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e 28 janvier 2013 marquera une date importante dans le processus de création du Grand Genève. Celle de sa naissance «officielle» en quelque sorte. Car en créant à cette occasion un Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT), les différents partenaires impliqués dans la construction de ce territoire le dote, pour la première fois, d’une instance juridique claire. Certes, depuis 2005, ils s’étaient engagés dans l’élaboration d’un Projet d’agglomération commun. Dans ce but, ils avaient créé un comité de pilotage politique ainsi qu’un comité de projet composé de techniciens au sein desquels les questions relatives à l’avenir du Grand Genève étaient régulièrement débattues. Mais, faute de posséder une autorité légale en tant que telle, ces organes s’apparentaient parfois à des « clubs de discussion », nécessaires pour le développement des projets en cours mais dépourvu de capacité juridique et d’autonomie en matière budgétaire. Deux carences que le nouveau GLTC entend aujourd’hui pallier. « Même s’il est encore relativement modeste, c’est la première fois que nous possédons un budget commun, financé par les différentes parties de part et d’autre de la frontière et que nous nous donnons vraiment les moyens de consacrer ensemble un certain nombre de financements pour des politiques publiques », explique François Lonchamps, conseiller d’État genevois en charge du département de l’urbanisme et président de la nouvelle entité.

GENÈVE EN CHIFFRES

191 803 habitants

résidaient à Genève en 2011. Une taille modeste qui contraste avec sa renommée internationale.

45,6 %

de la population genevoise était composée de ressortissants de nationalité étrangère en 2009.

211 communes

sont actuellement présentes au sein du périmètre d’action du Projet d’agglomération franco-valdo-genevois.

550 000 passages

de frontière sont recensés chaque jour sur le territoire du canton de Genève, plus que l’ensemble des passages frontaliers avec le reste de la Suisse.

WALTER BARROS

L

de Genève et de Vaud et le Conseil régional du district de Nyon ; côté français, la Région Rhône-Alpes, les Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie et l’ARC syndicat mixte qui regroupe les communes et intercommunalités ceinturant le territoire genevois (voir carte ci-dessous). Il représente un territoire de plus de 200 communes de part et d’autre de la frontière et de près d’un million d’habitants dont 460 000 au sein du canton de Genève et 342 000 parmi les communes françaises qui composent l’ARC. Dans les faits, sa mission consistera à accompagner le processus de rapprochement transfrontalier en coordonnant la mise en œuvre de projets communs dans des domaines aussi diverses que le logement, la mobilité, l’urbanisation, l’économie, l’environnement ou l’agriculture. Toutefois, il n’aura pas la possibilité d’imposer ses orientations aux différents partenaires. Le système fonctionnera sur une base volontaire d’engagement mutuel et chacun restera maître d’œuvre des projets à réaliser sur son territoire géographique. Vu d’ailleurs, cet événement peut sans doute paraître anodin. Mais pour les parties concernées, il représente bel et ■ ■ ■

200 communes Concrètement, le GLTC rassemble huit parties autour du projet d’agglomération : côté suisse, la ville de Genève, les cantons

LE SYSTÈME FONCTIONNERA SUR UNE BASE VOLONTAIRE D’ENGAGEMENT MUTUEL ET CHACUN RESTERA MAÎTRE D’ŒUVRE SUR SON TERRITOIRE.

ACTEURS URBAINS /// MARS 2013

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Profile for Isabelle  Besson-Moreau

ACTEURS URBAINS N°10 - MARS 2013  

Le premier magazine mensuel des décideurs de la distribution urbaine de marchandise. Porté par le développement du e-commerce notamment, la...

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