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2009

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litteram b c f g j k n o p q s u w h i v e r xyz


2009

ad

litteram b c f g j k n o p q s u w h i v e r x y z

ad litteram est la réunion de trois éditeurs indépendants : Abstème & Bobance éditeurs Les éditions des Cendres Les éditions Claire Paulhan

ad litteram se donne pour objectif de

www.adlitteram.org

resserrer leurs liens avec les libraires : leur messager, Nadia Seffouh, viendra régulièrement présenter un catalogue commun, sélection saisonnière des nouveautés et d’ouvrages du fonds.


abs tè me & b o b ance éd it e ur s HORACIO AMIGORENA L’Amour du fantasme 80 pages 21 x 15,6 cm ISBN : 978-2914490-221

500 exemplaires numérotés

a b s t è m e & bo banc e é di te u r s

La collection Notule propose, à des auteurs d’horizons différents, une libre composition à partir des notules et des rêveries qui ont accompagné leurs lectures, leurs pensées et leurs regards. Lorsque quelque chose se passe et que la pensée échappe. Cet essai, en marge de la critique ordinaire, souhaite redonner à la pensée réflexive et à l’interprétation leur scène originelle d’étonnement et de questionnement.

et 21 ex. de tête dans un emboîtage d’éditeur (150 €)

20 €

À la manière d’un chasseur de papillons, l’auteur s’aventure sur les territoires du fantasme masculin. Tour à tour dans les jardins suspendus, sur les tréteaux d’une scène baroque et dans les nuits épaisses où tous les chats sont gris, le fantasme se nourrit de ses métamorphoses, entre plaisirs et souffrances. Tantôt animal, tantôt fantôme, il est une construction de l’imaginaire qui puise sa vitalité dans l’inconscient. Révéler l’empreinte masculine du fantasme, en saisir ses traces dans quelques morceaux choisis de textes littéraires, dévoiler l’emprise de la domination masculine, revient à considérer ce qui meut un homme. Extrait : « La domination masculine institue confidentiellement l’état de la question sexuelle au long de la vie de l’individu et sanctionne toute déviance des repères identitaires établis. Le lien érotique conteste ces repères et installe le sujet en perpétuelle mutation. En lui apprenant l’art du funambule face à l’abîme de l’usage des sexes, il le laisse distinct et confus, livré en aveugle à l’anonymat de la nuit où les corps bénéficient de l’efficacité des masques.» Horacio Amigorena, professeur d’Université et psychanalyste, a enseigné en Argentine, à Madrid et à Paris, où il exerce la psychanalyse. Au Centre Culturel de Cérisy-la-Salle, il a dirigé la décade sur Le Masculin : fictions, identité, dissémination. Ses textes ont été publiés en Europe et en Amérique ; en France dans les revues Critique, Les Cahiers du Griffe, Chimères, La Revue française de psychanalyse, Le Coq-Héron, etc. Chez Abstème & Bobance, il a publié IX Variations sur un thème de Balthus, dans la collection En Regard, en 2004. ②

Notule n° 1 Michel Butor Dialogue avec Rembrandt Van Rijn sur Samson & Dalila ISBN : 2-914490-13-5 22 € Notule n° 2 Yves Bonnefoy Le Secret de la Pénultième ISBN : 2-914490-14-3 2e tirage ; 22 € Notule n° 3 Antonio Prete L’Imperfection de la lune ISBN : 2-914490-18-6 18 € Notule n° 4 Nicole Caligaris Les Hommes signes ISBN : 978-2-914490-20-8 20 €

A B S T È M E

B O B A N C E

5 rue lalande

75014 paris


abs tè me & b o b ance éd it e ur s

a b s t è m e & bo banc e é di te u r s

RENÉ DALIZE Ballade du pauvre Macchabé mal enterré

BARON D’HOLBACH Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans Illustrations de G. de Machaut

Suivi de deux souvenirs de

Guillaume Apollinaire & André Salmon

8 pages, 14 x 10,2 cm ISBN : 978-2-914490-11-9 5e tirage à 500 exemplaires 4€

Présentation de Laurence Campa

20 pages -12 x 15,3 cm ISBN : 978-2-914490-21-6 311 exemplaires numérotés 6€ Il s’appelait René Dupuy et prétendait descendre du poète créole Dupuy des Islets, qui avait été l’amant de Joséphine et l’introducteur du menuet aux Antilles. Enseigne de vaisseau, il servit sur le Suchet, le Mousquet et l’Iphigénie. Il vit le Sénégal, Saïgon et Djibouti. Il envoyait aux journaux parisiens ses chroniques maritimes, signées René Dalize. Après sa démission en 1907, il retrouva ses plus anciens amis Guillaume Apollinaire et André Salmon. Le service de la poésie, le commerce amoureux et les plaisirs de l’amitié tissèrent leur vie de Montmartre à Montparnasse. Dalize écrivit beaucoup, n’acheva pas grand-chose et publia peu. Le vent dispersait malicieusement ses fantaisies. Le reste du temps, ce long personnage dont la nonchalance native doublait le caractère impérieux voguait sur les océans chimériques où l’invitait la fée noire aux aiguilles habiles. Les trois amis partirent à la guerre en 1914. Les hasards de la guerre l’avaient mis en présence du jeune poète Jean Le Roy et de l’éditeur et imprimeur François Bernouard. Ensemble, ils publièrent au front la petite revue littéraire Les Imberbes. Le monde ancien cédait sur le champ de bataille, les morts mêmes ignoraient le repos. La vie est fatalement dérisoire, tournons-la en dérision, se dit l’ancien marin. Et il composa une danse macabre : la Ballade à tibias rompus qui parut dans le numéro 4 des Imberbes, « achevé de polycopier » en octobre 1915, « dans une vieille canha boche sur les bords de la Rivière Reconquise ». Apollinaire reçut un éclat d’obus à la tempe droite en mars 1916. On le renvoya à Paris pour y être soigné puis trépané. Il rassembla ses forces pour ne pas chanceler. Éclopé nommé infirmier, Salmon publiait ses notes de guerre. Le 7 mai 1917, le Capitaine Dupuy tomba devant Craonne, qu’on prononce crâne, sur le Chemin des Dames, non loin de la ferme d’Hurtebise où cogne le vent. La chronique rapporte qu’on l’enterra sur place, roulé dans un drapeau. Sa sépulture disparut. Apollinaire et Salmon préparèrent la publication de la Ballade. En décembre 1919, la Belle Édition de Bernouard publia le poème sous un nouveau titre, Ballade du pauvre Macchabé mal enterré, orné de xylogravures de Derain, accompagné des hommages d’Apollinaire et de Salmon. Dalize l’habite comme un feu follet. ④

Extrait : « Il est quelques mortels qui ont la raideur dans l’esprit, un défaut de souplesse dans l’échine, un manque de flexibilité dans la nuque du cou ; cette organisation malheureuse les empêche de se perfectionner dans l’art de ramper. [...] La Cour n’est point faite pour ces personnages altiers, inflexibles, qui ne savent ni se prêter aux caprices, ni céder aux fantaisies, ni même, quand il en est besoin, approuver ou favoriser les crimes que la grandeur juge nécessaires au bien de l’État.»

GRANDVILLE La meilleure forme de gouvernement Illustrations de Grandville 20 pages, 14 x 10,2 cm ISBN : 978-2-914490-19-4 Tirage à 720 exemplaires numérotés 5€ Extrait : « Heureusement l’essor des passions, dont je suis l’inventeur non breveté, est là pour prévenir le mal. L’essor des passions aboutit à l’attraction. L’attraction aboutit au bonheur. Le bonheur fait pousser une queue à tous les hommes. Passion — Bonheur — Queue — tout est là.»

TANIKAWA SHUNTARÔ, Les Anges de Klee Illustrations de Paul Klee Version bilingue 96 pages, 18 x 13,5 cm ISBN : 978-2-914490-08-9 17 € ⑤


édi tio ns d es cendr es

ROBERT PINGET Mahu reparle Coll. «Inédits de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet»

48 pages 150 x 220 isbn : 978-2-86742-166-2 1 500 exemplaires sur munken print : 9 € 30 ex. de tête à pleines marges sur old mill fedrigoni : 90 € Texte bref, Mahu reparle est de la veine du meilleur de ce que l’auteur a donné. Densité étonnante. Ce sont quelque quatre-vingt-seize personnages (la Lorpailleur, Ducreux, Mlle Ariane, Latirail, Berton, Charbois…) qui participent d’une histoire éclatée, furieusement humaine, intensément cocasse... Un précipité de l’univers singulier de l’écrivain qui donne l’envie de relire toute son œuvre. En avant-goût cet incipit qui donne le ton : « Voilà enfin je ne rencontrerai plus la Lorpailleur elle est morte la semaine dernière de sa vilaine mort sa langue toute bleue lui sortait de la bouche tordue, j’étais dans la cuisine avec sa sœur qui la soignait depuis plusieurs jours elle prenait un café pour se requinquer un peu tellement qu’elle était fatiguée, je lui apportais des saucisses pour son déjeuner parce qu’elle ne sortait plus pour ses commissions c’est Mochaz le charcutier qui m’avait prié d’aller livrer, elle a été contente de me voir et du coup on a parlé un grand moment de tout ce qui s’était passé chez nous pendant mon absence et elle oubliait d’aller au chevet de sa sœur, quand elle est retournée dans la chambre elle a poussé un cri et j’ai accouru et j’ai vu la Lorpailleur comme je dis, sa sœur a tout de suite vu qu’elle était morte, et elle a essayé de lui rentrer la langue mais c’était impossible alors elle lui a mis son mouchoir sur la figure et j’ai été chercher le docteur qui a dit c’est fini, ensuite j’ai mis les saucisses au frigo à cause des mouches et j’ai été avertir le curé, en chemin j’ai croisé plusieurs personnes et je leur ai dit mais elles disaient seulement c’est la vie… » ⑥

é d it io ns de s c e ndr e s

Le 19 juillet 1919, Robert Pinget naît à Genève. Il passe son brevet d’avocat puis est admis à l’École des beaux-arts de Paris en section peinture. Après la publication de Entre Fantoine et Agapa en 1951, il se centre sur son travail d’écriture ; Mahu ou le matériau paraît en 1952. Gallimard publie Le Renard et la boussole en 1953 qui porte la trace de voyages, en Yougoslavie et en Israël. Mais après la parodie de récit de voyage qu’est Graal Flibuste (1956), l’écriture s’émancipe de plus en plus : « Toute ma vie a passé dans mes livres », pourra-t-il déclarer. Il publiera aux Éditions de Minuit tous les textes qui suivront, excepté ceux écrits en collaboration avec des artistes plasticiens et de courts textes pour des revues. En 1966, Pinget prend la nationalité française, après avoir obtenu le prix des Critiques pour L’Inquisitoire et le Femina pour Quelqu’un, en 1962 et 1965. Mahu reparle, publié aux éditions des Cendres en septembre 2009, a été probablement écrit autour de 1968, dans les parages de Le Libera. Vingt textes romanesques, carnets et récits sont à ce jour publiés. S’y ajoutent huit pièces de théâtre, huit pièces radiophoniques et une pièce pour la télévision. Un nombre important de ses textes est soit inédit à ce jour, soit partiellement publié dans des revues. Ses œuvres ont été traduites en dix-huit langues. Il est mort le 25 août 1997. (Martin Mégevand & Nathalie Piégay-Gros) Bibliographie sélective : Mahu ou le matériau, roman, 1952. Graal Flibuste, roman, 1956. Le Fiston, roman, 1959. Lettre morte, théâtre, 1959. L’Inquisitoire, roman, 1962. Quelqu’un, roman, 1965. Le Libera, roman, 1968. Passacaille, roman, 1969. Paralchimie, théâtre, 1973. Cette voix, roman, 1975. L’Apocryphe, roman, 1980. Monsieur Songe, récit, 1982. L’Ennemi, roman, 1987. Théo ou le temps neuf, roman, 1991. Tous ces textes appartiennent et sont disponibles au catalogue des Éditions de Minuit. La Fissure, Malicotte la frontière, Éditions MetisPresses, 2009, Mahu reparle, Éditions des Cendres, 2009. Sites à consulter : www.robert-pinget.com www.leseditionsdeminuit.com ⑦


édi tio ns d es cendr es

é d it io ns de s c e ndr e s

Le Demi-siècle de Pierre Restany le demi-siècle de pierre restany sous la direction de richard leeman

INHA / Éditions des cendres

sous la direction de Richard Leeman

Un volume de 560 pages 170 x 240 Quatre-vingts illustrations n/b et couleurs isbn : 978-2-86742-167-9 58 €

Coédition avec l’INHA

Diffusion-distribution exclusive : Éditions des Cendres / Ad Litteram

Pour rappel, les titres du printemps :

« Pierre Restany [est] un sujet passionnant, c’est les avant-gardes du xxe siècle, c’est tout l’art contemporain […], non seulement celui du petit milieu des bords de Seine, mais celui du monde entier. Pierre est le seul de tous les critiques à avoir traversé le siècle et à avoir connu l’ensemble du personnel culturel de notre époque » (Jacques Villeglé). Le Demi-siècle de Pierre Restany propose des essais de spécialistes internationaux de l’art et de la critique du xxe siècle réunis à l’occasion du colloque organisé par l’INHA en décembre 2006. L’ouvrage examine cette figure hors norme selon quatre facettes caractérisant particulièrement son activité : l’action du critique, qui n’était pas seulement un commentateur mais le soutien et le théoricien des artistes qu’il défendait ; les géographies, Restany ayant tôt conçu, l’un des seuls en France à cette époque, son champ comme international ; les réseaux des galeries, des revues, ou de l’Association internationale des critiques d’art ; l’écriture critique, enfin, mêlant théorie, historiographie et tentation littéraire. Au-delà de l’approche monographique, ces études permettent de restituer, à travers Restany, une histoire de l’art du second xxe siècle. Histoire sans doute partiale, peut-être partielle et certainement fragmentaire, mais assurément inédite et décentrée, aussi bien géographiquement que théoriquement, par rapport aux récits canoniques de la modernité.

STANISLAS RODANSKI, Requiem for me, 18 €

ANTOINE BOURDELLE, L’Atelier perpétuel. Proses et Poésies (1882-1929). Édition établie par Marc Kopylov et Colin Lemoine, 24 € (coédition Paris-Musées / Cendres) Diffusion-distribution Actes Sud. La Mémoire à l’œuvre. Les Archives Antoine Bourdelle, collectif, 24 € (coédition Paris-Musées / INHA / Cendres) Diffusion-distribution Actes Sud. « Les faits qui furent l’occasion de ce récit en seraient absents – n’étaient les personnages. .................................................................................................. ............................................................................................................................ Après deux années d’emprisonnement, revenu – guéri – de la folie, mais dans un extrême abandon, j’entrepris ce récit. Il est complet en ce sens, qu’étant alors sans avenir apparemment mais assuré que les personnes en question m’attendaient sans pouvoir donner de nouvelles, j’ai pris l’échec du passé où elles me jouèrent pour but. Ce projet restitué explique l’ordre de ma narration. Cet échec, pour être réel et m’avoir plongé dans le malheur, n’en fut pas moins le subterfuge incompris par quoi se joue la réalité. Il est donc inexact que le lieu de l’action soit le Val sans Retour, mais seulement la localité où – nous rencontrant – se noua l’intrigue en vue d’y parvenir. » Stanislas Rodanski page liminaire de Requiem for me ⑨


édi tio ns c lai re p a u lh a n

é d it ions c l ai r e pau l h an

À paraître - fin novembre 2009

Ici, point de panorama de la vie intellectuelle parisienne. Nuls ragots germanopratins, aucunes histoires ou balivernes, jamais de pleurnicheries ou de règlements de comptes. La vie, seule, a droit de cité, dans cette correspondance, parfois tranchante, naïve ou passionnée, le plus souvent amicale, à sens unique, ou presque : quarante-huit lettres de Georges Navel contre seulement huit missives retrouvées de Jean Paulhan. En 1983, Navel publia dans Libération un portrait de Jean Paulhan, se terminant par ces mots : « Je l’estimais. J’eus l’occasion de lui écrire quelques billets agressifs. Au dernier de ces derniers envois, sa réponse élégante m’avait cloué : “Je n’ai pu vous lire, hélas. Votre lettre était trop chargée de majuscules.” »

GEORGES NAVEL Lettres 1933-1963 à Jean Paulhan Édition établie, présentée et annotée par Patrick Fréchet

224 pages. 56 lettres. Env. 60 illustrations n. & bl. Annexes, index des noms et index des titres cités. Format : 21,5 x 13 cm ISBN : 978-291-2222-32-9 Prix et tirage non encore fixés

Extraits de la présentation de P. Fréchet

« Au sens où l’entendait Rimbaud on ne peut pas être poète et prolétaire.» ( 3 décembre 1936 )

Georges Navel (1904-1993) a commencé à écrire en 1925 – avec un article sur le philosophe Georges Palante, publié dans L’En dehors, la feuille libertaire d’Armand, et un poème, publié dans Manomètre, la revue dadaïste d’Émile Malespine. En 1945, il publie Travaux, dont il est souvent question dans cette correspondance. En 1950, Parcours ; en 1952, Sable et Limon, composé de lettres adressées à Bernard Groethuysen et à sa compagne Alix Guillain ; en 1960, Chacun son royaume, et en 1982, Passages.

Lorsqu’il écrit sa première lettre à Jean Paulhan, le 7 novembre 1933, Georges Navel – qui sort de six ans de clandestinité – est alors incarcéré à la prison militaire du Cherche-Midi, à Paris. Porté déserteur depuis le 4 juillet 1927, après avoir fui la caserne de Nancy où il devait effectuer son service militaire, il vient de se rendre aux autorités militaires afin de régulariser sa situation. Il refuse de se plier aux règles du jeu de la vie littéraire parisienne, tout en espérant en retirer quelques bénéfices – à tout le moins de la reconnaissance, faute de se voir décerner quelque prix –, et ne comprend pas que l’on ne s’intéresse pas à lui, que l’on ne publie pas ses textes : « Nous vivons des temps incultes. Pourquoi parle-t-on de Paul Claudel et pas de Navel, vraiment si la poésie me tenait encore à cœur je parlerais de moi-même […] », écrit-il le 3 décembre 1936. C’est bien de lui-même qu’il parle dans cette correspondance, passant en revue sa situation et son histoire personnelle, se remettant souvent en question – sans pour autant se renier –, se voulant philosophe autant qu’apiculteur ou jardinier, poète aussi bien que terrassier, ouvrier ajusteur ou paludier… Car il aura fait tous les métiers, sans pour autant se plier aux caprices du chef. Lorsque rien ne va plus, il tire l’échelle, il range ses outils et il « brûle le dur » pour aller se faire voir ailleurs. ⑩

Première lettre de Georges Navel à Jean Paulhan, du 7 novembre 1933. ⑪


édi tio ns c lai re p a u lh a n

é d it ions c l ai r e pau l h an MIREILLE HAVET, Journal 1924-1927 ISBN : 978-2-912222-28-2 Prix : 36 € (2008)

MIREILLE HAVET, Journal 1919-1924 ISBN : 978-2-912222-21-3 Prix : 35 € (2005)

MIREILLE HAVET, Carnaval ISBN : 978-2-912222-22-0 Prix : 23 € (2005)

MIREILLE HAVET, Journal 1918-1919 ISBN : 978-2-912222-18-3 Prix : 20 € (2003) Extrait : Lettre du 22 septembre 1943 : « Poète mineur, poète éclair, je pourrais plus jeune être un jeune de cette armée de poètes-champignons. J’ai dû l’être, ça n’était donc que ça. S’il y a de grands poètes instinctifs, il n’y a pas de grande poésie populaire en France, et pas de poète primaire qui soit grand poète. Allons-y, mort sans regrets. J’étais loupé d’avance. […] Vous aviez raison, quand vous me disiez “Travaillez”. C’est un effort extrêmement émouvant que de s’atteindre jusqu’au vif de soi-même, de prendre contact avec les possibilités du langage. C’est ou ça ou la facilité. Je ne l’ai pas fait. C’est mort plus un murmure. Je ne crois pas trop au reste. Le reste c’est de la greffe. Alix, Grot [Groethuysen] qui sont tellement charitables à tout le genre humain, qui le seraient même pour des poissons rouges m’ont un peu persuadé que j’avais de la carpe. Il n’est rien sorti de bon de tout ça. Des courts récits de brave jeune homme. […] Le besoin littéraire, je ne le connais pas. Je ne connais qu’un besoin de confidences auxquelles les lettres suffisent, à quoi ne suffit pas la parole[.] » ⑫

HENRI THOMAS, Carnets 1934-1948 ISBN : 978-2-912222-27-5 Prix : 51 € (2008)

JEAN GUÉHENNO, La Jeunesse morte ISBN : 978-2-912222-29-9 Prix : 32 € (2009)

JEAN PAULHAN - GEORGES PERROS, Correspondance 1953-1967 ISBN : 978-2-912222-30-5 Prix : 39 € (2009)

JEAN GEORGES PAULHAN PERROS CORRESPONDANCE

1953

1967

“ IL M’ARRIVE DE RÊVER QUE

NOUS AURIONS PU NOUS CONNAÎTRE AVANT. AVEC LE

MÊME ÂGE. JE CROIS QUE NOUS SERIONS RESTÉS

AMIS.”

É DITIONS C LAIRE P AULHAN A NNÉE MMIX


conditions de vente aux libraires Compte ferme. Remises d’usage. Ni office — ni dépôt — ni retour (sauf accord préalable ou opération exceptionnelle avec l’éditeur). Les commandes prises par le messager,

Nadia Seffouh seront transmises quotidiennement aux éditeurs qui assureront la facturation, l’expédition par Poste, par Prisme ou serviront les demandes au comptoir de vente.

retrait des commandes abs tème & b ob a nc e é d it e ur s 5 rue Lalande • 75014 Paris Tél. : 01 43 20 89 57 • Fax : 01 73 76 64 52 www.abedit.com retrait des commandes : «sac accroché à la porte» les lundi & mardi qui suivent la commande Au 5 rue Lalande • Paris 14 e Code : X 349 • 1 er étage droite

messager@adlitteram.org www.adlitteram.org é di ti o ns d e s c e nd r e s 8 rue des Cendriers • 75020 Paris T : 01 43 49 31 80 • Fax : 01 47 97 61 54 www.lescendres.com Comptoir de vente : Éditions des Cendres 8 rue des Cendriers • 75020 Paris Du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 13 h et de 14 h 30 à 17 h 30.

édi ti on s c la ir e pa ulha n 85 rue de Reuilly • 75012 Paris Tél./ Fax : 01 43 41 47 38 www.clairepaulhan.com Comptoir de vente : Librairie Les Autodidactes 53 rue du Cardinal Lemoine • 75005 Paris • 01 43 26 95 18 Du lundi au samedi inclus, de 11 h à 18 h 30. ⑭


ad litteram b c f g j k n o p q s u w h i v e r x y z

« Ce qui est essentiel au sexe échappe à l’acte sexuel et se joue sur une scène où l’homme ne craint plus de perdre sa virilité aux eaux de Salmacis, ni sa raison au lac de Narcisse. Les accouplements se font toujours à mi-chemin du masculin et du féminin, sans but à atteindre et avec des acteurs affranchis des contraintes du sexe biologique et des diktats des confessionnaux. Le sexe érotique est un animal éphémère, errant et noctambule, qui naît de la rencontre amoureuse et s’efface quand les corps prennent congé. L’attente l’attriste, le contrarie, mais le fantasme l’héberge et lui avance provision et fourniture aux moments d’infortune. On exhibe l’identité sexuelle la vie durant mais elle ne nous protège que pour nous enfermer et se fane autant que le visage se ride. Et plus que l’affront du temps, elle subit l’illusion spéculaire de voir ce que nous ne possédons pas : un sexe et un visage. Ses caractères distinctifs se définissent suivant chaque entourage nouveau et s’effacent sans la force attractive d’un autre sexe, d’un autre visage.» Horacio Amigorena, L’Amour du fantasme Abstème & Bobance, Notule n° 5

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Catalogue Ad Litteram Hiver 2009