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RAPPORT ANNUEL 2013

127 PROJETS QUI ONT CHANGÉ LE MONDE.


SOMMAIRE

PRÉFACE6 UNE COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT INTELLIGENTE

9

TRANSFERT DU PROJET – PERMETTRE AUX RÉGIONS D’ACCÉDER A L’AUTONOMIE 10 «GIRL RISING» – des Récits pleins d’inspiration

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LE COMITÉ DIRECTEUR

14

LA DIRECTION GÉNÉRALE

15

75 COLLABORATEURS AU SERVICE DE WORLD VISION SUISSE

17

COMPTE D’EXPLOITATION

18

NOS CHAMPS D’ACTION ET L’UNIVERS DES DONS

21

DROITS DE L’ENFANT + PROTECTION DE L’ENFANT

26

EAU + HYGIÈNE

29

SANTÉ  +  A LIMENTATION

30

FORMATION + REVENU

33

AIDE D’URGENCE ET EN CAS DE CATASTROPHES

34

LE SPONSORING D’ENTREPRISES

37

FONDS PUBLICS

38


PRÉFACE

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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Ulrich Steiner, Président de World Vision Suisse et Reto Gerber, CEO / Directeur général de World Vision Suisse

Ce sont les événements imprévisibles, tels que le typhon Haiyan, qui, impitoyablement, montrent à quel point le soutien international et l’aide immédiate sont nécessaires. Dans ce genre de situation, nous sommes heureux de pouvoir faire appel à un réseau mondial. C’est ainsi que, deux jours seulement après le passage du typhon, un avion de fret chargé de 25 tonnes de matériel d’aide a quitté Francfort pour Manille. En 2013, nous avons mis l’accent non seulement sur l’aide immédiate et sans contraintes administratives, mais aussi et surtout sur les projets de développement à long terme.

TOUR D’HORIZON DU MONDE DE WORLD VISION SUISSE Notre vision est la suivante : «Un monde pour les enfants». Depuis plus de 30 ans, cette vision pousse World Vision Suisse à s’engager quotidiennement en faveur de la coopération au développement. Nous souhaitons présenter notre organisation et nos activités de manière ouverte, claire et complète. Le rapport annuel 2013 révèle comment et avec quels moyens nous nous sommes engagés quotidiennement pour que notre vision d’un «monde pour les enfants» devienne réalité. Le rapport annuel donne un aperçu complet du monde de World Vision Suisse et accorde cette année une priorité tout particulière à l’éducation, car celle-ci est un prérequis pour mener une vie autonome et tournée vers l’avenir.

Nous souhaitons remercier nos plus de 60 000 parrains, donateurs et bienfaiteurs pour leur engagement précieux, la confiance qu’ils témoignent à notre travail et le soutien qu’ils apportent à notre vision. C’est leur soutien qui nous permet de faire le maximum, aujourd’hui comme demain, pour créer un monde pour les enfants.

COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT SUR LE LONG TERME L’aide immédiate ne suffit pas. World Vision apporte son soutien durable à la population touchée afin de l’aider dans le cadre de la reconstruction et de la prévention. C’est pourquoi, dans plus de 30 pays, notre activité et nos compétencesclés ne portent pas seulement sur l’aide d’urgence et en cas de catastrophes, mais aussi et surtout sur la coopération au


Quasiment tous les médias se sont fait l’écho de la crise prolongée à laquelle la Syrie est confrontée, de même que du grave typhon qui a frappé les Philippines. World Vision Suisse a également rendu compte du travail réalisé sur place. En tant qu’organisation à but non lucratif, il est extrêmement important pour nous de refléter véritablement le travail que nous accomplissons localement. Le présent rapport annuel montre ce qu’il a été possible d’atteindre l’an dernier, dans les différents domaines couverts par notre œuvre humanitaire.

développement sur le long terme. Ce domaine, financé par différentes formes de parrainages, constitue le cœur de notre activité. Avec l’aide de nos donateurs et bienfaiteurs, nous intervenons dans différents secteurs afin de participer au développement de régions complètes. Quelles que soient nos activités, elles se focalisent toujours sur les enfants. En effet, nous sommes convaincus que tout enfant mérite de se voir offrir de meilleures perspectives d’avenir et que la coopération au développement menée par World Vision Suisse sur le long terme constitue la base la plus propice pour y parvenir.

UNE COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT SUIVIE D’EFFET Nous réunissons les conditions pour que la population puisse prendre elle-mêmes son destin en main. Il est évident que la coopération au développement est à la fois nécessaire et utile. Les réussites découlant de l’engagement de différentes organisations sont éloquentes. La malnutrition en est un bon exemple : en 1990, douze millions d’enfants sont morts de malnutrition ou faute de médicaments. En 2012, ce chiffre avait été quasiment divisé par deux.

L’éducation de base est un autre exemple. Entre 2000 et 2011, le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 102 millions à 57 millions. Cependant, la diminution a été plus forte au cours des premières années qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’est pour nous un signe indiquant qu’il reste encore des choses à faire dans le domaine de l’éducation. Les domaines Droits de l’enfant + Protection de l’enfant, Eau + Hygiène, Santé + Alimentation recèlent aussi un certain potentiel. Ensemble, attelons-nous à la tâche.

Ulrich Steiner Président de World Vision Suisse

Reto Gerber CEO / Directeur général de World Vision Suisse

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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«L’éducation est un élément important du puzzle du développement durable.» Prof. Dr. Urs Gröhbiel

«L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde.» Nelson Mandela


UNE COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT INTELLIGENTE Auteurs invités : Prof. Dr. Urs Gröhbiel, Délégué à la coopération au développement auprès de la Haute École Spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (Fachhochschule Nordwestschweiz FHNW), et Dr. des. Christoph Pimmer, FHNW

Deux fillettes de Nkayi, au Zimbabwe, se lèvent à cinq heures du matin pour se rendre à l’école – dix kilomètres de sentiers battus et de «routes» sablonneuses les séparent de leur prochain cours de math. Est-ce que cet investissement en vaut la peine ?

de Nkayi puissent terminer leur terminent avec succès sont plutôt mauvaises. Rares sont celles qui terminent le gymnase, voire qui réussissent l’examen final de l’école obligatoire – un problème que rencontrent de nombreuses écoles dans les pays pauvres.

L’éducation est un moteur important du développement

Projet pilote de World Vision à Nkayi

De nombreuses enquêtes confirment que l’éducation est un moteur important du développement. Abhijit Banerjee et Esther Duflo du MIT (Massachusetts Institute of Technology), un institut renommé, partent du fait que «chaque année passée à l’école augmente le revenu futur». Paul Collier, professeur à l’université d’Oxford et directeur de longue date du «Groupe d’étude des perspectives de développement» de la Banque mondiale, arrive à la conclusion que l’éducation est un prérequis important pour parvenir à une amélioration durable des «États défaillants» : «Les pays ont besoin d’une masse critique de personnes instruites afin de pouvoir appliquer une stratégie de réforme», écrit-il dans son bestseller «The Bottom Billion».

L’éducation est le fondement de la paix L’éducation est et reste un élément établi de l’agenda politique des organisations pour le développement global. L’UNESCO considère que l’éducation est un fondement de la paix, du développement durable et la clé pour résorber la pauvreté. Deux des huit «objectifs du millénaire pour le développement» que les Nations Unies veulent atteindre d’ici 2015 portent sur l’éducation. Toutefois, les chances que les deux fillettes

Un projet pilote mené, l’année passée, par World Vision Suisse et la Haute École du Nord-Ouest de la Suisse dans l’école de Nkayi montre comment de tels défis peuvent être maîtrisés. En collaboration avec des spécialistes externes, le corps enseignant a développé des scénarios d’enseignement modernes et des aides de préparation aux examens, soutenus par des appareils mobiles (iPad). Les résultats permettront d’optimiser les mesures visant à améliorer les résultats des enfants aux examens et de les appliquer dans d’autres écoles aux conditions similaires.

L’amélioration des chances de formation reste un objectif à long terme Les organisations pour le développement, telles que World Vision, analysent sur place, avec les acteurs locaux, les besoins en matière d’éducation et les potentiels, soutiennent et font surveiller les mesures locales par des offices indépendants. Elles apporteront une contribution importante à l’atteinte des objectifs pour l’après-2015-sur lesquels porte le débat actuel mené par la Communauté internationale – dans le domaine de l’éducation et au-delà.

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De nombreuses études menées par des chercheurs de renom le prouvent : l’éducation est un moteur important du développement durable social et économique d’un pays. Des organisations pour le développement, telles que World Vision, ont une approche éducative innovante qui a fait ses preuves et a un effet durable non seulement sur l’enfant, mais également sur la société qu’il façonnera à l’avenir.


TRANSFERT DU PROJET – PERMETTRE AUX RÉGIONS D’ACCÉDER A L’AUTONOMIE

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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On considère que la coopération au développement fonctionne dès lors que les populations des pays en développement ont la possibilité de décider elles-mêmes de leur avenir. Tout au long des projets de développement réalisés sur le long terme, World Vision Suisse leur donne les outils nécessaires pour y parvenir. L’an dernier, cinq projets de développement ont été transférés aux responsables locaux.

PROJET DE PARRAINAGE EL PINO, RÉPUBLIQUE DOMINICAINE Sabana Perdida est située au nord de Saint-Domingue. Autrefois rurale, cette région a longtemps été une terre d’accueil pour les migrants quittant les zones agricoles. La moitié de la population s’en sort avec moins de 2 dollars par jour. Après 15 ans les progrès accomplis sont évidents. 98 % des enfants sont scolarisés. Un centre de formation professionnelle permet d’améliorer les chances de percevoir un revenu régulier. 20 000 personnes ont bénéficié des activités du projet. 2 572 enfants ont été intégrés au programme de parrainage.

PROJET DE PARRAINAGE DUARS, INDE Dans l’état du Bengale Occidental, World Vision Suisse a réalisé le projet de parrainage Duars. Dans cette région, la population vit de l’agriculture et de l’élevage. Au début du projet, les conditions d’hygiène étaient déplorables. Mais au bout de 16 années d’engagement, la situation s’est visiblement améliorée. Le taux de foyers très pauvres est passé de 58 à 9 %. En 2013, 99 % des enfants de moins de 5 ans ont reçu toutes les vaccinations importantes. 48 000 personnes ont bénéficié des activités réalisées par le projet et 1 827 enfants ont été intégrés au programme de parrainage.

PROJET DE PARRAINAGE KAMPENA, MALI Le Mali compte parmi les pays les plus pauvres du monde. Auparavant, la population de la région de Kampena ne disposait ni de soins médicaux ni d’un approvisionnement en eau dignes de ce nom. Les enfants étaient les premières victimes de maladies

évitables. Après 17 ans, les conditions de vie de la population se sont nettement améliorées. World Vision a aidé les communes à construire deux conduites d’alimentation en eau et 56 puits et nouveaux dispensaires. Quelque 50 000 personnes, réparties sur 89 villages, ont bénéficié des activités du projet. 1 860 enfants ont été intégrés au programme de parrainage.

PROJET DE PARRAINAGE LALITPUR, NÉPAL Les mauvaises conditions d’hygiène ne constituaient que l’un des nombreux problèmes de Lalitpur, où World Vision Suisse a démarré ses activités en 2000. Aujourd’hui, les enfants ont un développement sain, et leurs familles des revenus suffisants. Grâce aux formations sur l’alimentation suivies par les mères de famille, le taux d’enfants souffrant de malnutrition est passé de 42 à 4 %. Au moment du transfert du projet aux responsables locaux, la quasi-totalité des foyers de la région concernée disposait de toilettes. 51 000 personnes ont bénéficié des activités du projet et 2 062 enfants ont été intégrés au programme de parrainage.

PROJET DE PARRAINAGE SINDENI, TANZANIE World Vision a lancé le projet de parrainage Sindeni en 1994. À l’époque, la mortalité maternelle et infantile était très élevée. La population ne disposait pas d’eau potable et les écoles étaient rares. World Vision a notamment soutenu la construction d’un centre de formation professionnelle, de 12,5 kilomètres de conduites d’alimentation en eau et de 7 dispensaires. Vers la fin du projet, 97 % des enfants étaient scolarisés. 51 000 personnes ont bénéficié des activités réalisées et 2 700 enfants ont été intégrés au programme de parrainage.


Notre objectif consiste à permettre aux populations concernées de poursuivre les projets de façon autonome, avec les organisations et les partenaires locaux, après le départ de World Vision Suisse. C’est la raison pour laquelle nous accordons, dans le cadre de chacun des projets et dès leur début, une grande valeur à l’implication des populations et autorités locales. Afin d’améliorer la durabilité de nos projets, des évaluations sont réalisées, même après leur transfert. Les connaissances ainsi acquises sont prises en compte lors de l’élaboration de projets ultérieurs.


«GIRL RISING» – des Récits pleins d’inspiration

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

12 Azmera et Ruksana sont deux des neuf fillettes dont «Girl Rising» raconte l’histoire. Toutes deux sont parrainées dans des projets de développement de World Vision.

Près de 66 millions de fillettes dans le monde n’ont aucune possibilité de se rendre à l’école. Le documentaire «Girl Rising» raconte les histoires vécues par neuf de ces fillettes. En 2013 World Vision Suisse a organisé la première suisse du film en collaboration avec le fabricant de puces Intel, et ainsi attiré l’attention sur le droit de chaque fille à l’éducation. Ces prochains temps, le film continuera d’accompagner l’organisation d’entraide pour les enfants et soutiendra le projet sectoriel portant sur l’éducation.

«GIRL RISING» a été montré pour la première fois en Suisse en octobre 2013

En 2013, le film a fait sensation dans le monde entier

Le documentaire du metteur en scène Richard E. Robbins, nominé aux Oscars, raconte, au travers de récits authentiques, la vie de fillettes qui, malgré des conditions de vie extrêmement difficiles, vivent leur rêve d’une éducation. «Girl Rising» montre comment on tente d’empêcher les fillettes de se rendre à l’école. Certaines sont abandonnées, mariées dès l’enfance ou forcées à travailler. Souvent, ce sont les conditions financières de la famille qui ne permettent pas à la fille de se rendre à l’école.

Dans le monde, 66 millions de filles ne peuvent pas aller à l’école, bien que des études prouvent que les jeunes femmes instruites recèlent un formidable potentiel pour l’économie nationale. Un énorme travail de sensibilisation est encore nécessaire pour atteindre l’objectif du millénaire de l’ONU – éliminer les disparités entre les sexes à tous les niveaux de l’enseignement d’ici 2015 au plus tard. Des campagnes telles que «Girl Rising» y contribuent.

Quand le rêve devient réalité En dépit de tous les obstacles, les neuf fillettes de «Girl Rising» montrent pourquoi cela vaut la peine de vivre son rêve malgré tout. Toutes différentes les unes des autres, elles ont néanmoins un point commun : elles défendent leur droit à l’éducation scolaire. Deux d’entre elles le font par le biais d’un projet de développement de World Vision. Dans le documentaire, des personnalités telles que Meryl Streep et Alicia Keys sont narratrices.

Première suisse du film à Zurich La première mondiale du film «Girl Rising» s’est faite au printemps en présence de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU. La première suisse du film «Girl Rising» a eu lieu le 10 octobre 2013 à Zurich. Elle s’est tenue la veille de la Journée internationale de la fille, une journée d’action lancée par l’ONU pour faire prendre conscience des discriminations dont les filles sont victimes dans le monde entier. En 2014, World Vision Suisse prévoit d’autres présentations en Suisse.


Quelque 66 millions de filettes ne reçoivent aucune formation scolaire. 66 millions de fillettes dont le monde a besoin comme femmes instruites pour lutter contre la pauvretÊ et l’injustice.


LE COMITÉ DIRECTEUR

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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1 | Ulrich Steiner

2 | Dr. jur. Ueli Vogel

3 | Dr. med. Madeleine Rothen

4 | Annemarie Pfeifer

5 | Rinaldo Lieberherr

6 | Yves Ettlin

7 | Manuel Bollier

Les sept membres du comité directeur de World Vision Suisse partagent notre vision d’un «monde pour les enfants». Chargés de superviser le travail de la direction générale et de la conseiller, ils prennent part à l’orientation stratégique de World Vision Suisse.

DEs PRESTATIONS À TITRE BÉNÉVOLE : Les membres du comité directeur ont un mandat de trois ans et peuvent être réélus trois fois. Au sein du réseau mondial de World Vision, les membres du comité directeur jouent aussi un rôle de relais entre World Vision Suisse, organisation à but non lucratif juridiquement autonome, et World Vision International. 1 | Ulrich Steiner | Président (depuis 2006), ingénieur EPF Depuis 2006, ce père de quatre enfants s’investit afin que d’autres enfants puissent avoir des perspectives de mener une vie enrichissante et digne d’être vécue. 2 | Dr. iur. Ueli Vogel| Vice-président (depuis 2002), avocat Père de deux fils, il a déjà sillonné plusieurs pays en développement, ce qui lui a permis de se forger une idée de la situation locale. Son constat : «La coopération au développement fonctionne.»

3 | Dr. med. Madeleine Rothen | assesseur (depuis 2008), médecin Madeleine Rothen voit une multitude de parallèles entre son travail de médecin-cheffe et son activité bénévole : il y est question d’êtres humains, et ceux-ci sont toujours au premier plan. 4 | Annemarie Pfeifer | assesseur (depuis 1999), psychologue / auteure Cette auteure est convaincue que l’aide de World Vision Suisse arrive à destination et profite intégralement aux populations des pays en développement. 5 | Rinaldo Lieberherr | assesseur (depuis 2004), entrepreneur Entrepreneur privé, Rinaldo Lieberherr souhaite apporter sa contribution personnelle pour faire changer les choses. C’est précisément ce qu’il peut faire chez World Vision Suisse. 6 | Yves Ettlin | assesseur (depuis 2006), économiste d’entreprise HES / CFO Par son engagement, ce père de cinq enfants tient à aider ceux pour qui l’aide présente le plus grand caractère d’urgence. 7 | Manuel Bollier | assesseur (depuis 2012), juriste Il a d’ores et déjà participé à des missions sociales au Costa Rica et au Venezuela, ce qui lui a permis d’acquérir de précieuses connaissances dans le domaine de la coopération au développement.


LA DIRECTION GÉNÉRALE

1 | Reto Gerber

2 | Valeria Habersatter

3 | André Mebold

4 | Martin Suhr

5 | Giovanni Miraglia

Composée de cinq membres, la direction générale est responsable de la conduite opérationnelle de l’organisation humanitaire suisse pour les enfants, qui compte 75 collaboratrices et collaborateurs.

LA DIRECTION GÉNÉRALE VEILLE A UNE UTILISATION EFFICIENTE DES DONS. Chacun des membres de la direction générale de World Vision Suisse est responsable du secteur qui lui a été confié. Mais ces cinq membres forment une équipe bien rodée dès lors qu’il s’agit de coordonner les différents secteurs. Ils garantissent ainsi une mise en œuvre optimisée des processus et une utilisation efficiente des moyens disponibles.

mise en œuvre sur le long terme. Les enfants sont à tout moment au cœur des préoccupations, y compris dans le cadre du travail quotidien des membres de la direction générale. 1 | Reto Gerber | CEO / Directeur général 2 | Valeria Habersatter | Directrice Marketing & Communication 3 | André Mebold | Directeur Relations donateurs & Partenaires 4 | Martin Suhr | Directeur Programmes internationaux 5 | Giovanni Miraglia | Directeur Finances & Contrôle de gestion

En sa qualité de CEO / Directeur général, Reto Gerber est chargé de la direction opérationnelle de l’organisation à but non lucratif. Aux côtés de Martin Suhr, Valeria Habersatter, André Mebold et Giovanni Miraglia, Reto Gerber veille à ce que la vision d’un «monde pour les enfants» puisse être

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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Ces collaboratrices et collaborateurs incarnent la vision de World Vision Suisse : «UN MONDE POUR LES ENFANTS». Octobre 2013

Travailler chez World Vision Suisse n’est pas un travail comme les autres. En définitive, il s’agit de contribuer à donner aux populations dans le besoin et vivant dans des régions moins favorisées du monde un avenir assorti de nouvelles perspectives.


75 COLLABORATEURS AU SERVICE DE WORLD VISION SUISSE

TRAVAILLER EN RÉSEAU DANS UN CONTEXTE INTERNATIONAL Toutefois, les différents secteurs de notre organisation ne sont pas très différents des services de sociétés privées : service clientèle, communication, finances et controlling, ressources humaines, etc. La sensibilisation à l’efficacité des dépenses est grande et profondément ancrée dans nos processus. Il nous tient à cœur de montrer le professionnalisme de notre travail quotidien à nos donateurs, bienfaiteurs et parrains. Faire partie de World Vision Suisse signifie aussi être membre d’un grand réseau international. Il est toujours possible d’obtenir des informations importantes en provenance de pays en développement, et le fait de pouvoir consulter nos collaborateurs locaux est un avantage considérable dans le cadre de notre travail quotidien. World Vision Suisse est néanmoins une entité autonome, membre d’un vaste réseau. Notre organisation a ses propres projets et son propre financement, en provenance de Suisse. Ce contexte international, justement, présente un grand attrait pour bon nombre de nos collaborateurs.

POUR NOS COLLABORATEURS, LES AUTRES CULTURES SONT UNE SOURCE DE DIALOGUE Mais le contexte international implique aussi des défis à relever : la correspondance est souvent rédigée en anglais, en espagnol ou en français. L’intérêt pour d’autres cultures, d’autres façons de travailler et d’autres convictions est pour bon nombre d’entre nous un violon d’Ingres. Notre équipe, elle-même, vient d’horizons variés : de jeunes

«La raison la plus fréquente qui incite à postuler pour un emploi chez nous est le désir d’exercer une activité qui a du sens.»

collaborateurs côtoient des spécialistes expérimentés de World Vision Suisse. À tous points de vue, la diversité ecclésiale et culturelle est garantie.

NOTRE VISION : «UN MONDE POUR LES ENFANTS» Des gens d’origines ethniques et religieuses les plus diverses travaillent chez World Vision Suisse mais aussi dans les pays concernés par les projets. Notre travail quotidien est fondé sur des valeurs chrétiennes telles que l’équité, la responsabilité et l’estime. Les collaborateurs de World Vision Suisse entretiennent des relations d’égal à égal, respectent le point de vue des autres et ont pleinement conscience de la grande responsabilité personnelle qu’implique leur tâche. Ce sont là des conditions et des raisons en faveur de l’engagement auprès de World Vision Suisse. Erica Maurer, responsable du personnel chez World Vision Suisse, explique quelle est la plus grande motivation à s’engager en faveur d’un monde pour les enfants : «La raison la plus fréquente qui incite à postuler pour un emploi chez nous est tout simplement le désir d’exercer une activité qui a du sens.»

17 Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

Il nous importe de communiquer de façon ouverte et transparente à la population suisse le travail que réalise World Vision Suisse dans le cadre des projets. Par les tâches qui lui incombent, chacun de nos collaborateurs veille à ce que tous les dons qui nous sont confiés soient utilisés avec soin et employés efficacement dans le cadre des projets.


COMPTE D’EXPLOITATION

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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Remarque :

RECETTES

Du 01.10.2012 au 30.09.2013

Du 01.10.2011 au 30.09.2012

32 301 718

33 620 136

en CHF

Projets de développement régionaux Aide d’urgence et en cas de catastrophes Projets sectoriels

434 728

1 205 358

2 262 516

1 767 331

Financements publics

7

5 690 090

5 928 866

Aide alimentaire et aide d’urgence

8

4 178 468

3 244 444

1 946 845

410 228

19 980

21 000

1 150

1 000

338 262

492 232

47 173 757

46 690 595

– 35 271 524

– 37 022 411

– 201 831

– 513 645

– 2 010 983

– 2 407 343

– 148 693

– 181 244

– 37 633 031

– 40 124 643

– 4 584 477

– 4 288 242

– 128 081

– 169 999

Dons génériques Sponsoring Cotisations des membres Autres recettes

9

TOTAL DES RECETTES

DÉPENSES

en CHF

Projets

10

Communication et plaidoyer Personnel

12

Déplacements et représentation DÉPENSES PROJETS

Personnel

12

Déplacements et représentation Acquisition de fonds

– 1 903 939

– 4 389 273

Frais de bureau et de gestion administrative

11

– 475 228

– 591 186

Locaux (loyer, chauffage, électricité)

– 364 974

– 341 367

Dépenses d’entretien

– 365 325

– 342 781

– 17 284

– 15 239

– 244 193

– 232 969

– 8 083 499

– 10 371 056

1 457 227

– 3 805 104

Autres dépenses Amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles DÉPENSES SUISSE RÉSULTAT D’EXPLOITATION

3


Du 01.10.2011 au 30.09.2012

42 867

35 182

– 51 758

– 73 380

RÉSULTAT FINANCIER

– 8 891

– 38 198

Revenus hors organisation

15 070

7 720

RÉSULTAT RESTANT

15 070

7 720

1 463 406

– 3 835 582

Affectation des fonds dédiés

45 202 715

45 782 935

Utilisation des fonds dédiés

– 44 366 061

– 49 411 714

836 654

– 3 628 779

626 752

– 206 803

– 1 150

– 1 000

– 625 602

207 803

0

0

en CHF

Revenus financiers Charges financières

13

RÉSULTAT ANNUEL AVANT RÉSULTAT DES FONDS

VARIATION DES FONDS DÉDIÉS RÉSULTAT ANNUEL AVANT AFFECTATION /  DÉDUCTION DU CAPITAL DE L’ORGANISATION

Dont cotisations versées par les membres Affectation (–) / Déduction du capital libre Résultat Annuel (Excédent / Déduction Après Affectation)

6

REMARQUE Vous trouverez la partie financière détaillée du rapport annuel 2013 en annexe. Dans le cas où vous ne le recevriez pas, vous pouvez le télécharger sur www.worldvision.ch ou le commander par téléphone au +41 22 306 12 50.

19 Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

Du 01.10.2012 au 30.09.2013

Remarque :


127 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT DANS 38 PAYS

AMÉRIQUE LATINE Bolivie Haïti Nicaragua Pérou République dominicaine

EUROPE ORIENTALE ET MOYEN-ORIENT Arménie Bosnie Géorgie Liban Roumanie


NOS CHAMPS D’ACTION ET L’UNIVERS DES DONS

UN FINANCEMENT SOLIDEMENT ÉTAYÉ

CONCENTRATION SUR TROIS CHAMPS D’ACTION

Depuis 30 ans, la coopération au développement à long terme, financée par des dons privés et des parrainages, les dons et le sponsoring de fondations et d’entreprises, de même que par les fonds publics, constitue le cœur de notre activité. Par ailleurs, nous apportons une aide d’urgence et en cas de catastrophes et nous engageons comme ambassadrice des droits de l’enfant.

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En 2013, World Vision Suisse a remanié les concepts de dons et de sponsoring pour les particuliers, ainsi que pour les entreprises et les fondations. Désormais, il est possible de soutenir les activités de World Vision par différents parrainages : en plus des parrainages d’enfants, il existe depuis peu les parrainages de villages ainsi que les quatre parrainages de thème : Droits de l’enfant + Protection de l’enfant, Eau +  Hygiène, Santé + Alimentation ainsi que Formation + Revenu. Par ailleurs, les donatrices et donateurs peuvent aussi soutenir World Vision Suisse à titre de bienfaiteurs.

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En tant qu’organisation d’entraide suisse pour les enfants, World Vision concentre ses activités d’organisation à but non lucratif et de partenaire central du réseau mondial World Vision sur trois champs d’action : l’aide d’urgence et en cas de catastrophes, la coopération au développement et son rôle d’ambassadrice des droits de l’enfant.

DE NOUVELLES POSSIBILITÉS DE DONS POUR LES PARTICULIERS ET LES FONDATIONS

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Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

L’organisation d’entraide aux enfants World Vision Suisse met sa vision en œuvre en collaboration avec des parrains et des donateurs afin de créer un monde pour les enfants. Petit à petit. Grâce à des projets de développement axés sur le long terme, à une aide immédiate sans contraintes administratives ou à un engagement en faveur des droits de l’enfant. Partout où notre aide est la plus urgente.

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Depuis 30 ans, l’organisation d’entraide suisse pour les enfants se concentre sur trois champs d’actions : l’aide d’urgence et en cas de catastrophes, la coopération au développement sur le long terme et son rôle d’ambassadrice des droits de l’enfant.

UN CONCEPT DE SPONSORING AUX MULTIPLES FACETTES POUR LES ENTREPRISES Conformément à la philosophie en matière de responsabilité sociale des entreprises, quatre types de sponsoring sont à la disposition des entreprises : le sponsoring de thème, le sponsoring de programme, le sponsoring de projet et le sponsoring de personnes.


Parrainage d’enfant La relation personnelle établie dans le cadre d’un parrainage d’enfant donne un visage à la coopération au développement. Grâce à des contacts par lettres, des photos, des rapports périodiques et des visites sur place, les parrains ou les marraines disposent directement d’un aperçu de l’évolution du projet. Avec les dons qu’ils versent sur le long terme, ils contribuent à améliorer durablement les conditions de vie de l’enfant, de sa famille et de son environnement. World Vision Suisse utilise ces moyens au profit d’activités de projets dans les domaines de l’eau, de la santé, de l’alimentation et de la formation.

Parrainage de thème Avec un parrainage de thème, les donateurs et donatrices soutiennent un des quatre domaines thématiques. Chacun d’eux regroupe plusieurs projets thématiques. Droits de l’enfant + Protection de l’enfant (p. ex. enfants des rues, excision et enfants réfugiés) Eau + Hygiène (p. ex. eau potable, irrigation et installations sanitaires) Santé + Alimentation (p. ex. sécurité alimentaire, prévention du paludisme et alimentation des enfants en bas âge) Formation + Revenu (p. ex. promotion de la jeunesse, microfinances et formation continue des enseignants)


BIENFAITEURS En collaboration avec les parrains et les donateurs, World Vision Suisse fait en sorte que, grâce à une centaine de projets de développement, les enfants et leurs familles puissent vivre dignement. Par ailleurs, notre organisation, ambassadrice active pour les droits et la protection de l’enfant, tient à sensibiliser le public, les autorités et les gouvernements en réalisant un travail ciblé auprès des médias, par le biais de congrès et de formations. Par un don annuel, les bienfaiteurs de World Vision Suisse soutiennent notre engagement contre la faim, la maladie, la pauvreté, l’injustice et pour un monde dans lequel les enfants peuvent grandir protégés et libres de tout souci.

Parrainage dE VILLAGE Les parrainages de village permettent de participer au développement à grande échelle de plusieurs villages d’une région – et de se rendre personnellement sur place si cela est souhaité. Avec leur don régulier, les personnes parrainant un village soutiennent dans la région de leur choix les mesures prises dans les domaines de l’eau, de la santé, de l’alimentation et de la formation. Elles créent ainsi des espaces de développement dans lesquels les enfants peuvent grandir de manière saine et protégée. Des rapports périodiques permettent aux donateurs de voir comment évolue peu à peu, positivement, la vie de milliers de familles.


sponsoring

pour les entreprises

Les entreprises ont la possibilité de s’engager aux côtés de World Vision Suisse afin que notre vision de créer un monde pour les enfants devienne peu à peu réalité. Conformément à la philosophie en matière de responsabilité sociale des entreprises et aux directives des entreprises sur le sponsoring, quatre domaines de sponsoring permettent aux entreprises de s’engager. Par ailleurs, il existe des possibilités variées d’engagement en tant que partenaire stratégique ou caritatif de World Vision Suisse. Sponsoring de thème Sponsoring de projet Sponsoring de programme Sponsoring de personnes

Aide d’urgence et en cas de catastrophes En cas de catastrophe ou d’urgence, World Vision Suisse soutient la population touchée par le biais de l’aide d’urgence, de la reconstruction et de la prévention. Grâce à son réseau de bureaux partenaires implantés dans une centaine de pays, des équipes formées à cet effet arrivent rapidement sur place, fournissent une aide immédiate vitale et participent aux travaux de reconstruction. À l’aide de mesures immédiates, nous soutenons également les personnes – notamment les enfants – touchées par une crise humanitaire ou une détresse extrême. World Vision travaille en étroite collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) ainsi qu’avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l’ONU, et peut, une fois que les mesures d’urgence sont achevées, entreprendre aussi un travail de développement sur le long terme.


AFRIQUE Angola Congo Éthiopie Ghana Kenya Lesotho Malawi Mali Mauritanie Mozambique

Niger Ouganda Sénégal Somalie Soudan Soudan du Sud Tanzanie Tchad Zimbabwe

ASIE Bangladesh Cambodge Inde Mongolie Myanmar Népal Pakistan Philippines Vietnam


DROITS DE L’ENFANT +  PROTECTION DE L’ENFANT

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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En 2013, World Vision Suisse a également soutenu la mise en oeuvre de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, destinée à garantir la survie, le développement et la protection des enfants. Notre soutien s’est appliqué à la source : nos collaborateurs locaux ont soutenu et formé des enfants dans le besoin, ainsi que leurs familles et leur environnement. Avec des institutions locales, telles que les écoles, les dispensaires et les administrations, nous avons créé des espaces de jeu et de développement dans lesquels les enfants peuvent grandir en toute sécurité, de manière saine et protégée.

LA PROTECTION QUE CONFÈRE L’INFORMATION World Vision s’est occupé de victimes potentielles, comme les orphelins, les enfants des rues et les enfants de réfugiés, afin de les protéger des trafiquants d’êtres humains. Comme dans le cadre du projet de Kolkata, en Inde, grâce auquel 148 enfants des rues ont appris comment se protéger des trafiquants. Afin de lutter contre les mariages forcés ou précoces et l’excision, World Vision a sensibilisé des communautés villageoises complètes pour que les comportements évoluent. À Velingara au Sénégal, nous avons soutenu le développement de quelque 2 000 fillettes en élaborant, avec la population, des moyens de mettre en avant et de renforcer les aspects positifs de leurs traditions. En même temps, nous avons aussi identifié et discuté des pratiques préjudiciables. Pour proposer aux fillettes l’espace nécessaire à leur développement, nous avons accordé une place centrale à la scolarisation et au rôle des filles en tant que personnes fortes et autonomes.

LE SOUTIEN PAR LA PRISE EN CHARGE Les filles et les garçons victimes de violence ont besoin de soins et de sécurité. World Vision les soutient par une prise en charge médicale, juridique et psychosociale. Hébergés dans des conditions sûres, ils peuvent pratiquer des activités de loisir et suivre une formation scolaire ou professionnelle. Dans le centre de réhabilitation de «Neavea Thmey» au Cambodge, nous avons pris en charge 65 fillettes de 9 à 17 ans. Nombre d’entre elles risquaient d’être contraintes de

se prostituer. Nous avons par ailleurs apporté notre soutien à 104 fillettes qui ont porté plainte auprès des tribunaux contre ceux qui les exploitaient.

SENSIBILISATION AUX DROITS DE L’ENFANT Imposer des changements en vue de protéger les enfants nécessite de prendre des mesures à différents niveaux. Des méthodes culturellement adaptées, par exemple par l’intermédiaire du théâtre, du chant ou de tables rondes, ont permis d’informer les enfants et les adultes sur leurs opportunités et leurs droits. Le projet Kapan, en Arménie, a permis à 100 jeunes d’échanger au sujet de leurs droits dans le cadre de nos clubs d’enfants. World Vision les a aidés à organiser, sur la place de la mairie, une représentation de danse, avec la diffusion de messages sur un écran, dans le but d’informer la population sur les droits qui sont les leurs.

148 ENFANTS de Kolkata (Inde) ont appris à se protéger contre les trafiquants d’êtres humains. 2 000 FILLETTES sénégalaises ont bénéficié d’un projet de développement. 65 FILLETTES VICTIMES D’EXPLOITATION SEXUELLE ont été accueillies dans un centre de réhabilitation au Cambodge.


Dans le monde entier, quelque 120 millions d’enfants, filles et garçons, âgés de 5 à 14 ans, sont contraints de travailler dans des conditions préjudiciables à leur santé. En tant qu’ambassadrice des droits de l’enfant, World Vision Suisse soulève la question des droits et des besoins des enfants vivant dans de telles circonstances. Nous attirons l’attention de la population sur les droits des enfants dans le monde entier en organisant des présentations dans les écoles ou les églises ainsi que par le biais de manifestations et de publications.


Chaque minute, un enfant meurt pour avoir consommé de l’eau contaminée. L’eau potable est source de vie. Chaque année, l’application de moyens simples permettrait d’éviter près d’un million de décès d’enfants. L’eau potable et une meilleure hygiène permettent de garantir que l’eau soit source de santé – et non pas à l’origine de maladies et de décès.


EAU + HYGIÈNE

INSTALLATION DE PUITS ET DE SYSTÈMES D’EAU Afin que les sources d’eau soient aisément accessibles, des experts ont creusé des puits dans des endroits contrôlés et les ont dotés de pompes. Des conduites d’alimentation en eau ont également été installées ou remises en état. Des formations pratiques ont permis aux membres des comités de l’eau locaux d’apprendre comment procéder eux-mêmes aux installations et réparations nécessaires. Les comités de l’eau se sont chargés de l’entretien et du financement sur le long terme des puits et systèmes d’alimentation en eau. Dans le cadre du projet Neguela, au Mali, World Vision a installé dix puits. Maintenant, environ 5 000 personnes ont accès à une eau potable. Femmes et fillettes n’ont plus à parcourir trois à cinq kilomètres pour rejoindre le point d’eau le plus proche. Seize comités de l’eau locaux ont été formés pour les tâches de maintenance.

LES INSTALLATIONS SANITAIRES PERMETTENT D’ÉVITER LES MALADIES Plus de 2,5 milliards de personnes de par le monde n’ont pas de toilettes appropriées dans leur maison ou à proximité. Elles sont donc contraintes de se soulager derrière leur maison ou en bord de route. Nombre d’entre elles n’ont pas conscience que cela favorise la propagation des maladies. World Vision a sensibilisé les populations à l’importance pour leur santé de toilettes en bon état de fonctionnement et leur a appris à construire des latrines appropriées et à les utiliser de façon adéquate.

Dans le cadre du projet Lamjung au Népal, World Vision a construit 65 toilettes privées. Lors de formations, 127 autres foyers ont été invités à construire eux-mêmes leurs toilettes. Une commune a déclaré son territoire «zone sans défécation à l’air libre» et veillé à une meilleure évacuation des déchets. Depuis, rues et places sont nettement plus propres.

UNE FORMATION A L’HYGIÈNE POUR CHANGER DURABLEMENT LES COMPORTEMENTS Un habitat sain n’est durablement possible qu’en faisant évoluer la prise de conscience en matière d’hygiène. Des méthodes culturellement adaptées, par exemple par l’intermédiaire du théâtre, du chant ou de présentations, ont permis aux collaborateurs locaux de mieux faire connaître les pratiques d’hygiène à la population. C’est ainsi que, dans le cadre du projet Ukane, au Mozambique, 200 adultes et 54 enfants suivent des formations sur la bonne utilisation de l’eau et des installations sanitaires.

5 000 HABITANTS de Neguela (Mali) ont pu avoir accès à de l’eau potable grâce à 12 puits. 192 FOYERS de Lamjung (Népal) disposent désormais de toilettes à proximité immédiate de leur maison. 254 ADULTES ET ENFANTS d’Ukane (Mozambique) ont appris comment bien utiliser l’eau et été sensibilisés à l’importance de l’hygiène.

29 Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

World Vision Suisse a permis à des communautés villageoises, des établissements scolaires et des dispensaires reculés d’accéder facilement à l’eau potable et aux installations sanitaires. Ceci a non seulement permis de faire reculer les maladies diarrhéiques telles que le choléra mais a aussi libéré les femmes et les enfants de la corvée d’eau quotidienne. Par ailleurs, nos collaborateurs locaux ont organisé régulièrement des formations sur la santé et l’hygiène.


SANTÉ  + ALIMENTATION

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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La famille et l’environnement sont déterminants pour la santé et le développement de l’enfant. C’est la raison pour laquelle, pendant l’exercice 2013, World Vision Suisse a misé sur la prévention et a fait participer les familles et les responsables locaux au travail de développement. Nous avons veillé à ce que les mères et leurs enfants reçoivent une alimentation saine et puissent accéder facilement aux soins médicaux. Dans le même temps, nous avons aidé des petits agriculteurs et leurs familles à diversifier leurs cultures et leur alimentation.

AIDE IMMÉDIATE EN CAS DE FAMINE ET DE MALNUTRITION

UNE ASSISTANCE DURABLE POUR GARANTIR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Afin de préserver les mères allaitantes et leurs enfants en bas âge de la malnutrition, nous avons formé localement des professionnels de santé qui ont veillé à ce que les enfants souffrant de malnutrition aiguë soient pris en charge médicalement et reçoivent des compléments alimentaires hyperénergétiques. Dans le cadre du projet Sebkha, en Mauritanie, 826 enfants de moins de cinq ans ont reçu des compléments alimentaires et 17 femmes ont appris à fabriquer elles-mêmes des compléments alimentaires riches en nutriments.

Afin de garantir durablement la sécurité alimentaire de base, World Vision Suisse a aidé les petits agriculteurs et leurs familles grâce à l’utilisation de semences de qualité et à des formations sur l’optimisation des méthodes de production. Par ailleurs, nous avons aidé les populations locales à accéder aux marchés et évoqué avec elles la façon d’utiliser efficacement les ressources disponibles. Dans une région montagneuse et aride de Bolivie, 1 051 familles ont bénéficié sur plusieurs années d’un vaste projet de sécurité alimentaire. Dans le cadre du projet Seniwe au Mali, des cours sur les pratiques agricoles modernes et la multiplication des semences ont été conçus à destination de 250 participants. Alarmés par la sécheresse de 2012, 1 187 petits agriculteurs se sont bousculés pour suivre les cours visant à leur expliquer comment se prémunir contre d’éventuelles sécheresses à venir.

En situation de crise, des denrées alimentaires ont aussi été distribuées afin de fournir rapidement aux enfants et à leur famille des aliments de base.

DES MESURES DE PRÉVENTION POUR GRANDIR EN BONNE SANTE World Vision Suisse a pris les mesures nécessaires au bon développement des enfants, depuis le stade in-utéro jusqu’à leur deuxième anniversaire. Il pouvait s’agir de cours sur l’alimentation, de vaccinations, d’examens de dépistage du VIH /SIDA ainsi que de campagnes de prévention du paludisme et des maladies diarrhéiques. Dans le cadre du projet Muktagacha au Bangladesh, 3 174 mères ont suivi des cours pratiques sur l’alimentation afin de savoir préparer à leurs enfants en bas âge des repas équilibrés à partir de denrées alimentaires locales. Les enfants ont été pesés au début et à la fin de la formation. 2  799 enfants souffrant initialement de malnutrition ont nettement pris du poids.

826 ENFANTS SOUFFRANT DE MALNUTRITION AIGUE ont reçu des compléments alimentaires riches en nutriments dans le cadre du projet Sebkha (Mauritanie). 167 FAMILLES en situation d’urgence ont bénéficié de denrées alimentaires dans le cadre du projet Harobanda Est (Niger). 3 174 MÈRES ont appris à nourrir leurs enfants en bas âge de façon équilibrée grâce au projet Muktagacha (Bangladesh).


Un enfant de moins de 5 ans meurt toutes les 5 secondes – la plupart du temps de maladies qui auraient pu être évitées, comme les diarrhées, le paludisme ou encore les pneumonies. Pour que son cerveau et ses fonctions corporelles se développent normalement, qu’il grandisse et soit en mesure de lutter contre les maladies, il est indispensable que l’enfant reçoive une alimentation suffisamment nutritive pendant les 1 000 premiers jours de son existence.


1 enfant sur 10 ne sait ni lire ni écrire. Ces enfants-là n’auront plus tard pratiquement aucune chance sur le marché du travail et courront un plus grand risque d’être frappés par la pauvreté et d’être victimes de trafiquants d’êtres humains. L’extrême pauvreté des parents qui ne peuvent subvenir aux besoins de leur famille est une cause déterminante du manque de formation. La formation ouvre la voie pour sortir d’une vie dans la misère et la dépendance vers un avenir plein de perspectives.


FORMATION + REVENU

UNE FORMATION ADAPTÉE AUX ENFANTS AFIN D’EXPLOITER LEUR POTENTIEL

DES FORMATIONS POUR LES PETITS ENTREPRENEURS

Dans le but de favoriser le développement dans de bonnes conditions des enfants de moins de cinq ans, World Vision a organisé des cours spécifiques pour les parents, afin de leur apprendre à développer les aptitudes intellectuelles et physiques des enfants. 364 enfants en bas âge ont pu profiter de nos deux projets de stimulation précoce menés en République Dominicaine.

Dans le cadre du projet Quan Son au Vietnam, nous avons formé 480 petits agriculteurs à la culture du riz avec des engrais biologiques, ce qui leur a permis d’augmenter leurs rendements de 25 %. Dans le domaine de la microfinance, nous avons proposé un soutien à des groupes d’épargne ou de crédit fonctionnant en coopératives. En Tanzanie, le projet Makindube nous a permis de constituer et de former dix groupes d’épargne et de micro-crédit comptant au total 80 femmes et 40 hommes. Grâce aux prêts, ils ont pu acheter des produits agricoles destinés à accroître leurs rendements.

Afin que plus de fillettes fréquentent l’école, World Vision a sensibilisé les parents à l’importance de l’éducation et a créé des conditions propices à la scolarisation des petites filles. La présence de nouveaux puits au village rend la corvée d’eau inutile et leur permet de disposer de temps pour fréquenter l’école. Des vélos leur ont permis de faire les trajets aller et retour avant que la nuit tombe. 234 fillettes de Duars, en Inde, ont reçu un vélo dans le cadre du projet.

COURS PROFESSIONNELS POUR LES JEUNES Des projets de soutien aux adolescents de 12 à 18 ans nous ont permis de leur apporter des compétences visant à les préparer à la vie quotidienne et professionnelle d’adulte. Différents projets leur ont par ailleurs permis de suivre un apprentissage ou une formation professionnelle en gestion. Dans le cadre du projet Xochiltlepec au Nicaragua, 65 jeunes ont suivi un apprentissage de menuisier sur deux ans proposé par World Vision. Au cours de l’exercice sous revue, 11 d’entre eux ont passé leur examen de fin d’apprentissage. Nous avons permis à 18 jeunes de participer à des cours d’entrepreneuriat, afin qu’ils puissent s’installer à leur propre compte.

364 ENFANTS EN BAS ÂGE ont pu profiter de deux projets de stimulation précoce menés en République Dominicaine. 234 FILLETTES participant au projet Duars (Inde) ont reçu un vélo pour couvrir plus facilement la distance qui sépare leur domicile de l’école. 120 FEMMES ET HOMMES ont profité de dix nouveaux groupes d’épargne et de micro-crédit créés dans le cadre du projet Makindube (Tanzanie).

33 Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

En 2013, World Vision Suisse a veillé à ce que davantage d’enfants et adolescents puissent accéder simplement à une éducation de base de qualité. Pour ce faire, nous avons renforcé notre engagement en faveur de l’éducation des filles, pour lesquelles le droit à l’éducation demeure bien trop souvent un privilège inaccessible. La formation professionnelle des adolescents, la formation continue des petits entrepreneurs et le soutien par l’intermédiaire du microfinancement nous ont permis d’aider des gens à subvenir de façon autonome à leurs propres besoins.


AIDE D’URGENCE ET EN CAS DE CATASTROPHES

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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L’an dernier, notre travail a notamment été marqué par deux événements. La guerre civile syrienne s’est envenimée et, au mois de novembre, le typhon Haiyan a fait des ravages aux Philippines. Avec des vents de plus de 300 km/h, il a frappé de plein fouet, faisant plus de quatre millions de sansabris. Dans les deux cas, World Vision s’est rendue sur place, apportant une aide dépourvue de contraintes administratives.

LA SITUATION EN SYRIE EST HORS CONTRÔLE Vers la fin de l’année dernière, près de trois ans après le début de la guerre civile, la situation des réfugiés de Syrie s’est encore détériorée. Selon l’UNHCR, plus de 2,2 millions de réfugiés ont déjà été recensés dans les pays voisins, dont plus de la moitié l’année passée. Plus d’un million d’enfants ont fui le pays. Dans les pays limitrophes, de nombreuses villes frontalières ont atteint les limites de leurs capacités. C’est pourquoi, l’an dernier, World Vision n’a pas seulement apporté son aide en Syrie, mais également en Jordanie et au Liban. À ce jour, l’organisation d’entraide aux enfants a soutenu environ 300 000 personnes. Au Liban, elle a distribué de l’eau et des articles d’hygiène, mis en place des zones de protection des enfants et organisé des classes temporaires là où cela était possible. 190 000 enfants et adultes en ont profité. En Syrie, jusqu’à présent, le soutien a surtout porté sur une aide d’urgence efficace. C’est ainsi que, par exemple, des kits d’hygiène et du matériel sanitaire ont été remis à environ 70 000 personnes.

HAIYAN FRAPPE LES PHILIPPINES DE PLEIN FOUET

dommages considérables causés aux infrastructures. Dans un premier temps, de nombreuses régions dévastées sont restées inaccessibles.

41 ZONES DE PROTECTION DES ENFANTS MISES EN PLACE DANS LES RÉGIONS SINISTRÉES Malgré des conditions difficiles, World Vision a, dès les premiers jours qui ont suivi la catastrophe, distribué des colis alimentaires et des articles d’hygiène aux populations de Cébu Nord et d’Iliolo. Les enfants ont été les bénéficiaires prioritaires de son soutien : les zones de protection des enfants mises en place dans les régions sinistrées ont permis de les protéger temporairement des conséquences du typhon. Dans ces zones de protection, les enfants reçoivent une aide médicale et sociale, et font l’objet de mesures de protection spécifiques. Aux Philippines, World Vision a apporté une aide d’urgence.

5 000 TENTES ont été fournies et montées dans les zones de protection des enfants.

Les images de dévastation ont fait le tour du monde. La première semaine de novembre, l’un des typhons les plus puissants de tous les temps a frappé les Philippines. D’après l’UNICEF, 5,5 millions d’enfants ont été touchés et en subissent encore les conséquences.

1 000 MÉNAGES ont reçu des denrées alimentaires à Ormoc.

Active aux Philippines depuis 55 ans, World Vision a apporté une aide d’urgence au pays immédiatement après la tempête. Celle-ci a toutefois été difficile à apporter en raison des

24 000 HABITANTS de Cébu Nord et d’Iliolo ont reçu des colis alimentaires et des articles d’hygiène.

25 000 KILOS DE MATÉRIEL DE SECOURS ont été livrés par avion de fret à Manille.


9,5 MIo. TOUCHÉS

PAR LE TYPHON HAIYAN.

2,3 MIo. Chaque année, tremblements de terre, ouragans et violences constituent des menaces. En cas de catastrophe, une intervention rapide de spécialistes est essentielle. World Vision soutient les victimes non seulement par une intervention rapide et de l’aide d’urgence, mais aussi dans le cadre de la reconstruction et de la prévention.

SYRIENS ONT FUI

DE

dans LES PAYS VOISINS.


Dans le domaine de la coopération au développement, faire cavalier seul est tout sauf durable. Pour la réalisation de ses projets comme sur le plan organisationnel, World Vision Suisse collabore avec des partenaires puissants. Les synergies découlant de projets communs sont importantes pour travailler efficacement sur le long terme. En effet, des partenariats entre des organisations du secteur privé et des ONG peuvent générer de précieuses symbioses.


LE SPONSORING D’ENTREPRISES

LE SOUTIEN PRÉCIEUX DU GRIWAGROUP Le GriwaGroup est composé de plusieurs sociétés des secteurs fiduciaire, de l’architecture et de l’ingénierie dans la région de Grindelwald. Le GriwaGroup s’engage au côté de World Vision Suisse en Mongolie. Là-bas, dans la localité de Khentii, l’engagement chiffré à 23 900 francs suisses de ces spécialistes de l’immobilier permet chaque année à des familles particulièrement défavorisées de s’offrir une maison. En 2013, six familles mongoles ont obtenu un nouveau logement.

RÉNOVATION DE LA CANTINE DES ENFANTS DE CUMPANA En Roumanie, la cantine sociale de Cumpana a été dotée d’une nouvelle cuisine. À Cumpana, la situation financière de nombreuses familles ne leur permet pas de donner à leurs enfants de l’argent pour leur repas. Le précieux soutien apporté par la Suisse permet désormais aux enfants de prendre des forces pour assister aux cours. Ceci grâce à l’engagement, chiffré à plus de 17 800 francs suisses, de la société Zbären Kreaktivküchen AG. Grâce à la rénovation entreprise, plus de 80 enfants socialement défavorisés ont pu continuer de prendre leur repas à la cantine.

SUR LE TERRAIN, IL EST IMPÉRATIF D’AVOIR DES PARTENAIRES DE SPONSORING PUISSANTS Les partenariats locaux sont tout aussi importants que les partenariats en Suisse. Le projet «Miller’s Pride», à Dar es Salam, la plus grande ville de Tanzanie, dans l’est de

l’Afrique, en est une bonne illustration. En collaboration avec Royal DSM, World Vision y réalise un projet visant à améliorer durablement la situation de la population sur le plan nutritionnel.

ROYAL DSM S’ENGAGE LOCALEMENT A DAR ES SALAM DANS LE CADRE DU «MILLER’S PRIDE PROGRAM» L’addition de micronutriments au maïs est un aspect central du projet, depuis ses débuts en mai 2013. L’ajout d’éléments nutritifs aux denrées alimentaires de base est avant tout destiné à mieux protéger les enfants contre la malnutrition. À cet égard, les parties comptent sur la longue expérience de Royal DSM dans le domaine alimentaire. L’expérience de World Vision en matière de coopération au développement entre quant à elle en ligne de compte au niveau de la mise en place de ce projet innovant. En 2013 également, des meuniers locaux ont commencé à bénéficier d’une formation aux nouveaux procédés de production organisée par le PAM (Programme Alimentaire Mondial). Les producteurs locaux en ont également profité : la farine enrichie leur permet de se différencier des autres producteurs et d’avoir un avantage sur leurs concurrents. Le projet «Miller’s Pride» est un formidable exemple de collaboration fructueuse entre des organisations non gouvernementales et des entreprises privées. Les sponsors

Z B Ä R E N   

  S W I S S

KITCHEN MANUFACTURE

37 Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

Quels que soient la branche et le secteur économique, chaque entreprise a une responsabilité sociale à assumer. Afin de soutenir notre vision d’un «monde pour les enfants», World Vision Suisse offre aux entreprises la possibilité de s’engager dans le domaine de leur choix.


FONDS PUBLICS

Un monde pour les enfants  |  RAPPORT ANNUEL 2013 |

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World Vision Suisse est riche de plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la coopération au développement. Cette expérience entre en ligne de compte dans le cadre du travail quotidien réalisé dans les projets, et constitue aussi souvent un outil précieux pour d’autres organisations. Il nous tient à cœur d’investir notre savoir-faire dans le cadre des projets, y compris au profit de nos partenaires locaux. Ensemble, nous faisons un grand pas en direction de notre vision d’un «monde pour les enfants». L’argent investi dans des projets réalisés avec des agences des Nations Unies telles que le Programme Alimentaire mondial (PAM) ou l’UNICEF est comptabilisé comme fonds publics.

EXPERTS DE LA MISE EN ŒUVRE DE PROJETS En avril 2013, dans le contexte de la coopération internationale avec les gouvernements, World Vision Suisse a signé un accord de coopération avec le DFID, le département britannique pour le développement international. Le DFID met à disposition près de six millions de francs suisses pour remettre en état le réseau vétuste d’alimentation en eau de la ville de Bulawayo, au sud-ouest du Zimbabwe. 76 000 enfants de 80 écoles ont ainsi accès à de l’eau potable ainsi qu’à des installations sanitaires dans leurs établissements scolaires.

UNE COLLABORATION ÉTROITE AVEC L’UNICEF Au Zimbabwe, World Vision réalise un projet en rapport avec l’eau, les installations sanitaires et l’hygiène en collaboration étroite avec l’UNICEF. Une étude de l’UNICEF réalisée en 2010 dans la ville de Plumtree a montré que la petite localité enregistrait une croissance rapide, mais que ses conditions d’hygiène étaient préoccupantes. Avec World Vision, l’objectif a été fixé de réduire nettement le nombre de décès dus au manque d’hygiène, d’eau ou d’installations sanitaires, et d’améliorer sensiblement le niveau d’hygiène. Au cours des mois qui ont suivi, les deux partenaires ont réalisé différentes mesures : l’approvisionnement en eau a été remis en état. Les stations de pompage, d’épuration et le réseau de conduites, y compris les canalisations d’eaux usées, ont été remplacés. Dans le domaine de l’hygiène et de la santé, des mesures de formation ont été appliquées, notamment sur le plan de l’élimination et du tri des déchets.

LE PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL (PAM) COMPTE SUR WORLD VISION La collaboration avec le PAM, la plus grande organisation humanitaire au monde, est un aspect important du travail réalisé localement. World Vision travaille en étroite collaboration avec cette organisation des Nations Unies dès lors qu’il s’agit de distribuer des denrées alimentaires ou de les rendre accessibles là où l’on en a le besoin le plus urgent. Le Liban, où le PAM a chargé notre bureau local de distribuer des bons d’alimentation, en est un exemple innovant. Nos spécialistes locaux veillent à ce que la distribution de ces bons profite aux réfugiés les plus pauvres, et à ce que ces derniers achètent vraiment les aliments prévus au prix convenu.


La transparence est importante pour nous. Vous trouverez en page 2 du rapport annuel un graphique indiquant nos sources de revenus en 2013. Les fonds publics ont représenté 20,9 % des recettes de World Vision Suisse.


Impressum ÉDITEUR RÉDACTION

World Vision Schweiz, Dübendorf Mathias Gehrig (direction de la rédaction), Monika Hartmann et Thomas Wirth (World Vision), Dr. Thomas Hauser (HDK) CONTRIBUTION Prof. Dr. Urs Gröhbiel, Délégué à la coopération au développement auprès EXTERNE de la Fachhochschule Nordwestschweiz (FHNW), Dr. des. Christoph Pimmer, Fachhochschule Nordwestschweiz (FHNW) CONCEPT / LAYOUT Haus der Kommunikation AG (HDK), Zollikon ICONOGRAPHIE World Vision IMPRESSION Ostschweiz Druck AG, Wittenbach Papier Imprimé sur BALANCE : 100 % papier recyclé, certifié FSC, neutre en CO2


worldvision.ch World Vision Suisse est certifiée ISO 9001 pour une gestion efficace de la qualité. Notre organisation dispose par ailleurs du label NPO pour l’excellence de son management, qui atteste de façon neutre sa grande transparence. Le sigle d’Ideas aidrating est gage de la transparence de nos contenus.

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World Vision Suisse Kriesbachstrasse 30 8600 Dübendorf T +41 22 306 12 50 info@worldvision.ch www.worldvision.ch

World Vision Suisse Rapport annuel 2013  

Rapports détaillés sur les projets, les produits et l'utilisation des fonds.

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