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71 LA CHAMBRE D’AGRICULTURE VOUS INFORME ET AGIT À VOS CÔTÉS

JUIN 2010 - N°10

Dans ce numéro

Cahier spécial 8 pages

cultures Page 2

Bassin allaitant de Saône-et-Loire : les acteurs de la filière s'emparent de leur avenir

et

environnement

Page 4

Économie

Le revenu des exploitations en question Page 13

Bâtiment

Vaches à (re)loger Page 14

Viticulture

L’exemple suisse Bienvenue à la Ferme

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Cavalesence Dijon

Un concept novateur de commercialisation Page 16

Portes ouvertes Jalogny Eleveurs charolais : producteurs d'avenir 1


Bassin allaitan

les acteurs de la fili

AOC Bœuf de Charolles : un pari gagné, un défi à relever En accordant l'Appellation d'Origine Contrôlée au Bœuf de Charolles, l'Institut National de l'Origine et de la Qualité reconnaît l'existence du terroir charollais. L'INAO distingue en particulier le savoir-faire des éleveurs en matière de sélection, d'usage et de valorisation des prairies par des animaux typés. Des savoirfaire qui ont façonné le paysage et donné cette viande de qualité unique. C'est la victoire d'un groupe d'éleveurs passionnés par ce métier dont ils ont hérité et qu'ils souhaitent transmettre et de partenaires très impliqués. Ensemble, ils ont réussi à transformer ce rêve fou d’une AOC lancé par le syndicalisme en une réalité. Toutes les énergies existantes - génétique, technique, économique, territoriale - doivent maintenant s'en saisir pour faire du ''Bœuf de Charolles'' un levier au service du développement de notre territoire. Jean-François Ravault Président de l’Association Bœuf de Charolles.

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Le 7 mai 2010, près de 200 personnes ont assisté au Parc des Expositions de Mâcon à la première restitution des travaux sur l'avenir des exploitations du bassin allaitant de Saône-et-Loire. Une première étape réussie qui dessine les contours d'un vaste chantier à venir…

Deux approches se sont complétées : une démarche prospective, qui a raisonné sur la base d’hypothèses imposées : par exemple, que pourrait-il se passer si la PAC disparaissait ? ou si au contraire elle était re-légitimée ? (Politique Agricole et Environnementale Commune ? Politique Agricole Alimentaire Commune ?), et une démarche analytique, qui a identifié des préconisations par thème.

Le pourquoi de la réflexion

Une démarche plébiscitée

Le 10 juin 2009, la réflexion avait été lancée officiellement par le Préfet et le Président de la Chambre d’agriculture devant les responsables professionnels et institutionnels : Organisations Professionnelles Agricoles (OPA), syndicalisme, organisations économiques, Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), enseignement, services de l’État, responsables politiques, etc. L’objectif affiché de ces travaux était de fédérer les éleveurs et leurs partenaires pour qu’ensemble ils soient les moteurs d’un projet stratégique pour le département.

L’organisation des travaux Le dispositif était ambitieux avec 23 groupes de travail pour alimenter la réflexion : à l’horizon 2030 pour le groupe “prospective” et à court et moyen termes pour les groupes thématiques (“économie des exploitations”, “génétique”, “filière”, “attractivité du métier” et “élevage, territoire et société”).

Au total, près de 150 personnes ont participé aux débats au travers des groupes de travail entre septembre 2009 et avril 2010, avec l’appui de deux consultants : l’un pour la prospective et l’autre pour les travaux thématiques. Premier indicateur de réussite de ce défi collectif : l’assiduité de chacun tout au long de la réflexion et une forte participation à la journée de restitution.

Le 7 mai : un nouvel élan Il est difficile de rendre compte de toute la richesse des travaux. C’est pourquoi, chacun pourra retrouver sur les sites internet de la Chambre d’agriculture et de la Direction Départementale des Territoires (DDT) le détail de l’étude avec les 4 scénarios de la prospective (voir encadré) et les préconisations découlant des travaux des groupes thématiques. Retenons de la prospective que les scénarios présentés sont volontaire-


nt de Saône-et-Loire : ère s'emparent de leur avenir ment extrêmes, voire caricaturaux, et que l’objectif d’un tel travail est l’anticipation des futurs possibles pour les influencer. Et c‘est là qu’interviennent les travaux des groupes thématiques qui avaient pour objet de fournir aux acteurs des leviers pour influencer ces futurs et redonner des marges de manœuvre. Le Préfet ainsi que le Président de la Chambre d’agriculture ont souhaité que les travaux soient démultipliés auprès de tous les acteurs concernés : éleveurs, mais aussi responsables politiques, OPA, enseignement agricole, société civile... A chacun de s’approprier les résultats de l’étude et de les appliquer à son domaine de compétences. Pour cela, la Chambre apportera son soutien à tous ceux qui en feront la demande et pourra notamment organiser des séances de restitution et de travail en partenariat avec les autres organismes agricoles. Il s’agit ainsi de travailler ensemble résolument à la conception et à la mise en œuvre d’un nouveau Projet Agricole Départemental (PAD) stratégique, outil commun absolument nécessaire.

La Chambre d’agriculture s’engage Christian Decerle a conclu la demijournée de travail en s’engageant plus précisément sur deux points : • d’une part à diffuser à tous ceux qui le souhaitent les premiers résultats de l’étude tant au niveau départemental qu’au niveau national.

• d’autre part, à développer des passerelles, avec d’autres organismes consulaires par exemple, sur la formation.



Des pistes très intéressantes ont été soulevées au cours de la table ronde (assemblée plénière du 7 mai).

La venue du ministre de l’Agriculture annoncée Cette étude rencontre d’ores et déjà au niveau national une certaine attention. Le ministre de l’Agriculture a fait savoir qu’il viendrait rencontrer les professionnels du bassin allaitant de Saône-et-Loire très prochainement et qu’il attend de cette étude des pistes d’actions pour le maintien et le développement de l’élevage allaitant.

: Sophie Dubreuil, chargée d’études économiques, 03 85 29 56 99 sdubreuil@sl.chambagri.fr.

Le développement de nos territoires est l’affaire de tous. Dans cet esprit, nous vous invitons à la réflexion et à l’échange au cours de 4 réunions ouvertes à tous et réparties sur le territoire. Notez d’ores et déjà les dates, les lieux et horaires vous seront précisés prochainement.

22 et 23 septembre / 13 et 14 octobre. Retrouvez les documents présentés le 7 mai, ainsi que le dossier complet de l’étude sur www.sl.chambagri.fr

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Le revenu des exploitations en question Dans un contexte économiquement très tendu et face aux effets d'une mondialisation qui échappe complètement aux agriculteurs, la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire a apporté un éclairage sur le revenu des exploitations et proposé plusieurs marges de progrès tangibles au cours de sa dernière session qui se tenait le 23 avril, à Autun.



Thierry Pouch, économiste à l'APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture), indiquait que « tous les spécialistes s'accordent à dire que cette crise économique est la plus grave depuis 1930. Ce n'est pas seulement une catastrophe, c'est un basculement vers un nouveau modèle, un changement structurel ». La part de l'Union Européenne et de l'Amérique du Nord dans le PIB mondial décline. Aujourd'hui, c'est l'Asie qui détient les réserves mondiales d'argent. On assiste à une progression fulgurante de la production agricole au Brésil, en Argentine...



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Thierry Pouch, économiste à L’APCA a fait une intervention remarquée au cours de cette session.

« La volatilité des prix est sans doute durable » selon Thierry Pouch. Il faudra restaurer les outils de régulation, pour assurer la souveraineté et la sécurité alimentaire, les discussions budgétaires s'annoncent tendues pour 2013.

Pistes à explorer en exploitation Toutes productions confondues, le résultat courant par UTAF* de la Ferme Saône-et-Loire a chuté de près de 36 % entre 2008 et 2009 (18 107 € en 2009 source CER France 71). *Unité de Travail Agricole Familial

Chiffres des centres de gestion à l'appui, les équipes de la Chambre d'Agriculture ont identifié les postes de charge les plus déterminants, filière par filière et dégagé des pistes intéressantes. L'attention se porte du côté de la mécanisation, la FDCuma montre que les charges peuvent varier du simple au double dans un même système de production. L'utilisation de matériel

en commun est à développer. En élevage, l'autonomie alimentaire semble le levier le plus probant, avec des pratiques comme le pâturage, la production de légumineuses, le raisonnement de la complémentation des veaux... D'autres pistes ont également été abordées : une prévention accrue en matière sanitaire, la valorisation des engrais de ferme, des vêlages supplémentaires, la vente en circuits courts, le bio...

Une question ? Un projet ? Vos conseillers sont là pour étudier avec vous les pistes techniques les plus adaptées à votre profil et à votre exploitation. Pour les contacter, consultez et conservez la plaquette jointe en pages centrales de ce numéro de Chambagri71.


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cahier spécial

cultures et environnement

La retenue de la Sorme : une protection des eaux au quotidien

Dans une région d’élevage extensif, la Communauté Creusot Montceau a à cœur de travailler avec les exploitants afin d'améliorer la qualité de sa principale ressource en eau potable.



Dans un contexte de protection forte de la qualité des eaux destinées à l'alimentation en eau potable, la Communauté vient de lancer une étude en concertation avec ses différents partenaires. L'objectif est de mieux connaître le rôle du phosphore dans le phénomène d'eutrophisation du lac (ou prolifération algale chronique) et ainsi aller plus loin dans l'amélioration de la qualité de l'eau et la réduction des coûts de traitement. En effet, selon JeanYves Tondoux, conseiller communautaire délégué chargé des milieux naturels et de la biodiversité à la Communauté, « la mise aux normes de la quasi-totalité des bâtiments d’élevage et la mise en œuvre du code de bonnes pratiques spéci-

fique au bassin versant ont conduit à une réduction des apports de phosphore au réservoir. Ce résultat a pu être atteint grâce à la mobilisation de l’ensemble des acteurs, propriétaires, exploitants, Chambre d’Agriculture, État, élus... ». Malgré ce progrès une prolifération algale chronique, plus ou moins aïgue, a lieu en fin d'été. La Chambre d’Agriculture anime le volet agricole du contrat de bassin et travaille de concert avec l’INRA de Thonon-les-Bains à qui a été confiée cette étude. Les zones les plus sensibles, à l'érosion notamment, seront identifiées autour de la retenue. « Cette étude permettra ensuite de définir les mesures de préservation

durable de la ressource en eau dans le cadre du programme d’actions propre au statut de captage stratégique Grenelle » poursuit Jean-Yves Tondoux. Des actions ciblées, sur le lac et/ou le bassin versant, complémentaires et efficaces, y compris pour limiter les pollutions domestiques seront menées pour lutter contre le phénomène.

: Sophie Simonet Chargée de mission Zone Vulnérable de l'Autunois 03 85 77 11 41 ssimonet@sl.chambagri.fr

Le bassin versant de la retenue de la Sorme en chiffres • Cinq communes : Blanzy, Les Bizots, Saint-Bérain/Sanvignes, Charmoy, Montcenis • Création de la retenue : 1972 • Superficie : 230 ha • Superficie du bassin versant : 6 312 ha • Population desservie : 50 000 à 100 000 habitants • Surface agricole utile (SAU) : 4 700 ha (91 % en prairies et 9 % en cultures) • 51exploitations concernées dont 47 impliquées dans l'opération locale Coût du programme d'actions pour la période 1991-2006 : 1,9 millions d'euros (C.C.M, AELB, Chambre d'Agriculture, exploitants, ponctuellement Conseil régional de Bourgogne et Conseil général de la Saône-et-Loire).

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Travail du sol : faire plus simple et moins cher Début juin, la Chambre d'Agriculture a organisé 10 rendez-vous pour découvrir avec Yvan Gautronneau, agronome à l'Institut Supérieur d’Agriculture Rhône-Alpes (ISARA), des profils de sols dans des contextes variés de milieux et de techniques de semis simplifiés. Plus de 50 agriculteurs ont répondu présents.



En grandes cultures, les charges de mécanisation représentent un tiers des charges. Le labour et le travail du sol profond constituent l'essentiel de ce poste. Un nombre croissant d'agriculteurs tentent la pratique du non-labour. Le meilleur moyen de connaître l'impact de ces pratiques sur le fonctionnement du sol est de réaliser un profil dans le champ. Les observations en non labour ont montré un enrichissement en matière organique en surface, très bénéfique pour limiter la battance et améliorer l'infiltra-

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tion de l'eau. En profondeur les structures horizontales créées par le labour et les reprises profondes s'estompent. Le sol est plus homogène, moins poreux et fonctionne comme une prairie permanente. En sol de limon battant fragile, le non labour n'est envisageable que si l’on part d'une structure favorable sans semelle de labour. Des situations sans travail profond (uniquement des déchaumages) ont évolué très favorablement. Mais, attention, si l'horizon de surface s'enrichit en matière organique,

l'horizon juste en dessous (-10 à -30 cm) à tendance à s'appauvrir et peut se reprendre en masse dans les limons. Dans ces conditions, la vie biologique, en particulier les vers de terre, est peu active. L'enracinement peut être alors fortement pénalisé. Les techniques les plus simplifiées de semis sous couvert permettent un gain de temps et de charges. Toutefois, cette technique se traduit par un démarrage des cultures beaucoup plus lent et parfois par des problèmes de gestion des populations de limaces et des adventices.


3 questions à Yvan Gautronneau Quand peut-on se passer du labour ? Les Techniques culturales sans labour ont-elles toujours un effet bénéfique sur la structure du sol ? ___________________________________ Se passer de labour est toujours possible et sans problème et aujourd’hui beaucoup d’agriculteurs en font l’impasse pour certaines cultures, selon leur place dans la rotation. Et cela ne pose aucun problème agronomique et a bien des avantages sur le plan économique. Ce qui est en débat c’est plus la suppression systématique du labour, on parle alors de TSL (Techniques Sans Labour), comme le font les agriculteurs en TCS (Techniques Culturales Simplifiées). Les pratiques en TCS sont très variées et les agriculteurs en changent très souvent. J’observe aussi que les résultats agronomiques sont très variables. Quelques-uns reviennent même au labour (moins profond, et sans rasette) principalement pour des raisons de maîtrise des adventices. En agriculture biologique, par exemple, je pense qu’il est inévitable (même s’il n’est pas systématique). Concernant les effets sur la structure du sol, en choisissant les TCS l’agriculteur s’en remet beaucoup aux vers de terre pour “refaire la structure du sol”, mais j’observe qu’ils ne sont pas toujours au rendez-vous.

En sol battant de Bresse, avec beaucoup de maïs dans la rotation, comment envisager le non labour systématique ? ___________________________________ Là, nous sommes bien devant une difficulté. Suite à mes nombreuses observations dans ce type de contexte, j’avais fait le pronostic suivant il y a une dizaine d’années : les TCS poseront des problèmes agronomiques dans les sols fragiles (comme les sols battants hydromorphes) et sans activité structurale (pas d’argile gonflante), et supportant des systèmes de culture agressifs pour la structure du sol (interventions en conditions humides pour l’implantation comme pour la récolte). C’est bien ce que j’observe le plus souvent et rares sont les agriculteurs en TCS qui obtiennent des profil culturaux satisfaisants dans ces conditions.

Que penser des techniques de semis direct sous couvert qui se développent en France ? ___________________________________ Mes observations chez les agriculteurs d’autres régions qui les pratiquent (ils sont encore peu nombreux) me conduisent à être perplexe. J’ai observé des situations très prometteuses. C’est très “technique” et

risqué, comme le disent leurs promoteurs eux-mêmes. L’avantage principal est une réduction des travaux d’implantation et qui se font sur un sol protégé par le couvert. Ils réussissent ainsi aussi à limiter l’utilisation des herbicides, ce qui est un autre aspect intéressant. Mais restons prudents, nous manquons de recul. Nous testons actuellement ces techniques depuis plusieurs années sur un dispositif expérimental en agriculture biologique en Plaine de l’Ain (en sol sableux irrigué) de 5 ans. Les résultats sont très décevants car en Bio, nous n’arrivons pas à avoir un couvert suffisamment “propre” et après roulage (avant semis), de trop nombreuses adventices prennent le dessus. Antoine Villard expert en grandes cultures 03 85 29 56 22 avillard@sl.chambagri.fr

Martine Despreaux-Robelin conseillère en secteur Bresse 03 85 72 43 36 mdespreaux@sl.chambagri.fr

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Systèmes de cul

pour une agric

Comment produire autrement dans un contexte de volatilité des



Les Chambres d'Agriculture de Bourgogne ont mis en place dès 2003, le programme “Plus d’agronomie, moins d’intrants”, avec l' objectif d’étudier la faisabilité de mise en œuvre par les agriculteurs de systèmes de culture intégrés, moins utilisateurs de pesticides, dans différentes situations de sols et climats. Les agriculteurs et les conseillers agricoles ont défini des systèmes de culture dits prometteurs, testés au champ sur 4 à 11 parcelles des exploitations (rotation, choix des cultures et les règles de décisions de la conduite de l’itinéraire technique).15 sites sont étudiés. L’évaluation après 3 à 5 années d’expérimentation sur 4 sites (Demigny71, Champcevrais-89, Lézinnes-89 et Courgenay-89) montre des résultats encourageants.

Une réduction nette de l’utilisation des pesticides Le nombre de doses homologuées ou IFT (Indice de Fréquence de Traitement) est passé de 4,9 à 2,6 soit une baisse 45 % (bien inférieur aux références régionales de 5,77 pour la Bourgogne en 2006). Cette diminution s’explique par la suppression de traitements autres qu’herbicides. L’introduction de cultures à bas niveaux d’intrants phytosanitaires comme le triticale ou la luzerne ou

dans une moindre mesure le tournesol permet également de faire diminuer significativement les traitements dans la rotation. L’utilisation des herbicides a peu évolué et elle s’est même légèrement dégradée sur 2 sites. Si certaines pratiques permettent d’améliorer la pression herbicide : recours au faux semis, ou parfois au binage du tournesol, introduction de la luzerne, substitution de produits phytosanitaires par de nouvelles molécules utilisées à faible dose (sulfonylurées sur blé et herbicides de post levée sur maïs), d’autres modifications du système dégradent l’indicateur IFT herbicide. Pour le blé, on peut supprimer en moyenne près de 2 traitements : le régulateur et l’équivalent d’un fongicide, sur tous les sites.

Bilan économique Les systèmes testés limitent les charges en intrants (semences, pesticides et engrais) de 76 €/ha en moyenne. Les marges nettes des systèmes innovants sont très proches des systèmes classiques si le prix du blé est bas (100 €/t) sur 3 sites sur 4. La réduction des charges compense intégralement la baisse des produits liée à l’introduction de cultures moins rémunératrices dans la rotation et la légère baisse des rendements.

Michel Duvernois, Directeur de la Coopérative Bourgogne du Sud. « L'allongement de la rotation est déterminant pour limiter l'usage des intrants comme l'azote ou les produits phytosanitaires. Les coopératives de la région ont ainsi décidé de doubler la capacité de production en huile et tourteaux de l'unité d'Extrusel à Chalon-sur-Saône pour la collecte 2011. En fonction des cours, il sera possible de traiter des graines de colza, tournesol ou soja. La culture du soja, dont la surface a été divisée par 4 en quelques années, peut retrouver un intérêt. La coopérative maîtrise la filière semence. Une nouvelle solution herbicide devrait améliorer les solutions de désherbage de cette culture. C'est aussi un excellent précédent au blé qui évite les précédents maïs et les risques de mycotoxines. Enfin, ce sera la seule alternative à la monoculture du maïs en zone inondable avec l'apparition de la chrysomèle du maïs. »

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lture innovants :

culture durable

s prix et d’enjeux environnementaux ? En cas de prix de vente des produits à la hausse (blé 160 €/T), la performance économique des systèmes intégrés est bonne et à la hausse mais reste bien inférieure aux systèmes de référence (en moyenne –140 €/ha de marge nette). Ces moins bons résultats sont dus à la présence de cultures à plus faible marge (pois, tournesol, soja). En système innovant sur le blé, la perte de rendement et donc de produit est entièrement compensée par la baisse des charges.

Des perspectives Ces résultats seront à conforter dans la suite de l’expérimentation et dans les 11 autres sites d’expérimentation suivis. Cette expérimentation en vraie grandeur chez des agriculteurs volontaires montre que les changements de pratiques sont progressifs : on ne change pas tout en un an… Il faut passer de “recettes” sur l’itinéraire technique à un raisonnement global à l’échelle du système de culture. S’il paraît envisageable de faire diminuer nettement et rapidement les traitements fongicides, régulateurs, voir insecticides, les herbicides posent plus de problèmes. La rotation, le travail du sol avant le semis, la date et dose de semis peuvent limiter le développement des adventices sans assurer la suppression

des herbicides. Pour cela, il faut disposer de matériel spécifique de désherbage mécanique (herse étrille, houe rotative, bineuse…) qui n’existe pas aujourd’hui sur la plupart des exploitations. Une des premières cibles pour ces systèmes de culture innovants sera probablement les bassins d’alimentation de captage en eau potable.

: Antoine Villard expert en grandes cultures 03 85 29 56 22 avillard@sl.chambagri.fr

Mélanie Dufoux conseillère en agro-environnement 03 85 29 56 44 mdufoux@sl.chambagri.fr

Le plan de fumure 900 agriculteurs font confiance à la Chambre d’Agriculture pour : - enregistrer leurs pratiques dans le respect des exigences de la réglementation, - être conseillé dans l’optimisation de la fertilisation et faire des économies. Il existe une gamme de services pour répondre à vos besoins. Contactez votre conseiller de secteur.

Mes P@rcelles Pouvoir faire la déclaration PAC, le plan de fumure, les cahiers d’enregistrements, le plan d’épandage et la gestion des parcelles avec un seul outil informatique ? Il y a maintenant Mes p@rcelles, la solution internet pour piloter les cultures, les prairies et les vignes. :

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Périmètres de protection des captages A différents moments de la procédure, la Chambre d’Agriculture met ses compétences au service des collectivités pour réaliser un diagnostic agri-environnemental (caractérisation des pratiques agricoles) et chiffrer les indemnisations dues aux agriculteurs et propriétaires. :

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À chacun ses systèmes de culture alternatifs Vous êtes en zone vulnérable Saône, Doubs ou Loire ? Nous vous proposons un diagnostic pour bâtir des systèmes de cultures alternatifs, économes en intrants et plus respectueux de l'environnement, adaptés à la situation de votre exploitation. 20 exploitations ont bénéficié de ce diagnostic en 2009. L'initiative, soutenue par le Conseil Régional de Bourgogne, est reconduite en 2010 et 2011.

En quoi consiste le diagnostic ? Après un descriptif global de votre exploitation (atouts, contraintes, enjeux majeurs, objectifs...), vous détaillez les principales rotations et itinéraires techniques par culture. S'ensuit une discussion avec votre technicien Chambre d'Agriculture sur les marges de manœuvre par rapport aux différents leviers agronomiques : environnement de la parcelle, équilibre des rotations, choix des variétés, choix des dates et densités de semis, travail du sol, faux-semis, désherbage mécanique... Le diagnostic aboutit à la co-construction des systèmes de cultures alternatifs avec rédaction d'une feuille de route objective pour les campagnes à venir. Ce premier temps de réflexion peut être suivi d'un accompagnement pour faire le point sur les modifications opérées, les difficultés rencontrées, les réajustements nécessaires...

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Une Charte pour concilier Zones Humides et Travaux Hydrauliques Ruraux La préservation et la gestion durable des zones humides (ZH) font depuis quelques mois l’objet de nombreux textes et débats. En 2009, en conjuguant l’expertise scientifique, notamment entre les Chambres d’agricultures et l’INRA, et la pression politique, l’arrêté du 24 juin 2008 a été révisé : le nombre de sols concernés a été sensiblement réduit, en dissociant bien les terrains réellement humides, à forts enjeux de biodiversité, généralement en prairies et les terrains simplement hydromorphes, souffrant d’un excès d’eau temporaire, corrigé par le drainage, habituellement en cultures. Nous sommes passés ainsi en Saône-et-Loire de 324 000 ha initialement concernés par les ZH à 123 000 ha potentiels, sur le critère ''sol'' ; un second critère repose sur la ''flore''. jourd’hui perçu par certains comme une atteinte aux ZH ! Ces différents problèmes ont été précisés et illustrés lors de la réunion organisée par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs le 18 janvier à Uxeau ainsi que lors d’une journée nationale organisée par l’APCA le 21 janvier à Paris.

cole de travail a été signé entre les différents partis, sous l’autorité du Préfet. La démarche retenue vise à construire un référentiel local partagé, entre experts et praticiens, en prenant en considération les différentes ressources scientifiques en agronomie, hydraulique et écologie ; les savoir-faire des praticiens, en particulier agriculteurs, entrepreneurs

Vers la signature d'une charte



Des problèmes juridiques subsistent L’application de cet arrêté, révisé, suscite encore aujourd’hui de nombreuses difficultés d’interprétation entre la profession agricole et les services de l'État, notamment en matière de définition des cours d’eau et des fossés, chaque catégorie obéissant à des réglementations différentes : leur simple entretien ou leur reprofilage, voire la création de fossés, sont devenus sur le terrain, des sources d’interrogations pour les agriculteurs, mais aussi pour les entrepreneurs et les maires ! Outre l’enjeu majeur en Bresse du drainage agricole, qui reste conditionné par les réseaux de fossés, se pose aussi l’enjeu relatif au captage de mouillères pour l’abreuvement des animaux, en régions herbagères. Hier encouragé par une mesure spécifique dans les Contrats d’Exploitation Territoriaux, le captage des mouillères est au-

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Afin de trouver un compromis, la solution partagée par les professionnels agricoles, les entreprises de drainage, les Associations des Maires, le Conseil Général et les services de l'État (Direction Départementale des Territoires et Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques), est de rédiger une charte de bonnes pratiques. Elle visera notamment à bâtir une clef de détermination pour caractériser les cours d’eau et les fossés ; à déterminer les bonnes pratiques en matière de captage des et services techniques ainsi que les usages locaux. Les conclusions du travail, issues de la confrontation méthodique, région par région, à la diversité des situations identifiées sur le terrain, seront disponibles en septembre et donneront lieu probablement à une mise en discussionnégociation, pour se concrétiser ensuite par la mise en forme de la Charte.

: mouillères ; à définir un code de bonnes pratiques conciliant le drainage des terrains blancs et la préservation des ZH à l’échelle du bassin versant et à construire un argumentaire sur les intérêts économiques et environnementaux du drainage. Dans la perspective de signer la Charte sur un socle solide, un proto-

Bertrand Dury conseiller agro-environnement

François Kockmann chef du service Agronomie-gestion de l'espace-environnement (SAGE)

Samuel Chanussot membre de la Chambre d'Agriculture, responsable du SAGE

Jean-Luc Desbrosses secrétaire de la Chambre d'Agriculture


Agronomie et Ecologie : quelles synergies possibles en Agriculture ?



L'agronomie demande à être mieux comprise et mieux intégrée dans les décisions publiques ; les référentiels régionaux des agronomes et les savoirs faire pratiques et locaux des agriculteurs sont trop rarement pris en considération dans les réglementations relatives à l'environnement. Parallèlement, l'écologie professionnelle ou associative a généralement une perception négative de l'agriculture, associée à la perte de biodiversité et aux contaminations des ressources (eau, sols..). Pour les agriculteurs, l'écologie se concrétise bien souvent au quotidien par un arsenal réglementaire de plus en plus contraignant et illisible sur leurs exploitations ! Or, la synergie entre écologie et agronomie sans oublier l'économie est indispensable pour relever les défis posés à

l'agriculture dans une perspective de développement durable. Dans ce contexte, marqué donc par des conflits latents et profonds, créer les conditions pour qu'un dialogue constructif entre agriculteurs et écologistes s'instaure, constitue un enjeu très important. C'est pourquoi l'Association Française d'Agronomie (AFA), créée en octobre 2008, initie une journée inter régionale en Bourgogne et FrancheComté, le 13 octobre prochain, au Domaine d'Epoisses à la Bretenière, en Côte-d'Or. Le fil conducteur de la journée sera d'illustrer, au travers d'expériences concrètes réussies que des synergies et des coopérations sont possibles et fructueuses ; la journée sera ponctuée par une mise en perspective des enjeux régionaux.

L'ambition de la journée est d'être un "carrefour des métiers" concernés par l'agronomie et l'écologie ; le public attendu est donc composite : agriculteurs mais aussi chercheurs, conseillers, enseignants, élus... issus de différents horizons, administration, collectivités territoriales, associations pour l'environnement, bureaux d'étude...

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François Kockmann, agronome, administrateur de l'Association Française d'Agronomie

L'exemple des prairies 

Des rencontres « Bout de champs » sont organisées annuellement. Elles permettent aux éleveurs de prendre conscience de la biodiversité des prairies qu’ils exploitent tout en tenant compte des critères agronomiques (date de fauche, fertilisation, type de sol, inondation…) ainsi que de la valeur alimentaire des fourrages exploités et récoltés aux différentes conditions. Des expertises floristiques associées à la caractérisation des habitats d’espèces sont proposées sur les sites Natura 2000. Celles-ci se révèlent indispensables pour le choix des Mesures Agro-Environnementales territorialisées (MAEt) à mettre en place. Quant au diagnostic de prairie, il se destine à l’ensemble des éleveurs du département qui sont confrontés à des problèmes de production et qui se po

Depuis 2001, la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire s’investit dans la recherche de références sur les milieux naturels prairiaux remarquables. Grâce aux compétences acquises et à la mobilisation de référentiels locaux, la Chambre d'Agriculture propose aux agriculteurs différentes interventions. sent des questions sur la flore de leur parcelle. Comme son nom l’indique ce diagnostic sur l'état de la prairie permet de disposer d’une vue globale de la flore de la prairie et d’apporter des éléments de réponses aux deux questions principales que se pose l’éleveur : - les espèces floristiques présentes sont elles intéressantes pour le mode d’exploitation de ma prairie ? - Faut il rénover la prairie ou bien l’améliorer par des interventions douces ? Quand intervenir, au printemps ou à l’automne ? Ces différents accompagnements reposent sur les résultats d'un programme de recherche de référence constitué : - d'inventaires floristiques assortis d’une caractérisation des conditions objectives, favorables et défavorables au maintien des différentes espèces flo-

ristiques caractéristiques. Ce premier travail a permis l’élaboration d’une flore des prairies inondables des vallées de la Saône, de la Seille et du Doubs à destination des éleveurs. - d'enquêtes agronomique pluriannuelles portant sur un réseau de parcelles représentatives. L’objectif était ici de connaître les dates de fauches optimales pour chacune des situations en prenant en considération l’ensemble des critères agronomiques et écologiques.

: Bertrand Dury, conseiller agro-environnement 03 85 29 55 64 bdury@sl.chambagri.fr

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Vaches à (re)loger La Chambre d’Agriculture, en partenariat avec le GDS 71 (Groupement de Défense Sanitaire) a mené une enquête, pendant l’hiver 2009 sur le parc de bâtiments d'élevage. Connaître l’état actuel du parc de bâtiments d’élevage bovin du département, recenser les besoins en modernisation pour les années à venir et les anticiper, voilà ce qui motivait les initiateurs, bien déterminés à peser de tout leur poids pour appuyer la profession agricole. Les derniers chiffres connus, portant sur le parc de bâtiments  du département, ont 10 ans (RGA 2000). Ils sont obsolètes et ne correspondent plus à la réalité. La Chambre d’Agriculture a donc décidé de mener une enquête auprès des 4 600 éleveurs de bovin (lait et viande) du département, avec l'aide du réseau des GDS locaux.

L'enquête 616 réponses exploitables ont été récoltées. Elles représentent 13 % des élevages bovins du département, et se répartissent en 88 % d’allaitants et 12 % de laitiers. La synthèse de l'enquête indique que les éleveurs hivernent en moyenne chaque année 155 bovins en allaitant, 114 en laitier et réalisent 72 vêlages. Au total les 616 éleveurs hivernent un peu plus de 92 500 bovins. Les stabulations (paillées et raclées) représentent pratiquement les deux tiers des places en bâtiments. A l'heure où l'on parle beaucoup de bien-être animal, les étables entravées sont encore présentes en nombre, elle représentent un peu plus du quart des places. Outre les places en bâtiment, chaque année, plus de 7 600 bovins passent

l'hiver en plein air. La majorité (68 %) sont hivernés en plein air par contrainte (manque de place, croissance de cheptel plus rapide que la construction de bâtiments…). Ces animaux en plein air sont présents chez 31 % des éleveurs. Un tiers de ces éleveurs sont des agriculteurs installés depuis moins de 10 ans ou proches de la cessation d’activité (retraite).

Des besoins urgents de (re)logement A court terme, la priorité est de (re)loger les vaches qui sont actuellement dans d’anciennes étables entravées ainsi que les vaches hivernant en plein air subi. L'estimation porte sur environ 20 000 places à créer, bovins allaitants et laitiers confondus, soit un niveau d’investissement pour le département de 40 millions d’euros au minimum. A plus long terme, la modernisation des stabulations existantes est également à prévoir, 75 % des 655 000 bovins du département sont concernés. Rendre la mécanisation des tâches quotidiennes plus facile et améliorer les conditions de vie des animaux est une nécessité pour tous.

Dominique Vaizand, Président de la ferme de Jalogny.

« Le nombre d'éleveurs diminue mais les animaux et les surfaces demeurent constants. Dans ces conditions, nous nous devons de défendre également le bien-être de l'éleveur. Un bâtiment adapté y contribuant largement, nous déplorons la suspension d'un plan de soutien départemental qui avait jusqu'ici porté ses fruits. Dans le contexte actuel, notre objectif est de pouvoir proposer à chaque éleveur une solution adaptée. Notre réflexion se poursuit donc, nous explorons toutes les pistes qui permettent une diminution des coûts : bâtiments économes, parcs hivernaux stabilisés, photovoltaïque sur toitures… ».

Déposez votre dossier PMBE 2010 ! dépôt en mairie de la demande de permis de construire avant le 15 juillet 2010. dépôt du dossier de demande de subvention PMBE complet (Permis de Construire accordé) avant le 15 octobre 2010. Prenez contact très rapidement avec votre conseiller bâtiment de la Chambre d’Agriculture pour connaître les modalités et les montants de subventions. Tél. 03 85 29 56 15

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Viticulture L’exemple suisse La commission viticole de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire s’est rendue début mai à la station fédérale de Changins ; l’occasion d’échanger avec le responsable de l’expérimentation et de la recherche pour le vignoble helvétique et de faire le point sur les avancées en matière de lutte intégrée chez notre voisin. Olivier Viret est chargé de la coordination des travaux de recherche  de référence en vigne. Avec un vignoble de taille comparable à celui de la Saône-et-Loire, son expérience dans l’organisation du conseil en matière de protection du vignoble et d’économie d’intrants est intéressante.

Deux axes majeurs sont développés : - L'agrométéorologie. Un réseau de stations météos très dense permet de donner des informations précises aux viticulteurs sur

l’épidémiologie avec l’aide de modèles de prévisions des risques sur l’état de ce risque et de son évolution dans les jours à venir. Les viticulteurs ont alors en leur possession tous les éléments pour ajuster leurs interventions. - L'adaptation des doses utilisées au volume de feuillage qui permet de moduler les quantités de produits phytosanitaires au plus juste des besoins de contrôle des maladies et ravageurs. « Il faut savoir que ces viticulteurs sont fortement soutenus par l’État Helvetique » précise Gilles Charpy-

Puget, élu du service Vigne et Vin. « Ce déplacement nous a permis de comparer les stratégies utilisées en Bourgogne et ailleurs et de constater que les écarts ne sont pas aussi grands qu’il pourrait y paraître. En effet, les modèles de prévision des risques sont utilisés depuis plusieurs années en Bourgogne et les travaux menés par la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire avec l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin) sur la réduction des doses portent leurs fruits ».

Bienvenue à la ferme Parce que manger bon, local et sain guide le choix de bon nombre de consommateurs, Bienvenue à la ferme, principal réseau d'accueil touristique en ferme, connaît un succès grandissant.



Plus de 5800 agriculteurs adhérents proposent de ''vivre la campagne de plus près'' : vente de produits à la ferme, repas en ferme auberge, week-end en chambre d'hôte, activité en ferme équestre, coffret cadeau... les possibilités sont illimitées ! Bienvenue à la ferme est une marque des Chambres d'Agriculture depuis 1988. Elle s'appuie sur une charte éthique fondatrice et de cahiers des charges complémentaires. Quatre thématiques : Hébergement, Gastronomie, Loisirs Découverte et Ser-

vices se déclinent en 16 formules agréées et contrôlées d'accueil et de vente à la ferme. Parmi les plus développées : vente de produits fermiers, ferme auberge, gîte et chambre d'hôte à la ferme. Les nouveautés : activité traiteur, apéritif vigneron, sac pique nique...

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Cavalescence Dijon : un concept novateur de commercialisation Malgré un contexte favorable, les éleveurs de chevaux éprouvent de  grandes difficultés à être efficaces en

matière de commercialisation. Porté par la FNC (fédération nationale du cheval), le concept des ventes amiables Cavalescence propose aux éleveurs une démarche organisée et collective pour mieux valoriser et commercialiser leurs produits. Du côté des cavaliers, c'est un ensemble de services et de garanties, une nouvelle manière d'acheter qui leur est proposée.

Une première en Bourgogne Après Paris, Tours et Plaffenhoffen, Cavalescence s'est déroulée à Dijon, le 11 avril. 39 chevaux de selle et poneys, issus des élevages bourguignons ont fait l'objet d'une évaluation comportementale. Ils ont été présentés aux cavaliers amateurs de la région par le biais d'un catalogue disponible sur place et du site internet www.cavalescence.fr. Près de 400 personnes ont assisté à

cette journée. Elles ont pu ainsi voir évoluer les chevaux et les essayer. Cette opération a bénéficié d'une forte implication des acteurs de la filière équine régionale : Association régionale des éleveurs de chevaux de sport, Conseil du Cheval, Maison familiale rurale d'Etang-sur-Arroux, ANSF (association nationale du Selle Français) et de la Chambre d'Agriculture 71 (recrutement des chevaux, promotion , organisation). Le bilan est positif : plusieurs chevaux ont été vendus et de nombreux contacts pris. Les fiches et les vidéos des chevaux sont consultables en ligne jusqu'à la fin de l'année. Gageons que cette vente deviendra un véritable rendez-vous annuel pour les amateurs de chevaux. Une deuxième édition aura lieu en octobre 2011.

: Valérie Bizouerne Conseillère filière équine 03 85 29 55 83 vbizouerne@sl.chambagri.fr

3ème fédération sportive en France après le foot et le tennis +10 % de licenciés/an, 80 % de cavaliers amateurs (79 % de femmes, 70 % de juniors), 2/3 rêvent d'acquérir un cheval, 45 000 éleveurs et 900 000 chevaux en France (970 éleveurs et 11 000 chevaux en Bourgogne).

Sélection des jeunes étalons Selle Français à Cluny Pour la 3ème année consécutive, l’Association Nationale du Selle Français organisait, sur le site du Haras national de Cluny, la journée de sélection des chevaux mâles, de race Selle Français. L’Association Nationale du Selle Français représente les éleveurs de chevaux Selle Français. Elle a pour mission  d'organiser la sélection et de promouvoir la race.

Ainsi, c’est dans le cadre de ce programme qu’avait lieu, vendredi 21 mai, la première réunion (sur les huit organisées en France) du cycle de sélection des candidats étalons de 2 et 3 ans. Cette première étape permettra aux meilleurs sujets de figurer parmi les lauréats de la finale nationale et recevront un avis favorable pour produire en Selle Français.

La Qualificative Etalons de Cluny Le pôle d’Equivallée a accueilli une centaine de chevaux mâles de 2 et 3 ans, venus de Bourgogne et des régions limitrophes. Les juges formés par l’ANSF, les éleveurs participants et les spectateurs ont pu voir les équidés évoluer sur les différents ateliers qui composent cette sélection. Les qualifications reposent sur l’évaluation de l’ani-

mal au modèle (morphologie), aux allures (locomotion), au saut en liberté (aptitudes à l’obstacle) et au saut monté (aptitudes à l’utilisation) pour les 3 ans débourrés.

Un début prometteur ! D’après les jurys, cette année est riche en nombre de participants et en variété de croisements génétiques avec une grande diversité dans les lignées paternelles et maternelles des candidats. Malgré un hiver rigoureux, peu favorable à la préparation des chevaux, la qualité des présentations et des animaux était au rendez-vous. Les lauréats se rendront à la finale, l’automne prochain.

: Sophie Dubrulle Déléguée ANSF inter-région Centre Est 06 58 77 27 68 - sophie.dubrulle@ansf.fr

Les chevaux bourguignons candidats 3 ans : Turano Courcelle (9e) (M. Chauvin 71) ; Trophée Sodh (14e) (M. Othenin 21) ; Titan Kan (15e) (M. Duwiquet 71) ;

Texas de la Folie (M. Bourgeot 21) ; Tempo des Rosiers (M. Carollo 89). 2 ans : Ulster Courcelle (2e), Umpec Courcelle (6e), Underground Courcelle (14e) et Uruguay Courcelle (15e) (M. Chauvin71) ; Uranus du Bassin (3e) (Mme Potignon 71). 15


> Technlogies innovantes appliquées à la pulvérisation en viticulture 1er juillet 2010 - Soirée technique - De 17 h 30 à minuit - Lycée Lucie Aubrac à Davayé.

> Démonstration de compostage 6 juillet 2010, EARL Barnay à Fleury-la-Montagne, dans le cadre du contrat de Rivière du Sornin.

> Fête de l'Agriculture Les Jeunes Agriculteurs vous donnent rendez-vous pour la finale départementale des concours de labour. 22 août 2010 à Bourbon-Lancy 16 septembre 2010 au Conseil Général de Saône-et-Loire, rue de Lingendes. Une invitation de l’Association Agri Solidarité, en partenariat avec la Chambre d’Agriculture, la Mutualité Sociale Agricole et le Conseil Général de Saône-et-Loire.

> Fermes gourmandes Auberge de Malo – Pascal GOUJON – ETRIGNY, les samedis 10 et 24 juillet, 14 août, 11 septembre de 9 h à 13 h. Ferme Auberge de Chamoge – Nathalie et Patrick JOUVENAUD – BARON, Vendredi 2 juillet et samedi 3 juillet 2010 – 17 h à 22 h. Centre de Tourisme Equestre Le Moulin des Vaux Yannick GUYOT de CAILA – NOCHIZE Les dimanches 4 juillet et 19 septembre de 14h30 à 18h. Ferme BIOGretener – Christine et Thomas GRETENER – FRANGY-EN-BRESSE Samedi 24 juillet de 18 h à 24 h.

59, rue du 19 Mars 1962 BP 522 71010 MACON Cedex Tél. 03 85 29 55 50 Fax 03 85 29 56 55 accueil@sl.chambagri.fr www.sl.chambagri.fr

Chambagri 71 vous interpelle, vous avez une interrogation ou une suggestion ? Un contact facile, une réponse rapide au 03 85 29 56 24

Domaine de Monterrain – Martine et Patrick FERRET – SERRIERES Vendredi 13 août 2010 à partir de 14 h. La Ferme d'Artus – Evelyne et Jean-Paul THERVILLE – BEAUBERY Samedi 4 sept. à partir de 15 h et dimanche 5 sept. à partir de 10h30. EARL de la Colombe – CHASSIGNY-SOUS-DUN Samedi 11 septembre 2010 – 10 h à 19 h. Domaine des Varennes – Patrick BENAS – SERRIERES Samedi 16 octobre 2010 et dimanche 17 octobre 2010. Domaine des Poncetys – Lycée Viticole et Agronomique de Mâcon-Davayé DAVAYE - Samedi 23 octobre 2010 – 9 h à 14 h

Techniques, conseils et outils pour préparer l'avenir : 14 ateliers : Energie, Alimentation, Herbe, Sanitaire, Génétique, Engraissement, Bio, Vêlage à 2 ans, Informatique et Electronique... 1 forum ''L'élevage allaitant face à son avenir : enjeux et opportunités 1 table ronde ''Quelle génétique pour demain ?''

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Edité par la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire Crédits photos : Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire, LR communicability

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Chambagri71 n°10