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EN BREF SUCKERSTARZ

JUDAH WARSKY

OUR LAST NIGHT

Easy romance

Painkiller & alcohol

Age of ignorance

(Shotgun Generation)

(Pan European Recordings)

(Epitaph Records)

Youhou !!! Et bah voilà un groupe qui me file la pêche ! Pas besoin de paradis artificiels pour avoir la banane toute la journée, il suffit tout simplement d’écouter Suckerstarz. Trio franco-hongrois (avec deux membres de HighSchool Motherfuckers à la rythmique et Blondie des Joystix aux grattes et au chant) sévissant depuis plus de dix piges, le groupe sert un punk rock ‘n’ roll lorgnant du coté des Backyard Babies, The Hellacopters et Danko Jones. Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez compris que les bonhommes ne font pas dans la dentelle. Le groupe enchaîne les tubes pied au plancher tout au long de ce Easy romance enregistré en 5 jours et composé de dix br˚lots tantôt pop punk («Fallen hero», «The last time»), tantôt punk rock («Down on you», «See you dead») et toujours rock ‘n’ roll («Easy romance», «15 minutes of fame»). Les trois musiciens ne sont pas nés de la dernière pluie et connaissent tout les tuyaux pour desservir des chansons parfaites, aussi bien entraînantes qu’entêtantes, le tout en se faisant plaisir. Si bien qu’après 26 minutes de délices saturés, on a qu’une envie : recommencer.

Première fois solitaire pour Mathieu Warsky, aka Judah du même nom, membre des Los Chicros et collaborateur de Turzi. Painkiller & alcohol est la poésie d’un homme dont on sent que cêest le projet d’un seul. Personnel et intimiste. Cette pop DIY est racée, complexe et pleine de partis pris. Pour la petite légende, cet opus a été réalisé dêune seule main (l’autre étant cassée) et d’un clavier pour unique instrument. Bien que, comme vous, je me fous des faits divers héroïques, cette anecdote est intéressante parce qu’elle fait comprendre que Judah Warsky a du délaisser guitare et automatismes instrumentaux pour ne livrer que musique. Du spoken words cosmique métaphysique à la pop song inspirée, down tempo, trashée, il y a de la brume, du psychédélisme et une envie de transe et d’immersion dans un univers presque allemand par moment (KraftWerk, Krautrock). Des voix faussement justes ou justement fausses, de la folie, je perçois une singularité à la Lukas Temple. La production est juste et porte au mieux la belle parole de Judah Warsky. Une petite chronique pour un coup de coeur gros comme ça. Pfou..

Présents et bien installés sur la scène metalcore/emo depuis une petite huitaine d’années, les coreux d’Our Last Night se sont assez rapidement fait remarquer en signant chez Epitaph (Every Time I Die, Converge, Propagandhi, Obey The Brave...) et livrant des albums calibrés pour un public metalcore adulescent en m‚le de sensations (auditives) fortes. Age of ignorance, leur dernier-né n’échappe surtout pas à la règle. Des titres à la force de singles en puissance, oscillant en permanence entre metalcore, emo, rock («Fate», «Send me to Hell») pour varier les plaisirs et ne pas ennuyer la cible recherchée. Laquelle est soumise à quelques effets de manche bien trouvés histoire d’emballer l’auditeur sans ciller, en s’appuyant notamment sur une production irréprochable et des compos définitivement conçues («Reason to love», «Voices») pour plaire au public de base d’Our Last Night. Quitte à rendre l’ensemble hyper (trop) calibré et tournant un peu à vide. Pour amateurs et seulement pour eux.

Gui Anthony

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Aurelio

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W-Fenec Mag#3  

W-Fenec magazine novembre 2012 : Neurosis, Guns of Brixton, Birds in Row, Motörhead, Turbonegro, Lambwool, NoSwad, The Arrs, Down, Slash, Zo...

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