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BEL : 2,80 € - CH : 5,50 FS - CAN : 8 $C – A : 3,60 € - D : 3,60 € - ESP : 3,20 € – GR : 3,20 € - ITA : 3,20 € – LUX : 2,80 € – NL : 3,30 € - PORT.CONT. : 3,20 € –DOM : AVION : 4 € – MAROC : 30 DH – TUNISIE : 4,200 TDU - ZONE CFA AVION : 3 000 CFA - ZONE CFP AVION : 950 CFP. PHOTOS : J. CAUVIN/STARFACE POUR VSD - PIKO/PRESSE SPORT - DR/COLL A. GESCON-CIRIP

2,40€ N° 1712 - DU 16 AU 22 JUIN 2010

VSD.FR

L’ACTU EN

PHOTOS

LE PREMIER HEBDO D’INFORMATION DU WEEK-END

SPÉCIAL MONDIAL 2010 Maradona dans tous ses états

COMPLÈTEMENT FOUS CES SÉLECTIONNEURS ! AIMÉ JACQUET L’INTERVIEW

JUIN 40

INÉDIT LA DÉBÂCLE EN COULEURS

COUV-VSD1712S001.indd 1

Chaque semaine 6 pages

GAZA Plongée dans les tunnels de la survie

Exclusif Les coulisses de son reportage en Afrique du Sud

Claire Chazal

‘‘JE N’AI PAS LE DROIT D’ETRE FAIBLE ! ’’

T 01713 - 1712 - F: 2,40 E

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gallo images/presse sport

l’exubérant maradona  L’Argentin peut glisser sur la pelouse, telle une otarie sur le ventre, après un match qualificatif face au Pérou, mais aussi « péter les plombs » et mimer une fellation devant des journalistes après la qualification pour le Mondial.

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ÉpOquefoot

Mondial 2010

ils sont fous ces sélectionneurs!

Des frasques de Maradona au flegme de Le Guen, en passant par l’impopularité de Domenech, ils vont faire parler d’eux, pendant la compétition. Par Baptiste Blanchet

A

nonymes, à l’image du mystérieux Nord-Coréen Kim Jong-Hun, ou mondialement connus, comme Diego Maradona, champion du monde en 1986 avec l’Argentine, adulés ou détestés, calmes ou expansifs, les trentedeux sélectionneurs présents en Afrique du Sud offrent des profils extrêmement différents. Chacun de leurs choix sera disséqué, étudié et critiqué, cela fait partie du ­métier. VSD en a « réuni » cinq, aux caractères très spéciaux.

diego maradona Le plus imprévisible

L’art du décalage, ­ selon ­Le Guen  Le prudent Breton a trouvé ses marques à la tête des Lions indomptables, dans un contexte ­camerounais parfois irrationnel.

photos : cironneau/sipa - panoramic - d. r.

L’austérité version Kim Jong-Hun  Loin d’être un grand bavard, l’énigmatique NordCoréen briefe ses joueurs avant toute interview.

Joueur surdoué, sans doute l’un des meilleurs de l’histoire, Diego Maradona a connu une existence chaotique : adepte de la cocaïne dès ses 23 ans, il aime la fête, l’alcool, les filles et, en 1984, avait noué des liens avec la Camorra, la mafia ­napolitaine. Proche de la mort, en 2004, à la suite d’un malaise cardiaque, « El Pibe de Oro » (le gamin en or) a progressivement remonté la pente. Nommé à la tête de l’équipe d’Argentine, en octobre 2008, il reste aussi sanguin qu’incontrôlable. Une fois assuré de la qualification pour le Mondial après une victoire en Uruguay, il s’en prend aux journalistes avec une rare vulgarité en les traitant d’homosexuels ou en leur demandant – mime à l’appui – de lui administrer une fellation. Maradona paraît toutefois plus apaisé, aujourd’hui : « Depuis son arrivée à Pretoria, camp de base des Argentins, il n’a jamais semblé aussi serein de sa vie, souligne le journaliste Alexan-  15


EN COUVERTURE

Claire Chazal ‘‘MEME QUAND TOUT VA BIEN, JE RESTE INQUIETE’’ Quelques jours après son retour d’Afrique du Sud, la journaliste livre ses impressions sur le pays de Mandela et fait le bilan de son année aux commandes du JT, de ses relations avec Laurence Ferrari et PPDA. Et se livre comme rarement. Recueilli par Xavier Privat. Photos : Julien Cauvin/Starface pour VSD

QUARANTE-HUIT HEURES CHRONO EN AFRIQUE DU SUD Derrière le professionnalisme, l’émotion de Claire Chazal est palpable. Non loin, se trouve l’île de Robben où, pendant dixhuit ans, Nelson Mandela resta enfermé jusqu’en février 1990.

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EN COUVERTURE

Claire Chazal ‘‘MEME QUAND TOUT VA BIEN, JE RESTE INQUIETE’’ Quelques jours après son retour d’Afrique du Sud, la journaliste livre ses impressions sur le pays de Mandela et fait le bilan de son année aux commandes du JT, de ses relations avec Laurence Ferrari et PPDA. Et se livre comme rarement. Recueilli par Xavier Privat. Photos : Julien Cauvin/Starface pour VSD

QUARANTE-HUIT HEURES CHRONO EN AFRIQUE DU SUD Derrière le professionnalisme, l’émotion de Claire Chazal est palpable. Non loin, se trouve l’île de Robben où, pendant dixhuit ans, Nelson Mandela resta enfermé jusqu’en février 1990.

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DanS l’impasse ?

Éric Besson

Opération séduction outre-Atlantique pour un ministre de l’Immigration éreinté sur ses terres… En Amérique, il court déjà après sa nouvelle vie. Par Caroline Derrien, à New York. Photos : Pascal Vila/VSD

C

omme un air de kermesse, touchant. Au cœur de Manhattan, le show patriotique dans les services new-yorkais de l’immigration et de la citoyenneté ouvre le bal du périple nord-américain d’Éric Besson, dédié à la question migratoire. Cent cinquantedeux naturalisations scellées en moins d’une heure. Albanais, Pakistanais, Marocains agitent leurs petits drapeaux après avoir sagement écouté Obama rappeler sur un écran qu’« en Amérique, aucun rêve n’est impossible ». De son regard, insondable, l’invité du jour scrute le spectacle, mais aussi d’incessants textos. Le maître de cérémonie salue la présence du « Premier ministre Éric Besson » : la promenade de santé outre-Atlantique peut commencer.

« les femmes… il faut faire des concessions » Entre les joggeuses high-tech et un bataillon de « base-ballers », il poursuit la balade, à Central Park, Ray-Ban vissées sur le nez, la main dans celle de sa compagne. Avec Yasmine, c’est du sérieux. Du moins, c’est ce qu’il donne à voir. Il avait juré ne plus embarquer son amie tunisienne dans ses voyages officiels ; tongs et sac Chanel, elle est pourtant là, discrète, et spontanée. Évoquant « le mariage, cet hiver », un bébé, aussi, « mais pas avant trois, quatre ans ». « Je ne veux pas l’afficher, exhiber la relation que j’ai avec elle », osera le ministre, comme s’il ne nous avait pas conviés à partager son quart d’heure sentimental sur les rives de l’Hudson. Au loin, la statue d’une liberté qui incarnerait la sienne : la carte postale est trop ostentatoire pour être honnête, comme si le ministre assumait maladroitement le nouveau Besson Éric, 52 ans, enfin délesté des oripeaux du passé – un débat sur l’identité nationale qui manqua de souiller la sienne ; le livre, ravageur, d’une ex-épouse –, méditant un (re)mariage avec Yasmine, 24 ans, étudiante en publicité, « présentée deux ou trois fois au président ». « Vous voyez, c’est elle qui a gagné, lâchet-il devant son hôtel, avec une placidité toute cynique. Nous ne sommes pas allés à Long Island, à la plage, mais on a fait du shop-  26


politiquesportrait

Désirs d’avenir

Revenir dans le privé, jouer les businessmen du foot ? Éric Besson, qui a entamé sa tournée nord-américaine à New York, le 4 juin (à g. É. Brumauld des Houlières, conseiller diplomatique, à dr. Ph. Lalliot, consul général), sait son avenir politique limité. Même si lui, qui rêvait de Bercy ou du Travail, croit dur comme fer à la réélection de son patron.

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tout en imagesmonde

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France, juin 1940

la débÂcle en couleurs Soixante-dix ans après l’appel du 18 juin, VSD publie des photos inédites de la défaite française. Prises par un officier allemand, elles montrent un pays anéanti. Par Antoine Dreyfus. Photos : D. R./Collection Alain Gesgon/Cirip

Sancerrois, 18 JUin

Les troupes allemandes ont pro­gressé rapidement et des officiers demandent des renseignements à ces Berrichons, qui n’ont pas fui comme tant d’autres compatriotes. La guerre a démarré le 10 mai 1940 vers la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique. Le 14 juin, l’ennemi entre dans Paris. Le 22, ­l’armistice est signé entre Pétain et Hitler dans une France qui sera, durant quatre ans, coupée en deux par un occupant triomphant. 

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WEEK-ENDMUSIQUEs RAPHAEL SAADIQ VS the TEMPTATIONS

M

êmes ­lunettes, même costume, même fléchissement des avantbras et même style de musique, si ce n’est la cravate, tout rapproche ­Raphael Saadiq (à g.) de David Ruffin, soliste des Temptations. Le premier est l’un des meilleurs espoirs de ces nouveaux enfants de la soul, les seconds, une référence absolue du genre. Pas loin de cinquante ans séparent ces deux photos ! Les titres à télé­charger : Ain’t Too Proud To Beg (The Temptations) ; 100 Yard Dash Remixed (Raphael Saadiq).

Les enfants de la soul

DEPUIS AMY WINEHOUSE, UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE CHANTEURS FaiT LE

Par Christian Eudeline et Nora Sahli

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photos : norman seeff – dezo hoffmann/rex/sipa

PèLERINAGE AUX SOURCES DU RhYTHM’N BLUES.

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WEEK-ENDVOYAGES

pho


Gros plan sur la savane

safari L

a barque glisse doucement sur la rivière Chobé, qui forme une frontière entre la Namibie et les 11 700 kilomètres carrés du Parc national de Chobé, au Botswana. À la fourche d’un arbre mort, un aigle pêcheur guette un poisson pour s’élancer, serres en avant, vers la surface de l’eau. Les photographes lèvent lentement leur boîtier, de peur d’effrayer le chasseur. Clic-clac… Le bruit des miroirs ne perturbe pas l’implacable rapace, paré de blanc de la tête aux épaules. Ce qui n’a pas non plus éveillé d’inquiétude chez les hippopotames. Très fair-play – nous sommes en Afrique anglophone –, ces mammifères de près de 4 tonnes ont consenti à nous accorder quelques bâillements photogéniques, sans pour autant quitter l’eau boueuse qui, comme ils n’ont pas de glandes sudoripares, les protège d’une chaleur avoisinant les 40 C°. Oies de Gambie broutant les plantes aquatiques, hérons sur une patte, spatules fouillant la vase…, un film animalier défile devant nos objectifs braqués sur les berges. Un écran d’une largeur infinie. L’apparition d’un anhinga fait détourner nos regards vers la surface de l’eau. Cet échassier palmipède aux allures de cormoran possède la particularité de nager avec juste son cou et sa tête hors de l’eau, à la manière d’une vipère, ce qui lui vaut le surnom « d’oiseau-serpent ». Au 5/100 de seconde, il rejoint, sur les cartes mémoire, le calao, dont le gros bec et le casque ont provoqué une série de déclenchements, quelques minutes auparavant. Le bateau glisse… la langueur contemplative s’évanouit dès qu’une tête se redresse. Qu’a-t-elle vu ? La silhouette d’un troupeau d’éléphants ! Attention, on ne s’agite pas n’importe comment sur un petit bateau. Question de répartition de poids. Les géants viennent boire, pas de précipitation, tout le monde aura, fera, « prendra » « sa » photo. Souvent, la même. Souvent, en gros plan. Histoire de prouver qu’on y était. De réussir à faire les mêmes photos que celles du catalogue de voyages ou du livre d’un photographe animalier. Une manière d’en être aussi. La différence 

otogénique au botswana   Au cœur de l’Afrique australe, découvrez et immortalisez la faune et les grands espaces des parcs nationaux et des réserves. Par Ghislaine Bras, avec Gilles Luneau

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zoom sur les fauves. Un léopard tiré de son sommeil laisse voir son inquiétude qu’un bon photographe animalier sait prendre pour avertissement (gde photo). Le nombre de participants garantit la qualité d’un safari-photo (1). Le bivouac, ici dans la réserve de Moremi, est un moment de redécouverte ou d’apprentissage (2).

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WEEK-ENDMOTEUR

1966 Le Mans,

c’est du sport, mais aussi un gros enjeu économique. Entre ­Bruce McLaren (à g.) et Chris Amon, Henry Ford II, qui a fait le déplacement.

duels aux 24

de lé

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En sport automobile, chaque concurrent court contre tous les autres. Mais, parfois, la course tourne au duel. L’affrontement peut être long et sans merci.  Par Robert Puyal

E

Heures du Mans 

ford

gende

n endurance, ce sont souvent les ­marques qui s’opposent. Mais Le Mans a aussi vu des matchs terribles entre ­pilotes d’une même écurie. Au début des années trente, qui veut gagner doit conduire une Alfa : quatre victoires ! La plus belle est celle de 1933. Tazio Nuvolari, l’as ­italien, mène la course, mais sa voiture n’a prati­ quement plus de freins. Le deuxième, Luigi Chinetti, le rejoint dans le dernier tour et le ­dépasse ! Mais il se laisse emporter hors de la trajectoire et Nuvolari le redépasse, en lui ­faisant un signe méprisant. Chinetti, trop ­excité par l’enjeu, double encore deux fois ­Nuvolari mais sans pouvoir se maintenir en tête. Pour ­finir, il part en tête-à-queue et se ­retrouve en ­ligne, à temps pour voir Nuvolari gagner. 1954 Ferrari contre Jaguar Ferrari a gagné en 1949, Jaguar en 1951 et 1953. Pour 1954, les barquettes fuselées des deux constructeurs ont été encore affûtées et frôlent à présent les 280 km/h. Les Ferrari se révèlent plus rapides (le gros Froilan Gonzalez boucle un tour à 189 km/h de moyenne !) mais les ­Jaguar les serrent de près. La lutte est acharnée et les abandons se succèdent. Bientôt, il ne reste qu’une voiture de chaque écurie : la Jaguar D de Tony Rolt et Duncan Hamilton, vainqueurs en 1953, et la Ferrari V12 de Maurice Trinti­ gnant (l’oncle de Jean-Louis) et de Gonzalez, avec deux tours d’avance. Gagné ? Non ! Au dernier ravitaillement, l’allumage, détrempé par la pluie, immobilise la ­Ferrari. La Jaguar passe une fois. Le moteur de la Ferrari tousse. La ­Jaguar est presque là. Enfin, le V12 redé­ marre : deuxième victoire Ferrari. 1966 L’industriel et l’artisan En 1963, Ford, deuxième constructeur mondial, veut à tout prix gagner les 24 Heures. Le plus simple serait de racheter Ferrari. Enzo ­Ferrari est bigrement intéressé par les sommes propo­ sées, mais, lorsqu’il comprend que son nom n’apparaîtra plus sur les autos, il claque la porte. Et devient pour Henry Ford l’adversaire à abat­ tre. Trois Ford sont inscrites au Mans en 1964. Mais Ferrari gagne. 1965, six Ford au départ. Moyens illimités ! Mais Ferrari gagne. En  71


WEEK-ENDTVSD

À l’unisson  Luce et François assistent aux répétitions de l’un et de l’autre et ne ratent jamais l’occasion de s’encourager. L’entente bon enfant dans la bande, unie jusqu’au bout, n’a pas suffi à enrayer la baisse d’audience. En une saison, l’émission a perdu un million de téléspectateurs.

‘‘Nouvelle Star’’

les jeux sont faits pour

luce & françois

Derniers jours avant la bagarre ! les deux finalistes, très soudés,  se préparent à l’après-Baltard qu’ils redoutent. Ils nous racontent leur expérience, leurs envies et leurs angoisses.  Par Sandra Karas. Photos : Nicolas Briquet/Abaca pour VSD

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Focus

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la griffe du chat Par Philippe Geluck

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VSD N째 1712 du 16 au 22 juin 2010


VSD 1712 du 16 au 22 juin 2010