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EDITORIAUX La rédaction

Les lecteurs

Les trois maux de l’agriculture française ?

La double activité au service de la rentabilité

Frédéric Hénin, rédacteur en chef de Terre-net.

u’on les partage ou non, il est des avis qu’il convient d’entendre pour savoir ce qui peut influencer l’avenir du monde agricole. Invité en octobre dernier à une conférence régionale du forum pour l’avenir de l’agriculture (Ffa), organisée par la Société des agriculteurs de France (Saf), Nicolas Baverez, avocat d’affaires, déclarait que l’agriculture française souffre de trois maux : son protectionnisme, un système de subventions hypertrophié et son malthusianisme en matière de recherche.

Réinventer l’agriculture française est selon lui tout à fait possible en s’inspirant des anglo-saxons. Cela suppose de se fixer comme priorité un regroupement important des exploitations et de conduire une politique d’investissement et d’innovation assise sur une recherche dynamique. Abolir le principe de précaution devient alors essentiel. Et dans cette dynamique retrouvée, les Ogm seront les alliés de la protection de l’environnement et de la réussite de ce nouveau modèle agricole. Réinventer l’agriculture, c’est aussi remettre de la valeur ajoutée dans les exploitations en réduisant l’encadrement réglementaire. Ne dénombre-t-on pas deux salariés de l’administration pour un agriculteur ! Enfin, toujours selon l’avocat d’affaires, réinventer l’agriculture, c’est accepter de se désintoxiquer des aides publiques. Ou plutôt préférer des aides à la production plutôt que des soutiens au revenu des exploitants agricoles ! Ainsi, avec une agriculture réinventée, la France aura des exploitations organisées en filières, spécialisées et managées comme des Pme. Mais les pistes proposées par Nicolas Baverez signifient aussi moins de 200.000 agriculteurs ! Est-ce au final ce que l’on veut ? Et en période de faible croissance, quel secteur absorberait la main-d’œuvre libérée ? Autre voie : même si elle est critiquée, la proposition législative de la Commission européenne poursuit la réforme de la Pac pour l’adapter à la réalité du marché. Pour l’après 2013, elle fait le pari d’une agriculture diversifiée, compétitive et respectueuse de l’environnement, apte à maintenir des territoires ruraux vivants.

Christophe Petit, céréalier à Dyé (Yonne). 295 ha, deux associés et quatre salariés. Trois sociétés : une exploitation en grandes cultures, une Société en nom collectif (Snc) en travaux agricoles, forestiers et publics et un groupement d’employeurs pour simplifier la gestion salariale. © DR

© Terre-net Média

Q

S

oit nous attendons de subir les décisions politiques comme la Pac 2014, en espérant des prix rémunérateurs pour un revenu plus stable, soit nous les devançons. Je préfère devancer et il y a plusieurs façons de le faire. Dans notre contexte (géographique, d’exploitation et personnel), nous avons choisi de diversifier nos activités. Objectifs : sécuriser le revenu, rentabiliser le matériel, remplir les emplois du temps en toute saison… et tout simplement nous développer. Nous sommes devenus doubles actifs. Production de céréales, entreprise de travaux agricoles, transport, fauchage d’accotements, élagage et broyage, travaux forestiers avec l’Onf, etc : nous ne voulons pas d’activité dominante car si elle "tombe", ce serait un risque pour l’exploitation. Si nous étions restés céréaliers purs, quand le cours est à 100 euros la tonne, "nous serions mal !". Comme le dit l’expression, nous ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier. Pour nous, en tant que chefs d’entreprise, et pour nos salariés. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir chacun nos spécialités, pour une meilleure efficacité et pour le relationnel avec les clients. Notre façon de gérer a changé. Nous sommes au quotidien dans une logique de calcul économique, de rentabilité, de gestion de plannings, de logistique, d’écoute du marché… Par exemple, nous avons beaucoup de cailloux dans nos parcelles, que nous ramassons pour les vendre bruts ou que nous travaillons pour les commercialiser concassés. Nous ne faisons que répondre à la demande ! Autre exemple : il peut être parfois plus rentable de réaliser un chantier avec la Snc (notre entreprise de travaux) que d’effectuer un traitement sur les cultures de notre exploitation. C’est une autre gestion, une autre façon de mener l’entreprise.

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Terre-net Média L'agriculture d'aujourd'hui

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Soucieux de la préservation de l’environnement, la société Terre-net Média sélectionne des fournisseurs engagés dans une démarche environnementale. Ce magazine est imprimé sur du papier certifié PEFC issu de forêts gérées durablement. Les encres utilisées sont végétales. Tous les produits qui ont servi à la réalisation de ce magazine ont été recyclés ou retraités conformément à la certification IMPRIM’VERT. Encarts : ce numéro comporte un encart sélectif "Vital Concept" déposé sur la 4ème de couverture. Un encart sélectif "GRUEL FAYER" déposé sur la 4ème de couverture. Un encart sélectif "KWS" déposé sur la 4ème de couverture et un encart "Dura Plas" pour la totalité de la diffusion, déposé sur la 4ème de couverture.

Éthique1 Annonceurs & Agences Remise des certificats d'envois postaux

Éthique2 Lecteurs Pas de publi-information dissimulée

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EDITORIAUX

Nouvelle formule

Votre news magazine professionnel fait peau neuve Selon Bva, vous lisez Terre-net Magazine, que Et ce n’est pas tout. Puisque vous souhaitez vous aimez « reprendre en main plusieurs davantage d’informations stratégiques techfois ». Le machinisme fait la quasi-unanimité, nico-économiques plutôt que du sociétal, tant pour les articles que pour les annonces. nous avons créé deux nouvelles rubriques. Ensuite, vous avez chacun vos rubriques préférées, véritables Solidarité en agriculture rendez-vous mensuels que vous attendez. SYNDIC’ARENE

Le pluralisme des idées

La réalité économique "booste" l’individualisme

n an. Terre-net Magazine a un an. C’est à votre service que nous nous étions mobilisés pour lancer Terre-net Magazine fin 2010. Résolument différent et résolument engagé pour vous donner « les analyses et informations dont vous, agri-décideurs d’aujourd’hui et de demain, avez besoin ». La suite de notre engagement, c’est de répondre encore mieux à vos besoins. L’adaptation permanente et la réactivité font partie de nos valeurs, de notre génétique.

Confort de lecture

«E

n ne peut pas dire qu’il n’y a plus de solidarité, mais je trouve que les mentalités ont changé. Prenez l’exemple de la coopération. En servant les intérêts de leurs adhérents, les coopératives incarnaient aussi l’esprit mutualiste. Dorénavant, elles sont entraînées dans le libre marché et les coopérateurs ne s’y retrouvent plus. A mesure que les structures s’agrandissent, les agriculteurs sont de plus en plus individualistes. Leur charge de travail augmente, laissant peu de place à l’entraide. J’aimerais que la solidarité reste une valeur forte du monde paysan mais, malheureusement, l’individualisme prend le dessus.

Par l’intermédiaire d’Afdi, nous échangeons avec des associations paysannes du Mali, un pays où l’érosion des terres agricoles est bien plus importante qu’en France. Nous les aidons à mettre en place des conduites culturales plus respectueuses des sols. Concrétement, des agriculteurs créent des parcelles d’essais et deviennent les promoteurs de ces pratiques. Cet engagement solidaire est très enrichissant car il permet aussi de découvrir d’autres cultures, d’autres modes de vie. Autrefois, la pénibilité du travail a incité les exploitants agricoles « Etre solidaire pour à s’entraider. Aujourd’hui, grâce à la technique, nous sommes progresser ensemble » plus autonomes et l’aide des autres nous semble moins indispensable. Néanmoins en cas d’urgence, les agriculteurs sont toujours solidaires entre eux. Le soutien des céréaliers aux éleveurs en manque de paille l’a encore une fois démontré ! Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de professions capables d’une telle mobilisation. »

« Malheureusement, les La sécheresse de cette année en est l’illustration. agriculteurs sont de plus Car mettre à la disposition en plus individualistes » des éleveurs, par le biais d’une opération nationale, de la paille à 120 €/t rendu ferme, je n’appelle pas ça de la solidarité. A ce prix, c’est aggraver encore davantage leurs difficultés. Le plus souvent, le soutien des céréaliers s’est limité à rassembler des milliers de tonnes de paille. Car en termes de prix, il n’y a pas eu vraiment d’efforts. Certains producteurs ont même profité de l’initiative du syndicalisme majoritaire pour vendre leur paille plus cher qu’à leur marchand. Pour faire face au déficit fourrager, j’ai préféré le système D. Un agriculteur du Jura m’a proposé 8 ha de moha à prix coûtant, sans même compter la main-d’œuvre. J’ai partagé les 100 tonnes récoltées avec trois autres éleveurs. »

10

Terre-net Magazine I Novembre 2011

La nouvelle formule de Syndic’arène accentue l’esprit de pluralisme de cette rubrique (trois colonnes pour trois agriculteurs adhérents à trois syndicats) et permet un meilleur confort de lecture. Rendezvous page 10 de ce numéro.

En résumé, Terre-net Magazine est votre news magazine professionnel d’aide à la décision. Un tel plébiscite fait plaisir à toutes les équipes et à tous les métiers acteurs du magazine. Mais gardons les pieds sur terre, nous y tenons, et regardons les points d’amélioration que vous nous avez suggérés.

Performance production vise à répondre à vos questions technico-économiques en alliant votre expérience et les regards d’experts. Rendez-vous ce mois-ci page 20 avec un agriculteur qui a travaillé sur la compatibilité entre non-labour et réduction des fréquences de désherbage. Grand angle est un dossier qui donne des pistes de réflexion, en associant des brèves, des informations de fond et des témoignages. Cette nouvelle rubrique, centrale dans Terre-net Magazine, se distingue par une mise en page particulière : pour la découvrir, rendez-vous ce mois-ci page 29 avec le semis de précision.

Avec vos avis, ceux de vos fournisseurs, d’agences et de concessionnaires, nous vous avons concocté une nouvelle mise en page. Objectifs : améliorer le repérage dans votre magazine avec des rubriques mieux identifiées et donner de l’air aux différents éléments des articles. Le tout pour un meilleur confort de lecture.

Avec passion et enthousiasme, toute l’équipe Terre-net s’est mobilisée pour vous proposer cette nouvelle formule. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Nous serons également très attentifs à votre souhait d’une meilleure visibilité de l’élevage.

Pierre Boiteau, directeur des rédactions de Terre-net Média, au nom de toute l’équipe.

© Terre-net Média

PS : nous tenons bien sûr à recevoir vos impressions. N’hésitez pas à nous en faire part directement à redaction@ terre-net.fr La nouvelle couverture de Terre-net Magzine vise à améliorer visibilité et lisibilité de l’information.

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«O

n agriculture, la solidarité s’exprime de multiples manières. Il y a ceux qui s’investissent dans un groupe de développement ou une Cuma, alors que d’autres adhèrent à un syndicat pour défendre des idées. Quelle que soit la forme, l’objectif est le même : échanger pour progresser ensemble. Pour ma part, je me suis engagé il y a quatre ans dans le réseau Afdi (Agriculteurs français et développement international). Ayant adopté, sur mon exploitation le semis direct sous couvert, je souhaitais partager mes nouvelles connaissances avec des producteurs qui en ont besoin.

© Terre-net Média

Nous avons regroupé toutes vos réactions et elles ont été nombreuses. Puis, vous avez été plus de 100 agriculteurs, céréaliers, éleveurs et polyculteurs-éleveurs, à nous donner votre avis via l’institut de sondage Bva. Le résultat nous va droit au cœur : Terre-net Magazine est un gratuit qui a de la valeur pour vous ! Votre satisfaction est notre meilleure récompense.

Nouvelles rubriques

Modef Jean-Pierre Fournier Producteur de bovins viande, Allier. 118 ha et 75 vaches allaitantes de race aubrac.

Terre-net Magazine I Novembre 2011

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U

Fnsea Pierre Latour Producteur de grandes cultures, Indre-et-Loire. Maïs semences, colza, tournesol, blé tendre, blé dur, pois protéagineux, orge de printemps.

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Magali Bossard, graphiste print (ici à droite), et Céline Clément, journaliste secrétaire de rédaction, sont deux des chevilles ouvrières de Terre-net Magazine. En lien avec toute l’équipe Terre-net et plusieurs d’entre vous, Magali a travaillé sur la nouvelle maquette que vous recevez aujourd’hui : une mise en page qui participe à l’Adn de Terre-net Magazine.

Résolument différent. C’était l’un de nos objectifs de départ. Résultat : pour vous, Terre-net Magazine est effectivement différent, tant dans sa forme (mise en page, facilité de lecture…) que dans son contenu (alliance entre informations concises et articles de fond), qui vous apporte des éléments pour vos choix stratégiques.

© DR

© Terre-net Média

Si l’appui des céréaliers pour fournir de la paille aux éleveurs est diversement apprécié sur le terrain, il prouve néanmoins que la solidarité reste une valeur cruciale du monde agricole. Mais, de l’entraide entre agriculteurs voisins à la mission de développement en terres africaines, celle-ci serait aujourd’hui menacée par un individualisme de plus en plus prégnant. Jean-Pierre Fournier du Modef, Jean-Pierre Christmann de la Coordination rurale et Pierre Latour de la Fnsea témoignent.


SOMMAIRE

[ Édito ]

3 4

Les trois maux de l’agriculture française ? La double activité au service de la rentabilité

[ Performance production ]

20

Adepte de la remise en question, Olivier Fumery, céréalier, s’interroge sur sa capacité à atteindre l’objectif de réduction de son Ift herbicides alors que son système a déjà bien évolué.

Votre news magazine professionnel fait peau neuve

[ Tri angles ]

7

Vos challenges techniques : Non-labour et réduction d’Ift : incompatibles ?

Des prises de vue, notre point de vue : La méthanisation, un nouveau métier

[ Terre’momètre ]

8

La température du monde agricole : Intentions de vote des agriculteurs à la présidentielle de 2012

9

Paroles de lecteurs

[ Syndic’arène ]

10

Le pluralisme des idées : Solidarité en agriculture

[ Pleins phares ]

22

Au coeur du machinisme : Tout ce qu’il faut savoir sur le Gnr

24

Les incontournables du machinisme : Sélection de nouveautés de l’Agritechnica

[ Impact ]

12

Votre horizon : Tribune de la Coordination européenne via campesina

[ Grand angle ]

27

[ Champ planet’terre ]

14

L’augmentation de la largeur des semoirs, limités par la vitesse de travail, un moyen pour améliorer les débits de chantier ? Oui, mais avec plusieurs limites. Etions-nous dans une impasse ? A priori non car plusieurs constructeurs arrivent sur le marché avec des solutions dépassant ces écueils.

Passe et impasse : Lait en Nouvelle-Zélande : des convoitises contrariées Si en France, la fin des quotas embarrasse les éleveurs, en Nouvelle-Zélande, où ils n’existent pas, les producteurs de lait ne se posent qu’une seule question : comment produire toujours plus.

[ Inflexion ]

16

La valeur ajoutée est à vous : Bocage : quand préservation rime avec rémunération

[ En avant marge ] Les clés pour vous positionner :

18 19

Les agriculteurs privilégient les prix fermes Bœufs/génisses : des productions complémentaires

Semis de précision A l’aube d’une nouvelle ère

[ Terre-net Occasions ]

35 36 49

La sélection professionnelle agricole Top affaires spécial moissoneuses-batteuses Les annonces gratuites des agriculteurs

[ Argus ]

50

La cote tracteur : New Holland Tvt 190

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TRI ANGLES

Des prises de vue, notre point de vue

Méthanisation

Un nouveau métier, qui ne s’improvise pas !

© Planet

Biogaz

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, souhaite que la méthanisation se développe en France aussi fortement qu’en Allemagne. « C’est ce retard là qu’il faut rattraper si nous voulons gagner la bataille de la compétitivité », a-t-il expliqué au Space. Même si à terme la rentabilité des projets semble avérée, le ministre paraît oublier l’importance des investissements que nécessite cette filière, d’autant que la ferme France flirte continuellement avec la crise. De plus, se lancer dans la méthanisation n’est pas aussi simple que de raccorder une installation photovoltaïque et d’attendre que les rayons du soleil fassent leur effet. Cette activité doit s’intégrer dans le quotidien de l’exploitation. Dans certains cas, elle modifie même le système ou incite à se regrouper avec ses voisins.

5.000 t de déchets à l’année

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iog

850.000 € pour 100 kW, 1,1 million pour 150 kW, 1,85 million pour 250 kW et 3 millions pour 500 kW : l’investissement dans une unité de méthanisation est conséquent. « Le retour sur investissement est de sept ans en moyenne », explique Timothée Bellet de la société Planet Biogaz. La durée des contrats de rachat d’électricité, égale à 15 ans, garantit une stabilité de revenu. En revanche, compte tenu d’un tarif de rachat équivalent de 50 à 150 kW (13,37 cts d’€/kW), Timothée Bellet déconseille les stations de moins de 100 kW. Et même à 100 kW, un tel investissement se justifie que s’il est subventionné « à hauteur de 20 % ». A partir de 150 kW, la part des aides semble moins impacter la rentabilité de l’installation. En plus de l’électricité, la méthanisation produit de la chaleur, qu’il faut valoriser pour optimiser la rentabilité du système. Chauffer oui, mais quoi ? Logements, bâtiments d’élevage, industries... A chacun de monter son projet et d’adapter son exploitation. « Un de nos clients a construit des serres chauffées qu’il a mises en location », commente Timothée Bellet. Enfin, la méthanisation réduit les achats d’engrais minéral. Dans le digestat en effet, l’azote se retrouve sous forme ammoniacale, plus facilement assimilable par les cultures.

et B

850.000 € d’investissement

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©P

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« Une unité de méthanisation, c’est vivant ! C’est comme une vache en béton, il faut l’alimenter ! C’est même le premier critère de réussite d’un projet », souligne Adeline Haumont de la Chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor. « Il faut disposer de suffisamment de matières pour approvisionner le digesteur ». A titre d’exemple, une installation d’une puissance de 100 kW, il faut environ 5.000 t de produits (composés majoritairement d’effluents d’élevage et de quelques centaines de tonnes de substrats végétaux agricoles et de déchets de silos), soit l’équivalent des rejets d’un troupeau de 100 vaches laitières. Une station de 150 kW, elle, absorbera entre 8.000 et 9.000 t d’intrants, auxquels il faut ajouter, pour son bon fonctionnement, des déchets extérieurs comme des boues de stations d’épuration.

1h minimum de travail quotidien

S’il faut passer un temps non négligeable pour construire son projet de méthanisation, il faut ensuite en consacrer chaque jour pour le faire fonctionner. « La méthanisation est un nouveau métier, qui ne s’improvise pas. Il ne doit pas y avoir de problème de "digestion". Il faut se faire la main sur la biologie et le fonctionnement du digesteur », insiste Adeline Haumont de la Chambre d’agriculture des Côtesd’Armor. « Tous les jours, des contrôles sont indispensables pour vérifier la production d’électricité, le taux de biogaz, le pH dans le fermenteur, etc. » En moyenne, une heure de travail est nécessaire par tranche de 100 kW, de l’entretien au suivi administratif. Ainsi, il faudra dédier en moyenne trois heures par jour à une installation de 150 à 350 kW et l’équivalent d’un mi-temps pour une unité de 350 à 700 kW.

Pierre Criado

Un exemple d’unité de méthanisation dans la Vienne sur www.terre-net.fr/mag/10methanisation

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Votre horizon La température du monde agricole TERRE’MOMETRE

Présidentielle de 2012 Sarkozy et Le Pen ne profitent pas du retrait de Borloo

A droite, seul Nicolas Sarkozy gagne un point, ce qui n’est pas significatif. Avec 33 % des intentions de vote, le président de la République reste le candidat préféré des agriculteurs. Toutefois, ils étaient 51 % à avoir voté pour lui en 2007 dès le premier tour de la présidentielle (1). Le seul grand gagnant de ce Baromètre agricole Terre-net Bva* est François Bayrou, candidat probable du Modem, avec des intentions de vote en hausse de 5 points. Mais il reste à un niveau inférieur à son score de 2007. A gauche, les agriculteurs prêts à voter pour Dominique StraussKahn (11 % des intentions de vote en mars 2011) reporteraient leurs voix sur François Hollande. JeanLuc Mélenchon et lui profiteraient davantage du très léger effritement d’Eva Joly (candidate Eelv) et de l’extrême gauche que du recul de la droite, qui bénéficie plutôt à François Bayrou.

Si le 1er tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, et si vous aviez le choix entre les candidats suivants, pour lequel y aurait-il le plus de chance que vous votiez ?

Base : 892 agriculteurs inscrits sur les listes électorales. 16,5 % ne se sont pas exprimés.

Octobre 2011

’après le Baromètre agricole Terre-net Bva*, si le premier tour de l’élection présidentielle 2012 avait lieu cet automne, 68 % des agriculteurs voteraient en faveur d’un candidat de droite ou d’extrême droite. Même si la droite reste largement majoritaire, elle recule de sept points en sept mois (par rapport au baromètre réalisé en mars dernier). Le retrait de Jean-Louis Borloo de la course à la présidentielle ne profite à aucun des candidats, encore en lice de ce côté de l’échiquier.

Nathalie Arthaud (LO)

0%

Philippe Poutou (Npa)

0%

Jean-Luc Mélenchon (Fdg) Jean-Pierre Chevènement (Mrc) François Hollande (PS)

Rappel vote des agriculteurs 2007 (1)

6% 1%

Laguiller Besancenot Buffet Royal Voynet Bayrou Nihous Sarkozy De Villiers Le Pen

12 % 3%

Eva Joly (Eelv) François Bayrou (Modem)

10 %

Frédéric Nihous (Cpnt)

1% 3%

Dominique de Villepin (RS) Nicolas Sarkozy (Ump)

33 %

Christine Boutin (Pcd)

1% 3%

Nicolas Dupont-Aignan (Dlr)

1% 2% 11 % 14 % 3% 51 % 10 % 7%

Marine Le Pen (FN) 27 %

Autres candidats 2007 :

Base : 1.016 agriculteurs inscrits sur les listes électorales. 19 % ne se sont pas exprimés.

Nathalie Arthaud (LO) Olivier Besancenot (Npa)

Mars 2011

D

Jean-Luc Mélenchon (Fdg) Dominique Strauss-Kahn (PS)

1%

Sondage post électoral mené du 9 au 23 mai 2007, auprès d’un échantillon de 4.006 personnes (âgées de 18 ans et plus), représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon avait été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession ou ancienne profession du chef du ménage, niveau de diplôme), après stratification par région administrative et catégorie d’agglomération.

11 % 4%

François Bayrou (Modem)

5%

Jean-Louis Borloo (PR)

(1) Source : Panel électoral français 2007, Ceviprof ministère de l’Intérieur.

4%

Eva Joly (Eelv)

Dominique de Villepin (RS)

Schivardi : 0 %, Bové : 1 %

0%

2% 7%

Nicolas Sarkozy (Ump) 32 % 3%

Nicolas Dupont-Aignan (Dlr) Marine Le Pen (FN)

31 %

Si le 2ème tour des élections présidentielles avait lieu dimanche prochain, et si vous aviez le choix entre les candidats suivant, pour lequel y aurait-il le plus de chance que vous votiez ? Rappel des votes agriculteurs 2007 (1) 35 % François Holande Royal : 22 % Nicolas Sarkozy 65 % Sarkozy : 78 % Baromètre agricole Terre-net Bva*

Question d’actualité

L’été pluvieux, bénéfique à deux tiers des éleveurs

D

’après le dernier Baromètre agricole Terre-net Bva*, la pluie de cet été aura permis à 67 % des éleveurs de compenser leur déficit fourrager et, ainsi, de disposer de stocks suffisants pour l’hiver à venir. En revanche, ils sont 30 % à ne pas avoir pu constituer de réserves assez importantes. Dans les prochains mois, 80 % d’entre eux devraient acheter de la paille ou de l’aliment pour pallier le manque de fourrage.

36%

Après l’épisode de sécheresse du printemps, l’été pluvieux vous a-t-il permis de compenser votre déficit en fourrage et de disposer ainsi de suffisamment de stocks pour l’hiver à venir ?

31% 30%

Oui, suffisamment Oui, mais tout juste

3%

Non Ne se prononce pas

Baromètre agricole Terre-net Bva* *Sondage réalisé du 3 au 11 octobre 2011 par Internet, auprès d’un échantillon national de 912 agriculteurs professionnels connectés, âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : région et orientation principale de l’exploitation (grandes cultures/polyculture-élevage/autres : viticulture-arboriculture-maraîchage) - Source : Scees.

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Terre-net Magazine I Novembre 2011

Le Baromètre agricole Terre-net Bva sur www.terre-net.fr/barometre


OPINIONS

Paroles de lecteurs Extraits des discussions entre agriculteurs sur Terre-net.fr et Elevage-net/Web-agri.fr

Démondialisation : pas trop vite !

« Les chinois veulent manger comme nous... », lance pv53 en référence à l’article "La Chine mange de plus en plus à l’occidentale" publié dans Ouest France. « On n’a qu’une petite planète », commente-t-il. « Bon ! Faut pas démondialiser trop vite, alors ?? », répond Chatodin. Ossau cite les achats de maïs américain par la Chine. Et @lm complète par « le lait australien dirigé pour la Chine ». Source : forum général sur l’élevage d’Elevage-net/Web-agri.

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ères

Productivité du travail : sommes-nous si mauvais ? Massey8210 : « On nous rabâche les oreilles régulièrement que nous, Français, sommes moins productifs que nos concurrents. Le sommes-nous vraiment ? Un éleveur qui délègue les cultures, la distribution de l’aliment voire l’élevage des génisses peut produire 500.000 l de lait, mais est-il plus productif qu’un éleveur qui fait 250.000 l sans rien déléguer ? Beaucoup d’éleveurs se voient à la tête d’un grand troupeau. Sont-ils prêts à faire les 3x8 pour la traite comme dans l’hémisphère sud ? Pensent-ils trouver des salariés compétents en leur proposant comme "job" la traite ? L’avantage de notre métier en France est la variété des tâches. Doit-on sacrifier cela au nom de la productivité ? » Source : forum de Terre-net.

Pôle engrais Pôle energies

Vendre au bon moment Pôle viande Pôle lait

Matériel cash

Manse : « Mon grand-père achetait son matériel cash, dès que son compte en banque le lui permettait... C’était dans le bon vieux temps, où l’achat à crédit, la Tva, la Msa, la taxation sur les plus-values etc, n’existaient pas dans la paysannerie... Le bon vieux temps vous dis-je ! » Source : forum des Terrenautes.

Cotations, analyses, tendances et stratégies de positionnement pour optimiser votre marge

Coût des pollutions agricoles de l’eau

A propos de l’étude "Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau" du Ministère du développement durable, parue en septembre 2011, laitier35 s’étonne : « A la page 10, on peut lire que les agriculteurs sont responsables de 88 % des rejets polluants dans l’eau. Mais, les références en bas de page indiquent que les chiffres datent de 2003 ! » Source : forum de Terre-net.

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Contactez-nous au 03 44 06 84 81


SYNDIC’ARENE

Le pluralisme des idées

Solidarité en agriculture La réalité économique "booste" l’individualisme Si l’appui des céréaliers pour fournir de la paille aux éleveurs est diversement apprécié sur le terrain, il prouve néanmoins que la solidarité reste une valeur cruciale du monde agricole. Mais, de l’entraide entre agriculteurs voisins à la mission de développement en terres africaines, celle-ci serait aujourd’hui menacée par un individualisme de plus en plus prégnant. Jean-Pierre Fournier du Modef, Jean-Pierre Christmann de la Coordination rurale et Pierre Latour de la Fnsea témoignent.

Fnsea

Modef

Pierre Latour

«E

n agriculture, la solidarité s’exprime de multiples manières. Il y a ceux qui s’investissent dans un groupe de développement ou une Cuma, alors que d’autres adhèrent à un syndicat pour défendre des idées. Quelle que soit la forme, l’objectif est le même : échanger pour progresser ensemble. Pour ma part, je me suis engagé il y a quatre ans dans le réseau Afdi (Agriculteurs français et développement international). Ayant adopté, sur mon exploitation le semis direct sous couvert, je souhaitais partager mes nouvelles connaissances avec des producteurs qui en ont besoin. Par l’intermédiaire d’Afdi, nous échangeons avec des associations paysannes du Mali, un pays où l’érosion des terres agricoles est bien plus importante qu’en France. Nous les aidons à mettre en place des conduites culturales plus respectueuses des sols. Concrétement, des agriculteurs créent des parcelles d’essais et deviennent les promoteurs de ces pratiques. Cet engagement solidaire est très enrichissant car il permet aussi de découvrir d’autres cultures, d’autres modes de vie. Autrefois, la pénibilité du travail a incité les exploitants agricoles « Etre solidaire pour à s’entraider. Aujourd’hui, grâce à la technique, nous sommes progresser ensemble » plus autonomes et l’aide des autres nous semble moins indispensable. Néanmoins en cas d’urgence, les agriculteurs sont toujours solidaires entre eux. Le soutien des céréaliers aux éleveurs en manque de paille l’a encore une fois démontré ! Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de professions capables d’une telle mobilisation. »

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Producteur de bovins viande, Allier. 118 ha et 75 vaches allaitantes de race aubrac.

© DR

Jean-Pierre Fournier © DR

Producteur de grandes cultures, Indre-et-Loire. Maïs semences, colza, tournesol, blé tendre, blé dur, pois protéagineux, orge de printemps.

«O

n ne peut pas dire qu’il n’y a plus de solidarité, mais je trouve que les mentalités ont changé. Prenez l’exemple de la coopération. En servant les intérêts de leurs adhérents, les coopératives incarnaient aussi l’esprit mutualiste. Dorénavant, elles sont entraînées dans le libre marché et les coopérateurs ne s’y retrouvent plus. A mesure que les structures s’agrandissent, les agriculteurs sont de plus en plus individualistes. Leur charge de travail augmente, laissant peu de place à l’entraide. J’aimerais que la solidarité reste une valeur forte du monde paysan mais, malheureusement, l’individualisme prend le dessus.

« Malheureusement, les agriculteurs sont de plus en plus individualistes »

La sécheresse de cette année en est l’illustration. Car mettre à la disposition des éleveurs, par le biais d’une opération nationale, de la paille à 120 €/t rendu ferme, je n’appelle pas ça de la solidarité. A ce prix, c’est aggraver encore davantage leurs difficultés. Le plus souvent, le soutien des céréaliers s’est limité à rassembler des milliers de tonnes de paille. Car en termes de prix, il n’y a pas eu vraiment d’efforts. Certains producteurs ont même profité de l’initiative du syndicalisme majoritaire pour vendre leur paille plus cher qu’à leur marchand. Pour faire face au déficit fourrager, j’ai préféré le système D. Un agriculteur du Jura m’a proposé 8 ha de moha à prix coûtant, sans même compter la main-d’œuvre. J’ai partagé les 100 tonnes récoltées avec trois autres éleveurs. »


Trois avis par mois Tous les syndic ats sont sollicités, à tour de rôle, afin de garantir le pluralisme.

La solidarité en agriculture, une valeur qui perdure ou, au contraire, mise à mal ? Votre avis sur

www.terre-net.fr/forums

© DR

Coordination rurale Jean-Pierre Christmann

AU PLUS PRES DE VOS ATTENTES DEPUIS 60 ANS

Producteur de bovins viande, Bas-Rhin. 65 vaches charolaises, 62 ha dont 50 ha d’herbe.

«L

a solidarité n’est pas l’apanage d’un syndicat, elle est propre à chaque personne. Le syndicalisme majoritaire, qui a voulu gérer les opérations paille, s’est proclamé comme étant le sauveur des éleveurs. Or sur le terrain, je constate une incohérence entre le discours et les actes de certains. En effet, peut-on parler de solidarité lorsque le prix de la paille n’est pas supportable pour les éleveurs ? Pour m’offrir de la paille à 110 € /t, j’aurais dû vendre la moitié de mes broutards. Moi, j’appelle ça du commerce : les intermédiaires ont fait de l’argent dans le cadre de cette mobilisation, y compris quelques céréaliers qui ont proposé leur paille à un tarif plus élevé que les 25 € /t suggérés par la profession. Pour être vraiment solidaire des éleveurs, il fallait vendre au prix le plus bas possible et non pas profiter de la situation. Au niveau local toutefois, l’entraide entre agriculteurs reste bien présente. Mais, elle est mise en péril par la spécialisation des exploitations. Je dirais même qu’il n’y a plus de solidarité entre les filières. Les problèmes des vignerons ou des producteurs de fruits et légumes n’émeuvent plus beaucoup les autres agriculteurs. Autre exemple : en 2010, le bilan de santé de la Pac et la redistribution des aides ont révélé les limites de la solidarité, dont les céréaliers sont disposés à faire preuve envers les éleveurs. »

« Il n’y a plus de solidarité entre les filières »

SIMA 2011 Hall 5B, Stand A133

Propos recueillis par Arnaud Carpon

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www.m-x.eu


IMPACT

Votre Votrehorizon horizon

Tribune

de Geneviève Savigny du comité de coordination de Ecvc (1)

Un nouveau cadre pour une Pac durable Terre-net Média a demandé à Geneviève Savigny, agricultrice et membre du comité de coordination de Ecvc, de présenter les propositions de son organisation pour la Pac de l’après 2013. Celles-ci s’articulent autour de la nécessité de sortir la politique agricole euroA suivre, dans le numéro de décembre péenne du cadre de l’Omc, pour lui redonner l’objectif majeur de de Terre-net Magazine, la tribune du Copa-Cogeca. nourrir les populations locales. commerce (établies en 1994 avec la création de l’Organisation mondiale du commerce), est devenue le premier importateur de produits alimentaires au monde et, selon les années, le premier ou le deuxième exportateur.

© DR

Selon Geneviève Savigny, il importe de « réguler la production et les marchés pour que les prix agricoles européens soient stables, rémunèrent le travail paysan et couvrent les coûts de production ».

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emain, en 2012, la Politique agricole commune de l’Union européenne aura 50 ans. Il y a quelques années, on parlait de sa mise à la retraite anticipée, de sa réduction à une politique de développement rural, le "dieu marché" s’occupant de tout le reste. Puis, des crises mondiales environnementales, financières, économiques et alimentaires ont ébranlé les dogmes néolibéraux, qui depuis 30 ans voulaient faire de l’alimentation une marchandise comme une autre. Alors qu’une nouvelle réforme de la Pac pour la période 2014-2020 est en cours de négociation, l’UE saura-t-elle être à la hauteur des enjeux de cette première moitié de 21ème siècle ? Comme le rappelle régulièrement le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, la sécurité alimentaire des Européens n’est pas acquise. L’UE, élève le plus obéissant aux règles internationales actuelles du

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sur les plans social, environnemental et international, se sont regroupées en une coordination européenne ; ceci afin de proposer une autre politique agricole et alimentaire pour l’Europe.

Changer de priorités

Ecvc préconise donc de modifier le cadre Au lieu d’avoir comme principal de la Pac. En résumé, il faudrait que la dessein de nourrir les Européens, politique agricole commune prenne en la politique agricole commucompte la souveraineté alimentaire plutôt nautaire s’est mise au service de que les règles de l’Omc. "l’agro-imCe qui revient à changer portation/ « Renforcer la voix des de priorités, c’est-à-dire à : exportapaysans européens. » tion", do• ne plus produire d’abord minée par pour le commerce internaquelques grandes firmes tional, mais pour nourrir les Européens et, q u i peuvent produire ou s’apen premier lieu, la population locale. La provisionner là où c’est le plus "relocalisation" de la production alimenprofitable pour elles sur la plataire est déjà en route (par exemple, en nète. France, avec les Amap). Ainsi, pour les protéines végétales • réguler la production et les marchés pour (soja) destinées à l’alimentation animale, l’UE dépend à près de que les prix agricoles européens soient stables, rémunèrent le travail paysan et 80 % des importations. Pourtant, elle est tout à fait capable d’en couvrent les coûts de production. Cela suppose de faire évoluer les codes actuels produire. du commerce international, en interdiLe modèle agricole dominant sant des exportations à des prix inférieurs n’a plus pour ambition première aux coûts de production européens et de nourrir la population locale, en recourant, si nécessaire, aux droits de mais celle de fournir des matières premières à l’aval du secteur. De plus, ses effets négatifs douane. Le revenu agricole doit provenir, sur l’environnement, le climat et la biodiver- prioritairement, de la vente des produits. sité sont aujourd’hui reconnus.

Un modèle destructeur Les pouvoirs publics ont affirmé, aux paysans des années 60 et 70, qu’ils étaient trop nombreux et qu’une réduction de leur effectif permettrait que chacun ait une part plus importante du "gâteau". Résultat : des dizaines de millions de paysans ont dû quitter leur exploitation et ceux qui subsistent ont en moyenne un revenu inférieur au reste de la population. La très forte augmentation de productivité des agriculteurs a été entièrement volée par l’amont et l’aval. Depuis 30 ans, des organisations paysannes, contestant ce modèle destructeur

© Terre-net Média

Ecvc déplore « que le modèle agricole dominant ait pour ambition principale de fournir des matières premières à l’aval. »


• mettre un terme à la disparition des exploitations agricoles en favorisant l’installation de nombreux jeunes, en développant une véritable politique structurelle qui stoppe la concentration des terres et leur urbanisation, en liant les soutiens à l’agriculture à l’actif agricole et non à l’hectare. • promouvoir une agriculture paysanne, c’est-à-dire durable sur les plans social et environnemental, avec des modes de production économes en intrants et en

énergie, qui renforcent la fertilité des sols. L’agroécologie est, dans cette optique, une approche à développer.

Souveraineté alimentaire • réduire le pouvoir oligopolistique qu’exercent l’industrie agroalimentaire et la grande distribution sur les agriculteurs et les consommateurs, en raccourcissant les circuits alimentaires et en adaptant la réglementation sanitaire, aujourd’hui très industrielle, aux petites unités de transformation. Cet été se sont retrouvées, en Autriche, lors du forum "Nyeleni Europe pour la souveraineté alimentaire" (pour en savoir plus : www.nyelenieurope.net) des centaines d’organisations de la société civile de 34 pays d’Europe. Un mouvement européen pour la souveraineté alimentaire est né. Il entend peser sur l’évolution de l’agriculture et de l’alimentation, autrement dit renforcer la voix des paysans européens dans les négociations à venir sur la Pac de l’après 2013. »

© Terre-net Média

« La très forte augmentation de productivité des agriculteurs a été entièrement volée par l’amont et l’aval », estime Geneviève Savigny.

Geneviève Savigny, du comité de coordination de Ecvc

« Ecvc, qui sommes-nous ? » La Coordination européenne via campesina (Ecvc) regroupe à Bruxelles, depuis juillet 2008, les organisations rassemblées auparavant dans la Coordination paysanne européenne, ainsi que d’autres organisations paysannes et de travailleurs agricoles du Danemark, de Suisse, de Grèce, de Turquie, d’Italie, des Pays-Bas, d’Espagne. Ecvc prône « le développement d’une agriculture paysanne diverse, liée aux territoires », et une meilleure prise en compte de la souveraineté alimentaire au sein de la Politique agricole et alimentaire commune. Ainsi, celle-ci serait plus « juste, solidaire et durable » afin de « répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, de santé publique et d’emploi dans le monde rural ». Elle permettrait « d’affronter la crise alimentaire globale et le réchauffement climatique ». Site Internet : www.eurovia.org

Rubrique réalisée par Frédéric Hénin (1) European coordination (Coordination européenne) via campesina.

Retrouvez toutes les tribunes politiques sur www.terre-net.fr/mag/10tribunes


Votre horizon CHAMP PLANET’TERRE

Passe et impasse

Des convoitises contrariées Si en France, la fin des quotas embarrasse plus les éleveurs qu’elle ne les réjouit, en Nouvelle-Zélande, où ils n’existent pas, les producteurs de lait ne se posent qu’une seule question : comment produire toujours plus et augmenter leurs revenus, avec de moins en moins de surfaces disponibles pour s’agrandir ? Pour Morgan Easton, éleveur néo-zélandais, mondialisation rime avec expansion et il compte bien en profiter avec sa coopérative Fonterra. Alors qu’en France, les producteurs contractualisent pour réguler.

En Nouvelle-Zélande, beaucoup d’exploitations ovines se réorientent vers la production bovine laitière. Mais bientôt, toutes les terres disponibles seront exploitées et le pays sera saturé.

© DR

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En Nouvelle-Zélande Morgan Easton a trouvé son Eden à Oamaru dans le South Canterbury

Par exemple, elle opte pour la vente de produits finis (fromage, beurre…) lorsque le prix du lait est faible ; pour la poudre de lait et le beurre, si les cours sont élevés.

Produire plus avec 1.280 vaches

Morgan détient, en parts sociales (4,52 dollars néo-zélandais l’unité), le nombre de kilogrammes de poudre produits à partir du lait collecté. Acvec des débouchés assurés à l’export, la Enfin, le potentiel de croissance de la filière tuellement, avec ses 6,1 millions de litres de lait est limité en Europe. Surtout, la réglemenfilière laitière néo-zélandaise et ses éleveurs ne redoutent pas les surplus… La pro- tation en vigueur et les contraintes imposées aux producteurs duction nationale de freinent le développelait a triplé en trente Tirer parti, au mieux, ans et le secteur ment du secteur car des marchés mondiaux. elles rendent le lait devrait poursuivre sa croissance au rythme trop cher à produire. de 3 à 4 % par an. Et, depuis deux ans, la forte demande asiatique en produits laitiers (chinoise notamment) tire les prix à la hausse. Installé depuis 2007 dans le South Canterbury Morgan commercialise le lait de son exploitation, auprès de la coopérative Fonterra, à © DR (île du Sud), Morgan Easton, 28 ans, compte profiter de cette embellie pour développer laquelle adhèrent 92 % des éleveurs néo- La ferme de Morgan est un modèle d’efficacité et de fonctionnalité. La salle de traite se situe en plein milieu son exploitation. S’il redoute la croissance zélandais. Comme ses confrères, il fait tota- de l’exploitation, au centre des différents paddocks. lement confiance à cette structure pour tirer rapide du secteur laitier aux Etats-Unis, le jeune éleveur ne craint pas la concurrence parti, au mieux, des marchés mondiaux du collectés, qui équivalent à 550.000 kg de poudre beurre et de la poudre de lait. de l’Union européenne, davantage orientée Leader à l’international, Fonterra incarne grasse, il estime son capital à 2,49 millions de vers la consommation intérieure. un idéal pour les coopératives françaises. dollars néo-zélandais (soit 1,49 million d’euros). Toujours au service de ses adhérents, elle Par ailleurs, les parts sociales sont assimilables Aucun risque, de plus, que les céréaliers adapte, selon Morgan, sa stratégie de trans- à des actions cessibles à tout moment : leurs européens redeviennent éleveurs ! Quant à formation et de commercialisation en fonc- cours varient donc en fonction de la conjoncla fin des quotas, elle intervient alors que le ture des marchés et l’éleveur peut en acheter tion des opportunités commerciales. marché mondial est porteur.

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150 bêtes de plus par an

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En France Jérôme Chapon, administrateur à Jeunes agriculteurs (JA) et éleveur dans la Manche

Renforcer la cohésion de la filière

«L

a coopérative Fonterra est un modèle d’adaptation au marché grâce à un mix-produit important. Elle semble avoir les "recettes" pour que ses producteurs s’y sentent bien. En fait, Fonterra "fait ce qu’il faut" pour trouver des débouchés appropriés à tout moment. Mais, je serais moins confiant que Morgan sur la capacité des éleveurs néo-zélandais à produire toujours plus. Dans un proche avenir, les contraintes environnementales constitueront un facteur limitant de la production. En France, avec la fin des quotas, les producteurs doivent créer de nouvelles collaborations commerciales avec des industriels qui ne sont pas toujours leurs meilleurs alliés. Or, la cohésion de la filière est le socle du projet de JA avec une organisa-

autant qu’il produit de lait en plus. Or, depuis son installation, Morgan augmente l’effectif de son troupeau de 150 bêtes par an !

Un marché foncier ouvert Si un jour, il se retrouve à l’étroit sur son exploitation, il envisage de la vendre pour relever un nouveau challenge. En Nouvelle-Zélande, le marché foncier n’est pas fermé comme en France : acheter une exploitation, puis la vendre pour en reprendre une autre, est courant ; les "farmers" néo-zélandais ne sont

© DR

Morgan Easton (à gauche) avec le ramasseur de lait de la coopérative Fonterra, qui passe tous les jours pour collecter les 24.000 l produits quotidiennement (bientôt plus de 30.000 l).

tion collective des éleveurs dans les bassins de production, avec des contrats et des volumes gérés par des structures qui dépassent les clivages syndicaux. L’interprofession doit avoir une maîtrise globale de la production à l’échelle du territoire : aussi bien sur le marché intérieur pour faire jeu égal avec la grande distribution, qu’à l’export avec la création d’une cellule

qui puisse identifier les débouchés sécurisés. A l’échelle européenne, un observatoire des volumes et des marchés fournira des indicateurs économiques aux différents Etats membres.

Pas une menace La production de lait néo-zélandaise ne représente pas en elle-même une menace. Les éleveurs français et européens ne jouent pas sur le même terrain que les néozélandais. Vouloir devenir leurs concurrents et chercher à être compétitifs sur leurs marchés n’auraient d’ailleurs aucun sens. Ce serait même destructeur. Mieux vaut privilégier les marchés national et communautaire et des prix rémunérateurs. Ce qui n’exclut pas les exportations si l’opportunité se présente. Le vrai danger pour l’avenir de la profession, c’est le démantèlement de tous les outils de régulation en Europe. » Propos recueillis par Frédéric Hénin

© DR

« Mieux vaut privilégier les marchés national et communautaire et des prix rémunérateurs », insiste Jérôme Chapon.

pas attachés au patrimoine familial comme en France. Mais, l’hectare avoisine tout de même les 25.000 € ! Selon le jeune éleveur, être agriculteur est avant tout un métier, donc un moyen de gagner de l’argent. Et même, depuis quelques années, beaucoup d’argent ! Le prix du litre de lait, calculé en NouvelleZélande sur la base de 90 g de MS/kg, a été en moyenne de 43 centimes d’euros sur 2010/2011 (en France, le prix de référence est établi sur 80 g de MS/kg), pour un coût de production parmi les plus faibles de la planète (0,2 €/l). Comme Morgan est "sharemilker", un statut spécifiquement néozélandais réservé à de nombreux éleveurs, il verse environ 4/5ème du chiffre d’affaires réalisé à ses parents, "landowners" (propriétaires). Lesquels doivent s’acquitter des charges d’entretien et de culture. Avec le 1/5ème restant, Morgan paie ses salariés (quatre à six selon la charge de travail), dégage un bon revenu et investit. Endetté, il peut ne rembourser, s’il le souhaite, que les intérêts de ses prêts (le taux en vigueur est de 7 à 8 %). Clément Rochette, élève ingénieur à Purpan, avec Frédéric Hénin

Pour aller plus loin : l’interview de Christophe Chambon sur la contractualisation laitière sur www.terre-net.fr/mag/10contractualisation

L’exploitation en chiffres - Effectif : 1.280 vaches laitières jersey, fresian (holstein) et croisées. - Sau : 406 ha, dont 370 ha de prairies irriguées. - Production : 6,1 millions de litres par an (soit l’équivalent de 550.000 kg de poudre). - Prix du litre de lait : 43 centimes d’euros en 2010/2011. - Chiffre d’affaires : 4,4 NZ$ (dollars néozélandais), soit 2,6 M€. - Investissements récents : • une salle de traite rotative (1,3 million de dollars néo-zélandais, soit 780.000 €), d’une capacité de 60 places pour traire plus de 300 vaches à l’heure. • six pivots irriguant 370 ha (800.000 dollars néo-zélandais, soit 480.000 €).

La production laitière en Nouvelle-Zélande - Collecte totale : 16 millions de tonnes (24 millions de tonnes en France). - Production par Uth : 600.000 l. - Part de la production nationale dans le monde : 2 % (3% pour la France) - Effectif moyen par élevage : plus de 400 VL (44 VL en France). - Coût de production : environ 200 €/t de lait. - Valeur moyenne d’endettement d’une exploitation : 2,8 millions de dollars néo-zélandais (soit 1,7 M€ ).

Terre-net Média : www.terre-net.fr - www.elevage-net.fr - www.terre-net-occasions.fr - terre-net-web TV

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INFLEXION

La valeur ajoutée est à vous

Bois bocager

Quand préservation rime avec rémunération Souvent considérée comme un obstacle à la productivité, un archaïsme, une lubie d’écolo, la haie est pourtant aujourd’hui la seule source de bois énergie agricole réellement exploitable. Ainsi, la création de filières spécifiques et la mécanisation des travaux de gestion du bocage, en contribuant à sa sauvegarde, répondent à un double enjeu : valoriser le temps consacré à la préservation de la ressource tout en conservant les bénéfices environnementaux liés à sa présence.

Allier bénéfices écologiques de la haie et intérêts économiques. © Terre-net Média

D

epuis quelques années, des agriculteurs de Thiérache (région naturelle du Nord de la France) valorisent, via des contrats d’approvisionnement en plaquettes, le bois provenant de l’entretien du bocage. Un bon moyen de concilier autonomie énergétique des exploitations, conservation des paysages et rémunération du travail.

haies parcourent le pays de Thiérache. La ressource potentielle de la zone se situe entre 35.000 et 38.000 t/an de bois bocager. De quoi alimenter 1.500 chaudières de 50 kW et chauffer jusqu’à 18.000 personnes ! »

Un réseau de pionniers

I N I T I AT I V E

Françoise Gion précise « qu’en plus du main« 100 m de haies de charmes têtards (Ndlr : technique de taille propre à la production de tien de la haie, favorable à l’écosystème, il s’agit de compenser la charge de bois de chauftravail et le coût de la main-d’œuvre, fage) produisent, Valoriser le bois mais liés à son entretien ». Les premières en quinze ans, chaudières à bois déchiqueté ont l’équivalent en plaaussi le temps passé. fait leur entrée dans les exploitations quettes de 5.600 l en 2001. Fin 2010, l’Aaat recensait de fuel, explique 70 chaudières en Thiérache. Françoise Gion, directrice de l’Atelier agri« L’excédent de bois récolté, au-delà des culture Avesnois-Thiérache (Aaat), soit une consommations propres, constituait un stock production annuelle d’environ 370 l de fuel à 0,16 € le litre. Plus de 6.000 km linéaires de commercialisable. Le maillage géogra-

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phique que formait le réseau des pionniers permettait de couvrir la région. D’où l’idée d’installer des plates-formes logistiques chez ces agriculteurs, pour une gestion collective du disponible de plaquettes. » L’association s’occupe de centraliser les contrats et de faire le lien entre les clients et les agriculteurs. Ces derniers assurent la livraison des plaquettes dans un rayon de 15-20 km. Pour les trajets plus longs, l’Aaat fait appel à un transporteur. « Des contrats ont été signés pour dix chaufferies avec des particuliers, des associations, une école et une mairie. »

Retour sur investissement en 7 à 10 ans Le prix de vente départ ferme s’élève à 25 €/m3 HT (environ 100 €/t auxquels il faut

Jean-Pierre Millet, éleveur dans l’Aisne : « Raser ou évoluer »

© DR

Les 55 ha de Sau de Jean-Pierre Millet, éleveur de vaches laitières à Bergues-sur-Sambre, totalisent 5 km de haies. « En 2000, je travaillais à la tronçonneuse, façonnais mes bûches au champ et brûlais les fines branches, qui représentent 30 à 40 % de la biomasse. La vente du surplus ne rétribuait le temps passé qu’à 80 % du Smic. » Deux options s’offrent alors à lui : raser ou évoluer. « Lors d’une démonstration, je découvre le déchi-

Terre-net Magazine I Novembre 2011

quetage mécanisé et décide de me lancer dans cette activité. En 2004, après montage du dossier et collecte de fonds, ma Cuma achète une déchiqueteuse. Deux ans plus tard, je remplace ma chaudière à bois par un modèle à bois déchiqueté pour le chauffage de la maison, de la salle de traite et de l’eau sanitaire (laiterie et habitation). » L’éleveur évoque l’aspect "développement durable" au sens large de cette

évolution. « J’allie, grâce à une démarche cohérente, bénéfices écologiques de la haie et intérêts économiques. » La mécanisation fait gagner du temps et augmente en plus le rendement calorifique du bois bocager. « Pour une même production de chaleur, la chaudière à bois déchiqueté nécessite moins de matière et la déchiqueteuse ne laisse rien sur la parcelle. »


ajouter les coûts de transport). « Ce dernier tient compte de la valeur du bois sur pied, des frais de stockage, du temps de chargement… Tous ces paramètres sont intégrés pour que soient valorisés le bois mais aussi le temps dédié aux travaux bocagers », insiste la directrice de l’atelier. Chaque année, Jean-Pierre Millet (lire l’encadré "Initiative") tire, d’1/15ème de ses haies (un passage tous les quinze ans), 200 à 220 m3 de plaquettes. 70 à 80 m3 sont autoconsommés, le supplément de plaquettes étant vendu, après six mois de séchage, 23,50 €/m3 départ ferme. « Le prix inclut les frais de main-d’œuvre, 10-15 € pour le déchiquetage et 3-4 € pour le stockage. Au moins, le temps mobilisé par cette activité est bien rémunéré. » La vente de plaquettes et les économies en bois de chauffage couvrent l’achat de la chaudière avec un retour sur investissement estimé entre 7 et 10 ans, pour une durée de vie de l’installation comprise entre 20 et 25 ans.

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Mathilde Carpentier

1 - Le parc de chaudières a consommé, l’hiver dernier, 1.515 t de plaquettes issues de l’entretien de 250 km de haies.

3 - Trois déchiqueteuses tournent en Thiérache : une Biber 80 avec grappin, une Fsi 250 et une Biber 5 K.

© Aaat

2 - L’hiver dernier également, l’Aaat a commercialisé 1.150 m3 de plaquettes sur 2.500 m3 disponibles à la vente.

3 Lire aussi l’article "les haies, une source de revenu complémentaire" sur

www.terre-net.fr/mag/10haies

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Récoltes 2011 Les agriculteurs privilégient les prix fermes Si les prix d’acompte bénéficient d’un bonus par rapport à l’an passé, la prudence est de mise avec, à nouveau, un différentiel important par rapport aux prix fermes, notamment pour le blé dur et les orges.

L

a campagne 2011/2012 s’ouvre sur des prix significativement supérieurs à ceux pratiqués depuis 2005/2006, dans un contexte de repli généralisé de la production (seule la récolte de maïs reste équivalente). En effet, les prix fermes sont supérieurs d’environ 23 % à ceux de la campagne précédente. Par exemple, les prix fermes observés à la mi-août indiquent des bonus moyens, pour toutes les cultures analysées, s’échelonnant de + 9 % comparé aux prix d’août 2007 à + 109 % par rapport à ceux d’août 2005.

les prix s’avèrent relativement homogènes, particulièrement en achat ferme.

Ecart substantiel

L’option "prix ferme" a eu la préférence des céréaliers dès août.

Se démarquant des autres espèces étudiées, le blé tendre entame cette nouvelle campagne avec des prix d’achat fermes inférieurs à ceux de l’année dernière à la même époque ; comme en août dernier, où ils étaient en deçà de 7 % par rapport à août 2010. A 178 €/t, les prix étaient également légèrement plus bas que ceux relevés en août 2007 (- 3 %).

Pour le blé dur, les prix d’acompte, retenus pour 60 % des échanges, sont même supérieurs de 52 % à ceux d’août 2010, pour une moyenne autour de 208 €/t. En achat ferme, la tonne de blé dur s’échange en moyenne à 291 €/t, soit 38 % de plus qu’en 2010/2011.

Comme l’an passé, la prudence s’impose quant aux prix d’acompte pour lesquels l’on constate, à nouveau, un écart substantiel par rapport aux prix fermes, en particulier pour le blé dur et les orges. La répartition des transactions entre modalités d’achat est également remarquable, avec une part dédiée à l’acompte très faible pour un début de campagne, notamment pour le blé tendre (moins du tiers des volumes commercialisés).

Le maïs plus cher que le blé

Fourchette de prix resserrée

Quant au maïs, il a perdu respectivement, sur les premiers mois de la campagne, 24 et 32 €/t en prix d’acompte et en prix ferme. Pourtant, c’est la seule céréale pour laquelle le niveau de production attendu est similaire à celui l’an dernier. Malgré cela, le prix du maïs a continué d’excéder celui du blé (+ 8 €/t), confirmant la rupture constatée en juin. En août par exemple, les prix se sont maintenus à 167 €/t en acompte et à 186 €/t en ferme (plus de 3/4 des achats). Ce niveau de prix ferme correspond à un bonus de + 15 % comparé à août 2010, mais à un recul de - 9 % par rapport à août 2007. Frédéric Hénin

Au sein des orges, les gains les plus conséquents sont obtenus pour les variétés brassicoles, de printemps en particulier. Par rapport à l’an passé, les bonus sur les prix fermes atteignent + 22 % en orges d’hiver et + 27 % en orges de printemps, cette modalité d’achat représentant un peu plus de la moitié des transactions. Ainsi, en août, une tonne d’orge brassicole s’échangeait en moyenne à 196 €/t en variétés d’hiver et à 230 €/t en variétés de printemps. A l’échelle régionale, les prix se tiennent dans un intervalle de 20 €/t (printemps) à 30 €/t

Blé tendre rendu Rouen 300 280

2010-2011

260 240 220 200

2010-2011

180

Comparaison n et n-1

170

17/10/2010 = 218 €/t

160

17/10/2011 = 185 €/t

2009-2010

140 120 100

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

ENGRAIS engrais azotés

Maïs FOB Bordeaux 240

40 à 50 % plus chers en 2012 Selon Gilles Poidevin, délégué général de l’Unifa, « les chiffres de ce début de campagne montrent une augmentation du prix de l’azote de 40 à 50 % par rapport à 2010/2011. Et cette différence de prix va sans doute se maintenir en 2011/2012 ». Une très forte hausse qui s’explique principalement « par une demande importante en engrais au niveau international, notamment en Chine et en Inde. Mais aussi par la nouvelle flambée du prix du gaz, qui oblige les producteurs d’engrais à majorer leurs tarifs ». Pierre Criado

230 220

2010-2011

2010-2011

210 200 190

Comparaison n et n-1

180 170

02/09/2010 = 197 €/t

160

02/09/2011 = 214 €/t

150

2009-2010

140 130 120 110

© Terre-net Média

100

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

Principale cause de la hausse des tarifs des engrais : la demande internationale importante.

Colza rendu Rouen 560 540 520

18

Terre-net Magazine I Novembre 2011

500 480 460

Pôle engrais : prix de référence, stratégies d’achat... sur 2010-2011 www.terre-net.fr/cours_marches_agricoles 2010-2011

© Terre-net Média

Si l’on regarde cette culture en août, les prix d’acompte bénéficiaient, à 139 €/t, d’un bonus de + 20 % comparé à l’an passé. Cependant, cette modalité d’achat concerne une faible proportion des transactions réalisées sur cette période. Au niveau régional,

(hiver). Les orges fourragères, elles, sont achetées à des prix fermes légèrement plus élevés que ceux de 2010/2011 (+ 5 %) et de 2007/2008 (+ 4 %). La fourchette de prix s’est donc nettement resserrée avec le blé tendre, qui ne s’achète qu’une dizaine d’euros plus cher.


Viande

Bœufs et génisses, des productions complémentaires Les génisses et les bœufs à croissance lente valorisent les prairies les plus lointaines. Les effectifs sont moins importants qu’en jeunes bovins, mais ces animaux continuent à avoir leur place dans les exploitations.

Près de 25 % des 500.000 génisses élevées chaque année pour leur viande sont exportés et, depuis cinq ans, le nombre d’animaux vendus en vif ne cesse d’augmenter. La proportion de femelles aubrac exportées atteint 55 %, contre seulement 5 % de génisses normandes et rouges des prés, mieux valorisées sur le marché intérieur.

L

es génisses élevées pour leur viande proviennent, à 54 %, de cheptels de bovins viande "naisseurs" et les effectifs concernés sont faibles (moins de 10 abattages par an) : ces animaux sont conservés à l’engrais uniquement s’ils ne sont pas affectés au renouvellement du troupeau. Les élevages laitiers également comptent peu de génisses à viande. Essentiellement issues de croisement, ces jeunes femelles valorisent les pâturages éloignés.

Frédéric Hénin Source : étude du département "économie" d’Idele (nouveau nom de l’Institut de l’élevage) intitulée "La production de viande bovine en France : qui produit quoi, comment et où ?" et publiée en juillet 2011.

De petits effectifs Les complémentarités "naisseur/génisses" et "lait/génisses" expliquent la répartition géographique bipolaire de ces animaux : les effectifs sont importants dans l’ouest de la France, avec des animaux majoritairement croisés et dans le Massif central, avec des femelles de race pure non destinées au renouvellement des troupeaux.

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Autre atelier bovin complémentaire : les bœufs croisés ou de races laitières qui représentent de petits effectifs (10 à 15 animaux abattus par an), avec une répartition géographique similaire à celle de la production de lait. Si leur nombre reste stable (244.000 têtes), les éleveurs laitiers ont tendance, ces dernières années, à en élever davantage car leur coût de production est plus faible que celui des taurillons. Les bœufs valorisent aussi, comme les génisses, les prairies situées loin de l’exploitation. Ainsi, à l’exception de la race rouge des prés, qui bénéficie de la création de l’Aoc Maine-Anjou, la production de bœufs n’est plus l’apanage des producteurs de bovins viande. Chez ces éleveurs spécialisés, elle décline même.

© Terre-net Média

Les éleveurs laitiers ont tendance, ces dernières années, à élever davantage de génisses pour la filière viande.

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PERFORMANCE PRODUCTION

Vos challenges techniques

Désherbage Non-labour et réduction d’Ift : incompatibles ? Olivier Fumery, céréalier dans l’Oise, a adopté le non-labour il y a vingt ans. Conscient du handicap qu’il se crée face aux mauvaises herbes, il ne souhaite cependant pas revenir sur son choix. Adepte de la remise en question, il s’interroge sur sa capacité à atteindre l’objectif de réduction de son Ift herbicides (Indicateur de fréquence de traitement) alors que son système a déjà bien évolué.

Olivier Fumery prend les plus agronomiques, organisationnels et économiques du non-labour et essaie de pallier les moins par d’autres leviers.

LA QUESTION

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La question de l’agriculteur Olivier Fumery

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Céréalier à Laversines (Oise). 120 ha en protection intégrée.

« Je suis mes Ift (Indicateur de fréquence de traitement, Ndlr) de près. Globalement, j’ai atteint l’objectif de réduction de moitié de l’utilisation des intrants. Mais, dans le détail, j’ai très peu diminué les herbicides, alors qu’ils sont les premiers retrouvés dans les eaux. Je pratique le non-labour depuis vingt ans, suite à la réforme de la Pac qui a forcé à réduire les charges d’intrants, de mécanisation, de maind’œuvre. J’ai conscience de me priver d’un outil de désherbage efficient mais, par ailleurs, je constate un impact agronomique positif. Le taux de matière organique en surface est remonté. J’aimerais concilier diminution de mon Ift herbicides et non-labour, mais comment faire ? »

La réponse qu’il travaille avec les experts

O

livier Fumery planche sur la question depuis quelques années. Il a intégré le groupe Dephy herbicides, piloté par François Dumoulin de la Chambre d’agriculture de l’Oise, qui expérimente sur trois ans un objectif de réduction de 30 % des Ift herbicides. « Aujourd’hui dans mes parcelles, cultivées en blé, betteraves, tournesol et escourgeon, je rencontre toujours des problèmes de désherbage, essentiellement en limons battants où ray-grass, chénopodes et renouées liserons sont difficiles à maîtriser. Dans les argiles à silex, les adventices sont moins problématiques : vulpins et mercuriales constituent l’essentiel de la flore. » Un système sali malgré l’introduction du tournesol qui, au lieu de casser le cycle du ray-grass, a favorisé « le développement d’une nouvelle flore de dicotylédones, mal contrôlée par les molécules encore autorisées ». En blé, sans avoir « pour le moment » à gérer de résistances à certaines matières

20

Terre-net Magazine I Novembre 2011

actives, Olivier Fumery applique une sulfonylurée unique au printemps et, en cas de dérapage, des urées et des antidicotylédones spécifiques. En betteraves, il ne fait pas de traitement de pré-levée mais un Btvg classique, à vue et à faible dose, avec un antigraminée si nécessaire. « En tournesol, la gamme de produits, limitée, n’est pas très efficace sur ma flore. » Sur escourgeon, l’agriculteur utilise du chlortoluron et de l’urée.

Une rotation de cinq cultures Olivier Fumery évoque ensuite l’allongement des rotations, qui obligerait à trouver des débouchés et de nouvelles capacités de stockage. « Je stocke tout », insiste-t-il. Et puis, il pense déjà à sa rotation avec cinq cultures. « Prenons le tournesol. Une fois qu’il aura fait le tour de mes parcelles, je changerai de culture. Le pois a précédé le tournesol, le colza devrait lui succéder. » Par ailleurs, Olivier Fumery actionne le levier "interculture" avec 100 % de couverture pour une obligation de 80 % sur son secteur. « Pour diminuer le stock semencier selon les adventices dominantes, graminées ou dicotylédones, et


impasses antigraminées sur céréales, moins de passages en betteraves, réduction des doses en général - il m’est arrivé de déraper. » Quant aux seuils de nuisibilité, « ils ne sont sûrement pas les mêmes en non-labour. Ainsi, je ne peux pas me permettre de passer à côté de 5 ray-grass/m². De plus, les comptages de l’automne ne prédisent en rien les besoins en rattrapage de printemps. »

objectifs de l’agriculteur. Les seules options envisageables : encore plus de rotations ou du désherbage mécanique poussé – deux passages en blé par exemple – avec son corollaire de contraintes de faisabilité, concernant l’organisation notamment. » Finalement, Olivier Fumery lâche qu’il « ne peut normalement pas bénéficier de Mae. Alors qu’avec, je n’hésiterais plus et je me lancerais dans le désherbinage. » Il évoque les limites d’aides accordées à ceux qui traînent ou rechignent à évoluer et pas forcément aux précurseurs.

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« A vouloir trop "tirer" sur l’Ift… »

A propos des mesures d’aides existantes, selon François Dumoulin, « la progressivité du montant n’est pas proportionnelle à la difficulté d’atteindre les objectifs les plus élevés de réduction des Ift, mais cela permet à chacun de monter facilement sur la première marche ».

le choix du type de couvert, il faut jongler entre le bénéfice sur la gestion de l’azote et l’impératif de date de travail du sol. » Enfin, il réalise des faux semis avant les céréales et se fixe l’objectif de « ne pas semer avant le 10 octobre pour ne faire qu’une "sulfo" au printemps ».

Risques de dérapage En 2010, Olivier Fumery a réussi à baisser sa dose d’herbicides de 21 % par rapport à la référence régionale. « Je pourrais atteindre les 50 %, une année, mais je le paierai les campagnes suivantes. A vouloir trop "tirer" sur l’Ift –

Avec François Dumoulin de la Chambre d’agriculture de l’Oise, ils évoquent le recours au désherbinage. « Je pourrais désherber mes plantes sarclées, présentes aujourd’hui sur la moitié de ma Sau. En ne traitant plus qu’un tiers de la surface sur ces cultures, je pourrais baisser de 50 % l’Ift herbicides de l’exploitation. » Les devis collectés, sans compter le temps de main-d’œuvre supplémentaire, ont plutôt dissuadé l’agriculteur. « Une bineuse avec un dispositif de guidage coûte 18.000 euros, le système de désherbage 7.550 €. Le rachat d’un semoir, pour passer en 12 rangs, moins la reprise de l’ancien, reviendrait à 28.000 €. » Pour Ludovic Bonin, responsable du pôle désherbage d’Arvalis-Institut du végétal : « malheureusement si on peut dire, le système semble optimisé vu les contraintes et

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Selon François Dumoulin, les pourcentages de réduction sont exprimés par rapport à la référence régionale et non par rapport aux pratiques de l’agriculteur.. Mathilde Carpentier

Pour réussir le déherbage des céréales d’hiver : le dossier spécial herbicides 2011 sur

www.terre-net.fr


PLEINS PHARES

Au coeur du machinisme

Gasoil non routier Tout ce qu’il faut savoir : les réponses à vos questions Depuis le 1er novembre, plus d’échappatoire possible : les tracteurs agricoles doivent rouler au Gasoil non routier (Gnr), et non plus au Fioul ordinaire domestique (Fod) ! Les automoteurs, eux, y sont obligés depuis le 1er mai 2011. Ce passage en deux temps au Gnr en agriculture fait suite à l’arrêté du 10 décembre 2010, qui avait accordé une dérogation aux tracteurs. Néanmoins, ce changement suscite encore de nombreuses questions. Comme en témoigne votre participation au forum d’experts sur le Gnr sur Terre-net.fr ! Mettons les choses au clair.

« Au-delà de six mois, les caractéristiques du Gnr standard peuvent se dégrader, surtout s’il est stocké dans de mauvaises conditions », souligne Total carburants. La vigilance s’impose…

© Terre-net Média

Propriétés du Gnr Le Gnr est conforme aux normes EN 590 et respecte ainsi les recommandations du protocole de Kyoto (objectif : réduire les rejets polluants comme pour les normes Stage 3B actuellement en vigueur ; cf. tableau ci-dessous). Il suit également la directive 2009/30/ CE relative aux spécifications des carburants et concernant, entre autres, l’incorporation de biocarburants.

Réponse de Eric@TotalCarburants :

Il est recommandé de planifier ses approvisionnements en fonction des besoins. Tout comme les fiouls, les gasoils et donc le Gnr vieillissent. Au-delà de six mois, il est possible que les caractéristiques du Gnr standard se dégradent, surtout s’il est stocké dans de mauvaises conditions. Cela ne veut pas dire que le produit doit être jeté au bout de six mois. Simplement, il faudra être plus vigilant sur sa qualité.

© Terre-net Média

Terre-net Média :

Source : normes EN590.

Stockage du Gnr Question d’un forumeur

Novice : Comment gérer le stockage avec un produit périssable ?

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Terre-net Magazine I Novembre 2011

On est tous d’accord pour dire qu’à produit standard équivalent, l’utilisateur est perdant bien qu’il achète un meilleur carburant : d’une part, négocier un tarif en gros est plus difficile ; d’autre part, le Gnr s’altère au fil du temps car il contient des agrocarburants (jusqu’à 7 %). Ces esters méthyliques d’acides gras (Emag), du fait de leur effet détergent, peuvent décoller les dépôts des parois de la cuve, boucher les filtres et entraîner des problèmes au niveau de l’injection. Ils constituent également un terrain plus favorable au développement bactérien. A la différence des grands groupes pétroliers, qui ont décidé d’aller

dans le sens de la filière des agrocarburants, il existe chez certains frontaliers indépendants un Gnr sans Emag (< 0,2%), donc sans ces désagréments. Titou887 : Combien coûte un nettoyage de cuve ?

Réponse de Eric@TotalCarburants :

Le prix dépend de la taille et de l’accessibilité de la cuve, ainsi que de la quantité de boues résiduelles et des possibilités de grouper plusieurs lavages. Il peut varier de 200 à 900 € pour les grands volumes (plus de 20.000 l).

Terre-net Média : Petit rappel : un nettoyage de cuve est conseillé tous les cinq ans. C’est un basique !

Additifs et Gnr améliorés Actuaileman : « Je suis dans une région où les hivers sont assez froids (jusqu’à - 25 à - 30°C). Est-ce que le Gnr risque de geler ? »

Réponse de Eric@TotalCarburants :

Le Gnr standard sur un engin sans réchauffeur, oui (Température limite de filtrabilité, ou Tlf, de -15°C en hiver). Vous pouvez opter pour un Gnr de qualité supérieure avec une résistance au froid renforcée comme le Total traction premier (Tlf de -21°C en hiver). Si vous préférez utiliser du Gnr standard, vous pouvez installer un préfiltre réchauffeur ou vous assurer que l’engin est mis à l’arrêt, réservoir plein, dans un hangar fermé.


Terre-net Média : Ou encore mélanger un

additif adéquateau Gnr standard. En complément, les pétroliers continueront de proposer du Gnr "été" et "hiver" comme pour le Fod à la différence près qu’ils ne coexistent pas. Les Tlf du Gnr "été" afficheront respectivement 0°C et -12°C, celles du Gnr "hiver" ont été détaillées ci-dessus.

Et mon matériel alors ! Terroir66 : Quelles sont les références de ce nouveau carburant pour les tracteurs de plus de 20 ans et surtout les conséquences vis-à-vis des pompes à injection ?

Réponse de Eric@TotalCarburants : Les moteurs diesel anciens sont globalement moins sensibles à la qualité du carburant que les moteurs modernes. Celle-ci s’est d’ailleurs largement améliorée ces trente dernières années et assure une meilleure combustion. L’indice de cétane du gazole standard, par exemple, est passé de 46 en 1980 à 51 aujourd’hui, ce qui est bénéfique à tous les véhicules. La teneur en soufre, quant à elle, a été divisée par 300 en vingt ans et est égale à 10 mg/kg depuis le 1er janvier 2009. Le pouvoir lubrifiant du gasoil actuel, supérieur à celui du fioul, limite l’usure des pièces.

Breton86 : J’ai également entendu parler de risques de condensation plus élevés. Est-ce un problème pour les moteurs ?

Réponse de Eric@TotalCarburants :

Les risques de condensation ne sont pas liés à l’évolution du carburant, mais aux nouvelles technologies à haute pression d’injection (type rampe commune). Ces dernières renvoient dans le réservoir du carburant chaud, qui absorbe davantage l’humidité de l’air. Lorsque le réservoir refroidit, de la condensation peut apparaître. Normalement, les engins sont équipés de filtres censés arrêter l’eau avant qu’elle n’entre dans le système d’injection.

Terre-net Média : Pour insister, reformulons

cette réponse. Il est impératif d’hiverner les machines réservoir plein (sans air, pas d’eau d’où un risque de gel moindre). De plus, le choix du carburant devra se faire en fonction des températures minimales observées dans la région (Tlf < T° min régionales).

A qui profite le passage au Gnr ?

« Réduire les émissions polluantes. »

Ttitouan27 : Pour du matériel en hivernage telles que les moissonneuses-batteuses, ce n’est pas six mois de stockage mais plutôt 10 ou 11... Soit près du double !

Réponse de Eric@TotalCarburants : Dans ce

Terre-net Média : Soyons

honnête, il profite à tous puisqu’il diminue les émissions de gaz polluants. Mais, il est vrai que le passage au Gnr est très bien exploité commercialement pour justifier des tarifs plus élevés. Un bon prétexte également pour accélérer la mise aux normes du parc de cuves de stockage, en s’appuyant sur une campagne de communication anxiogène. Plus de 100.000 unités auraient été vendues en 2011, selon un fabricant souhaitant rester anonyme ! Thibaut Guillet

cas particulier, il est impératif de faire le plein avec du Gnr de qualité supérieure avant l’hivernage.

Trois spécialistes interviewés, en vidéo, sur le Gnr sur

www.terre-net.fr/mag/10gnr


PLEINS PHARES

Les incontournables du machinisme

Agritechnica 2011 Notre sélection de nouveautés et d’innovations Avec deux médailles d’or et 39 médailles d’argent, la société allemande d’agriculture (Dlg), organisatrice du salon Agritechnica du 15 au 19 novembre à Hanovre, met à l’honneur ses exposants. Réelle course à la distinction, ce palmarès montre indéniablement la force du secteur allemand des agroéquipements. Et même s’il reflète un certain chauvinisme, les innovations sont bien là, à l’image de Fendt et Krone qui obtiennent les médailles d’or avec, respectivement, un système de deux tracteurs en maître-esclave et une presse-enrubanneuse à balles rondes en continu.

Plus de 350.000 visiteurs sont attendus à Hanovre du 15 au 19 novembre 2011 pour l’Agritechnica.

© Agritechnica

Textos

© DR

Deux pour un

N’y voyez pas là une offre tarifaire de Fendt, mais plutôt un concept original : le tractoriste, récompensé d’une médaille d’or, lance un système maître-esclave ne nécessitant qu’un chauffeur pour deux tracteurs. Lequel utilise l’Isobus, le positionnement Gps et une communication par ondes radio. Plus "terre à terre" : la série 700 Vario s’enrichit de trois modèles, les 714, 716 et 718, qui reprennent les standards des 720, 722 et 724.

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Le Valtra N3, petit mais costaud !

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Avec la série N3, composée des modèles N113, N123, N143 et N163, le constructeur scandinave s’est mis au régime hyperprotéiné. En effet, il fait du N163 et de ses 171 ch (surpuissance inclue) le tracteur agricole 4 cylindres le plus puissant jamais construit. Conforme aux normes Stage 3B via la technologie Scr, il est disponible en versions Hi-tech, Versus et Direct, à l’exception des deux plus petits cantonnés à la transmission Hi-tech.

Terre-net Magazine I Novembre 2011

Strip-till, Amazone aussi ! La marque mène actuellement des tests en Allemagne dans la région de Uecker-Randow. Ensileuse "petit chimiste". Densité, humidité et maintenant glucose, amidon, protéine, fibre… Tout est mesurable sur les ensileuses Claas et John Deere ! Reste à savoir comment rentabiliser ces fonctionnalités supplémentaires.

© DR

Plus de pauses : l’Ultima presse en continu

Fini les arrêts pour lier ou décharger les bottes avec la presse Ultima, équipée d’une préchambre. Krone annonce une augmentation du débit de chantier de 50 %. Cette innovation s’accompagne d’un dispositif de gestion de l’avancement du tracteur, via l’Isobus et adapté à l’alimentation de la presse.

4 rangs et 7 t de trémie. Chez Grimme, la SF 3000 fait valoir son droit à la retraite pour laisser la place à une autre génération d’automotrices à pomme de terre 4 rangs, la Variton 470.

300 kg / 21 m. C’est le rapport poids/largeur de la nouvelle rampe Kuhn en aluminium sur les pulvérisateurs portés Deltis et Altis. Surprise ! En attendant une surprise prévue pour le salon, Lely dévoile sa faneuse 9 m portée. Munie de boîtiers de transfert, la Lotus 900 Stabilo (8 rotors) afficherait 15 km/h au travail. Comme sur des œufs... JF Stoll amortit la nouvelle faucheuse portée Gxs3605 Vari Float par une combinaison "suspension pendulaire/suspension hydraulique," ajustable en cabine. 10,6 m / 10 toupies. Ce sont les mensurations de la faneuse Pöttinger Hit 10,11 T. Au travail comme sur route, celle-ci repose sur un châssis traîné au gabarit routier.


Textos Un tracteur au sang froid

Un joystick pour toutes les mains. Stoll propose, pour ses chargeurs frontaux, un joystick permettant une préhension sur le dessus comme sur le côté. Il comporte également cinq boutons paramétrables.

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Challenger fête les 25 ans des chenilles en caoutchouc avec une édition spéciale de son MT865C, baptisée "Python des champs".

TouchME. C’est le nom de la console tactile que Muller vient d’ajouter à son catalogue. Les Big X 650, 800 et 1000 ne sont plus...

Place aux 700, 850 et 1100, dotées des blocs moteur V8 et V12 Man et de la régulation de puissance X ou Eco Power. La Big X 500 conserve, pour sa part, un six cylindres Mercedes, mais toutes les ensileuses reçoivent une nouvelle cabine et l’autoguidage pré-équipé d’usine.

Triple X, adapté aux familles nombreuses

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Gargantuesque, colossal… Les adjectifs ne manquent pas pour décrire la mélangeuse de Trioliet. Trois vis verticales, trois essieux et 52 m3 de capacité, soit 22,5 t : de quoi nourrir 360 vaches !

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100 % méthane

Près de 300 l de méthane dans neuf réservoirs sur la base d’un steyr Profi 6135 (moteur 4 cylindres Fpt monofuel Ngv de 135 ch), c’est possible !

MF Activa, refonte de l’entrée de gamme. Nouveau design, motorisation Scr, choix entre les systèmes de battage Abc ou Mcs… Massey Ferguson remet d’aplomb son offre "cinq et six secoueurs" avec les moissonneuses 7345 S et 7347 S. Toni : comprenez Telematics on implement. Ce dispositif étend les possibilités de la télématique aux outils. Développé par Claas Agrosystems, il assure déjà le retour d’informations via l’Isobus sur les matériels Amazone, Horsch, Kaweco, Lemken, Sgt et Zunhammer.

Les Big X 700, 850 et 110, à la loupe, sur

www.terre-net.fr/mag/bigX

ENTRETIEN DES CULTURES

CARRÉ fait

aussi des herses étrilles et des houes rotatives !

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Les incontournables du machinisme

Le magnum ferait-il de la "gonflette" ?

Le Pantera fait de l’ombre à l’Eléphant bleu !

© DR

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2, 3, 5, 7 et 10 m

Ce sont les longueurs standard du câble Iso ConBlue de Fliegl. La marque a effectivement travaillé à la normalisation d’un câble Isobus à usage professionnel.

Une clé magique par chauffeur © DR

Contenant une puce Rfid, la Smart Key de New Holland met en place des droits d’utilisation personnalisés. Désormais, chaque chauffeur n’a besoin que d’une seule clé pour tout ou une partie du parc de tracteurs New Holland de l’exploitation. Le véhicule prend également en compte les réglages du conducteur (siège, rétroviseurs, préférences moteur…), mémorisés sur la clé, et enregistre son identité dans les documents de travail.

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Haute tension

Agrotron Ttv série 7, ça se précise !

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Rappelez-vous du concept de tracteur avec un panneau solaire sur le toit, le Ttv 7260 ! Notez que Deutz-Fahr confirme la nouvelle nomenclature. Ainsi, la série 7 voit le jour avec trois modèles, les 7210, 7230 et 7250 (de 223, 240 et 263 ch respectivement), conformes aux normes Stage 3B via la technologie Scr. Il faudra néanmoins attendre l’Agritechnica pour découvrir l’intérieur de la cabine S-class ainsi que le nouveau joystick multifonction.

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Préparez-vous à voir disparaître certaines références au profit d’un modèle "qui peut le plus peut le moins". Au final, le Mlt 840 affiche une puissance maximale de 137 ch (moteur Stage 3B John Deere, donc sans Adblue), 190 l/min du côté de l’hydraulique, 4 t de capacité de levage et 7,55 m de hauteur de levage. © DR

Futur disque d’or ?

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Alternative aux transmissions Cvt : affirmatif. Base des futures transmissions John Deere : sûrement ! Grâce à un double embrayage et à la technologie électromagnétique, la transmission Direct Drive promet un rendement supérieur à 90 % qui devrait faire parler d’elle. Disponibilité : 1er semestre 2012 sur les 6R.

www.terre-net.fr/mag/10agritechnica

Fella innove en proposant, sur ses faucheuses, un disque de sécurité (en bleu sur le dessin, Ndlr). Facile à remplacer, "retrofitable" (adaptable aux anciennes séries) et peu onéreux, ce nouvel équipement devrait s’écouler à de nombreux exemplaires. Il équipera pas à pas les faucheuses de la gamme.

Diamant Lemken : une charrue à carats variable !

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Nous sommes des sœurs jumelles…

L’intégralité des innovations récompensées à l’Agritechnica sur

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Alternative ou première pierre d’une future lignée ?

Avec ses deux trémies jumelles de 1.200 l montées sur le relevage trois points du tracteur, le Boxer de Köckerling offre la possibilité de mixer semences comme engrais et de choisir le type de matériel traîné (outils à disques ou à dents, en association de semoir ou non). Reste à voir… la visibilité justement !

Les tractoristes John Deere et Fendt, en collaboration avec les constructeurs Rauch, Pöttinger, Grimme et Lemken, viennent de normaliser les connectiques électriques de forte puissance. Puissance maximale admise : 150 kW.

Recentrage de la gamme télescopique chez Manitou

L’ensileuse Jaguar domptée

Claas change la motorisation de ses ensileuses 980 et 970 avec, respectivement, des V12 et V8 Man. Le reste de la gamme conserve les V8 et les six cylindres Mercedes-Benz. Par ailleurs, la Jaguar se dote d’une régulation moteur automatique en fonction de la charge. Forte de dix niveaux de régulation, celle-ci permet de rester au régime optimal de 1.800 tr/min à 5 l/t de consommation. Et pour fêter la 30.000ème ensileuse produite, Claas a sorti une livrée spéciale, blanche et noire !

Grâce au lavage automatique BoomWash, contrôlé depuis la cabine pendant le rinçage, la rampe du Pantera se nettoie en deux minutes !

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Avec l’arrivée du Magnum 370 Cvx, de 419 ch, Case IH élargit sa gamme de tracteurs à variation continue. Accessoirement, c’est aussi le tracteur standard le plus puissant du marché. En guise d’escorte : les nouveaux Maxxum (six modèles de 143 à 176 ch), équipés de la technologie Scr (normes Stage 3B obligent) et de l’accoudoir intégrant le Multicontroller.

Disponible en 9 ou 10 socs, la nouvelle charrue Diamant se dote de série de corps DuraMaxx. Elle comporte également un système de report de charge sur le tracteur avec, notamment, une gestion de la fourrière pour le modèle Diamant 12. Sur ce dernier également : une inclinaison réglable depuis la cabine. Commercialisation à partir de : été 2012.

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PLEINS PHARES

Thibaut Guillet et Matthieu Freulon

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GRAND ANGLE

Les enjeux de saison

Semis de précision

A L’AUBE

D’UNE NOUVELLE ÈRE

© Watier-Visuel

Améliorer les débits de chantier En France, nous cultivons plus de 4 millions d’hectares de cultures nécessitant un semis de précision. Maïs, colza, tournesol, betterave à sucre : autant de plantes dont le potentiel de rendement s’optimise lorsque leur population à l’hectare et leur "espace vital "sont maîtrisés. La technologie des semoirs monograines, à distribution mécanique puis pneumatique, a permis de répondre aux besoins spécifiques de ces cultures exigeantes. Acceptant des vitesses de travail proches des 6 km/h voire des 8 km/h, les meilleurs d’entre eux peuvent espérer atteindre les 10 km/h dans des conditions agronomiques optimales. Néanmoins, passé le cap de 6 km/h, distribution et système d’enterrage perdent peu à peu pied, entraînant une chute de la densité associée à des irrégularités de répartition des graines sur la ligne et dans la profondeur de semis. L’augmentation de la largeur de ces semoirs, limités par la vitesse de travail, est alors apparue comme un moyen pour améliorer les débits de chantier avec, néanmoins, plusieurs limites : encombrement au transport, complexité des systèmes de repliage, temps de réglages fastidieux... Étions-nous dans une impasse ? A priori non car plusieurs constructeurs arrivent sur le marché avec des solutions dépassant ces écueils.

Semer à 15 km/h Terrage élevé Prêt pour les essais

Gain de temps à la clé

Dossier réalisé par Thibaut Guillet et Matthieu Freulon

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Les enjeux de saison

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GRAND ANGLE

Amazone Edx : atypique mais précurseur !

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Grâce à sa distribution électrique "made in" Suède et ses 325 kg de pression par élément, le Tempo veut imposer son rythme tout en misant sur la précision : il sème les graines de maïs et de tournesol à 15 km/h ! Deux versions existent : 6 ou 8 rangs, avec des trémies d’engrais de 1.250 et 1.700 l respectivement. Côté inter-rangs, au choix : 70, 75, 76,5 ou 80 cm.

Horsch Maestro : la précision… et la polyvalence En développant la plus petite distribution du marché, Horsch annonce le renouveau de sa gamme monograine. Adapté à la majorité des cultures (maïs, tournesol, soja, colza et betterave sucrière), le Maestro montre ses ambitions. Sa version CC intègre, pour le moment, un 8 rangs (70, 75 ou 80 cm) et un 12 rangs (45 ou 50 cm). L’autre, la SW, s’adresse aux grandes voire très grandes plaines : elle se décline en 12 et 24 rangs de 70 ou 75 cm d’inter-rang et peut contenir jusqu’à 2.000 l de semence et 7.000 l d’engrais ; le CC disposant d’une capacité de trémie de 2.800 l pour l’engrais et de 70 l pour chaque élément semeur.

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Terre-net Magazine I Novembre 2011

"Boosté" par le développement de la méthanisation en Allemagne (7.000 installations à ce jour), le marché des équipements pour la maïsiculture innove fortement. Ce n’est donc pas un hasard de retrouver, sur ce créneau, le tiercé gagnant Amazone, Väderstad et Horsch. Présenté à l’Agritechnica en 2009 mais introduit commercialement courant 2010, le semoir Edx d’Amazone avait éveillé l’intérêt notamment par sa distribution atypique. Quant aux deux spécialistes des Tcs, ils ont attendu l’édition 2011 de ce salon pour dévoiler leurs semoirs Tempo et Maestro. Décortiquons ces nouveautés.

B

ien qu’arborant un design proche d’un semoir conventionnel, l’Edx a été conçu comme un monograine, à une différence près : la distribution est confiée à un organe central à entraînement électrique pour l’ensemble des rangs. Même s’il repose sur un cylindre perforé et non sur un disque, le principe de sélection des graines s’appuie sur une surpression de 55 millibars : une fois dédoublées, les graines sont acheminées pneumatiquement jusqu’aux éléments semeurs où une roue stop-graine arrête la semence et ses 40 km/h. L’intérêt est tout de suite palpable. L’entraînement électrique sous-entend la notion de Dpae (Débit proportionnel à l’avancement électrique), plus à même de répondre à des vitesses élevées qu’un Dpam (Débit proportionnel

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Väderstad Tempo : la précision en priorité

La vitesse seule NE FAIT PAS TOUT !

Väderstad Tempo

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Dévoilé en 2007, lancé commercialement en 2010, l’Edx affiche déjà une campagne au compteur de sa distribution cylindrique atypique. Disponible en versions 6 ou 9 m, il propose des écartements entre rangs allant de 37,5 à 80 cm et trois configurations : portée, portée avec trémie avant ou traînée. En 2011, l’Edx se rend compatible avec le VarioTrail 6000 en version traînée. Il adopte, en option, l’entraînement eSeed de la machine via le circuit électrique de haute puissance du tracteur (400 V). Puis, en plus du maïs et du tournesol, il s’est adapté au semis de colza (cylindre spécifique et nouvel élément semeur).

1 - Au choix, le repliage est manuel ou hydraulique. /2 - En sortie de la distribution, un capteur mesure le passage des graines et la distance entre elles. /3 - 325 kg de pression ! /4 - En option, le Tempo peut localiser l’engrais à 5 cm de la ligne de semis et à 2 cm sous la graine. /5 - Etalonnage de densité, contrôle de terrage… tout se fait depuis la cabine.


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AVIS D’EXPERT Arvalis prêt pour les essais

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«L

a préoccupation de la vitesse dans le semis de précision n’est pas nouvelle. En 2005, Arvalis avait déjà réalisé des tests aux champs en collaboration avec la Chambre d’agriculture de Bretagne et les Cuma. Il en ressortait que plus on allait vite, moins la densité de semis théorique était respectée. De même que la profondeur devenait irrégulière et la répartition des graines sur la ligne anarchique. A l’époque, les semoirs utilisés étaient de type NG, Maxima, etc, et clairement à 15 km/h, les distributions étaient perturbées. Des limites que les constructeurs connaissaient bien puisqu’ils n’avaient pas encouragé ces essais.

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Horsch Maestro

Aujourd’hui, la vitesse de nombreuses opérations culturales a augmenté. Par exemple, en travail du sol, les outils animés cèdent progressivement leur place à des outils non animés, tels que des déchaumeurs à disques indépendants, de plus grande largeur exigeant en contrepartie des vitesses de travail supérieures. Alors, aller jusqu’à dire qu’il est nécessaire de faire évoluer les semoirs monograines et que c’est une demande des agriculteurs, c’est peut-être un peu exagéré. Toutefois, le semis de précision reste encore l’une des seules opérations culturales limitée en vitesse.

1- A largeur équivalente, un monopoutre ira bien moins loin ! /2 - La distribution du Maestro tient dans un mouchoir de poche. /3 - En version SW, Horsch a équipé son semoir de la distribution "Seed on demand". /4 - Avec 2.000 l de semence, faudra penser au sandwich ! /5 - Comme le Tempo, le Maestro est bien armé pour les Tcs.

à l’avancement mécanique) et apporte, en plus, une facilité de réglage puisque les commandes sont centralisées en cabine.

Fée électricité ou célérité Des avantages pour la plupart partagés par le Tempo et le Maestro qui font, eux-aussi, appel à un entraînement électrique bien que leur distribution soit à disque standard. Mais, ces semoirs intègrent un autre paramètre dans leur régulation. En effet, chaque rang est équipé d’un capteur détectant les graines juste avant qu’elles ne soient déposées dans le sillon, permettant un retour d’informations sur la distance entre les graines, les manques ou les doubles. Noter, toutefois, que si Väderstad utilise la surpression et accompagne ainsi les semences jusqu’au sillon, Horsch a choisi d’employer la dépression donc de laisser la graine chuter, simplement par gravité, dans le sillon.

Cela peut séduire Sur le papier, multiplier par 1,5 ou 2 les débits chantier peut évidemment séduire. Mais, sur le terrain, il faut voir ce que cela peut donner sur les cultures, notamment celles à risque. La betterave, par exemple, nécessite un semis régulier. Le maïs également, pour une bonne levée, devra être implanté à une profondeur homogène. Ceci, lorsque les densités de semis théoriques peuvent être respectées. Alors effectivement, ces nouveautés présentent des évolutions en matière de distribution. Distribution centralisée et diamètre important du cylindre pour l’Edx, au contraire du Tempo et du Maestro, qui adoptent des distributions peu encombrantes. Celles-ci sont couplées à une régulation électronique assurant des fréquences élevées de fonctionnement. Mais au final, comme nous avons l’habitude de le faire sur la plateforme expérimentale d’Arvalis, seuls des essais en conditions de travail au champ permettront réellement de trancher sur l’efficacité des différents semoirs. Donc rendez-vous en 2012 pour les semis de printemps. »

Toutes les nouveautés et innovations sur le semis de précision dans le dossier spécial sur

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Le Tempo et le Maestro sont deux solutions supplémentaires répondant au challenge de la vitesse sans ... suite page 32

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offrir pour autant, comme l’Edx, la simplicité de remplissage d’une unique trémie de semence. C’est pourquoi Horsch propose également, dans sa version Maestro SW, une trémie centralisée. Cette dernière, via une distribution de gavage appelée "Seed on demand", alimente chaque élément au fur est à mesure de la consommation des graines par les distributions monograines. Autre point essentiel, qui justifie le développement de ces semoirs : si les trois marques peuvent semer des graines de maïs et de tournesol, l’Edx accepte en plus les semences de colza et le Maestro celles de colza et de betterave.

Un terrage "bodybuildé" Aujourd’hui et ce n’est pas nouveau, les modèles les plus performants du marché (les semoirs NX et Maxima 2 entre autres) disposent d’un terrage élevé garantissant la profondeur de semis. Néanmoins, parce que celle-ci est malmenée avec des vitesses importantes, les constructeurs ont dû muscler leurs semoirs comme pour le semis direct. Ainsi, tous affichent au moins 200 kg de pression à la pointe de chaque élément semeur.

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Les enjeux de saison

AVIS D’AGRI

GRAND ANGLE

« Y a pas photo » !

R

evenons sur l’avis de l’agriculteur que nous avions rencontré lors de la présentation de l’Edx. Exploitant dans les Landes, Sébastien Leroux avait testé, sur deux campagnes, l’Edx d’Amazone sur plus de 600 ha de maïs. Après plus de

Amazone Edx

41 millions de graines semées, son ressenti était bon et ses propos éloquents : « Y a pas photo ! C’est complètement différent dans l’approche. Et les commandes électriques sont associées à une simplicité de mise en œuvre. Mes salariés sont conquis avec un vrai gain de temps à la clé. Sur une journée, je fais le même travail qu’avec un 16 rangs, avec une personne seulement et en deux heures de moins »

Tous les détails sur l’Edx sur

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www.terre-net.fr/mag/10edx

Les bénéfices apportés sont multiples : simplicité de réglage (commandes centralisées), réduction des vibrations au niveau de la distribution à vitesse élevée, régularité de placement de la graine. Un paramètre primordial pour assurer une levée homogène, en particulier pour le maïs. Cependant, les équipements du Tempo et du Maestro, notamment les chasse-débris, devraient leur conférer de meilleures aptitudes aux Tcs que ceux de l’Edx. Dans ce dernier, la pression par élément semeur est d’ailleurs limitée à 200 kg alors que pour les deux autres, elle dépasse les 300 kg.

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2 en 1, semis et fertilisation

On dit souvent "avantage au premier". Amazone, Horsch et Väderstad l’ont bien compris en devançant les leaders du marché. D’autant plus que ces trois constructeurs ne sont pas étiquetés "spécialistes du semis de précision". Kuhn, quant à lui, se repose sur ses semoirs éprouvés en dévoilant, le Maxima 2 Trx, un modèle de grande largeur qui comprend 16 ou 18 éléments Maxima 2 et une trémie d’engrais centralisée de 4.300 l. Le tout ne dépassant pas 3,5 m replié.

Les autres...

1 - De 37,5 à 80 cm, l’Edx offre la plus grande amplitude d’inter-rang. /2 - Une distribution cylindrique atypique. /3 - En standard, le terrage se fait sur la machine, via les trois molettes centralisées. /4 - Spécialement conçu pour le colza, ce modèle vient juste d’arriver au catalogue avec un cylindre de distribution dédié. /5 - Taillé pour optimiser la logistique.

Loin d’être une mode, la fertilisation localisée au semis est de plus en plus utilisée. Ses atouts sont d’ordres économique (réduction du nombre de passages du tracteur) mais aussi agronomique car qui dit fertilisation localisée dit engrais plus vite assimilé, donc meilleure croissance de la plante. C’est donc naturellement que ces semoirs se sont dotés d’un système de fertilisation localisée. Le placement de l’engrais s’effectue à 5 cm sur le côté de la ligne de semis et à la profondeur souhaitée grâce à une roue de jauge, généralement de taille supérieure ou égale à celle de semis. Question capacités, les trémies affichent des volumes de 1.000 l à 7.000 l pour les plus gros modèles.

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Terre-net Magazine I Novembre 2011

1 - Simplicité, efficacité et grande largueur pour le Maxima 2 Trx de Kuhn. Mais vitesse limitée ! /2 - Aux Usa, Monosem dispose déjà d’un semoir à gros débit de chantier. Ici, un 24 rangs avec sa distribution "Seed on demand" et le système Monoshox /3 - Toujours du Monoshox, mais adapté au marché français.

Enfin, le spécialiste du marché, Monosem, fort de son expérience outre-Atlantique, travaille à l’intégration de son système d’amortissement Monoshox sur ses modèles européens. A sa-


voir qu’Il dispose également, pour le marché américain, d’un semoir à la croisée du Horsch Maestro SW et du Kuhn Maxima 2 Trx : sur la cinématique d’un Trx, celui-ci est muni d’une distribution "Seed on demand" afin de faciliter le ravitaillement en semence.

Un aperçu du marché des semoirs pneumatiques monograines (Environ 100 000 semoirs composent le parc pneumatique)

Vous l’aurez compris, la problématique du débit de chantier d’un semoir monograine ne se limite pas à la vitesse de travail. Ces nouveautés le démontrent, d’autant que les derniers développements simplifieront aussi les phases de réglage et feront gagner du temps lors du remplissage tout en restant dans un gabarit routier. Ces nouvelles capacités, couplées à un système d’autoguidage, devraient permettre de pulvériser les records de vitesse ! Et le prix dans tout ça ? Les tarifs du Tempo et du Maestro ne sont pas encore communiqués. Mais, de la part de marques spécialisées telles que Horsch et Väderstad, il ne faut pas s’attendre à avoir un positionnement low-cost. Thibaut Guillet

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Les enjeux de saison

Devenez agri-essayeur Terre à Terre 2012 : « de l’implantation à la levée »

Pour sa cinquième édition, Terre à Terre 2012 se concentre sur une thématique ô combien importante : les opérations culturales de l’implantation à la levée. Puisque les journées rétrospectives auront lieu les 13 et 14 juin 2012 près de Beauvais, les essais s’effectueront dès la sortie de l’hiver. Alors n’hésitez pas, devenez agri-essayeur, nous avons besoin de vous !

Si vous avez une problématique "matériel" sur la période allant de l’implantation à la levée, n’hésitez pas à poser votre candidature pour devenir agri-essayeur.

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T

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erre à Terre a été lancé il y a quatre ans pour vous permettre d’essayer du matériel dans vos exploitations et porter ainsi un autre regard sur le machinisme agricole. Ceci, avec le concours de nos équipes rédactionnelles et Web TV, de vos concessionnaires et bien entendu des constructeurs.

Deux phases composent cet événement : les essais dans vos exploitations, qui se dérouleront de février à fin mai 2012, et les journées rétrospectives Terre à Terre les 13 et 14 juin 2012 près de Beauvais. Celles-ci rassembleront les agri-essayeurs, des concessionnaires et constructeurs, des experts, vous agriculteurs et toute personne intéressée par les opérations culturales de l’implantation à la levée (préparation du sol, semis, fertilisation localisée, etc). Chacun pourra prendre en main, sur près de 50 ha de parcelles d’essais, l’ensemble des matériels du marché. Mais avant, place aux essais dans vos exploitations. Dix agri-essayeurs seront suivis cette année. Si vous avez des problématiques relatives à cette thématique, lancez-vous,

devenez agri-essayeur. Il suffit de s’inscrire à cette adresse : www.terreaterre2012.com. Voici, auparavant, quelques précisions sur le rôle d’un agri-essayeur et sur les essais.

Qu’est ce qu’un agri-essayeur ? Vous êtes agriculteur ? Un agri-essayeur sommeille peut-être en vous ! Chaque année, une fois la thématique de Terre à Terre annoncée, une campagne de recrutement d’agri-essayeurs est lancée. Tout le monde peut y participer si le matériel mis à l’essai correspond à l’exploitation et aux réflexions du moment. Pour mieux comprendre, retour sur l’édition 2011, spéciale agriculture de précision. Un thème vaste ! Donc, des possibilités d’essais multiples, à l’instar d’Aurélien Chainé et d’Alain Cugnet. Aurélien Chainé est agriculteur dans l’Aube, au Sud de Troyes. Il s’est inscrit via le dossier spécial Terre à Terre. Avec 150 ha fortement morcelés et l’envie d’optimiser ses apports d’intrants, Aurélien réfléchissait à équiper son épandeur d’engrais centrifuge d’une coupure de tronçons. Pour l’aider dans sa problématique, Amazone, partenaire de l’édition 2011, lui a mis à disposition sa coupure Gps-Switch. Un moyen également, pour le constructeur, de mettre en avant cet équipement. L’essai a commencé fin avril pour le troisième apport. En un mois seulement, les résultats se sont avérés prometteurs : notre agri-essayeur s’est même décidé à investir ! Mais rassurez-vous, essayer un matériel pour Terre à Terre n’engage à rien financièrement. L’objectif est de faire avancer ses réflexions dans le domaine de la mécanisation. Alain Cugnet, par exemple, suit les

progrès du Gps et de l’autoguidage depuis leurs débuts. Grâce à la mise à disposition sur son exploitation d’un T7 équipé de l’autoguidage, il a expérimenté l’une des technologies de pointe du marché, une réelle opportunité vu les difficultés de couverture des différents signaux Rtk. Toutefois, même s’il a été conquis par l’autoguidage, il préfère encore attendre avant d’investir que les réseaux Rtk se perfectionnent.

Comment se déroule un essai ? C’est très simple. Après votre inscription, si votre profil correspond à l’un des matériels mis à disposition par les constructeurs, vous êtes contacté par nos journalistes pour échanger sur votre problématique et ainsi affiner vos besoins. Ceci, pour faire correspondre au mieux le matériel à votre exploitation (voie, inter-rangs, rouleaux…). Après validation, nous planifions ensemble la date de mise en route de l’essai et les différentes où vous serez amené à utiliser le matériel, afin de planifier votre suivi par nos équipes journalistiques et web TV.

Comment s’inscrire ? Rien de plus facile, si vous avez une problématique "matériel" sur la période allant de l’implantation à la levée, rendez-vous sur Terre-net.fr dans le dossier spécial Terre à Terre. Cliquez sur "Devenir agri-essayeur" et remplissez le formulaire de contact. A très bientôt ! Thibaut Guillet

Devenir agri-essayeur à Terre à Terre 2012 vous tente ? Inscrivez-vous sur

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SERVICE OCCASIONS Rue Henri Poincaré BP 65 70002 VESOUL Tél: +33 (0)3 84 75 96 09 p.januel@pagot-caput.fr

Väderstad TD 500 2008 - 5 m

Prix HT : 53 500 €

Tecnoma Laser 2003 28/14 m - 3000 l

Claas LEXION 440

Prix HT : 38 000 €

Prix HT : 92 000 €

Ford-NH TC 56

MF 2170

2005 - 4 m

1998 - 170 ch - 1760 h m 4.56 m - Broyeur Prix HT : 50 000 €

1997 1700H - 4,50 m

1991 2950 H - 4.85 m

JD 1188 H4

Hardi Commander +

Claas JAGUAR 850

John Deere 824

Matrot M 24 D

Seguip SVX 3200

Vicon LB 8200

John Deere 6630

John Deere 6810

John Deere 6910

Väderstad rexius 1020 2008

Prix HT : 21 500 €

Kuhn SD 4000

2002

2009

François-Xavier BOULARD 1 RUE DE LA DEFENSE PASSIVE 80 136 RIVERY 06 08 01 91 58 f-x.boulard@team3services.fr

2010

2006 - ROUES DE 500 Prix HT : 36 500 €

Dominator 98

2005 2400 L 30 M Prix HT : 27 000 €

2009 - 1800 h TLS RAV Prix HT : 46 000 €

www.ravillon.com

Agram EXW1600L

Amazone zamprofis

Prix HT : 4 300 €

Prix HT : 2 500 €

Prix HT : 6 500 €

Kuhn 3000L

Case IH MXU115

Prix HT : 3 500 €

Prix HT : 40 000 €

Lamborghini 95

NH T6080 ELITE

1996

0

2006 - 492 h - 95 ch Target Prix HT : 28 000 €

38

1996

2006 - 116 ch - 970 h

2009 - 158 ch - 376 h Prix HT : 65 000 €

2005

J-D 6610

2001 - 110 ch - 7200 h powerQuad Prix HT : 26 000 €

N-H TVT195

2007 - 196 ch - 3035 h Rel AV Prix HT : 62 000 €

1998 - 8400 h PowerQuad+ Prix HT : 21 000 €

2005 3200 L - 30m Prix HT : 27 500 €

2000 - 6700 h PowerQuad+ Prix HT : 26 500€

MALECOT POIRIER

Ludovic SAINT-JUVIN 7, rue du Général de Gaulle 51 130 VERT TOULON Tel: +33 (0)3 26 52 08 54 l.saint-juvin@ravillon.com

Agram Bogball2200

2006 - 2400 L 28 M 3200 H Prix HT : 35 000 €

2000 - 24 m - 2800 l DPAE Prix HT : 14 000 €

Gilles SOUESME - Neuville aux Bois (45) 02 38 91 03 70 - comagri@klebermalecot.com Stephane PAIN - Saint Loup (58) www.malecotpoirier.fr - 03 86 26 24 49 poiriersas@poiriersa.com

Manitou 730-120 LS

Case IH 5150 Plus

Deutz-Fahr 6.71

DF Agrotron 6-05 S

ARES 710 RZ

Same Silver 100.4

2003 - 120 ch - 2700 h 3t-7m

1996 - 170 ch - 4000 h

2000 - 145 ch - 5200 h Rel AV

1994 - 125 ch - 6600 h

1998 - 85 ch - 9060 h

1994 - 100 ch - 6500 h Rel AV

Deutz 6.31

1991 - 120 ch - 5400 h

Ares 640 RZ

1999 - 150 ch - 5800 h

DF 5695 HTS II

2008 - 366 ch - 7.20 m 732 h - Broyeur


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www.gilbertmethivier.fr

Frédéric BERTHELOT 975, route de Bellegarde 45460 BRAY en Val Tél: +33 (0)2 38 35 20 90 - Fax: +33 (0)2 38 35 20 99 occasion@groupe-methivier.com

Case IH 2388

NH CR9060

05/2005, 1936 hm, cpe 7.32m+chariot+prolonge Prix HT : 102 000 €

NH TC5070

2007 - 207 ch - 4.58 m 761 h m - Broyeur

NH CR9070

2007 - 455 ch - 7.32 m EC 736 hm - Broyeur Prix HT : 196 000€

06/2003 - 2480h b -4RM Coupe 6.10m chariot 85 000 € HT révisée

NH TX64

Kuhn TF702

Huard 120.5NSH

Case IH PUMA140

Prix HT : 7 900 €

Prix HT : 12 000 €

2009

JD 6920

1987 - 6200 h

2002 - 4630 h

Prix HT : 9 000 €

Prix HT : 37 000 €

CASE 7120 AFS

NH T7060

2010 - 217 h batteurs - 7m60

Service Occasions 06 03 53 57 47 Rte D'ETAMPES - BP 447 45 304 PITHIVIERS 02 38 30 87 40 occasions@cornet.fr

CASE 2388

2002 - 1480 h batteurs - 6m

Varimaster - 5 corps

NH TL90

2007 - 3826 h - Rel AV

www.cornet.fr

Vous pouvez comptez sur nous

JD 1470

JD WTS 9640

JD 9780 CTS

2004 - 984 h batteurs - 6m70

2005 - 2800 h

CASE PUMA 180 2011 - 300 h

NH TN55

2001 - 1657 h

Prix HT : 24 000 €

Prix HT : 12 500 €

Centragri - www.centragri.fr La Sente à Rabot - 02 48 24 40 43

Route de la Charité - 18390 ST GERMAIN DU PUY

Quivogne 44 D

John Deere 1170

John Deere 2056

John Deere 6220

John Deere 6930

John Deere 7530

2008 - rouleau 19 500 HT

1997 - 1 916 H 4M25 - 39 000 HT

John Deere 1450 WTS 2009 - 160 h m 4M80 - 89 000 HT

2010 - 50 h batteurs 5m50 Prix HT : 105 000 €

NH TX 64

2004 - 7 500 h Chargeur 33 000 €

John Deere 6920

2004 - 3 460H TLS - APower - REL.AV Prix HT : 48 000 €

1998 - 1400 h batteur - 5m18

2008 - 2 457 h AutoQ - 73 000 HT

FENDT 818

2008 - 142 ch - 700 h Rel AV Prix HT : 63 500 €

2000 - 4129 h

1993 - 3010 h 5M50 - 49 000 HT

2005 - 515 h batteurs - 6m10

N.H CX780

2008 - 2000 h m - 470 ch Broyeur Prix HT : 130 000 €

1995 - 2000 h m - 5.18 m Broyeur Prix HT : 57 000 €

Fiatagri 60.66DT

N.H CR9080

2009 - 280 h m - 7.32 m Broyeur Prix HT : 175 000 €

312 Vario TMS

2008 - 2 457 h AutoQ - 73 000 HT

John Deere 8120 2004 -4 100H ILS - POWERSHIFT 61 000 €

Fendt 2011 - 10 h

www.terre-net.fr - www.elevage-net.fr - www.terre-net-occasions.fr - terre-net-web TV I Novembre 2011

39


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DESVAUX SARL

DESVAUX SARL

TOPLINER 4075

Quivogne APVRS 36

Vicon EXTRA832T

Prix HT : 14 000 €

Prix HT : 8 800 €

1997 - 240 ch - 2721 h 5.40 m - Broyeur Prix HT : 46000 €

Grégoire- SPY9

Berthoud MAXOR

Caruelle olympia400S

2007 - 36 disques

1998 - 7 corps

Prix HT : 12 500 €

Seguip SN30

1996 - 30 m - 3000 l Prix HT : 15 500 €

Ets BENETIER

Yoan DESVAUX 4, avenue Alfred Grévin 89 700 TONNERRE 03.86.55.01.34 03.86.55.13.55 sadesvaux@wanadoo.fr

2007 - 3m

2006 - 28 m - 3200 l Prix HT : 33 500 €

DF Agrotron 150 MK3 2002 - 155 ch - 4800 h Rel AV Prix HT : 42 500 €

2007 - 30 m - 4000 l DPAE Prix HT : 35 000 €

DF M 610 DCR

2009 - 146 ch - 900 h Prix HT : 64 000 €

Bruno BENETIER RD438 27520 SAINT DENIS DES MONTS tél : 02.32.42.60.24 josette.templement@benetier.fr

Brimont original 1976 - 12 T Monocoque

Fiat M135

1996 - 135 ch - 9476 h Rel AV

N-H 8160 1999 - 100 ch - 9126 h

www.cheval-sa.com

1996 - 11 T

Prix HT : 7 000 €

Claas 3050 2006 - 300

Belair 16 m3 2010 - 16m3 pesée 16500€

Claas Lexion 450

Jeulin Ouragan100 2007 - 13m3

DF 40-60 HTS

Prix HT : 8 800 €

2000 - 2211 h m - 290 ch 6.6 m - Broyeur Prix HT : 78 000 €

1999 - 170 ch - 2160 h m Broyeur Prix HT : 40 000 €

J-D 2266

Vicon LB 12.200

Claas AXOS 340

1997 - 2600 h m 6.1 m - Broyeur Prix HT : 55 000 €

40

2006 - 70 x 120 Prix HT : 48 000 €

2009 - 102 ch - 1050 h Rel AV Prix HT : 32 000 €

1985 - 10.5 T Monocoque

Ford 8340 SLE

Fendt 312 LSA

1991 - 125 ch - 9827h

NH 7840

1995 - 125 ch - 5813 h Rel AV

1996 - 100 ch - 7870 h

Valtra T190

Berthoud major

2004 - 190 ch - 4560 h Rel AV

1999 - 4000 l - 42 m

www.groupe-bouchard.com

Jérôme Goeuriot rue du 150 R.I. 55 300 Chauvoncourt 03 29 89 05 88 - 06 13 13 19 18 jerome-goeuriot@cheval-sa.com

Brimont EURO 110

Siam 10.5 T

Jean-Luc BOISSY ZI NORD DE MEAUX 77 470 POINCY Tél: +33 (0)1 64 36 56 32 jeanluc.boissy@groupe-bouchard.com

Blanchard

Axion 820 Cebis

JD 9780 CTS

J-D 9780 i CTS

Grand Large 2005 - 36 m - 5000 l

2004 - 6.7 m - Broyeur Prix HT : 120 000 €

J-D S690 i

2009 - 500 h m 9 m - Broyeur

2007 - 180 ch - 3500 h Rel AV Prix HT : 58 000 €

2005 - 1135 h m 6.70 m - Broyeur Prix HT : 110 000 €

Raptor 4200

2009 - 245 ch - 350 h 36 m - 4200 l - DPE Prix HT : 130 000 €

DF 4080HTS

1992- 250ch - 3450 hm 6 m - Broyeur Prix HT : 29 000 €

J-D9880I STS

2006 - 330 ch - 9.3 m Broyeur

LASER 3000

1998 - 28 m - 3000 l 4864 h


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www.bernardi.fr

Yohan HENRION 36 rue Abélard 02 200 SOISSONS Tél : +33 (0)3 23 59 96 95 y.henrion@bernardi.fr

Amazone AD402

Amazone Airstar

Case IH 2388

1998 - 4 m - Mécanique

2004 - 4 m - Pneumatique

Prix HT : 5 500 €

Prix HT : 29 000 €

NH CR9070

N-H CX 840 SL 2005 - 1190 h m 6.1 m - Broyeur Prix HT : 123 000 €

1997 - 2203 h m 6.1 m - Broyeur Prix HT : 83 000 €

Laser 4000

John Deere 6830

John Deere 6910

2008 - 500 h m 7.32 m varifeed Broyeur

2000 - 1800 h - 36 m 4000 l - DPAE Prix HT : 50 000 €

2008 - 140 ch - 3000 h Chargeur Prix HT : 55 000 €

Case IH 2388

1998 - 1500 h m 6.70 m - Broyeur Prix HT : 85 000 €

1998 - 2100 h m - 300 ch 6.10 m - Broyeur Prix HT : 72 000€ €

N-H TX 68

SPRA Coupe 44-60

2000 - 135 ch - 6300 h Prix HT : 29 000 €

2009 - 125 ch - 1500 l 28 m - 800 h - DPAE 44-60

M-F 6480

2008 - 145 ch - 1900 h Chargeur - Rel AV Prix HT : 62 000 €

JD 9780 CTS 4 rm 2001 - 1637 h m 6.7 m - Broyeur Prix HT : 96 000 €

LASER 1500

1997 - 1500 l - 2000 h 28 m - DPAE Prix HT : 24 000 €

N-H TM190

2005 - 190 ch - 3400 h Rel AV Prix HT : 41 000 €


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www.dumontaux.fr

www.bouchaud-sa.fr

Julien DUMONTAUX Le Bourg 23 700 DONTREIX Tél: +33 (0)5 55 67 04 11 dumontaux@wanadoo.fr

Agroprima 4.51 1994 - 6805 h - 85 ch

DF agroxtra 4.57

DF DX 120

1983 - 120 ch - 7642 h

Prix HT : 22 000 €

1993 - 5500 h - 95 ch Chargeur Prix HT : 23 000 €

DF DX 6.10

International 743

Prix HT : 8 000 €

Prix HT : 6 500 €

1987 - 110 ch - 8983 h

JD 6200

1996 - 7603 h - 90 ch Prix HT : 19 900 €

1982 - 3541 h - 70 ch

PREMIUIM 1060

1997 - 105 ch - 5500 h Rel AV Prix HT : 19 900 €

Laurent VILLARS Route de Périgueux 87 230 CHALUS Tél: +33 (0) 5 55 78 53 07 laurent.villars@bouchaud-sa.fr

NH T 6080

Prix HT : 6 000 €

1999 - 3750 h - 90 ch Embray neuf Prix HT : 18 000 €

John Deere 3200

Taarup KT856E

CELTIS 456 PLUS

MF 6490

MF187

1996 - 70 ch - 8318 h Chargeur Prix HT : 15 000 €

SILVER 100.4

1999 - 100 ch - 6128 h Prix HT : 16 500 €

2010 - 6 m3 Semi-porté Prix HT : 14 500 €

2005 - 170 ch - 3250 h Rel AV Prix HT : 45 000 €

www.groupe-lecoq.com

NH TX 64

NH TM 190

2004 - 190 ch - 3426 h Rel AV

JD 6930 PREMIUM 2007 - 155 ch - 2900 h Rel AV

42

NH TX 66 FS

2004 - 1355 h m - 281 ch 6.09 m - Broyeur

ARES 825 RZ

2001 - 165 ch - 5000 h Rel AV

NH T 6080

2008 - 1200 h - 155 ch Rel AV

NH TX 68

2001 - 1900 h m - 280 ch 7.32 m - Broyeur

Case CVX 1190

2004 - 190 ch - 4000 h Rel AV

NH TM 155

2006 - 155 ch - 2150 h

2008 - 101 ch - 2210 h AdaptChargeur MX 100 Prix HT : 31 000 €

2005 90 x 120 Prix HT : 44 500 €

ERGOS 105

Minautor 5700PL 1997 Prix HT : 30 000 €

MF 4245

1999 - 3450 h - 90 ch 1 ère main Prix HT : 24 500 €

MC 115

2010 - 115 ch - 45 h Prix HT : 46 900 €

www.guyonnet-agri.com

Centre Occasions Machinisme AgricoleFresnay le Comte (28) Jacques Lambert - Lenny Aubert Tél: +33 (0)2 37 33 46 00 moafres@groupe-lecoq.com

1997 - 241 ch - 3206 h m 5.18 m - Broyeur

NH TL 90

2008 - 155 ch - 2400 h PdF AV - Rel AV Prix HT : 56 000 €

Nicolas GUYONNET RN 82, ZA Les Places - 42110 CIVENS Tél : +33(0)4 77 26 24 02 sarl.guyonnet@wanadoo.fr

Grégoire- Besson RWY 7 416/170/100 NSH - varilarge Prix HT : 14 900 €

Khun HRB 303 2004 - 21 rangs 3 m - Mécanique Prix HT : 8 500 €

DESSIGRIF 416 2001 - 1.6 m3 - Porté Prix HT : 1 500 €

Krone KW 5.50

JF GX 2805 SM

presse ZENITH

Prix HT : 3 200 €

Prix HT : 8 500 €

Prix HT : 11 000 €

NH LM 425 A

Same Dorado 65

Same Explorer

2001

2007 - 110 ch - 2.8 t 3100 h - 6 m Prix HT : 35 000 €

2008 - 2.80 m

2000 - 4100 h - 65 ch TBE Prix HT : 18 900 €

2003 - Ficelle/filet

2003 - 4700 h - 80 ch Chargeur MX 80 Prix HT : 21 000 €


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www.leroux-sas.fr

Laurent LE ROUX 14 rue du Moulin 22 600 Saint Caradec Tél: +33 (0)2.96.25.02.63 - Fax: +33 (0)2.96.25.09.60 laurent.leroux@leroux-sas.fr

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1998 - 24 rangs - 3 m Pneumatique Prix HT : 12 000 €

John Deere 512 2002 - 1200 l 24 m - DPAE Prix HT : 12 300 €

DF AGROPLUS 85 2002 - 6800 h - 85 ch Chargeur Prix HT : 20 000 €

Amazone catros 3001 2007 - 3 - Porté

BelRecolt HRB301

Prix HT : 8 300 €

1998 - 3 m - Hydraulique Packer Prix HT : 4 800 €

Kuhn 1200 L

Joskin Modulo11000

2001 - 1200 l 21 m - DPAE Prix HT : 9 800 €

AGROTRON 130 2003 - 136 ch - 3700 h Prix HT : 37 500 €

2002 - 10500

Prix HT : 22 000 €

DF Agrotron K90 2007 - 3300 h - 90 ch Prix HT : 33 000 €

JF FEEDER 15 2001 - 15 m3 Mélangeuse Pales

CELTIS 456RX

2005 - 102 ch - 1600 h Prix HT : 32 000 €

AGROTRON 150 1997 - 150 ch - 8200 h Rel AV Prix HT : 20 000 €

DF Varimaster 590 2010 - Ficelle/filet

Prix HT : 28 000 €

DF AGOTRON 90 2002 - 3000 h - 90 ch Prix HT : 29 000 €

Fiat 666

1983 - 11000 h - 65 ch Chargeur Prix HT : 4 000 €


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Matrot M44 D

Monosem NG+4

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308 electronique

Fendt 410 VARIO

2007 - 7 corps Varilarge

2007 - 2300 h - 80 ch

NH T 7030

2007 - 167 ch - 1940 h

www.ackermann.fr

Régis THUREL ZI du Pasquier 21470 BRAZEY EN PLAINE 03.80.32.00.60 valagri@wanadoo.fr

1999 - 2500 h 36 m - 3700 l

1995 - 6550 h - 80 ch

Renault 155-54

1996 - 145 ch - 4300 h TZ

2009 - 8 rangs

2005 - 100 ch - 8550 h

ARES 725 RZ

2000 - 165 ch - 5262 h

Philippe ACKERMANN ZI rue Lavoisier 57 340 MORHANGE Tél: +33 (0)3 87 86 16 13 ph.ackermann@wanadoo.fr

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BB960

BR750A

CARRUELLE

Tecnoma GTS250

Hytrack JOBBER

VENTA TI 402

T6010 PLUS

DEROULEUSE

2000 - 10 T

1992 - 24 m - 2500 l DPAE

2001 - 32 rangs - 4 m Pneumatique

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Mauguin elbr15500

Pichon 12.000 L

Prix HT : 16 000 €

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L’arrivée de la variation continue chez New Holland

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Le New Holland Tvt 190.

En 2004, New Holland lance les Tvt, premiers tracteurs à variation continue aux couleurs de la marque. La gamme se décline en cinq modèles de 137 à 190 ch (Iso) au régime nominal, animés par un moteur Sisu (Tier 2) et une transmission ZF de type S-Matic. En mars 2007, normes antipollution Tier 3 obligent, les Tvt évoluent et deviennent les T7500. Commercialisés jusqu’en décembre 2010, ils ont été ensuite remplacés par les T7, dotés d’une puissance de 125 à 270 ch et d’une transmission à variation continue développée en interne. Unités commercialisées en France : 147 entre 2004 et 2007. Options les plus vendues : radar, 4ème distributeur hydraulique, relevage avant. Rappels recensés : campagne de modification des ponts avant suspendus pour améliorer l’efficacité du graissage (2006). Matthieu Freulon

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Très bon confort d’utilisation grâce au pont avant et à la transmission Tracteur équilibré et polyvalent Moteur puissant et sobre Facilité de prise en main Cabine trop basse, d’où un manque de place et une visibilité plus limitée Usure prématurée des bagues de pont avant Sur certaines séries : quelques problèmes de fiabilité du moteur pas à pas de la boîte de vitesses Modèle difficile à trouver d’occasion

Notation Fiabilité : Finition : Budget : Cote à la revente :

Terre-net argus, la 1ère cote agricole gratuite Personnalisez cette cote en ligne sur Terre-net-occasions.fr 2006 [2.500 h]

2005 [3.000 h]

2004 [3.500 h]

46.643 €

43.188 €

40.424 €

*Cote établie pour un tracteur en équipement standard et sur une utilisation moyenne annuelle de 500 h.

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New Holland Tvt 170 2004 - 170 ch - 2.770 h Prix HT : 50.000 €

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New Holland Tvt 170 2005 - 170 ch - 4.800 h Prix HT : 42.000 €

Terre-net Magazine I Novembre 2011

N°189308

New Holland Tvt 190 2005 - 190 ch - 3.000 h Prix HT : 55.000 €

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New Holland Tvt 190 2004 - 190 ch - 3.760 h Prix HT : 55.000 €


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Terre-net Magazine n°10