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BEL : 2,80 € - CH : 5,50 FS - CAN : 8 $C – A : 3,60 € - D : 3,60 € - ESP : 3,20 € – GR : 3,20 € - ITA : 3,20 € – LUX : 2,80 € – NL : 3,30 € - PORT.CONT. : 3,20 € –DOM : Avion : 4 € – Maroc : 30 DH – Tunisie : 4 200 TDU - Zone CFA Avion : 3 000 CFA - Zone CFP Avion : 950 CFP. photos :  franck faugère/dppi - latafa/starface - d. R.

2,40e N° 1674 - Du 23 au 29 septembre 2009

vsd.fr

fogiel a-t-il changé ? ses amis répondent françois cluzet comment l’alcool a failli briser sa carrière hyper mode rhabillez-vous à prix malins

le premier hebdo d’information du week-end

avec son compagnon frédérick bousquet

Laure

Manaudou Intime

après la gloire, sa nouvelle vie retraitée à 22 ans, elle prend des risques. ce qu’en disent sa famille et ses amis

stress au travail

la pression monte à la poste

renoir au xx siècle e

formule 1 le scandale de trop flavio briatore : triche, fric et bimbos

dans les coulisses de l’expo événement


EN COUVERTURE

À 22 ANS, ELLE MULTIPLIE LES PROJETS

LA NOUVELLE VIE DE LAURE MANAUDOU

Retirée des bassins, la plus grande championne de l’histoire de la natation française croule sous les propositions. Mais, selon ses proches, c’est avec son compagnon Frédérick Bousquet qu’elle relèvera son plus beau défi : fonder une famille. Par Jérôme Jessel et Baptiste Blanchet

JULIEN DE ROSA/STARFACE

UNE FEMME LIBÉRÉE Sa décision était prise depuis des mois, mais elle a attendu le 18 septembre pour l’annoncer dans Le Parisien. Une façon de tourner la page. « Désormais, j’ai tout le temps de réfléchir à mon futur », dit-elle.

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e s’offrir une vraie grande pause de quatre à cinq mois après les JO de Pékin, mais elle a repris dès la rentrée, car à Marseille on lui 쐌쐌쐌 déroulait le tapis rouge. » VSD N° 1674 DU 23A AU 29 SEPTEMBRE 2009

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EN COUVERTURE

À 22 ANS, ELLE MULTIPLIE LES PROJETS

LA NOUVELLE VIE DE LAURE MANAUDOU

Retirée des bassins, la plus grande championne de l’histoire de la natation française croule sous les propositions. Mais, selon ses proches, c’est avec son compagnon Frédérick Bousquet qu’elle relèvera son plus beau défi : fonder une famille. Par Jérôme Jessel et Baptiste Blanchet

JULIEN DE ROSA/STARFACE

UNE FEMME LIBÉRÉE Sa décision était prise depuis des mois, mais elle a attendu le 18 septembre pour l’annoncer dans Le Parisien. Une façon de tourner la page. « Désormais, j’ai tout le temps de réfléchir à mon futur », dit-elle.

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e s’offrir une vraie grande pause de quatre à cinq mois après les JO de Pékin, mais elle a repris dès la rentrée, car à Marseille on lui 쐌쐌쐌 déroulait le tapis rouge. » VSD N° 1674 DU 23A AU 29 SEPTEMBRE 2009

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ÉPOQUErévélation

L

e patron de l’ING Renault F1 Team a quitté la planète formule 1 par la petite porte, la semaine dernière, poussé dehors par la direction de Renault, après le scandale de Singapour en 2008* – peut-être la tricherie la plus grave de l’histoire de ce sport. Au fil des ans, l’Italien flambeur et amateur de jolies filles faisait de plus en plus ­tache dans un paddock prônant ­désormais la ­rigueur. Ses soirées sur le Force Blue, son yacht de 63 mètres, étaient même ­ressenties comme une ­insulte alors que Renault menait une politique de départs volontaires ­depuis plusieurs mois. Son image et ses manœuvres en coulisses auront donc hâté sa chute.

quand il débute dans la F1, il ne connaît rien au milieu Briatore déboule dans le paddock de F1 en 1988, sur les talons d’un Luciano Benetton rencontré à la Bourse de Milan quinze ans plus tôt. Chouchou du patron, pour lequel il a implanté la ­marque en Asie, puis aux États-Unis dès 1975, cet ancien moniteur de ski devient directeur de l’équipe Benetton F1. Il ne connaît pas le sport dans lequel il s’engage, ce sera là sa plus grande force. « Je gère une équipe de F1 comme n’importe quelle entreprise, explique-t-il alors. Je ne vois aucune différence de management entre une usine de pulls à New York et un bureau d’études. » Casquette à l’envers, phrases chocs, musique dans le garage, l’insolence de Briatore prend la F1 par surprise. Sa réussite aussi. Dès 1994, l’Italien décroche son premier titre mondial avec Michael Schumacher… sur une 

La chute d’un golden boy de la F1

Docteur Flavio et Mister Briatore L’ex-gourou de Renault F1 cultivait une image de play-boy milliardaire, rieur et potache. Mais, en coulisses, il avait mis en place un système redoutable qui a fait de lui un homme riche et détesté. Par Stéphane Samson 20

vsd n° 1674 du 23 au 29 septembre 2009


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venicepix/bureau 233

en eaux troubles L’ex-patron de Renault F1 a peut-être été trop gourmand. Il a quitté précipitamment le navire Renault face aux accusations de ­tricherie portées par son ­ancien pilote, Nelson Piquet Jr. En plein dans la tourmente, Briatore visitait l’île de Torcello, avec son épouse ­Elisabetta Gregoraci.


Époquereportage

POINT D’ORGUE Peint entre 1918 et 1919, quelques mois avant la mort de Renoir, Les Baigneuses conclut à merveille l’exposition du Grand Palais. C’est un parfait résumé de son idéal féminin, alangui et procréateur.

les d 32

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dans les coulisses de l’exposition du grand palais

renoir

erniers chefs-d’œuvre AVANT L’OUVERTURE AU PUBLIC de « renoir au XXe siècle », à paris, NOUS AVONS ASSISTÉ À L’ACCROCHAGE DES tableaux. Par François Julien. Photos : Pascal Vila/VSD

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Tout en imagespatrimoine

un an et demi dans les airs Ils sont français, roumains, grecs ou portugais. En mai 2009, ces peintres de l’extrême ont attaqué la Tour par son sommet. Ici, Hervé et Chamdi (à dr.), audessous de la pointe, qui culmine à 324 mètres.

Pour la dix-neuvième fois, le monument le plus visité de France est repeint

Les esthétici

Embarquement avec une équipe de peintres alpinistes sur ce chantier hors norme, qui 44

VSD N° 1674 du 23 au 29 septembre 2009


E

lle est repeinte tous les sept ans, comme l’avait préconisé son inventeur, Gustave Eiffel. La technique non plus n’a pas bougé : pour protéger la Tour de la rouille, ses 250 000 mètres carrés de métal sont passés au rouleau, à la brosse pour les cornières. Ils sont vingt-cinq à trente à partir à l’assaut de la Dame de fer, harnachés à 52 kilomètres de lignes de vie, un pot de peinture ligoté à la ceinture. Aderito Dos Santos Baptista, quarante-trois ans de métier et « cinquième campagne sur la Tour », les pilote : « C’est un endroit spécial, il lui faut des personnes spéciales, calmes, sans problèmes familiaux. Nous sommes un groupe soudé, et même si peu parlent le français, personne n’élève la voix, ni ne lève le doigt. Je ne les quitte pas avant qu’ils soient tous au sol. J’adore dire au PC : “Tout le monde à terre.” »

6 millions de visiteurs La principale difficulté de ce métier à risque ? La peur, le vent, le froid ? Rien de tout cela : « Le public, lance Aderito. Cha­ que année, 6 millions de personnes viennent pour visiter la Tour, pas pour recevoir un pot de peinture, une brosse ou un élément mécanique qui s’échapperait de notre ceinture. Je n’en dors pas la nuit… Ou alors, j’en rêve ! » Un souci du public qui va jusqu’à l’installation d’une « cellule de nettoyage ». Dans un petit abri au pied de l’aile sud, les malchanceux viennent faire détacher les quelques gouttes du fameux brun tour Eiffel tombées du ciel. J  Laurence Durieu

ens de la tour Eiffel doit prendre fin en novembre 2010. VSD N° 1674 du 23 au 29 septembre 2009

Photos : Stéphane Compoint/Visa Photo/Bureau233

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WEEK-ENDL’INTERVIEW CINÉMA

QUELLE COMPOSITION ! Le Dernier pour la route* , d’après de livre d’Hervé Chabalier, doit l’essentiel de son émotion à François Cluzet, à g. au coté de Mélanie Thierry.

SORTI DU GOUFFRE Aux côtés de son examie Marie-Trintignant, François Cluzet avait retrouvé le plaisir de jouer grâce à Janis et John de Samuel Benchetrit.

RECONNAISSANCE « Je souhaite à tous de tourner avec Guillaume Canet ! », s’exclama François Cluzet, bouleversé par son César du meilleur acteur pour Ne le dis à personne.

> Pour le film, j’ai dû recourir à ma mémoire sensorielle. Même si cela fait aujourd’hui huit ans

que je bois de l’eau, l’alcool, je suis passé par là, ses effets sont imprimés dans ma tête et dans mon corps. Au cinéma, les alcooliques sont toujours montrés comme des gens qui ne tiennent pas debout. Or, dans la réalité, les vrais dépendants maîtrisent très bien les effets de la boisson et passent complètement inaperçus : l’invisibilité fait partie de leur panoplie. Si chacun d’entre eux avait un clignotant au-dessus de la tête, les rues ressembleraient jour et nuit à des guirlandes de Noël ! Voilà pourquoi je devais impérativement aborder mon rôle de la façon la plus sobre possible, et surtout, ne jamais, jamais tituber à l’écran. > J’aurais adoré débuter en fanfare dans le métier mais j’ai commis la bêtise de refuser vers 24 ans les obligations médiatiques et de marketing qui me l’auraient permis. Ce qui m’intéressait, c’était de vivre, faire la fête et récupérer une enfance que je n’avais pas eue. Résultat : pendant des années, le cinéma ne m’a donné que Le cinéma, des rôles refusés par d’autres.

‘‘

PHOTOS : DENIS ROUVRE/ CORBIS OUTLINE - D.R. PHOTO 12

>Pendant la période où j’ai bu, j’ai laissé passer une foule d’occasions.

ça se contemple comme un Bacon : il y a de la chair, des tripes, du sang

Je ne saisissais plus l’acuité des choses, je ne travaillais pas assez bien, je voyais des personnages auxquels je tenais interprétés par des comédiens moins bons que moi, et je suis même passé à côté de mon rêve de devenir metteur en scène. Il a fallu que j’arrête de picoler pour éprouver à nouveau ce désir qui me faisait défaut. Et pour atteindre le niveau de ceux que j’admirais dans le métier, je devais absolument jouer dans des films à la fois dignes et capables d’attirer le public. > C’est Guillaume Canet qui m’a sauvé. Même si j’avais retrouvé le plaisir perdu grâce à Janis et John (en 2003) ou Quatre Étoiles , c’est lui qui a eu le courage de se battre contre vents et marées pour me confier le rôle principal de Ne le dis à personne (2006). Il s’est opposé à des producteurs qui ne me jugeaient pas à la hauteur et qui craignaient que ma présence en tête d’affiche freine le succès sur lequel ils comptaient. Je ne le remercierai jamais assez. > La principale qualité d’un acteur, c’est la loyauté vis-à-vis de ses partenaires. Seul, soit on ne peut pas jouer, soit on joue mal. Quelle que soit la scène, à deux, à trois ou à dix, il ne faut jamais que le plateau devienne le cadre d’un combat où chacun essaie de tirer la couverture à soi. Moi, j’ai besoin de donner, de recevoir et d’échanger : mes rôles, ce sont mes partenaires qui me les procurent. À la télévision, les acteurs se livrent moins. Du coup, le téléspectateur ne leur accorde qu’une attention distraite. > La télévision, ça se regarde en mangeant, en parlant, en pensant à autre chose, même en dormant. Le cinéma, ça se contemple comme un tableau de Francis Bacon : il y a de la chair, des tripes, du sang.

’’

François Cluzet

> Je donnerais beaucoup pour que le film apporte de l’espoir aux alcooliques, qu’il leur prouve qu’ils ne sont pas seuls et qu’il est possi-

‘‘L’ALCOOL, JE SUIS PAS SÉ PAR LÀ’’ BOULEVERSANT EN ALCOOLIQUE DANS LE DERNIER POUR LA ROUTE, L’ACTEUR ÉVOQUE

SA PROPRE EXPÉRIENCE.

Par Bernard Achour

ble de s’en sortir. Quant aux spectateurs qui ont la chance de ne pas être touchés par cette maladie, car c’en est une, j’aimerais tellement qu’en sortant de la salle ils cessent de considérer les alcooliques comme des monstres ou des déviants. Non, quelqu’un qui boit ne mérite pas qu’on détourne le regard comme si c’était Elephant Man. Oui, quelqu’un qui boit souffre le martyre : je sais par expérience qu’il serait prêt à se couper un bras pour ne pas rester dans cet état. 쐍 (*) Un film de Philippe Godeau, durée 1 h 50.

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WEEK-ENDL’INTERVIEW CINÉMA

QUELLE COMPOSITION ! Le Dernier pour la route* , d’après de livre d’Hervé Chabalier, doit l’essentiel de son émotion à François Cluzet, à g. au coté de Mélanie Thierry.

SORTI DU GOUFFRE Aux côtés de son examie Marie-Trintignant, François Cluzet avait retrouvé le plaisir de jouer grâce à Janis et John de Samuel Benchetrit.

RECONNAISSANCE « Je souhaite à tous de tourner avec Guillaume Canet ! », s’exclama François Cluzet, bouleversé par son César du meilleur acteur pour Ne le dis à personne.

> Pour le film, j’ai dû recourir à ma mémoire sensorielle. Même si cela fait aujourd’hui huit ans

que je bois de l’eau, l’alcool, je suis passé par là, ses effets sont imprimés dans ma tête et dans mon corps. Au cinéma, les alcooliques sont toujours montrés comme des gens qui ne tiennent pas debout. Or, dans la réalité, les vrais dépendants maîtrisent très bien les effets de la boisson et passent complètement inaperçus : l’invisibilité fait partie de leur panoplie. Si chacun d’entre eux avait un clignotant au-dessus de la tête, les rues ressembleraient jour et nuit à des guirlandes de Noël ! Voilà pourquoi je devais impérativement aborder mon rôle de la façon la plus sobre possible, et surtout, ne jamais, jamais tituber à l’écran. > J’aurais adoré débuter en fanfare dans le métier mais j’ai commis la bêtise de refuser vers 24 ans les obligations médiatiques et de marketing qui me l’auraient permis. Ce qui m’intéressait, c’était de vivre, faire la fête et récupérer une enfance que je n’avais pas eue. Résultat : pendant des années, le cinéma ne m’a donné que Le cinéma, des rôles refusés par d’autres.

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PHOTOS : DENIS ROUVRE/ CORBIS OUTLINE - D.R. PHOTO 12

>Pendant la période où j’ai bu, j’ai laissé passer une foule d’occasions.

ça se contemple comme un Bacon : il y a de la chair, des tripes, du sang

Je ne saisissais plus l’acuité des choses, je ne travaillais pas assez bien, je voyais des personnages auxquels je tenais interprétés par des comédiens moins bons que moi, et je suis même passé à côté de mon rêve de devenir metteur en scène. Il a fallu que j’arrête de picoler pour éprouver à nouveau ce désir qui me faisait défaut. Et pour atteindre le niveau de ceux que j’admirais dans le métier, je devais absolument jouer dans des films à la fois dignes et capables d’attirer le public. > C’est Guillaume Canet qui m’a sauvé. Même si j’avais retrouvé le plaisir perdu grâce à Janis et John (en 2003) ou Quatre Étoiles , c’est lui qui a eu le courage de se battre contre vents et marées pour me confier le rôle principal de Ne le dis à personne (2006). Il s’est opposé à des producteurs qui ne me jugeaient pas à la hauteur et qui craignaient que ma présence en tête d’affiche freine le succès sur lequel ils comptaient. Je ne le remercierai jamais assez. > La principale qualité d’un acteur, c’est la loyauté vis-à-vis de ses partenaires. Seul, soit on ne peut pas jouer, soit on joue mal. Quelle que soit la scène, à deux, à trois ou à dix, il ne faut jamais que le plateau devienne le cadre d’un combat où chacun essaie de tirer la couverture à soi. Moi, j’ai besoin de donner, de recevoir et d’échanger : mes rôles, ce sont mes partenaires qui me les procurent. À la télévision, les acteurs se livrent moins. Du coup, le téléspectateur ne leur accorde qu’une attention distraite. > La télévision, ça se regarde en mangeant, en parlant, en pensant à autre chose, même en dormant. Le cinéma, ça se contemple comme un tableau de Francis Bacon : il y a de la chair, des tripes, du sang.

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François Cluzet

> Je donnerais beaucoup pour que le film apporte de l’espoir aux alcooliques, qu’il leur prouve qu’ils ne sont pas seuls et qu’il est possi-

‘‘L’ALCOOL, JE SUIS PAS SÉ PAR LÀ’’ BOULEVERSANT EN ALCOOLIQUE DANS LE DERNIER POUR LA ROUTE, L’ACTEUR ÉVOQUE

SA PROPRE EXPÉRIENCE.

Par Bernard Achour

ble de s’en sortir. Quant aux spectateurs qui ont la chance de ne pas être touchés par cette maladie, car c’en est une, j’aimerais tellement qu’en sortant de la salle ils cessent de considérer les alcooliques comme des monstres ou des déviants. Non, quelqu’un qui boit ne mérite pas qu’on détourne le regard comme si c’était Elephant Man. Oui, quelqu’un qui boit souffre le martyre : je sais par expérience qu’il serait prêt à se couper un bras pour ne pas rester dans cet état. 쐍 (*) Un film de Philippe Godeau, durée 1 h 50.

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WEEK-ENDTENDANCES 1 1/Blouson en simili cuir Gemo, 39,90 €. 0821.21.10.10.

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Prêt-à-porter chic et pas cher

hyper mode

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Les enseignes de grande distribution affûtent leur offre pour séduire une clientèle de plus en

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1

1/Chemise en coton Tissaia, 19 €. 0969.32.42.52.

Bottes en cuir Tex de Carrefour, 50 €. 32.35

2/Veste type militaire H&M, 79,95 €. 0810.222.444.

3/Blouson en cuir Monoprix, 129,90 €. monoprix.fr

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S

plus « fashion ». Par Sylvie Di Meo. i le marché du luxe peine à freiner une chute annoncée de 3 % cette année, les marques de mode à petits prix semblent, elles, faire recette. Le textile, premier secteur touché en temps de crise, reste pourtant stable, voire en hausse dans les enseignes de grande distribution. Selon une étude de l’institut TNS Worldpanel Fashion réalisée sur le premier trimestre 2009, chaque Francais a consacré 594 euros en 2008 à des achats de prêtà-porter, dont les deux tiers réservés à des vêtements destinés à être mis tous les jours. Alors que tout le monde est prêt à se  VSD n° 1674 Du 23 au 29 septembre 2009

Stylisme : Paul Deroo. Photos : Michel Slomka/VSD 3

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WEEK-ENDTVSD

M ‘‘

arc-Olivier Fogiel n’en revient toujours pas. Il lui aura fallu vingt ans de carrière, et un livre sous forme d’entretien avec l’éditrice Muriel Beyer (Plon) pour réaliser qu’il est un cador du PAF. Depuis ses débuts comme stagiaire à RTL, jusqu’à la matinale d’Europe 1, en passant par la présentation des talk-shows en prime time sur M6, Fogiel revient dans cet ouvrage, sur son parcours et ses rencontres. Enfant précoce de la télé, il y a noué ses amitiés : 80 % de ses proches en sont issus. Il y a d’abord ceux dont il a lancé la carrière. Il cite notamment Alexia Laroche-Joubert, qui « a fait ses armes »

En fin de saison dernière, Marc-Olivier m’a confié qu’il était au bout du bout Nicolas Canteloup

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Petites confidences entre amis

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vu par... VSD N° 1674 du 23 au 29 septembre 2009


avec lui. « Il m’a embauchée comme assistante sur “Télé Dimanche” à Canal+ en 1995, se souvient l’ex-directrice de la Star Ac, et j’ai vécu une première année de martyre. C’est un patron très exigeant. Parfois, j’étais bloquée et je ne pouvais communiquer avec lui que par post-it. Il est hyper-rigoureux et mène son monde à la schlague, mais c’est avec lui que j’ai appris le métier. » Même son de cloche chez Anne-Élisabeth Lemoine, qui a travaillé dans sa boîte de production, PAF Productions, pendant dix ans avant de le rejoindre sur le plateau de « T’empêches tout le monde de dormir » sur M6. « Il y a une école Fogiel, dit-elle. Quand on démarre avec lui, il faut oublier tout ce que l’on a appris. Mais, après, on se dit qu’il a raison. » C’est la seule dont l’animateur parle avec gêne dans son livre : « Avant

de partir en vacances, un jour de juillet, alors que j’étais dans les couloirs de Canal+, je lui téléphone et l’entends me répondre avec une toute petite voix qu’elle est chez le médecin avec son fils. Je raccroche… Je la vois sortir d’un bureau ! Elle venait de signer avec Canal. » L’intéressée, un peu penaude, se défend : « C’est vrai, je ne lui ai pas dit en face que je partais pour Canal, je le regrette, mais sans cela, il m’aurait retournée comme une crêpe. On ne quitte pas Marco comme ça… » Très fidèle, il continue à côtoyer bon nombre de personnes de sa période Canal, dont Laurent Ruquier, son co-animateur sur « Un an de + » il y a onze ans. Maintes fois cité dans son

portrait

Marco est certes quelqu’un ‘‘ de droit et sans embrouilles, mais il n’a rien d’introverti ’’ Benjamin Castaldi

livre, Fogiel ne tarit pas d’éloges sur cet ami très proche qui lui organise ses anniversaires et chez qui il passe de fréquents week-ends : « Nous avons de nombreuses fêlures en commun et une même pudeur. » « Je le charrie souvent de n’avoir que des amis connus, plaisante Laurent Ruquier, mais bon, il n’est pas show-biz, sans ça il ne viendrait pas aussi souvent chez moi : c’est peut-être le seul défaut que je connaisse à Marco ! » L’animateur d’« On va s’gêner », sur Europe 1, évoque leurs points communs : « Dingues de boulot, même vision du talk-show et anciens complexés. Tous les deux, on se trouve

‘‘

Pour eux, c’est sûr, il revient à la télé en 2010

Le cercle des intimes De g. à dr. : Nicolas Canteloup, Anneélisabeth Lemoine, Benjamin Castaldi, Claire Chazal, Laurent Ruquier, Alexia LarocheJoubert, Christophe Dechavanne et Guy Carlier. Ils dressent de MarcOlivier Fogiel le portrait d’un super bosseur, exigeant (parfois dur), toujours disponible avec ses amis, drôle et loin d’être timide dans l’intimité.

Il mène son monde à la schlague, mais c’est avec lui que j’ai appris le métier Alexia Laroche-Joubert

’’

moches et, en tant qu’anciens gros, on passe notre vie à faire des régimes. » Claire Chazal, sa confidente, une autre amie du premier cercle, confirme : « Même quand il suit un régime, Marco le fait à fond ! C’est toujours un bonheur de parler avec quelqu’un de sensible et intelligent, notamment lors de nos dîners du dimanche soir chez Renaud Donnedieu de Vabres… bien qu’on doive le mettre à la porte à 22 heures ! » Depuis un an, MarcOlivier Fogiel assure la matinale d’Europe 1, d’où ses horaires décalés

Alors que l’animateur publie un livre d’entretien, À mon tour d’être sur le gril (Plon), huit intimes, des stars du PAF, le prennent au mot. Par Yves Quitté VSD N° 1674 du 23 au 29 septembre 2009

et ce « rythme inhumain », dixit Guy Carlier. Un collègue de micro dont Fogiel dit qu’il est « une rencontre importante […], à part ». « C’est vrai qu’avec Marco on a toujours eu une relation spéciale. D’une part, on ne se voit qu’à des horaires bizarres, le soir très tard quand on bossait à la télé, et maintenant à l’aube, à la radio. On a des rapports pèrefils. Mais, au boulot, c’est lui le père ! »

Comme tous les proches, Carlier a été bluffé par sa réussite à la radio. Nicolas Canteloup, qui le « chambre » tous les matins à l’antenne et que Fogiel compare à « un génie […] plus percutant que Gerra et les Guignols », se souvient de cette « star de la télé, arrivant sur la pointe des pieds. En une semaine, il a retourné toute la rédaction, se rappelle l’humoriste. C’est un gros bosseur. » Une amitié professionnelle très forte s’est créée, tant et si bien que Canteloup, à qui l’animateur avait confié en fin de saison dernière « être au bout du bout », a attendu qu’il resigne pour une seconde année avant de... l’imiter. Dans son livre, l’animateur vedette d’Europe 1 se définit comme « classique » et s’étonne presque d’avoir des amis « drôles » qui « se lâchent ». Benjamin Castaldi n’est pas tout à fait d’accord : « On part souvent en vacances de Noël ensemble et je peux vous dire qu’il sait aussi relâcher la pression ! » Même écho chez Christophe Dechavanne que Fogiel dit « pondérer » : « Marco est certes quelqu’un de droit et sans embrouilles, mais il n’a rien d’introverti. Il faut voir sur les plateaux comment il “extravertit” ses invités, amis ou pas ! » Castaldi, Dechavanne et Ruquier prédisent que, l’an prochain, c’est certain, il reviendra à la télé. « Je le vois bien directeur des programmes d’une grande chaîne », parie Ruquier. « Animateur d’un “sept à huit” à sa façon », poursuit Castaldi, épaté par la fibre journalistique de son pote. Dechavanne, lui, la joue plus perso : « Il faut que je lui propose de faire une émission autour de lui, sur ce qu’il a connu de bien et de mal. » J 

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photos :J.-b.. lemal pour VSD - p. Vila/Vsd- J.torregano pour VSd - D. R.


la griffe du chat Par Philippe Geluck

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