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B. B.

LA PREMIÈRE RÉUNION DU 29 JANVIER A RASSURÉ SUR LA MÉTHODOLOGIE. • Les élections municipales approchent

(en mars 2014) et la qualité de l’air, contrôlé par Airparif et mesuré par l’indice réglementaire ATMO, fera débat dans l’opinion publique. « Il faudra avoir une lecture politique des travaux et commissions qui se mettent en place. Bertrand Delanoë veut laisser un bel héritage », prévient un transporteur parisien. • La France est sous la menace d’une mise en demeure de Bruxelles (appliquée fin mars ?) pour non-respect de la directive sur l’air, Paris faisant partie des agglomérations dans le collimateur. La capitale ne peut échapper à la mise en place d’une simili-zone d’actions prioritaires pour l’air, intégrant les transports terrestres. En 2017 ? « Dans l’état actuel des choses, l’objectif des 50 % n’est pas réalisable », assure Élisabeth Charrier (FNTR Ilede-France). « L’objectif est très clair mais on ne sait pas encore comment tout ça va marcher », reprend Jean Depraeter, président du Gatmarif. Avec cette question clé : quels nouveaux moyens de transport pour remplacer cette moitié de véhicules et camions roulant au gazole, appelés à disparaître de Paris ?

16 fches projets

L

A « CHARTE PARISIENNE EN FAVEUR

d’une logistique urbaine durable » a été portée sur les fonts baptismaux le 29 janvier, devant 90 personnes rassemblées à la mairie de Paris. 16 fiches projets ont été validées, la plupart orientées infrastructures (distributions d’énergies, nouveaux hôtels logistiques et espaces logistiques urbains, capacités foncières augmentées…) et les autres dédiées aux modes de transports terrestres. « On est passé d’une charte bonnes pratiques à une charte de projets », dit-on à la mairie,

en souvenir de la première charte Marchandise, initiée par le duo Baupin-Ripert, signée en 2006 et… devenue obsolète. Ce premier rendez-vous du 29 janvier mené par Julien Bargeton, (adjoint au maire chargé des Déplacements, des Transports et de l’Espace public) et Lyne Cohen-Solal (chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Professions indépendantes et des Métiers d’art) a permis d’entrer dans la méthode. « Une bonne réunion, bien préparée, bien pilotée qui a fixé un cap. Notre opinion est favorable  », souligne Jean Depraeter. « Nous avons apprécié l’esprit et le contenu. L’articulation autour de divers projets et expérimentations, réunissant plusieurs acteurs, peut porter ses fruits », assure Christian Rose, délégué général adjoint de l’AUTF. À ce titre, Julien Bargeton (40 ans), successeur d’Annick Lepetit au poste depuis juillet 2012, a fait bonne impression. « Il y a enfin une reprise en main des dossiers logistiques dans Paris. Rien à voir avec le simulacre de réunion subi l’an passé », assure un professionnel. Trois échéances proches ont été fixées : les commentaires sur le projet de charte sont attendus d’ici à fin février ; une version définitive est prévue mi-mars et… la signature espérée fin avril. « Mais nous ne sommes pas prêts à signer un chèque en blanc. Un point nous semble litigieux : le projet de charte ne fait pas mention de ZAPA ni de réglementations nouvelles. Or chacun sait que ce sont les réglementations qui conditionnent l’ensemble », dit-on à l’AUTF. « Il n’y a pas une logistique urbaine mais plusieurs schémas adaptés aux flux,

aux produits, aux volumétries, aux filières… Attention à ne pas tomber dans les concepts », rappelle Élisabeth Charrier. La diversité des acteurs, dans le périmètre urbain, n’est pas des moindres. Faut-il rappeler que les transporteurs pour compte d’autrui (dont les déménageurs et les messagers) n’ont pas les mêmes approches que les acteurs du « compte propre », euxmêmes divisés entre les «professionnels» et les « petits artisans ».

Tenir compte du e-commerce

D

ANS LEUR PRÉSENTATION, les promoteurs de la future charte parisienne ont dit tenir compte du boom des livraisons à domicile. Lesquelles nécessitent une organisation fine et différente des logistiques du BtoB. « Ce sont des trafics qui grossissent et que la mairie va prendre en compte », admet Jean Depraeter. « Le e-commerce génère 60 % de nos livraisons dans Paris. C’était 18 ou 20 %, il y a trois ans », précise Gérard Cohen-Boulakia, président de VIR Transport (200000 particuliers livrés par an dans Paris), aux commandes d’une flotte de 350 fourgons visibles dans la région parisienne. Quand la livraison comprend en plus un montage de meuble ou une mise en marche au domicile du particulier, la limite des 30 mn de stationnement autorisé (signalé avec un disque) fait tiquer. « Pour nombre de livraisons, 30 minutes, c’est trop court. ■ ■ ■

QUELQUES REPÈRES PARISIENS…

25 %

DIMINUTION DU TRAFIC AUTO EN DIX ANS

75 hectares

CHAUSSÉES EN MOINS POUR LES VOITURES DEPUIS 2001 A PARIS

28 MILLIONS 5 MILLIONS DE DÉPLACEMENTS QUOTIDIENS DANS LA CAPITALE

DE M2 LOGISTIQUES INTRAMUROS ET PETITE COURONNE

18 M€

RECETTE NETTE ATTENDUE AVEC LA TAXE PL ACTEURS URBAINS /// MARS 2013

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Profile for Isabelle  Besson-Moreau

ACTEURS URBAINS N°10 - MARS 2013  

Le premier magazine mensuel des décideurs de la distribution urbaine de marchandise. Porté par le développement du e-commerce notamment, la...

ACTEURS URBAINS N°10 - MARS 2013  

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