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Edition Midi-Pyrénées

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Février 2010

Sport


Edito Saint Valentin : intention d’attentions Cupidon, Valentin, Roméo et Juliette. La pièce se joue dans tous les foyers le 14 février. Souvent en soirée, après le labeur d’une journée, la représentation commence et il s’agit de réussir son entrée. Et plus les années de couple sont communes, plus il est difficile de rester imprévisibles. Cette année, c’est un dimanche faudra être beau et bon dès le lever ! Personnellement j’ai de la chance, Mad’ Juliette vient juste d’arriver. C’est tout nouveau, je suis sans failles son Roméo. Pour réussir sa St Val’, il n’y a pas de secret. Il faut être excité à l’idée de voir ses yeux briller. Pour cela, il faut non plus voir la vie de sa propre fenêtre, mais de la sienne -à elle- afin d’avoir une vision plus juste et plus périphérique de ce qu’elle attend, de ce qu’elle espère. A mon avis, peu de chance de la voir fantasmer sur un robot ménager ou le menu 3 viandes de l’Hippo du coin, quand bien même vous l’auriez amenée au ciné. De la fougue, voilà ce qu’elle attend sûrement. La fougue rend jeune, et la femme aime se sentir jeune. La fougue, c’est l’élan pour l’after diner -qu’il soit chez vous, chez elle ou au restoqui déjà l’aura scotchée. Puis des éclats, pas

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Respiro - Février 2010

forcément d’or ou de diamant, mais de rire au moins. Quelle plus belle pierre précieuse que l’émail de ses dents qui rayonne au gré des doux compliments. Fête commerciale sûrement, et alors ce n’est pas une raison à vivre triste. St Valentin resserre les liens et affirme que déjà demain, vous et elle serez encore là, dans le plus beau des projets, la vie à deux, chacun chez soi ou sous le même toit, peu importe, ce sera encore toi et moi. Sinon, vous pouvez l’abonner à Respiro, et c’est seulement 25 euros ! La Rédaction

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Directeur de la publication : Vivien Bernard Rédacteur en chef : Pascal Guillery Créations graphiques : Vivien Bernard Publicité/diffusion : 06 68 09 51 80 e-mail : annonce@respironline.fr Edité par Wait Médias 22 avenue de Rangueil - A.73 31400 Toulouse SARL au capital de 5000€ RCS Toulouse 505 155 085 Dépôt légal à parution ISSN 1968-0457 Couverture :

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Sommaire

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Création réalisée par Wait Médias SARL - 05 63 40 71 16

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Nouveau

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Rencontre avec Philippe Dallard P.D.G. du Groupe Dallard Citroën

Echo-Logique

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Rencontre avec Stéphane Aubay, Directeur Général du Groupe CA Monné-Decroix

Détente Club

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J’ai retrouvé le Goût de la neige !

Santé

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Le mal de dos : quand ça coince

Enfantillages

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L’enfant et les sports de glisse : le surf et le ski de fond Pour grandir : le P’tit Printemps Quizz spécial Saint Valentin

Agenda Rencontre avec Elisabeth Husson-Barnier Directrice de la communication du Printemps du Rire Concerts, théâtres, cinéma

ations.s.

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Récréation

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Machu Picchu : un périple aux confins du sacré Ile déserte : Spécial Saint Valentin Norman Rockwell Février 2010 - Respiro

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© Citroën

On Shore Philippe Dallard est le PDG du Groupe éponyme, distingué par Citroën pour ses performances commerciales en 2009. Passionné de sport, l’homme est multidimensionnel. Culturellement déterminé et dynamique mais aussi naturellement angoissé et accessible, il nous explique sa vision de l’entreprise et comment il intègre l’importance de se conduire en acteur social, sociétal et surtout régional.

Rencontre avec Philippe Dallard

P.D.G. du Groupe Dallard Citroën Pour vous, passionné de football, cette récompense de Best Performer Commercial c’est un peu comme si vous aviez gagné le championnat de France ? Nous sommes davantage sur une notion de compétitivité que sur une compétition pure. Si compétition il y a, elle existe d’abord en interne. Après, la notion de trophée et de distinction permet, naturellement, de faire un parallèle avec le monde sportif. Mais la vraie différence, c’est que nous n’avons pas d’adversaire direct. Notre propre adversaire reste nous-mêmes, dans notre capacité à affirmer notre dynamisme et à confirmer la confiance de nos clients. Nous ne sommes pas dans un championnat et nous n’existons pas pour battre nos voisins. Ensuite, le volume des ventes s’avère bien évidemment primordial, mais ce résultat-là n’est que la conclusion de la confiance témoignée par nos clients. Comment devient-on le meilleur concessionnaire de la marque en France ? Il faut rester attaché à des valeurs. Dynamisme, combativité, présence. C’est vrai que l’on retrouve

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Propos recueillis par Pascal Guillery

ces éléments dans le sport en général. Mais nous sommes là pour répondre d’abord à la sensibilité d’un client, plus qu’à une compétition sportive.

Oublions la marque et intéressons-nous à vous en tant que Groupe Dallard… Nous sommes peut-être atypiques, mais je crois que la stratégie de notre Groupe est capable de faire la différence. Cette stratégie reste pleinement identifiée, elle consiste à se positionner différemment vis-à-vis du client. Le client, c’est le sens : le sens de nos préoccupations, de nos responsabilités. Nous essayons d’intégrer avec lui une relation de confiance qui nous amène, comme société de services, à répondre à l’ensemble de ses besoins. En partant de là, nous l’intégrons dans la stratégie marketing mais aussi dans notre organisation et, bien sûr, dans la qualité propre de services à lui offrir. Cela donne un dynamisme qui découle de cette volonté et nous permet d’avoir des clients sensibles à notre action ainsi construite. Cette sensibilité est ainsi reconnue par le constructeur, qui valide nos efforts et notre travail par cette distinction.


Cela signifie que vous investissez sur vos lieux mais aussi sur vos clients, en restant proactif vis-à-vis des clients qui vous ont acheté une voiture, en les invitant par exemple à des évènements inhérents à vos activités ? Exactement. Ce début de process a été mis en place en 2009. La stratégie 2010 en trace la continuité avec une stratégie axée B to B, un renforcement de la communication par le canal Internet. Tout cela pour consolider la fidélisation. Nous mettons en place, à ce titre, une carte de fidélité originale. C’est vrai que tous les commerçants en ont, mais la nôtre, outre les réductions qu’elle octroie, permet aussi d’accéder à des avant-premières de spectacles, à des évènements forts ou encore à des manifestations sportives. Autour de la voiture, qui nous recentre, nous essayons de créer un environnement socioculturel, économique et sportif, de manière à ce que nous nous connaissions plus et mieux, le client et nous. Vous avez repris en 2005 la tête du Groupe Dallard, créé par votre père, après avoir effectué vos études à l’ESC de Toulouse et après avoir collaboré pendant 10 ans avec votre père. Il faut avoir beaucoup de pudeur par rapport à cela. Nous sommes dans un contexte délicat avec un fort chômage… Arriver à la tête d’un groupe, on a toujours tendance à dire que c’est facile. Alors, effectivement, vous l’avez bien noté. Moi, je considère que l’on a deux chances dans la vie : celle que l’on hérite et celle de ce que nous faisons de cet héritage. Alors, sans être né avec une cuillère d’argent dans la bouche, c’est vrai que j’ai bénéficié du travail d’amont qu’avait fait mon père. Un travail sur lequel il avait tout investit, depuis ses premières économies, un travail de pénibilité terrible pour réussir à monter ces entreprises qui forment aujourd’hui le Groupe Dallard. Après, j’ai fait un cursus parce qu’effectivement j’en avais besoin. Je n’étais pas doté de facilités naturelles, j’ai été éduqué au labeur. Au-delà de cela, je n’avais pas vocation à reprendre le Groupe. Ce n’est pas spécialement ce qui m’attirait dans ma jeunesse insouciante. A 20 ans je n’avais pas défini encore mon projet professionnel mais, comme tant d’autres, ce sont les opportunités, la vie et la maturité qui m’ont porté vers les affaires qui, elles-mêmes, m’ont amené à

On Shore

m’inscrire dans cette succession. Mais tout passe par le travail, la légitimité se tire de cette essence-là. Et puis il faut regarder dans le rétroviseur car l’histoire du Groupe prouve qu’il y a une culture d’entreprise. Et il faut respecter cette histoire. Il faut s’en nourrir, tout en envisageant une approche différente, et surtout ne pas faire du « Copier-Coller ». C’est ce que j’ai réussi à faire. Ensuite, c’est le temps d’apporter sa sensibilité, son état d’esprit et surtout sa volonté. Tout cela crée, encore une fois, le dynamisme. Et puis l’héritage, c’est aussi nos clients de toujours et nos collaborateurs de la première heure. Mais il faut avoir une stratégie pour définir ce que l’on fait de cet héritage.

De la même manière, maintenant que vous avez été distingué, votre challenge est aussi de confirmer et de développer. L’année 2010 annonce un marché un peu plus atone, quelle stratégie allez-vous déployer ? C’est vrai, nous le savons. Le marché va baisser naturellement, les prévisions l’indiquent. L’environnement international économique montre cette tendance d’une période plus difficile. Sur ce phénomène de baisse, notre marge de manœuvre reste restreinte. Nous allons serrer les dents en espérant que cela passe le plus vite possible. 2010 © Citroën

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© Citroën

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Nouvelle Citroën C3, le Visiodrive apparaît comme une année paradoxale. Une année de transition pour l’ensemble des constructeurs. Mais c’est une année où doivent se dessiner des grands axes de développement, parce que les années qui suivent vont se révéler très importantes en terme de stratégie. Pour ce qui nous concerne, nous allons surtout rester fidèles aux valeurs qui nous fondent : le travail, le dynamisme et une approche stratégique qui nous différencie des autres. Une différence qui n’existe pas par coquetterie mais qui résulte de notre vision de l’automobile. Une vision qui reste très locale, tous nos clients sont du Grand Toulouse voire de HauteGaronne. Il faut donc continuer à donner du sens à cet encrage, avec l’apparition et la multiplication de services signés Groupe Dallard. Là est notre identité. Et même si on sait que le début d’année, en terme de résultats, se révèle difficile, il ne faut pas s’écarter de ce que nous sommes.

La tendance ‘toutes marques et tous secteurs’ s’approche de plus en plus d’une stratégie marketing de proximité. Comment l’intégrezvous à votre niveau ? Il faut dissocier. D’abord, la marque travaille le marketing et la stratégie de manière visible et quotidienne. Ensuite, j’ai fait le choix, il y a quelques années, d’investir sur des postes marketing internes

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au Groupe Dallard. Avec une cellule intégrée au Groupe, ce qui est plutôt rare, nous restons dans cette approche de proximité en saisissant plus pleinement les besoins des clients que nous rencontrons chaque jour. Aujourd’hui, est-ce suffisamment différenciateur ? En tout cas, dans ce contexte de la multiplicité des marques et la profusion de concessionnaires, nous devons nous positionner et nous manifester différemment. D’autant plus qu’aujourd’hui il n’existe plus de mauvaises marques, comme c’était le cas il y a quelques années. Le matin, le soleil se lève pour tout le monde. Il faut donc imaginer et créer des différences.

Vous disiez que vous vous considériez, certes, comme un acteur économique mais aussi social et sociétal, cela participe-t-il à cela ? Absolument. Nous sommes très attachés à la Culture et nous participons à la vie de manifestations, la prochaine étant le Printemps du Rire. Nous aidons aussi les municipalités locales, par exemple, pour leurs fêtes de fin d’année, pour des expositions, parfois aussi pour des écoles. Notre encrage est local et régional, nous devons donc concourir à la préservation du Patrimoine mais aussi contribuer à l’enrichir. Malheureusement, nous ne pouvons pas tout faire tout le temps, mais nous nous employons à être un acteur impliqué dans toutes les dimensions de la vie sociale et sociétale.

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Nous essayons d’aller le plus loin possible, par exemple en aidant des instituts d’aide aux enfants en difficultés ou d’autres s’occupant d’handicapés, mais sur cela je n’en dirais pas plus parce que nous ne cherchons pas à communiquer sur ce sujet ni que cela serve de vecteur marketing. Nous le faisons parce que nous considérons que c’est un devoir pour un acteur local.

Vous allez bénéficier d’un super produit avec la nouvelle C3, qu’est-ce que vous en attendez ? C3 et DS3. Alors sur la C3, qui existe depuis quelques années et qui a été vendue à des centaines de milliers d’exemplaires, nous avions un produit- certes en fin de vie- mais avec un niveau de satisfaction énorme. La nouvelle C3 n’a plus rien à voir avec le modèle originel, c’est un vrai nouveau produit et j’espère que l’on atteindra un succès similaire à celui de l’ancienne C3. Sur DS3, c’est totalement différent. La marque a la volonté de créer un véhicule Premium dans une marque généraliste et qui ne souhaite pas devenir une marque Premium. « Le DS » est un clin d’œil à l’Histoire, mais le sigle signifie Different Spirit (Esprit Différent, ndlr). Avec la DS3, nous recherchons à toucher une autre cible. Une clientèle qui n’était pas habituée à venir chez nous. Je suis enthousiaste à cette idée.

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Et vous personnellement, vous roulez en quoi ? Je roule en C5 Tourer, mais dès demain en DS3. Bon, je garderai le C5 Tourer pour le week-end et notamment pour accompagner mes enfants dans leurs activités. © Citroën

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 Botanic Biotonic L’enseigne de jardinerie, située à Blagnac, ouvre ce 12 février deux nouveaux espaces sur le modèle de ce qui se fait déjà dans plus d’une quinzaine de Botanic en France. Un espace consacré au marché bio avec des produits frais d’alimentation et de saison mais aussi des produits d’entretien pour la maison et des produits cosmétiques bio certifiés. Puis, plus étonnant, l’ouverture d’un café philo-écolo, une sorte de snack-librairie bio. L’idée fait penser, toute chose égale par ailleurs, à l’offre Ikéa avec son espace restauration scandinave. Un concept cohérent qui devrait séduire les amoureux de la nature et des produits cosmétiques bio.

 Curves Tournefeuille Curves, l’enseigne de sport destinée à toutes les femmes, ouvre désormais aussi le samedi matin. L’objectif est de répondre aux nombreuses demandes. Mme Coumes, la gérante, entend ainsi consolider son succès entamé il y a 4 ans.

© Wait Médias

 Le Papillon on the green

A partir de cette édition Respiro investit les 3 golfs NGF de la région Midi-Pyrénées. Disponible en multiexemplaires et en libre consultation à l’accueil et au Club House des Golfs Teoula, La Ramée et Fiac. WaitMédias est ravi de l’accord trouvé avec NGF et d’offrir ainsi à tous les golfeurs les informations du magazine Respiro.

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La librairie offre des ouvrages variés sur le jardin mais aussi la cuisine et, évidemment, la nature et l’écologie. Le lieu disposera aussi de livres pour les plus jeunes aux vertus pédagogiques et éducatives. © Botanic

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Brèves Off Shore  Véolia Le nouveau Directeur Général de Véolia environnement, Antoine Frérot, qui succède à Henri Proglio, se déclare ouvert à des coopérations entre le groupe de services et EDF. Il estime qu’il n’y a pas de raison de ne pas l’envisager alors que Veolia travaille déjà en ce sens avec Suez-Tractebel. L’objectif « serait de construire des coopérations industrielles », a-t-il déclaré au Parisien.  Numéricable L’opérateur télé et fournisseur d’accès à Internet, annonce son intention d’offrir sur le marché un abonnement à moins de 10 euros. Ce forfait, dit « social », sera mis en place à l’été 2010 et sera exclusivement réservé aux handicapés et aux bénéficiaires du RSA. Avec ce forfait, les futurs abonnés disposeront d’une offre complète comprenant la télé avec 60 chaînes, la téléphonie illimitée en France métropolitaine et un accès Internet à 2 mégabits. L’offre n’attend plus que son homologation par les institutions concernées.  Areva Ausra, société californienne basée non loin de San Francisco, vient d’être rachetée par le groupe nucléaire français. Areva se lance donc dans le solaire thermique et confirme ses ambitions de devenir un des leaders mondiaux du secteur des ENR. Ausra rayonne aux Etats-Unis mais aussi en Australie. Le montant du rachat n’est pas communiqué.

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Echo-Logique

© Monné Decroix

Après Delphine Lepeix, la Responsable du Développement Durable de CA Monné-Decroix, qui nous expliquait, le mois dernier, pourquoi le promoteur était souvent distingué pour son action écologique, place à Stéphane Aubay, le Directeur Général du groupe qui nous expose comment se met en place, de manière très concrète, la politique environnementale du promoteur constructeur dans la phase de projet, de construction, d’équipement et de gestion de l’eau. L’objectif nourrit une réflexion permanente, pour une action cohérente.

Rencontre avec Stéphane Aubay (Seconde partie)

Directeur Général du Groupe CA Monné-Decroix

Propos recueillis par Pascal Guillery

Nous le savons, le solaire se développe et l’offre en terme de professionnels spécialisés s’accroît. Comment travaillez-vous avec ces professionnels ? Nous avons fait le choix de partir avec des partenaires. Aujourd’hui, le problème est que, suite au véritable boum des ENR, tout le monde s’est décrété spécialiste en solaire thermique ou en photovoltaïque. Il y a de quoi avoir du mal à s’y retrouver. Nous avons d’abord testé plusieurs bureaux d’études, dont certains se sont révélés un peu légers par rapport à nos exigences Qualité. Maintenant, nous travaillons avec des partenaires, reconnus et complètement qualifiés, dans chacune de nos régions. Ensuite, en ce qui concerne l’installation, certains plombiers, avec lesquels nous travaillons régulièrement, se sont formés aux énergies renouvelables et ont acquis une vraie nouvelle compétence.

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Est-il imaginable que toutes les résidences CA Monné-Decroix soient équipées en photovoltaïque ? De manière générale, dès que nous le pouvons, nous utilisons des énergies renouvelables dans nos bâtiments, et pas seulement du photovoltaïque. Mais il est vrai que nous prenons le virage du photovoltaïque pour équiper nos résidences. Ensuite, reste les questions financières qui ne permettent pas forcément que toutes nos résidences en soient équipées à court terme. Mais dans le temps, oui, pourquoi pas… CA Monné-Decroix fournit les équipements électroménagers de base au sein de chaque habitation. Le choix effectué sur ces matériels prend-t-il en compte leurs besoins propres en consommation énergétique ? Oui, nous imposons à nos cuisinistes des exigences sur l’électroménager, comme la performance, la


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Monné-Decroix, c’est aussi des résidences avec piscine. Quelle politique sur la gestion de l’eau est mise en place ? Nous avons mis en place, depuis longtemps, une politique d’économie d’eau. Nous équipons, par exemple, nos logements de mitigeurs à double butée : à l’ouverture du robinet, le premier débit d’eau est assez faible et suffit à tous les usages du quotidien, comme se servir un verre d’eau par exemple. Mais pour un débit plus fort, pour remplir un sceau par exemple, je pousse le clapet et le débit d’eau est plus puissant. Nous installons aussi des douchettes économes, leurs principes est de démultiplier les gouttes d’eau, ce qui permet de garder le confort d’une douche agréable sans gâcher des dizaines de litres d’eau. Nous mettons aussi en place des chasses d’eau 36 litres que tout le monde connaît désormais. Pour les piscines, nous respectons la réglementation en vigueur disant qu’il faut un renouvellement de l’eau de 20 litres par jour et par baigneur. C’est très impactant pour nous, mais nous respectons la réglementation, contrairement à d’autres ; cela fait un volume important, mais c’est imposé par la DDASS donc nous nous en tenons à cette réglementation. Ensuite, nous avons investi dans un petit appareil qui régule le taux de chlore selon les besoins mesurés par ses soins. L’utilisation du chlore est donc autorégulée et s’effectue selon les besoins nécessaires. L’appareil a un vrai coût (nous le prenons donc en leasing) mais il évite la surconsommation du produit et donc d’eau. © Monné Decroix

© Monné Decroix

classe énergétique A, le confort,…

La crise économique a-t-elle eu une incidence sur votre réflexion en terme de multiplication des projets inscrits dans la politique environnementale CA Monné-Decroix ? Il faut savoir que la politique environnementale chez CA Monné-Decroix a été initiée par M. Monné lui-même. Cela facilite l’implication du groupe tout entier et en fait une vraie culture d’entreprise. Chez nous, aujourd’hui, plus aucun projet ne sort sans que soit pris en compte le respect de l’environnement.

Echo-Logique

C’est pourquoi nous avons, depuis 2005, créé un service « développement durable ». Alors c’est vrai que la crise économique rend les choses plus difficiles, mais nous savons que nous sommes dans une démarche d’avenir et nous ne comptons pas stopper, même momentanément. Vous nous voyez revenir à un fonctionnement de construction d’il y a 25 ans ? Pour nous, « Logements » va de pair avec « Economie d’Energie » et « Respect de l’environnement ».

Un bien immobilier, labellisé HQE, coûte-t-il plus cher à l’achat pour un investisseur que s’il avait été construit différemment, c’està-dire sans cette certification ? Actuellement, nous ne pouvons pas vendre un logement plus cher juste parce qu’il est labellisé BBC. Pour la simple raison que nous nous retrouverions avec des produits d’une valeur au-dessus du marché, parce que le public ne saisit pas encore pleinement l’économie d’énergie qu’il va réaliser à l’usage. Et pour nous, en terme d’investissement, les coûts de conception/construction de ce type de logements sont majorés de 15% minimum. Ainsi, pour que ces projets particulièrement économes en énergie soient réalisables, il faut trouver des terrains à des coûts très raisonnables. Enfin, votre démarche pour une construction responsable se décline-t-elle dans les habitudes quotidiennes du groupe CA Monné-Decroix ? Oui, le Crédit Agricole Immobilier, notre actionnaire depuis 2007, est en train de passer à la norme Iso 14001, qui est une certification environnementale du promoteur. Celle-ci vérifie que nos process, en amont, mettent tout en œuvre pour respecter l’environnement. Mais notre priorité reste, comme je vous l’ai dit, que nos logements soient certifiés. Au quotidien, dans nos bureaux, nous sommes bien sûr attentifs à nos consommations d’eau ou d’énergie ainsi qu’à notre gestion de papier.

www.monne-decroix.fr Février 2010 - Respiro

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Quand on m’a dit : « Tu pars au ski dimanche à St Lary ! », ma première réaction a été de ne pas comprendre la phrase et son sens. Un peu comme si on m’avait parlé avec des mots que je ne connaissais pas. Après quelques secondes, j’ai bien vu qu’il fallait que je réponde quelque chose. Alors j’ai dit : « T’es pas sérieux !?», en ponctuant la phrase d’un sourire tant énigmatique qu’inquiet. Et c’est dans un sourire mi-amusé mi-pervers que mon alter-égo m’a répondu : « Si ! D’ailleurs, tu pars samedi soir ».

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Détente Club

J’ai retrouvé le Goût de la neige ! Ce n’est pas que je ne voulais pas me rendre à SaintLary, j’ai toujours plaisir à découvrir des villages que je ne connais pas. Et puis très franchement, St Lary est un village très sympa, à dimension humaine et puis l’accueil vaut, de beaucoup, bien d’autres lieux, d’après mes acolytes. Non, c’est plutôt que ma dernière descente, elle date un peu. D’ailleurs, quand on n’a pas fait quelque chose depuis plus de 20 ans, peut-on encore dire que ça date « un peu » ? La dernière fois que j’ai enfilé la combinaison, c’était en 1988, la guerre froide n’était pas encore finie et j’écoutais ‘Money for Nothing’ de Dire Straits avant d’entrer, plus tard, dans une ère musicale plus Soul. Voilà la couleur d’ambiance pré-départ. Puis, rapidement, le gris de mon âme fut chassé par l’orange de mon naturel optimiste : « Le ski c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas ! ». Rien de tel qu’une bonne phrase toute faite pour vous convaincre que…vous êtes convaincu.

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C’est ainsi que le dimanche matin, une fois mon petitdéjeuner avalé, mon forfait glissé dans la combinaison prêtée par une amie (bah oui, dans celle de quand j’avais 15 ans, je rentre plus), je me suis embarqué au sein de la nouvelle télécabine de St Lary. Inaugurée en grande pompe, la veille, par le Président Malvy, dans une ambiance de fête. Elle est très rapide et, plus étonnant, très silencieuse. Huit minutes plus tard, me voici 2000 mètres plus haut. Chaussage des skis, vissage du bonnet et mise en place des lunettes de soleil. Et c’est parti ! Je dévale une bleue pour commencer mais j’ai du mal à enchaîner, à chaque fois que je prends de la vitesse, je me force à m’arrêter. D’ailleurs, je sens que c’est l’ensemble de mes mouvements que je force un peu. De loin, pour sûr, je dois ressembler à un Playmobil en fuite. Et puis à force de rester contracté, j’ai rapidement les cuisses qui s’asphyxient, mais l’orgueil du mâle me persuade que je suis là où je dois être. C’est ma piste à moi ! Tellement à moi que les autres s’écartent (ou m’évitent).

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Pour rigoler un peu, mes acolytes m’ont emmené, sans me prévenir, sur une petite piste rouge.


En me voyant de loin, on aurait pu avoir la vague impression que je souriais. En fait, j’avais toute la face paralysée par l’angoisse. Et en plus, ils me faisaient des blagues : « Passes par là, c’est plus facile », me disaient-ils. Bien évidemment, j’ai gouté la neige à pleine bouche, elle s’est invitée dans mon col de combinaison, mais finalement c’est un peu cela qu’il faut : connaître une bonne première gamelle. D’ailleurs, j’ai fait quelques chutes qui mériteraient d’être étudiées et disséquées, tellement elles étaient improbables. La plus belle reste celle que j’ai faite en dévalant, sans stress, une piste bleue : arrivé dans l’aire des débutants, dans une zone à très faible inclinaison, j’ai réussi (avec la grâce d’un routier en patins) à me retrouver les skis et les bâtons enchevêtrés comme dans un jeu de Mikado puis, le temps de cligner des yeux, me voilà à déchausser les deux skis. Prouesse, prouesse. Mais globalement, c’est vrai que le ski c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas. J’ai eu quelques beaux réflexes et, grande fierté, n’ai jamais été en position

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Détente Club

© Alti Services

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chasse-neige. J’ai donc passé une super journée, près de sept heures sur les pistes, avec une douzaine de parcours. J’ai le droit de dire, désormais, que le ski est aussi un sport pour moi. Je rentre les jambes en coton mais en un seul morceau. D’un coup je me rappelle, j’ai fait du ski nautique en 1987. Hum ! Il y aurait peut-être moyen de négocier un test.

O.C.

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Santé

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Le mal de dos : Quand ça coince On estime que huit personnes sur dix sont ou seront amenées, au cours de leur vie, à souffrir du dos. La lombalgie ne concerne plus seulement les travailleurs de force mais aussi les travailleurs sédentaires et statiques. Et le phénomène ne fait qu’augmenter. Lombalgie, sciatique ou hernie discale sont des nouveaux compagnons de vie qu’il faut supporter. Certaines douleurs sont telles que les anti-inflammatoires, comme le paracétamol ou l’aspirine, ne suffisent plus pour soulager le souffrant. L’arsenal utilisé peut aller jusqu’à la prise de corticoïdes, voire de dérivés morphiniques. Les solutions médicamenteuses apportent une vraie réponse aux douleurs présentes et parfois tellement insupportables qu’elles vous laissent cloué sur place, sur votre chaise ou dans votre lit.

2 maux des temps modernes L’hernie discale survient dans des âges situés entre 35 et 55 ans. Le corps change, perd de son élasticité et les facteurs déclenchant peuvent être multiples - surmenage, soulèvement d’une charge lourde, torsion brusque du tronc. Chez les femmes, la grossesse peut favoriser sa survenance, alors que pour tout le monde le surpoids augmente les risques. La sciatique est pour l’essentiel la résultante d’une hernie discale. Le mal prend alors de la profondeur et les douleurs s’étendent à la fesse et à l’ensemble de la jambe. L’intensité et les fréquences du mal s’accroissent et il faut alors consulter.Mais en amont, il existe des réflexions à mener pour juguler le mal.

Le Lit Nous le savons, nous passons un tiers de notre vie à dormir. Comment penser que la qualité du sommeil et de la literie n’aient pas d’incidence sur notre dos. Tout le monde le dit, la durée d’une literie est de dix ans, mais inutile d’attendre ce temps si, quand vous vous couchez, vous avez l’impression d’être dans une cuvette. Ensuite, il y a des règles. Il ne faut pas associer n’importe quel matelas et n’importe quel sommier. Demandez toujours conseil à un spécialiste.

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Le plus important reste de toujours garder une colonne vertébrale bien droite au cours du sommeil. Si elle se tord, dans un sens ou dans un autre, c’est que le matelas est trop ou pas assez ferme.

Le Sport Il vous faut trouver une pratique sportive qui vous permette de tonifier votre dos, tout en lui apportant une nouvelle souplesse. L’objectif est donc de le renforcer, tout en le protégeant. Les lombaires sont fragiles, pas question donc de faire n’importe quoi. Il faut une activité adaptée et dosée. La natation, la gym aquatique et le stretching sont des pratiques recommandées. Pour éviter d’en avoir plein le dos, il faut donc offrir une musculature de soutien au dos mais aussi de bonnes conditions de repos. Enfin, pour soulager, il faut consulter afin de bénéficier d’un accompagnement médicamenteux, si nécessaire, et ne pas hésiter à aller rencontrer kinés, médecins du sport ou ostéopathes.

O.C.


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Enfantillages Grand Angle

Pas étonnant non plus que l’enfant et les sports de glisse entretiennent une relation quasi-naturelle. La joie des premières glissades sur un toboggan le démontre aisément. Glisser est une des premières sensations qu’il leur est permis d’éprouver. Ainsi, dès les premières neiges tombées, les glissades font partie des jeux de tous les petits...

© Rémy MASSEGLIA

L’enfant et les sports de glisse

[3ème partie]

Les dangers, s’ils existent, n’empêchent pas la pratique, à condition que «l’ensemble des conditions de terrain, de matériel, de météorologie et de durée permettent une bonne initiation», précise le Docteur Binet de l’Association des Médecins de Montagne.

adaptée, les conditions de pratique et de progrès sont forcément réunies pour chaque enfant, mais aussi pour le groupe. Jusqu’au mois de mars 2010, nous verrons les différentes activités de sport de glisse existantes et comment elles s’articulent chez les enfants.

Les stations réservent toujours une zone particulièrement choisie et adaptée à la pratique des tout-petits. L’encadrement est rigoureux, effectué par des professionnels techniques et surtout pédagogues. Comme toute activité nouvelle et nécessitant l’apprentissage d’une technique, les séances se doivent d’être courtes et basées sur une variation de jeux et d’ateliers qui permettent l’acquisition des gestes justes. En permettant d’exercer dans un cadre sécurisé et dans une ambiance ludique et fortement

Après le Ski alpin, la Luge et le Telemark, nous continuons notre série avec le Surf et le Ski de fond. Deux disciplines aux antipodes, l’une est synonyme de jeunesse et de liberté, l’autre renvoie à une discipline moins festive et beaucoup plus exigeante.

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Dans ces deux perceptions, il n’y a pas que du vrai. Alors en piste !

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Résider en Midi-Pyrénées est une vraie opportunité pour s’en aller découvrir la montagne et les sports d’hiver. Les enfants sont, naturellement, fascinés par la neige qu’ils considèrent comme une attraction en elle-même.


Enfantillages

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Appelé aussi snowboard, le surf a su conquérir toute une tranche d’âge. Celle en quête de liberté et de fashion style. D’ailleurs, dans certaines classes d’âge, on recense plus de surfeurs que de skieurs. Effet de mode ? Oui, mais pas seulement. Le surf recèle aussi ses propres exigences. Malgré tout, l’enfant peut commencer ses premiers « swish » à partir de 5 ans. Il existe principalement deux disciplines dans cette pratique de glisse. La classique, dite Surf alpin. Ici, les chaussures sont rigides, les fixations sont à plaques. Ce surf permet à l’enfant d’évoluer rapidement. Le Free Ride, très prisé, accentue cette sensation de liberté. Il se pratique avec des chaussures très souples que l’on glisse dans des fixations à coques. La planche du Free Ride est pourvue de deux spatules et dynamise encore le côté fun perçu par l’enfant. Le surf donne le sentiment d’appartenir à un groupe, à une communauté. C’est un peu la rebelle attitude qui descend les pistes. Et pour un enfant en quête

de sensations, d’émotions, il est une réponse très adaptée parce que potentiellement différente de la pratique de ses parents. Et si ses parents en font déjà, c’est un moment de pure complicité qu’il partagera, plein de fierté.

Le Ski de fond

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Le Surf

Communément nommé ski nordique, il est accessible dès le plus jeune âge et permet une découverte de la glisse autrement et en prise avec l’environnement naturel. Le matériel utilisé comprend des chaussures très basses et beaucoup plus souples, rattachées

au ski par l’avant de la semelle. Ce type de fixation entraîne la mobilité du pied sur des skis très étroits. Le ski de fond, d’apparence moins sensationnelle, permet à l’enfant de travailler son endurance et donc son souffle. Originaire des pays scandinaves, il est aussi très pratiqué en Alaska, Russie ou encore au Canada. C’est un sport de plaine assez similaire à la randonnée. Ce sport peut conduire à la pratique du biathlon, et tout ce qui finit par « thlon » signifie un peu rudesse. Mais là encore, c’est un sport qui rassemble une vraie communauté, d’ailleurs avec un sens du partage un peu plus poussé. Si le surf symbolise le plaisir, le ski de fond fait résonner une solidarité. L’effort n’est pas seulement personnel, mais aussi collectif. Il existe plusieurs variantes. Le Pas Alternatif se rapproche de la marche et sied aux débutants. La Poussée Simultanée, qui engendre une action rythmée et presque incessante, en gardant ses skis parallèles et en poussant sur ses bâtons.

P.G. Février 2010 - Respiro

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Enfantillages

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Pour Grandir

LE P’TIT PRINTEMPS Cette année encore, le Printemps du Rire réaffirme son ambition de séduire un public enfant à travers une sélection de spectacles qui les invitent à un voyage du rire et de l’émotion. Le spectacle, soyez-en assuré, sera autant sur scène que dans la salle…

Par la compagnie CREA

Deux enfants explorent le grenier de leur tante couturière. Chaque costume, accessoire, objet qu’ils découvrent sont l’occasion d’inventer des jeux et des chansons. Dompteur de serpents, clowns, rockeurs, magicien, ces deux enfants s’amusent, imaginent et sont prêt à toutes les aventures. Les bobines de fil sont un terrain de jeux pour Gigi et Mimi. Ce spectacle conjugue musique, chanson, danse, mime, objet transformé pour partager ensemble un moment d’émotion, de fantaisie, d’humour et de poésie.

Noël à Pâques Dimanche 21 Mars à 15h

Par la Compagnie ARLEQUIN DES ETOILES Imaginez un magnifique royaume avec à sa tête, une reine un peu farfelue mais très fière de son rôle de reine et surtout de sa couronne !La reine se réveille au camping et s’aperçoit qu’elle n’a plus sa couronne ! Le beau sapin habillé tout exprès pour la fête, se retrouve lui, sans cadeau à ses pieds, accusé de vol ! Mais qu’a-t-il bien pu se passer en cette belle nuit de Noël totalement effroyable ?Et le Père Noël dans tout ça ? Nos quatre héros pas trop fantastiques semblent complètement dépassés par la situation et pourtant, il faudra bien réussir à relever le défi lancé par le Père Noël !

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La Sauce aux Sons Samedi 20 Mars à 15h

Par les Cuisiniers Musiciens Chaud devant ! Voici la recette des cuisiniers musiciens… Dans le placard de la cuisine, il y a un œuf bleu qui fait du bruit. Casser l’œuf, le faire cuire, le faire bouillir, le remuer, le mélanger aux sons des poêles, des ustensiles… Ajouter quelques mesures d’accordéon, une pincée de « sol », un peu « do » et des casseroles pour obtenir… une belle sauce légère, parfumée de chansons et de comptines. Il se goûte en famille… il se déguste avec les oreilles.

Souffler n’est pas Jouer Mercredi 24 à 15h

Par la Compagnie A CLOCHE-PIED Mademoiselle Pied et Monsieur Cloche fêtent leur anniversaire… Pour la circonstance, ils sortent leurs tubes…. Et Mlle Pied de délier sa langue. « Zut ! J’ai un trou…Un vrai : un trou de mémoire ! » « Je peux te souffler ! » « Ah non ! Souffler n’est pas jouer ! »…. Quelques accords de guitare, un air d’accordéon. Un rythme de djembé… Mr Cloche mène la danse. Et nous voilà partis dans leur univers de contes et de chansons. Un parcours burlesque, poétique et musical….

Le Village de l’humour – Place de l’Europe 6 € par enfant, gratuit pour le premier adulte accompagnant et 6 € pour le deuxième. Plus d’infos :

www.printempsdurire.com

© Antonio

Fil ou le Grenier à Rêves Mercredi 17 Mars à 15h


Enfantillages

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Quizz Spécial Saint Valentin

L’aire de jeux

Cupidon est le Dieu de l’amour mais aussi le fils de Vénus. Réponse :

Dans quelle ville d’Italie se passe l’action de la pièce ‘Roméo et Juliette’ ? Réponse :

Les premières cartes de la SaintValentin sont apparues à Rome. Réponse :

Quel est le Dieu Grec de l’amour ? Réponse :

Vérone. Eros.

Vrai. Vrai.

Quels héros du Moyen Âge sont restés célèbres pour leur amour ? Réponse :

Amouros est la divinité portugaise de l’amour éternel. Réponse :

Tristan et Iseult.

divinités portugaises.

Quels animaux sont le symbole du début de la saison des amours ? Réponse : Les oiseaux.

Faux, Amouros n’existe pas plus que les

St Valentin était un prêtre qui mariait des amoureux en secret. Réponse :

Vrai. D’un arc et d’une flèche d’amour.

L’allégorie de l’amour est la rose rouge. Réponse :

De quoi est muni Cupidon pour «frapper les cœurs» ? Réponse :

l’amour.

l’expression de la passion de Faux, c’est le cœur. La rose rouge est © Antonio

O.C.

« Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel.» Jean Cocteau

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Festival

© Printemps du Rire

« L’association, composée de bénévoles à tous les niveaux, avec quelques salariés dont un à l’année, est avant tout animée par la passion que nous avons pour notre mission, qui reste pour l’essentiel d’offrir à tous les Toulousains et Haut-Garonnais des spectacles de qualité et très accessibles. »

Elisabeth Husson-Barnier

Directrice de la communication du Printemps du Rire

Propos recueillis par Pascal Guillery

Pour vous, qu’elle est l’identité toulousaine du Printemps du Rire ? Les festivals sont souvent associés à une ville : Festival de Cannes, Festival de Montreux, etc. Ici, pour le Printemps, c’était assez différent. On disait le Printemps du Rire et pas le Printemps de Toulouse. Cette année, nous avons décidé de renforcer l’identité toulousaine de ce festival, donc de relier le festival à la ville de Toulouse. Cela passe par des symboles que nous avons intégrés dans notre communication, comme par exemple la présence de la Croix Occitane, le Capitole. Puis, l’identité toulousaine, nous la retrouverons aussi dans le choix des salles : les sites sur lesquels se déroule la quinzaine sont des places fortes, très connues des Toulousains. Nous sommes dans un évènement qui investit pleinement la ville durant quinze jours. Comment s’effectue la sélection des artistes humoristes pour le PdR ? La sélection s’opère de façon multiple. Il y a tout d’abord les artistes qui s’adressent à nous directement, puisque le festival commence à être identifié au plan national. Nous recevons régulièrement des DVD d’artistes qui veulent se faire connaître.

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Jean-Paul Hiélard et Philippe Méreau se rendent également, tout au long de l’année, à des spectacles et sur d’autres festivals. Et puis Internet aussi est un formidable outil pour dénicher des talents, certes méconnus, mais des talents de demain. Des artistes intègrent dans leurs tournées le Printemps du Rire parce qu’ils apprécient le passage par Toulouse dans cet évènement. Puis, au-delà des têtes d’affiche, il y a également les artistes moins connus et les troupes locales, et ceux-là rentrent pleinement dans l’esprit de la programmation et la mission voulue par le Printemps.

Peut-on imaginer que l’idée de cette grande fête du rire soit prolongée avec une ambiance de rue, de style carnaval, et densifie cet esprit de festivité et de légèreté ? C’est une question récurrente. Mais la mise en place reste quelque chose de très difficile. Nous essayons d’imaginer faire appel à des artistes de rue, mais après se pose la question de l’organisation, de la sécurité ; et comme tout ce qui se passe en rue, il reste la contrainte de la météo que nous ne maîtrisons pas, surtout en cette période de l’année. Cela ne veut pas dire que cela ne se fera jamais, mais c’est quelque chose qui demande d’autres exigences de réflexion. L’ouverture, cette année, du Village de l’Humour est


© Printemps du Rire

déjà une première réponse à un prolongement de toutes les festivités que nous proposons.

Nous sommes dans une ambiance morose et les budgets se resserrent pour les familles. Comment travaillez-vous à permettre au plus grand nombre de venir aux spectacles ? Notre priorité au sein de l’association, et ce depuis toujours, reste d’offrir l’accès à tous. Sur la programmation d’abord, qui se doit d’être large et éclectique, mais aussi sur les tarifs. Nous avons donc mis en place, cette année, une carte d’abonnement nominative et gratuite qui permettra de voir trois spectacles au Théâtre des Mazades pour 45 euros. 15 euros par spectacle, cela reste accessible quand on connaît les prix habituels. Ensuite, avec la Nuit du Printemps, nous proposons un spectacle de 3h pour 10 euros l’entrée seulement, je ne crois pas qu’il existe des offres de ce niveau autre part. Enfin, le P’tit Printemps permettra à l’enfant de voir un spectacle qui lui est destiné, accompagné de l’adulte de son choix, moyennant 6 euros pour les deux. L’objectif du Printemps n’est pas de faire de l’argent. Nous essayons de ne pas en perdre mais notre vocation, surtout, est d’offrir aux Toulousains la meilleure programmation possible, dans des tarifs abordables pour chacun. Nous avons décidé, également, que nous n’aurions pas de spectacles avec un tarif supérieur à 40 euros. Dans le cas contraire, nous ne serions plus dans ce qui est notre vocation première qui reste d’être dans de l’évènementiel populaire. Vous rendez hommage à deux des plus grands humoristes de tous les temps, au travers d’une rétrospective des meilleurs moments des œuvres de Buster Keaton et Charlie Chaplin. Est-ce, selon vous, la meilleure façon d’exposer le patrimoine de l’humour ? L’année dernière nous avions déjà diffusé quelques extraits de ces immenses artistes. Nous avions constaté un certain engouement. C’est vrai qu’ils font partie du patrimoine de l’humour. Au-delà de cela, ils nous permettent de voir à quel point le genre de l’humour n’a cessé d’évoluer et qu’il est très protéiforme. Et c’est aussi cela que nous défendons dans notre programmation.


Festival Permettre à tous de découvrir différents humours.

En dehors des nouveaux talents, quels sont les nouveautés de cette édition 2010 ? Les nouveautés de cette édition sont nombreuses. Chacun peut les voir sur notre site Internet. Elles concernent, bien sûr, le Village de l’Humour, installé en plein cœur de Toulouse, où chacun pourra venir s’imprégner de l’ambiance du Printemps, mais aussi rencontrer des artistes. Le site sera ouvert à tous de 12h00 à 23h00. Le tout, avec un esprit festif, champêtre même, avec les Tartines de l’Humour. Autre nouveauté de cette édition, la carte d’abonnement, dont nous avons parlé précédemment. En choisissant d’offrir une thématique Jeune Public, avec le P’tit Printemps, qu’est-ce que vous avez décidé de valoriser ? Ce qui nous importe, avec le P’tit Printemps, c’est d’offrir des spectacles de grande qualité, avec une écriture qui travaille autant le fond que la forme. Les spectacles pour enfants que nous proposons sont, bien évidemment, pleins d’humour mais surtout ils sont dotés de valeurs fortes. Des valeurs qui s’inscrivent dans une démarche pédagogique ; ainsi, les accompagnants, qu’ils soient parents ou éducateurs, peuvent s’appuyer sur un contenu vecteur d’éducation, voire d’apprentissage. Pour les enfants, il y a la partie visuelle d’un spectacle mais aussi toute la dimension sonore, la musique d’un texte par exemple. Cela participe à leur éveil. Enfin, nous avons voulu permettre à tous d’en profiter, avec des tarifs qui ne pénalisent pas les familles, eu égard au contexte économique actuel. Ainsi, avec un tarif de 6 euros, l’enfant paie sa place et peut inviter la personne de son choix (pour cette dernière, l’accès sera gratuit). C’est un peu l’inverse de ce que vous pouvez voir ailleurs, là où l’adulte paie et l’enfant bénéficie d’un tarif avantageux.

Printemps. Après, tout dépend de ce que chacun recherche, au gré de ses goûts propres. Par exemple, les Duels pour Rire constituent un vrai temps fort, plein d’émotions pour les spectateurs et les artistes. Pour ma part, en tant que spectatrice, je ne recherche pas nécessairement le confort. Je peux aller voir des artistes ou des spectacles auxquels, au premier abord, je n’ai pas l’impression d’adhérer. Mais j’aime assez voir comment est traité tel thème ou comment tel artiste, pour qui je n’ai pas une sympathie instantanée, construit son humour. J’essaie de faire fi des préjugés. Et généralement, je ressors épatée. Enfin, j’aime aussi aller voir évidemment des artistes en rapport avec mon humour ou ma génération.

Comment voyez-vous l’avenir du festival ? Toujours orienté vers le cœur de sa mission. Pour un festival réussi, nous travaillons toute l’année. Nous imaginons, bien sûr, les éditions de demain. Mais nous sommes très attachés à notre façon de fonctionner et de tout mettre en œuvre pour d’abord réussir celui qui vient. C’est ainsi que nous apportons des nouveautés, des améliorations, qui, mises bout à bout, au fil des ans et des éditions, feront nos futurs festivals.

DOSSIER DE PRESSE TOU LOUSE 2010 du 15 au 27 Mars

Florence Foresti est un peu la tête d’affiche du Printemps du Rire 2010. Elle joue les 25 et 26 mars au Zénith et offre une double occasion aux Toulousains d’aller la voir. Quels sont les autres temps forts de cette édition ? Et qu’estce que vous ne manquerez pas ? Les temps forts se répartissent sur l’ensemble du

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www. p ri n t e mp s d u ri re . co m


Festival

Plus d’infos sur www.respironline.fr

LES ZINDESIRABLES Vendredi 19 Mars - 20h30

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Par la compagnie « Les Copains à Bord » Deux amis se retrouvent au grenier, lieu où ils faisaient les quatre cents coups et où les attendent mille objets prêts à réveiller leurs coeurs d’enfants. Ils ressemblent à deux pitres indéfinissables, justement incroyablement drôles, émouvants, cruels et tendres, … Mais ne vous y trompez pas, ce sont deux poètes. Les arts de la scène s’expriment tous azimuts dans ce spectacle tout public très visuel : ballets équestres improbables, acrobaties et chorégraphies endiablées. Inutile de résister à cette balade au pays du rire et du bonheur ! VILLAGE DE L’HUMOUR - 13 €

OUI ET...

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Par la Compagnie L’Effet Tatillon Une scène quasiment vide, les comédiens n’ont pas d’histoire écrite.... Rien. Ils vont donc inventer, construire en direct ces histoires d’un soir, qui s’enchaînent, chacune défendant une nouvelle ambiance, relevant un nouveau défi, parmi lesquels des enjeux d’ambiance et d’univers connus, ainsi que des enjeux techniques, ou même des enjeux d’espace. Ce spectacle instantané cache une envie de recherche commune, de grandes envolées et de petits détails choisis, c’est tout cela l’effet tatillon.

© DR

Histoires Improvisées en direct Samedi 20 Mars - 18h

© DR

VILLAGE DE L’HUMOUR - 6 €

23-F COTE HUBLOT Jeu 25 Mars - 20h30

De Cédric Chapuis - Mise en Scène : C. Chapuis Si l’amour ne connaît pas les frontières, les services de préfecture, si. Basée sur une histoire vraie, cette pièce raconte avec beaucoup d’humour et d’émotion le parcours tumultueux d’une jeune femme qui a décidé de donner coûte que coûte le premier rôle de sa vie à l’amour. Des plaies et des bosses, il y en a plein son histoire. De son caractère bien trempé, Tsvétélina se livre toute entière et dépeint l’étrangeté de notre monde à travers ses yeux d’étrangère. Un regard neuf, drôle et émouvant se pose alors sur la vie, ne manquant pas de faire écho en chacun de nous. VILLAGE DE L’HUMOUR - 13 €

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THE ALBUM LEAF Le 02/03/2010 à 19h30

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Concerts

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The Album Leaf est un projet solo de Jimmy LaValle, qui a débuté en 1999 et qui se situe dans un genre post-rock agrémenté de touches de musique électronique minimale et ambient, avec une influence certaine de la formation classique de ce pianiste. Comme beaucoup d’artistes du genre post-rock, The Album Leaf utilise des « bruits » divers tels que des « field recordings » ou des sons de transmission radio. Jimmy LaValle est un artiste prolifique, ce qui se remarque par le nombre de projets auxquels il a participé, comme Black Heart Procession, The Locust, Tristeza ou encore Telefon Tel Aviv.

GREGOIRE Le 8/03/2010 à 20h00

Fort de son statut de «premier artiste produit par les internautes» et du succès de son single Toi+Moi, Grégoire capitalise aujourd’hui sur sa popularité nouvelle. Invité sur de nombreux plateaux de télévision, cet auteur-compositeur-interprète donne également rendez-vous à son public sur scène afin de présenter les chansons issues de son album. A l’occasion de sa nouvelle tournée à travers toute la France, il se produira à Toulouse. L’occasion de mieux découvrir son univers musical.

AFRICAN FOOTPRINT Le 07/03/2010 à 17h30

Rythmes frénétiques et chaleureux, African Footprint offre une combinaison harmonieuse de l’Afro et de l’Euro tant sur un plan musical que chorégraphique et vocal. Les danses alternent entre le kwela-jive, le gumboot traditionnel, le tap dance, le ballet contemporain et le hip hop pantsula. A l’image de la nouvelle vie en Afrique du Sud, l’Apartheid fait aujourd’hui partie de l’Histoire. Tout en émotion, ce spectacle se veut bien plus qu’un simple divertissement : c’est une ode à l’espoir et aux rêves que nous font partager les 32 artistes sur scène.

CASINO THEATRE BARRIERE - TOULOUSE

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LE BIKINI - RAMONVILLE ST AGNE © DR

LE REX - TOULOUSE


Concerts

L’agenda est sur www.respironline.fr

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COMING SOON Le 13/03/2010 à 19h30

Coming Soon est né de la rencontre de cinq musiciens atypiques qui ont trouvé leur chemin sur la route d’un folk traditionnel mélangeant les multiples saveurs du rock contemporain. Inspirés du Velvet Underground, ils ont arpenté les scènes de nombreuses villes françaises, en passant par New York, Washington DC et Berlin. Leur collaboration avec des artistes comme Stanley Brinks (aka andré Herman Düne), qui avec peu de moyens livrent des instants scéniques éblouissants, leur a permis de s’affirmer définitivement comme un groupe à part. CAFE REX - TOULOUSE

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MANU KATCHE Le 24/03/2010 à 20h30

Le 24/03/2010 à 20h30

Né en 67, comme un des plus beaux modèles de Ford Mustang, Camille Bazbaz est un artisan façon mécanicien mélomane. V8 au son voluptueux, sa musique un peu « rauque’n drôle » n’a pas besoin d’assistance électronique pour tenir la route... Et le coeur des femmes. Il vroome, pardon, il groove avec son team : Vyriane, la basse asiatique, Christiane, la batterie africaine, Fab, la percu caribéenne, Tchiki, la guitare post-ibérique, et Yarol en co-pilote pour deux virées country. Il traverse même les océans, sur des aéroplanes incertains, s’abandonnant aux senteurs vanille de la Réunion, et y pose ses valises, le temps de onze chansons... aux pommes. LE BIKINI - RAMONVILLE ST AGNE

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BAZBAZ

Sa souplesse, sa précision, sa rigueur rythmique et son groove, font de Manu Katché l’un des batteurs les plus singuliers et polyvalents apparu au cours de ces vingt dernières années sur la scène musicale contemporaine. Partenaire privilégié des plus grandes stars de la pop internationale (Sting, Joni Mitchell ou Peter Gabriel), fascinés par sa façon inimitable d’insuffler un supplément d’âme à des cadres souvent rigides et formatés, Katché prit très vite la tangente pour s’engager dès les années 90 dans une carrière parallèle, plus confidentielle, aux côtés du grand saxophoniste norvégien Jan Garbarek. Mais il faudra attendre 2005 et son premier enregistrement en leader pour qu’il s’autorise enfin à révéler la véritable nature de sa propre musique.

SALLE NOUGARO - TOULOUSE

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LE PHARE - TOURNEFEUILLE

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Théâtres FAITES L’AMOUR AVEC UN BELGE Du 2 Février au 6 Mars à 20h00 Mise en scène Michaël Dufour

Une femme française et un homme Belge forment un couple hors du commun. Elle aime le foot, la bière, le sexe et ne gifle pas le premier soir ! Lui, il aime le tricot, la tendresse et le shopping et il fait aussi l’amour ! L’homme semble avoir pris le caractère de la femme et inversement... Ce couple souligne avec bonheur la différence de culture entre la France et la Belgique. Un univers drôle, cruel et sexy qui renverse le stéréotype du couple. © DR © DR

Une comédie made in Belgique... qui donne la frite !

Toulouse

Lieu : CAFE-THEATRE Les Minimes Tél. : 05 62 72 06 36 Tarif : 12 à 16 € www.lesminimes.com

MODESTE PROPOSITION 2 mars à 20h30, 3 mars à 19h30, 4 mars à 20h30

Albi 28

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« Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres, les enfants de chômeurs sont trop nombreux ? Mangeons-les! Les SDF polluent nos rues ? Etiquetons-les...» Ah! Si seulement nos hommes politiques pouvaient en prendre de la graine, et s’inspirer des modestes propositions du révérend Swift ! Évidemment, l’auteur du célébrissime « Voyage de Gulliver » usait du rire et de la provocation pour dénoncer, il y a déjà bientôt trois siècles, ces formidables programmes politiques qui alimentent la haine et le rejet de l’autre. Cela vous fait toujours penser à aujourd’hui ? Alors venez écouter la vraiefausse conférence menée, chiffres en main et sourire en coin, par l’auguste David Gabison : vous n’avez pas fini de n’en pas croire vos oreilles !

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D’après Jonathan Swift

Lieu : Scène nationale d’Albi Tél. : 05 63 38 55 56 Tarif : 10 à 20€ www.sn-albi.fr


Théâtres

L’agenda est sur www.respironline.fr NUIT D’IVRESSE Du 05 au 14 Mars à 21H00

Tu t’es vu quand t’as bu ? C’est un peu se que l’on pourrait demander à Jacques le présentateur d’une émission de télé un peu ringarde le lendemain d’une superbe cuite prise dans un petit bistrot en face d’une gare. Pris d’alcool il aurait croisé une pauvre fille sortie de taule. Et oui, car l’alcool aide à se raconter et à s’inventer. Une rencontre insolite où tendresse, mal de vivre et éclats de rire sont au programme . Cette œuvre est drôle et finalement très poétique, un mécanisme du rire rigoureux et pourtant une histoire tellement touchante. Une pièce à ne pas louper.

Lieu : Théâtre de la violette Tél. : 06 85 70 59 13 Tarif : 8 et 10 € www.theatredelaviolette.com

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Toulouse

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de Josiane Balasko Mise en scène Yvon Victor

Luchon > Aéroport Toulouse-Blagnac Départ 6h30 - Arrivée 9h00 Aéroport Toulouse-Blagnac > Luchon Départ 11h30 > Arrivée 14h00 Tarif aller/retour : 25,00 € / personne Tarif aller simple : 15,00 € / personne (dans la limite des places disponibles) Réservations obligatoires auprès de Luchon Réservation au +33 5 61 79 21 21 ou via luchon-reservation@luchon.com

Navette hebdomadaire directe à partir du 19 décembre 2009 puis tous les samedis durant la saison d’ouverture de la station de ski de Superbagnères


es études cliniques montrent que la dépendance à l’alcool ou au cannabis dépend, au-delà de leurs nocivités intrinsèques, de l’âge à laquelle intervient la première prise. Entre 11 et 13 ans, la dépendance peut avoir des résonances tout au long de la vie, parce que le cerveau est ainsi fait. Mais qu’est-ce que cela vient faire ici ? Loin de moi l’idée d’associer Storaro et le Cannabis. Rien à voir. Storaro est un des plus grands Chef opérateur de l’histoire du cinéma.

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Trois fois oscarisé - Apocalypse Now, Reds et le Dernier Empereur- le directeur photo, né à Rome en 1940, fils d’un père projectionniste, a commencé à étudier la photographie à 11 ans. Depuis, il ne s’est plus arrêté... Il rentre à l’Ecole du Cinéma Italien à 18 ans puis devient, quelques années plus tard, opérateur caméra durant une décennie. Naturellement son travail le porte là où il devait aller : en 1968, il œuvre pour la première fois comme Directeur Photographie Plateau. Storaro n’est pas qu’un technicien de la photo, il en connaît évidemment toutes les contraintes, il est aussi un inventif, un chercheur. Son but, son objectif (j’ose dire) a été de marier les couleurs et la psychologie de la scène et de son ambiance. Son talent aurait pu mettre le maître sous le feu des projecteurs. Personnage charismatique, il incarne une certaine forme de sophistication et d’élégance, aux allures de grand couturier italien. Mais il est demeuré dans l’ombre des grands réalisateurs à qui il a apporté toute sa valeur flamboyante, au vu des résultats. Que ce soit avec Bertolucci, Coppola ou Warren Beatty (Dick Tracy), son travail sur la lumière imprime l’œuvre réalisée. Les scènes, que tout le monde connaît, d’Apocalypse Now : des hélicoptères dans le ciel ou la remontée du fleuve par Martin Sheen, nourrissent nos imaginaires et concourent à penser que la beauté est toujours absolue et universelle. Avec Storaro, nous avons une sorte d’écrivain dont l’encre est la lumière et les couleurs. Ce genre de personnage si riche, qu’il est dommage de ne jamais le voir sur un plateau de télé. Parce que c’est aussi ce genre d’artiste qui nourrit des vocations aussi nobles que celles d’être devant ou derrière la caméra.

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Cinéma

Rue des artistes :

Vittorio Storaro vu par O.C. Ce travail d’artisan qui consiste à magnifier un plan, une scène, une séquence et un film, nous l’englobons inconsciemment dans l’œuvre générale. Pourtant ce travail est une œuvre en elle-même. Il n’y a qu’à se repasser un téléfilm allemand, pour voir combien Derrick aurait bien eu besoin de Storaro…et sûrement d’autre chose.

2 films : Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola Le Dernier Empereur (1981) de Bernardo Bertolucci


Cinéma

L’agenda des sorties sur Respironline.fr Sortie :

Sortie :

3 Fèvrier 2010

10 février 2010

Planète 51

Lovely Bones

Réalisé par Jorge Blanco

Réalisé par Peter Jackson

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out est normal sur la Planète 51. Le ciel est bleu, les habitants sont vert pomme et les Cadillacs volent. Lorsque Chuck, un astronaute aussi futé qu’une huître, y déboule avec sa fusée, les habitants s’enfuient en hurlant. Une invasion extraterrestre, au secours ! L’armée aux trousses, Chuck se carapate. Lem, un gamin aussi vert que brave, va tenter de sauver cet être étrange des griffes du général Grawl...

L

ovely Bones relate l’histoire d’une jeune fille assassinée qui, depuis l’audelà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l’enquête. D’après le roman La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold, publié aux éditions du Nil...

sortie : 24 février 2010

Sortie :

Shutter Island Réalisé par Martin Scorsese

10 février 2010

I Love You Phillip Morris Réalisé par Glenn Ficarra

L

’histoire vraie d’un ex-flic, exmari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme...

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n 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ?

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Les 7 Merveilles « Machu Picchu est un voyage à la sérénité de l’âme, à la fusion éternelle avec le cosmos, là-bas nous sentons notre propre fragilité. C’est une des plus grandes merveilles d’Amérique du Sud. Un havre de papillons à l’épicentre du grand cercle de la vie. Un miracle de plus. » Pablo Neruda (poète chilien ) © G.B.

Machu Picchu : un périple aux confins du sacré Le Machu Picchu est une ancienne cité inca du XVe siècle, perchée sur un promontoire rocheux qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchu, sur le versant oriental des Andes centrales. Son nom aurait été Picchu ou Picho. Selon des documents du XVIe siècle, Machu Picchu aurait été une des résidences de l’empereur Pachacutec. Cependant, quelques unes des plus grandes constructions et le caractère cérémonial de la principale voie d’accès démontreraient que le lieu fut utilisé comme un sanctuaire religieux.

Localisation Le site se trouve à l’est de la Cordillère des Andes, au début de la forêt amazonienne. Il est situé au Pérou, à 130 kilomètres de la ville de Cuzco. Les ruines sont à cheval entre deux élévations de terrain, à 2 438 mètres d’altitude. L’une est le Huayna Picchu. Cette montagne surplombe le site sur la plupart des images de la cité. Selon certains angles de vue, il est possible d’y déceler la forme d’un visage humain regardant vers le ciel, le sommet de la montagne étant le nez. L’autre montagne est le Machu Picchu (signifiant « vieux sommet ») qui,

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à l’opposé du Huayna Picchu, a donné son nom au site archéologique. Les 172 constructions du site s’étendent approximativement sur 530 mètres de long sur 200 mètres de large.

L’histoire La région du Picchu, située à mi-chemin entre les Andes et la forêt amazonienne, fut une région colonisée par des populations issues des montagnes, des régions de Vilcabamba et de Cuzco. Ces groupes étaient certainement à la recherche de nouvelles terres cultivables. Les archéologues indiquent que l’agriculture se pratiquait déjà dans la région au VIIIe siècle av. J.-C.. Dans les années 900, il y eut une explosion démographique de groupes liés à l’ethnie Tampu del Urubamba. Il est possible que ces peuples aient fait partie de la fédération Ayarmaca, rivale des premiers incas de Cuzco. La ville fut construite sous le règne de l’empereur Pachacutec en 1440. Machu Picchu eut une population variable, comme la majorité des cités incas : entre 300 et 1000 habitants appartenant vraisemblablement à une élite. Le travail agricole était effectué par des colons qui venaient de différents lieux de l’Empire. La ville ne peut justifier le mythe de la « cité perdue ».


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La guerre civile inca (1531-1532) et l’arrivée des Espagnols à Cuzco en 1534 bouleversèrent les activités de Machu Picchu. Les paysans de la région étaient composés, essentiellement, des différentes nations conquises par les Incas et déplacés de force sur ces terres. Ceux-ci favorisèrent la chute du système économique inca en retournant sur leurs terres natales. Des documents de l’époque mentionnent une dépopulation de ces régions. Picchu et sa région devinrent tributaires de l’encomienda espagnole d’Ollantaytambo : le premier chef en fut le conquistador Francisco Pizarro. Ceci ne signifie pas que les Espagnols visitèrent fréquemment Machu Picchu, mais ils connaissaient en tout cas le lieu. Un autre document indique que l’Inca Titu Cusi Yupanqui, qui règna à Vilcabamba, demanda que des frères Augustins viennent évangéliser « Piocho » vers 1570. Mais il n’y a pas de lieu qui se nomme ainsi et le seul nom qui s’en rapproche est « Picchu ». Ce qui fait dire que les fameux « extirpeurs de l’idolâtrie » ont peut-être à voir avec la destruction et l’incendie du Temple du Soleil.

de Vilcabamba, le dernier refuge de l’Inca, entendit parler de Lizagarra. Accompagné par ses guides, il se rendit à Machu Picchu le 24 juillet 1911 et y trouva le graffiti. Bingham fut très impressionné par ce qu’il vit et sollicita l’Université de Yale, la National Geographic Society et le gouvernement péruvien pour pouvoir commencer rapidement l’étude scientifique du site. Il participa aux premières fouilles du site. Son livre, Lost City of the Incas, rendit ce lieu célèbre dans le monde. En 1913, la National Geographic Society consacra entièrement le numéro d’avril de son magazine au Machu Picchu. Au sens strict, Bingham n’a pas découvert Machu Picchu, mais il a le mérite d’être le premier à avoir reconnu l’importance des ruines, à les avoir étudiées avec une équipe multidisciplinaire et à avoir divulguer ses résultats. Les critères archéologiques n’ont pas toujours été pertinents et la sortie du Pérou des objets découverts a beaucoup contribué à la polémique. Le Pérou tente depuis des années de récupérer, auprès de différents musées et collectionneurs, les centaines d’objets sortis du pays. G.B. © DR

Les vallées avoisinantes formaient ici une région densément peuplée et qui avait augmenté sa production agricole, de façon spectaculaire, à partir de l’occupation inca en 1440. Les Incas construisirent là de nombreux centres administratifs et des complexes agricoles avec des cultures en terrasses. Machu Picchu dépendait de ces complexes pour son alimentation mais ceux-ci étaient insuffisants. La communication entre les régions était rendue possible grâce au réseau formé par les huit chemins incas qui allaient à Machu Picchu. À la mort de Pachacutec, et selon les coutumes royales incas, Machu Picchu passa à son panaca, cette situation se serait poursuivie sous les règnes de Tupac Yupanqui (1470-1493) et Huayna Capac (1493-1529).

G.B.

Recherche archéologique Les premières références directes, actuellement connues sur le site, indiquent qu’Augustin Lizarraga, originaire de Cuzco, arriva dans la ville le 14 juillet 1902. Il laissa un graffiti avec son nom sur les murs du Templo de las Tres Ventanas ; Hiram Bingham, un historien américain de l’Université de Yale qui effectuait des recherches sur la ville perdue

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Culture

www.respironline.fr Place des Grands Hommes Norman Rockwell [1894-1978] Nous reprochons souvent aux Américains de se centrer sur eux-mêmes et, ainsi, de souffrir d’un manque de vision plus périphérique du monde qui les entoure. Mais nous-mêmes savons, à force de répétition, qui sont nos génies (Vinci, Dali, Vermeer…), des esprits qui sont la quintessence certaine de ce qu’est l’Humanité. Mais hormis les initiés, qui connaît un Thomas Naast ou un Norman Rockwell? Ces artistes à la sensibilité et à la sensitivité telles qu’ils nous peignent une histoire, un pays, avec beaucoup plus d’efficience que beaucoup de manuels d’Histoire. Norman Rockwell est de ceux-là. Il devrait permettre, dans l’étude des Etats-Unis au 20ème siècle, d’être un véritable fil rouge qui permettrait de susciter la curiosité de tous les enfants en cours d’Histoire. © D.R.

Rockwell a aussi, à sa mesure, participé -et sûrement à son insu- au fait que les Américains se regardent le nombril. Mais il l’a fait avec un immense talent, en traversant les époques. D’abord les Années Folles, durant lesquelles il apporte une vision comique sur l’Amérique et son peuple. Il y révèle une insouciance presque enfantine. Puis, quand vient le temps durablement installé de tous les désespoirs des années 30 & 40, qui nous rendent compte de toutes les formes que peuvent revêtir le malheur et l’horreur, il amuse et fédère par des illustrations qui resteront à jamais comme des véritables moments de divertissement et de vérité. C’est là toute sa force. Près de 45 années de couvertures des magazines les plus populaires : « The Sathurday Evening Post », « Boy’s life », jusqu’à la célèbre couverture de « The Look ». Dans les années 50, ses œuvres soulignent avec une grande acuité les temps qui changent, le progrès qui apporte cette prospérité nouvelle et bienvenue de l’Amérique d’alors.

Mais comme toute nation qui grandit et s’émancipe, les turbulences désoxygènent puis étouffent pour conduire aux douleurs d’une décennie explosive, celle des 60’s qu’il couvrira d’un de ses chefs-d’œuvre pour « Look », en pleine période ségrégationniste, avec la petite fille noire escortée par des agents fédéraux pour pouvoir se rendre à l’école. Rockwell, c’est un peu l’âme de l’Amérique du siècle passé. En dehors de ses illustrations diverses, de ses couvertures de magazines, le peintre et dessinateur était aussi un grand portraitiste de son pays mais aussi de grands personnages tels JFK, Eisenhower ou encore Nasser (Président égyptien, ndlr). Mais moi, si je devais choisir une œuvre, ce serait celle de son propre autoportrait en mise en abyme. Parce que si elle est centrée sur lui, elle est un appel à découvrir tout son travail.

P.G.

Erratum Sur l’article concernant Condorcet, il fallait bien sûr lire Louis XVI et non Louis VI. Nul ne doute, au sein de la rédaction, que vous ayez corrigé de vous-même cette coquille. Mille excuses, amis lecteurs. Février 2010 - Respiro

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Respiro Février 2010  

Respiro, 1er Mensuel des Lieux et salles d'attente

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