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été 2011


Collaboration: Audrey Kim Roussel Chico Al Barrett Alex-Ann Geoffroy Amélie St-Yves André Gagnon A.P. Bernard Jr Cayer Benoît Lévesque Cao Carole Bergeron Carole Larouche Catherine L.B. Cathie Farley Christiane Jacob Claude François Xavier Cindy Cocotte Dany Denis Noël Évelyne P. Fardoche France Lavigne Gilles Cassivi Gilles R. Jean-François Veilleux Jenny, Violette en bicyclette Johanne Chevanel

Jonathan Grenier Junkin’ Lumens Kathe Korbo La p’tite Le tit Néran Le Freak Les vitrailleux Lyse Panneton Linda Carter alias Sharkie Mag Marie-Francine Dupont Maxime GagnonGauthier Molockh O.V.N.I Patrick Boulay Pushino Regroupement pour la surveillance du nucléaire Réjean Bonenfant Samuel Lafontaine

Cover avant : Photo La galère. Un gros merci à Jenny, alias Violette à bicyclette Équipe de Production : Rédacteur : Sébastien Bois Infographie : Francis Gauthier Correction : Maya, Diane Vermette, Léo Guilbert Distribution : Point de rue Page couverture : Pushino Page arrière : Korbo

Le journal La Galère a pour mission première d’améliorer les conditions des hommes et des femmes et de favoriser à la fois le développement de l’autonomie et le sentiment d’appartenance à la communauté. Parution aux 2 mois Volume 9, no. 02, été 2011 Tirage : 3000 exemplaires Fiduciaire du projet : Point de Rue Financement : Service Canada Imprimeur : Les impressions Stampa Dépôt légal, bibliothèque nationale du Québec et du Canada

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Vous inspirez La Galère Vox Pop M’en Sortir - Kathe Extrait du journal d’un accroc - Jean-François Veilleux Inspiration, d’où viens-tu? - Carole Larouche Le printemps est inspirant - Évelyne L’été - Gilles Cassivi Le passé - Linda Carter alias Sharkie Le printemps - Dany Les gens qui m’inspirent - Cathie Farley Ce qui m’inspire - Mag Léo le SDF - Samuel Lafontaine Pensée du mois - Violette à bicyclette Y a-t-il le feu? - Lyse Panneton Itinérance et loisir L’amour - Benoît Lévesque

Correspoindance de la prison 15 Say no to the toaster - Bernard Jr Cayer 15 Lundi, 25 juillet 1982, 22.30 P.M. - Claude François Xavier 16 16 17 19 19 19 20 21 21 22 23 23 24 25 26 27 28 29 29 29 30 30

Rosée - Fardoche Pourriture du futur - Korbo Le féminisme est-il toujours pertinent? - France Lavigne Poème - Cocotte Nocive - Cao Délire entendu, lu - O.V.N.I. Civilisés vous dites? - Le Freak L’impossible ça trébuche - Junkin’ Lumens Les 4 chevaliers de l’apocalypse - Molockh La liberté des autres étend la mienne à l’infini - Maxime Gagnon-Gauthier Bénévolat et cancer - Marie-Francine Dupont Depuis - Denis Noël Atomman et les déchets - Al Barett Déclaration de Hubert Reeves La FTQ : tout aussi déconnectée et corporatiste que le Conseil du Patronat du Québec - Daniel Breton Nous y sommes - Fred Vargas Slam Mauricie prend position contre le suicide À la mémoire de Bernard Baribeau Laissez-moi partir - La p”tite Merci de Point de Rue Retour sur le Salon du livre de Trois-Rivières Mon regard sur le Salon du livre - André Gagnon

auteurEs et ne représentent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada. À chaque fois que vous achetez un exemplaire de La Galère, 50 cents revient au journal. un don, libellez votre chèque à Point de rue. Pour communiquer avec nous ou recevoir le journal gratuitement par internet : Courriel : lagalerecourrier@gmail.com Téléphone : (819) 373-1018 Toute reproduction à but non-lucrative est fortement encouragée! (faites-le nous savoir et mentionnez la source)


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Qu’est-ce qui m’inspire dans la vie? par : Linda Carter alias Sharkie et les vitrailleux* Du vin, un joint, une belle paire de seins.

Mon fils Benjamin.

Éric

La vie m’inspire la gaité et la mort m’intrigue.

Korbo

Mon petit cochon d’inde, parce qu’elle me rend heureuse et souriante à chaque matin. Elle me fait rire quand elle couine pour avoir ses petits légumes. Elle est vraiment mignonne.

Catherine L.B.

Dan

Quelqu’un qui assume ses choix dans la vie, quelque soient les conséquences. En étant apte à faire une prise de conscience, bien que ce ne soit pas toujours évident.

Sylvain

L’actualité, les nouvelles technologies, le bon vin, le joint et pas de conjointe.

Lobo Tommy

Les femmes et Dieu.

Je dirais que ce sont les gens de bonne humeur qui font du bien et qui nous motivent à le rester également.

Les problèmes de la vie m’inspirent, c’est drôle à dire mais, c’est ça; la motivation d’en trouver la solution, grâce aux prises de conscience que cela nous apporte souvent. Il y a le Dalaï Lama sur lequel j’ai beaucoup lu, je l’admire par sa pensée positive.

Dany

Illustrations : Patrick Boulay

Michaël

Ce sont tous les hommes et les femmes qui tiennent comme primordial d’être des parents présents et à l’écoute de leurs enfants, en tenant compte des diverses responsabilités qu’impose la vie à tous et à chacun. Que ce soient les Mélanie, les Benoit, les Josée, les Francine, les Michel et compagnie, etc. Sans perdre de vue qu’ils sont avant tout des hommes et des femmes, des amoureux, avant d’être parents. De reconnaître que tous les rôles doivent tenir une part, en tentant de ne pas négliger d’Être soi en tout premier lieu. Je n’oublie pas tous les enfants qui veulent jouer, rire, être aimés sainement et aimer ceux qui les entourent, d’aimer la vie, la respecter et surtout, oui surtout aimer l’être unique qu’ils sont. Une inspiration spéciale à ma propre famille de 5 sœurs et un frère et tous leurs enfants.

Sharkie

C’est toi Linda qui m’inspire, ta manière d’être; également l’amitié, le plaisir et l’entraide.

Michel

Les Égyptiens m’inspirent par leur courage et leur non-violence. Également mes enfants pour leur émerveillement, leur innocence et leur joie de vivre.

Emmanuelle

L’humour, le plaisir, les activités de détente.

Michel

Ce sont les gens qui usent de courage, même quand ils ont l’air de plus en avoir, ils en trouvent toujours. Une autre de mes inspirations, c’est pour la détermination de mes parents et leur acharnement au travail et avec la famille!

Le bonheur intégral en moi-même.

Lucie

Dady’s girl 03

Le monde motivé, dynamique, c’est ce qui m’inspire le plus.

Violette

Rencontrer les gens, la communication, apprendre de nouvelles choses sur les différentes cultures. La nature, les animaux. J’aime être émerveillée. La danse, la musique, tout ce qui est artistique.

Catherine

La musique.

André

Carmen

*Vitrailleux : les participantEs au projet Margiart-Point de Rue

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The Rocketz

Dans ce qui m’inspire, il y a les discussions qui font du sens et qui me font découvrir la diversité et l’univers qui existe en chaque humain. Aussi, de prendre un café du matin au soleil, c’est très inspirant!

Andy

Mon travail est ma source d’inspiration. Vivre de bons moments dans les restaurants, les bars. Céline Dion est une grande source par son cheminement, sa simplicité et sa détermination. J’ai d’ailleurs été la voir à 3 reprises à Las Vegas et j’irai également prochainement. Las Vegas est une très belle ville lumineuse et sécuritaire, où j’aimerais peut-être un jour demeurer. Avec son soleil, le désert et le repos dont je profite lorsque j’y vais en vacances.

Ce sont les gens honnêtes, qui n’ont pas peur du ridicule, qui respectent leurs valeurs et qui restent eux-mêmes en toute situation. J’aime aussi la nature car elle est une source d’énergie constante. La musique car elle guérit tous mes maux dans les moments durs, et dans les beaux moments, elle l’intensifie!

Liliane

Ce qui m’inspire c’est de changer le monde, d’essayer de trouver des solutions pour résoudre les injustices, et de connaître des intervenantes comme Pat!

Mathieu-Sébastien

Les animaux m’inspirent, ces petits ou grands êtres qui sont à la fois si sensibles et si robustes. Ils me donnent envie de partager leur petit monde! Amante de la nature Ce qui m’inspire dans la vie, c’est ma femme, ma fille et la musique. Wesley Power


photo : Linda Carter alias Sharkie

Illustration : Kathe

par : Kathe

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Extrait du journal d’un accroc par : Jean-François Veilleux

Je dois vous l’avouer, je n’en peux plus de garder ce secret… Ceci est le véridique plaidoyer de ma pertinente et ô combien satisfaisante culpabilité. Depuis 24 ans déjà, je suis mordu d’une drogue psychoanaleptique qui m’offre davantage que la grâce de vivre. Malgré l’effervescence de cette piqûre si grandiose par ses effets sédatifs et parfois hallucinogènes… je suis conscient que j’en dépend totalement. Mes seuls arguments se résument par ses effets secondaires, pourtant si bénéfiques et positifs à la réalisation de mon être! M’apportant réconfort, courage et inspiration artistique. Une féroce soif de vivre.En conséquence, j’en suis ouvertement et totalement dépendant. Mais je vous le dis, j’ai besoin de ce refuge, d’un endroit personnel sacré et purificateur. J’ai avec ce narcotique sonore une relation si intime que tous les effets secondaires me sont, à mon avis, totalement bénéfiques : une joie intense de vivre et d’exister, une glorification de me sentir touché par l’invisible, me rendant soumis à la culture humaine, tout en m’énergisant de toutes ses molécules infinies. Après ma dose psychotonique journalière, et même parfois, à plusieurs reprises par jour, je me sens détendu, satisfait, comme extasié du fait de vivre ; d’être une masse organique complexe, complète, unie à l’univers et ayant heureusement des sens pour percevoir la réalité. À mon avis, celui qui m’est le plus utile est bien entendu, l’ouïe. Par « elle », je vis. Cette drogue euphorisante me fait vivre une ataraxie sublime et extatique, tout en me confirmant de façon assez intense, que j’existe. Par cet antidote viscéral, aspirant à l’infini, j’accède au présent et ce, à chaque moment de ma vie.

La drogue, en particulier celle-ci, ne juge pas. Elle ne me dis pas que je suis laid ou que je suis mal habillé. Elle est toujours là pour moi à outrance, peu importe le moment de la journée, peu importe la douleur de ma peine ou encore mon unique besoin primaire d’avoir ma dose. Instigatrice d’une béatitude gratifiante et signifiante, elle exauce une satisfaction sacramentale essentielle par sa pure synergie revigorante, apaisante et cardiotonique. J’ose dire que cette drogue agit tel un anticorps et m’évite ainsi toutes idées noires. Cet élixir de bonne vie me purifie – en néantisant mes douleurs, mes souffrances, ou simplement en multipliant mon bonheur et mes connaissances – et me redonne chaque fois le sourire. Que ce soit pour m’endormir, pour me réconforter ou pour me défouler, je ne peux maintenant plus m’absoudre de son utilité légendaire. Même sonore, on dirait que j’en bénéficie par toutes les pores de ma peau! J’ai sans aucun doute besoin de cette intimité avec cette entité neuroleptique universelle, s’adressant à tous les peuples de la Terre, au-delà des races et des langages!!! Le plus pénible dans mon histoire, ou la meilleure des choses selon les perceptions, c’est que ce stupéfiant émollient est gratuit et accessible à tous, en vente libre sur tous les marchés. On en diffuse même dans les grands médias, soit par charité ou sans doute pour calmer la population en temps de crise collective. Par souci de communication ?L’utilise-t-on vraiment? Peu importe, je la garderai dans ma vie jusqu’à la toute fin, tel un tatouage. Elle est ma compagne complémentaire. Je me délecte à fusionner à satiété, par désir d’éternité, avec cette drogue douce, formant avec elle une réalité organique et temporellement unique. Cette relation est si essentielle, c’est mon oxygène ; j’en vibre. Elle me rend ivre lorsqu’elle m’exprime littéralement que je suis effectivement libre. Je le confesse : je suis un drogué de la musique.

Je suis conscient que je ne peux point m’en passer mais que puisje dire de plus !? Je déteste le silence ; il me m’aide pas, il ne me parle pas ; il est donc mon ennemi.

illustration : Jonathan Grenier

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Inspiration, d o’ ù viens-tu ??? par : Carole Larouche Qu’est-ce qui m’inspire dans la vie… D’où vient l’inspiration??? L’inspiration peut et doit venir de partout  : de la beauté de la nature, d’un visage plein d’expression, d’une nuit sans sommeil, de l’écoute d’une certaine musique, d’une grande passion amoureuse, d’une conversation authentique et profonde… La contemplation, la capacité d’observation sont je crois, nécessaires, préliminaires à l’inspiration… On doit aimer la vie, pour pouvoir en être inspirée. Les choses, événements laids, aussi sont inspirants. Le moteur qui nous pousse à essayer de changer le monde, l’améliorer. L’ouverture d’esprit doit préexister ; esprit fermé = 0 inspiration. L’intuition est aussi un élément important ; sans oublier une certaine sensibilité, une sensualité affirmée et assumée. Voilà pourquoi les gens à « fleur de peau » sont de grands inspirés.

illustration : Catherine L.B.

Lorsque le président des États-Unis, Barack Obama a été élu, premier président noir (j’ai du sang Iroquois) ça été un des plus beaux jours de ma vie. Les gens pauvres et démunis (une multitude, la majorité) qui ont commencé à manifester dans les rues de façon pacifique, en Orient, m’inspirent

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beaucoup, aussi. Un grand Merci aux gens inspirés qui ont développé l’ordinateur et l’internet. Blague à part ; ce qui m’a toujours inspiré et m’inspire le plus, dans la vie, ce sont des êtres humains… Pas les petits qui se croient grands, mais les grands qui se croient petits. Des individus comme : Che Chevara, Pierre Falardeau, Michel Chartrand, Martin Luther King, Ingrid Betancourt, les suffragettes, Diane Vermette (trifluvienne méconnue qui travaille fort pour la paix et la justice sociale) directrice de ComitéLogement, Amir Khadir et Françoise David, cofondateurs de Québec Solidaire, Sylvie Tardif, fondatrice de COMSEP et conseillère municipale et les gens plus ordinaires, anonymes mais courageux, travaillant sans relâche pour combattre l’injustice et l’iniquité financière, pour leurs frères et sœurs, sans parole. J’entends, au loin, une rumeur, qui s’élève; serait-ce le début de la fin (faim) des oppresseurs??? Serait-ce le début du chant de la liberté des opprimé(e)s???


Le printemps est inspirant par : Évelyne

illustration : Évelyne P.

ceux qui sont déprimés, c’est les conseils que je peux vous donner. Les gens vont plus souvent magasiner, parce que c’est ensoleillé. Ils en profitent pour changer de vêtements, ou de coupe de cheveux, comme cela a été mon cas.

Avez-vous remarqué que les rayons de soleil ont daigné se montrer? Enfin nous allons être réchauffés parce que moi, mon cœur est gelé. Les hommes ont commencé à me regarder, alors que je n’ai pas commencé à me déshabiller, parce que moi mon cœur est gelé. Avez-vous remarqué tous les sourires d’enfant. Personnellement, je trouve cela très inspirant. Ils apportent le bonheur dans mon cœur, si froid. Il y a tout plein de petits

L’été

loups qui adorent sauter dans les trous d’eau; ils se salissent jusqu’aux os et trouvent cela amusant. Avez-vous la moindre idée de ce que cela peut apporter de les aider? Avezvous déjà essayé de «bénévoler»? Pour moi, la chaleur dans mon cœur vient quand je leur donne de mon temps avec une pincée d’amour. Tous ces sourires, ces rires, ces « je t’aime » et ces « merci », il n’y a qu’un enfant pour être aussi reconnaissant. Essayez et vous verrez. Être un aidant, c’est très valorisant. Avez-vous remarqué, tous ces gens qui ont cessé d’hiberner ? En ville, l’hiver est plus morose. Cela manque de vie… puis, mon cœur est encore gelé. Pour le réchauffer, faut pas rester encabané mais affronter le dégel. Essayez de «flirter», laissezvous «cruiser» et vous allez dégeler. À tous

pourrai enfourcher mon vélo pour faire de belles balades. Et je chanterai la belle saison même si je ne m’appelle pas Claude Valade.

illustration : Évelyne P.

par : Gilles Cassivi

Je pourrai faire confiance en la divine providence, comme dans mon enfance pour me soutenir par le ciel. J’aurai sans doute les visites de mes sœurs et de mes frères qui m’emmèneront dans de grands restaurants fiers de leurs bannières.

Après les fontes des neiges du printemps, nous pouvons dès le mois de mai sentir les fleurs qui nous raviront par leur odeur et non par leurs pleurs. Dois-je l’espérer en chantant la paix pour un temps? L’été, ce sont les grandes vacances pour les étudiants qui s’en donnent à cœur joie dans les piscines et sur les plages. Ils pourront prendre le volant sur les autoroutes à péage. Tout en discutant de leurs maîtres d’école en balbutiement. Pour moi, adepte de la bicyclette, ainsi que les professionnels, je

Quelle belle province que le Québec : posséder quatre saisons et, chaque année, recommencer pour que l’on puisse se retransformer. Avez-vous remarqué les bourgeons qui sont sortis, en même temps que les garçons? Moi, je n’en sais rien, mon cœur est trop gelé. Il faut ouvrir les yeux. Avez-vous remarqué que le printemps est arrivé? Alors réjouissons-nous! Pourquoi mon cœur est encore gelé? Avec tous ces enfants, les rayons de soleil, les quelques fleurs, les sourires des garçons. Moi, j’ai de la chance car, dans ma vie, j’ai deux filles magnifiques. Je sens la chaleur un peu plus chaque jour. Quoi de mieux pour dégeler que de se faire complimenter par quelqu’un que vous aimez. Il vaut mieux en profiter. De l’amour, j’en ai donné plus que j’en ai été reçu, mais à présent, je sens mon cœur dégeler et je veux encore vous le partager. Il vaut mieux observer pour voir la vie du bon côté. Y avez-vous pensé? Profitez-en, le printemps est inspirant!

Pour déguster du bon crabe ou du homard fraîchement pêché, comme sur les lieux de ma naissance, la Gaspésie tant appréciée. Finit la guerre de Napoléon comme dans l’ancien temps en Russie, tout ça, afin d’oublier mes petites maladies qui m’ont gardée. À la maison tout l’hiver, je marcherai et je pédalerai sur le chemindu-roi afin de me remettre en forme durant tout l’été. -8-


Le passé par : Linda Carter alias Sharki

Écrit à l’attention d’Alain Ouellet, camelot au journal

Le passé ressort du plancher Parce qu’y veut rester vieux Garder tous ces souvenirs d’hier C’t’une richesse qui nous laisse

Beau laver toute la crasse Toujours elle refait surface Des morceaux d’âme survivent Dans l’appart des pauvres gens Pauvres que dans leurs poches Souvent riches dans leur cœur Y frotte encore, mais ça ressort Cette tristesse, pis cette paresse Mais aussi la tendresse, pis l’ivresse Y gratte les tâches de moisissure

illustration : Linda Carter alias Sharkie

Avec d’la javel, pis d’la p’tite vache L’vinaigre aussi y en arrache

Y laisse une odeur amère de chiasse T’as beau frotter ben fort La mémoire du passé est dehors Y faut-tu que j’analyse le décor Parce que le passé ressort du plancher J’ne me sens quand même pas ben dans l’appart Y va peut-être falloir que j’en parte C’te passé là, dans le fond, ce n’est pas le mien Puisque je l’ai enterré sous terre Pour continuer mon chemin qui brille Pour moé enfin

le dépanneur, alors mon désir est de m’y rendre pour des cigarettes et mon corps a besoin de ce vice, alors, je remplace le manque en le temporisant!

par : Dany Je m’appelle Dany. J’ai quarante-deux ans, et j’attends le printemps. Je projette déjà mon esprit à cette renaissance fleurale, vu que je ne peux y aller avec tout, c’est-à-dire mon corps, mon esprit et mon âme. Le temps, voilà ce qui me passionne. Depuis toujours le temps était un fardeau, j’attendais beaucoup, toutes sortes d’attentes, aujourd’hui c’est différent, j’observe tout, j’ai ouvert mon esprit pour que mes désirs s’accomplissent sans les attentes! Considérant ma politoxicomanie, mes désirs et mes attentes prenaient beaucoup de place dans mon passé. J’ai lu

dans la bible qu’il ne faut jamais céder à ses vices et à ses désirs car ils brimeront ma réalité et m’éprouveront dans tous mes sens, etc. Je crois au voyage temporel, plier l’espace temps avec ma machine mentale. Je m’explique : les objets dans mon regard sont petits lorsqu’ils sont loin. Le temps d’y aller rend ces objets gros, comme une maison! Alors, mis à part le téléphone ou la télévision ou la voiture, il y a juste une seule façon d’y aller. Par exemple, je vois -9-

Pourquoi je parle de cela, voilà, ma foi au Christ Jésus me calme et me console; il me rend fier et distant de tous mes vices! Les efforts à ralentir et assouvir ma toxicomanie me font voir mes comportements. Et bien souvent, j’oublie simplement d’agir sur des coups de tête, j’ai lu dans les écritures qu’il n’y a rien de mauvais dans la vie, simplement ce qui est mauvais sort de moi tel que l’impatience, les blasphèmes, le mensonge, etc. J’en ai pris conscience grâce à Dieu, j’aimerais bien dans un autre texte vous expliquer ma machine mentale!!! Merci Jésus.


par : Cathie Farley Plus on recherche l’inspiration, plus elle nous fuit. Je crois que les idées deviennent mûres, tel le bon vin, et savent se trouver un chemin lorsque les bonnes occasions se présentent. Or, voici une bonne occasion de jeter mes idées sur papier, avec ce numéro consacré au thème de l’inspiration. J’y traiterai des personnes qui m’inspirent. Les personnes adultes qui font un retour aux études m’inspirent. J’ai eu la chance de suivre une partie d’un AEC en Bureautique et anglais des affaires au Cégep de Trois-Rivières où près de la moitié de la classe était en réorientation de carrière. Les personnes côtoyées y faisaient preuve de ténacité, d’humilité et de persévérance. J’admire ces personnes parce qu’elles suivent ce cours en vue d’améliorer leur vie. Aussi, je crois que pour la plupart d’entre elles, c’est un choix et non pas une nécessité. Récemment j’ai lu un article traitant d’un cancéreux qui donnait des conférences et avait une joie de vivre incroyable… ce genre de témoignage m’empêche totalement de m’apitoyer sur mon sort, en tout cas pour au moins 5 minutes! Il y a bien sûr tous les personnages célèbres, les grands chercheurs, les poètes et les artistes qui sont une source d’inspiration possible. Personnellement, j’aime beaucoup les artistes et les penseurs présents en temps de guerre. Je pense particulièrement aux Jean-Paul Sartre et aux Boris Vian. Cela prend un courage fascinant pour continuer à œuvrer dans les sphères intellectuelles pendant une guerre. Je crois que cela fait un pied de nez à la guerre. C’est comme vendre des fleurs sur un champ de bataille. Je suis de même fascinée par l’artiste qui travaille pendant des heures pour un poème ou un tableau. Je trouve cela à la fois surréel et incroyable que l’on puisse avoir foi en l’art à ce point : c’est tout de même moins concret que la construction d’une maison. Van Gogh est l’un de ces génies qui se consacrait à son art avec une patience incroyable. Même dans sa maturité, il persistait à faire

des études de tableau et des reproductions, combinant humilité et nouveaux apprentissages. De plus, il était bipolaire et peignait malgré cela. Un de ses médecins le lui a même conseillé. Même si la vie de ce grand peintre s’est terminée de façon tragique, -sans compter l’anecdote de son oreille coupée envoyée à une femme lorsqu’il était malade-, elle est un exemple de ténacité au niveau artistique, lorsque celle-ci doit côtoyer la maladie. Mais, malgré tout, je dois avouer que ce sont les petites victoires qui m’inspirent le plus. Il n’est pas nécessaire d’être Van Gogh pour réussir sa vie. Avoir une maison, une petite famille et de quoi payer les factures est une chose à laquelle aspirent beaucoup de gens. Savoir se contenter de la simplicité, savoir apprécier un bon repas ou savoir profiter pleinement de la présence d’un ami est parfois tout un art. En terminant j’aimerais vous suggérer une petite lecture tirée d’un recueil de texte sur le changement qui traite de l’inspiration. Le livre s’intitule « Tout ce que la vie m’a appris sur le changement » et est constitué de plusieurs petits textes sur le changement dont un porte plus particulièrement sur les inspirateurs -pages 53 à 58-. L’auteur y démontre bien comment il est important d’avoir des modèles autour de soi pour se dépasser et comment on peut nous aussi être l’un de ces modèles. Évidemment, les personnes qui m’inspirent le plus, personnellement, ce sont celles qui font partie de mon entourage immédiat. Ces modèles de succès, de persévérance, de bonheur et de sagesse me donnent le goût de me dépasser pour être plus grande que moi-même. Au bout du compte, suite à cette longue réflexion au sujet de l’inspiration j’en viens à la conclusion suivante : pour trouver de l’inspiration il suffit de regarder à côté de soi…

Sources GARNER LESLEY, « Tout ce que la vie m’a appris sur le changement », traduit de l’américain par Jo-Ann Dussault, AdA inc., 2007, 285 pages PERRUCHOT HENRI, « La vie de Van Gogh », Hachette, 1955, 500 pages

Le tit Néran Quelle est la ressemblance entre un cocaïnomane et un politicien?

Tous deux ont une obsession pour une ligne (de parti, de poudre) - 10 -


Ce qui m’ inspire…

par : Mag

La Liberté de la Pureté.

C’est seulement quand l’esprit est reposé que l’on peut être inspirée...

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Punk’s Not Dead Tabarnak!!!


Pensée du mois Par : Violette à bicyclette

Violette vous donne la permission de vous faire un cadeau aujourd’hui. Donnez-vous une médaille de COURAGE, de BRAVOURE ou tout simplement une médaille pour votre victoire, une victoire personnelle à vous-même. Soyez fiers de vous et je suis sûre qu’en formant une chaîne d’amour et de bonheur, pour une fois enfin, notre cœur d’enfant blessé sera réconforté et dorloté. Violette vous salue pleine de grâce. Que le bonheur fasse partie de votre quotidien!! Amenons-le chez nous… Vous savez que notre vie est comme un film, le fait vécu de notre vie. C’est nous qui avons le rôle principal et qui détenons souvent, la bonne solution. Nous sommes le MAÎTRE de notre destinée. C’est à nous qu’appartient le pouvoir de choisir entre la porte barrée et celle qui ne l’est pas. Quand nous nous regardons dans le miroir, c’est à nous de nous faire un sourire et d’être motivés à passer une belle journée au lieu d’avoir un air déprimé et décou-

Exercice du mois de Violette en bicyclette : Alors, allez vous regarder dans un miroir et faites-vous de magnifiques sourires afin d’embellir vos journées de joie et de plaisir. Le but est de vous regarder et de vous admirer. Lorsque vous tomberez dépendants de votre miroir, dites-vous que vous êtes la plus belle des plus belles personnes. Prenez le temps d’admirer ce beau visage qui est le vôtre… Dites-vous, que l’important c’est vous. Faites ce que vous pouvez avec ce que vous avez. Surtout, n’oubliez pas, soyons toujours prudent pour ne pas frapper Violette en bicyclette et souriez à la vie… ragé de la température. Nous sommes souvent responsables de nos actes! À nous de faire les bons choix qui nous semblent être les meilleurs pour notre avenir! Affectueusement, Jenny et pour les intimes, Violette en bicyclette XXX…

Y a-t-il le feu? par : Lyse Panneton

Y a-t-il le feu? Où est-il? Pourquoi cette incessante course? Pourquoi courons-nous? Après quoi courons-nous? Sommes-nous un chien qui courons après sa queue, innocemment? Cette frénésie fébrile cessera-t-elle? Les médecins aux urgences en psychiatrie disent « Éteindre des feux! » Qu’est-ce qui brûle dans ces personnes en détresse psychologique? Qui a mis ce tourbillon de pensées destructrices? Y a-t-il un coupable? Comment cette personne qui est un ami, un parent, un voisin, un enfant, un ado, un collègue de travail, une mère, un père, une grand-mère, un grand-père, un être humain peut espérer se rétablir et guérir? Dans ces sables mouvants qui semblent s’agglutiner sur sa peau, son être? Shakespeare a écrit « Être ou ne pas être, voilà la question. »

les êtres humains. Alors pourquoi ne pas jeter aux ordures ces comportements de vitesse, de compétition absurde, de rivalité, de combat de coq inutile? Dieu est amour, douceur qui est lente, tranquille, gentillesse et nous rend heureux. Là est la naissance de l’abondance promise à tous. IL est un feu d’amour qui ne s’éteint pas, jamais…Y songer! Y réfléchir, éveillé?!? Libre-choix! Un premier pas vers le mieux-être, relaxer. 2e pas, méditer. 3e pas, orienter son alimentation vers la nourriture saine vivante! Pour une meilleure santé mentale et physique, avez-vous pensé consulter un(e) naturopathe?? Liberté de choix. *Dieu ou le nom d’une force supérieure qui vous aime! Librechoix de le concevoir personnel à vous.

Des chansons parlent de Dieu : Où est Dieu? Dieu est une femme! J’ai appris que Dieu* se manifeste dans

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État de la situation à Trois-Rivières par : Alex-Ann Geoffroy, Christiane Jacob, Geneviève Larouche, étudiantes « intervention en loisir » au Collège Laflèche

Photo : Audrey Kim Roussel

L’itinérance est un phénomène très commun même si nous n’en avons pas l’impression. En ce moment, à Trois-Rivières nous commençons à admettre que l’itinérance est une réalité même si nous avons longtemps voulu le nier. Il y a différents types d’itinérants qui existent, même si on les met souvent tous dans le même panier. Certains le sont à cause des choix qu’ils ont faits ou n’ont pu faire dans le passé et d’autres le sont par manque de ressources. Voilà ce que La Galère leur offre, une possibilité de s’en sortir. Ce journal de rue permet aux itinérants de s’exprimer pour ainsi partager leur vision sur le monde dont ils font partie et de celui dont ils sont marginalisés. Ils s’expriment comme ils le désirent sans être brimés dans leurs paroles, dessins ou images. Ce journal est conçu, entre autre, par des personnes itinérantes de Trois-Rivières et tout le monde y trouve sa place au travers de divers moyens d’expression, que ce soit comme  : écrivain, dessinateur, photographe ou comme camelot. Cela est très valorisant pour eux de se faire valoir pour quelque chose de bien, ils deviennent l’instant d’un numéro un journaliste. Le but du journal est de faire un lien entre les gens marginalisés par la société et l’ensemble de la communauté et de leur apporter de l’aide pour s’en sortir. Actuellement, l’accessibilité aux loisirs constitue un problème important. Le manque d’argent et le manque de ressources accessibles sont deux des principaux aspects qui ne favorisent pas la pratique de loisir des gens de la rue. Ils n’ont peu ou pas l’opportunité de pratiquer du loisir, ce qui ne leur offre peu ou pas de stimulation dans ce domaine. Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’itiné-

rance à Trois-Rivières, par exemple, la prise de drogue ou d’alcool qui peut être motivée par plusieurs facteurs : l’influence des autres, pour vivre de nouvelles expériences, pour tromper son ennui ou combattre sa timidité. Souvent, l’alcool peut être vu comme un moyen de s’évader et d’oublier ses problèmes. Certaines personnes n’ayant pas les moyens de se payer des soins adéquats

ou ne voulant pas admettre qu’ils souffrent d’un problème de santé mentale, ne sont pas aptes à vivre seules ou à gérer leurs propres biens ce qui leur cause des problèmes avec la recherche d’emplois et peut occasionner une faillite personnelle. Par exemple, ceux qui depuis un très jeune âge sont dans un centre jeunesse et qui à leur majorité sont laissés à eux-mêmes. Ayant vécu dans un encadrement très serré toute leur vie, ils sont alors pourvus à une liberté de laquelle ils ne - 13 -

savent pas toujours disposer correctement. Ce sont ici seulement quelques causes, malheureusement il y en a beaucoup d’autres tels que les problèmes financiers, le jeu, le manque de ressources et certains problèmes et carences remontant à l’enfance. Pour ce qui est de leur faible taux de pratique de loisir, plusieurs facteurs peuvent être en cause. Les installations accessibles à la population ainsi que la majorité des loisirs offerts sont payants, ce qui enlève donc la possibilité à plusieurs personnes d’y participer. Les activités à pratique libre sont tout autant problématiques, car la majorité d’entres elles nécessitent de l’équipement tels le patinage ou la bicyclette. Même si certains ont un revenu, ils n’investiront pas nécessairement dans le loisir, car ils ne voient pas les avantages qu’ils en retireront. Il y a aussi un fort manque de stimulation, car ils peuvent avoir l’impression de ne pas être conformes au groupe, puisqu’ils sont seuls de leur milieu. Le loisir n’est pas un concept assez valorisé dans les milieux défavorisés et ils ont souvent bien d’autres préoccupations. Même s’il y a peu de loisirs à leurs dispositions, le journal la Galère est une activité de loisir qui leur est très bénéfique et accessible gratuitement. Cette activité peut leur apporter du soutien moral puisqu’ils seront appelés à côtoyer des gens dans la même situation qu’eux et ainsi voir qu’ils ne sont pas seuls. Cela leur donne la possibilité de faire autre chose, de s’évader et de dire leurs pensées les plus profondes, il les amène aussi à voir plus loin et à s’ouvrir sur leurs réalités pour faire ressortir leurs agressivités pour peutêtre mieux la vivre. L’accessibilité au loisir constitue un véritable défi, puisqu’il faut réussir à implanter des


activités de loisir à faible coût ou gratuit et surtout intéressantes pour cette clientèle. Actuellement, il y a quelques services disponibles à faible coût, mais ils ne sont pas assez promus. Il y a entre autres le centre de jour point de rue, où se trouvent les bureaux du journal, la galère, qui offre des intervenants pour aider ces personnes. D’autres organisations offrent des services d’hébergements et d’aide, mais pas toujours des activités de loisirs. Une chose à faire serait d’intégrer des activités de loisir au sein de ses organismes. Par exemple, ils pourraient faire des activités de groupe tel que des groupes de discussions, atelier de cuisine, de peinture ou autre. L’organisme COMSEP a d’ailleurs développé certains services à cet égard. Ces activités pourraient faciliter les échanges d’expériences personnelles et aussi leur apporter du bonheur et du

réconfort. Le loisir peut être très bénéfique pour les personnes de la rue puisqu’il leur procure un divertissement, l’opportunité de rencontrer d’autres personnes et de parler. Pour ce faire, il faudrait veiller à avoir des subventions du gouvernement ou d’autres organismes, ainsi nous pourrions offrir des loisirs diversifiés et adapter pour tous. Une autre bonne idée serait de s’associer avec des écoles ou programmes tels que la technique d’intervention en loisir. Ces jeunes pourraient, dans le cadre de leurs projets, faire vivre des activités de loisirs à cette clientèle tout en apprenant. Ces deux groupes pourraient donc bénéficier de différents avantages. Cela apporterait aux gens de la rue un contact avec des jeunes dynamiques, la possibilité de faire de nouvelles rencontres, de pratiquer des loisirs gratui-

L’amour

tement et aussi de penser à autre chose. Le loisir est très bénéfique pour les personnes de la rue, il leur apporte de l’aide, un soutien, et il est un moyen pour eu de s’évader par autre chose que la consommation. La pratique de loisir leur offre aussi l’occasion de s’ouvrir vers de nouveaux horizons et de faire de nouvelles rencontres qui peuvent changer le cours de leur vie. En conclusion, le loisir peut être pour eux une forme d’exutoire à leur réalité. La pratique de loisirs libre doit être plus accessible, par exemple, par la gratuité des sites comme l’île Saint-Quentin. Cela pourrait ainsi les encourager à pratiquer des loisirs et faciliter l’intégration du loisir dans leur vie. Il faut se souvenir que le loisir est un moyen de se rendre à un but et non un but en lui-même.

Je ne suis pas une machine calibinne! Ni une réguine qui pousse à la jalousie.

Quand on a l’amour, on le veut toujours. Toujours pour passer de meilleurs jours. Sans lui, les jours sont longs. Longs, sans avoir de satisfaction ni de motivation.

Sauvez-moi à tout prix car il y en a une qui me pousse à la ruine! Merci de m’avoir lu car après avoir su,

On m’a dit que la troisième guerre mondiale se trouve entre nos 2 jambes...Héhéhé Je prends mes jambes à mon cou pour tenir le coup!

Pas sur que je suis dû pour de meilleurs jours quand la nuit m’envahit de semaine en semaine. Je garde espoir taboire

J’ai une passion pour les maisons mais je n’ai pas un rond et reste sans en faire un bonbon!

C’est comme la magie, on la veut dans no vies!

J’ai des amis pour me soutenir dans mes alibis,

L’amour, toujours l’amour.

puissent ceux-ci le rester -ami- car je ne voudrais pas être délaissé ou abandonné. Quand je pense à mes ex, ça me laisse perplexe...

À moi de peser les pours et les contres.

Sous la menace de mon ADN et de par de fausses accroires

J’ai la famille et je ne veux pas qu’elle soit une paire de béquilles!

L’amour ne peut prendre le dessus sur le Cupidon!

Je me fixe à la perfection mais il y a toujours de quoi qui ne tourne pas rond... À revenir à nos amours, je ne suis pas un calinours

L’amour est à la juste mesure de mes ambitions! Je veux la paix comme tous, mais il y en a une pour me mettre des bâtons dans les roues

J’aime les calins mais ce n’est pas la peine de faire sortir mon venin.

Je vise le bonheur et on dirait qu’on veut me le voler.

J’aime, mais à quel prix?

Vive l’amour sans détours.

Je vise à être à la juste mesure de mes valeurs

Peace and Love, Benoît Lévesque

Cependant, certains ne sont pas en accord avec mes dessins! - 14 -


Illustration : le freak

Say no to the toaster T’as traîné le 3/4 de ta vie Dans les bars un peu taudis Avec la démarche du désespoir Le regard rivé sur le trottoir Ton bon fond n’a fait que te trahir En prison tu t’es mis à t’haïr Sachant trop que ce n’est pas pour toé À tous les coups, tu te fais pogner Les remords tel un fast-food Te rendent pesant, no is not good To be a god dawn loser Toi qui sais qui est un lover Tu dois dire no to the toaster Qui te brûle pire que du beurre

Correspondances

par : Bernard Jr Cayer Avec ta cigarette puis ta fumée Qui ne fite pas avec la bassinette Toi qui as eu le plus beau bébé Il serait peut-être temps que tu te rachètes Elle, elle était prête à ce que tu l’haïsses Juste pour te voir t’aimer un peu Elle n’a jamais voulu que tu la laisses Voulant seulement que change son amoureux Tu l’as haïe, tu l’as maudit Désacrifié son propre bonheur Tout ça pour voir l’homme de sa vie Vivre simplement au fond de son coeur

de la prison Tu ne croyais pas que ça se pouvait Qu’aimez de même c’est ce qu’elle faisait À la limite, tu trouvais ça étrange Mais maintenant, tu crois aux Anges

Lundi, 25 juillet 1982, 22.30 P.M.

par : Claude François Xavier, auteur de L’Envers d’une vie brisée ou 23 ans de réclusion Quand vous mettez des animaux en cage, ils finissent par se retourner contre leurs gardiens. Placez maintenant de 150 à 200 hommes dans un milieu fermé et…

Illustration : Carole Bergeron

Voilà ce qui s’est passé en 1982 au pénitencier à sécurité maximum d’Archambault. N’oublions pas qu’un directeur de ce même établissement avait été froidement assassiné devant chez lui en 1978. Cas typique d’un règlement de compte par d’anciens détenus.

En cette année sombre de 1982, quelques détenus, sous le couvert du secret, planifièrent une tentative d’évasion qui se transformera en une prise d’otages meurtrière et sanglante. En effet, constatant que leur plan d’évasion avait été contrecarré, les mutins décidèrent de s’en prendre aux membres du personnel sur place avant de se suicider (2). Une boucherie indescriptible s’ensuivit. Trois (3) gardiens seront massacrés froidement. Pour l’un d’entre eux, dont je tairai le nom par respect pour la famille, il ne lui restait qu’une heure de travail avant de jouir de sa retraite après 25 ans de service. Dans un pénitencier, nous ne parlons plus de droits mais de privilèges : que ce soit la visite, la correspondance, les achats personnels ou de cantine et tout le reste. Et un ou des privilèges peuvent être suspendus ou supprimés sans aucun préavis pour une période indétermi- 15 -

née. Après une émeute, plus rien n’existe. Tout devra se mériter de nouveau. Ce sera un pénible et long, très long départ à zéro si je puis dire. Personne ne sort gagnant d’une telle action. Surtout pas quand il y aura eu mort d’hommes. Plusieurs revendications passées comme futures sont et demeurent toujours sous l’approbation ainsi que l’appréciation du directeur ainsi que du responsable de la sécurité. Et ce sera toujours cela qui fera naître des tensions entre les incarcérés et leurs gardiens. Et ce parce que notre système carcéral fonctionne toujours en mode de répression et non pas en mode d’évolution. Est-ce que cet incident aurait pu être évité? Je ne crois pas. Pourquoi? Parce que ces pénitenciers à sécurité maximum et super maximum seront toujours des barils de poudre qu’une simple petite étincelle fera exploser. Tant et aussi longtemps que des hommes qui n’ont plus rien à perdre seront regroupés dans un même endroit, il y aura encore et toujours de tels événements. Quel sera le prochain incident à se produire ? Seul l’avenir nous le dira. Personnellement je ne voudrais pas le vivre.


Tout poigner en dedans Mine de rien Rosée Assoiffé de sang J’aime mieux être con par : Fardoche Comme un parasite Parmi les totons Poigné à Ste-Tits Digne de ce nom Scusez-moé pardon J’aime mieux crisser mon camp Rouge ou blanc Parmi tant de néants Le rouge m’allume Là est la question Avec les géants blanc d’un récipient Veux-tu être un pion ÀLetravers Qu’on croyait fainéants vent Ou bedonc grand??? D’un esprit leconsci ent Des fois j’marche croche Un européen Poigné dans l’espace temps Parfois j’péte la coche Ou un amérindien J’aime pas la sloche Des fois chu fatigant Un trois fois rien Pis j’m’appelle Fardoche Pour ne pas dire tannant Ou un musicien Tant de compliments

Pourriture du futur par : Korbo

Toujours assis au premier rang dans les meilleurs bancs. Ils veulent de bonnes publicités et se foutent de qui ils vont tuer. Progrès parfait ou décès discret, ils calculent leurs profits en dépit de certaines vies. J’aimerais vouloir croire que tout ira peut-être mieux, mais j’ai peur de ne plus croire en – Dieu -. P.S. Attendez vous n’avez pas encore gagné, car qui sera vraiment gagnant quand il ne restera plus de survivants. - 16 -

Illustration : Korbo

Les sentiments d’l’argent de ceux qui vendent des substances qui ne laissent aucune chance à l’enfance. Ils se remplissent les poches cette bande de CROCHES. Ils mettent de la bonne nourriture dans leurs assiettes au dépend de ceux qui se vendent le cul et deviennent squelettes. La peine que j’ai dans le coeur devient d’la haine pour cette gang de voleurs, voleurs du temps de cette jeunesse. Ces Ostis de pourris se nourrissent de la vie des démunis.


Le féminisme est-il toujours pertinent? Une histoire souvent inconnue et pas encore enseignée.* par : France Lavigne, coordonnatrice des communications et de la vie associative au Centre de femmes de Shawinigan, membre du CA de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie À chaque année, autour de la Journée internationale des femmes, plusieurs se posent encore la question de la pertinence du féminisme. Pourtant, on ne questionne pas la pertinence de souligner le jour de la Terre ou la Semaine de prévention du suicide parce qu’on sait très bien qu’un monde sans pollution ou sans souffrance n’est pas chose du passé. Est-ce qu’un monde sans discrimination envers les femmes est vraiment chose faite? L’écrivaine Marie Cardinal a déjà dit que les hommes ne connaissent pas le féminisme, à la limite, ça peut se comprendre. Mais que les femmes ne s’intéressent pas à leur propre histoire alors que leurs droits sont récents, et donc fragiles, c’est un grave problème. Mais inutile de culpabiliser parce que l’oubli, ça se répare. Il y a des livres à lire, des articles comme celui-ci à écrire, des grand-mères et des mères à jaser. Souligner la Journée internationale des femmes chaque année, c’est pour se souvenir, c’est pour comprendre ce qu’il reste à faire et pourquoi pas aussi célébrer ? Il y a encore tant de choses à faire pour atteindre l’égalité de droit et de fait, autant dans les lois que dans les cerveaux des hommes et des femmes. On parle ici des lois votées par des parlements sans femmes, lois que les femmes ont dû contester et détricoter patiemment pour arriver, par exemple, à faire considérer le viol ou la violence conjugale comme un problème de société et un crime. Autre exemple : les dernières statistiques sur le travail nous disent que, au début de leur vie professionnelle, donc dans la vingtaine, les jeunes hommes gagnent d’emblée encore 30% de plus que les jeunes femmes, même si celles-ci étudient maintenant plus longtemps. Certes, nous avons une loi sur l’équité salariale depuis 1996, mais les femmes, en dehors de la fonction publique ou certaines

syndiquées de l’entreprise privée, ne l’ont pas encore. Et la pauvreté se conjugue toujours au féminin en 2011. « À simplement regarder un peu en arrière, notre vie change », nous disait Mme Pedneault. « On ne se sent plus seule. On sent qu’on fait partie d’une longue lignée de grandsmères et de mères dont nous sommes les héritières. Je parle de ces femmes qui ont vécu au temps où le silence était la langue officielle des femmes. Au temps où l’histoire officielle effaçait les femmes et ne prenait même pas la peine d’inclure les combats des femmes et les noms de celles qui ont osé aller à contre-courant de la soumission, du silence et de l’absence quasi-totale de droits ». Si l’on montre du doigt avec mépris, des féministes qui auraient brûlé symboliquement des brassières devant un concours de miss aux États-Unis, de cette persistante légende urbaine, mais dites-moi où est le crime? « Le féminisme n’a jamais tué personne! » (Benoîte Groulx) Prenons votre grand-mère, appelons-la Huguette qui, en 2011 est âgée de 88 ans, vous apprendrez ceci en lui parlant : quand elle est née en 1923 elle n’était pas une personne. Selon la loi, elle est devenue une personne en 1929 alors qu’elle avait 6 ans. Sa mère, séparée de son père, devait dire qu’elle était veuve pour qu’un propriétaire accepte de lui louer un logement pour elle et ses trois filles. Sa mère a pu voter pour la première fois, après 50 ans de luttes acharnées, quand Huguette a eu 17 ans, en 1940, mais pas aux élections municipales car elle n’était pas propriétaire. Quand Huguette s’est mariée en 1950, en plus d’avoir à jurer obéissance à son mari, elle était obligée de quitter son emploi. Une fois, elle a fait une des plus belles colères de sa vie dans un hôpital qui refusait d’opérer ses enfants pour les amygdales parce que leur père,

*Texte inspiré d’une conférence d’Hélène Pedneault, écrivaine féministe québécoise (1952-2008).

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qui était en voyage, ne pouvait pas signer l’autorisation ! Évidemment, son couple s’est endetté à cause des amygdales et des accouchements car l’assurance-maladie n’est arrivé qu’en 1969. Heureusement, depuis 1955, elle avait le droit de se séparer pour adultère sans devoir endurer la maitresse de son mari sous son propre toit ! Elle n’aura pas de chèque d’aide sociale avant 1969 tout en étant toujours responsable de ces dettes à lui ! Et si son mari la battait, c’était un problème de couple et s’il l’avait violée, elle ne pourra se plaindre de sa conduite criminelle qu’à partir de 1983. Ça fait seulement 45 ans que les femmes peuvent jouir de tous leurs droits sur le plan juridique, à l’égal des hommes. Mais ça ne veut pas dire que la situation des femmes a changé du jour au lendemain dans la tête des hommes et des femmes ! Ça résiste encore dans certaines têtes et certains milieux : à preuve, le mouvement Desjardins vient d’élire à sa présidence, Monique Leroux, première femme AU CANADA à la tête d’une institution financière de cette envergure. Les acquis des femmes sont fragiles parce qu’ils sont récents. Les racines de leurs droits ne sont pas profondes. Le féminisme d’hier avait trois champs principaux d’actions qui sont encore d’actualité aujourd’hui mais autrement : 1- Le contrôle de notre corps et de notre sexualité : hier, on a posé les bases de l’accès à l’avortement, la contraception et permis l’expression de la sexualité des femmes en dehors du cadre aliénant mère-femmeputain  ; aujourd’hui, d’autres enjeux se posent par le mouvement queer, le travail du sexe, l’hypersexualisation de la publicité et de la société. Aussi, les récentes tentatives du gouvernement Harper de restreindre et de recriminaliser l’avortement de même que la montée des fondamentalismes religieux


et de la droite étatsunienne et canadienne demandent une constante vigilance.

«  Le plus grand problème, avec la cause des femmes,  » lançait Hélène Pedneault lors d’un congrès des centres de femmes en 2008, « c’est que c’est la seule cause au monde où croit-on, à tort, que « l’adversaire » entre guillemets, est non seulement dans la même maison que vous, mais il est dans le même lit et que vous êtes en amour avec! »

2- Le droit et l’accès à l’éducation et au travail dans toutes les sphères de la société : hier, c’était favoriser l’accès des femmes à l’université ou aux métiers non traditionnels ; aujourd’hui on parle encore des choix professionnels des filles toujours fortement influencés par les stéréotypes qui les mènent à la pauvreté et l’appauvrissement, ou encore, la gratuité scolaire menacée, la conciliation famille-travail-étude, le nonemploi des sages-femmes, le manque de femmes dans les hautes sphères de l’administration publique, la finance et l’entreprise privée, etc. 3- L’établissement d’un nouveau rapport à la sphère familiale dont les rapports égalitaires et le partage des tâches domestiques et des responsabilités familiales : hier, il fallait des lois criminalisant le viol et la violence conjugale et la mise en place de services aux femmes de même que des politiques familiales et fiscales : aujourd’hui ; la tarification et la privatisation grandissante du système de santé public ramènent les

femmes dans le travail gratuit des soins aux proches dépendants ; l’appauvrissement et l’épuisement des familles, l’écart grandissant entre riches et pauvres, le contrôle et la violence amoureuse toujours présente dans les couples.

Farce à part, on ne parle pas ici de votre conjoint, votre père, votre frère, votre fils PERSONNELLEMENT, on parle d’un monde, d’une société, d’un système capitaliste et patriarcal qu’une minorité d’hommes, blancs, hétérosexuels, fortunés et instruits ont érigé au fil des siècles. La mondialisation et le libre-échange ne font actuellement que renforcer cette domination en piétinant les lois environnementales, syndicales et sociales, au nom du profit, renforçant les inégalités, cachant des milliards dans des paradis fiscaux quand ils ne sont pas carrément dans la fraude, le délit d’initié ou la fuite au détriment des peuples opprimés et autochtones, et dont la moitié du monde est une femme...

« Moi, mon mari, y’a jamais réussi à prendre le féminisme historique, il l’a toujours pris personnel » (Tirée d’un sketch des Folles Aliiées, humoristes féministes québécoises années ‘80) « Que veulent les féministes? Des rapports entre les êtres humains fondés sur le respect de l’autre et de sa dignité, sur l’égalité et la liberté. Voilà qui est révolutionnaire mais les moyens qu’elles prennent sont et ont toujours été uniquement pacifiques ». Voilà qui est sans exemple dans l’histoire des mouvements sociaux. » (Florence Montreynaud, historienne féministe française) « Dire que le féminisme induit la haine des hommes, c’est comme affirmer que le mouvement anti-Apartheid en Afrique du Sud avait pour but la haine des Blancs et non la libération des Noirs. » (Francis Dupuis Déry, chercheur en études féministes) » « C’est Simone de Beauvoir qui m’a donné le mot indignation lors d’une entrevue avec elle en 1983. Elle m’a dit : « Si je me porte bien dans ma vieillesse, c’est certainement parce que je suis encore capable de passion, d’indignation et d’amitié ». En fait, l’indignation nous fait sortir du MOI-JE pour arriver au NOUS dans la conscience d’être uni à d’autres qui souffrent d’injustice, d’oubli ou de mépris. J’aime l’indignation, j’aime les indigné-e-s! J’aime cette énergie à la fois haut-le-cœur et remède. Si la colère est une allumette, l’indignation est une flamme olympique ». (Hélène Pedneault, écrivaine et journaliste)

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J’ai le cœur Si seulement je pouvais tout combattre sans m’épuiser tout à l’envers Je veux que ça s’arrête, et je ne sais pour quelle raison, que mon coeur cesse d’être torturé il doit y avoir une explication et qu’il soit guérit complètement à toute cette souffrance. pour que je puisse profiter des petites merveilles Il y a quelque chose, qui m’entourent. quelqu’un qui essaie de me faire douter De nouveau sourire sans une occasion spéciale. de tout ce qui m’entoure; Le faire seulement parce que j’en ai envie quelqu’un qui joue avec mon humeur; mais surtout parce que mon coeur sera joyeux lui quand tout va bien, aussi. cette chose me tourmente J’ai besoin de retrouver le chemin et moi je veux m’en débarrasser, que j’ai perdu de vue. mais comment?

cocotte

NOCIVE par : Cao Kamikaze ma vie J’me kamikaze moi-même Fille attachante? Non! Ma tête a disjoncté mon coeur La peur d’avoir mal Pousse à faire mal

par : O.V.N.I J’entends cette chanson « En attendant ». À quoi bon toujours attendre, qu’est-ce qui attend? N’était-ce pas à tenter! Plutôt qu’à entendre? Sinon aux heures à tendre au bout de sa canne comme une fleur à vendredi Tout en cachant un drame fatal, élémentaire? Qu’elle est mentale, co-manie mal et mâle se retrouvent infâmes! La co-manie comme animal anime en l’image de la bête comme l’a-bête moi l’abel.

Ne plus me laisser aller Arrête de vouloir être aimé Tu fais toute chier Dois-je passer ma vie à saigner? Arrête d’essayer C’est moi qui est fuckée! J’aime mal ou pas assez? Tellement ben dompté A faire décamper! J’le revois jouer avec mon gars J’le revois être apprécié de ma fille Est-ce à ce moment que mon coeur a craqué Que ma tête s’est fêlée? Est-ce à ce moment que t’es devenu dément Je suis refermée Plus rien de nocif autour de mes bébés Je laisse aller J’ai pas à supplier Laisser le temps passer ou foncer tête baissée? Ecorchée veut pu s’faire pogner! - 19 -

En revenir à l’attente! Attendre quoi? Donner! Un cadeau, à tendre à quelqu’un. La vie tend son bras pour récupérer. Tendre la main pour saluer, même aider l’ennemi! Mais le temps… Moi-ne rien attendre du temps. Tendre ta main à celui qui est dans le besoin. « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Donner! Se donner à son frère, non à soi-même. Celui qui s’attend peut-il s’attendre à recevoir? La vie en temps, pour tempérer les tempêtes. La vie qui s’entend en grandeur de vertu. La charité est la vertu de donner. La plus grande chose à donner : soi-même! Accepter autant le plus dur : l’acceptance! Accepter l’inacceptable? Accepter d’être le perdant avant la fin… Pas savoir les «  fines  » du film. Garder la foi! Ne pas choisir de lui céder le choix, lui demander la liberté. La clef : croire la croix (en vrai ne croyant pas car sans savoir il savait quand je sus Jésus). En premier? L’homme? Alors moi, médium! Toujours partant ne se reconnait le visage Da, est vide! Aucune face; sûr de tomber pile à côté. Être lavé par l’Art-homme en savon! Comme… Le savons-nous? Lavons l’infâme ; l’infâme Inflammable comme « in » allumée!


? s e t i d s u o Civilisés v

par : Le Freak

Quand on se sort la tête du sable et qu’on cesse d’agir comme une autruche, c’est-à-dire quand on ose voir la réalité en face, il devient alors évident qu’il est très prétentieux que de se croire civilisés. Vous doutez? C’est prouvé qu’avec les ressources que la terre possède, tous les humains pourraient manger à leur faim, mais nous préférons par exemple utiliser le maïs pour produire de l’éthanol utilisé pour faire rouler des véhicules qui polluent et détruisent l’environnement. Le meilleur exemple de ça est le Brésil qui utilise 80% de ses récoltes de maïs à ces fins alors que beaucoup de Brésiliens ont faim. Nous préférons aussi investir des milliards en

armement, non pas pour soi-disant nous protéger, mais bien pour s’assurer d’imposer notre façon de vivre de capitaliste au monde entier. Pourquoi? Pour qui? Pour les riches qui détiennent non seulement l’argent, mais aussi, inévitablement le pouvoir. Naturellement, ils se servent de ce pouvoir afin de s’enrichir encore plus. Quand j’entendais Georges W. Bush, alors qu’il était président des États-Unis, la nation la plus puissante, et une des plus riche du monde, dire à la télé nationale qu’il était prêt à adopter des mesures écologiques tant que ça n’affecte pas l’économie de son pays, je

décroche tout simplement. Civilisés, vous dites? L’effet pervers de l’argent, c’est que nous en sommes venus à associer le bonheur à ce que nous possédons au lieu de ce que nous sommes, de ce que nous faisons. Pour vous en assurer, demandez à quiconque ce qui le rendrait heureux. La réponse que vous aurez est presque toujours : Gagner à la loterie, ou bien être riche. Pourtant, si on observe un peu, beaucoup

de gens riches sont malheureux. Je pourrais citer des centaines d’exemples, mais quelques-uns vous convaincront : Howard Hugues, Ernest Hemingway, James Dean, Kurt Cobain, Elvis, etc. Tous morts malheureux. Pourtant, c’étaient des icônes dans leur domaine. Nous sommes devenus comme le cheval qui court après la carotte attachée sur sa tête. Il ne l’attrapera jamais. Nous avons en fait remplacé nos besoins par nos désirs. Si nous possédons une maison, nous en voulons une plus grande, plus belle. Pourtant, le besoin, c’est seulement d’avoir un toit, point. Il faut faire la part des choses entre un désir et un besoin. C’est comme ça avec tout. Voiture, télé, DVD, etc. Le résultat; nos désirs deviennent tellement importants que le simple fait d’aider quelqu’un dans le besoin pourrait nuire à notre confort si important. Nous devenons égoïstes, centrés sur notre nombril, et comme pour se donner bonne conscience, on juge le gars ou la fille qui ne colle pas dans le système. Civilisés vous dites? Des fois, j’aimerais ça être une autruche. - 20 -


L’Impossible ça trébuche

Depuis que t’as levé le pied de l’accélérateur par : Junkin’ Lumens L’horizon s’avance délavé des regrets, apprivoisé des vieilles peurs La vitesse partenaire déchue quand tu fonçais le soleil dans l’dos Avec le temps, même les ombres ça veut s’distraire, ça baisse la garde, rate la courbe et c’est l’cahos T’as dû pacifier tes frontières, te méfier des avions, au revoir «le monde», salut les foules Tout en restant fidèle à tes valises tatouées : L.A. 69, Dublin, Amsterdam, Istanbul Et ramener aussi en catimini ces petites boîtes, des cadeaux en transit, jamais sortis d’leur emballage On s’en doute bien mais on veut rien savoir du prix à payer à voyager sans boussole ni rivage Tes amours comme le destin de Tristan Tes partances leur ont sculpté un radeau à brûler, à pousser au large avec le temps L’amour ça s’épuise à toujours jouer dans les mêmes contes de fées Et c’est l’bonheur qui s’enfarge comme un chien savant mal dompté Depuis ton dernier voyage Au grand jardin des miroirs et des mirages Y’a une femme et son fantôme sur une plage C’est pas la peur que le souvenir de mourir, que le respect du large Son regard c’est à la fois le feu, la mer Et dans la nuit du temps de ta mémoire tu fais gaffe Dans un cas comme dans l’autre t’entends monter comme une prière Une flamme qui réchauffe, une vague qui berce des espoirs qu’on retrouve parfois trop près d’une épitaphe Tu l’observes, survoles son visage, son corps et ses manières Et tu vas avec ces icônes placarder les murs de ton repère Quand la lune est en brûlure et que tu sors marcher les tranchées de la ville en cristal Sur les trottoirs, embusqués aux terrasses, soldats du cœur l’arme au regard, tu fais plus partie du bal Mais qu’importe le troupeau, sans être «accroc» elle est ton «fix» ton héroïne L’anti-dépresseur aux conventions idiotes, aux faux sourires, tous figés derrière les mêmes vitrines Et quand la nuit vient pour se dévoiler, pour aimer le jour Et que ton regard se mouille à voir ta chatte veiller sur la liberté de ta perruche Alors tu retournes sur la plage et, comme pour ne rien déranger, sur la pointe des pieds, tu ajustes les abat-jours Junkie du présent, tu marches sans rêver, avec la certitude que l’impossible des fois ça trébuche.

Les 4 chevaliers de l’apocalypse par : Molockh Religion, politique, argent et armée, les quatre chevaliers de l’apocalypse. Ces concepts pris un à un représentent un énorme pouvoir et quand les quatre sont réunis les effets peuvent être catastrophiques. À la base, la religion servait à unir et non diviser et l’argent était un moyen simple d’échanger et non d’asservir, ensuite l’armée était une bonne façon de se protéger jusqu’au moment où elle servit à envahir et il y a la politique, la politique qui ne sert à rien d’autre qu’à contrôler. Et qui croyez-vous aujourd’hui, à l’échelle globale et même avec des vues interplanétaires monopolise et ce en tout sens ces quatre fléaux? Je n’ai cessé de dire comment je pouvais les haïr, comment avec leurs airs

de conquérants et fendants, se croyant les maîtres du monde. En plus ils ont énormément d’alliées qu’ils ont, pour la plupart, fait s’agenouiller de force les dirigeants de ces pays, souvent en les menaçant de représailles militaires ou d’embargo. Ainsi, ils se croient la police du monde, ils mettent leur nez littéralement partout, ils peuvent savoir virtuellement n’importe quoi sur n’importe qui. Si ce ne serait pas que par pur intérêts «personnels», autrement dit augmenter leur pouvoir, ils pourraient probablement faire plus de bien que de mal. Ils pourraient sauver beaucoup de monde, sortir des peuples entiers de la misère, mais hé! Qu’est-ce que cela pourrait leur rapporter, seuls les habi- 21 -

tants de notre propre pays ont le droit de vote. Leurs alliés ont pour la plupart un sale coup, qu’ils ne leur ont pas encore pardonné et à tout moment ils pourraient se désister à leur allégeance De plus, la haine que leur porte une religion en particulier et qui depuis des siècles subissent les persécutions des orientaux au point ou des actes de plus en plus désespérés sont commis pour tenter de les dissuader de les écœurer. Une alliance éclair et bien organisée de tous leurs ennemis pourrait rapidement faire changer les poids dans la balance. Si la superpuissance du monde descendait de son piédestal, l’harmonie, la juste répartition de biens (du pain pour tout le monde) et la paix pourraient régner, si ce n’était d’un usage abusif de la religion, de la politique, de l’argent et de l’armée. PEACE!@


par : Maxime Gagnon-Gauthier Il semble que cette phrase qui provient du philosophe et révolutionnaire anarchistecommuniste Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine, qui affirme que l’égalité est une condition indispensable à toute véritable liberté individuelle et ne fait qu’amplifier celle-ci, ait été inconsciemment reprise par le monde arabe ces semaines dernières. Il y a eu tellement de changement de donne au niveau de la situation politique, sociale et même culturelle au Moyen-Orient que tous les grands joueurs du moment, dont les pays d’Afrique du Nord, les États-Unis, Israël, l’Iran et les pays du golf persique (l’Arabie Saoudite et de minuscules états satellites), ressentent les ondes de choc des révoltes aujourd’hui. Ce qui s’est passé en Égypte et en Tunisie et qu’on qualifie de manière précipitée de révolutions, soit l’insurrection non-violente des classes populaires contre le régime qui a résulté en la démission de leur chef d’état respectif, a été l’étincelle qui a rallumé la flamme sacrée dans le cœur des peuples arabes. Les populations soumises à leur autorité gouvernementale dictatoriale, complètement déconnectée des besoins et souffrances des classes laborieuses et souvent inféodée à des communautés religieuses de plus en plus fondamentalistes, ont finalement exigé de manière claire et héroïque une volonté de rupture radicale avec le passé. Ils réclament liberté et égalité pour tous et toutes. Voilà le message envoyé par les masses.

Les classes populaires de chacun des pays de cette partie du monde sont maintenant mobilisées de manière générale et entendent bien faire entendre leurs revendications malgré la violence de leur autorité qui tente tant bien que mal de réprimer toute expression sérieuse de ces revendications. C’est entre autre ce qui se passe actuellement en Égypte, où même après le départ de Mubarak, aucun changement réel de régime n’est opéré. En effet, l’armée égyptienne contrôle toujours de manière absolue les affaires de l’État par l’entremise d’un Conseil militaire suprême, composé de hauts gradés de l’ancien régime, et tous les partis d’opposition ne recherchent que le pouvoir et se complaisent dans un processus de réforme « démocratique » biaisée, qui promet entre autre des élections « libres » dans six mois. Ce ne sont que des promesses, de la poudre aux yeux disent nombres de manifestants, qui se font en ce moment même dégager à grands coups de matraques de la Place Libération par les militaires et la police. Comme quoi la main tendue par l’autorité (qui reste la même sans Mubarak soi-dit en passant) n’est qu’un leurre permettant de calmer

une partie de la population et réfréner plus efficacement (par la division et la violence) l’opposition qui demandait peut-être plus qu’une démocratie à l’occidentale. Même les spécialistes arabes ne peuvent déterminer en ce moment quel sera l’issu des protestations du moment, mais chose certaine, la contagion des idéaux libertaire et égalitaire ne fait que s’amplifier depuis le début du mouvement. Reste donc à voir si la répression sera assez démesurée et meurtrière pour faire taire dans la terreur les aspirations légitimes des citoyens. Peu importe, une idée aura au moins pu cheminer dans la région de manière irréversible: celle que personne n’est vraiment libre que lorsque tous les êtres humains, hommes et femmes, sont également libres.

Le tit Néran Quelle est la différence entre un shylock (prêteur sur gage) et VISA-Mastercard?

Tu n’as pas besoin d’une carte de crédit avec le shylock

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Bénévolat et cancer par : Marie-Francine Dupont

Le bénévolat peut se faire de plusieurs façons. On peut donner de notre temps pour aider les personnes qui ont eu le cancer ou qu’il est revenu. On s’encourage un et l’autre et on

parle de nos traitements et des opérations qu’on n’a subies en prenant un bon café. On s’encourage un et l’autre car c’est les seules personnes qui peuvent vraiment comprendre nos situations car ils vivent la même maladie : le cancer, il faut le combattre tous les jours. Moi, par exemple, depuis octobre 2009, j’ai subi plusieurs opérations et traitements et j’ai dû en outre prendre beaucoup de médicaments. En plus de tout ça, je n’ai même pas fini mes traitements, il faut que je subisse deux opérations encore. C’est très dur psychologiquement et physiquement se lever chaque jour pour combattre notre maladie et se battre pour rester en vie. Pourquoi et à quel prix, on a à subir tout ça? Moi, j’ai la foi, je crois en Dieu et je lui

demande chaque jour de me guérir et de guérir tous ceux qui sont malades. En plus de tout cela, je lui demande de pardonner à tous ceux qui m’ont fait du mal et de venir me chercher le plus tôt possible. Pour tous les gens qui sont malades, dites une pensée le matin en vous levant (si vous êtes croyant) Sois patient, Dieu te donne encore du temps… Bye Bye à tous xxx p.s. : Bravo, j’ai encore eu le courage d’écrire. C’est peut-être la dernière fois. Merci à tous d’avoir lu mon texte.

par : Denis Noël

Depuis quelque temps

Depuis quelque temps

Le temps a changé

Illustration : Chico

Le temps a changé Changé pour le mieux

Changé pour le pire

Le mieux de quoi

La pire catastrophe

De quoi tu parles

Une catastrophe écologique

Parle de la nature

Écologique comme ouragan

La nature sauvage

Ouragan, tornade, tsunami Tsunami, tremblement de terre

Sauvage comme un indien

Un indien de la Ville de Québec La terre planète de l’Univers L’Univers et grand Québec province du Canada Grand depuis…

Le Canada est grand Grand depuis… - 23 -


Suive sur : mzano Atomman com/fr/alosanctis. tomman

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Déclaration de Hubert Reeves*, Suite au drame survenu au Japon Poursuivant son évolution, notre association défend le vivant malmené dans beaucoup d’activités humaines. Les humains ont tout à gagner à défendre la biodiversité dont ils font partie et dépendent. Nous avons produit un manifeste dans lequel les deux mots Humanité et Biodiversité ne cessent d’être associés. Le drame de Fukushima montre que les deux mots Humanité et Énergie sont aussi indissociables, surtout dans les sociétés à haute technologie dont les besoins énergétiques sont immenses, et le demeureront même en réduisant le gaspillage parfois intense et coûteux. L’énergie permet le développement des sociétés humaines. Mais cette médaille a son revers, exemple : l’électricité supprime l’alternance du jour et de la nuit dans une débauche d’éclairage nuisant aux humains et à bon nombre d’espèces… *Hubert Reeves est astrophysicien

Devant leur malheur, les Japonais sont exemplaires de sang-froid, ils forcent notre respect. L’urgence actuelle, pour nous, est de nous interroger sur les aides à leur apporter pour adoucir leurs souffrances. Après viendra le temps de tirer les leçons de cet épisode, le débat sur les choix énergétiques. Toutes les sources d’énergie ont de graves inconvénients : charbon, pétrole, hydraulique, et maintenant gaz de schiste. Sans oublier l’énergie nucléaire dont l’énorme puissance se révéla à travers les bombes sur Hiroshima et Nagasaki et dont les déchets ont une vie millénaire. Plus que les autres, elle fait peur. Cette peur s’était cependant largement assoupie. Les événements actuels la réveillent et font se dresser deux camps l’un contre l’autre. Pour surmonter l’épisode de conflit interne, les opinions publiques doivent être éclairées

source : Regroupement pour la surveillance du nucléaire, www.ccnr.org

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sur les avantages et les risques de chacune des sources d’énergie disponibles. Et les meilleures anticipations peuvent se montrer dérisoires face à l’imprévisible. En France, le large débat promis en 2007 est à mettre au programme. On ne peut en prédire l’issue. Mais les nuages radioactifs n’ont pas de frontières. Des débats s’imposent dans tous les pays possesseurs de centrales ou projetant d’en construire. À l’exemple de l’aviation civile, l’application universelle des conclusions de ces débats est la seule solution réaliste.


La FTQ : tout aussi déconnectée et corporatiste que le Conseil du Patronat du Québec par : Daniel Breton, président, groupe Maîtres chez nous-21e siècle (MCN21) Depuis des années, je travaille sur des dossiers liés à l’énergie, aux changements climatiques et aux transports dans une perspective écologique et de développement durable. Or, au fil de ces années, j’ai eu très souvent maille à partir avec les gens du Conseil du Patronat du Québec et la Fédération des Chambres de Commerce du Québec qui ont une vision de l’économie tellement éculée et myope que c’en est pathétique.

croirait entendre Stephen Harper! Plutôt que de chercher à développer les énergies et technologies vertes, la FTQ, la FCCQ et la CPQ s’entêtent à perpétuer une vision éculée des jobs et de l’économie et défendent contre tout bon sens ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE de tels projets. Mais comme NOUS paierons pour LEURS profits et LEURS jobs, ils sont sourds à nos arguments «insignifiants» de bien commun.

Lorsque ses représentants parlent de développement durable, ils font la démonstration de façon on ne peut plus éclatante que soit ils n’y ont rien compris, soit ils s’en moquent éperdument. Peut-être est-ce un peu des deux...

Lors des négociations entourant la fermeture de la raffinerie Shell, je les ai contacté pour leur faire une proposition: trouvons des investisseurs et transformons graduellement ces installations en centre de biométhanisation. Ce serait bon pour leurs jobs, l’environnement et notre indépendance aux pétrolières. Quelle fut leur réponse? Merci beaucoup, on vous rappellera. Ce qu’ils n’ont jamais fait.

Mais j’écris aujourd’hui pour dénoncer la Fédération des Travailleurs du Québec et leur appui aux industries de l’amiante et du nucléaire. Alors que nous faisons face à une pénurie de main d’oeuvre dans plusieurs domaines, ce syndicat, en complicité avec le gouvernement de Jean Charest, appuie la relance de la mine Jeffrey et la réfection de Gentilly 2. L’argument invoqué pour leur appui? Les Jobs! N’est-ce pas original? On

Après nous être retrouvés face à eux dans le dossier du Suroît, de Bécancour, de Rabaska (où des goons de la FTQ-construction intimidaient physiquement les citoyens au BAPE), de Gentilly 2 (où ils ont bloqué l’accès à la conférence de presse d’Hydro-Québec à des amis écolos), voilà que ces syndiqués vantent les mérites de l’amiante.

Je suis favorable au milieu syndical. Mais encore faut-il que celui-ci se comporte de façon responsable. Or, contrairement à la CSN et la CSQ, la FTQ se comporte de façon écologiquement et collectivement tout aussi répréhensible que les CPQ et FCCQ de ce monde dans les dossiers liés à l’énergie et l’environnement en général et à l’amiante en particulier. Mesdames et messieurs de la FTQ, du CPQ et de la FCCQ, j’ai une grande révélation à vous faire: nous sommes maintenant au 21e siècle. Il serait plus que temps pour vous tous de venir nous y rejoindre. - 26 -


« Nous y sommes » par : Fred Vargas, Archéologue et écrivain

Nous y voilà, nous y sommes.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les

De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des

faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.

araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs

Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités

peu portées sur la danse).

d’insouciance.

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Nous avons chanté, dansé…

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix,

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis

on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés

que le reste était à la peine.

et honteux.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesti-

D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser

cides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voi-

encore avec la croissance.

tures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises

Peine perdue.

du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa

quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le

voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en

désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à qu’on s’est bien amusés.

côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme

laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où

faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement

il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon

modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers

tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le

des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets

phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est

radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

quand même bien marrés).

Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité.

S’efforcer. Réfléchir, même.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être

de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner

solidaire.

des pommes de terre.

Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Certes.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Mais nous y sommes.

Pas d’échappatoire, allons-y.

A la Troisième Révolution.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont

Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution

fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’em-

néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne

pêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

l’a pas choisie.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution? » demande-

le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de

ront quelques esprits réticents et chagrins.

l’homme, sa plus aboutie peut-être.

Oui.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous dan-

demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous

serons encore.

avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. - 27 -


SLAM MAURICIE prend position contre le suicide par : Amélie St-Yves Parce que mettre fin à sa vie n’est jamais une solution, Slam Mauricie a présenté une soirée poésie en partenariat avec le centre de Prévention Suicide les Deux Rives sur les planches du bar l’Embuscade au centre-ville de Trois-Rivières. Pendant près de deux heures une dizaine d’artistes ont fait la promotion de la vie sous les yeux ravis de plusieurs intervenants du Centre de prévention de Trois-Rivières. Le slam est un art oratoire qui vise plus souvent qu’autrement à prendre position sur des sujets avec des textes poétiques interprété en style libre devant public.

Salut! Dehors il fait soleil Pourtant j’ai sommeil ma vision deviens noir puis, je m’endors

par : Denis Bourassa Soulard salut, comment ça va? bien,vais-je dire pour fuir tout embarras

salut, comment ça va? bien,maintenant que je ne suis plus là...

J’n’ai pas envie de raconter tous mes tracas j’préfère l’oubli à tout ce brouhaha j’n’ai pas envie de déterrer ce souvenir et d’avoir le martyr de porter ce menhir

prend pas la vie comme un jeu vidéo ou une partie de tennis tu ne peut pas abandonner la partie fermer la console ou peser sur ‘’reset’’ et recommencer le set

Pourtant quand la nuit arrive et que la solitude m’enivre que mon coeur de givre chavire vire et virevolte sa révolte que mes idées noires gigotent me menottent au fond de cette grotte Je grelotte au fond de ma grotte je grelotte au fond de ma chiotte salut, comment ça va? bien,vais-je dire pour fuir tout embarras mais ce que tu ne sais pas c’est que dans le fond du salon accroché solidement au plafond Une corde m’y attend sans que personne n’y porte attention On m’a sorti de mon Idylle Exilé sur mon Ile Ma vie est pas facile elle ne tient qu’à un fil

Il y a des gens qui pense sa... Parlez-en Avant d’en arriver là

la vie est plus belle que tu le crois je te connais pas mais moi je crois en toi pas d’une confiance aveugle, mais j’ai la foi qu’un jour tu pourras dire il étais une fois la fois que tu auras décidé de vivre d’avoir le courage d’affronter tes défis et de raconter dans ton livre que maintenant t’en es grandit et qu’avec le temps et un peu de sueur tu vas le créer ton petit bonheur même quand la vie apporte des anicroches il y a toujours un moyen de se raccrocher

et si ta besoin d’aide décroche le tel appel un ami ,la famille ou un professionnel mais appel, ta juste besoin d’un peu de temps pour te rendre compte que la vie est belle 1866-appelle

j’ai l’habitude de fondre au paysage je me demande si quelqu’un se souviendra de mon visage Pourtant un petit point d’encrage aurait pu faire une différence Pourtant un petit point d’encrage aurait pu faire toute la différence - 28 -

Rien n’a changé par : Mike Mcneil

J’ai cherché le moyen de m’enfuir De régler tout mes problèmes Ma solution était de partir De laisser tout ceux que j’aime Je n’avais plus cette force Face à cette grande faiblesse Je suis devenu une amorce Alluméepar ma tristesse Personne ne m’a écouté Personne ne m’a regardé On ne vit seulement que pour soit L’amour ne fait plus la loi Maintenant je vous ai perdu Vu d’en haut j’en suis très ému Je réalise, je vois votre amour Mais mon cœur reste aussi lourd Chorus Rien n’a changé, Rien n’a bougé Ma douleur, ma peur, ma colère Rien n’a changé, Rien n’a bougé Dieu & Diable faites-moi revenir à hier Couché dans ce lit de la mort Je ne peux parler, ni me cacher J’aimerais tellement revenir Prendre tout le temps pour vieillir Avoir cette chance de vous crier À quel point je veux m’en aller Tué ma vie, Sans dire un mot Sans vous laisser cette chance… Et je suis parti, je n’ai pas réfléchi… Un simple mot… Un simple mot… Aurait tout changé mes amis… Un simple mot… Un simple mot… Aurait changé mes amis…


À la mémoire de Bernard Baribeau, décédé le 13 mars 2011 à 14h30 par : Cindy, une amie proche

En une belle journée ensoleillée Un être cher est décédé.

Un champion de course, Bien apprécié Par toute son équipe de travail À son usine d’engrenage.

La vie de cet homme Travaillant comme un génie Dans son domaine plein d’énergie.

Repose-toi en paix Avec ta force supérieure, Continue de nous protéger.

Voilà, son cancer L’a emporté Comme un grain de sel plein de misère.

Laissez-moi partir Par : La p’tite

Laissez-moi partir. J’ai mené la vie que j’ai voulue... Faut que j’t’avoue quelque chose, j’aurais dû accorder plus de temps à ceux que j’aime, au lieu de courir après le temps. J’voulais tellement plaire à tout l’monde, j’voulais pas faire semblant, j’voulais tellement passer l’bon message au bon moment. Comme si y’avait pas assez

de monde pour parler de leurs erreurs. Y’a fallu que j’fasse les miennes pour comprendre les leurs. Laissezmoi quitter l’monde que je n’ai vraiment pas désiré! Je suis à bout de souffle, en déprime, j’ai envie de relaxer! Je suis à mi-chemin entre l’espoir et l’abandon. En attendant, je m’en balance, continuant de m’battre.

Remerciements de Point de Rue Merci à l’UQTR, département de l’approvisionnement, pour le don de 5 ordinateurs. Ces ordinateurs poursuivront leur mission puisqu’ils favoriseront, entre autres, la recherche pour les pigistes du journal.

Remerciement à la fondation Mathieu-Lafond pour croire en la capacité des jeunes pour prendre leur vie en main. Merci pour votre précieuse contribution au projet MargiArt. - 29 -


Retour sur le Salon du livre de Trois-Rivières

Le journal La Galère tient à remercier du fond du cœur, les organisateurs du Salon du livre de Trois-Rivières. Merci de nous avoir offert un espace pour partager notre journal auprès des personnes présentes lors de l’événement. Votre équipe

professionnelle et chaleureuse a permis à 13 collaboratrices et collaborateurs du journal de vivre une superbe expérience. La rédaction

Mon regard sur Le Salon du livre par : André Gagnon

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Journal de rue LA GALÈRE / été 2011