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LES DISQUES DU MOIS

THE ARRS Soleil noir (Verycords)

la tombe», «Mon épitaphe», «Le triomphe de la mort»... Pas la peine de te faire une explication de texte, le champ lexical est un champ funèbre... Incisif, sombre et puissant, voilà de quoi décrire rapidement Soleil noir dont la base hardcore s’agrémente sur quelques passages d’un peu de death comme s’il fallait encore parfois durcir le ton... Les 11 coups de matraque assénés par le The Arrs nouveau font mal et si j’ai d’abord regretté la disparition des parties mélodiques, il faut se rendre à l’évidence, les Parisiens ont les moyens de mettre de côté le métalcore tant ils ont à dire et à exploiter dans leur registre originel. En plus ils profitent ici d’un très bel artwork, d’une prod’ diabolique signée Fred Duquesne (Watcha, Die On Monday, Mass Hysteria...) et du mastering de Magnus Lindberg (Cult Of Luna, AqME, Last Days Of April, The Prestige, pg.lost...). «Une renaissance éternelle» ou «Un nouveau départ», ces quelques mots extraits des textes du morceau «Fahrenheit» nous donnent quelques indications quant à l’ambiance qui entourait The Arrs au moment de composer ce Soleil noir. En effet Pascal (guitariste présent depuis les débuts du groupe) a quitté ses potes et a du être remplacé par Stefo (l’ex-StillRise) tout comme Jérôme (bassiste depuis 6 ans) à qui succède Phil. On ne change pas une équipe qui gagne mais il faut parfois faire avec... Et donc naître à nouveau, commencer un nouveau cycle, construire de nouvelles fondations (et pourquoi pas changer d’identité visuelle en modernisant le «logo» The Arrs). Avec Soleil noir, c’est vers ses racines HardCore que s’est tourné le combo qui avait pourtant négocié un joli virage plus métalcore sur Héros assassin, les mélodies tranchantes ont pris la direction des oubliettes, de cette envie d’alléger la densité, ne restent que quelques traces («Mon épitaphe»), l’album offre donc peu d’occasions de se détendre et envoie du gros quasiment du début à la fin. Et pour les thèmes abordés, un coup d’oeil aux titres permet de rapidement comprendre que ce n’est pas encore maintenant qu’on rigolera avec The Arrs : «Du berceau à

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Oli

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W-Fenec Mag#3  

W-Fenec magazine novembre 2012 : Neurosis, Guns of Brixton, Birds in Row, Motörhead, Turbonegro, Lambwool, NoSwad, The Arrs, Down, Slash, Zo...

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