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MAGAZINE SOCIO-CULTUREL BILINGUE

#15 Memory colors Infographie du canal de Panama Mystère dans la forêt vierge

AMERICA LATINA CANADA-QUEBEC EUROPA


Jaime Gomez Hablar con el artista Jaime Gómez es evocar la París nostálgica y culta; cada trazo de su obra nos evoca la ligereza y la sutilidad, hablar con él es descubrir una biblioteca humana, conocedor de la historia, del arte, de la filosofía y de la vida. Su técnica nos recuerda lo esencial, lo humano, la caricia; sus dibujos nos llevan a lugares conocidos que huelen a café, a nube, al húmedo de la montaña, Jaime Gómez, expresa la verdad por medio de la belleza de su obra y recompone la trama de una poesía olvidada. Nació en el municipio de Bello, en Colombia; A la edad de 20 años, cuando cursaba estudios de Filosofía y Letras en la Universidad Pontificia Bolivariana de Medellín, inició sus estudios de Bellas Artes. La enseñanza en esa época estaba basada en el dibujo, una enseñanza muy técnica, y muy clásica, luego se inicio en el grabado y la pintura. El considera su obra muy silenciosa y supremamente sensible al ruido porque lo que más le gusta y disfruta es el silencio, pero como este no se puede expresar en palabras,

El café latino 2

le quedó perfecto expresarlo en imágenes y crear con su obra “la poesía”. Jaime Gómez dibuja con los materiales típicos; lápices, carboncillos y le gusta mucho la técnica de dibujo llamada “de tres lápices”: sepia, blanco y sanguina combinados. Dibuja también con punta de plata, con pinceles y tintas en aguadas. En su obra el artista espera transmitir silencio, paz, de lo cual hay tan poco hoy. Hace 27 años vive en la ciudad de Paris. Cuando llegó, sintió un cambio brutal, estaba acostumbrado a pintar las montañas y vino a donde no las hay. Cambio luego las montañas por un paisaje urbano con jardines y árboles. También se inspira en los objetos que lo rodean en la casa; las flores, los instrumentos musicales, las frutas que entran y salen de su hogar, con esos elementos, arma sus composiciones. Jaime Gómez expresa la verdad, el silencio, la poesía, con la belleza el paisaje y los objetos de su obra. Patricia Bustamante G.

zemoG emiaJ Parler avec l’artiste Jaime Gómez c’est évoquer le Paris nostalgique et cultivé ; chaque trait de son œuvre est empreint de légèreté et subtilité, parler avec lui c’est découvrir une bibliothèque humaine, un connaisseur de l’histoire, de l’art, de la philosophie et de la vie. Sa technique nous rappelle l’essentiel, l’humain, la caresse ; ses dessins nous emmènent à des endroits connus qui sentent le café, les nuages, l’air humide de la montagne ; Jaime Gómez exprime la vérité à travers la beauté de son œuvre et recompose la trame d’une poésie oubliée. Il est né dans le municipe de Bello, en Colombie ; à 20 ans, alors qu’il faisait des études de Philosophie et de Lettres à l’Université Pontificale Bolivarienne de Medellin, il entre aux Beaux-Arts. A cette époque l’enseignement reposait sur le dessin, un enseignement très technique et très classique. Il s’initie ensuite à la gravure et à la peinture. Il définit son œuvre comme très silencieuse, et particulièrement sensible au bruit, parce que ce qu’il aime le plus et dont il jouit le plus c’est le silence, et puisque celui-ci ne peut pas s’exprimer en paroles, il le traduit en

images en créant dans son œuvre « la poésie ». Jaime Gomez dessine avec le matériel typique : crayons, fusains, et il aime beaucoup la technique de dessin appelée « des trois crayons » qui combine le sépia, le blanc, et la sanguine. Il lui arrive aussi de dessiner avec une pointe d’argent, des pinceaux, et des encres diluées. L’artiste espère transmettre à travers son œuvre le silence et la paix, ce dont nous avons tant besoin aujourd’hui. Cela fait vingt-sept ans qu’il vit à Paris. Quand il est arrivé, il a été confronté à un changement brutal : habitué à peindre dans les montagnes il s’est installé là où il n’y en avait pas. Il a troqué ensuite ses montagnes pour un paysage urbain avec des jardins et des arbres. Il s’inspire aussi des objets de la maison qui l’entourent : les fleurs, les instruments de musique, les fruits qui entrent et sortent de sa demeure, et avec ces éléments il agence ses compositions. Jaime Gomez, à l’aide de sa peinture, exprime la vérité, le silence et la poésie. Patricia Bustamante G.

3 Magazine socio-culturel


éditorial

¡Tierra! ¡Tierra!

Terre ! Terre ! el café latino

contenido

sommaire

PINTOR VIVE EN PARIS HACE 27 ANNOS

2 jaime gomez 3

PEINTRE HABITE à PARIS DEPUIS 27 ANS

PAREJA MUSICAL VIAJERA

6 camedu 7

COUPLE MUSICAL VOYAGEUR

FOTOGRAFO: EXPLORADOR DE

10 memory color's 11

PHOTOGRAPHE : EXPLORATEUR DES CULTURES DU MONDE

CULTURAS DEL MUNDO CUENTO DE AMOR EN EL CARIBE

14 pilar mata 15

HISTOIRE D'AMOUR AUX CARAIBES

VIAJE AL CORAZON DE LA SELVA

16 mystére dans la fôret 17

VOYAGE AU COEUR DE LA FORET DE L'AMERIQUE CENTRALE

CENTROAMERICANA LAS AVENTURAS DE LOS SUPER

20 bd 21

DANS LES ANDES

HEROES EN LOS ANDES PRECAUCIONES AL VISITAR A LOS

LES AVENTURES DES SUPER HEROS

22 survival 23

PRECAUTIONS AU MOMENT DE VISITER LES INDIENS ISOLES

INDIGENAS AISLADOS DESEOS DE NAVEGAR EN EL CARIBE

24 de qui on parle 25

ENVIES DE NAVIGUER DANS LES CARAIBES

PARQUE MUSEo CARAIBE

26 musée 27

PARc MUSéE CARAIBE

CUENTO DE JAVIER

28 caries 28

RECIT DE JAVIER

CANALDE PANAMA

29 infographie 29

CANALDE PANAMA

HISTORIA DEL NO PESIMISMO

30 Interdit d'interdire 32

HISTOIRE DU NON-PESSIMISME

LOS COCOLOS DE REPUBLICA DOMINICANA

34 unesco 34

LES COCOLOs DE REPUBLIC DOMINICAINE

36 el café cultural 36 38 COLLABorateurs 38

Fueron las primeras palabras que resonaron en el Caribe en 1492 cuando el continente americano detuvo los barcos españoles que iban en busca de la India. El primer despertar de occidente a la luz del Caribe fueron sus islas maravillosas. Todo era perfecto. Estaban seguros de haber llegado al paraíso. Playas blancas, palmeras, aguas límpidas, aves nunca vistas, tierras vivas y fértiles. El mismo clima todo el año. Los nativos eran habitantes acogedores, quienes les mostraron el paraíso sin reserva. Occidente no miró a los nativos, tan solo vio sus tierras. Descubrieron un continente vacio de gente. Llegaron de Europa a “descubrir” una tierra. Pero a los nativos no nos descubrieron. Quinientos veintidós años más tarde venimos a occidente a descubrirnos. A mostrar lo que nunca vieron por tener la vista fija en el suelo. A parte de algunos científicos y artistas que estudiaron el modo de vida de ciertos pueblos autóctonos, nuestra historia ha pasado invisible. Invisible para nosotros mismos. Se tomaron algunas muestras y se guardaron en los museos. Poco o nada se ha preguntado por la validez humana del modo de vida de los pueblos latinoamericanos. Lo que no se comprendía se ocultaba como “pagano”. Al Caribe llegaron y encontraron un calendario Azteca que mostraba el transcurso de Venus durante 25 000 años. Para hacer este estudio astronómico, estos pueblos nativos, debían saber que la tierra era redonda y que además giraba alrededor del Sol al igual que Venus y también tenían que conocer la existencia del numero cero. En Europa en ese momento estaban tratando de quemar vivo a Galileo por decir lo que varios pueblos del Caribe sabían desde cientos de años atrás. Difícil comprender en el mundo actual que existan aun comunidades en América donde las tierras sean de todos. Las viviendas, los puentes y las necesidades comunes se construyen entre todos. En su semántica no cabe el término ladrón ni mío. Pero lo que sí es completamente imposible de comprender para los que hemos sido educados en el modo de vida no nativo, es que puedan haber comunidades donde no existe la palabra ni el personaje; jefe. No hay jefe político, ni religioso. Para cada obra se recurre a la experiencia de todos l y se toma una decisión colectiva. El individualismo de ser yo el primero, no existe, solo el bien de todos. Estas ideas deben ser paganas dirán otros.

Ce furent les premières paroles qui résonnèrent dans les Caraïbes en 1492 quand le continent américain stoppa la course des bateaux espagnols en quête des Indes. Ce que virent les Occidentaux à leur réveil, ce fut la lumière des Caraïbes illuminant des îles merveilleuses. Tout était parfait. Ils étaient convaincus d’être arrivés au Paradis. Des plages blanches, des palmiers, des eaux limpides, des oiseaux jamais vus, des terres vivantes et fertiles. Le même climat toute l’année. Les Natifs étaient des habitants accueillants et ils leur présentèrent ouvertement ce Paradis. Mais l’Occident ne regarda pas les Natifs, il ne vit que leurs terres. Il découvrit un continent vide de gens. Il arriva d’Europe pour « découvrir » une terre. Mais nous, les Natifs, il ne nous découvrit pas. Cinq cent vingt deux ans plus tard, nous allons en Occident pour nous découvrir. Il est temps de faire lumière sur ce que n’a pas vu l’homme Occidental, lui qui avait les yeux rivés sur le sol. A part pour quelques scientifiques et artistes qui s’intéressèrent au mode de vie de certains peuples autochtones, notre histoire est restée invisible. Invisible pour nous-mêmes. Quelques échantillons furent collectés puis rangés dans des musées. Jamais, ou presque jamais, on ne s’interrogea sur la validité humaine du mode de vie des peuples latino-américains. Ce que l’on ne comprenait pas fut enfouit sous le nom de « païen ». On arriva dans les Caraïbes, et on découvrit un calendrier aztèque qui indiquait la trajectoire de Vénus durant vingt-cinq mille ans. Pour réaliser cette étude astronomique, les peuples natifs devaient savoir que la Terre était ronde et qu’elle tournait autour du Soleil, tout comme Vénus, et ils devaient également connaître l’existence du nombre zéro. A ce même moment en Europe, on tentait de brûler vif Galilée, pour avoir dit ce que de nombreux peuples des Caraïbes savaient déjà depuis des centaines d’années. Il est difficile de concevoir aujourd’hui qu’il existe encore des communautés en Amérique où les terres sont de tous. Les logements, les ponts et les espaces communs se construisent collectivement. Leur sémantique n’inclut pas le mot voleur, ni le mot mien. Mais ce qui est vraiment impossible à comprendre pour nous autres qui avons reçu une éducation traditionnelle, c’est qu’il puisse y avoir des communautés qui ne possèdent  pas le mot ni le personnage de chef. Il n’y a pas de chef politique, ni de chef religieux. Pour chaque projet, on fait appel à l’expérience de tous, et l’on prend une décision collective. L’attitude individualiste cherchant à faire passer le moi d’abord n’existe pas, seul existe le bien de tous. D’autres diront : ces idées sont païennes.

El Café Latino, 63 rue du Maréchal Leclerc 94410 Saint-Maurice Joindre le coupon et un chèque de 60 euros à l’ordre de El café Latino Nom, prénom (association): Adresse: Ville: Pays Date: Adresse e-mail: commentaires: Signature


interview

Camedu

Camedu

por el cafe latino

par el café latino

El café latino 6

© gauche par vanessa - droite par rocio garza

Eduardo había salido de Colombia hace unos meses después de tocar durante diez años como trompetista en la Orquesta Sinfónica de Cali.

“¿Qué hacemos aquí? Vámonos para la Patagonia.” Expresión popular que quiere decir vámonos para el sitio más lejano que existe. Y llegaron a La Patagonia en auto-stop. No todos llegaron, algunos se quedaron en el camino; en Ecuador, en Perú o Bolivia y desde Chile mismo también hubo alguno que se devolvió. Con su espíritu aventurero y organizado Eduardo empuja lo que queda del grupo hasta Argentina. Pero varios entre ellos iban perdiendo la disciplina musical que les había dado la Sinfónica. Es aquí cuando se encuentra con Camille quien los acompaña a las presentaciones como espectadora. Un día, en una presentación, le piden que cante y ella cantó y encantó. La única canción que se sabía bien en español era “El Cuarto de Tula” que hizo popular Ibrahím Ferrer con Buena Vista Social Club. Desde ese día no han parado de viajar y tocar juntos por todo el mundo. En China en la plaza Tiananmen iban a comenzar a cantar pero mientras instalaban sus instrumentos ya estaban

© crédit

La Byciclete: nombre deportivo y ecológico para un bar restaurante en Paris. Antes de comenzar a tocar nos reunimos con CAMEDU, Camille y Eduardo en este acogedor Bar. Siempre los he visto como si fueran dos notas musicales bailando, cantando y tocando. Eduardo saca la trompeta y pone a vibrar el aire mientras Camille danza suavizando la estridencia de la música. De golpe se ponen a cantar en dúo, EDU cambia la trompeta por la guitarra y CAM lleva el ritmo con una maraca y su cuerpo. Son cubano, cumbia colombiana, currulao, Violeta Parra chilena, pasillos que ponen a danzar el alma. “Los que no sabemos hacer música tenemos que ponernos a escribir”, le digo a Eduardo mientras comen bajo la mirada de la enorme mujer pintada en el muro que avanza en una bicicleta con las faldas al aire. Camille, francesa, me cuenta que hizo diez años de estudio de danza en Paris al mismo tiempo que realizaba sus estudios de cinematografía. Partió un buen día a la Argentina para hacer su tesis de grado cinematográfico. Estando allí le roban su cámara de filmar y el computador donde tenía su tesis. La catástrofe total. En la plaza de San Telmo en Buenos Aires, se hace frecuentemente una gran feria artística y Camille la recorría sin saber qué hacer. Aquí es cuando aparece Eduardo… quien la consuela y le dice: “¡Vamos a buscar tu cámara!” Ella dubitativa se deja llevar sin esperanza. No encuentran la cámara, pero Eduardo logra remontarle el optimismo y la invita a que los escuche tocar. Eduardo había salido de Colombia hace unos meses después de tocar durante diez años como trompetista en la Orquesta Sinfónica de Cali. Con varios amigos que conformaban un grupo de música bailable por fuera de la Sinfónica, se dijeron un día:

entrevista

La Bicyclette : nom sportif et écologique d’un bar restaurant de Paris. C’est ici, dans cet endroit chaleureux, qu’avant le concert nous nous rejoignons avec CAMEDU, Camille et Eduardo. Je les ai toujours vus comme deux notes musicales qui dansent, chantent et jouent. Eduardo sort sa trompette et fait vibrer l’air pendant que Camille danse, adoucissant la stridence de la musique. Soudain ils se mettent à chanter en duo, EDU change sa trompette pour une guitare, et CAM accompagne le rythme avec une maraca et avec son corps. Son cubain, cumbia colombienne, currulao, Violeta Parra la Chilienne, pasillos qui font danser l’âme. Nous qui ne sommes pas musiciens, nous nous mettons à écrire, dis-je à Eduardo pendant qu’ils mangent sous le regard de l’énorme femme en bicyclette peinte sur le mur, les jupes au vent. Camille, française, me raconte qu’elle a fait dix ans de danse à Paris, parallèlement à ses études de cinéma. Elle est partie un beau jour pour l’Argentine, pour

Eduardo était arrivé de Colombie quelques mois auparavant, après avoir joué pendant dix ans comme trompettiste dans l’Orchestre Symphonique de Cali.

faire son mémoire de cinéma. Là bas, on lui vole sa caméra vidéo et son ordinateur où elle avait sa thèse. La catastrophe totale. Sur la Place San Telmo à Buenos Aires, il y a régulièrement un grand marché artistique, et Camille l’arpentait sans savoir que faire. C’est ici qu’apparaît Eduardo, qui la console et lui dit : on va allez chercher ta caméra ! Dubitative, elle se laisse guider, sans beaucoup d’espoir. Ils ne retrouvent pas la caméra, mais Eduardo arrive à lui remonter le moral et l’invite à un concert où il joue. Eduardo était arrivé de Colombie quelques mois auparavant, après avoir joué pendant dix ans comme trompettiste dans 7 Magazine socio-culturel


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© crédit

http://permaculture2.coerrance.org/ http://www.permacultura.org.mx/es/ permacultura/

© haut ©gauche créditpar rocio garza - bas par camedu

l’Orchestre Symphonique de Cali. Avec plusieurs amis avec lesquels il avait créé un groupe de musique dansant, en dehors de l’Orchestre Symphonique, ils se sont dit un jour : Qu’est-ce qu’on fait ici ? Allons en Patagonie ! Expression populaire qui signifie allons-nous en très loin d’ici. Et ils sont allés jusqu’en Patagonie en autostop. Tous n’y sont pas arrivés. Certains se sont arrêtés en route, en Equateur, au Pérou ou en Bolivie, et parvenus au Chili il y en a même eu un qui a décidé de rentrer. Avec son esprit aventurier et organisé, Eduardo pousse le reste du groupe jusqu’en Argentine. Mais plusieurs d’entre eux perdaient petit à petit la discipline musicale acquise à l’Orchestre Symphonique. C’est là où il rencontre Camille, qui les accompagne dans leurs présentations comme spectatrice. Pour un concert, ils lui demandent de chanter : elle chanta et enchanta. La seule chanson qu’elle se savait vraiment en espagnol c’était El Cuarto de Tula, qu’a rendue célèbre Ibrahim Ferrer dans Buena Vista Social Club. Depuis ce jour ils n’ont pas arrêté de voyager et de jouer ensemble à travers le monde. En Chine sur la place Tiananmen, ils allaient commencer à chanter, et pendant qu’ils installaient leurs instruments des centaines de personnes les avaient déjà entourés, curieux de voir ce qu’ils allaient faire. Un Colombien passait par là par hasard et leur a dit qu’à cet endroit on ne les laisserait pas jouer. Il les a emmené près d’un stade de la ville olympique, puis ils ont trouvé un bar où se présenter, et avoir le plaisir de voir les Chinois savourer leur musique tropicale.

rodeados de cientos de personas esperando a ver qué iban a hacer. Por coincidencia pasó un colombiano que vivía allá y les dijo que ahí no los iban a dejar tocar y se los llevó cerca del estadio de la villa olímpica y luego consiguieron un bar donde tocar y tener el placer de ver a los chinos disfrutar nuestra música tropical. Probablemente son más conocidos en el exterior que en Francia, donde para fortuna nuestra comienzan a instalarse después de viajar por el mundo llevando la música latinoamericana y sus voces: Bolivia, Chile, Perú, Argentina, China, Colombia, Ecuador, Cuba, Suiza, Alemania, Dinamarca, Finlandia, Noruega, Suecia, Inglaterra, España, Canadá, Marruecos… y no han terminado. Por primera vez se han instalado en un lugar. Están viviendo en la región de Francia llamada Les Cevennes, lugar maravilloso rodeado de ríos, montañas y naturaleza. “Detrás de mi casa subo a una colina y desde allí puedo ver a la izquierda los Alpes a la derecha los Pirineos y al frente el mar, ¡qué más queremos!” Este aterrizaje se ha dado porque están a fondo con lo que se ha dado en llamar la permacultura. Eduardo nos explica que estamos prisioneros en el mundo y esto es a causa de la comida. Seis millares de habitantes en todo el mundo buscando qué comer todos los días mientras que todos los métodos de producción se han industrializado buscando bajar los costos de producción, al mismo tiempo disminuyendo la calidad hasta las consecuencias que conocemos actualmente. “Se trata de la permanente-cultura; permacultura. Observar y trabajar con la naturaleza y no contra ella. Observar las plantas y los animales con todas sus funciones en vez de tratar un sitio como un sistema de producción aislado. La diferencia se parece a la que existe entre un aborigen y un gran cultivador: el segundo cortará el seno de su madre para obtener más y más leche, el primero solo tomará lo que le es dado y lo toma con todo el respeto.” “Es un estilo de vida, no solo con la tierra sino entre humanos. Ambas relaciones se entretienen de igual manera.” “Estamos experimentando este modo de vida para luego ir nuevamente con nuestra música y difundir estos conocimientos. Los sistemas sociales no pueden sobrevivir al paso del tiempo sin una base agrícola sostenible y una ética por el uso de la tierra que genere una cultura de respeto por la Tierra.” Esa noche El Café Latino se dio un baño de música latinoamericana. Los podemos seguir : www.youtube.com/ results?search_query=camedu+gil&sm=1 Ecrire: camedu@mailoo.org

Ils sont sûrement plus connus à l’étranger qu’en France, où, pour notre plus grand bonheur, ils commencent à se poser après avoir voyagé dans le monde entier, emportant dans leurs voix toute la musique latino-américaine ; en Bolivie, au Chili, au Pérou, en Argentine, en Chine, en Colombie, en Equateur, à Cuba, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Finlande, en Norvège, en Suède, en Angleterre, en Espagne, au Canada, au Maroc, et ce n’est qu’un début. Pour la première fois, ils se sont installés quelque part. Ils vivent à présent dans une région de France, les Cévennes, un endroit merveilleux, au milieu de rivières et montagnes, au cœur de la nature. « Derrière la maison je monte sur une colline et de là je peux voir à ma gauche les Alpes, à ma droite les Pyrénées, et devant moi, la mer. Que demander de plus ! » Cet atterrissage est dû à leur implication dans ce que l’on appelle la permaculture. Eduardo nous explique que nous sommes prisonniers dans le monde, et que c’est à cause de la nourriture. Six milliards d’habitants cherchent tous les jours ce qu’ils vont manger. Tous les modes de production ont été industrialisés, de manière à diminuer les coûts de production, mais réduisant en même temps la qualité des produits, avec les conséquences que nous connaissons actuellement. « - Dans la culture permanente ou permaculture, il s’agit d’observer et de travailler avec la nature, et non pas contre elle. Observer les multiples fonctions des plantes et des animaux, au lieu de considérer un espace comme un système de production isolé. C’est la même différence qui distingue l’aborigène du grand cultivateur : le second coupera le sein de sa mère pour en tirer toujours plus de lait, le premier prendra seulement ce dont il a besoin, et il le prendra avec respect. » « - C’est une manière de vivre, non seulement avec la Terre, mais aussi avec les humains, et ces deux types de relation s’entretiennent de la même façon. » « - Nous faisons aujourd’hui l’expérience de ce mode de vie, et nous voulons ensuite partir de nouveau avec notre musique et partager ces connaissances. Les systèmes sociaux ne pourront pas survivre au passage du temps sans une base agricole durable et une éthique d’usage de la terre qui génère une culture de respect pour cette Terre. » Ce soir, El Café Latino a pris un bain de musique latino-américaine. Suivons-le. www.youtube.com/results?search_ query=camedu+gil&sm=1 Ecrire: camedu@mailoo.org http://permaculture2.coerrance.org/ http://www.permacultura.org.mx/es/ permacultura/


CULTURAS DEL MUNDO

CULTUres du monde

Memoria de colores

La mémoire des couleurs par el café latino

por el café latino

Observar la obra de Jaime es introducirse en una mirada enfocada y original. Las

Je m’excuse – nous dit Jaime – quand je suis en voyage, je suis absorbé par mon travail, et le reste du temps il faut que j’organise les expositions. Ça c’est un photographe, et un vrai. Son dévouement infatigable à capturer ses personnages, avec leurs expressions, leurs vêtements colorés, ses magnifiques modèles, au milieu de paysages et à des moments de lumière fugaces et très variés ; peut-être que la vocation est née dans son enfance, lorsque sa grand-mère lui donnait l’autorisation de s’échapper en solitaire dans les ports des villes et s’initier au « boating-stop », une sorte de « passager clandestin admis à bord ». « Je montais gratuitement sur les bateaux, et je photographiais les lieux où l’on arrivait ». frases con las que presenta su trabajo fotográfico se mantienen a su vez en nuestra memoria mientras imaginamos el sonido de los disparos del obturador de su cámara que resuenan en nuestros oídos con mil significaciones. Es la aplicación de la “ley de la imagen”, aquella en la que vale más una…, que muchas palabras. Dejamos la mirada fija en ellas hasta desbordarnos. Su obra revelada, que hoy nos llama la atención en el formato de un papel fotográfico de gran tamaño, posee un prólogo verbal con carácter de urgente y nos lo dice en voz alta: “Antes que sea demasiado tarde, quiero observar –quiere reunir- en una sola pieza magistral, toda la belleza de estas gentes que fotografío, para conservarlas en nuestra memoria”. Jaime se refiere a la captura urgente en el tiempo y el espacio, de lo que podríamos llamar el delicado estado del “Coral”; de caras y torsos de poli cromáticos seres humanos, habitantes exóticos, llenos de luz como el arcoíris: azules, amarillos, blancos, negros, pardos de pieles, tinturas y vestimentas multicolores. Habitantes de diversas y lejanas culturas, que encuentra después de viajar miles de kilómetros para verlos y encontrarlos en su estado aun natural. Esta formación de caras, costumbres, desnudeces y vestimentas, Jaime las considera realmente amenazadas de

El café latino 10

Nous sommes en compagnie de Jaime Ocampo-Rangel, un Colombien qui après avoir vécu aux Etats Unis, étudié en Espagne et avoir été diplômé en Communications et Production Audiovisuelle à New York, se lance dans la carrière de photographe et entrepreneur, et s’installe en France pour plus de vingt ans. Regarder l’œuvre de Jaime c’est se glisser à l’intérieur un regard décidé et original. Les phrases avec lesquelles il présente son travail photographique restent dans notre mémoire et nous imaginons le son de mitraille de l’obturateur de son appareil qui résonne dans nos oreilles, plein de significations. C’est l’application de la « loi de l’image », celle où mieux vaut une photo… que mille mots. Nous fixons notre regard sur elle jusqu’à n’en plus pouvoir.

extinción estética debido al capital, al comercio, al turismo desenfrenado, a la banalidad, al prejuicio. Su obra representa más de 40 pueblos de todo el mundo, los cuales ha ido recogiendo durante diez años. Fotografiando, retratando con su estudio portátil hecho de fondos con telas y cámaras fotográficas adaptables. La infinita diversidad cultural del ser humano-natural- planetario. El esfuerzo de conseguir este propósito en un trabajo de campo expuesto a veces a riesgos imprevistos, enriquece su anecdotario de explorador. Jaime Ocampo, imagina que todo su esfuerzo hace parte de un proyecto que identifica como “TRANS-MEDIA”. No demora en explicárnoslo apoyado en un cuadro sinóptico ingenioso: “La obra fotográfica”, afirma, es un manantial, una genética de la que brotan exhibiciones en museos, impresiones gigantescas en lienzos y velas de botes turísticos que surcarán los mares. Muestras de fotografías de grandes formatos, a lo largo de calles, bulevares y parques urbanos. Una oportunidad para la producción de films y programas de televisión internacional; es un potencial inagotable para realizar documentales. El ambicioso proyecto trans-media, plantea seducir desde su sitio web www.memoryofcolors. com a las redes sociales facebook y twiter, la web/press partnership como Le Monde, Time Magazine y National Geographic con

© photographe jaime ocampo rangel

“Lo siento” – nos dice Jaime – “cuando estoy de viaje solo me ocupo de mi trabajo, el resto del tiempo me toca organizar las exposiciones”. El es fotógrafo y sí que lo es. Su dedicación incansable para capturar a sus personajes, en sus expresiones, con sus vestimentas cromáticas, a sus modelos preciosas, en medio de paisajes y momentos fugases de la luz en condiciones variadísimas; quizás dicha vocación proviene de su infancia, cuando su abuela le permitía escaparse en solitario a los puertos cercanos de las ciudades e iniciarse en el “boating-stop” una especie de “polizón admitido”._ Me iba en los barcos gratis y fotografiaba los sitios a donde llegábamos. Nos encontramos con JAIME OCAMPORANGEL, un colombiano que después de haber vivido en EEUU, estudiado en España, graduado en Comunicaciones y producción audiovisual en Nueva York, se inicia como fotógrafo y empresario y se va a vivir a Francia durante 20 años.

Son œuvre révélée, dont une photo de grand format attire aujourd’hui notre attention, possède un prologue verbal à caractère urgent, et il nous le dit tout haut : « Avant qu’il ne soit trop tard, je veux observer – je veux réunir – en une seule grande pièce magistrale, toute la beauté de ces gens que je photographie, pour qu’ils restent dans nos mémoires ». Jaime parle de la capture urgente dans le temps et dans l’espace, de ce que nous pourrions appeler l’état critique du « Corail » de visages et torses d’êtres humains polychromatiques, habitants

exotiques, remplis de lumière comme l’arc-en-ciel ; aux peaux bleues, jaunes, blanches, noires, brunes, aux teintures et habits multicolores. Ces habitants de nombreuses et lointaines cultures que Jaime connaît après avoir parcouru plus de mille kilomètres pour pouvoir les voir, les rencontrer dans leur état encore naturel. Il pense que ce cartel de visages, de coutumes, de nudités et de vêtements est réellement menacé d’extinction esthétique à cause du capital, du commerce, du tourisme effréné, de la banalité, des préjugés. Son œuvre représente plus de quarante peuples du monde entier, dont il a récolté des images durant dix ans ; en photographiant, en faisant des portraits – à l’aide de son studio portatif fait de toiles de fond en tissus et d’appareils photo adaptables – de l’infinie diversité culturelle de l’être humain-naturel planétaire. Comme si ce n’était pas déjà assez d’atteindre ce but dans ce travail de terrain exposé parfois à des risques imprévus qui enrichissent ses anecdotes d’explorateur, Jaime Ocampo imagine que tous ses efforts font partie d’un PROJET qu’il identifie comme « TRANS-MEDIA ». Il ne tarde pas à nous l’expliquer en s’aidant d’un tableau synoptique ingénieux : « L ‘œuvre photographique, affirme-t-il, est une source, une génétique d’où jaillissent des expositions dans des musées, des impressions gigantesques sur des toiles et des voiles de bateaux touristiques qui sillonnent les mers. Des panels de photographies aux formats colossaux, dans la rue, sur les boulevards, dans les parcs de la ville. Une opportunité pour la production de films et de programmes de télévision internationaux ; c’est un potentiel inépuisable pour réaliser des documentaires. L’ambitieux projet trans-media propose de séduire, depuis son site web www.memoryofcolors.com, les réseaux sociaux facebook et twitter, la web-presse comme Le Monde, Time Magazine et National Geographic, avec des interviews, des jeux, des applications et des vidéos. Dans son projet, le photographe nous montre une réalité à laquelle nous devons prêter toute notre attention.


entrevistas, juegos, aplicaciones y videos. En su proyecto, el fotógrafo nos muestra una realidad a la cual le debemos poner toda nuestra atención. “Sueño con un arco iris con los colores de los hombres, tribus, culturas. El arco iris de la naturaleza humana rara y diversa, preciosa, fundamental, pero frágil. Esta Memoria de Colores, viejo como el viento, el sol y la lluvia es un proceso lento. Es una historia en curso que necesita ser escuchado, visto, protegido y ayudado.” Aventura que no ha sido nada fácil. Partió de un sueño, de un deseo de conocer los pueblos. Comenzó en la costa Caribe colombiana. Fotografió a los indígenas Kogis todos vestidos de blanco y luego a los indígena de la Guyana todos vestidos de azul, pensó que cada pueblo tenía un color predominante y se propuso encontrar el arco iris de los pueblos. Se fue a golpear puertas buscando el apoyo para su ideal. Tanta es su convicción que las puertas no se demoraron en abrir y vincularse al proyecto el cual le han dado la vuelta al planeta. La UNESCO, empresas particulares, y asociaciones le han dado un gran respaldo

«La cultura adquiere formas diversas a trav��s del tiempo y del espacio. Esta diversidad se manifiesta en la originalidad y la pluralidad de las identidades que caracterizan a los grupos y las »»sociedades que componen la humanidad... »

A la usanza de un capitán que comanda la obra de llevar a tierra firme un “Arca” con sus especies delicadas y en peligro, orienta a su tripulación técnica de video, sonido y edición: Lia Ocampo –brasilera; Bendja Blaquiere - francés y Carlotte Lesnoff – rusa, anteponiendo como “Mandamiento profético” el artículo 1 de la Declaración Universal de la UNESCO sobre la Diversidad Cultural:

« Je rêve d›un arc-en-ciel avec les couleurs d›hommes, de tribus, de cultures. L›arc en ciel de la nature humaine rare, diversifiée, précieux, essentiel, encore fragile. Cette mémoire de couleurs, vieux comme le vent, le soleil et la pluie est un processus lent. C’est une histoire en cours qui doit être écouté, vu, protégé et aidé. » Une aventure qui n’a pas été facile. Elle est née d’un rêve, d’un désir de connaître les peuples. Elle a commencé sur la côte colombienne des Caraïbes. Il a photographié les Indiens Koguis tous vêtus de blancs, et puis les Indigènes de Guyane, tous vêtus de bleu, il a pensé que chaque peuple avait une couleur prédominante et il s’est proposé d’essayer de reconstituer un arc-en-ciel de tous les peuples. Il est allé frapper aux portes pour chercher le soutien nécessaire à la réalisation de ce projet idéal. Sa conviction est si forte que les portes n’ont pas tardé à s’ouvrir et à s’associer au projet qui a ainsi pu faire le tour du monde. Des entreprises privées, des associations, ainsi que l’UNESCO lui ont apporté un grand soutien. Jaime, à la mode d’un capitaine dirigeant l’opération qui mènera à terre ferme une « Arche » et ses espèces fragiles et en danger, oriente son équipage technique de vidéo, de son et d’édition : Lia Ocampo – Brésilienne ; Bendja Blaquiere Français et Carlotte Lesnoff – Russe ; posant d’emblée comme « Commandement Prophétique » l’article 1 de la Déclaration Universelle de l’UNESCO sur la Diversité Culturelle :

“La cultura adquiere formas diversas a través del tiempo y del espacio. Esta diversidad se manifiesta en la originalidad y la pluralidad de las identidades que caracterizan a los grupos y las sociedades que componen la humanidad. Fuente de intercambios, de innovación y de creatividad, la diversidad cultural es tan necesaria para el género humano como la diversidad biológica para los organismos vivos. En este sentido, constituye el patrimonio común de la humanidad y debe ser reconocida y consolidada en beneficio de las generaciones presentes y futuras. “

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© photographe jaime ocampo rangel

Su entusiasmo en la tarea estética es contagioso y la investigación fotográfica de Jaime Ocampo Rangel nos ha seducido como seguramente a muchos que ya la han visto, en especial su proyecto de descubrimiento de pueblos ancestrales, que le ha llevado a la creación de su trabajo “Memoria de Colores” un llamado de protesta contra la extinción fatal de esas culturas. Frente a sus fotografías guardamos silencio. Ellas mismas son la advertencia indeseada de que luego puede ser tarde. Ojala no. Gracias Jaime.

« La culture prend des formes diverses à travers le temps et l’espace. Cette diversité s’incarne dans l’originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l’humanité. Source d’échanges, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle

«La culture prend des formes diverses à travers le temps et l’espace. Cette diversité s’incarne dans l’originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l’humanité...»

est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures. » Son enthousiasme dans cette mission esthétique est contagieux, et la recherche photographique de Jaime Ocampo Rangel nous a séduit comme sûrement beaucoup d’autres qui en ont été témoins, en particulier son projet sur la découverte des peuples ancestraux, qui l’a conduit à la création de son travail « Mémoire des couleurs », un cri de protestation contre l’extinction fatale de ces cultures. Face à ses photographies, nous restons silencieux. Elles sont en elles-mêmes l’alarme dérangeante qui pourrait bien être entendue trop tard. Nous espérons qu’il n’en sera pas ainsi. Merci Jaime.


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contes

La última dulzura

La dernière douceur

texto por pilar mata solano

texte par pilar mata solano

de afirmar: me gustan todas, ¡carajo!, y siempre. Sin embargo, el género femenino somos difíciles de complacer, si alguna vez llegamos a estarlo que, según cierta categoría de arrogantes filósofos; no les voy a dar ni quitar la razón, es la enfermedad existencial de la mujer fuera de la

cocina. La mayor parte hemos vivido alguna vez el hecho, y, a partir de un momento, por cierto, agradecemos la experiencia para eliminar del horizonte al eventual postor, de tal forma que la suerte, en ocasiones, se decanta en nuestro favor y descartamos al opositor de un plumazo. Tampoco afirmo que la mujer esté siempre segura del poder de engatusar, que lo tiene, sin duda. Pero, por desgracia, la vida es depredadora, y, si posee pericia, conoce hasta donde puede llegar y con quien. Los caprichos son lindísimos pero suelen salir carísimos con el inconveniente del monedero. Ninguna mujer que se precie pierde el tiempo con un fatuo. Pero huir, si es posible, y es posible si sólo se han comprometido los labios, aunque no se sepa con seguridad lo que es peor, ya que entregarse es un goce sólo a veces compartido, y un cuerpo puede sustituir a otro. Lo que no se logra en una semana, se lograra en dos, en meses. La distancia de por medio tiene resultados asegurados, aunque la vida amorosa no es fácil, ni limpia, ni tan simple de manejar. El atractivo reside justamente en el opuesto, en que nos domine, a pesar de que no nos convenga en absoluto, y, si todo tiene un limite, el riesgo espolea cuando el sentimiento es auténtico. Entonces la seducción será fatal. En estos casos, siempre extraordinarios, no nos da la real gana dejar pasar una locura; la existencia está en juego, indirectamente la naturaleza lo exige. Contra más riesgo, más dificultad: más atractivo es el goce. El cielo tenía un tono plomizo, caían unas gotas, el barco se deslizaba sobre una patena de plata vieja dirección mar adentro. Mónica se despidió de la corta, si breve, dos veces felicidad. Había quemado las vacaciones en la paradisíaca isla del Caribe. Estaba esperando desde hacía un par de días lo ineludible en la bruma del silencio. Sólo poseía de cuarenta y ocho horas y la pasión la devoraba por dentro, le sorbía las entrañas, la abatía desesperada; a la vez que el meritorio de seductor la poseía con la última dulzura que la obligaba a estremecerse muy a su pesar y entre sus brazos.

Personne ne peux dire avec certitude quel est le déclic qui fait sauter le ressort décisif du désir, car avoir une attraction pour une femme ou un homme est en fait la chose la plus naturelle du monde, encore que ce ne soit pas si fréquent, contrairement à ce que s’aventure à proclamer toute une théorie d’éminents penseurs mâles: « J’aime toutes les femmes, bordel, et toujours !» Cependant, nous, la gente féminine, au dire de cette catégorie d’arrogants philosophes, nous serions très difficiles à satisfaire — si d’aventure cela est possible. Je ne veux leur donner ni raison ni tort. Ce serait, selon eux, la maladie existentielle de la femme sortie de sa cuisine. La plupart d’entre nous avons vécu cela, et, en vérité, à partir d’un moment nous avons remercié l’expérience de nous avoir appris à éliminer de notre horizon un éventuel prétendant, de telle sorte que la chance, parfois, se met de notre côté et que nous écartons le candidat d’un trait de plume. Je ne soutiens pas non plus que la femme soit toujours sûre de son pouvoir de charmer — qu’elle possède sans doute, mais, hélas, la vie est prédatrice — mais, si elle est habile, elle sait jusqu’où elle peut aller et avec qui. Les caprices sont très beaux, mais peuvent être fort chers, au détriment du portefeuille. Nulle femme qui s’estime ne perd son temps avec un fat. Fuyez, si c’est possible, et c’est possible si seules les lèvres se sont compromises, bien qu’on ne sache pas avec assurance ce

qui est pire, puisque se donner est un plaisir qui n’est que quelque fois partagé, et qui peut même être remplacé par un autre. Ce qu’on ne réussit pas en une semaine, on le réussira en deux, on le réussira en un mois. La distance a des résultats assurés, mais la vie amoureuse n’est ni facile, ni limpide, ni si simple à manier. L’attirance réside précisément dans l’opposé qui nous domine, bien que dans l’absolu il ne nous convienne pas, et si tout a une limite, le risque nous éperonne quand les sentiments sont authentiques. Alors la séduction sera fatale. En ces cas, toujours extraordinaires, il ne nous donne pas la souveraine envie de laisser passer cette folie : l’existence est en jeu, indirectement la nature l’exige. Plus grand est le risque, plus grande la difficulté, plus attirant est le plaisir. Le ciel était couleur de plomb, il tombait quelques gouttes, le bateau glissait sur une patène d’argent en direction de la haute mer. Monica dit adieu à son court bonheur, rendu deux fois plus intense par sa brièveté. Elle avait brûlé ses vacances dans l’île paradisiaque des Caraïbes. Deux jours durant, elle avait attendu l’inéluctable dans la brume du silence. Il ne lui restait que quarante-huit heures et la passion la dévorait de l’intérieur, tordait ses entrailles et l’enfonçait dans le désespoir, tandis que l’apprenti séducteur la possédait avec la dernière douceur, qui la forçait frissonner malgré elle, dans ses bras.

© illustration par f@f

Nadie puede asegurar qué es lo hace saltar el resorte definitivo del deseo, porque sentir una atracción hacia un hombre o una mujer es, en efecto, lo más natural del mundo, aunque tampoco sea tan frecuente, a pesar que excelsos pensadores masculinos tengan la ventura

cuentos

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experiences de voyages

Experiences de voyages

Misterio en la selva

Un mystère dans la forêt vierge

fotos y texto por margarita cadenas

photos et texte par margarita cadenas

La forêt du Petén, troisième poumon de la Terre, est située au Nord du Guatemala, et a abrité dans ses entrailles durant plus de mille ans les gisements d’une des plus importantes civilisations au monde : les Mayas. En 1839, le nord-américain John Lloyd Stephens, diplomate, explorateur et journaliste, accompagné de l’illustrateur Frederick Catherwook, furent les premiers à dévoiler au Monde entier l’existence en Amérique centrale de villes abandonnées que les tentacules de la végétation asphyxiaient et protégeaient tout à la fois de leur disparition complète. « Aucune parole ne saurait rendre l’impression des monuments dressés dans les profondeurs de la forêt vierge tropicale, silencieux et solennels, d’une composition étrange, d’une excellence sculpturale, riches en ornements, distincts de l’œuvre de n’importe quel autre peuple, dont les usages, les buts et l’histoire sont complètement inconnus, parsemés d’inscriptions, qui expliquent tout, mais sont parfaitement inintelligibles » a déclaré John Lloyd Stephens. Ce fut le commencement d’une série de découvertes qui se poursuivent aujourd’hui encore.

«No pretendo interpretar ninguna idea del efecto que producen los monumentos levantados en las profundidades de la selva tropical»

En 1839, el norteamericano John Lloyd Stephens, diplomático, explorador y periodista junto al ilustrador Frederick Catherwood, fueron los primeros en comunicar al mundo entero la existencia en Centro América de unas ciudades abandonadas que la vegetación asfixiaba con sus tentáculos y a su vez, las resguardaba de su completa desaparición. “No pretendo interpretar ninguna idea del efecto que producen los monumentos levantados en las profundidades de la selva tropical, silenciosos y solemnes, de extraño diseño, de excelencia escultórica, ricos en ornamentos, diferentes a la obra de cualquier otro pueblo, sus usos y propósitos y su historia enteramente desconocida, con sus inscripciones explicando todo pero perfectamente ininteligibles” - declaró John Lloyd Stephens. Fue el comienzo de una serie de descubrimientos que hasta hoy no han cesado. El café latino

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El estudio de los monumentos, las estelas, los códices mayas, el descubrimiento arqueológico de nuevas ciudades, sobre todo en las últimas décadas, ha permitido conocer no sólo la amplia visión del Cosmos sino también la ordenada estructura política de Los Mayas.

climáticos producidos por las estaciones, construyeron inmensos reservorios subterráneos de agua de lluvia. Además fueron excelentes comerciantes tenían el control de las rutas comerciales donde la red de influencia llegaba mas allá de su propio territorio.

Del año 300 al 900 D.C, durante más de 600 años, la cultura Maya alcanzó su máximo apogeo. Las ciudades mayas alcanzaron una alta densidad de población, como es el caso de Tikal que contó con 125 mil habitantes. Fueron grandes arquitectos y constructores que edificaron imponentes templos y pirámides que alcanzaron hasta 50 metros de altura.

¡Todo un Imperio!

Como matemáticos fueron los primeros en utilizar el cero en el continente americano. Crearon perfectos calendarios compuestos de diferentes ciclos con carácter divinatorio, civil, religioso, histórico, agrícola. Dominaron la astronomía, crearon una de las culturas más grandiosas de la Tierra con una rica mitología e inventaron una escritura jeroglífica. Hábiles campesinos, poseedores del calendario que les advertía de los cambios

L’étude des monuments, des stèles, des codex mayas, la découverte archéologique de nouvelles cités, surtout lors de ces dernières décades, a permis de connaître

De l’an 300 à l’an 900 après Jésus Christ, durant plus de six cent ans, c’est l’apogée de la culture Maya. Les villes mayas atteignent de fortes densités de population, comme Tikal par exemple, qui ne conta pas moins de cent vingt-cinq mille habitants. Ce furent de grands architectes et constructeurs qui édifièrent d’imposants temples et pyramides mesurant parfois jusqu’à cinquante mètres de haut. Dans le domaine des mathématiques, les Mayas furent les premiers à utiliser le zéro sur le continent américain. Ils mirent en place des calendriers composés de différents cycles à caractère divinatoire, civil, religieux, historique, agricole. Ce furent de grands astronomes, ils édifièrent une des cultures les plus grandioses de la Terre avec une riche mythologie, et ils inventèrent une écriture hiéroglyphique. Paysans habiles, ils disposaient d’un calendrier qui les avertissait des changements climatiques occasionnés par les saisons ; ils construisirent d’immenses réservoirs souterrains d’eau de pluie ; ils furent aussi d’excellents commerçants, et contrôlaient les routes commerciales : le réseau de leur influence allait beaucoup plus loin que leur propre territoire.Tout un Empire !

Cuando nos adentramos en la Reserva de la Biosfera Maya, cuarta extensión de bosque continuo más grande del planeta, declarada por la UNESCO, Patrimonio de la Humanidad por sus riquezas naturales y culturales, y visitamos los importantes yacimientos arqueológicos que allí se encuentran a la vista, nos preguntamos: ¿Qué pudo haber ocurrido para que Los Mayas, una civilización que alcanzó un esplendoroso desarrollo se extinguiese de una forma tan abrupta y quedase a la merced de la Madre Naturaleza? La misteriosa desaparición de ésta gran civilización continúa siendo un gran enigma en la Historia de la Humanidad. Hoy por hoy, los arqueólogos, antropólogos, historiadores y científicos continúan excavando este vasto territorio selvático

© crédit

La selva de El Petén, el tercer pulmón de la Tierra, está ubicada en el norte de Guatemala y sepultó en sus entrañas durante más de mil años los yacimientos de una de las civilizaciones más importantes del mundo: Los Mayas.

non seulement l’imposante vision du Cosmos maya, mais aussi leur structure politique.

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Quand nous avons pénétré dans la Réserve de la Biosphère Maya, quatrième plus grande aire de forêt continue de la planète, déclarée par l’UNESCO Patrimoine de l’Humanité pour ses richesses naturelles et culturelles, et que nous avons visité les grands gisements archéologiques que l’on rencontre sur son chemin, nous nous sommes demandé : Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que les Mayas, une civilisation ayant atteint un tel niveau de développement, puisse s’éteindre d’une façon aussi rapide et se retrouve à la merci de la Mère Nature ? La mystérieuse disparition de cette grande civilisation est encore une énigme pour l’Histoire de l’Humanité. A l’heure d’aujourd’hui, les archéologues, anthropologues, historiens et scientifiques n’ont pas fini de fouiller ce vaste territoire boisé de 35000 km² qui renferme en son sein des centaines de villes encore enfouies sous la nature.

de 35.000 km² que guarda en su seno centenas de ciudades que se encuentran todavía atrapadas por la Naturaleza.

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así como también se ha comprobado que la crisis ambiental se produjo como consecuencia de la deforestación. Actualmente, los problemas ecológicos de la Tierra son una preocupación mundial. El planeta sufre la alteración del ecosistema, existen constantes denuncias en las conferencias de las Naciones Unidas sobre el medio ambiente donde las advertencias alertan, por ejemplo, que buena parte del Amazonas está en vías de convertirse rápidamente en una sabana por causa de la deforestación y por los cambios climáticos globales. Se estima que en pocas décadas, la selva amazónica se habrá reducido de un 30% a un 60% creando como consecuencia el recalentamiento del aire y una mayor sequedad ambiental. Los efectos pueden empezar a sentirse a corto y mediano plazo, por ser el Amazonas el más importante y uno de los últimos grandes pulmones de la Tierra. ¡Reflexionemos sobre esto! No sea que se esté reproduciendo en nuestra civilización los mismos acontecimientos que llevaron a la cultura Maya a su declive.

«On estime que dans quelques dizaines d’années, la forêt amazonienne aura réduit de 30% à 60%...»

© crédit

Las teorías desarrolladas sobre el tema han sido múltiples: la guerra, enfermedades, catástrofes naturales, hambre o una combinación de todos estos factores. Pero…los especialistas no se han puesto de acuerdo para explicar una caída tan brutal, no hay evidencias de hecatombes, no se han encontrado fosas comunes como resultado de una epidemia exterminadora, las ciudades mayas no fueron destruidas sino abandonadas, las construcciones no muestran ningún signo de violencia sísmica lo que explicaría un abandono a causa de un terremoto. “Las explicaciones del colapso están sujetas a modas y la más destacada actualmente, es la del cambio climático”, afirma David Webster, autor de “The Fall of the Ancient Maya”. La consciencia ecológica ha llevado a los investigadores a analizar elementos que permitan detectar cambios climáticos, por lo que se ha demostrado que los períodos más áridos de los últimos ocho mil años en Mesoamérica, coinciden con el tiempo del desmoronamiento de la cultura Maya. Diversos estudios han detectado períodos de extrema aridez que habría producido un desabastecimiento de productos agrícolas. Los flujos migratorios de la población a causa de la falta de agua, habría provocado hambre,

De nombreuses hypothèses ont été formulées pour expliquer l’énigme de la chute de l’Empire Maya en plein épanouissement, mais personne n’a pu dire ce qu’il

© crédit

Muchas hipótesis han sido expuestas para explicar el enigma de la caída del Imperio Maya en pleno florecimiento, pero nadie puede decir qué ocurrió, ni por qué se fueron... lo cierto es que al amanecer del siglo IX, las poderosas ciudades mayas quedaron casi desiertas y poco a poco fueron devoradas por la vegetación.

s’est réellement passé, ni pourquoi ils ont disparu… Ce qui est certain c’est qu’à l’aube du IX siècle, les puissantes villes mayas étaient désertes, et petit à petit, elles se sont fait envahir par la végétation. Les théories à ce sujet sont nombreuses : la guerre, des maladies, une catastrophe naturelle, la famine, ou la combinaison de tous ces facteurs. Mais… les spécialistes ne se sont pas mis d’accord pour expliquer la rapidité de ce déclin, il n’y a pas d’évidence d’hécatombes, on n’a pas trouvé de fosses communes qui seraient le résultat d’une épidémie exterminatrice, les villes mayas n’ont pas été détruites mais abandonnées, les constructions ne montrent aucun signe de violence sismique qui expliquerait un abandon dû à un tremblement de terre. « Les explications du collapse dépendent des modes, et la plus en vogue actuellement c’est celle du changement climatique », affirme David Webster, auteur de The Fall of the Ancient Maya. La conscience écologique a poussé les enquêteurs à analyser certains éléments qui ont permis de mettre en évidence des changements climatiques, et ont démontré que les périodes les plus arides des huit mille dernières années en Mésoamérique coïncident avec l’époque de l’éboulement de la culture maya. De nombreuses études ont détecté des périodes d’aridité extrême, qui auraient provoqué un désapprovisionnement de produits agricoles. Les flux migratoires de la population causés par le manque d’eau, auraient engendré la famine, comme de la même façon il a été prouvé que la crise environnementale est une conséquence directe de la déforestation. Actuellement, les problèmes écologiques de la Terre sont une préoccupation mondiale. La planète souffre d’une altération de l’écosystème, on écoute de constantes dénonciations lors de conférences des Nations Unies ayant trait à l’environnement qui nous mettent en garde et nous alertent sur le fait, par exemple, qu’une grande partie de l’Amazonie est en train de se transformer en savane à cause de la déforestation et des changements climatiques globaux. On estime que dans quelques dizaines d’années, la forêt amazonienne aura réduit de 30% à 60%, ayant pour conséquence le réchauffement de l’air et une grande sécheresse environnementale. Les effets seront ressentis à court et moyen terme, puisque l’Amazone est un des derniers grands poumons de la Terre. Pensons à tout ca ! Ne reproduisons pas dans notre civilisation les mêmes bouleversements qui ont conduit la culture maya à sa fin.


tourisme

Los peligros del turismo en territorio indígena

Les dangers du tourisme chez les peuples indigènes

por survival

par survival

Por qué el turismo en poblaciones indígenas presenta generalmente falta de moral y puede llegar a ser peligroso. Como todos los humanos, nos movemos por el mundo. Viajamos, como siempre lo hemos hecho. El hecho de viajar está profundamente anclado en la mente humana. ¿Acaso no hemos salido de las llanuras de África hace miles de años para descubrir el resto del mundo? Hoy día, la industria del viaje es uno de los grandes sectores de la economía mundial. Dejamos nuestro hogar para lanzarnos hacía las cimas más altas, cruzar las selvas tropicales y los desiertos, bailar en Cuba, atravesar el estrecho de los Dardanelos a nado, pasear por los mercadillos de países árabes o vagar por alguna que otra playa. En su libro “El arte de viajar”, el escritor suizo Alain de Botton reflexiona acerca de los motivos profundos que nos llevan a viajar. Según él, el primero es la búsqueda de nuevas perspectivas, pues piensa que no nos podemos construir sin cambiar de entorno. El cambio era una de las motivaciones fundamentales del escritor-viajero Bruce Chatwin. “Cambiar de costumbres, de alimentación, de amores y de paisajes […] es tan necesario como el aire que respiramos”. Así, viajamos para ampliar nuestros conocimientos, por gusto, para aclarar nuestra idea de la vida, para atenuar el aburrimiento de la rutina cotidiana y para perseguir los sueños de nuestras mentes curiosas. Viajamos para darle vida a nuestras almas, para apaciguar nuestra inquietud atávica. El Che Guevara pensaba que “viajamos solo para viajar”. Pero hoy parece que queremos más. Deseamos alcanzar lugares cada vez más altos, más lejanos, más salvajes. Mientras el mundo se vuelve más urbano y más homogéneo, la llamada de lo desconocido y los motivos para viajar hacia éste se hacen probablemente más fuertes y urgentes. Pero ahí es cuando el turismo de aventura puede volverse extraordinariamente peligroso – para los pueblos indígenas. Los destinos turísticos que recomiendan las guías o que promueven las agencias de viajes, entre ellos los rincones más verdes y adentrados de la selva amazónica, los hielos azulados del Ártico, o las altas tierras de Papuasia, son generalmente habitados por poblaciones indígenas que llevan viviendo ahí varias generaciones. Así, estos lugares que, por muy exóticos, le El café latino 22

cambian la vida a los visitantes, son para otros el hábitat cotidiano. Los modos de vida de los pueblos indígenas pueden verse perturbados de manera muy grave e incluso amenazados por el turismo. Los derechos territoriales de estas poblaciones son reconocidos por el derecho internacional y deberían ser respetados, independientemente de que los gobiernos apliquen o no la ley. Cuando se encuentran en territorio indígena, los turistas habrían de comportarse como lo harían en cualquier propiedad privada. Para el turista, también puede ser peligroso acercarse a grupos que hayan tenido poco contacto con el mundo exterior. Siempre cabe la posibilidad de que reaccionen de manera hostil frente a unos intrusos. Además, el turista puede ser fuente de enfermedades infecciosas contra las cuales los indígenas no podrían hacer frente. “Que los turistas visiten aquellas poblaciones indígenas que llevan mucho tiempo manteniendo contactos frecuentes con el mundo exterior no supone ningún problema mientras éstos estén de acuerdo, puedan controlar a dónde van y lo que hacen los turistas, y reciban una contrapartida equitativa” recomienda Stephen Corry de Survival International. El turismo representa una amenaza sanitaria importante para los Jarawa de las islas Andaman, del Océano Índico. Operadores turísticos sin escrúpulos se llevan cada mes a miles de turistas por una ruta ilegal, la Andaman Trunk Road,

que atraviesa la reserva de estos pueblos, con el fin de poder observar miembros de la tribu. Este tipo de turismo se acerca tristemente a un safari humano de lo más siniestro. Una epidemia podría hacer desaparecer en muy poco tiempo a esta tribu de cazadores-recolectores. Aún así, la esperanza sigue viva: tras una llamada al boicot de esta ruta que fue lanzada por Survival International, seis agencias turísticas sensibles al porvenir de los Jarawa han mostrado su apoyo a esta iniciativa y algunas llegaron a distribuir folletos en el aeropuerto de la isla para animar a los turistas a no usar dicha ruta. Pero mientras ésta permanezca abierta, la amenaza seguirá viva para los Jarawa. De esta manera, cuando el turismo y los pueblos indígenas entran en conflicto, los motivos del entusiasmo que provoca este tipo de viaje han de ser minuciosamente analizados. Los viajeros que consideren visitar estas zonas indígenas deben considerar también el impacto y los efectos a largo plazo de sus visitas sobre las poblaciones indígenas y no dejarse guiar únicamente por el afán de sensaciones fugaces que les procuraría una experiencia exótica que podrían contar de vuelta a casa. El placer de viajar y de descubrir, “la necesidad de encontrar lo bonito” como lo escribía el poeta Ralph Waldo Emerson, no justifica el poner en peligro a poblaciones indígenas. www.survivalfrance.org

© gleison miranda-funai-survival

tourismo

Comme tous les humains, nous nous déplaçons. Nous voyageons, nous l’avons toujours fait. Voyager est un acte solidement ancré dans la mentalité humaine. N’avons-nous pas quitté les savanes africaines il y a des milliers d’années pour découvrir le reste du monde? Aujourd’hui, l’industrie du voyage est l’un des grands secteurs de l’économie mondiale. Nous quittons notre foyer pour nous lancer à l’assaut des montagnes, randonner dans les forêts tropicales et les déserts, danser à Cuba, traverser le détroit des Dardanelles à la nage, flâner dans les souks ou paresser sur une plage. Dans son livre L’art du voyage, l’écrivain suisse Alain de Botton réfléchit sur les

apaiser notre inquiétude atavique. Che Guevara pensait que ‘nous ne voyageons que pour voyager’. Il semblerait maintenant que nous en voulions davantage. Nous désirons atteindre des contrées toujours plus hautes, plus lointaines, plus sauvages. Alors que le monde s’urbanise et s’homogénéise de plus en plus, l’appel de l’inconnu se fait probablement plus pressant et les raisons de voyager vers des horizons lointains toujours plus fortes. Mais c’est là que le tourisme d’aventure peut devenir extrêmement dangereux – pour les peuples indigènes. Les destinations touristiques recommandées dans les guides ou promues par les agences de voyage, qui vont des profondeurs de la

raisons profondes qui nous poussent à voyager. Il estime que la première d’entre elles est la recherche de perspectives nouvelles, car il pense que nous ne pouvons véritablement nous construire sans changer de lieu d’existence. Le changement était une motivation fondamentale de l’écrivain-voyageur Bruce Chatwin. ‘Changer d’habitudes, de nourriture, d’amours et de paysages’, écrit-il. ‘Nous en avons autant besoin que de l’air que nous respirons’. Ainsi, voyageons-nous pour approfondir nos connaissances, pour le plaisir, pour nous éclairer, pour atténuer l’ennui de la routine quotidienne et pour satisfaire les rêves de nos esprits curieux. Nous voyageons pour secouer nos âmes et

verte Amazonie aux glaces bleutées de l’Arctique en passant par les hautes terres de Papouasie, sont souvent habitées depuis des générations par des peuples indigènes. Ce qui constitue un lieu de dépaysement pour un homme est un lieu de vie pour un autre. Les modes de vie des peuples indigènes peuvent être gravement perturbés et même menacés par le tourisme. Leurs droits territoriaux sont reconnus par le droit international et devraient être respectés, que les gouvernements nationaux appliquent ou non la loi. Lorsqu’ils se trouvent en territoire indigène, les touristes devraient se comporter comme ils le feraient dans n’importe quelle propriété privée.

Il est également dangereux pour les touristes d’approcher des groupes ayant peu de contact avec le monde extérieur. Il est tout à fait possible que ceux-ci réagissent de manière hostile envers les intrus. De même, les touristes peuvent leur transmettre des maladies infectieuses contre lesquelles ils sont peu immunisés. ‘Il n’y a pas de problème à ce que des touristes se rendent chez des peuples indigènes en contact régulier avec le monde extérieur depuis un certain temps, mais seulement s’ils le désirent, s’ils peuvent contrôler eux-mêmes où vont les touristes et ce qu’ils font, et s’ils en obtiennent un retour équitable’, recommande Stephen Corry de Survival International. Le tourisme représente une grave menace sanitaire pour les Jarawa des îles Andaman, dans l’Océan Indien. Des tour-opérateurs peu scrupuleux conduisent des milliers de touristes chaque mois le long de la route illégale, l’Andaman Trunk Road, qui traverse leur réserve dans l’espoir qu’ils puissent observer des membres de la tribu. Ce genre de tourisme s’apparente à un sinistre safari humain. Une épidémie risque de faire disparaître en peu de temps cette tribu de chasseurs-cueilleurs. Cependant, un espoir subsiste : suite à l’appel au boycott de la route que Survival a lancé auprès des touristes, six agences touristiques, sensibles au sort des Jarawa, ont soutenu cette initiative, certaines d’entre elles allant jusqu’à distribuer des tracts à l’aéroport de l’île pour appeler à un boycott total de la route. Mais tant que la route restera ouverte, la menace continuera de planer sur les Jarawa. Ainsi, lorsque tourisme et peuples indigènes entrent en conflit, les raisons de cet engouement pour le voyage ont besoin d’être soigneusement analysées. Les voyageurs qui envisagent de visiter des zones indigènes doivent penser aux effets à long terme de l’impact de leur visite sur ces peuples et ne pas uniquement vouloir ressentir le frisson fugace d’une expérience exotique à raconter une fois rentrés à la maison. Le bonheur du voyage et de la découverte – le besoin de trouver le beau’ selon les mots du poète Ralph Waldo Emerson – ne justifie pas la mise en danger des peuples indigènes. www.survivalfrance.org 23 Magazine socio-culturel


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¿De quien hablamos?

El café latino 24

Granadinas y Granada. El “Gran Amigo”  describe los escenarios sin detenerse. Mientras está desplegando el mapa de opciones; los dos apoyamos los codos sobre la mesa al mismo tiempo, como gemelos para impedir que el sueño de navegantes neófitos no se derrame por nuestras quijadas, en forma de risas nerviosas de felicidad y como prueba de que todo es posible. Ja!! Ja!!. Y no es para menos. Nos encontramos en una de las áreas de navegación y alquiler  de barcos más grandes y hermozas de todo el mundo. Se le  llama  en conjunto “Indias occidentales” y sabemos el porqué de este extravío toponímico.  Es un iluminado y soleado escenario natural para películas de  piratas reales o dibujados, con habitantes de pieles mestizas, vestimentas blancas y coloradas, infladas por el aire. Hablan lenguas, latinas y anglófonas, entonan cantos provenientes de todo el mundo en medio de una naturaleza exuberante y alterada en ocasiones por huracanes vencidos. Se oye el eco de un Caribe, que en algún momento, pensó en un proyecto de Estado. Mi amigo se levanta para irse, pero en realidad lo que hace es  acomodar la silla en la que está sentado y es lo único que lo detiene en su anhelo de emprender el viaje aventurero. Dice reiniciando su anticipada bitácora, con sobrada autoridad…“la  mejor época para los barcos en el Caribe es de noviembre a abril, cuando sopla constante el Alisio noreste”. Una pausa sobreviene en la conversación y se reanuda   cuando  pone sobre la mesa un papelito arrugado con un  resumen muy  apretado de sus investigaciones sobre opciones y rutas marítimas a seguir. Lo leo queriendo apresurar al mismo tiempo la bebida para fijarme en otros asuntos de un viaje por el caribe … …mi atención se dirige entonces  al álbum de fotos sobre arquitectura que se entremezcla con cartas de navegación que están sobre la mesa. Se trata de estilos

Naviguer dans les Caraïbes

arquitectónicos que me atrapan por su eclectismo colorido  y a veces con sus fachadas lavadas por  torrenciales aguaceros tropicales. Me fijo en una casa “Chattel” en Barbados construida por los antiguos trabajadores de las plantaciones de banano.  Su porche es magnífico.  De reojo observo el estilo “Cunucu” en la Isla de Aruba.  Mezcla de arquitectura europea e imaginación nativa. Unos  modelos dan origen a otros. Reconozco el “Saban Style”.  Influencia británica y holandesa. Techos pendientes, torretas y  cenefas interesantes, muy decorativas, construidas en “siding” con colores vivos, apastelados, en  porches y  galerías...el estilo “Shotgun” con  influencia africana y americana, con ventanas verticales y guillotina. Casas construidas con persianas en madera que evocan lo eterno caribeño...me hipnotiza el estilo Brahama tan decorado y lleno de color... De cierta manera, en la mesa  habíamos comenzado anticipadamente el viaje, como suele pasar, desde cuando se prepara, aunque sea un proyecto loco, una eterna ilusión.  “No lo divulgues, es un secreto - me lo advierte el gran amigo - terminando su café, esfumándose con todos sus papeles.

Au café aussi, on y apporte des rêves. Peut-être que le plus commun c’est celui de voyager. C’est comme se promener en pensée pendant que l’on remue avec la cuillère la crème de l’expresso. Aujourd’hui, c’est le « Grand Ami » imaginaire. Il s’approche de la table, invisible, il y pose tous ses papiers, et m’oblige à me concentrer sur les paysages aquatiques de la Mer des Caraïbes.

Montreal, invierno 2013

© crédit

Al café también se traen sueños. Quizás el más frecuente, sea el de viajar. Es como pasear con las  ideas mientras con la cuchara revolvemos la espuma del café expresso. Ahora el sueño lo propone el  imaginario “Gran Amigo” . Llega a la mesa, invisible,  con muchos papeles que pone sobre la mesa y me obliga a concentrar la atención en los paisajes aguamarinas del Mar Caribe. Para cautivame, imagina un acto mágico. Extrae de la manga de su camisa, un truco del  “antiguo testamento”.  Ordena vaciar  las aguas de este mar cuasiabierto, para  revelar  un fondo de  pliegues submarinos,  en forma de una gran corona, con  picos y planos, que conforman sus islas que le rodea. Son más de siete mil. En la ensoñación, el entusiasta e improvisado capitán de café, comienza  el viaje  en el norte-oeste, por las Grandes Antillas, formadas por  la República Dominicana, Puerto Rico y las islas españolas. Luego se dirige a las Antillas Menores, que se dividen entre las islas de Sotavento protegidas del viento, exquisitas para navegar,  abarcando la parte norte-oriental de las Islas Vírgenes hacía Dominica. Luego fija rumbo hacia el sur-este, conocida como las islas de Barlovento, expuesta  por el contrario  a los vientos alisios del noreste.  Recorre las islas de Martinica y más hacia el sur las

Navegar el Caribe

Pour captiver mon attention, il imagine un tour de magie. Il sort de la manche de sa chemise un « truc » de l’Ancien Testament. Il ordonne de vider les eaux de cette mer à moitié ouverte pour en dévoiler des fonds de plis sous-marins, comme une grande couronne, avec des sommets et des plaines qui conforment les îles qui l’entourent. Elles sont plus de sept mille. Au cœur de la rêverie, l’enthousiaste capitaine improvisé du café commence son voyage au Nord-Ouest, dans les Grandes Antilles, composées de la République Dominicaine, Porto Rico et les îles espagnoles ; puis il se dirige vers les Petites Antilles, dans lesquelles on distingue les Îles Sous-le-Vent, protégées de la brise, exquises pour la navigation, qui comprennent la partie Nord-Orientale des Îles Vierges jusqu’à la Dominique. Ensuite, cap sur la partie Sud-Est, connue comme les Îles du Vent, exposées quant à elles aux alizés du Nord-Est. On y trouve l’île de la Martinique, et plus au Sud les Grenadines et Grenade. Le « Grand Ami » décrit les différents décors sans s’arrêter. Pendant qu’il étale la carte des options, nous appuyons tous deux nos coudes sur la table, tels des jumeaux, pour éviter que ce rêve de navigateurs néophytes ne s’échappe de nos mâchoires dans des rires nerveux de joie, de savoir que tout est possible. Ha ! Ha ! On ne croit pas si bien dire... Nous sommes à présent dans une de ces aires de navigation et de location de bateaux les plus belles du monde. Voici les « Indes occidentales », et l’on connait maintenant le pourquoi de cette erreur toponymique. C’est un décor naturel lumineux et ensoleillé, parfait pour les films de pirates - les vrais et ceux des histoires -, avec des habitants aux peaux métisses, aux habits blancs et colorés, gonflés d’air. Ils parlent des langues latines et germaniques, ils entonnent des chants du monde entier, au milieu d’une nature exubérante et altérée parfois par des ouragans vaincus. On entend l’écho d’un Caraïbe, qui un jour, envisagea le

projet chimérique de se regrouper en un Etat. Mon ami se lève comme pour s’en aller, mais en réalité ce qu’il fait c’est accommoder cette chaise sur laquelle il était assis, seul obstacle à son désir d’entreprendre cette aventure. Reprenant son journal de bord, il dit avec autorité … « la meilleure époque dans les Caraïbes pour les bateaux c’est de Novembre à Avril, quand ne cesse de souffler l’Alizée du Nord-Est. Un silence ponctue la conversation puis se rompt quand il pose sur la table un petit papier froissé, dense résumé de ses recherches sur les options et les routes maritimes à suivre. Je le survole, désireux de hâter la boisson pour me concentrer sur d’autres points alléchants d’un voyage aux Caraïbes... … mon regard est alors attiré par un album de photos d’architecture qui se confond avec les cartes de navigation posées sur la table. Il s’agit de styles architectoniques brassés, dont l’éclectisme coloré m’interpelle, tout comme ces façades détrempées par des averses torrentielles tropicales. Je regarde de plus près une maison « Chattel » de la Barbade, construite par les anciens travailleurs des plantations de bananes. Son porche est magnifique. A la dérobée j’observe le style « Cunucu » de l’île d’Aruba qui allie architecture européenne et imagination native. Certains modèles donnent naissance à d’autres. Je reconnais le « Saban Style », influence britannique et hollandaise. Des toits pentus, des tourelles et des frises intéressantes, décoratives, construites en « sidding » avec des couleurs vives ternies par le temps, ornant les porches et les galeries. Le style « Shotgun », d’influence africaine et américaine, aux fenêtres verticales avec guillotine. Des maisons construites avec des persiennes en bois qui évoquent l’éternel caribéen. Je suis hypnotisé par le style « Brahama » si décoré et plein de couleurs… D’une certaine manière, autour de la table, nous avions déjà entamé le voyage, comme cela arrive souvent, dès que l’on commence à entrevoir – aussi folle en soit l’exécution – une éternelle illusion. « Ne le dis à personne, c’est un secret – me prévient mon Grand Ami, en terminant son café qui se volatilise petit à petit, avec tous les papiers… Montréal, hiver 2013 25 Magazine socio-culturel


museo

musée

El parque cultural del caribe y el museo del caribe: « el caribe en todo sentido »

Le parc culturel des caraïbes et le musée des caraïbes : « les caraïbes sous toutes les coutures »

Un lugar para valorar la identidad de una region . El Parque Cultural del Caribe es un complejo cultural dedicado a promover, de manera innovadora, la generación y apropiación social del conocimiento total del Caribe colombiano como parte del Gran Caribe. Ubicado en el Centro Histórico de Barranquilla, Colombia, en las orillas del Mar Caribe, este moderno complejo de 22.000 metros cuadrados cuenta con el Museo del Caribe, la Biblioteca Infantil Piloto del Caribe, un Salón de Eventos Múltiples, una plaza pública de 12.000 mts2, zonas de juegos  infantiles y amplias zonas verdes y la Mediateca Macondo, un

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centro de documentación especializado en la obra de Gabriel García Márquez. El Museo del Caribe, es el primer museo regional del país. Hoy es reconocido como uno de los más importantes Museos de Latinoamérica. El Museo ofrece una mirada integral a la región Caribe colombiana. Para este fin la museografía, los contenidos audiovisuales y los guiones de sala fueron construidos a partir de una mirada interdisciplinaria, plural e incluyente. El Museo hace uso de nuevas tecnologías como una herramienta pedagógica y de divulgación. Es un espacio que, mediante el diálogo y la reflexión, aporta a la integración y al desarrollo sostenible de la región a partir de la cultura haciendo énfasis en su doble pertenencia, tanto a Colombia como a la cuenca del Gran Caribe. Para hablar sobre el Caribe el Museo cuenta con cinco salas temáticas: Sala de la Naturaleza, que recrea en un maravilloso video la riqueza y enorme belleza del territorio de la región. Posee ocho departamentos, siete de ellos en la costa del Mar Caribe y otro insular, el archipiélago de San Andrés y Providencia. La variedad y mezcla de los ecosistemas de la región es difícilmente superable: un Mar Caribe que nos envuelve, una Sierra Nevada y un desierto a orillas del Mar, son aspectos que sorprenden y enamoran de esta especial región del mundo. Esta Sala recibe al visitante con una espectacular colección de imágenes del territorio Caribe, con los colores y sonidos del ambiente natural, sobre una gran pantalla panorámica. Es un homenaje al patrimonio natural, a la diversidad de su fauna y de su flora. Sala de la Gente, donde se narra la historia de la gente del Caribe colombiano. Una historia de encuentros y adaptaciones que a lo largo del tiempo llegaron a conformar una sociedad étnica y culturalmente diversa. Aquí tienen presencia los pueblos indígenas como los Arhuaco, Chimila, Kogui, Zenú y Wayuu, entre otros; los colonizadores europeos, los hijos de África, los inmigrantes árabes y judíos, los raizales de San Andrés y Providencia y los grupos poblacionales que llegaron desde las distintas regiones del país. Todos ellos han contribuido con sus lenguas, costumbres y tradiciones, a enriquecer culturalmente el Caribe Sala de la Palabra, destaca y celebra la riqueza de la tradición oral y de la

producción literaria de la región Caribe colombiana, resaltando la diversidad de formas expresivas y las múltiples variantes surgidas en la mezcla y el intercambio con otros pueblos del país y del mundo a lo largo de la historia. Aquí el visitante podrá disfrutar de un concierto de historias en la voz y la imagen de hombres y mujeres de toda la región que relatan cuentos, mitos y leyendas; que conversan, que cantan, que recuerdan, que improvisan versos o construyen discursos, en un despliegue verbal del inagotable imaginario colectivo. Sala de la Acción, narra la historia social, política y económica de la región como resultado de procesos colectivos, de ideales que se hicieron realidad, de decisiones que marcaron el devenir de la región y de la acción de la población caribeña en su conjunto. En un acercamiento a la capacidad transformadora de nuestra gente frente a su entorno físico y geográfico, esta Sala recibe al visitante con una gran caja de objetos, que refleja la vida cotidiana de la región y de los procesos de transformación de la misma. En otra dimensión de la historia regional, se ponen en evidencia las actividades productivas y el ingenio de los pueblos del Caribe, expresados en las formas de poblar y de habitar el territorio. Sala de la Expresión, al acercarse al último piso del Museo, se pueden oír los sonidos que provienen de esta sala. Son los músicos del Caribe colombiano que con sus instrumentos invitan al visitante a escuchar y a bailar sus ritmos: bullerengue, chalupa, fandango, cumbia, porro, entre otros. El espacio vibra mientras florecen las formas musicales, dancísticas y festivas en las que encuentra su expresión la identidad cultural caribeña. Completando esta experiencia sensorial, el área informativa exhibe la historia de los géneros musicales y sus mayores exponentes, así como de las danzas y fiestas más relevantes. Esta Sala busca resaltar la diversidad y celebrarla como una fiesta. Se espera que los visitantes al terminar el recorrido por el museo concluyan su visita con un espíritu de convivencia, de tolerancia, de valor en la diferencia, de reconocimiento de las individualidades y de encuentro con la historia.

Un lieu qui met en avant l'identité d'une région.Le Parc Culturel des Caraïbes est un complexe culturel qui vise à promouvoir de façon innovante la création et l'appropriation sociale des savoirs sur les Caraïbes colombiennes et sur le reste de la région. Situé dans le centre historique de Barranquilla, en Colombie, et tout proche de la mer des Caraïbes, ce complexe très moderne s'étend sur 22 000 mètres carrés. Parmi les bâtiments qui le composent, on compte le Musée des Caraïbes, la Bibliothèque Piloto del Caribe destinée aux enfants, un salon où seront organisés de multiples événements, une place publique de 12 000 mètres carrés, des zones dans lesquelles les enfants pourront jouer, et de grands espaces verts. À tout cela s'ajoute la Médiathèque Macondo, un centre documentaire spécialisé sur l’œuvre de Gabriel Garcia Marquez. Le Musée des Caraïbes est le premier musée régional du pays et il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus importants du continent. Le Musée propose un panorama exhaustif de la région des Caraïbes colombiennes. La muséographie, les contenus audiovisuels et les différentes salles ont été conçues dans cette optique à partir d'un point de vue interdisciplinaire, pluriel et intégrateur. Le musée recourt aux nouvelles technologies qui sont autant d'outils pédagogiques et de transmission de l'information. À travers le dialogue et la réflexion, ce lieu favorise l'intégration et le développement de la région à partir de la culture en soulignant son double intérêt, pour la Colombie et plus largement, pour les Caraïbes. Le Musée aborde les Caraïbes à travers cinq salles, chacune ayant son thème :

La Salle de la Nature transmet, à travers un magnifique film, la richesse et l'immense beauté des territoires de la région. Celle-ci compte huit départements dont sept sont sur la côte caraïbe. Le huitième, insulaire, c'est l'archipel de San Andrés y Providencia. La diversité et les mélanges entre les écosystèmes de la région donnent lieu à des paysages d'une beauté rare ; la mer des Caraïbes qui nous entoure, la Sierra Nevada et le désert qui se jette dans la mer sont autant de merveilles qui surprennent le regard, charment l'esprit et vous transportent d'amour pour cette région si particulière de notre planète. Cette salle accueille le visiteur avec la diffusion sur un écran géant d'une spectaculaire collection d'images du territoire caribéen, accompagnée des couleurs et des sons de l'environnement naturel dans un hommage à son patrimoine naturel, à la diversité de sa faune et de sa flore La Salle des Gens donne l'occasion d'entendre l'histoire des gens des Caraïbes colombiennes. Une histoire faite de rencontres et d'adaptations qui, avec le temps, ont contribué à la construction d'une société très diverse en termes ethniques et culturels. Ici, se côtoient des peuples indigènes comme les Arhuaco, Chimila, Kogui, Zenú ou Wayuu, entre autres, les colonisateurs venus d'Europe, les enfants d'Afrique, les immigrants arabes et juifs, les raizales de San Andrés y Providencia, et différents groupes ethniques venus de diverses régions du pays. Et tous ont contribué, par leurs langues, leurs traditions et leurs coutumes, à enrichir les Caraïbes sur le plan culturel. La Salle de la Parole met à l'honneur la tradition orale et la production littéraire de la région des Caraïbes colombiennes et accorde une place toute particulière à la diversité des formes d'expression et aux multiples variantes qui ont surgi des mélanges et des échanges qui ont eu lieu au fil de l'histoire, avec d'autres peuples du pays ou des peuples d'autres continents. Ici, le visiteur pourra assister à un concert d'histoires à travers les voix et les images d'hommes et de femmes de toute la région qui réunissent contes, mythes et légendes ; qui discutent, chantent, se souviennent, improvisent des vers ou construisent des discours dans un déploiement verbal d'un imaginaire collectif intarissable. La Salle de l'Action raconte l'histoire

sociale, politique et économique de la région, vue comme un résultat de processus collectifs, d'idéaux qui se sont concrétisés, de décisions qui ont jalonné le développement de la région, et de l'action de la population caribéenne dans son ensemble. Pour rendre palpable la capacité transformatrice de notre peuple face à son environnement physique et géographique, cette salle accueille le visiteur avec une grande boîte pleine d'objets qui reflètent la vie quotidienne de la région et les processus qui la transforment. Dans une autre dimension de l'histoire régionale, les projecteurs se tournent vers les activités de production et l'ingéniosité des peuples des Caraïbes qui s'exprime dans les méthodes de peuplement et d'habitation dans le territoire. La Salle de l'Expression se devine à l'approche du dernier étage du Musée. Les nombreux sons et bruits qui transpirent de cette pièce sont le fait des musiciens des Caraïbes colombiennes qui, par la voix de leurs instruments, invitent le visiteur à écouter et à danser sur leurs rythmes : bullerengue, chalupa, fandango, cumbia, porro, et bien d'autres. L'espace s'emplit de vibrations pendant que fleurissent les formes musicales, dansantes et festives qui sont autant d'expressions de l'identité culturelle caribéenne. Pour compléter cette expérience sensorielle, la zone d'informations fait la part belle à l'histoire des genres musicaux et à leurs plus illustres représentants, aux danses et aux festivités les plus remarquables. Cette salle vise à souligner la diversité pour la célébrer comme un bonheur. En terminant leur parcours, les visiteurs devraient avoir à l'esprit des valeurs comme la bonhomie, la tolérance, l'intérêt envers la différence, la reconnaissance des individualités et la soif d'histoire.

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cuentos - contes

Caries por/par javier leibiusky

cemento como hacen con las puertas y ventanas de las casas tomadas. Desnutrido, devolví mi alma al Creador. En una sala insoportablemente blanca había una comisión de hombres barbudos, cada uno con una carpeta que llevaba escrito mi nombre en letras doradas. Sus rostros eran severos y de a ratos meneaban sus cabezas, como hicieron papá y mamá las veces que me quité un diente y también cuando regresé a casa con la botellita de raticida o el día en que papá me ayudó a preparar el cemento. Finalmente apoyaron las carpetas sobre la mesa, me miraron y dijeron al unísono: “¡Ratones de mierda! ¡No hay con qué darles!”. Luego estallaron en una terrible carcajada. Ninguno tenía dientes. http://xafierleibs.blogspot.fr/

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Je suis allé chez le dentiste pour la première fois quand j’avais huit ans. Il me raconta que les caries sont comme des petites souricières, puis il introduisit toute une série d’appareils bizarres dans ma bouche. Dès mon arrivée à la maison je m’arrachai quelques dents avec des pinces et les examinai de près. En les observant bien, je pus voir les dits orifices et par instants apercevoir un de ces petits rongeurs. Devais-je extraire toutes les autres dents pour stopper l’invasion de ces horribles petites bêtes ? Aurait-il été prudent d’avaler un chat ? Du poison ! J’enduis mes gencives avec une bonne dose de mort-aux-rats. Chaque matin, au réveil, à partir de ce moment là, je retrouvai sur la langue le cadavre d’une de ces bestioles répugnantes. Ça continua ainsi pendant des mois et des mois, jusqu’à ce que, gavé de cette situation et avec la sensation que la solution était impossible, je remplis ma bouche de ciment comme on le fait avec les portes et fenêtres des maisons abandonnées. Sous-alimenté, je rendis mon âme au Créateur. Dans une salle insupportablement blanche se trouvait une commission d’hommes barbus. Chacun tenait un classeur sur lequel figurait mon nom en lettres dorées. Leurs visages étaient sévères et parfois ils hochaient de la tête, tout comme le faisaient papa et maman à chaque fois que je m’arrachais une dent et aussi la fois où je suis revenu à la maison avec une boîte de mort-aux-rats ou le jour où papa m’a aidé à préparer le ciment. Finalement, ils ont posé leurs classeurs sur la table, m’ont regardé et ont dit à l’unisson : « Souris de merde ! Il n’y a rien pour en venir à bout ! » Puis ils ont tous explosé en un éclat de rire terrible. Aucun n’avait de dents. http://xafierleibs.blogspot.fr/

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A los ocho años el dentista me dijo que las caries son como pequeños agujeritos de ratones. Con una pinza me quité algunos dientes y los examiné de cerca. Al observarlos bien, pude ver dichos orificios y en un momento se asomó uno de aquellos roedores. ¿Debí haberme extraído el resto de los dientes para así detener la invasión de estos horribles animales? ¿Hubiera sido prudente traer un gato? ¡Veneno! Unté mis encías con una buena cantidad de raticida y esperé. Cada mañana al despertar, a partir de ese momento, encontraba sobre la lengua el cadáver de uno de esos repugnantes bichos. Así durante meses y meses, hasta que, harto de la situación y con el pálpito de que la solución era imposible, llené mi boca de

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historia

Prohibido prohibir por vilma fuentes

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por un viejo carcamal, es decir, alguien a la vez anticuado, miserable y digno de lástima, sin su celular multifuncional? Por fortuna, toda esa información parece no afectar mayormente al hombre moderno y libre del civilizado mundo occidental. O acaso, sin saberlo, vive ya en una celda hermética creada por él mismo. Atrincherado tras sus aparatos, la realidad se vuelve virtual. No sólo la exterior, también la suya. Se imagina libre y moderno. Condescendiente, mira desde sus alturas a los hombres del pasado, incluso el más reciente. No se diga el horror que le causan civilizaciones bárbaras donde existía la esclavitud. Le parece inimaginable una vida sin teléfono, autos, electricidad, Internet… y los drones, esos aviones tan humanitarios que evitan arriesgar la vida del piloto encargado de bombardear una población entera. Sin amenazas infernales ni matanzas, el democrático ciudadano moderno acepta libremente las prohibiciones y se reprime él solo. Por miedo. Miedo del presente. Muy lejos, a una distancia que pareciera medirse en años luz, quedan los sueños del 68: prohibido prohibir. Miedo de perder las ventajas adquiridas, la tan preciada salud. Pavor ante la enfermedad –¿para qué hablar del único miedo verdadero, el de la muerte, puesto que hoy se hace todo para ocultarla o, al menos, volverla higiénica? Sin siquiera ponerlas en entredicho, el hombre libre obedece a todas las prohibiciones que aparecen día tras día en nombre de la salud. Prohibido beber. Prohibido fumar. Prohibido el azúcar, la sal, la carne, el pepino, la grasa, hacer el amor, no hacerlo, vivir, el pesimismo, morir. Salud enfermo, ¡oh pues!, como decía el maestro Carlos Félix. vilmafuentes22@gmail.com

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El optimismo va a terminar por volverse un síndrome de enfermedad mental. Negación de la realidad o incapacidad de verla, da lo mismo. Sin embargo, se exige al individuo sonreír, mostrar una dentición digna de un anuncio de pasta dental. Prohibida la depresión: contra ella, ¿no hay excelentes medicinas o, en caso extremo, una temporada en una clínica impecable donde levantan la moral a cualquiera con métodos tan sofisticados y modernos? Habría que aislarse en una celda hermética, sin contacto con el exterior, para escapar al bombardeo informativo de guerras, terrorismo, crimen organizado, tortura, epidemias, incendios, accidentes viales, enfermedades novedosas, hambrunas, violencia, en fin, todas esas imágenes, ¿insostenibles?, que son la vida cotidiana del hombre moderno. Imágenes para nada insostenibles puesto que llegan a ser costumbre e, incluso, a aburrir: ¿quién no ha visto el derrumbe de la torres gemelas de Nueva York al menos una decena de veces? Han recorrido el planeta a lo largo y a lo ancho durante 12 años y es, sin duda, el documental, con diversas y nuevas versiones, con mayor difusión y número de espectadores. Como si la realidad no bastara, para descansar de tanta agresión, el cine y la televisión ofrecen otras formas imaginarias de muerte, violencia y miedo. ¿Por qué limitarse al planeta, restringirse a lo visible, cuando el terror puede ser provocado por extraterrestres, hechiceros, muertos vivos y descarnados, máquinas que se rebelan y robots enloquecidos, marabunta de insectos y otros animales que atacan ciudades enteras? No se vaya a creer que con dejar de ir al cine, apagar radio y televisor, desviar la mirada de los puestos de periódicos, los cuales desde luego se ignoran, podrá escapar a esta violencia cotidiana, real, virtual o imaginaria. Para mejor remplazar esos medios tradicionales y casi arqueológicos, ¿no existen Internet y todos los cada día más modernos aparatitos para comunicar en forma constante con los amigos, cuestión de no sentir la soledad entre el gentío, mismos aparatos que nos introducen a un sinnúmero de redes sociales y nos dan las últimas y más secretas informaciones incluso de países nunca antes escuchado su nombre? ¿Y quién sería el valeroso hombre o mujer de nuestros días dispuesto a hacerse pasar

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histoire

Il est interdit d’interdire par vilma fuentes

L’optimisme va bientôt devenir un syndrome de maladie mentale. Négation de la réalité, ou incapacité de la voir, cela revient au même. Mais en même temps, tout individu est tenu de sourire, d’exhiber une dentition digne d’une publicité pour un dentifrice. La dépression est interdite : n’y a t-il pas, contre elle, d’excellents médicaments, et en cas extrême, un séjour dans une clinique immaculée où l’on remonte le moral à n’importe qui, à l’aide de méthodes aussi modernes que sophistiquées ? Il faudrait s’isoler dans une cellule hermétique, sans aucun contact avec l’extérieur, pour échapper au bombardement informatif des guerres, terrorismes, crimes organisés, tortures, épidémies, incendies, accidents de la route, nouvelles maladies, famines, violences, c’est-à-dire toutes ces images – insoutenables ? – qui envahissent la vie quotidienne de l’homme moderne. Des images très soutenables, puisqu’elles en deviennent habituelles, et même ennuyantes. Qui n’a pas vu plus d’une dizaine de fois la chute des tours jumelles de New York ? Ces images ont parcouru la planète de long en large pendant douze ans, et c’est, sans aucun doute, le documentaire – aux nombreuses et nouvelles versions – qui a bénéficié de la plus grande diffusion et du plus grand nombre de spectateurs. Comme si la réalité ne suffisait pas, pour se reposer de tant d’agressions, le cinéma et la télévision offrent d’autres formes imaginaires de mort, de violence et de peur. Pourquoi se limiter à l’échelle de la planète, au monde visible, quand la terreur peut être provoquée par des extraterrestres, des sorciers, des mortsvivants décharnés, des machines qui se rebellent et des robots devenus fous, une invasion d’insectes et autres animaux qui attaquent des villes entières ? Mais ne croyez pas non plus qu’en arrêtant d’aller au cinéma, en éteignant la radio ou la télévision, en détournant le regard des kiosques de journaux, que vous ignorez bien sûr, vous pourrez échapper à cette violence quotidienne, réelle, virtuelle ou imaginaire. Pour remplacer ces solutions traditionnelles et presque archéologiques, n’existe-t-il pas Internet et chaque jour plus de ces petits appareils modernes qui nous assurent une communication constante avec nos amis, histoire de ne pas ressentir cette solitude au cœur de la El café latino 32

foule, qui nous font entrer dans un nombre sans fin de réseaux sociaux et qui nous délivrent les dernières nouvelles et les plus secrètes informations de pays dont on n’avait jamais écouté le nom auparavant ? Quel homme courageux ou femme courageuse serait prêt à passer pour un vieux croulant, c’est-à-dire tout à la fois démodé, misérable et digne de pitié, sans son téléphone portable multifonctions ? Par chance toute cette information ne semble pas affecter outre mesure l’homme moderne et libre de ce monde occidental civilisé. Ou alors, sans le savoir, il vit déjà dans une cellule hermétique créée par lui-même. A l’abri, derrière tous ses appareils, la réalité devient virtuelle. Non seulement la réalité extérieure, mais la sienne, aussi. Il s’imagine libre et moderne. Condescendant, il regarde depuis ses hauteurs les hommes du passé, parfois pas si vieux que ça d’ailleurs. Et ne parlons pas de l’horreur que lui causent les civilisations barbares où existait l’esclavage. Il ne peut concevoir une vie sans téléphone, voitures, électricité, internet… ni sans ces drones, ces avions tellement humanitaires qu’ils prennent soin de ne pas mettre en danger la vie du pilote chargé de bombarder une population tout entière. Loin des menaces infernales et des tueries, le citoyen moderne et démocratique accepte librement les interdits et s’auto-réprime. Par peur. Peur du présent. Très loin, à une distance qu’on pourrait mesurer en années lumières, subsistent encore les rêves de Mai 68 : il est interdit d’interdire. Peur de perdre les avantages acquis, la santé si précieuse. Angoisse face à la maladie – à quoi bon parler de la véritable peur, celle de la mort, puisqu’on fait tout aujourd’hui pour la cacher, ou au moins, la rendre hygiénique ? Sans même les mettre en doute, l’homme libre obéit à tous les interdits qui surgissent jour après jour au nom de la santé. Interdit de boire. Interdit de fumer. Interdits le sucre, le sel, la viande, le concombre, la graisse, faire l’amour, ne pas le faire, vivre, le pessimisme, mourir. A ta santé, homme malade, allons bon ! Comme disait le grand Carlos Félix. vilmafuentes22@gmail.com

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UNESCO

La tradición del teatro bailado Cocolo La tradition du théâtre dansé Cocolo

La tradición del teatro bailado Cocolo se desarrolló entre los descendientes de los esclavos británicos del Caribe, que llegaron a la República Dominicana a mediados del siglo XIX para trabajar en las plantaciones de caña de azúcar. Esta comunidad, lingüística y culturalmente distinta, fundó sus propias iglesias, escuelas, sociedades benéficas y servicios de asistencia mutua. Sus expresiones más distintivas, sin embargo, eran las representaciones anuales del teatro bailado. Aunque originalmente peyorativo, el término “cocolo” designa a los migrantes que trabajaban en las plantaciones británicas de caña de azúcar de la isla. Hoy día, se utiliza con orgullo. Varios grupos solían hacer

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representaciones de Cocolo en Navidad, el día de San Pedro y durante las fiestas de Carnaval. En estas representaciones se unen de manera creativa temas de distintos mundos: música y danza de origen africano, intrigas, leyendas y personajes dramáticos tomados de la literatura bíblica y medieval europea. En las celebraciones se cantan villancicos, se oye música de grupos de cuerdas, se puede asistir al famoso Niega business, con bailes de máscaras y representaciones teatrales como “David y Goliat”, “Moko-Yombi” o “Vaqueros e indios”… Actualmente, sólo queda una compañía que ya es de edad avanzada. El mestizaje de tradiciones culturales africanas y británicas, y su adaptación al medio católico español, es una expresión notable de creatividad. Aunque los miembros más viejos de la comunidad cocolo todavía hablan en casa el inglés caribeño, la mayoría de ellos han perdido su antigua lengua materna y actualmente sólo utilizan el español. Hoy día, los cocolos viven dispersos en varias regiones de la República Dominicana y la mayoría de ellos se han integrado cultural y lingüísticamente dentro de la sociedad dominicana. Esta evolución hace más difícil para los miembros de la comunidad cocolo más viejos conservar sus instituciones específicas y mantener viva la tradición del teatro bailado. Pero se esfuerzan por transmitir la tradición a las generaciones más jóvenes.

fr La tradition du théâtre dansé Cocolo s’est développée parmi les descendants d’esclaves des Caraïbes britanniques venus en République dominicaine au milieu du dix-neuvième siècle pour travailler dans les plantations de canne à sucre. Cette communauté, linguistiquement et culturellement distincte, a fondé ses propres églises, écoles, sociétés de bienfaisance et services d’entraide. L’une de leurs expressions les plus spécifiques sont les représentations annuelles de théâtre dansé. Le terme « Cocolo », qui désigne les ouvriers immigrés travaillant dans les plantations britanniques, avait à l’origine une connotation péjorative. Il est aujourd’hui utilisé avec fierté. Diverses troupes de théâtre Cocolo donnaient des représentations à Noël, le jour de la Saint-Pierre et pendant le carnaval. Chacune mélangeait avec inventivité des thèmes issus de mondes divers : musiques et danses d’origine africaine et intrigues dramatiques, légendes et héros empruntés à la littérature médiévale européenne et à la Bible. On pouvait ainsi entendre des chants de Noël et des orchestres d’instruments à cordes grattées, assister au fameux Niega business avec bal masqué ou à des représentations théâtrales telles que « David et Goliath », « Moko-Yombi » ou « Cowboys et indiens ». Il ne reste, à l’heure actuelle, qu’une seule troupe d’acteurs très âgés. Ce métissage de traditions africaines et britanniques, et leur adaptation au milieu catholique espagnol, est l’expression d’une extraordinaire créativité. Si les membres les plus âgés de la communauté Cocolo parlent encore l’anglais des Caraïbes chez eux, la plupart ont pourtant perdu leur ancienne langue maternelle au bénéfice de l’espagnol. Actuellement dispersée dans différentes régions de la République dominicaine, la communauté Cocolo est largement assimilée. De ce fait, il est devenu difficile aux plus vieux de maintenir leurs institutions et de garder vivante cette tradition de théâtre dansé. Mais ils s’efforcent tant bien que mal de transmettre la tradition aux générations plus jeunes.

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agenda cultural par patricia bustamente

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El café latino 15 mars 2014