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Kaze lhak azel

Publication de la Confédération War’l Leur N°80 Mars 2011


Confédération culturelle bretonne Danse I Costumes I Formation I Broderie

// éditorial .............................................................................................. 3 // Avant propos .................................................................................... 4 // War’l leur ........................................................................................... 5 - Assemblée Générale 2010

- Organigramme confédéral

// Danse ...................................................................................................... 8 - Champion de Bretagne 2010 : Saint-Malo couronné - Visionnage 2010 : Bilan d’une saison inédite - Kement Tu et Gouel War’l Leur - Classement 2010

// Costumes  ............................................................................................ 16 - L’activité de la commission en 2010 - Dilhad donations et collectages 2010 - Le marché aux costumes 2010 - Les archives textiles du Musée de Bretagne

// Sommaire Taolenn List d’artiq // Formations  ....................................................................................... 20 - Plan annuel de formation confédérale // Fédérations ....................................................................................... 23 - Tribune libre aux Fédérations

- Résultats des concours fédéraux

// Partenaire .......................................................................................... 28 - Compte-rendu de Gouelioù Breizh // Dossier / Regard Extérieur .................................................... 30 - Le Pays Pourlet - Appellation de la danse // Hommages à Martial Pezennec et Michel Brunet ...................... 38

© Myriam JEgat

// Brèves .................................................................................................... 40 // Calendrier  ......................................................................................... 42

Couverture : © Myriam Jegat - Groupe Quic en Groigne, Saint-Malo

Kaze lhak azel

Embannadur ar c’hengevred War’l Leur Niv 80 Meurzh 2011

Directrice de la publication : Joëlle Dubois. Rédaction : Joëlle DUBOIS, Florian FERRé, Didier MIOSSEC, Philippe CHAQUIN, Marie RIOUAL, Audrey PAVAGEAU, Marlène LE QUERLER, War’l Leur Penn ar Bed, Marc MUROS, War’l Leur Mor Bihan, Nathalie RADIN, Yann CHAMAILLARD, Daniel BOURCE, Rapport Goueliou Breizh, Danserien ar vro Pourlet, Alan PIERRE, Odile Guyader, Viviane Hélias, Marcel Kerloc’h. Traduction : Gallo : Chubri, Breton : Tugdual Jaffré. Conception : Florian FERRé. Impression : Imprimerie de Basse-Bretagne - Quéven. Tirage : 1500 exemplaires. Informations et correspondances : Confédération War’l Leur - 3 rue des Gentilshommes -29 340 Riec-sur-Bélon Tél. : 02 98 06 57 57 - warleur@wanadoo.fr - www.warleur.org


// Editorial - Pennad stur - Lë biyèt d’la redijrî

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n ce début d’année 2011, je tiens à vous exprimer tous mes meilleurs voeux de santé, de joie, de bonheur et de succès. Que 2011 soit aussi une année de réussite et d’avancée pour vous et notre Confédération et je crois sincèrement qu’elle le sera !

ministérielles à partir de 2011. Nous devons nous alarmer de ces restrictions budgétaires qui s’annoncent et qui pourraient à court terme porter un coup très grave à l’initiative associative. Mais ne devons-nous pas anticiper face ces futurs problèmes ? La plupart des structures culturelles vivent aujourd’hui grâce au financement public mais aussi grâce au mécénat privé. Il me semble que c’est une perspective que nous envisager, pour nous permettre de pérenniser nos actions.

Tout d’abord, 2011 est synonyme de renaissance pour notre Kazel ha Kazel qui depuis quelques années avait disparu. Il sort de nouveau en ce début d’année grâce à notre chargé de communication qui travaille la maquette depuis cet hiver. J’espère qu’elle vous plaira et que cet outil saura resserrer les liens entre la Confédération et ses adhérents.

Je souhaite vivement que War’l Leur continue à œuvrer pour promouvoir notre identité régionale. Que chacun ait à cœur de mettre notre culture traditionnelle au service des enfants, des jeunes et des moins jeunes, afin que tous puissent y trouver leur place. J’encourage tout naturellement les jeunes à prendre des responsabilités dans leur cercle mais

2011, synonyme également de continuité pour le visionnage. La mise en fonction du nouveau règlement a suscité des questions, certains y voyaient une connotation de concours. Mais le fait que la rencontre

// Bienvenue Donemad au N° 80 d’an niv. 80 commune par catégorie ne compte que pour 50 % dans le classement final, et que le contrôle continu soit toujours présent, montre bien que nous essayons de trouver le juste équilibre pour classer tous les groupes de la Confédération. Car le problème est également, un problème de visionneurs. En 2010, avec l’obligation des groupes à fournir des visionneurs pour participer au classement, le nombre de visionneurs a doublé. Ce qui montre que chaque cercle a compris l’importance de participer à l’évaluation des cercles, déjà pour être classé soi-même et aussi pour diminuer le nombre de cercles classés par défaut. Ce nouveau règlement a apporté un nouveau souffle et a tenu en partie ses promesses. Nous travaillons activement pour que cette année un nombre de groupe encore plus important soit évalué par ce nouveau système. J’espère que les cercles maintiendront leur effort, afin que tous puissent être classés aussi objectivement que possible. Des formations au visionnage vont être mises en place et je conseille à tous les groupes d’y envoyer leurs visionneurs et futurs visionneurs.

Depuis la création de War’l Leur, la formation des membres de nos groupes, est une de nos préoccupations majeures. La force et le dynamisme de la danse bretonne ainsi que nos structures ont permis d’organiser des formations très complètes. Le succès de ces formations n’est plus à prouver : les stages sont complets à chaque fois ! Cette politique de formation n’est réalisable que grâce au soutien financier de la Région Bretagne avec qui nous avons signé une convention triennale. Je mets l’accent sur ce soutien, car dans le climat actuel nous savons tous que les subventions des départements ont été revues à la baisse. Ce sont donc surtout les Fédérations qui en subissent les conséquences. Bien que l’on observe également des effets sur les Cercles. C’est une grande partie du soutien à la vie culturelle associative par le Ministère de la Jeunesse et des Solidarités Actives qui s’effrite, portant ainsi atteinte aux actions citoyennes, vecteurs de lien social, de solidarité, d’épanouissement personnel et de vivre ensemble. Ces coupes budgétaires sont d’autant plus inquiétantes qu’elles laissent présager une baisse généralisée des subventions

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aussi dans leur fédération ou encore à la Confédération : ils trouveront dans notre culture et notre activité associative des repères pour s’affirmer dans la vie. La jeune génération est pleine de ressources elle n’hésite pas à être novatrice tant en danse, qu’en chant ou en musique. Elle montre ainsi que la culture traditionnelle bretonne n’est pas figée, mais au contraire qu’elle s’inscrit naturellement dans le XXIe siècle. Dans cet esprit je souhaite que les responsables de War’l Leur soient actifs au sein de leur groupe pour être au contact de ce que nous pourrions appeler danseurs ou danseuses de base, car il est indispensable que chaque cercle et que chaque artiste puisse se faire entendre. Je compte sur tous les membres de War’l Leur pour que 2011 soit une année d’initiatives et de réussites culturelles. Bonne saison ! Joëlle DUBOIS Présidente de la Confédération War’l Leur


// Avant propos - Raglavar - Entamâ

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e « Kazel ha Kazel » est la publication de la Confédération War’l Leur qui depuis plus de quarante ans est notre organe de communication externe. Une publication, dont l’histoire assez tumultueuse, révèle pour t ant un patrimoine écrit d’une énorme richesse. On comprendra à travers son historique qu’il aura été bien difficile de maintenir constamment la grande voile éditoriale, et notamment ces dernières années.

> Numéro 3 de Mai 1971

Né au début des années 70, le Kazel ha Kazel est passé de plusieurs formats à plusieurs périodicités (recueil de feuilles A4, magazine, livret A4 plié en 2 puis feuille, mensuel, trimestriel etc.) qui à la succession de ces changements feront perdre le fil des numéros. Avec le Kazel, la revue externe, il y eu également le Keleier, la revue interne à la Confédération. Deux publications, donc deux fois plus de travail qui aura peut-être épuisé

articles sur les arts et traditions de Bretagne d’une richesse tant intellectuelle que graphique ( des visuels de couvertures de Micheau Vernez ! ). Nous avons donc décidé de partir sur une publication annuelle, synthèse d’une année administrative, de fin de championnat, de conclusion de nos formations, de bilans de nos spectacles, de nos commissions et de notre collectage de costumes traditionnels. Un comité de rédaction se forme et évidemment, la porte est grande ouverte aux Fédérations, aux cercles et à toutes les bonnes volontés d’adhérents qui souhaiteraient s’investir dans ce projet.Cette publication est notre outil de communication et votre outil également en tant que cercle, mais aussi un moyen pour nos partenaires de prendre connaissance de la vie de notre association.Et pour tout cela nous avons besoin de vous.

// Kazel un jour, Kazel un deiz, Kazel .... Kazel ... les comités de rédactions successifs. Pourtant notre fameux «papelard» a connu des périodes brillantes. L’âge d’or se situe entre la fin des années 70 jusqu’au milieu des années 80, période où l’on pouvait compter jusqu’à 5 sorties annuelles et allant jusqu’à 75 pages ! Une frénésie rédactionnelle ? Non bien sûr, quoique ... Mais surtout l’envie d’une poignée de téméraires à maintenir War’l Leur au coeur du mouvement breton et à le faire savoir. En 1992 dans le numéro 40, un article faisait déjà état d’interrogation sur la pérénisation des publications. Coût financier, difficulté de trouver des rédacteurs, difficulté éditoriale ... Depuis 2008, le Kazel ha kazel est en refondation. Il convenait pour les anciens d’essayer de recréer ce support qui relie les cercles entre eux mais aussi avec la Confédération et de faire perdurer ce patrimoine War’l Leur qui aura vu moult

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En conclusion, 79, 80 ou 81, on ne sait plus vraiment sur quel numéro nous nous étions laissés.La dernière mouture magazine remontait à 2005 sous le numéro 78. Entre temps abandonné, puis relancé, puis re-abandonné et repris tant bien que mal sous forme de feuille ou double feuille d’informations (il y en eu 4 depuis). Nous reprendrons donc sur un chiffre rond. Ainsi voici la naissance du Kazel ha Kazel numéro 80. En espérant que vous y trouverez votre compte, bonne lecture. Florian Ferré


// Confédération - Kengevredad - Agrouée

2010

// Assemblée Bodadeg Générale 2010 veur 2010 Retour sur l’Assemblée Générale 2010.

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e samedi 16 octobre dernier s’est tenue l’Assemblée Générale 2010 de la Confédération. La deuxième de l’année. Le bureau de la Confédération avait en effet décidé de se caler sur les activités de ses membres, émanant du calendrier scolaire. Après Concarneau en mars, c’est donc au siège social de la Confédération, au Centre Culturel Amzer Nevez à Plœmeur, que 150 représentants des Cercles, institutions et membres se sont retrouvés pour faire le bilan de ces 6 derniers mois. 6 mois qui ne paraissent pas courts au regard des activités de la Confédération.

Engagement associatif En préambule de cette 44 e Assemblée, Joëlle Dubois, présidente de la Confédération tenait à souligner l’importance et le poids de la Confédération dans le monde associatif culturel en Bretagne. War’l Leur c’est avant tout une soixantaine de cercles affiliés, plus de quatre vingt dix affiliés dans les 6 Fédérations, pas loin de 10 000 membres. Mais War’l Leur reste une association à but culturel qui sans l’implication de ses membres et

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des institutions politiques, ne pourrait perdurer. Afin de créer ce lien de continuité entre les générations, la formation et la transmission de nos valeurs restent fondamentales pour notre grande Confédération. War’l Leur est là pour enseigner une culture avec des valeurs et des repères pour permettre aux gens de vivre pleinement une identité, l’identité bretonne. Reste que ce travail de transmission restera à jamais inachevé et que c’est là, à nous, de veiller à ce que le relais soit fait. Nombre d’entre nous sont déjà impliqués fortement dans la vie de leur cercle, mais aussi dans les fédérations et également dans d’autres vies associatives et il devient prudent de veiller au bon déroulement d’une transmission dans de bonnes conditions. L’avenir nous le rendra.

Un bilan positif Question toujours préocuppante : le financier. La Confédération est un très bon élève comme le souligne à chaque assemblée générale le commissaire au compte. La Confédération a 3 postes de dépenses majeurs que sont les formations,


les manifestions et les salaires. Même si nous ne sommes pas dans le rouge, et que la Région Bretagne garde son plein soutien dans nos actions culturelles, nous devons rester vigilants. Notre inquiètude va surtout dans le soutien fait à nos fédérations par les départements. Une vigilance d’autant plus importante qu’il s’agit ici de notre base et que sans elle, la donne est beaucoup plus négative. Du coté des commissions, elles travaillent toujours activement sur de nombreux projets. Le grand chantier de l’année a été sans nul doute celui du visionnage. Après des années de questionnements, ce chantier devenait nécessaire. Moins de visionneurs, moins de fiches, moins de motivation palpable chez les groupes (toutes catégories confondues), mais toujours une aussi grande envie d’être vus et classés. La réponse qu’a apportée la direction va dans ce sens. Avec le soutien de la commission fêtes et festivals,  depuis 2 ans, nous essayons de prendre en charge l’organisation d’évènements ( Kement Tu, Da Bep Tu, Gouel War’l Leur etc. ) qui malheureusement ne passent pas inaperçus dans les comptes de la Confédération. Alors oui tout n’est pas parfait, mais les conclusions du visionnage 2010 nous ont convaincu que nous allons dans la bonne direction. Reste à améliorer et asseoir notre système. Du coté de la commission costume, le collectage continue toujours. Elle travaille également sur les recherches de matériaux pour différents groupes.

Elle aura contribué encore à l’exposition de Dilhad à Lorient pour le cercle « Bugale an Oriant », dans le Pays Rennais pour l’anniversaire du cercle de Cesson-Sévigné. Le prêt de mannequins également pour ces deux derniers, ainsi que pour Beuzec, la médiathèque de Plœmel, la mairie de Paimpol. En fin d’année, la Confédération aura aussi collaboré avec l’école du Sacré-Cœur de Riec-sur-Bélon qui avait pour thème la découverte de la culture bretonne. En deux temps, les classes ont pu avoir une exposition et un « cours découverte » des différents costumes de Bretagne. Sur cette commission, il est utile de vous rappeller que la Confédération est un conservatoire du patrimoine vestimentaire. Elle peut donc se porter acquéreuse de pièces de costumes pour son fonds. Si vous connaissez des gens ... La formation. Avec toujours autant de succès, elle a encore fait le plein en 2010. Ce succès nous amène maintenant à nous questionner sur le refus de stagiaires et de notre capacité d’accueil au Centre Culturel Amzer Nevez. Nous sommes certes limités par cette structure, mais cette limitation reste aussi une garantie du bon déroulement de nos formations. Deux groupes, voire trois groupes de 40 personnes deviennent ingérables pour les intervenants et pour une bonne qualité d’enseignement. En 2011, nous espérons une nouvelle fois assumer la confiance que les cercles nous ont donnée en leur proposant encore et toujours des formations de qualité.

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Dernier point, la communication. En 2 ans, la commission a mis en place divers travaux dont deux gros : la nouvelle identité graphique suivie de son nouveau site internet. Ces deux grands chantiers clos, reste un autre qui depuis le début restait dans nos têtes : le livret des cercles qui prendra forme cette année 2011 après s’être posé toutes les bonnes questions. C’est un outil qui sera complémentaire au travail de Son Ha Dañs et que la Confédération mettra à disposition des fêtes et festivals, en Bretagne, en France puis si nous le pouvons à l’étranger. Mais ce n’est pas un palliatif à la structure actuelle de promotion qu’est Son Ha Dañs. La Confédération se fait régulièrement questionner sur ce sujet qui nous préoccupe. Nous ne pouvons que répondre que la Confédération n’est pas adhérente à Son Ha Dañs, par conséquent, elle ne peut donc intervenir. C’est donc aux Cercles de faire remonter leur mécontentement à cette structure. Ce livret sera actif pour 2012 et nous espérons que tous les groupes répondront présents. Et pour conclure une Assemblée Générale, comme toujours, quoi de mieux que de la finir en dansant ! Didier Miossec


Présidente Joëlle Dubois Vice-présidents

Marie Rioual - Joël Le Rudulier Trésorier

Secrétaire

Didier Miossec

Marie Le Goff

Trésorier adjoint

Secrétaire Adjointe

Philippe Chaquin

Jacqueline Poletti

MEMBRES DU COMITé Directeur Viviane Hélias Présidente honoraire

Jean-Pierre Larvor

MarcelPrésident Kerloc’h honoraire

David Le Fédération Goanvic Vanessa Brunet Penn ar Bed Marc Muros Natacha Meunier Eric Blandin Fédération Mor-bihan Sylvie Boisnard Yann Chamaillard Fédération Loire-Atlantique Audrey Pavageau

Stéphanie Séhédic

Françoise Pouliquen

Fédération Divroët

Nathalie Radin Fédération Ille-et-Vilaine

// Organigramme Organigramm Confédéral

Costume Formation Jacqueline Poletti Joëlle Dubois

Responsable commission

Responsable commission

Marlène Le Querler

Pauline Vercruysse Part. administrative

Marlène Le Querler

Communication Yann Chamaillard Responsable commission

Florian Ferré

Responsable salarié

Visionnage Philippe Chaquin Responsable commission Pauline Vercruysse Responsable salariée

Joëlle Dubois Responsable commission

Marlène Le Querler Responsable salariée

Part. organisation

Responsable salariée Membres de la commission Membres de la commission

Guillaume Collin

Odile Le Guyader

Joëlle Le Meur

Odile Guyader élodie Deniel Yann Busnel Viviane Hélias Jean-Christophe Le Plain Odile Le Guyader Le Querler Joëlle Le Meur Marlène Pauline Vercruysse

Marie Rioual Marlène Le Querler

Membres de la commission

Membres de la commission

Membres de la commission

Sylvie Boisnard Fédération Loire-Atlantique

Solenn Boënnec

Marlène Le Querler

Gaëlle Combaud Sadeq

Pauline Vercruysse

Eric Blandin

David Le Goanvic Fédération Penn ar Bed

Joëlle Dubois

Viviane Hélias

Marcel Kerloc’h Nathalie Radin Fédération Ille-et-Vilaine

Odile Guyader

Dorothée Gy-Bédard Philippe Le Normand

Cécile Chamaillard

Jean-Michel Lincy

Noalig Tanguy

Marie Rioual Marc Muros Fred Faussier Fédération Mor-bihan

Joël Le Rudulier Audrey Pavageau

Marlène Le Querler

Florian Ferré

Stéphanie Séhédic

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Audrey Pavageau


// Danse - Da単s - Dans

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Au terme de cette saison 2010, la Direction Visionnage a décerné au cercle Quic en Groigne de SaintMalo le titre de Champion de Bretagne 2010 de la Confédération War’l Leur. Les Malouins décrochent ainsi leur 9e titre.

«

 Encore ! », pourrait-on entendre dire, mais le samedi 16 octobre dernier, l’ensemble des fiches de visionnage du groupe n’a pas laissé de doute parmi les

groupe enfant et un « cerclig » ( groupe tremplin au cercle adulte ), mais aussi un orchestre, un atelier couture et une commission costume dont on entend les éloges aux quatre coins de la Bretagne. Le bagad quant à lui n’est pas en reste. Il est devenu le bagad phare de HauteBretagne, troublion de la première catégorie B.A.S., emmené par le swing des arrangements de Julien Le Mentec et avec l’une des écoles de formation les plus actives de Haute-Bretagne.

// Champion de Bretagne 2010

anniversaire en fanfare avec une toute nouvelle création bagad-orchestrecercle sur un titre résolument Malouin. Premier volet de cet anniversaire, le 17 avril, avec « Rive droite, rive gauche », une exposition référente sur le collectage vestimentaire traditionnel en Pays de Saint-Malo et des bords de Rance. Elle se tiendra jusqu’au 8 mai dans la chapelle St-Sauveur à Saint-Malo intra-muros. Puis second volet fin mai, le vendredi 27, à 21 h, au théâtre de St-Servan avec « Terre Neuve nous appelle ! » la création 2011 de L’Ensemble Quic en groigne. Le samedi 28, à partir de 14 h 30 : défilé dans la rue principale de St-Servan, puis prestation des bagadoù et Cercles invités au Théâtre de St-Servan. Samedi 28, à partir de 21 h : « Klebs Noz », le fest noz malouin à la salle Duguay Trouin ( quartier de Paramé ), avec notamment le Big Stal, Bouka, des couples de sonneurs bien sûr et des surprises. Et pour finir le dimanche 29 à 11 h, à la salle Duguay Trouin, réception officielle puis repas des retrouvailles avec la grande famille malouine.

Chanpion d’Brtêgn : sèrqlh Quic en groigne, Sènt Mâlo

autres Ensembles de 1+. Le groupe sur son visonnage continu et sur Kement Tu a fait l’unanimité. Sur les 7 dernières années, il remporte ainsi son 6e titre de Champion de Bretagne. Une très belle performance, pour un ensemble qui n’a accédé à la première catégorie qu’en 1992 et qui plus est, vient de Haute-Bretagne. Ce 9e titre vient récompenser un travail chorégraphique qui avait pour thème cette année un mariage en Pays Malouin. Thème emblématique de la tradition bretonne mais jamais vu à la sauce malouine. Et quelle sauce !

«On récolte ce que l’on sème » Telle pourrait être la devise de l’Ensemble traditionnel qui depuis maintenant 10 ans, sous la direction d’Eric Blandin à la Danse et de Gildas Roger au bagad, s’est développé à une vitesse vertigineuse. En 2001, le groupe ne comptait qu’un groupe adulte d’une trentaine de danseurs, le début d’un cercle enfant et un bagad de milieu de tableau. Aujourd’hui, le cercle Malouin s’est agrandi d’une centaine de danseurs répartis entre un groupe adulte, un groupe Loisirs, un

Une formation dont le travail aura ménagé toute une génération mais qui paye aujourd’hui et pour les années à venir. Preuve en est par les nombreuses récompenses que danseurs et musiciens obtiennent lors des différents concours ( La Bogue à Redon, concours Fisel à Rostrenen, concours à Gourin, etc. )

L’occassion d’asseoir 60 ans d’histoire d’un groupe, d’un terroir, d’une ville, devenu au fils des ans un digne ambassadeur de Haute-Bretagne, mais surtout de la Bretagne. Florian Ferré Photos : Myriam Jégat Renseignements 60 e : 02 99 81 98 01

60 ans en 2011 Créé en 1951, L’Ensemble malouin fêtera les 27, 28 et 29 mai 2011, son 60 e

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// Danse - Dañs - Dans des fêtes et des festivals, habilités à produire des spectacles, mais aussi avec les fédérations départementales en tant qu’organisatrices de rencontres. Peux tu nous en dire un peu plus sur les changements majeurs de ce règlement ? P.C. : Il y a eu au moins deux changements majeurs. Le plus significatif est que nous avons instauré un système de donnant-donnant. Je m’explique.Notre classement n’est pas un concours, mais un classement de la qualité des groupes. Une sorte de labellisation War’l Leur de la qualité des cercles sur 4 catégories. Pour pouvoir maintenir notre système, nous avions besoin de visionneurs et surtout de feuilles. Par conséquent, nous avons instauré l’obligation pour un groupe qui veut être classé de fournir au minimum un visionneur qui effectue le nombre de feuilles conforme à sa catégorie. (Les cercles de 1 re et 2e catégories doivent fournir au minimum cinq feuilles de visionnages et les cercles de 3 e et 4 e catégories deux visionnages). Nous avions très souvent en début de saison, lors des formations visionneurs ou dans

// Visionnage Priziiñ 2010 2010 Après un an d’application, le nouveau règlement du système de visionnage fait son premier bilan. Interview commune de son responsable Philippe Chaquin et de Marie Rioual de la Direction Visionnage. Un nouveau règlement, pourquoi  ? Philippe Chaquin : L’idée n’est pas nouvelle. Nous ( la Direction visionnage ) réfléchissions sur un changement depuis plusieurs années. Nous constations une baisse continuelle et flagrante du nombre de visionneurs et de feuilles de visionnage et il devenait préoccupant de trouver des solutions qui allient les valeurs de la Confédération et notre système de classement en contrôle continu. C’est la dégradation constante des chiffres du visionnage qui a fait que la Direction visionnage a été amenée à revoir le règlement. Nous avons donc apporté des changements parce que nous le devions et pour donner une nouvelle impulsion à nos groupes.

Quelles ont été les pistes de réflexion de la Direction visionnage ? Marie Rioual : Les premiers axes de réflexions ont été de permettre aux groupes de s’exprimer sur scène avec des conditions techniques (plateau, éclairage et sonorisation) de bonnes qualités et par delà, de pouvoir les visionner sur ces mêmes bases d’expression. Par cette proposition, les visionnages sont en effet plus justes car durée, scène, matériel de son et de lumière sont identiques. Il faut dire également que le manque de visionneurs et par ce fait, des cercles visionnés nous a quelque peu obligés à penser à regrouper les visionnages en un même endroit et en un même temps. Ainsi donc a été abordée l’idée d’un spectacle où chaque groupe présent aurait la possibilité de montrer ses chorégraphies, d’où la première de Kement-Tu les 3 et 4 juillet dernier pour les ensembles de 1e catégorie et de 2e+. Nous souhaitons que tous les groupes, quel que soit leur niveau, aient ces possibilités. Mais financièrement, cela est impossible à la seule Confédération. Voilà pourquoi, depuis l’an dernier, nous cherchons des partenariats avec

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la liste des visionneurs que les cercles nous transmettent, des groupes qui inscrivaient plein de visonneurs mais qui en fin de saison ne remplissaient pas leur contrat. Faussant ainsi les prévisions de visionnage des groupes avec les conséquences que cela impliquait (classement par défaut, déception des groupes qui n’étaient pas visionnés, démotivation...etc.). Maintenant, les groupes ont à leur charge la responsabilité de leur classement. S’ils veulent être classés, ils se doivent de rendre leur quota de feuilles sous peine d’une pénalité : descente d’un tier de niveau. Deuxième point, le championnat War’l Leur s’organise dorénavant en deux parties. Un contrôle continu qui ne change pas nos habitudes et des rencontres par catégories organisées sous forme de spectacles où des visionneurs attribuent aux groupes un niveau. Chacune de ces parties compte pour 50% de la mise en catégorie finale en fin de saison. Cela permet aux groupes de se produire dans de bonnes conditions au moins une fois s’ils ne sont pas vus ailleurs et surtout d’effectuer une certaine comparaison de niveau sur les catégories. Maintenant,


les groupes ont donc la responsabilité de participer ou pas au classement de la Confédération en donnant des visionneurs et la responsablité de leur classement en fournissant le quota de feuilles.  e système repose en somme sur les L visionneurs ? Comment devient-on visionneur pour la Confédération ? et quelles sont les qualités requises pour cette distinction ? M.R. : Le système repose toujours effectivement et essentiellement sur les visionneurs ; ceux, que nous souhaitons très nombreux, proposés par les cercles et qui visionnent tout au long de la saison et ceux que la Direction visionnage missionne pour les rencontres communes des groupes d’un même niveau ou de niveaux proches, comme pour Kement Tu. Être visionneur est à la portée de tout danseur qui s’intéresse à la danse traditionnelle, à son accompagnement musical, à la mise-en-scène et au port du costume. La Direction visionnage met en place chaque année une formation particulière pour aider le futur visionneur à appréhender tous les aspects de la danse et à en faire une analyse objective pour la rédaction des feuilles de visionnage. Cette année, les journées auront lieu plus tôt, à savoir dès le mois de mars. Il sera prévu également l’an prochain, des stages en lien avec la commission formation. Le visionneur d’un cercle ou l’équipe de visionneurs n’est pas laissé non plus sans accompagnement durant la période de rédaction des feuilles : un référent de la Direction visionnage l’accompagne tout au long de sa mission et surtout pour la phase d’écriture. Il s’agit en effet, après avoir regardé un cercle en spectacle, de noter et de rendre compte en toute objectivité, sans qu’intervienne une quelconque notion de favoritisme bien sûr. Certains reprochent un système qui se rapproche de notre consœur, la Confédération kendalc’h ? Vrai ? faux ? M.R. : Faux, le système de War’l Leur se réfère toujours à des évaluations en contrôles continus et non à un concours unique. Les groupes ne sont pas évalués seulement sur une ou deux épreuves définies à l’avance ; au contraire, ils peuvent être observés tout au long de la saison aussi bien lors d’une petite manifestation que d’une plus grande fête. Chaque fois qu’un cercle a une présentation devant un public, il peut être visionné. Visionné, cela ne veut pas dire noté avec un barème chiffré, mais évalué à partir des trois critères que

sont la danse traditionnelle, la mise en scène et le costume. Mais je le répète, pour que ce système existe et perdure, nous avons un besoin vital, besoin ou plutôt nécessité de visionneurs nombreux et qualifiés. Chaque groupe est donc pleinement engagé vis à vis des autres cercles, à la fois dans la rédaction de fiches, mais aussi dans leur réception. C’est un principe fondamental du visionnage. De fait, le classement est établi par les groupes et pour les groupes. Visionner et être visionné, c’est un dispositif à double sens qui permet à chaque cercle d’être observateur et observé. Chacun a la possibilité, par cet engagement, de participer activement au classement, les niveaux attribués l’étant à partir des observations des visionneurs. Il faut que chaque cercle prenne pleinement conscience que plus important sera le nombre de visionneurs, plus juste sera le rendu et que moins il y aura de visionneurs, plus on se rapproche d’une méthode basée sur des juges ! P.C. : Lors de Kement Tu, c’est un visionnage qui est réalisé, avec un niveau proposé comptant pour moitié, le niveau final est donné avec les autres visionnages de la saison. Il n’y a pas de notes, pas de classement des cercles du premier au dernier. Pourquoi cette accentuation du titre Championnat ? M.R. : La Direction visionnage désire que soit reconnu à sa juste valeur les prestations scéniques du travail des cercles. Les niveaux sont là pour le marquer, le titre de champion pour l’accentuer et les lauréats pour l’encourager. La journée de L’A.G. en octobre semble propice à fêter cela, la dernière édition nous l’a bien montré. Une ambiance particulière était au rendez-vous, et les résultats annoncés au cours du fest-noz étaient partagés en toute convivialité et amitié. Mais nous voudrions aussi que soient primés les groupes qui travaillent dans d’autres directions que celui de la chorégraphie. Aussi nous souhaiterions avoir une meilleure connaissance d’expériences et de dynamiques de qualité qui se vivent dans les groupes mais qui restent trop souvent intimistes. Il y a là aussi un travail de valorisation à développer. Comment s’est passée cette première édition sous ce nouveau règlement ? P.C. : Nous avons une remontée assez sensible des visionnages. Des cercles peu visionnés les années précédentes ont pu voir leur travail évalué à sa juste

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valeur et monter ainsi en catégorie. Le nombre de visionnages par visionneur s’améliore, mais cela reste une moyenne. Par ailleurs, des pénalités ont été données à quelques cercles n’ayant pas donné leurs quotas de feuilles. Sur la base du Championnat en 2 parties, nous avons un retour très positif des groupes qui ont participé au spectacle « Kement Tu ». En bref, les solutions que nous avons apportées semblent fonctionner. Et pour 2011 ? P.C. : Nous avons effectué en Direction visionnage un retour d’expérience. Nous allons accentuer la formation (plus tôt dans l’année), afin de palier aux problèmes des cercles qui ont eu des soucis pour trouver des visionneurs. Les évolutions du règlement ont payé cette année. Reste maintenant à corriger les petites choses qui ne vont pas dans le règlement, et surtout amplifier nos rencontres communes à toutes les catégories. Chose que nous n’avions pu faire pour des raisons financières. Mais cette année, nous sommes très heureux de pouvoir annoncer que nos rencontres seront accueillies par le festival Le Cornouaille à Quimper, le festival Interceltique de Lorient et la Fédération Mor-Bihan s’est portée organisatrice d’une rencontre au mois de juillet prochain. Restera à travailler sur d’autres évènements pour couvrir la totalité de nos groupes. Marie Rioual & Philippe Chaquin © Photos : Myriam Jégat


// Danse - Dañs - Dans

// Kement Tu & Gouel War’l Leur Une première remarquée du Championnat de Bretagne de Danse traditionnelle de la Confédération War’l Leur. Retour sur Kement Tu et Gouel War’l Leur.

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vant toute chose, il me paraît important de bien expliquer que, dans cet article vous ne trouverez pas un compte-rendu exhaustif de ce qui s’est passé cette année lors de ces deux évènements. Non, riches en rencontres et en spectacles, je serai bien incapable de rendre compte de ce que chacun d’entre vous a pu y vivre. Ce qui nous intéresse ici c’est plutôt de montrer en quoi Kement Tu et Gouel War’l Leur, deux évènements festifs organisés par la Confédération, témoignent de la richesse de notre culture en mettant à l’honneur, au travers des cercles, toute la créativité et la vitalité de l’association.

Kement Tu cette année a permis deux choses principales : - Se faire rencontrer des personnes animées de la même passion, et de puiser dans l’influence de chacun, confronter les points de vue… bref de l’échange, de la richesse dans la rencontre - Se rendre compte de la richesse culturelle de nos cercles (si nous n’en étions pas déjà persuadés d’ailleurs)

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A ceux qui auraient peur que les scènes War’l Leur deviennent des lieux de compétition, qu’ils viennent voir les danseurs de Clisson s’extasier sur l’élégance des filles de Larmor ou, les aînés de Saint-Malo ou Beuzec encourager les jeunes de Pont-l’Abbé. Non, ce n’est pas de la compétition, c’est de la stimulation, de l’émulation et parfois une juste reconnaissance de ce que font des passionnés, chacun dans son cercle, chacun représentant un terroir, de la diversité. Plus encore, la salle comble a fait un véritable voyage entre hier et aujourd’hui, ici et ailleurs. Chaque cercle a su développer un thème, une idée un spectacle à la hauteur de la richesse culturelle d’un terroir, d’une région, d’un pays, d’un monde. Sans perdre leur identité (celle du groupe, et donc des danseurs qui y appartiennent), les danseurs ont emmené les spectateurs sur des chemins sinueux constitués de la beauté d’un costume de l’Aven, la magie d’une ambiance décadente, le beat d’un son actuel, des clins d’œil métissés, des histoires tragiques, des histoires loufoques aux effets cinématographiques ou encore ensorcelés par une comédie musicale truculente !

de la Confédération et donnent du temps pour faire du visionnage. Cet engagement a d’ailleurs été largement salué par la Commission visionnage et le Comité Directeur, en attribuant pour cette première année, plusieurs prix pour les visionneurs, et notamment en encourageant nos nouveaux visionneurs. Présenté longtemps comme une corvée, il était temps de mettre en valeur le travail fourni et sa nécessité. Ils permettent, par leur connaissance, leur sens de l’observation, de saluer la créativité de nos cercles mais aussi de les faire progresser, de mettre en valeur la diversité de la danse et du costume, et de proposer

de feuilles, le classement) et de l’autre par la Confédération ( renouvellement des visionneurs, qualité des fiches, opacité

Plus que de considérer ces scènes comme une contrainte, un concours qui serait ( sûrement ) une pâle imitation de celui de la Confédération Kendalc’h, soyons fier de pouvoir proposer autour d’un moment d’échange et de convivialité pour les danseurs (et ceux qui étaient derrière l’Océanis le 3 Juillet entre 00h et 3h du matin peuvent en attester, pour sûr, ça oui !), un visage de la danse traditionnelle aussi créatif et moderne ! De même, cette année, Gouel War’l Leur a été l’occasion de rassembler deux moments importants de la vie de l’association : L’assemblée générale et la soirée festive au cours de laquelle les champions ont été annoncés. Depuis des années, chaque cercle recevait son classement par courrier, à aucun moment la Confédération ne pouvait les fêter comme il se doit ! Il était temps d’honorer tous les cercles et le travail fait par chacun d’eux tout au long des saisons, quels que soient leurs niveaux. Et pour les célébrer, quoi de mieux qu’une soirée conviviale avec de la bonne musique et de la danse ! Plus encore, il était important de distinguer les gens qui se mettent à disposition

« un label » pour les fêtes, festivals et un modèle pour la conservation du patrimoine culturel vivant. La force de l’association réside là ! Les formations, stages, projets, fêtes de la Confédération ne peuvent vivre et avoir lieu sans l’implication toujours aussi présente d’un grand nombre de ses adhérents ! Cet engagement militant forge l’identité de la Confédération. Ces changements dans l’organisation des évènements War’l Leur et le visionnage marquent un tournant dans notre histoire. Ils étaient nécessaires du fait des problèmes rencontrés, d’une part par les cercles (moins de sorties, des conditions de scènes pas toujours très bonnes, moins

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du système, déficit sur l’organisation de nos fêtes, reconnaissance et mise en valeur du travail de la direction et des visionneurs ). Ils ont au moins le mérite d’apporter à chacun des adhérents une


et de rencontres. Et à la Confédération de rester forte, fière de ses valeurs, ouverte et représentative de la richesse culturelle de ses adhérents, longtemps.

Audrey Pavageau © Photos : Myriam Jégat & Confédération War’l Leur

Kement TU

part de récompense, de reconnaissance et de fierté vis-à-vis de l’appartenance à une culture aussi riche. Bien sûr ce n’est sans doute pas la panacée, des critiques peuvent être formulées, des solutions trouvées. Continuons à inventer, à sans cesse réfléchir à l’amélioration du système, pour ne pas faire de l’association, une grosse structure immobile et lointaine. Ensemble, trouvons les réponses pour tous les cercles, essayons, testons et restons ouverts !

> Gouel War’l Leur : résultats et fest noz

Vous l’aurez compris, passionnée par ma culture, bonne vivante, je ne peux m’empêcher de penser que ces changements sont positifs et constructifs ! Et puisque c’est la période des vœux, j’en profite pour souhaiter à chacun des adhérents une excellente année 2011, plus riche que 2010, plus créative, avec plus d’échanges

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« Kement Tu », ou « tous azimuts », est notre rendez-vous qui depuis 2 ans se veut la vitrine de la Confédération et de ses actions. En 2009, la manifestation se voulait un week-end d’échange à travers la danse, la musique, le costume, la broderie etc. En 2010, la Confédération change la formule afin de mettre en place les souhaits de la Direction visionnage sur les modifications de classement annuel des Ensembles de la Confédération. Kement Tu devient donc la rencontre commune des Ensembles participant au championnat de Bretagne de danse bretonne. L’année dernière, ce sont donc 15 groupes de première et de seconde catégorie qui, sur deux jours, se sont succédés sur scène montrant ainsi toute la splendeur et la diversité de la scène actuelle traditionnelle bretonne. Cette première ne demande qu’à se bonifier et perdurer.


© Confédération War’l Leur

> Résultats et remise des prix du Championnat de Bretagne de danse traditionnelle. Gouel War’l Leur le 16 octobre 2010

// Classement 2010 Champion de Bretagne 2010 Quic en Groigne de Saint-Malo Lauréats seconde catégorie Armor Argoat de Lorient Bugale an Oriant de Lorient Lauréat troisième catégorie Kan ar Mor de Goussainville

Prix « démarche culturelle » Cercle «Danserien ar vro Pourlet» pour son travail de collectage des danses et musique du Pays Pourlet en collaboration avec Régis Huiban. Prix costumes Cercle des Bruyères de Beuzec-CapSizun. Prix spectacle Cercle « Giz’ Kalon » de Quimperlé pour son spectacle « Dix coups d’Kalons ». Prix visionnage Primo visionneur : Danièle Le Nouveau Visionneurs : Stéphane Harnay, JeanYves Carrer, Gwen Lenoir

Renkadoù 2010

Première Catégorie

troisième Catégorie

Le Croisty Quimperlé Saint-Malo Beuzec-Cap-Sizun Cesson-Sévigné Clisson Larmor-Plage Pont-l’Abbé Vannes Concarneau élliant Landrévarzec Lorient (Armor-Argoat) Lorient (Bugale)

Goussainville Nantes Querrien Ancenis Crozon Plérin Malestroit Plœmel Saint-André-des-Eaux Guérande Languidic Lorient (Brizeux) Vern-sur-Seiche

1+ 1+ 1+ 1 1 1 1 1 1 11111-

3+ 3+ 3+ 3 3 3 3333333-

seconde Catégorie

quatrième Catégorie

Saint-Grégoire Bannalec Forêt-Fouesnant Le Croisic Quimper (Danserien) Riec-sur-Bélon Melrand Pays d’Iroise Perros-Guirec Batz-sur-Mer Bordeaux Combrit Fouesnant La Baule Locoal-Mendon Quimper (Moulin Vert) Orléans Pont-Péan

Baden Blois Chartres-de-Bretagne Coye-la-Forêt Lesneven Lille Penmarc’h Plœmeur Rhuys

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2+ 2 2 2 2 2 2 2 2 222222222-

4+ 4+ 4+ 4+ 4+ 4+ 4+ 4+ 4+

Groupes Non Classés Clermont-Ferrand Equeurdreville L’Hermitage


// Costumes- Dilhad - Pouyement

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epuis plusieurs années, la Confédération War’l Leur s’est engagée dans le collectage et la pérennisation du vestiaire traditionnel de Bretagne. Sur cet engagement, encouragé depuis plus de dix années par le Conseil Régional de Bretagne, la Confédération a constitué une collection de costumes. Une commission de 8 membres présidée par Joëlle Dubois, avec pour responsable salariée, Marlène Le Querler, chargée du patrimoine vestimentaire de la collection pour la

// Commission costume

Bodad - labour evid ar gwiskamantoù Confédération a été mise en place. La commission travaille sur des objectifs d’acquisitions ou de reconstitutions de costumes, mais aussi sur d’autres projets parrallèles tel que le montage d’expositions à thème, l’intervention sur la formation costume, l’expertise costume, l’analyse de photos anciennes ...etc. Pour cela, la commission dispose d’un budget attribué par le Comité Directeur de War’l Leur qui englobe autant les acquisitions (costumes, documents iconographiques, bijoux etc.) que l’entretien du fond de costumes, la mise en place des projets et le fonctionnement de l’exposition.

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collecter, Pourquoi ? L a p érennis at ion du p at r imoine chorégraphique et du patrimoine vestimentaire traditionnel breton font partie des fondamentaux de notre Confédération. Collecter pour transmettre, c’est garantir aux générations futures un minimum d’authenticité sur ces deux domaines. Il est donc apparu nécessaire à War’l Leur de collecter le patrimoine vestimentaire pour permettre au public comme à ses ensembles traditionnels de bénéficier de supports authentiques pour la reproduction de costumes anciens. Au même titre que peuvent être Dastum pour la musique ou la cinémathèque de Brest pour les films d’archives.

Dilhad collection « Dilhad », c’est le nom que nous avons donné à l’exposition issue du collectage. C’est aujourd’hui une quarantaine de costumes anciens ou reconstitués hommes, femmes et adolescents. Plus de 2 000 pièces textiles en tout genre en réserve. Coiffes, dentelles, rubans, jupes, hauts, robes, tabliers brodés, gilets etc. Dilhad sort chaque année à la demande d’institutions diverses. Office de tourisme, comités de fêtes, festivals, cercles etc. Plœmeur et Gourin en 2003, Saint-Malo en 2004, Riec en 2006, Plœmel fin 2006, « Hangart’ » à Riec en 2008, Le Croisic en 2008 et Cesson-Sévigné en 2010 pour les plus importantes.

collecter pErpetuellement Collecter est une activité où il faut avant tout être patient. Surtout dans le domaine du costume traditionnel. C’est une sorte de chasse au trésor au quotidien mais aléatoire.être en quête et toujours à l’affût des moindres pièces qui sortiront un jour ou l’autre au hasard d’un placard familial ou d’une collection privée. Même si nous savons que collecter l’ensemble du patrimoine vestimentaire de la Bretagne historique est une chose quasi impossible, ( chacun sait qu’il n’existe pas un costume en Bretagne mais une multitude avec des variantes temporelles et sociologiques ), il n’en va pas moins de notre part que notre collectage se veut le plus large et étendu possible. Allant des éléments de costumes propres, aux accessoires ( bijoux, chaussures, dessous), aux documents iconographiques d’époque ( cartes postales, gravures, photos anciennes), voire au collectage de tissus d’époque (dentelles, tissus, galons, etc.). Les méthodes de collectage sont variées. Il y a tout d’abord les brocantes, les débarras, les puces, et les ventes aux enchères. Il y a également en second plan Internet avec les sites de ventes comme « Ebay », « Le bon coin » et bien d’autres pour ne citer qu’eux. Puis, le réseau de connaissances avec les collectionneurs privés et les particuliers.

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les actions en 2010 Au cours de l’année le pôle aura aidé plusieurs cercles dans leurs recherches : Concarneau, Larmor-Plage, Pont-Péan et Le Croisty. Le travail avec les différents groupes consiste à proposer les matériaux les plus adaptés au costume pressenti, une recherche d’échantillons, par téléphone ou en se rendant directement dans les magasins. Les commandes et achats se font par la Confédération War’l Leur : tissus, accessoires ou mercerie, ce qui permet aux groupes de profiter des avantages obtenus par la Confédération auprès des fournisseurs. War’l Leur a fait l’acquisition de nombreuses photos anciennes et cartes postales, ainsi que plusieurs pièces anciennes de costumes, pour l’exposition. (cf. Acquisitions & donations 2010). Toujours par le biais de son exposition, elle a collaboré avec les marchés nocturnes de Riec-sur-Bélon (découverte de la structure + mini exposition), avec l’Ecole du Sacré Cœur de Riec-sur-Bélon (Mise en place d’une exposition et animation/découverte du patrimoine vestimentaire en Bretagne), la médiathèque de Plœmel (Mannequins), le Cercle de Cesson-Sévigné (Exposition de la collection), le Cercle des Officiers Mariniers de Lorient ( exposition ), l’Office du Tourisme de Paimpol ( Costume sur mannequin), le Cercle Bugale an Oriant pour son exposition de costumes au Festival Interceltique de Lorient etc.


> Costume de Riec (env. 1915)

> Livrée de mariée de Nevez

Acquisitions & donations 2010

> Tablier de Riec (env. 1920)

> Tablier de Nizon (env. 1920)

Depuis son installation à Riec, outre le collectage, la Confédération reçoit de nombreux dons de particuliers. Pour le moment, principalement de l’Aven, des alentours des communes de Riec / PontAven et du Pays Lorientais. E n 2 0 1 0 , c e s d o n a t i o n s o nt é t é essentiellement des costumes dits de dernière mode. Dans les lots, il n’y a quasiment que des pièces authentiques. Mais parfois, il nous est donné des « pseudos » costumes traditionnels qui ne sont pas des plus inintéressants, bien au contraire, et ces éléments d’une autre « tradition » plus récente peuvent largement faire un thème d’exposition sur le costume breton et sa folklorisation. Ces donations sont également d’autant plus intéressantes que dans les cas présents c’est le vestiaire traditionnel entier d’une personne ou d’un couple qui sort avec ses petites surprises. Costume de mariage, costume de tous les jours, costume de travail, divers tabliers et parures, coiffes de toutes situations, rubans, épingles, et tabliers. En 2010, la Confédération a reçu 5 donations d’environ 2 à 3 costumes chacune voire 8 pour une. A ce titre, la Confédération souhaite remercier toutes ces personnes qui par leurs gestes assurent leur totale confiance dans le travail de conservation et de mise en valeur de leur patrimoine familial.

> Costume du Pays de Pont-Aven. Jupe, gilet, corselet. ( avant 1900 )

> Costume homme de Nevez (1915 - 1920)

> Gilet masculin de Riec (avant 1900) > Haut de ville ( 1900 - 1910)

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Marché aux costumes 2010 Mis en place depuis 2 ans, le marché aux costumes organisé par la Confédération War’l Leur se veut un point de rencontre entre passionnés et amateurs de costumes traditionnels. Brocanteurs, artisans couturiers, bijoutiers, collectionneurs privés etc. sont l’occasion pour les cercles de rencontrer les personnes qui pourraient prendre part à leur projet de reconstitution ou recherche de costumes. D’une autre part, il s’agit pour la Confédération de référencer des spécialistes exerçant de près ou de loin dans ce domaine en Bretagne ou ailleurs et pouvoir continuer à confectionner les costumes selon nos règles traditionnelles. En 2009, une cinquantaine de personnes a assisté à la journée et a échangé avec les 5 professionnels présents. C’était une première. En 2010, la manifestation a doublé ses entrées preuve que « la sauce » est en train de prendre et que l’idée d’un tel marché, en matière de costumes, d’informations et recherche de personnes ressources ou artisans est une grande préoccupation pour tout cercle qui se respecte. En 2011, la Confédération réitèrera cette journée en essayant d’agrandir le réseau dans des domaines plus larges comme les dessous de costumes, la chaussure ancienne et l’accessoire. Le rendez-vous est donc pris pour l’automne 2011 pour la 3e édition du marché aux costumes.

Visite des réserves textiles de Musée de Bretagne à rennes Dans le cadre du festival « Tam Tam », la fête de bienvenue pour tous les nouveaux étudiants rennais, et du lancement des nuits des 4 jeudis, la Ville de Rennes proposait une soirée culturelle aux Champs-Libres. Point d’orgue de cette soirée, la visite inédite et limitée à une cinquantaine de personnes des réserves textiles du Musée de Bretagne. En somme, la visite d’une gigantesque caverne d’Ali Baba pour tous les aficionados de vêtements traditionnels bretons. La visite, d’un peu plus d’une heure, a été l’occasion pour sa directrice d’expliquer le métier de conservateur de musée et les techniques liées à la conservation de textile, travail de recherche et d’optimisation, en comparant des conservatoires similaires en Angleterre et au Canada. Les visiteurs ont pu découvrir et entrevoir la collection. Une quinzaine d’immenses armoires et d’étagères amovibles de 10 mètres, étalant soignement costumes de villes, habits de corporation, collection de chemises anciennes, blouses, pantalons / bragou braz ou ber, tabliers, châles, vestes, gilets, chapeaux, coiffes, parures de dentelles etc. Le tout restauré, étiquetté et classifié informatiquement. Si les archives restent fermées au public, il est néanmoins possible de faire une demande de consultation des bases de données informatiques pour ensuite éventuellement pouvoir consulter les pièces. Pour toutes informations : www.leschampslibres.fr.

> Koeff bleo (début 20 e )

Remerciements Madame Garrec Josiane Madame Marec Marie-Louise Madame Offret Marie- Renée Monsieur et Madame Boulic Commission costume Photos : War’l Leur et Collection Confédération War’l Leur.

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// Formation - Stummañ - Formézon La formation des danseurs des cercles adhérents à la Confédération War’l Leur s’articule autour de deux axes principaux : • formation en danse : à destination des danseurs adultes, adolescents et enfants, formation moniteurs. • formation costumes : stage de broderie, formation de moniteurs en broderie, stage de couture, journée d’étude du patrimoine vestimentaire etc.

Le Coût La Confédération met un point d’honneur à les rendre accessibles financièrement. La diversité de statut des danseurs bénévoles de leur cercle ( salariés, étudiants, chômeurs, etc.) ne permet pas à tous de pouvoir participer à un stage ayant un coût excessif. Certains cercles prennent à leur compte la formation de leurs danseurs (en totalité ou partie), mais tous ne peuvent le faire. C’est pourquoi les frais pédagogiques ( coût d’un intervenant : déplacement + frais d’interventions ) sont pris en charge,

// politique de formation Une politique et un plan de formation annuel qui chaque année fait le plein, retour sur les formations confédérales.

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a diversité des terroirs bretons ( territoire ayant une mode de costume, des danses, des musiques et un langage commun ) en fait un héritage complexe mais d’une richesse inestimable qui se doit d’être pérennisé, donc transmis. Danseurs de seconde génération, voire de quatrième génération, certains d’entre nous ont eu la chance de recevoir ou encore de participer au collectage. Et face à ce privilège, nous sommes tous redevables pour les générations futures de transmettre cet héritage.

C’est ici que le travail de la Confédération War’l Leur prend une réelle signification. Depuis plus de 40 années, elle assure une mission d’étude, de sauvegarde et de transmission du répertoire de danses de Haute et Basse-Bretagne via une politique de formation annuelle et évolutive. Elle s’appuie pour cela sur « l’expertise » de collecteurs, de danseurs,

Politik-stummiñ

de musiciens, de chercheurs, voire également de chorégaphes reconnus pour leur connaissance des répertoires bretons, pour les recherches qu’ils effectuent et pour leurs compétences à transmettre cette expertise. La formation ne se réduit pas à des stages de technique de pas. Lors de ses formations, War’l Leur essaye d’inculquer des enseignements et des méthodes autour de la danse traditionnelle. Un de nos objectifs fondamentaux est que les stagiaires puissent pénétrer dans la richesse de notre répertoire pour y trouver les éléments qui leur manquent et les personnaliser pour y modeler leur danse. Une bonne formation est indispensable pour tout spectacle. C’est grâce à elle que l’on peut créer, et c’est sur cette assise que l’imagination des danseurs se construit. War’l Leur souhaite également former les moniteurs de ses cercles pour qu’ils puissent être à leur tour des passeurs de pas.

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en totalité par la Confédération. Cet investissement est un choix de War’l Leur permettant à ses membres de participer au maximum à ses formations très diversifiées.


Les formations War’l Leur Formation Enfants

Stage « Miz Du »

Temps Dañs Trad

Cette formation est organisée sur 2 jours au mois de février. Elle est ouverte aux enfants de 6 à 10 ans et axée sur l’éveil et les apprentissages de base de la culture bretonne à travers des ateliers sur la danse, les costumes, la broderie, la musique, les langues ... Chaque année, ce stage accueille environ quatre-vingt enfants.

Le stage « MIZ DU » est une formation transversale adulte regroupant une session de la formation moniteurs, un stage broderie et un stage de danse qui se déroule le dernier week-end de novembre. Il a pour objectif la rencontre des membres de la Confédération et des activités qu’elle peut proposer. Ce weekend rassemble près de 200 stagiaires.

C’est une formation grand public et tournante sur la Bretagne. Elle est destinée à des personnes non initiées à la culture bretonne et permet d’aborder et de faire découvrir une ou plusieurs danses d’un terroir défini. Cette formation est assurée par un référent ou un intervenant de la Confédération en partenariat avec le cercle de la ville d’accueil.

Formation Jeunes

Formation Broderie

Stage terroir

Cette formation est organisée sur 2 jours à la Toussaint. Elle est ouverte aux jeunes âgés de 11 à 16 ans et est axée sur la consolidation des acquis, la découverte des terroirs, l’approche des styles musicaux des danses, une découverte de la mise en scène et une familiarisation avec la culture générale bretonne. En 2010, la formation a réuni quatre-vingt dix jeunes sur les danses de Plougastel, Loudéac, Pourlet, et la Dérobée de Guingamp

La formation broderie aborde tant dans la théorie que dans la pratique les différents terroirs de broderie et ses points fondamentaux ( Aven, Bigouden, Glazig, Melenig, Rouzig, Plougastel, Vannetais ), les différentes techniques ( broderie sur tulle, broderie sur filet, perlage ...etc.), les différentes modes (broderie tissu, peinture à l’aiguille, Broderie Richelieu). L’apprentissage se décline en formation continue pour et dans les cercles, en présentation et initiation pour les jeunes dans les écoles, et en un week-end de stage au mois de février pour les adultes des cercles adhérents.

Le stage dit « terroir » est destiné à étudier de manière approfondie les particularismes d’un terroir de Bretagne à travers ses danses, son ou ses costumes, son dialecte, ses chants, sa musique, voire même jusqu’à sa cuisine et ses coutumes. Ce stage est dispensé en lien ou en partenariat avec une fête locale tel que le Roue Waroc’h à Plescop, le championnat de sonneurs de Gourin, la Bogue d’Or à Redon ... Cette formation se veut avant tout une immersion dans terroir.

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Formation couture La formation couture répond à une demande croissante des cercles face au poids économique que représente la confection des costumes pour une association. Cette formation organisée sur 4 week-ends de stage est dispensée par un professionnel spécialisé dans le vêtement traditionnel. Il s’agit de balayer théoriquement les différents aspects des costumes dans leurs coupes et leurs montages et de faire acquérir aux stagiaires les compétences pour la confection d’un costume dans les règles de l’art ( moulage, patronage, essayage ). Cette formation dispose d’une quinzaine de places.

Monitorat Le monitorat War’l Leur est une formation qualifiante destinée aux personnes souhaitant devenir moniteur. Elle est ouverte à tous les adhérents de la Confédération et plus spécifiquement aux membres des cercles souhaitant mener un groupe. Cette formation dispense des approches pédagogiques adaptées à tous types d’âges et aborde tant les danses des différents terroirs bretons, que les danses étrangères, l’historique de la danse, du vêtement traditionnel et de la broderie, la relation musique et danse, l’adaptation de la danse traditionnelle aux chorégraphies contemporaines, la mise en scène, la communication interne et externe des groupes, le management d’un groupe, la gestion d’un groupe enfants, la technique de chant, le collectage, et les langues de Bretagne. Le monitorat se déroule sur 2 ans avec 3 week-ends de formation intensive par année.

Retrouvez le programme des formations sur le www.warleur.org ou sur le facebook de la Confédération.

COMMISSION FORMATION © Photos : Confédération War’l Leur

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// Fédérations - kevredadoù - Lé z’agrouée

Fédération War’L Leur Mor Bihan Un des membres de la Confédération

Fédération War’L Leur Penn ar bed

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uelques mots retraçant son passé. Créée dans une période très proche de celle de la Fédération Finistère, maintenant plus connue sous le nom de Fédération Penn ar Bed, elles sont toutes les deux les aînées des autres, Ille-etVilaine, Divroët, Loire-Atlantique et Côtes-d’Armor qui renaîtra nous l’espérons un jour. La Fédération voit le jour, avec quelques personnes; membres de cercles, qui se concertent autour de Claude Roussel du cercle de Vannes, si je ne me trompe pas. Son but, réunir sous une même bannière tous les cercles qui le souhaitent et travailler ensemble. Ce grand renouveau culturel de l’époque, animé par ces grands noms tel Polig Monjarret, qui rassemble des danseurs de différents cercles afin de préparer un des premiers déplacements de Bretons à l’étranger. Une autre action à mettre à son actif une collaboration avec B.A.S. et ainsi donner le jour au fest-noz B.A.S. / War’l Leur à Amzer Nevez. Certains ont connu du succès, mais les années passant et une forte concurrence, en sont venues à bout. Les stages de danses dans différents cercles avec quelquefois une participation qui oblige à pousser les murs et bien d’ autres choses qui restent de bons souvenirs. Les répétitions pour le Festival des Cornemuses, avec tous les cercles participants, difficulté première, trouver un endroit assez grand et le final

Sensibilisation à la culture bretonne en milieu scolaire

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epuis de longues années ( 23 ans déjà ), la Fédération War’l Leur Penn ar Bed, par l’intermédiaire de ses animateurs, apporte aux enfants, et particulièrement ceux scolarisés en écoles primaires, une sensibilisation à la culture bretonne et à ses différents composants : la danse bien sûr et prioritairement, mais aussi le chant, les accompagnements instrumentaux et vocaux, les us et coutumes de l’ancienne société traditionnelle, etc. Ces interventions se déroulent soit en français, soit en langue bretonne, notamment à Diwan et dans quelques écoles bilingues. L’objectif prioritaire est bien de donner la chance à des centaines d’enfants de découvrir les richesses culturelles de leur région durant le cadre scolaire, et par la même d’acquérir des connaissances culturelles facteur de développement intellectuel et d’épanouissement corporel. Il ne faut cependant jamais oublier que ces interventions doivent se réaliser en étant bien conscient que l’enfant doit être au centre du projet ! Les allers-retours et échanges entre les enfants, l’enseignant

// Tribune komzoù aux fédérations ar c’hevredadoù et l’intervenant sont aussi un gage de la réussite des différents projets. La volonté de se positionner comme « passeur » de geste et de culture, est pour la Fédération un objectif majeur puisqu’il favorise la transmission de manière intergénérationnelle. Cela renforce aussi, et nous le pensons, le développement durable au niveau culturel et social dans notre société contemporaine. Enfin, si le cadre de ces sensibilisations est évidemment tracé par l’éducation Nationale, les pédagogies d’interventions sont laissées au libre arbitre des animateurs. Ces derniers doivent bien sûr, et ce en amont, se pencher sur les moyens et méthodes de transmissions particulières au public enfantin ! Des interventions passionnantes, et qui plus est, volontairement ludiques pousseront les enfants à s’investir davantage dans les activités proposées. Les enfants sont déjà les maillons de cette chaîne ( celle de la danse sans doute ! ), qui aidera dans l’avenir la Bretagne à garder la tête haute, puisque fière de ses traditions et de son économie culturelle et touristique, elle continuera à rayonner régionalement et espérons le beaucoup plus loin ! War’l Leur Penn ar Bed c’est aussi la Bretagne de demain !

sur la pelouse du parc du Moustoir, pour la chorégraphie de la danse des Mille. Maintenant, la fédération a d’ autres objectifs qu’ elle s’efforce de concrétiser au mieux. Toujours les stages de danse, mais aussi des réunions de travail pour améliorer l’art de la scène, les spectacles communs , adultes et enfants qui permettent de présenter aux morbihanais et autres cette belle vitrine que constituent les 15 cercles adhérents de la Fédération. Parfois une action inter-fédérale avec les autres fédérations, action qui entretient l’amitié comme on le dit. Et bien sûr, une de ses priorités, c’est de renforcer la présence de la Confédération dans ce département, de la seconder si besoin dans des projets comme pour le visionnage des différentes catégories, un des objectifs de cette nouvelle année. Les concours sont aussi une action vivante de la collaboration B.A.S. et Fédération, concours qui sont sans doute à améliorer, mais si tout était au top, nous nous ennuierions dans cette grande famille de la Fédération. Le temps a passé depuis cette réunion de trois, quatre personnes pour unir leurs idées et leurs souhaits de faire vivre la Bretagne. Vous qui lisez ces quelques lignes et qui souhaitez nous rejoindre, membres de cercles non adhérents, de groupes loisirs ou que sais-je, la grande famille Fédération War’l Leur Mor-Bihan vous attend les bras ouverts. Marc Muros Président de War’l Leur Mor-Bihan

Fédération War’l Leur Penn ar Bed

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L’inventaire des modes vestimentaires des cercles War’l Leur du Mor-bihan

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epuis de longues années, les actions menées par la Fédération War’l Leur Mor-bihan en faveur des cercles sont multiples : formations en danse, organisation de spectacles, soutien financier aux entreprises menées par les groupes, représentations auprès des instances. Une attention toute particulière est aussi accordée aux jeunes danseurs ; une sortie thématique est organisée chaque année afin que tous les enfants du Morbihan qui partagent cette passion de la danse bretonne, puissent se connaître, échanger et se voir dans un contexte différent. Cette année, la Fédération se lance dans une nouvelle mission : le collectage et l’inventaire des modes vestimentaires portées et préservées par les danseurs des 15 Cercles du Pays Vannetais.

Comment la mener ? Un groupe de pilotage a été mis en place pour réunir et traiter les informations que transmettront les cercles. Celles-ci seront récoltées en deux temps. Premièrement grâce au questionnaire qui permettra, entre autre, de désigner la (les) personne(s) référente(s) du groupe. Elle(s) se verra(ont) remettre en retour des fiches pré-remplies qui seront à renseigner pour chaque pièce de costume authentique que le cercle souhaitera inventorier. Se lancer dans un inventaire peut paraître long et fastidieux. C’est pourquoi nous avons concentré notre travail sur les pièces authentiques et préparons des questionnaires très ciblés qui entraînent des réponses courtes. Nous comptons donc sur vous pour remplir et retourner ces questionnaires que vous pouvez re demander par courrier à :

Pourquoi une telle initiative ? Le patrimoine vestimentaire de chaque groupe compte des pièces authentiques qui sont autant de témoignages sur une histoire, une époque, une culture et des savoirs-faire. Qui sait ce qu’elles deviendront dans 10, 20, 50, 100 ans ? La Fédération souhaite que tous ces trésors si bien réunis et conservés par les cercles soient aujourd’hui inscrits à l’Inventaire des modes vestimentaires des cercles de la Fédération War’l Leur Morbihan. Cette base aura pour intérêt principal de sauvegarder un patrimoine, de le rendre consultable aux chercheurs et de livrer des clés de connaissance aux générations futures.

Fédération War’L Leur Ille-et-vilaine Place aux Garçailles 2011

L

a Fédération War’l Leur Ille-et-Vilaine organise tout les ans le spectacle « Place aux Garçailles ». Une journée qui résonne dans tout le département et dont le but est de réunir l’ensemble des groupes enfants adhérents afin de leur donner l’opportunité de montrer le travail qu’ils effectuent durant l’hiver. Travail d’apprentissage de la danse, du

Dorothée Bédard-Gy – 1 rue Georges Cadoudal – 56 400 Brec’h ou par mail à collectage@gmail.com. Comptant sur votre participation, belle saison de danse à tous ! Bien amicalement, Dorothée Bédard-Gy Marilyn Le Mentec de War’l Leur Mor-Bihan

chant, du spectacle,de mise en scène etc. Pour l’occasion, un groupe enfant d’un autre département viendra compléter le spectacle de nos danseurs en herbe pour leur ouvrir un autre horizon breton ! Enfin pour le plaisir des petits comme des grands, un groupe d’un autre style de danse viendra parfaire le show ! Il s’agit d’un spectacle mêlant la danse indienne, les claquettes etc. et d’autres disciplines comme le théâtre ou le cirque etc.

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N’hésitez pas à venir nombreux le dimanche 8 mai 2011 à 15 h à Pont-Péan afin de découvrir tout ça ! Nathalie Radin Présidente de War’l Leur Ille-et-Vilaine


Fédération War’L Leur Divroët War’l Leur Divroët et son spectacle « Divroët Breizh Tour » à la Fête des mouettes de Douarnenez le 15 aout 2010.

P

rojet un peu fou né en 2009 consistant à mêler dans une même chorégraphie des danseurs issus des cercles Divroët. Il suffit de visualiser les distances entre Lille, Goussainville, Bordeaux, Lyon, Coye-La Forêt, Orléans, etc. pour comprendre en quoi ce projet est un peu fou ! Une écriture à 3 chorégraphes, des déplacements dans les groupes et une première le 4 avril 2009 à Coye-La Forêt mais pourquoi s’arrêter là ? Fête des mouettes 2010, tous les cercles « divro » se sont de nouveau regroupés sous une même et seule bannière pour monter sur scène leur « Divroët Breizh Tour ». Les tableaux repris, et réexpliqués, tout le monde ( cercles de Coye-La Forêt, de Goussainville, de Bordeaux, d’Orléans et quelques individuels ) peut se mettre au travail « dans son coin » avec la perspective de retrouvailles mouvementées, « tout mettre en place au pied de la scène le jour

Goussainville : Une belle saison

L

orsque le président de Warl’ Leur Divroët, Yann Chamaillard, nous a appelé fin Avril pour demander si notre cercle Kan Ar Mor, installé sur les communes de Goussainville et Louvres, là-haut, dans le nord de la région parisienne, voulait défiler sous sa bannière, devant la délégation Divroët, à la grande parade du festival de Lorient,il n’eut pour toute réponse qu’un énorme cri de joie de notre part qui dut lui transpercer les tympans ! Quel bonheur et quel privilège pour nous que de pouvoir participer au plus grand festival au monde de culture celtique. Puis le grand jour arriva. Départ au cœur de la nuit de Goussainville, arrivée à l’aube à Lorient, un petit café pour se réveiller, l’habillage, la longue attente,

du spectacle… ». Mais quel beau challenge ! Le jour J, tout le monde se retrouve. Petits et grands ( tous les volontaires à partir de 2 mois !!! ) sont fin prêts, en costume ( de nombreux terroirs de Bretagne : Quimper, Aven, Trégor, Lorientais,… ) et fiers de représenter Divroët. C’est accompagné d’un couple de sonneurs (bombarde, cornemuse) venus également de Divroët que l’ensemble des danseurs emboite le pas du cercle des bretons du nord (autres représentants de Divroët) pour un défilé splendide et fort agréable. En début d’après-midi pour la prestation sur scène la chorégraphie s’articule « comme bien huilée » avec les différents

tableaux mêlant les groupes. Un très bon moment, chargé en émotions où tous les groupes se retrouvent et partagent la même passion, le même bonheur d’être sur scène. Eux les représentants de la Bretagne hors Bretagne sont à Douarnenez ! Loin d’une prouesse technique, l’avoir fait en 2009 puis refait en 2010, oui c’est bien là la réussite de Divroët. A quand et où la prochaine fois ?

et enfin le départ pour la parade, des milliers de personnes de chaque coté de la route, l’arrivée au Moustoir, géant ! Notre prestation de danse dans le magnifique cadre du jardin Gabriel, le triomphe des sonneurs, etc. la fête était déjà finie ! Retour vers la région parisienne le soir même avec des souvenirs merveilleux dans la tête et le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien ! Mais le meilleur était à venir ! Kan Ar Mor de Goussainville-Louvres Lauréat de 3e catégorie... J’ai eu bien du mal à le croire lorsque le 16 octobre peu avant minuit j’ai reçu un appel de mes amis présents à l’annonce du classement 2010. Je n’avais personnellement pu me déplacer à Lorient ce jour là car nous avions une animation prévue de longue date en région parisienne.Quelle surprise donc

de m’entendre dire que non seulement nous avions obtenu un classement 3+, mais que la commission visionnage avait proposé notre cercle au titre du lauréat de 3e catégorie ! Lorsque j’ai annoncé la nouvelle à nos danseurs et musiciens, il y a eu, je crois,la même explosion de joie que celle qui anime le groupe champion de Bretagne à l’annonce de sa victoire. C’était là une belle récompense et la reconnaissance du travail que nous avions fourni les semaines précédant l’événement,les répétitions en juin et juillet pour parfaire notre prestation de Lorient, la confection de costumes afin que tous les danseurs puissent monter sur scène, sans oublier nos musiciens qui eux aussi avaient beaucoup travaillé. Mais aucun de nous ne l’a fait dans le but d’un hypothétique classement. La motivation était ailleurs : fier de se produire en terre bretonne,notre groupe voulait s’y montrer sous son meilleur jour ! Qu’est-ce que cela a changé ? Au quotidien, absolument rien si ce n’est le devoir de continuer dans la voie ainsi tracée, de continuer à travailler pour continuer à mériter notre rang et qui sait, un jour prochain de rejoindre les meilleurs cercles de notre Fédération Divroët.

Yann Chamaillard Président de War’l Leur Divroët

Daniel Bource, Président de Kan Ar Mor

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© photos : Cathy Goubil - Menez meur

// Fédérations - kevredadoù - Lé z’agrouée

// Concours kenstrivadegoù fédéraux ar c’hevredadoù Résultats des concours de danses des Fédérations.

S

euls endroits où la dextérité et la technicité individuelle ou du couple sont mises en valeur, ou à mal, par un jury reconnu, les concours de danses traditionnelles sont les derniers remparts vers l’oubli ou la déformation d’une illustre tradition dansée dans notre région. Trophée Yann Kaourintin, Concours de Gavottes de Menez Meur, Concours de danses vannetaises au Trophée Ronsed-Mor, Concours de danses de Gourin...etc. Nul doute ne se fait sur la place des Fédérations War’l Leur au coeur du maintien de cette tradition qui depuis plus de 40 ans garde le même engouement qu’à ses jeunes jours. Retour sur les résultats des concours des Fédérations.

Concours de Gourin

Menez Meur à Hanvec

Fédération War’l Leur Mor-Bihan

Fédération War’l Leur Penn ar Bed

( Toutes danses confondues )

( Concours de Gavottes )

Enfants 1re Eléanor Le Cotillec, 2e Maélann Hervé 3e Claire Guillas Encouragement : Gwendal Couty Hommes 1er Louis-Marie Grellier, 2e Franck Waingué 3e Jérémy Dupont Femmes 1re Marion Nédélec, 2e Karine Hervé, 3e Maélane Chaperon

Enfants de moins de 10 ans Garçons :1er SamuelLeRoux, 2e ArmelDonnart Filles : 1re Margaux Ayral, 2e Gladys Mariel, 3e Anne Gourves Jeunes de 10 à 15 ans Garçons : 1 er Léo Bourhis, 2e Mathieu Cotten, 3e Maël Donnart Filles : 1re Gwenn Richard, 2e Aziliz Le Corre 3e Elodie Guibert

GAVOTTE MODE BIDAR

Trophée Roñsed-Mor de Locoal-Mendon Fédération War’l Leur Mor-Bihan

( Danses vannetaises ) Enfants 1re Claire Guillas, 2e Maélane Hervé, 3e Maiwen Couty Femmes : 1re Karine Hervé, 2e Patricia Berthy, 3e Léanig Mellet Hommes 1er Michel Le Strat, 2e Ronan Hervé, 3e Gwendal Couty

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Hommes 1er Jérôme Guillope, 2e Jean-Yves Carrer 3e Anthony Kerhom Femmes 1er Fanch Dayou, 2e Françoise Hamon 3e Enora Tudal

GAVOTTE MODE DARDOUP Hommes 1er Gwenaël Merrer, 2e Renault Le Roux, 3e Christophe Rondel Femmes 1re Aude Francès, 2e Gwenaëlle Griaud, 3e Kristell Le Bail


GAVOTTE MODE HAUTE CORNOUAILLE

15- 45 ans MODE CARNAC

PLUS DE 45 ANS

Hommes 1er Gwenaël Merrer, 2e Fred Le Brun, 3e Fabrice Gouby Femmes 1re Justine Carval, 2e Annaïg Griffon, 3e Clothilde Lapanne

1er Louis-Marie Grellier & Gaëlle Combaud 2e Yann-Vari Le Doussal & Nolwenn Le Nagard 3e Maël Kernin & Sterenn Guevel.

1er Armelle Houze & Eric Houze 2e Odile Sivy & Pascal Sivy 3e (exequo) Louise Menguy & Jean Menguy Jean-Yves Prader & Nadine Royant

15- 45 ans MODE LANGUIDIC

COUPLE IMPROBABLE

1er Maël Kernin & Tiffany Quinio 2e Erwan Cosquer & Lénaïg Mellet 3e Karine Hervé & Ronan Hervé.

François Hamon & Maryvonne Belleil

GAVOTTE MODE KERNEVODEZ 1er Michel Descombes & Lena Kerhoas 2e Christophe Rondel & Nicole Trumel 3e Bernard Pétillon & Nolwenn Pétillon

COUPLE INVERSé Damien Moulin & Camille Laurent

Trophée Menez Meur 2010 Gwenaël Merrer

Trophée Yann Kaourintin Ar Gall de Pont-l’Abbé Fédération War’l Leur Penn ar Bed

( Gavotte Bigoudenn) 1er Tanguy Canevet & Anais Meur 2 e Sebastien Le Nours & Nolwenn Bellec 3e Kevin Le Beuvant & Lena Cloarec

Concours Kas a barzh de Larmor-Plage © photo : Cathy Goubil - Menez meur

( Kas a barzh ) MOINS DE 15 ans MODE CARNAC 1er Laure Brosseron & François Le Plain 2e Fiona Mellet & Morgan Cosquer 3e Maelane Hervé & Enora Cosquer

// Bureau des Dilennidi Fédérations ar c’hevredadoù War’l Leur Penn ar Bed

War’l Leur Morbihan

War’l Leur Ille-et-Vilaine

Président : David Le Goanvic Présidente d’honneur : Viviane Hélias Vices-Présidents : Aude Francès & Laurent Le Pichon Secrétaire : Laurent Lauden Secrétaire-Adjoint : Ronan Fournier Trésorier : François-Baptiste Drévillon Trésorier-Adjoint e : Gaëlle Donnard Membres : Maud Le Goff et Fred Hervé

Président : Marc Muros Vice-Président : Yvon Colman Secrétaire : Isabelle Boutserin Secrétaire-Adjointe : Jocelyne Le Duic Trésorier : Jean-Paul Couty Trésorier-Adjoint : Jean-Christophe Le Plain Membres : Leila Sadecq, Jacques Bellec

Présidente : Nathalie Radin Vice-Président : Didier Hainry Secrétaire : Jacqueline Poletti Secrétaire-Adjointe : Christine Choussy Trésorier : Maurice Pervern Trésorière-Adjoint e : Lénaïg Trémeur Membres : Marc Houtin, Solange Lemarie, Mylène Bolzer

War’l Leur Divroët War’l Leur Loire-Atlantique Présidente: Sylvie BOISNARD Vice-Président : Jean-Marc BARON Trésorier : Yann BIDON Secrétaire : Anne FOURRIER Secrétaire adjoint : Agnès ROBIN

Président : Yann Chamaillard Vices-Présidents : Odile Anger & JeanPierre Larvor Secrétaire : Cécile L’hôte-Chamaillard Trésorier : Eric Blaiseau Membre : Laurent Gueguen

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// Partenaires - keñvererion - Lé souètou

François CORNIC propose un document de travail, effectuant une liste nonexhaustive des problèmes rencontrés par les comités organisateurs, les groupes et les Confédérations. Les participants à la réunion s’accordent pour utiliser ce document comme fil conducteur de la réunion. Voici ci-dessous la synthèse des débats, et les solutions envisagées par les participants :

Problèmes rencontrés par les comités - Annulation de dernière minute des groupes : La période de rétractation maximale pour un groupe, fixée à un mois, est jugée trop courte (l’organisateur peut difficilement trouver un autre groupe en un mois). Solution : Porter la période de rétractation maximale de la participation d’un groupe à un Festival à 2 mois.

// Compte rendu Rentiñ - kont Gouelioù Breizh Gouelioù Breizh Ordre du jour - Mettre à plat les problèmes, en reprenant les contraintes de l’organisateur et du responsable de groupe - Echanger sur les doléances des groupes vis-à-vis des organisateurs. - T rouver un compromis équitable pour les comités et les groupes dans le cadre de leurs collaborations. - Mettre en place un contrat commun sur le contenu des contrats passés entre les groupes et les comités.

- Problème de sous-effectifs lors des manifestations : Les organisateurs notent un problème d’effectifs dans les formations (particulièrement s’il y a comparaison entre le nombre de personnes d’un groupe pendant un concours et pendant un Festival). Solution : Encourager les jeunes des formations à participer au moins aux défilés. - Non-respect de certaines clauses du contrat (nbre de personnes, repas….) : Il arrive que certains groupes ne respectent pas le nombre de participants prévus dans les contrats, ou que le nombre de repas ne soit pas respecté le jour même. Solutions : 15 jours avant la prestation, le nombre de repas soit donné à l’organisateur par les Fédérations et Confédérations (qui gère ainsi directement avec le(s) groupe(s) concerné(s)). Une facturation sera faite au groupe par l’organisateur pour tout dépassement du nombre (audelà d’une fourchette de tolérance de + ou – 5) (à Gouelioù Breizh de préciser aux

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organisateurs qu’ils ont la possibilité de facturer aux groupes). - Participation à l’ambiance de la Fête. Il est noté l’importance pour les groupes de participer à l’ambiance d’une fête en dehors de leurs prestations. Solutions : Coin convivial à créer par les organisateurs dans la Fête pour les groupes ? Les Fédérations et Confédérations doivent sensibiliser leurs formations adhérentes sur l’importance de garder leurs costumes en dehors de leurs prestations.

Problèmes rencontrés par les groupes (cercles& bagadoù) - A ccueil technique par les comités (sonorisation, dimension des scènes…) : Les groupes n’ont pas toujours accès aux conditions techniques adéquates pour effectuer dans de bonnes conditions leurs prestations. Solutions : - Faire en sorte que la fiche technique fasse partie intégrante du contrat (donc fiche à respecter) - E n cas de non-respect de la fiche technique, imposer des contraintes à l’organisateur (le groupe se réserve le droit de ne pas se produire ; pénalités financières, selon un barème à fixer….). - Respecter un délai maximal de 15 jours avant la date de la manifestation pour l’envoi des fiches techniques. - Prestations / Ordres de passage : Il arrive que les ordres de passage ne soient pas respectés, et que les organisateurs ne donnent pas assez de temps aux groupes pour se produire. Solutions - Respecter les temps de spectacle des groupes ( et donc leurschorégraphies  / arrangements musicaux ). - Laisser le temps aux groupes de s’exprimer, quitte à prendre moins de groupes. - Faire attention à la longueur des défilés et aux parcours inopportuns. - Engagement de groupes inférieurs à la 2ème catégorie : Les organisateurs ont tendance à vouloir à tout prix des groupes de 1ère ou 2ème catégorie, alors que de belles prestations se font par les groupes classés dans les catégories inférieurs. Solutions - Communication auprès des organisateurs

sur la réalité qualitative des groupes de 3ème/4ème/5ème catégorie : prestations de qualité, budget (« mieux vaut 3 groupes de 3ème qu’un groupe de 1ère »). - Inviter les organisateurs aux concours de 3ème catégorie des bagadoù. - S ensibiliser les organisateurs sur la nécessité d’avoir une programmation de groupes à 5 départements (ou alors avoir un département à l’honneur, qui change chaque année).

Problèmes pour les Confédérations - Les comités passent directement par les groupes pour les engagements / Les groupes passent directement par les comités pour les engagements : Le fait de passer les contrats en direct entre Comités et groupes est un véritable problème, car non seulement cela sousestime l’importance et le travail des Fédérations et Confédérations, mais en plus, cela apporte moins de protection aux organisateurs.

passer par les Fédérations / Confédérations pour passer les contrats (Gouelioù Breizh). - Accroître le rôle de lien des Fédérations / Confédérations entre les groupes et les comités (à travers les décisions énoncées ci-dessus). - M ettre en place une charte/qualité de Gouelioù Breizh, en lien avec les Fédérations/Confédérations, visant à mettre par écrit les éléments à respecter pour les organisateurs. Hervé SANQUER remercie toutes les personnes présentes d’avoir assisté à cette réunion. Il appuie sur la nécessité de rester en contact par rapport aux différents points énoncés ci-dessus. Il tient également à rappeler la nécessité de communiquer entre nous, et incite les Fédérations et Confédérations à faire remonter les différentes doléances que peuvent avoir les groupes par rapport aux comités. Gouelioù Breizh © Photos : Confédération War’l Leur

Solutions - Sensibilisation de Gouelioù Breizh auprès de ses adhérents sur la nécessité de passer par les Fédérations et Confédérations. - S ensibilisation des Fédérations et Confédérations auprès de ses adhérents, pour rappeler l’importance de passer par ces structures. Lors de cette réunion, il est également précisé que : - Les comités n’ont pas obligation à payer les musiciens accompagnant les cercles et bagadoù, en plus du défraiement prévu pour les groupes (élément à préciser lors du contrat). - L’utilisation de CD pour l’accompagnement musical des prestations des cercles est à éviter, voire à interdire. - Il est important à ce qu’il y ait un délai de réponses pour le retour des contrats signés à l’organisateur. - Il est important à ce que les « routeurs » / planning des organisateurs pour les groupes puissent être transmis aux groupes une semaine avant la manifestation. - Il est important à ce que 2 devis de transport soient effectués, afin de pouvoir limiter les coûts (les démarches devant se faire en lien entre les groupes et les Fédérations / Confédérations). Ce qui est à faire : - Sensibiliser les groupes sur la nécessité de ne pas passer en direct pour les contrats (Fédérations / Confédérations). - Sensibiliser les comités sur la nécessité de

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// Dossier - Teuliad - La qadèrnn

Ar vro Pourlet

// Le Pays Pourlet

L

e Pays Pourlet se situe au cœur de la péninsule bretonne. Niché au nord du Morbihan, à l’extrémité orientale des Montagnes Noires, ses frontières sont compliquées, puisqu’elles font fi des limites géographiques et administratives, même communales. Cette région se distingue du Vannetais, dont elle est pourtant et depuis toujours partie intégrante, tant par sa langue, ses costumes que par ses coutumes. Carrefour des pays de Pontivy, Fisel, Kost’er hoed, Aven, Bas-Vannetais il puise sa force et son originalité dans son caractère propre, mais aussi dans les pays qui l’entourent. Suivant certains critères (langue, coiffe, coutumes…) on a pu essayer de définir ce qu’est exactement le Pays Pourlet. A l’ouest, il est séparé du pays « chtou », c’est-à-dire la région de Langonnet, par la rivière Ellé. A l’est, il dépasse largement le Scorff et même la Sarre. Au nord, il semble limité par la frontière entre Morbihan et Côtes d’Armor, donc une limite qui n’est pas naturelle pas plus que celle du sud d’ailleurs.

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> Les jeunes époux Lincy - 1919


Carte du Pays Pourlet >

Pays Kost er C’hoët

Pays Fisel

Mellionnec Lescouët Gouarec

Cité d’Aleth

Limite Département

Silfiac Plouray Langoëlan

Pays Chtou

Ploërdut

Guémené

Le Croisty Priziac

Locmalo

St Caradec Trégomel Lignol Kernascléden

Pays Aven

Séglien

St- Tugdual

Meslan

Pays Pourlet

Pays de Pontivy

< Situation du Pays Pourlet

Persquen

Berné

Pays de Baud

Inguiniel Bubry

Pays de Lorient

Le pays Pourlet s’étend sur les communes de Guémené-sur-Scorff, Locmalo, Plouray, Mellionnec, Lescouët-Gouarec (partie sud), Silfiac, Saint-Tugdual, Priziac, Le Croisty, Saint-Caradec-Trégomel, Lignol, Berné, Persquen, Meslan, Inguiniel, Bubry, Langoëlan, Séglien, Ploërdut, Kernascléden.

//l’Origine du mot Pourlet

Orin ar ger Pourlet

L

e terme de « Pourlet » qui est appliqué au Pays de Guémené, connaît deux origines. Pour certains, il est dû, semble-t-il, au bourrelet que formait primitivement le capuchon des femmes. Pour d’autres, son histoire est plus ancienne et remonterait aux invasions normandes du 10 e siècle. En effet, à cette époque, toute une colonie de déportés bretons ( comprendre Anglais aujourd’hui ) fut amenée dans la région de Guémené où elle fonda la paroisse de Locmalo. Ces Bretons venaient du diocèse d’Aleth, fondé au 6 e siècle par Saint-Malo, le dernier évêque breton de Winchester au temps du roi Arthur. Ils descendaient sans doute de ces Bretons insulaires de la région de Winchester et de Somerset que cet abbé avait emmenés en Bretagne à Aleth ( près de Saint-Malo en Ille-et-Vilaine ). Le pays de Guémené est donc le « Plou Aleth » ou peuple d’Aleth. Le pays est riche de chapelles, de manoirs et de fontaines. Certains édifices méritent une attention particulière : la chapelle de Crénénan près de Guémené qui comporte un lambris de voûte recouvert de fresques du 16 e siècle, la chapelle St-Yves de Lignol qui passe pour avoir été bâtie par les Templiers et l’église du Croisty par la Commanderie de Saint-Jean. L’édifice le plus remarquable du pays reste néanmoins l’église de Kernascléden, bijou d’architecture gothique flamboyant fondé en 1430. Les fresques, uniques, racontent l’histoire de la Vierge, les anges musiciens et évoquent les supplices de l’enfer au travers d’une danse macabre.

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> Types de Bretons (sic) (env. de Guémené)


//les Dan ses

sa cavalière par le bras. Cela continuait comme une farandole menée par le cavalier de tête et sa guise, soit au ralenti et en glissant « a ruz », soit en menant un train endiablé qui parfois provoquait la rupture de la chaîne. Il ralentissait alors pour permettre à la chaîne de se reconstituer. Assez volontiers, il brandissait le parapluie ou l’ombrelle de sa cavalière

Vingt ans plus tôt, ses connaissances avaient bénéficiées au fondateur du cercle celtique de Kernascléden, Yann An Dour. Nous remercions Joëlle Gourmelen, nièce de Joseph Jaffré, de nous faire partager cet échange du 17 août 1950 entre les deux hommes :

An Dañsoù

L

e Pays Pourlet est un terroir original de la gavotte. Partout au sud de Mellionnec et Silfiac, elle a sa formetype particulière, caractérisée par une chaîne mixte (combinaison définie de chaîne fermée et de chaîne ouverte). L’originalité certaine du pas tient uniquement à son style qui n’est pas un canon défini comme en pays Fisel, mais un ensemble de ressources mises en œuvre différemment selon les lieux et selon les personnes. Joseph Jaffré, était considéré comme un bon danseur de gavotte pourlet. Dans une lettre écrite à sa nièce le 22 mars 1969, il décrit quelques spécificités de la gavotte pourlet :

> Mariés à Guémené-sur-Scorff

> Ploërdut un jour de fête

> Danse - Environs de Guémené

« Deux couples ouvraient la danse en cercle fermé, le temps d’une ou deux ritournelles. Alors, ils se séparaient : 1er couple cavalier en tête, deuxième couple cavalier en queue, fermant la marche. Les autres couples, en attente, venaient se placer entre eux et la fille tendait le petit doigt au cavalier suivant lequel tenait

un peu comme un trophée. Cela fait pittoresque. S’il en a assez de conduire la danse, il est d’usage qu’il claque des mains pour faire signe au couple de queue de prendre sa place, et le couple de tête se détache, danse un peu tout seul sur place jusqu’au moment de se joindre à la chaîne, à la place de l’autre couple, et le cavalier fermant la chaîne comme précédemment. On s’arrête quand les danseurs ou les sonneurs en ont assez. Lorsqu’on est en représentation, on convient d’un temps, mais l’on respecte le style et le rythme des figures. La danse pourlette (sic) est trépidante et ses airs sont très entraînants. On a le pas de la gavotte de l’Aven, sauf que l’on glisse en chassant d’un pied sur l’autre, du 4e au 5e temps, au lieu de lever le pied ».

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« J’ai beaucoup apprécié la tenue d’ensemble des danseurs et remarque que la tendance actuelle est de moins sauter (style acrobatique des anciens cercles de Rennes et de Paris) et de glisser « a ruz », le corps bien droit, et de savoir fléchir les genoux tout en souplesse, sans courir, tout en scandant la mesure par un mouvement harmonieux du corps. Les hommes, dans cet ordre d’idées, dansent mieux que les demoiselles dont certaines gardent des réminiscences de « rumba ». (Clin d’œil aux danses kof a kof prisées des jeunes générations…). Ensuite, Joseph Jaffré donne quelques conseils à Yann an Dour et aux danseurs du cercle celtique de Kernascléden : « Il est instamment demandé aux cercles lors de réunions importantes comme Quimper, Concarneau… de présenter uniquement leur folklore local qu’on leur demande de bien approfondir. Vous êtes sûrs d’avoir des résultats flatteurs avec votre gavotte pourlette (sic) (ne pas oublier les changements de meneurs), la poignée de main, le krik krak et surtout la Quenouille qui est remarquable chantée ».


> Orchestre du théâtre du Croisty en 1944

> Costume de mariée vers 1900

//les costumes

Si la gavotte pourlet est la danse phare de ce terroir – le saut des hommes , en lui donnant ce côtéspectaculaire, y contribue grandement – il en existe cependant d’autres qui seraient très certainement tombées dans l’oubli sans la présence sur le territoire du cercle celtique du Croisty. Il s’emploie depuis 1988 à mettre à l’honneur l’ensemble des danses de son pays et vient tout juste de les réunir sur un CD afin de les faire vivre au-delà des scènes où il se produit mais aussi pour éviter que certaines d’entre elles ne soient oubliées. Outre la gavotte, le cercle a réuni de précieuses informations pour mettre en lumière 8 danses pratiquées plus ou moins anciennement au pays pourlet. Pour la musique, il a pu compter sur le talent de Régis Huiban qui avait également entrepris, il y a une dizaine d’années, un travail de collectage auprès de chanteurs et d’accordéonistes des environs du Croisty.

Ar gwiskamantoù

Un siècle d’évolution 1920-1945 : la mode « mille boutons ». Les hommes arborent en fait « tout simplement » 12 rangées de 12 boutons (2 rangées sur chaque revers de manches, 2 rangées de part et d’autres du gilet et de la veste). La mode féminine est à la petite coiffe surnommée « brouette ». 1870-1900 : les hommes portent la veste et le gilet de lin et de lainage blanc et le « bragoù berr ». La coiffure féminine est couvrante (capot ribot ou grande coiffe de dentelle) 1846 : Le recueil « La Galerie Armoricaine » réunit les planches lithographiques de François-Hippolyte Lalaisse venu en Bretagne, à la demande des éditeurs nantais Charpentier, saisir les singularités des costumes. Son étape en Pays Pourlet nous renseigne principalement sur le costume féminin : jupe, corselet et tablier éclatent de couleurs tandis que deux rangées de boutons courent déjà sur le devant du corsage.

3 danses issues du fonds ancien sont ainsi décrites dans le livret : le Tro’l leur, le bal pourlet et la gavotte suivies de danses plus récentes telles que les gavottes de Lescoët et de Plouray, la Quenouille, la Poignée de main de Kernascléden et le bal de Priziac L’attirance des Pourlet pour la danse se perpétue, génération après génération. Le moindre prétexte déclenche une gavotte aussi impromptue que joyeuse. Il est intéressant de constater que ce thème a excité la verve des ecclésiastiques au début du 20e siècle. Voici ce qu’écrivait le chanoine Terrilis en 1905 : « Voyez la jeunesse pourrelette (sic) : à la première note de la bombarde, impossible de la retenir; l’appel est irrésistible ; tout le monde accourt ; mais, suprême élégance, on se tient « par le petit doigt ». Les jours de fête ou de noce, on ne pense qu’à danser, mais on danse tout le jour, sans presque avoir le temps de causer ou de boire; c’est une ronde vertigineuse, qui ne laisse possibilité ni de penser, ni de regarder, ni de s’en aller; on danse jusqu’à la nuit, si bien que le soir on s’endort de fatigue, et l’on ne rêve plus que de dormir… ».

L

e Pays Pourlet est aussi fréquemment appelé Pays des Mille boutons, ceci à cause du costume, tant celui des femmes que celui des hommes, qui comporte beaucoup de boutons comparé aux autres régions de Bretagne. Son domaine comprend tout le canton de Guémené, la partie nord du canton du Faouët dont il tend à chasser la vieille coiffe locale, et la paroisse de Plouray (canton de Gourin). Au sud-ouest, la coiffe pourlet vient se heurter à la Giz Foën et au nord, à la coiffe de Gouarec. La dernière mode féminine réduit les proportions des ailes de dentelle à leur plus simple expression. Elle s’oppose à la coiffure des vieilles personnes, « le capot ribot » qui comportait un bandeau, des barbes et un bavolet. Sa doublure était indifféremment rouge, verte ou violette.

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> Costume féminin 1920 - 1930

> Costumes de travail ( dès 1870 )

> Homme vers 1920

Il existait des différences sociales entre les personnes, et, inévitablement, cela se sentait dans le costume. La coiffe des femmes pouvait être en coton, en tulle simple (signe de deuil), en dentelle ordinaire de coton, ou très luxueuse en tulle brodé à la main. Il en était de même pour le bonnet des enfants qui était fait au crochet, en coton, ou en tulle brodé également. Mais la différence de fortune s’estimait surtout à la largeur du velours ; le velours se mesurait avec une épingle « Un cent, deux cents, trois cents… ». Quelle en était la dimension exacte ? Nous l’ignorons mais cette forme de mesure était alors significative. Jusqu’à quatre cents, c’était une largeur de velours pour les enfants de condition tout à fait modeste, alors qu’à cette même époque, les héritières portaient en bas de leur jupe 5, 6, 7 cents et même 7 ½. Les enfants très riches portaient du velours de largeur exceptionnelle et leur robe était confectionnée dans un tissu de soie doublé de coton. Pour les grandes personnes, la différence de classe sociale s’évaluait > Mariés de Guémené 1926 de la même façon. Le costume des jours de fêtes – à ne pas confondre avec celui du dimanche ordinaire – avait ainsi 8, 9 cents ou « un mille » de velours contre 6 ou 7 pour les personnes les plus modestes. En plus du velours, les plus jeunes garnissaient leur costume d’une bande de « bordaoù » (galon) ou de broderies faites à la main sur le velours. Le grand luxe était d’avoir un autre rang de perles au bas de la jupe. Cet ensemble était répété au bout de la manche et à l’arrêt du velours de la manche. La largeur du velours de la robe se retrouvait alors sur la manche pour faire harmonieux. La moyenne du luxe était donc un rang de perle, un rang de « bordaoù », des broderies à la main (fleurs dessinées par des perles) et le luxe suprême consistait aux broderies de soie de couleur sur le velours. Le tablier dépendait de la couleur préférée par chacune, ou de celle qui allait le mieux. Toutes les couleurs étaient admises. Brodé ou perlé, le tablier suivait une mode qui préférait une année les iris, une autre les marguerites. Le ruban sous la coiffe devait être en harmonie avec la couleur du tablier. Pour les hommes, la distinction sociale se faisait selon la largeur et la longueur du velours des pans du chapeau. Les vieilles femmes portaient peu de couleurs, ou très atténuées. Elles étaient moins ostentatoires et préféraient pour leur tablier la moire au velours. La différence de costume entre les générations permettait d’en remarquer l’évolution. Par exemple, la longueur du tablier initialement plus courte, laissait voir sur le devant la largeur du velours. Puis, peu à peu, le tablier est arrivé à recouvrir entièrement la jupe. Les rubans d’attache, moirés ou en soie, enserraient la taille et se nouaient sur le côté, juste à la sortie de la piécette également appelée bavette. Il fut un temps où le luxe était de porter des franges en perles enfilées au bout des rubans. Pour reparler des enfants, ils portaient eux le « galadra », un tablier fermant dans le dos, et une collerette en dentelle.

> Homme 1870

> Reconstitutions de costumes du pays Pourlet du cercle du Croisty d’après les croquis de F. H. Lalaisse.

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> Détail d’un coffre

Une autre spécificité du terroir pourlet Dans les maisons pourlet, riches ou modestes, se trouvent des horloges, des armoires, des lits, clos ou demi-clos ainsi que des bancs coffres rehaussés par une profusion de décors incrustés et cloutés qui se détachent sur un fond de châtaigner bien ciré. Les oiseaux y côtoient des épis de blé, les roses des vents et les étoiles composent le ciel de quelques fleurs ou d’exubérants arbres à vie. Dans des rigoles profondes d’un demicentimètre, de menus fragments de chêne noirci à l’humidité d’une tourbière ou d’un étang alternent avec la clarté de l’if ou avec le buis, pour réaliser ces mer veilleuses incrustations qui se mêlent aux galettes et aux fuseaux. Les clous dorés, diffusés par les colporteurs, ont progressivement caché les chevilles d’assemblage puis souligné les extrémités des incrustations. Les ferrures étaient fabriquées à Guémené au début du 19e siècle, jusqu’à la vogue du laiton importé de Normandie à partir des années 1860. Terminons avec une autre particularité des meubles pourlet : les bancs-coffres « redressés » ou « hantergredañs », désormais destinés au rangement… sur des étagères !

//Le Mobilier Ar glouestraj

//Conclusion Les traditions et le particularisme profond du Pays Pourlet, ont fait que la notion de « Pourlet » reste présente. Quel Pourlet n’est pas fier de son coin ; esprit de clocher peut-être, mais aussi attachement profond à une région si typée. Comme nombre de terroirs du centreouest Bretagne, il a souffert de l’exode rural. Sa population a considérablement baissé après la Seconde Guerre mondiale avant de se stabiliser à une période récente, avec l’arrivée de « néo-ruraux » ou de Britanniques, séduits par son cadre de vie et son authenticité. Pour les touristes, comme les Bretons, le pays Pourlet constitue une destination hors des sentiers battus, riche en découvertes tant culturelles qu’humaines.

Evid kloziñ

Danserien ar vro Pourlet Cercle du Croisty.

Sources documentaires : « Au cœur du pays pourlet » et « Pierres guémenoises ou le château disparu » de Gwenaëlle Le Calonnec. « Des pierres et des hommes ». Hors-série N°3. Décembre 2002. Le Croisty-Saint-Tugdual. Calendrier 1989 de l’association « Café Pain Beurre ». « En Bretagne morbihannaise. Coutumes et traditions du vannetais bretonnant au 19 e siècle » de Henri-François Buffet.

Remerciements Remerciements particuliers à Joëlle Gourmelen

Crédits photos : Konzet ré ahanomb é geu Ne gré det ket d’er bordaou Ni e zalh doh mod hun tadaou Ataù é om mil boutonnaoù On a beaucoup menti sur nous Ne croyez pas à ces sottises Nous restons fidèles à nos ancêtres Nous sommes toujours des «mil boutons»

Marilyn Le Mentec et Julien Le Mentec, Anne Le Bris, Lise Piazza et Fred Harnois, Cartopole de Baud, Collection War’l Leur.

CD « Danses du pays Pourlet » Bémol Production - Musique de Régis Huiban 10 Titres + un livret de 8 pages sur les Danses du Pays Pourlet en collaboration avec le Cercle Danserien ar vro Pourlet Contacts: contact@bemolproductions.com - www.bemolproductions.com p.35


// Dossier - Teuliad - La qadèrnn

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epuis que la danse s’enseigne davantage qu’elle ne se transmet de manière spontanée, les appellations qu’elle recouvre sont aussi diverses… qu’imprécises ! Mais pourquoi les emploiet-on ? Pour quelle raison désignons-nous si précisément les pas, les formules d’appuis, les répertoires de danses par tel ou tel vocable ? Est-ce intentionnel ?

Ce n’est sans doute pas l’unique raison car certains collecteurs ont eux aussi participé à ce catalogue en identifiant une pratique de danse simplement parce qu’ils appartenaient à la dite commune : prenons le cas de la « Gavotte de Bannalec » où en 1978 Jean-Louis Le Vallégant (de… Bannalec ! ) avec l’aide de sa sœur et des frères Le Coz enquêta de manière très fructueuse dans sa commune. Lorsqu’il rédigea son enquête par écrit, il semble évident qu’il n’ai pas souhaité nommer la danse « Gavotte de Scaër » ou encore « Gavotte de Rosporden » ! On constata ensuite sur des films que la pratique de cette gavotte était quasiment identique à celle des communes très voisines !

En scrutant tous ces films, on constate bien, qu’au- delà d’une stylistique commune à cette petite région ( danse souple et rebondissante, suspension verticale, prise d’appuis sur la demisemelle, repliements fréquents des jambes vers l’arrière, déplacement perpendiculaire à la ligne de danse et donc latéral, frappés de pieds, pulsation régulière, … ) on retrouve des pas analogues d’une commune à l’autre ( Plourac’h, Calanhel, La Chapelle-Neuve, Lohuec, Duault, Plusquellec, l’est de Bolazec, le nord de Callac, Bulat Pestivien ) et qu’il n’existe sans doute pas vraiment une Gavotte spécifique à la seule commune « de » Calanhel !

// Appellations Hanvioù de danse an dañsoù Qui n’a pas en effet entendu parler de la « Gavotte de Poullaouen », du « Laridé de Kervignac » ou bien encore du « Laridé de Baud » ou de la « Gavotte de Pontl’Abbé » ! On se demande alors qu’est-ce que pouvait bien danser les praticiens des communes qui jouxtaient celles décrites ci-dessus ? Sans doute…la même chose ou tout au moins une expression très proche ! Pourquoi donc alors sommesnous si restrictifs quand nous évoquons ces spécificités d’appellations ? Une de ces causes est probablement la multiplicité actuelle des répertoires de danses proposés autant lors des « festoù-noz », que des répétitions des cercles, ou même de groupes loisirs. Les marqueurs d’identité ( En dro de …, Gavotte de …, Laridé de … ) sont alors pour les danseurs un repère de mémorisation pour les formules d’appuis, la forme ou la stylistique particulière de telle ou telle danse, et aussi vraisemblablement une manière de les différencier quand ils en parlent entre eux.

Ce fût aussi le cas de Georges Paugam qui dans les années 80 enquêta dans la commune de Calanhel, sur les conseils éclairés de Robert Bastard qui lui présenta de précieux danseurs et informateurs du milieu traditionnel ! Georges Paugam avait pourtant pris soin d’intituler prudemment son document « Dañs tro du Pays de Calanhel », celle-ci s’est très vite retrouvée renommée « Gavotte de Calanhel » dans les conversations ! Attardons-nous d’ailleurs un instant sur cette gavotte ( ancienne dañs tro ) dénommée à présent « Gavotte de Calanhel ». Si l’on observe attentivement les films réalisés par Jean-Michel Guilcher après 1954 ou même ceux de Georges Paugam en 1981 dans ce petit territoire, on observe chez les danseurs (et danseuses) une diversité de « formules d’appuis » assez déconcertante ! Si certains pas sont assez communs à un grand nombre d’individus, d’autres sont au contraire uniquement pratiqués par un minimum de danseurs, avec des broderies, fantaisies et fioritures intéressantes !

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Citons à présent la danse baptisée par les danseurs du Pays de Lorient « Laridé de Kervignac » ( qui est d’ailleurs une forme d’Hanter dro…chanté « a laridaine » ! ), et nommée par ceux plus proches de Vannes « Hanter dro de Kerluherne » ! Jean-Michel Guilcher (que l’on ne présente plus !) se contente de rappeler qu’il a collecté cette manière de faire à Languidic, Branderion, Grandchamp, Ploëren et Saint-Avé ! Soit entre la première et la dernière de ces communes quelques 40 kms de distance ! Ne serait-ce pas là pour certains une envie délibérée de s’octroyer une danse particulière en la personnalisant d’un nom de lieu proche de leur identité géographique ?


Revenons à présent sur cette fameuse « Gavotte de Poullaouen » si habilement mise en exergue par le grand chanteur en « Kan ha diskan » Loeiz Ropars. S’il à vécu toute sa jeunesse à Poullaouen ( tout comme son frère sonneur Marcel ), Loeiz Ropars avait été marqué très jeune par ses oncles qui eux aussi usaient très remarquablement du « Kan ha diskan ». Il est donc tout à fait normal que quelques années plus tard ( années 50 dans la revue Ar Soner ) Loeiz Ropars intitula sa fiche technique « Gavotte de Poullaouen » ! Mais pensez-vous que la Gavotte à Plouyé, Kergloff, Plounevezel ou Locmaria Berrien était si différente que celle pratiquée de Poullaouen ? Sans doute que non, si l’on considère que les danses étaient davantage façonnées par les individus eux-mêmes, que par une espèce d’entente tacite de tous les danseurs sur une expression particulière et inhérente à leur seule commune d’appartenance ! Certaines danses ont conservé actuellement une seule appellation, d’ordre général cette fois, alors qu’autrefois elles en possédaient plusieurs comme la « Dañs Leon » ou « Dañs a dall » ( frontal ) ou « Dañs a benn » ( qui à une tête, un début, … et donc une fin !), ou encore « Piler Lann ». Il en va de même pour « l’Hanter- dro » dont les dénominations allaient de « Hanterdañs » à « Hanter-Zañs » ou encore « Tricot » ou « Tricotal », mais aussi pour la « Dañs tro plinn » que beaucoup connaissaient sous les noms de « Dañs fanch », « Dañs plon » ( vers Plounevez-Quintin ), voir « Dañs Plean »,… Que dire aussi des pratiques de danses que l’on…ne nommait pas ! Tout simplement parce que les danseurs savaient évidemment ce qu’ils allaient danser suite à l’appel ... à la danse des chanteurs ou sonneurs, notamment en ce qui concerne la Dañs tro de Haute-Cornouaille.

Les désignations de danses restent même parfois assez mystérieuses : Tantôt repère géographique et culturel ( Gavotte de l’Aven, Gavotte du Cap, Kost er Hoët, Laridé de la côte…) parfois plus historique en nous renvoyant aux anciens évêchés ( Gavotte Kernev, Dañs Treger ), de temps à autre référence à un territoire dont le nom vient directement d’éléments liés aux modes vestimentaires (Dañs tro Fisel, Gavotte Glazig, melenig,…), souvent indicateur de la forme d’une danse (Dañs tro, En dro, Dañs Round)ou alors reflet d’une danse de concours (Dañs ar butun, ar mouchoueroù, notamment pour les « Gavottes d’honneur »), ou encore particularité d’accessoires (danse des baguettes, des torchons, des rubans, des pots fleuris, des chaises…) mais aussi parfois révélateur d’une circonstance, notamment pour les mariages (Dañs an eured, Dañs an dud nevez, Dañs ar boked, … ). Enfin, évoquons le nom de certaines danses nous livrant une indication stylistique ( Dañs a ruz, Dañs plean, Dañs a grenn, Dañs a zailheù … ). Je terminerai ce propos en vous laissant méditer sur deux apparitions de danses ( et donc aussi leurs noms ) dans les années 60. Tel cet étrange « En avant-deux DU Trégor » pratiqué dans de nombreux ateliers de danse ! Il semblait tellement unique mais en même temps étrangement absent de la mémoire des anciens (visiblement aucun « En avant-deux » n’a été pratiqué en Trégor par les danseurs de l’ancienne société traditionnelle ! ) qu’après enquête personnelle, la réponse m’a été offerte lors d’une conférence dans les années 90 : C’est Jean Guillard, danseur, collecteur, et très bon vielleux de surcroit, qui avoua (très honnêtement et humblement) avoir monté de toute pièce cette danse à la fin des années 50, pour un enchainement chorégraphique, et ce, en direction des « Ballets des Eostiged de Kerfeunteun » ! … Le voile était levé !...

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Et pour boucler la boucle, évoquons la mystérieuse histoire de la « Dañs Keff » ! Que Marguerite L’Hour, bien connue comme interprète de danses léonardes avec sa sœur, alla, en 1963, collecter auprès de Mr Kermarrec ( de la Martyre ). Il montra à Marguerite l’Hour un pas de danse qu’il appelait « gavotte » et qu’il interpréta à l’accordéon. Marguerite adapta alors sur ces pas, un air de gavotte sur les paroles « d’an durzunel », et pour le Bal (quel Bal d’ailleurs ? ) des paroles de chant léonard. Comme Mr Kermarrec habitait au « Keff », elle décida de nommer cette danse la « Dañs Keff » ! Pour la petite histoire, le cercle de Plouedern présenta cette danse au concours de la Fédération Kendalc’h à la Saint-Loup à Guingamp en 1963, et remporta ainsi le « 1er prix national ». En conclusion, … et même si ce n’est pas si grave, il est parfois bien utile de s’interroger à la fois sur l’appellation des danses ainsi que sur leurs origines vraisemblables, afin de ne pas trop figer collectivement ce qui relève parfois de liberté plus individuelle ! Alan Pierre, Animateur culturel à la Fédération War ‘l Leur Penn ar Bed. © Photos Cathy Goubil -Menez meur


// Hommage - Homaj - Omaij

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n décembre dernier, c’est un ami cher à la Confédération que nous avons perdu. Il n’était pas un élu de la Confédération, encore moins un danseur, mais juste un ami, qui par définition nous aura marqué par sa gentillesse et sa sympathie.

Il aura été de toutes nos assemblées générales et de nos grandes manifestations. Il se déplaçait toujours pour encourager les créations de la Confédération de « Kalon an Dañs » à « Ding Dingue Dañs », il n’a raté aucun spectacle. Il se déplaçait également pour voir les spectacles des cercles dans le cadre de « Kement Tu », « Da Bep tu » et d’autres hors Confédération. Souvent pour représenter le Festival des Filets Bleus (festival où les groupes de la Confédération War’l Leur ont toujours occupé une bonne place dans la programmation), mais aussi par une vraie curiosité et un grand intérêt pour les créations des cercles.

œuvre que l’on doit saluer hautement pour avoir été le premier, bien avant les groupes, à avoir fait la promotion des cercles et des bagadoù, et qu’importe pouvait être, leurs étiquettes ou leurs Confédérations. Une présentation historique des groupes, leur histoire, leurs costumes, avec cartes postales et photos anciennes à l’appui, dont il était collectionneur. Qui en tapant le nom d’un cercle n’est pas tombé sur la page de ce cercle sur le site des Filets Bleus ? Je vous invite tout simplement à aller visiter le site http://filetsbleus.free.fr, vous comprendrez le grand intérêt que Michel portait à la matière bretonne. Nous pensons encore fortement à toi, et apportons toutes nos marques de sympathie et de condoléances à ta fille Vanessa et ta compagne Yveline Salut Michel. Odile Guyader © Photos : Festival des Filets Bleus

// Michel Brunet Fin 2010, La Confédération apprenait avec tristesse la disparition d’un de ses amis, Michel Brunet, indissociable personnalité du festival des Filets Bleus et de Concarneau.

Il a également participé activement, en collaboration avec la Confédération War’l Leur et le Cercle Ar Rouedoù Glas de Concarneau à relancer, il y a deux ans, le concours de costumes de l’Aven à la ferme du Moros, concours qui avait disparu depuis des lustres de l’histoire des Filets Bleus. Après avoir pris sa retraite de musicien au Bagad Konk Kerne (au pupître percussion, il était grosse caisse), il a rejoint l’équipe des Filets Bleus, où il est resté longtemps secrétaire, puis vice-président, et chargé de la programmation. Si le nom de Michel Brunet peut ne pas parler à certains, il restera définitivement lié à Concarneau et la culture bretonne par le site personnel des Filets Bleus qu’il aura monté lui même de toutes pièces. C’est un véritable fourre-tout culturel sur le festival, son histoire, ses reines des Filets bleus et surtout sur les groupes qu’il a pu accueillir durant ses 105 éditions. Une mine d’informations sur les cercles et c’est bien là toute son

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es circonstances n’ont pas voulu que j’assiste aux obsèques de Michel Brunet. Je l’admirais beaucoup pour son investissement dans le Festival Des Filets Bleus. Il passait régulièrement dans les coulisses des spectacles voir si tout allait bien. Il s’occupait de tout le monde, danseurs, musiciens, techniciens, présentateur et régisseur de chaque plateau. Il suivait de très près les activités de la Confédération War’l Leur,en assistant à nos Assemblées Générales,ainsi qu’aux spectacles organisés par notre association. Pour tout cela la Confédération War’l Leur te dit : MERCI Michel et kénavo Viviane Hélias


C

’est avec une grande tristesse que nous avons appris le 5 septembre à Gourin, le jour du concours des sonneurs, que Martial Pézennec venait de décéder le matin même à Rennes. Bodadeg ar Sonerion (BAS) venait de perdre un ancien président et War’l Leur un ami.

Dès que j’avais accepté la présidence de War’l Leur en 1988, j’ai pu compter sur sa collaboration, ses conseils et son amitié. Comme il était président de BAS depuis 1982, il connaissait bien le Mouvement Culturel et les Instances Régionales (Conseil régional, D.R.A.C, Musique et Danse) et il m’a donc été d’un précieux soutien. D’abord comme Président de BAS et ensuite comme Président d’Amzer Nevez où je l’ai remplacé en 2000, suite à ses soucis de santé. Nous avons œuvré ensemble pour la musique et la danse et j’ai beaucoup apprécié ses capacités de meneur et défenseur infatigable de la culture bretonne.

Mais dès 1986, Martial accepta en plus de prendre la présidence du Conservatoire de Plœmeur qui connaissait quelques difficultés de fonctionnement dues au manque de responsables du mouvement culturel et, surtout, suite au désengagement de l’Etat pour les crédits de fonctionnement. Martial s’attela au recrutement d’un personnel qualifié et entreprit des démarches auprès du Conseil Régional où il trouva un accueil favorable auprès de Mr Pierre Le Treut, vice-président chargé de la culture qui accepta d’accorder l’aide financière de la Région, si les deux Fédérations BAS et War’l Leur (à l’origine du projet) s’engageaient à assurer la gestion du Centre. Le Conservatoire prit alors le nom de Centre Culturel AMZER NEVEZ, le nom de l’association chargée de sa construction et d’assurer son fonctionnement. Après 1990, n’ayant plus la responsabilité de BAS, Martial pourra consacrer encore plus de temps au Centre pour son

// Kenavo Martial Il y a quelques mois, Martial Pézennec nous quittait. Marcel Kerloc’h, ancien Président de la Confédération War’l Leur, rend hommage à cet homme qui aura beaucoup oeuvré tant pour le musique que pour la Danse qui a tant fait pour la culture.

Martial était né à Glomel en Centre Bretagne et après un séjour à Rennes où il est sonneur au cercle celtique et à la Kevrenn Roazhon, il revînt créer une imprimerie à Rostrenen où il sera aussi maire-adjoint. Sonneur à la Kevrenn de Rostrenen, il entra en 1962 au Comité Directeur de B.A.S. comme responsable de la Commission Musique Traditionnelle. En 1963 il fut Champion de Bretagne des sonneurs par couple avec Sam Le Poupon. Il a également remporté la Plume de Paon au Festival de Cornouaille en 1962, 1963 et 1966. Martial Pézennec succéda à Polig Montjarret comme président de la BAS en 1982; succession assez difficile vu la personnalité de Polig et surtout le travail qu’il avait accompli à BAS depuis sa fondation. Une lourde tâche l’attendait : des bagadoù se formaient un peu partout en Bretagne et il fallait trouver des finances pour assurer leur formation. Il assumera la direction de B.A.S. jusqu’en 1990.

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développement au service de la culture bretonne. Il en assura la présidence jusqu’en 2000 et devînt le Président Honoraire. En reconnaissance de tous ces engagements, il reçoit en 2007, à Saint- Brieuc, le Collier de l’Ordre de l’Hermine de l’Institut Culturel de Bretagne. L’année dernière, il avait publié le récit de sa jeunesse « De mémoire vive », témoignage de cette vie à la campagne, rythmée par les saisons. Et le jour du concours de Gourin, il s’en est allé rejoindre le Paradis des sonneurs. Une foule d’amis et de sonneurs lui rendit un dernier hommage le jeudi 9 septembre à l’église St Etienne de Rennes… Kenavo Martial ha Trugarez. Marcel Kerloc’h © Crédits Photos : Padrig SICARD - Quimper


// Brèves - Berr ha berr - Lé nouvèll qourtt Election 2010 Reines

Patrimoine / Unesco

Plus de 5 000 signataires !

Les cercles War’l leur à L’honneur

Début 2009, une pétition de soutien a été lancé par Dastum pour la reconnaissance du Patrimoine Culturel Immatériel de Bretagne. Cette pétition vise à encourager les 3 dossiers déposés (Le fest-noz, le chant à écouter (mélodies et gwerzioù) et les jeux et sports traditionnels Bretons) par l’institution pour rentrer sur les listes de sauvegarde de L’UNESCO. Les dossiers qui seront déposés en mars 2011 ont recueillis plus de 5 000 signatures. Affaire à suivre dans les prochains mois.

Reine des Brodeuses, Nolwenn Pétillon de Pont-L’Abbé. Reine de Cornouaille : 2e Demoiselle, Marine Plouhinec de Beuzec-Cap-Sizun. Reine d’Arvor, Justine Arze de Vannes et 1 e Demoiselle, Tiffen Kerdilès du Croisty Reine du Léon, Charlène Le Gac du cercle celtique Beg an Douar (Pays d’Iroise).

Design

Trophée Bol D’Eire

War’l leur référencé

Cesson-Sévigné l’emporte

L’identité graphique de la Confédération qui s’appuie sur le travail typographique de Xavier Dupré fait son entrée dans les références du graphiste. Une belle reconnaissance pour le travail de communication de la Confédérationetunencouragement dans son travail de changement d’image de la culture bretonne.

Belle performance à Noyal-Chatillonsur-Seiche le 12 septembre, où le Cercle de Cesson-Sévigné a été récompensé lors du festival Bol d’Eire face à 5 autres Ensembles de Haute-Bretagne (Montfort, Pont-Péan, Chartres de Bretagne, Le Rheu et Rennes - GGB). Ce concours félicite la meilleure formation scénique et chorégraphique de Haute-Bretagne par un jury de connaisseurs et néophytes.

Fédération War’l leur Penn ar Bed

Un nouveau Salarié Tristan Gloaguen, 30 ans, ancien danseur du Cercle Brug ar menez de Spézet et actuellement musicien au Cercle Bleuniou Sivi de Plougastel a pris fin novembre ses nouvelles fonctions à mi temps en qualité d’animateur culturel à la Fédération War’l Leur Penn ar Bed. Il rejoint donc l’équipe finistérienne au coté d’Anne-Lise Le Bourdon, Alan Pierre et Thierry Riou. La Confédération War’l Leur lui souhaite la bienvenue.

// Brèves Berr ha berr La Bretagne a L’étranger

Les cercles de Nantes, Rhuys et Vannes en Arabie Saoudite. En mars dernier, des danseuses des cercles Tréteau et Terroir de Nantes, Gwened de Vannes et Danserien Ruiz de la Presqu’île de Rhuys se sont envolées pour une destination insolite, l’Arabie Saoudite. Suite à une demande de l’Ambassade de France à Riyad à la C.N.G.F.F. ( Confédération Nationale des Groupes Folkloriques Français ), le groupe est allé animer pendant cinq jours à Riyad le festival de « La Janadriayh », la plus grande manifestation du pays avec plus de 500 000 visiteurs. Lors de la réception à l’ambassade, le groupe a donné un spectacle de danses très apprécié par l’ambassadeur de France et son épouse ainsi que toute la communauté française de Riyad. Le cocktail d’habitude si guindé s’est transformé en un fest-noz improvisé, où de mémoire d’expatrié, jamais l’ambassade n’avait connu une telle ambiance. Le service culturel de l’ambassade a chaperonné les danseuses sur ces cinq journées avec la visite de Riyad et ses alentours ( souks, marchés aux chameaux, désert minéral etc.). Pendant les trois semaines du festival, une exposition de costumes représentant les régions de France a permis aux Saoudiens d’observer la diversité vestimentaire traditionnel française.En même temps, des démonstrations de repassage de coiffes par Armèle Périgaud de Tréteau et Terroir et de dentelles de fils d’Or aux fuseaux par Anne Wolff du groupe Kochloeffel de Strasbourg ont montré aux visiteurs le savoir faire d’antan.

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Fest Yves 2011

la Bretagne a sa Fête Sur l’initiative du Conseil Régional de Bretagne d’instaurer une fête de la Bretagne reconnus, la Bretagne a désormais sa fête depuis 3 ans : la Gouel Erwan. Du 13 au 22 mai 2011 prochain, c’est donc la troisième édition qui se profile à l’horizon avec toutes une pléïade de manifestations de l’échelle locale à l’internationale. Si vous souhaitez organiser un événement et l’inscrire dans la programmation de l’édition 2012, allez faire un tour sur le site mit en place à votre disposition par la Région. http://www.fetedelabretagne.com fetedelabretagne@region-bretagne.fr


Bodadeg Ar sonerien

Le Bagad Kemper l’emporte Conseil Régional de Bretagne

Marque Bretagne Certains d’entre vous en ont entendu parler ou y ont assistés, puisque chaque cercle et bagadoù de Bretagne et d’ailleurs étaient conviés le jeudi 17 Janvier dernier par le Conseil Régional de Bretagne au lancement de la marque Bretagne. Une initiative pour accentuer l’attractivité du territoire à l’échelle mondiale en englobant les mondes touristique, économique et culturel.

Le Dimanche 27 Février au Quartz de Brest se tenait la première manche du Championnat de Bretagne des Bagadoù de première catégorie. Les Quinzes Ensembles musicaux se sont affrontés cette année sous le répertoire du grand Comté Nantais (à l’exception de la Presqu’île Guérandaise) et c’est le Bagad Kemper qui s’offre un retour remarqué et le titre de la manche du Printemps. Secondé de près par le jusqu’à présent indéboulonable Bagad Cap Caval, la Kevrenn Alre et le Bagad Ronsed Mor de Locoal Mendon. Avec un classement très serré, la seconde manche de Lorient s’annonce déjà plus que passionnant pour ce quatuor de tête. Rendez-vous est pris déjà ! Résultats complet sur le www.bodadeg-ar-sonerion.org

Pour en savoir plus : www.marque-bretagne.fr

Kelt ar c’hreiz 2011

La kevrenn Orléans lance ses concours.

Logo de la marque Bretagne

« D’îles en aiguille ... au fil du temps »

Concours Broderie L’Institut Culturel de Bretagne en collaboration avec Viviane Hélias, Hélène Cario et Daniel Goiset, organise un concours de broderie pour amateurs et professionnels sur la thématique de la naissance des îles du Mor Bihan. La remise des ouvrages est programmée le 1 juillet 2011 et les prix ( 1 000 euros pour le premier prix ) seront proclamés en août 2011. Plus d’informations et inscriptions sur le site de l’Institut ou à arzela.roy@skoluhelarvro.org http://icb.culture-bretagne.org/

A l’occasion de la deuxième édition des rencontres Kelt ar C’heriz, les 10 et 11 septembre 2011, la Kevrenn Orléans organise des concours de chant, de sonneurs ( soliste, couple, duo libre ) de batterie et danse, le temps d’un week-end dans le magnifique cadre du Ciran, le Tronjoly local. Information : http://kevrenn-orleans.fr

Trophée Gradlon

Trophée Défilé Filets bleus

Le Croisty : année faste Comme chaque année, le dernier dimanche du festival le Cornouaille Quimper rassemble les meilleurs Ensembles de Bretagne invités à concourir pour le Trophée Gradlon. Pour la deuxième fois, les Danserien ar vro Pourlet ramènent chez eux le prestigieux trophée.

Malgré un temps grisonnant, le défilé-spectacle du représentant du Pays Pourlet a été chaleureusement applaudi et distingué par le trophée du défilé au Festival des Filets Bleus. Une très belle récompense qui vient clôturer une rayonnante saison.

Musée du Faouët

La peinture de Jean Frélaut sous les projecteurs. Du 3 avril au 22 mai, le musée du Faouët propose de redécouvrir Jean Frélaut, l’un des plus grands graveurs français de la première moitié du XXe siècle et également un peintre de talent. Artiste morbihannais, bien que né à Grenoble en raison de la carrière militaire de son père, cet artiste retrouvera sa terre d’inspiration où il développera son propre style dans son thème de prédilection : le paysage de terre et de mer. Sa vision du monde paysan et marin révèlera une sensibilité humaine sincère, éloignée des clichés de la mode de l’époque. Renseignements : www.museedufaouet.fr < «Le Marché aux chevaux, 1953». Huile sur toile. Collection famille Jean Frélaut ©

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// Calendrier - Deiziadoù - Qalendrier Confédération War’l Leur Fédération War’l Leur Ille-et-Vilaine

Kement Tu (1) Championnat de Bretagne de danse traditionnelle. Rencontre des Ensembles de première catégorie 1+ et 1 au Grand Théâtre de Cornouaille dans le cadre du Festival Le Cornouaille à Quimper le 23 juillet 2011.

Place aux Garçailles

Fédération War’l Leur Loire - Atlantique

Dimanche 8 Mai 2011 à Pont-Péan.

Temps Dañs trad (terroir Rennais)

Dimanche 20 Mars 2011 à St-Grégoire.

Stage enfants à Nantes le dimanche 16 janvier 2011.

Stage Chant Kement Tu (2)

Stage repassage de coiffes nantaises le samedi 5 février 2011.

Dimanche 20 Mars 2011 à St-Grégoire.

Championnat de Bretagne de danse traditionnelle. Rencontre dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient le 13 août 2011 à l’Espace Marine.

organisé par les cercles : Pays de Retz à Guérande le dimanche 20 mars 2011.

Dimanche 27 Mars 2011 à La Mézière.

Assemblée Générale

Stage Danse ( terroir Léon et

Samedi 15 octobre 2011.

Glazic ) à Ancenis le dimanche 17 avril 2011.

Dimanche 1 octobre 2011. Lieu à déterminer.

Stage adultes (groupes loisirs)

Stage danse

Assemblée Générale

Gouel War’l Leur Samedi 15 et dimanche 16 octobre 2011 : Assemblée Générale, Marché aux costumes, Fest-Noz.

Festival Enfants le dimanche 15

Assemblée Générale & stage Breizh Parade dans le cadre de la

Formation Couture 2011 ( Programme en préparation )

Fédération Divroët

mai 2011 à Ancenis.

Saint-Yves à Nantes le samedi 21 mai 2011.

Samedi 12 et dimanche 13 mars 2011 au Bardon (45).

// Calendrier Deiziadoù 2011 / 2012 2011 / 2012 Formation Jeunes (11-15 ans) 2011

à Herbignac du 16 au 19 juin 2011.

Festival Anne de Bretagne

Lundi 31 octobre et mardi 1 novembre 2011 à Amzer Nevez, Plœmeur.

Assemblée Générale fédérale le samedi 22 octobre 2011 à Couéron.

Miz Du 2011 danse et broderie (+ 16 ans) Samedi 26 et dimanche 27 novembre 2011 à Amzer Nevez, Plœmeur.

Fest Noz de la fédération Divroët le samedi 26 mars 2011 au Bardon (45).

Fédération Mor Bihan Concours danses vannetaises Trophée Ronsed Mor

Fédération War’l Leur Finistère

Le dimanche 15 mai 2011 à LocoalMendon.

Gouel ar Vugale

Spectacle des enfants du mor-bihan

Formation Broderie Samedi 4 et dimanche 5 février 2012 à Amzer Nevez, Plœmeur.

Le dimanche 22 mai 2011 au Nautile à la Forêt-Fouesnant.

Formation Enfants Samedi 11 et dimanche 12 février 2012 à Amzer Nevez, Plœmeur.

Menez Meur Concours de gavotte montagne à Hanvec le dimanche 26 juin 2011.

Stage (terroir) Samedi 18 et dimanche 19 février 2012 à Plescop.

Le dimanche 26 juin 2011 à Amzer Nevez de Plœmeur.

RallyE de la Fédération Le dimanche 8 mai 2011 à Quimper.

Kement Tu (3) Championnat de Bretagne de danse traditionnelle. Rencontre le samedi 9 juillet 2011 à l’Espace 2000 de GrandChamp.

Week-end Formation libre - Samedi 10 et dimanche 11 Décembre 2011 à Amzer Nevez, Plœmeur - Samedi 14 et dimanche 15 janvier 2012 à Amzer Nevez, Plœmeur - Samedi 11 et dimanche 12 février 2012 à Amzer Nevez, Plœmeur ( Programme en préparation ).

Fest-Noz de la Fédération

Concours de Gourin

au Chapeau Rouge à Quimper lundi 31 octobre 2011.

Le dimanche 4 septembre 2011 au château de Tronjoly à Gourin.

Concours Kas abarzh Le vendredi 11 novembre 2011 à Larmor-Plage.

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Avec le soutien de la RĂŠgion Bretagne

Kazel ha Kazel N°80  

Publication de la Confédération War'l Leur Mars 2011

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