent, sur les trottoirs, à la manière des flocons de neige. Les enfants, les adultes, les aveugles, ils joueront tous entre les petits morceaux de papier, ceux qui attirent les foudres de la guerre, la douleur des amours perdus. Car l’argent est toujours le centre de tout.

«Le temps passe, trépasse, s’efface pour ne nous laisser que poussière.»

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Si j’avais 100 millions Mes billets, je les brûlerais au chalumeau, en ferais un tas de cendres, pour qu’il ressemble à ce qu’il reste de nos forêts. Quand il pleuvra de l’acide sur le monde, je serais dans mon bunker, payé bien cher, parce qu’il ne restera plus que ça, au fond. Je me gargariserai avec les autres de tous ces minables qui ne triment pas, qui ne savent pas. Ceux qui ont le luxe de se lever à six heures du matin, de se coucher à vingt-deux car ils sont trop crevés. Ils n’ont pas le temps, eux, de regarder les étoiles, de se questionner, d’avoir mal et de pleurer. Ceux qui remplissent les usines, au fond, ils sont bien chanceux. Oui, je tiendrais ce genre de discours, du haut de ma tour de papier, celle que j’aurais forgé de l’argent obtenu. Je les regarderais, ces petites bêtes, qui s’acharnent à travailler. Fourmis bientôt devenues obsolètes, écrasées sous le talon de la technologie. Adieu, fourmis, vous n’êtes plus rien. Je bâtirais une tour d’ivoire, pour que plus rien ne l’atteigne, pour être maîtresse de mes lieux, pour être celle qui survivra à tout ça. Quand les jours auront passés, quand je serai toute ridée de ne plus être botoxée, je regarderai ces millions d’euros et je les remercierai. Car chaque matin aura eu le goût du sable mais qu’au moins, j’aurais été au chaud. Car chaque jour aura été accompagné de sa bouteille de vin, de cette clope qu’on fume sous le ciel morcelé, dans l’espoir de faire passer les secondes plus vite. On veut les retenir, entre deux batailles de cils humides. Le temps ne passe pas, et paradoxalement bien trop vite. Si j’avais cent millions d’euros j’essayerais d’acheter le temps, car finalement ce serait la seule chose qui me fuirait encore. La seule chose qu’on ne peut pas monnayer. Celle qui ne pardonne rien, ne fait pas de cadeaux, pas d’exception. Jeunes, beaux, riches, petits ou maigres, gros ou avilis, morbides ou génies. Le temps passe, trépasse, s’efface pour ne nous laisser que poussière. Avec mes cent millions d’euros, je lui ferais les yeux doux, les parades angoissées de celles qui n’ont plus rien perdre. Oui, il ne restera que le temps. Et l’amour, peut-être. Quoi que pour celui-ci... malheureusement, je crois qu’il s’achète aussi. Oh oui, quand j’aurai cent millions d’euros... qu’est-ce que je serai bien. Bien. Bien. Bien... •

Juliette Bernaz-Prévost

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Si j’avais 100 millions Un garage à 100 millions Turbo (type 997) grise anthracite. Le duo pour partir avec ma copine et nos deux enfants en virée (on tirera au sort pour savoir qui prend laquelle mais je piperai les dés pour avoir la Porsche). Je pense aussi à un Bentley Bentayaga en beige pour aller faire les courses et partir au ski (je peux, avec 100 millions ! Et j’ai un autre garage là-bas). Pas question d’engager un chauffeur, je ne suis pas un esclavagiste. Et il pourrait la rayer. TITRE Un garage à 100 millions

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00 million d’euros est assez difficile à se représenter. Tous les calculs qu’on fait n’ont pas vraiment de sens. Si on décide de tout dépenser et qu’on part du principe qu’on vivra encore soixante cinq ans, on peut dépenser 1 538 461 € par an. Un million cinq cent trente huit mille quatrecent soixante et un euros. Chaque année. Presque cent trente mille euros par mois. C’est assez pour s’acheter une île sur le Pacifique, l’aménager, y vivre confortablement. Rembourser toutes ses dettes, aider ses parents, ses amis et mettre ses futurs enfants à l’abri du besoin. Faire que plus rien ne soit vraiment important, à part les choses auxquelles on tient vraiment. Merci mais non merci. Si j’avais 100 million, je ne m’achèterais pas le cheat code d’une vie en God mode. J’en profiterai pour réaliser un rêve, un rêve bien fini et tangible. Je me ferais un garage à 100 million d’euro. J’irai à la recherche de tout ce que l’industrie automobile a produit de plus secret, de plus confidentiel, d’exclusif, de plus inaccessible. Je vous propose un vlog en écriture (oui, un blog) de mon garage de rêve. C’est un garage souterrain avec une pente douce (voiture basse oblige). On y descend par un ascenseur privé dont je suis le seul à avoir la clé. Après avoir passé le scanner rétinien, le test urinaire et les deux alcootests (il ne faut jamais être pressé lorsqu’on veut conduire, c’est comme ça que les accidents arrivent) ; deux doubles portes ouvrent sur une belle surface, bien éclairée. On commence par la Porsche Carrera GT, directement devant. Juste à côté on trouve une Aston Martin V12 Vantage bleue Miami, une 911

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Une Rolls Royce Wraith ne serait pas de trop. Elle sera parfaite pour partir sur des longs voyages. Je la vois montée avec les vingt pouces en carbone pour l’alléger un peu (c’est une grande dame). Pour la couleur, je l’ose, ce sera blanc. Blanc clinique, perlé avec un soupçon de bleu (seulement vingt-deux mille euros). Un vrai truc de dictateur africain affameur de peuple. Je m’en fous, je l’ose. Je ne la sortirai que les jours de grand soleil pour que le reste de la plèbe s’éblouisse en regardant ses rétroviseurs chromés.


Si j’avais 100 millions

Evidemment, il faudrait un ou deux objets un peu plus offensifs. Un Hummer H2, jaune, parce que je déteste cette voiture mais je ne me lasserai jamais de faire baver ceux qui en veulent un (je n’aime pas ces gens-là). Je lui monterai un pare-buffle pour aller faire du 4x4 dans le Jura et détruire les jolis chemins de terre, arroser les randonneurs naturistes pour leur rappeler que parfois, un slip, c’est bien aussi. Un Mercedes G63, le fameux « G Wagon » que tout bon mafieux russe se doit de posséder. Noir chromé (je crois qu’on ne peut le payer qu’en roubles d’ailleurs). Pour rigoler, je porterai une veste en cuir.

«J’irai à la recherche de tout ce que l’industrie automobile a produit de plus secret, de plus confidentiel, d’exclusif, de plus inaccessible.» Une collection d’américaines. Mustang de 1969, Stallion Red (mais avec un gros moteur, un méchant V8 en échappement libre pour faire flipper les mamies sur les routes de Seine et Marne). Une Camaro de 1969, bleue argentée, c’est un amour d’enfance. Une Mustang Mach 1 de 1970, Racing Yellow, en

parfait état. Du côté des japonaises, que du discret. Une Subaru WRX de 1995, bleue Galaxie comme celle de Colin McRae, une de 2005 pour faire la course en Corse avec des amis. Je me prendrai tous les exemplaires de la Nissan Skyline depuis la R32, dont une R33 VSpec et une R34 argentée avec un triping bleu. Oui, j’adore Fast and Furious. D’ailleurs, je me prendrai aussi la Toyota Supra du I, orange. Un ou deux monstres de drift signés par des préparateurs reconnus pour glisser sur les parkings la nuit tombée, comme ça je pourrai mettre ma tenue de pilote et un masque de Batman disant « Cause

I’m Batman » et partir au milieu de la nuit faire des donuts devant un Leclerc. Mazda RX-7, MX-5 et une Corolla AE 86. Et finalement, parce que je peux, je m’achèterai un stock infini de Fiat Multipla, dans toutes les couleurs possibles pour pouvoir les balancer contre des murs à l’envi, les jeter des ponts, y mettre le feu... Je pense même que j’essaierai d’en aligner le plus possible dans mon jardin et de sauter par-dessus avec le Hummer (mais ça ne fonctionnera jamais donc j’en écraserai un maximum). Et même un tank, un truc léger, genre Léopard, pour grimper sur des Multipla et les entendre mourir sur mes chenilles. A la fin, j’en prendrai une et l’enverrai aux designers de chez Fiat pour qu’ils puissent enfin lui donner un air décent. Note à moi-même : prévoir un budget amende. Et un grand terrain.. •

Clément Fréget

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Si j’avais 100 millions Que faire avec 100 millions d'euros ?

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00 millions d’euros qu’est-ce que c’est ? C’est être classé 560eme fortune de France, c’est 41 ans dans la suite impériale du Ritz et 382 000 000 saucissons Justin Bridou. Je cogite depuis plusieurs jours sur cette question, et je me rends compte qu’il y a tellement de choses dont je rêve. Si j’avais des millions Tchiribiribiribiriboum je travaillerais moins fort comme l’a si bien dit Dalida. J’aime les études vers lesquelles je m’oriente et mes expériences professionnelles m’ont plu certes, mais avouons-le, qui ne rêve pas d’avoir des rentrées d’argent sans quitter Netflix ? Malgré cela, j’ai besoin de rester active et d’avoir une raison de me lever le matin. Alors je continuerai à travailler dans un domaine qui me plaît, et serai mon propre patron.

compter, allez-y. Je partirais avec 3-4 copains, on ira manger des insectes à Bangkok le lundi, nourrir des koalas en Australie le mardi et visiter les pyramides de Khéops le mercredi. Qu’est-ce que c’est bon d’être riche ! Ce serait pour moi un rêve : un tour du monde sans faire un Excel de mes dépenses et vérifier les appels de mon banquier. Après le voyage entre amis, j’emmènerai mon père voir l’Islande et ma mère dans une destination tropicale, histoire qu’on voit un peu le soleil (on est breton, ndlr).

« Moi millionnaire, je créerai ma propre entreprise ! » Moi millionnaire, je créerai ma propre entreprise ! Une marque de cosmétique ? Une agence spécialisée dans les spots publicitaires avec des vaches ? (la vache est mon animal préféré, sachez-le.) Dans mon équipe, les stagiaires seront rémunérés comme de véritables employés. Je serai une femme diplômée, chef d’entreprise et indépendante. Et hop, une case de cochée sur ma bucket list. Dans une autre mesure, je ferais ma valise et visiterais autant de pays qu’il y a de marches dans les escaliers de GEM. Vous pouvez vous amuser à

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Et puis je donnerais à des associations pour que chaque enfant du monde puisse aller à l’école. Maintenant, je dois avouer que ce n’est qu’une utopie : je confonds les températures de Grenoble et les chiffres de mon compte en banque. Mais le meilleur moyen de réaliser l’impossible c’est de croire que c’est possible. Rédiger cet article m’a rendu encore plus ambitieuse, maintenant que je sais ce que je ferai, il ne me reste plus qu’à y parvenir... •

Marie Bonnefond


Si j’avais 100 millions

Comment frauder le fisc en 5 étapes #problèmederiche ous venez d’hériter de 100 millions de votre grand tante un peu folle qui vous pinçait toujours la joue quand vous alliez la voir le mercredi après-midi ? Vous avez fait fortune en organisant un petit déjeuner sur la mezz en vendant des crêpes au Nutella un lendemain de SAT ? Vous avez gagné le gros lot au loto en pariant sur le numéro de téléphone que vous avez retrouvé écrit sur votre t-shirt à la W2W ? Cet article est fait pour vous.

V

ÉTAPE 1. ALLEZ VOIR VOTRE BANQUIER Car oui pour rejoindre le club (très) fermé des personnes ayant plus d’argent qu’elles ne l’affirment il faut un bon banquier. Nul doute que la reine d’Angleterre n’ait pas eu de grande difficulté pour trouver un bon banquier pour placer 10 millions de livres sur un compte aux îles Caïman. Un bon banquier et un bon cabinet d’avocat. Pour passer entre les mailles du filet c’est toujours mieux d’avoir des experts. À la rédaction nous vous conseillons Appleby (que vous pouvez joindre à ce numéro si le cœur vous en dit : +14412952244) qui propose des « conseils et services intelligents et pertinents sur les sociétés offshores dans le respect de la légalité »

ETAPE 3. PARTIE FUN METTEZ-Y DE L’ARGENT Bon ça on a pas trop de conseil à vous donner, nous sommes sûr qu’une fois passées les 2 premières étapes cette troisième n’est qu’une formalité.

« Se la couler douce et laisser l’argent couler à flot »

ÉTAPE 2. CHOISISSEZ LE PAYS DANS LEQUEL VOUS VOULEZ OUVRIR VOTRE COMPTE BANCAIRE OFFSHORE Alors là, vous avez l’embarras du choix, la liste est longue comme un bras. Quel continent vous fait le plus plaisir ? Si vous êtes adeptes du bronzage vous choisirez sans doute la formule Panama tout compris avec en prime, pour 3 sociétés offshores créées, la 4ème est offerte. Pas mal non ? Si vous préférez l’ambiance caliente de l’Afrique le Botswana s’offre à vous. Ces paysages magnifiques se conjugueront avec un taux d’imposition sur le profit des entreprises parmi les plus faibles au monde pour vous offrir un paradis fiscal où il fait bon faire des safaris.

ETAPE 4. SE LA COULER DOUCE ET LAISSER L’ARGENT COULER À FLOT Encore une fois lâchez-vous quoi, vous êtes au plus grand des calmes à l’abris des problèmes donc pourquoi ne pas racheter « Numéricâble » si vous captez mal la TNT de votre petite chambre d’étudiant sous les combles, ou encore un petit yacht de 180m de long (parce que nous aussi on aime pas quand c’est trop grand.) ÉTAPE 5. FAIRE AMENDE HONORABLE LORSQUE LA SUPERCHERIE EST DÉCOUVERTE Panama Papers, Paradise papers, trop de papiers, les gars il faut penser à la planète et arrêter d’imprimer à tout bout de champ, sinon cette dernière va finir en flammes comme lors des petites projections privées du JT mais je m’égare. Oui donc faites comme Wilbur Russ le secrétaire au commerce américain et dites que vous ne vouliez pas le faire, mais qu’on vous a forcé… pas cool franchement.. •

N.W

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HS Féminisme : et les hommes alors ? ommençons par une petite piqûre de rappel. Le féminisme qu’est-ce que c’est ? C’est « un mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du droit des femmes dans la société. » L’encyclopédie Larousse ne mentionne en aucun cas les seins nus, les jambes poilues et l’absence de maquillage. Clichés. Chaque femme est libre de son corps, de le montrer, de le cacher, de s’épiler, de se maquiller, de se raser la tête. Ce n’est pas la définition d’être féministe. Ce qu’on cherche, c’est purement et simplement l’égalité.

C

Pourquoi ? Parce qu’en moyenne les femmes sont payées 19% moins que les hommes pour le même travail (alors qu’on paye exactement les mêmes frais de scolarité, oops), 1 femme sur 5 se fait agresser sexuellement par un homme dans sa vie (et pas l’inverse) et combien de femmes sont présidente d’un pays ? Ne compte pas sur tes mains, ça ne sert à rien. C’est mieux qu’il y a 20 ans, certes, mais ce n’est pas encore ça.

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L’idée n’est pas d’enlever des droits aux hommes, mais d’en rajouter aux femmes. Les hommes peuvent donc être féministes. Ils souhaitent simplement soutenir 51% des humains sur Terre. Comment ça marche être féministe ? C’est encourager le changement des mœurs actuelles. Vous, futurs dirigeants d’entreprise, imposerez une égalité de salaire. Vous, futurs papas, éduquerez vos enfants en insistant sur le respect des êtres humains, indépendamment de leur sexe. Ne croyez pas les stéréotypes, mais croyez en l’avenir.

L’avenir c’est un modèle de société débarrassée du concept de la « supériorité masculine ». Les générations suivantes doivent grandir dans un monde sans idéaux sexistes et misogynes.

«L’idée n’est pas d’enlever des droits aux hommes, mais d’en rajouter aux femmes»

Alors comme Ryan Gosling, Jake Gyllenhaal et James Franco, affirmez-vous et montrez l’exemple.. •

Marie Bonnefond


HS LE JEU DU MOIS Je sais pas vous mais cette période de l’année nous donne envie de se mettre sous la couette et d’enchainer la saga Harry Potter ! Pour te mettre dans l’ambiance voici un mot mélé sur le thème de Poudlard.

«Citation»

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HS Origine de Dan Brown La sortie littéraire de cette fin d’année e dernier roman de Dan Brown sortait en octobre et la rédaction du Gem In Way l’a lu pour vous. Origine est le cinquième roman de Dan Brown relatant les aventures de Robert Langdon ce professeur de symbologie pourvu d’une mémoire eidétique qui résout les mystères plus vite que son ombre. Vous l’avez peut-être vu au cinéma dans Da Vinci Code lorsqu’il retraçait la généalogie du Graal, ou bien lu dans Inferno sur les traces du virus mortel d’un fanatique de Malthus. Cette fois ci la chasse au trésor se déroule en Espagne, le trésor étant la vidéo d’un martyr de la technologie porteuse d’un message visant à remettre en question toutes les religions.

L

Cette œuvre s’inscrit très fortement dans l’actualité puisque Dan Brown fait appel à de nombreux outils et thèmes propres aux technologies de l’information. Twitter s’intègre parfaitement dans le texte pour apporter des connaissances sur l’avancées de l’enquête et parfois nous induire en erreur pour la résolution de celle-ci. L’ancrage technologique est bien plus puissant puisque le roman entier confronte l’innovation à la religion pour finalement conclure sur une possible réconciliation des deux.

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Ce que la rédaction a apprécié c’est tout d’abord le voyage. Comme à son habitude, Dan Brown nous fait voyager en compagnie de Langdon. Vous pourrez ainsi découvrir ou redécouvrir la Sagrada Familia, célèbre basilique toujours en construction de Gaudi, qui est l’emblème de la ville de Barcelone. Mais aussi faire une percée dans la Valle de los Caídos (la vallée de ceux qui sont tombés), visiter la Casa Milà, entrer dans le Palais Royal de Madrid. Mais, plus qu’un guide touristique Origine permet de comprendre certaines symboliques qui y sont associés comme le carré magique de la Sagrada Familia dont la constante est 33 l’âge de Jésus à sa mort mais aussi le plus haut degré franc-maçonnique. De même, le secret de l’esperluette vous sera révélé si vous le lisez. (Une esperluette c’est ça hein : &)

Ce que la rédaction a moins apprécié c’est le traitement de l’histoire. Pourtant bonne, celle-ci traîne en longueur, la première moitié de l’ouvrage est consacrée à expliquer les raisons de l’enquête sans véritable action ce qui rend l’ouvrage plus lent qu’il ne le faudrait pour garder les lecteurs actifs. De plus, si les personnages sont vivants, bien décrits avec un fort passif derrière eux, Dan Brown cède parfois à la facilité pour leurs actions, ou bien cherche à créer la surprise sur eux, mais cela demeure trop superficiel pour bien fonctionner. Enfin, le gros point faible d’Origine est la résolution de l’enquête. La quasi entièreté de l’ouvrage est consacré à faire monter la pression sur une vidéo que Langdon doit révéler en compagnie de sa chère partenaire, mais celle-ci n’est pas à la hauteur, des espérances et de la pression engendrée par celle-ci.


l’enquête. La quasi entièreté de l’ouvrage est consacré à faire monter la pression sur une vidéo que Langdon doit révéler en compagnie de sa chère partenaire, mais celle-ci n’est pas à la hauteur, des espérances et de la pression engendrée par celle-ci.

HS

Dan Brown nous aura finalement moins convaincu que pour Inferno et Da Vinci Code qui nous ont tenus plus en haleine. Pourtant, ce roman est à lire pour les aficionados de Robert Langdon, qui apprécient sa veste en tweed et sa montre Mickey, mais aussi pour ceux qui apprécient se cultiver en lisant un thriller mêlant garde royale et sectes chrétiennes. Libre à vous donc de parcourir ces pages envoutantes grâce auxquelles vous pourrez briller aux rendez-vous d’affaires, mais aussi aux réunions des Francs-maçons anonymes. . •

«Libre à vous donc de parcourir ces pages envoutantes grâce auxquelles vous pourrez briller aux rendez-vous d’affaires, mais aussi aux réunions des Francs-maçons anonymes.»

Synopsis Pour vous donner encore plus envie de vous lancer dans cette aventure palpitante voici une présentation succincte. Robert Langdon voit son ancien élève et ami se faire assassiner devant ses yeux lors d’une réception organisée par ce dernier. Voulant honorer sa mémoire, Langdon décide d’aller chercher chez son ami la vidéo qu’il s’apprêtait à présenter à tous les invités. Mais le tueur voulant empêcher ce dévoilement va traquer Langdon et sa compagne la future reine d’Espagne dans un périple qui les conduira de Bilbao à Barcelone. Accompagnés d’une intelligence artificielle, ils vont ainsi résoudre de nombreuses énigmes qui leurs permettront de libérer cette vidéo porteuse d’un lourd secret.

N.W

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HS

L'horoscope Découvre ce que les astres te

Chapeau

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L’année 2018 sera l’année de tous les succès. Les planètes sont dans un tel alignement que ton intelligence va se décupler et tu finiras major de promo ! Tu créeras ta start up et grâce à nos dons de voyance ultra puissants on peut te dire que tu seras rentable au bout de deux ans ! Si c’est pas beau ça, un conseil reste modeste les astres y sont pour beaucoup.

Toi qui as toujours le chic pour te mettre dans des galères improbables, 2018 ne va pas arranger cela. Des pigeons vont se soulager au dessus de toi par milliers, des gaffes tu feras et des chutes phénoménales vont s’enchainer! Le pire, tu vas boucher les toilettes de ta target et le sexe sera bon pour les oubliettes.

2018 une année mystérieuse. Tu gardes un lourd secret innavouable qui te ronge... La tension est palpable, choisis bien ton confident sinon tu le regreterras ...

Tu es d’humeur à voyager et ça tombe bien car 2018 va te gâter de ce côté là ! Un stage à l’étranger, un échange ou un transco pour la 2A et entre temps des vacances bien méritées (ou pas t’es peut être juste chanceux !) Ces voyages seront l’occasion de trouver les réponses que tu cherches, de se recentrer sur toi et ton chakra...

Madame Xirma n’est pas très inspirée, ma boule de cristal a des gros bugs en ce moment ! C’est balot hein ?! Ben ducoup on te souhaite beaucup d’amour, peu de choppes en O..SAT (c’est désuet maintenant il parait), un nouveau vélo, un parchemin, pleins de voyages, le sens de l’orientation (on sait que t’es une brèle), et de la réussite !

2018 sera mieux que 2016 et moins bien que 2017, ce sera une année avec des hauts et des bas, des joies et des peines, des cuites et des pas cuites, des succés et des échecs, des vertes et des pas mures ... 2018 ne ressemblera à aucune autre année !

Allez on rigole, on rigole, une année heureuse et pleine de rebondissements t’attend !


HS

e du gemien reservent pour l’année 2018 !

2018 c’est l’année du renouveau! En effet, ton coloc puant et dégoûtant tu n’en pouvais plus, te voilà seul dans un petit appartement, t’as la flemme de te faire à manger donc tu enfiles des paquets de chips en rentrant le soir à 20h, quand tu daignes te faire cuire un oeuf tu as encore plus la flemme de faire la vaisselle... Ce choix était-il judicieux ?

Certes tu as mal commencé l’année, en même temp même entraîné ton petit corps ne pouvait pas supporté autant d’alcool... Resaissis toi ! Ne reste pas là à te morfondre, et puis comme on dit : Il faut soigner le mal par le mal ! Ne nous remercie pas on est toujours de bon conseils !

POURQUOI ? Pourquoi tu as pris des résolutions alors que tu savais que tu n’allais pas les tenir ?? Soyons lucide : Arrêter de fumer ? Si ce n’est pas à la première soirée qui se profile ce sera autour d’un verre avec ta copine Sophie ! Arrêter de te ronger les ongles ? ça fait 16 ans que ça dure, alors bon ... Et j’en passe !

Côté coeur : l’année 2018 te réserve bien des surprises ! En couple, tu découvrira des nouvelles facettes de ton/ta partenaire. Bonus : Ton jour de chance sera le 29 mars, reste à l’affût quelque chose de spectaculaire pourrait se produire !

Wahou tu impressionnes les gémeaux, pleins de bonnes résolution et tu arrives à les tenir! Ca doit être du fait de l’alignement avec Saturne ça. Donc au programme pour cette année 2018 beaucoup de sport, des petits plats maisons et même de la méditation !

Tu as explosé les partiels, ton crush te drague et tu as perdu 1kg pendant les fêtes. Tu es dans une forme olympique et ce n’est pas prêt de s’arrêter la ! Tu as le vent en poupe espèce de poulpe !

Madame Xirma

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HS Titre : police et taille au choix Chapeau

Giw 74 Décembre-Janvier  
Giw 74 Décembre-Janvier  
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