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ÉpOquepeople

deux superstars face aux rumeurs

BRAD, ANGELINA : LA RUPTURE ?

abaca

CHOUCHOU DE LA PRESSE PEOPLE DEPUIS CINQ ANS, LE COUPLE LE PLUS GLAMOUR D’HOLLYWOOD DÉCONFITURE. AU PROGRAMME : INFIDÉLITÉ ET DéPRESSION . Par Simon Durtal 10

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n vous le répète : ils ne se séparent pas. Le porte-parole du couple dément toute brouille, leurs amis affirment que tout va bien, des « sources proches » voient la vie en rose. Une telle offensive médiatique laisse supposer l’exact contraire. De fait, les avocats ont été consultés, les problèmes financiers sans doute évoqués, les détails de la fin de la vie commune probablement réglés. Mais, comme au cinéma, tout le monde souhaite une fin heureuse. Brad Pitt et Angelina Jolie, le couple le plus glamour de la planète, a fait rêver les spectateurs de Bamako, les ménagères de Tbilissi et les écolières de Neuilly : pourvu que ça dure !

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Angelina, tu as vraiment besoin de retourner chez ton psychiatre !

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Brad Pitt Y A COMME UN HIC ! Après quatre heures de dispute, Brad et Angelina quittent le restaurant Alto, à New York, où ils auraient bu… cinq bouteilles de vin !

SERAIT EN PLEINE

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d’une jalousie excessive Rappel des faits. Il y a cinq ans, Brad Pitt, en plein divorce avec Jennifer Aniston, tourne Mr. & Mrs. Smith, une petite comédie qui l’oppose à Angelina Jolie, star aux lèvres pulpeuses qui a un passé un peu trouble. Angelina est la fille de Jon Voight, un acteur qui eut son heure de gloire en 1969 avec Macadam Cowboy, et qui fut un père absent. Brad est le fils du patron d’une entreprise de transport dans le Missouri, et il a connu des débuts difficiles. Sur le plateau, c’est le coup de foudre. Elle a naguère fréquenté des rockeurs, collectionné les tatouages et les couteaux ; il est l’Américain blond dont rêvent toutes les femmes du monde. C’est le tandem idéal. La presse les adore, les paparazzis sont à la fête, les producteurs se frottent les mains. Pendant cinq ans, le couple, surnommé « Brangelina », est sur tous les fronts : pas une cause humanitaire où ils ne s’impliquent, pas une réception où ils ne concentrent tous les regards. C’est l’amour fou, éternel. Mais l’éternité, à Hollywood, dure cinq minutes. Brad et Angelina refusent de se marier – tant que les homosexuels américains n’en auront pas le droit. Puis ils créent une grande famille : trois enfants adoptés et trois enfants biologiques. Mais, derrière le conte de fées, se profile une autre image : Angelina est, dit-on, instable. De son premier mariage avec Jonny Lee Miller, un acteur punk un tantinet déjanté, elle aurait gardé l’habitude de prendre des pilules et aurait été soignée par un psy. Brad, lui, recherche la quiétude et évoque la possibilité d’abandon-

ner le cinéma pour se livrer à l’architecture. Angelina est changeante, Brad a les pieds sur terre. Elle déclare que « la fidélité n’est pas nécessaire », il pense le contraire. Dans un second temps, des fêlures apparaissent. Ainsi, la demande d’adoption d’un septième enfant, récente, ne porte que le nom d’Angelina Jolie. Étrange. Puis, au début du mois, au restaurant Alto, à New York, le couple se livre à une véritable scène de ménage. Brad crie : « Tu as besoin de retourner chez le psychiatre ! » Elle jette ses couverts par terre. Que se passe-t-il ? En fait, le décès de la mère d’Angelina, trois ans plus tôt, a précipité l’actrice dans la dépression : elle parle à sa bonne en l’appelant « maman ». L’absence du couple aux Golden Globes, où Brad Pitt était nominé pour Inglourious Basterds, a été très remarquée. Et, lors du téléthon pour Haïti, Brad Pitt est venu seul. Angelina a confié à un magazine allemand qu’il lui arrive d’être tellement jalouse qu’elle « déchire la chemise de Brad ». Plus grave : alors qu’elle prépare le tournage du film Salt, dans lequel elle doit jouer le rôle d’un agent de la CIA, Angelina Jolie travaille avec un « dialogue coach » qui l’aide à apprendre des rudiments de russe. Celui-ci la rejoint dans sa chambre du Waldorf Astoria. Une femme de ménage indiscrète affirme que la séance ne comprend pas que des cours de langue : bouteilles de vodka et sex toys, affirme-t-elle, couvrent le lit. Affabulation d’une employée en mal de célébrité ?

des retrouvailles avec Jennifer aniston ? Brad Pitt, lui, se plonge dans le travail : il termine L’Odyssée, prépare cinq autres films et bûche sur… vingt scénarios ! Un programme chargé, qui lui laisse peu de temps pour se rendre chez les avocats. Le scénario de la séparation aurait cependant été affiné il y a quinze jours, et les documents dûment signés : estimée à 366 millions de dollars (258 Me), la fortune du couple serait divisée équitablement en deux ; la garde des enfants attribuée à la mère, avec droit de visite permanent pour le père. À 46 ans, Brad Pitt serait donc en passe de redevenir le célibataire le plus convoité de la planète, et Angelina, 34 ans, la maman divorcée la plus sexy des magazines. Aux dernières nouvelles, l’acteur aurait été aperçu avec son ex-épouse, Jennifer Aniston. À Hollywood, la réalité ressemble à une série télé. J 11


ÉpOquetémoignagE une expérience artistique

‘‘j’ai vécu un mois sous

Dans le livre Un voile, Bérengère Lefranc raconte sa vie au quotidien, dans les lieux publics,

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VSD. Quand avez-vous eu le sentiment d’être allée trop loin ? B. L. Tout le temps. Et particulièrement

lors de la Fête de la musique. La foule se lors qu’une mission contrôlait de moins en moins, me mond’information parlementaire devait ren- trait du doigt. On se moquait ouvertedre, ce 26 janvier, ses conclusions sur ment, on montrait l’espèce de monstre. l’opportunité de voter une loi interdi- Je me trouvais le long du canal Saintsant le port du voile intégral dans l’es- Martin. Et j’ai eu très peur qu’on me pace public, Bérengère Lefranc raconte, balance à la flotte. dans un livre*, son expérience d’un mois VSD. Pensez-vous avoir ressenti ce passé sous un voile intégral. D’emblée, que ressent une femme qui porte la elle avoue « une démarche égoïste et ar- burqa ou le niqab ? tistique » et dit avoir seulement voulu B. L. Je me suis sentie très proche de ces « éprouver et non prouver ». De cette femmes qui portent le voile intégral. Il entreprise « douloureuse », elle dit être leur faut une sacrée force et de sacrées sortie « plus humble et plus tolérante ». convictions. L’âme souffre parce que, Dounia Bouzar, spécialiste de l’islam, tout à coup, on n’est rien ni personne, voit, dans les résultats de « cette expé- on est rejeté. Physiquement, on prend rience d’enfermement physique sans au minimum 5 °C sous le vêtement, on enfermement psychique, une preuve y étouffe. On ne sent pas le temps qu’il supplémentaire que le voile fait office de fait, ni le soleil ni le vent. Seulement la pluie lorsqu’elle se plaque à frontière infranchissable isolant les personnes, une rupvotre vêtement et qu’elle vous bat les jambes. Avec ture violente, même sans On me l’endoctrinement qui l’accertains éclairages, notampointait compagne habituellement ». ment dans les supermarchés, on ne voit pas à plus de VSD. On a le sentiment que du doigt. 10 centimètres. On a peur de la véritable raison de votre [...] renverser quelque chose, et expérience vous échappe. On d’autant moins envie de Bérengère Lefranc. C’est vrai, montrait cela n’a pas été clair tout de commettre l’erreur qu’on est suite. Mais je n’ai, en aucun l’espèce de surveillé. monstre cas, voulu provoquer. En VSD. Y a-t-il des avantages ? B. L. On a une certaine liberté tant qu’artiste, j’ai voulu Bérengère Lefranc là-dessous. On peut par créer des tableaux vivants. Par ailleurs, j’avais envie de exemple oublier de se laver tester mon image, de l’annuler et de les cheveux, tirer la langue... voir ce qu’il restait de mon rapport aux VSD. Que pensez-vous du projet de autres, sans les expressions du visage, le loi visant à interdire le port du voile ? sourire, les yeux, le corps. Constater ce B. L. Je pense qu’une loi serait extrêmequ’il me restait sans ce besoin de séduc- ment malvenue. Ces femmes ne sont ni tion, tester si j’avais besoin du regard de des terroristes en puissance ni même des l’autre pour exister. intégristes. Elles ont toutes une raison VSD. Alors ? personnelle de porter cela. Et des raisons parfois bien plus éloignées de la religion B. L. Ce fut très douloureux d’être réduite à un symbole, parce qu’on a besoin des qu’on ne le croit. Certaines se protègent. autres, besoin de leur sourire. Je me suis Et vivraient l’interdiction du voile retrouvée dans une immense solitude. Si comme un véritable viol. J c’était à refaire, je ne le ferais pas. (*) Un voile, éd. Michalon. 160 p., 17 e.

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un voile intégral’’ et le regard des autres. entre peur, solitude et incompréhension.

Extraits

Première sortie dans la rue

« Hubert [compagnon de Bérengère Lefranc, NDLR] regarde ailleurs lorsqu’il me parle, perturbé de ne pas voir mon visage. Nous ne sommes pas tranquilles. Nous marchons, j’essaie de fumer une cigarette. Je n’y arrive pas. Je ne veux porter préjudice à personne. Nous osons parfois nous donner la main, mais jamais très longtemps. Je me sens malgré tout en burqa […]. Le reste du monde me dévisage, comme si je ne voyais rien. Sans aucun respect, comme à la foire aux monstres. Je suis outrée que l’on me prête si peu de conscience. »

tableaux vivants Vêtue de son voile, l’artiste-plasticienne a demandé aux passants de la photographier. Ici, sur la place de la République, à Paris..

Par Stéphanie Milaud

photo […]. Je ne veux pas que l’on voie mes bras. Je tends ma Carte bleue, la caissière me sourit, je tape mal le code, je recommence, je sors comme une voleuse. Écarlate. Je suis une menteuse. »

À la brocante

« J’ai les pires difficultés à voir les objets posés au sol, impossible de sentir, inutile de toucher. Je suis dans ma bulle, je ne profite de rien, mais j’espionne. J’entends : “J’espère que c’est un gag !” sur mon passage, une maman qui ne me quitte pas des yeux dit très fort à son fils de ne pas avoir peur, alors qu’elle-même n’est pas rassurée. La plus craintive de tous, je crois bien que Les courses au supermarché c’est moi, mais vous devez l’ignorer. Je « Première sortie toute seule, au super- marche derrière une naine habillée en marché en bas de chez moi. Grosse pani- rouge sur un trottoir étroit, j’imagine le tableau coloré qui s’offre aux que ! Je descends la rue plus regards. Quelque chose de grande que jamais, étirant ma bizarre, de très bizarre. La colonne et ma nuque. Je revraie diversité. » garde droit devant moi. Un Une enfant fait “houououou !” maman dit comme un fantôme. Je ris. Dans une galerie de à son fils Cela se gâte lorsque je mets de ne pas peinture une très longue minute à « Au bar de la galerie, le ouvrir un sac en plastique avoir peur, type refuse de me servir un alors pour les poireaux, à cause des verre de vin blanc. “Les femqu’ellegants. Je ne vois pas à plus de mes en burqa, ça ne boit pas.” 10 centimètres à travers mon même n’est De quel droit ose-t-il me dire voile. J’ai peur de casser quelce que j’ai à faire ? Plus intépas que chose, je dois être irréprogriste que les intégristes. Je lui rassurée apprends que ce n’est même chable. Je n’ose pas m’appropas une burqa, il est encore cher du vin de cuisine. Tout Bérengère Lefranc plus radical : “Les femmes s’embrouille dans ma tête. Je peuvent la porter si elles n’ont demande au grand vigile noir qu’il m’ouvre une vitrine fermée à clé pas le choix, et là, c’est respectable. Mais pour y prendre du savon. Il me fait répé- si c’est pour d’autres raisons, vous vous moquez vraiment d’elles.” Tout est bien ter. Puis me demande, sans m’ouvrir : rangé à sa petite place, les femmes doi– Pourquoi vous faites ça ? – Quoi, ça ? vent être soumises au diktat des mâles. Je – Vous cacher comme ça ? suis scandalisée. Et je ne suis pas la seule. – Personne ne m’y oblige. Je ne mâche pas mes mots. C’est la preJe lui explique que je ne suis pas musul- mière fois que je suis confrontée à ce dismane, et je me justifie. “Je préfère voir le cours, du vrai pur macho qui prend des visage des femmes !” Il se détend lors- airs intelligents. Certains essaient de lui qu’il apprend que, dans un mois, c’est faire entendre la notion de liberté, mais terminé. Il refuse de me prendre en rien n’y fait. » J

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bérengère lefranc

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ÉpOqueenquête

Le couturier a perdu la main. sa maison est en redressement judiciaire. Qui pourra lui 30

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ÉPOPÉE FOISONNANTE Dans son studio de la rue du Faubourg-SaintHonoré, à Paris, Christian Lacroix (ici en 2004) a toujours su renouveler ses sources d’inspiration : sa Camargue natale, la tauromachie, le rouge (ci-contre, en 2008), puis le noir ou le blanc. Une délicate alchimie entre flamboyance et sobriété.

christian lacroix grandeur et decadence

assurer sa survie ? Par Nathalie Gillot et Sébastien Le Délézir. Photos : Jacques Torregano/Fedephoto VSD n° 1692 Du 27 janvier au 2 février 2010

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Tout en imagesreportage

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DOUG PERRINE

la recherche de loutres de mer dans les eaux de Basse-Californie, près des côtes mexicaines, quatre amis, biologistes océanographes, font une rencontre de poids. Après quelques coups de palmes, Doug, Brandon, Randy et Morse rencontrent d’immenses bancs de sardines et de maquereaux. Mais, à moins de 10 mètres de fond, ils se retrouvent face à une baleine en plein festin. Les plongeurs manquent d’être engloutis par le mammifère de 16 mètres de long.

« un regard humain » « Malgré son volume hors normes, la puissance de ses mouvements, ce géant fait preuve d’une précision et d’une délicatesse inouïes. Il encercle le banc avant d’ouvrir sa gueule. Rares sont les proies qui échappent à sa trajectoire », explique Doug. Grâce à ses fanons, la baleine retient le zooplancton, le phytoplancton et les petits crustacés qui composent le « krill », tout en rejetant l’eau. « Face à ce monstre, poursuit Doug, nous avions l’impression de partager un moment intime. Ses attitudes, son regard avaient quelque chose d’humain. Même à quelques centimètres de lui, nous ne nous sommes jamais sentis menacés. » J L. D.

Plongée dans les eaux du Mexique, avec des biologistes océanographes

à table  ! avec

Le rorqual de Bryde peut absorber jusqu’à 1,8 tonne de nourriture par jour 40

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la charge de la baleine Le mammifère nage à bonne vitesse avant d’engloutir des centaines de mètres cubes d’eau. Chaque « bouchée » peut lui apporter près de 10 kilogrammes de nourriture. Ce rorqual consacre trois heures par jour à satisfaire ses besoins énergétiques. Un lion de mer se tient à bonne distance.

l’ogre du pacifique

pour apaiser sa faim. Un festin qu’ont réussi à observer des passionnés. Un exploit. VSD N° 1692 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2010

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WEEK-END

culture / télé / sorties / tendances / à table... le guide loisirs spécial angoulême 2010

LA FRANCE DE 2010 CROQUÉE en bd planches inédites

Guide de survie anticrise CONSO

TOUTES noS ADRESSES POUR ÊTRE UN ÉCOLO ÉCONOME P. 58

À TABLE

LE HAMBURGER : CHIC ET ABORDABLE P. 62

MOTEUR

ROULEZ RADIN ! P. 64

VOYAGE

partez sans vous ruiner P. 68

techno

avec l’i-phone, vivez sous « appli » P. 72


WEEK-ENDmusique

VIP AUX

michel slomka/VSD

À L’INSTAR D’EMMA DE CAUNES, DE NOMBREUX PEOPLE SE TRANSFORMENT EN DJ POUR DES SOIRÉES DE gala. TENDANCE ÉPHÉMÈRE OU PHÉNOMÈNE DURABLE ? Par Nora Sahli

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Valseuses ! « Je me suis vite rendu compte que mes meilleures soirées étaient celles passées derrière les platines, assure Emma de Caunes. Gladys Gambie chante, danse, chorégraphie et mixe. Nous nous sommes associées et avons créé notre société, Les Valseuses. »

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WEEK-ENDMOTEUR

NISSaN GT-R 70 000

€ DE MOINS QU’une PORSCHE 911 TURBO

photos : d. r.

Compte tenu de ses performances ­extraordinaires, cette japonaise est un vrai cadeau. D’ailleurs, malgré la crise, la répression routière et un malus écologique de 2 600 €, Nissan n’arrive pas à répondre à la demande !

roulez radin, c’est

Ces six voitures sont aussi efficaces, mais deux à dix fois moins chères que certaines de 64

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skoda superb 15 000€

DE MOINS QU’unE

citroën C6

Royale dans ses prestations (habitabilité, équipement, confort), la Superb est très bon marché à l’achat et à l’usage, avec une consommation ­limitée à 6 l/100 km. Un carrosse au prix d’une citrouille !

E La Nissan GT-R offre le meilleur rapport prix-performances de toute l’histoire de l’automobile

branché !

leurs concurrentes plus prestigieuses. Par Jean-Luc Moreau VSD N° 1692 DU 27 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2010

pater ses voisins ne nécessite pas forcément de dépenser des fortunes. Parmi les modèles les plus récents, VSD a déniché les vraies bonnes affaires. Les unes en « jettent » bien plus que ne le laissent supposer leurs tarifs serrés, d’autres ressemblent à des stars, mais en plus abordable, d’autres encore ­offrent un rapport prix-prestations ­absolument imbattable. Et il y en a pour tous les goûts, et, pour tous les budgets. Nissan GT-R. La supercar ­discount. 82 550 € ertes, son prix est élevé. Mais les performances extraordinaires de cette japonaise débridée lui permettent d’éclipser une Porsche 911 turbo, deux fois plus chère ! Avec son V6 biturbo de 485 ch, elle dévore le 0 à 100 km/h en 3,5 s et accroche les 310 km/h. Des chiffres qui ne traduisent pas sa phé­noménale efficacité ni sa facilité de conduite. Ce monstre est bestial et ­docile à la fois. Comme avec une voiture de course, sur la GTR, tout se paramètre : la vitesse de passage des ­rapports, la ­répartition du couple sur la transmission intégrale, les suspensions, l’ESP, etc. On peut donc en tirer la ­quintessence quelle que soit la route. D’ailleurs, dans les virages, elle est capable de tenir tête à une certaine Bugatti Veyron, l’ultime supercar de 1 001 ch., vendue 1 435 200 euros ! 

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WEEK-ENDVOYAGES

slow tourisme

Dérivée du « slow food », cette nouvelle tendance prêche pour un tourisme et invite à prendre son temps, histoire de doper sa bonne conscience et son

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ini, les vacances en mode zapping. De nouvelles valeurs semblent séduire les voyageurs. Il suffit d’observer la multiplication et le succès des hôtels dits écologiques ou du tourisme solidaire pour comprendre que l’époque a changé. Le touriste ne veut plus consommer son voyage mais le vivre, en prenant son temps, en respectant les modes de vie et l’environnement. Un nouveau besoin d’authenticité, renforcé par la crise. La bonne nouvelle, c’est que le touriste a désormais l’embarras du choix, les voyagistes s’étant très vite mis au diapason. Pour prendre son temps, il s’agit d’abord de privilégier les moyens de locomotion à faible émission de CO2. Dans le désert, on oublie les raids en 4 x 4, et l’on opte pour un trekking à pied ou à dos de chameau. Et puisqu’il n’est jamais trop tôt pour se sensibiliser à l’écologie, Atalante, spécialiste du voyage d’aventure, conjugue dans le Grand Sud tunisien caravane et bivouac 68

en famille. On réapprend à écouter le silence, et l’équipe de chameliers initie aux réflexes écologiques (à partir de 790 e/pers., 7 jours tout compris, 01.55.42.81.00). Voyage à thème (VAT) a choisi le cheval pour appréhender le désert marocain et rencontrer les Berbères. Entre Marrakech et Tahanaoute, les chevauchées sont ponctuées de nuits sous la tente ou chez l’habitant (à partir de 1 210 e, les 8 jours, au départ de Paris, 01.44.26.07.37).

Descendre Le fleuve Sénégal en pirogue Sur l’eau aussi, il est possible de prendre son temps en préférant les embarcations traditionnelles plutôt qu’un bateau de croisière. Fleuves du monde invite à la découverte d’une nouvelle voie de navigation, le Sénégal, à bord d’une pirogue confortablement aménagée, en direction des dunes de Lompoul, sur les traces des Thioubalos (à partir de 1 860 e, les 8 jours depuis la France,

petits princes du désert Apprivoiser l’immensité, comprendre l’écosystème, aller à la rencontre des peuples du Grand Sud tunisien, font partie de l’enseignement transmis aux enfants par les guides chameliers. verte maurice L’île se pique d’écologie et le Lodge Lakaz Chamarel est en passe de devenir un nouveau modèle pour les hôteliers désireux de s’y implanter.

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cap vers le pôle nord En Norvège, l’express côtier est parfois le seul moyen d’accéder aux villages du nord. À son bord, on longe l’un des plus beaux paysages au monde : les côtes de la Laponie jusqu’au fameux rocher du cap Nord. vertige mexicain Conquérir la sierra mexicaine à bord d’un train d’un autre siècle, avec la traversée du canyon del Cobre : succession de ponts, tunnels et courbes. Sensations garanties !

01.44.32.12.85). Si vous rêvez de visiter l’Égypte autrement, Lazulinil vous embarque dans un authentique dahabieh (un voilier), doté de cinq cabines luxueuses, avec balcon sur le Nil (à partir de 1 850 e/pers., la semaine, en pension complète et vols compris, lazulinil.com). Sous d’autres latitudes, le voyagiste Hurtigruten invite à une croisière en Arctique à bord d’un express côtier qui, comme son nom ne l’indique pas, se déplace suffisamment doucement pour permettre d’admirer un phénomène unique, les aurores boréales (à partir de 1 350 e, la semaine, 01.58.30.86.86). L’autre belle manière de voir du pays est de prendre le train. InterRail propose ainsi un pass, valable six mois, pour voyager dans toute l’Europe et aussi en Turquie et en Russie (à partir de 185 e sur interrail.net). Voyageurs du monde, auteur d’une brochure intitulée Voyager autrement, pousse « un coup de sifflet dans la sierra Madre », région mexicaine aride et montagneuse, accessible uniquement par voie ferrée. Une balade sur plus de 600 kilomètres ponctuée d’étapes à cheval et à pied, jusqu’à des sites irréels (à partir de 1 700 e/pers., tout compris, au départ de Paris, 0892.235.656).

photos : atalante - D. R.

responsable, plaisir. Par Delphine Sampic-Berger

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une cabane en bois dans les pyrénées Du côté des hôtels, des efforts considérables ont été mis en œuvre pour être en plus grande adéquation avec la nature. Désormais, on bâtit bio et beau ou l’on réhabilite douillettement l’habitat traditionnel. Perché à 1 800 mètres dans les Alpes suisses, Le Plein ciel est une ancienne arrivée de télécabine recyclée en un nid d’aigle largement ouvert sur la montagne (à partir de 575 e/pers. la semaine en demi-pension, 00.41.24.479.28.38). À Font-Romeu, la plus ensoleillée des stations pyrénéennes, Huttopia, le  69


WEEK-ENDTVSD

débuts à 19 ans Natif de Marseille, JeanPierre Foucault démarre, en 1966, sa carrière ­d’animateur sur RMC.

Jean-Pierre Foucault

“mes plus belles rencontres”

en quarante-quatre ans de carrière, il a côtoyé les plus  grandes stars. Séquence nostalgie avant le retour de « La ferme célébrités », sur TF1. Par Delphine Germain

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Focus

edettes françaises, stars internationales… Jamais le jeune Marseillais n’aurait imaginé croiser de telles personnalités lorsqu’il fit ses débuts d’animateur de radio en 1966, sur RMC. Grâce à « Sacrée ­Soirée » sur TF1 (de 1987 à 1994), Jean-Pierre Foucault devient même leur confident. « Plus d’un millier d’artistes sont venus s’asseoir sur le ­divan rouge de l’émission. Des moments inoubliables », glisset-il. Et très loin de « La Ferme ­Célébrités » en Afrique du Sud, que Benjamin ­Castaldi et lui ­coprésenteront sur TF1 à partir du 29 janvier (à 20 h 45)*. ­L’affable animateur va devoir prendre langue avec des demimondains perdus dans la brousse. Une nouvelle aventure qu’il ­assume et revendique, lui qui aime à ­répéter que son meilleur ­souvenir « reste celui que j’aurai ­demain ». Malgré tout, c’est avec une pointe de ­mélancolie qu’il feuillette, avec nous, l’album de ses plus belles rencontres.

ÉMOTION jean-paul II « Je n’ai plus la mémoire des dates, mais c’était le début des années 2000. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président de la région Paca, a eu l’idée de réunir dans un ensemble, ­appelé L’Orchestre des jeunes de la ­Méditerranée et de Paca, tous les premiers prix de conservatoire du bassin méditerranéen. Il a ensuite sollicité Sa Sainteté le pape, afin de lui présenter cet orchestre œcuménique. Ce dernier a accepté. Jean-Claude, qui est un ami, m’a invité avec ma femme à assister à l’exceptionnel concert privé

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Après son ­passage, McCartney est resté jusqu’au bout, bavardant avec Gréco

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Sacré moment  « Grâce à mon ami Jean-Claude Gaudin, j’ai eu la chance de rencontrer Jean-Paul II. » icône « J’ai été impressionné par la beauté et la simplicité de Romy Schneider. » Feeling Au studio des Buttes-Chaumont, où « Sacré Soirée » était enregistrée, le courant est ­visiblement passé avec McCartney.

qui s’est tenu pour l’occasion à Castelgandolfo, la résidence d’été du Pape, à 5 kilomètres de Rome. Nous n’étions qu’une dizaine de privilégiés. Ce fut un moment unique dans ma vie ! À la fin du concert, un chapelet a été remis à chaque invité, et nous avons été reconduits à Rome dans des voitures officielles du Vatican. »

glamour romy schneider « Dans les années soixante-dix, j’ai ­réalisé une série estivale pour RMC, Les Princesses de l’été. J’ai interviewé Brigitte Bardot, Michèle Mercier, ­Annie Girardot et donc Romy ­Schneider. L’entretien a eu lieu dans sa ­loge-­caravane, sur la fameuse via ­Appia, à Rome, où elle tournait un film. Lorsque je suis arrivé, elle m’a dit : “Je vous prie de m’excuser, il faut que je me change d’abord…” Je me suis retrouvé avec mon micro et mon magnéto pendant qu’elle se déshabillait derrière un paravent. Étranges ­impressions. Puis, elle est apparue simplement vêtue d’un peignoir. L’interview a duré assez longtemps… pour mon plus grand plaisir. »

photos : collection personnelle

V

idole paul mccartney « Paul est venu à Paris avec son épouse, Linda, pour un numéro de “Sacré ­Soirée”, en 1989. Ses agents n’ont pas cessé de me dire qu’il était pressé et qu’il quitterait l’émission aussitôt après son passage… La réalité fut tout autre. Lors des répétitions, il a d’abord fait le bonheur des techniciens du studio, car il ne jouait que pour eux. Après son passage, il est resté jusqu’au bout. 

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la griffe du chat Par Philippe Geluck

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VSD 1692 du 17 janvier au 2 février 2010