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Janvier 2016

REVUE EXPÉRIMENTALE D’ARTS APPLIQUÉS


Caractère typographique invité Réalisé à l’origine par Adrian Frutiger, (1928-2015), Avenir Next est un caractère typographique qui a été redessiné en collaboration avec Akira Kobayashi en 1988. Il combine la rigueur et l'élégance de la tradition suisse de création de caractères. Distribué par Linotype depuis 2004, son usage sur des supports imprimés met en avant son excellente lisibilité et son esprit avenant. Lorsqu'elle est déployée en paragraphe, l'effet de sa masse graphique reste assez subtil. Son utilisation en petite taille accompagne merveilleusement la lecture et sert les propos de la mise en page.

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ÉDITO L’essence et les sens du beau César Ramirez

À l’ère où les frontières entre art et design deviennent presque impossibles à identifier ; dans un monde où les objets, les oblige ainsi à parler d’expérience esthélieux, les corps et même les gestes nous tique, expression qui neutralise les valeurs confrontent à un phénomène d’esthéopposées tout en élargissant les jugetisation généralisée, quel est l’intérêt ments de goût. de s’interroger sur la définition de la Dans cette quatrième livraison de XPMT, beauté aujourd’hui ? Comment s’inscrit les critères de beauté et les jugements de une telle question dans nos pratiques goût sont convoqués dans tous les domaines d’enseignement et de recherche dans et dans toutes les sections : projets personle domaine du design ? nels d’exploration plastique où les étudiants Nous pouvons constater seulese livrent à des exercices de construction de ment que notre relation au monde se sens a travers l’installation, la photographie fait de plus en plus par le biais d’une ou le collage. Affiches typographiques où prédominance du sentir comme beauté et laideur sont déjouées avec ironie et expérience globale, d’une synesdésinvolture. Manipulation de planches de BD thésie permanente où nos sens se où la plasticité du dessin fagocite et démystiretrouvent caressés, gâtés... Cela fie l’art contemporain. Compositions géoméproduit une surabondance de jugetriques où le système combinatoire révèle des ments de beauté, face auxquels subtilités complexes. Des projets de design nous aurions la plus grande diffid’espace où l’usager se retrouve happé par la culté à leur attribuer un contenu continuité des lignes qui ne s’arrêtent jamais et concret. Manifestement la queseffacent l’identité des objets. Un workshop qui tion devient beaucoup trop vaste, fait l’apologie du simulacre avec des maquettes et c’est probablement inutile au réalisme déconcertant d’une maison brulée ou d’essayer d’y répondre. d’un chantier abandonné. Cependant, une réponse Ainsi envisagée, l’unité de ces travaux nous opératoire s’offre à nous si, conduit à constater que le design, sa recherche au lieu d’envisager une telle et son expérimentation peuvent être menés question de façon frontale comme on accompagne un projet artistique, et univoque, nous adoptions avec la fécondité d’expériences esthétiques qui un point de vue synthétique en découlent. Source d’expériences cognitives au-delà de toute dimension autant que d’expériences esthétiques notre vision valorisante ou dévalorisante du design, et de son enseignement, nous invite à (beauté vs. laideur). La porrejoindre Stendhal pour qui la beauté n’était que la tée de la question nous promesse du bonheur.


UNE ODYSSÉE DE L’ESPACE PRATICABLE 26 – 31


PROJETS PERSONNELS D’EXPLORATION PLASTIQUE 4 – 9

« C’EST SUPER BEAU ! » 10 – 13

LES FRÈRES MICKEYS OU LE CHARME DISCRET DU SIMULACRE 14 – 19 LE RYTHME FORMEL DU SYSTÈME COMBINATOIRE 20 – 25

CECI N’EST PAS UNE MAQUETTE 32-37

FÊTE DES LUMIÈRES 32-35


PROJETS PERSONNELS D’EXPLORATION PLASTIQUE MANAA


Dans la formation en Mise À Niveau Arts Appliqués que propose notre établissement, nous accordons une importance particulière à la sensibilisation à la « création artistique », et surtout à l’exploration plastique dans des formats d’une grande diversité. Ce travail est réalisé dans un module que nous appelons le « projet personnel  » dans lequel les étudiants réfléchissent à une production plastique dont la thématique et le médium sont totalement libres. Avant de commencer à s’interroger sur leurs envies de recherche plastique ainsi que sur le sujet à aborder, les étudiants explorent des phénomènes de signification dans le cours de sémiologie ; ils sont également plongés dans l’enchaînement de mouvements artistiques qui composent l’histoire de l’art et ils manipulent différentes techniques et procédés dans le cours d’expression plastique. Il s’agit de créer un contexte de travail adapté à des futurs designers et étudiants en arts appliqués. Ces étudiants seront dans un premier temps invités à manipuler des signes pour donner leur vision personnelle autour d’une notion ou d’un thème de leur choix. Cela devient ainsi une occasion privilégiée de production plastique débarrassée des contraintes du cahier des charges, si ce n’est que celle de faire du sens.

Un des intérêts majeurs du projet personnel est qu’il est l’objet de réflexion et d’expérimentation pendant quasiment toute l’année. De ce fait, les étudiants ont le temps de bien définir leur propos, mais surtout d’épuiser un sujet sur lequel ils ont fait des expérimentations poussées. Cette façon de travailler est intéressante et utile pour les étudiants car elle peut révéler des vocations ou des attirances parfois inattendues. Les images que nous présentons dans cette section sont une sélection des rendus de l’année dernière. Nous pouvons constater que la pratique photographique est privilégiée, mais souvent pour la documentation des pièces produites. Par ailleurs, la photographie numérique s’avère être un médium souvent investi dans le but d’explorer un moyen de production d’images tout à fait propre de l’époque dans laquelle nous vivons. En dehors de cela il y a aussi des pratiques comme le collage, l’installation, la sculpture, entre autres médiums. Ces images véhiculent une vision du monde tantôt critique, tantôt poétique, avec des enjeux plastiques réels, toujours intéressante à déconstruire et à regarder en détail.

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« C’EST SUPER BEAU ! » 1RE ANNÉE | DESIGN GRAPHIQUE

Un exercice de création typographique expérimentale est à l’origine des alphabets utilisés dans la compositions de ces affiches. Le principe de création de ces alphabets est la conception d’une grille et de son épuisement pour obtenir un ensemble de signes graphiques susceptible d’être associés à des lettres. Cette première masse graphique est ensuite reconfigurée pour obtenir les formes de base d’un alphabet. Certains étudiants ont poussé l’exercice jusqu’à obtenir la déclinaison des alphabets en différentes graisses : light, regular et bold. C’est à partir de ces alphabets que les étudiants ont réalisé des propositions d’affiches qui abordent la question du beau, dans l’acception la plus subjective et contemporaine que la création en design peut évoquer. Nous reprenons à ce propos l’intitulé « C’est super beau !  » du commentaire de Benjamin Loyauté, co-commissaire de la Biennale de Design de Saint-Etienne 2015, dont la thématique était « Les sens du beau ». « Le beau offre un territoire d’illusions, de vérités, d’expressions, d’étrangetés, de maniements et de révélations. Sa réception démocratique invite à l’expérience esthétique, naturelle ou culturelle.

Le beau en design se révèle silencieux ou turbulent. Il se lit, se devine, se décline, s’invente même parfois. » Il y a dans cette conception de la beauté en design une nette volonté pour élargir et relativiser, voire rendre subjectifs les critères esthétiques et les jugements de goût. Dans cette perspective, les propositions d’affiches se veulent génératrices de réflexions et de débats afin de susciter des apports nouveaux à la science du design, de sa recherche, de sa pratique et de son enseignement. Dans la composition de ces affiches, objectivité, lisibilité et rationalité ont été interrogées autrement que d’un point de vue linéaire et univoque. Elles laissent place à l’irrationnel, à l’altérité et au doute. La question du jugement esthétique et du statut du «  beau  » aujourd’hui, prend dans le domaine du design une importance particulière car elle détermine la perception et la réception du design auprès du public. Ces affiches s’interrogent sur l’esthétique des formes que le design graphique peut mettre en avant, parfois de façon décalée, audacieuse ou provocatrice, pour proposer de nouveaux chemins qui façonnent les modalités de production et réception de la dimension esthétique du design graphique.

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LES FRÈRES MICKEYS OU LE CHARME DISCRET DU SIMULACRE 2E ANNÉE | DESIGN GRAPHIQUE

Les moyens illimités d’explorations plastiques et de pratiques artistiques a donné lieu à une reclassification des arts au XXe siècle, plus précisément à un élargissement de critères et à une relativisation notamment de ce qui est le beau aujourd’hui. Apparaissent ainsi le cinéma comme le 7e art, la photographie comme le 8e art, et la bande dessinée comme le 9e art. L’évolution des pratiques artistiques ne reste pas figée ; certaines expressions deviennent inclassables, en remettant sans cesse en question les critères esthétiques qui ont contribué autrefois à établir des repères dans l’étude des arts. Dans cette production, quelques pièces appartenant au monde de l’art contemporain sont inscrites dans un scénario de bande dessinée. Un dialogue entre les deux contextes s’établit, il vient neutraliser la différence entre bande dessinée et art contemporain, entre art populaire et art savant, entre divertissement et matière à réfléchir. Mais les enjeux de ce rendu peuvent être également saisis un peu plus loin, au point où le simulacre de la bande dessinée fusionne avec les traces du réel des pièces dessinées insérées

Yayoi Kusuama vs. André Franquin

dans des contextes qui leur sont habituellement étrangers. Une fois la pièce d’art contemporain insérée dans la planche de bande dessinée, le tout est recouvert par la dimension factice du dessin qui absorbe l’ensemble en l’inscrivant dans le terrain du simulacre. C’est pour cela que face à ces planches, il est facile de se tromper et n’y voir qu’un extrait de bande dessinée alors que les deux contextes sont mis en dialogue avec subtilité. De ce fait, le résultat est une série de scénarios assez improbables où les deux registres se retrouvent rafraîchis et enrichis réciproquement. Cela dit, une clé de lecture est nécessaire pour évacuer ce trompe l’œil : ces planches sont accompagnées d’une petite vignette, à proximité, qui évoque la pièce d’art contemporain mise en scène dans le scénario. La bande dessinée est envisagée ici comme indice de la culture populaire, souvent associée au divertissement. Dans cette perspective, il faut rappeler que beaucoup d’artistes contemporains ont investi l’univers de la bande dessinée (Gilles Barbier, Bruno Peinado, Jeff Koons, entre autres), en me ttant en avance son potentiel plastique et l’aspect absurde de ses codes de représentation. Tout comme dans le travail de ces artistes, le simulacre proposé par ces planches de bande dessinée redimensionne la portée de ces deux univers en les faisant exister au-delà de leurs propres fins.

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Donald Judd vs. Steven DuprĂŠ

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Panamarenko vs. Franquin

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Lacombe & Dejode vs. Hugo Pratt

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Obey vs. Juan José Juanjo Guarnido

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Daniel Buren vs. Albert Uderzo

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LE RYTHME FORMEL DU SYSTÈME COMBINATOIRE 1RE ANNÉE | DESIGN D’ESPACE

Dans le contexte du design contemporain, la dimension esthétique est déterminée par la plasticité des formes ; cette acception des formes est par ailleurs une notion récurrente qui jalonne l’histoire du design. Dans son ouvrage L’avenir de l’architecture (Ed. du Linteau, 2003), l’architecte américain Frank Lloyd Wright défend une idée de l’architecture qui devrait être «  organique  ». On a depuis souvent tendance à associer cette dimension organique de l’architecture à un contexte biologique alors même que ce qui intéressait l’architecte américain était de la considérer comme une totalité, comme une structure vivante. Pour Frank Lloyd Wright l’organique est lié «  à la structure vivante, une structure ou un concept dont les caractères ou les éléments sont, dans leur forme et dans leur substance, organisés à une certaine fin, de façon à constituer un tout.  » Envisager une structure vivante qui ne soit pas associée au domaine biologique, voilà qui semble difficile à imaginer et surtout intéressant à mettre en place car nous sommes proches du procédé rhétorique de la litote. Les combinaisons formelles que nous présentons dans cette section sont issues d’un exercice de conception d’un système combinatoire cherchant à représenter des espaces

praticables : espaces publics, places, jardins, labyrinthes, etc. Dans cette optique, ces motifs composés pour la plupart par des formes géométriques obéissent à un système de codification dans lequel les bassins sont représentés par du vide  ; les espaces-matières sont représentés par un plein à partir d’une matière spécifique qui agit comme un recouvrement ; étant donné qu’il s’agit des espaces praticables, les espace non traités représentent le parcours que le lieu propose. Mais au-delà de l’application dans un contexte déterminé que ces motifs peuvent aider à projeter, il est évident qu’ils sont au même titre l’objet d’un regard esthétique. Ces combinaisons sont énigmatiques car elles sont constituées à partir d’une composition rigoureuse qui sollicite du spectateur un effort supplémentaire d’attention pour pouvoir déceler leur logique formelle. Pour rejoindre la dimension organique chère à Frank Lloyd Wright, nous sommes obligés d’ajouter à la globalité du projet architectural, un autre élément qui le rend vivant et cohérent. Cet élément est la notion même de projet comme outil de projection et de conception. La notion de projet englobe en amont et en aval les différentes étapes de la création architecturale et en fait une totalité vivante, toujours riche en lectures dans ses différents moments.

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UNE ODYSSÉE DE L’ESPACE PRATICABLE 2E ANNÉE | DESIGN D’ESPACE


Si l’on se pose la question du rapport entre forme et fonction dans le domaine du design, nous touchons à un point essentiel qui marque les critères qui ont déterminé son histoire. En effet, l’histoire du design peut être envisagée selon l’évolution de ses différents moments callimorphiques. Etroitement liée à la question de la forme, la question de la fonction n’est jamais loin, de sorte que le rapport entre forme et fonction, est susceptible de nous révéler encore des possibilités inattendues lorsque l’on pousse l’expérimentation et la recherche en design. Ces possibilités peuvent aller jusqu’à nous suggérer de nouvelles formes de sociabilité, ce qui est également parmi les enjeux du design contemporain. Dans cet exercice de design d’espace, le point de départ est donné par un objet d’utilisation strictement pratique : un réceptacle d’emballage en papier compressé utilisé pour le transport et protection d’objets fragiles. Ce que l’on retient de cet objet est son potentiel pour générer des formes, tantôt concaves, tantôt convexes, liées par une composition et une organisation fluides. A partir de cet objet, les étudiants ont imaginé et

dessiné des espaces, des véritables lieux où le regard ne s’arrête pas. Ici le regard parcourt avec douceur la continuité de formes que composent ces espaces et les objets qui les habitent : la ligne courbe règne en maître. Cet exercice qui décrit un parcours allant de l’analyse d’un objet à la conception d’un espace, avec une telle logique de génération de volumes positifs et négatifs, donne de résultats assez riches et intéressants. La ligne d’un tapis devient celle d’une assise, un peu plus loin elle prend la forme d’une table, pour devenir ensuite un mur, et finir avec la forme d’un abri par temps de pluie ou forte chaleur. Mais le plus intéressant dans cette suite d’évènements, c’est que nous serions bien incapables de définir avec précision où finit un objet et où commence l’autre. Cette métamorphose permanente et subtile des objets est surtout déterminée par les pratiques des usagers de ces lieux. Comme on le voit dans ces images 3D, le statut d’un objet reste attaché aux envies des usagers. Bien qu’il y ait des objets dont la forme suggère très nettement une fonction précise, c’est l’usager qui, au grès de ses envies, donnera un statut particulier et souvent éphémère à tel ou tel objet. Comme les lignes dans ces volumes, rien n’est arrêté  : le mobilier et les lieux peuvent continuer leur évolution et en même temps fournir un support pratique et esthétique à qui veut bien en faire l’expérience.

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CECI N’EST PAS UNE MAQUETTE 1E ANNÉE | DESIGN D’ESPACE DESIGN GRAPHIQUE WORKSHOP


À l’ère de la manipulation généralisée des images par des moyens informatiques, toutes les images sont désormais suspectes. La notion centrale de ce workshop, mené avec des étudiants de 1re année des sections de design graphique et design d’espace, est d’interroger l’image fixe dans ses capacités à imiter les codes visuels de ce que l’on pense être le réel. Ceci n’est pas une maquette… mais une image photographique d’une maquette, elle-même réalisée à partir d’une photographie. Il s’agit ainsi d’un itinéraire décrivant des aller-retour entre le réel et sa (re)présentation. L’effet de réel que recouvre ces images permet au spectateur de leur donner instinctivement le statut de « visions » du réel et non pas de « versions » du monde. Car, il faut se rendre à l’évidence : le réel est aussi une construction. Ce travail de workshop comprend trois étapes qui se sont déroulées pendant une semaine  : d’abord une exploration photographique du quartier de Vaise où est implantée l’école Presqu’île, afin de rendre compte de l’état des lieux de l’architecture qui mélange un riche passé industriel avec des constructions récentes vouées à l’habitation et au tertiaire. Ensuite, l’élaboration très rigoureuse d’une maquette d’après photo, afin de tromper l’œil du spectateur avec une image plus réelle que le réel. Finalement, une prise de vue photographique de cette maquette pour ne garder que l’image du lieu évoqué.

Le rendu de ces images met à mal la vocation documentaire initiale de la photographie, mais également sa matérialité : les images sont réelles (de vraies photographies de maquettes, sans aucune retouche) mais non pas ce qu’elles représententent (différents espaces dans le quartier de Vaise). La manipulation invisible de l’image numérique est totalement exclue, pour laisser place à la création d’un autre type de fiction, celle de la réalité même des objets présentés plutôt de des lieux représentés. La nature des lieux choisis par les étudiants est aussi intéressante à évoquer, car elle a son rôle dans la réception par le spectateur en tant qu’image du réel : bâtiment en chantier, maison brulée, couloir de résidence étudiante, cour intérieure, architecture industrielle. C’est une série d’aperçus qui débarrassent le regard photographique de l’image anecdotique de carte postale, pour se focaliser sur des non-lieux, des espaces énigmatiques et vides qui entrent en résonance avec l’iconographie du fait divers. C’est ainsi que, aussi inattendues qu’elles puissent paraître, ces images deviennent, face au regard du spectateur pressé de les ancrer sur un terrain déterminé, des univers recomposés, des simulacres de décors, toujours prêtes à être le théâtre d’une infinité de récits.

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QUATRE CRÉATIONS LUMINEUSES POUR LA FÊTE DES LUMIÈRES L’École PRESQU’ÎLE participe avec quatre projets qui seront mis en place pour la prochaine édition Fête des Lumières à Lyon. Le projet Scott de Claire Salvadori, Alexandra Kern et Olga Tolstova sera

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installé Place Ferber (Lyon 9e). Le projet Motif.JacquART de Thomas Gauzelin, Emma Hulin et Loïc Owczarski, sera installé Rue Sergent Michel Berthet (Lyon 9e).


Le projet Sépia Urbain de Océane Ferrante, Océane Loreaux et Mathilde Tolly sera visible dans la partie consacrée aux expérimentations étudiantes sur la Place des Archives (Lyon 2e). Le projet Perceptions de Léa Maurin, Camille Nodon et Wanda Perdriolle, sous la direction de Frédéric Limonet sera réalisé au terminus de la navette Rhônexpress (Lyon 3e). Suite aux évènements du 13 novembre 2015, la réalisation de ces projets a été reportée à l’année prochaine. Rendez-vous en décembre 2016 pour vivre et partager cette expérience sur la lumière. 4

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LE RYTHME FORMEL DU SYSTÈME COMBINATOIRE 1RE DESIGN D’ESPACE Encadré par Emmélie Adilon 1/3 . . . . . . . . . Camille Thaize 2 . . . . . . . . . . . Olga Tolstova 4 . . . . . . . . . . . Claire Salvadori 5 . . . . . . . . . . . Laura Nesta

PROJET PERSONNEL D’EXPLORATION PLASTIQUE MANAA Encadré par César Ramirez

UNE ODYSSÉE DE L’ESPACE PRATICABLE 2E DESIGN D’ESPACE

1 . . . . . . . . . . . Sophie Long

Encadré par Frédéric Limonet, Nathalie Haas

2 . . . . . . . . . . . Oriane Rainero

1 . . . . . . . . . . . Julien Tamini

3 . . . . . . . . . . . Hanaïde Elsener

2 . . . . . . . . . . . Mathilde Reymond

4 . . . . . . . . . . . Maxime Langrais

3 . . . . . . . . . . . Loîc Owczarski

5 . . . . . . . . . . . Wanda Perdriolle

4 . . . . . . . . . . . Charlotte Camara

6 . . . . . . . . . . . Sony Ketif 7 . . . . . . . . . . . Laurine Dubouchet

CECI N’EST PAS UNE MAQUETTE WORKSHOP 1E DESIGN GRAPHIQUE & 1E DESIGN D’ESPACE

« C’EST SUPER BEAU ! » 1RE DESIGN GRAPHIQUE

Encadré par Emmélie Adilon, César Ramirez

Encadré par César Ramirez

1 . . . . . . . . . . . Salomé Vezin, Clément Dulieu, Sofyane Danny

1/2 . . . . . . . . . Tom Frey

2 . . . . . . . . . . . Valentin Chassaing, Marine Nique,

3 . . . . . . . . . . . Joris Sanchez 4 . . . . . . . . . . . Marine Nique 5 . . . . . . . . . . . Aurélie Parent

Aurélie Parent, Charlotte Camara 3 . . . . . . . . . . . Ambre Rodrigues, Zoé Lemoine, Roman Héritier 4 . . . . . . . . . . . Amélie Piron, Joris Sanchez, Julien Tamini

LES FRÈRES MICKEYS OU LE CHARME DISCRET DU SIMULACRE 2E DESIGN GRAPHIQUE Encadré par Simon Feydieu 1 . . . . . . . . . . . Amélie Piron 2 . . . . . . . . . . . Philippine Duquaire 3 . . . . . . . . . . . Franck Bonachera 4 . . . . . . . . . . . Gwenaelle Pichon 5 . . . . . . . . . . . Clémence Lambey 6 . . . . . . . . . . . Léa Maurin

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5 . . . . . . . . . . . Tom Frey, Sandra Gros, Gwenaelle Pichon, Léa Maurin

FÊTE DES LUMIÈRES 1 . . . . . . . . . . . Emma Hulin, Loïc Owczarski, Thomas Gauzelin 2 . . . . . . . . . . . Claire Salvadori, Alexandra Kern, Olga Tolstova 3 . . . . . . . . . . . Océane Ferrante, Océane Loreaux, Mathilde Tolly 4 . . . . . . . . . . . Camille Nodon, Wanda Perdriolle, Léa Maurin


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DIRECTION DE PUBLICATION CÉSAR RAMIREZ THOMAS ROSSET TEXTES ET ICONOGRAPHIE CÉSAR RAMIREZ REPRISE MAQUETTE GRAPHIQUE ET MISE EN PAGE PHILIPPINE GAMBIER CANDICE QUENOT MATHILDE TOLLY CLÉMENT DULIEU THOMAS GAUZELIN

14 RUE GORGE DE LOUP 69009 LY O N 04.72.00.08.03 www.ecolepresquile.fr

XPMT janvier 2016  

Revue Expérimentale d'Arts Appliqués. École Presqu'Île, Lyon (France)

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