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V.O.S.T magazine

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2

Janv-FĂŠv 2012 Mode & Culture

Š


V.O.S.T

©

magazine

numéro 2 Janv-Fév 2012

direction artistique Alexis Robardet

alexis.robardet@gmail.com

Lara Abdessalem lara.abdessalem@yahoo.fr

Rédacteur en chef Alexis Robardet

RédacteurS

Sarah Barbier, Manon Feldmann, Iliès Hagoug, Solène Morillas, Margaux Palvini, Leslie Poisson, Alexis Robardet.

Illustration

Ambre Clavel

Maquette

Lara Abdessalem

Contact

vostmagazine@gmail.com

V.O.S.T Magazine / Marseille - Lyon - Paris 2 - V.O.S.T magazine #2


Parismode Berenice a bb o t t l y o n c u l t u r e café-théâtre beauté

barbie

mods

cinéma musique marseille CubenxPiscinE

m i x t a p e v. o . s . t littérature interview pierre bergé l’occitaNE

exterieur/ n u i t d i s ne y Earlywinter

amy winehouse

V.O.S.T magazine #2 - 3


4 - V.O.S.T magazine #2


EDITO

L’air du temps

Le sapin clignote patiemment dans le salon. Au dehors pas un bruit. Le vent siffle, solitaire. Tout est calme. La maison dort. Les fêtes de Noël sont passées depuis quelques jours. L’année s’est terminée et avec elle, son lot de colère, de tristesse, d’anxiété. Tout semblait apaisé. La ville se taisait. La nouvelle année a commencée. Les quelques jours de transition ont semblé hors du temps. Ils étaient le lien tangible entre passé et futur. Le fil fragile sur lequel danse le temps. Au creux de cette nuit, il apparaissait, plus clair que jamais. Le signe évident que tout se répète. Il s’agissait de prendre de bonnes résolutions. De bonnes résolutions… Arrêter de fumer, dire merci, profiter. De bonnes résolutions qui n’ont pas tenu. Puisque dès le lendemain, quand tout a recommencé, quand les heures ont repris leur course folle et que nous leur avons couru après, elles étaient oubliées. Comme un rêve. Elles ont maintenant la consistance de ce moment fou où la froid a gelé les minutes. Cotonneuses, comme un rêve. Et lorsque est venu le moment d’allumer la première cigarette de l’année, on s’est souvenu de cette nuit. On a ri en se disant que ça pouvait attendre demain. Oubliées les bonnes résolutions. Elles tiennent parfois une semaine, ou deux pour les plus constants, mais finissent toujours pas s’évaporer. Et pourtant chaque année nous en reprenons. Pour le plaisir de se dire que l’on peut changer les choses. Avec l’espoir étrange que nous ne soyons pas que de simples coquilles vides emmenées au large par l’écume des jours. « 2012 » brille tendrement sur le petit agenda noir.

Manon Feldmann

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culture Par Margaux Palvini

Barbie, la mode à travers les âges.

Barbie Versace, 2004

Barbie Elizabeth Taylor, 1999

La Première Barbie, 1959

Elle est à la fois le petit modèle des grands couturiers et la meilleure amie de nos têtes blondes. On la déteste pour ses mensurations exagérées, sa chevelure lustrée et sa manucure parfaite et on l’adore… pour les mêmes raisons. Si Barbie a été témoin de toutes nos histoires de petite fille et de nos passions « sulfureuses » d’ado incomprise, elle a aussi été la spectatrice et l’actrice de plus de 50 années de mode. Rétrospective sur la garde robe de la poupée la plus vendue au monde.

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Barbie Hope Diamond, Fev. 2012

Contrairement à ce que l’on croit habituellement, Barbara Millicent Roberts, plus connue sous le nom de Barbie, n’est pas la première poupée à silhouette adulte et à trousseau. Celle qui a tout appris à Barbie s’appelle Lilli ou Bild Lili. Cette jeune femme est d’abord la mascotte d’un tabloïd allemand «  Bild Zeiung  » où elle est l’héroïne d’une bande dessinée. Face au succès retentissant de ce personnage, le journal avec l’aide de la société Hausser Co lance la première poupée mannequin le 12 août 1955 : Bild Lili. C’est la première poupée mise en vente en plastique dur, articulée, maquillée et habillée comme une femme. Au début de la commercialisation de «  Lilli  », elle n’était pourtant pas destinée à être vendue comme une poupée en tant que telle ou même comme un jouet, mais davantage comme un produit dérivée … pour adultes. On pouvait se la procurer dans des bars ou encore dans des tabacs et faisait souvent l’objet de plaisanteries. En effet, le personnage de Lilli n’avait rien d’enfantin. L’héroïne de la BD

était impertinente, ambitieuse et n’avait aucun complexe à parler de sexe. Ainsi la poupée Lilli était maquillée, mutine, le regard en biais et des habits élégants correspondant à son job de secrétaire, seyant ses formes pulpeuses. C’est en 1956 que Ruth Handler, l’épouse d’Elliot Handler (celui qui sera le fondateur de la marque Mattel) en voyage en Suisse avec sa famille, découvre par hasard cette poupée. Si elle est immédiatement séduite par Bild Lilli, sa fille Barbara, l’est encore plus. Handler achète plusieurs modèles de ces poupées pour les ramener aux Etats-Unis et finira par racheter les droits de Lilli afin de pouvoir concevoir et commercialiser Barbie. La toute première Barbie sort en 1959, et ressemble beaucoup à Lilli. Longiligne, blonde ou brune, chaussures moulées aux pieds, le regard noirci par le maquillage et un maillot de bain rayé noir et blanc. Barbie est très féminine à l’image d’une femme fatale.

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Barbie Accessoires

Barbie Open Road

Dans le courant des années 60, Barbie toujours à la pointe de la mode, change de coiffure pour arborer la coupe «  bubble cut  » directement inspirée de la première Dame de l’époque, Jackie Kennedy. En femme moderne, Barbie travaille et voit devant elle trois nouvelles opportunités de carrières  : infirmière, danseuse de ballet et hôtesse de l’air. Ce qu’elle fait toujours avec élégance et des vêtements appropriés, taillés et près du corps correspondant à la norme des sixties. Aucun détail n’est laissé au hasard. Barbie possède tous les accessoires qu’il faut avoir pour être à la mode, du chapeau de paille au ruban en satin, jusqu’aux boutons en « or » ajustés, et aux gants assortis aux chaussures. Même lorsque Barbie, autonome, décide de faire un tour en voiture, elle le fait avec classe. Manteau doublé spécialement conçu pour l’occasion, lunettes rouges assorties au foulard noué autour du cou, Barbie ressemble plus que jamais aux icônes de cinéma de l’époque.

Barbie Sheath Sensation

Barbie Marilyn, 2002 8 - V.O.S.T magazine #2


Loin de vouloir s’arrêter en si beau chemin, l’entité Barbie prend un nouvel essor lorsque pour son 30ème anniversaire en 1989, les plus grands créateurs commenceront à se bousculer pour concevoir la garde robe de cette poupée à réputation planétaire. Ainsi une cinquantaine de créateurs de mode ont dessiné les tenues de Barbie à ce jour, en passant par Versace, Dior et Yves St Laurent. Mattel honore aussi les plus grandes icônes en leur consacrant leur propre poupée, ainsi la Barbie Marylin Monroe, la Barbie Grace Kelly et Elisabeth Taylor ou encore Barbie Madonna verront le jour. Barbie est censée représenter un mannequin vedette à la pointe de la mode. Elle a donc été le parfait modèle et la parfaite représentation de l’évolution des modes ainsi que des courants sociologiques. Mais aussi de la femme et de la vision de la femme en général. C’est pourquoi, la Barbie que l’on retrouve actuellement en magasin exerce quasiment tous les métiers, jockey, vétérinaire mais aussi fashion styliste qui court les boites de nuit « branchées ». On constatera cependant que la Barbie de nos jours est plus une « adolescente » que la femme fatale d’antan. Bien qu’elle garde une taille et des mensurations qui font gronder les féministes, Barbie n’a plus ni l’élégance ni la classe qui lui étaient propres, mises à part certaines Barbies collectors. Erreur de parcours  ? Ou décadence de la mode ? Ce qui est sûr, c’est que la volonté de Mattel est de refléter une époque… A bon entendeur !

Bild Lilli

Barbie Fashion Styliste

Bild Lilli, 1955

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culture Par Alexis Robardet

Multiple Exposure of a Swinging Ball, 1958

Portrait de Berenice Abbott par Man Ray, 1925

Gunsmith and Police Department, New York 1937

Behavior of waves, 1960

Manhattan Bridge Looking Up, 1936

Berenice Abbott au musĂŠe du Jeu de Paume Ă  Paris, du 21 Fevrier au 29 Avril 2012 www.jeudepaume.org 10 - V.O.S.T magazine #2


Berenice Abbott,

la photographe qui possède l’Instant Peut-être que vous ne connaissez pas encore son nom, pourtant vous avez déjà tous vu une des ses photos. Berenice Abbott c’est la photographe américaine de l’Instant et aussi de l’évolution de New-York des années 30. Un travail en deux temps, d’une artiste entièrement brillante. Proche de Man Ray, Berenice Abbott débute la photographie à Paris, d’abord en assistant l’artiste, puis en posant pour Eugène Atget. En revenant à New York à la fin des années 20, elle reste bouche bée devant le changement qu’a connu la ville. Son oeuvre Changing New York démontre alors ce changement avec réalisme. La ville est mise en perspective, prise de tous côtés, de jour comme de nuit. Berenice travaille de façon instinctive le cadrage, les différences de plan et les contrastes pour mettre la ville en valeur, tout en jouant sur l’architecture new-yorkaise. Aucun coin de rue, buildings ou ponts n’échappent à la photographe qui veut traduire la vie dans la Grosse Pomme mais aussi l’atmosphère de la Grande Dépression qui touche les Etats Unis de l’époque. Berenice Abbott traduit l’évolution d’une ville en plein boom, ce qu’elle appela «  Le phénomène

le plus authentique du XXe

siècle », dans ses nombreux

clichés qui mêlent à la fois informations et art. Ce travail sur NewYork n’est pas le seul à faire ce mélange sensible et artistique propre à l’artiste, puisque dans les années 50 la photographe s’intéresse à la science et travaille avec le Massachusetts Institute of Technology sur des clichés abstraits à propos du mouvement et de la réflexion. Un travail autant scientifique qu’artistique sur la lumière et la mécanique qui fait des photos de Berenice Abbott des oeuvres expérimentales sur le fonctionnement du réel. La célèbre photographe continue toujours d’informer sur une époque révolue, tout en finesse et en beauté. Normal que le musée du Jeu de Paume fasse une rétrospective de ce grand travail, pour le plaisir de nos yeux qui se trouveront devant 140 images de cette grande artiste, disparue il y a maintenant 20 ans.

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Interview Par Margaux Palvini

MODS Bless you Vous les connaissez tous, et peut-être même que vous vous identifiez à eux, sans jamais avoir réussi à mettre un nom sur ces précurseurs. François Thomazeau, journaliste mais aussi écrivain, lève le voile et décrypte pour le grand public la culture « mods » dans son dernier livre « Mods, la révolte par l’élégance ».

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V.O.S.T : Qui sont les mods ? D’où vient ce mouvement ? François Thomazeau : C’est un mouvement de jeunes apparu juste après la deuxième guerre mondiale. Ces jeunes veulent se détacher de ce passé douloureux, en affichant clairement leurs convictions et leur manière de vivre. Ils veulent se distinguer des vieilles valeurs, incluant les coutumes anglaises et les rockers. Ils aiment la musique, le jazz, la soul, la black music et le ska, toutes ces musiques que les G-I américains ont importées avec eux pendant la guerre. Et ils aiment les fringues. Ce sont les premiers jeunes à bien se saper. Ces dandies des temps modernes, aiment les belles choses et l’élégance qui sont pour eux un véritable état d’esprit. Les premiers mods, viennent des milieux populaires et défavorisés, ils veulent prouver qu’ils sont capables de mieux s’habiller que les autres pour se trouver une place dans le système et pouvoir en profiter. Vers la fin des années 50, ces jeunes « mods » se retrouvaient dans la ville de Londres pour danser et écouter de la musique. Le mouvement mods, a été un mouvement spontané, individualiste. Ce n’est que quelques années plus tard à partir des années 60, que la tendance mods se répand, jusqu’à atteindre les 2 millions en Angleterre, tant et si bien que la presse leur a attribué le nom de « mods ». V.O.S.T : D’où vient cette appellation ? F.T  : Le nom de mods vient de là où s’inspirent tous ces jeunes, la musique qu’ils ont popularisée  : le Jazz. Et plus précisément le Jazz Trad, le Bibop et le Jazz Moderniste. Le nom de ce mouvement se répand et atteint son apogée en mai 64 où les journaux font leur gros titre sur la célèbre bagarre Mods vs Rocker sur une plage de Brighton au sud de l’Angleterre. Si ce nom prend de l’ampleur, c’est aussi grâce à des figures mythiques qui s’identifieront clairement comme des mods : les membres du groupe The Who, des Kinks, des Small Faces ainsi que le chanteur d’Oasis Liam Gallagher, s’inspirant clairement de la Black Music.

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V.OS.T : Ces mods ont-ils un signe distinctif ? Une marque de vêtements de prédilection ? F.T  : Il existe deux types de mods. Les anciens dandys qui sont contre l’uniformisation en général et n’ont pas de marque de fabrique particulière. Mais il existe aussi d’autres mods, qui possèdent un code vestimentaire très précis : le blazer à trois boutons, le col boutonné ou encore une veste de costard Fred Perry ou Ben Sherman. Le pantalon toujours parfait, sans aucuns plis, mais un peu trop court, des Doc Martins ainsi qu’une parka militaire assez longue pour ne pas abimer le blazer. Le tout est d’être classe et bien habillé. On reconnait aussi un mods grâce à son scooter. Les années 62 et 63 marquent la suppression du service militaire en Angleterre et la première chose que vont faire ces mods sera de partir en week-end sur les bords de mer anglais, en s’affichant avec les plus jolies gonzesses et leurs scooters. Bien que la Lambretta soit appréciée, ça sera surtout la Vespa qui sera leur préférée, qui possède une forme plus féminine et élégante. Bien que la culture mods, touche plus globalement les hommes, on retrouve aussi certaines filles qui, elles, préfèreront la robe coupée au dessus du genou, les zébrures, les motifs géométriques et le pop art’. V.O.S.T : Que doit-on à la culture mods ? F .T : On doit beaucoup aux mods et à leur culture. La musique tout d’abord que l’on retrouve depuis 20 ans dans un grand nombre de bandes son de films, prenez par exemple « Good Morning England  » et  «  Pulp Fiction  »  ! Les mods étaient aussi les premiers à danser sur des disques, ce sont eux qui ont inventé la culture DJ et celle des « all nighters », ceux qui dansent toute la nuit sur des tubes. En effet, jusque dans les années 30 et 40 on dansait uniquement lors de bals ou encore d’orchestres... La mode aussi doit beaucoup aux mods. Ils ont été les premiers à vouloir bien s’habiller coûte que coûte, d’avoir tout avant tout le monde. On retrouve des inspirations mods partout. Prenez par exemple la cocarde bleu, blanc, rouge, imprimée à tout-va sur veste et sac : c’est clairement un signe distinctif des mods, sans parler des drapeaux anglais imprimés sur les sacs qui sont 100% mods… Cette culture se renouvelle sans cesse et se perpétue de génération en génération. Ainsi on retrouve en Angleterre les «  Artics Monkeys  » et en France Dutronc et les BB Brunes qui vestimentairement parlant s’inspirent clairement de la culture mods, que ce soit leurs cheveux, leurs costards cravate ou même leur pantalon « stray pen ».

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"Mods, la révolte par l'élégance", François Thomazeau, Castor Music, 2011

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Early Winter Par Alexis Robardet I Avec Margaux Palvini I Maquillage: Solène Morillas


Manteau Zara collants Monoprix Escarpins Texto

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Jupe Pull & bear Debardeur et veste H&M Echarpe H&M Chaussures AndrĂŠ Collants Monoprix

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Pull Pull & bear Chemise longue Primark Escarpins Texto Collants Monoprix

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Pull et dĂŠbardeur H&M short H&M chaussettes et collants monoprix Bottines Eram Pendentif montre Ă  gousset Friperie

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Manteau fourrure Friperie V.O.S.T magazine #2 - 35 Bague Manège à bijoux


BEAUTE Par Solène Morillas

Cocooning Hivernal Tous les matins, on enfile bottes, bonnets, écharpes et gants avant de sortir. On gratte l’épaisse pellicule de glace qui recouvre le pare-brise de la voiture. On ne rêve que de chocolat chaud et de feu de cheminée : aucun doute, l’hiver est là. Quitte à rester bien au chaud à la maison, autant en profiter pour prendre soin de soi. Avec ces produits de beauté, un seul objectif : cocooning !

Crème mains Karité :

douceur et confort pour vos doigts gelés ! Cette crème hydratante pour les mains au format pratique (30 mL ce qui ne prend pas beaucoup de place dans un sac à main !) est également un concentré de douceur. Avec ses 20 % de beurre de karité, elle colle très peu mais protège efficacement vos mains contre les crevasses douloureuses. Et son léger parfum de lavande la rend encore plus agréable à utiliser. Prix : 6.50 € - L’Occitane

Cupcake Chocolat & Cacao :

délice et gourmandise sans calorie !

Dégustation olfactive à l’heure du bain  ! Laissez fondre ce «  cupcake  » effervescent dans votre baignoire et savourez son odeur sucrée de chocolat. C’est un régal pour votre peau car il est composé d’huile d’amande douce et de beurre de cacao, ingrédients très nourrissants. N’hésitez pas à essayer les autres cupcakes de la gamme, il y en a pour tous les goûts ! Prix : 4.20€ - www.bains-magiques.fr 26 - V.O.S.T magazine #2


Essentielles émulsion visage :

l’hydratation en toute légèreté

Agressée par le froid, asséchée par le chauffage, la peau du visage tiraille  : à cette période de l’année, il faut la nourrir et l’hydrater. Cette émulsion légère est à appliquer matin et soir  ; non collante, elle pénètre facilement et apaise durablement. Elle convient même aux peaux les plus sensibles ! Prix  : 7.90 € - Laboratoires Vichy, en pharmacie et parapharmacie

Elixir de massage oriental :

l’absolue sérénité

L’huile d’Argan et l’essence de rose, principaux ingrédients de cette huile de massage, sont ancrés depuis des générations dans les rituels de beauté des femmes marocaines. Ils assouplissent et nourrissent la peau, tout en la parfumant délicatement. Détente et évasion garanties ! Prix : 24.80 € - Yves Rocher, Tradition de Hammam

Sucre à épiler :

méthode traditionnelle des femmes orientales Le sucre à épiler est une recette ancestrale très naturelle (les seuls ingrédients étant du sucre, du miel et de l’acide citrique). C’est une pâte à malaxer et à appliquer avec les doigts sur la surface de peau à épiler. Elle ne se chauffe presque pas (sauf en cette période, 5 à 10 secondes au four microondes pour la rendre plus malléable) et s’élimine à l’eau. Elle peut s’utiliser sur toutes les zones, y compris les plus sensibles (maillot, aisselles, visage). Prix : 6.50 € - Monoprix, Sucrederme

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Le placard de V.O.S.T Par Ambre Clavel

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CINEMA

Par Alexis Robardet

LA PISCINE Jacques Deray, 1968 30 - V.O.S.T magazine #2


Au bord d’une piscine un homme allongé, il prend le soleil. Derrière lui, on aperçoit la mer, et soudain il est éclaboussé. Il enlève s’est lunettes de soleil, c’est Alain Delon. Non ce n’est pas la nouvelle publicité de parfum DIOR, mais bien les images originales issues de La Piscine, un des classiques du cinéma français.

C

'est une histoire d'amour, ou d'amours. Mêlant tensions sentimentales, psychologiques et meurtrières, l'atmosphère de ce film est parfois douce, pesante ou érotique. Marianne et Jean-Paul vivent un amour quasi parfait, au bord d'une piscine en alternant sexe et farniente, dans leur magnifique villa de la Côte d'Azur. Pourtant lorsque leur ami Harry débarque avec sa fille Penelope, le train-train des deux tourtereaux va laisser place à la jalousie et aux rivalités masculines et féminines, tout en subtilité... Il est important de voir ce film autant pour les images, le scénario que pour les acteurs. Evidemment la mode, les dialogues et la musique ont légèrement vieilli, mais on retrouve un Alain Delon charismatique, une Romy Schneider sublime et une Jane Birkin à la moue agacée et agaçante qui fait tout son charme ingénu. C'est un grand film sur la force de l'amour, proche du drame psychologique, extrêmement bien interprété par de très bons acteurs. Une oeuvre qui traduit tout le charme de la fin des années 60. C'est un film qui donne envie, avant toute chose, de prendre le soleil au bord de la piscine en très bonne compagnie.

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CINEMA

Par Solène Morillas

A dangerous method David Cronenberg, 2011

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Des cris éclatent dans un paysage de campagne paisible : nous sommes près de Zurich, au début des années 1900. Et la magnifique demeure où se déroule la scène n’est autre que la clinique de psychiatrie où opère le docteur Carl Jung.

C

ette première scène, troublante par la violence d’une crise d’hystérie sublimement interprétée par Keira Knightley, surprend et dérange. Elle positionne immédiatement le public dans l’atmosphère étrange de ce film, qui confronte sans ménagement l’esthétique minutieuse de l’époque (paysages magnifiques, tenues soignées du début de siècle) à l’aveu des plus honteuses pulsions de l’homme et de la femme. Michael Fassbender, déjà récompensé meilleur acteur à la Mostra de Venise, offre encore une superbe interprétation de son personnage, le docteur Jung. Viggo Mortensen, quant à lui, se glisse dans la peau du charismatique et élégant Sigmund Freud. Les dialogues sont riches, les pensées philosophiques fusent de toutes parts. Et au-delà du récit historique des débuts de la psychanalyse, on trouvera également dans A Dangerous Method passion et sensualité, tant et si bien qu’en sortant de la séance, on est à la fois instruit et touché.

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CINEMA

V.O.S.T fait son cinéma

« Shame » Steve Mc Queen, 2011

« The Experiment » Paul Scheuring, 2010

« Cria Cuervos » Carlos Saura, 1976

« Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » François Dupeyron, 2002

« We want sex equality » Nigel Cola, 2010

« Le Silence des Agneaux » Jonathan Demme, 1991

« Toi, Moi et tout les autres » Miranda July, 2005

« Melancholia » Lars von Trier, 2011

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extérieur/ nuit Par Alexis robardet avec José d’arrigo

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Pull et chemise COS Chaussures RESERVOIR SHOES Jean NUDIE JEANS CO

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Veste KORINTAGE Pull et chemise COS Chaussures RESERVOIR SHOES Jean NUDIE JEANS CO

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chemise COS Tshirt H&M

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LITTERATURE

Par Manon Feldmann

Kathryn Stockett « La couleur des sentiments » édition Jacqueline Chambon - Sept. 2010

Trois femmes à l’affiche Trois femmes prennent en main leur destin. Sur fond de ségrégation raciale dans les années 60 aux Etats-Unis, Aibileen, Skeeter et Minny vont travailler ensemble à l’écriture d’un livre pour dénoncer la façon dont les bonnes noires sont traitées. Un gros succès de librairie qui se lit passionnément.. 44 - V.O.S.T magazine #2


Dans la même lignée que J.K Rowling, Kathryn Stockett s’est fait rejetée par soixante agents littéraires avant d’être enfin publiée aux EtatsUnis. Soixante agents littéraires qui doivent maintenant se mordre cruellement les doigts au vu du succès que connaît l’auteur. Vendu à plus de trois millions d’exemplaires, adapté en film, La couleur des sentiments est resté pendant plus de cent semaines au New York Times Best Seller List. Paru en 2010, la France n’a pu le connaître qu’un an plus tard, une fois qu’il fut traduit. Et depuis l’effet Kathryn Stockett ne s’essouffle pas. Jackson, Mississippi en 1962, Aibileen et Minny vont s’associer à Skeeter pour écrire un livre qui dénonce la façon dont elles sont traitées. Elles, les bonnes, les «  maids  » (noires forcément) employées par les riches familles américaines (blanches évidemment). Trois héroïnes à contre-courant de leur époque. Aibileen a perdu son fils lorsqu’il était jeune, c’est la plus âgée du trio, elle est la sagesse et la bonhommie même. Minny sa meilleure amie, de quinze ans sa cadette, élève ses cinq enfants avec son mari qui a parfois la main lourde. Elle est la forte tête du groupe et s’est déjà plusieurs fois faite virer pour des remarques lancées à ses employeurs. Enfin vient Skeeter. C’est une jeune fille blanche de bonne famille qui vient de finir ses études. Elle rêve de devenir journaliste, ou écrivain au grand dam de sa mère qui la veut mariée avec des enfants. Ces

trois femmes vont s’unir et se battre pour ce à quoi elles tiennent. Certains reprochent au livre ses approximations historiques ou encore ses façons un peu naïves. Mais force est de constater que l’ensemble tient la route et se montre plus que convaincant. Le récit est découpé en trois parties où chacune des héroïnes devient narrateur. Le style change avec son conteur. L’écriture est agréable, fluide et délicieusement impertinente et drôle. Difficile de ne pas apprécier tant on est pris au jeu. Les personnages principaux sont très étoffés et les multiples personnages secondaires donnent du corps au récit. La vision qu’offre l’auteur est toute en nuance, jamais manichéenne. Un vent de sixties souffle sur ce livre qui dépeint si bien la nouvelle société de consommation, l’embryon de libération de la femme et surtout les conditions de vie des personnes noires en ce temps. Un tryptique plus qu’intéressant et complet. Les moins mordu de lecture pourraient être refroidis par l’épaisseur du livre, mais il serait bête de s’arrêter à cela. En effet les pages défilent toutes seules sans que l’on s’en rende compte et il est difficile de s’arrêter en cours de route. Le film est une adaptation convaincante mais ne remplacera jamais l’efficacité du bouquin et ses descriptions drôles et précieuses. Une bouffée d’émotions et de véritable plaisir. Difficile de passer à côté de ce bijou.

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LITTERATURE

Par Manon Feldmann

Mathias Malzieu « 38 mini westerns (Avec des fantômes) » publié en Avril 2008 Edition J’ai Lu

Contes pour Grands Enfants Replonger dans l’univers de Mathias Malzieu. Savourer ces 40 mini contes, se marrer, s’émouvoir, être touché par une poésie décalée. Un recueil complètement loufoque, à lire tranquillement au coin du feu.

Mathias Malzieu propose, entre deux chansons pour Dionysos dont il est le chanteur, des petites pépites littéraires. Non pas que le style soit d’une perfection rare ou que ses bouquins révolutionnent le cours des choses, ils sont simplement une petite pose. Après quatre livres écrits de ses mains, il est temps de se pencher sur 38 mini westerns (avec des fantômes). Un recueil de contes pour grands enfants qu’il fait bon lire en ces temps de fêtes. 40 histoires aux héros complètement délirants. De son écriture aléatoire, enfantine aux expressions imaginatives, l’auteur nous fait plonger franchement dans son univers. Un univers peuplé 46 - V.O.S.T magazine #2

de créatures étranges, un univers que tout un chacun qualifiera d’onirique mais qui tangue vers la folie douce. Des fées, des bisous, de jolies photos et des films porno avec des fantômes pour dévergonder un peu le tout. Un patchwork qui permet à chacun de trouver chaussure à son pied. Un livre qui se picore ou se lit d’une traite, qui se prête ou se garde comme un secret. En bref, un moment d’agréable détente, tout en douceur. L’occasion de se rappeler que fût un temps nous nous préoccupions plus de la vie secrète des fantômes que des factures sur le bureau.


Pierre Bergé « Lettres à Yves » publié en Novembre 2011 Edition Folio

D’Homme à homme. Le 1er Juin 2008, Yves Saint-Laurent nous quittait. Pierre Bergé, son amant depuis plus de cinquante ans, continue malgré ce à lui écrire. Pendant un peu plus d’un an, il correspondra avec ce couturier génial l’appelant simplement Yves quand le commun des mortels n’ose escamoter le sacro-saint nom de la mode. Une plongée franche et bouleversante dans l’intimité d’un mythe On sait qu’il a révolutionné le monde de la haute-couture, pour ne pas dire qu’avec Chanel il l’a créée de toutes pièces, qu’il a inventé le prêt-àporter féminin, emmené le confort aux femmes du XXème siècle... mais l’autre Yves Saint-Laurent nous est dévoilé par Pierre Bergé. Celui qui l’a aimé et protégé cinquante ans durant. Au creux des 57 lettres qu’il lui a écrit, on découvre un homme torturé, dépendant et seul. Un génie qui s’est lové dans la gloire et n’a vécu que pour accomplir son œuvre. On vit avec eux les débuts de la maison de couture, les dîners mondains, Marrakech, la fin de vie douloureuse et tumultueuse d’Yves

Saint-Laurent. C’est donc une porte ouverte dans l’intimité du créateur que nous offre Pierre Bergé. De sa plume incisive et franche il nous livre sans détours les aléas de leur vie de couple. Une correspondance amoureuse magnifique, un témoignage éclatant qui parle mieux que n’importe quelle autobiographie. Une façon pour lui et pour nous de continuer à faire vivre Yves Saint-Laurent. «  Au fond, ces lettres n’avaient qu’un but : faire un bilan, celui de notre vie. Dire à ceux qui les liront qui tu étais, qui nous étions »

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MUSIQUE

Mixtape de la Rédac’

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1 -

Vitalic - Poison Lips

2 -

Snoop Dogg & Wiz Khalifa feat Bruno Mars - Young, Wild and Free

3 -

Toro Y Moi - Low Shoulder

4 -

Cults - Abducted

5 -

Diving with Andy - Sugar Sugar (Le Mulot remix)

6 -

SomethingALaMode - Little Bit of Feel Good (feat. Adam Joseph)

7 -

Grimes - Genesis

8 -

Jimmy Cliff - Many Rivers To Cross

9 -

Belleruche - Alice

10 -

Dillon - Tip Tapping

11 -

Radiohead - Little By Little (Caribou remix)

12 -

E.V.E ft. Gwen Stefani - Let Me Blow Ya Mind

13 -

Lana Del Rey - Born To Die

14 -

Two Doors Cinema Club - Undercover Martyn

15 -

Huoratron - Prevenge

16 -

Quadron - Day

V.O.S.T magazine #2 - 49


MUSIQUE Par Sarah Barbier

Th e B la ck K e ys

– E l C a m i n o – So rti e > 0 6 .12.20 11

Est-il

vraiment nécessaire de présenter à nouveau le groupe The Black Keys? Le duo de blues et de rock américain, originaire de l’Ohio, déverse depuis une décennie un torrent de musique lourde, sauvage, puissante. Ils sont de retour avec leur septième album « El Camino » qui pourrait bien les mener au sommet. L’album tout entier est gorgé de riffs fiévreux et lumineux, de rythmes qui ne peuvent pas laisser nos pieds indifférents. Avec leur premier single, Lonely Boy, on reste abasourdi : Une musique simple sans artifice inutile. Déjà culte. Le reste de l’album est un tout cohérent qu’on a envie d’écouter jusqu’à nous en exploser les tympans, une bière à la main. Le succès prématuré de cet album prouve une nouvelle fois que la musique venant des tripes a encore de beaux jours devant elle.

D e lux e

– P o l i s h i n g P e a n u t s – So rti e > 28 .11.20 11

Le

groupe des moustachus aixois Deluxe balance leur hip-hop électro à la sauce jazzy avec une énergie dévastatrice dans leur nouvel EP Polishing Peanuts. Des sons groovy, agrémentés de samples efficaces totalement jubilatoires pour le corps et les oreilles. Cet EP issu du label de Chinese Man Records promet d’être un véritable succès car Deluxe n’a pas fait les choses à moitié : La nouvelle chanteuse Lillyboy, à la voix suave et détonante, s’entoure particulièrement bien des nombreux artistes de talents présents tel Beat Assaillant, Taiwan MC (que l’on a déjà entendu sur Racing With The Sun de Chinese Man) ou encore Cyph4. C’est funky, c’est classe, c’est frais et on en redemande encore !

50 - V.O.S.T magazine #2


C ha rlotte G a i n s b o u rg

– Stag e Wh i sp e r – so rti e > 0 5 .12.20 11

Charlotte Gainsbourg revient avec 11 titres

lives et 7 nouveaux morceaux inédits dans son quatrième album «  Stage Whisper  ». Conçu en collaboration avec Beck, l’album est une palette musicale de son rock électro folk. Des mélodies rythmées, saccadées, enjouées comme Terrible Angels où la voix fragile de la belle se pose divinement bien sur une instrumentale aérienne. Des sons nettement plus calmes, posés, hypnotiques comme Paradisco où le duo efficace guitare/ percussion nous subjugue entièrement, ou encore des comptines folk comme le délectable Memoir, composé par Conor O’Brien de Villagers. En somme, la voix de Charlotte Gainsbourg nous entraîne dans un voyage atmosphérique, infestant notre esprit d’un congrès de murmures.

C u benx

– O n Y o u r O w n A g a in – so r ti e > 15 .11.20 11

Sous le joug d’un puissant onirisme,

Cubenx alias César Urbina est un nouveau venu sur le label InFiné. Ce mexicain qui s’inspire de la techno, du rock ou du post new-wave se distingue grâce à ses titres luxuriants et vaporeux, entre divagations éveillées et rythmes crépusculaires. Cubenx s’amuse à désorienter l’auditeur et à mélanger les genres et les époques avec une facilité déconcertante. Des ballades mélancoliques comme  Glass  , de la techno minimal chimérique tel  Wait And See  ou  Lovebirds,  de la pop newwave empreint de poésie avec  These Days,  ou encore des mélodies acides comme  Locked  qui nous laisse en apesanteur absolue.

V.O.S.T magazine #2 - 51


MUSIQUE Par Iliès Hagoug

C hris Forti e r

– V a r i a t i o n s o n t h e Se am – So rti e > 19 .12.20 11

Celèbre pour être l’un des pères fondateurs

de l’electro américaine à travers son label Fade Records, Chris Fortier surprend. Alors que chaque année, à peu près 1500 groupes sont qualifiés par la critique de « savant mélange de grosses basses et de grooves électro », le DJ jette un pavé dans la mare en proposant à la vente quatre excellents morceaux d’une minimal propre et efficace, ainsi que l’intégralité des loops ayant servi à leur élaboration, L’idée est que chacun, amateur ou professionnel, puisse facilement faire usage de cette base pour créer sa propre « Variation sur le Seam », et la diffuser sur le site de la maison de disques. Au final, 21 pistes, ni un EP ni un album, mais une vision de la musique électronique moderne.

A m y Wi n eh o u s e

– L i o n e s s : H i d d e n T re asu re s – So r ti e > 0 7 .12.201 1

Après être passée à la postérité en passant l’arme à gauche, Amy Winehouse est ressuscitée dans cette compilation de titres non parus selectionnés et arrangés par Salaam Remi et Mark Ronson, notamment responsables de l’excellent enrobage de Back To Black. Le disque révèle de bons titres, comme Like Smoke et l’alliance de la prose du rappeur Nas au contralto puissant de l’anglaise, mais aussi du sans intérêt, notamment une version sans saveur de Tears Dry On Their Own. Agrèable à l’écoute pour la nostalgie et les bonnes surprises (vous avez dit The Girl From Ipanema, par une Amy Winehouse de 18 ans ?), Lioness : Hidden Treasures, comme beaucoup de premiers albums posthumes, est comme un mojito manquant de sucre : à consommer pour le plaisir, en ignorant l’arrière goût amer. 52 - V.O.S.T magazine #2


SEance

Les Princesses Revisitées Par Alexis Robardet assisté de Majda Ammour et Manon Feldmann avec Solène Morillas, Margaux Geray-Lincy, Marine Duhamel, Margaux Palvini, Julie Thebault et Charlotte Seiler

Elles nous ont fait rêver, elles nous ont agacé. On les a adoré, on les a détesté. Les princesses Disney font inévitablement parties de notre enfance, et peuvent même faire parties de nos références affectives et culturelles. V.O.S.T vous propose donc une traduction de ce que sont devenues les six grandes princesses des films classiques d'animation en 2012 Un moyen de faire perdurer l'enfance en ce début d'année.

V.O.S.T magazine #2 - 53


Blanche-Neige 54 - V.O.S.T magazine #2


Veste 1 2 3 Collants et Top H&M Bottines BCBG

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Aurore 56 - V.O.S.T magazine #2


Collants MONOPRIX Escarpins ANDRE Robe BCBG

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Jasmine 58 - V.O.S.T magazine #2


Pantalon NAFNAF Boléro et Collier H&M Soutien-gorge PETIT BATEAU Boucle d’Oreilles ZARA Escarpins MARCHE Collants DIM

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60 - V.O.S.T magazine #2

Ariel


Robe en soie BCBG Boucles d’oreilles SOUK MAROCAIN Bracelet H&M Chaine et Pendentif diamant MANEGE A BIJOUX

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Belle 62 - V.O.S.T magazine #2


Escarpins et Robe BCBG Collants H&M Manteau fausse fourrure FRIPERIE

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Cendrillon 64 - V.O.S.T magazine #2


Robe SANDRO Gilet sequin VALENTINO Escarpins BCBG Cravatte (en ceinture) H&M Montre DELAROSA Bague CHANEL Bracelet FUSHIA Bracelet CLAVERIN Chaine en or GINETTE NY

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Visite Par Leslie Poisson

A llons au Café- T héâtre

http://www.tontonsflingueurs.com/ 12, Rue Romarin 69001 Lyon

66 - V.O.S.T magazine #2


Le Principe Invention récente des années 60-70, le premier Café-Théâtre voit le jour à Paris sous l’impulsion de M.Alezra et son épicerie-buvette, La Vielle Grille. Puis s’ouvriront en 1966, les portes du fameux Royal, le premier CaféThéâtre originaire de France, avec Bernard Da Costa. Ce nouveau genre de divertissement sera notamment influencé par Coluche et ses copains dans les années 70 et c’est sous cette influence que les Café-Théâtres de renommée verront le jour, comme le Café de la gare et le Splendide. Depuis cette période le café-théâtre fixe ses premiers critères d’évolution : un cadre restreint, intimiste qui offre aux spectateurs et aux comédiens le droit à de nouveaux échanges. Autour d’un verre, d’un café ou d’une bière, le Café-théâtre rassemble et uni les personnalités en une unité émotionnelle. Les comédiens en lumière, le public dans la pénombre, tous participent à une même scène dans ce lieu spécial. Didier Nathan, gérant du Café-Théâtre Les Tontons Flingueurs à Lyon, comédien, auteur et metteuren-scène de longue haleine depuis 23ans, nous confie que son rapport à la scène et au public passe par un échange amoureux : «C’est faire l’amour avec son public, c’est un amour sans sexe, c’est une énergie physique et spirituelle.» Le Café-théâtre est un lieu d’expression scénique qui mêle les genres du cabaret, du théâtre et parfois du one-man-show. C’est un genre humoristique et comique. Selon Didier, l’humour passe par la surprise, «ce

qui fait rire le public c’est avant tout ce qui nous amuse nous même quand on écrit un spectacle. Il ne faut pas hésiter à déranger», il se qualifie lui-

même de ‘’Punk de l’humour’’ : «J’utilise un comique de situation, j’aime la parodie, j’utilise des références décadrées, je glisse sur la marge de l’humour et j’essaye de détruire les convenances.» Son personnage est en accord avec ses belles paroles, car c’est entre deux pas de danse et une petite gorgée de rhum arrangé qu’il déclare : «Ma relation avec le public doit être orgasmique, pleine de plaisir et de divertissement au sens noble. Je recherche l’honnêteté, la sincérité et la générosité auprès des personnes avec qui je travaille et avec qui j’échange. Je cherche des personnes qui vibrent à la même fréquence que moi et qui ont ce côté mystique.»

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Un lieu d’émotion

Au Café-Théâtre, on recherche avant tout des échanges et un partage universel empreint aux émotions fortes. C’est un endroit convivial où l’on se sent, l’espace d’une représentation, en accord avec soi-même. Le rire, est un antidote à la froideur de notre société contemporaine, et le Café-Théâtre est un remède absolument valable. Dès lors que le rire est provoqué, c’est une étincelle qui surgit. Le Café-Théâtre est un endroit où se tisse des relations : les comédiens sont comme des amis, il nous semble les connaitre depuis longtemps alors qu’ils sont de parfaits inconnus : Ils parlent et interpellent. Leur jeu rappelle ces soirées entre copains où, embués et euphoriques, nous délirons sur les choses de la vie : jeu de mot et jeu de main, tout est là. De ce partage découle une confiance interieure. Didier l’aura compris lui aussi, il est nécessaire d’avoir confiance en son public et que celui-ci ait confiance en lui et ses comédiens. Notamment lors des soirées d’improvisation, où le rôle du public est d’autant plus important qu’il est attentif au jeu qui se crée sous ses yeux, et dont il est souvent la contrainte et le tremplin. Ces soirées d’improvisation nous offrent cette possibilité d’être en même temps metteuren-scène, auteur et comédien, sous l’oeil et l’oreille attentive du gérant. Il nous demande de choisir des lieux, des actions; et nous lui confions de simples mots, des souvenirs, nous lui parlons de nous, de nos passions, de nos personnalités. S’invente alors sur scène cette vie inspirée et fantasmée que nous avons coproduit et que les comédiens réalisent. Nous sommes à cet instant en « équilibre sur un fil rouge où on laisse libre-court à son imagination. Ce rapport amoureux est important... » Enfin, cet instant de création se prolonge au sortir de la salle lorsque le spectacle est fini, et nos rires et sourires perdurent. Le jugement artistique c’est notre subjectivité que l’on communique, on tend vers l’univers du jugement. Les conversations fusent, les questions se posent, nous nous rappelons, et nous rions encore. Et l’on s’en va en laissant une partie de nous même à l’intérieur du Café-Théâtre. Et si l’on y retourne on s’y sent chez soi, car dès que l’on passe les portes du Café-théâtre c’est une explosion de souvenirs et d’émotions qui est contenue dans ce petit espace. C’est un lieu vivant qui respire ses représentations passées et celles à venir. Au moment de notre entrée en salle, de notre entrée en scène, nous sommes déjà empreint à la comédie. « Si je souris à la vie, la vie me sourira » ajoute Didier. « Si j’ai le pouvoir de faire plaisir alors je suis heureux.» Ne réfléchissez donc plus, essayez les Cafés-Théâtre et partagez aussi. 68 - V.O.S.T magazine #2


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remerciements

Julie Thébaut, Margaux Geray-Lincy, José D’arrigo, Didier Nathan, Charlotte Seiler, Majda Ammour, Marine Duhamel, François Thomazeau, Nathalie Emery, Equipe Manoukian Factory Store - Plan de Campagne, et à nos fidèles lecteurs.


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Mars 2012

w w w .vo s t m a ga zine. wor dpr es s . com


NUMERO 2