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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020


Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

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n se dotant d’un Schéma d’orientation pour la culture, la Ville de Besançon poursuit principalement trois objectifs. Elle tient d’abord à réaffirmer un engagement fort et déjà ancien pour une dimension importante de sa politique. Loin d’être une simple compétence optionnelle dont on pourrait momentanément s’exonérer en période de crise, la culture est au contraire un domaine qui réclame et justifie une intervention des collectivités d’autant plus grande que les repères de la société se délitent sous l’effet conjugué de l’individualisme, de l’affairisme et du communautarisme. Avec ce schéma, la Ville souhaite également jouer, à l’avenir, un rôle plus important, sans interventionnisme excessif, mais en cherchant à rapprocher, à faire émerger des consensus et de la cohérence, à provoquer des déclics, en suscitant le débat, quitte parfois à provoquer, en réinterrogeant les habitudes, les manières de faire, ou tout simplement en accompagnant ceux qui souhaitent « faire bouger les choses ». Dans tous les cas, la Ville de Besançon entend être le partenaire de tous ceux qui ont une ambition pour leur ville. Pour cela, elle fera ce qui est en son pouvoir pour recréer du lien entre tous ceux qui voudront s’engager dans cette aventure car il n’y a pas de culture ambitieuse et vivante sans liens forts entre les acteurs culturels, entre les artistes et les publics, entre les différentes populations d’un territoire, entre ce territoire et ses voisins, entre le monde d’hier et celui de demain. La Ville tient enfin à montrer son attachement à une culture exigeante, ouverte au plus grand nombre, portée ou relayée au niveau local par des acteurs pleinement investis et réunis autour de valeurs communes. C’est parce qu’elle pense que les arts et la culture sont plus que jamais des composantes fondamentales du développement d’une ville et de l’épanouissement de ses habitants que la Ville de Besançon a souhaité se doter et mettre en œuvre ce Schéma d’orientation pour la culture. Depuis deux ans, avec les conseillers municipaux délégués à la culture et au patrimoine, Jean-Pierre Govignaux, Carine Michel et Frank Monneur, nous avons tenu à faire évoluer les modalités de nos relations avec les acteurs culturels : nous les avons d’abord reçus et écoutés longuement  ; aussi souvent que cela a été possible, nous avons suscité des rapprochements afin de donner plus d’ampleur aux projets ou d’en faire naître de nouveaux ; nous avons mis en place des relations conventionnées entre la Ville et ses principaux partenaires ; à chaque fois que l’occasion s’est présentée, lors par exemple d’un changement de direction à la tête d’une institution, nous avons fait le choix de projets ambitieux sur le plan artistique, ouverts aux partenariats et sensibles à la problématique de l’élargissement des publics ; nous avons enfin inauguré de nouvelles

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collaborations avec les délégations éducation et vie des quartiers de la Ville. Ce schéma résulte d’abord et en grande partie de ce changement de méthode. En rencontrant les acteurs culturels - directeurs des grandes institutions, artistes et compagnies, responsables d’associations, chefs de services... - nous avons également découvert un paysage contrasté, et même, par certains aspects, paradoxal. De ces échanges, nous avons retenu deux enseignements : • A Besançon l’offre culturelle est riche et diversifiée, mais elle reste encore trop peu connue et trop peu partagée, et ceci malgré les efforts importants et souvent couronnés de succès de certains acteurs pour élargir leur audience. • Si la ville compte de nombreux talents dans tous les domaines, ceux-ci sont souvent isolés et freinés dans leur expression par des contraintes structurelles ou par la faiblesse des moyens mis à leur disposition. Ces deux constats touchent, dans des proportions diverses, tous les secteurs de la création artistique et de l’action culturelle, à l’exception peut être du patrimoine qui bénéficie depuis plusieurs années d’un engagement fort, tant au niveau de la conservation que de la valorisation, grâce en particulier à l’inscription de l’œuvre de Vauban au Patrimoine mondial de l’Unesco. Besançon peut se féliciter du travail effectué depuis des décennies. Mais quand on pointe le décalage entre les potentialités et la réalité, entre l’abondance de l’offre et son audience, entre l’engagement des artistes et le rayonnement de leurs travaux, on doit reconnaître que les marges de progression sont considérables. Dès lors, nous avons souhaité structurer ce schéma d’orientation pour la culture autour des deux orientations stratégiques suivantes : • favoriser l’accès du plus grand nombre à l’offre et aux pratiques culturelles et artistiques, • soutenir la création et la recherche dans les différents domaines des arts et de la culture.

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Les rencontres avec les acteurs culturels nous ont permis de pointer les atouts et les faiblesses de chaque secteur. Les 32 propositions du Schéma d’orientation pour la culture résultent du croisement des orientations stratégiques retenues par la Ville et du travail de diagnostic et de prospective effectué avec les acteurs culturels. Ces propositions sont des réponses appropriées et concrètes aux problèmes que rencontrent les principaux acteurs de la ville ; elles n’ont pas vocation à résoudre dès aujourd’hui toutes les difficultés, ce qui serait impossible et irréaliste, mais à donner l’impulsion qui permettra de franchir un palier et d’ouvrir de nouvelles perspectives. Ce schéma a donc pour ambition de rassembler autour d’un projet global, cohérent et à long terme, les acteurs publics et privés qui œuvrent à Besançon ou dans sa région au développement des arts et de la culture. Comme le montre abondamment le développement qui suit, ce schéma se veut à la fois stratégique et pragmatique. Dès l’origine, nous avons souhaité que ce travail ne se limite pas à de simples déclarations d’intention, lointaines et inaccessibles, ni à un catalogue d’actions sans lien entre elles, mais qu’il articule harmonieusement visées à long terme et actions concrètes, réunies dans un tout cohérent. Sans attendre la présentation de ce schéma, un certain nombre de réorientations ont été effectuées en fonction du calendrier propre à chaque domaine d’activité et à chaque projet. L’exposé qui suit tend à montrer qu’en dépit de calendriers hétérogènes, les décisions prises et celles qui le seront à l’avenir en matière de politique culturelle ne s’intègrent pas moins dans un cadre réfléchi et cohérent. Le nombre de ces propositions dit assez le foisonnement de la vie culturelle bisontine mais aussi l’ampleur des chantiers qu’il nous faut ouvrir ou poursuivre simultanément, afin de permettre à Besançon de franchir un cap et d’assumer pleinement sa vocation culturelle de capitale régionale. Il va sans dire que c’est avec l’aide de tous et l’implication de chacun que cette vaste et exaltante entreprise pourra porter ses fruits.

Yves-Michel Dahoui

Adjoint à la culture et au patrimoine

Jean-Louis FouSSERET Maire de Besançon Président du Grand Besançon

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Rassembler, dynamiser et élargir : 32 propositions pour les arts et la culture à Besançon

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inq musées de France, six bibliothèques municipales, deux scènes labellisées par le Ministère de la Culture, un orchestre symphonique, dix festivals de musique, une scène lyrique, plus de deux cents monuments historiques répertoriés, un patrimoine architectural exceptionnel inscrit à l’Unesco, de nombreux artistes et compagnies de renommée nationale et internationale, plus de deux cents groupes constitués dans le domaine des musiques actuelles..., la richesse de la vie culturelle bisontine impressionne et témoigne d’un engagement fort et déjà ancien de tous, acteurs privés et publics, pour les arts et la culture à Besançon.

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Plus encore que celle d’une autre ville de sa tranche démographique, l’offre culturelle bisontine est caractérisée par une très grande variété et abondance de propositions. Par vie culturelle, on entend aussi bien les activités de création, de diffusion et de formation artistiques, que celles de conservation des collections, des monuments et des vestiges dont l’intérêt esthétique et historique font qu’ils méritent qu’on les transmette aux générations futures. Chacun à sa façon souligne cette richesse et même cette profusion, chacun aussi s’en réjouit et en profite, tout en regrettant que cette abondance le mette si souvent devant l’embarras du choix et aussi devant la difficulté d’appréhender complètement la diversité des propositions. Un examen plus poussé de ce paysage, si séduisant au premier abord, fait toutefois apparaître des lacunes ou des freins qui touchent dans des proportions diverses tous les secteurs d’activité. Depuis mars 2008, un important travail de diagnostic, de réflexion et de prospective a été effectué au sein de la Délégation Culture et Patrimoine, tout d’abord en impliquant l’ensemble des établissements et services municipaux et ensuite en rencontrant individuellement ou collectivement l’ensemble des acteurs culturels subven-


tionnés par la Ville et les autres collectivités publiques. Ce travail de diagnostic a permis d’identifier deux secteurs insuffisamment soutenus : l’action culturelle, en particulier en direction des publics les plus éloignés de l’offre et des pratiques culturelles, et la création artistique, tout particulièrement dans le domaine des arts de l’image. Dès lors, la Ville de Besançon a décidé de restructurer sa politique culturelle pour les dix ans à venir autour des deux orientations stratégiques suivantes : • Favoriser l’accès du plus grand nombre à l’offre et aux pratiques culturelles et artistiques, • Soutenir la création et la recherche dans les différents domaines des arts et de la culture.

Favoriser l’accès du plus grand nombre à l’offre et aux pratiques culturelles et artistiques A Besançon, le secteur qui touche le public le plus large est celui de la lecture publique. Treize pour cent de la population bisontine s’abonne aux médiathèques municipales. C’est proportionnellement inférieur à ce qui se pratique dans des villes de même taille, mais c’est encore bien supérieur aux taux de pénétration dans la population des autres propositions culturelles, qu’il s’agisse des musées, de la musique, du théâtre ou des arts plastiques... C’est globalement insuffisant. Besançon a dans ce domaine de vrais progrès à faire. C’est la raison pour laquelle, sans faire du chiffre de fréquentation l’unique critère de la qualité ou de la réussite de ses propositions culturelles, Besançon doit travailler à ce que tout ce qu’elle propose

devienne de plus en plus accessible à des publics qui se sont longtemps sentis exclus des lieux culturels. L’enjeu ici est de permettre à chacun de découvrir d’autres modes d’expression artistiques que ceux auxquels il a, pour des raisons socioculturelles, spontanément accès. Pour réussir ce pari, des efforts particuliers devront être déployés pour décloisonner et recréer du lien entre les artistes et la population, entre les disciplines artistiques, entre les nouvelles technologies de l’information et les langages artistiques plus traditionnels, entre les pratiques amateurs et professionnelles, entre les acteurs associatifs et les institutions, entre les secteurs culturels, socioculturel et éducatif. De nouveaux modes d’expression et de relation avec les publics doivent également être imaginés et mis en œuvre, en particulier dans l’espace public. Enfin, les habitants doivent pouvoir s’approprier les événements en s’impliquant dans leur conception et leur réalisation. A Besançon, certains acteurs ont su développer d’ambitieuses politiques d’action culturelle ; leur savoir-faire en la matière est précieux et doit être soutenu, développé et étendu aux autres intervenants et secteurs d’activité. Pour sa part, la Ville de Besançon doit revoir ses modes de fonctionnement et établir plus de transversalité entre ses services culturel, socioculturel et éducatif.

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moyens d’inventer, d’expérimenter et de créer sur place, et à sa population les moyens de s’exprimer ou de s’impliquer dans la vie culturelle, une ville est perçue et vécue comme un territoire porteur d’avenir. Pour cette raison, la recherche, l’expérimentation et la création, dans toutes les disciplines artistiques et culturelles, en particulier dans les modes d’expression les plus contemporains, doivent être encouragées. Pour relever ce défi, Besançon doit moderniser ses dispositifs et en créer de nouveaux afin d’offrir aux artistes et aux créateurs les conditions et les moyens techniques et financiers de travailler sur place et de mener à bien leurs projets. Besançon doit également favoriser le rapprochement entre la création artistique et des secteurs tels que l’architecture, le design, les arts graphiques, l’édition, la production audiovisuelle, les nouvelles technologies de l’information, etc.

Un Schéma d’orientation pour la culture à Besançon Soutenir la création et la recherche dans les différents domaines des arts et de la culture Dans le domaine des arts et de la culture, comme dans celui des sciences et des techniques, l’innovation joue un rôle de premier plan dans le développement et le rayonnement d’une ville, et dans l’épanouissement de ses habitants. Dès lors qu’elle offre à ses artistes les

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Le travail de diagnostic et d’identification des deux grandes orientations stratégiques a débouché sur l’élaboration et la rédaction d’un Schéma d’orientation pour la culture. Ce shéma se veut à la fois stratégique et pragmatique. Stratégique parce que toutes ses propositions répondent dans des proportions diverses aux deux grandes orientations retenues pour servir de guide à l’action municipale pour les dix ans à venir.


Pragmatique parce que ce schéma s’inscrit dans une histoire dont il tient compte, parce qu’il se décline en trente-deux propositions concrètes, de nature et d’importances différentes qui sont autant de réponses adaptées aux difficultés que rencontre chaque secteur, parce qu’il est réaliste du point de vue technique et financier, parce qu’il entre en synergie avec les autres politiques publiques de la Ville et de la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon en matière de culture, d’enseignement supérieur, d’économie, d’action sociale et de développement touristique (en particulier avec les orientations du Schéma de développement touristique récemment adopté), et avec les politiques culturelles du Conseil général et du Conseil Régional. Ce schéma relève donc la gageure de répondre à cette dialectique entre la nécessaire visée à long terme de toute politique publique pour la culture et sa traduction en actions concrètes à court terme. Pour cette raison, certaines propositions présentées ici doivent être perçues, non pas comme des fins en soi, mais comme des impulsions susceptibles d’enclencher de nouvelles dynamiques. Les trente-deux propositions sont réparties en trois grands chapitres -  Créer et diffuser, Conserver et transmettre, Élargir et promouvoir  et classées par disciplines artistiques ou domaines culturels. La Ville de Besançon souhaite associer fortement ses partenaires à ce chantier en renouvelant les modalités de leurs relations dans le cadre de conventions d’objectifs et de moyens susceptibles de faire l’objet d’évaluation régulière.

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Créer et diffuser Musiques actuelles > 12 Proposition 1

Accroître le soutien aux associations partenaires de La Rodia / Scène des musiques actuelles Proposition 2 Mettre en place un dispositif de soutien à la diffusion musicale dans les bars Proposition 3 Développer entre le Conservatoire du Grand Besançon, La Rodia et Le Bastion, un cursus de formation aux musiques actuelles

Sommaire

Musique classique – Art lyrique > 14

Proposition 4 Développer le nouveau projet artistique et culturel

de l’Orchestre de Besançon-Montbéliard Franche-Comté dans une perspective régionale Proposition 5 Étudier le projet de création d’une académie de direction d’orchestre Proposition 6 Développer la missiona de production lyrique du Théâtre musical de Besançon Proposition 7 Étudier le projet d’aménagement d’une salle de concerts

Théâtre, danse, arts du cirque et spectacle > 18 Proposition 8 Redéfinir le rôle et les missions des “scènes”

dans une perspective de complémentarité et de mise en synergie Proposition 9 Étudier le projet d’implantation des activités du Cirque Plume à Besançon Proposition 10 Créer une fabrique artistique sur le site des Prés-de-Vaux Proposition 11 Soutenir la création dans le domaine du spectacle vivant

Arts plastiques > 22

Proposition 12 Aménager des ateliers pour les artistes plasticiens Proposition 13 Développer les résidences d’artistes et les expositions Proposition 14 Relancer le dispositif l’Art dans la Ville

Cinéma > 24

Proposition 15 Étudier le projet d’implantation d’une salle

de cinéma d’art et essai sur le quartier Battant

Proposition 16 Accroître le soutien aux associations

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Conserver et transmettre

Élargir et promouvoir

Les Musées du Centre > 26

Action culturelle dans les quartiers et dans les écoles > 42

Proposition 17 Créer un service des publics commun aux Musées

du Centre

Proposition 28 Concevoir et mettre en œuvre des projets associant

Proposition 18 Rénover les espaces d’exposition et d’accueil du musée

Proposition 29 Développer les interventions artistiques dans

des Beaux-Arts et d’Archéologie

Archéologie > 28 Proposition 19 Développer les actions de sensibilisation au patrimoine

archéologique de la ville auprès de tous les publics

Patrimoine historique - Ville d’art et d’histoire > 30

artistes et habitants d’un quartier les écoles dans le cadre du Contrat local d’éducation artistique

Échanges internationaux > 44

Proposition 30 Développer les partenariats à l’international

Proposition 20 Ouvrir et mettre en valeur la “maison Victor Hugo” Proposition 21 Créer un espace de découverte et de compréhension

Saison culturelle et événementielle > 46

du patrimoine architectural de la ville Proposition 22 Réaliser l’inventaire complet du patrimoine mobilier de la Ville

Le patrimoine Vauban et les Musées de la Citadelle > 32 Proposition 23 Développer un nouveau projet autour du patrimoine

à Besançon

Communication > 47 Proposition 32 Créer de nouveaux dispositifs et de nouveaux outils

de communication susceptibles de faciliter l’accès du plus grand nombre à l’offre culturelle

Vauban et des Musées de la Citadelle

La culture scientifique et technique > 34 Proposition 24 Développer les actions de sensibilisation à la culture

Proposition 31 Restructurer et promouvoir la saison culturelle

scientifique et technique

Financements et calendrier de mise en œuvre > 48

Les Médiathèques et la politique de lecture publique > 36 Proposition 25 Lancer les études pour la création d’une Bibliothèque

Universitaire / Bibliothèque Municipale à Besançon

L’École Régionale des Beaux-Arts > 38

Proposition 26 Définir et mettre en œuvre un nouveau projet

d’établissement

Le Conservatoire du Grand Besançon > 40

Proposition 27 Participer, en lien avec les services du Grand Besançon,

à l’élaboration du nouveau projet culturel du Conservatoire

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Musiques actuelles

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e secteur des musiques actuelles est depuis toujours, à Besançon, un champ artistique particulièrement actif. Le nombre et la variété des acteurs et des événements témoignent de cette richesse. Le dynamisme du secteur se heurte toutefois à des contraintes structurelles en matière d’équipement, de moyens et d’organisation. L’absence d’une salle de diffusion d’une jauge intermédiaire et la précarité des dispositifs d’accompagnement, entre autres, ont longtemps freiné son développement. Pour répondre à ces difficultés, la Ville de Besançon a décidé de créer, sur le site des Prés-de-Vaux, une Scène des musiques actuelles (Smac). Ce nouvel équipement, baptisé La Rodia, en référence à l’histoire industrielle et sociale du site, ouvrira ses portes en 2011. Avec ses deux salles de diffusion de 940 et 330 places, parfaitement adaptées aux musiques amplifiées, La Rodia pourra accueillir des groupes et des artistes qui jusqu’alors n’étaient pas programmés à Besançon. Ses deux studios d’enregistrement seront mis à la

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disposition des groupes régionaux. Cette nouvelle salle s’inscrira dans le paysage des équipements bisontins en complément de salles existantes et en particulier de Micropolis dont la jauge et les caractéristiques techniques sont bien adaptées à l’accueil des grandes vedettes de la variété française et internationale. La Rodia interviendra dans les domaines de la sensibilisation des publics, de la formation des musiciens, de l’information, du conseil et de l’accompagnement des groupes. Pour mener à bien ces missions, elle s’appuiera sur le savoir-faire développé depuis plusieurs années par les acteurs associatifs, dans un objectif de complémentarité, de coordination et de mise en synergie des compétences. > Objectif général : apporter un soutien accru aux acteurs de terrain afin qu’ils puissent contribuer, chacun dans sa spécialité, et en complément de l’action structurante de La Rodia, au développement des musiques actuelles à Besançon.


Proposition 1 > Accroître le soutien aux associations partenaires de La Rodia

Proposition 2 > Mettre en place un dispositif de soutien à la diffusion musicale dans les bars La diffusion musicale dans les bars se heurte, depuis plusieurs années, à des difficultés croissantes résultant de la nouvelle législation en matière de nuisances sonores. Pour répondre à cette difficulté, la Ville a mis en place La Charte des bars qui réglemente la diffusion musicale dans ces lieux et permet à la Ville d’aider financièrement les établissements dans leurs travaux d’insonorisation. La Ville propose de poursuivre cette démarche en apportant une aide spécifique aux bars qui programment des groupes dans le cadre de leurs premières expériences scéniques. Ce dispositif sera développé en lien avec les associations et Le Bastion.

Yogg © Y. Petit

Pour mener à bien son projet artistique et culturel en matière de diffusion, d’information, de conseil et d’accompagnement des artistes, La Rodia s’appuiera sur les associations qui, au niveau local et régional, interviennent, depuis longtemps et avec efficacité, dans des domaines ou des champs esthétiques complémentaires aux siens. Il est proposé d’allouer des moyens supplémentaires à ces acteurs.

Proposition 3 > Développer entre le Conservatoire du Grand Besançon, La Rodia et Le Bastion, un cursus de formation aux musiques actuelles Pour développer les pratiques dans le domaine des musiques actuelles, les services du Grand Besançon et ceux de la Ville collaborent actuellement à la définition d’un cursus de formation à ces musiques qui sera mis en place à la rentrée 2011 entre le Conservatoire du Grand Besancon, La Rodia et Le Bastion. Un poste de professeur sera créé pour animer ce cursus.

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Musique classique – Art lyrique

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e paysage musical de Besançon fait l’objet depuis plusieurs années d’un profond renouvellement : l’arrivée de nouveaux acteurs - le Festival de musiques anciennes de MontfauconBesançon, le Théâtre Musical – et l’évolution des projets du Festival international de musique, de l’Orchestre de Besançon-Montbéliard Franche-Comté et de l’Ensemble Tétraktys contribuent grandement à ce renouvellement. Créé en 1948, le Festival de Besançon est l’un des plus anciens festivals de musique en France. Ouvert aux récitals et à la musique de chambre, c’est toutefois le répertoire symphonique qui a le plus marqué son histoire. Cette vocation s’est renforcée en 1951 avec la création du Concours de jeunes chefs d’orchestre. Depuis quelques années, le Festival organise également une résidence de compositeur en région avec l’ambition de soutenir la création dans le domaine de la musique contemporaine et de favoriser sa découverte par un large public. Plus récemment, une politique d’ouverture à d’autres répertoires et d’action culturelle auprès des jeunes a été mise en place pour élargir l’audience de l’événement. Le premier week-end, avec le concert gratuit de la Place de la Révolution et les animations proposées autour de la place Granvelle, illustre cette volonté d’habiter la ville et d’y associer ses habitants. Parallèlement, des partenariats avec les médias nationaux se sont développés.

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Pour poursuivre cette évolution, d’autres projets, comme la création d’une académie de direction d’orchestre de niveau international, en complément du Concours, sont à étudier. Pour sa cinquième édition, le très prometteur Festival de Musiques Anciennes de Montfaucon-Besançon a franchi une étape supplémentaire dans son développement grâce, entre autres, à un soutien accru de la Ville de Besançon et de la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon pour son projet de sensibilisation du jeune public aux répertoires baroque et classique. Le développement de cet événement, comme celui du Festival International de Musique, se heurte toutefois à l’absence d’une véritable salle dédiée à la musique à Besançon. En 2008, un nouveau projet à dominante musicale et lyrique - Le Théâtre Musical de Besançon - a été retenu par la Ville pour son théâtre municipal. Ce projet s’est développé autour des objectifs suivants : promouvoir le théâtre musical sous toutes ses formes et dans toute son extension historique, défendre la qualité artistique, développer de manière pérenne et soutenue les partenariats avec les structures locales et régionales de création et de diffusion. Dans ce cadre, le Théâtre Musical est devenu le partenaire des principales manifestations et acteurs musicaux bisontins et franc-comtois que sont l’Orchestre de Besançon-Montbéliard Franche-Comté, le


Festival International de Musique et le Concours de jeunes chefs, La Rodia, le Festival de musiques anciennes de MontfauconBesançon, le Festival Jazz en Franche-Comté, le Conservatoire du Grand Besançon, l’Harmonie Municipale de Besançon et l’Harmonie des Chaprais, etc. L’étape suivante de cette évolution sera de permettre au Théâtre Musical de devenir une véritable instance de production lyrique de rayonnement national. Créé en 1994, l’Orchestre de Besançon Franche-Comté est devenu sous la baguette du chef et directeur artistique Peter Csaba, un acteur important de la saison musicale bisontine. L’ambition d’en faire un orchestre régional est toutefois restée inachevée faute d’un consensus suffisant autour de son projet artistique et culturel. JeanFrançois Verdier qui a succédé à Peter Csaba à la rentrée 2010 a été

choisi à l’unanimité par un jury composé de représentants de la Ville de Besançon, de la Drac Franche-Comté, du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Franche-Comté, du Département du Doubs, du Conservatoire du Grand Besançon, du Théâtre Musical et du Festival international de musique, sur la base d’un projet de développement qui accorde une place importante aux partenariats avec les autres acteurs de la scène bisontine et régionale et à la sensibilisation des jeunes, et même des très jeunes, à la musique symphonique avec des programmes spécialement conçus pour eux. Ce projet prévoit également la création d’un orchestre régional des jeunes. A Besançon, le répertoire classique est également porté par de nombreux musiciens amateurs réunis au sein d’ensembles vocaux - Chœur Heinrich Schütz, Contre z’Ut, Contrepoint, Chœur à corps... - ou instrumentaux comme, par exemple, l’Orchestre Philharmonique André Stappfer. En 2009, plusieurs associations qui défendent le répertoire pour orgue se sont réunies pour organiser le festival “Orgue en ville” au début de la saison estivale. > Objectif général : conforter les acteurs et les projets existants et leur donner les moyens de développer leur audience et leur rayonnement.

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Proposition 4 > Développer le nouveau projet de l’Orchestre de Besançon- Montbéliard Franche-Comté dans une perspective régionale

Proposition 5 > Étudier le projet de création d’une académie de direction d’orchestre en complément du Concours international de jeunes chefs

Le projet de faire de l’Orchestre de Besançon-Montbéliard FrancheComté un véritable orchestre à vocation régionale est plus que jamais d’actualité. La Ville de Montbéliard et Pays de Montbéliard Agglomération se sont d’ores et déjà associés à la Ville de Besançon pour soutenir le projet artistique et culturel de Jean-François Verdier au cours de la saison 2010-2011. Ce nouvel ensemble a été constitué sur la base du rapprochement des orchestres de Besançon et de Montbéliard. Une saison complète de concerts et d’animations scolaires sera donnée à Besançon et à Montbéliard. D’autres villes de la région et le Conseil Régional ont également manifesté leur intention de s’associer à Besançon et Montbéliard pour favoriser la création d’un ensemble à vocation régionale. Une mission d’étude sur ce projet sera confiée à Jean-François Verdier et à son équipe au cours de la saison 2010-2011. Cette étude portera sur le projet artistique et culturel du nouvel ensemble et sur son fonctionnement (budgets, organigramme, structure juridique support de l’activité, etc.). Ce projet devra faire la part belle aux actions de sensibilisation du jeune public à la musique symphonique.

Depuis 1951, le Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon a révélé de nombreux talents qui comptent aujourd’hui parmi les plus grands noms de la direction. Le fait d’être lauréat de ce concours est un formidable coup de projecteur en début de carrière et permet de bénéficier d’expériences déterminantes par le biais des engagements liés au Prix. L’objectif est de prolonger cette contribution à l’émergence de jeunes artistes, en participant à leur formation sous la forme d’une académie. Plus que toute autre discipline musicale, la direction d’orchestre est irréductible aux aspects techniques et pratiques ; son enseignement reste donc une gageure. La transmission de l’expérience du maître à l’élève est le mode de formation qui a toujours été privilégié. Régulièrement des master class sont organisées, mais rares sont les académies qui offrent ce type d’opportunité aux jeunes chefs d’orchestre de façon pérenne. En outre, la plupart de celles qui existent font partie d’académies pour instrumentistes et ne mettent à disposition des stagiaires en direction que des orchestres d’étudiants. Le projet consisterait à placer les stagiaires en situation réelle, devant des formations professionnelles de niveau international, sous la direction pédagogique de chefs d’orchestre aux références incontestables. Ce projet devra faire, dans les mois à venir, l’objet d’une étude plus approfondie confiée au Festival international de musique.

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Proposition 7 > Étudier le projet d’aménagement d’une salle de concerts Proposition 6 > Développer la mission de production lyrique du Théâtre Musical de Besançon L’étude actuellement menée avec les services de la Direction générale de la Création Artistique du Ministère de la Culture et de la Communication autour de l’avenir des scènes à Besançon (voir proposition 8) doit avoir entre autres objectifs de permettre au Théâtre Musical de mobiliser des moyens supplémentaires en faveur de sa mission de création et de production lyriques. À terme, ce développement doit lui permettre de devenir un acteur repéré de la scène lyrique au niveau national.

Avec le Festival international de musique, le Concours de jeunes chefs, la résidence de compositeur, le Festival de musiques anciennes de Montfaucon-Besançon, le Théâtre Musical et l’Orchestre de Besançon-Montbéliard Franche-Comté, ajoutés aux acteurs des musiques actuelles, Besançon peut légitimement revendiquer le titre de “Ville de toutes les musiques”. Pour assumer pleinement cette vocation, Besançon doit s’interroger sur l’opportunité de créer ou d’aménager sur la base d’un équipement existant, une véritable salle de concerts susceptible d’accueillir de grandes formations symphoniques et un public plus nombreux dans de bonnes conditions de confort techniques et acoustiques. Une mission d’étude permettant d’évaluer les besoins en la matière sera prochainement confiée au Festival international de musique.

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Théâtre, danse, arts du cirque et spectacle

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n matière de diffusion, la programmation que proposent, à Besançon, les scènes, tout au long de la saison, et les associations, à travers les nombreux festivals et événements qu’elles organisent, est d’une richesse et d’une diversité remarquables. Le Théâtre de l’Espace / Scène Nationale, le Nouveau Théâtre / Centre Dramatique National, le Théâtre Musical et bientôt La Rodia / Scène des musiques actuelles, offrent, dans le domaine du spectacle vivant, un éventail de propositions tout à fait exceptionnel pour une ville de la taille de Besançon. Toutefois, si l’offre est abondante, des efforts doivent encore être faits pour la mieux faire connaître et apprécier du plus grand nombre à travers des actions de sensibilisation et de communication appropriées. Pour être réellement efficace, cette démarche devra être concertée et coordonnée entre tous les acteurs concernés : les artistes implantés en région, les “scènes”, les services municipaux et les associations qui œuvrent sur le terrain à la médiation culturelle. En matière de soutien à la création, le bilan est plus contrasté. Si Besançon peut s’enorgueillir d’avoir vu naître et grandir chez elle des artistes de grand talent, de notoriété nationale et internationale, elle n’a pas toujours su leur apporter les moyens techniques et fi-

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nanciers d’une implantation durable. Le Théâtre de l’Espace, le Nouveau Théâtre, le Théâtre Musical et le dispositif Émergences mis en place par la Ville, font un précieux travail de repérage des jeunes artistes. En revanche, les possibilités offertes aux artistes reconnus, comme le Cirque Plume ou la Compagnie Pernette, de travailler et de créer à Besançon sont notoirement insuffisantes. Cette situation est particulièrement évidente en matière de lieux de répétition et d’expérimentation. > Objectifs généraux : • en matière de diffusion, se doter d’une organisation et de moyens susceptibles de mettre l’offre artistique et culturelle à la portée du plus grand nombre, • en matière de création, donner aux artistes et aux compagnies les moyens techniques et financiers de mener à bien leur projet à Besançon.


En matière de musique et de spectacle vivant, Besançon présente la rare caractéristique de posséder trois “scènes” de diffusion, dont deux labellisées par le Ministère de la Culture et de la Communication, auxquelles s’ajoutera très prochainement une scène des musiques actuelles. Cette caractéristique peut être analysée comme un handicap ou comme un atout. Un handicap, si l’on estime que les moyens sont dispersés et l’offre peu lisible ; un atout, si l’on considère que la petite taille et la spécialisation des structures leur permettent d’être très efficaces sur leurs domaines d’activité. La Ville et ses partenaires doivent s’interroger sur le rôle de ces “scènes” à l’avenir, sur la complémentarité de leur projet et de leurs missions, et sur les éventuels mutualisations ou rapprochements qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour servir les trois objectifs suivants : • donner plus de moyens à la création et à la production artistiques, • accroître de manière significative les moyens alloués à l’action culturelle, • améliorer la visibilité et la lisibilité de l’offre.

© Y. Petit.

Proposition 8 > Redéfinir le rôle et les missions des “scènes” dans une perspective de complémentarité et de mise en synergie

Pour l’accompagner dans sa réflexion, la Ville a sollicité l’aide technique des services de la Direction Générale de la Création Artistique du Ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre d’une mission d’inspection. Les conclusions de cette étude seront connues à l’automne 2010 ; elles permettront, entre autres, de rédiger l’annonce et la note d’orientation pour le recrutement du futur directeur de la Scène Nationale.

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Proposition 9 > Étudier le projet d’implantation des activités du Cirque Plume à Besançon Le Cirque Plume est l’une des compagnies bisontines les plus connues en France et à l’étranger. Ses spectacles rencontrent un succès populaire auprès de toutes les générations et sur tous les continents. En 2008, la Ville de Besançon s’est engagée, dans le cadre d’une convention, à accroître la subvention de fonctionnement à la compagnie de manière progressive sur trois ans. Toutefois, cette aide financière ne saurait répondre aux nouveaux défis auxquels est confronté le Cirque Plume pour poursuivre son projet artistique qui, dans un environnement moins favorable, demande un investissement humain, technique et financier, toujours plus important. Parmi les différentes hypothèses, le projet d’aménager à Besançon un espace de travail permanent a été à plusieurs reprises évoqué sans jamais aboutir. La Ville de Besançon propose d’organiser, à l’automne, autour de la question de l’avenir du Cirque Plume à Besançon, une table-ronde qui réunirait toutes les collectivités concernées et les services de la Drac Franche-Comté.

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Créer et diffuser Proposition 10 > Créer une fabrique artistique sur le site des Prés-de-Vaux La création artistique dans le domaine du spectacle vivant à Besançon souffre d’un manque évident de locaux d’expérimentation et de répétition. Les bâtiments industriels des Prés-de-Vaux, situés dans le prolongement de la Cité des Arts et de La Rodia / Scène des musiques actuelles, offrent de nombreuses possibilités d’implantation d’une fabrique artistique qui réunirait sur un même site des espaces de travail pour toutes les disciplines artistiques et des espaces de convivialité et d’échanges avec le public. A titre provisoire, la Ville de Besançon a décidé d’implanter cette fabrique sur le site de l’ancienne usine Supérior afin de répondre aux attentes les plus urgentes. L’implantation des compagnies pourra débuter à l’automne 2010.


Proposition 11 > Soutenir la création : en renforçant Les Émergences, en développant le soutien aux artistes conventionnés, en créant un fonds d’aide aux projets

professionnels et associations installés sur son territoire. Elle entend accroître son soutien et étendre cette politique à d’autres artistes, compagnies ou associations. Enfin, pour répondre aux projets ponctuels, la Ville propose de mettre en place un fonds d’aide spécifique.

La Ville de Besançon entend accroître de manière significative son soutien à la création artistique dans le domaine du spectacle vivant, dans le cadre des trois dispositifs complémentaires suivants : • Les Émergences, • le conventionnement pluriannuel au fonctionnement, • l’aide aux projets. Mis en place par la Ville de Besançon en collaboration avec le Théâtre de l’Espace, le Nouveau Théâtre, le Théâtre Musical, le Cylindre et le Petit Théâtre de la Bouloie, le dispositif Les Émergences permet à des jeunes artistes de bénéficier d’un soutien technique et financier susceptible de leur permettre de mener à bien un projet particulier, de sa conception à sa présentation publique dans le cadre de La Semaine des Émergences, en juin. Compte tenu de la pertinence et de l’intérêt de cette action, la Ville propose de lui attribuer, à l’avenir, des moyens supplémentaires. Parallèlement, la Ville a instauré, depuis deux ans, une politique de conventionnement pluriannuel avec les principaux artistes

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Besançon 2010 > 2020

Créer et diffuser

Arts plastiques

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a Franche-Comté compte nombre d’artistes plasticiens qu’elle a formés dans son École Régionale, une des plus anciennes de France, ou qui ont fait le choix personnel d’y résider. Transfrontalière avec la Suisse et ses grandes institutions - fondations, MAMCO de Genève, Foire de Bâle, etc.-, notre région est en première ligne pour amorcer avec ce pays un dialogue approfondi. Partie intégrante d’un ensemble grand Est qui favorise la circulation des hommes et des œuvres et qui connait un fort dynamisme dans le secteur concerné (ouverture de la Kunsthalle de Mulhouse, installation de Beaubourg-Metz, dynamisme du Musée d’art Moderne de Strasbourg, du Crac Alsace, du Consortium à Dijon, etc.), Besançon, on l’a vu lors de l‘opération Utopies et Innovations, est à même de jouer un rôle de tête de réseau pour des projets transrégionaux. En outre, la proche ouverture de la Cité des Arts et de la Culture regroupant en son sein le FRAC Franche-Comté et le Conservatoire du Grand Besançon, crée une dynamique qu’ont anticipée et accompagnée des établissements locaux tels l’École Régionale des Beaux-Arts (ERBA), le Pavé dans la Mare ou encore le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie qui accorde une part significative de sa programmation aux formes contemporaines. Enfin, un maillage de centres de pratiques amateurs organisé autour des maisons de quartiers complètent heureusement le travail

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de terrain effectué par de nombreuses associations aussi qualifiées que dynamiques, ce qui augure bien d’un intérêt grandissant du public bisontin pour une forme d’expression artistique pourtant réputée difficile. Toutefois ces atouts ne doivent pas masquer un constat hélas partagé en et hors la Franche-Comté : la politique culturelle de la capitale régionale en matière d’arts visuels manque de visibilité dans ce domaine pourtant investi partout ailleurs dans des villes d’importance comparable. L’absence d’ateliers d’artistes à proposer aux jeunes créateurs, de bourses d’excellence ou de mobilité capables de les aider à se faire reconnaitre à l’étranger, en général un soutien trop timide à la création plastique et le manque d’infrastructures de monstration permettent de parler çà et là de désert là où pourtant des acteurs de qualité ne cessent de se mobiliser. L’absence d’événementiel significatif et de littérature critique, d’une commande d’art public, et plus généralement d’art dans la ville, trop rare et peu risquée, sont trois éléments qui hélas, finissent de donner à notre capitale un visage apathique qui est d’autant plus dommageable qu’il cache d’authentiques savoir-faire et de véritables énergies créatrices capables de rivaliser avec bien des régions limitrophes. Les trois propositions suivantes qui visent à combler à court terme


les lacunes les plus importantes et à donner des impulsions, ne suffiront pas à elles seules à redynamiser un secteur particulièrement défavorisé. La situation des arts visuels à Besançon nécessite que la Ville prenne l’initiative de réunir l’ensemble des acteurs locaux et régionaux afin de dresser avec eux un état précis des besoins et des solutions organisationnelles qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour donner un nouvel élan à ce secteur. > Objectif général : mettre en synergie et mutualiser les moyens des acteurs existants pour donner plus d’efficience à leur action.

Proposition 12 > Aménager des ateliers pour les artistes plasticiens De manière encore plus aiguë que dans le domaine du spectacle vivant, Besançon souffre de l’absence d’ateliers pour les artistes plasticiens. Plusieurs hypothèses sont actuellement à l’étude pour aménager des ateliers qui pourront être mis à la disposition des artistes installés en région, soit dans le cadre de la Fabrique artistique des Prés-de-Vaux, soit dans le cadre de projets de rénovation urbaine, sur le quartier Battant, par exemple.

Proposition 13 > Développer les résidences d’artistes et les expositions Le soutien à la création et à la diffusion passe par le développement des expositions et des résidences d’artistes plasticiens. La Ville propose d’allouer des moyens supplémentaires à l’École Régionale des Beaux-Arts et aux associations qui, à l’échelon local, soutiennent la création et travaillent à la promotion de l’art contemporain.

Proposition 14 > Relancer le dispositif l’Art dans la Ville La Ville développant de nombreux projets urbains ou d’importants projets de construction, il s’agira de systématiser la commande à des artistes plasticiens susceptibles d’intervenir dans le cadre de ces projets. Pour mettre en œuvre ces commandes, la Ville s’appuiera sur les avis d’un Comité d’experts composé d’historiens d’art, d’architectes et d’urbanistes, réunis autour du directeur de l’École Régionale des Beaux-Arts.

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Créer et diffuser

Cinéma

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e Théâtre de l’Espace – Scène Nationale développe, depuis plusieurs années, une activité de cinéma “art et essai” qui articule programmation exigeante et démarche efficace d’élargissement et de diversification du public. Chaque année, ce sont environ 22 000 spectateurs qui assistent à une projection dans ce cadre, soit à Planoise, au Théâtre de l’Espace, soit en centre-ville, au Kursaal. Ce succès repose à la fois sur l’offre, complémentaire des cinémas commerciaux, et sur les savoir-faire de la Scène Nationale en matière d’action culturelle. L’offre commerciale à Besançon, abondante mais au demeurant peu diversifiée, laisse en jachère un vaste éventail qui va du cinéma de patrimoine au cinéma d’auteur en passant par les films à qui les circuits de distribution n’ont pas donné suffisamment leur chance. Le développement de cette activité se heurte toutefois à la disponibilité des salles – Théâtre de l’Espace et Kursaal – qui ne favorise pas une programmation et une action régulières. La création d’une salle entièrement dédiée permettrait à l’activité de s’exercer en permanence et de s’incarner dans un lieu particulier repéré par le public. Parmi les différentes opportunités qui se présentent, le projet d’implantation de cette activité de cinéma « art et essai » sur le quartier Battant est privilégié.

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Par ailleurs, la Ville soutient le tournage de films sur son territoire et deux événements cinématographiques – Lumières d’Afrique et le Festival International du Film d’Archéologie. > Objectif général : soutenir la diffusion du cinéma d’auteur à travers : • le projet de création d’une salle spécialement dédiée à ce projet, • l’accroissement des moyens alloués aux associations qui travaillent sur ce secteur.


Proposition 15 > Étudier le projet d’implantation d’une salle de cinéma d’art et essai sur le quartier Battant Le projet de réhabilitation du quartier de Battant inclut une réflexion sur l’évolution de son image, la qualité de la vie de ses habitants et son attractivité. Dans cette perspective, la prise en compte de la dimension culturelle qui passerait, par exemple, par la création d’un pôle culturel de référence, pourrait être un élément structurant de premier plan. Le principe serait de doter Battant d’un lieu qui drainerait vers le quartier, sur la base de la qualité artistique de sa programmation, un public qui n’y réside pas. Simultanément, il s’agirait, par la mise en œuvre de démarches d’action culturelle adaptées, de s’adresser directement à ses habitants, en mettant à leur portée une offre culturelle de proximité de qualité, dont ils pourraient à la fois tirer bénéfice en se l’appropriant et en faire un sujet de fierté au regard du reste de la ville et de l’agglomération. Le projet consisterait à créer sur le site de la Maison du peuple, en lieu et place de l’ancien Styx, une salle de cinéma “Art et Essai” de 200 places, dont la programmation et la gestion seraient confiées à la Scène Nationale. Cette proposition s’appuie : • sur l’expérience reconnue de la Scène Nationale en la matière, • sur sa connaissance approfondie du média “cinéma” récemment attestée par l’attribution du label “Art et Essai”, qui la fait disposer de tous les outils et de toutes les compétences susceptibles d’être mises en œuvre dans ce projet ;

• sur sa maîtrise de la gestion des projets, des lieux et des équipes dans une tradition de rigueur. Le travail conduit depuis des années pourrait donner là la pleine mesure de son efficacité et répondre immédiatement aux objectifs proposés.

Proposition 16 > Accroître le soutien aux associations La Ville propose d’accroître son soutien aux associations et aux festivals qui travaillent à la défense et à la promotion du cinéma d’auteur.

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Les Musées du Centre

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u cœur du centre historique, le palais Granvelle, qui abrite le musée du Temps, et le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie sont intimement liés à l’histoire de Besançon. Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie s’inscrit dans le paysage culturel français et international : le plus vieux musée de France, créé en 1694, peut en effet s’enorgueillir de la richesse de ses collections, enviées bien au-delà de l’hexagone. Outre la renommée internationale que lui confère sa collection d’arts graphiques (plus de 6 000 dessins de Rembrandt à Matisse), il dispose aussi d’un important patrimoine archéologique (Egypte antique, époques gallo-romaine et médiévale...) et d’une exceptionnelle collection de peintures représentative des principaux courants de l’histoire de l’art occidental de la fin du XVe au commencement du XXe siècle (chefs-d’œuvre de Bronzino, Cranach, Boucher, Goya, Courbet, Bonnard, etc.). Installé depuis 2002 au palais Granvelle, le musée du Temps rend hommage à l’histoire et à la tradition de capitale horlogère de Besançon. Joyau architectural qui témoigne de l’influence de la Renaissance en Franche-Comté au XVIe siècle, le palais Granvelle constitue l’écrin idéal pour les collections du musée. Construit pour Nicolas Perrenot de Granvelle, conseiller de l’empereur Charles Quint, l’édifice est le symbole de la richesse du patrimoine de Besançon. Grands mécènes et collectionneurs, les Granvelle

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y réunirent des œuvres d’art qui sont à l’origine des collections de la Ville. Du fait de cette richesse tant historique que patrimoniale, les Musées du Centre doivent jouer un rôle de premier plan dans le rayonnement culturel de la ville en développant une politique aussi ambitieuse que complémentaire dans ses activités événementielles et la valorisation de ses collections. Toutefois ces atouts majeurs ne doivent pas masquer les freins qui s’opposent à une meilleure visibilité tant régionale que nationale et internationale des deux musées, malgré le regain d’activités qu’ils connaissent. Depuis Miquel, il y a plus de 40 ans, le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie n’a connu aucune campagne de rénovation. Il souffre depuis longtemps d’une muséographie surannée, peu encline à valoriser pleinement les collections permanentes, à développer le haut potentiel de création d’expositions temporaires et à satisfaire les exigences d’accueil des visiteurs. Il convient en outre de rappeler que la sécurité du site mérite également d’être entièrement revue ; tant la protection contre le risque incendie que celle qui vise à se prémunir des éventuelles intrusions et vols doivent désormais respecter les normes en vigueur. Par ailleurs, la mutualisation des services des deux musées devrait permettre la création d’un service du développement culturel dont la vocation principale réside dans l’élargissement des publics. > Objectif général : accroître la fréquentation et le rayonnement des musées du centre.


Proposition 18 > Rénover les espaces du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie

Proposition 17 > Créer un service des publics commun aux Musées du Centre La réorganisation du musée du Temps et du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie prendra la forme d’une mise en complémentarité des compétences autour de la création d’une direction commune et de deux axes fonctionnels partagés : d’une part, un pôle administratif, finances et ressources humaines qui garantira une capacité d’absorption du surcroît d’activité - notamment liée à la part croissante que prennent les activités événementielles du musée et le respect des normes de sécurité des établissements -, d’autre part, un véritable service du développement culturel dont la vocation principale sera l’élargissement des publics, que ce soit dans le travail avec les publics scolaires et celui des maisons de quartier, par exemple, ou celui lié au tourisme culturel. L’objectif est d’accroître significativement la fréquentation en développant la médiation, l’organisation d’événements tout au long de l’année et d’augmenter l’impact de la communication des deux musées. Cette nouvelle organisation vise à favoriser une programmation scientifique et culturelle ambitieuse et à garantir un service de qualité accrue tant pour les publics bisontin, français et étranger, que pour les visiteurs avertis ou non initiés.

L’objectif de cette rénovation est celui d’une modernisation qui doit rendre le musée plus convivial, plus accessible aux publics pour lesquels la fréquentation d’un musée ne va pas de soi. Il est aussi de donner un espace plus grand, plus lumineux et plus valorisant aux collections exceptionnelles du musée. Dans ce cadre, la mise en place d’un accueil plus ouvert sur la Place de la Révolution sera un élément déterminant, de même que la création d’un café-librairie en relation avec l’accueil et les espaces dédiés aux rencontres et aux manifestations culturelles variées. Actuellement réduite à environ 2 300 m2, la surface totale d’exposition pourrait offrir près de 1 000 m2 supplémentaires permettant une cohérence accrue du circuit de visite, l’amélioration nécessaire de la muséographie, la création d’espaces pour les expositions temporaires et d’un lieu spécifique dédié à la médiation, une mise en conformité du système de lutte contre les intrusions et les vols et du système de sécurité incendie. La rénovation du musée contribuera par conséquent au développement de l’attractivité de la capitale régionale. Elle lui donnera aussi l’opportunité de participer au renforcement du lien social dans la ville et l’agglomération par sa capacité à mieux accueillir tous les publics et notamment ceux qui ne sont pas familiers de ce type d’institution.

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Conserver et transmettre

Archéologie

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esançon, et tout particulièrement la Boucle, est un lieu de dense occupation historique. La Carte Archéologique Nationale recense pas moins de 300 entités archéologiques découvertes pour le centre historique. Face à ce patrimoine, la Ville a décidé de créer, en février 2009, un service municipal d’Archéologie préventive. Ce nouveau service a obtenu l’agrément des ministères de la Culture et de la Communication et de la Recherche pour réaliser deux types d’opérations d’archéologie préventive : les diagnostics et les fouilles. Le service a déjà réalisé des diagnostics liés aux réaménagements urbains de la ville (Boulevard Diderot, Avenue Droz) et des fouilles consécutives à l’aménagement de la ZAC Pasteur. Il est susceptible de réaliser les opérations qui précèderont la mise en place d’un Transport Commun en Site Propre. Outre la sauvegarde des données du patrimoine archéologique, à défaut de pouvoir conserver les sites archéologiques mis au jour lors des travaux d’aménagement, le service a également pour vocation de faire connaître au public le plus large le résultat de ses recherches sur le terrain.

> Objectif général : Préserver et mieux faire connaître aux Bisontins la richesse du patrimoine archéologique de leur ville.

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Proposition 19 > Développer les actions de sensibilisation au patrimoine archéologique de la ville auprès de tous les publics Parce que le patrimoine archéologique fait partie de l’identité territoriale de la ville de Besançon, il est essentiel de renforcer la transmission des connaissances en ce domaine auprès de tous les publics. Ces actions pourront être conçues et développées avec le service du Patrimoine (Ville d’Art et d’Histoire), le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, l’Office de Tourisme et l’Institut national des recherches archéologiques préventives (Inrap). Outre les outils habituels comme les journées portes ouvertes des chantiers archéologiques, les conférences tout public et les expositions temporaires, il est nécessaire de sensibiliser le public à travers de nouvelles actions de proximité comme les chantiers d’archéologie expérimentale dans les quartiers, des expositions et ateliers itinérants, en partenariat avec les maisons de quartier, par exemple. Un ensemble d’actions de diffusion de cette connaissance sur le patrimoine archéologique sera proposé lors d’évènements annuels ponctuels comme les Journées Nationales de l’Archéologie, initiées par la DRAC et l’Inrap en 2010, ou les Journées du Patrimoine.

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Patrimoine historique Ville d’Art et d’Histoire

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ent quatre-vingts édifices ou ensembles bâtis protégés globalement ou partiellement, un ensemble de perspectives urbaines parfaitement préservées, un environnement paysager de qualité font de Besançon une ville d’une grande richesse patrimoniale. Depuis 1986, Besançon est Ville d’Art et d’Histoire. A ce titre, elle est membre d’un réseau de villes ou pays attachés à la valorisation et à l’animation de leur patrimoine et de leur architecture. En signant cette convention avec le Ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Besançon s’est engagée à créer un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) dont la vocation est de donner aux habitants et aux visiteurs des clefs de lecture permettant de comprendre, d’apprécier et de s’approprier l’identité patrimoniale de la ville (son histoire, son urbanisme, son architecture, etc.). Par ailleurs, Besançon possède un riche patrimoine mobilier réparti dans les nombreux édifices religieux de la ville. L’inventaire complet de ce patrimoine est en cours de réalisation. Enfin, la Ville peut s’enorgueillir de posséder plusieurs maisons d’écrivains dont la maison natale de Victor Hugo qui suscite toujours beaucoup d’intérêt auprès des touristes.

> Objectif général : conserver, restaurer et mettre en valeur auprès d’un large public le patrimoine architectural et historique de la ville.

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Proposition 20 > Ouvrir et mettre en valeur la “maison Victor Hugo” Besançon est connue partout à travers le monde pour être la ville natale de Victor Hugo. Afin de répondre aux attentes et à la curiosité des touristes, la Ville a décidé d’ouvrir au public la maison où il est né, le 26 février 1802, sous la forme d’un centre d’interprétation destiné à faire percevoir l’universalité de l’œuvre de l’écrivain. La mission nouvellement créée pour mener à bien cet objectif élabore actuellement un projet scientifique et culturel.

Proposition 21 > Créer un espace de découverte et de compréhension du patrimoine architectural de la ville Le service Ville d’Art et d’Histoire de la Ville de Besançon travaille à la réalisation d’un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP). La mission première d’un CIAP est de présenter l’évolution urbaine et architecturale d’une ville ainsi que les grands projets à venir. C’est un outil particulièrement adapté au jeune public et aux touristes qui trouveront dans cet espace des éléments d’information sur le patrimoine de la ville et sur les grandes étapes de son histoire. L’Hôtel de Ville, place du Huit Septembre, a été retenu comme lieu d’accueil de ce centre, offrant un cadre exemplaire, dans un site patrimonial fort. Le CIAP sera constitué d’une exposition permanente présentant l’architecture et le patrimoine de la ville dans toutes ses composantes

et d’un espace d’expositions temporaires. Trois projections (films) relateront l’histoire de la formation du site de la ville, son histoire de l’antiquité à 1950, et de 1950 à... demain.

Proposition 22 > Réaliser l’inventaire complet du patrimoine mobilier de la Ville La Ville de Besançon ne possède pas d’inventaire complet de son patrimoine mobilier conservé dans les édifices religieux. Il est aujourd’hui nécessaire de faire le point sur ce patrimoine et d’en dresser la liste complète. L’évolution des pratiques cultuelles, la nécessité de regroupement des lieux de culte qui entraîne l’abandon progressif, voire la désaffection de tel ou tel édifice, rendent ce travail d’autant plus urgent que ces sanctuaires renferment - outre les objets majeurs identifiés, référencés et protégés - beaucoup d’autres objets de grand intérêt, menacés par le manque de respect, les incivilités, les dégradations et le vol. Le service du Patrimoine a donc engagé une opération de recollement systématique de ces biens mobiliers. Un premier inventaire, concernant l’église Sainte-Madeleine et réunissant près de 300 objets et œuvres d’art, a été réalisé et publié en 2007. Ce travail se poursuit actuellement à l’église Notre-Dame (dont l’inventaire pourra être édité en 2011) et continuera dans les années à venir dans tous les autres édifices de la ville.

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Le patrimoine Vauban et les Musées de la Citadelle

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n 2004, la Ville de Besançon, pilote du Réseau des sites majeurs de Vauban qui regroupe treize collectivités territoriales et douze sites fortifiés les plus représentatifs du génie de Vauban, prend l’initiative d’une candidature au patrimoine mondial de l’Unesco de l’œuvre de cet architecte militaire. En 2007, la Ville de Besançon dépose le dossier de candidature du Réseau ; ce dossier sera expertisé par le Conseil international des monuments et des sites (Icomos) pendant 18 mois. Parallèlement, la Ville de Besançon rédige un plan de gestion, de conservation et de développement durable de ses fortifications et engage, dans le cadre du Contrat de Projet État Région 2007-2013, un important programme de restauration de son patrimoine fortifié, d’un montant de 10 millions d’euros. La participation de la Ville de

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Besançon à ce programme s’élève à 2,1 millions d’euros. Les chantiers au nombre de sept concernent l’ensemble des fortifications. Le 7 juillet 2008, les fortifications de Vauban sont inscrites sur la Liste du patrimoine mondial. Cette inscription constitue un nouvel enjeu susceptible de renouveler et d’accroître l’intérêt des francs-comtois et des touristes pour les fortifications Vauban et tout particulièrement la Citadelle, fleuron de l’architecture militaire. Premier site touristique de la région FrancheComté, la Citadelle a accueilli depuis son acquisition par la Ville, plus de 10 millions de visiteurs. > Objectif général : faire de la Citadelle le fer de lance du développement du tourisme culturel de la ville et un outil de compréhension de l’œuvre de Vauban à Besançon.


Proposition 23 > Développer un nouveau projet autour du patrimoine Vauban et des Musées de la Citadelle Il s’agira, tout en continuant de valoriser les attraits du jardin zoologique du Muséum, de mieux mettre en valeur la dimension historique du site à travers une meilleure signalisation des éléments de la fortification du site, une rénovation des espaces permanents d’exposition du Musée de la Résistance et de la Déportation et une meilleure prise en compte des atouts des collections du Musée Comtois. Ce développement équilibré et respectueux de l’ensemble des éléments constitutifs du site sera facilité par la mise en place d’une direction générale unique du site de la Citadelle qui sera pleinement opérationnelle avec la constitution d’une Régie Autonome Personnalisée au 1er janvier 2011. Cet établissement public sera chargé de la gestion de la Citadelle et des fortifications de Vauban ainsi que de la mise en œuvre d’un nouveau projet pour l’ensemble du site. Ce projet sera structuré autour des dix orientations culturelles, scientifiques et touristiques suivantes : • conserver et valoriser le site, • développer trois thématiques liées à la philosophie et aux mis-

sions scientifiques, culturelles et éducatives de l’Unesco : histoire et société, biodiversité et préservation des espèces rares et menacées, relation entre arts et patrimoine, • conforter les trois “Musées de France” et développer des parcours d’interprétation du site fortifié par Vauban, • développer la vocation éducative du site, • valoriser la Citadelle et l’ensemble du site comme lieu de promenade et de détente convivial et festif pour un public de proximité, • développer la dimension internationale du site à travers des coopérations, des coproductions, des prêts de collections... • faire de la Citadelle un haut lieu du tourisme régional, • ... un lieu de référence pour la communauté scientifique, • ... un lieu d’éveil, de création et de diffusion artistiques, • ... un pôle réceptif repositionné.

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La culture scientifique et technique

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u sein des services de la Ville de Besançon, la diffusion de la culture scientifique et technique est assurée principalement par le Muséum d’histoire naturelle de la Citadelle, le Musée du Temps et le Jardin botanique. Le Muséum est réputé au niveau national et international pour ses secteurs animaliers très variés qualifiés de “collections vivantes” : jardin zoologique, insectarium, aquarium et noctarium. De 1994 à 2004, un vaste programme de rénovation a permis de réorienter la thématique vers l’illustration et la conservation de la biodiversité, en orientant sa collection animale vers les espèces les plus rares et menacées. Le Muséum s’implique dans la conservation “ex situ” (hors de la nature) mais il doit s’engager de façon croissante dans des actions concrètes de conservation “in situ” (dans la nature) en partenariat. Les espèces menacées reproduites en captivité sont les “ambassadeurs” de leurs congénères sauvages et permettent ainsi de récolter des fonds pour financer la protection des milieux naturels, action prioritaire pour empêcher la disparition des espèces. Le Muséum est aussi devenu une interface de diffusion de la Culture Scientifique et Technique entre les chercheurs universitaires et les naturalistes de terrain, et le grand public. Il bénéficie du soutien et conseille divers organismes de différents ministères et reçoit plus de 150 stagiaires par an de tous les niveaux (du collégien à

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l’étudiant chercheur). Il sert aussi de plus en plus de “vitrine vivante” où les enseignants de diverses matières de l’Université de FrancheComté (éthologie, biodiversité, systématique, etc.) amènent leurs étudiants pour l’acquisition ou l’illustration de certaines connaissances théoriques.


Le musée du Temps, héritier de la tradition technique et industrielle horlogère de Besançon se conçoit également comme le témoin des avancées récentes de la science contemporaine. Le musée assume un rôle d’éducation au monde scientifique en axant ses activités pédagogiques vers l’horlogerie, l’astronomie et les microtechniques. Le rôle de Besançon en tant que pôle de compétitivité dans le domaine des microtechniques, issu de la tradition horlogère, trouve sa place dans le propos du musée, grâce aux liens qu’a tissés le musée du Temps avec les laboratoires de recherche comme le Laboratoire d’automatique de Besançon (LAB) récent vainqueur de concours de robotique internationaux. L’importance des recherches sur le tempsfréquence, et dans le domaine de la chronométrie en général, sont au cœur du discours du musée du Temps et permettent de travailler de concert avec l’Observatoire de Besançon. Le dépôt de la collection d’instruments patrimoniaux de l’Observatoire Astronomique de Besançon au Musée du Temps est l’amorce d’un travail en commun qui aboutira à la mise en valeur de la spécificité de Besançon comme un des lieux majeurs de la chronométrie en France, en parallèle avec la relance de la certification sur place des chronomètres et des pièces de haute horlogerie.

Proposition 24 > Développer les actions de sensibilisation à la culture scientifique et technique du Muséum, du Musée du Temps et du Jardin botanique Le lien entre le service chargé à l’Université de la diffusion de la culture scientifique et technique et les services culturels du Muséum, du Musée du Temps et du Jardin botanique a vocation à se renforcer. La priorité politique forte donnée à la médiation et aux services aux publics à l’occasion d’une part de la création de la direction unique des Musées du Centre et d’autre part de celle de l’établissement public de la Citadelle se concrétise dans la mise en place d’équipes dédiées tout particulièrement à la mission de faire partager par le plus grand nombre les ressources et les éléments de connaissance dont les musées disposent.

> Objectif général : promouvoir la culture scientifique et technique auprès du plus grand nombre et donner aux plus jeunes le goût de la recherche et de l’innovation dans le respect de la nature et de la biodiversité.

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Les médiathèques et la politique de lecture publique

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algré la multiplication des produits numériques, la bibliothèque reste une institution incontournable de l’espace public. C’est un lieu de brassage social et d’ouverture culturelle, accessible à tous sans formalité. Le débat et la confrontation des idées sont au cœur de son projet. En ce sens la bibliothèque demeure un pilier de l’esprit des Lumières et de l’idéal démocratique. La bibliothèque municipale doit continuer à affirmer sa vocation sociale et demeurer l’instrument d’une réelle démocratisation culturelle. En relevant le pari de la présence physique à l’heure de la dématérialisation, elle incarne parfaitement ce que le sociologue américain Ray Oldenburg appelle les « troisièmes lieux », espaces neutres et vivants, à côté de ceux du foyer et du travail. Ces lieux, par nature fragiles parce que reposant uniquement sur la libre adhésion de chacun à un idéal communautaire, sont l’incarnation de la volonté d’un vivre-ensemble. Les idea stores anglais en sont un exemple de réalisation réussi. Avec environ 16  000 inscrits, la Bibliothèque municipale est le premier service culturel de la ville. Implantée sur l’ensemble du territoire municipal, elle comprend quatre médiathèques installées dans les quartiers de la ville, un bibliobus urbain et deux bibliothèques

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centrales au cœur de la boucle du Doubs. Le réseau de lecture publique reçoit environ 450  000 visites de lecteurs par an et effectue un million de prêts. Malgré ce succès, il existe encore des marges de progression.


Une attention particulière est déjà portée en direction des publics les plus éloignés de la lecture, que cela soit le public des jeunes ou celui des personnes en incapacité de se déplacer. Celle-ci doit être à l’avenir renforcée par un enrichissement des collections en direction de ces publics (livres pour adolescents, livres en gros caractères pour personnes déficientes visuelles, livres à destination des enfants de quatre à six ans...). À ce titre, il convient de maintenir une dépense d’acquisition documentaire au moins égale à 2 e par habitant comme le recommande le Centre national du livre. Cet effort documentaire sera accompagné d’un accroissement des actions culturelles menées. Cela passera par un renforcement des collaborations avec les acteurs locaux de terrain (CCAS, maisons de retraite, écoles, collèges, maisons de quartier, Centre régional du livre, libraires...) pour poursuivre les accueils de classe (plus de 500 par an sur l’ensemble du réseau), le portage à domicile, la multiplication des dépôts de livres dans les maisons de retraite, les accueils d’auteurs. Il est essentiel de poursuivre et de renforcer la politique d’élargissement des publics déjà enclenchée depuis plusieurs années. Pour retenir et fidéliser ces nouveaux publics, il convient d’avoir les espaces publics et de lecture agréables et adaptés correspondants à ces fameux “troisièmes lieux” théorisés par Ray Oldenburg. Avec seulement 13  % de la population bisontine inscrit à la Bibliothèque municipale, la Ville de Besançon est cinq points en-dessous de la moyenne nationale. Les exemples des villes comme Poitiers, Limoges, Reims ou Orléans mettent en évidence un constat : seules les villes qui se sont lancées dans la construction d’une grande centrale moderne de lecture publique largement ouverte, ont vu le nombre et la diversité sociale de leurs lecteurs croître de façon significative. À une moindre échelle, l’exemple de la médiathèque du centre Nelson Mandela corrobore ce fait. Le nombre de lecteurs inscrits a doublé depuis la construction de la nouvelle médiathèque. Il manque à Besançon, ville universitaire de 120  000 habitants, une bibliothèque centrale à la hauteur des ambitions de la Ville et des

aspirations nouvelles du public, avec de vastes espaces de lecture et de collections. Pour répondre aux défis de la nouvelle compétition que les villes sont amenées à se livrer entre elles, il est judicieux de rassembler les institutions documentaires bisontines. La réponse à ce problème est sans doute dans la construction d’un bâtiment commun à la bibliothèque universitaire de lettres, à la médiathèque Pierre Bayle et à la bibliothèque d’étude et de conservation. Ses importantes collections et ses larges horaires d’ouverture en feraient un des principaux lieux de vie intellectuelle et culturelle de la ville. > Objectif : redynamiser la politique de lecture publique à Besançon par la création d’une bibliothèque centrale.

Proposition 25 > Lancer les études pour la création d’une Bibliothèque Universitaire / Bibliothèque Municipale Le Contrat de Projet État-Région 2007-2013 prévoit le financement des études préalables à la réalisation d’une Bibliothèque universitaire / bibliothèque municipale (BU/BM) située au cœur de la ville. Cette institution aurait vocation à être l’emblème du statut universitaire de Besançon. Au sein d’un bâtiment moderne aux larges horaires d’ouverture, la réunion des fonds documentaires de la bibliothèque universitaire de lettres et sciences humaines avec ceux des deux bibliothèques centrales de la ville constituerait une collection de plus d’un million de documents. Les étudiants, les chercheurs et les Bisontins y trouveraient aisément les informations les plus diverses dont ils ont besoin. D’ici 2014, l’objectif est d’aboutir à une étude de pré-programmation qui permettra à la Ville et à l’Université de déterminer avec précision le lieu, la taille et le mode d’organisation d’une telle bibliothèque.

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Conserver et transmettre

L’École Régionale des Beaux-Arts

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’École Régionale des Beaux-Arts (ERBA) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche dédié aux arts plastiques et organisé autour de deux spécialités : l’art et la communication visuelle (arts graphiques). Destinée à former des étudiants qui en cinq ans doivent obtenir un master, l’ERBA se propose de mobiliser au service d’une pédagogie d’excellence toutes les ressources humaines et techniques dont elle dispose, à savoir : une équipe pédagogique composée d’artistesprofesseurs, des chercheurs, des assistants, des techniciens, mais aussi un volant d’intervenants extérieurs de haut niveau, et un plateau technique actualisé chaque année, composé d’une machine à découpe laser, d’une tireuse photographique de grand format, d’un atelier bois, d’un atelier fer, d’une salle d’infographie, etc. En outre, l’ERBA anime des projets de recherche en partenariat avec les universités françaises et européennes autour des thématiques suivantes : • métamorphoses du livre et pratiques contemporaines de l’édition, • pratiques de la performance, • tourisme et territoires, • entreprises critiques de l’art, • études de genre : question d’identités, chacune d’entre elles faisant l’objet de colloques, tables rondes et

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de publications souvent multilingues, notamment dans sa revue “D’Ailleurs”. En complément de cette vocation, l’ERBA assume également un rôle de diffusion de l’art contemporain, dans ses deux salles que sont la Grande Galerie et l’Espace 24. Une dizaine d’expositions sont organisées chaque année qui visent avec une médiation adéquate à toucher non seulement le plus grand nombre de visiteurs possible mais encore le public le plus divers. Dans le même esprit, sont organisées tous les mercredis soir des conférences publiques gratuites liées aux problématiques touchant à la création contemporaine ; en sus, des événements culturels “hors les murs” sont proposés dans la ville et en région (rencontres de la performance Excentricités 1, exposition dans une tour bastionnée Vauban, Marché de Noël, etc.). Une résidence internationale d’artistes – Le 12, rue Denis Papin – complète ce dispositif, ainsi que des cours du soir en plein développement. L’ERBA, dont le cœur de métier est la poursuite de l’excellence en matière de recherche plastique reste donc attachée à des valeurs sociales de médiation et de diffusion culturelle envers le plus grand nombre. > Objectif général : faire de l’École Régionale des Beaux-Arts de Besançon un pôle d’enseignement supérieur repéré aux niveaux national et international pour son activité de formation et de soutien à la création et, au niveau régional, un acteur de la diffusion de l’art contemporain.


Proposition 26 > Définir et mettre en œuvre un nouveau projet d’établissement Le projet d’établissement de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts est articulé sur l’évolution européenne des établissements d’enseignements supérieurs qui doivent tous être en capacité de délivrer des diplômes de niveau licence et master. Une fois l’homologation accordée par l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, l’établissement passera sous statut d’Etablissement de Coopération Culturelle (EPCC) et devra conforter trois axes de développement :

Le partenariat en matière de recherche Ce secteur prioritaire qui constitue le cœur de la réforme nationale de l’enseignement supérieur en arts plastiques, impose à l’ERBA de dynamiser les conventions structurantes passées ces deux dernières années avec l’Université de Paris I - Panthéon Sorbonne, l’Université Polytechnique de Valence, l’Université d’Huddersfield et bien sûr l’Université de Franche-Comté. A terme, une politique de double diplôme devra être recherchée systématiquement, tout comme l’intensification de la politique de publications conjointes, d’organisation de séminaires et de symposiums, d’échanges de professeurs et d’étudiants, etc. D’autres partenariats plus ponctuels avec des centres de recherche français ou étrangers devront également se développer.

Le développement à l’international et tout particulièrement l’essor des relations transfrontalières La dynamisation des relations avec les établissements d’enseigne-

ment supérieur et de recherche étrangers, ainsi qu’avec les grands équipements culturels de référence, s’affirme comme une priorité, tant du point de vue de la pédagogie menée dans l’école, que pour favoriser un meilleur suivi des élèves en post diplôme. Encourager la mobilité des jeunes artistes et de l’équipe enseignante, continuer d’étendre la politique de résidence internationale d’artistes et favoriser l’invitation d’intervenants étrangers, sont autant de directions qu’il faudra conforter. Compte tenu de la situation géographique de l’établissement bisontin, il faudra principalement développer sa vocation transfrontalière avec la Suisse et ses grands établissements de recherche (HEAD de Genève par exemple) ou culturels (MAMCO).

Une ouverture sociale assumée Cette recherche de l’excellence sans laquelle il ne saurait y avoir d’avenir pour un établissement d’enseignement supérieur dans le paysage concurrentiel que connaît l’Europe des savoirs, doit également, en s’appuyant sur la riche diversité du tissu culturel régional, pouvoir se développer en faveur du plus large public possible. De ce point de vue l’ERBA doit poursuivre sa politique de diffusion de l’art contemporain auprès de l’audience la plus diversifiée socialement, en produisant expositions, rencontres, conférences, tant à l’intérieur que hors de ses murs. Des expériences comme la valorisation des acquis, le développement des cours du soir ou encore les opérations événementielles liées aux arts visuels et plus généralement à la politique d’art dans la ville, devront être poursuivies, en partenariat autant que de besoin, avec les services concernés des différentes collectivités territoriales.

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Conserver et transmettre

Le Conservatoire du Grand Besançon

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a Cité des Arts et de la Culture ouvrira ses portes en 2013. Ce nouvel équipement conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma accueillera, sous un même toit, le Conservatoire du Grand Besançon et le Fonds Régional d’Art Contemporain de Franche-Comté. Pour le Conservatoire, cette intégration à la Cité des Arts et de la Culture est l’occasion d’une refonte de son projet d’établissement autour de quatre objectifs : - améliorer l’accueil, -  rendre son enseignement conforme au label “conservatoire à rayonnement régional” avec : une attractivité accrue du 3e cycle ; l’intégration d’un pôle d’enseignement supérieur ; le renforcement de son action sur le territoire de l’agglomération, - développer un programme d’action culturelle et une saison rayonnant sur l’agglomération et au-delà, - créer un véritable centre de ressources pour les enseignants et les élèves du territoire. En outre, le Conservatoire du Grand Besançon travaille d’ores et déjà à la structuration de ses départements “danse”, “théâtre”, “jazz” et “musiques actuelles”. Pour mener à bien ce chantier, les services du Grand

Besançon ont engagé une large réflexion à laquelle ils ont associé les services de la Ville de Besançon et tous les acteurs concernés à l’échelon local. > Objectif général : faire du Conservatoire du Grand Besançon un pôle d’excellence en matière de formation à la musique, à la danse et au théâtre, et un acteur du développement culturel et artistique à Besançon et dans son agglomération.

Crédit photo : Kengo Kuma and Associates - ARCHIDEV, architectes associés.

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Proposition 27 > Participer, en lien avec les services du Grand Besançon, à l’élaboration du projet culturel du Conservatoire dans une perspective de développement territorial Les services du Grand Besançon et du Conservatoire travaillent actuellement à l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement dans lequel l’action culturelle, la diffusion musicale et l’élargissement des publics ont une place importante. L’auditorium du futur Conservatoire sera l’outil de cette politique d’ouverture et de rayonnement. Les services de la Ville participent à cette réflexion avec l’objectif d’harmoniser, dans une perspective de complémentarité, les activités de pédagogie, d’action culturelle et de diffusion du Conservatoire avec celles des autres acteurs implantés sur la commune (écoles de musiques associatives, écoles d’harmonies, associations, festivals, orchestres, “scènes”, etc.).

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Élargir et promouvoir

Action culturelle dans les quartiers et dans les écoles

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ans une période où l’accès à la diversité culturelle et à la production artistique est plus que jamais un enjeu de société et un défi pour l’action publique, la Ville de Besançon entend encourager toutes les démarches qui visent, à travers une pratique artistique ou culturelle, à favoriser l’expression de soi et l’ouverture à l’autre dans le respect et la tolérance. Malgré l’engagement militant de quelques acteurs, la part occupée par l’action culturelle reste encore trop faible dans les projets, et dans ce domaine, les marges de progression sont considérables. Le travail effectué depuis longtemps par le Théâtre de l’Espace et, dans le secteur de l’éducation populaire, par les maisons de quartier associatives ou municipales, en lien avec le service d’Action culturelle de la Ville, est tout à fait intéressant et doit être développé. La prise en compte de cette problématique passe par une attention particulière de la Ville lors de la réorganisation des services, au moment du choix de projets culturels ou lors de l’établissement des conventions avec les associations partenaires. Elle passe également par la mise en place de nouvelles relations de travail entre les services de la Ville concernés par cet enjeu, et en premier lieu entre les directions de la Culture, de la Vie des quartiers et de l’éducation. Pour des raisons d’organisation et d’efficacité fonctionnelle, ces di-

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rections ont développé, ces dernières années, leurs missions de manière séparée. Il est nécessaire aujourd’hui de rétablir entre elles des liens de transversalité, en particulier dans la perspective d’un travail sur les publics les plus éloignés des pratiques artistiques et culturelles. D’une manière générale, la Ville de Besançon doit veiller à décloisonner et à recréer du lien entre tous les acteurs concernés par cette ambition : entre les “institutions culturelles” et le secteur de l’éducation populaire, entre les artistes, les “diffuseurs” (scènes et galeries), les associations et les professionnels de la médiation, entre les amateurs et les professionnels... Cette politique de développement de l’action culturelle doit prioritairement profiter aux publics qui, pour des raisons socioculturelles, sont les plus éloignés de l’offre et des pratiques artistiques et culturelles. Pour cela, la Ville de Besançon entend collaborer avec l’Éducation nationale, les établissements scolaires et les Maisons de quartier. > Objectifs généraux : • Permettre à chaque enfant au cours de son cursus à l’école primaire de découvrir une ou plusieurs disciplines artistiques • Permettre aux habitants d’un quartier de s’impliquer dans la conception et la mise en œuvre de projets artistiques ou culturels.


Proposition 28 > Concevoir et mettre en œuvre des projets associant artistes et habitants d’un quartier L’objectif ici est de réunir des artistes et les habitants d’un quartier, qu’ils soient ou non habitués à une pratique artistique ou culturelle, autour d’un projet particulier. Pour cela, la direction de la Culture, la direction de la Vie des quartiers et les Maisons de quartiers, qu’elles soient associatives ou municipales, collaboreront à la définition et à la mise en place de ces projets avec des artistes porteurs d’une démarche artistique susceptible d’être déclinée auprès des différents publics d’un quartier. Cette politique de développement culturel fera l’objet d’une instruction concertée des directions Culture et Vie des quartiers de la Ville, des Maisons de quartier et des partenaires associatifs, au cours de l’année scolaire 2010-2011, pour une mise en œuvre effective et progressive à partir de la rentrée 2011.

La Ville favorisera également l’émergence de nouvelles relations de travail entre les Maisons de quartier et les institutions chargées à Besançon de la diffusion (“scènes”, médiathèques, orchestre, festivals, etc.) ou de l’enseignement artistiques (Conservatoire, Ecole des Beaux-Arts, etc.).

Proposition 29 > Développer les interventions artistiques dans les écoles dans le cadre du Contrat local d’éducation artistique Il s’agira ici de concevoir et de mettre en place, entre les directions Culture et éducation de la Ville, et les services de l’Inspection Académique et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, en lien avec des artistes, des programmes de sensibilisation et d’initiation des élèves des écoles primaires aux différentes pratiques artistiques (histoire de la discipline, pratique, œuvres). Ce projet fera l’objet d’une instruction concertée des directions Culture et éducation de la Ville et des services de l’Etat, au cours de l’année scolaire 2010-2011, pour une mise en œuvre effective et progressive à partir de la rentrée 2011.

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Élargir et promouvoir

Échanges internationaux

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Besançon, plusieurs associations et établissements développent des relations avec des partenaires étrangers ; c’est le cas en particulier du Festival international de musique, du Pavé dans la Mare, et plus encore du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie et de l’École Régionale des Beaux-Arts (ERBA). Pour le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, ces relations prennent généralement la forme de collaborations autour de projets d’expositions : expositions horsles-murs - telles El enigma de la momia, au musée d’archéologie d’Alicante, les deux expositions de dessins en préparation à Seville et Bilbao ou encore le projet de présenter les dessins de Fragonard à la Frick Collection à New York  -, ou expositions en coproduction avec des musées étrangers Le Corbusier expose, avec Las Palmas, Madrid et la Fondation Le Corbusier, Grandville un autre monde avec le musée Félicien Rops en Belgique

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et, en 2012, une exposition sur l’art en Espagne au XIXe siècle avec Le Prado. Ces relations s’établissent également à travers les nombreux prêts que le musée accorde ou reçoit. En outre, un partenariat pérenne s’est mis en place entre le musée du Temps avec le musée international d’horlogerie de La Chaux de Fonds. Pour l’École Régionale des Beaux-Arts, l’international est moins


un objectif extérieur et ponctuel qu’une dimension essentielle et permanente de son projet pédagogique et culturel. Cette dimension s’incarne à travers : •  la mobilité de ses étudiants qui bénéficient de programmes d’échanges, notamment Erasmus des professeurs référents sont désignés par zone géographique de compétence et préparent le départ des étudiants – ou plus simplement de stages, de voyages d’études en dehors de nos frontières. Pour encourager cette mobilité, l’enseignement de l’anglais a été revivifié : le volume horaire annuel des cours a doublé en deux ans ; l’enseignante britannique siège aujourd’hui en jury au concours d’entrée et le coefficient de l’anglais a été porté au même niveau que celui des autres matières enseignées. •  l’accueil des étudiants étrangers ; ces étudiants font l’objet d’une réception, d’un suivi particulier et de l’élaboration d’un programme “sur mesure”. •  des partenariats avec des écoles d’art en Europe (Düsseldorf, Varsovie, Cracovie, Florence, Frosinone, Naples, Barcelone, Valence, La Corogne, Madrid, Bruxelles, Stockholm, ...). •  une politique d’expositions et de résidences qui fait la part belle aux artistes étrangers : sur les onze expositions organisées ces deux dernières années, cinq affichaient clairement des artistes et des commissaires étrangers ; sur les vingt-deux résidents, quatorze venaient d’au-delà de nos frontières (Chine, Saint Martin, Brésil, Japon, Grande Bretagne, Belgique, Italie, Espagne, Ukraine etc.). La présence permanente de créateurs étrangers permet à l’ensemble de l’équipe pédagogique et des élèves de rencontrer une authentique expérience interculturelle. La coopération internationale de l’École Régionale des Beaux-Arts

de Besançon ne s’épuise donc pas dans les seules stratégies de développement et de partenariat menées depuis l’établissement, mais l’habite toute entière, comme une dimension intrinsèque de sa pédagogie et de sa recherche.

Proposition 30 > Développer les partenariats à l’international A l’exemple du Festival International de musique, du Pavé dans la Mare, du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie et de l’École Régionale des Beaux-Arts, les établissements et les acteurs bisontins doivent, non seulement développer des relations avec leurs partenaires étrangers, soit dans le cadre des échanges culturels avec les villes jumelées, soit à travers des collaborations avec des établissements du même type à l’étranger, mais également faire de cette dimension une composante essentielle de leur projet culturel et artistique. La dynamique de création et de production des artistes et des établissements bisontins et leur rayonnement seront ainsi notablement renforcés.

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Élargir et promouvoir

Saison culturelle et événementielle

> Objectif général : faciliter l’accès du plus grand nombre à l’offre culturelle bisontine.

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Proposition 31 > Restructurer et promouvoir la saison culturelle à Besançon L’objectif est double. Il consiste d’abord dans le cadre d’une concertation avec les professionnels de trouver un rythme et une organisation de la saison plus conformes aux attentes des publics, locaux et de passage. Il consiste ensuite à mettre l’accent sur quelques événements structurants sur lesquels la Ville pourrait s’appuyer pour attirer un public plus éloigné, moyennant un effort de communication particulier.

© Y. Petit.

S

i l’offre culturelle bisontine est riche et diverse, force est de constater que son organisation dans le temps ne facilite pas toujours son appropriation par le public. La forte concentration de spectacles à certaines périodes et, a contrario, l’absence de propositions à d’autres moments, en particulier les week-ends, au cours des vacances de fin d’année ou pendant l’été, écartent de facto certains publics de l’offre culturelle. Cette organisation a également des conséquences sur le développement touristique de la ville. Avec l’inscription de Besançon sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, les professionnels de la culture doivent faire un effort pour proposer à des périodes aujourd’hui peu investies des spectacles ou des événements. Pour remédier en partie à cette situation, la Ville a mis en place Les F’estivales, programme d’animations en juillet et août à destination des Bisontins et des touristes. Par ailleurs, si les événements (festivals, expositions) sont nombreux, certains d’entre eux, susceptibles d’attirer des visiteurs venus des régions limitrophes, doivent faire l’objet de campagnes de communication renforcées dans un double objectif : faire connaître l’événement et accroître l’attractivité de Besançon.


Communication

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our associer encore plus largement les Bisontins à la vie culturelle locale, il est également nécessaire de reconsidérer et d’améliorer la diffusion de l’information. L’absence d’agenda culturel, de billetterie commune ou de carte pass, par exemple, ne favorise pas la circulation de l’information et des publics. L’objectif est triple ; il s’agit conjointement : • de concevoir des outils de communication adaptés aux différents publics et en particulier aux publics des jeunes et des étudiants (Pass Culture), en cohérence avec les outils déjà existants mis en place par la Ville, comme Besançon Campus, ou en partenariat avec d’autres acteurs comme le CRIJ, • d’aider au rayonnement hors région des événements les plus importants : à l’image de ce qui a été initié avec le Festival international de musique, il s’agira de s’appuyer sur le potentiel d’attractivité de certains événements culturels (festivals, expositions, etc.) en les articulant avec les campagnes de communication de la Ville - Besançon l’Irrésistible et Besançon Campus - sur les agglomérations de l’axe Rhin-Rhône et les régions limitrophes afin de renforcer l’attractivité et le rayonnement de la ville, • de développer la circulation des publics entre les structures et les différentes offres culturelles par une meilleure utilisation et un croisement des fichiers abonnés des différents établissements culturels et notamment du fichier abonnés de la Médiathèque.

Proposition 32 > Créer de nouveaux dispositifs et de nouveaux outils de communication susceptibles de faciliter l’accès du plus grand nombre à l’offre culturelle Pour permettre à tout un chacun d’appréhender de manière synthétique et globale l’ensemble de l’offre culturelle bisontine, il est nécessaire de concevoir de nouveaux outils de communication adaptés aux différentes manières de s’informer, et de mettre en place de nouveaux dispositifs - agenda culturel, billetterie centralisée, abonnements croisés, pass culture, pass étudiant, etc. – afin de permettre au public d’accéder de manière simple et transversale à l’ensemble de l’offre. Dans ce cadre une attention particulière pourra être portée au public des jeunes et des étudiants.

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Financements et calendrier de mise en œuvre Financements acquis BP 2010

Financements programmés à arbitrer

Financements à programmer

1 > Accroître le soutien aux associations partenaires de La Rodia

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2 > Mettre en place un dispositif de soutien à la diffusion musicale dans les bars

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2010

3 > Développer un cursus de formation aux musiques actuelles

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2011 > 2012

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2011 > 2013

5 > Étudier le projet de création d’une académie de direction d’orchestre

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2011 > 2012

6 > Développer les missions de production lyrique du Théâtre Musical de Besançon

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2011 > 2012

7 > Étudier le projet d’aménagement d’une salle de concerts

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2011 et suivantes

8 > Redéfinir le rôle et les missions des “scènes”

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2011 > 2012

9 > Étudier le projet d’implantation des activités du Cirque Plume à Besançon

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2011 et suivantes

10 > Créer une fabrique artistique sur le site des Prés-de-Vaux

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2010 > 2011

11 > Soutenir la création dans le domaine du spectacle vivant

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2010

12 > Aménager des ateliers pour les artistes plasticiens

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2011 et suivantes

13 > Développer les résidences d’artistes et les expositions

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2010

14 > Relancer le dispositif L’Art dans la Ville

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2011

15 > Étudier le projet d’implantation d’un cinéma d’art et essai sur le quartier Battant

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2011 et suivantes

16 > Accroître le soutien aux associations

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2010

Créer et diffuser

Calendrier de mise en œuvre

Musiques actuelles 2010

Musique classique – Art Lyrique 4 > Mettre en œuvre le nouveau projet de l’OBMFC dans une perspective régionale

Théâtre, danse, cirque et spectacles

Arts plastiques

Cinéma

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Financements acquis BP 2010

Financements programmés à arbitrer

Financements à programmer

17 > Créer un service des publics communs aux Musées du Centre

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2010 > 2011

18 > Rénover les espaces d’exposition et d’accueil du MBAA

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2013 > 2014

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2011

20 > Ouvrir et mettre en valeur la “Maison Victor Hugo”

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2011 > 2013

21 > Créer un espace de découverte et de compréhension du patrimoine

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2010 > 2011

22 > Réaliser l’inventaire complet du patrimoine mobilier de la Ville

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2010 et suivantes

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2011 > 2013

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2011 > 2013

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2011 > 2012

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2010 > 2011

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2010 > 2011

Conserver et transmettre

Calendrier de mise en œuvre

Les Musées du Centre

Archéologie 19 > Développer les actions de sensibilisation

Patrimoine historique - Ville d’Art et d’Histoire

Le patrimoine Vauban et les Musées de la Citadelle 23 > Développer un nouveau projet autour du patrimoine Vauban

La culture scientifique et technique 24 > Développer les actions de sensibilisation

Les Médiathèques et la politique de lecture publique 25 > Lancer les études pour la création d’une BU/BM à Besançon

L’École Régionale des Beaux-Arts 26 > Définir et mettre en œuvre un nouveau projet d’établissement

Le Conservatoire du Grand Besançon 27 > Participer à l’élaboration du projet culturel du Conservatoire

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020

Financements et calendrier de mise en œuvre Financements acquis BP 2010

Financements programmés à arbitrer

Financements à programmer

28 > Concevoir et mettre en œuvre des projets associant artistes et habitants d’un quartier

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2011 > 2012

29 > Développer les interventions artistiques dans les écoles

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2011 > 2012

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2011 > 2012

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2011 > 2012

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2010 > 2011

Élargir et promouvoir

Calendrier de mise en œuvre

Action culturelle dans les quartiers et les écoles

Échanges internationaux 30 > Développer les partenariats à l’international

Saison culturelle et événementielle 31 > Restructurer et promouvoir la saison culturelle à Besançon

Communication 32 > Créer de nouveaux dispositifs et de nouveaux outils de communication

édition : Ville de Besançon. Rédaction : Délégation Culture et Patrimoine. Conception graphique - PAO : Françoise Fedi/Direction Communication. Crédits photos : Éric Chatelain, Jean-Charles Sexe, Gabriel Vieille, Ville de Besançon - Yves Petit. Impression : Estimprim. Tirage : 500 exemplaires Dépôt légal : Décembre 2010.

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Schéma d’orientation pour la culture

Besançon 2010 > 2020


Schéma d'orientation pour la culture à Besançon