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BEL : 2,80 € - CH : 5,50 FS - CAN : 8 $C – A : 3,60 € - D : 3,60 € - ESP : 3,20 € – GR : 3,20 € - ITA : 3,20 € – LUX : 2,80 € – NL : 3,30 € - PORT.CONT. : 3,20 € –DOM : AVION : 4 € – MAROC : 30 DH – TUNISIE : 4,200 TDU - ZONE CFA AVION : 3 000 CFA - ZONE CFP AVION : 950 CFP. PHOTOS : G. MERILLON/FEDEPHOTO POUR VSD - E. GREGOIRE POUR VSD - SIPA

2,40€ N° 1693 - DU 3 AU 9 FÉVRIER 2010

VSD.FR

LE PREMIER HEBDO D’INFORMATION DU WEEK-END

EXCLUSIF

HANDBALL

EN COULISSES AVEC SARKOZY DE VILLEPIN À CARLA, UNE SEMAINE DE POLÉMIQUES

LES BLEUS DANS L’HISTOIRE

HIGH-TECH

LA TABLETTE D’APPLE, GADGET OU RÉVOLUTION ?

«AVATAR» CE QUE LE FILM PHÉNOMÈNE A CHANGÉ

SON STYLE, SON IMAGE, SON COUPLE

T 01713 - 1693 - F: 2,40 E

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RÉPOND AUX CRITIQUES «TAPER SUR MOI, C’EST DEVENU UN JEU» 1/02/10 15:49:53


EN COUVERTURE RELAX Aucun stress à deux heures du 13-heures. Jean-Pierre Pernaut a trop de métier pour ça. Installé dans son bureau, au troisième étage de la tour de TF1, il a devant lui le menu quasi définitif de son journal du 29 janvier et, à portée de main, son inséparable paquet de cigarettes.

JEAN-PIERRE PERNAUT FACE AUX CRITIQUES

«TAPER SUR PERNAUT, C’EST AMUSANT» Succès populaire, son prime-time avec Nicolas Sarkozy le 25 janvier a fait parler de ce « type normal », qui aime peu se livrer. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cet inconnu si familier des Français. Par Sandrine Mouchet et Julie Gardett. Photos : Georges Mérillon/Fedephotos pour VSD

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Jean-Pierre Pernaut face aux critiques

« Taper sur Pernaut, c’est amusant » Succès populaire, son prime-time avec Nicolas Sarkozy le 25 janvier a fait parler de ce « type normal », qui aime peu se livrer. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cet inconnu si familier des Français. Par Sandrine Mouchet et Julie Gardett. Photos : Georges Mérillon/Fedephotos pour VSD

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ÉpOqueenquêtE

photos : fredy muller/fedephoto - H. voelker/cosmos

mode d’action Cagoulés, les Black blocs viennent perturber le sommet de l’Otan, le 4 avril 2009, à Strasbourg. Ils ont incendié un hôtel, une pharmacie et un ancien poste de douane. À droite, à Rostock (Allemagne), qui accueille le G8 en juin 2007, ils défilent en rangs serrés.

des militants ultra-radicaux

les confessions d’un black bloc

Julien fait partie de Ces activistes violents et organisés qui défient la police et l’armée 38

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as moins de 5 000 militaires assuraient la sécurité du Forum de Davos, en Suisse, qui rassemblait la semaine dernière 2 500 dirigeants du monde entier. L’objectif, contenir la violence des désormais inévitables Black blocs. C’est à Berlin-Ouest, en 1980, que sont nés les Black blocs. La police allemande vide alors les squats anarchistes et affronte des émeutiers agissant en groupes mobiles, camouflés sous des habits noirs, qu’elle baptise « Schwarzer block ». Le phénomène renaît en 1999 à Seattle, où les Black blocs se mêlent violemment aux manifestations contre la réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis, ils sont de tous les contre-sommets, au grand dam des altermondialistes. À Copenhague, la police a même décidé d’arrêter « préventivement » près d’un millier de manifestants, qui furent aussitôt relâchés.

lors des sommets économiques et politiques. Par Dominique Sanchez

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la stratégie du coucou Aujourd’hui, les Black blocs étendent leur action aux petites manifestations moins surveillées par la police. Le 10 octobre, 150 à 200 casseurs, répondant à l’appel d’un obscur « collectif anticarcéral », ont ravagé le centre de Poitiers, causant 40 000 euros de dégâts. Cinq manifestants ont été condamnés à de la prison avec sursis et trois autres à un mois ferme. Le 14 janvier, les cinq comparaissaient en appel, le parquet demandant des « peines exemplaires » : dixhuit mois, dont dix fermes (le délibéré sera rendu le 19 février). Mais même l’avocat de la Ville qualifie les prévenus de « lampistes » : les vrais coupables courent toujours. Mobiles, cagoulés, les Black blocs connaissent la loi. Le plus souvent, ils quittent les lieux à temps. À Poitiers, une information judiciaire a été ouverte pour « organisation d’un attroupement armé », mais sans résultat. « L’enquête suit son cours », déclare à VSD le procureur de la République, Pierre Sennes. Pendant ce temps, les Black blocs narguent la police : dans une lettre publiée le 21 octobre dans Le Monde, intitulée « Coucou c’est nous ! », ils revendiquaient leur stratégie : s’incruster dans les manifestations. Nous avons rencontré un de ces émeutiers incontrôlables. J  39


WEEK-ENDcinéma PLANÉTAIRE Lors d’une avant-première d’Avatar, au Japon, le réalisateur James Cameron (à dr.), accompagné de sa femme Suzy Amis (au centre) et de son producteur Jon Landau (à g.), pose avec des stars locales. Partout où le film est sorti, il a pris la tête du box-office.

ce que le film phénomène LE SUCCÈS HISTORIQUE DU DERNIER JAMES CAMERON LAISSERA UNE MARQUE INDÉLÉBILE DANS 50

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a changé

es chiffres, d’abord. Plus de 1,9 milliard de dollars gagnés à travers le monde, dont plus de 550 millions rien qu’aux États-Unis, le tout pour un budget oscillant entre 300 et 500 millions de dollars, selon les sources. Quelque douze millions d’entrées en France, où les magasins croulent sous les précommandes de Blu-ray, malgré l’absence de date officielle de mise en vente des DVD. An-

L’HISTOIRE DU CINÉMA. Par Olivier Bousquet avec Hervé Tropéa à Los Angeles VSD n° 1693 Du 3 au 9 février 2010

photos : f. robichon/epa/corbis - d. R.

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noncé comme une révolution, Avatar a d’ores et déjà marqué au fer rouge l’histoire du cinéma, devenant le film le plus vu – et le plus lucratif – de la planète. À Pékin comme à New York, le public afflue sans discontinuer pas seulement pour voir un film, mais aussi pour vivre une expérience. Il faut avoir vu Avatar pour se prononcer tant sur les inclinations politiques du film (impérialiste ou anti-Bush ?) que sur les mensurations des Na’vis. Le comble du snobisme  51


WEEK-ENDMOTEUR

D. R.

des 68

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jurassik parking Que ce soit en version trois ou cinq portes, l’architecture de base du Land Cruiser n’a pas changé depuis sa première présentation en 1951.

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toyota land cruiser

le dernier dinosaures Les 4x4 traditionnels sont en voie d’extinction. Aujourd’hui, la septième génération de Land Cruiser est la dernière représentante de l’espèce.

Par Jean-Luc Moreau. Création photo : Yvoman pour VSD

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e ciel s’est abattu sur le monde des 4x4 purs et durs. Ces dernières années, leur population, autrefois florissante, a vu ses effectifs fondre comme neige au soleil. De 33 000 en 2005, les ventes sont passées à 6 600 en 2008, et la baisse continue. La faute à des espèces plus évoluées, qui ont mieux su s’adapter aux bouleversements « climatiques ». Les SUV, plus aptes à un usage routier et familial, ont pris le pas sur les baroudeurs, imposants, lourds et trop gourmands en carburant. Toutefois, certains modèles résistent, tel, près de soixante ans après sa naissance (un âge canonique, dans l’automobile), le Toyota Land Cruiser. L’année 2010 marque l’avènement de sa septième génération, ce qui signifie que le dernier des dinosaures n’a pas simplement survécu : il a suivi, lui aussi, les règles de l’évolution.

un véritable 4x4 permanent Si le Land Cruiser passe pour un dinosaure dans la production actuelle de 4x4, c’est qu’il a conservé l’architecture originelle de ce type de véhicule, c’est-à-dire un solide châssis-échelle sur lequel est posée la carrosserie. Ainsi, l’engin ne craint pas de faire des dizaines de milliers de kilomètres de pistes alors que ses concurrents, équipés d’un châssis monocoque (c’est la carrosserie qui fait office de châssis) se tordent après quelques centaines d’heures de ce traitement. En  69


WEEK-ENDTVSD

mar arrive, fait trois fois le tour du bureau en courant et s’assied, dans un grand éclat de rire. On prend ça comme le signal du départ de notre interview. Le sujet ? Fred, avec qui il partage sa vie à l’écran depuis treize ans, et l’affiche du Pas petit poucet, parodie décalée du conte de Perrault Le Petit Poucet, qu’ils cosignent et interprètent sur Canal+ (le 8 février à 20 h 45). Parler de son alter ego le met en forme, le rend bavard. « Fred n’est pas un pote, attention, c’est mon ami, précise-t-il d’emblée. Ça va même plus loin que ça, c’est un frère sur qui je peux m’appuyer quoi qu’il arrive. » Mais encore ? « Il n’est pas normal, ce n’est pas un être humain comme les autres. Quand il joue un personnage, il arrive qu’il disparaisse et que je ne le retrouve plus. » Son grand rire, qui accessoirise son rôle de Jean Bloguin dans le « SAV » de Canal+, envahit alors la pièce, et il enchaîne : « Je suis très client de sa folie et de son humour. Il est dans l’immédiat : avec

Fred, c’est tout, tout de suite. » Le suit-il toujours dans ses délires spontanés ? « Même s’il est parfois un peu confus et fouillis dans ses explications, quand il pense à quelque chose, il le fait tout de suite. Et quand il n’a pas le recul suffisant, il s’en sort parce que c’est... un génie ! »

« Nous sommes un couple très libre » D’ailleurs, il avoue que s’il est toujours aussi content de venir travailler et heureux de faire tout ça, c’est parce que Fred est là. Dans leur duo, il y a une rivalité. L’enjeu est immuable : qui, le premier, fera marrer l’autre ? La « délicate » question de la fidélité dans leur couple n’ébranle pas le zen Omar. Il évoque leurs deux carrières parallèles au grand écran. « On est un couple moderne, très libre. Il nous arrive de faire chambre à part au cinéma, mais tout va bien. Il a des désirs dans lesquels je ne suis pas forcément associé. et je comprends ça très bien. » D’ailleurs, plus Fred réussit et plus Omar est heureux. « Le truc de la jalousie n’est pas possible entre nous. Quand il fait autre chose, j’ai le sentiment de l’avoir fait aussi, comme si j’étais un peu en lui. » Alors avec Fred, c’est pour la vie ? « Je n’ai jamais pensé à ma vie sans lui. Ce serait bizarre et très étonnant. » J

Fred n’est pas ‘‘ normal, ce n’est pas un être humain comme les autres... Je suis très client de sa folie Omar

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photos : maxime bruno, paul andré/ canal+

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Portrait croisé

Fred par Omar

Leur loufoque « SAV » cartonne sur Canal+, qui consacre au duo une s

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DÉCRYPTAGE

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arler d’Omar rend Fred nerveux. Le gars est pudique. Le simple fait de dire « Omar fait partie de mes amis les plus proches aujourd’hui, peut-être le plus proche... » donne l’impression qu’il vient de trahir le grand secret de leur amitié. C’est son côté corse. « Je vais vous dire que c’est un type génial et puis voilà, ce sera terminé. » Ces deux-là se sont rencontrés en 1997 dans l’émission « K-X », animée par Jamel Debbouze, sur Radio Nova. Entre eux, tout a commencé par un gag improvisé dans le studio d’enregistrement. « À l’entrée, il y avait une porte avec un hublot à travers lequel je faisais l’ascenseur. Ça a beaucoup fait rire Omar et a scellé notre amitié. C’est aussi simple que ça, aussi con qu’une blague. Omar aime qu’on le fasse rire et il a besoin d’être surpris. »

« On s’amuse d’abord. bosser est un plus » Celui qui incarne le déphasé commandant de bord du « SAV » de Canal+ (dont un best of est diffusé le 8 février prochain à 21 h 30) avoue qu’il est très preneur des conseils prodigués par son compère. « Il a une bonne logique et il avance en restant toujours positif, alors que moi je suis beaucoup plus dans le doute. Mais ça aide le duo. »

Des deux, c’est Omar le plus sage. « Il est beaucoup plus carré et papa que moi. Je suis un peu comme son fils. » Fred confesse parler souvent pour ne rien dire et tenir des propos qui n’ont aucun sens alors que son compagnon fait preuve d’une très grande lucidité. « Son esprit va vite et, à la fin, il a toujours raison… Ce qui peut être un peu agaçant. » Ce qu’il lui envie ? Sa beauté, tout simplement. Et sa classe naturelle. « Moi, c’est tout l’inverse ! » rigole le « super-connard » de la télévision. Finalement, il se révèle relativement disert sur son ami dont on apprend quand même qu’il est plutôt du genre déterminé : « Omar sait ce qu’il veut et sait comment y aller » et, aussi, qu’il est un « stakhanoviste de la comédie », qui travaille ses rôles comme un acharné. Quand on lui demande ce qui fait durer leur histoire, Fred répond qu’ils ne font pas de calcul. « On n’est pas des experts en marketing. Notre relation, c’est d’abord s’amuser, privilégier l’amitié et passer nos vacances ensemble. Le boulot est un plus. » J

Omar est beaucoup ‘‘ plus carré et « papa » que moi. Son esprit va vite et, à la fin, il a toujours raison Fred

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Omar par Fred

e soirée spéciale, le 8 février. L’occasion de les confesser. Par Sébastien Le Délézir

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la griffe du chat Par Philippe Geluck

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