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LES DISQUES DU MOIS

GALLOWS Gallows (Venn records)

Ahh Gallows. Quand j’écoutais leurs précédents disques (Orchestra of wolves, Grey Britain) je me sentais pousser la tignasse rousse et les DocMartens remplaçaient mes vieilles Vans. J’étais Anglais, la pale ale avait remplacé le cubi de Bordeaux, je n’allais plus au PMU mais au pub. Mais ça c’était avant. Remember quand Frank Carter, frontman aussi tatoué que rouquin, décide de quitter le groupe pour se concentrer sur un nouveau projet : Pure Love (ou daube je ne sais plus). Les gaziers restant jettent leur dévolu sur Wade Mac Neil, ex-guitariste canadien d’Alexisonfire. Les tatouages sont là, le charisme bien moins, la brit-touch elle, totalement absente. Le premier EP de 4 titres pour 8 minutes (ouch...) est la preuve que le groupe a perdu son mojo : peu d’inspiration, une resucée d’un Every Time I Die à la sauce canado-british. Alors quoi ? Gallows is dead ? La réponse vient quelques mois plus tard avec cet album éponyme sorti via le propre label du groupe : Venn Records. « Victim culture » en ouverture et la voix d’une femme récitant un court poème sur un tapis apocalyptique pour décoller avec un refrain punk : « In us we trust ». Basique ? Soyons positifs, cette première piste est bonne. Le son est crade, naturel, peu de disto, un peu garage, les gangvocals bien présents. La voix de Wade

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est rauque, crade aussi, très old school. J’accroche pas vraiment mais il se défend plutôt bien le bougre malgré la passion que je ressens moins chez lui. On essaie d’y croire jusqu’au bout ? Gallows déroule avec « Everybody loves you (When you’re dead) », une énergie très Orchestra of wolves, une fin bien tendue mais ici le refrain se veut catchy pour finalement tomber dans le simpliste putassier. Dommage. Voici ensuite « Last june ». Même recette (oui oui au plan près) donc même conclusion. Et puis enfin «Outsider art». Et celle là je l’attendais pas. Un Wade qui chante dans une intro en crescendo. Un refrain toujours aussi basique ponctué de «hey ho» pour hooligans, mais réussi. Et si c’était ça la recette pour un Gallows 2.0 ? Un mélange entre le punk anglais et un refrain plus américain pour convaincre un public plus large ? A vous de juger mais au moins c’est frais et on n’a pas l’impression d’écouter un Grey Britain du pauvre. Et « Vapid adolescent blues » joue dans la même cour. C’est speed et un joli refrain accrocheur pour les kids, malgré la fin du titre qui me rappelle le virage que certains groupes comme Norma Jean ont pris pour se rapprocher des refrains rock. On achète ? Pas encore ma bonne dame parce que malheureusement le reste de l’album retombera dans des constructions plus classiques sauf la bonne « Odessa » (oui c’est une ville en Ukraine, non elle ne vend pas son corps) et « Nations / Never enough » dont les riffs plus sombres offrent une ouverture intéressante et la fin de «Cross of Lorraine» qui tire sur le hardcore beatdown. Alors on fait quoi ? Si Gallows premier est mort et enterré, Gallows junior a su reprendre des (true) couleurs. Mais le groupe semble souffrir d’une crise d’identité. Anglais ou américain ? Punk ou hardcore ? Refrains accrocheurs ou gang vocals ? Ici c’est un peu des deux et c’est bien dommage. En plus la pochette est vraiment dégueulasse. Alex

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W-Fenec Mag#3  

W-Fenec magazine novembre 2012 : Neurosis, Guns of Brixton, Birds in Row, Motörhead, Turbonegro, Lambwool, NoSwad, The Arrs, Down, Slash, Zo...

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