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FIRST THINGS FIRST

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Chers lecteurs... En observant un-peu. la situation du rock indé international, nous sommes en train de nous convaincre un peu plus chaque

jour qu'avec ce fanzine on a fait le bon choix. Cette auto-satisfaction tient d'abord de I'importance du noÂbre de group"t qui apparaissent et disparaissenten l'espace_de trois mois... Il suffit pour s'en apercevoir de parcourir les fanzines, magazines et.autres joumaux anglais et américains qui se font ie reflet àes modes, iendances, scènes qui se développent

plesq|e continuellement. C'est de c€ constat que nbus est venue I'idée de rédiger un mini-bilan en cette frn d'ârinée ("(Echo--de) larsen')._Un tour d'horizon qui vous retrace les points nous érant apparus marquants. Par quoi/par qui 92

s.era-!-ellg marquée? Faites vos pronostics, les notres sont dans ce numéro. NosËisons d'eipérer viennént d''autrô part des formidables _(et le plus souvent amicales) réactions qu'a suscité notre précédente floràison. Toutes ces lettrès certaines adorables! - , cs cassettes, ces encouragemen-ts nous ont réelleinent stimulé pour poursuivre dans cette direction. Notre liste de distribution a été accueillie avec beaucoup d'intérêt, ce qui nous a donc-obligé à l'élargir. En

continuant ainsi à nous accor.der-votre confiance, nous poursuivroni nos efforts de ôhoix (remarquez cetle fois-ci tàrrivee en force du label.Xpressway!). Il est clair qu'il existe aujourd'hui un public français qui aitend diavoir accès aux disques, âux conc€rts et-globalement à tolt ce_qui conceme la musique dite 'afternative' qu'écôutent avec tellement plus de faèilité n-o_s proches v,oisins europêns. Pour l'instant quelques fanzines - des fans! - oeuvrent en ce sens (Les Envahisseurs, Flat, Kill Your Idolsetc...). Quelques labels (comme Lithium ou Black & Noir) épaulés de quelques trop rares organisateurs de concerts (à_ir_rtérêts nonJucratif-s) s'qqg[enq_sympathiquement à cette tâchè. Une seule aitirude Àous perriett." de faire front: la solidarité. Dans un milieu déjà suffisâmment-exigu, il serait stupide - et malheureusement ceÏa se produit et se qroduira toujours - de se contrer ou de manoeuvrer dans un esprit de 6mpe-tition. S'il y a bien une position qui nous tienne à coeur dans ce 'zine, c'est le désir de se surpasser soi-même plutôf que de cherôher connemeït à dépaïser les autres. Comme nous ne sommes pas fatalistes, nous croyons toujouri ,et à ce jour plus que jamais, en unè possible évolution. Encore Bncore une fois lols nous a.vons evons mis I'accent sur les chroniques de disques (dans un supplément créépar un manque de place), mais nous opérons surtout une ouverture vers l'art graphique (qui se renou renouveféra) avec une couverture sérigràphiéé sérigraphiée (notre/votre cadeau de lln fin d'année, une véritable oeuvre d'art) dessinée par la la plume de BOLINO, un artiste que nous apprécions- beaucoup. Norts attendons beaucoup de ce genre d'association.-Vos r&ctions (renseignements, critiquès etc...) sont donc les bienvenues. Les articles et interviews ont été râlisés, comme à notre habitude, dans I'intention dé parler de I'indé au sens large , en s'autorisant des écarts sur des valeurs sures qu'il ne faitjamais de mal de retrouver. Voi.là, avant de vous quitter, nous voudrions vous dire qu'il est permis à tous de faire bouger les choses. Il y quelque temps, nous n'aurions jamais imaginé pouvoir sortk un numéro comme celui-ci. Alors, à vouJde jouer...

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Toute la famille Jacinthe vous souhaite de très jolies fêtes et une année 1992 vibrante et scintillante!

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PS: Non, nous n'abandonnons pas la formule de la cassette compilation! Toute personne intéressée pour se la procurer n'a qu'à nous envoyer une cassette vierge sans boîtier * 3 francs 90 en timbreJ et quelques jours après elle recevra la synthèse sonore de cette floraison, garnie de quelques senteurs inédites (et d'unejaquèneionioctée par Maftre Bolino!). Nous n'abandonnons _ pas non plus notre rubrique littérature. Le temps nôuJ a manqué. Vbus êtes d'ailleurs chaleureusement invité à y collaborer en nous envoyant vos articles. Si la plume vous démange après avoir lu un bon bouquin... CONTACT: HYACINTH STORY, 15 rue Thimonnier, 94190 Villeneuve St Georges

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Mrni"l, est tncontestâblement une belle ville, proprc, agréablc à vivre, prospère. Artistiquement, elle n'a rien à envier aux plus grandes capitales avec ses musées, ses crâteurs. Mais on est ioin de I'agitation de New-York, Londres ou Paris, car ici, en Bavière, on prend le temps de vivre, on ne s'affole pas et le soir venu on va slasseoir dans un des nombreux jardins pour siroter monuments et ses

tranquillement une bière entre amis.

C'est pourquoi on peut être surpris d'y trouver un groupe aussi extrême que les FIRST THINGS

FIRST. Leur musique ne reflète en rien la discipline et Ia tranquillité des habitants de leur ville. On pourrait plutôt penser qu'ils arrivent tout droit de Chicago, Minneapolis ou Seattlê. En tout cas, nous avons carrément craqué sur leur

des chansons originales, tbrtes, deuxième album-: variées, assimilant de multiples influences, rock,

hard-core, psychedélique, industrielle,... C'est donc tout naturellement que nous les avons contactés pour une interview lors d'un passage en Allemagne. C'est seulement en arrivant à Munich que nous

avons appris que les frères SCHIEGL (Norbert: guitare, Andreas: basse et voix) ne sont pas des musiciens comme les autres. En fait, ils sont

surtout réputés pour leur fanzine (HOWL)

pour être des spécialistes de la

et

scène

underground. Le groupe ne serait d'ailleurs pour

eux qu'une deuxième passion! Voila ce qui expliquerait I'originalité et la variété de leur

musique. Aussi avons-nous commencé par leur demander quelles étaient leurs influences, la musique qu'ils écoutent.


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ÀunK sr ts.fap. l\orDcr :i ","oi aussi du rap. Personnellement,.je suis aussi

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pense, la musique des seventies.

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llJ,"."r'T;Ë:",ïf ;L.Jï Ti u dit que cela ressêmblait à la

nos morceaux .i il musique rock progressivç que lep groupes allemands

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J:'''"1É i J:' qu'ils dfrent taut le temps que I'on ressemblê aux groupes Sub Pop ou aux "ïf groupes Amphetamine Je ne pense pat q!ç no.us soyons un 'rgroupe fe,nt3.le. \rh

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*"J î"J;ï, J:',"ffi:"i: l';' oî, i ;:: "' c'est \$\ sur deux morceaux de l'album. Il est japonais, son vrai nom et non pas le pseudony-è d'un" starSN{ munichoise comtne certains le pensent!!! Et puisr-r récemment, Jascha qui joue des percussions et duTlal

ilîïl .îîi' ol ffi'"î*n ""ï:':., c' est

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juste. pour .expérime"T":X{.itf,f:t&!

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croyais que

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sortâit un mini-Lp!". En fait, on ne peut pas prévoir. '4V/, Nous découvrons Munich et nous aimerions savoir ce

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?,iï^""0'11,,ï'iïi,o:o:,i'î;:";;,f:;',ïoofll,îi";lTlt

made this town)"?

Andreas: J'aime cette ville. Je ne pourrais pas imaginer vivre ailleurs qu'ici. Les paroles de "God

was fucked up..." ne sont pas spécialement au sujet Beaucoup le pensent et c'est assez marrant mais cette chanson peut parler de n'importe quelle ville, Munich ou une autre.

de Munich.

Et "Oktober Feast" sur

le

prernier albutn?

Andreas: C'est une blague de

la part de notre

batteur, un.jeu de mot sur Oktober Fest avec Feast qui donne un coté film d'horreur, gore. Les paroles n'ont pas grand chose à voir.

Y-a-t'il ici une scène irnportante, des endroits ori

jouer?

Il y a seulement 2 ou 3

endroits: Substanz, un bar

Hard-Core, Kultur Station, et Theaterfabriken, une salle de 1500 places (où passaient la veille

LEMONHEADS ET DEAD MOON . NDLR). il y I 9!!lq99s b91s

Depuis deux ou trois ans,

nouveaux groupes ici comme NONOYESNO. Mais c'est une petite scène. Nous nous connaissons lous, nous jouons ensemble, buvons des bières ensemble.

Cela regroupe un peu plus d'une centaine de personnes, une dizaine de groupes. Ce n'est vraiment pas beaucoup pour une ville de plus d'un million d'habitants. Nous ne faisons pas beaucoup de concerts ici, un ou deux par an sufhsent. Nous préférons que les gens nous demandent: "Quand est-ce que vous jouez?" I plutôt qu'ils disent "Oh, non. pas encore un concert i de FIRST THINGS FIRST'. Nous essayons de jouer : en dehors de Munich, en Autriche, Belgique et dans

toute l'Allemagne. Nous avons fait des premières

parties avec MUDHONEY, JESUS LIZZARD,

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COSMIC PSYCHOS.

Vu de France, l'Alletnagne parait être un pays pltts ouvert au hard-core et ata tnusiqiles underground en général que les autres poys

beaucorrp

d'Europe. D'où vient cet engouement?

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Andreas: Je ne suis pas si sur que le hard-core soit si

populaire ici. Je pense que c'était populaire il y a deux ans après la vague Sub Pop, une espèce de mode mais maintenant, c'est un peu retombé!

Pourtant, pour la tournée Amphetamine Reptile Records au prinlemps, il ,y avait 4 dates sur 8 en Allemagne (et aucune en France). Andreas: Oui, mais la tournée n'a pas eu le succès escompté. Peu de gens sont venus aux concerts. Bien sur, il y a pas mal de concerts (groupes européens,

américains, australiens), mais

si I'on

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excepte les

groupes comme FUGAZI ou NOMEANSNO qui attirent beaucoup de monde, on retrouve toujours les mêmes têtes, c'est à dire à peu prés 200 personnes à Munich!

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"On préfère que les germ disent qu'on ressemble aux vieux groupes psyché des années 70 plutôt qu'ils disent tout le temps qu'on fait du Sub-Pop"

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Glitterhouse, votre label est connu

corn ne

importateur des principaux labek américains pour I'Europe. Vous y êtes Ie seul groupe allemand?

Norbert:

Oui, pour le moment. Au début, était un label pour les groupes

Norbert: Et bien nous travaillons comme tout

le

monde 5 jours par semaine. Pour ma part, je travaille dans I'aérospatiale, un truc assez dur à expliquer. Mon frère termine actuellement ses études d'ingénieur en physique.

Glitterhouse

,I allemands.mais ils ont

changé qua^nd ils ont vu qu'ils ne pouvaient pas survivre en faisant uniquement cela. Ils se sont mis à faire des licences de groupes américains et âustraliens avec le succès que I'on connaît et nous sommes donc maintenant les seuls mais il devrait y en avoir d'autres bientôt. Vous avez une bonne

dktribution?

Mais où trouvez-vous le ternps defaire tout Ça?

Norbert: (Rires) On fait comme on peut. C'est vrai que c'est assez dur. Andreas: I\,laintenant

on a des ordinateurs, ce qui nous permet de gagner beaucoup de temps dans la rédaction des articles. La plupart de notre temps libre est consacrée à la musique!

Andreas: Oui, ça va. Nous avons vendu pour le

premier LP 900 copies en Allemagne et 600 ailleurs dont 100 rien qu'en Grece (!!?). Pour cet album, SEMAPHORE s'occupe de la distribution en Europe '/,et il îont du très bon travail. Nous avons appris tlq)'au moins trois personnes avaient notre disque en f Australie. La distribution est donc assez bonne.

Des personnages très sympathiques que les frères Schiegl. Comme le disait la bassiste de DEAD MOON lors du concert la veille au sujet de Munich: "Good beer, nice people!"

Nom avons eu pas mal de critiques dans de bons .\'lanzines, même aux Etats-Unis. C'est bien que nous vendions des disques ailleurs car nous ne nous considérons pas comme un groupe allemand, avec une identité allemande

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Un groupe européen?

Andreas: Un groupe internationall (Rires) Vous m'avez remis un fanline (HOWL: 64 pages A3 sur du papier de qualité, un rrès bon sommaire, toute

I'actualité des scènes underground, et un 45 tours 4 ,tirres). Quel est votre rôle lù-dedans?

(

Andreas: Norbcrt est le rédacteur en chef je suis un des rédacteurs.

pour

la

partie musique et

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Norbert (un peu gêné): Nous sommes en iàit 6 rédacteurs pour la partie musique et il y a une trcntaine de personnes qui écrivent dont 20 de façon

(1/3) également une grosse partle partie (l/3) lpermanente. ll y a egalement b de clnema. !r Nous tirons à 4000 exemplaires (ce qui est énorme lanzlne - NUK). NDR). un On peut le trouvcr aà -fipouÎ -frpour un fanzine fiLondtes, New-York, dans le Benelux. Même si les (f gens ne lisent pas I'Allemand, ils I'achètent pour le Vtl?.:::':^y::::.'i-":r"r':.':11"^?"^y-1^Téditsl'rous

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viergo dc toute folie industrielle, submergé de

quiâude et

d'innocence.

Imaginez-vous

contemplant un monde extra-urbain et excentré dans lequel rusticité, simplicité et culture font un heureux ménage... Vous voilà plongé dans un rêve glacé qui, tel le bltzzard du grand Nord, vous fait passer dans l'échine un délicieux frisson polaire, vous voilà bercé par les vagues d'une musique de glace paradoxalement exotique mais

terriblement sensuelle, coquine... Heureux de vous apprendre que le rêve éveillé existe, vous en

faites I'expérience. Au loin dans l'objectif,

Reykjavik, capitâle d'un petit pays isolé du nordouest de I'Europe, I'lslande. Nation hétéroclite,

soudée et ancrée à ses coutumes. Brassage d'ethnies scandinaves et asiatiques/eskimos, ce petit bout d'île volcanique, grande en superficie comme un ticrs de la France, iliustre tout ce quc

I'insularité et mieux, l'éloignement, peuvcnt comporter d'avantages et de bienfaits proprcs à la création, l'inventivité... et plus que nulle part ailleurs, l'authenticité. La preuvc la plus tangible en a été apportéc par les succulents 'héros' nationaux que sont les SUGARCUBES. N{ais derrièrc ces irréprochables ambassadeurs du 'rock' islandais, une véri[able scène alternativc

(dont ceux-ci sont issus) prospère tranquillement depuis plus d'une dizaine d'années. Toutcs lcs tendances y sont présentes, ce qui témoigne là aussi d'une bonne santé. C'est au Docteur Cunni.

patron du 'big' label de Reykjavik Bad Tasie, chanteur-guitariste de BLESS (un des teurons du

pays, croisement. réussi entre les PIXIES et SUGARCUBES) accessoirement performer solo, que nous sommes allés demander un petit bilan dc I'activité souterraine islandaise. Peux-tu nous parler

du milieu

Undergrou*r!

Islandak ? De ses groupes, ses radios, fanyines

ses

?

Gunni - Il y a des tas de groupes mais ils nt: silnt pas très actifs, essentiellement parce quc lc pays ne compte que 250.000 habitants. Ils sont surtout concentrés dans la capitale Reykjavik ct aussi à

Hysavik, une ville de 35000 habitants située

au

nord. Parmi les groupes intéressants on trollvc HAM qui font une musique lourde inspirée par la musique d'égiise catholique (!!); REPTILE fait Ce la pop avec des violons ; les RUT+ mangent

beaucoup de mushrooms

; ROSEBUD

est inspiré

par des groupes anglais comme MY BL.OODY VALENTINE ; les REPTILICUS lont dc la musique industrielle ... Et puis il y a BI-ESS !

Tous ces groupes viennent de Reykjavik, panni ceux de Hysavik il y a ROTPROIN, un mélange complètement démcnt de pop, acid et de speed metal. Ils viennent juste de sortir une très bonnc cassette sur Ertanûmùsik, un label qui doit

d'ailleurs bientôt sortir une compilation des meilleurs groupes islandais, 'SNARL 3". Il existe encore un autre label qul se nommc BAD TASTE, mais ils ne sortiront rien avant 1992 parce qu'ils ont de sérieux problèmes financiers. A part cela, les radios sont toutes nullcs et il n'y aucun fanzine.

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Que dkenl les paroles de votre tnusique

?

Trouves-tu l'inspiration dans les livres,

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filtns?

Ce n'est pas à moi de le dire, je ne fais qu'écrire les parolés. Le public doit savoir mieux que moi de quoi elles parlent. L'inspiration je la .trouve partout, mais bon si par exemple je vais voir Èlephant Man je ne vais pas revenir chez moi et me mettre à chanter "Je iuis humain, je ne suis pas un homme-éléphant,

je suis John Merrick !"


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Comment écris+u tes chansons ?

La musique que font la plupart des groupes

C'est variable. Il y a des jours où les mots se bousculent soudainement dans ma tête, il y en a d'autres où j'ai beau m'asseoir avec ma guitare rien ne vient.

grand chose à voir avec Ie rock islatdais n'a pas 'Peui+u nous expliquer pourquoi ? traditionnel.

kt-ce dû à l'éloignement géographique

?

Ils sont influencés par beaucoup de choses, cornme les groupes- des autres pays. Mais puisqu'il n'y a pas de joumaux de pop pour h"."êl.t les'gens avec ce qui sera "the next.big

Es-tu intéressé par la politique ? Est-ce que les problèmes écologiques t' émeuvent ? m'intéresse pas. Je pense que c'est bien que la race humaine soit amenée à

La politique ne

thing', ies groupes évoluent sans être plongé dans touté ccte puU. L'éloignement géographique n'a rien à voir àvec quoi que ce soit, c'est juste une

disparaitre car nous ne sommes qu'un gros tas de parasites dégoûtants, mais ce serait dommage

bonne raison invoquée par les journalistes.

d'entraîner

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{i;RCi./8gS font

iil,

beat,,,aup de publicité ù'I'lstande. Avez-vow des retombées ?

J'ai reçu environ 100 lettres après-. que- les SUCARCUBES soient passés dans Rolling Stone et que rnor) a,lrcssc

soii indiquee dedans- Cela

a

été un sacr'é cùup de pouce. J'ai 9t'

K Fidii !'Ce qui .

ii,

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coRùspondants du Kcnya, de Corée et des îles est dommàge c'est que la plupart de ces g! :ls :nt écrit à mon ancienne adresse juste après mcn déménagement.

que lu allaches de l'ilnportance attx opinions' des âtrangers par rapporl à volre

'Êï1 Est-ce ;.1,

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lu

je suis content l!

aùnes voyager

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ffi fait uri l'itit voya8c avec les gens de mon ex#t j'ai srorrDc. S H. DRAUMUR, pour sulvre la tourne€ ies'StrCARÙUBES durant l'été 88. En 89' ffi # BLESS, HAM et REftlLE ont été faire Qu-e-lqu,et

s*1 concerti à New York et en novembre 90, BLESS a fait uno tournée aux Etats Unis. Nous avons fait

ffi *3rx

?

{

Smily Srnile, URGE OVERKILL - Supersonic Storybook et NANCY SINATRA - Lets Keep

I itt"iw"v z" (enregistré

en 1980)

os@i Quels sont tes projets pour " I rc.ç rêves ?

g{,

l'avenir ? Quels sont

Mon rêve serait d'obtenir un contrat avec

12 concerts de San Francisco à Boston, cela a été unc cxpcriencc formidable

+:ai ;È#.i"-T

une

ffi

major et de devenir très riche. NON ! Je rêve de e,e+; pouvoir rne passer de I'argent pour faire ce que j'ai envie de faire sans devoir me conformer aur-

désirs d'une major stupide. Sinon j'ai trois disques en projet : tout d'abord la compilation V/A-SNARL III dont j'ai parlé tout à I'heure,

ensuite un disque EP solo de Dr. Gunni - EINS OG FOLK ER FLESK, et enfin un nouvel album

de BLESS (nous cherchons encore qui va

lc

produire) pour 1992.

s'ils disent que c'est de la m.., mais s'ils

aimertt alors

acheté

Tous les styles de musique m'intéressent. Mes trois derniers disques sont : les BEACH BOYS t1.,',1]

incontestablement

espèces avec

Quellzs sont les influences musicales ? Peux-tu nous citer les trois derniers disques que lu 4s

faire.

L*

la disparition d'autres

nous.

Ou'esr'ce .l':i t'u poussé àfonner deux groupes et in lab:t i li'rti it pas diScile d'organker son empbi du temps poul butes ces activités ? J'aimu ccla ct il n'y a simplement rien d'autre à foire. Quant â mon emploi du temps, 3e .ne I'organiie pas, je fais simplement ce que j'ai à

Album de BLESS et cassette compilation "Snarl" disponibles sur notre Hyacinth-list.


LA CUISINE DE TON

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méconnus, injustement négligés par

une presse musicale à I'affût de musiques trop facilement digestes, je vous présente les KITCHENS OF DISTINaTION. Dans i'appartement londonien' de Dam (batterie), Julian (guitare) et Patrick,r

couver une eau bouillonnante, en surchauffe. Des filets de vapeur nerveux fusent de part et d'autre du

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couvercle, des sifflements aigus percent l'atmosphère comme pour prévenir d'une explosion imminente... ceile d'un groupe au talent certain. Tentative d'examen visuel et sonore.

Mais retour à notre cocotte. En surface, il y

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I'ardeur des guitares transperçantes de Julian qui n'en finit pas de s'épuiser à bondir de pédales en pédales lors de leurs prestations 'live'. Résultat: les cordes crissent l'intensité en un tourbillon sonore I monumental, cathartique (?) pour peu que I'on y implique tout son être. Sous cette couche -i bourdonnante se trouvent les paroles à fleur de peau ( et souvent aigries de doutes sur les relations humaines de Patrick. Alors... Osmose? Symbiose?... Certainement. Il y a cette maladie rarement

I

é qui est cotnne dâèIe- un Jorr degré de c un obslacle à I'anour dans tes paroles. Oit rePose alors l'esPoirT On'

transmissible qu'est le génie dans les compositions spatiales et spacieuses des trois de Tooting (banlieue londonienne). La Kitchen-mania est née! Ni plus, ni moins! Une capacilé déconcertante à créer un espace

de tension extrême à partir d'un guitare/basse/batterie qui semble se fondre

son dans textes gorgés d'eau de

I'imagerie océan-esque des Patrick. Tout tient en équilibre sur un hl hypertendu. A la fois invisibles et dechirés, les sons et les images ,puiser profondément dans ce sentiment d'harmonie

\ sonore, en tirer des joies (surtout 'live') et !sensations presque palpables... comme le bruit

des des

vagues sur la plage évoquant le soupir dechiré d'une créature marine à bout de force... Maintenant que la bête est morte d'épuisement, on peut passer à table. Je vous offre mon plat préféré, very distinguél

At,ant de penser

d'autres

pou,

arR

-de lG d'exprimer leur propre )ù succomber à ces envies un échà ".-ir. animales. Je conseille à chacun, garçon ou fille,

/

aliénant à-: d, guitare. Comrnent défnirais-tu le

,"ii, il y o ,o,rrre un sentùnent to,

\'r

d'embrasser autant de personnes des deux sexes qu'ils en ont envie, simplement pour vaincre cette situation risible. Vous êtes invités à commencer par

àfonner les KITCHENS, avieT-votts'

ârnbitions2

l'écoute du

pJ,ïilff

";'tf::: !|i;; j;'Jîi"ï#*i*,* sexualité' Ca. peut être vu

monde musical des KITCHENS?

L'idée d'un arnour

'ullra-romantique'

ornniprésente dans le dernier album...

/

1

Le son de la guitare n'est pas censé être.aliénarlt

i'ff: tif"l;ïËï:*, étranger'. ôn ne déhnit pas notre

ç

,iÏiJ'lil^f! ï""1",f; musiqr're car cela

nous-limiterait à une certaine direction. Est-ce peut-

merveilleuse à dire

à

être alors i'âme musicale de 3 garçons venus d'une leterre désintégrée?

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*"t c.r"r"e une ditnension spatiale

I

t;

dans m

musique. Estce que ce sentinen! d'élévation quelque chose que vous senlez puis controlez

est

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4"

ou,v

nomenl de composer?

L'élévation ou plutôt la lévitation sont des concepts spirituels qui nous touchent chacun de manière dlffércnte. La collision de nos esprits est évidente

lorsque nous créons la musique. N'est-ce pas I'cssèncc même de ce que devrait être la musique?

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tu as dit que. .votLs -_-* t"" cieûh*ï - rhp trove fnrv116sn1 en êle'-votts venus à inviler Anna palr; rhe " liyie: votre nusique cotnme une "expérience-w. @; tY ,;rJnte iabel ûne Liule nùio)lru, le prernier albutn? ,rtuillr". Cornment'rapproches'Iu les dewt?' iftf

Dans tne précédente

nc me souviens plus de cette situation' Mais

Je

n'est pas une puie vérité' Si la musique-

ce est

Nous la voulions sur I'album parce que nous avons tcurné avec elle et trouvions-qu'ellô était un être

i;"*f.""rion de n'otre-esprit ou de notre

lryjttÏl ;t.i.Ë';i y ; un ere*Ënt sexuel quelque part, qui I p^t p.ri ét.. accentué l":.,1"1f^'',^1":^*11'::: que des chansons de 5,.;;;" ;;"ïit.J feurêtre

compatibie avec nous, au niveau-spirituel et musical. es^qaie toujours d'avoir de nouïelles textures sur nos disques. D'où la trompette sur le dernier. On a tout dernièrement fait un concert avec Anna oui était l'exploration d'une forme de free-.iazz. C.erjit Uien éloigné du dieu du rock'n'roll qui nïus regardait et a semblé apprécier malgré tout. Inde nou, uSilà... pou. tuer les hippies!

ûn

.

sexe!

. Le son d'une chanson est censé

I

!

se refléter dans les

' mots. Julian a dit un jour qu'il voulait que

ses

guiures sonnent comme les vagues qui. s'écrasent . Ëontre lcs rochers, comme les marées tnllucncecs '. oar la lune. Ce sont toutes ces forces de la nature 1 Lir" i'ai cssavé dc rendre dans les paroles Plus j'étais ilé"riuais ct plus je me rendais comptc que àÙsédé par cètte imagerie. Je me suis mis alors à nuo.r. à prendre dJ longs bains, à rcster aussi

l'u to @

F/

' que possible sous I'eau, laissant la courir à'travers mon esprit Tout semblait

loristemps

;;;q";

Je ne saii pas po.urquoi Le prochain disque sera sans doute une célébration du

,;u".àrd". parlaitement.

t,N

fcu.

ir L

I

\

Les KITCHENS ont cette réputalion d'avoir un sens de !'hurnour poussé face à leur public...

A nouveau, c'est juste un autre aspect de

o

o

notre

É

**-É

o

ot

grosses maisons, les petits animaux, le scotch, les préservatifs, n'importe quelle babiole que vend le type au no53, les lasagnes aux auberginès, et toute sorte de sauce végétarienne

La vérité, l'amour, les

verséà sur des pâtes fraîches saupoudrées parmesan. Euh, on passe à table maintenant!!

,a+ la flatterie. Mais nous gardons nos egos meurtris ct un brin de réalisme, si cela est possible dans ce

de

EI

ol -sl c

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z

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vos relarions aux drogues et alcoob? Quelles sont

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i;î;;'g'q,,:*'Tff-:]ffif*1î$tr fifi1;,1t,ffiffi,r* z

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O

l'll hove vou l'll crrrch mv ôrm< nmrrnrl rrntil I molt inci.lo n{

-#ii"i"#-ttt*"tt' o'""n'" "'o

',:i@

,.h n'r"l I .srrnt vnir nnri I need vou I'll be your son your slove


Au fil de ses trois maxis et d'un premier album, le tout en un peu plus d'un an, SWERVEDRI\'ER a éussi à imposerun style personnel puise dans des sonorités plus orientées US qu'anglaises, un peu cornme le font dans I'auhe sens les Delawariens SMASHING ORANGE. On leur a trop souvent reproché d'ailleurs cet axe SOMC YOUTH / DINOSAUR

JUNIOR, mais

ils

méritent bien mieux que cette simple

comparaison. En explorant d'autres mélodies, comme dans le tres pop Feel so real, en domestiquant leur énergie et en la canalisant, ils ont pris le risque de se couper de leurs premiers

fans, mais se répÉter n'est pas leur tasse de thé. tæ 11 novembre dernier, SWERVEDRIVER n'y pawient qu'en de rares

instants ne réussissant à convaincre qu'à moitié un

public, donnant I'impression d'être venus ici par hasard. Après le concert nous sommes allés à la rencontre des deux guitaristes du groupe : Jimmy HARTRIDGE et Adam FRANKLIN, le ctrante:.:l. dreadlock àl'accent d'oxford assez prononcê. Læ reste de SWERVEDRIVER sont Adi VYNER, ancien roadie d'U840 et fan de death metal, et Graham

BONNA, batterie.

Est-il important que

le

public comprenne le

sens des

paroles?

- Bien sûr. il est important d'avoir un réel sentiment qui passe. Je pense que les gens tendent à y faire plus attention sur disque plus qu'en concert, qui sont, tusais, plusfiévreux, puissants et forts, mais je ne sais pas comment réagit le public.

Adam

ils ont eu la bonne idée de filer une cassette. Un autre point qui rend SWERVEDRMR si attachant est que leurs morceaux p€uvent se prendre à différents niveaux. Je veux dire les morceau-x sont si riches, si vous yprêtez attention, les morceaux contiennent diverses parties, et tout s'enchaîne avec une telle fluidité. Iln'y aque dans SONIC YOUTHquejeretouveune telle richesse. Pensez vous que les gens réalise cette richesse?

Adam - Je ne sais pas; c'est assez facile d'être condescendant envers soi même quand tu fais de la musique, depenser que les gens vont voir ce qui se passe ou s'ils vont juste apprécier d'une manière plus simple. Je ne pense pas que cela compte beaucoup. C'est àtoi de voirde quelmanière tuveux 1'écouter.

C'est ainsi que la musique a toujours étê. Jimmy - Je pense que nous mettons beaucoup de temps dans les structures mais cela ne doit pas sonner trop réflechi. Quelque soittout 1'efforï quetupeuxy mettre, à lafin cela doit sembler naturel. Ainsi, ceux qui n'y connaissent pas grand chose pourront s'enthousiasmer et dire :yeal4 that's great. Alors qu'un autre dira: oui cette partie là est pas mal.

SWERVEDRIVER nous parle dans

ses

chansons souvent de cette univers urbain où les voitures sont un des derniers moyens pour se procurer un bien être, I'ivresse par la vitesse, une évasion. Mais toujours sur 1e fil du rasoir,

il suffit d'un simple geste pour Jimmy

Lefait que ce

n'est pas seulement: couplet- refrain- couplet- refrain

...

- Live, tu ne p€u-x pas entendre N'avez votts jamak pensé à ce fascinant

les paroles mais tu peux être devant, devenir fou et te sentir balayer par

pouvo ir de mort q uand vous conduise

propre vie entre

z,

d' avo

ir

I' atmosphère, tu vois. J' avais I'habitude d'aller aux concerts des RAMONES et

sa

certains de leurs morceau,y ont de super

Jimmy - Oui, je suis totalement accro à la conduite. Il y a cette liberté et ce danger aussi

paroles qui sont touchantes d'une certaine manière. Mais quand tu les vois live c'est juste bam bam bam et cela te dêfonce la tête. Vous avez I'aird'insister souvent sur le fait defaire quelque chose de votre vie,

Quelque chose de construcfif. Savez-vous ce que vous voulez

faire?

vos mains?

exulÉrantparmoment, quelque de Londres à six heures du matin, après une session d'enregistrement et cela fait Z heures que je suis debout. Je pense queje pourrais très bien mourir à cet instant parce que c'est une chose si facile à faire, la voiture est une arme meurtrière. La semaine demière nous avons tués un petit poulet en Belgique. Cela fait partie de quipeut être

si

foisj 'y pense en rentrant tard

divers aspects de la conduite auxquels je ne peux m'em$cher de penser, c'est très relaxant et tout aussi terifiant.

Adam - Je pense que chacun dans le groupe le voulait depuis longtemps. Si tu aimes la musique suffisamment fort, alors tu ne peux que dêsirer en créer à ton tour. Et puis beaucoup de gens que nous connaissions ont fini par ne rien faire qu'à glander, au lieu de se bouger le cul et faire quelque chose d'excitant et de repousser leurs limites. Je pense que c'est ce quinous aprobablement conduit à formercegroupe il ya deux

Pourq uo i un

ans.

troisième maxi:

Ils se sont d'abord appelés SHAKE APPEAL et doivent le fait d'être sur CREATION à leurs voisins d'Oxford (RIDE) à qui

Adam - C'estune de ces situations désespérees. Quelquechose se pass€ mal et tu dois trouverune voie de sortie. C'est un peu

ADAM a aussi une manière très particulière de

chanter certaines phrases qui me donnent le frisson. La manièr€ dont il chante Find the way out sonne tellement wai à mes yeux. te I dés espo

'Out"

ir dans ce morceau

q

ui/igure sur votre

?


commeuneprière, suppliante. Ily adestonalitésmélancoliques dans quelque unes de nos chansons.

Ily

a aussi de I'espoir

Adam - Oui, la plupart de nos morceaux ont une fin ouverte. D'autres commencent en faisant référence atuT montagnes russes. Tu es immédiatement dedans et puis à un certain point, la chanson atteint son plus bas point. Et puis cela remonte

Adam - Quelques petites choses bien sûr, certaines voix, ou certaines guitares auraient pu êfie plus durs, mais la plupart des idées quenousvoulionsfaire passer sont là. Il manque peut être un peu de spontanéité ... mais nous arrivons à mieux la capter maintenant en studio, avec I'expérience ... pour le prochain single, Bob Mould d'HUSKER DU serait intéresÉ pour nous produire. Mais j e ne vois pas trop I' intérêt de ref aire

I'album. P our t ermin er

jusqu'à la fin.

p ar I er

Même

s'ily

b

eauc

o

e n p ar lant des p aro les, V ous n' av e z pas I' a i r d e up d' amour.

a des aspects mélancoliques, cela ne te rend pas

dépnné, cela te rend plutôt bien en même temps. - C'est ainsi qu'ont été les SMITHS pourdes milliersde gens. Avec des paroles dépressives, ils étaient pourtant revigorants, spÉcialement la guitare qui est assezjoyeuse.

a quelques unes qui en parlent mais la plupart peuvent êÎre de tant de choses, et pas d'une en particulière.

Adam - Il y en

Adam

Jimmy - le morceauPanrc contenait cette phrase qui signifiait tant pour beaucoup de personnes, pirce que c'était un tel commentaire sur leurs vies : Ia musiqueiouée constamment à la ra.dio ne me parle absolument pas du tout de ma vie. Pendons ces DJs. c'est tout à fait BRILLIANT ! rapports avec RIDE, Mais pouvez vous me dire On connaît ce qui distfngue voffe sens de I'ESCAPISM du leur? vos

Adam - Ils sont définitivement plus euphoriques que nous, comme ce morceau Dreams burn down qui est si intense.

Jimmy -Jevois cequetuveuxdiremaisje nevois pasl'intérêt. Cela est le sujet de la pop music depuis si longtemps. Ceci dit il y a quelques unes qui parle d'amour sans que cela soit waiment évident. Pourquoi n'imprimez vous pas les textes, Parce qu'elles ont I' a ir d' être vraiment imp ortantes ? Adam - Ellesle sont, mais j'ai remarquéque quand j'achèteun disque qui contient les paroles je les lis immédiatement el alors la musique ne t'atteint pas de la même manière.

Jimmy - Je pense que cela gâche mon écoute, quand tu les lis et qu'elles sont stupides, ou bien si elles sont plus poétiques. Tu dois avoir le tout, cela ne doit pas détourner ton attention...

Jimmy - Ils sont plus orientés BYRDS, et nous du côté plus dur de la musique. Il y a toute une vague de groupes à leur suite mais qui sont peut-être un peu trop languissant, même si j 'aime ces groupes. MaisRIDEsontplus...j'ai entendu

Voilà il a fallu les laissermonter sur scène pour ce qui fut par moments un des

certains nouveaux morceaux qui sonnent cornme BLACK SABBATH !!

moments les plus puissant et craquant de version de I'annêe

ah cette

SANDBLASTED! ! SWERVEDRIVER Adam - Ils sont brillants, mais je ne pense pas que leur album leur ait vraiment rendu justice. Mais sur la duée, live cela sonne si

puissant ,si bien construit, des bonnes harmonies eÎ tout ça ... en parlant de groupes

puissants sur scène,

il y a SLOWDIVE.

Nous avons toumés avec eu-x, et leur concert sont si différents des gigs normaux. Tu te sens vraiment ailleurs, tu n'as même pas à regarder le groupe. Il y a cette atmosphère qui plane dans toute la salle qui t'affecte

vraiment. I-a plupart des groupes ont une attitude assez calmes sur scène, Très différents des groupes US, Comment réagissez vous sur scène?

Adam - Nous bougeons la plupart du temps, mais cela dépend de commentcela sepasse. si je m'amusejevais avoir tendance à éclater mes cordes c'est sûr. Cela est différent chaque soir.

Jimmy - Souvent durant les premiers morceaux, je reste plus figé parce que c'est délicat, mais après je peu-r facilement balancer ma guitare derière mon épaule!

se

construit aufil de leurs disques un univers

où se côtoie le coté crade US et

une

certaine sensibilité. On sent poindre une espèce de nostalgie envers une Amérique idéaliÉ, ils savent très bien que c'est une

illusion mais que reste

t il

sinon

?

SWERVEDRwERestfait de l'étoffe dont sont fait nos rêvesnostalgiques et idéalisés

d'une réalité qui nous dépasse. Ils sont définitivement à part de ce Rock'n'roll. Ralse, I'album, restera dans cette année 1991 comme celui qui aurait pu les faire exploser, mais il manque ce petit quelque chose, cet effet de surprise, Adam me confiera qu'il reglette la présence des trois titres des singles précédents. C'est précisément ce qui casse la cohérence de Raise, même si ce sont d'excellents morceaux, mais ils ne sont pas dans leurs contextes. Peut être avez vous I'impression que chaque groupe que j'interviewe est le meilleur, il y a de ça, mais chacun à un niveau, à une echelle différente. J'ai tendance à privilégier les groupes qui me touchent profondément. J'ai I'impression de comprendre SWERVEDRryER. Comme je le ressens pour les THUGS par exemple. Comme le chante Adam FRANKLIN See what lfeel 2. C'est 1'éternelle question.

Noru avons unpeuparlé de I'album carieperskte à dire qu'il contient quelque unes des meilleures morceaux sortis cette

tel 'Sciflyer". C'est vrai qu'il ena déçu certains, alors voulu savoir s'ils avaient des regrets à son propos.

année

j'ai

VIVIAN


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.ilen"" qui règne autour de certains groupes dans la oresse'rock officielle de ce pays me révolte' Aujourd"hui c'est HALF . JAPANESE. q.u,i ltli:l' touie notre attention. Dans le numéro précédent avions ouvert une minuscule fenêtrc sur le monde JAD FAIR, il est temps de nous glisser au travers celle-ci afin de visiter un peu la demeure

Ccla lait l7 ans que son groupc HALF JAPANESE

existe. Cela paraît incroyable qu'il ait pu restcr aussi

longtemps dans l'obscurité sans n'avoir jamais splitté. Cela s'explique peut être par le conccpt rnême dc HALF JAPANESE. Le groupc n'a pas dc

line-up défini, chaque album est prétcxte à la réunion d'une bande de musiciens avant-gardiste, noisy ct suflout copains. Tous les noms éparyillés sont ceux de musiciens qui ont contribué à la discographie du groupe. En tout cas s'il devait n'en rester clu'un, DON FLEMING semblc avoir les lavcurs dc JAD FAIR. Don est n'ton guitariste préféré. J'ai roujours adoré jouer av,ec lui parce qu'il est si vif en sluclio. C'est clueltlue chose que j'upprécie vruitnent. J'aitne aller en -sludio cotune ça et - toL - avoir une nouvelle Cltutt.st'tt puis

(t'tttinilpr

ù

jt'uer

et -

lt)( - ttr'()ir etk't)t (

une nouvelle cltan.sorL. Don est très lrès Llttué prtur t:

elu.

Y

AD FAIR est un type plutôt bizarre. Il ne ressemble

&

s du tout à sa musique. Elle est provocante, il est imide, elle est rugueuse, il est poli, elle est déjantée, I est calme. Il est aussi maladroit et naif que les personnages de ses cliansons. Il a le regard fuyant et lorsqu'il parle il ne tient pas en place, utilisant dcs phrases courtes, simples et directes. MonJrère David a toriours été extraverti el moi toujotrs à I'opposé de cela; j'ai tendance à garder les choses en ntoi. Même physiquement il ne ressemble pas du tout au stéréotype du petit excité, arrogant et mesquin auquel

on pourrait s'atlendre. Avec son air de père il a presque 40 ans, et ses petites lunettes

tranquille,

rondes cerclécs de noir on a du mal à imaginer cc type vitrioler la musique c,omme il le làit. Là où cela dcvient plus étonnant encore c'est lorsque I'on apprend qu'il adore racontcr n'importe quoi lorsqu'il répond par écrit à des questions. En ùflet n'étant

guèrc communicatil' lors de ses interviews il

a

suggéré que les journalistes lui écrivent lcs questions ct lui écrirait les réponses. Cette méthode Ie mettant plus à l'aise il s'amuse parlois à délirer. Par exemple

il raconte qu'il s'est barré dr; chez lui à l'âge dc 8 ans comme le héros d'un poème de Verlaine ou décrit ses fausses rcncontres avec des vedcttes de la rnusique dû'édées bien avanl. qu'il ne touclre sa

l'rl&'ru

première guitare.

lT(

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I

I

_l_

Gi*

Un.iour de I974, Jad et son frère David, qui hatritent

Coldwater dans le Mic,higan achetèrent

dcs

instnrments et décidérent de montcr leur groupc. Ils n'avaient alors aucunc expérience ct se lancaient sans complexe- Le résultat de ces prémices sont des clransor.rs très amateures, quclques accords .par-ci par-là, où les mélodies brillent par leur absence. Ils

sont alors trop à contre courant dcs modes du moment (CAN, STEELY DAN) pour se lhire remarquer. HALF JAPANESE commencc à recevoi un écho favorable dcs radios étudiantes. Vers 77 les

frères Fair enrcgistraient Calling all glrls leu prcrnier disque. Très naTvement Jad perrse avoi réalisé avec c,e disclue un produit cornestible tous, vision de sa propre conception du rock américain. Lorsque nous avions terntiné enregistrernent el que noils I'avions envoyé

au

pressage .j'avais pensé t1u'il était très accessible. Il ne l'était absolwnen! pas, mais pour tnoi il sonnait tcttt à fait nortnal, prtr rock'n'roll. Et prtis .je I'ai

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J{*

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chea iln disquaire uu ntilieu d'autres , j'ai pu entendre la différence. En cffet la sique est archi-brute, le travail des guitares

imgrlet, "....r'.--'

la structure des chansons chaotique, !rr4vrrYu!, J4s Jad

David gérnissant derrièrc un mur de

i J lplus abordable. C'est un album plus acoustique I qu'élcctrique oùr règne décontraction et bonne I, humcur. Le saxophone de JOHN DREYFUSS est I ornniprésent. Le moment fort est l'étonnante reprise des STOOGES Real cool tùne tout juste

\rlL1 #lt{

vant la fin des années 80 HALF JAPANESE gistre 3 disques incroyablcs (dont un live) édités

forme de coffrct intitulé Half gentletnen/Not sls. La pochette cst surprenante: des individus

f

des

llières ou des sacs poubelles en guise de slips et

existence même de cctte I'orme d'expression qu'est rnusique sans n'avoir jarnais entendu ni le moindre

'cord ni la rnoindrc rnélodic. Et voilà qu'ils nous

lscnt ùn pleine préhistoire avec lcur lbutiemcnts. lls nc clrantent pas, ils poussent dcs spèces dc cris, des grognements, toute sortcs 'onornatopéc bruitistcs. Sur Grrrrrrrr on dirait que cst un bébé qui chanto. Le batteur se contente de ner lc rythme le plus simple possible cn lrappant

r sôn instrrrnùnt (unù batlùric?1. Les guitlres sont lrrvcnI rii'strec0rrlrics. sutrrrécs. Lcs clrlnsons sonl. :r-déstrucl.Lrrc<cs, presque improvisées. Certains

.

rcs montrent un souci d'cxpérimentation sonorc imagine bicn JAD FAIR en savant fou dans son h()rût()irù musicll. ToLrt les objets scmblent alors à procluire des bruits dignes d'intérêt : machine r'crrrc. ussLrrc-glacc. srrc'nc, klaxon. insr'ctcs, bip-

<t q)I

martiens. Ils résurncnt alors ces chensons par des rcs comrnc bbbbbb/bbbbbbb/bbbbbb, tn rn tn tn ki

lr1

: dc ces trois alburns

une

volonté dc laisscr librc court aux désirs instinctifs qui assaillcrrt parfiris notro cervcau. Let's act like little unirnals attd get urïested. Lets's lnye a païrtt and gel wr/ri. Parlbis c'cst tiu nrvcau d'un enfant dc 6 ans: I'rn going to (4o lo tlte itto, and loctk at even,thing. I .see a lctt ctf pret4,anirnal:;, arul I rirle on a little

truin. L'adolcsccr.rcc ct scs états d'âme

ffii::li:itli*!^';,:;#^!s'Ï:Ji1'l;#'i€-ïiiiï

I et surtout plus varié. Beaucoup de styles différents r sont approchés. Cela va du rock (bien sûr) au.itzz en passant par le blues, le folk. ll y a ploin de trucs étrangcs mais pas trop bruyants. C'est urr album très riche. JAD FAIR est conscient des progrès réalisés. Artlourd'ltui si vous comparez The band thut would he king et_Calliilg all girlr, il v- u une dilférence. Mètne si The bund that woukl be king e-st brilt et - upprr.,t.itn,ttif. le premier di.s.que est telletnent I brouillon que vous pouvei voir une prc.tgre-ssitnt. L'esprit qui pousse lcs Fair à laire dcs disques cst bicn toujours le mêrnc, ce désir d'être simple ct naturel. D'ailleurs si l'on dcmande à JAD FAIR pourquoi il continue à fairc dcs disques Loujours aussi approximatils il répond J e fai.s cela depui.s

masques peinturlurés sur Ie visage. Cette prépare à une musique très prirnitive. On a 'impression lmpresslon que Jad et David lJavld vlennent viennent de decouvrlr découvrir

outc cette musique expérimentale est loin d'être rlc. Mais soyons honnête, car il faut une sacré d'lturnour ou d'inconscicnce pour supporter la

spoiled burns et des 30cm Music to strip, Channed life et Tlte bund tlrur would àe kûrg (désolé mais je rrc c'onnais pas la discographic coriplc\e du groûpc). Ces disques sont des collections dc chansons courtes 12 mnl et marrantes. CJrunned life est le disque le

I f

atraqués pcndant les 15 années à venir.

Lcs parolcs commc la musique traduisent

q-

' sort plusieurs maxis Best wisltes, Us teens are

rochains albums dc JAD FAIR et HALF APANESE avec tous les thèmes musicaux et nques maJeurs qui seront imperturbablement

uisés cn indigènes multicolores avec

-r1.- t*

et ç(

bruit

pocalyptiquc. Pourtant ce maxi jette les bases des

\llr-' Jlf/

ll

ir rt

o, UI ùJ

ù tt 'ir ri à È :L l\.rt

I!ù -It

H

r' IL

t

pre.tque 20 an-s. Je préJère un son brut pltrtôt t1u'un

son li.s.se el prL)pre. Ca ne convienl pas ù rne.s ] oreitle-r. Do,,i lirsq,,e je vai.s en sttdio je fais ce t J ttu'il nl'est possible de faire; si cela t'ient

touché [ous scs groupes préférés,

il

cssaye de s'en

1r..tr..u"r. Lorsque ji peise à tou.s les gioupes qne |- j'aittre - tnetne Ie MCS MC5 - il ont tous co,nmencé ttès cctrnmencé tres ,) {)j'aitrte

It fort, et après cltaque disque ils onr déclinés. Je n'en f srrrs rendu cornpte at'ec les STOOGES et le VELVET. I Ca arrive à presque tout le monde vou.s saye:. I Remarquez on voit mal comment HALF JAPANESE \r aurait pu décliner a|ri)s leurs débuts vu lc nivgau auquel ils étaient.

I

est

omnipréscntc, lc tout cxprimé avec dcs mots simples ct justes: I ttttt.st be streiLl. I fell in love witlt yctu. Wlrut can I do? No line frotn tny heart to my brain. M),heart didn't knovv 1'ctt're already in love. Mybrain coultin't tell mr' heart took control. Wal can I clo, x'hat cun I do... Les titrcs des chansons sont égalemcnt souvcnt amusants et très explicites:

Franken.stein tnee!.s

Billy the kA, My nosî

embaru.s.sittg )tlonent, My girlf iend livei tike a beatnik, Hund tvitltoilt a body, Tlte wotsl I'd ever do.

A propos dcs paroles Jad explique j'essaye

modestement

jtste de lrouver cles tnots rlui

rilnenl,

Ironnôtemcrrt.f 'a.\.ta)e juste de pttu.sser les étnolions le plu.r loin yts.sible. Les paroles comme la musiclue

sont généralcrncnt irnprovisées ct

surgisscnt spontanémcrrt. Lor-sque nou-t uvotl-\ corntnencé à jouer mon Jière et tnoi ilous nous amusions à écrire les paroles tle-s clrunsons en ntême temps que nous les jouiorts. Maintenant lorsque nou.ç lravaillons ensemble nous allons en studio avec jilsle des paroles etfaisons la musiqne sur place.

t

I

T

IIII Fair font le manicment de leurs instruments, la constructit-ln des chansons ct font connaissance

La suite est nettement rnoins clraotique. Les des progrès dans

ÊI IT fÏ

rl lï (r

même une leçon de claquettes. Sinon c'est souvenl parrois géninlemenent complètement déglingué, parfbis cacophonique dans une ambiance de tur du monde,

I

[ilil#"iT''ààjii'r"e,

parfois presquc inaudible avec dcs guitares saturécs. ll y a des chansons très triz.arroides que I'on hésite d'ailleurs à appeler chansons. On croirait Lrne B.O d'un film dc DAVID LYNCH ou d'un dcssin animé de TEX AVERY. Il y a également 8 rcpriscs. C'est

' l'unc des autres caractéristiques de HALF rtuantité de repriies que le groupe Iltr .lepnNgSE. .'^--..-.- àr Lumaltraitcr *^r,-^:,-:------.^:^--^--,cst imprcssionnante. ! s'arnusc I

f

Cén.tralement on a bien du mal à rcconnaître les originaux aprc\s le traitement infligé. Lc plus souvent

L J--I J-'L

f

I


I Jad Farr s'attaque à dcs classiques de groupes ou

d'artistes réputés. Citons VAN MORRISON,

ORTHOTONICS, DESN4OND DEKKER, BOB DYLAN, STOOGES, VELVET UNDERGROUND, JONATHAN RICHMAN, BRUCE SPRINGSTEEN, BEATLES. Toute la discographie que cette compilation s'cscrime à résumer est en fait éparpillée sur quantité dc labels. Cela préoccupe beaucoup Jad

car tous scs vieux disques sont

introuvables

aujourd'hui. C'est pour lui l'un des gros problèmes

V

dc la scène underground. Trop de lnbels inrlépendant-s sortent des disques dont ils ne

/l U

renouvellent pas les stocks lorsqu'au bottl de deux ans cerct-ci so,tt épuisés. ll y a vraùnent très peu de

nutn lrat'ail disponible aujotrd'hui. J'en ai parlé

avec Ralph et quelques cornpagnie,s européenne artn

I

cle rééditer rnes pretniers cli.sques qui sonl mainlenanl inlrouvables. J'aùnerais d'abord m'associer à un rlistributeur en'opéen avant de nte lancer dans Ia réédition américaine de rna discographie parce que c''est malatlroit de sr,rtir quelque cJtose à un endroit at,ott utt arlre. Aujourd'hui HALF JAPANESE est

\ \ é

sur Rulph lc labcl dcs RESIDENTS, JAD FAIR

quant à lur est s,ur Serrtùic

I

Trvang.

Comme

si cela ne suffisait pas JAD FAIR

-

a

également réalisé quelques albums en compagnie de musiciens qu'il aime beaucoup. C'est avec le boss de Shinuny Druc qu'il a lait I'un de ses meilleurs disques. Roll out the barrel allie parfaitement le son KRAMER dont la production est impeccable et le

style JAD FAIR. Ce disque contient pas

:(

mal

i

d'cxpérimentations sonores dont Help la reprise des BEATLES en cst le sommet. Jad a aussi beaucoup d'admiration pour MOE TUCKER. Cette amitié s'est fait en plusicurs étapes. ll y a quelques années les gens du_Velvet Underground appreciation society

(ceu qui éditent

r

Jhniine WIrut goes on) sont veruL\ rendre ',,isite à MOE TUCKER et lui ont fait écouté de.\ cassette.\ tle HALF JAPANESE. Elle a beaucoup le

aitné et nous uton-t cotntnencé à correspondre. J'ai nalernent rencontré Moe pour la pretnière fois en 85 et nous avctns décidé de faire des enregistretnents ensetnble. J'étais très excité par cette perspective. Depuis ce premier contact ils ont essayé autant que

possible

de travailler ensemble. Jad a

t

d'abord

contribuer à l'album de Moe. Puis ils sont partis 2 ans en tournée Européennc. Et cette année: Moe est venue de Georgie oit elle habite pour produire HALF JAPANESE. EIle a été très bien dans ce rôle. EIle a atnené un son de batterie clui était toul àfctil diîérent de ce que nons av,ions I'habitude d'avctir. Moe reste trùs rncrdeste à propos de cette production. Je n'ai jantai.s très bien cctmpris ce qu'un producteur est sen.té faire, tnai:; tna rnéthotle était de proposer des ùlées. Si elle.s étaient acceptées, tant mieilt et si elles ne l'étaient pas, tant ntieut au.ssi. C'était incipaletnenl de.s idées sur le jeu de batterie, les solo.s, quels instrutnents utiliser, ce genre d'tlioties. Jad: Pendant ces sessions nous avons enregistré "l hear her call rny name", un vieru truc du VELVET. Elle a joué un peu de batterie el de guitare sur cette cltonson. chunson. un Un ,nec mec e"\l venil el pendanl toute et afltné aJll,ne pendant loule la Ia durée de.s.ses.çion.r. Il aimerait en faire un docwnent, pour nou.t cela serait un peu de I'hi.stoire de IIALF

s

r n

1t

I

I


JAD FAIR, cornmc bcaucoup d autres, est

tombe

DANIEL JOHNSTON. lls ont trùs vite décidtr de làire un disque ensemble

sous lc charmc du tourrncnté

aprùs s'ôtre rcndu cotnptc qu'ils avaient beaucoup de lrrrints cornrtrutrs. ll y u 5 urt.s Ie munagcr de Daniel '(furtukur') ttt'uruit Jilé ,le't cussetles. Elles m'avaient truitneilt ernhalléei. Prtis, je l'ui rencontré pour la pretniàre fui-s ù New York alttrs que i,'enre.gistrais 'av,ec Moi. Daniel et noi avons écrit des chansons

pour I'albun de Moe et i'ai lrouvé que

I'on

u'availlait bien ensetnble. Daniel e.\t très instirtctif cctrrune tnoi. Ca n'a .setnblé évirlent tlue nort'ç devion-s ess(ryer de lravailler en.\eil1ble Nou.s avtn.ç dorrc ttécider tle faire un albtutt. J'ai t'ctulu aller jusqu'à chez lui en Virginie pour Jaire ce tli.sque. Il n'av'ait dit qu'il avait déjà rrn piano là bas et j'ai pen.sé rlue

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Iù!

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cela serait plus praticlue si nou.s Juisktrts conxne Ça. Cela sembiait atl.ssi une bonne klée de .fait'e une

en monlagne où il lrubite avec -ses J'ai donc retnpli rna t'ttilure avec dn )ndériel d'enregislrernenl, un jeu tle balterie, des amnlis et des puitures. J'étuis ù ttti thernin lçtr5que mi voiture e.sl rcnbëe en ldtttte. C'étuit en pleine montagne au ntilieu cle nulle parl. Cela a mis fn à. cefie journée. IJn nusis après Duniel s'est senli cupabile Je prerulre Ie bus jusqu'à cltez tttui el ilous I'àr'ons enregistré ici, à Man land " (Nous prornenade 'parents.

connaissons la suite pour le pauvre Daniel). L'album est sorti en 89 sur 50 Skidillion Watts. Ce must de I'imperfection possèdc tout dr: môrre beaucoup de cliaime. Il se ràpproche plus du style minimaliste ct puéril de Danicl que celui rni-dé.lanté mi-apaisé de J

Ër1L

ad.

JAD FAIR arme beaucoup parlcr de

sorr

jcune lils

Sirnon qui sernble suivre la voix tracée par son père. Sitttott écrit Ioiltes ses clrun"sorts inslittctivetnent eroctetnent cottune je le lais. Et il se débrotùlle très bien. II a rles chansons sra'1e.r protnenatles au parc, Ies jent vidéo, rnanger une pia:a, .sur la Jàtnil!e Sirnp.sons et le.t tortue-\ Nitrja, tles préoccnpations cle ntôtne tlucti. Sott -yv-le est Irès sirnilaire an ntien. Nou.s av,on.s l'intention d'en Joire un disclue. La relùve sernble en tout cas assurée. Jad quant à lui jouera sûremcnt jusqu'à cc que ses jarnbes ne lc

souticnnent plus ou que ses bras ne puissent tcnir unc guitare. Je ne wtis pns pourcluoi .je tlevrai"t arrêter. J'aime vrctitnent ce qile je Jai.s. J'airne

travailler uvec dillérenls rnusiciens et Jàire na

propre

mu-sic1rte. Mon f'ère David n'arrêtait pas de lor.sclue noil.t uvons débuté qu'il quitterait Ie groupe vers les 30 an.s, ce qu'il a vraùnent Jait. L'itge tt'a jr.unais été préporulérant pour tncti. II n'esl jamais entré en ligne de cornpte. Je ne crois pas que notre Jaçon de yoir les cltctses change aulant avec l'âge et donc je ne .vcti,s pas pourquoi je devrais arrêter. Peut être que dans plusieurs années papy

dire

JAD FAIR avcc mamie MOE TUCKER sortiront un

des disques les plus jouissifs du momcnt, qui sait'/ Je

vous donne rendez-vous.

(les interventions de Jad Fair sont extraites magazinc OPTION

)

du

t

r Ë

lt


r:r

-F:n écoutant "swarthy songs for swabs" j'ai rcçu

une

grande claque dans la gueule. Vous savcz, ce genre de sentiment qui n'arrive que trop raremcnt, cette envie ilc laire partager sa découverte sur le champ à ses amis

préférés. Cet cnthousiasme aveugle m'avait poussé iusqu'à casser ma tirelire pour prendre I'avion et aller l;s cmbrasser sur place. Malheureusement je n'avais pas assez d'argent alors j'ai écrit en me contentant de lcs encourager. Les 3D'S i'ont pris avec humour, répondant court mais toujours avec bonne humeur, me prenant souvent au mot. Leurs réponses nous montrent au moins une chose, ils sont heureux d'être ensemble ct sc foutent pas mal de leur carrière éventuelle.

Aujourd'hui même avec le recul je persiste à croire

qu'ils ont sorti un des meilleurs disques de l'année

et

qu'ils méritent toute votre attention. Lcs 3D'S s'appelent comme çâ parce qu'à leurs débuts

ils étaient trois musiciens dont les tûus par la lettre 'd': ROUCHAN (bassiste), DOMINIQUE

commençaient

(batteur) et DAVID

prénoms d

DENISE

f

STONES SALINDERS (guitariste/chanteur).

i"

Puis iis ont été rejoints par DAVID MITCHELL

:lr'

(guitariste/chanteur), encore un 'd' qui ne remit pas en cause le nom du groupe. Et j'ai découvert que ce David là était un des personnages essentiels de la scène

néo-zélandaise,

lui apportant un style et

une

pcrsonnalité incontournable.

Cotntnent s'eil forrné les 3D'S? Le Jait que vous veniea tous de légeniaires groupes néo-zélandais vous a t-il nidé ?

Le groupe existe depuis 3 ans. Nous somm.;s tous

des

Avei votrs eu vent de I'accueil que I'Europe et les ont réservé à vos deux minilP.

USA

amii dè longue date et on aime se

retrouver cssenticllement pour s'éclater et délirer. Nous ne nous doutions absolument pas que nous deviendrions les légendcs que nous semblons être aujourd'hui.

Ta lettrc est la première venant d'Euro1.re. Par contre

nous avons eu une presse encourageante aux Statcs.ct nous sommes en pourparler -prévue avec un label américain pour février 92, elle doit Une tournée est coïncider avec la sortie du nouvel album.

( C'est fait, le groupe a signé sur le label FIRST W,CnNfNC, disÉibué par BMG, pour le marché américain. Ils ont récemment vendu 6000 CD de la compilation de leurs 2 miniLP en I'espace d.'une ' semâine. Un groupe néo-zélandais sur un labcl américain n'avàit jàmais connu un tel succès. Et i

comme pour conhrmer I'engouement qui règne autour des 3D''S, le boss de First Warning est vcnu les voir .jouer en concert à Dunedin au mois de novembre ) Déjà un nouvel album?

Et oui! Nous répondons à tes questions du studio

ou

nous sommes réunis, prêts à enregistrer notre nouvcl album intitulé "HELLZAPOPPIN". Tout le monde est dans de bonnes dispositions et notte nouvel ensemble de chansons est une mixture de vieux et de nouveaux titres. En fait certains sont tellement nouveaux que nous ne les avons encore .iamais joués. Nous avons enrôlé à nouveau Mr Houston et ses bons conseils ct nous enregistrons maintenant sur un 16 pistes afin de produire des bruits encore plus bizarres. Vos dkques sonl intenses, nervekx' makains, Ie son de vos insîrurnenls esl dément. Travaillez vous beaucoup

pour parvenir à ce résultat ou est-ce votre

sD'le

naturel? Tous ces sons sont faits naturellement et ne sont pas dangereux pour notre santé comme tu scmbles t'cn

_l

8#

inquiéter.

F,

-6

\..,;;


Davtl, tt

as Jait deu pochettes bizarres pour PLAGAL GRIND et les 3D'5. D'où te viens ce goût du rnorbide el de l'étrange?

J'ai appris à dessiner en copiant les BD d'Asterix et le

journal de tintin dans ma jeunesse.

La musique des 3D's est urgentc. Ellc possùdc ccttc inergie, cette espèce d'insolence de croirc quc tout cst

possible même I'impossible. Elle rappelle unc sensation que nous avons tous connue un jour, le besoin de concrétiser sur le champ un désir ou une idée tout en sachant que nous ne pouvons pas

le faire.

La frustration est au bout et cette énergie finit par se

rctourner contre soi-même. Leur musique cn est malsaine. D'ailleurs il n'y a qu'à regardcr les dessins de David pour s'en convaincre et son goût des choscs morbides et déglinguées. D'autre part lcurs chansons possèdent un coté puéril qui est même la base de leur musique. Elles recèlent de petites ritournclles tristcs ou

gaies qui interpelle directement notre mérnoirl:

d'enfant. Ce mélange de spontanéité enlantine et d'énergie incontrôlé est irrésistible. Les instruments sont incroyablement turbulents, à peine apprivoisés. Ils produisent une cascade de sons qui jaillissent de tous cotés. La voix du chanteur est parfois si afloléc qu'on scrait prêt à lui donner n'importe quoi pour le calmer. C'est souvent agressif mais jamais violent.

D'ou sorten! vos producleurs: MATTHEW HEINE et TEX HOUSTON? Vous aidentik beaucoup à avctir ce son?.

Matthew Heine cst le guitariste de S.P.U.D (musique bruyante, déstructuré aux influences Sub Pop). Tex a

travaillé avcc

CH ILLS et avec une ['rrochctte ùn concert autour du mondc ct cn

lcs

d'autres groul.rcs

studio. C'est plutôt nous à s'habiller Quelles

qui les aidons à se réveiller ct

le matin.

gratifie David viennent des BD pour enfants. Par contre il semble bien qu'il soit un admirateur de I'extravagant cinéaste KENNETH ANGER réputé

pour ses bizarreries.

Vous êtes torts fans d'Hergé apparemtnent (cf la

pochette du disque et Ia chanson "Dreatn ofHergé")

Yeah!, depuis qu'on est tout petit.

A Dunedin tout le monde sernble jouer

PLAGAL CRIND, EXPLODING BUDCIES....

Oui, même que les comportements incestueux donnent parfois naissance à de vilains enfants!

Y a-t-il une rivalité ente les scènes des dffirentes villes cotnrne cela existe en Angleterre? Pas vraiment. Notre économie est dans un état si lamentable que très peu de groupes peuvent se permettre de tourner. Il y a une certâine rivalité mais notre pays est si petit (3 millions d'habitants) que rous les groupes sont avant tout copains.

Que faites vons lorsque vous ne musique?

Vos

projets?

et

de vous donncr la liste dc

Qui écrit les chansons? Faites vous des reprises?

Nous écrivons toutes nos chansons ensemble. Nous faisons des reprises occasionnellenrcnt (en conccrt uniquement semble+-il). Il y a eu BRIAN ENO, TRIPOD JIMMIE, NEIL YOUNG, BUFFY SAINTE MARIE, DEAD C (groupe de Bruce Russell).

concerl?

Msts ta !ête entre deux hauts-parleurs, potlsscs Ic volume à fond, et laisse un copain te botter lc cul. Conptez vous venir en France?

Nous vicndrons seulement à Paris si nous pouvons rcster dans ton château au milieu dcs vignes. (Bcn voyons! )

1 f \ '

Denise, tu chantes en français sur "rain" de WRECK SMALL SPEAKERS ON EXPENSIVE STEREOS- TU AS des parents français ou éludies-ltt nolre langue? 1Réponse

en français s'il vous plaît rcproduite tclle

quelle) Bonjour! Denise hère. Non, je n'ai pas de parents français mais j'étudie le français depuis neuf(?) ans à l'école et à l'université . Malheureusement, mon français n'est très bien. Mais, si vous parlez lentement, peut-être je comprend, eh? Hohohohoho. Voila. Merci

bien tout

le même, pour vos

encouragements! A

bientôt!

'

David Mitchell, j'ai Iu que de voix, esl-ce exact?

îu avais eu

des problèmes

J'ai passé ma jeunesse à essayer de chanter comme Patti Smith. Est-ce de sa faute?

David n'a âpparemment pas compris ma question, ou a fait semblant. Je voulais faire allusion à une opération des amygdales et de complications qui auraient paraitt-il changé sa voix. Saurons-nous un jour la vérité ?

Ia

il y en a un qui est papa (ce qui est également un sacré boulot).

tcus les groupes auxquels ils ont participé Bruce Russell le boss d'Xpressway nous a avoué qu'ils adoraient les PIXIES et les DUBLINERS.

Cotntnent êles vott.g en

jouei pas de

Trois d'entre nous ont un travail et puis

GORDONS et les SKEPTICS.

Les petits malins viennent

avec tout le

monde? C'est une espèce de grandeJarnille.

Voir le monde, vous rencontrer bientôt.

sont vos inJluences (PIXIES, THE FALL)?

le mal?

C'est difficile à croire que tous les squelettes dont nous

BIRD NSST ROYS, COBLIN MIX, LOOK BLUE GO PURPLE, BATTLINC STRINGS, SNAPPER, puis les

Oùr est

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tant de gens

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teu et beaucoup à la lois, vous répondrais-je en ,: ' termes normands. Peu, parce qu'ils sont simples et loin d'incarner tous les clichés de stars, de ., r:j l'habillement - très sobre - à l'attitude et aux propos

.1;;;,i"

':r,;: à mille lieues du comportement répugnant de I'artiste mégalo et poseur de base. Que pouvons-nous alors

'.'.. -;::

i

constater, elles sont assez souvent bâties à parlir des rnêmcs accords. Alors où déceler la faille dans un mécanisme si efficace d'apparence ? En cherchant bien vous trouverez surement, mais d'après moi ces mecs disposent de I'arsenal nécessaire et suffisant à l'accomplissement d'un GRAND disque de rock. lls possèdent avant tout les aptitudes "pop" requises (on ie souvient déjà d'esquisses séduisantes avec le morceau "About a girl" sur "Bleach" et du 45 tours "Sliver"), tonifiécs de vertus enivrantes, entêtantes et stimulantes. Et voilà ce que j'insinue lorsque je dis qu'ils "possèdent beaucoup"- Ces courants harmoniques ondulent crescendo entre l'insolence dc

Qui urr^it pu imaginer il y a dcttx ans la foimidable aventure qu'allait vivre Nt*vaNa en l99l , ? Ni vous, ni nous je suppose, car même en rel.r di.réOuun, méticuleusement leur premier album ..' "Bl"uàtr", solide et basique, façonné selon les plus ..r,". nlans "Srrh Poo" - c'cst c'est à dire dans du mortier purs plans "Sub Pop" ôompâct et volumineux pétri de mains de punk'il;.: rockèr par de charmants garçons de la région de Seattle convertis au hard 70's - nous étions loin de underground - étaient déjà contenus dans cette I , oeuuré. Au début petits seconds de MUDHoNEY et installé aux côtés de Sor.lrc YourH '': ': il. TAD, auiourd'hui 5up le banc du "succès" de l'énorme compagnie ,j'1 . Geffen, NIRvANA a littéralement surpris et grillé tout .i,,. le monde. Comment en sont-ils arrivés là, et qu'ont;.i.;:'. ils de plus que leurs ex-compagnons d'écurie, me ,. i ' direz-vous, pour avoir ainsi attiré sur eux I'attention

il,:;it,:ïi,:r:

la voix gutturale et gracile de Kurt (au timbre très sensuei) et l'âpreté d'une rythmique imposante et ti omniprésente prête à s'embraser à tout instant. Comme touché par la grâce, NIRvANA pratiquc

i

désormais

une pop bagarreuse,

resplendissante

d'éclats de génie innocents, balancée entre les mélodies romantiques typiquement américaines à la R.E.M, la rugosité et la monstruosité (surtout sur le flanc "basse") d'un son actuel à la Ptxtes et la

potentialité guitaristique d'un early hard-rook

ôomplètement vidé de ses lacéties grandiloquentes. Un amalgame qui n'en parait pas un. tan_t.lcs él.'nrcnts semblent se coordonner en loutÈs alllnltes et avec unité, comme s'ils avaient toujours existé pour être mariés. Imparable, cet album entre

directement au panthéon des grands morveux du Rock yankee.

Un bon coup de NIRVANA contre toutcs les grandcs mauvaises odeurs du rock business, cela ne pourra qr.r'assainir I'atmosphère et quel que soit I'impact

$)il : i;r

j la seule pierre que pourraient leur lancer de j possiblcs détracteurs (en éliminant I'idée que certarns i désabusés leur reprochent le fait de ne pas avoir i gardé le format intégral "underground"). Mais en

retenant un tel argument, le hors-sujet vous guette. Pas besoin de se compliquer la vie pour la rendre agréable... simples comme bonjour les mélodies de NtnveNa sufhsent à le prouver. Il n'y a qu'à

commerclal de ce dlsque, nous ne pouvons que nolis réjouir de sa percée médiatique!... Adicu veaux, vaches, cochons et boue de Seattle, le tapis rougc vous est aujourd'hui déroulé même par lcs plus incrédules journaleux de la presse bien-pensantc qui il n'y a pas si longlemps vous traitez cncorc (olrlmç' des inalpropres I Une volte-face à la mesure du talcnt de NIRVANA.

C csl dans un hôtel parisien que nous av',lls crr l'immense bonheur de bavarder pendant plus d'unr heure et demie avec Kurt et Chris, (c'est Kud, lc chanteur, qui répond). Plus avenants qu'à travers les interviews données aux "officiels", nos 2 compùrcs

nous sont âpparus détendus et prêts à jouel honnêtement le jeu. L'intégrale...

É.s.i:r.

i


N' ROSSS ou autre chose "On ne va certainement pas devenir des GUr*S que nous sommes de bons

J2n|t g";;;. MilJ么u么nr ense.mble p.ar莽e

copatns et"que nous aimons 茅crire des chansons'"

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r!$+çifff

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,.r,' complètençnt jous de NTRVANA ; si on n'y g pas si longte,nps nous ne Vous .rlats qltqndiei à un tel -Si,

Non,

'pas.

du tout. 'Mais.noûs avons vu la situation

'l'ia, . évoluer pèn'Jant cçs deùx derniers mois : chaque fois y qvait plus {e 'i,J'^!i,J""n monde que-la lois - il 'e;;;;;;i";i .'.ij I lui ]:9n-igulit :r*,ri pru, Ë, fr,e"+nie ',,-lirr,1l

nombreux. C'bst quand même surprenant car on n'a ja-maiq fai-t vrairgent de pub, Geffen n'a.pas décidé ,:t[*.9ù qffiftlÈ d'investifde l'argenl. pour augmenter les'venres, ils nè youla.lgnt pas le faire rentrer dans les charts.

a

Ia clef de votre

succès, à ton avis Yous ne pgnsez pqs que les médias ont joué un rôle

Quelle

été

?

?

Le fait qu'on ait signé avec une major y ait cerlaincmcnt pour bcaucoup. Toutcs lcs radios

cçmmerciales.des Etats Unis ne passent que des groupçs qui sont sur des majors. En plus j'ai le sentifient qu9 notre musique a plu aux responsables de ce gui passe sur ccs radios, je pense qu'on a eu de vrais fans parmi ces gens là, et donc cela s'est ÉpanÇu cornme une traînée de poudrc aux Etats Unis.

à vis de votre .succès ? a des groupes arccquels vous ne voudriez pas ressembler plus tard ? (Kurt nous a

Quelle est votre attitude vis

Est-ce qu'il .y

raconté qu'ils ont été accueilli à I'aéroport par une magnifiquç limousine qui les a amenés jusqu'à Paris. Cela les afait

marqués!)

:

Je ne pepse pas que l'on puisse devenir un jour ce que. I'on ne veut pas devenir, nous avons

suffisamment.!e con{rôle sur ce que nous faisons. On'ne va:'ce,rtai4piirent pas devenir des GuNs N' fl.osrs gu,autre chose dans le genre, si c'est ce que

tu veilx dire (rires). C'est facile d'arrêter si

tu

n'aimes plus ce que tu fais. Nous jouons ensemble parc€ que nous sommes de bons copains et que nous

aimons écrire des chansons, mais nous avons suffisamment de bon sens pour savoir quand on arrâera d'écrire de bonnes chansons. Beaucoup de

grouoes riè savent pas cela et continuent de tourner ainées. Si un jour notre groupe devient trop important, je véux dire si cela devient un métier on pourra toujours arrêter, changer de nom et jouer pçr-rd4nl dçs

autre chose.

.,

Ircs tourri{es que.nous avons failes au4 fl.tats Unis il y a deux mois Gnt été très éprouvantes, il y avait sans artêt des gens qui. nous demandaient des autographes. La seule façon de me calmer pendant

,.,i,li:, ,!\11 'r

i

.,...

i;

li.i"gçlli;1i'u"1i".i:i

cette période, c'était de me soûlcr lous les soirs. Tu

sais ... lorsque tu joues devant un public dc 10 ou 20.000 pcrsonnes cela devient très impersonnel. Les gens sont loin de nous, on peut à peine voir leurs visages. On nous a prévenus récemment que lorsquc nous retournerons aux Etats Unis nous devrons fairc quelques grand concerts, et cela ne nous enchante

pâs. Pourtânt nous avons joués dans

l,ï.:i.I

quelques

concerts encore pius grands, à Reading et ailleurs, et ce n'était pas aussi froid, on s'est bien amusés. C'est la même chose pour les interviews, jusqu'au début de I'année on n'avait donné qu'une dizaine

d'interviews aux Etats-Unis, pour des fanzines. on doit même en faire pour des

Maintenant

magazines de heavy metal

!

Il y a

quelques temps vous avez participé à un concerl pour la légalisation de I'avortemenl, avec quelques auîres groupes. Est-ce que vous défendez d'autres causes ? Ce concert n'était pas pour I'avortement mais pour le "libre choix". Aux Etats Unis il y a beaucoup de courants de droite qui veulent abolir certains droits,

par exemple I'avortement. Nous avons fait

ce

concert pour aider les organisations qui luttent contre ces courants. Certaines d'entre elles sont anarchistes, d'autres plus officielles. Nous les aidons mais nous

ne voulons pas faire cela tout le temps, nous ne voulons pas apparaître comme un groupe féministe ou politiquement engagé.

Je vous ai vu à un concert au.sr Etaîs Unis cet été, et été surprise de voir que les gens qui avaienl moins de 2l ans ne pouvaient pas y assister.

j'ai

Oui, cette loi est stupide. C'est surtout dommage pour les groupes underground dont le public est surtout composé de jeunes. Il y a beaucoup de groupes punk qui ne sont pas assez connus pour assurcr un vrai concert et qui doivent se contenter de

jouer dans des bars, et ôe n'est pas comme

cela

qu'ils vont faire parler d'eux. Nous, nous avons un public sufhsamment large pour pouvoir faire ce que I'on veut et nous avons choisi de faire des vrais concerts, nous ne jouons plus dans les bars. Nous avons fait quelques bars en Europe, mais ici la limite d'âgc est moins imporlante. Est-ce que tu penses que celte loi va changer

?

Non, elle ne va pas changer. Mais en

généml

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lorsqu'un groupe joue dans un de ces endroits c'est un choix qu'il fait. FUcAZI a toujours refusé dejouer

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par cxemple, mais ils sont tcllemcnt - -',l$,l populaircs qu'ils peuvent âttirer suffisamment de jouer dans dc plus grandes sallcs oit tout le mondc et monde est admis. Ce n'est pas le cas de la plupart dcs groupes, il nc pcuvcnt espércr qu'un public dc 100 ou 200 personnes ct ils doivent joucr dans les dans ces bars

Qui a eu I'idée de Ia pochette de "Nevennind"

ffix

bars.

Ne consfulérea-vous

pas le fait d'avoir signé

Geffen conune une sorte de trahisctn

avec

un billet de banque est venue après.

= I s* iÈ

?

Oui, bien sûr ! La peinture, le dessin, la poésie. J'écris de la poésie. Par contre je n'aime pas vraiment les autres poètes: à part Burroughs,

de la part de leurs maisons

de disqucs, cela va parfois jusqu'au million

Tu voulnk

de

faire de Ia musique lorsque tu étais jeune?

Oui, je voulais déjà jouer dans un groupe lorsque j'étais gamin. Mes parents n'aiment pas du tout la musique, ils voulaient que j'intègre une grande

dollars. Si les disques se vendent mal et si le groupe arrête au bout d'un an, ses membrcs doivent passer

le reste de leur vie à travailler dans une station service pour rembourser leur label. Il y a des labels

école. Mais moi je voulais faire du rock lJ'ecoutais les Bpnrr-ps et les MoNKEES et rien qu'eux. Après 12 ans je suis passé au hard rock, avec LED ZEP, BI-ACK SABBATH. A 16 ans le punk. Et puis finalement tout un tas de genres de musiques. Cela m'a pris du temps de réaliser que finalement j'aimais tous les styles. Je crois avoir suivi le même chemin

qui nous ont proposé une fortune mais nous avons refusé, ils ne comprennent rien aux groupes underground. Nous sommes très bien chez DGC. Nous voulions être sûrs que nos disques étaient bien distribués, parce que nous en avions assez de voir lous ces gens venir nous trouver à la hn du concert pour nous dire qu'ils ne savaient pas où les acheter I Conunent avez-vous eu I'idée d'aller les voir 7

que beaucoup de personnes.

Effectivement.. Qu'est-ce que tu penses de la religion aux Etats Unk, et de Ia place qu'elle occupe dans les

Oh, en fait ce sont eux qui sont venus vers nous, comme les autres labels, et nous sommes passés faire

un tour à leurs bureaux. C'est une sorte

s|lr

Bukowski et le français là, comment prononcez-vous son nom déjà : Baudelaine, Bauledaire ... Ha ha ha !

disqucs, alors quc beaucoup de groupes reçoivent

médias, les chaînes de télévision en particulier

?

de

tout une grande tour au milieu de la ville, c'est seulement une grande maison. En fait la principale raison qui nous a poussé à aller chez eux est que leur département sltematif est dirigé par des types qui viennent de petits labels comme SST. Ils connaissent bien le milieu. Et puis il y a SoNIc Youru, qui a signé avec

Je suis totalement contre ces organisations religieuses qui manipulent les gens à travers les

communauté. Ce n'est pâs du

médias, particulièrement les gens dépressifs. C'est comme ces groupes punks qui réussissent à coaliser un grand nombre de gens dépressifs ou animés d'une certaine violence. Mais je crois que la religion peut être utile dans certains cas, pour les personnes qui sont au bord du suicide et pour lesquelles elle

{il

il y a un an déjà.

Que penses-tu cn a beaucoup"

= s

?

aux autrcs groupes qui sont chez eux. Nous ne rccevons que I'argent provenant de la vente de nos

eux

C'est moi, j'avais vu un documentaire qui montrait des bébés dans l'eau. J'ai téléphoné à Geffen pour leur demander s'ils pouvaient faire une photo dans ce genre - il fallait trouver un bébé ! L'idée d'y ajouter Tu as d'autres passions que la musique

(énervé) - Non, pas du tout, nous n'avons pas été achetés, nous gagnons très peu d'argent par rapport

des avances faramineuses

?

constitue une dernière chance.

de tous les pirates de Nnueue ? Il y

Qu'est-ce qu'il

pour toi

n'ai rien contre le fait que les gens €nregistrent par contreje ne supporte pas I'idee que cedaines p€nonnes arrivent à payer leur loyer et

ya

de pire dans le monde lrurnain

?

Je

nos concerts,

La

leur bouffe simplement grâce à nous. Quand

posséder tout un tas de choses, des trucs dont nous n'avons pas vraiment besoin mais qu'il faut que I'on

je

pense

qu'on fait vivre tous ces connards ! En plus, ils enregistrent des morceaux inedits qui doivent être enregistrés sur les futurs albums. Lorsque tu achètes un nouveau disque et que tu connais déjà toutes les chansons parce qu'elles figurent sur des pirates, il n'y a plus de surprise ! Tu as dit une fois que la principale clrcse qui musique',de NuvaNe c'esl la mélodie ?

fait

à

ait, on nous fait croire que l'on en a besoin. On va nous accuser d'être hypocrite-s.car_on a signé avec une major, mais nous avons fait cela pour être sûrs que les gens trouvent nos disques. Crois-ttt que l'on puisse unjour atteindre le nirvana,

où est-ce que tu crois qile c'est une légende ? Cela t'est-il déjà arrivé ?

Ia

Ouaouf I

je ne sais pas. J'ai dit cela ? C'est surtout le feeling qui importe. Ce n'est pas parce qu'une

Mmm,

Euh.

.. oui, peut-être lors de

certains

concerts... On se sent complètement hors de soi, on ne sait plus où on est, on ressent une énergie incroyable en soi. Si tu veux arriver au nirvana. je ne le conseille pas mais si tu prends ça de cocaine et que tu te I'injectes dans les veines... Ha ha ha !

musique est complexe qu'elle est bonne. Les PtxIgs ont beaucoup de feeling par exemple.

Qu'est ce que vous penseT des groupes qui débutent et qui commencent par faire du bruit et par hurler sans se préoccuper de la mélodie et dufeeling ?

en

c'est génial (rires). C'est comme ça que monde devrait commencer à faire de la

toi

?

j'ai un bon exemple. Il y a quelques semaines nous avons fait un concert et il y a eu des personnes dans la salle qui nous ont accusé de trahison. J'ai eu Ah,

musique, c'est le meilleur moyen de se faire des copains, de continuer à jouer et de prendre son pied, et de faire de nouvelles chansons. Tu sais, lorsque j'ai commencé à jouer de la guitare je voulais devenir quelqu'un de très bon, comme Jimmy Page. Je n'arrêtais pas de travailler mes solos. Et puis le punk est arrivé, et pour le punk la technique n'avait

un sentiment de culpabilité très fort,

il y

avait une

grande tension entre nous et ces gens là. Mais sinon... je suis comme tout le monde, il y a des moments où je me sens fort et d'autres où je déprime complètement, sans raisons particulières. C'est normal. Je ne me sens jamais totalement perdu, j'ai

aucun sens, c'était tout le reste qui importait.

La mélodie est importante maintenant dans la de Ntnva-tte, pârce que nous avons

je m'entend bien avec ma famille... Je n'ai jamais pensé que personne ne

beaucoup de copains,

musique

I

progressé, mais ce n'est pas I'essentiel. L'essentiel c'est de s'amuser , de vivre sa passion.

I I

@

i..

$"w

, , o r't, o''' "on\onr, $l

Qil'est-ce qui est le plus vulnérable chez toi f,uetque cliose qui t'e fait perdre totalerient

Je pense que

tout le

société de consommation. Elle nous oblige

m'aimait et encore moins à me suicider.


:l

a È $ S È

confance en soi a quelque chose à volr avec le-s paroles de vos chansons ? Elles sont

I I. i" rneil/errres dans Ie dernier LP. [i ort.. (il rëflëchit)oui, sans doute, mais cela doit se f: ..nti, plu, Éunt l.js chansons qu" dunt les paroles.q""Il Esr-ce que cette

ii"e":";:;;-pi,'"^ù5i.,e *$ |[' ;";'ô;;rq*' maintenant : il y avait moins de monde pour nous

' S I dire "j'aime c. qu" uou. faites". Je ne veux pas dire È I euc nous rechcrchions le succès absolument, mais [ [": seutcment unÈ sorte de reconnaissance. Ces deux éli ,È bî1"::-,qï^:,T"];^,1: dernières [.i passe 1nyée; par dcs tas de sentiments alors arrêt "1,_ sans En fait =:'l .i qu'avant je nc connaissais que I'agressivité. .j Ë "oriutJ r"ir. ,; ài;q;; 1it"in aE joie et non pas procharns haine.. Je veux même que les prochains .ir".'l ::, rempli de haine '.ti"':rtl, fi:::J il:j r'A+,^

^.. -:^^.,^ risque d'être .1"11,:j aittent encore plus dans ce sens, au ';i.1!i1; carrément ridicules. Ou alors peut-être qu'ils seront

'.:'É.i,' complètement défaitistes... On peut aussi donner .

une

:;-;Fti numèur particulière à chaque album, pourquoi pas

$

'i, :';y,id: ..,,.: -"i:

',: ,i,É .::'i i;:r!:il{l :afii.

i:l'

!

;

C'est quoi pour

loi une

:.'i:

:

.,..- .t.:_.1iJ..::rt-.

rrès belle chanson ?

Une chanson est belle lorsque c'est bon ! Jc lnc sci]:i

parfois complètemcnt fou de joie lorsquc j'tlcoute une chanson des Ptxtrs ou des BnEEDEns, des fois mêrne j'en pleure (Kurt est ëgale,neu unfan de Br,.tr HAPPENING. Il a d'ailleurs comtne latouage le ktgo de Ieur label K records). Mais ces chansons-là sont

rares. J'aime beaucoup le dernier TEEIIACE FANCLUB, nous avons eu la chance de pouvoir l'écouter six mois avant tout le monde parce qu'ils sont sur le même label que nous. Ils sont à

Park aujourd'hui pour b protn...

Quoi ? Ce soir ? Où 9a 2ll (e bassiste vieni v,er.ç nous et se met à faire des bonds lorsqu'on lui

apprend que les Tr,tu.tcE FANCLUB sonl à Pari.s en ce mornent) Nous aimons tellement leur musiquc qrt'.iri veut faire une tournée avec eux. lls sont géants !


E.ç

tu

I'uccord ut,et le gttutet netnent tle lr.ttt ltttys

?

Non, pas du tout : ii nc sc préoccupc quc dc scs intérôts immécliats sans pcnscr aux générations suivantes. Cc doit ôtrc commc la plLrpart dcs autrcs gouvernements, d'ailleurs. La gucrre du golle nous a ramené trcntc ans en arrièrc. Le mouvcmcnt hippic voulait luttcr contre lc conlormisme imposé par lc gouverncment, maintcnant les hippies ont disparu, on

retourne vcrs la mcntalité dcs annécs 50. C'cst marrânt commc les gouvcrnements peuvcnt utiliscr le patriotismc comme un-'vcrtu I)orrr im|s5g1 rux gcns d'avoir de bonncs mocurs. Je n'ai pas cornpris les patriotes qui ont supporté lcs soldats arnéricains dans la guerre du golfe.

Vous atei enregi.stré une clunson srtr

cornpilation pour un label atnéricain, CZ croi.s

une

Recortls je

?

Oui, c'était notrc prcrniùrc dérno , avaltt qu'on ailic cnrcgistrcr chcz Sub Pop. Elle s'appclait "l\4cxican Sea Food". Qucl nom stupidc !

i:

I:n cctlc lln ci'annéc 91. k: glor-ip": tsl ufl peu sur lcs nerfs. Il comrncnce à a';oir la liaint'à cause de tous lcs vautours qui tourncnt arrtt-rtrr d'eux. C'est vrai

qu'ils ont été assailli par les journalistes et

jusquc aux logcs. Dans une salle

Omnisports

inhumaine, lc public adolescent(te) déchaîné n'a rien remarqué nrais lcs fans qLri les avaient déjà vu sont rcpartis fr-ustrés, d'autarlt plus qu'rrnc fosse de cinq mètres (pour lcs rnédias) séparait. le public de la scène. Allez, rr:poscz vous bien et rcvenez-nous en plcine formc. A bientôt i

.'',

li..

,4q

:r'i'

:.ii' I

-,:.,.;

"Je voulais faire un disque plein de joie et non pas rempli de haine.r'

E.sl-ce

que vous voyea sout'enl Jack Endint,

/

Nous l'avons rencontré la semaine dernière cn Autriche, nous joLrions le même soir, mais ccla faisait bien un an qu'on ne I'avait pas vu, On s'cntend bien. On a discuté du fait d'aller enregistrer quelques chansons enscmblc, dans le môme genre que "Bleach", avec le même son, le môme matériel, etc.

L'an dernier il circulait des rutneurs selon le.squelles vous n'étiez pas .satisfait de Ia J'açon donl volre

alburn "Bleach" était enregktré, eI que

vous

projetiez de le refaire.

Non, jc pense pas qu'on le réenregistrera un jour, mômc si ie n'en suis pas complète ment satisfait. C'est du passé, on a mieux à faire maintenant !

en

particulicr par la prcssc anglaise particulièrement dure (Kurt tient absolument à expliqucr le fait que la signaturc chcz Gclïcn cst une bonnc chose). Il est grand ternps que la tournée commencée au mois d'août deniier s'achève, car le trio d'ordinaire si énergiqLre cst crevé ct vidé. Leur unique concert en France, aux Transmusicales ds Rcnnes, a été cléccvanl : à pcinc plus d'unc demi-heurc de rnusiqtrc, lc ternps de jouer sans loi quelques titres et dc lâirc volcr en éclats la guitare, la basse, la batterie et lcs amplis Chris a du raccompagnel Kurt, grippé,

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ilrit * € I à

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.*i.t" $S'l moment,

un groupe particulièrement motivé en ce

de l'autre coté de la planète, il

s'agit

incontestablement de LUNG et de son label YEI,LOW BIKE. Nous répondant toujours en des temps records,

curieux de tout ce qui se passe dans la sphère musicale, intéressé par des groupes de n'importe quel æ1.\:,xcontinent, prêt à conquérir les marchés américain et I europên... Espérons que ces efforts seront \' If

,æti.ri,î:î!ï&":rî'*i:i!"-ËîËïr,"Ë"::,q:#trf":l

tffi ..1ous avons changé le nom de CLEAR en celui aeS à cause -des confusions faites avec THEE

iEIFILUNG

f,f

#1'S#È..#uq; marché néo-zélandais pour les groupes alternatifs est

P_sr''æltrès étroit, nous avons donc besoin de vendre

I#

fnffi :iS:Xl:',','n*:,'l*,:l',:.x;j:,:'*r":iJilW" !lË','.Ësîï3îliii,îîll;*,"":',:f J,îï.2;:Hl1ï.:: r llËnos, 3;;ïJ,":"";i,iï"0::#?T:'î:"':i:i,îi.i".;,::,:"i:" M fl I nryô- ;i;_i îi',î*: ii:îrî,,1i: *,, 1'";3;;.11"1"#:#;H;,'iîfi î"5*;"^f,'"lt.i:; '

fi I **,,',"','m,i,i;;;ii ii*

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N I i*ri-,+:::É:dd*ftiL'nçil*':."u:

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à

musiciens!!!

à développer notre catalogue. (lls ont fdecidés sorti une excellente compilation intitulée ftégalement j "Dynamite Groove" regroupant 18 titres de 12 groupes Zlocaux. Nous vous la présenterons

n

dans le prochain

-dnuméro et nous allons'tacher de i'inclure dans notre

plî*Ë'ry#i*H ffi t'iL';"i,ir,"l"i î""JïJ;::Ë".i;:#it:l'f*,!!,re t

,ffi [rt. de distribution - ndlr.)

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'

r,'''# .$dii1-

1."Live Stomach" est-il un vrai live ou s'agit-il d'un

\i;.";i)ni,'^u*enregisrré

dans un rrangar en une

W*rs**gWffimn**n*ffffi} Et

pourquoi ce curieux

norn?

U

f ffiI

Voici I'exrrait cl'une chronique 4e Jerome Wikttn parue dans le magaTine américain Option - à propos I

lr#*i'lggut**r.'""*ir:f*ffi +#' "-"**:+ikilf*::'ilniiiïi",;isd'i,Ë'$tllffi iili:kfi'nrïru,.,*:ri":iÏËdf, T:*:";truru;ptryq.'*"':t;iË!A:"'".:î:,r'!;qq;qffi

IàHi:l.':i"*,ji:i'ffn,,T*à,|"i:;"li,,':jIrc9i:lh':Y::'.l":9':.o:l..o::.:"i'.|^"^"^d^".]!i1:':lË

i::t::::,;x*:::::l*1-:'"*:r*r.;tlilqffi*;;,;É,5-.çid,."ffi c'esr toujours aussi difnc'e.*

,.:'--:x

.1:'1.":,\18I

I i';l;xh':ï3ii'JH"":i

#ï'i,îTiËËlffi ;ii::îl;

l*iil**îij:::.Ël'j:#'fif ...:;ir{:Fl I Æ:""**":r.'r1r;li*:ïri'f";#it,:îrl* , l l %.:"11,*1 ",é" tîl ruË:lÆ".'#,m

p"" disque. (Généralement les néo-zélandais passent g'E "LpEuf l "J,t'El",9tçlLl' lr*:]sg+'

notre balteur écoutait


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au début de I'année dernière. Ce disque a été5i ré comme une tentative de capturer l'énergie live d'un groupe au cours d'une nuit particulière c[ non

$xop.ÇiË;ôuoii.

C'est vrai que ce deuxième disque est plus original que est aussi plus difhcile d'accès. LUNG a voulu créer un univers sonore et gagner en personnalité. C'est réussi mais I'atmosphère qu'il nous

le premier, mais

ffi#Yffi .S .-;ïh#f

\âÈ I "1;r" Stomach" est introuvable en France. visiblernentV # il existe un problème de distribution de vos disques , \ r'.'rt notrP n(ns.

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tournée australienne

a été

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propose est vraiment sombre et oppressante. Difirciie

à part "Numb" titre le

plus pop. Même le superbe "Ride", mélodique apaisé, est d'une tristesse

à

et

vous nouer i'estomac. Les compositions se rapprochent de I'indus, par contre je n'y vois pas les influences dance au sens ou nous avons I'habitude d'cmployer ce mot dans notre pavs.' 'ae

* r {Ër

u ! Les rythmes font pËnsér à ceux d'un ateliei

iËr

Vow deviez tourner en Australie cet été, qu'en esl-il? nr*"7 vous d'unfestival néo-zélnndak à Paris?

/lNotre

\g* ap.r I

',,*rêlRI,

de trouver un rayon de soleil,

lî Ë,ï:" :iu'o et je résoudrais le problème "

il

instrumentation curieuse construite

sur une

basc

repoussée jusqu'à

il flm lffi[1'""*i",""îïi"*"'rî:::î"i"ï'ftf

J;

\"oIfil*"r* *, novembre

*

f,*

et décembre et espérons venir en Europe et States en 92. IJn festival néo-zélandais à Faris

gÈ 4.,,

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I

tffË,

{Ë.

I

contact: YELLOW BIKE Records P.O BOX Palmerston North, New Zealand

\r*

a* "uh*#


0n al,v,se,qti La'fL^* | ld,". 'Flouun, sur la mer Méditerranée,

quelque part à l'ouest de 1'Espagne, la petite île d'Ibiza (541 km'?/7O

.

ti. P 000 habitants), partie intégrante des

t*s

Cartes postales ensoleillées, club méd, plages,

palmiers, quat' étoiles et j'en passe, pourlant _ce n'est ba. que ceia. Si cet aspect est lrappant dans la petite iocalité de Santa Eulalia (14500 habitants), au sud de l'île, où le must reste la trilogie hôtel piscine/ shopping, il ne prédomine pas partout. Mais direz-vous, qu'est ce qui vous a pousse' vous les croque-vynils foncedés des salles obscures, à

dÈ Ë3

t:à û: s

dSi.

F

Ê#

k1

s

Baléares,

p(rurrait n'être qu'un nid de touristes stéréotypés.'.

l

débarquer sur ce caillou?

.+

Et bien tout simplement, la scène dance! Hein que ça r'ous la coupe, lès guitar-addicts sur les dance-floors!

i' i - Beurk! Trahisoooonnnn!!!... Vos gueulesl r.

l

Je

poursuis.

bn effet, Ibiza est avec Valence (Espagne), Rimini '(ltaiie) et Tenerife (Canaries), depuis un an, une des plaques tournantes de la scène house du sud de

:

d$

.

I'Europe.

:C'e;t àans les

seventies que des babas échappés de Woodstock ont cru trouver ici un sanctuaire à 1'abri clu monde de la consommation (Que ton uniiivers impitoyaaable ! La,1a,la... Daaaallaaaasl... Heu!?... Hrim).- L'esprit ouvert, ils ont créé leur propre boite géantc en forme dc serre, à quasi ciel ouvert' en p'l"ine campagne, avec des DJ anglais (ugg. connaissez ia fable, ies anglais, tout babos qu'ils , soient n'aiment que les anglais qui à ieur tour

n'aiment que les ang...Re-Hum! et

même

Hurn!Hum!). Ces DJ vont au hl des ans, mélanger

les styles musicaux, mais surtout remixer les morL'e;ux, ajoutant des rythmes dance sur des

SIOUXIE ou des STONES 1i'hymne rock de la scène house reste sans conteste , le "sympathy for the PRIMAL SCREAM sous le titre devil" repompé -Les - par balearic sounds (mix "Loadedi)...

E-:jr

1 -ttttl

æ

!

euitarelrvThmes) étaient nés. Qui dit babos, dit iornmunâuré, liberté sexuelle, drogue .. lcs bases de

la culture rave ou balearic sont là En effet,

on en Angleterre, ou les DJ se permettent de mixer tout les

distingue les clubs de la scène balearic

genres, où I'esprit est à I'ouverture et à la tolérance,

de celle des clubs hardcore, où domine un style

pafiiculier, sans concession pour les autres. La scène

balearic s'est développée principalement à Manchester, à Londres ou Nottingham, avec ses assos, ses fanzines (BOYS OWN, SPICE etc). Ces

rythmes mixés aux sons de Chicago et Detroit à I'explosion acid de

donnerons aussi naissance

1988/89. Comme quoi on est pas en avance!

Ce n'est pas un hasard, si nombre de groupes sont passés par là depuis les 70's, des STONES, à NINA

HAGEN, en passant par NICO, qui y a trouvé la mort suite à un accident de vélo, et plus récemmcnt les MONDAYS, SHAMEN, et 808 STATE, dont la

vidéo a été tournée dans une des boites de l'île, le KU CLUB, racheté par des hollandais déjantés cette année.

Le pied posé à Ibiza, notre première étape, en brûlant les mauvaises, sera San Antonio (14300 habitants), au nord-ouest, ou I'on est immergé dans un univers second de fête foraine hallucinê, tiréc de "Pinocchio", sauf qu'ici vous êtes sur de ne pas être transformé en âne!

21 heures! Tatata! Après avoir

dégusté quelques poulet-frites bon marché (slurp!), nous voici partis pour 'The Fiesta' qui ne s'arrêtera qu'au petit matin,

vers 8 heures. Mais avant d'en arriver là, quelques hâtes s'imposent dans divers bars vidéo où la zik est poussée à son maximum, de KLF en passant par ÀC/DC, MADNESS et THE FARM, qui cartonne chez les mancunian' hooligan' boys qui reprennent

lls règnent d'ailleurs ici en maîtres (Ibiza est avec Blackpool, un des hauts lieux du tourisme des prolos britions). Autant dire que ce n'est pas le lieu pour jouer la provoc, tout est écrit en anglais,

I

en choeur.

ffifffiffii

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l)eUl .i, r;.,.r,r i1 :r .ir iir..riX. aUsst t ir:rr llir ir l.;s ZrsSrg.:r:t {rs illi,-s d irillii:.r. d!ttr, I |i.lr',: )., i'. ri' I i,. ,.i1:,lr ii,ii !;is, ilaiur-,s, alli:r;i;,,,rrls. 't,. ;l,tr:\i, : ,r I ,i: ,;r: ,;,',, jirirr' r..,.:i ;t ,lrr'; '. .r:- !:r._.t.it. ilr, !.,, .| ,,r,, ;.,:.rr;t!. riij Lr,tLii r: ,i, I it..rrrti,,. r, ll .i ., , 1:r r,j rr ', ,uruiii ,-1.:,; ll.rllt'ti.i,;is .,'r,r l', .i. r..r:ir riis ir,".:i..1, rir:, l,rrrrs ilr ,,i,,i;.,.. : ',.: i:,,1;.r â!,... a':tliii il' lr,iii: {ils i,.s iili : ii.:,-,., ili .il, ti!.1 sliili,r,sç,it'r'-r firrlr;gi:rr. ;, ,; r', ]]i.ii'i:firlI|'l,j'|'!{:],A.]ji1]],1.'li)5l,ii l),..i:,.:i ! r': l'4liii!lljitl I

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- -"'*fu'-:Eq *dU>.SH

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m

*t*rff**,r'ffffff'sfti

Furoncle musical aigu poussant les limites de la douleur jusqu'À un stade proche des symptômes ressentis à l'écouæ d'un disque de RAPEMAN,

de 'bruit blanc' rccouvert de chlonrre sur fond de hurlements déments à la mesure du déferlement sanglant d'une tribu d'ostrogoths sur un paisiblc village gaulois, la musique de LA MACHOIRE, abrasive et

alliage

c.arbonisé

ll Sl |at

dérangeante, sonne le glas du rock'n'roll cartésien. Le premier LP du groupe de Paquito Bolino, sorti dans la plus stricte intimité, inærpelle pourtant, trnt par la violence violence spasmodique de ses 15 morceaux que

i".

I'agressiviié

et

l^'originalité criantes

âes

outrageântes illustrations graphiques qui y sont jointes. Personnage passionné et extrême aussi bien dans ses gotts que par ses prises de position, Paquito est également €l avant tout un graphiste de talent (voir la couverture de ce numéro) faisant partie d'une génération d' avant-gardistes méconnus et hélas incompris. Médication rêvê pour nous écarquiller

les yeux et nous d&oucher profondément

oreilles

le.s

!

llri Lsr

t.I

'f,

{

Un premier disque auto-produit n'est jamais très à réalker. Comment âtes-vous arrivés à le

évi"dent

sortir

?

Paquito - Je ne peux pas te dire que c'est une envie de s'investir dans tous les sens du terme, car ce n'était malheureusement pas le cas de tous les

,t'

Tt VI il.,,

t

membres du groupe. Que tu fasses de la musique ou un canard comme le tien, à partir du moment où tu fonctionnes avec plusieurs personnes que l"u crois -toujours impliquees jusqu'au bout, il se trouve un

moment désagréable où ils se révèlent vraiment comme ils sont. C'est à dire que dès que c'est trop prise de tête, ou investissement sur léur temps ou leurs loists, leur portefeuille ou je ne sais quoi... Surtout quelque chose en autoproduction où c'est n'importe comment une grosse galère, mais c'est ça

il

lr

qui est bon dans un sens. Accoucher dans la douleur, beaucoup de monde... Au moins tu ne te fais pas trop d'illusion et tu le sens bien passer. Le

plus important, c'est de faire exister, que ce soit un disque ou autre chose, parce qu'il n'y a pas d'autre choix. Il y a heureusement èncore-deJ gens qui

fonctionnent comme ça, la passion sans aucune arrière pensée de profit crétin, frime, argent. LA MACHOIRE existe grâce à Loux, une des 4 têtes du

magazine HELLO HAPPY TAXPAYERS. C'est quelqu'un qui avait déjà râgi à une cassette démo du groupe precédent 'PLAIES MOBILES' et qui nous a suivis jusqu'au disque. A l'époque, en 88, le batteur et moi, nous étions à l'ecole des beaux-arts. Les deux autres éaient du coin. PLAIES MOBILES, c'était le groupe défouloir pour le bassiste par exemple qui faisait un groupe à côté avec le battèur plus dans la lignée des THUGS. Il s'est d'ailleurs barré au bout d'un an quand on commençait à faire <les concerts. Le premier de la liste, c'était en 89. Maintenant il joue dans MAD MONSTER PARTY. On a trouvé un bassiste à Bordeaux. Lui aussi faisait partie de la revue H.H.T. Entre temps, I'autre guitariste s'est tiré. On a continué à trois.le vivais à Paris et tous les 15 jours je me tapais le tra.jet en train. On a passé un an à répéteravec lui. On afait 2

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on est même arrivé à se fai-re pâyer un canard sur papier jùurnal tké à 10OOO exemplaires. C'est 1à quton te baise car une fois que tu as pu faire ton truc, il n'y a aucun moyen pour le distribuer efficacement. C'est un problème que beaucoup de gens en autoproduction rencontrent et c'est ça qui est grave. Quels supports as+u déjà oblenus pour res ûavaut, outre les pochenes de disques?

J'ai été publié dans des graphzines, des trucs

de

'mail-art'. t"a portee est ridicule. Ca ne touche que les gens qui dessinent, mais ça fait pas avancer la machine. J'ai fait des expos. A Angoulême avec 'LES AMIS' on a profité du festival de B.D en se disant qu'on allait cartonner. On avait des facilités pour avoir des expos mais quand tu te rends compte que ça ne sert à rien car les mecs viennent là pour

voir

,fr

',ry

Gléna

ou la B.D

/' t:

classique, des trucs

commerciaux. On peut à la limite excuser le public, câr tu ne peux pas balancer à quelqu'un une musique hyper-destroy ou des images comme celles-là alors que dans aucun média tu n'as une trace de ça. Tu as

'vÇt **

I'impreSsion que ça n'existe pas.

ftù

# tr-

.1

THE EX, par exemple, c'est pour moi un pas trop car même dans ce milieu

w

vrai

groupe de musiciens, en perpétuelle évolution, et tou.jours bon. C'est le genre de truc dont on ne parle soi-disant

/t

'underground' on ne fait que reproduire les schémas des médias classiques. Une mode dure 1 an, 2 ans... pareil pour les super-bons groupes, on leur porte un intérêt à un moment donné, et même s'ils restent bons les gens s'en détachent et passent à I'autre nouveauté. Je trouve ça aussi assez lamentable. .. Tes thèmes de prédilection sont en général assez

-*\-

violents..

.

...pu."e que c'est mon univers, c'est ce que j'aime.

È

i:,:tr:,::i!:

dire que ru dessinais pour une revue

Pas vraiment en fait. Je suis en contact avec le magazine 'FORCED EXPLOSURE'. Je leur ai envoyé ie joumal 'VOTRE AMI' ainsi que quelques dessins et ils m'ont carrément renvoyé un carton rempli avec tous les numéros de leur revue. J'en suis pas revenu. Après,

je leur

j'ai

continué à correspondre avec

envoyais réguiièrement mes trucs et un jour il a même utilisé un de mes dessins pour une pochette d'un 45 tours 'live' de SONIC YOUTH, le genre de coup qui fait plaisir. Dernièrement, je leur ai expédié des photos, des bouquins, le 45 tours de eux,

DAVY JONES LOCKER et I'album de LA MACHOIR.E. Il a tout chroniqué sauf le disque de LA MACHOIRE bien sûr! Comme quoi on peut pas avoir tout bon à chaque lois...

formation de dessin as-tu? Disons queje suis passé par les beaux-arts... Encore un endrôit merveilleux où on apprend aux gens à vendre leur merde, les apparences, la forme. Et le discours a plus d'importance à leur yeux que la crâtion elle-même. C'est un schéma que I'on retrouve d'ailleurs un peu partout maintenant. Tu n'as qu'à regarder dans les canards ou les galeries les irnages qu'on te donne à bouffer. On te gave de soupe dans les yeux, dans les oreilles et au hnal ta cervelle et ton sens critique. Tous les rock-critics, Quelle

'inrockmerdiques'

et les autres utilisent des

qualificatifs complètement déplacés pour les groupes dont ils parlent. On a l'impression qu'ils découvrent de nouveaux génies tous les mois et c'est sans arrêt

F

comme ça. Et une fois de plus, c'est la même attitude dans les magasins de disques soi-disants 'branchés'. A Angoulême, on a essayé de faire un or.rrne de dessinateurs. Ca s'appelait 'LES AMIS' et

FDzitr\r.:S

(


' rr@-

çrh

Jc reste pessimiste, commù qa au molns Jù ne

Dans ces conditions, ce genre de mouvement risque de ne janak être pris au sérieux...

ioiu"t. ie suis conient...

crédible qu'à partir du lu n'es ll çù llwrurL tuuJu-ull pareil, U C'est tst toujours Palslr, tu moment bù tu- as des dessins d'imprimés ou des

suls

pas deçu. J'ai été optimiste' ç4. m'est retombé.sur la sueule.,. Comme ça quand ie vols unc reactlon

Par exemple,

je vois

un

article dàns 'Les Envahisseurs', je saute alr plalond' Si i'avais été optimiste, j'aurais dit: "Quoi, un anicle dais Les Envàhisseurs..." (rires). Je ne suis pas sombre, je suis réaliste. Si je me plante, tant mieux. A mon avis, le schéma n'est pas prêt de changer' Es+u seul à présent

faire LA M'ACI{OIRE? je (!). j'ai trouvé un bassiste à me demande Des fois Paris qui était complètement étranger à cet universlà. Donc au début, c'était pas du'tout évident mais disques déjà faits. C'est malheureux, mais le systèn'li.; est aiirsi fait. Le mec ne fonctionnera pas au coui? rltr coeur en voyant ton dessin dans un camet de croquis pourri en te disant: "putain, ça cartonne!". Ca va être: "Ah, machin a fait la pochette de SONIC YOUTH...". Tiens je lui demanderai à lui. Les gens qui ont le pouvoir des médias, faut toujours leur taper dessus car ils sont installés. Tout le monde les laisse faire et à la fin, plus personne ne leur dit: "Les Inrockuptibles, c'est de la merde. Chez Libé, tel ou tel mec raconte des conneries...". Ces types là prennent les gens pour des cons. Leurs

il

chroniques sont superficielles, et les gens bouffent

maintenant

ça

à

s'arrange.

un vrai

â *i ,è H

Tu n'es pas lrès oqtimiste..

Ben non (rires). J'essaie de faire I'inversejustement. Il faut n'en avoir rien à foutre de ce qui se passe autour, ce qui est vachement dur...

Il est

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super-bon

musicien. trl voulait essayer, alors e-'est parti. Ctn a tout recommencé à zéro, dcs nouveaux morceaur. J'ai pas voulu lui imposer de reDrendre tout I'album, ça on verra plus tard. Surtout qu'ofl n'arrive pas à trouver de batteur' On utilise donc une boîte à rythmes, ce qui fait déjà une

techniquement,

grosse différence Pour des constructions assez

éornplexes par rappok à un batteur. Ca me gonfle un pcu.'.. Mais bon, ça fait longtemps que je n'ai plus .ioué devant quelques oreilles... La frustration monte petit- à petit et à mon avis, c'est peut-être le moteur idéal pour ce genre de truc.

cela. N'es-tu pas un peu sëvère?

Il faut fate comme ça, sinon les gens ne se posent jamais de questions. Ce n'est pas de la rnéchanceté. Lorsque tu vois dans le dessin quelqu'un comrne Valium qui doit avoir environ 30 ans, qui fait ça depuis 10 ans!... Il n'en vit pas, mais tout le monde

dit que c'est bien ce qu'il dessine. Les éditeurs

le

Il a même eu un article dans de la B.D', mais personne ne lui fait

connaissent en France.

'Les cahiers faire d'album... Parce qu'il est intègre et il ne va pas cirer les pompes des éditeurs. C'est incroyable de voir que si tu veux rentrer dans la cour des grands, il faut être gentil!

* La violence, etest firon univers, crest ce quc j rairne"

Ne crais-tu pas que I'album de IÂ MACHOIRE a souffert lui aussi d'une mauvaise distribution?

'Surement,

car il n'y a que ça, la

rnauvaise

distribution. Sauf si tu t'appelies 'Stéphane et chei' ou 'N'y a caca'll Une fois le disque fini, on eil n

envoyé

à

certains labels dits'indépendants' et

finalement c'est 'Plus Au Sud' qui a accepté d'en prendre une centaine en dépôt. Pas mal non! Ils ont coulé 3 mois après. Bilan: 40 mâchoires vendues. 'Danceteria' a refusé car c'éTzit une autoproduction. Et certains ne nous ont même pas donné de réponse. Pour finir, e:'est 'Jungle F{op' qui en a récupéré une cinquantaine en dépôt et ils ont déposé le bilan eux aussi. Ils ont d'ailleurs disparu... Le prochain sur la

liste, c'est 'Le Silence de la Rue' qui est donc

normalement notre distributeur mais c'est encore une histoire de dépôt. Le problème, c'est qu'en tant que créateur, tu ne devrais pas avoir à penser à la pronrotion, et c'est là que tu te rends compte que tu ne peux pas lutter à armes égales avec tout le monde

I

I

t

ear certains ont un sacré soutien. Ce qui fait leur

force aux Etats-Unis, c'est qu'au

niveau

'underground' tout est multiplié par 10, parce qu'il y a 10 fois plus de monde. Aver 20 dégénérés qui aiment ce genre de musique dans chaque bled, ça faitjuste un peu de monde pour que le groupe existe un minimum. Faut pas rêver non plus, les 314 des groupes qu'on aime bossent à côté. Regarde, un mec comme FOETUS, ça fait des années qu'il galère. A chaque fois il change de distributeur, chaque fois c'est la merde... Et puis chez les américains la mentalité 'underground' existe vraiment. Ici, chacun sa merde, faut pas faire participer tout le monde... Pourquoi tant de compétition? A ce niveau, tu n'as pas à écraser ton copain qui fait un fanzine. Pareil pour les dessinateurs. Ici, il p'y a jamais vraiment eu de vrai mouvement de solidarité.

BffT[H ,tT ,11

ffiffiw


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lD,.onr; lc tout dc suitc, avcc PRIMUS on a aflairc à un groupc dc musiciens d'une qualité rarc et |

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I

I irréprochablc. Pour rcster terre à terre, ce sont des lbcltcs du manche ct dc la baguette. Cela doit être I pour ce coté technique qu'ils sont si populaircs dans lles milieux hard-rock, au point d'être assimilé à un lgroupe de heavy-metal. Pourtant leur musique n'a ,lpas grand chose à voir avec le hard tel qu'on le I connait. Encore des barrières qui tombent, c'est tant lmicux! En tout cas. inutile d'espérer trouver leurs '.lpartitions dans 'Guitare magazine' car leur jeu

* hd l:

TE Ê

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I

inspiré du jazz et du funk{rash respire

plus

ll'improvisation que le m'as-tu-vu professionnel du ',lguitar-hero. Si sur disque le style de notre trio ,ln'offre pas des conditions d'accès très faciles, car ,l très touffu par la diversité des compositions, sur lscène leur feeling est tel que I'on ne peut rester jeu très élaboré et sans reproche. I insensible à leur

juin dernier, lors de leur passage à Paris (en 'lcompagnie des excellents LIMBO MANIACS) que .lnous les avons interviewés. PRIMUS, vous avez la lparole! : l C'est en

.l

lDurant toute la discussion s'est créé une ambiance

iltorride, mêlant joyeusement plaisanteries

verbales

;lbon enfant et interpellations gestuelles saugrenues. ;lPour I'anecdote, nous retiendrons la scène durant .llaquelle nos 3 gugusses ont fait joujou avec une

lbaguette, délirant avec et faisant plein d'insinuations .lau sujet de sa forme; je vous laisse imaginer... Un :lsens de la dérision et du fun dont les américains se I

ili-;

font bien les spécialistes!

;' r,ii,..i;ri:::;:-

'' i!: ?i:i:r..

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3i.;:.,

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c+É

PRIWS Une musique aussi cotnplexe que

la votre paraît

inclassable. Arriveriez-votrs vous ,nêrnes à Ia

Les - Habituellement, on construit un morceau à partir d'un riff, d'une idée, d'un tas de trucs. On

défnir?

prend tout le temps un enregistreur avec nous, plutôt que de noter sur un livre ou un carnet ce qu'on vient de faire. D'ailleurs ça m'est impossible car je perds tout; alors le mieux reste d'enregistrer tout de suite sur bande. L'idée est ensuite conseryée. Par la suite, pour écrire les paroles c'est autre chose. J'attends I'inspiration, cela dépend de mon humeur. Sinon on a des tonnes d'idées de riffs, des morceaux à moitié construits. Ce n'est pas compliqué, c'est comme un puzzle qùe tu construis petit à petit. Mais le but principal reste avant tout de nous faire plaisir.

Les (chanteur) - I don't! Je ne la déhnis pas! Ha, ha, ha!

Vous ne prête1 donc pas attention à celz.,.

Lcs - Non, c'est trop compliqué... Vraûnent? Les - Non, c'est juste PRIMUS. Juste l'addition de 3 musiciens distincts, de 3 trou-du-cul de musiciens qui

sc démerdent, qui se creusent les méninges pour

Comment réagit généralenenl

sofl,ir cc que tu sais. a de plus clair. Les - Note-la telle quelle, n'oublie rien! comme

un

Sroupe

expérùnental?

Lcs -

Oui, quelque part on

a fait le tour de la

question...ha, ha, ha!

Cotntnent procéde7-vous

le public à l'écoute

d'un son aussi hëtérogène que Ie votre?

Merci, c'est une très bonne défnition, tout ce qu'il y

Vous consilérez-vous

s*itr

Y.E tr

I

a1

É

Les - En fait, cela dépend de l'endroit où on joue. Je ne sais pas comment reagira le public ce soir, bien qu'on ait déjà joué ici une fois (Nb. en première partie de Gang +). Mais je ne me souviens pas trop des réactions du public français, peut-être parce qu'il n'y en avait pas énormément la dernière fois.

I'

Et le public californien? Décris-le nous...

!1

- Oh! Le public califomien est très vaste, très divers. Musicalement beaucoup de genres Les

polu composer, pour

aboutir à un tel nedley de genres?

cohabitent. Comme partout, des gens ont pour habitude de sauter de la scène, de tourner en rond!

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'rNtitr'e album est très connu aux States iilri-tfiie une curiosité, un truc bizame et différent!"

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tncl'enrie,i'ûit tle {'e.t pei-çonnes'1

C'cst un film pour teenagers. La chanson "Toninl,v ' the cat" fera pirtie de la B.O du film

i.es - l-à r:ir:si. h fou:'r.:i-it:tit csi très llirgc. Ca va ir:

lÛ ans. Dans ^nos .conclrrl.s Lrn .i-",T l1 Îfi#S h'::,tl iL:r, surf:r kitls, s!'airis, ' d*aci ",1u" hcais. :;ùrrt':lirrrlr: iikc a i;ig rnish-rriash!' Ah, l;.r,ffi1.' i{' i\ ' ,,Ë ah, ahl Orr y ',',llt Cr tûLii. li.ul ii:t parce clLl'on jlur: y prncrii rnai! rilr; à lnn aiii a,ârll que l'alhunr r:sl ,;).",,.ioi, .l .. ,..,..' iiès cor,t,,.r:iti;,5l:;i.,:t ';1;;,1'1.9 i:;rt.;uric::il,i, ,,,, t,,,tt.ffiâ lffi{f}# r"ç;r'i1''; ""i,t,. e1l eil ,i,11,jir:ni. pas {i1r ri irii:tgir;ait' L,izarre rt ;{bi .i..pih* '"t,-,,,i.,, WfTt autâfit. Ci'- .i .tlillril!:il.-'i !.j jt (-i()uc.:lllcllt c[ jL] ilrtis ? : ,., tiri,,r. , ' ri""::i , '*'1{ ,. I u. ù. l :'r r r c 'rLnJlJ pi'lr:tur' r,rLisLrri ,i ( r i' r.'irlarrr' s .', , 'i-r: ;r.l' 'r'-,i:l'l.l,r, s .)h liicr!!.: on a '' i1ùus, i'{.!i ::ri;e di:,!r:fsi lirr, it:r. ha! ,Aux UilA ":"1 t.5i :'{"' 'i , ''. :r ..,cnd 'L'car:,:',Ll'. r:rr I {oliai-rJe. cn Iralic ça tnaichr.: :rLrs:i iiès t:irr; j,-' lil)is qil'r lrr Ëran.l.: cs;t lienilrcit oir t,. .,t*i'i'-.**r-' :. ]t."-ry.t ,. ça rri:r'i:i,c l.: lt:ll.;::; 1t.r,t, nl,,:...ç'çtt';-*[rl llltlcr: .i. uU'iiS ilC ii!.::! ,.itiiiiiri:it;:till rr:t:t à;tir:z. l?"

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Vo:it qui setnblez de gais .!,ittrj

lurons, at,ez-vou-t une à nous raconler a

ique pe,tite plakante.rie

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.luelque clnsa de croustillant!

- Quclque chose de croustillant?! Ah, ah, ahl r\ucunei Nôus sommes des gens vraiment très chia.nir:, cr.Inuyeux

nl iit:;pt:ul i.:railiiir en baniieuc, regardci' la téié 6 h,:r-rres 1-i,r.ioirr ciiillirl!l lilLls lts ki.ls alllLlriceins,

cLrtriilL-

iul..

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1"".; - On avait déjà enregistré cette ch-3nson sur l'alb,um 'livc' "Suck on this". On voulait l'arrangcr' ;ri ft.ire un rrtorceau spécial et on a pcnsé à TONi '.. . TWAITS en se disanl que s'il pouvait la chantcr cc . ,,'l''' ,"ruit génial. On lui a tlonc envoyé une cassette qu'ii . a aimé. Ensuite il cst venu en studio accompagné de , son lils ct a chanté. Plus tard, il cst venu nous voir louc r cil cÛrlcert ct depuis nous sommes de bons .',:p:irr:. l1 a d'ailleurs signé ma basse. Je crois quc .je me ferai entcrrer avec! Ha, ha, ha!

rJsmancler ça aux

T'oLrl

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explique's-nou's

L-cs

;)iiri ,1, p'-;itlir, rrt Francc, c'cs! vrai

Oti lt{iit',,.\ ;,:

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', .]t:r.

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tnorceau

participation de TOM WAITS...

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Eri Ft.ttt,

un hlm fantastique, haut cn couieurs, labuleuxl

..:)l:,{-

Qt, rcrL .

à mourir. Ha, ha, ha!

Va

LIMBOMANIACS.

i-arri' (guitariste) - Tiens, une fois en concert, alors

rtuc r}(ius iouions,3 fois de suite je me

suis

utc.-Tout allait bien jusqu'à ce que je mc rctrouvc avec les jambes en I'air et les cheveux dLcsscis sur la tête. [Jn espèce de bruit comme un

élccrr,'e

vronrbisscrncnt! Broorn! A chaque fois je me suis re rnis à .jouer iusqu'à la troisième qui m'a.laissé par terre. Ji cr,.i1;ais que mon cerveau coulait de mes orsillcs

!

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Àiri*s //.

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' . ', I r' ii)le q!t? t'(l!l.\ ur'l:: lottril{'

Un 11,ilr..

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I L"r F.r. ,*i -;r'1.,t. .i:-ti: vl.l ic flLn iJr: Sicirhcrr I Hcr.l.. "E,ll  ,-. -i : :- :tllctrt ailvcnturt"? Ilh liicn, I c'csL l-- iLlli-- , r L :,r .ri Jir llltl lilliL:. f)n v lrirp;iraii I qucl.iLr.. chtr.;r ,- i,r:rti'-iÛ silcoll.lrs. l1 ll y a aL:ssi iil Êrrilrris'- n t .1! : ii ' n \lC:il r ii"' I,i ;rir,l ,rrri .: jouc delrins. I'1ir: l,ngîra:|:; (]lrrL: :r!rl:i,-l'riii:Lrrs.

,4

part ç:a, il ne t'otts arrit'e donc jatnais rien?

l-r-s - Non, je tc dis "p'ç'ç1: v€r) boring californian guls"! lIah, ha, ha!... Pttti-t:rt prendre des photos de t'ots?

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Bicrt sûr! Herb, Hcrb, vicns là!l


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C'est ta première fois que cela m'a fqit 91. Pourtant. d-es concerts, j'en ai fait. Mais, là, VIOLENT FEMMES, j'avais peur, un malaise qui remonte à la gorge' comme un premler ienclez-vous avec une fiile. Cela faisait si Iongtcmps que j'attcndais ça. Je ne pensais même

pas que ccla se réaliserait un jour..Peur d'être àéçu, que cela se passe mal. J'avais découvert les- VIOLENT FEMMES à Rockalifornia sur Antcnne 2. Je n'avais pas trop accroché à "Hallowcd Cround" et puis, petit à petit, j'avais appris à me familiariser avec leur musique-- La mâcic. J'ai trouvé leur premier album et cela a été"le déclic. Des chansôns comme "Add it up". cela marque.

Le troisième album était un peu décevant mais le erouoe était déià une référence Les gens que jc aimait VIOLENT FEMMES iencôntrais qui -

n'étaient

pas

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"0n pensait quril nous faudrait

pas mal de temps pour reconquérir nos fans."

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des gens comme les autres. Il

suffisait que l'on paile dc Ce groupe pour que le

l'on devienne amts immédiatèment- Comme un signe de courant passc, pour que

a'

reconnaissance.

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Et puis ce soir, si longtemps après, mon premicr

' 't:i ..'JÇ

!; '

concert des VIOLENT FEMMES Complet. C'est-à-dire avec tous ces gens qui ont ressenti

les mêmes choses, cela

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m'impressionne.

.::lL r..lJV

L'interview, je n'y suis pas allé. Cela n'avait pas

.

d'importance. Seulc la musiquc... L'enircvue s'cst déroulé dans un hôtel le -iour du concert avec ies trois musiciens' Brian et Victor ont répondu aux questions tout en taquinant

ttill

. , o!

t.at

Gordon, plus en retrait, qui ne po.uvait pas en placer urrè. Bref c'est un groupe qui a le sens de l'humour... normale a le sens Brian - Bof ... Toute personne -est normal qu'il y ait des de I'humour, donc il groupes qui aient le sens de 1'humour.

- Moi je ne trouve pas que tout le monde ait le sens de l'humour.

Victor

Brian - Je n'ai pas dit tout le monde, j'ai dit tous les gens nor-aux. Et je conçois qu'il-y ait des p"rùnnes qui n'aient pas le sens de I'humour. Tu as le sens de I'humour, Gordon ? Gordon (après un silence)

-

( .l

.a

.r, aÙ

Je ne trouve pas cela

drôle. (rires)

a a

a

Ce que j'abne che7 vons c'esl que vous délirez pas mal sur ln scène.

ll y a dcs gcns qui pensent que-s'arrêter une minute entre deux chansons pour déconner, cc n'est pas une attitude prolessionnelle,- c'est comme ignorer Ie public. En fait on le fail de Victor -

temps en temps parce que I'on cherche chanson que I'on vajouer aPrès.

la

t

Brian - Nous sommes très stricts <jan. notr. I façon dc jouer. nous cssayons dc laire quelquel chosc dc dii[érent chaque fois : on improvise ... I On dicide de ce que I'on va fairejuste avant del joucr, pas avant le conccrt. Ce n'est Ou.

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"u*."1

l.. a.t

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0

taaa..a

0.

a

Ii

Cornbien de temps durent vos concerts

rl a

.r l.e

ïs

:.X

ne peux Pas

!

is a

cow..."

(rires).

a

Est-ce que vous avez prévu nouvelles chansons ce soir

deux heures.

Cordon

-

a beaucoup

s"

Non, on ne prévoie jamais à I'avance.

Nous avons des chansons qui ne sont pas enregistrées ou qui sont enregistrées mais pas encore sur des disques. Mais on ne fait jamais de liste de chansons avant le concert. On ne sait

(*-

punk de

,/t

":

ffiffiffih

;.w,

assez branché sur le punk à l'époque. Nous autres étions plus intéressés par le jazz. On colle beaucoup d'étiquettes à votre musique : jazz., soul, punk-jau ... Cornrnent I'appelez vous

vous-même

t a

- Oui, c'est vrai. Victor était d'ailleurs

Brian

-

de chanler de

?

-

Victor

d'ironie dans nos chansons.

Vous avez la même énergie que la scène 77, màne si votre musique est dfféreile.

c

Brian - Des fois je demande à mon fils de chanter une chanson sur ce qu'il aperçoit à travers la fenêtre par exemple. Et il chante : (sur l'air de "it's gonna rain") "Here is a cow, hcre

O.

?

On parlait d'humour tout a I'heure. Il y a pas mal d'humour dans les chansons ellesmêmes. Je pense qu'il y a des gens qui ne le senterlt pas, d'ailleurs, et pas seulement ceux dont I'anglais n'est pas la langue matemelle. Il y

,J

je

Brian - Oh. avant on jouait pendant trois hcurcs, maintenant sculcment une heure et demtc, ou Gordon

a.

a"t"

Gordon - Oui, c'est vrai que lorsque j'écris une chanson ça vient d'un seul coup, mais je n'y arrive que lorsque je suis seul. Lorsqu'il y a quelqu'un

a

un spectacle à Las Vegas ou tout est préparé à l'avance. Mais c'est facilc pour nous' nous ne sommes que trois.

.-f"t

.I

?

't"-

&'.'',i,.&.,'-*.d

of

-

Nous ne lui collons pas d'étiquette, on autres. La seule fois où j'ai essayé de lui trouver un nom c'étâit Brian Cubest Blues, mais le terme n'a pas marché. Brian

laisse cette tâche aux

';'i.

Vous consiàérez vow votts-mêtne comme un groupe faisant de Ia musique expériritenlale,

ù a.'..

I. j

jamais ce que I'on va faire d'un

û

cornrne

ily

13ru FLooR

a quelque temps, ou

récemrnent

et

TAI;KING HE4D corntne PIANoS)RUS plus

Et-EvÀToRS

?

créer une nouvelle chanson

a

aa,

?

J'espère

!

?

Victor - Si, on est très content parce que l'on qu'il nous faudrait pas mal de temps pour

pensait

r.:conquérir nos fans.

sur

?

alors c'était pour faire une blague.

O

Fou

après une absence aussi longue

- Tu veux dire avec les paroles et tout ? Non, il nous arrive d'inventer des parties de chansons en improvisant, mais une chanson entière avec le texte et la musique, ça non. Ou

.t

la

... surtout qu'il y aura pas mal de gens veruu de province et que toûes les places sont vendues. Ça ne vous surprend pas que la salle soit pleine

Victor

o ol

-

Victor

- Il nous arrive souvent de trouver des arrangements pour des chansons par accident. Si on voit que cela sonne bien on le garde.

'c

contraire d'aller à contre courânt pour

fait que vous n'êtes pas venu en France depuis six ans, yous allez peut être avoir un public un peulou ce soir ...

Victor

Pouvez-votts

Gordon

-

En Europe, du moins ...

Victor - Oui parce que nous avons tourné en et aussi en Australie, en Nouvelle

Amérique

Zélande et au Canada. Mais en Europe on a été

très surpris parce que dans la plupart des endroits où on a joué toutes les places sont

parties. Les gens se souviennent de nous et ils veulent nous voir.

Gordon - Il y a quelques années, lorsquej'avais une nouvelle chanson je la chantais devant le public sans que Brian et Victor ne I'aient déjà entendue. Et ils improvisaient, je les prévenais seulement de s'arrêter dejouer et de me regarder à un moment précis de la chanson si j'avais prévu un passage un peu spécial. Mais ce n'est

pas pareil que d'improviser une chanson complète. Peut-être qu'un jour, je serais capable d'imaginer une chanson à la demande, comme ça, mais en attendantje ne marche pas ainsi.

- Il y a des gens qui se souviennent de nous et il y en a sans doute d'autres qui

Brian

entendent parler de nous seulement maintenant,

parce

qu'il y a

beaucoup de jeunes dans le

public.

'.- l4

Cela doit être pareil pour les Cnturs, il y a une nouvelle génération de Jans qui découvrenl leurs disques ,naintenant.

arriver. Les gosses le font

Gordon - Cela a du arriver constamment pendant toute notre absence, aux Etats Unis du

sans arrêt, c'est une question d'entraînement et

ne

Brian

- Tu

" r o t(

Cela dépend de I'humeur du public On essaye <ie suivre cette humeur, ou aiors au

LLu

-

scène

-

cha:"tger.

J'aime bien les 13ï{ FIroR EI-EvAToRs. Je ne sais pas si nous faisons de la musique expérimentale. Il y a cles chansons qui doivent être "arrangées" de façon traditionnelle, il y en a d'autres pour lesquelles on est plus libre. Mais ce n'est pas parce que .l'on impro_vise. que I'on joue une musique expérimentâle. Je n'aime pas le mot "expérimental" parce que cela veut dire que I'on peut échouer. Brian

''1'.' ,

c'est toujours différent. Gordon

peux y

de volonté.

aj

; .lt

a

t-

moins. En Europe je ne sais pas, nous

pouvons pas nous rendre compte. J'ai discuté

rt , o

-J

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,. ! i-. ^À qui mc Jisaicnt i''. ' . u. i qens rri.Jul.âi{:lli tlcpuis l'age de 8 ans irr:r'*-" a;hetaient nos disqr-res i..i. ir i,cùchù à oreille.

I

,ir;'..:ili.t rnàrne tcrnps) Brian :ir.lsi (jÛrlllll qLrc lcs Ptxlt'-s

Ë

4

q

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Ça

,

Jc crois qu'ùlr i:si

I

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!ir,rrii,r'r - h'lrnh, je nc sais pas, ils dcvicltniil' l raiiricni- lrès impûrtants.

'r';i'lur lls ont pcut êtrc du srttrcùs cn Liiltr;i'i' Notrc prt:lrticr ,ir:iis iar,)ins aux Etats unis ,.1,r',,: .,t Ji rirle dc Platinc'

T,

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t.:,tirr'urttniet album est paraitil

1,

I

.lnùc.

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utt

disL

,t":

'.'iiri.irr

- ie ne sais pas si c'esi un disclirtl cirii.'. ntais ùjl tous cas c'est devgnu un clltssiiilii iriiiriiJiratit, C"est un classique en musique piirtk.

- Â mon avis on pourrait devenir au,'si ,juiri.ilâiir '-luc les groupes que vous avez citi, ui ;nêrrre ;rilssi populaires quc n'importc qlli si ... Cc que .ie veux dire, c'cst qu'il y a plein.1,: g.lr-is !:iril nr flûus connaissent pas mais qui aiin.raieri'l iilriiÈ iiiusique s'ils l'écoutaient. c'est thgralri llirsqr:t l'on joue dans la rue, il y a beaucoup ric rû.rndr qui s'arrêtent pour nous rcgardcr. i.es grns ir ilui ccla plait sont soit très jcuncs soit trù" vieux i !riii.i{r,ii

'

!.i',rirc

rnorts. (rircs)

- h4ôiire nos parents aimcnt ce tli.l lrr: i4ii. ilc it'cst pas l-rârce qLtg ce soitl i::;:i:l ,:rr, ; in. rs ils licnitcnl. nous vutr (rl iùn .'tl ( ,ar 't,riu aù,i[ unc lois ou Jcux I ils r\

i;i:,:i,J1!i

ic, jrairrrl l.as s'ils lt aimaicnt I'ls I t;tirti

,

iili:,:r -

F",lon

père est un

ril

rockcr. Il écotrte

[Jl'Lrr--.:

Sl,iii:g:liËen ...

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;,,j'r{jri

des grûupes qui sorrt el:.!:'::, devicnnent popLllati.:: ra!ird {i'rr'ils ont cctte étiquctte. On ttous donrr': aiissi r:clte étiqur:tte mais llotre mLlsl(itre ù!;t 'piu:l .. shfdrinentalc ? Enfin eile cst tlil'férr:rtc,

r;iiiim; allcrnatifs et qui

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vite. Si aujour<J'hui vous écoulaz ,i:-t,:

;r.rrsiq** d'avant garde, dans la

gér-t,Jr:iiil;:

,;rlranlc cct'i- musique là scra considérée co,tilt,r:

.-'la;sique. Par exemple lorsque Orncttc tlolerri::r ilJD"f : inventcur dû free-iezz') ou Muddy -w-aLcr;

r;rit

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cilmmcncé, leur

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ç':i::.it

it!vi.:luiionnaire, mâis maintenant ellc lpparail arriilrnii ulle suitc naturelle à la musicluc i-ror;itlric Cc i'ép;que. A mon avis cela do;t ôtre pareil clle cst à clrcvrl ttiLr't l, . ' l,{ rlwrle ;,rocl-,rnnrrct"'lrusique. ct I'expérimental.

Ë.;


t Pourquoi s'est il écoulé aulant de te,nps enlre vos deux derniers albums ? Gordon

-

Cela fait deux ans seulement je crois.

Brian - On a fait beaucoup de tournées et cela prend du temps. C'est difficile de faire des disques en même temps que des tournées. On ne peut pas composer dans une chambre d'hotel ou à l'arrière d'un bus.

Gordon - Pour ma part j'aimerais beaucoup sortir des disques plus souvent. Et je pense

i

a

le

qu'on peut faire, on en déjà discuté suffisamment entre nous déjà. Mais le principal c'est quand même de faire des concerts.

Il y a eu des rumeurs sur un split des VtotEw Fruues, des gens qui dkaient que le groupe était

)

mort.

C'est

dfficile de conserver le groupe

?

-

Brian C'est diffrcile d'être dans n'importe quel groupe pas seulement VIoLENT FEMMEs. C'est le monde de la musique qui veut ça, on doit être très fort pour mener la vie que I'on mène. C'est pareil pour tous les groupes, même ceux qui ont le plus de succès. Tu prend quelqu'un cbmme Paula Abdul, tout a I'air de bien se passer pour elle mais je suis sûr qu'elle travaille tÈs dur. Ce n'est pas facile d'être un musicien, mais c'est une

bonne façon de vivre : il y a beaucoup de satisfactions. Mais on doit être fort ou alors on

devient fou

ou on meurt,

comme Johnny

Thunders.

Si vors n'étiez pas musbiens, voru afineriez être

quoi

?

Gordon prête ...

-

Brian -

Un acteur de cinéma.

Victor

Je crois que tu âs une réponse toute

Je suis déjà un acteur de cinéma, j'ai joué dans beaucoup de films underground, dont cedains très connus.

-

Gordon Ce mec est timbré" Pour ma part je ne sais pas, c'est une bonne question. Je serais peut être écrivain ou acteur, âussi. Ce que je fais n'est pas très différent d'ailleurs.

Dans "American Music", et aussi dans d'autres chansons vous êtes très ironiques à propos de vos compatriotes. Il y a beaucoup de choses qui vous choquent aux Etats Unis parfois assez cyniques ...

Gordon

-

Cynique

?

? Vous êtes mêrne

Non, je ne pense pas être

cynique, encore qu'il faudrait s'entendre sur la

(

déhnition de ce mot. J'aurais peut-être intérêt à regarder dans un dictionnaire mais pour moi cynique à une connotation très négativé. Je suis certainement assez sarcastique et ironique dans mes chansons, maisje ne crois pas être cynique.


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Attention! Vous approchez d'une zone dangereuse. Le laissez-passer est obligatoire pour fouler ce soi

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impur. Rangez-vous dans la filo de droite ct attendez que I'on vous appelle...

1

Bien, c'est à votre tour. Quelques vérifications d'usage: avez-vous déjà eu des problèmes auditifs? Aimez-vous la musique harmonieuse? Appréciezvous les gentils musiciens avec raie sur lc côté et cn costume? Si vous répondez négativcment à toutes ces questions, vous êtes en voic de régularisation. Bien, continuons. Savez-vous que ce signiiie I'expression 'grunge-core', tout au moins le devinez-vous? Etesvous de ceux qui pensent que rock 'hardcore' et riffs seventies peuvent faire bon ménage? Aimez-vous NIRVANA et MOTORHEAD? Affirmatifl

Très

gË',

**.'

bien, vous êtes admis sans autre justificatif dans ce

l;'

secteur.

Bienvenu parmi nous, vous faites désormais partie des heureux élus pouvant prétendre acheter les yeux

fermés le demier album "Face" des amerloques bétonneux de BIG CHIEF. Si par cbntre vous pcnscz que leur champ d'action se limite aux qualilicatif,s do 'rock bourrin, machin lourd et morne, copie de ccci etc...', je vous invite à oser la conlrontation avec les sillons graisseux de ces laux parias 'hardeux' que sont BIG CHIEF. Ni sensationnels, ni pompeux, ils ne cherchent pas l'innovation. lls préÈrent cumulcr sans contrainte l'essentiel de leurs influences, puis

les reniveler au bulldozer pour ensuitc lcs parsemer de quelques semences 'hard-core' actuclles - commc le font si bien SMAS"HINC PUMPKTNS ct SKIN

YARD! Et même s'ils sont plus bruts ct moins mélodiques que les PUMPKINS, ccla ne nous empêche pas d'apprécier leurs solos, sanrplings ct

autres rythmiques gluantes (gesticulant parfois soris une forme funk/dance plombée!) baignées dans les huiles du rock malsain et 'heavy' des annécs ?O (BLACK SAB' & Co). Donnons donc la parole à nos forgerons de

Ia'Detroit Corpoiation'...

Rencontre agréable à Nancy, devant le Caveau dcs Dom's et sous la pluie, le l6 octobre 1991.., Depuis combien de Iernps êles-vous ensetnbles

/

B.C - Depuis 2 ans. Nous sommes cinq à nous battrc ll est vital quc nous nous

parfois pour rester unis. entendions bien.

Faisiez-vous parlie d'a!ilres groupe.\ auparavan!

?

Moi-mêrne, j!étais dans un groupe qui s'appelait NECROS, un groupt: de hard-core. Lui était avec les TOWN GAMP... Avcc les NECROS, on a toumé à travers les States au moins 5 fois. Nous étions assez connus. Nous étions même sur le point de venir jouer en Europe, mais on ne l'a jamais fait. Quancl on a lormé BIG CHIEF, notre but premier était d,: venir en Europe, et on I'a faitl L'année dcrnière et cette année.

J'ai entendu'dire clne d'asse:

irnportant,s label-s s'inÉressaient à vous. Quels sont-il-s?...

tr;%

Restless, Enigma... Dcs labels assez décents. Eux aussi ont cssayé de signer BIG CHIEF rnais ça ne nous intéresse pas. Pour la France, nous sommcs distribués par New Rose parce que Jungle Hop a mis la clé sous le paillasson. Ca ne nous dérange pas, ils nous ont payé avant de signer! A préseru, tluel est votre label anéricain

?

Nous ne sommes sur aucun label à l'hi.ure qu'il est. On a quitté l'ancien label, Repulsion, qui était un r6, -fiffi._ label psychédélique de la côte Est. Cet album qui vicnt àe'sortir en Er.np" sùra sans doute Jisponililc

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States par Curolinc ou par Sub Pop.

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Appréciez-vous les groupes 'Sub Pop'? On en aime certains. Ce sont des amis à nous'

lulrtsicalement, vous senblez assel proches de

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certains...

Ce sont eux qui essaient de sonner comme nous (rires). Etes-vous bien reçus en EuroPe? Sans doute obtenons-nous plus d'intérêt en Europe maintenant qu'aux States. Parce que les Etats-Unis c'cst si granô. Tu as la côte Ouest puis la côte Est, et ors u.àirn"nt grand chose entre. D'immenses icgions... Pour rious il est tellement plus intéressant de venir chez vous. Comment vok-lu la scène de Detroit?

Lorsque nous jouons dans notre ville, ça peut être dcvant 300 à 7-00 pcrsonnes. cela dépend de la-salle' Bcaucoup de groupes fourmillent mais peu valent la peine de .'rriêt.i dessus .plutôt ennuyeux Nous sUmmes lcs seuls de Detroit à êtrc venus jouer en Eurooe. ll v a des aroupes ialoux' bren sûr' On a un singlà qui ion bien-tôt iur Sympathy ior the Record lndustry. . .

Cotntnent

pourrais-lu explicluer que vous êtes attirés

par la vioience dans Ia musique? Jc nc sais pus, pour moi, agressivité et musiquesont .unnnu*... L; musique- que .i'aime est plutôt agrcss'ive. Même la muiique mélodique que j'ecoute eit agrcssitc. Je pcnse que la bonne musique' c'est la rnrisique physiqïe. qrilqu. chose de fo1 99e j9- ry saurait èxpiiquer. Je préÈre écouter les ROLLINC STONES iluc-BOB DYLAN par exemple. Con.sirlères-ru

d'art

lu

musique rock cornme une fanne

?

Jc pcn:. quc lu musiquc rock, surtout en Amérique, c'st' l:r Iorme artistique le |lu5 imporuntc' oui' oricluuc ch,isc qui vi vraiment de I'avant. Mais il n:y a'ri"n à prcndre au sérieux dans tout cela C'est le 'lun'. Si nous arrêtions 1e groupe., ça ne .juite 'chrngerait ricn. C'est comme Picasso qui fait 3 ncirrt"urcs ct rrrô1.ù de peindre C'aurait pu être in'r,.. un. trrgédic, comme Salvador Dali Je n'y porte pas trnt diimporlance. La musiquc.est la forme iu plui ,Jircctc. Je ne sais pas peindre, j'écris un peu' tn"ir pou, ntoi cc sont des choses que lu peux lalre qurnd'tu as 50 lns. alors que tu peux faire un groupe pendant que tu te sens encoreJeune. Quelle hnportance accordes-tu aux lexles? Bcuucoup et pcu à la iois. Je pense que les 'rock lyrics' ne comPtcnt Bui'rc jusqu'à figurer sur la pochcttc du tlisquc. Ellcs sonnent stupides Par rapport à la poésie que tu pcux lire ailleurs Vo.s

' l, J/i I'r,

ambitions?

Gagner plus d'argent en laisant ça. Mais je ne pense rrrrll'.ur"ur.nt*nt Pas que notre style de musique

nous le ucrmcttc. Mais unc |ournée compte dijà à un noint uui nous est chcr! Nous avons arrôté de bosser i'annJc dernière Pour nous consacrcr à BIG CHIEF ltt et pouvoir tourner.

ù

Voilà qui est clair. BIG CHIEF semble, plus que n'impoit" quel combo alternatif yankee jamais

êtrù tombé amoureux rcnc,-,ntré.irriqu'à -Vi.'ux aujourd'hui,L'ascenscur vous esl Contincnt notrc clirectement rcl]voyé'Grands Chefs" votrc "Face" est un amour d'album!

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Tout qui sort en ce moment, et Dieu sait s'il y a du bon,""aurait peut-être tendance à nous faire oublier a ébloui les yeux de la Viergeje veux bien sûr parler des BONS groupes,

I'essentiel, ce qui même;

ceux qui resteront, ceux pour lesquels nos petitsenfants nous regarderont de leurs grands yeux

émerveillés et nous écouteront religieusement

raconter la légende des grands, et dans le cas présent

LEMONHEADS. Pour les grincheux qui oseraient encore douter, je leur conseillerais fortement de laisser tomber le

des

"

Putain-ce-nouveau-groupe-inco nnu-c' est-vraiment-

le-plus-grand-groupe-du-monde" quelques instants. Ensuite de calmer légèrement leur joie face à des groupes éphémères et interchangeables qui se succèdent aussi vite que les acheteurs du nouveau Dire Straits à 1a Fnac. Sans compter bien sûr les clones de ceci et cela: entre un groupe qui essaie de faire du HUSKER DU et les vrais, mon choix est vite fâit. Ceux qui suivent ont sans doute vu où je voulais en venir: les LEMONHEADS font partie de ceux qu'on écoutera encore dans 20 ans. Il suffit d'écouter des merveilles de pop-punk énervées telles que "Hate your friends", "I don't wanna" ou "Fucked up", de se vautrer (Ndr. Un verbe qui a décidément fait ecole!!) gaiement dans des chefs d'oeuvre d'albums comme "Creator", "Lick" et "Lovey", et, pour finir, de se laisser doucement bercer par les fantastiques ballades que sont "A circle of one", "Half the time", "Postcard" ou "Ride with me" pour se rendre compte de 1'évidence même. Comme le LOVE des sixties ou le BIG STAR des seventies, il y aura (au minimuml) le LEMONHEADS des eighties et j'espère bien que, malgré les problèmes que traverse le groupe (départ de Jessie Peretz, le bassiste, là depuis les tout

débuts), les LEMONHEADS continueront

à

êtrc

aussi essentiels et incontournables aux amoureux des 'belles choses' que nous sommes.

Jessie Peretz et David Ryan (batterie) étaient en vacances dans notre beau pays juste après leur dernière tournée européenne d'août 91, et prenaient du sacré bon temps sous le soleil des Charentes Maritimes (!) et la généreuse hospitalité de leurs plus grands fans français. Je pense bien sûr à un petit village peuplé d'irreductiblcs gaulois résistant encore

et toujours à I'envahisseur "Soupe musique" (bonjours les Saintais!).

L'interview s'est déroulée sous les étoiles d'une chaude nuit d'été à la fin du mois d'août...

David, tu a.s rejoint les LEMONHEADS fin 89 à l'époque du E"F "Diferent drum". Cotnnent cela s'esl-il 1:assé

?

David - J'ai reçn un coup de téléphone d'une bonne amie. que je connais depuis tiès longtemps qui trav_aille pr:ul Tom Johnston (le manager de BULLET LAVOLTA, BUFFALO TOM...). Eltc m'a dit que grâce à des informations qu'elle avait obtenucs, clle savait que les LEMONHEADS auraient besoin d'un batteur très bientôt. Elle rn'a ainsi demandé si j'étais intéressé. Je lui ai répondu que oui bien sûr, j'adorais les LEMONHEADS. Mais je faisais dcs étudcs et ne pouvais pas quittcr

l'école. Ellc rn'a alors dit que Jessie

zuivait

égalerncnt des études et qu'il'n'y avait pas de problème. Envilon 1 mois après, la personne avce

qui j'habitais

vit Envan (Ndr: Dandô le

chanreur-

guitariste-autcur) dans un club et lui a dit qu'il connaissait un batteur pour eux. Ils étaient en tiain dc laire passcr dcs auditions, il y avait bcaucoup de monde, lcs gensjouaient les uns à la suite des autrcs toute la journéæ, ils étaient tous très différents. J'y s_uis a.llé, ça a bien marché et ils m'ont alors proposé de joucr avcc cllx.

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E\ ry! _qy, sitnple spectateur, que pensdis-tu des LEMONHEADS?

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David - Je les avais vus plusicurs lois à leurs tous

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débuts ct c'était vraiment 6on.

lls laisaient partie des quelques groupes avec qui qa m'aurait vraiment intéressé de _jouer. Maintenant ça y est. et j'ai tellement joué ces morceaux que ça me semble"un peu bizarre de dire ça. Mais à l'époque oui, ça me branchait vraiment bien.

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Au

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't \, ",/ \:,"

débuî, comment

étaient

perçus

LEMONHEADS à Boston?

les

I

David - Au tout début, ils ont sorti un single avec l'appui d'une college radio, celle de Harvàrd, une des meilleures radios indépendantes américaines.

Comme la chanson éLaient vraiment accrocheuse, ça a marché tout de suite avec le public. Du moins çâ, c'est mon impression. En tout cas, certains metténi des années pour en arriver là, ou même simp'lement pour avoir du monde aux conccrts, eux ça a^été tout

.S

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de suitc.

!

I

Jessie - Quand on a fait notre prcmier concert à Boston - c'était un mardi soir, je crois - on était en tête d'affiche et il y avait plus de 180 personnes!

\'

Pour notrc premier concert! On était viaiment la 'coqueluche' de la scène indépendante... Ca a duré environ 2 ans et demi et puis il y a eu un retour de manivelle. On était les chouchous d'une scène indépendante très élitiste, très branchée, qui au bout ou'en

d'un momcnt nous a lâchés. . . C'cst aiors quelque sorte on a éré accucilli par la

alternative_

dcènc

qui est plus large. Ca complend des gens

comme les TALKING HEADS- ou

ELVIS

COSTELLO par opposition à DEF LEppARD ou même GUNS N'ROSES. C'érait au moment de la :ortie de "Luka", et peu de tcmps après on signait

chez Atlantic.

f"

David - Ce.qui est marrant, c'est que le jour où j'ai vraimcnt rejoint le groupe, c'était le jour-où Atlantic a lait les dernière mises au point du- contrat. Et j'ai pensé. "Woaw! Je vais jouer sur une major!',. Ei là soudain, tous mes copains de la scène ;punk-rock' m'ont toumé le dos en disant qu'on avait vèndu notre âme... Sans même chercher-à savoir si on avait changé notre musique! Alors qu'on a toujours ioué du rock'n'roll, et" qu'on en joue toujours d'àilleurs!... Et maintenant que je connais bien les autres, je peux te l'assurer, il a toujours été question de jôuer du rock'n'roil et rien d'autre! De toute façon ça n'est pas un problème d'ôtre sur une major dans la mesure où la plupart des gens qui nous influencent se sont retrouvés sur des majors; comme HENDRIX, BIG STAR, NEIL YOUNG... J'aime aussi les groupes qui sont sur des indépendants bien sûr, commé TÂD, MUDH_ONEY, NIRVANA... Mais ce ne sonr pas

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ù!

Di

ri

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mes influences de base. I

gens de la scène indépendante U.S, on à traversé, c'est vrai, une période punk durant laquelle on disait:

"Fuck the big bands, fuck LED ZEPPELIN...,. Mais maintenant il faut évoluer. Ces groupes

qu'écoutent les rockers allemands ne se connaissent même pas tous entre eux, et si on leur demandaient ce qu'ils ont écouté hier soir, ils te répondraient

probablement le LED ZEPPELIN 3. Les chansons

d'Evan -par exemple sont influencées par une combinaison de LED ZEP, de GRAM PA{SONS er de_country-music. S'il y a une quelconque influence mdépendante, c'est DINOSAUR JR mais pas les

PIXIES ni MUDHONEY ni TAD.

- A Boston, tout le monde écoute NEIL YOUNC. Ce n'est bien sûr pas pour dire du mal de tous ces groupes comme MUDHONEY, TAD et David

NIRVANA mais ce ne sont pas eux qui

nous

influencent tout simplement. Maii nous aim-ons tous

ces groupes!

N'avez-vous pas été les leaders Boston pendant un momenl? Jessie

-

Pas à Boston.

de la

scène de

Le seul moment durant leauel

on a été 'quelque chose' à Boston, c'était au tout début. Boston a été sur le devant de la scène américaine entre 83 et 85. A l'époque Boston et Washington DC étaient le fref d'unè sôène 'straighl edge' avec MINOR THREAT, SCREAM, SSD

I

CONTROL... No drink, no smoke, no fuck, no fun! Juste ce putain de stage-diving! (rires) Quand on a commencé, c'était le même été que les pIXIES, le hard-core était en train de s'éteindre là-bas. On était comme une sorte de nouvelle vague qui intéressait les gens parce qu'on revenait à l'èsprit-punk-poD de

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beaucoup plus fun. Mais tout est retombé au bout de

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It-n'

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Jessie - C'est si étrange de voir le public ailemand par.exemple qui ne veut entendre que du 'toutindépendant-américain', mais ne veut pas voir les racines de cette musique, qui sont en iait dans les sixties, les STONES,-HENDRIX... er même des gens embarrassants comme ROD STEWART des débuts_. Que ce soit pour moi ou pour pas mal de

i:

77 façon LJNDERTONES, BUZZCOCXS...

'C"erait

2 ans environ. On a laissé tombé les mêmes !1lggnces punk et c'est là que le culte de NEIL YOUNG est revenu. C'est ça les bases du rock indie U.S façon BUFFALO TOM, DINOSAUR JR et nous-même: NEIL YOUNG etLED ZEP. David - Pour aller de l'avant maintenant, encore plus en arrière.

il

faut aller

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€> ffh vv d'fi)\

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groupes car en agissânt ainsi ils étouffent la scène locale, qui se retrouve à plus ou moins tourner en rond. De plus, avec ces conditions, les groupes ne gagnent pâs beaucoup d'argent (Ndr. David plodyjt

un- groupe de Boston qui s'appelle HOLLOW HEYDAY). Il y a aussi moins de public à cause de l'âge légal poui la consommation d'alcool qui est de 21 ans. Quand tu vas à la fac tu as 18 ans, c'est un bon âge pour écouter de la musique - les autres aussi bien sûrl - et beaucoup de ceux qui voudraient voir les groupes ne peuvent même pas aller dans les clubs. Boston sucks!

c

.o

Nous aimerions savoir ce que sont devenus les anciens membres du groupe. On commence par Doug 'frachten, un des premiers batteur, qui joue avec

MIMNDA WARNING maintenant...

- A vrai dire, lui on ne sait pas vraiment ce qu'il fait, et bon...hum!...(rires) Il y a eu Pat

Jessie

.0

normale, ce n'est pas tout à fait comme nous.

uJ

D'après loi, lous ces changemenls de mus.iciens seràient-ils dûs au rnauvais caractère d'Evan

dçr

Dantlo? Jessie

- Il a un caractère dur oui, et puis il ne sait

pas

,

toujours ce qu'il veut.

David - Il est un peu trop tatillon...

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faut qu'il y ait au moins 400 personnes qui lui disent que David est vraiment le putain de batteur qu'il faut aux LEMONHEADS et que s'il ne fait pas 1è nécessaire pour que David ait envie de rester, il

Jessie

-

\7 ËÂ

sera vraiment le loser le plus total de la planète. C'est à partir de là qu'il se dit "Oui, peu!être que

David eit assez bon pour jouer avec moi". Moi

\.r'

Le line-up actuel est-il stable?

/-)\ \}/

Jessie - Non, puisque je m'en vais... mais c'était prévu. Je voulais commencer une école de cinéma en ieptembre. Je vais peut-être reporter ça d'un an mais je ne réintégrerai pas le groupe de toute façon.

d-)\

41\

David - On a joué en Pennsylvanie avant de venir' Tous ses étudiants étaient là pour le voir... Quel choc dt: voir leur prof comme ça! (Il imite les yeux ecarquillés et la bouche ouverte) . (rires) Mais .de toute fâçon il peut toujours revenir à une vie plus

aussi, j'ai eu quelques problèmes avec lui, mais je lui rends quand mêrne pas mal de services en jouant de la basse! Alors il s'arrange avec moi.

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Leonard aussi, qu'on retrouve sur le premier album des MOVING TARGETS. Lui, il est en taule pour avoir dealé de la coke (rires). John Strohm a été en

fait notre premier vrai batteur, à partir du single "Hate your friends" et pendant 2 ans ensuite. Il

continue à jouer avec les BLAKE BABIES. Ils ont d'ailleurs failli se séparer il n'y a pas longtemps mais il paraît qu'en fait ils continuent. C'est un très bon groupe. Ben Deily (Ndr. qui écrivait quand même la moitié des chansons jusqu'à "Creator") gratouille

E

/.{à

quant à lui avec son frangin et des pôtes. I1 va repartir à I'université.

La semaine dernière, je vous ai vus au Mean Fi.ddler à Londres et Corey Loog Brennan esl venu faire la moitié du concert avec vous...

David - Corey joue avec plein de groupes à Boston. est vraiment bon pour ce qu'il fait mais il ne peut se contenter d'un seul groupe, alors il passe de l'un à I'autre. Tu sais, il est prof dans un collège de hlles en Pennsylvanie! Il était en tourné€ avec nous parce qu'il avait des vacances, mais on ne peut donc pas dire qu'il ait rejoint le groupe (Ndr. Corey joue de la guitare sur "Lick" et a participé à "Lovey"). Il est marié depuis peu, il a une jolie femme et une jolie maison et tout va bien pour lui, alors pourquoi se faire chier à rejoindre un putain de groupe de rock

Il

(rires)! A cette heure là, il doit être en train de donner des passages à apprendre par coeur à ses élèves... Ce qui est génial avec Corey, c'est que ce n'est pas du tout un rocker typ. 11 est super-bon musicien mais il y a une partie de lui hyper-normale; du style: "Je vis ici et un jour j'aurai des enfants..." et tout ça. Et d'un seul coup, il veut fumer des pétards, et il veut jouer de la gratte, et il veut sauter partout sur scène! (Tout le monde est mort de rire!). Ses étudiants I'adorent parce qu'il n'est pas fini... Jessie

- Et parce qu'il écrit

des textes du style

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(chantant):

On le fera dans la voiture On le fera dans le bateau, Tu la prendras dans le fondement Tu la prendras dans la figure.. . (rires)

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David - Moi je vais surement continuer à jouer un bout de temps. Evan est un mec parfois un peu dur à vivre mais d'un autre côté il n'y a pas que ça. C'est

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raisons de rester dans ce groupe!

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J'aimerais que I'on revienne sur le signalure avec

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Atlantic... david

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chouette de pouvoir voyager, voir des gens, rencontrer de nouveaux amis. On est allé en Australie récemment et ça me plairait d'y retourner... et puis il y a au moins mille autres

- Il y a beaucoup de petits

labels qui ont fait

énormément pour promouvoir les groupes, c'est sûr. Mais les groupes en souffrent finalement; et ensuite ce sont ces mêmes labels qui en souffrent aussi car bien souvent les groupes finissent bousillés par le manque perpétuel d'argent. Les petits labels ont de I'enthousiasme mais n'ont pas assez d'argent pour

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vraiment aider les groupes, ce qui donne cela: les musiciens doivent garder un job la journée, puis jouer le soir et faire leur promo. C'est infernal! Une major comme Atlantic gagne beaucoup d'argent avec certains groupes et une partie de cet argent sert à aider des groupes comme LEMONHEADS.

Jessie - Avec ça, peut-être qu'un jour

les

LEMONHEADS feront un peu de fric aussi.

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David - Il y a également une question de credibilité. Atlantic ça n'est pas un catalogue rempli de groupes complètement idiots et commerciaux. Dans notre contrat, nous avons le contrôle total du côté créatif, donc ça ne nous change pas. Les chansons du dernier album "Lovey" sont bonnes. La production n'est pas tout à fait ce qu'elle aurait pu être, mais les chansons sont toalement nôtres. Atlantic n'a exercé aucune pression. Certains labels te disent que tu as le

contrôle créatif; bon d'accord. Tu fais alors un disque, très bon, très altematif et s'ils te laissent le contrôle, ils se barrent avec I'argent et ne t'assistent

pas. Chez Atlantic, on a les deux: contrôle

et

assistance.

Mak pour le dernier E.P "Gonna get a long without

ya now", si la chanson est pluîôT charmante et

rigolote, on peur quand même dire que ce dkque est surprenant Q{dr. On trouve sur laface B une reprise des NEW KIDS ON THE BLOCKS!!)... Jessie

- Evan voulait prouver qu'il pouvait se il I'a fait tout seul...

débrouiller sans nous, alors

"Pendant un moment on a joué façon MINOR THREAT; ensuite ça passe et ça te lasse."

O ^ft-

Nous ne sommes pas à blâmer sur ce coup là. Cerlains de

vos

d-, \

fans ont dû hurler d'horreur!

David - Il faut expliquer certaines choses. Un bon exemple si tu veux, c'est la dernière tournée en Australie. Certains des groupes avec qui on avait joué il y a 5-6 ans et qu'on trouvait super -c'était notre période punkl - nous les avons réentendus, ils n'ont aucune chanson nouvelle, pas d'évolution, pas de développement. Même si Jessie et moi ne sommes pas totalement ravis du dernier E.P, il faut bien dire une chose, c'est qu'Evan écrit des chansons qu'il essaie de ne pas faire sonner comme celles de quelqu'un d'autre. Il crée des chansons, et partant de là si les gens n'aiment pas, ce n'est pas un problème

pour nous. Il me semble que c'est eux que

ça

iegarde. On n'essaie pas d'impressionner quelqu'un en particulier, nous jouons notre musique. C'est le même problème que lorsque les gens pensent que nous ne sommes plus bons à rien depuis que nous

Atlantic. Certains ne veulent pas faire l'effort d'écouter des chansons un peu plus

avons signé chez

calmes et de se dire que finalement...

ils aiment bien

ça!

- Il y a une chose très positive avec les LEMONHEADS, et Evan en particulier, c'est qu'on

Jessie

ne se demandejamais ce que vont penser les gens de

ce qu'on va faire. On ne pense jamais conséquences, on agît totalement à

\v

aux

I'inspiration. Il

se

trouve qu'effectivement ce E.P est une merde. C'en est même gênant quand on pense que des gens vont

\;7

G

I'acheter. Mais 1e principe de fonctionnement est bon. Si les fans continuent à aimer tant mieux. S'ils n'aiment plus...eh bien ce ne sont plus des fans. C'est O.K pour nous, on ne peut faire que ce qu'on a

envie de faire. On ne peut pas changer rien que pour ç4.

David - On ne va pas encore redire qu'on a rien à voir là-dedans, etc... Ce qui s'est passé, c'est qu'il 7 était temps de sortir quelque chose. Evan était un / peu sous pression car il n'avait pas d'inspiration, I llors il a'fait des reprises et malheureusement le i o résultat n'est pas très bon. Actuellement, il \ recommence à écrire, à créer... En ce qui conceme '*.o "Lovey", le dernier_album, on le trouve bon. Mais \ bien sûr c'est à toi de clecider si tu as envie de 1'ecouter. Ce maxi est une anomalie qui ne colle pas avec le reste du parcours du groupe, c'est tout.

De îoule Taçon, on peut dire que depuis vos prerniers

enregi^tt/emenls vous évoluez vers des chansons plus 'mid-tempo'...

r-. \

David - C'est une évolution naturelle pour un groupe. Les groupes qu'on a vus en Australie

\=;/

'takatakatakataka' ... (rires)

faisaient

Jessie

d-. \o \ o \:--rl

encore

et

toujours

- Il n'y a pas une corrélation

du

systématique

entre la rapidité du tempo et i'intention d'un morceau. Là je généralise, mais quand le rythme est

'';)

0 0 0 0

rapide, on n'a pas toujours I'espace nécessaire pour différencier une chanson d'une autre.

David - Il y a eu une époque où aller vite était ,^r I , o o t \ rafraîchissant; c'était intéressant parce que c'était ç o .' c i) différent. Mais ça a assez duré. Maintenant il faut ^ l'espacË entre la pulsation. Jessie, Evan et \ ^ ",/ explorer \.l--/ môi on é"outl" tous de la misique et ça rejoint ce que je te disais tout à l'heure sur NEIL YOUNG. Pendant un moment on a .joué façon MINOR THREAT; ensuite ça passe et ça te lasse. Nous, on les soirs! Alors tu essaies de revenir alx racines et de sortir quelque chose qui sonne plus

joue tous o Àle

harmonieux à tes oreilles!

-


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S = :

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- En cc momc;it, mon tempo favori est encore plus lcnt (il fart claqLrcr lcntcmcnt ses doists). Tu as entcndu Qu'on rqprsnsir parfois "Cortezjh. kill"r' de NEIL YOUNG mais en encorc plus lent... pour moi c'e.$t le fied... I'espace total pour 1e groo.re (on cntcnddes'aaah d'atlmiration!).

Jessie

David - En plus, on lajouait à la fin du set, quand on cornmençait à être vraiment bourrés. - C'était vraiment la chanson la plus facile à jouer (rires). Regarde, BUFFALO TOM nejoue pas des chansons rapides, non, cc sont de bclles chansons. C'est ça qui est important.

C'est cornme de la puésie...

David - Yes! Comment expliquez-r'ous cette juste balance entre la

beauté et l'éncrgie que vous avez avec

les

LEMONHEADS? David - Tout ça c'est Evan... Tout ce qu'il y a de bon dans les LEMONHEADS vient d'Evan. Il écrit vraiment dc bonnes chansons. Et pour moi l'énergie vient du fait que j'ai envie de taper comme un fou sur des chansons pareilles! L'alchimie est bonne... et puis je m'entends si bien avec Jessie. Lui et moi, c'est le fun! Je suis triste à f idee que Jessie quitte le groupe car qui va le remplacer? Je ne sais pas. Je ne sais pas si ça marchera et si j'arriverai à taper aussi

fort sur mes caisses.

Qu'attendez-vous

du public, aimez-vous qu'il

parîicipe? Où les gens sont-ils le plus cool?

/ft' "ft. v-/

- Mon public préféré est en Espagne et en Italie. A Bordeaux c'était bien aussi. ôe sont des

Jessie

\v

coins vraiment cool. Mais surtout les punks italiens, les hlles sont vraiment sexy, tu sais! Elles arrivent à

être punks sans être moches... Pas comme

les

anglaises qui s'enlaidissent, beurk! Les italiennes sont vraiment les punks les plus sexy de la planète! Ca mis à part, le stage-diving me gonfle viaiment; surtout sur les petites scènes. En plus j'aime jouer au

milieu. J'ai été obligé d'inventer 1000 prétextes

O O O

fumeux pour que Corey et Evan me laissenf la place (rires).

David - Vous êtes tous les mêmes, vous

les

guitaristes... Vous voudriez qu'on ne voit que vous, et moi derrière ma batterie, je suis complètement occulté (rires). Quant aux stage-divers, ça va quand la scène est grande. Ca peut être super! Mais sur les petites scènes ils débranchent tout... quoique pour moi ça ne pose pas de problèmesl De tempÀ en temps ça m'arrive même de le faire moi aussi, quand c'est pour le fun et pas pour se faire mal. Il y a aussi des stage-divers qui le font pour se faire remarquor, pour se faire mousser.

- En plus, dans ce cas-là, ce sont toujours les 3 ou 4 emmerdeurs qui prennent le reste du public pour leur terrain de jeu, et qui ennuient tous ceux qui sont là pour voir le groupe. Ca oblige les Jessie

mêmes

gens à se protéger, forcément!... S'ils ne veulent pas prendre un pied dans la gueule! Et ça leur gâche le plaisir. De toute manière, je n'ai pas besoin de voir que les gens sautent de scène pour me prouver que le public apprecie.

Cela vous arrive-t-il de parler de politique dans yos chansons?

- C'est une des choses sur lesquelles je suis totalement d'accord avec Evan. Une des choses les plus emmerdantes au monde, c'est quand les rockers se mettent à parler de politique dans leurs chansons. Pour moi, une des caractéristiques essentielles du rock'n'roll, c'est une certaine forme de 'stupidité', Jessie

de simplicité. Quand les gens se mettent à

se

gargariser de politique, on se rend souvent compte qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'ils disent, je préÈre alors 'ils la ferment. J'aime beaucoup qu'ils a mieux qu'ils parlent de ce qu'ils sentent plutôt què plutôt que de les voir se prendre pour une autorité 9!l yt suJet. Je vais te donner 2 exemples parfaits: JELLO BIAFFRA et BILLY BRAGG. - Quand j'ecoute BILLY BRAGG, ça me donnerait plutôt envie d'adhérer à ce putain de Parti Républicain et de voter Reagan (rires).

David - Quand j'entends BILLY BRAGG chanter que tout le monde a tort sauf lui, je baisse le putain de volume et merde! En fait, même si c'est dur à croire pour certains, beaucoup de musiciens ont des opinions politiques et se rangent du côté d'un parti. Ils se sentent concernés. Mais ils n'en parlent pas dans leurs chansons. Les chansons, ça parle de sentiments, autrement ça devient vite prétentieux.

Jessie - Une des idees les plus foireuses qu'ont les gens, c'est que les céIébrités du show biz en général devraient être des leaders, politiquement parlant. Ca m'énerve vraiment! Ce n'est pas parce que Bob Weir GRATEFUL DEAD quelques opinions politiques qu'il doit diriger les gens sur le problème de la forêt amazonienne. C'est pas que je me foute de la forêt amazonienne, mais la personne qu'on doit écouter à ce sujet ce n'est pas ce damné trou-du-cul

du

a

de Bob Weir (!!) mais plutôt un écologiste qui s'y connaît réellement. Si les gens ont besoin des stars

pour savoir en quoi croire, c'est... c'est... c'est qu'ils sont vraiment cons! Je hais vraiment la musique politisê. Et si tu avais posé la question à Evan,

je

répondu!

n'ose môme pas inraginer ce qu'il t'aurait


0000ftr È"

vous nous racontiez une anecdole;du ïoncert avec Dan Treacy (des TV PERSONALIflES) Par exemPle? David - Oh mon Dieu! C'était vraiment, vraiment dommage. Jessie.et.moi.avions décidé de quitter l" ru group"""t ce soir là c'âait notre demier gig, le

J'aimerak que

Celle

àernier de la tournée européenne de mars-avril' On était en Angleterre. La vèille nous avions joué à I'Astoria devant 1500 personnes et pour changer, on avait décidé de faire-le dernier concert sans être

annoncés. C'était au Borderline, un club nettement plus petit. Evan voulait inviter Dan Treacy pour la o.emière moitié du concert et nous devions monter pour la seconde partie. Mais ça manqué de préparation. Ils ont commencé à répéter tous les 2 -morceaux environ une heure avant le concert. Ils i"r

a

, . i

sont montés sur scène, et ça n'aliait pas' Ils ne jouaient même pas ensemble, les guitares. n'étaient bas vraiment bien accordées. Bref, le public n'a pas àu tout apprecié et Dan Treacy s'est fait complètemeniinsulter. Je 1'ai vu descendre de scène vraiirent découragé. Il m'a dit "bonne chance" d'un air las. Arrivés sur scène avec Jessie, on s'est rendu compte que Evan était à plat lui aussi. On a fini le concert, c'était I'horreur!

Pour lerminer, la question clnssique: les projets de dkques

.!

.i. t);.;').-.

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'lig-q, i! chante sur un morceau

du

v ,i1..{'Jt i!.P ZINKER ("Sunshine"). Ce sont .:t' :. ;,,.,'.a : i:t.. gm:3 ?,..

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jouereT-v'ous bientôt en

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Toujours sur les routes nos vaillants leaders du rock indé australien. Au

lendemain de leur passage dans Ia capitale cette halte lorraine (la dernière de leur tournée française et Nième dâte de leur seconde tournée européenne de l'année) se présentait comme une étape ordinaire, genre de set à exécuter comme on expidie les affaircs courantes. Ce serait en fait nral

connaître nos 'érecteurs' des antipodes que de les croire capables de nous oflrir un show baclé en 2 temps 3 mouvements. Enfin. on peut toujours se plaindre dans ces moments là que le temps passe trop vile. Car nos gigolos nous ont ajusté un siric de morceaux joyeusement fringants.

avec allure et 'force de

frappe'

ramoni:nne. Difficile dans ce cas de ne pas en redemandÈr et pourlant après le second rappel le groupe avait déjà pas mal

donné! ti

mécanique hard-core des HARD-ONS, impeccablement rodée, a

olfen sa pleine mesure égrenant multitride d'extrails du dernier album "Yumrni!".

Leur recette n'a plus de secrel, mais il faut admettre que servi sur un tel plaleau, ce plat du jour est imésistible. [æ public a eu hon ncz puisqu'il s'est déplacé en nombre.

L'ambiance surchauffée, sympa

et

sâns

violence émail!ée par quelques inévitables lenlalives de 'stage-diving' a surcment éié un des atouts du succès de cette soirée. Un plaisir réciproquement paflagé sur scènc et

dans

la salle. Et quel bonheur que

de

constatcr la diversité ct la bonne tenue dc cette audience composée de rockers de

toutes lendances @ard, trash, punk..).

Image tout aussi adorable que celle de nos

3 bonhommes tenant leur stand de t-shirt,

discutsnl et plaisantant avec quelqucs fans!

Scul petit regret. les reprises 'phares' (comme le tout récent "Lel there be rock" enregistré avec Rollins ou "Rock'n'roll all night") ont été mises de côté. Si I'occasion de les

voir'live'ne

vous a pas été encore

offerte ou que vous avez hésité à faire le

pas. vous n'êtes à présenl plus excusahles.

Le verdict est criant d'urgence: sur les planches les HARD-ONS sont un phénomène!

On vous avait

)

DEITY GUNS

THE HARD-ONS

à Nancy. Teminal Export le 28 septembre l99l

pourtan{

prévenu... Il ne serait pas juste de terminer ce petit compte-rendu sans

TREPONEM PAL SIVERFISII à Montreuil le l9 octobre

( 1991

nous n'avions pas mis les pieds

à

Montrsuil. ce qui esl bien domnrage car ia salle de la mairie est lrès spacicuse et le son y cst excellent. Un public nombreux s'est déplacé pour ce rendez-vous 'noise' et pourtant la concurrence était rude: lestival inrock', Fishbone, Von Magnet ce qui n'a pu que nous réjouir car les groupes présents à I'affiche méritent bien leur'succès'. En premier lieu DEITY GUNS nous a surpris! Sans l'apport visuel des stroboscopes (qu'ils utilisent habitucllcment), nos bruyants lyonnais ont réussi leur premier sef parisien. Ils ont convaincu une bonne partie du public, tout

d'abord grâce à leur subtil

mélange

noise/indus' et rock/mélodies sombres, et

srrrlout par leur prestance. leur attitudc

sans lrime ni fioriture: sans oublier I'excellcnte reprise de THE FALL ("Smile") et la fin du conccn très

explosive sans faire cliché. Un groupe

à

sulvre.

TREPONEM PAL est incontestablcment le lcadcr du hard-core lourd cn France, si cù n'est le leader du genre tout coufi. De plus en plus puissant du point de vue son 1le point fort du groupe) et prolcssionnel côt". te;hnique. Voyez le travail: f basses. 2 guitares (à quand 2 batteries?), toute cette armada menée brillamment de la voix et du geste par ce descendant d'Attila

qu'est Marco. A chaque nouvelle prestâtion, ce bolide au crâne de plus en plus garni nous balance sa voix dans une chambre d'écho. Imaginez une barre de tèr tombant dans un puits profond et vide

(aie! répondit l'écho). Meilleur que sur

disquc. car encorc plus

puissant.

TREPONEM PAL enterre vivant tous

les

pièges du genre (répétition. boîte à rylhlilcs. lassitude. monotonie) reléguanr

leurs pairs SWANS et aures GODFLESH au rang d'enfants de choeurs. L'industriel au seryice du métal est une équâtioil résolue avec ce groupe hors normes.

En matière de 'noise from U.K',

SILVERFISH est la tête de fiie. Arrnés iusqu'aux dents (de scie) par la dévorante

Lez, nos poissons carnassiers ont iradié le

)

DINOSAUR JR / DAVY JONES LOCKER

Depuis le festival 'Rock creation' (86-88)

(

à L'Elysée-Montmartre le 24 septembre 1991

I.lotre prolo-bûcheron préféré, le

bien nommé J. Mascis aime décidément bien la

campagne. Il n'a rien trouvé de mieux en guise de décors que de mettre 4 grosses grcnouilles ainsi qu'une guirlande comoosée de vaches lumineuses sur les u-piir. L" lait ne coule pas encore à {lot

nrais ça viendra! Composé de

3

de folk-songs 'pop-heavy-rock' à

en

hurluberlus lguirare/ basse/ batlerie). le DINOSAUR JR se lance pour 75 minutes

le souffle et l'équilibre. Mascis égal à lui-même - I'apathique qui ignore le

perdre

public - pétrifie m guitare de façon telle à lui exlraire des sons bien crades el 'noisy'. Læs longs solos sont altérés par la voix pop au phrasé parfois hésitant - non, non j'ai pas dit qu'il chantait faux! - qui prend

lcs devants. Les poses de J. sonl les seuls traits visuels du concefi pour ceux qui ont les yeux tournés vers la scène (sachant que cefiains les ont dans toutes les directions)

e' lc voicnt dégraisser sa guitare électriquc. le dos courbé. sa longue tignas$e vers l'avant. L'in,lividu sait

bouger. Pas mofl pour deux sous, avec ses acolytes il inonde de larsens I'ElyséeMontmartre presque complct (1200 âmes). devanl des regards ébahis. Pour une lois I'attraction programmc T.V' (qu'il chérit

2

Lanl). c'est

luil Une grande partie

iré tout autrcmeilt. De peur d'eflrayer

notrù palsan hippic ces ;ites sauvagrs (!) el barbares (!l) n'ont pas été pratiqués. Seuls dcs dérivis de pogo onl agité lcs prenricrs rangs. Lrs 2 rappels de rigueur onr achevé un public en transc. A bientôt lcs dinosaurs G la nrajoriti?1. pour la suite

de la kermesse. . . En première partie

DEFAITE. Comme indiqué dans

l'évidence qu'ici, en ces lieux nalsains, ie bruit dst baigné non pas dans une piscinc sonique. mais dans un sauna 'high' tonique. Le son! Ah oui, ce putain de sorr était plus que jamais au rendez-vous des sourds. Le tout dans unjeu de lumière oùr

rut - drs cinq de Thionville, les dénonrmés DAVY JONES LOCKER. Détestés par ceilains - trop linéaire/voix gueularde adorés par d'autres - un des seuls à fairc

électrique! Lez, la chanteuse hurleuse, fait peur (mêrne habillée de sa légère robe à fleur), elle nous boufferait tout crû. Allez,

en plus fielleuses. Les

parisien),

nom! ce groupe chante en

SALE

son français mais

dégage une puissance décibelique qui n'a pas laissé insensibles les anrateurs de 'gros son' que nous sommes. Un habile dosage de techno-rock (pour les effets hachés et

samplés) et de funk-hardcore (pour Ie marlellemenl rythmiquel qui se laisse écouter/apprécier comme n'impone qucl bon groupe intemalional du genre. I: musique fusionnie de cc trio l'ait d jjà preuvc de consistance, possédant la carrure toute désignée pour plairc autant à des fans de NOMEANSNO qu'à certains

RED HOT CHILI PEPPERS. Ce qui devrait sous peu attirer I'attention de labels en quête de talcnts nationaux. ...tout le 'mal' qu'on leur souhaite. des

fallu peu de temps à nos excités londonisns pour bien se rendre à

le rouge-jaune et le bleu-orange nous éclairaient à en perdre la vue. SILVERFISH, c'est le 100% livc

sâns rire, c'est incontestablement le conccn'noise' dc la renlrée parisienrre. Scril point d'ombre de la soirée. l'heure

tardive de la venue dcs 'poissons argenlés

(0 heures!l!). Les utilisateurs de la deuxième voiture en ont subi les ccnsiquences..

,

du noise-core inspiré - nos

bruyants

loirains ne laisscnt pùrsolrne indifftrcnt.

et

de c'Èst lant micux. l*ur plus en.plus puissant, les mélodies. (pour ceux qui ainrent et qui en lrouvent) de plus

rock dcvient

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nouvelles compositions nous onl bien étonnés car la paraît bien étudiée. des sons fort richésse Les mauvaises lqngues diront que c'est du déjà vu et du déjà entendu, mars nous on

)

genre. Un des meilleurs groupes français lignée 'Sub Pop', qu'on se le dise! Voilà pour les délails de I'un des premiers concerl de la rentrée parisienne.

)

s'en fout! Ils assurent bien dans leur

(

( t

la

parole étail donnée aux guitarcs crépissantes - pour ainsi dire aussi infernales que Ie cri d'un mammouth en

public de leurs décharges meurtrières. II

(rpparemment

(

de

I'albunr "Creen mind'passc en rcvue avec des versions pius rapides et plus salcs. Aucune reprise (la spécialité du groupc) n'est épinglée, dommage. L'ambiance gagne en chaleur dans l'étable bovine. Le slam aurait dû imposer sa loi avec de telies "odes" au bruit, il en a malheurcusement

mentionner la bonne tenue en première panie d'un groupe jusqu'à présent inconnu

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''ir'""'t" *o i y"i,ïliJJ #I: ill3fi :, i3{i":':':i::i:ï ) "''e'"r" postês téré)' tf,

pass88e. )t / !t.'"::,Tî,:.i.;'Jlï:""Ë"" coNSoLIôATÈD ne sont dclonce toul sur son

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g -l m'"".'"'*al'l*'*'î#"",.ï:}3'î"fl::1

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tltl | poscs' dc' Marc Du Marais el- dcs 2

ll,i..'l'lli;i:TL"TilTl;'i,,{Iïiiii

uu luçN ndtrsj Lçr 5ïK.'3ii1","1.".,iiil',,,'i','"P^t#'i"',îi lvlollty ryuloll lÏ"'?::*o'ft^:,".,li"'ll; ;,;l;li'";ï:';

f',ir,Ëi;îï_ôE*,rt+,,,*'-itgrf,lrul=,'."#;1rgg** _ pourtant

pas

L --

h,rn hlJ,,n,lc p.irrole cr d'aciii.lesi

7 REVOLTING COCKS... S'ils ne F

('":r'"u6çtj;Âïïil:::iîË"!:",:x

)

- néanmotns à la logrque mllltante du rap - t I" (Cf. 'Trait.( d'hiitoriologie des sous- I

7 7 - crrltrrr,:s âmérilain' * rlrr sous-continent américain'cultures du (Tonre VtlD. cr sonr souvcn( qualifiés d" I pueltc ENNF.MY blancs ct marxistcs. Iconcert 5 lourefois. lorsqu'ils arrêtc.nt le pour la parolc a_u.pu.blic Èt discuter donncr ' I ' , àvcc ltri. on a du mal à les prendre au r

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)tq*l^u )J ce l€) (}e

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le l0 nôvembre l99l

\'Un rr-

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...^;r de slam -t assoiffé très ^L-,,r chaud et ^,.rr:^ oublic r-:-

i.i" ieri.t" .:Ë"'àepi".Ëï."i"".""irrii "" affichair ;;* ïàr.ouï"r. L'ornano (complet, ce qui - il faut bien le dire r"p.è..nt" un'incroyable événement dans I'ce'milieu. Le hard-ôre commence enfin

æ

à

t;T'"-,: ""i;".'.î..-':1ï" '.lniil":'t"t;;, ft6ïrtïf;,"r'"'trfJl]i"'"i,1î"à,1:"ïl.X:

ù CONSOLIDATED sont aussi une quast- ( 1." insrédients essentiels Dour vous 'whilc_libcral band.lrom lenroy"iuux anges (vous savez, ce rite qui I" carricature du S.a_n Fransisco'. . où on 1 vous'fait voler Jn vàus déplaçanr à bout àe 7 whire liberal_

I t;i,îl:,i"iT"'.'ti:'û1tJï.'.i:"'x

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t ltl*ll-:lnf lJi;:oïi 'î.sn"Hff .l: _

I È à. laminagè_r.c_américaine.delamoralité fa'inlerrirprËn;erlelaitqu,il n'yaitpasde de. la pauvreté..(vous_ lchanÊem'cnr flagrant à dénorer,-l'imfortant I I o. BoN JOvl et petit four?). D'ailleurf, \ resre"l,efficacitS. Et là, vous'pouvëz leur !- 7 reprendrcz bie_n.un t1:: o'" n'.î'' r t ff ,Hi,'::" 1' li,Tlli ffi [,;l"d.T;f ï.lolLoy"'îl' *1"..âl, . jou.ant des p^rclest-songs "'JJ; à la lesbicnncs. fomat torn"es <le ïfls speeds/casié. $ -'I*; shops'. , _ II i;;;/f"*; coffee shops". f - guitare sèch-e sèche dans lcs côffee Wright frères WtiÀiti long/fomat ;;;. coufl. '[æs iiii.J (Resre que c'est pcndanl le concert qle leurlôaise/chant et batterie) et Craig Bou'gie mix le pasr: nieux. le fl message .avec ! @uiure) extraienl de leurs instru-ments ce | - lmagcs/rytnmcs. u esl a un vral z oue l'insoiration leur dicle âvec une totâle son par T.Vel Ie la. con,litionnenrent | Àaîrrise.' Des musiciens accomplis par $

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7 .auqrrel vorrs êtes loulnis_.,, Les image.s- texcellence! De plus avec leur dégàines'de ils prenienr une tr]r:ititcnt... Barhara Bush hilare, une p.ubf ploucs sy-parËiqu".. TSpour lrlc Donald, un rassemblement néo-l i1-"r.ioi irès 'amicale/coiviviale. Ce - nazi. un l"STRAIïS... de DIRE par la reprise a été marqué show 1 _concerl l

D 7 .

complot fascistc, là sous vos yeux! Enfi'n. après que le public cu_lturé du

l.u-renunt"

d'uri

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3

des

New*'SU'BHUMANS (groupe punk anglais de

l,ï:l';."?no""J::îî;;,':ii:f:iîïili:;:

Y;:l ;: îî:"î:o;ï;?'i'13:;'i:.'i3:;;'tl €-toiridcs, sur fond d'évcil d'une conscience lcore v exâlte de ouissance. En inatièie de r poliriquc cmbryonnaire lsimiesque?) dans lhard-Éore, il est'essentiel de les voir sur Ç o , ic public.. .moi iasciste camarade? Gniark! A les planches...Qu'on se le tienne pour ditl ciàrtl I N"ù. uuon. pù égalemenr. décôu_wir en

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li'nm,"çggp,5ç,,if".8Ê*;â'r.trJ*;,i*rË,fiRfrib,-

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LES INROCKUPTIBIES

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Paris, L: Cigale L le lgoctobre-1991 fi.n.or" que le tout Paris pop se pressaitf E dcvant la scènc touiours dè bon goùt 7 Ip priscntee dans le câââdre du festivâââl des II C'est avec enthousiasme. cctte année Huns rock, alias'la pop ne repousse Pas encore...(qu'il est taquinl Gâ!). PULPI O! / sous nos chroniques". À RAN-Gi-NA...Ah! Ce petit combo pop de ouvert le scENE ont CoLoUR nous aura beh surpris, en ôepit hoce,nN { bul, uu". tout le brio qui est le leur. La I7 , stteffi"ld d". ,ur.u.mes d'une petiti flilange àu te avè les iha'ne du singer ru."n public (qu'il esr méôhant!).'Ûn' petit Je I\ I 7 mains", et accessoirement imPressâneuse bonbon à déguster les yeux au ciel. -apprécié la groupe a partirelirement f Fairpa! Visuel"et sonique,'j'en dirai pas / du I pre'Iurioir dc' service de cèd jeunes ! plusl z'aviez qu'à êr'tà,ira ld la! .\ho**...danshum!...1'indifférencetotale.-r'Suite en ré riineur, ÉLUR dé..ié uutunt à Tout le monde se demande encore ce que It oue les CHARLATANS ou les STONE 7 ce groupc de série B foutail là, alors que - Ë.OSES ne se posent pas de questions et 1a'airces, mais .ie m'emporte, voici la I ne vous deman'deront'pu. rotri avis pour pa. le rôt WOT Non, ce'n'".i aoec suite, { ! vous rentrer dans le 6ide avec leur'pop crusty moyen, 1 'baggy/noise'... Damon escaladant Ie \p rauque el bien racleur du grosse surpnse balcon comme au plus beau zour de mais WORLD OF TWIST, 7 .pleine de sev'fraîche, sorre de bric-à-brac I -'Zulian Cope... Attitude, attitude! Est-ce 7C

année

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{:'^"".'.'::+l'r't:i.'.ilti,Ti"$tf l"ï)!ï:,,'"J'o,ii"oâî"J::.lÏlll"i;-i,*l[:

vu sous mes 1 ben quoi, c'est vrai, jaloux!... Poux. t folle!... et de que j'ai même mais qui I cailloux, choux...moches! I yeux, stage-divant sur WOT, ' , vous I'a dit?...BATEMAN (private joke). 1 Pour clore les festivités, les vieilles LUSH rhing"-- RIDE. Il elt f 1;g sais, je suis taquin;, tour à tour f Enfin "rhe coqueluche I mirni Marck! 'Hein qui est-Mimi? G^l lÂ7 .ïcteaut*i'ni.é"., slow'divisées, molles du \ succession de HOUSE OF LOVE est hélas I g'nou, et retrouvant leur noisy-pop pire qu'un larsen'clean', I iautillante sur les vieux titres, s'eniirent I' assurée. Quoi de 'msnde... lu 'iens 'ois un \ pas trop mal. Le set est bien, mais sans 7 hein? Je vbus le É 'oup Ma(r)cel? Re-Gâl Salissez et | 'surpristi. LUSH vivent sur nôtre capital t syÂpathie. mais bon, faudrait pas abJser. . ! écoichez-vôus un peu les genoux les sur des tires aussi flamboyants I I-USH, one poinr! Bon. j'ni'arrête là. f gamins. I iue "Drive blind" ou "Dreams burn I "i'sais ou quoi ôire... z down". Décevant RIDE. L - "^. -

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*pP"r"tu#1..bîîffifuiî:ftfiJtËî""*ii:n'"îriJ,ïËffif:.*'f:Rîï;;iff,"r.'f#'ili souvenirs des hippies, c'est t Si ron

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festivals rsstrvàrs q d'été. er.' Pour r()ur l'édit

les' """,'r"uii"ià in;

;i ffi ffi eùi"n ieu"i.. ro;;t;;";"ii"i"ir.'Ë"*"! ffi "";;i';;;;; . roures res odeurs du'.i, -';;;';;;1; ryffi PUKKELPOP, tous

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-;;n;;qg;1.;;'"rd;;;Ë-;;iÉ"'^ï;

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boucan mélodique. Apès un morceau !T:i11t',, notre trio mus a balancé.

t.onconn"ud". oans È rute, q1s te rénl1 pour les voisins, 1'excitation du corps et

1

LT

*, !:i.. ?: ",Xit:: 9:: que -uoo nouvelles qul n apprcclent pas :i' n'ont dû comprendre ce qu'il leur fiF""*:iï infemale. î"0.I.'""fiii"âJi*#""ff Marcis est véritâblement un iîJi'lîï .ffi1ffi:',î,.Jîï,io,i. J'ailleurs pu t". t".t".... - f".-tr.tr.., l" .. -'-' ^i I Erand sorcier. Son jeu ne ressemble à nul arrivait! * *Èii, t" p'**ia.",-iu biÉ;;id; :. ^Y'^-::; ËiË''-'ï: autre, r.iJ]o'*.":/,:iff.ffËill',.îË1ffi c'estpour.cela.que son influence *t n*i à ranrche, donc surprise, Brack ".u.r".-tu ' marque 'Primusl)' en sont quelqùes i*îi:i,y "sd t'x]:ll}'rt*i',i-Ë;;";:i" + grande si dans l'underground g"tnio""' actuel. Du 'rS;;"f8FÆ Francis le chanteur des PD(IES nous I'a tËOrg .uÀË"i"". ô;"",' "" it--unJl à-Hasselt,-u, *fri-e*. d" iu . Àï;"J public ne se rair,Lriil[jffio"ll[:1"ï;.'.3iïË,,.,Ëfrï:,.'ïi0.,J",fj: insolenre: r-e ;,!û'":!-:g:?i', ;ii,:i:J ï,1 i::"ii,'..iJ:{e;iili,!:i!; grand'#l""i"fJj., l,i':",1,'t"":*i. déroulé la -des messe iock,'avec îï un ËiôilÏ;iiT pour slammer en faisant un ï:ii,:-i nuage de : -'-1v!4w+ morceaux cômme 'Planet of song" ,,.a",.i^,,"a Ia prosramme rtec nlrrc ,,"*tzutttt""k -plus de brsonsr manquenr sérieusemenr de consistanie .n*ry6QQç Èx6"E!,ir.,# ËlT:.ittêiffi: ;3"f'rtâitrii noise-hardcore-sub-pop U.S Jiit"Ëi'-?'l* iff"i'*'::ïif,:tfl'T:T: :.:1,:1, ."""":lli,"Imtyt;iBjry$g# ;Ë"'".iiËti;it'.ii':ii"it!*'liliii:':ffi mome.nt pour teenagers! . mention toute particulière pour avoir ainsi que les ' thérolque;" - Àn Y !n grend F# gçd&| une ^^ fi:îï'"Tîi,"i!ffiij,""nîîTiî"rx..qq, l:"0""î"''l lâ"..T'Ti'[,1i,"".f'I';,""',';"* t'ffî;;dùil;t", ;**n",,n ,", Hl à laquelle Housg-bn LOVE éuir oate connaisseur. dans un exercice p". tolr;our.

#

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vieux HouSE oF LOVE er les 2

q;;irl"1;_e;1gu"".,-r* RAMONES. Est venue s'y -;; u"nn. .'.*p;ri de demièrË ;,;;i;. invité de iu*". tu p...onr."J.-Êt".[ "n Francis des pxm-s

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j]l midi à 14 heures "f*.. leçon [res_liiirjl3ï'pliïï"fij speclale.,t,our cnaque ffiffiWffi#& f:g:f"y que nousCA l:.,1Tî"F,:.,",1:'1"\,11.;"J,îi.. l?l'ij,T ffi,':5...;8"1 matin! C,est donc in-extremis :5"'petlte;J.i,:"î3n#','.i. dans î: le ôherchez pas *i,,*,*îï'f;,,:'" --i-i."i".--J":**ff:*:4 morceau, les lesc-onoesontexplose-elontere{=&ffiËrock, cordes ont explosé et onl élé avons vu une vinstâine a" minutes duri4rÇSmorceau, Evons vingtaine dc rien de tel qu'un bon live des déferlementscéniqrieoec.f"uut"uittàçè'â;:q'o3iectées.Nos2tarésnejouaientpasavèùLjXffiirAiloùEs,--"àî

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;ïrïffiiilr"î":i;$i:ïj*î*ï véri*bremen'lË,.:Ri"tiffi i,tl"iipç':^.ËËl".-x';lhrËffi#,'rîvii3*i'.:.x,xu,rï.;.".","*{ frl:.iir:T:riT,i,i*":q!.:,:#:,.-** Lorganisa'!ion'

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HAI.TDS EYES EARwrc

I

PUTTFLE

MOS.{IC

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SI.NFLOWEI{S

(IALI-O\ DRt-I\X

au V.K de Bn:xelles le 20 septembre 9l C

ert tJuiours un véritable plaisir

'Je

renJre visite à nos amis belges suriout lorso,re I'affiche d'un conccrl est aussl

quarlier déshérité Situé dans un quartier ,iigÀ*n,". Situé àiigÀ"nt*. V.K se .r Bruxelles. le V.K,se eosnropolite de Bruxelles, et rnor,nnnlite iache ddrrièrc I'entrée d'un immeuble

ou*lou" o"u inulubre. Mais une Jass/e la'oorle, I'on découvre alors

fois une

pollvalente lambrissée' longuéur, pouvant accueillir

'ïuni;use'wlle I

iout" *n

lnlusieurs centÀincs de- persomes. C'esl

! b'ailleurs là que se dérotile la pluparr des I .on."n. 'indie' ainsi que les panies de I can*" du ctub du trcisième âge local. I soiiée débutera devant 200 persorulcs

Ir

envitcn, avec les PURPLE

HANDS'

.oécialistcs 'noise' bruxellois

aux

ijrTluer^ccs anglaises évidentes @lDE.

llBV rour ne-citer qu'eux). nas

Sculement.

to;icurs très évidént d'ouvrir lorsque

i'"n a Ëte privé de balance pour cause de retsrd (ici on ne plaisante pas alec I'eractrtudel). Un bon concerl malgre

tout. F)ans la foulée. les MOSAIC EYES, chouchous de la soiée, ne décevront pas leur nublic venu nombreux. Guiures

sturéês et noise suave

reprendront

intésralement leur démo "There is no end

to tii." (dont nous vous disions le plus srarld bien dans la 6ème floraison.) ainsi iue 2 inédits, uns oublier le désomais ilossique 'Losing touch with my rnind" ,des SFACEh{EN 3 qui reflète lrès bicn I

esorit dans lequel évolue MOSAIC

h\ÈS.

Beaucoup'

de maturité chcz ce n'a que très peu

groupe qui, pou-rtant,

g::nél':::"::i3:::"\i'::'i,li,:::: près!! n peinc,le tem.ps de se déslrérer

(aul8nl en prolrlcr prolrlcr pulsque nùus somnlus au rotaume de la bièrel), et c'est au lour ËAitWlG tnc de Brighton et poulain dc , d ËArt.WlG I l'écurie rle La-Di-Dà, mené de voix de chéric ["a-Di-D;. l'éiurie chérie

r

F

t Alvlltlji:l

,ryl-f'n j

qranôe (par la taille le et lc Ellle 9t 18 grande ûâr ia ,1m*i(rÈ *uira* ou. Des mjlodies qui ntent) kirsty kirstv -Yates. . ralent) , r'.,oirnr F SAINTS et lcs PALE les pAf itraicnt ^Àli. oâlir leq pâs n éuient pas réunrs si elles n'élaient ÈiELD MICE réunis l'iEi-p di souvent sabrées par la présence d'une discrète et lyrique arjssi buîte à n4hmes, cuc de l'ârrillerie lourde. Bon sang. qu'il" r'nruent leur 'engin' contre un batlcur...

iruint aux SUNFLOWERS, c'est

le cas de

lè dire, ils rayonnBient. Un son plus âprc

ure sur Ie Jinvl n'aum pas altéré

leur

Jtritude pop ioviale et sâutillanle, bicn au +,rntmiri... Ërais et revigorant à souhait Mais l'événement de la soirée sera, sans

ionleslalion possible, les extravagants GALLLIN DRUNK. T-shin irréprochable ou chemise somptueuse et cheveux ÈorrLinés de rigueur pour un concen

Jxolosif. On p;n* bien sûr à NICK

lÀVE .x BIRTHDAY PARTY t'u bien encûre à NEUBAU'IEN, BAUHAUS.

CRAMPS, mais GALLON DRUNK c'est suîtout une attitude tendue et sombre, et un mn lourd (svec un chanlcur qui ne en harcelant son pauvre cesæ de trépiÈner -car

pctit ciavici) ici il ne s'agît pius i;tnparer, d'étiqueter mais simplsmeni

de de

recohnailr. la valcur d un groupe charismadr;ue, âu tâlent irès personnel. {nrpressionÀant. Dommage quc le public 6rôp r'op' peut-être?; n'ait pas su les oooiÉ"tèrl leur iusæ valeur' A cause i'un râi r.op fort- peut-être?1... I'e seul reproche à leur farre!

l* soiree se teminera vers 5 heu,, " du de la banlieue nratin dans un troquet bruxelloise en

comPagnie

des

symDaùrqucs À{OSAIC E}'ES, les janibes

tË"ries ei I estomac vide (si I'on veut),

devant un plat de pâtes. Si le coeur vous en dit..,

i

Contact PURPLE HANDS: RoP\q4 de Dour 36Ù, 730Û dàiJrii,,"i.

i $ufruure. Route i ilôùïsî


Irnnnunnunn. JUtJUlJUU

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UlJUULIlJUUlJlJlJlJLJ

L-!LA

IËg"*rqSt*f,',e.*tft"r-llJ lJ pas toulouc du meilleur goût d'ailleurs, 'l l-l Sont pe-rmises. Nous avoni même w un J L-J type en tenu d'Ad&m, si, si, strement un 1l-I idtéran de Woodstock. Ôe culte du I U vêtement chez les Anglais est vraiment 'll-l Aépayunt. Reading est-aussi le plus fou J |J rassemblement de tee-shirts au monde. 't i-'l Rresque tous les groupes sont représentés, :l tJ les sixties come les groupes à la mode.

JLI

que ses fabuleuses. I faiblardes. chansons termine par le caviar de ces trcis jours, les 11-1 deux meilleurs concerts du podium. t*sJLJ géniaux SONIC YOUTH (mis ça on le 1n

uvait déjà) ont fait exploser leur côte J LJ

d'amour dans le coeuc du public avec des'l |-l compositions endiablés, muvent J L-l expérimentales, une maîtriæ parfaite de 1-l leum instruments- un ieu de lumière J t-J

'I [-] si cerlains look- lonr p".rài. ;! !! impressioffrânts, les gens ne sont ias du I I I tout agrcssifs et l'ambiance csr plurôt ;l !l chaleuËuse. Surtout ne vous inquiétJi pas les concerts quelques :i le soir après I L-| énergumènes s menent à envover des =I |= | fuséès. à hurler, à simuler Q) dei mesæs { E noires. Tout ceci fait parti du folklore ll I læal. Au fait, il est à noter qu'il y I 8utant I E de filles que de gaçons. I I I J

ltrnÇnFEÇHÇr,ilE tfI lff lr 1g#FfiËffiïf,ffiIfi lI nouvelles.1l-l Dommge Jell soient un peu

L-gtJLJUlJglJUlJlJgUlJU

magnifique.

Lâ fin frlt un

moment

'l [-'l

mise à morl d'une guikre I L-J par Thuriton Mmre. Et puis, et- puis, -l |-'l NIRVANA (I(ng of Reading ? ) ont été J tJ les plus impèssi6nnants de to-ut lé festival, 'l f'l suvage, bruyant, dévastateur ftasse et;! !! guitare ont fini dans la batterie), extrême, | I

d'anthologie

:

' techniquement impeccable, provocant;!!l ('un des trois zigotos s'est mis à bmnler | | | le manche de mn instrument en éjaculant;i;] quelques jets de bière, par la bouche). eu I niveau visuel ils furent aidés par un petit danseur fou et désrriculé donnan( un côté | malsain à leur musique. Loin d'être un fan

I I i Ë | | -l de ce genre de grodpes ils m'ont pourtanr | | | époustouflés. Læ constat est impitoyable,f,iî les groupes noisc ont été les meilleurs surl I I ce podium. ll serait peut êtrc temps que r f-t les groupes pop se roveillent. Allons donc I I I voir un peu ce qui s trame sous le I |.i chapiteau. WELFARE HEROIN (groupell I black olein de bonnes idées) et lesiPoPINjAYs (trois jeunes filles' tombées I I I dans la mamite pop locsqu'elles étaient11-1 petites) ont fait un concen honnête sansll_l

-

t:s

concerts se passent dans une gmnde = l__l enceint.e à l'entrée étroitement surveillée. t-t Lâ scene pnnclpale y est lfiImense,

I I superbe. [æ son de ce podium est -- excellent. Les groupes s'y succèdent de I I midi à minuit par ordrc d'importance, le .t F..i premicr joue une demie heure, le dernier II I une heure et demi. [æs enchaînements -t f-l sont très rapides. k public écoute les I l_l concens assis dans I'herbe et autour de 11-1 feux de camp la nuit tombée. Il y a aussi J lJ un chapiteau pour les groupes de "second 1;1 ord.'e". k son est déjà moins bon, la -!LJ place plus étroi(e. Les concerts y durent

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impossible de tout voir

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lEfu+:*:+l+t+rrttF'tr-îi{qgqiffi kifrhï*tr,is{,i]Ëqi$'4,}rr1trfq,:ttd,'*ilt-#1Ë fl iilfi i,T'i'r:Tl; *: tr -l rrr nrjj;'o{ïro',ï,e'di6'Âïd:iî,':i:',; ntrEFfft"ti**flïi"$ii#ffil!|HFf$trtfl:!'{ffi;"n-tiffirffi]E oifi

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;ïiilHH!

{!consonance pop

cenes, mais surlout améri

-lL-.lvinyl. *^.."ii$ft;*Ë_f:3= iisuesu,Nc run "nches une i "l tran"sf 1fi1iît;;t;"3,;:_'ifrâ1;;;:xiln l"'l lnn.u.r"n.e, qui'*-'lçl,.;u.,,*''t:;

tsrti nni iÉEEÉ- â::i'inï:i"lrii",hm:";.i: ;;'4 *i;o L'rr; 'i"il1;;'ti,ï:#;*: HH îti[:'*ir,.{iiïry-.fu,$*tt i';; iHHHHi :r;*"ï:i:,i*'î:r:,!,,^' t:#",,'"Tdi--;ffLt:i[il":ï'lil:*n.':rLï"iili:iiËË-Ëiit,tL$i;lii'*l'*:l;, _r-dans trc -- ii ..u., crovnesque, g."r{: ::i]jt-n-i rum:ffitn"à.r*,i:":Jî:*?"""t:,11j trf i!t.nd"nce Seanlclsub 'a,;id_waÈrw"n.,,plà..nT.,àf"ï j"ï]; de R.DE, *u,.0 oL".nïÊ" Ë É !:fr"f"'ili'Siii,f,'*2.dh:;i1:Lti"',!:Tl I n n [ |i i i;;;';i;; ;i; p"iii"ï a"""à'i-1"?,tijj -=gi _tL i=*î;';pr';{ad.;iii.ii,,'ffitt JLI Rob Monteio r .llt

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i, t, Jim Momiôni

lL:membrcs apportenr une imponance relle L-lL-l demândait blen ce. que 199 ux-A'Mtss JU!j==! -r vôi p'I'ngé eu 'n 'e , sixti.-s folles. à unc p,'i,$*i$:'*ffi: i! dcs

m I rHil"jiii**-..'$dr"à{'*".3i*.ii*-lEE HH lI iFcds,dcsgenscntranse".;li}":""i;'oï--Ë.:ilÏiii#"ï.éÏli.ÏTJ"i.lq*iiji.ÏTl;]EqgE sen(r

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dc hras par,". ll-- sauna. "Le public

iFb,,ur -lL

an

coniointcment par [e chan

quant aux présents : 3$:îii""si:il' Les absents ont Lu toil. ;l ;lI !E l.ï:f I (ils étaient cnvir,,n 200), ils ne s'en sont lput remis. Ptrur ma part. depuis MY 1 rF JL BLOODY VALENTINE/HAPPY L If MONDAïS au New Moming. f i= MUDHONË\ au Gibus er i .lL NRVANAmAD au Fahrcnheit. je n'avais L

5lg$'^,ïli,r*i'llrui;';;l*lii.".

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ffiq!

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jii:*:l"::::Ïl1^;3".1"l:/"l.:;iïï.sïE"c{''ær]E1?k.x:t';.'"T?'qE

!* .* {!n:H.::$,:ltT'È:,ï::,.,,lïffi[i:i:t*-"-'ffiHE**,,.,:Ïï*T::,o,".n'..,ËE I ji::l;:*illlË,fl,î:iT:fii,:"#Jî:Ë:iiïi ::H:[i]llË,fl,iiT:;l',:"zuî:Ë:"*[ Ë d1t!9:!.ll ""i":iËgii:,'* l-b , ''f'-f Hi ir"r:1ilËi":T'"î:r::iïf,j3ilj:tl:T ËË l!jE;iltjt"::ii*,1'll'i.n**:l',ilJ*t * et | /(l tourhe noise anglaise assez bien maîtrisée.

A suivre. Dans sa foulée, ONE

ARM (cf.

-*-

rr-.rconvaincre re pubric rock rock-core

99re . sampljs

diacor.lant rnélangeant sons

un peu répititifs. Attendo-ns ^':

la asslsrer U f[a;6'3:liïïx"ffi:?eii,,l,iJ.ii:eE f'-l - prestalions du groupe écossais DOG l-'l fl i

I

LJ L_ LeUX qut Oil

\r' ! \", qu'on

poignée dc '.lî::bi: concerls f avec il':" une'o'"i:i:.1:'""n:'" 1 1'- :'T:"'-

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aUX Z L_t

CnAnCe O

!i ;!; == L-|Lpop ]-:i,i#iiJlijiÙsglJ9'"".".":''""'"::':FHFHtff,ËF.'#Ë$ffi'J.ffiHHi

;l!

supplémentair.'s et

je

lrrepe.

vous promets

!

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FACED HERMANS ont eu lèur dose de déjantée noisy-folklo'! Un groupe l__lf_lL

^!

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11 Irffi

nuEm'ç*îi*:ætgg**=n|

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EHFi'*rÏ;l:'*: Jfl:iiîi: i::ii"iËË-H !nft#:'i1lï'f":lJjà;, "..." q,oi r"EE en redemanderez!

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"Les guitares sont des outils, ce n'est pas quelque chose de précieux qui ne peut être égratigné, ce sont des outils qui produisent des sons"

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Lunai 3 septembre. L'Espace Ornano s'ouvre temps d'unc soirée à l'avant-garde et

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l'expérimental. L'occasion inespérée de rencontrcr

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l'un des guitaristes les plus essentiels des années 80 ct suivantes... Quelques 150 personnes s'étaient pressées dans ce lieu devenu, par la force des choses, passage obligé pour tous les groupcs qui

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nous sont chers. Certains ont été alléché par le tract (guitariste de SONIC YOUTH ). Première surprise, c'est lui qui ouvre la soirée, la perlbrmance fut

il

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courte, moins d'une demie heure, bruyante cxpérimentale comme on I'attendait.

J'aurais du mal à parler des images projctécs

derriùrc lui car j'étais trop rivé sur LEE RANALDO

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j'

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et son petit walkman, avec son jeu d'home tapes qu'il manie avec empressement. Cela semble si facile, puis il saisit sa guitare et la violence est si

q

spontanée, ses doigts glissent sur l'instrument avcc une frénésie que certains ont un peu de mal à saisir.

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la

J

pression. Spoken u,ords difficilement audibles mais ce n'est pas si grave, c'est déjà si fort et c'cst déjà tlni, ce sera tout pour ce soir. Et la controversc apparaît c'est facile, c'est n'irnporte quoi, ce n'esl pas ilouveail, c'est si intéressant. Merde !!

e

Une batterie minimaliste I'aide à fairc monter

En plus ce n'est pas fait dans un esprit tourmcnté, cold, comme certains I'auraient fait il y a 10 ans. C'est bien plus sain. LEE RANALDO a su ne pas

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trop en faire. c'est si rare d'avoir l'occasion d'assister à de telles performances. D'autant plus,

cela fait 10 ans que SONIC YOUTH existe, ils sont sur une major. et c'est tellement bien qu'il puisse montrÈr qu'il n'a pas changé. L'essentiel est toujours là. L'expérimentation, aller de I'avant. Si tous les groupes français supposés roise pouvait vraiment capter I'esprit de SONIC YOUTH et pas seulement

la forme.

Posséder I'intelligence, l'acuité, le talent qui leur fait si souvent défaut. Aller de 1'avant, agir

différernment, cela semble si évident, tout a déjà été

fait peut-être, mais il reste ant à

faire.

L'expérimentation est vitale, cela a toujours été une formidable source d'inspiration; que les musiciens d'avant-garde ne voient pas forcément car ils oublient ce qui fait unc chanson : la mélodie. LEE RANALDO, lui, n'oublie pas. SONIC YOUTH nous I'a encore prouvé cet été en Belgique sur scène.

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,.d{ffiry

Nol C'.rt drns cct ritat d'csprit quc j'ai rcncontré LEE \ RANALDO |cu avlrltt sa pcrlormancc. J'étais assisté |ar Pascal Larscn, transformé photographe d'occasion, ainsi que de David Vincent des

@@

ENVAHISSEURS. Etant assez impressionnés, nous ccttc interview tout doucement par une

avons débuté

;

qLrcstion

évidente

qui a poussé LEE RANALDO à ntonter

Qu'est-ce celle

:

petile lou'née solo dans les clnbs en Europe

?

J'ri déià tournd ainsi avant. La raison était de conrbincr dcux choscs différentes.

LEA (orthographe

rgrroxirnativc NDLR) rérlise ses hlms. Ce sont les sicns, ct ceci est notrc première collaboration; c'est la prcrnière pcrlormance que nous faisons ensemble. Méhngcr la musique, lcs irnagcs. Je pense que peut être ccla conduira à de futurcs vidéos ou frlms, cela iait partie dc notrc intérêt oommun. Et puis c'est une manièrc de laire autrc chose que dans SONIC

YOUTH, quelque chose de différent

et

d'expérirncntal, nc pas jouer dans de grandes salles. L'autre raison cst que je travaille avec le groupe KLEG. En produisant lcur nouvel album, nous avons pensé faire quclqucs dates ensemble. Et cela se passe bien prrcc que c'cst unc soirée intéressante, ni eux ni nr,ri n'allons faire du rock, cela change. Je me sers de bcaucoup de cassettes et il y a un peu de guitares et quelqucs parties de batteric, je devrais y ijouter dcs'spàken words aussi, beaucoup de ôass"tt"s ont été faites chez moi pour être utilisées

SONIC YOUTH. moins maintenant en fait, et i'ai voulu les isoler du contcxte SONIC YOUTH

dans pou,

qu. l'on puisse juste lcs éùùu(cr. qui t'n attiré dans KLEG

Qu'esl-ce

?

d'agir avec lcur groupc.(5 guitares, une batteric), dans un domaine dans lequcl pcu de Hens travaillent. Des gcns commc CLEN 'eneNCÀ ou RHYS CHATHÀM par excrnplc. Jc pense que c'est un groupe vraimcnt i.ntéressant car ils essayent d'écrirc ccs tnorceaux pottr Srortpe maÊ n essry.nt pas d'cn lairc des pop sonSs ou des rocÀ' songs,'c'esi autre chose. C'est aussi intéressant car ils ionctionnernent cômme un mini orchestre' aussi

lls essayent basse, ûne

d'autrcs compositcurs comme DAVID FiRST

et

DAVIS GRAHAM lcur en écrivent. Pcu de gens ont c(crit dcs morctlux llour un gruu|e à cirl.1 gttit:rrcs. jii cnttnJtr ce qLI il. hisaicnt ru Jtrbut rt .l ar cu cnvic de

hs produiic. dc m'impliquer avcc cux.

)ui, je pense que l'idée inléresltante est de créer quelqiue chose

rle nouveau avec les guitures

jc nc suis pas sûr quc c'cst nouvcatt. C'cst diilércnt.

Oui, mais pluLôt

le tetr dire.

pa"s ce.\ rnêrnes

entencls depui.s

pluns de guilure-s clue Iu

30 atts.

fait vraimcnt chicr d'cntcndre cc iicllre dc cettc st ée' Cc soir ave! lcs Iilms c'est un pcu comlrlc 2 rnusiciens qui jamment

Oui, ça me

d'accôrcJs. C'cst un pcu la raison rassemblcr dcs choscs dilférentcs ... ensemblc.

Aussi la

lit'e

principale dilfërence c'est qile Ià tou.s .ioue:

Et puis ses films sont plus des pcribrmanccs'. ce ne sont pas des hlms que tu regardes chcz tol assis devant ta télévision.

Lea - Mes films sont un peu comlne unù

autre

manière de projeter dc la lumiè'.re sur scène

As îu pensé, au morùage des filtns, que LEE ctllttit jouer dessus?

Lea - Pas vraiment, nous ,ndépendants et la connexion se

solnme

s

pluttit

làit sur scèttc entrc

les mots qu'il prononce, ce qu'il joue, et

ntes

images. Mals uné bonne partie est laissée au hasard, LEE sait à l'avance à quoi le ltlm rcssemblc.


se \t e -\i

È !$ b \t

È

st

d*

F

=

Lse - Nous connaissons le son, les images,

GLEN cst quelqu'un avcc qui j'ai travaillé au dibut

les

des lnnies-80 ét cela s'est très bicn passé. Il a iait quelque chose de vraiment spécial. L'influence vient

paroles à l'avance mais nous séiectionnons certaines parties de nos travaux rcspectifs et essayons de voir ce que ccla donne.

du firt ou'il a une ccrtaine manière de travailler

Lea - L'idée est d'un travail sur les impressions.

lec - Oui, cela parle d'humeur,

de mouvement, dc

tcxture.

,{ve:-tous beaucoup joués ensernble

?

En lait ce soir est notre dernière date, la huitième, et nous rctournons à New York. Au début de I'année

nous avons fait quelques perlonnances, puis j'ai travaillé avec KLEG. Ensuite il y a eu les concerts d'été avec SONIC YOUTH, terminer la production du LP de KLEG, et de nouveau des concerts. Nous

ailons sûrement retravailler plus

fréquemmenl

cnsemble, ce sera une autre étape ... Ete-ç t'otts

conlenl de cetle tournée

d h

?

OLri, la nuit dernière en Belgique était de loin la rneillcure date, le son était très bon. mais tu sais, avec dcs trucs aussi expérimentaux, cela varie souvcnt, tu ne peux pas trop t'attendre à ce que cela va donncr. Nous avons pensé, une prochaine tbis à lairc plutôt une soirée spéciale, un spectacle à part cntiùrc, comme une soirée à New-York, peut-être un

u'cck-end, une sorte dc pièce de théâtre, au lieu ri'unc tournée comme cctte fois- ci. Parce que c'est

assez dur de voyager avec le projecteur.

Leu - Ce soir, l'écran était un simple drap. Toujours clcs compromis, c'est difhcile de jouer ainsi dans les clubs rocks. Nozs connaissons un EP que tu as fait qui s'appelle "Frorn here to infnity". Pourquoi ce disque de bruits mis en boucles ?

La raison initiale était qul: certaines parties ont été iaites pour être utilisées avec SONIC YOUTH au Et j'ai

pensé que les sons en rnilieu de morceaux. eux rnômes étaient vraiment bons, j'ai voulu les cntcndre isolés, aussi, chaque morccau est plus centré sur un son monophonique. L'idée des boucles vient du fait que chez moi, je coupais ces bandes magnétiques, j'en faisais ce queje voulais. Bien sûr,

d'autres I'ont fait avant, ce n'est pas une idée révolutionnaire, mais j'airne I'idée que tu puisses

écoutcr Ie disque à n'importe vitesse, laisser un seul morccau durer une heure, une minute voire un jour J'ai lait ce disque et I'année suivante, j'ai fait une petite tournée solo avec des choses similaires à ce disque el ce lut le début de tout çà. !

Dunceteria vient de rééditer Ia prernière symphonie de CLEN BRANCA de 1981 à laquelle vous avez participé toi et THURSTON MOORE et que tu as au.s.si produit. Pent tu nou.s en parler plus ?

avcc lcs guitares qui m'intércssait beaucoup' Tu en nrcnJs uie partie et tu en fais quelque cllosc de I'crronnel. bèrucoup de gcns se sonl focalisés sur ion influence dans SONIC YOUTH parce que nous avons travaillé ensemble. Bon, c'est là' mais ce n'est qu'unc ,lcs influences. parmi tent d'autrcs. C'cst un trnl cl on conllnuc lou.lours a se volr.

ffi Fr*

Allea yous reîravailler avec lui

.w

?

C'est difhcile à dire. A première vue, non , mais tu ne sais jamais à propos de ce genre de choscs... Tout peut arriver; en ce moment, par exemplc il travaille

avec des instruments acoustiques, un quartct

à

tryr t#

ffi

cordes. C'est assez intéressant. Je pense que I'une des choses les plus imporlanles que j'ai appris sur votre maniàre de se servir d'une guitare esl celle espèce de toîdl irrespecl que yotls semblez avoir pour ceî instrurnenl.

Oui, mais ce n'est pas exactement çà.. C'cst juste I'on s'en sert d'une certaine façon. Ce sont des

que

outils, ce n'est pas quelque chose de précieux qui

ne

peut pas être égratigné, ce sont des outils qur produisent des sons, et quand tu lcs utilises d'unc autre manièrc, tu obtiens un autrc son, alors ce n'esl pas de I'irrespect. Jc ne sais pas cc que c'est mais ça doit être autre chose.

il y- a si peu de qui .s'en serv'ent de nnnière aus.si

Je pense que c'esI vrairnenl bien car

guitarisle.s innovalrice,

Il y a tant de groupcs qui I'utilisent normalement, c'sst sûr. Ir4ais il n'y a pas besoin qu'il y cn ait d'autre s qui fassent la même chose. Il y aura toujours quelqu'un qui écrira une meilleure pop song, alors ce que nous laisons est plutôt ce que nous voulons. Faire quelque chose de différent pour obtenir d'autrcs sons tlcs guitarcs.

C'est quelque chose qui m'a loujours frappé après vous avoir vu I'année dernière à Pari-s et celte année en Belgique, La façon donl cela sonne sur scène, cela me parait plus bruyant qu'avant. Qu'avant? (air étonné de LEE RANALDO), je ne pense pas que ce soit vrai, pour moi cela sonne toujours pareil. Les chansons changent mais le son

reste là. Enlin, c'est cool qu'un groupe sur une major puisse sonner plus bruyant qu'avant, non? (rires).

Et cetle rnanière d'utili.ser lanl de guilares sur scène,

Mais il es| vrai qu'elles sont accordées

chacune

d'une cerlaine nmnière, est-ce vraitnent nécessaire

?

r$ I ll T

r

ëe

lffi\

w


Oui, nous en avons bcsoin. Nous airnons lcs guitarcs mais c'est vraimcnt lourd de lcs trimbalcr toutcs en

tournée, mais nous le clcvons. S'il y avait une manièrc quelconque dc voyagcr avcc plus de gLritares. trn le fcrait tuuL dc srrilc I

I

i 14

ller en

de sur ous 'est un

fois

vous n'y

jouerei pas.

Penc tu nous parler de I'intportance de New York clans votre musique. Esl-ce loujours si irnltorlant?

Non vraiment, déhnitivement non (rires).

Oui, o'est toujours aussi important pour nous d'y

Sinon

vivre. Nous nous y plaisons beaucoup. Mais c'est

sûr que c'était plus important, musicalement parlant, à la fin des années 70 quand nous avons commencé. Vcrs 78/82. Ecouter lcs groupes NO WAVE comme DNA, TEENAGE JESUS, et un peu plus loin, il y avait TALKING HEADS, RAMONES, BLONDIE, TELEVISION, RICHARD HELL, et puis il y avait

PHILIP GLASS. Tous ces gens étaient très proches. Maintenant, Ncw York est seulement notrc base natalc, où nous aimons revenir après les longs

ient

-lou(] r.

J'e,spère que la prochaine

aussi CLEN BRANCA, RHYS CHATHAM,

but iart

bicn mais nous avons eu des problèmcs avcc I'Elyséc Montmartre, on ne pouvait pas pousscr lc son, pour nous cc n'est pas un bon endroit pour

asscz-

, je nte rappelle un clip des Goo

Ccla a été filmé avec l'une de ces vidéos carnéra pour enfants, loy camera, qui utilise unc cassctte

normale que tu peux immédiatement visionncr sur ton magnétoscope. C'est une vrai arl camera. Parcc que tu regardes grosso modo ce quc la caméra enregistre, c'est juste en noir et blanc, c'cst lrès étrange, très intéressant. Le mec qui a fait ça, ESRGIO, en a lait d'autrcs pour GALAXIE 500 quc

voyages.

nous aimons beaucoup.

Votts uvt'a l'air d'ttirner uirler les Broupes q,iiorrt appréciez, A les faire découvrir, cr.tmtne HOLE. BABES IN TOYLAND et d'une certaine nnnière

Ca

NIRVANA.

Parcc que c'est vraiment lun de jouer avec

des

groupcs que tu estimes exoellents, cela te fait jouer mieux et te rcnd heureux. et c'est plus fun d'être en tournéc avcc une bande de copains. Nous sommes dans une position où nous pensons pouvoir obtenir la prcmière partie que nous souhaitons, avec qui nous pensons que les gens devraient nous voir, au lieu des

groupcs que lc label ou le promoteur désire

t'irnposer pour quelquc stupide raison.

Vitleos.

"MOTE" me rappelle les images que j'ai pu t'oir toru u I'lteure au soundcheck, pour ce soir.

doit être l'une de

mes pré;férées

Ah bien, génial, je suis content d'entendre ça. A propos de cette cassette, c'cst bien parce que chacun airnc dcs choses différentes. Il y a pas mal de gcnrcs. Le résultat de ces vidéos est très heureux. Celle de "Dirty boots" était très drôle, très I,ITY

Oui, tomber amoureux à un conccrt dc rock aLr premier rang, et puis cc stagc diving au raler.rti. trùs drôle. très beau. Pour îerminer, es tu heuretx de voir beutttott1t ,lr' qui se disent inJluenr'e: f,tr \uk.\ (t t',tt.

Broupe.s stu iout rille

rà nle s

'une t0lls

travail?

En France, à Pari.s du ntoins, c'est malheureusenent une habitude.

C'est un total cnnui pour moi et nous préférons contrôler la soirée entièrc de manière à ce que se soit quelclue chose d'uniquc ct de vraiment intéressant, et pas rieux groupes de merde avant la tête d'affiche. Ça ne sert à rien et c'est même pas drôle pour nous. Tu t 'cmrncrdes avant de monter sur scènc et tu t'ernrncrdes sur scùnc ... je crois que DINOSAUR JR vicnt bicntôt ici. Oui, et NIRVANA devraitjouer endécetnbre,je crois

uste des

ine qu, 'une r'esi.

nais

tde

Ne lcs loupez pas, jc pcnse que c'est de Ioin nlaintenant le meilleur groupc US (et nous dorrc !

NDLR)

C'est dur à dire, faut voir de qucl inlluencc il s'agit. La plupart de ceux qui sont le plus évidcnt ne sont pas les plus intéressant. Mais heureusemcnt il y cn a qui écoutent et il se trouve qu'ils sont intércssants.

Et à propos des groupes anglais,

conune

CHAPTERHOUSE?

Ils sont très pop, et s'ils se disent être inùur-ncés par nous, c'est que cela doit être vrai. Je ne connais pas beaucoup SWERVEDRIVER, mais nous ainons

bien TEENAGE FAN CLUB ou MY BLOOD)' VALENTINE (c'est vrai quc I'on oublierai prcs.luc qu'ils ne sont pas nés ensentble N-DLR) mais cn Grande Bretagne, c'est si.làcile de dire ça, parcù quc

Nou.ç les avons vu à READING et au PUKKELPOP

nous sommes assez lmportant d'unc ccrtainù manière, à la mode. Mais nous n'avons pûs tro',l

Ah, tu étâis à READING, c'était une bonne journée. Leur prochain disque devrait dominer la planète. lls

d'amour pôur tout ce qui vient dc ià. Ils apfaraisscnt rapidement et disparaissent aussi vitc. Un aLrtrc vicnl ct prcnd sa place ...

sont vrâiment excellents.

rrrssi

Es-tu intéressé rent,

r ait aura

pop que

par

Ia

production d'autres groupes?

sûrement Bien sûr, quand j'en ai le temps. Je "'ais que produire le prochain BABES IN TOYLAND j'aime beaucoup. Mais cela ne m'intéresse pas d'en

faire carrière. Pour revenir aux BABES,

concert

ici en 90 était notre dernière

notre

ciate. C'était

Voilà, il nous a fallu

irtlcrrotnprc

I'interview, LEE RANALDO devant montùr

sur

scène. Comme d'habitude c'est à cc moment là quc des milliers de questions assaillent notre esprit. Nous

aurions pu Ie revoir à Ia fin du concert mais nous avons préférés nous abstenir, considérant quù nous

pour

avions dé.jà sufhsamment abusé.

,près

Sinon un dernier mot pour parler dc KLEC, 5 guitares, une basse, une batterie. Inllucncc ncu-

wtée iène,

)nc ,nne s0n

une ron?

ène, :une

re?

\

yorkaise pré-citée, mais eux font des morccaux. Des guitares qui démarrent loin, loin le temps d'installcr I'humeur du morceau. Des guitares cristallines cxpirimentales. Chacun ayant unc prrlic rsscz

simple, ou paraissant telle, et le tout lormant un ensemble homogène et vivant. Ce sont des instrumentaux, mais mélodiques, donc bien plus

qu'audibles. Il y avait pas mal de plans à piquer pour tous ceux qui refusent de copier le passé et aller de I'avant toujours. C'est toute la différence entre, par exemple des groupes comme MY BLOODY VALENTINE et d'âutres comme le DINOSAUR JR actuel qui n'innove plus. (et toc NDR). J'ai choisi mon camp, et vous

?

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I\IARK DJjà dans n-ron prcmicr groupe, je

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N,IARK

ainsi. Nous ne savions pas joucl et il n'y avait p€rsonnr à la batterie, alors je m'y suis lonctionnais

mis.

Et

BEADS,

jc suis arrivé dans les

quand

Mais il

Eles-vous

ROB

fatigués ou aigris de l'ignorance

ROBERT - I'important, c'est d'y mettre le sentimcnt, le feeling que tu souhaites faire partager, l'énergie. Et je pense qu'à la fin nous avons quand mômc atteins cela. Car nous avions fait des erreurs sur

- Non, je vois ce que tu veux dire. D'une

cela me rend triste, mais en même on ne s'attendait pas à recevoir de I'attention de la parl de ces gens-là. on s'est résignés dés le

"INCISION", nous le savions cn cnrcgistrartt 'BLACK ASPIRIN". Et en faisant ccla nous cn

temps,

avons commis d'autres. Nous sommes peut-ôtre allés un peu trop loin avec le dernier, alors le prochain sera quelque part entre les deux, peut-être. ll devrait tNÈ& sortir dans les prochains six mois, mais comme nous nT partons en janvier pour une tournée de trois mors, I cela risque de ralcntir cettc sortie... J'ai l'impression

début à ça.

- C'*st vrai que I'on ne voit pas de grandes d.' n,ruc L't t(rul çr. rnais nOUS auOnS eU Un meilleur echo qu'on nt: I'attendait. Nous avons de bonnes critiqu;s, la ph-rpart de ceux qui ont écoutés nos disques ou qui nous vus en concert, ont eu une

MARK phOtos

Nous pen.sons vos

que peu de gens ont remarqué comme nous avons progressés depuis le début. Car ils n'ont peut-ôtrc pas eu tous nos disqucs pour une raison ou unc

.

autre. Mais par exemple, un groupe

qua vou.s tr'.éritez plu-s que ça,. J'ai vu ILARD!l

disques dazts les brscs de

ROB

-

label.

as

des

certaine manière,

râction positi','e

tu enrcgistrcs un disquc, tu

une chose tellement compliquée, tu fiis loujours des fautes dont tu t'aperçois trop tard. C'est plus lacile pour quelqu'un d'aimer plus fort un disque quc ccux qui i'ont fait car il n'a pas connu tout le processus.

ne

à votre sujet?

médias

Quand

ces morceaux, et cela cst tou.jours impossible de rendre ce que tu attendais. Car I'enregistremcnt cst

VENUS

je suis resté batteur, car ce n'était pas facile

d'en trouver un à STOKE-ON-TRENT. faut pas te méprcndre, j'adore la batterie!

-

foroément une idée du son quc tu estimes bon pour

sur

C'est vrai quc i'on a ce problème avec le La majoritd des groupes dcssus sont des

groupes

METAL. I-es VENLIS BEADS sont plus

o

orientés indie ct ccla n'aidc pas. En GB, pcrsonnè ne fait attention à nous en nous assimilant à ce genre de

li.)$;''"çt''ii i*."ç r;

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*æry;çÇ:

d|p.

"*p*ilffiÉæCtrqr'*aÈfergroupes: Mais cela est aussi un avaÀ[agc, èaf lciË& groupes de METAL vendent bien, aussi EMERGO a.

,

dc tunes. Norrs fouvons donc enregistrer! plus déccmmcnt q,,e si nous étions sur un- laheli pas mal

.,i# vraiment stupide.

indépcndant.

MARK Grâcc arr label, nous pouvons aller aux STATES ou cn EUROPE. Nous allons d'ailleurs

De quels groupes angktk vous sente1 vous proches?

rctourncr aux Etats-Unis pour un mois car nos disques cominenc.nt un peu à marcher là-bas. C'est un peir cornme un privilège de voyager ainsi. Une chose que nous n'aurions jamais faite sans le groupe. C'est qrrelqrre chose qu'ils veulent que nous bientôt

fassions pour

ROB

vcrrdre des disques.

de di.sques sont assei én.ange.s, jantai.s très bien ce que c'est. Que sont-

elles supposée.s

signifier

image

SNUFF sont brillant mais ils ont splittés.

acheté doit être le BITCH MAGNET, il y a deux ans, c'est I'un de mes groupes US préférés. Mais le plus est le disque US que nous écoutons

?

'NEVERMIND" de NIRVANA.

MARi. l:llcs rr,: s('nl llrs vraimcnl faitcs 1,our.' signifier ,1ucl,1rri' chosr-. Ellrs sont plus là pour' pârticiper à I'almosphère, à I'humeur de l'albunr Mais cela provient ROB - elles sont

-

LEATF{ERFACE, que nous adorons. MY BLOODY VALENTINE. Et il y a des groupes que j'écoute à la radio mais dont je n'achèterais pas les disques, comme les BOO RADLEYS. ll y a des milliers de groupes que j'aime ainsi, mais peu me font flasher au point d'acheter un disque. Le demier que j'ai

Toules t'os pochetle.s

on ne "sait

.CREATION, qui sort son premier EP, la suite est bien plus accessible, à la différence d'EMERGO. Ceux qui ont entendu "INCISION" ne sont pas forcérnent au courant de "BLACK ASPIRIN". C'est

Il

le

est sorti

plus des idées de ROB

effectivement là pour donner une de ce que lc disque donne. BLACK ASPIRIN,

Ils sont trop chers en GB, et quand tu

l

I

I

il y a

seulement deux mois et c'est Déjà un classique... Sinon MARK aime beaucoup FUGAZI. Dans le

galères

Nots pensons

l'argent passe d'abord dans d'autres choses.

opinion sur ces alburns.

IJne chose clef dans I'univers des VEMIS BEADS est I'espoir, qui revient souvent dans tes paroles.

que vos tleux derniers disques .sotu panni les meilleurs sortis cette année. Ils scttrt pourtant si dilJérents I'un de I'autre. Quelle est votre

.,


a a 3 È 3W

E

I

ROB - je pense que tu dois avoir raison d'une certaine manière. C'est entre les lignes. Certaines paroles disent: il n'y a pas d'espoir, et d'autres le contraire. Parce que tu sais, c'est ce que tu ressens

jour en jour. Manifestement, il y a àussi d'autres choses, mais c'est vrai que c'est la chose essentielle, la réponse varie suivant les heures. (rires) de

*

st

!{r È

= viennent pas des paroles, ce sont ies accords qui amènent les textes. Il est important d'avoir de bonnes paroles, mais je préfère avoir un bon morceau avec des paroies moins bonnes, tu vois ce que je veux Cire.

'!,!,É;#i,ï,""ry::fâîi

n'emptoies iarnais et

n :

*"="æ^\\\

è

!ô$S

..':t

Ë{d'.}'.,,"-*î',:'ff ç;j;1.t,tïr}î";U*-*U* RoB - Je pense que d'une certaine manière c'est trop employé, et de I'autre pas assez. Par exemple: ma mère voudrait me dire qu'elle m'aime, et no'us nous u'.ui-"nt, mais tu ne le dis "i-."t-piàU"Ulérn.nijamais. ôun, sens on devrait'le dire plu, ,ouu"nt, "" cela irait surement mieux. Et une autre raison, c'est la définition du dictionnaire qui dit: "LovE: intense iltirf. i; ù"i ;il;iGs cÏocolats... euelquefois ru pènses lJrouver, ou tu..penses 1'avoir, mais n'es.pas-sur' alors tu t'inquiètesde le^perdre, ou de ne jamais le trouver (vous suivez ? ndr). C'est Jiif*il. à" n. pÀ t-'eri'inquiéter ou de nâ pas y penser rout re temps. c,esr peut-êrre névrorique.

tu

Mais de to-ute façon, j" pgTg.-q,u^'tll a*quelque de névrosé à propos des VENUS BEADS. Est-ce important pour vous d'être

chose

dffirents?

ROB: non pas du tout.

s\l auire manièrT

i'est

important que n'importe qui puisse s'y identifier.,Je me-concentre plutôt sur les morccaux en eux mêmes S'ils sont bons, pourquoi se prcndre la tête à l'étiqueter?

t"^:.11':":"rctrouvés quelqucs instants plus tard,

Iï: avoir après

vu

un. con€Èrt,-tlèr promcttcur

!îJi';ff,d;,JËï:ï"f,ti3*u"";lî';.Tiî"$::

I-es VENUS BEADS of-lte en conccrt lcur vrai toute en intensité fîtil11i1:,iii_pop'noisc'effrénéc,

fii'î#iji-'"T.il"".n'îl?''ïlliâ":1"',1"'i,ijiïl;;

élecrrifié, look rrès poppy (coupc au bol à la Tirn Burgess, T-sliirt de 'ïootballj sautant Èn l,air pour...attcntion!...trop tard...heurter lc plafond très

bas. Seul problènre, il ne restait plus qu'une trentaine de personnes dans la salle pour les VENUS BEADS, moins que pour les premières parties, mais VENUS

BEADS ne serait pas VENUS BEADS,

I'ame(ume. Un groupe rare.

\ils sont trop expérimenlaux, cela ne marche pas. 'Nous l\ous essayons oe de nous situer srtuer sur un autre angle, angle, . parce que nous composons à notre manière. Nous I commençons avec une chanson Déjà écrite, au lieu ' de se_ voir en studio et jouer des heures jusqu'à ce' que I'on arrive à quelque chose. Mais nous n'avons jamais voulu être différents.

Si, on écoute uniquernent vos mélodies en faisant abstraction de la façon brute dont c'est joul, cela fait très POP, tès MAINSTREAM.

ROB - Je pense qu'elles le sont par

moments.

RECKLESS HOPE par exemple. C'est peut-être le morceau le plus accessible que nous ayons enregistré

Mark.- C'est une partie de ce que l'on fait, et je pense à "GHOST OF SUMMER PAST". Les mélodies sont plus accrocheuses. Mais

je

ne sais pas

si elles sont MAINSTREAM. Nous ne sommes pas vraiment un POP band, mais si certains pensent que nous le sommes alors c'est ok. Ils peuvent appeler cela comme ils veulent. Rob.- Donner un nom à notre musique est vraiment pour nous la demière des choses à faire. Pour moi il est rm de ne pas être trop accessible, et d'une

dcs

DISCOGRAPHIE 4.5, DAYS OF NIGHTMARES.

DECOY.PRINTEMPS 90 12'_ TRANSFIXED. AUTOMNE 90

LP- INCISION. AVRIL 91 MINI I"P. BLACK. ASPIRIN- OCTOBRE 9I.

sans


Il y u parfoi. ilans le milieu du rock des

+

injustices.

Pour exemplc, Steve Mack, chanteur (américain) ile

* lc tricnt et le charme qui l'habitent il serait dommage * * dc lc rcii se limiter à un rôle de producteur (pour * l'iristairt avec dss groupes peu cronnus - mais qu'il * aiinc - conrme les SUNFLOWERS) qui, même s'il

THAT PETI1OL EMOTION, un groupe irlandais qui n'a réussi qu'à décrocher un hit à travers le t+ priuv€ quc I'ami a plus d'une cordc à son arc, ne monde, intitulé "Big decision", alors elue chaque parcelle dc son talent mérite plus de succès et de ** valilrisc.rait pas plcinement ses qualités de rcconnaissance. L'expiicatlon ? Dii'licilrl à ibu',rir * clrnpcsitcLiricréatcur. N'étant pas encore tout à fait à {)ar lc rock (totites diniensions confonducs) ûiius l'ordrc iju.jor-:r, lc pi:ochain LP de TPE nc sùra en réscive parfcis de ctls mauvaises surprises t Alors * toi.ii câs pas ploduit pilr sijs soins, car trop de .luc ùL r!uins grùupcs doutcux sc rùl.rouVcnl. du;rs l. s sensilriliiés diflérentcs se conliontent t'lans le groupe. hautcurs dcs charts indé (MANIC STI{EET' * Pr"ri i'trc 1,lus rJlnar,rrquù !luc sùs pctits coprrins. PREACIIËR par exenrple!), THAT P8l'Rûl i+ Stç'.'È ùst rilr liUnime qui aimc le mouvemenl.. I-a

HI\,iO1'ION n'arrive pas à décrochcr la Limbalc. I c *.tt slugri:ii.ior-r cst ur.] terrile à bannir clc son langage. On ilcrnicr album en date "Chernicrazy" su[rit psut-étre # ri. s'ii.;n,rera pas alors d'apprendre qu'il adclre le lc 1;oids d'unc ploduction trop léchéc inais dégagc { 3j,, r'i lrt Ilus partrcuiièrerncnt Ic skatc-board. Idem l)oLrrtant un ragc adolescente communicativc capable * t)t)ui lr llrusi!iric. Il aimc lcs vibratior.rs, cl. passer J'entraîner à la danse n'importù qui d'e-ntre nous. ,+ i'unr: s.:ilr1ùncc 'hip-hop' à une séquence hard-core

* :e mbl* I'cxcite r, Pour preuve, lui fan de 'surf-music' * rirltrsid(:rc aussi que les albums de SMASHINC *

{f

N::-iiW{1,* j '"u I'énergic, la hargne, la sirnplicité, la.joie dc vi,'r'e

T,

k

PIJI\.tPKII.lS et NIRVANA sont dcux des plus grands Jisqucs dc I'arinée. Laissons-le à présent tout vôus

* 11irc..

C'est lors de son séjour pour assurr:r l'animation de la lête de la rnusique

à Paris (invité comme D.J à La Locomotive), lc .jour

, et dans son pitiorcsclLrc ct lLrxusux hôtel parisien que nous I'avons rcnconlré.

Il p,iruit qile le.t choses rL'allaient pus très bien entre Virgin et votts, t1u'en est-il réellerneru ? ûr.ri, c'est vrai, ils ne sonl pas très content dc nous chez Virgin. Je pense qu'ils ont clu se pcnchcr sur leur livre de comptes ct trouver c1u'on lcur coûtc pas

rlal d'argcnt ùt qu'on ne leur rapporte pas di:s rTiasscs en retour. Il laut dirc qur: Virgin â bùeuiùr.lp ddpensé en promotion. Paradoxalement THAT PElkoL Eltunox cst un Fr()u|c c{rnnu rnJis rlrrr

n('

... C'est une des raisons pour lcsquclles on cst obligé de produire des maxis et rcvoir notre rapporte pas

Ë

$l Ë

ff

musique soLis Lln angle un pcu plus comnrcrcial, par excmplo avcc lc maxi "Twiglc". Nous nous scr.rtons étoufliis rnais on nc pcot pas sc rciiehcr ni nrênrc s'arrêtcr parct: quù nous sornmcs liés à Virgin lrar un cùlltra[. Vous

votts.teilezf

u-.;trés

2

Oui rnais on doit laire ce trâvail, Virgin n'cst |.us urr labcl avec lequel on signe lacilemctrt, il lcur ilut des rés

Lr

ltats.

propo.s de îes racines, les Etots Unis, airneraiç-ttt t rlt)ltl lt(f :'

,4

v

,l'y vais très sùuvent ! J'airne ce pays, l'atmosphèro y est conrplètement différente, les gens sont fous, les musiciens, le public .." La scène garage me manque, lcs petits soncerts avec lcs gens du coin, j'ai pc.rdu de vue tout cela.

Mais au sein du groupe je suis lt: seul à vouloir bouger. Les autres membres sont tous plus ou moins mariés, ils ont des enfants ... Difficile de les faire bouger. Si je le pouvais je serais en tournée tout lo temps, j'irais jouer en Australie et aux Etats Unis. Une fois nous avons dû annuler toute une série de concerts à cause de Ciaran notre batteur qui avait des problèmes concernant son mariage. Je n'en ressens

pas une amertume profonde, j'ui

simplement

queiques regrets. Je les aime beaucoup mais leur ter-npérament est très différent du mien. Je fais avec


ll

, #âr

Qu'est-ce qui I'a amener à devenir I'espace d'une soirée ?

si

Lt

i

D.J. de la Loco

Iaisser les gens s'amuser. Et à ce momenl là les s du service d'ordre se sont relrour'é-s sou,t ilne

mes

Ha ha ha ! Nous avons déjà làit cela, on a du arrêter certaines fois parce qu'il y avait des problèmes. Mais

dc la boite à l'occasion du mariage d'un de

amis. Elle m'a proposé de faire Ie D.J. l'espace d'un

ou deux concerts. celui des MILTowN

BRoTHERs

entrÈ autres.

Conrnent as-Iu trouvé Ia soirée

?

Je n'avais pas amené ma collection de disques, alors

1'ai eu un pcu de mal à démarrer. J'ai essayé de passer des trucs un peu plus forts, du rap ou des groupcs que j'aime beaucoup, mais on m'a fait comprendre que le principal était que les gens dansent. Je voulais passer des morceaux des Rfo

Hor Crilu

PEPPERS

... Ha ha ha !

bas

ave mai ave soir

ie de crachats.

Apr

il y a

souvent des gens qui foutent la merde sans raison. Lorsque l'on a joué à Cardiff au Pays de Calles les gens nous jetaient des saloperies ou nous crachaient Cessus ; ça me rend malade de jouer devant un tel public. C'était l'une de nos dernières dates de la toumée, nous étions crevés car nous avions passé les cinq nuits précédentes sans dormir et le public n'arrêtait pas de nous cracher dessus. J'ai brandi le pied du micro et j'ai dit que s'ils continuaient je le leur balancerais sur la tête. Ça n'a eu aucun effet, du coup j'ai sâuté dans la losse et j'ai hurlé "poNr Do rHAT AcAIN !". Pendant tout le début

pas

Rer

rcp

retc pas

en!( Pou

le

Not plu:

Col vok

du concert je disais gentiment "s'il vous plaît,

Quels morceattx ?

"Fight like a brave", "Funky crime" ...

je ne

sais

plus.

Scis-tu qu'hier les LtuBotut'tucs en concert à Pari-s ?

sav Dar

devant le service d'ordre el leur dire de

adoré ça ! J'aime beaucoup venir à Paris, la dernière fois que nous avons joué ici c'était très bien. Nous avons gardé des contacts avec les gens de la Loco, etj'avais discuté avec une des responsables Oh,

+I

e me souviens d'un concerl de TEsTÀuEt'î duranl Iequel Ie clwnteur C. Bilb, a tottt arrêré p.'ur se dre-s-ser

j'ai

YT

eI

PRIMUS étaient

anêtez" après chaque chanson et puis là j'ai craqué.

des

Peta-tu senlir au mornent de ntonler sur la scène si le public est bon ou à I'inverse si les clruses vonl tnul se passer ?

Celr

aul( el c,

tr

fairc tout

les gen:

Nous avons fait cinq dates avec trccv Pop, nous

voul Joy.

de suite une idée.

Comment I Oh, .;e n'étzris pas au courant. J'y serais bicn allé. C'est dur cc que Lu m'annonces là, j'aime

bcaucoup ces groupes. A LIMBoMANIACS sont

mon avis

les

bien meilleurs sur scène qu'en

disque. Sur disque au bout de quelques morceaux ça devient chiant., tandis qu'en concert ... C'est bien dommage, comment était-ce ?

Très bien, c'était plein à craquer et il fakait une cltaleur étouffante. Le plus drôle c'est que lors de

I'intert'iev'des Ltuaowwucs un roatlie est entré dans Ia loge avec une pêclte farcie d'un gros pétard, il I'a posé sur la table et est sorli en couran!... La

étions bien sûr en prcmière partie. J'ai pensé

I

La pocftette de v'otre disque fait très hardcore : il y a une pltoto qui montre une petite salle où tu bouges beaucoup.

Je ne sais pas si cela fait hardcore, c'est le fruit du hasard. Le noir et blanc y est peut être pour quelque chose. Un de rnes amis a pris des photos que j'aurais aimé prendre moi même car je voulais des souvenirs dc ccs momcnts là.

Fantastique ! Cornme je te l'ai dit, nous étions entourés de copains lorsque nous jouions, cela ce voit sur les photos. On s'est donné à fond, une vrai débauche d'énergie. Nous avons pu voir quelques concerts là-bas, voir des copains ... Les conditions

y

ilyavaitseuIementvingtoutrentÈ.'Petrolfans.,'A mon avis ils devaient partir après notre concert. il "Mais pourquoi partez-vous ? C'est Dieu qui va lft jouer maintenant, un Die.u vivant". Ha ha ha ! Le f

reste du public était plus vieux, ils étaicnt tltoués et S avaient des pcrfectos. C'était du genre : "Tu te ft. souviens de la première lois où nous avons écouté |. cette chanson, ma chérie ?". Un public dc vicux-f fans, les premiers fans ! Tous des punks avcc dcs$

-

:::":::^,,rès îï,*-ï srande., ." joué dans une salle carrément Belgique nous avons

immense.

Brrr, ça fait peur ! La

Quel est votre plrc mauvais souvenir, Ie pire concert que vous ayezfait ?

C'éuit en 8?. Nous ne connaissions pas la Loco et je me suis dit : "hé bien. allons voir cette fameuse

mettre dehors, je ne peux rien faire. Je peux

seulcment les prévenir et leur dire "S'ils ne m'agressent pas, s'ils ne me volent rien, ne les toucle pas. îu reste assis près de la scène et si quelqu'un de louche s'approche alors je t'appelle' autrement ne bouge pas !",

desc

repr débr

trou pen(

inter sans

Sou' pern

disc des

I'avt C'ét

Locr

w

fait n'av Amr pour

On

scèn

$ ffi ffi ffi

w ffi ffis ffi ffi

C'est vrai que c'est un problème ; récemment nous avons joué âu Fancy Park et les gens voulaientjuste cianseiet monter sur la scène. Alors j'ai regardé un type du service d'ordre et je lui ai dit "Regarde !_lls veulent iuste danser !". ll m'a regardé et m'a lait que je pouvais aller me faire foutre... A "o*pretidr. partir de là qu'est-ce que je peux faire: il y en a à pcu près quatorze sur le devant de la scène et ils ont ious-deui ou trois têres de plus que moi. S'ils voulaient s'en prendre à quelqu'un, le frapper ou le

C'er

pour

C'es

HG

?

Goo

enl

...

Que peuses-lu des services de sécurités dans les concerts qui font du zèle ? Tu as dit un jour que lu n, pouroit p:as descendre dan.s la fosse ni lakser les

pas

vien

répo

(après un temPs de réflexion) Ce qui a été probablement le moment le plus embarrassant de ma vie a eu lieu aprés un concert à la Cigale ... Heu

vral

on

!

En87ouen88?

nûnler sur b scène

d1

scène est tellcment

étaient excellentes.

gens

q

large que tu peux sauter partout, te jeter du _haut d'une ènceinte ,.. Mais c'est souvent un problème car il y a trop d'espace entrÈ loi et les premiers rangs, ô'est dommage. Lors des concerts avec lggy c'était bien parce que je pouvais aller voir jouer Iggy tranquillemént sans que les gens me demandent : "avez-vous un nouvel album de sorti ?". Oui, il y en a même cinq, ha ha ha

Comnzenl s'est passé I'enregistrement de votre album à Los Angeles ?

qu'il

avait la moitié du public venu voir lggy et l'autrc moitié pour nous, mais il n'en était ricn, chaque.soir ,

pâche nou.s a explosé au visage, on était couvert de tnorcearct !

Ha Ha Ha ! Fantastique, ces types sont fous

ir

so

Oui, il y a dcs signes qui permettent de

forn "Bic joué que

Stor de l: ont

j'ai

mon

Vod goût là,

Euc

ffi

En

pou,

tnolr.

un pars cui s'était occupé du son pour notre concerl s'apiproclie et me dit : "ie vais prendre la batterie !". Ses yeux pétillaient, il était fou de joie. On est monté en siène èt on a essayé de reprendre la chanson "l Wanna Be Your Dog" des SToocES. Le batteur ne

Oui, Libé albu et

ir

ffi w


r savait faire basse,

que Votts avez besoin que quelqu'un d'infuent clame vous âtes très bons.

qu'un vieux Poum-Tchac Poum-Tchac, mis à faire des trucs débiles avec sa

Damian s'est

de gros

Roiiing, Roiiing, il n'y arrivait

pas

Cet été nous allons tourner en Europe avec SIMPLE MtNDs: ic suis sÛr qu'il y a des gens qui vont se

avec toutes ces pédales. Bon, pour nous cela allait, mais le public plus habitué à la house nous regardait avec des yeux ronds, tu inragines les Stooces un soir comme celui-là !

les Stoocgs nous sommes à "Zig Zag Wonderer" de C. BEEFHEART. Reaman et Damian devaient commencer et Sean rcprendrc Ia môme chose derrière eux ... On se retoume 1îl se retoilrne) et ... et merde, Sean n'était pas là, il était à l'hotel. La seule chose que l'on entendait c'est Ic batteur qui continuait avec ses Poum-Tclrac Poum-Tchac ! C'était inécoutable, tout le monde était complètement dégoûté. Effrayant. Nous sommes vite sortis de la scène, on ne tenait Après avoir massacré

passé

Notre musique n'est pas difficile, simplement.les

gens ne noui connaissent pas, ils ne nous entendent iamais à la radio donc il ne viennent pas nous volr en ioncert. Même si on ne touche que 10 % du public

plus. Cornrnent faites-vous pour choisir les chansons que vous allezjouer lors d'un concert ? Vous aveT tous des personnolités diférentes et vos morceatu le sonl

î.,t

aulail. Cotnmenl chobir entre ceux qui sont violents ffi et cetr qui sont

Cela dépcnd. Il soir du conccrl.

pop

?

y a d'abord comment tu te sens lc La plupart du temps je préfère jouer

les morceaux lcs plus violents, mais souvent des gens vienncnt nous voir r:t pour nous demander "S'il vous plaît, pouvez-vous nous jouer "Real Bind Of

i

Joy", j'aimerais beaucoup, soycz gentils !". C'est vrai quc ce serait sympa mais tout le monde ne peut pas l'apprécier autant que toi. Beaucoup de gens

voir parce qu'ils aiment "lts A Thing", "Big Decision", "Genius Move"... C'est compliqué de sa(isfaire tout le monde, c'est pourquoi on commence très vite pour ensuite faire descendre la pression avec des chansons pop, pour reprendre ensuite et finir encore plus fort qu'au début. On essaye de faire en sorte que chacun y trouve son compte. on ne peut pas rester sauvage oendant une heure et demi. nos concerts sont très int.nr.r, .'..t difficile de dépenser toute son énergie

viennent aussi nous

Good

* ë

Èç

q .|t

sans linir par ralentir. Souvent les premières dates d'une toumée nous permettent de trouver la bonne formule. Nous discutons après chaque concert et on change liordre des morceaux ou les morceaux eux-mêmes. Ensuite

on peut changer deux ou trois morceaux pour répondre aux exigences du

public.

C'est vrai, à la Locornotive quelqu'un vous a hurlé en plein concert de jouer "Genius Move" et vous I'avezfait.

C'était spécial, c'était la soirée anniversaire de la Loco, on s'est dit pourquoi pas. Nous avons aussi

fait un concert

à Amsterdam dans lequel

nous

joué que des reprises. J'aime énormément Amsterdam; j'ai insisté auprès des gens du label pour qu'ils nous trouvent un club pourjouer là-bas. Ôn en a finalement trouvé un, il était très petit, la scène devait faire trois mètres sur dix. Elle était en forme de triangle et plutôt basse. C'était l'époque de "Big Decision", donc le premier soir nous avons n'avons

ffi

w K ffi ffi*

w9

ffi ffi

ffi

joué "Swamps", "Big Decision"... et

le soir suivant que des reprises des NEw YoRK Dotts, des Srooces, des MC5, que du bon rock n'roll. Les gars

ont pas donné d'argent mais nous ont dit que nous pouvions boire à volon!é. Comme j'ai été barman plus jeune, j'ai expliqué à tout le monde comment faire un "White Russian" avec de la Vodka et un nuage de lait. Tout le monde voulait y goûter. Je ne savais pas que des journalistes étaient là, ils ont dit que ce soir là les Tuer PE'rRoL EMoroN avaient montré leur coté buveur, ha ha ha I de Ia salle ne nous

En France vous avez quelques vrais fans, mak ponrquoi n'arrivei-t'ous pas à toucher plrc de nonde?

ffi Ë

M

Oui, c'est très lent ... Pourtant un journaliste de Libération à dit de Chemicrasy qu'il était le meilleur album de I'année. Peut être que des gens liront cela et iront I'acheter.

je

dis que- 30 000 personnes ciraquj soir 1us:ilient que I'on. fasse. des ioncessions. On joue chaque fois devant les mêmes Dersonnes. On peut bien faire des concerts comme ça pendant dix ani, mais si on veut vendre des disqucs demandJr pourquoi.' h1.'i

durant notre toumée cet été, ça représente quand même 3.000 personnes à chaque fois. En fait nous n'avons jamais fait de tournée internationale en assurant les premières parties d'un grand groupe, c'était toujouis notre tournê à nous. Ceci explique cela. Dans le passé on était plus jeunes et plus idéalistes, on a refusé de jouer avec U2, Bowie ... Pourquoi

?

Oh, pour des raisons stupides, Sean O'Weil a refusé que I'on tourne avec U2 parce qu'ils ne parlaient pas

de I'Irlande et des problèmes irlandais. Ils étaient importants et ils auraient pu le faire.

Pour Sean ce n'était pas seulement des raisons il disait : 'Je n'en ai rien à foutre de ce groupe et je les hais". ll a refusé

politiques, mais comme

l'invitation deux fois, il était plus ou moins le leader du groupe. Ces irlandais sont têtus, on ne peut pas leur faire faire ce qu'ils ne veulent pas faire. I Tu sembles beaucoup

plus ouveil !

Peut€tre. C'est lié à !a culture de chaque individu. Les Etats Unis sont un pays jeune où les gens font des rêves. Tout le monde peut devenir riche, pauvre

ou président. En lrlande ils ont connu l'oppression pendant des dizaines d'années, c'est pourquoi ils sont si cyniques. Je crois que un soupçon d'optimisme.

j'ai

apporté au groupe

Une question obligatoire, pourquoi ce nom ?

C'est le nom d'une chanson du groupe dans lequel

jouait avant de venir dans Tuet PE-rRoL EMoroN. Elle parlait de l'enfance à Derry, la ville Reaman

de ce groupe, des passe-temps, du football dans les rues mais aussi des gaz lacrymogènes et d'une

marche pacifique à laquelle ont participé leurs parents en 1968. Cette marche a été répnmée viôlemment mais les médias n'en ont pas parlé. ll' faut dire qu'à cette époque il y avait d'autres violences à Paris et aux Etats Unis. Chacun râgit comme il peut à la violence : il y a des gens qui ont rejoint les rangs de I'I.R.A. et d'autres qui se sont mis à la musique pour faire passer des messages.

L'année dernière vous aveT joué à Tamaris, en plein

après-midi. Ce n'était pas les conditions idéales, non?

Oh non, Tamaris est un bon souvenir. Mais la tête d'affiche était les BLUES BRorHEns, il y avait un public de familles avec des gens qui portaient leurs enfants sur leurs épaules. Les YouNc Goos ont joué

avant nous, eux

ont

besoin d'une

certaine

atmosphère, d'une salle sombre. Moi je crois que des chansons comme "Genius Move" ou "Big Decision" passent aussi bien dans le soleil. Nous avons fait un festival en plein air en Irlande l'année demière et c'était fantastique. Tout dépend du public et de ce qu'il attend. Nous pouvons même jouer le matin, pourquoi pas. A Tamaris beaucoup de gens étaient venus voir les BLUES BRoTHERS et les NEcREssEs VERTTS qui sont des groupes très différents du nôtre. Nous sommes à nouveau invités à Tamaris cet été.


Robert - Oui, et nous avons toujours fait des choses différentes. Je ne sais si nous faisons ce qu'ils veulent que nous fassions

Harvey - ils seraient deçus si on le faisait (rires).

- Mais sinon, ils ne nous ont jamais vraiment dit ce qu'ils pensaient de chacun des morceaux. Ils Robert

N'"U", pas croire que ce fanzine est une succursale de SARAH RECORDS, mais en matière de pop, le référence. Aussi cette label de Bristol est

LA

floraison hivernale accueille ces crâtures que I'on devine frêles et naîves, les FIELD MICE. n est vrai qu'on aurait un peu tendance à les oublier, et puis, coup sur coup, en septembre-octobre, sont sorties cette fabuleuse compilation "Coastal", repère ideal pour savoir où vous situer émotionnellement parlant, suivi par ce fameux maxi "Missing the moon" où la 'dance' se met au service du coeur pour un oubli

bienfaiteur pensif, puis par cet album beau et atemporel (malgré sa pochette laide, il faut bien le reconnaître) qu'est "For keeps". "For keeps" est un nouveau baume à l'âme, avec une face assez électrique exaltant une légère *'ah-wah, ainsi qu'un tremolo hypnotisant ("Coach slation reunion") qui sert parfaitement ce sens de la mélodie, discernable entre mille. Et puis la face B qui débute par le

languide "Tilting

at windmills" où les

choeurs d'Anne-Marie évoquent des climats pas très éloignés de mes 'si précieux' SLOWDM. Plus tard, nous la retrouvons pour un sublime et acoustique "Willow", si beau vraiment. Le seul problème de cet album est

la petitesse du son. Mais c'est peut-être pour

cela

qu'ils nous sont si proches. On sent qu'ils pourraient être tellement plus s'ils avaient un peu plus de

chance et d'assurance. Me voila donc les interviewant dans les bureaux de Danceteria,

quelques jours avant leur concert à Paris. Les FIELD MICE sont: Michael Hiscock (basse) et Robert Wrahen (Chant/guitare), les 2 membres

aiment les trois ensemble. Ceci dit, on a dû se battre

pour les sortir sous la forme d'un maxi. Et si tu

remarques, c'est vendu au prix d'un 45 tours. C'était le compromis à faire. Pouvez-vous nous "Missing the moon

de quoi parle le morceau

(Visiblement, leur hésitation et leur réponse obscure en disent long...Comment leur en vouloir? Comment

ne pas se rendre compte qu'à vouloir n'avoir de secrets pour personne, on laisse partir I'essentiel. Ce qui ne peut se dire est toujours le plus important, un regard. un geste, une anention, en disent bien plus.) Robert - De quoi parlent-elles?

Anne-Marie - En fait le refrain explique tout. C'était

I'idée première, et les couplets sont justes

des

instantanés autour de I'idée qui est expliquée dans le

refrain. Mais pourquoi l'avoir appelé

airci (rires)?

Robert - En fait, on n'avait pas de titre et elle lisait le Reader's Digest.

Anne-Marie - Et je suis tombé sur ces mots. J'ai trouvé que cela sonnait bien. Mais cela n'a rien à F. voir avec les paroles. C'estjuste là pour identifier le

fondateurs, rejoints par Harvey Williams (guitare/clavier) I'ancien ANOTHER SUNNY DAY, Anne-Marie Davies (chant/guitare/clavier) et Mark

Dobson @atterie). Le

fait d'être un vrai

membres doit vous

groupe maintenant avec ces 5

faciliter les choses, non?

Michael - Oui, cela te donne plus de présence. Les morceaux sonnent mieux.

Robert - La différence entre une boîte à rythme et une batterie se ressent comme un mieux maintenant. Cela te donne plus de conhance en toi sur scène.

Michael

-

fli

Nous sonnons mieux car chacun fait

tf

vraiment ce qu'il doit faire. Est-ce que tout le monde compose?

Michael

-

Non, c'est seulement Robert et moi.

Robert écrit les accords.

Robert - Chacun fait sa partie une fois que I'on a les accords et les paroles. Mais cela n'a pas vraiment changé. Cela a toujours été ainsi. Seulement il y a plus de gens qui contribuent aux morceaux. Parfois le résultat difêre de ce que tu pensais obtenir au début. Mais ce n'est pas un mal.

Harvey

-

Quand c'était seulement vous deux, cela

sonnait déjà comme un vrai groupe. Vous deviez li) travailler plus dur pour le même résultat. 3'1î, sJtr Après le "September's not sofar away" aux guilares entraînanles sorti au printemps, vous nous avez i:?i (i +: assez surpris avec ce maxi "Missing the moon" brgnant vers du très bon NEW ORDER. Vous avez I'air d'aimer brouiller les pistes...

Michael - C'est plutôt par hasard. Parce que nous aimons autant la 'dance-music' que la 'guitar-music'. Et on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas aimer les deux. Quand on a enregistré les morceaux pour I'album et le maxi, on trouvait que c'était le meilleur choix.

nïr>

J'ai donc décidé de ne pas insister sur les paroles qui pourtant me touchent tant. Lisez plutôt celle{à, extraites de leur morceau 'culte', "Sensitive": "En montrant ta sensibilité, tu risques d'être crucifié par ceux qui ne sont pas comme toi. Mes sentiments sont blessés si facilemenl, Mais c'est le prix que je dois payer pour apprécier les beautés qu'ils s'empressent de tuer."... Comprenez-vous pourquoi ils sont si précieux? Quand un groupe sort une compilation, c'est souvenî

parce qu'il n'a rien fait d'autre. Pourquoi avoir la

votre maintenant, quelques semaines avanî le maxi el

I'album? Anne-Marie - D'une certaine façon, c'est la fin d'une époque.

Michael - Je pense que la raison principale est que nos vieux singles deviennent difliciles à trouver. Cette compilation a plutôt été conçu pour l'étranger.

C'est la première fois que SARAH sort un 12 inch. Comment Man a Clare (resporuables du label) onl réagi au maxi?

Robert - Et aussi parce que les singles meurent, plus personne ne les vend, ne les achète. Et puis c'est une

Michael - Ils s'y sont fait

connaissaient que le nom.

sorte d'introduction au groupe pour ceux qui ne

,>4


\j-ôs

v\

ï\ -

- Mais "Coastal" aurait dû sortir cn avril, ce n'a pu fairc Sarah, fautc dc moycns.

Nlark quc

- "For

Robert

T

kecps" aurai! dû également sortir à ce il y a 6 mois, ce n'est plus

; t\

moment là. C'est nous nous maintenant. Ce

doit être frustranl..

.

t\,

r{ B

- Oui, c'est

difficile, mais c'est toujours comme ça, c'est le risque. Tu dois assumer le fait que c'est toi qui as fait ça il y a 6 mois.

i Robert

*

ta

AveT-vous des regrets?

frT

je

reste assez

Michael - C'est un album assez divers, n'y a ricn dessus qui ressemble au maxi.

je crois. Il

-

Robert

Quelques uns en ont. Mais c est asscz différent.

content parce que

- Sur une face, c'est plutôt ce que nous

Robert

faisons 'live', c'est lc groupe en entier. face B est plus acoustique, plus calme.

Alols que

la

Mark - Je ne pense pas que nous soyons le genre de groupe qui

n'a qu'un son.

- Jc pense que si quelqu'un achète notre nouveau simple, il ne pourra pas savoir comment il Robert

sonne avant groupes. . .

ry

de l'avoir écouté, alors qu'avec certains

Et en concerl, comtnent mixez-vous ces différents aspects de votre musique?

Robert - C'est plus électrique, avec plus de batterie.

Anne-Marie

- Cela

ressemble

à une des

faces de

I'album.

- C'est une bonne chose car nous ne pensons qu'il faille sonner en concert comme sur disque.

Harvey pas

qlle nous faiscrns plus un travail de fond et nous nous amiliorons sans que les gens attendent trop de nous. En Grandc:-Brekgnc, des groupes percent avaltt d'avoir fait un seul disque. La piessioir est éuotne. Ils sont gros avant qu'ils ne le nréritent. Et 6 rnois plus tat.l, pcrs{),lne rrc s'en souricnt.

Anne-Maric - Aucun intérê(. Michael - C'est assez

'fun' d'être différent.

concert des FIELD MICE a été une telle d'une énergie tellement agréable! C'était

En effet, le

surprise,

chaleureux et intimiste, dans un Gibus bondé. Cela faisait plaisir à voir. C'était bruyant, frais, sain. Ils

privilégié les morceaux rapides, à la plus grande joie du batteur, qui, comme tous les grands batteurs, est assez délirant. Bref, de mon point de vue un des ont

meilleurs concerts

de I'année avec celui

de

.i.

Au lii dc l'irrtcrview, nûus en somnres alii r,1:j ii parier de la scène pop indie anglaise actLrelie, à laquelle je trouve une sensibilité conrritune alix FIEI,D MICIE, avee peut.êtrc et surcrnent plirs d* busiiress

CHAFTERHOUSE. Et pourtant, Anne-Marie n'a pu monter sur scène à cause d'une intoxication

Robert

cette interview...Lors de cette tournée française, cela me paraissait étonnant de voir THE WAKE en première pârtie. Parce qu'ils existent depuis presque 10 ans et que leur LP sorti en 85 "Here comes everybody" est

Arrrre'lvltLric J'aimc bien CHAPTERHOTiSË "Whirpool" ûst un très beau disque.

alimentaire. Mais

la première chose fait penser.

revenons-en à

à laquelle les FIELD MICE m'ont

- Effectivement, nous étions de grands fans THE WAKE avant d'être dans le groupe; et c'est étrange de les voir ainsi faire notre prèmièie partie.

Robert de

Michael

- C'est dur dc croirc que maintenant cc

des amis, qu'ils sont sur le même faisons des concerts ensembles.

La presse angloise prend-elle sérieux les groupes 'Sarah'?

Robert

- Cela

sont

label et que nous

toujours aussi peu au

change un peu maintenant. Il y a qui se mettent vraiment à écouter

quelques personnes

les disques. Avant c'était Anorak Cutie'.

le cliché 'SMITHS /

Anne-Marie - Aussi parce que le groupe devient plus gros que les autres chez Sarah. N'ave7-vous pas le sentiment que chaque disque vous sous-eslime taujours?

Robert

- Mais on a eu

critique de

quelques bonnes critiques

quand même.

Mark

- Mais ce n'est pas si mal, parce que si

à

chaque fois qu'on sort un disque les gens disent "Yeah, c'est géniai", il y aura une pression. Alors

- J'airnc treauci,Lrp S[,OWDIVE. J'aii:ir: musiquc, ils innovent joliment-

htlark - ll y a 2 ans, quand ils ont cJébLrré, ils très bons. li{ais ils se son{. rarrrolhs, je trcuv,:

csd.ains sorit en rnalgc cle ça,

.

SPIRI'IUALIZÈI) ou les BOO RADLEYS.

l.es BôO R.4DL.EYS èottt à côt! de rout çti cur i! ri't a pus de grosse pub aut(tuï d'eux. lLs sonl pe:. èrr:e les plus crédibles...


\. tt

e

È

'a'4.

a !\l \|

È

i\l sÈ

lir È

=

ir

Robert - Ils font partie de ceux qui dureront. Ils deviennent plus gros sans I'aidè d'une scène

quelconque.

Vous senteT-vous des affnités avec un cerlain étal d'esprit 'early new-wave', sur le plan du feeling, vous senlez-vous proches de gens comme les

CIUMELEONS, MODERN ENGLISH etc...

?

Robert - Dans I'esprit des gens qui ne veulent pas devenir des pop stârs. Plutôt comme les COCTEÀU TWINS.

+<'

Mark - DEAD CAN DANCE aussi. Robert - Oui, je.pense qu'gn,a plus en commun avec ces groupes, mais pas musicalement.

ou plutôt DURUTTI COLUMN alot.s?

Robert

- Oui, d'accord. I)es gens qui font de

musique parce qu'ils le veulent et non par intérêt.

la

Mark - DEAD CAN DANCE font la musique qu'ils ont envie de faire et non ce que le label voudrait. Par exemple, si Sarah nous disait "fais-ci, fais-ça", on leur dirait "Bye bye".

Pourriez-vous en arriver àJaire ça avec SarahT F.obert - Oui...non, non (rires). Autant que n'importe qui (diril très diplomatiquement). Mais combien de temps ccla durera-t-il? Jc ne sais pas.

Mark - Nous voulons signer sur Sub Pop (rires). Anne-Marie - Hier tu disais sur Creation. Ca change

tous les jours (rires)!

Qu'ave2-vous à déclarer pour conclure?

Mark - Nous sommes lcs MUDHONEY anglais. Robert - Achetez notre disque si vous voulez.

Mark - Si j'étais à votre place, j'attendrais qu'il passe à la radio et

je I'enregistrerais.

C'est une attitu"de proche du punk-rock!

Mark - Oui, certainement. L'attitude de cette époque étâit "tout le monde peut faire un disque". C'était 'anti-es*.ablishment'

, 'anti-music

,

'anti-

c'élâit des petits groupes, puis des

labels

business'

rasor' et malheureusement, ça a été récupéré et c'est devenu une mode. Mais dans les premiers jours,

indépendants. Des fanzines sont nés, et ce sont eux

qui ont survécu. Du moins dans I'idee. Bob et Michael avaient fait un disque avant leur premier concert.

C'est laface positive du punk...

Mark - Oui, et cela nous influence depuis le début. Et ce que nous faisons, heureusement, incite des adolescents de 14-15 ans à créer un label, un fanztne. C'est ce dont il s'agît. Des jeunes qui veulent continuer ce qui a été commencé il y a 15 ans. Ce qu'il fâut rappeler, c'est qu'avant le punkrock, si tu étais un petit groupe, tu n'avais aucune chance de sortir un disque. Le punk-rock a changé tout ça. Nous avons fait des dizaines d'interviews pour des 'zines, des morceaux pour des flexis. Ce genre d'esprit devrait être entretenu d'années en annees.

Les FIELD MICE sont un groupe intègre et sensible, un autre exemple à suivre. C'est un vrai groupe

maintenant. Ils me paraissent vraiment soudés et prêts pour une nouvelle phase de leur existence. Ils mûrissent et évoluent en douceur, loin des pressions médiatiques, &vec une sensibilité à fleur de peau. La seule chose qui les rassure un peu, c'est de savoir qu'il y a des gens qui les apprécient. Dans une interview donnée au MELODY MAKER (octobre 91) ne disent-ils pas : "Tout est calculé de manière à

ce que les gens ne nous aiment que pour la Il est tellement vitâl d'avoir ce genre

musique."

d'attitude. N'oubliez jamais ceci, c'est tellement plus

vrai et plus sain. Vous pouvez ne pas apprécier la musique, mais j'espère que vous partagez cet état d'esprit.

i


-

fn.unnw il y a cncorc I an, les DEITY GUNS dc fait une bonne réputation grâce à la réalisation de leur premier mini-album Lyon se sont rapidement

i lil ;*il*ï.,iltu*' *rri'..,îni:Tr#;i,n* $:: l- lj doulrle avantage Je révélei le label angèvin comme une mrison ouvcrte (et toujours inspirée dans st:s ',) fqp choixt mais sunout tl'oifrir des perspcctives optimistes pour un rock français que I'on croyait à jamais coincé sur ses inlluences traditionnelles. Bien que notre quatuor lyonnais profite (bien malgré lui)

d'une concurrence incxistante dans son genre, il importe de préciser que ses premières compositions détiennent toute la tencur musicale nécessaire à

de manière crédible la

affronter

comparaison cet

Les réactions ont été claires à

internationale.

égard, n'émettant jamais les réserves d'usage que rencontrent trop souvent les groupes français à leurs débuts. Les DEITY GUNS s'aventurent tels des

explorateurs

voire dcs marginaux sur les

d'un 'noise-rock'

terrains

qu'ils connaissent bien pour en être

de fcrvents consommateurs mais qu'en plus ils pratiquent avec une dextérité et une personnalité qui méritent d'être soulignées. L'horizon se profile devant cux, optimistc, avec la possibilité d'accédcr à

une plus grande reconnaissancc cc qu'il j'en suis sûr! - nationale, et plus!...

mériteraient,

Stéphane - Oui, entre autres...

lnterview septembre 91. Ce dectl

& Noir conunent s'est-il passé? - On a envoyé une maquel.te 4 pistes au

at,ec Black

Stéphane cours de

l'été 90. Puis ils nous ont demandé de venir

à Angcrs à la

joucr

rentrée

, ce qu'on a làit. Au

ddbut, ils voulaicnt nous I'aire laire un 45 tours, mais vu qu'on avail. asscz de titres, on voulait absolument

6 titrcs. On lcs a rnême un peu embêtés

sortir un

On cst content d'y être arrivé, surtout que nous I'avons produit nous-mêmes. C'était une première expérience cn studio. pour ça.

\-Pour

rrt albuttt, accepteT - ...tu

Stéphane

le

rrtu.s

YOUTH période

avec SONIC

trouvcs que

"

Ev'ol"

çr

?.

rapprochernent .

.

sonne comme ça?...

(acquicscen.rcnts) ...j'airncrais [rien clue ça sonne aussi bien qu' "Evol". C'cst vrai que I'on est pas mal inlluencé par SONIC YOUTH. Tout le monde en parle

d'aillcurs.

Est-ce voulu,

oil esl-ce t'otre.ton nalurel?

un titre comrne

Avec

r une

Stdphane

r

.

Eric - Oui bien sûr, c'est évident.

- On commence d'ailleurs à le critiquer sérieusement. Faut se méfier parce que c'est le piège. Ce qu'il y a de bien avec le nouvel album, c'est qu'on ne sait pas ce que ça va donner. Stéphane

Que vou.drieT-vous mieut prochaine producîion?

faire ressortir dans volre

Stéphane - On essaie de pas se prendre la tête dessus étant donné qu'on va faire produire l'album.

Nous noru somines ktksé dire que vous avez rencontré Lee Ranaldo (guitariste de SONIC YOUTH) hier soir. Qu'a t-il pensé de votre cassetîe? Stéphane

- II a dit que c'était "really cool". Ca lui

a

Des projets avec lui?

é.1é

r

e

nc e

px

"

Strobo.scop|

c'h éd

é Ii

q

tte ?..

- Ouais normalement, peut-être

Stéphane

la

production du prochain album. Si tout se passe bien on I'enregistrera en février. Mais tout ça s'est décidé hier soir en l/4 d'heure. Maintenant il faut surtout

Il s'est trouvé qu'on

stroboscopes

éclairages. parti de là.

uLilisait pas mal de sur scène- C'est un copain qui tient les

Il nous arrose pas mal avec ça. C'est

Une chanson cotnne "Circle" tlûnarre assei douce, cotnnlent cela s'est-il fait ? Stéphane

tle façon

- c'est quand même une parlie

non

de notre musiquc, ça permet de rendre plus de contrastc. Certainement, un dc mes morceaux prélërés de l'album. Il a de la puissance et en mômr; tcmps

de la mélodic.

ate vot( qile tutt.r.,ttttitttterea à È)f lor(r

prochaine s

c

ontp

o s i I io

ns ?

Stéphane

- C'est certain, tous les gens qui

nous

comparcnt à SONIC YOUTH vont se régaler.

négligeable

vos

.

- Non, c'est un truc clui ne s'cst pas décidé

à I'avanco.

Est-ce

I'alhutrt'1.

bien plu à priori.

Stéphanc c'est ce qu'on appcllc une inlluence, c'cst à tlirc qtrc ù'ùsl lrlLls ott moins conscicnt. suppose

Avec Ie recul votts avez donc une aillre v'ision de

ftur

Allez-vou.ç lais,çer des consignes au producleur?

Stéphane

- Non, non

Justement. On aimerait qu'il

nous surprenne, qu'il nous lasse sonner d'une

manière à laquelle on aurait pas pensé. Si c'est pour donner notre avis toutes les 5 minutes. autant le faire nous-même.

ffi ffi W

w


_3S -() I L ù

-.ai

-\| s

tlr t\

_-=

--ll

Cotttbien le

tlorL ear\

posséde7

rlo ir e ac t ue I I ente nt'/

r épe

StÉphanc - Ca vanc, parce qu'on en jette pas mal, rnais on tournù toujours âutour de 13-14. Là on est à chsval cntrc lcs rnorceaux dc i'album et les nouvelles comllos. Fo

I

I

e.s-t'o tr-s d e.s r e p r is e s ?

Stéphane - BIRTHDAY PARTY "Kiss me black", du STOOCES, KILLING JOKE. La seule qu'on ait gardée, c'cst "Srnilc" de THE FALL. Qu' éco ul ei-

r'O

tts c t's

Ie

i

npS-C i ?

- THE FALL est une grosse influence. D'aillcurs, ccle aurart plus tendance à partir

Stéphanc

ruaintcntn[ r'crs FALL quc SONIC YOUTH.

_ll

II

r r

l,,i;,r,,

O^

gens

cltti viett,tert de l'industrie! por,r;

StéphanÈ - Non, mais on en écoute pas mal. La plupart dcs gcns qu'on frtiquente n'écoutent que ça. Ca a été unc grosse influence pour nous, une grosse découvcrtc qui s'cst laite I'année dernière. Vos goitts .sottt éclec'tit1ue.s, rnais n'y a-t-il pas des racines plus classique.s cJtea certains d'entre vous?

I

i'11'l!$1

# en

_l

essentiellement un problènte dc & Noir s'occupe du groupe dans lc scns où ils financent le studio et la sortic du disque, mais pas les conccrts ou ce qui va à côté. Mais là, on va cornmencer à vraimcnl. tourncr. Tout a commencé à partir du disque. On tourne dcpLris le mois d'avril. Avant on jouait autour tJe Lyon. On a commencé par l'ltalie. Prochainement on va faire dcs

TI

Corntnent se conc erl ?

Stéphane

fait-il

yoit si peil

que

- C'est

management. Black

tournées plus organisées dans

lc réscau des

squatts.

Par exemple on va partir cn Hollandc ct cn Allernagne pour enchaîner l0 à 15 dates d'un coup. En général on joue les weck-end, quelque

-lr

_$

fl

chose

comme 3 dates,

m _l __l

l

Eric - Si Stéphane (second guitariste) au dépa(...

|-r Stéphane - Il écout-ait des trucs comme CABARET Iil l$

-|tr

I |

VOLTAIRE, des vieux PINK FLOYD, du blues ou DIAI\4ANDA GALAS On est quand même assez d'accord en général, car on fait la part des choses. Nous c'est vrai qu'on a commencé vachement classiqucs. On a monté le groupe à 2 avec Eric. On l'a feii en voulant laire ui tru'c qui resscmblait un p.u aux SAINTS. On n'était pas trop parti sur des

 {brscs

industrielles. Petit à petit on s'est mis à écouter

I t, dcs choscs plus bruyantcs.

Quel cst le groupe clui vous a le plus marqué sur

Lçcènel' I Eri. - J'ai été'tué'par NEUBAUTEN.

N'éprouvel-vorts pas des dfficultés à détnarcher IEI auprès cles orgonirotr,rrc tle îoncerts françai-s t'u lu

pirriculariré db votre

I

Je les ai vus

? lois et ça m'a retourné. J'adore leur musique, il y queique chose en plus par rapport à leurs disques.

a

Stéphane - Je n'ai jamais pris unt: grosse claque en voyent. un groupe sur scène. Corrunent I'albunt

--r*

L -T I

_t

a-l-il éIé reçu gktbaletnent?

- Très bien. Au

niveau des criliques dans lcs fanzines, c'était exceptionnel. On a vraiment été très content parce qu'il n'y â eu aucune réserve. Bon on en vend pas des mille et des cent, mais ça part cornme on espérait, c'est à dire la moitié de ce qu'on Stéphane

a tiré. De toute laçon on était satisfait de notre album. Par rapport à ça, s'il s'en v:nd c'est tant

micux. On espère que le prochain sera plus travaillé, qu'il permettra de vendre à unc plus grosse échelle. Mais pour un premier album c'est très bien. Surtout que la proportion de disques vendus reflète un peu I'attitude des gens dans nos conccrts. En général sur 100 personnes, il y en a 50 qui partent après le dcuxième morceau ct à la fin il en reste 30 qui aiment vraimcnt bien; jc pensc que les gens qui I'ont acheté I'aiment vraiment bien. On prélère ainsi miser sur un public plus restreint et en même temps ne pas être éc'outé cornme un groupe laisant partie d'un

style musical, soit'Sub Po1.r','noisy' ou l'étiquctte 'Black & Noir'...

même

ntusique?

il3i*fl-ffi

g[

-_l I -\ ll]

i;i$ïçip'ifd'J

trouver des collccrts dan, cJrte régitrrt, mais sur azzz-

|

n

il,,:,iliriÏt',:' :;-.,,' ::,,,,,:'),,Stéphane

- Pour l'instant non. On vcrra bicn cn

::ï"îï:::;:::':;:"","cr i::

;,ï :;

ï, :!3i !:'i:

avcc un bcrge qui

il:

Tj

"wr); ,w

iii!

I

:ffiJ

iï;,.'nI "jî[, d-"J,îbicntôt ": Ellr()l)c par t qti'on tounlc doni possibic

I

son intermédiaire. Surtout

I

gnii"r-:fjii Vu que la ville

I

f *;:H;[ffi] sur lc bénélux.

i"i",ï."*ï !;';ïri

est jumelée avcc

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H:*tiii

ffifr Lyon, il compte L-_

Hft:1 L

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I I I I r

I t t r

_t groupe oeputs

longtemps pour sortir un vinyl. po

i -Stéphane-Marioletyped'ElpassocLreànaitun-LW

Quel âge at,eyvorl-s? Stéphane

2l

-l0lslrll]ucdtnsdÙsSquattS'''CanousafaitmarrercarW nous ne sommes prs idiologiquemcnt là.dedans: pas Jplus qu alllùurs. Ca nous a permis de sortir un oiiate cst rclutivcmc:rt bicn distribui cn Europc ôar le l{ur lrr'scau oes squal.ts cst relatlvemcnt étendu. Je pcnsc

ld'aillcurs.qu il 1'a plus d.c.ce disquc Ià en Eirrope _ Jqu. de ce lui de Black & l.loir. Ca a étg fait dans des

----t

conditions précaircs,

pris en 8 pistes à partir

console. Conunent se France ?

jtit-il qu'ott

<Je la

!e truilve si tlificilernenr en

C'est nous qui nous en oocupons. En fait qu'ils ont pressé on s'cst arràngé de telle sonc qu'il nL' nous a pas payé préfiranr ious filer

drrcctcmcnr 250 disques. Nous n,avons pas pu encore tout passer à la liontii.rc, seulcmént une

centaine a été écoulée en Francc. C,est pour lcs passcr, il cn rcste 150 en Itaiie.

Jàit que vou.s viviei ù Ll'on in!rcnce sur totre musiqne'?

le

bordel

a-t-il une quelconque

- No.n, justemr:nt parce que par rapport à qui vivent à Paris, à New-york ou à'Berlin ol.n.^t,.y! pas dire qu'on soit influcnué par notre vilie. D'aillcLrrs un rLrllù'tc à h cam|agnq. Stéphane

des gens

Y,.a-t-il une .scène

d'apràs

- Le bartsur f2.

Ce.sont donc

le"s

a 27 ans, le guirariste

26, Eric

deu'plus jeune.s qui tlécident. cela

ne po-se-t-il pu.; tle

problènte tle tohubilution

/

Eric - Non, car chacun fâit la part des choses. Les

gens s'investisscnt à leur niveau dans le groupe.

Stéphane - On est quand mêmc un groupc ultra-uni. Lcs gens quc nous lrrtqucnlons s,lni essenticllcmcnt lcs gens tlu groupc. Pour notrs cc serait impossible par exemplc de tounrcr avec un membre en moins...

Eric

qui conutlence à étnerger à Lyon

v<tus ?

Vous répétei sout'ent?

Eric - Assez soLrvcnt, ça dépcnd des périodcs. En ce mûmcn[ []rosquc tous les soirs 4-5 I.reures. Cu.setnbIe érnrttte.'

Eric Oui,

mais on a un local dans lequel on est tranquille. On cst à la campagnc dans une vieilie lerrne. Quand on arrive là-baj o-n se lait <les vaclrcm-enl.

mcrgucz,

\ xe

on picoJc un pcu, on jouc, ça passe

ncmrnt vltc-

Stépllxnr

-

Quand tu cs parti sur Lrne cutnt)J, tL/ \

pcr)scs toutc l:r joLrrnrte ct Ic soir qurnJ tLr as envie dt: mettre en application c.ela.

,riri, cr.

rir

Comtnent naîl un ntorceau'/

Eric '

T ,a

Ca

dépcnJ,

il rr'y r pis rrriurcrrt .le

rrruJc

d'emploi. S,'tlvcnl çr l)trt d'unù Iignc de I'us.e Sté1-.hane - Des irnpros essentieliemcnt et snsuitc on

T

arrange.

L'itnprovi.satiotl esl iiltp()rtante

7L

?

Stéphane - Oui. On va d'aillcurs laire des concerts avec des impros. On essaie dc lairc j5% de connu ùt

25% d'inconnu.

T 7r

Y

a-t-il des gen.s plus inluents dans le groupe?

Stdphane - Non, car chacun fait la part dcs choses. Les gcns s'investisscnt à lcur niveau rJans le groupe.

Eric.

- C'est important de ne pas rcntrer dans la

rouIlne.

Stéphane

public.

J-

,^

f

t I

T

I

nc scrart-ce que pour répéter, on nc pourrait

Pas.

Stéphane sur lout cc

Le

et moi

ll laut se

surprendrc et surprendre

m


wffiffiWffiW \llr

I

_--'G,.gllrll|lsGf

.

l/ TEENAGE FANCLUB "Bandwagonesque" (Creation) 2/ NIRVANA "Nevermind" (DGC) R f 3/ HOLE "Pretty on the inside" (City Slang) 4/ MONSTERMAGNET "Spine of god" (Primo Scree) 5/ BIG CHIEF "Face" (Repulsion/New Rose) f' 6/ COFFIN BREAK "Crawl'(Epitâth) f'nÉ 7/ CANNANES "A love affair with nature" (Feel good all over) 8/ RED HOT CHILI

PEPPERS 'Blood sugar sex magik" (WEA) CAKE KITCHEN "Time flowing backwards' (Homestead) j 10/ SCRATCH ACID "The greatest gift" (Touch & Go) ;a 11/ Mf BLOODY VALENTINE "Loveless" (Creation) 12l VENUS BEADS "Aspirin" (Emergo) f l3l TERIYAKI ASTHMA "Vol.I-V" (ClZ rec.) l4l FIELD MICE "For keeps" (Sarah) Ir 15/ HOLY ROLLERS "Fabuley" (Dischord) 16/ THE LITTLE RABBITS "Dans les faux puits rouges et gris" (Single KO/Virgin) l7l GALLON DRUNK "Tonite the singles" (Rosebud/ Dancetana) l8/ JONES VERY "Radio Wave" (Bitzcore) l9l NOMEANSNO "O+2: 1 " (Alternative Tentacles) Z0lDlE KREUZEN "Cement" (Touch & Go)

9/

1/ LUCIE VACRAME "Metal vox" (Lithium) 2/ P.J HARVEY "Dress" (Too Pure) 3/ CAFTIAIN AMERICA "EP" (Paperhouse) 4/ TH'FAITH HEALERS "In love" (Too Pure) 5/ SMASHING ORANGE "Not very much to see" (Ringers 6/ SUN CARRIAGE "A kiss to tell" (Southern) ?/ NIRVANA "Teen smells like spirit" (DGC) 8/ DAISY CHAINSAW "Love chainsaw" (Deva rec') 9/ THE PASTELS "Thru your heart" (Paperhouse)

Lactate)

l0/ SPIRITUALIZED "Smile" (Dedicatei) I1/ SUGARTIME "Girlcrash" (Ringers Lactate) 12l MIDWAY STILL "Wish" (Roughneck Recordings) 13/ XPRESSWAY SAMPLER "l heard thc devil calling me" (Xpressway) 14l HELMET "Unsung" (Amphetamine Reptile) 15/ DAVID MITCHELL "Dead dogs in port chalmers" (Xpressway)

;:

"Some fools mess" (Clawfist) (PCP Prod.) L ltæçfp "Jungle music" l7l UNSANE ,'Compilator vol.2', (Rocket Sound Rec. comp.) l8/ COWBOY rEA SHOW ;;; ;;-t;ti *ttttu oUT "You turn on mv world" (sunflower) zol AUTOHAZE "Undecided" (Summershine)

l6l GALLON DRUNK

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Couverture réalisée par Paquito Bolino

ta35,- *n Ël Ë* \*- tL -^ .*rrr--lt

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Sérigraphie réalisée par Cécile, aidée de Paquito et Isabelle

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"Weld") et à Rob Tyner du MC5 Floraison dédiee à Neil Young (pour son indispensable live


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HOLLY ROLLERS

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s!

t* label anglais lè plus exlrônrÈ et lc plus torlueux du monreni, c'est sans aucun

Un vilain nom. des voitures plantées dans

È"*ï-iu. i" p"ctt"rt". Ou'là!

De quoi

àoute Shæk. Pour leur

s;atiendre à un groupe de furieux révoltés' Et bi"n ou" du iôut,'comme quoi il ne faut iette Première C; aux

[-" éohéirèrei appâritions de SOUL l-16g iu de FIRE'PARTY, il n'Y avait guère que FUCAZI pour tirer telle une surpuissanie le convoi à vide i*o-oiiu" f:,.t àe ôischorO.' Est-ce le fruit de la ia{-r) paau.tion de Mr lan, ou carrément la Iirei"iion d'un nouveâu combo de r ,U, w""iti"nion enlin excitant, toujours est-il qu'armJs de guitarcs motrices Îrès fusaziennes, IièÉment mugissantes, et J'i"" .vthmiqu" aussi mordante et ,. i\ ioui..iu"' qu"' celle des .rl 'ÀôôiqnoN du début, les RoLLERS 'ANE'S 5à. o"."iJn""nt l délivrer un hard+ore '-l-t Plein zn tï"iie- iuit do#, voluPtueux, basse tient une ,! \\\ Jientnin et de r€prrtie.elle[r est charpente lE oéoondén'nte, \-3-À'i\6rJ \.vôr- rsoft'' "taci sirr laquelle rePosenl toutes catésories de sôns tordus ou charnus, i,\l évidents d'un Po!t-H.C -unÏf*r".1991. l..es voix sont aussl tres -:\ \--) millésimé imDortantes, nourries d'intonations T"iuui"i-- b"t*nt du suraigu 'hard

i. r-ude 'cxtra-noise' (a marque de i"uf;oue' et le slvle majeur du label!)

ce tout nouveau grcupe iéalisation de "ppir"tc".. iÀrnne oturat du côté d'une pop anglaise éléËanté. simple

et intelligente, do{-!e-s

ài'i".-

du VELVET. Avec

""-rÀg membre de COIL et SKULLFLOWER' ce n."uo. a réussi h pressuriser dans un ^.^ irgrni bocal bnr'it bordélique . . e.t ^&:t)

le

[iri]"i tit."t une guitare tès électriq-ue qii savez se fait àr".-t. .rvt" 'I-adevôixvous est discète et ""i"nare. i"neàr*u*. k Production est i-J..."Ït". Il v a iuste ôe qu'il faut là oùà

atmosohère. sans se rendre insupponable à

i'elori". Liétape'asile

:è 1\

i,i

Ef

elles dicle-ntla rage àis duos tendince àu- tu aett".t" de morceaux qui tiennent iontinuellement en haleine, ne s'épuisant iamais sur le ciassicisme d'une trame ii;é-;fu. r-a banerie, telle une catrpulte' t"n. pitié ses bouleis les - plus "troii iorra.. C" dislue mérite pour sa richesse

-(M

découvrii ... et à suivr€.

mieux qu'uite banale oreille "tËJiversitg àiriàit". Alors ne rate; Pas I'occasion"'

-i+

"lt

"Music for insect minds" (Amphetamine RePtile)

Obiectivement. Amphetamine nous avait habitué à mieux que HALO OF FLIES. un trio de Minneaôolis qui excelle dans le trip 'rock-garage"bien fumant. A la fois courts, crades et bien gmiss€ux - cecl étant dû 8ux wah-wah. lrès abondamment utilisées - les 27 morceaux du CD s'accouDlent dans une fusion punk-rock 77, avèc un soupçon de 'noise', label n'est pâs oblige. Ce beau programme -cetG année 91, mais flanibant neuf en c'est normal câr nous avons ici affaire à la période une comoilation qui regroupe -HALo -uNSRNE, Àu"c -UNSRNE, HALO t3--s 86-91i àu'n.ouo". du'srouDe. Àvec du rebel le côté pa'rrage Ot . .FLIES .rock Pas'

choisissez votre camp!

$

Si l'envie vous Drend de découvrir

NONOYESNO "Jaoanese Mondo Bread" ' (Big Store)

ùsh

,r fià I{Jl ".)/ \ r7}J

\)

a

NONOYESNO sont comrne les FIRST îÈiNô-s Fnsr orisinaires de Munich et puisent-leurs in{luences dans i.tr-.

américaine' La ""* i"'";;.i*;;'r,iJior" âinÉËËË. i'*t Que Nonoyesno fait dans à du i;l;ùi"l-:i; i.c" toir.a. Cela-ressemble sauce rrc'ô ot"-iatt période pasée I la

font.pas eti"n!r"-*in Rèptile. Bief, ils nesPcclallste dani la dentelle. Même notre noise, qui-en s pourtanl vu d'autres-Jesl je ;;;Ë.;t d" me iendre lc disquc'-Alors' je le trouve pour moi car ie me' le earde oour

-"-'ie Je regretæ tê8' bien. Na-. jour "rai-"ni .a'l'6êôr d'avoir d'rvoir louPé louoé le lour ou un ."uii-"nt

a osé,ga o! i-zlivirfir à""t dnnt je ie ta-iqi teimi le nom a. inJi"iàu i9 nop émission de lænoii' Le -ïi le "Ëî";aa"t-uïi. remenre' p"t àu s'en oiiT." t"Ë*""u-".^[ti*e

prt une chanson tès âouie de Rov oRItIsoN (Pléonasme -

countrv-ooD vous attend. Le

vétéran

Ntrad SUbDEN s'cnlounnt ici d'un trio de choc pénommé Buck - Berry - Mills -

m

gainsbouriens .hâlètements-. sul lg1"_- "^: de jR3pe-oiièn"r a" police au-début puis sachez pour finir.que lasse se-lasse qu'on ne se i.lôNdvEsNb (un nom ou'on signés ssur ô'être srgnês viennent d'être oas de Éoéter) ii"rn"nt pas rien' qui n'est ce birrrpiHoÛsE,

illill.--Er'

U;r disque'd'un équilibre irréprochable. C'est peut-être là le seul rcprochel

ffi *L tfd\

w

ss

n ffi

ïPendant "i Dr-trm<.

que le baggy grov-e mord la queue, G^IoN-DRUNK sort de

sa

Itt"Àur"'de ôamden Town' Enfin du ! A les voir, il cst facile de les ;;;;; i*piner à l'ansle d'une ruc discutant de

Maii J. Johroton et M'

ô;Ë;. D.il;;;

savent qu'ils vivent en 1991"' ôtest ainsi que nous est pésenté le groupe

qui éussit là un couP de -t*îtr". """ nosebuà c"r le iès charismatique G^urN

ffiïili

J.";sinsle

eh e2' rou' ;il; ontà"-riiJ "*t été qualifiés d'ailleurs

"inni"i 6f ûe week'

par Melody Maker et depuis'Ie88, leur Scleciique façon sircies+abaret"rvtJtès CR MPs avec aux lahsoureux fait ienser un-chant à la NIcx Ceve. Dommage gue cette compilÂtion ne ,comporle Pas le .htre 'Some fools mess", le derruer slngle e ce jour et le meilleur.

filiE. Ë i-upi"*itJ

"n.or. ou'éorouve l'auditeur-fan que je surs a iécdute d'un tet déferlement de décibels ne peut-être que positif' La rage "rincunt. 3i iË tt."t. ôontenus dans ce vinyl sont assommantes; et ils se libèrent pour Ie

meilleur avec cel sPocalyPtrque "Blowhole". Voici donc la rÙPonse

unnlui.. uu* destructÈurs de N'Y'C que

Remarquons une belle oochette réalisée par un dessinateur qui plus dans I'underground' plus en hronte de

.àf;i uNsnNP. Savage Pencil.

(Strânge Fnrit rec')

pPaetlâ-it Deouis le temps qu'on nou.s le luste"de-quoi patienter Jusqu au ".liti-iL. li.li.i" oou. des fères Reid avec ce Petrt

m ir*#ï

ini: È.ri nn::i

Iië::'5:l,lid

r

Jt

E4

ètiiiËià,a,

iiu*"

n'est

désirs (de fans), non?

7DB

(Angleterre).

$

Jft q,f

x

& u

DEAD I'AMOUS PEOPI,I'

"All hail thc daffodil" !'AR 8ll-91'

compilalion (La-Di-Da)

Onzc conrpositions légùrcs qui sc vcttlcttt comnlc unc célibration d'unc pop t()trtc cn nuanccs printanières, jusqu'à la nrise cn rrusicuc d'un ooi:nre dc R,L Stcvcnsun. naTf 'er cnfantin, évocateur d'unc brisc confonduc du fcuillage tlc rivagcs sauvagcs, parsenrés dc jonquillcs I'r'agilcs vibrant aux complincs du Donna Savage. terribl('mcnt anciécs dans une réalité ou sinrplicité rime avec bcauté. A postcard frorir paradise... Judicieusc idée quc rle resroupùr les lalents du labcl dc Brighton sui un'mênre CD cornpilatif à l'hcurc oir b-Di-da a cnfin trouvé un dislributcur déccnt pour la France (Danceteria). Dix seol artistùs visanl iour à tour unc dtluccut

;uiénile - la guitarc acoustiqut tlc J.CUNNINGHAM trcntble cnc()rc

*t. \U< trd)

jusqu'à l'embrascnrcnt cffervesccnl

ge

pour La-Di-Do d'unè produclion non-stop.

w

n

dss

uuiiares outraseuses de EARWIC. Un ionrho forr prùn"ttcur qui rttet peu à pcu lc fuu aux Chalts 'indie' anglais. On pcut égalcrnent cntsndre BOBBY SCARLET. niaintenanl nlus connu sous lc nonr rle SPITFIRE. 'Brcf. 3 anniÈs d'ùxisttncù

vouée au lalcnl vrai rlc jcuncs terriblcment doués.

THIN GYPSY TTIIEVES cass€nc 'Last souls' (autoproduction)

répner gut ccnc'tranchc musicale. Orgue

>L 56rt Y\ i \l

Ë;6;;:t ô tyhfu it un sens de la mélodie-orononôé ct vous rurcz comprls or" l"t ôo,ttoo" dc T.G.T sont cxposées sù le versant nord

H Ë? NA

W

de la région

[ \'I\ l*r*,1,,*iî*;i3,lffii il3la"i "ji Y.W !##",:il"1*ô,::i'îH.ii Ë:m*"oo'* d'.tÆ ressources et un Potenuel PoP Pédominants qui.les,

w

tYPiquement

DOORS, I'cntée cn la matièrc fait cliché mais a liavantase de nc pss trahir la ligne directrice de c-e groupè de Folkesone.

rilein fmnt

*t, \U< (t-*

-u.'ns

Oh, oh, les premièrcs notes de .'Satllty mv energy" annoncent mreux que la meteo d;20h3Ô'18 températurc ambiante qu'il va

trî sï: Ëtïarf:x*.'-ti his.toire de culte' 'V. i;;;";;;" \;;te bonne nos assouvlr à prétexte que i"

'

26 StanleY Rd' contacl: SHOCK, -"-r-6iiooN

Himmond ct mélodic

TIIE JESUS & MARY CIIAIN - -"The Peel sessions"

s \N

(La-Di-Da)

\Dù

s€

et

aJ ce b'lindage a-uditif car. le plaisir

'so

#

Les singles étant relativement difficiles à que t-u"ér""n Francc, c'est avec plaisirjeune i;on accueille la bonne initiative du pmpose qui nous label rennsis Rosebud une comoilalion des quatre slngles sonls I iout i"t le groupè londonien GiuLox

W

Ilt,

4

\d

"Tonite the singles" @osebud / Dancetaria / Clawfist)

de guiurcs

":sç9t: iilro u*rv s Petite d allleus s8 Petrrs Chaoue morceau a d'ailleirrs oir lès allemands g'amusent à de petltes (les rry! .y.Érimêntttions sonlques soniques (le-s . tr€s exoérimentations

('The jewel'thicf i8 shite!') ct péparczùou" vôug oerdre amouleusement dans les 'Mountaini of N.Y' ainsi que dans les lioueurs vaooreuses de l'"Hoæl blues".

CI

a'los? Alom j'en redemande encorc

1P

&

est

GALLON DRUNK

NDLR) sur lâquelle viennent -s€ grietler une bordée d'injures et s'enchaine sur un

;;";;;;ttpd*ur

un

album résolument"non-rock', un trésor de

M

\H

\,

+f

éblouissant de simplicité et dépouillement acoustique. Oublie-z donc les chroniques désastrelus€s Drnres dans la presse anglaise

IIALO OF FLIES

label. Alors ne vous trompez

I

qrâ-

(UFOi Danceteria)

ffi À[

1û(

C\i\:3 lç=

SUDDEN

'The jewel thief'

à savoii REM. El le Ésultat

trt

T

MKKI

esr

oue TERMINAL CHEESECAKE)'

ii"?"ui. o*u",i dd bon gobt' croupe

{c,'f

psychiatrique'

oeut4tre oroche lorsque l'on en amve a àdorer ce'stvle musical 0e même campus

primaire punli-rock, via seventies'au gras -rap,

"';i

1/-/

RAMLËH. comPosé d'un

iénèrent maîire LOU REED *"?i"nirnt 'tttt"o".

.OU comme les même talent que des groupes PERFECT WEÀTHÈN ÈNOPHffS DISASTER, ils nous présentent des pop songs tès agréables - à écouter' IJs .nri*nt ne so-nt pas très originales mais suffisamment variées pour ne Pas, nous olonger dans la monotonie et I'ennui' sur

[N '-/\

quatorzièrne

livraison. nous lrouvons dans leur entrepÔt

;;. ;

)

yu

(Shock)

(FlYing Nun)

On ne peut pas dire que le label de lan Mc rru" iit iu'sou'à miintenant enfanté une nlélade disrôuoes maieurs' Mis à part les

7l\i)

'Blowhole"

PeriPhery

'FabuleY" @ischord)

3 S

'"# . îÀ,

RAMLEII

CIIAINSAW MASOC}IIST

P.tÉ:IY:fl

:: ioutes ces inteûioéries dCjournalisæs. Cs m;iionnerait qutls reslent sans label tês longtemps.

m


r I,L

w (r)

r.

D tr/ tl

T'III' CANNANI'S

A love alfair with

L

(Rougneck recordings)

Une étoile filantÈ viùnl de passer dans mon salon et j'Èn restc encore les yeux écarquillés. Lcs CANNANES sont rcpurtis

Aorès avoir écouté plusieurs fois le second Lh de ceux que je cbnsidérais être des 'fils

laissant

au passage quelques

soiriruels del LEMONHEADS', j'avoue ôa déception. Une déception qui trcuve orincioalèment u iustification dans le inanqie de cohésio-n et de nrgosité de

nous chansons

d'une valcur inestinrable. Je ne sais pas grand chose de ce groupe. Je crois qu'ils sont âustraliens. deux garqons et une fillc. En lout cas leur pop Èst d'une lraîchèur insolente. Leurs chansons possèdcnt une

P,

peine percÈptible.

langueur à

I'enégistrcment. II s'agît en fait plus d'une- déception née il' espoirs nonconfimés ('fondés sur la barc de leur

unc

nonchalance, une fausse décontraction qui donne à ce disque toute sa force. lls nous offrent une palette de sentiments très lbrts mais loujours introvenis. D'ailleurs le titre est magniliquement choisi car ce disque a quelque chose de sain et de prolondérrrcnt humain. Son amateurisrne y est sûrenrcnt

ffi

pour quelque chose. La produùtion

vraiment discrète, les instruments sonnrnl les BATS. Les voix, tour à tour fémininc et nrasculine, possèdent une grâce et une

tonâlité particulière. Leuls chansons sonnenl souvent cornme des BEAT HAPPENING débarrassé de lcur

bluesy sudistes "Stand by" et 'Dead in the

n.r..o. le folkdvlanien'She must" ou le ilus étonnant "Blues' qui comme son litre 'ne le dit pas sonne vmiment'jazz"

complexe CRAMPS. Ditficile d'cxtraire

un titre car tous sc valcnt. lc

charme

agissant sur la duréc et non sur l'instant.

Dommage qire nos bostoniens de service aient chËrché à -prcnd. oarfaire la production, car ici franchement le le 'trop léché'

Une révélation! (Fecl good all over. P.O

BOX 8428, Chicago IL,60614, USA)

oas sur ce qui- aumit Pu combiner en bâ.fuit" adéquation tnergie bnrte, h.élodi.r et émotion. Un disque pour le

moins déroulant, hélas loin

d'être

indispenuble.

MUDHONEY "Mudride"

(Collector's edition)

Berlin (e

l0- octobre E8), enfegistrement nous offre

rosês;

I:

Dourri. à quoi bon perdre son énergie à Ie àire. À êrre si redondant, faire du bruit être suffisamment explicite. devrait déià -iamais

Je n'ai

RED HOT CHILI PEPPERS Blood Sugar Sex Magik

rien

entendu d'aussi

bouleversait depuis ISN'T ANYTHING ou TREASURE. LOVELESS comble tant

de manque en nous. Le ciel est blanc mais

les......

la mode vous chatouille, ne cherchez plus! C'est de Funk (fonkk!!) dont il s'agit là, une musioue oas vraiment destinée aux

oamlvtioués Î'memon(ristes mais âux

harmonies vocales féminines

sont croisement entre

les BYRDS et COCTEAU TWINS. L'univers de cet album est tout en légèreté et douceur. Les guitares aux sons

au CHORUS et

autres FLANGERS nous pr,ocure

des

sensations fort agréables. Nul doute que cela devrait bien se vendre. interview dans

le prochain numéro en hors d'oeuvre de leur tournée française en avril prochsin.

le sugar hiccup

ROBIN

GUTHRIE, les voix sont mixées encore plus en avant. SPOOKY confirme ce que

I'on penmit déjà: ce ne sont pas des précurseurs, mais tel n'est pas leur propos. Ils se contentent de sortir de bonnes chansons mélodiques et c'est déjà

beaucoup. SPOOKY nous donne une nouvelle version du thème hanté, plus proche du rêve éveillé que du cauchemar gothique auquel ce tenne est plus souvent

Une histoire de

disque est aussi révélateur d'un certain

rdu'olte par les rêves plutôt que de dénoncer. Bien sur que ce monde est

'-euÉs s'l"mariæs et dansantes, car le Funk des R.H.C,P cst musclé, gonllé par une rvthmioue nerveuse à la base rrurteauplqueui et joué sur un tempo parfois tès 'spêed. En-êgle générale, le-s R.H.C.P

Cela marche à tous les coups. L'écoute de ce premier album ne nous surprend guère, mais on s'en fout. Que ce soit dans les morceaux introverlis tels "OCEAN" ou les plus remuants genre "SUPERBLAST', les

associé.

Ce disque est vivant, il respire. Cette oroduclion touffue et claire, axé sur les et étrange' il y a inédiums, est mystérieuse 'salé dans ce son. Vous aussi un coté n'avez iamais enlendu ça auparavant. Ni de I'aif ni de I'eau, LOVELESS est fait d'un autre élément inconnu. Prions pour oue l'on ne trouve iamis son nom. Un ioulis de framboisË enveloppe ce frct d'une suilare. hvmne au VIBRATO. Et

Aônrendre à vivre comme un métier'

(4AD/Virgin)

Produit par

d'albâtre une nuit bleutée de mai bien sur.

suoerficiel. S'emmurer de

LUSH

Ir.l

Coniidérezle comme un aboutissement du TREMOLO EP sorti au début de I'année. Comment un disque qui est si Peu de chose oeul contenir tsnt. Cels reste un mvstèrê oour moi. Ce disque est une à.Gr;, il irradie de lumièrc'écarlate ma vielCes quitares qui tournenl, un vertiSe permanenî, une ivresse électrique. Mais LOVELESS est bien Dlus que cela. Ce disoue est un amour? Ùne loûisette salé et craôuante. conduire le long de la côte

reste Dlus rien à espérer de ce monde, il ne rcite plus qu'à i'en créer un. ldéal et

"Spooky"

distortionnés mélangés

morceau que j'avais

éut d'ésorit ambiant. C'est notre WHITE RIOT à'nous. Je veux dire quand il ne

Les R.H.C.P font du funk!! Si l'inutile envie d'inventer une nouvelle étiquette à

_itL

Et puis le

èntendu à-LENOIR m'avait attiré. on y Darlait de baisers -m'intéressail. ie crois. A l'époque pas J'en suis Lrand chose ne iessorli traumatisé. Comment expliquer cette concordance entr€ cette musique et ce que je n'attendais plus. C'était oh si fort. Je- ne m'en suii iamais vraiment remis. Denuis i'ai évolué-et ils ont fait de même. Je' me r€trouve en DECEMBRE 91, à la veille de les voir à LONDRES. l-a concordance est encore une fois là. Ce

ie

à

(wEA)

G,il

peu.

qu'elles vont s'évanouir avant la dernière

éneieie tès intense et tonique. L'orgie sonique au plus haut degÉ. Tous les 'tubei' du premier LP y sont Présents, venions fuzz'n'wah-wah garanties! De olus la qualité du son est très honorable, èe qui rin fait une pièce maftresse côté rareiés dans la discographie de nos 'boueeux de Sealtle" (au fait, si la boue vous gêne poÉez des bottes et un ciré!).

tellement parfaites. Un

par

svllabe.

cet du MUDHONEY du meilleur cru. Tout au long de ce set, ils nous procurent une

'

fini

presque I'oublier. Pratiquement 3 ans, un hercieOi soir, par désoeuvrement aller au NEW MORNING. Ce sera toujours un concerl de NOISY POP à voir, il y en a si

ces nôix si' déliquescentes. on dirait

Vous êtes déçu à l'écoute du dernier LP de MUDHONEY? Eh bien rattrapez votre plaisir en vous procurant I'excellent piraæ

"Mudride". Enregistré au Metropol

Une attente si longue. On avait

talt Dour mol.

et le violon par-ci par-là rappellent

i

È s

que ie suis en cet instanl, comment founii.-je ne pas aimer ce disque? il a été

est

sans artifice. Certâins passages de guitare

II\

l.ÀJ

"l,oveless" (Creation/Virgin)

"Moontime"

nâturÈ

(Feel good all over)

aussi vite qu'ils étaient amivés

b

MY BLOODY VALENTINE

ANASTASIA SCREAMED

revenants

humides et salés, ensoleillés et frais..

c'cst ca.

Mais cet album contient 17 molteaux, et

gerur intelligents qu'ils sont, GT] en R.H.C.P montrent à fond ce qu'ils un peu dur faire. Des..,(l\ilhh! le mot

tllt I r1-Ll

les savent

est

à

écrirc pour un purist€) ballades ('Under the b-ridge", -I could have lied', "Breaking the girl") qui rappellent les

MAD MONSTER PARTY "rrly'andering"

@lack & Noir)

Les Monstres de Charente sont déjà de retourl lls tiennent pour l'instant la bonne movenne de l'album annuel et ne semblent oas'orêts à s'artêter en si bon chemin. i?ouriruoi nous en plaindrions-nous? Qu'ils contiriuent ainsi et il y a forr à parier que d'ici 2 ans on les retrôuve sur les traces de

vou vant me to

norre olus formidable produit indé . -encorc i'ai nommé les THUGS. S'ils de leur la pointure n'on't oai -pas

turtle', des'compôi plus rentrededans come l'excellent-ûraxf "Backwoods" sont disséminés un peu partout ("Suck my

ruthmioue d'une basse et d'une battene

nécédents LP (avec

"If

ttav'. "Behind rhe zu-n'), de funks baigeots, l'album en est pourvu aussi ("If vou have to ask".' Give it awaY"), des -morceaux oui raooellent 'Yurrte the kiss'. "Naked in the rain'...), mais là

les R.ed Hot font tÈs fort c'est avec 'Sir osvcho æxv". 8 minutes de Funk 'é"out"t

à tête renversée irvinotioue É rfa'citen] Unioue prouoe à vous donner ènvie de slaminerit dè danser à I'écoute du même morçeeu ("My lovely mrn'), ils sont à voir absolument en concert tvec une bouée ou un gros oinj' au choix.

d'exnon'

de la portée modèle . on ne doute internationsle de ce 8 titres enrcgistrÉ 'rntison', Du bon rock, assez speedé par moment, en permanent conflit entre la rusosité de suitar€s post-stooglennes aux 'fe-ed-back' È'ien inté!És, et lè pilonnage

aifrrée6, sous influences

australo-

américaines touiours respectueusement oéærvées. Dani le genre'-'Before you"

brésente une mine épanouie qui ne peut ious laisser insensible. Quant à affirmer la oue cet tlbum leur assure ,Lconnaissance nationale immédiate, je ne

serai pas aussi catégorique. Confiance, tôt ou tard le jour viendra...

*


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et qui s'esl développée-toul au

ân âchetait les yeux fermés les productlons

î'*"U*,ç$4iln.srîr."."*

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*.r;lti::'""" Les d ft:*,*:1.* iiu."nt plus grand chose d'original' ";:: i^'"##f'd'ï r",P*Jmu mais n amvent

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Rds) rÈstent dans la lignée

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qùatrième LP

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vous recommandons fortemenl en concen'

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bases

de la noise U'S sont

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f .:*lçm;:lï:î::,'fi kl*irÀ2- svissaient d'autres taÉg des

sons

i"-mineants'. les SCRATCH ACID' C'est

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É,l::ii,T'l:Ë:

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TIIE MAGIC SMELLS OF TIIE WITCII CornPilation (Black & Noir)

4 groupes français leur tanière. vous àvez largemenl de quoi alimentet volre Sur cetle panoplie dc Das encorè sortis de

hiver en bois dur. histoire de vous assuret de chaudes soirées rock'n'rolliennes. Il y

a d'abord le power-pop sPeed des SPOOKEE O DEE qui révèlent un goût

évident oour allier sirirplicité et efficacité.

I*ur

su'ccèdenr les BLINDFOLDED, de sales rockers, teigneux aux dents longues. Un trio qui sonne I'enfer des mélodies électriquei pour un bain de sueur garanti!

Les GROGGY HOLLY quant à eux ont un débit oressé. Speed est leur mot d'ordre et leurs 2 chinsons sonnent déjà comme des classiques insolents. Une giflc revigorante sur la joue droite, et une aulre pluJ molle sur la gauche pour le demier lrouoe. les PREHISTORIC POP aux Ëomôositions ioliment travaillées. Un combo qui dégage une réelle impression de fraîcheur et de vivacité, dues à leur amour de la vocalise et de la mélodie. En somme, une belle brochette de rock bands

français'post-ClosÈr', lout en force

puissance électrique... C'cst toujours ça p

rend re

et à

!

SLOWDTVE 'Just for a day'

(Creation / Virgin)

Si vous êtes Cancer. el à chaque fois quc

vous ouvrez un livre, un tant soit

Peu

sérieux, sur votre signe zodiacal, vous avez la désagréable impression, bien que olaisante. d'y être rnis à nu. Eh bien, ce p<iur rous. Ce disque est lent et ài.qr"

"rt De celte majesté que seuls majestueux. ooisèdent les nuases. indifférents au

à.u.. .. iouant en &..out. Chaque rèveur v trouve ce qu'il souhaiie. notre

teit

esprit

C'est Rorschach à nous. On aimcrait

pouvoir écouter ce disque avec certsins

ètres. Faire partâger cette béate langueur. Des mélodies si belles de sisr"r,Sue à cette force centrifuge, très Brendan Perry, de The Sadman. Par moment, la lulte est troP

pesante, alors

la lumière s'éteint el

la

inusique prend lout son ampleur. Sound is

deep in the dark chanle le

garçon

imasinaire. Ce disque vient âprès I'efforl, un Ëxomvl sonore.'Une seule fausse note, la batterié, trop appuyée par moments, oùr de simples percussions auraient suffis. Et puis ci titrè, nul. CÈ n'esl pas grave. Si leurs interviews sont vides, la musique csl

là qui nous enveloppe. Tt'easure. Un trésor ? Peut on parler de beauté sans sonner pompÈux ? J'espère.

d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d

MILK

"Tantrum" @ancetaria)

Deuxième album aPrès 'Rash"-, la du

;éeiii.; des deux pèmiers maxis fois l'écôuter plusieurs "Àtt". U fautà sa jusæ valeur : les pop f;àuËt;aooécier

iones dêj débuts du lroupe sont devenues nluï harsneuses. ceriaines component liàà" à"t-".."nt" "prongiens' ('Surgery-") "helmètienl" ("Hot Sea")' "u inco.e avec ce son qui leur est Propre' touiours h"mélodie subsiste cependant' comme le

de l'album

le oremier môrceau {èlô*i' "À"vc qui e$ à mon gott le meilleur riire iamais sorti par ce trio

anglais' l-a

Dochétte du disque esi encorÊ siSnee p3r

Tbfti". q"i fait également les superbesaux

au srouDe. à s Procur€r ioncerts de-Mrix qui devrait passer. ce orintemos en France. ks dernleft shirrs

'.".ptiq,i". devraient alors être convaincus de Ia camrre de ce grouPe.

BAILTER SPACE 'Thermos' (FlYing Nun)

Mieux vaut tard que jamais Ce disquc n'cst pas tout récent Àais je pense qu'il méritJ ou'on s'Y attarde. Notammcnt n".." ou'il arrive à un moment oùt

I'Aneletêrre se redécouvre une passion pour-la musique mi-planante, mi-bruyante emmenée oai des sioupes comme PALE

sAlNTs èr autr"i SLowDIvE.

Mais

attention car les influences de ce groupe là

sont olus à chercher du côté d'un JOY DMSION angoissé que d'un COCTEAU TWINS érhéri. [,a seconde différence est ou'ils ne sont Das anglais et possède une ànorité bien' à àux. D-emière les BAILTER SPACE se cachent les anciens GORDONS, grouPe le Plu,s bnrYant de toute la Nouvelle-Zélande l,eur musique

donne I'imoression de sortir de

la

certaine iechcrche. invehtif dans réoétitif un oeu comme CAN. Elles

le

olomberie d'un lavabo rempli d'eau. On y irouve à la fois la résonnaice du métal et les ondulations du fluide. Ils utilisent des effets sonores intéressails. bnrit d'un fer à souder. écho de voix, Suitares et basse donnant une impression d'inconsistance. Les comoositions font Preuve d'une

se

que de la pop. L'!xcellenrc-production donne beaucoup prolondeur à ce disque. et ôe de rclicf

raiprochent

ilus de I'indus

L'atmosphère

qui

dégage me fait

"'en OF CRIME: n"n"er âu film-ELEMENT

huono.". liquéfaction, clauslrophobic. rjdondance, ingoisse ... Au moment oir tout le monde lemble s'exciter sur MY

BLOODY VALENTINE il serait peut ê(re temps de découvrir ce magnifique CD.

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tous les iours outr€-firan( a'êt.e nôté. Ne vous att de ouelconques fioriluret

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\', \u \v \u \u tt

. 3 S e =-

(1

KITCIIEI( backwards lHonrJst.'ad)

_A

CAKE

V

Tinie flowing

iAKE KITCHEN <\ a failli éclater de plaisir. V -on "o",i, les seules chansons que Jusqu'à

\

entendu, au pirc

z !

a

qu'il était déià peut ôtre trop tard, que les --7 disqu^es des ÔAKE KrICHEN étaicnt sgta I orlt'(fomule consacrée). A I'heure oir rnes

comoilation. Nous ne savons pas encore

r4

trèsbien si Graenre Jefllries.a nris fin à \r) s'il cst seulcnrtnt paili - ^ son groupe ou â\ orendle ôes vacances dans la maison

V 'sovgnfToNES. En attcndant délectons nous avec ces dix morceaux enregistrés I cnlrc 88 et 90. L'univers musical dcs \r) v CAKE K-ITCHEN cst un ensetnblc 1 ( \ d'cxoirien.-es diverscs allartt dc la W viol"lnce introvctlie à la douccur ;;;'À;;t"t..i;. Les mélodics sont belles de Isinrplicité, nrélancoliqucs le plus souvent, -V z timidenrenl exaltéùs parfois. La voix dc ( ( \ c.u.nr" est chaudc' ct virilc ll sait \

V

,r-.r-,

-.-..-

('ç

^-:,.,-

fan

s'avouant

du

grouPe)'

SOUNDGARDEN a su, sans verser dans

le commercial pur et dur' préserver et élever s Dlâce T'oulsider parmi les plus alternatifs srcuoes de hard américain' Et à l'évidence" il' est impossible ici de contoumer le qualificatiÏ de 'hard-rock', car la lourdeur'et la noirceur de ce rockdur accablant et nauséeux, non-

wtllxcd ovet. ,é1{(J ou I ult l(,Iruc s,r Lrlcine disputc cntrc dcs instrunlcnts qur

1 J

i'cfusent 'rhotuitrahlctlertt rle ioucr lt 7 cnscnrblc. A un aulrc lll()nlctll cc s()ltl dÈs V b*ir" de vcme brisé qui titillcnl nos oreillcs. Il arrivc que ccntins sons rcslcnt (,1, accrochis à I'cipace suggérant elors I'imntcnsité des ocJans ou di-vidc Enfin. File untler flcd est la chanson rôvée, si y

)

Jl I ) -

parlaitcment irnparfaite. Gractnc nous i,ercc tcndremcnt avÈc sa voix rassurantc -4 dc pi:re et sa guitare acousliquc' Puis un _i) oiano cn apÈsanteut nous ÈlcvÈ Jusqu aux 'étoilcs oir ic tic-tac du marchand de sable nous v abandonne. J'ai pour cc grouPc un t:rrihie béguin. nrais chirt. ne lc répjtcz à fl

,7)

,3

conventionnel en fait. ne sauraient à elles seules dissimuler les pratiques instinctives, liant visèéralés, surement

SOUNDGARDEN aux apprenti-sorciers

/1,

/l (ç

'r.:9

ou'on croirait un croisement optimâle Robert Plant et Ozzy le. orqanes -Les deriffs "'ntr" el les temPos Osbourne.

(nctlement plus enlevés que sur "Louder than love") font figure d'obscures trompe iioeil décrivant le- spectre d'un BLACK

SABBATH en bas âge. Une

bonne

quii Jusqu ô est-ll est-il que ceux qul iusriu'à Jusqu INDGARDEN. i"'.reis- ainré ninré SOUNDGAR SOIJNDGI jamais"

ne

sumrise nous est quand même réservée sur oudloues morceau'x oir sont inclus de très et/ou -trompel.tes'.. Toujours agilei "uxo n'onl présentI n'oil les

âimeront oas olus avec ce LP. Quant aux d'avatrce. acouis d' rrrtr,rs le le'résrritat iésultat leur est acquis autres.

!

MONSTERMAGI\'ET "Snine ofGod" @rimo Screè / Go Get Organized)

t,;

i;eniporrer daîs les aigus haut-perchés,

)/

l)ers()nrc.

r1- PHIBES en ponânt lout simplement un \' \ iean déchiré ei t-shirl usagé fleurant bon la iranspiration (!), I'effet sera le même! -71 Toutè cette mise en forme pour dire que \) même si ces nouveaux venus ang.lais dc " 4- SfROSn ne sont peut-êlre pas originaux \l dun. I'attitude , ils n'en demeure pas moins olaisnts à l'écoute; notamment t avec "Sbiral" el le titre de l'album (qui- \) 1Z minutes). [æs mélodies " - dure é< osvchédélioues de STROBE sont très L ' irÉ.tt"nres. L'ambiance des 7 morceaux, très Drenante. donne la sensation de I pénétier dans un vaisseau spatial d'oir il y èst irnpossible de sortir'.. tant mieux! Un disquC à mnger dans le même rayon que Ér L LoÔP er SPACEMEN 3. on peut se rassuter, ça ne déParcillera Pas - (\ fi

f,

fr' L) fft' .t ,

'! (

fl ('ç

/1

6flflflfl

JONES VERY "Radio wave' (Bitzcore/Le Silence de la

Hurlements

puits sans fond,

oue Bobbv Gillespie a esuyé vainement

7 V

absolument câDtivants. Ozium, le morceau calme de I'albirm. a réussi haut la main ce de faire sulr son dérnier album, beau.

Cô!é

\) "

influence olus Écente, on peut clter du Lout des lËvres HELIOS CRËED' mais ils ne doivent rien à personne, ayant bien diséé leurs influencès. Vraiment, c'est le Z que ne feront jamais les p -Eill"ur disoueTI{EBS avec Mark Arm au SCREAMINô

.A

/A

(1

cllcnes

fl .A

trl

(\)

Rue) e ),/ Ce disoue est malsain. Pas malsain comme z le sônt les JESUS LIZ,Z'ARD' f-\ \j BEWITCHED ou GODFLESH. Non' -

{i

;1

V

fl

reussi.

-V

ôvËrdose de wah-wah jrisqu'à la fin des temDs. car les morceaux sont longs "' Blaàk mastcrmind, Spinc ol God snnt

\

i/

t" olus souvent envoyés sur un { ôotnN BREAK à pændre un volume humain très sensible..' Les textes à l'image de la assez sombres, -ni."tit ""oit*nt de iLAcK T ï;un 5ïiËË"ràl"iË 'SnSgnffD.- Un album globalement V

..u"hédélioue dei- bandes-son des hcroic taittæ dei annêes 70 allié aux touôillons "halluclnogéniques à la early SPACEMSN -1 ) 3 des années 80 / 90 a plus que convertl le r

que i'étais. nrofane 'miestueux'venus -des

avolr -{

suivi deg ilinémires tès distincts (irz' ourir. Dot...) nos 3 gaillards se sont iéuni! iuioui de l'idée de comPiler ru

rV

?0. Telle une pieuvre, ils fl à;;;;,"; déoloient leurs tentacules, rux ventouses j/ u.ité". de seringues r€mplies de

hvpnoti#, le

T J

"u"1. i"-oô Tôv bourrin, Parvient chez V

-où 7 l'air est devenu suffoctnt Par les 'V

chant.

{A

actif 2 albums (avrnt cclul-cl). APres

d'unc gomme de banahtés, oe

hombreuses

fl '') fl .3

(Epitath)

l*urlmnsfert de CIZà Epiuth (un ptgt sro. indé) va-t-ll enfin leur perrnettre de 1-ou"5s1 une plus large audience ..et d'obtenir la reconnaissance qu lls -{\ méritent? Il suflit parfois de ai peu"' Pour -az cevx oui les découvrent, voici de tr€s tè""s'oésentâtions. COFFIN BREAK' ce-sonti copains de S-eattle ayant à leur

imoreisionnante. Ce qui passerait, chez Ùiiu"oup de groupes, cbmme I'alignemcnt

de

substânces oniriques, pour arracher de nouveaux adeptes', rendus hébétés par leur narcotic norsi. troo heureux de se laisser irendre. Dont'ie fa'is parlie, ce disque m'a 'comolètement gros son

(l

COFFIN BREAK 'Crawl"

ëlles orennent une dimension

\) inoûiéunte de Red Bank, New lersey' .roiré coms et âmes aux harangues du srand orêïre, leur miroitant une place au

(3

Hitchin, v

i-r ecnsibilités"' ct qu€lle v -i"ux ces divers€s - richesæ! Ce troisième opus explore \ ) mêmes directions musicales' --v touiours '*-ri lestrès clair que les buts et les ft il est sc sont rejointÀ pour réaliser une [-r m"v""s " onùuction imoeccable. L'objectif est alnsl - / '"it"int t"* pÂrblèmc par.un Endino plus \i oue iamais maftrç de la situEtlon' Sans ta ll iiiiÂire ioncesgion, cet album propulse 'ti t5 tngtgoriæs direcæg de punk hard-core hyper-pulssail' iz' soigné' hyper-p-uissant' rscé, rcigné, mélodique, racé, - .étodiqu", ie *ni Dres{ue tenté de7t\ ) "r Ji."iui...inællisent: b; voix de Rob et FËre (encore plùs travaillées) déferlent en itto-]t."e.'déployant toutes leurs niÀ-"t, ie la t'endrcsse aux beuglantes, r1 impulslve

émanations délétères des marÊg aux eaux auxquelles s€ sont rnsintes fois "-uoie". abreùvéés les iordes de hard / acid rock

\)

conract: STRoBE, P.o Box 55, Xerts, SGs 2ST, U.K.

It's a satanic drug thing ... you wouldn't -v und.entand. un des nombreux messâges 1 r) oernicieux omant les lyen du gmupe' àuiourd'hui immortalisé sur leur nouveau diËque. C'est cn quelque rcrte le troisième disq'ue des fidèlei disciples de cet secte J1

là où plEnent 3) iaradii arti{iciel, visions psychotiques ct

est possible

3(\)fl6€3fl

dc ce slvle musical du débui des seventies' La voiide Chris Cornell. par exemple. ne fait olus de mvstère. Elle iéussit si bien à

_r1

il

sun". Bien de æ contcnler d'un concert de DR v

SOUNDGARDEN

,2,4 Drésent \ \ ) i'""ii. Du rne mettre sous la dent étaient ' ' ?irchipi de la compilation Xpressway et titrÈs. Ces cinq chansons -] ) un rnàxi quatrù m'avaiÈnt tellÈment séduites que j'avais v / z1 entrepris des recherches minutieuses pour \ \l' r.ou"!. d'autres pépites. J'appris alors

()

t1) tt tt t1) \t J t0

(1)

f1)

ccuè comDilarion des

voilà que par miracle espoirs -label s'évaporaient le américain Homestead sortait cettc

(,

1

Jc dois vous avoucr qu'ùn découvrant

tv fl)

A

STRORE "See beYond lhe sun

V

(My scis scone''l

- los 4 Allez, un Petit e-ffon!. Sontzd'ép|""' lË*iàu".. uoi pantalons 'patlÉsoubller oe -,

'uos chemises 'cachemirc', s.ns

de patchouli' Du

.coup' "ir"-ï.o"ts". i"ir'".-i" u.nd ôe 20 ans en arrière et "Xi" en Plein - .PériPle 1 ;;;'-";"Ëil; nsvchédélique. Voilà' une lols ces v)

::iÎ*':Hi:liî"'j:"i":&"'i""iJ"i";:

(1, Â

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ë + t [o rt*m*:1**i;ff** ë i'..*i,'i*;Ë+$trffi + *{$Ë;tî,****ffi ë+ ë l* ë mr,ç*;o*:'i'ffi ë [#;lt*ïxr-+i* ;m ë ;n ft + T t f ^ r0 + + ë ç n t i;*;$,#i*Ë{$ffi ë* ** * *ë ë 'n ft ":ï'i"î#î";i*î' fÉ ë*ll.*'tÏËxiï"ii.*:"r'-:'*i$ë fieo

'*:*"*î*lr'** S ***ï*ç******r* ë *$,UW:.ffi ë *n$*r$-"çîffi ë + dri{rË#5'6r'r"${i1$

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*+ "ï,ië?-\ffi;:{F *+àF++{F{A [* ë $r3,ï*iffi;iffi + T.,.*ïHt-tii*r:.fat 4É + [m * ?o, ù *+:n:i;rli;iïriH:#; {É + rç ;t *iiiï:fn,q{:# + ë ruffi-:r-ii.lsi}lg"*r,ry+ i,t *

ilÉ.i#lfii.qhrnri:*:.:".,.*.,'

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i#iip!"Ër,r:;'ffrr*""i;r,q:i,i"#

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(SubwaY rec.)

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q-ue il vous faudra à présent admettrc ne sont pas nés làmême si Elvis ou Iggy --également quelques bas. elle recèle srouoes de rock'n'roll urgents el Eouiflomants. loin de Passer Pour

à;"imables olaisantins. NoTwST' trio "basioue" eriittrÊ/ basse/ batterie, est en or"loie soie un des fers de lance de la Jcèné hard-core munichoise et cet album i+ titr". prcuve, si besoin.était. que.les utt"r""naiont dans ce domaine pas mal.de lonsueurs d'avance sur leurs voisins écoute raoide:

ce disque est

ài*"ni ,rttnt traquer le power-rock que le hard-core, le trash-metal que.le p-op-core' àui ainsi annoncé peui laire désordre, "" en Éalité' décrit les cibles -"Ë cui se lrouvanl régulièrement dans stvlistioies i""iinné o" mire du viseur de nos ardents

uor. t.ô*PJt' 5;;;;-;"; 'sont

et

ri.".g"- oo. Kim Gordon et

parfaitement

NOMEANSNO

l'

"O+2=

(Altemative Tentacles) Nos diables de canadiens vont décidément

nous ium.endre iusqu'à la moellc Pour Ln i+ le live et la "" àei;,'cinquianie avec JELLo BIAFFRA]) .àttru'o*ti"ri

oour une démonstration assez speclale' rls irésentenl en fait un progrâmme axé sur la

de'phiases

IIAUSMUSIK

COMPILATION ALLEMANDE

nous prouvent une fois de

irôr"lgeNsNo

musicales distinctes mettant taniôt en évidence une batterie galopant sans répil, tântôt une ivthmiquË loùrde très perfôrante, agissant iâu. tË f"u de décliarges de guitares saturées ou stridentes. Le chant, discret et utilisé comme Deu rauque,

nlus ou'ils ont les mélodies dans le *ng' hecorinaissable parmi mille groupe - po.ur ce son si parriculier qui réconcllle

i"tutiui"-"nt' le

free-jaz:i

au rock

Dcrrière cette corlpilation, une

est

le

de

minimum,

- mais qui ne laisse jamais ihdifférent. Si du côté calcul mental c est nas la ioie (O+2: l?), en revanche au fuveau "trouvailles, c'est le pied--pout iluditeur oui en veut. Restant fidèles à bûcherons i* stvlei nos patriarches lrouveni toujours le moyen de nous già*.i a"nË leur façon' originale .de

de mûrir d'ici au suivant. L't st i'"'*"mote des excellenls FIRST THINGS

canab-ies

FIRST'pouvait les insPirer.'.

disooser des boucles,

de ci de

lÀ'

D;; nôp..

(FlYing nun)

"edemùde.'A graine...

Cùnains disrtucs ont lc d()n dù d.isoritnler critnPlùt.'rttent. C'est lc

v()trs cas dc

;c Truil of kars. Oî sc .lctnancle cc .ltrc l(s REN-DERERS font cn NouvcllcZélande car l'irnpression d'entcndrÈ un group!' atllirlcain de psycho-courllr) Ùsl indéÀiable. Tout v dst: lu voir sucrc

évoluent les

filles

3

cinglé met à mort sa batlùric et sa guilar.'.

loutte ét les bruits bizarres donnenl à ccltc

dé somnambule une arnpleur dramatique. Can't escape poflc

chanson

(et

adrnirablernent bicn son norr. Lc chantetlt en[ermé dans une nrélodic pressantc. cric

leur

Punk peut-êtie e ncore la formu le

"ciuuti'se"serait la plus Parlante.

Pas tant

commè s'il voulait s'en

la musiouc (il doit y cn avoir dcs ilrillions conrile ça aux État*-Utris) rrmis

voix Ënrininc parlc. Enfin Rair in asshole ciry est bicn nrais rappelle un pÈu trop JOHN CALE. Cette

et cn fond sonorÈ unc

compilation n'est pas un chef d'oeuvre dc ocrfcction mais cllc Èst lrùs attachan(ù. Dc ioute façon je ne crois pas qu'cllc soit destinée à unc carrière corrrtttcrcialc tlc

ioÀule avalée. il stiffrt

de bien recadrer la époqu.e'.. Ce.punk.là se

cllcs sont de qualiré (ce qtri n'csl diià pls si rrul). Plus i écoutc rù disgue ct plrrs .ic I'airns. mais- ie vous prévicns il cst corrrplùtcnrcnt 1ro.5 11nrdc ici ct au.iour.l'hui lccci cxpliquant Pcut ôlrc cclr)

.".iq". dans ion vit 'fun'. sans dætnne, nl

Eàncals! Pas d'illusion pessimiste' i"ut"rn""t l'éclate dans son sens le plus

û

grande envergure.

vlolcnce

siatuite! Éxit l'anarchie et autres siogans

échapper.

L'insirumenlalion sc rapprochc dc l'indus

cotnmÙ

i;i.ni.n""'stricte d'une manière de vivre ii d" iou"r à la SEX PISTOL'S ou ôr-nsHi mais plutôt dans I'expression viscérale d'une rage inlense et destructnce de l'in-nocence de l'instinct ";;;; 5tr""iug du cri Primal. Une fois la

oas

tr

Abschied est chantée en allenrand. Lc piano qui distribue ses notès au complc

i""À*ounnur"ut mâle) de HOLE?

chansons de cet alburn ne révolutionncront

\-,

song lorgne du côté du hardcore avcc unL' instrumentation et un chant un peu lourd.

Inve shock est le titre le plus étonnant. Cela commence comme la nrusique d'un film. Dcs gouttes d'eau tombènt sur dc la taule ondulées. puis d'un scul coup un

I'u"iu"o musical oraleux dans lequcl

d'un trouble de la-personnalité. Les l4

1\>

et ioliè voix férninine. Shotdd be a lovc

oourrions-nous déérire plus succinctement

(voir la chroniquc à laquclle d'aillcurs ils

que unc

magnifique ballad-e, guitare sèche. violon

la

(raumatisBnt' Cauchemardesque, éclaboussant, bruyant.. Bon. comment

corrcs"pondante) nrêtcni lc titrc d'une dc luurs chansons. A 'se dcrnandcr si cc groupe nc souffrc pas

Ç \;

FUGAZI d'en prendre de

(ôity Slang)

brouillent les cartei en apparaissant sur la iornoilation XPRESSWAY I hear tha levil

(;;

fmîche et allèsre. 'Fcar" est

IIOLE

à fa Ernrnvlou Harris. lcs titres dcs chansons Bigger than Te.tas. Never drunk utone- Holiààv in Dakota ... Cotntnc si ccla nc sulfiiait pas lcs RENDERERS

"')

C'est ravissanl, de la pop vitale parce

j't-n

"Prettv on the inside"

d'orgc tour à tour'ftrninine cl masculinc. la slïdc guitare omnipriscntc qui donnc au *lisque m cotui cool trùs agrjahlc. Ics airs

,nc

de ce calibre.

(1000

excellent singlc, bon rythrnc. bonne mélodie et I'nt nor saving (de NICO?).

svmoathioue. C'est pas encore auJouro nul o"u'iit rit,iu.nt de sê répéter, ils ont trop à" tut.u, pour ressasser-les mêmcs idées'

Trail of tcars

limité

cet alhum qui lorgne dc lcmps en (!'nlls sur cclui dcs pays de l'est. ll cn possi'dc lc charme, la gravité, la chaleur, ct unc cÈrlaine lormÈ d'engagcnrent politiquc. Lc disquc présentc unc ptlettc dc styles difftrcnti mais reste trùs horntrgùnc. La majorité des tcxtcs sont cn anglris ct lr moitié du disque est pop. Mcs chansuns prélérées sonl Antbulance qui fcrait un

L'énsemble transpire le fun, notamment sur 'Now" et "Every day I start to ooze", avlc cette pelite mélodie au piano .bien

RF]NDEITERS

tirage

exemplaires), distribution'débrouillc-toi'. Lcs musiciens sonl parfois hésitanls ntais ils sont généreux ct loni souvent prÈuvù d'irnagination. J'airnc b.'atrcoUp lc s,tn dc

àuËlqu" .ot1'"

Younq. Ce LP renferme beaucoup d'idées

bontre

douzainc de garçons ct fillcs. dont lcs J musicicns de NOTWIST. Lc résultat cst trùs arnalcur, pochette bricol.'c, productiùn

-àins orrhodoxe - ce tiio vétéran fait i;art! Un art qui peut être.ou binaire ou exrra+ech"iqué -'la rnîtrise de soi en

insrgài."t édulèorant' Petite particularité: lei 3 derniers titres se détachent du corps de cet album, en ce sens qu'ils p-rofitent de l'aDoort diadiuvants mélodiques et ài.'.Ln"nr. oroëhes de I'esprit de Neil

catlitp

Don

Ët.*Àlngi..utots plus d'hésitationl

remcttre vos idées en Place'

iiash', NOTWIST superpose quelques clichés efficaces (par moments aussl un p"t u.g., ça dépenàra de vos goûts!),,à la îacon de vieux requins de garage. reunts

)

ées

les'reines. Avec ce stylc dc groupe' on rÈstera ieune toute notre vle' e[ vlve lc .à.i--uàiaétl Au fail, la production est

pris du rtral dc l'cspr;e

mais rarement linéaire ) de son à un riff lrès classiquement

un

i-'irrtg- *nnunr. Dans la catégoric vous ne Jàia. mÏ-'Ëuta.ore-garage-noise"'Poulict'Ès'

soient "^...*rt 'st-"àit uou. s.nÈz un Peu bizlrrc llltllcz ui"ux sEÀrLes histtrirc rle il; ;;".";;

mouvement

'/ l

imrnédiatemcnt sur

nôr-e: ' Avec L7, BABES et lc i-ÙNÀcHtcXs vous obtiendrcz ainsidcs

Rctoumons à;uui -ui. finit par lasser' Jia- au, terre avant que nos chers

sur sa lancée la cunosité de ""Jrocher I'auditeur pour au iirr et à mesure i'int.uîn"r dans la furie (.parfois primaire

!àtraÙirarion

hôn tuvau misez

hoitcs dc conscrvcs vidcs

en rafales .Àiièt"nr., partent -bonne géiéralement direclion. D'un tempo' et dans la

i""iàur. variable, sachant

et

le f.ii.héi, 'connaît

pas! Place.à l'humour et aux délires sans prétcntron' lè i';;';;i;.;il io quoil si vous voulcz un

âiFiài"ti.ài

un manège dc ôjr"'"* luii f.n""t à'sous le soleil de s Jh"uuu*-a"UolJtoumant Hii;;ùl;;;'oir Pourquoi.) Le demier ou inOesà;ptiUle, avant-gardisre mutant ne resscntbrc à ""i ;;à;];id;';l;i;;te2 tvhàcette. planète on iiï"î-i" .."ilisse sur vrent dc vroÈr r I'imorelsion que Jad Fair r"'"""i.ff.'0, liaut dcs escaliers dc la tour dc intcrrninable ;.';r;;;ï. cctre chutc cst lnarranlc au

bourre

.o-"oèt"". Les coups' impévisibles

;;';;È;;.'Âi"'.

udo.àbt" pctite ritourncllc'

fui"rtr-."

sous formes dè contes

déranceanrs!) parsemés de quelques coups rlole. a la'diflérence dcs l!'s l-ook iis'ràit'- ("n"or.!?l

retit air cybemétique -,1n"

à;influen"es, au départ peu orthodoxes, ori ourti"tâent zui la lôngueur à céer Jni b.mo." olutôt séduisanæ. Pour situer ii-hémariquerhent à quel niveau intervient i'i"timgn';trarion des genres, disons qu'ils

..)

â"à.i9".

sons synthétiqucs' [iid*l'ii.! il la ronde. Èt toul l!' tralala '

d'o"utre-rhin. Premier constât apès une

')';

atlirant: une éclate égayée d'histoircs (souvcnl

ri,l"5"Ï'a. îil FÀiR ut,'t trntc-t'il? àui. u...".t., vous bicn car.jc nc vcttr Épârcr Dersonnc cn routc. ll rlsquÙralt Les deux lï,Ë ôJ" a tour -jamais titres onr éré écrits avcc DANIEL "r"-i"t'. décidémcnt trùs cn vogut iogNsron cette année. C'est touJours aussl la -iàl-"ri.i" et hypcr apprôxinratif ui,i Ë;î'ilîl il* Ëo''ooJ't ËniiJ"' T'o

dhoucrcute-et d'infâmés buveum de bière.

'\

")

tJn Dctit vovage sidéral dans I ttttircrs Si

Vous qui croyiez que la Bavière n'était qu'une' régioâ de' gros mangeurs.- de

'c)

ç)

,') .IAD I'AIR Thc nraking of thc alhurtr tserlinal Twang)

THE NOTWST "Notwist'

È \l

,..

'))

)

Ç)

Disponiblc sur I'cxcellcnt ctlalogtrc Ral'l-urond Mailordcr, Hcrkontcrstr I-l l. 89 l0 Landsberg, ALLEMAGNE.

û

v-7 ^l


d d

GLEN BRÀNCA

"Symphony n'1 (total plexus)" (Kolr sessions/Danceteria) sesslons/ljanceterla) @oir

I

tl

c'est avec joie que l'on savoure, l0

la

ans

^ / ,U -<< r

"Symphonie après son enregistrement, n'o I " de Glen' Branca issue bes Roir sessions oue Danceteria réédite. Si vous ne connaiisiez pas le personnage/l'arliste,

2

:î:,0i.',i:';.. i;:i,..Hil: Ë;Lîï,"*;1.' (sunout qui

tl D

ont ne dites oas 'new-aee'!) influencé une sra'nde oartie-de-la'scène

l*e R.enaldo. ce conceDt-album nous - ? insoire d'intensiié à travers les beaucouo -ç -que les 4 représentent

olases fleuve

d

Ï",ËtË',i: ;:ï r' ;Jfi ;"1x,' "":''l: classique, pas assez destructure musique

,l/

Dour'être contempoiain. I'art de Branca,

'

i*H:':1,nT'i:î":,î"ïî1'f';.î'3:liJ:

z L'orisinalité ambiante des

morceaux

#|,f;#J--"""î,1:"l,lo:lil,:1";;'".0,:';',oi"."rI guitares , sax, ^ / rcck (16 musiciens dont 7eide créer unc percuisions, keyboard...) .Ç entre des donnces de

.Q/

d d

d d d d 4 d 4 d â ï, d i: d d -{/ Jî/ ffi lii d 4/ :iJljff$ É,';ili:.,:ïi1"sh:ii.Ë: d â iï' ;::::il" d J d i: d d d d*îî:.ï,".':f,i";r"lf

d d

étonnante osmose

-\:fr^",,:0"1""'"*'"-,î.-oh:liIî'.*',i inversement) c'esl fascinant.

d**l

TEENAGE,FÀNCLUB "The king" (Crcation)

.

â

z

"Allo docreur. voilà, i'ai un problème.

- Je remonte

r

il m'amive de prendre

Rézulièrement

:iiï.f:, ï.

T""',f

le

oii"i"'î"11',1#;".ll;:

*il:lî"'"..if "f; "i,';:"'"

elon

et

Je

oT.'$'i,iT;

ensuile dans mon

m'emôresse d'allumer ma chaîne hifi pour

g",ïï#"1T:'".'

oj'"xiï.f

l',i

"tf;i.'i:

r

Dlus srave c'esl que très souvent, tout en

t

trouve délicieuse. Je vous en prie docteur,

",:;s':";'j'l;. ié:Tî:'"..iJïxî""' oit"'

"j,,,orio"'*,Ë,

di,"

Tît."â"uïi."J,..::

- Voilà le triste son qui vous guette ::*#;,':"f '"Jât'r'.ï;Li#"i" :: r rock 'noise-core' Drovenant de Seattle. t à cetle occasion

sl,

Dar Noman et les siens

if"l,!:'î:"'Llii:Ti"flil"(*" Hâ;' J; ï,iîiil!,iîj ii:li:'â"'10' #:'.$:

Une fun-party ditartrante à apprécier da-ns son véritable contexte' c'est à dire celui

-

"MachinerY hill" (fouch & Go)

d

d

luï,ï:'ï'î"0"d'"f:"ù:'iii:"l.'illl l/ que la qualité

plus jeune,

dans ce très attendu tro'isième LP? Tout d'abord les maxis 'dance' sortis entre 90

et 91 (5 sur les I I titres!!) qui se retrouvent dans leur version non-remixée (ouf!), donc plus accessibles à écouter

stismates de ses collabomtions (sur les 2

s'éôouter entre

auioi.r" atbums) avec le boureau des zuibres. Steve Albini. Ecoutez donc 3T*1.". avec ce son de synthé d'occasion

ii d

d

-

tl/

r modèIe JESUS LIZÂRD/RAPEMAN

,t/

::"î""î:"ïTg*i1Ë'.r:î','" uo''tËJ;

- bartarie. à la guitare électrique ultra-

u".sil,H',iihsi'lTËil*ïi:5:.Îi

A ^-f --

d

*

EN

?3ùï*t"."r"L"'"o".IoÏ,ln' "tt"trl3"tffii tom') a lait école' c'est sûr. Tantôt gentll'

.f

flll, uî'"î,",î1'l*lÏ?Y*'"îîï.iiHil't

le "Frida Um Papa' ?i""-" {êtJ foraine)'transfomé en "Beer à/Ân"ie Cordv bellvoolka". Ah. ces américains! Ils n'ont rien. même du ridicule' Mais faut

- t""i'a"

d d d d d d d ,{ d d d d d

il:i::,*'.1ff"ïiîiîîill1l

bon se raire

FUGAZI

'SteadY diet for nothing"

(Dischord)

enfant attend. Même Sur la Dochette 'pour un

l'auditeur

chose

qui guette

Ia

sumrise. le décollage et le renouvellement àe'ce ouatrième LP, mais rien! Moins immédiai que le parfait "Repeater",.il nous faut Dlusiéurs éèoutes pour apprécier et décorivrir les subtilités iie "Steady diet or nothins". Le son des guitares, identifiable entr€ ;ille, entrecoupé par les voix de Ian Mc Kave ei Guv Picêiotto sont une fois de plus lei clés d; l'originalité de FUGAZI. huoaravan( chaque riorceau possédait une stnicnrre fondée'sur la mélodie, avec une

touche hard-core punk rebel, permettânt

d'en retenir instantanément I'air.

Aujourd'hui la production est plus rock et nlus décousue. On ne r€trouve pas le cote 'sinele. dommase... C'est en fait un album oue- l''on va aploécier au fil des écoutes; Àais esoércni àue la prochaine étape du périple àe nos lèaders ïe Washinplon DC iera marquée par plus de surprises, car leur taleni (en tant que musiciens) est si fort et si varié qu'ils peuvent toucher d'autres formes de musiqùes Qe reggae, le blues...). De plus lan Mc Kaye a plus d'un toûr dans'son sac, il n'a donc qu'à

I'ouvrir...

,J

4

d d d d d d d d d d d d d d d d d d

-

â

ilff"")f !:i. qli",lÎ$'ïi:u

'é,'"^Y, slide...) rappelant la période "Beggars

VASELINES

y"t*Y;i o\XL**"t une

un sussestion

TEENAGE FANCLUB

dd

PRIMAL SCREAM "Screamadelican (Creation)

Après I'influence des BYRDS pour leur

pôp de 86, celle du MC5 pour leur ioôk'n'rcll brùlant de 88. voici - entre autres

-

celle des HAPPY 'Manchester'

MONDAYS pour leur interPétation ectuelle de là dance-music. PRIMAL

SCREAM ne recule devant rien, laissant

aorès ces chaneements de stvles une horde dL fans désoriàntés dans le irouble. De ce fait à chaque nouvelle tenue vestimentaire

0e cuir VELVET, le jean STOOGES, le Èolo 'MONDAYS) la bande à Gillespie iassemble un nouveau public, de plus en

d d d d d d d d 'd d d d d d d d d d d d

.

banquei" dés STONES, le musi- de ,L/ "Scrèamadelica" qui (avêc "Damaged', <

tès belle ballade poppy) ravira tous

l:iL"iJ"".

rffi,o.''

o.,l:*i'."."ï3t

les

:".;,â la .

votre esprit est moins toumé vers

:iï:.i,ï:î.:i:.,1,"1iiï'i,î'l'.G.iLlliL:Ji

Das en

la

tout cas à vous venser. à casser

2

l'gï:' o'.î"îîi* ";#j't ;:;:.*i ;f";x1i -,e{ -du

faire hard-core 'noise' avec Dar . exemple (avec un peu d'imaginatiàn) .Q/ Courtïey àe HOLE 'dans les iho"r.., -<( alors... [:issons lui nous réserver une

i:t',["..t'.'"fi:"*ïur

la tuture étape de

d

d d

:li*ï,r','ilî",']ii'!ï

oue le rock undeiÉround se vit, s'apprécie

.

4/ .

est plus que Jamars pemnrs

aussi snachant. L'effet est immédiat' Ce

d

1f,TJj,'l:..,'iipï;t jf,*hiifii ^1.il petit cousin du 'Step on'" des MONDAYS

foncière est de montrer

2 c'esl lié, qu'il

:ù 9i

:i ""'xl;$" i' g:ï,,0iïiË58il"o lï :âï", une piste de danse. Concemant les

,er :lny*,"ï?ïî"l"lflli'i:,I dl'.t:"ÎJ; â z :i","liffi:i i,$::uJi::,,1iil ilHl:ii) d d d [ïlijîu._,i],i"",,il" .j.o;" ti'*ï:.l*i: 4/ *";,*.:r:$ ::'*ili'*: f ';rïff,ïoi et un A -J --

et toujours plus nombreux. È

b'est' ce' qu'o." upp"il" l'évolution ! commerciale. ' Alors 'iu'enrendons-nous S

DAZIBAO 'Shems'

I

â

(ZeliglBondage)

d

BTrTii.i ulï,,i:ii:i;"i"."olîù'".o;i:: une logique qui en fait un groupe de plus ^ ? i'ï" *"0:*""0.1ï,#" tJ"ï3" io "t'.îio Pour ce troiôièrie LP, totalement chanté - ?

iii â

::"i,îîI'; i'îil":i':i.i,T'ïÈ "::'

'7

.:",1J

? culture, un voysge réussi tant les iôiiiîàliti.ri *ni"éËl"rrnæ. de passion a Çd'orieinalité. Une pincée d'oxygène orien-tale mouillée

dani un rock des plus

'f

ff*'Til" I*"#'T'ï,parisiens "lî'.,3Yà:1? soleil du

Das nous ésarer. nos

li'îl,Til "Ë::ll î,lf

:'I"o"T,f;n l"

"Bahdi Meni". Un morceau aussi

:ll

'f

,

?

original - ? i;

que leur précédente reprise du 6UN CLUB "Fire of love". Comme quoi c'est

Ti",lix?i,::' 1'"oil:urÀ"J:oli"?;, bien justifiée avec "Shems" (soleil).

Tiii

-t/

tdd

POSTERCHILDREN d "Daisvchain r€8ction" (-fwintone

Il

rec.)

est toujours agÉable de découvrir un

tg*,riu. tlx.."îî,'îîînff " ri,\, hard-core. POSTER nous est cher, le rock

étonnante consistant

à

l*i:lt;*x';âïh

si: îïn'î','.î,li"l la subtrles

concasser

d

tç{

ses

d :Ë',s':;i,îTffi %;Îlî::'uiJaiii -t{ de 'llix".'""'îJ,î'LÊ

WEDDING PRESENT Pour

Lour "'Dee'). surselé! Iæs Ë,'ffi

Produit

I

Jï''f

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ïi:ifi}"liît*'lTrïl""*jr';:i-+{

Jâ"#i'iu J:î'mi s';;,6r ;'#l.i*'r"il, Pop ne présageait pas un album tussl iîiï3'i Lî"*lT- ïfs:T:'.". f"" ff li; -al :^P'

en quelque

sorte.

d

?


*.à.ff \L

ZIN

$r

TAR

3 S

'Jackson' (Amphetamine Retile)

È \r =

q!

TAR possède inconlestablement sa sriffe. Il Ie piouve avec la sorlie de ce lroi"sième LP "Jackson", I'ombre de 'Roundhouse',

sa pÉcédente oeuvre: du TAR 100% TAR, c'est à dire un disque sans évolution fracassante, du rock bôt immergé dans une solution hard-core 'made in Chicaso'.

t.^

i-rl ëz

Sorte de décoction

'JÙ

peut-être un peu trop détonnante - donc moins évidente dès la première écoute çg4parée à I'effervesceàce pop du single 'Solution 8". En effet, le reproche que

s \ù

I'on peut adresser à l'égard de "Jackson"

est de former un bloc monolithique, dont on ne peut rien extirper. en quelque sorte une mtièr€ compacte. Dix titres drainés dans Ie même moule qui nè perrnettent pas d'en dégager un seul. Enfin, relativisôns

ffi

en

examinant de plus près le contexte musical il apparaît assez clairement que la concurrence se fait moindre. Prétexte minimum pour prendre un malin plaisir à passer sous les balles crissanles de ce tir groupé. A n'en pas douter, les fans apprécieront!

{01

C\J(

en question,

s

î<2

qe[

HAMMERBOX

DADDY LONGHEAD

"Hammerbox"

"Cheatos'

(Iouch & Go)

(C/Z rec.)

DADDY LONGHEAD est un groupe bien

S'il peut y avoir des signes avant-coureurs

Il se compose de Jeff Pinkus

qui trompent, et bien

(Agony Column), Paul l*ury

convenons que l'apparienance de ce nouveau groupe au label ClZ en est bien un. Ce refuge pour orphelins de la hard-core connexion de Seattle, sorte de nurserie non-obligatoire mais recommandable avant de passer par

pointures de

jusqu'à pésent une belle galerie d'escogriffes régionaux (COFFIN

étrange.

(BUTTHOLE SURFERS), Jim Yongue

(WASTE KING UNTVERSAL), Rey Washam GAD, RAPEMAN, SCRATCH ACID) avec en guests Richie Turner

(BUTTHOLE SURFERS) et King Coffey (BUTTHOLE SURFERS et DRAIl.l). Des

extmvagant

I'underground

US

qui ne jouent pas dans la

facilité! Bizarre, bizarre mais il faut franchir plusieurs étapes pour suivre,

l'école Sub Pop, qui avait

entretenu

BREAK, GREEN RIVER...), ouvrc auiourd'hui une nouvelle slnrcture d'iccueil, étonnamment plus

accessible.

comprendrc

Située au rez-de-chaussée de la maison, le local de cette section donne directement

on perçoit parfois une voix gueularde étouffée par un

campagne ensoleillée, fleurant bon I'herte jaunie et la terre sèche de la vallée. Ses s'appellent HAMMERBOX et sont pressentis comme

et apprécier 'Cheatos'. On retrouve bien entendu les facéties hilarantes des BUTTHOLE, mais I'ensemble se noie dans un épais

brouillard sonique duquel

vomi (cf. r€cto de la pochene).

Les

amateurs des BUTTHOLE trouveront leur compte dans cet album. Il leur donnera la

à leur survie, tândis que les non-initiés seront confrontés à une épreuve à la limite du supporrable ('Scar spangled boner'). Un disque à ne pas laisser à portée de n'impode qui. Ce produit est corrosif. Prenez garde si vous dose de délire nécessaire

n'êtes pas immunisé, il attâque instrntânément la matière grise. Prioritairement destiné aux plus Ëlés d'entre vous (que je rejoins volontiers).

Après pareille séance, le paradis vous est grand ouveri.

sur le jardin du domaine, avec au loin la

premiers occupants

une des oossibles attractions des mois à venir! Gênétiquement parlant, ce combo est un descendant des pionniers nationaux ayant mâtiné de folk le rock d"énergie

haute' de la côte Ouest. Mais altention aux déductions/conclusions hâtives! Certains d'entr€ vous Deuvent ne se senlir d'affrnité evec ioute fome tmditionnelle de rock américain, mais il serait dommageable (et inapproprié) de comparer ce disque à une cassette type abrcuvant le magnéto du

qug les

rapprochements

les

TIIERAPY

flViiija rec.)

attribuables par les intégristes de I'avantgarde. Tout iu long des l0 titres qu'offre cett€ galette - et bien que I'innovation se

.">

\

r* \l( \(

momenl du tirage de notre 6ème floraison

que ce puissant médicament vinylique nous est tombé entre les mains! Nous balancer en plein mois d'août un tel LP relève de la perversion, si ce n'est du

masochisme. Franchement, sonir ce tout premier album 7 titres pendant que I'on passe tranquillement ses vacânces à Ibiæ @ brouer et à écouter de la dance-music NDR. des sanctions ont été prises.) a de

quoi inciter à revenir illico sur ses bases! En effet, ce jeune groupe irlandais n'y va pas par quatre chemins. Il utilise toute la force motrice d'un malaxeur-batteur hardcore 'noise' dont la méthode dévastatrice,

sensiblement imprégnée de sons torturés et diverses recherches vrombissantes, impose la douloureuse loi du sampling et du crépitement sonique. C'est bien fait, et je

pense que les défoncés de ce type de substance auditive trouveront leur compte

avec "Babyleeth".

Cet

directement taillées dans de la roche tendre et gmniteuse ayant I'odeur et les qualités du terroir, Une substance que l'on ne trcuvem nulle part ailleurs que dans ce

coin béni de l'Amérique'du

Nord.

et des tâbous 'grand public'

facilement

soit pas à l'ordre du jour - les idées I'entrelacent avec rage et tendresse, resplendissantes de lumière, dans une

ambiance oùr rusticité et fraîcheur font bon

ménage. 'When 3 is 2" offre en ce sens une perspective tout à fait représentative

$

lortifiant! Une æmpête exaltante qui

ne

dure que quelques instants , laissant place à une accalmie avant de revenir en force. Hum, superbe remède à la morosité. La

voix de Carrie joue sur toutes

les gammes:

suave folky, hàrgneuse, veloutée elle sait temporiser et s'adapter à la température

musicale ambiante.

Elle suit

s€s

fluctuations, r€nvoyant parfois I'image de Nina Hagen (notâmment sur "Texas ain't

'The ruby sea' (Frontier)

Posez "The ruby sea" sur votre platine, soyez déændu et apprêtez-vous à rejoindre

le navire de Matt

(batterie), Roger (guiurc), Guy (chant, guitar€) et Stoo€rt qui (basse) vogue sur des mers rouges, côtoyant de somptueux payssges sur fond

contrestée d'ombre et de lumière que laissent devincr les compositions de Guy Kyser, la voix râpeuse ("The fish song") dans THIN WHITE ROPE. Les morceaux sont orientés vers un horizon Ésolument pop, un mélange de mélodies 'countryblues', pour un gnoupe qui ne cache pas aimer reprendr€ Duke Ellingron et Gene Pitney. Un peu plus loin dans la traversée

de ces flots 'ruby', on

rencontre I'inégalable 'Puppet dog', véritable chefpoésie pop d'oeuvre de d'où il émane du son pur de la guitare de Roger Kunkel une triete mélancolie désabusée. Et que dire de 'Up to midnight" et sa guitarÊ majestueuse

à Roger Mc Guim, rien avec les paroles sombres, empnrntée

rafraîchissante d'optimisme contrastsnt un

préuge pour un

des albums de I'année.

fr U

r J

*t" \È< lHo

\à \ùr\-!

HUACK

'The homs of Jericho' (Warner)

Arrnés jusqu'au bout des

ç'

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w-31

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M

ett \X

fi

+

'Somewhere the sky rurns to grey. and tlre

m

H

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de ciel ensanglanté! Telle est I'atmosphère

V

du côntenu d'ensemble de l'album. Une

intro acoustique trace le chemin dans une délicaæ ambiance champêtre. Dans sa foulée, une guitare juteuse et stridente scaélère le pas (devenant heavy sur certrins morceaux), accompagnée d'une rythmique ronflante dont la montée en ouissance vous fera I'efïèt d'un élixir

THIN }ryHITE ROPE

world to paper between night and day'. L'espoir alors s'éloigne et pourlant à aucun moment ne s'emparc de nous I'envie que le voyage s temine. Bon

significatifs me paraissent aller vers des groupes comme LONE JUSTICE et X, il

ne faut chercher ici qu'à exlraire la pure de cette

Ë3 'r+r(

-\>

plus

quintessence musicale

Qui a osé prétendre qu'en été c'est Ie calme plat côté sorties de disques? Surement pas nous puisque c'est au

gm

chauffeur-routier américain moyen. Bien

parenté, débarrassée de l'emballage F.M

"Baby'teeth'

rcally") ou Maria Mc Kee.

w

amphéraminée

car

.

Précieux?...

engendrant une éaction chimique 'pur cru' pas imbuvable, loin s'en faut, mais

quand même nolre critique

so b.

album contient en lout cas de jolies perles de rock authentiquement 'ricain,

dents,

camouflés, derrière leur déguisement antiradiations prêts à affronter la prochaine guerre âtomique, les membres de HUACK font peur! Nos méchanls black (seulement d'apparence!) prEtiquent un rap hard-core irréprochable, sré8nt un malaise tel, qu'on se sent projeté dans les rues de New-York

ou Chicago, mieux que dans un {ilm d'Eddy Murphy ou de Spike [.ee. Chaque morceau gagne par sa divereité, s complexité, surcitânt des mouvements

entraînÂnts et violents. Pour une écoute optimale, vu l'inænsité des compos, il est péférable de pousser le niveau du son à bloc, HUACK attâque sur le même front que CONSOLIDATED et GUNSHOT ce qui signifie que ces gaillards ne sont ni rnanchots ni sectaires. Ils invitent les gens ouveris d'esprit à un voyage à travers le funk ('Daddy rich"), le hard-core ("Hijack the ærrorist group'), I'indus' brcak ("The

g+

n ffi 8vÂ

W

is Robbin"), l'ambiance {ilm ("Don't go with strangers"). El croyez

batman

m

IIr

bien que leur dircoum n'a rien d'une 'love

story' ou d'un hymne à la nature.

Iæs

sujets favoris de nos terreurs

se

concentr€nt autour de la politique, des syndicats, de la police, de Brixton, des crimes, du fric, des punks, enfin tout ce

qu'il y a de plus comosif. Alors si

êtes curieux au sujet du rap (le bon),

vous

il

vous reste qu'à faire un pas vers album.

ne cet

m

I&


dù d ddddd d d s i; Ès d 'îliËiïfrotî -til d à .":: â{ â/ "l*:i:,.."î:i. ili'J,:'''i d d d d d -J d fr:ilîi:, 4 d tiliit d ,J 4 d "îiJ:;l":';:ii"'.l'i-.I;:ï d 4/ Ëïiîïlilr, d iiîëË * d d d d "ls:,ïi, ..ç1 â d tl#lulÏ â d -â{ d giï d ** d -d itlti*5'f iltt ï d ,*+":l;rik:;;,ii-arlïix'i""î"":Jii:ifii,iî'J:3:iiliÉ d d i*:n, #.'; -â{ d gËi.* ":;i: t' TillLi*,.,ii i"t â d *llli j:,;::"fl J d -â1 ii= i,l"'x,'""i'"li d -,tl d d -{ -f ii d sli;i:;fijîk,,*.,,-n",," d d ,er-ii1:;*i*É*J,i;tç,:elii4ç d d ;*îl:ï.'i::Ëf." -J I d d .tl{ d ïi:î"ii{ li*fl" ::ï #,'t -/ d ,r1;,îË';i,",, d iL:t,:n'*:i'*#!:l d i;l:l',ï": -âl d d d "i'ïË d -J '.0ïi'"6Ëitii-â/ 'tt$' d 4 :['\::, -d d ;,fi:'. d :'#iil:ï ## n 4/ d -âl â ,:.'ii d d b*ïu#il'iï"li â "il*[Tî d d i ,â{ -17 d d d ^-f ; d lÎ*i 4 a,Ë"{""'*îr"":g!'Ëi1i":ffi,:T,:fft d lxl#i:[* d T[:l ;;:'.X'T3.î;I"ll â d crRcus -11 d rentacres) -e/ d rw" d -af tt r'"iff !?ililJlï ilr" oÏÏi' iil"*,.*iii d ,d ":*ii:l* -J d â{ ru:'i""f#'fi -# d d d d d d d d.t'dd-{ d JONEE évoquent un peu dcs groupes

SNARI,3

Compilation câssette (Erdfanùmùsik)

*$;ri:î,*'"*,i'""'.gij

ue'rE,. seuDrE A MJOG sardent une

Lorsqu'une scène underground étrangère

bouge activemenl. c'cst touiours avcc

+ choi"it'le camp de ia noise. àvec une bonne basse <iistorsionnée, une Ç^ batterie harcelante, des guitares ardentes et - '' une voix déraillante...-S'il y a bien un groupe légendaire qui incaÉe plus que -#-n'imiorte-quel autre'l'esprit underground, il s"agît ïu VELVEî. Ses ieietons-<( islandais existent bien. PAUL & lÂune 1r et DRITVIK sont à ce tire de grands -<l adentes de la dissonance mélodique. srË.nnce LovE prélèrcnr sans doure les Ç^ harmonies vaporeuses du FLOYD de - -'

avec celte délicieuse cassette compilative

1",j.:Ë'

i:',Tl;,î' ili'.'Ti:'

amère-cours et

aulres squatts (!)

i;:*:îi:,"',u. Ëii.io"i',.f'"ifi."",''ïi

morceau de leur répertoire. Le plus dur

(,,"I.'niil

l:T: â:î"J*fJ:; i:

le nom de cerlains.

particulièrement

dans ce( enregistrement. mais

::tr# t"*.île

,""' ,îï'. tonaliré grésillanre. plus dans la veine

le

CHROM-E. LAGHIU s'adressent

*îfi

rï::1,|ij:'fri

avec un grand 'S', jamais sta

.iiir:. -ar".

i,

oi:i

J: ;,"' T$'';TJ: 1:'"1;: sauvagcs. Pratiquant un power-rock

.

::.t":::" o"f":îYi'"iç;if; ;,,r. spécialité btptrrs. Les perits cris (une '4 pistes' localc?) et la production genre

a

i:,i.',ïl' if "o3l Ë,îï ËJ3i*&ï,1"1^ rli, oaraît avoir olacé son magnéto sur la

i

;Î.

|";

r1ilË!îr ?*.i, y \yj

:

3::l;,,i* T.l".x,ï',9'È'ufi ii

à:?'i',1

""*, îLl"ifl"rï"'ilï+lï: sans concession, véritable srind-corj j;,;ii"ri3Hï Â oqïl,

:;1"""î;i"'""n

,r

MONSTERMAGNET car

c'e-st

d'un autrc

calibre, du haut de gamme!

îy' a' ^ I

DIE KREUZEN

c.Î:;"iË.)

f

-

l[[":'

, --

,

ÈtlË"u;""0X;" :'"-r .. .

j,::i";:""'o3loîil,'":

Assocle à ses debuts à la mouvance hard-

"i.{

l{J: Ëdruq{ Ti r bLALÂ' Cè groupe

- ;

^ /

;5""J*, j:

i.,I

I

en

et cô1é t" o"'"ï"t**ï:

*,":'î

-n,.iit.ui

*i''h"

mariage

fait le temps d'un maxi, donc un conæil,

2 chamboule sans rclcnue loulcs forntcs

doigt. Ce sont les grands méchanls loups dc èette bande. Ils ont oplé pour lÈ parlage

spgf/siafra n'est qu'à moitié réussr,

mélodie guillerette. puis monlee en inrensité à la pxlES: un .uiili"i-*"ou;

I

l'excellent mxi 'lâke me back or VDmwn the dog' sorti en avril dernier et qui est franchement un 'must'-(cf.- H.S #5). Touæ la sauvagerie soit hard-core/punk ou symphonié démente ne se rctrorive qu'en 9S rares_ occasions -('Human cyst'). L'ensemble a tendance à se épéter, ce qui devient parfois pénible (aveè un 'Turn off..." dè 16 minutes!); de toute évidence

/2 manque l'étincelle!

""ruit-"" y"m:t"";"',1'îiËt'iL,J!F::,,i1 bien que ceux qui lcs connaissaicnt pin.aieïr dreux.' cuitar";-";',;il{ ^

i:f

ivalanche anti-poppyl SAKTMODIGUR. dans une ootioue ounk-core. mise sur son

2

aux

,il,llît,.,1"T;":l: f.::. e.li.'-Ù;"Ë.tit B.R.A. plus primaircs sonl carrémcnt ? .uio.inqu" A-u indigestes'. nÀf,slo dans un esprl -Ç :'' -i; '"ri.". australo-punk s'en sort quanr à lui assez ".*," a" CoÀni" j;';;", - "tïJ t"".;àri. "

ioilo

ç

dc - "

'SUGARCUBES'. une pop, sucrée. givrée aux adorables vocalises lémlnlnes pas la soeuretre de Bjôrk?). in"

: à'-:,*.,fi:ï :";, n,:':lî"-.;T ; """lJl"i*:n par oir commencer? Tiens. par ceux-ci quc

i.:'

7

tililu"'"?^Ji;

BïiËi

;Tfiîï.:

retrcuve ("Hazing to success"). on pouvait -péuger- une r€ncontr€ . plus el plus surréalisæ suiæ à

déglinguée

hUTS

.ïiJ'"fi

F1ill,,,0"1'

Pas

*.re;Ël'"i*,1,ffi;3i"'p"(,f:L-

^ t

teintc grisâtre mais avec dei influences llt olus nirueuses rTHE FALL oar exemple). -((

d

car sa voix sous tension nous frustre.

t

proucsse lorsque l àn .uir qu"'i"-no*ïi" - 2 jlltÈ'!}"'o,j iî,t"Hi;,S:lïry;:,ii::, -'tJ,iÉi"'-i" Àfài. ' pou.quoi n. ' pr. - a

-

-

!f.p:,"d

:l'Ëdi?l

ASSèZ meconnu Oc

de Ia sensibilité de vos goûts car

;

rxr*i:,,.

opposée

^d.tu_qéoulement

!,lrne fait

-

li.,:1:"Ju

.

l-0'.^

"ff;i;

9"' par certains.

if

Si

iïif; J"i:

plus l'ombre.d'un doute.

!ï1.',""i'îï1,,'"1"',:'f.î; i?ii,Ë"J::,'l# qu-e d-ans. les marécages insaluhres de

h'""""uJ:iËïldilpd#i:...iûii"

-ç -{r

Aéianté, ROTPROIN n'est pas avare de ramDenl sur Ie tlanc :brulttstrë islaàdaise. Si les rythmes tribaux

coBLrN Mrx & EXPLODTNG

BUDGIES

'i,y:

et les

-

- 2

-

.1à, rii : ""$.J;X""f;i' d'apparence. mais MAJDANER elfraiènt

;3i

- ?

-{ i: Y91.

Ëîiil"ii.'oi'i'iLï,1'31"1,ïf MD( et de EXPLODING BUDCIES.

of,:,,L' L":";:jj. 8fl;" aucun lien mais ce n'esl Pas gravc.

B:li:'l;msfifiii-"ifil'"",1",i1'îlro;

sauce

la

a bon goût! Un ion de voix

o"îil,iilï;;oi.'i" i:," silillfflàt" disco...sans oublier

-

,on,i'1:

un solo de guitare

:ïïi,:l".u;:","d1!,,*

sa hàttc tout ce qu'il faut

Dour

-

lraumatiser

,

î,"',X. ii' o*"1 n:lilll i P;l,l' . I "ii de olus déranseanl: fracas sonique,

",',i a hurlehrcnts de déirents. larscns. distors'' oercussions industrielles.

k

corrcction

?

Çt -<(

irhim" pour tout esthètc du rock! OPP

-

f,f'lff x'."",..i'aï' "8n ",":t'ill,' de bèllcs dents. .. Mais c'est uo"u, uu"r Reorésenlez-vous toutes sones

guitu.ur*.- ressemblant .à

dc bruils

un mix

de

1$+/

crachsts humarns et de grognements d'ours, une succession d'instrumentations

flT

î:"*tî:: ù,";:,:i i il"1ïJff

avec NO COMMENT. Une farce Pseudo-

gothique, montée à partir d'un orgue à'éeliic minimalistc, rèioint par un bruit

chu-intant et une voix d'outre-tombc. Du gothiquù canular qui pourrait leur valoir I'excornnrunion: Ah. àh, ah! DOwN &

OUT redonnent un peu de bonheur aux enfants avec une musiquette de dessin animé ou de film comique... JONEE

" ï,1 " J," T x";, 85-86. l'érurie-Flying Nun vèrs"".'3"ill

A ^t

NYMPHS

- [æs Nymphs sont paraît-il des

Il y avait

èhansons pop enfantines bourrées

Q'^-1,

-

-

o,;;:ï'î':'u'.*î,"î' oti

Ë:1i".::"',*'

T;s;

'

d'idées _ t

ilff : : ï';dl"

i""i,

larves

ii $

fi

"3 I-os du premier album de "ce quintette de

3'fiff,Ir

":lm*'o-.iLï',T"0:;': pourvus de grosses guitares morceaux,

b''ii"'"#:i;, #f'"îfu';#"",ï

iï"':lïï'i#;*::"i,î:i:'"i:oo:""' ;i,îl

déjantés. ll -esi à nôter que cè CD- est illiistré avec les dessins de'David, humour

assez classique dans [a forme, mais qui - 2 mettra d'acéord les public à sensibilité 'J 'hard'et son homologue à ænsibilité noir, allusions morhides, monstres -((

dérorrnés rout un univers!

'ffi|"

o"ti!"tl#ttg""T:J;'T"J;ff'""i#

-

o$il":

'"e::,

,

rien de choquant de retrouver ces groupes ensemble sui ce même CD car ils sont très

f"'î jijof

l?,*;"y"L

'

1,1îi'î;l'' jîil'"';:. '-i'sil'tr'i raioutenf à cela une pincée de

SEEDS

J,rli

du rroupe califomien sus-nommé

Bonne nouvelle ! Flying Nun de réédirer sous forme a" ..;;it";:"tË'r" toute une,sc.e-d âncrens srngles e,

îP,?},i;19" ,',""!îi3."i::ii.",rr

fuissance rendue er opaque de XfLLINC

- I

i,*,:*,;i.""iÏ:Ë'i"hT: Ses variations peuvent sur.. un titrc - 2 t:#'i'""$i"o.i'î"îT*:

r(MoR

,

îumorcircus"-"

(Arternative

Après un

ËiîË3:"'nl:.ii

parcours post-DEAD

i<ËNNenvs .uni f"ur. ç,1s|oi'r.6:.r, N.MEANSNO)- Je'o Biafia*i."ô;;i

il1",i'",,1""

|","ffï' ;,;;i.

Ç ^.f -..

larcives avant ensuite

de

9,"1::""*ment s'-emporter ælle une _tempête.... Ir pochette. (d'enfant)

au

motif

. B.D

"Y: -.1 iu.ff ë".Ëî'-!i Slri s débat au - milieu Uslenslles Dlzarres Comme une IAUX .. . Oçéa1iq9g OU ;' i'i*g" :i:loi'*i:'';"".i"i'ui ïî:--*'inry:j-,lPparemment r o une - muslque gur conserue pol-p ' sAtrlrrÙB *r" cE nom de ' - incontestablement le cachet grand public iUMbR è-Rè-US. f.;"-i Siif-'ili";ii rules' po. Jû *"tttt de I'eiu dam son whisky, /ft'^.rt ptus de I,inremoreur. l

'

È


Ecourez HELTER SKELTER tous les vendredis de 20 à 22h sur ALIGRE FM 93.1 MHz sur Paris. Les démos que vous nous envoyez y seront diffusees. {&KIÉ

*4ffiîx+îryîruï

rNDfu*# ffiæw#s ,#

*

**

*****r**4 MEEK

KALEIDOSCOPE

(Démo)

Deux démos

Quel plaisir de rentrer chez soi et

de

trouver une cassette démo. On se pÉcipite sur la platine et on retient son souffle. A l'écoute des quatre morceaux de celle ci

on se seni irsnsporté vers des espaces hantés par les SMITHS ou plutôt le meilleur des DENTISTS. Mais ils citent aussi JAMËS. ce qui m'a moins frappé. Ils aiment les LITTLE RABBITS. Ils sont cinq, formés en 1987 ! âge moyen : 21. Enresistré en quatre Enregistré ouatre pistes, Distes- dont dont ils svent se seryir. Lionel, le chanteur en er fait.geut

être un peu trop dans le ton emprunté de

voix. Mais laissons lui sa voif. lui le Ie temps d'apprendre d'aDprendre plus de simplicité simolicité et et de fluidité. Mais déjà, déià. les compositions comnositions snt de qualité. Ceite démo vous attend.

Contact: Lionel Vernois. 44 rue Duranton. /5015 Paris.

i SISTER IODINT,

(démo)

Même si rien de vraiment performant, au sur

Ceci est la troisième démo du quintette issu d'Ottawa. Voilà 3 ans que ce groupe

ce gnoupe de la banlieue sud de Paris.

travaille d'arrache pied pour avoir un vrai répertoire. Sur ces 6 titres, l'influence

niveru son I'entend, n'est réali#

cassetlc,

je

tenais absolument à parler de

L€urc morcêrux sont

pensifs,

mélancoliques mais énergiqucs touæfois.

OLy retmuvc une ænsion perceptible dans WEDDING PRESENT, mais qui serair atténuée par une rayonnance à Ia RIDE.

Ils sont tès branchés visuels, psychés. Ils cxistent depuis trois lns et I'ippôrr écenr d'un eecond guitarisæ leur a permis

d'étoffcr leur -son. Ceci

dit, li

recomrnande

soulasement. le rock 'made in France' n'e-st pas complètemenl écrasé par

Ouf

l"altematifl. C'est ainsi qu'au fil

des

casseties démos que nous recevons, nous oouvlns affimer sans crainte de nous i.o-p"., que 92 risque de dévoiler une sérieuse relève française, plus que jamais Dorteuse d'esooir. l:issons les enfants des

uui.es accro. du punk 77

lls

DOUGHBOYS est évidente.

A

cela,

ajoutez une touche de ALL, de grands vocaux et vous aurez l'essence orisinelle de ce qui va obligatoirement deven'ir une grande pointure. Bientôt, leur premier 45 tours devrait venir nous ravir les orcilles avec, espérons-le, un LP dans la foulée.

voix

demanderait à êtrc un peu plus travailler en concerl. Ils n'ont pas fait grand chose, plutôt par paress€, peut+trc manquent-ils de confiance en eux? (voir le concert donné récemment à PARIS). Deux casséttes sont disponibles, je vous

touchant.

@émo)

bocs .t

UNCOMMON SOCIETY 'l,augh it away"

celle enresistré€ oar

le

chanæur, iout seul avec ùn 4 pisùs, car elle est beaucoup plus parlanæ. Ecouter 'hate' ou bien Ie tès hvonotioue 'DREAM 2'. C'est noise, nidlodiqùe,

?

*

sont tellement modestei et

simples que c'en est un crime à ce stade

là. Ecrivez-leur, votre Iettre

les

surprendra,

Contxct: Olivier PERRAGUIN. 45 CHEMIN DE LA HUNIERE 9II2O.

canadiens: BLISS, SNFU, ASEXUAIJ et bien d'autres. L'un de leur plus grand

souhait serait de venir jouer en Europe, et nous...eh ben, on attend que ça. Pour plus de renseignements sur ce combo, lisez l'interview à paraître dans 'VIOLENCE' #5, et écoutez-les sur la cassette compil'

'Violence'. Mais je vois quelques impatients qui ne peuvent attendre. k cassette est disponible contre $6 iU.S) ou

$7 (ca).

contact: UNCOMMON SOCIE-|Y 50 Woodbury cres.Ottawa, Ontario, KIG 5C8, Canada.

PALAISEAU.

I

au

I

passé et venons-en donc à nos protégés du

jour. les SISTER IODINE, jeune quatuor

plus de 6 mois @ peinepeu Un d'histoire pour Tout d'abord fomés en duo, Lionel Guitare) et Erik (chant, suitâre-basse) rencontrcnt lors de leur iremier concert (février 9l) Nicolas (batteur) ex-ALTO BRUIT et

parisien

r

il'existence).

commencer...

a

PSYCHOSOCIAL-BIOGENETIC et Christian Guitare) lui aussi ex-P-B. C'est aux côtés des FLAMING DEMONICS

4 assourdissnts parisiens vont réaliser plusieurs concerts sur la capitale. Ils font ainsi découvrir leur musiques aux

HEADCLEANER

?

Les groupes londoniens n'ont bien souvent - et théoriquement - pas besoin du soutien des fanzines pour percer. Souvent

/

(Démo)

que nos

effluves noise/indus'haute gamme à un public bien souvent médusé. Les SISTER IODINE maîtrisent déjà très bien leur style - ô combien difficile et compliqué à faire accepter aux âmes obtuses, à tous ceux oui rciettent en bloc - sans un minimum de disceinement - un genre qui ne les concerne peut-êtr€ pas mais qui mérite 100 fois mieux qu'un bréviaire d'à prioris

et de

jugements express! Aussi peu

accessible que soit leur musique,

il

faut

dire que leur école c'est THE FALL, BIRTHDAY PARTY, SONIC YOUTH, BIG BLACK, FOETUS, BUTTHOLE

ou plus

actuels, les newSURFERS yorkais lous d'UNSANE. Dissipons toute

èrainte. SISTER fgqlNp digère bier ses influences, ce qui lui laisse un mlnlmum de marge pour une démarche personnelle péétablie. prête -Leurs à transgresser toute règle prestations scéniques sont d'ailleurs

remarquables et toGlement bourrées d'énerlie. Alors ne remetlez pas à demain ce què vous pouvez faire aujourd'hui:

donner leur la chance de nous graver leurs empreintes sur sillon et de se produire à travers les salles de notre pays.

Contact: c/o Nicolas MAZET, hsson, 75012 PARIS.

l0

rue

propulsés au devant de I'actualité par des

)

procédés joumalistiques classiquement malsains, ils bénéIicient de traitements de

faveur typiques qui, une fois que le vent a tourné, leur fait I'effet d'un cinglant retour de manivelle. Dérogeons alors à la règle pour annoncer sâns fracas I'arrivée

prochaine sur vos platines

de

HEADCLEANER, combo de Camden -

presque une 'trademark' en ces 'temps de

bruit'

!.

.. - à

compter certâinement pami

les meilleurs prolrgonistes de la seconde

vague 'noise' du nord de la capitale. S'ils devaient poser pour une photo de famille,

ie les verrals verrais bien Dlen Je

encadrés entre encaofes

SILVERFISH et MILK par exemple. Quel

curieux hasard, hasard. ce sont 2 groupes srouoes dont ils premières ont quelques fois assuré LSSUTe les premleres assurd partiesl Toujours est-ilil gue oue les 3 titres de cette démo délimiænt bien le tenain des opérations: guitârc instable, nerueuse et _

_

stridente, rythmique-motrice linéaire et plombée et chant urgent et suffocant!...

Une bonne giclée de 'groovy grunge'

décalaminant en sornme.

A surveiller...

NB: Pas de contact dans I'immédiat mais probablement sur un E.P signé chez 'Too Pure" pour le premier trimestre 92. l:/

f

)

ZEBy,ION SERIG RAPHIE ED

ITION

af f iches,

tee-sh irt, port-folio, etc...

edition à tirage limité 42 08 60 47 40 39 09 66

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GALLONDRUNK

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"Dragin'along"

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(Clawfist)

R

Quel potage mes amis! Un bouillon de È BIRTHDAY PARTY agrémenté d'aromes piquants subtilisés dans la cuisine des 1 . CRAMPS,'que voilà l'étonnante et délicieuse yu\C-

F.{ aa

mixture nous concoctent nos { (F londoniens de GALLON DRUNK. Dosés ) jusæ à point, ces ingrédients.dissimu-lent à .rara-r.,arpeine sous des écumes de souffrance /fl-ï(sécrétés par la voix d'écorché vif de Paul ( /'

F?f aa F.4

Linehan)'les subtilités et les propriétés

M

F4 alors

attendois inenfiuement

la

vinylique de ce grcupe scéniquement

charismatique.

aa

FT

SOME IIAVE

|rr-ntr-

suité

I ' tL/]f\ /-

rr FII\''

_ "Hopper." (Everccordings)

tT'

'.

-l I très { È t d

troisième simple préuge un bon album,

H

Oh, mais que voilà dc la pop heureuse, enrobée non pas de bonbons acidulés,

'T{ *

'"4ïi,ffi1,ï:"iËri"'

j

bienfaisnæs d'un stvle tendu à un fil (très 1-Â-.4?r fin!). Une recene infaillible qui allie fôrr à { (F propos bruit, garage et blues 'cabaret'. La ) face B propose même en guise de hors gr a d'oeuvrd ui instrumentâl aÉbisant plutôt )[4{! inanendu mais agéable ("Misertou). Ce '[ J\

ir^-rt[ ]\

mais bien au contraircs de riffs !

I

*i$*:"'";'i-ru::},jlifF

lointainsdontladistanc",ï,.Ë",'f*i:"F-i!^l,î''Ë,Ëiiiï":I"i*:.l"î"$:Ï'ffËrT-

in-,.'..-Vousuvez,coÀ-""".coreispondants-"...-.t.l.nl:'ruManchesterpourle.côtér^^g

aspérités et à qui I'on ne co penséesagrcablesetfutiles,nj:.l'."i::ifJ"i.5jT;il;::'::jî"'::"l:#Ïi,n.',',quotidiennes. Je -t^^lù-réalitésquotidiennes.Jereprends-donc,montante.Delapopanglaisecorect",irr.nh

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Éalités

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NEI-L YOUNG,

'ou plus

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nos mancuàiens se sont oavésles

^ d'un oroducteur coté eri Ie Demnne de rï-f,

"p: ni È,+q{ir-i*r,ttit!,ii F4 tffi"Jii"ft;:*;.r* tlT ttrii*,ïtË'"ç"æletrË,*,iii; sï[î: :*n::l ffii"l""f'9"ô,;39'"i -'b1' 3::ï:ii: ffi i*-il ïlrJï; fffi':tr,::.1':i,#'"î::lJë r-+ '**ï:il gr {'"i-"r I J| /r l--l î1"1-:ï,"t'rf:î,i"j:^,":*-d^:::".ll,q:: I\'1 douce

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eiactement

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,(IJunuç,wuLJuslgquçrquçsËlIrrçgrrr9rrNu9

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:*1F:,-^.,',:.Tpo:''I:L'^.,^Denercan'l""'"

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19ldi1i9n pie,n

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re cÉneau

Ë*i.#"H:i':,',"r-ili:-iffif frt *frf,j:]iji*:-'it,*i**f. r#* qui vient ae reua,eiyr ' 'lh Ihternation Recc 1î.'?lil*3Lt"h-lt lfii'|ii.iiiJ""rzii"#:ini;';i; 1/l./{* A.-,i i'iiP#3"""';i*iô""îïJ"ï'!.1ifi:''il:t Fabulous Records (avec ses fameux tout cas meilleur o':r" .' j

groupe de John M

BECKETTS!).

J-

fltffirri1ç49:1-p:ffi

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pétalei?) sur

vor€ piatine.

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rftc?i-T?nr4^-in?*til 1ffif {TLï-},"(*Ff


ti *

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UNSANE

h \a

'Jungle music" @CP Productions)

UNSANE

ne

.

joue pas dans l'approximatif.

Sa cible, la noise US. il la vise plein centre, à la façon d'un tireur d'élite. Les larsens et la voix 'off harcelée par le 220

volts, c'est leur affaire. Se produisant

{.)I ,t-_

*P

{ , ri

:-l

(0!

régulièrement sur scène avec des groupes comme HELMET, VERTIGO, COP SHOOT COP, nos new-yorkais maîtrisent parfaitement un sujet qu'ils abordent avec une rage orgasmique intense. De la 'noise'

lr !al

sans

"Âtt ôtr" sid". Sa'chanson préférée,

oli Lovll

Nc vous laissez pas imprcssionner par ce nonl cn quatre étapes ùt cù11ù pochcttr curicusc (d'un côté un tâbbau dc Boticclli ct dc l'autre les trois musiciens avec une ponrnrc à la place rlc la tûtc. (honrnragù à Mogrittc ?). Dcrriùru cù groupc sc ir;hc Mrtthcw Bannister. lrnJiL'n guilîristcehantcur des SNEAKY FEELINGS. En ;onrpagnie d'unc violonistc cl d un

Quel enfer! Ce

accompagnée par

KI

& fil tr

", nouveau 25 cm (4 titres), à peine plus différent de "Supcr 45". sinon un pcu plus froid et distant mais pas nroins savourcux pour autanl. l sucrcric "Stunning dcbut albunr" lui succède chronologiqucmcnt sous forrne d'un 45 clectric

lours (2 titrcs) sinrple mais

coloré.

Quoique bien loin des syndromes'ncw-

wave'dc SLOWDIVE ct

cornpagnic.

STEREOLAB ne possèdc ccrles pas unË altiluds lrès originale, lcur rcceltÈ sonorù

trùs homogène et personnelle

(donc

cflicace) les son du lot des groupes 'pop' anodins et lcs tient par conséquent hors de portéc de l'asphyxie trop rapide!!

Split single (Clitterhouse)

Atlention, chaud devant! Place à nos de Seattle, les bien nommés SKIN YARD qui nous injectent en pleine face un extrait de leur dernier LP en protégés

admirable à la structure du morceau. Sans suçrise mais efficacel Beaucoup plus rock 'garage' les hollandais de LOVESLUG nous harcèlent bien aussi avec "Llser bar". Bon riff, bonne prestance. Que demander de plus? Alors emprcssez-vous

ittt:J"'i"if i'"'ïï,"i':",J""i,l:i:',',-:i,0"'n"\\,

moins

ne

c'est à dire des morceaux moins rock, plus pop et plus tmvaillés. De plus le son de ôette m-rcté est lrès conect, ce qui ne sâche rien. Si vous avez la chance de le

4,

morceaux ont pour titre 'She said", 'Not what it means', et 'Make it big".

ta

LUSH

Jrt

à

I'achcter. [*s

(4 AD)

En 1985, COCTEAU TWINS I'avantage

avait

de ne pas avoir dans

son

voisinage musical de concurrÊnts directs. Seuls à combiner avec autant de bonheur

vers

mélodie lyrique à une atmosphère mvstérieuse 'nèw-wave' bien de

la

circonstances, ils ont su ctÉer un univers

émotionnel terriblement pathétique. -mainstream' Six années

personnel,

plus lard,

la

pop-noise anglaise semblent

attacher un intérêt plus qu'évident à ce oue l'astrc tiède'Cocteau Twins' illumine

*t, \w

de toute sa clarté leur inspiration légèrement érodée. Pourquoi tourner autour du pot quand la réalité est si

w /Hæ\

criante? LUSH nous offre un maxi 4 litres attendrissant, délicat, ondoyant, mélodieux et enchanteur à se passer en r€gardant, par exemple, I'image somptueuse d'un

SA

n

couclier de soleil sur un lac aux r€{lets rougeâtres

Ë? Bv(

tul V

s'apercevoir du travail de décalque réalisé

pai Miti et s€s copains. Enfin, ce disque

ne risquem pas de vous donner la nausée, et puiÀ de toute façon il est bel et bien avalisé,., Son producteur se nomme Robin Guthrie.

Alien / Skulls

début ni

fin,

SONIC YOUTII

une

instrumentation minimaliste et déroutante, des maladresses dont on ne sait pas si elles sont voulues ou pas... [æs chanions sont psychédéliques et ionorifioues Alien avec un son flottant et

musiciens chez les BUILDERS, un?

zéro2....

V/

,ffi Ub

J

*tt È<

\t/ tq0

\àrq3

g.$

n w(

"Bad mood' (?)

Ediré sous le mêtne fornrat que le bootleg de MUDHONEY (voir H.S f6)' ce double 45 rours de SONIC YottTH suryrend! Enreeistré en 83 (en Suède), les 5 titres o.oo6#. sont bien sûr plus expérimentaux àui ."ux d'auiourd'hul. Si Ùous flashez sr l'éooque "'Kill vr. idols", ce disque tou. eit âestiné. C''est véritablement un

MANZAREK. Au faii cet espèce d'ovni sonic vient de Nouvelle-Zélande. Ah! ça exolioue lout alors. BILL DIREEN a

d'âittéurs invi(é quelques copains à jouer de I'orgue et dê la batterie (le génial CHRIS KNOX et MALCOM GRANT balteur des BATS). ce qui me turlupine un peu car vu le bnrit qui sort de ce disque bn se demande cdmbien il Y a de

&

fr?

Bizarre bizarre ce petit 45 tours ! Deux chansons qui arrivent de nulle part, curieusement construiles, sans véritable

sft;r/s ;vec un orgue à la RAY

m

lout 9n savourant une douce

infusion orientale. Quatre morreaux derrière chacun desquels il est si facile de

BILL DIREEN & TIIE BUILDERS

ti-

ï

"Black spring"

pas

/fl{

-\

qff

irouver, n'hésitez pas

(Hecuba)

SKIN YARD/LOVESLUG

couvertures

m

originales. Pas un seul numéro de Hyacinth Story n'échaooera à un'oirate'de notre lrio exSub Pdrj. Pour I'initant inédits, les 3 titres

TERMINAL

I'audible ne sera que meilleur (oul'l).

version concen 'psychoriflepowerhypnotized'. Bien Iourdingue, la basse donne une tenue

,--'-

aussi une caricature des

persistent et confiment NIRVANA dans sa nouvelle direction,

verte derrière vous, votre retour

lcs 2 dernièrcs pctilcs merucillcs du groupù sorlies à quelques j(rurs d'intervalle. A comnrencer par "Super

(rv

m

car ôn la tmuve sur le "Tribute to V.U" (vol.l). C'est une bien belle balade, un exercice que NIRVANA devrait exploiter Dlus souvent. Bien entendu, histoire de bien enfoncer le couteau, la pochette est

Les privilégiés qui avaient cu la chancc - ô combicn considérable - de faire main hassc sur i'un des 750 vingt einq ùenlinlètres "Supcr 45" ne se scronl ccrtainL'ment pas làits prier pour acqujrir

gl

\)

comes Une interpréhtion qui ne nous est pas inconnue

s'égarer .dans cet univers torturé, preiez une bombe lacrimo et laissez une iraînée

"Supcr elcctric " "Stunning dcbul alburn" (Duophonic)

.r^*.

NIRVANA reprenant nHere she

now" du même VELVEI.

la

de ci '1"

7" est ni plus ni

CHEESECAKE. Fait? Pour

STEREOI-AB

surprenant?

I'autrc face de ce 45 tours on retrouve

étudié pour lutter contre la ôomosion. læs spécialistes du bruit vont sauter au plafond pour ne plus en redescendre. A q-uoi est dt ce phénomène? Tout simplemént -Melissa à la monstnrosité de la voix de qui prend un malin plaisir à hurler comme une folle sur une ryùmique indus' saturée - le lancé d'un missile à côté. c'est du sâteau mou! - Imaginez Lydia Lunch

du monlùnt.

si

esl-ce d'ailleurs encore

prendre ce titre au premier degré. C'est un âmuse-gueule bien fun, sans prélention; une gmnde farce en quelque sorte. Sur

(Glitterhouse)

pcu nos enceintcs des (endanccs bruitistes

.\,U

-

MELVINS montre pour la première fois qu'il peut faire aussi de l'expérimental 'àgglirigué'. Evidemmenl, il né faut pas

la

DRUNKS WITH GUNS 'Zombie"

lblk et country. Ce disque apportc unù fraîcheur bienfaisante en décressant un

'.(a

On Deut s'atl€ndre à tout avec nos amis améhcains, mais alors ça! MELVINS, rio de hard-core lourd, huilé à la sauce 70's, qui reprend "Venus in furs" du VELVET, c'est quand même plus original que venant de Taii Girl ou Houæ Of love, n'est-ce pas? l-e résultat ne manque pas d'étonner ôar surement enregistré en une seule prise

plus honnête qui évoque plus ou moins exolicitement sa relation amoureuse avec soir ex-girlfriend, en photo noir et blanc sur la pochette. Que dire de plus?... WHITE TOWN un grcupe pop colme on ne veut plus en fairè! f: lutte continuera nour faiie connaître au monde entier ce lroupe admirable. même dans I'ombre.

il norrs olfrc cinq lirrcs nragnifiques. Les nrélodies sont bellcs. lc son clair, la voix partàitcr)rcnt nraîtrisic. lcs compositions à mi chcmin entrù pop,

*J,

(?)

chanson réconfort!nte Dour vos douceâtres soiÉes d'hiver, complètement décalée par rapport aux sons apprêlés de cerlains erbirpes dits 'indie". En face B, même ftgaf pour le choix personnel de Jyoti vers

bâssistù.

:k

"The triple platinium EP"

voix susunante de Jyoti et de quelques chæurs discrets. Le tout forme une

Shoot

1

MRVANA

disques indépendante en Amérique, est la première

à s'intéresser de pÈs à ce groupe anglais hors des réseaux de mode qu'est WHITE TOWN. I€ résultat de cette confiance vient de se concrétiser par la sortie de ce 45 tours, 2 titres "Catherine" et 'All she said", le second single du groupe de Jyoti,

filets de synthé éntêtants, appuyés par

(Flying nun)

PARASOL, maison de

aubade entmînante et emPlie d'enthousiasme grâce à de minuscules

lance-flammes sonique, atteignant un stade de danger et d'urgence qui peut faire frémir à la seule pensée de I'imminence d'un album. I-a police au boulot! Va vous falloir surveiller

t)RtBtlt-INGS t)AR't's

(Communion label)

heureux de savoir sbn auditoire plus large

le

5i-'-er la venue des sorties prochaines. ,i \\) quoi... 'r\'\'tt< :!Y-$,

@arasol)

she said'

désormais (du moins, on lui souhaite de tout coeur). I-a face A est une agréable

surchauffée, jusqu'à en exploser le mercure, voilà à quel petit jeu se livrenl nos mercenaires. Ils nous agressent linéralement les oreilles comme s'ils

venaient d'inventer

THE MELVINS &BIJZZO / NIRVANA 'Venus in furs/Here she comes now"

'All

11N,

\#r

WIIITE TOWN

IItg

comolément sonore intéressnt du CD "Soâic death' et de "Confusion is sex'. De olus le son est convenable, les 2

aiior'ï.t

couleur, et la pochette très

joliê. t: "n totale en quelque sorte.

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19|"*'"u:

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lcs STRANCE LOVE s,rnt Jùu\ qui .'nt

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:îtr:',$i:l*i'i:"lll"*Ë,$ï:':,:*i TEENS sont à eux æuls Plus ioi! PAIN

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nous déçoit pas.

!?'*l{,}i,T'J.'ii:.#:ï"*:ril"ïxî'E:

€|1f"'"-Ë"l;[""ffitiîifii;;i:"5 quelques 8 I'autre minutes;

I'instrumenrar

I m*.*# ^ g d3:trP#.:'î#Fjittfi$d*i i{ sons

sous les cosmioues eivrés, que spots àe la-piste dè dànse!- Décidément'

a4 'ififfffii' d d ù^ ar,*r,1";,iË*i****"-rr.'* g \O/ 4f, rf]r

pour les "turl"." premÈrs'""'*"'iii.,.l;t$lÏ,Ë:.$

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ONE" UNL'-

où nous avons rrmpres''ili*il"""l

1,î'-rË*#t"ï{itrl"mr*i dipéés. Du coup, c'est sns complète;ent dieéés. cômnlèremenr

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moments plus calmes. t-es idées fusent

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qui oiri Êiclent ni"l"rt dans dâns tous les sens. Un rt-a A ^

dnsembred'unequaritéexceptionne'er

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I €; u4#,*Ë -ç"#,îÏi,#i-{É; i{É dâiiit":'"i*:h'*'n*$Ï"'"i:**t€!!**i.'ï'$**;i-*Hi'fuiÏii*d ù ilti*iti:ffi*i:'i d mi*i*g,**';*ç'ç e *:ir;,i'itr';,p,îîï: I irvr=

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r;i^Er - :*:s+;s t*

retrouver, sinon le reste est

iiffi,:J:J;"if:i"Jf'#f,B""tÈT3*t*

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:.îlJ:iïi",B'"il^{i'i,Tffi morceau potâble. f ;liï*n$._:,,J."tr AGAIN" ça tombe bien c'est tr$ftg"Tp"

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: également pour spporler un

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Ë+t#i+Ë# {F+++d e *çq;ih:{iffi,;ti$Ïi+ï# €,9ç-ixt$-kti,*.*A:sj € € r € *Ëgl*cîï*::*:#*i:r dv n'est wo.rosn "'"**,iËfiï,H -

solllclle (oes ruLc

#Ë;"ir,",,

cfl'orts' c'est écompenæ à r'.;*iuirtifl,.${li"ïtd}:f bonne' tranche de pop-punk vitaminée' nos

à.dirc. une

[iùi#rï;ffi*:fl;'*ffi

a

;;i ;i"; ;;" """*'Ë?"!'r.io'niï;; , ajouær, si.ce f*it";,'Hh;!îI;: vra d re'""

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iidî',,ï-,^;çi[:h:ï+";.."r ï*,+Ë-'*-EliilJil:"tilfr"virus i.J;;i";; ;;."i ford.oyiât"

s'exécutant merveilleurement

gue le

sus I'action

diËJq"5';:îiq*Ëi:i$i''i; e*1[il]i",ï-:ËffiEËixu'.,;'';5d

"'fti:irf,'

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€ fiiffii*,,ffi*11;{fi",-iï 6 Ë#Ë'r'::i,fiif:1-ffi{,l: € 5; diiÊ.":ïïi5:ttrîili."ï"1'ç € € €ig;;ïï:irâ*$:ili.ffi-$;F1:,jd, d;ïï'"*Ëi*i""i'""',fi4*:'$çd d 'æ-rï:.l.ri$ftï g d, iËj;:,ïtki;,iilXli:f*ifftËt € [lîçqi4;',".*tiliËi-',iff,.,];gd ;îi'lii'J[i:r 6; s !i$*l;ii$,ii';gi.'ffi € [ïï:ï'.Ë"ïF'5]:]- t4 o ru$t-sç;:ti*.;;dïl=i e déliquercence (...).

bonne narionale,

VALENTINE

"il"friu,i"'1,

"fr"î",il,11

dans c.e format, le

Ë!Ë*;'ïi'ixfiËffi*i1,,ffi

cDrurrsr" trË,".hït';H;{:tri'r#*t"Tlt*

v

Pas trop I

d'amoureuxl'. une disorde

pied!).et

i;,;i';;i; ;;li;;;lt

q=Èi

d ;i#;,ç-,,':g",:"1ffi;çfltî$ d e n*tti**l;jtfîi,l d q';.iltrffi,îffi

if''[,m,":,

d t* i l*ïhi*rTi#,1;,:":+'f,if [-*ir*çtt*;i*'^iffs:

$1ii$F$$$,,ïqtffid

I:l1Er'u I * Ë= roiË$$.$ff;çs'Ïig$hfi Ë q iïfi*ffi dl ffi Is

."r{"m"nr par-l'ex'pression d'une

cenaine

*d*lftib*;Ë;i*ifï*i',r.i.,t *ii+çit:jr"{iii:v*rÈT:"Tnii -

été enÉndu.

€ t4d d'^îi#.:î''^

[i.:,,.i*

*fl!*i"'lç*;:1glffidr,":Ë,,[*.ffi."f1*-H,g$$d

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q rq revarler ,Ëii.:;,'' ti*uffiijfi$'iïïffi f. rçPUrEz-YUsr

aii si comme moi vous "Ililf*:l *ï:Ë*+tr*'}r"h,'î"fËi5

g|

t .oniinu""tàno,"e'uoyei"'ic",tunt.d"-iEEffii-VÂ5Ër-westtfBigrc'leurpendant.âctuel I

d il$i*i,*nfi-

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sru*uffiËiwisHH$À=ffiË i: ; J#F-î'Tli''.€ : C, g|, Q4 -;$îllniËt*lfki:'}r:'iiiÏrfri;'ffiffi:'nËiffir'e d € d -4".,ffi'**r;l*î;Ë.'çffi€ iïtrii.; ÏSnÏ;i * € T;::

""1'RflË:',ûi:"in'Ïl; $*+i*"1,'+t,l"Tf'l,uli':.t

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"o*i"u*rr,$g#k"u" (Ringers

Lactate)

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#;ïlnoi:T.o,"ijto"1,!.,,Ji,,,iiTé

d

i:*:f}$l;F.'c"...:a*i!ff";}mrf

ORANGE

lr:::lr'"i,"*Eïilîifili'*,'*lËl

"nnerrroÀrtr",'innies" "o.

et DR JANEI, ce petit label

,

réalisation.

Et ce n'est ceflâinement pas

is[*';*u..",i."':ll;r*son

.

propre

paul"), et que la pochette du disque 9tt ,-_-A

f."ti?":'.#"','Êdfi*H5ti i,#i".:lihj'l*:',ljl,;i;;'Tg éclecrique et des titrcs aussi évoca-teurs Dour levèr l'âncre. ll me surprcndmit que #fosiî:,'kiiyi,tjffi;'3ri,';;1

34€t4€dd€t*€€

nïnx;t':,';iimb'urgneprenneo"'

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û+ o9 cllILD cr,ira ep -;"h-Fl;o

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ffiffiffiffiffiffiffiç+(fl LAUGIIING \:

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THE wALKABours 'when the deep water gæs' (sub Pop)

,""i"*tfiftË"ô,u+Ë"

Li

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^lïY v ! L" club SUB PoP va fairc des envieux 'V\ v- "";6.?1i,ï restés chei sub Pop. læus 3 merveilleux oersomalités multioles er dissemblable.. albums sortis à ce .;our ont Prouve svec a ious comositeum' et intemrères. Cela .(1 avec la sortie (oour iuin-iuillet 9l) de ce ".il"'-;;*;; qu'il était iout à, f"'l p,-...:.'!1"-,* V ,tà,''ir.-.i"ifJ iï;';'s3'ôd-;;;*prâi* .-t .2V propos ."Ë""à"-îi-'-r"i' concilier les t'ormes les plus tmdrtromelles est en Ce bcl obîet donc fulur"collector. . \ ,' schizoohrénioues oui ont malsé tout une .47 4 -J"" ' ' ,1 ;;i#";;iifi#' p a" tott américain aux courants ombrageux A ;;'.;p.* a ;; ';;;?;ï;ft,-'i; ffi i""ii'-"î""'.;ô;iJ;; groupcs chers e no. .o-.r^', qui ,17 " d'une--musique.'feed-back' actuelle, froide tmme de Know it's alipht est une mélodie ^ (bref, néo ,4J à la BATS ou CÙEAN -pir-iË""i[à-h i;à y

''V' /-4 l;r"la"i-*j'"'"r"uî" ildf-ïâ*irÀie' iepaNsse, qui VV périodiquement monte et æ ærminl dans ni"g; : irnl gar!;arisme.r*ig. .\ ) I noticed donne dani le"t.ut"*, resisrrc âe rrfg !il 'v t'{.îÇÇi9i"'ù'"'"*' , , i.,iff,i;iî";;;;'"';€;il;;J,î l'.natomie d'une fille

I titre d'Alice Coopér. ! v\ u r-zz. ô' reïiàuui-;i. ir '1

ieprjnnunt chacun ép'oque chaude

ou. tiède lrnrs lmnsptranr-

#"

o emotroo'

"v15.r" the. deep water goes".*poT._:Y.f

vôuirD.;puuti" lesmêmesf-old"T".:l!:""!_':l1Y:-'l:T: 4/;itiftt;GuisoNic \,/ morceaux' sans Pourta-nt benencrer se V\ aninral #9"-çar LAUGHING HYENAS. d

H

ra ' archirectu-re' Moins complexe' et rir-..1,e;; {.4 - SÉqrtol.-s]"lillu'glr^!i1=-y 1ême ce morceau par là même plus-Sccessible, tHg,sg'nlnlonrni sout-si er "Unîer fu butte à mes oreilles zur un classicisme wheels" (par cuMBÀLLi.-u"; J;. '". ^! fl( . les". plus.. ;,1-'p-.f!"-"1-.;--.9..1 ê o:ïlJ"li;ir3i;,!'"1,f"t i"ïli.?i?i - u"'..ion VJ interprétée par les LAUGIIING HYENAS v col

f!

'v-/ 111;f,gs I noticed about her ... long kgs ... suuues ie Natalie Merchant (de 10000 qui i'u,"u.Ëni a étuaier un registre plus fi blue cycs... etc ... He's so snsirive a le I ,/,,^, ',J ]*44NIAçS) et la présence d'un rock. délaissanr t"u, urtirnit- uïiiirtJ-"i -i" fnu.*n précédente, ] " ;ê;;';[.;-q;" ,p aPportent yry--élttl-" P*{Y: violoncelle o aiii*.i"ui. Cé qu'iir lont là sonne fort u a rnais comme c'est une fille qul chante, lâ //.];h"*;;;"i"ti"""--oaËi, mais iluelte efficaciré! Même fl majestueus à cene chansnt.jrott no" }A;;;-'f"ir ÉV.r"riiq"". /7 ;:;'JiïsÈïïiiAppËbinrë-"""" pi,. -- V1 iiÀil,-p."'-'soiiË'vôi-rm'ï"i-".". u r''-,."jgry-^,J:.. .l'h*i}de de avoir

"dun.

the a;h-e1 P9Y-i'j l:::t^i-l* des )P voix de Kim Gordon eoic\iiiËi., l.iq"tiil V '.i"Àntde I'lguane - 5 enregistré lors de æssions de I'album suggestive. Pocherte ltz inronâtions proches dc celles "caùract' (eur scond),.il en a le format: i rjiËi,ai i" .Ëi;r,'" .;;I;; i; p"i nupops fÉ fl i;;;;';;;ri -;"*-',ie. v une cavalcade légère, -folky, dans le plus "oii"g",'riii par Rebecca en , b g;nerurion.li. L"u. ;-i; ôRËi;'|i"'i"'-;"r* pur style du grcupe' l: B-side ne nous isueltcment rock crache des flanrmes. -f1t frii ;" irl'.-",ii -pl;id1 qri I-oye y Ë;;;;".-'il { ;;;.'i";;;.".'ii'f'F Æ . lj:^,:,",1^"0",]n.}"i,"ï'"*Ti"i:i,ii:l-",: ÏriAMER gHrLD a tout. poir-r. _ i.;;';;-:';";;é'; gll"nglion-.:,-._"]..j."_:t: î::':?L":l'*;l; dans r"-"iià"'."1.,i-Ë",i'.T-lr"i Ùii';"lb;-b?ô';"Ï;"'ài"; sorri chez 7\J Au ""i-J* 4 que sont THFSE P-AR'I'Y Homestead. V elle où se trouvenl les raclnes' lÀ- ex-BIRTHDAY o"iïf+Ëî,' " 'cHitfoN paraître à n'of*i* ('Big btack_'car" /17, r'dii"o".ioiji ÆA AA^ **l*i+: lS""t;i:i:'"'lxl m m Æ\ Æ\ ,q ém morccaux de ;g"jlj tbrr belre i:ir""'iïi:il.oii. Magnusson

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v\ .v\ êA 7 /-3 \ll7

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aussi sur une comPllatron nommage. Uay sans surprise pour les connaisseurs. mais 1\/ et une de NEIL LUCTE /.,/. { "Alex's wonderland') â7 nianmoiirs noi1 aepuu-u'â:i"i!iei. q""rt ":ù"rurVACARME ')1) Vox Ep' ;;;' ôùMiiÂLL.' iii 1,"".".."nil."; \,. IqUIG ("on,the Pql:.!-l:.-?"" bonn" B Darraqes P.drlrurs" qu ils adorent décidément beaucoup le {7 ' / / Danccteria) llithiumn/Danæieria) .A "'l:'l'11:::,1 i.'J':'o,i:Ii:'l3'::;lii"l#iï*'Ëni"Ï -;;."i.* ry É-:J:il',.3i:;î*.o'f;\ii$"'"ïî:?"x..i; jusqu'à la sort-ie dè leur-prochain album '"'/ Artcnrion. nd nous emballons ntr.N acréablernenr tuir. uu..'-."ii; /1 Ènruui"n"-n"u. {.on titre est "seavenger' et s parutron C"-;"*i;;i Æ O'";;à l" uÀus àisais que cc single'allait ft\4 est imminente)"' pop noise que la France \À Èi- i"ii".r... lV la mcirreur..nÀ.""r-*t*i.". a_ engcndré. C'esi bruyant, génialemenr. *{ (N\ ^.A ../. (b +\/\ é*. +A i"irà,se. ns onr 20 ans. Er irs g Vy R W Çy ÆA Uy ÆV É æ ffi ffi .,!, ir.sont.'àîi'i" complèlement en phase avec leur 'V

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K

é :tm::**:xtrr*:i'#*irn:r ffi

influences sont connues, DINOSAUR JR I 52 RIDE. mais elles ne choquent pas. læ .1 AA ' i ^,l ..|'l,nt.. en français. que I'on disceme z v diflicilemenl. est si touchant, sur les deux .'- f,s) '/ morceaux originaux du groupe. A noter g1, une reprise magnifique de Freak scene. !9 . '/ Magnilique cai elfe apporte quelque A ,, ,1 'Ë) chosc. Il y a auss.i un instrumenrlf quifa-i! ^ l\) penser aux meilleurs TEENAGE FAN . ./ CLUB sur The king. L: brèche esr gl\ -

ils soient aussi forls et laissent présagcr. lls est tèllèmcnt vital que ce 7 groupc explose. Vous comprenez. cela [J semble si dur à vous faire réagir. S'il vous v plaît. si vous aimez cc disqué. plutôt que tJ. l'cnregistrer à la radio, ou chez des amis. achetez le. Il faut les soulenir. z Sinon. ceile scène sera morre née. Et F) ,'. , alors. il ne lâudra pas venir se plaindre (./ . duns dcux ans. Ne ni'en verL\ Das à essaie ./V de contprendre si je ne parle pas. què sur scène.

vulnérables que ces quatre titres le

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énome et puissant. Bon d'accord, leurs I

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(Satyrday rec.)

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7-7 .12

*"

TIIE SATYRS 'Shmtins air'

L4

pop-songs

c'étÂit

à la

BEATLES/BYRDS,

THE LA'S en 90, TEENAGE FAN

4

CLUB en 9l...et pour 92 semit<e le tour de THE SATYRS? Pourquoi pas car leur -li premier maxi - qui est aussi le premier V disque de leur label - dédicacé par le fi

VERTIGO

THE OTHER TWO 'TastY ftsh' (Factory/Barclay)

Psn6snl oue Bernard Summer

w

"Rub" (Amphetamine RePtile)

Les rcvoilà sur nos platirtes nos gaillards

A \Z new-vorkais. foumisseurs et trailetlrs en ',1-j gwc:rnof{Ic "t que Perer Hook fait sa 'noisÉ' sraveleuse. pour la livraison d'un REVENGE côté basse-guitare rock, 7 prodige de balades pop parfumées 1^) simple { titres exhalant bon la chaleur du l'lutr€ moitié de NEW ORDER' Stephen li7 ')'v 'sixties'. C'est frais, entraînânt, tês v cl Gillian, compose des morceaux - - mondc urbain. Beaucoup plus abrupt et mélodique avec une petite touche à la pop, prs vraiment dans le ÉH binaire qu'à travers son précédent LP' Ét(j 'l ! synthétiquement /' vgp116fo i6v5 la jouè aujourd'hui THAT PE-IROL EMOTION. Rien de fif6 '#riês T.V ehslaiseg'. Nouveau cri de nouveau cenes, mais ces diables d'anglais 7i 'rock'n'roll suicide'. A ireine encienchi le leùr part, ce faux lmupe n'rppon€ en fair 1i nous rappellent sans cesse qu'ils restent \) 'play' que déià le disque s'arrôte. pas Àrand chos€ au chmilblik dance-cool -y définitivement maîtres dans l'art de pondre - ,cz 'miniinal rvec ce titr€ multiplié par 4, avec z rËllJmcnt' la raiidité et la foudre des un bon single. Allez, je reprrndrai bien un ne font mal. Si sur I'espace on compositions ffii chaoue fois un mix différent FX v-r d'un E.P ce tvDe de morceaux séduit, ' oas si . facilcment les w Ioerd VV petit cube de praline ou une pastille de églisæ. Qu'est{e que c'est bon! esoérons ou" iôu. l'album à v'inir les /.,/ Lonnes/miuvais€s (?) habitudes! Sympa à /i ritics seroni de ialibre identique à celui du condition de ne pas être trop exigeant. ljZ W .^ ^ contâct: Satyrdsy rccords, 93 cul"doriun y prévu pour pîemi{ opus. c'est à dire plus fouillés et 92. Peut€tre L'album est ,M A,/ ''' | , rcad, King's cmss, LONDON. l\ variés. Qu'on se le disel [p verrons-nous Àlos un peu plus clair... ;,

5)

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groupe lui-même derrière la pæhene 'psyché' - fun, n'est-ce pas? - est un petit

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SELECTION DE {5 TOT,JRS XPRESSWAY

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Ça marche plutôt bien pour nos

d'XPRESSWAY. Voila

qu'après

AVALANCHE en Ecos* ils s'associent à cinq labels américains: SILTBREEZE RECORDS, DRAG CrrY, FORCED EXPOSURE, FEEL GOOD ALL OVER

et AJAX

RECORDS (au catalogue

de

vente par correspondance bien fourni), Cette nouvelle me ravit particulièrement

lorsque

I'on connaît les

péæntions

limitées du label. Voici une présentation de six 45 tours.

ce 45 tours. Catapuh en face A

se

rapproche beaucoup de ce que nos deux compères ont fait avec leur groupe. C'est à dire une guitare stressante tès crade ûrasquant une voix pr€ssante et inquiète. l: face B The Jatc oJ the human carbine est nenement marqué de l'empreinte de Peter. On y retrouve sa façon calme de

chanter

et son piano, ses

mélodies

mélancoliques douces amères, Robbie assurant la partie guitare (très réussie) et

basse. BrÊf neltement plus agéable.

(AJAX RECORDS, P.O BOX 805293,

Chicago, IL 60680-4114, USA)

ALASTAIR GALBRAITH est lui

membre des PLAGAL GRIND.

Il

aussi

nous

présente cinq morceaux sur ce Gaudilight

EP qui tourne en fait en 33 tours.

Sa

le titre la plus accessible avec un joli violon, Warden tyr est le plus intéressant.

(SILTBREEZE RECORDS,

X53297

Philadelphia, PA 19105, USA)

DENISE ROUGIIAN eux, sont la moitié des 3D'S. Une fois de plus je me prosterne devant ce David Mitchell. Je me demande vmiment

d'oùr il sort ce son de guitare enrtrumé et ce goût des petites mélodies speedées et

déglingués. Trois chansons sur ce disque. Crey funnel ûne chantée par Denise est une espèce d'hymne au recueillement pour

marins tristes. I,a guitare distordue et bruyante de David sur la voix de Denise laisse une étmnge impression. Dead dog une

ffi lircl

d'espace, de temps et de souffle. Géant! CXPRESSWAY, P.O BOX 85, Port Chalmers, Otago, NEW ZEALAND)

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I-es TERMINALS vont

manquer

bien du mal à reconnaîtrc les TERMINAIJ sur Do the vord en face A. [æ son est tès garage, la chanson très nerveuse, un peu comme l'ensemble de la

cassette

live. lls I'ont sûrement enregistrée

un jour d'omge. Sur I'autre face on retourne en temain balisé avec une chanson dont le titre évoque parfaitement

le

contenu: Deadly tango.

La voix

de Stephen Cogle et le son des guitares y sont beaucoup plus reconnaisubles même si la

Petit malaise. ce vinvl toume-t-il en 33 ou 45 toure? Un non initié n'y verra que du

/ LJ(

lrti

hear the

devil cqlling me est un 45

l'album.

feu mais pour avoir pratiqué un peu le groupe de Bnrce Russell j'opte pour le 33.

Deuxième sortie vynilique

s€

fondent

en une

même

pour

ce

sensibilité

intimiste à la 4AD (période 84-86) pour culminer vers les sommets d'une beauté

mélancolique

- plusieurs instruments

clessioues æ côtoient - démesurément touchinte. Deux titres ('Wings of desire ' et "Yesterday, today & tomorrow") sont empnrntés au premier altrum avec une orchestraton remaniée. C'est une véritable

s9.nt qu'ils * gombre au profit d'une note plus

tours

débarrassent peu à peu d'un cerlâin espril

il toume en 33 toure (c'est malin). Mais surtout parce que

lumineuse comme I'inédit "Guns against

chaque face contient six morceaux de musique mis bout à bout tel un collage dadaiste. Iæ résultat est surprenant. Nous

stones', plein d'entrain. Ici, les rythmes ont perdu de leur martèlement, gagnant davahtage en jovialité et maître lvo aurait d'ailleurs bon nez de tomber sur cette

glissons vers un ailleurs aux rites étranges, violents et calmes à la fois. L'atmosphère qui se dégage est envoûtante et belle. [€s

Gainsbourg ('La ballade de Nelson') est une perle cristalline de 2 minutes à

passionnant. D'abord

12 morceaux sont parfois si différents et pourtant I'ensemble est si cohérent (a

force du disque). Chacun semble avoir été extmit de chansons des douze participants. -magnifiques

Mis préférés sont les mélodies de PETER JEFFERIES et de DAVID MITCHELL et I'atmosphère

production fragile et subtile. I.a reprise de découvrir de toute urgence!

/'---,--€.

/l , \-+-

(tr<l

te

TERIYAKI ASTHMA "Vol.

étrange creé par deux groupes inconnus: OLLA et DADAMAH. Alors laissez vous

tenter

par l'expérience. (DRAG CITY,

P.O BOX 476861, Chicago, usA)

lL

60647,

I-V'

(ClZ rec.)

Livré dans une pochette 'e].tra-kitch' à en faire pâlir n'impôrte quel combo métalleux F.M (un cheveulu nu - le kiki caché! embrassant sa guitre électrique), ce double

album compile leg 5 singles de la collection du même nom. Des 45 tours pour la plupart épuisés, proposant des

C/Z

morceâux inédits demandés par

En voici la lisæ: ALICE DONUT, AMORPHOUS HEAD, BABES américain.

Captain's log (Waterfrcnt)

1969 it's mother year Jor me and You, another year with nuthin' to do.22 ans olus tard les enfants des STOOGES ont

viennent des

éi

antipodes,

TUMBLEWEED, anciennement PROTON ENERGY PlLlJ, dont le principal mérite était d'avoir réussi à enrôler dieu le père

I-

Mascis oour oroduirc un excellent

single

lzss'rhu Î

Spcnd) en 1989. Pour

fois ils se débôuillent presqu'aussi bien en se faisant produire par Jack Endino et Mark Arm. Deux chanmm

cetae

brillantes, de la power pop mélodique à la HARD ONS accouplé à la Seattlc grunge donnent... une copie carbone du premier album l!X9 des STOOGES. Ceux qui connaissent déjà l'original verseront une petite larme en se racont-ant des souvenirs

d'anciens combatlsnts, pour les autres c'est la découverte du saèé Graal, le son Detroit du début des années 70 : une paire de claques sonores dans la gueule et du wah-wah dans les oreilles.

IN TOYLAND, COFFIN BREAK, DICKLESS, FRIFITTMG, GAS ACRE, HUFFER, GOD'S HULLABALOO, ICKY JOEY, JONESTO\TN, L7, MY NAME, HELIOS CREED, DADDY HATE BOX,

NIRVANA, PITBULL

une partie du meilleur filon américain

rock-core. Quant

essentiel

vaguelettes de guitares 'noisy', dans le droit rivage pop anglais actuel. De futurs concurrents de RIDE en quelque softe.

D'aimables garçons qui montrent ici 2 facettes de leur bagage: 2 morceaux rapides pour 2 ballades. Nous opterons pour le côté tonique du groupe car les iitres lents sonnent plus anecdotiques. Au

totzl 5O% d'intéÉt. Pas mal pour début, mais insuffisant pour

A suivre.

un se faire une

comme

francs (soit envimn

bières!) vous

n'avez que des titres collectors. De plus, vous pourrez repérer quelques nouveaux lrlents... D'ailleurs nos enquêteum sont déjà sur place pour traquer un peu d'info sur ces futurs poulains. Après absorption d'une telle dose de bons riffs de guitares, je ne peux vous souhaiter qu'une bonne

au

prochain

banquet.

MC 9OO FT JESUS 'Killer inside me'

ce jeune trio londonien

I'aptitude à pondre de bien gentilles mélodies étayées par de tmnquilles

bonne opinion.

de cette compil' car

souvent, les morçeaux délivés ne sonl. pas choisis parmi les meilleurs du Épertoire de chaque groupe. On retiendra donc plus le bon geste envers le label et les fans que toule autrc considération. L'acquisition reste néanmoins utile car pour envimn 120

essentiel, mais accordons

à

lux autres, c'est

I'occasion rêvée de découvrir un inédit ou une version remaniée d'un titre péalablement enregistré. C'est là l'attrait

C'est sur le même label que MOOSE que les inoffensifs REVOLVER - les mains en l'air, files-moi tes sucettes - signent leur premier maxi. "Heaven sent ân angel" est néanmoins

BABYSITTER,

PORN ORCHARD, VEXED et YEAST (ouf!). En fait une bonne entée en la mrtière pour ceux qui veulent connaître

digestion... rtndez-vous

REVOLVER "Heaven sent an angel' (Hut recordings)

loin d'être

au

gratin du rock 'hard<ore' ou 'noise'

TI.JMBLEWEED

certâinement

cassette live Drsaase (enregistrée entre décembre 89 et septembre 90) contenant pas mal d'inédits et puis ce 45 tours. On a

(Single KO)

ré_ussite lorsqu'-on

I

[-a compilation XPRESSWAY

sortir un album bientôt. Les indices qui me permettent une telle affirmation: une

)1rt

IFil (td) tv ) t+r I

et maluine de

production est quasi inexistante. Vivement

I

I

exaltante

lrt.l (iqil

I

æculte de quelque société secête de NZ?

irmndi. ils sont de tous les horizons, ceux-

DAVID MITCIIELL &

,t1t[

L

cérémonie

Ce titre minimaliste commence comme une messe orientale jusqu'à ce qu'une voix de monstrÊ ténébreux surgisæ. Il faudra que je me penche sérieusement sur le cas de ce groupe. (SILTBREEZE

ct un

chanson de ne vis quel pays exotique avec son espèce de cithare et s batterie tam^-tamisante. Dogs esl urgente . et enteknte, avec loujours cette lmpressron

lr,l

seraiçil le piratage d'une

læs chansons hésitent souvent entre une pop mélodique et un style plus expérimental. C'est assez déstabilisant. Une certaine lenteur romntisme latent enveloppent les chansons qui se terminent parfois en catastrophe. As in a blend.er est

[;1

L'tti

confidentiel trio fmnçais. Les 5 morceaux

une impression d'improviution.

fait penær à lr-.1 in Pon Chalmers je

Gil

vos enceintes. [-es guitares hyper aiguisées plaircnt à tous les cinglés. Bonc en face B

de plaiunterie, Ia torture continue avec ces deux tiues. Hell is now love esf, comme un raid de kamikazes bridés sur

musique est assez difficile d'accès car il utilise des structures inhabituelles donnant

ffiiil

t*.

RISE & FALL OF A DECADE "Rise & Fall of a Decade EP"

RECORDS)

&

ROBBIE MUIR sont la moitié de PLAGAL GRIND, groupe pop expérimental de Dunedin. Je m'attendais donc à tout avant l'écoute de PETER JEFTERIES

f/ V\

-litt

amis

En tout cas plus underground que le DEAD C t'es les CASSE-PIEDS. Trêve

@IAS/Nettwerk)

Sampling mus effets de diarrlrée mp répétitive, les rythmes accélérés de MC

900... nous entraînent immédiatement dans un paysage rcnore peuplé de 'faux' cuivres avenantr, tès prenant8! Ce duo américain, roi dcs clubs ct des sunlights eoniques cst une évélation au coeur de la dancà-music. Entraîmnts (avec une basse

4 mix de "Killer radiomc' ne baiesent pts

sonnant 'Msnchester'), les

d'inænsité. Alors laissez votre esprit libre I ces sns de la nuit...

d'eccès

ffib

* R q


d h YI

DANIEL.IOIINSTON & YO LA TENGO

'Speeding motorcYcle' iSingles OnlY l:bel.l

r5

fâ =

d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d d ,,d d d d d d

Eh bien les voilà ces fameuses chansons

Jont on vous parlail dans le nrécédent. D'ab<jrd le

numéro classique Speeding

enregistré Dour un show d'une intortcle radio 'New-Yorlaise.- En fail DANIEL I'intemrèle oar téléphone depuis chez lui alors ' oue ' Yo LA TENGO fournit I'instrunientation sur le plateau de la radio. læ résultat est étonnant. On a

I'imoression oue DANIEL chante depuis la station orbiiale Apollo en ayant bien du mal à se svnchrôniser avec YO LA TENGO. Sur-l'autre face il nous présente une version live presque inaudible d'une de ses nouvelles chansons Do you reallv love nte. On se croirait plus à Woodstock qu'à Austin oir elle a été enregistrée Nous tinons ici le 45 tours le plus incroyable de l'année.

DÀISY CHAINSAW "Love sick pleasure" (Deva rec.)

Vous êtes assoiffés de 'noise'? Et bien ce

ï:i."';ï.":l::3,"""s"* o""iT;l' oHîi."ff i pemettra lookée 'dreadlock', vous Îé1',ïJ.ï1, ;"î,.lil':"'à:;" rracrion exolosive

.:ïîs.'';;:;

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â/ â/

d d d d d d d d d d d d d d d d

td Jï / L: t

#'iï.'{*,à

d'inslnrments

1""1'"ï:

;",:

"' déglingué. du plus pur filon british

chronique coune, comme leurs compos...

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GALLON DRI.JNK "Some fools mess" (Clawfist)

titre phare du maxi est donc rss€z surprcnant à écouter. A l'heure où les techniques de *udio tendent vers une

sophistication galopante (et le son CD?), GALLON DRUNK privilégic la facctæ

Étm, en épurant au maximum, nohmment mus la tuælle d'un orgue sixties qui vous balance un de ces r;nhmes qui a viæ fait de vous trotter dans la tête. On ge laisse ainsi entraîner par la grâce langoureuse des DRUNK. Ce single est le plus abouti du grcupe, La pochetre pop @ canards

genre Saturnin sur une moto) apporte une

note humoriste exquise I ce vinyl. Un whisky, une bougie, une lable recouverte d'une nappe en satin (ou en soie!) et vous voilà fin pÉts à céer l'ambiance du

_ "tt9z . _tgyg. Iæ...tpectre BIRTHDAY PARTY va séviiirr...

poséde plus suftisamment

4

d

irréorcchable.

-

d

rsl:s**'*&Ëï,""*T:.*1"*û::lj:

-

Un3

SÉACEM...aùh, SPIRITUALIZEp!

d'hiver. froide

-

^

dé-chirante

de Steohen- mélodies nlus

j:Tili*ï,

Pul,1ï"î"131î.î,.0;.1".î'.'"ï

ienreurcz probablenienr pas. Avec

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irissonnanæ! Avec lason

.'r.,'*[îJi!îi: ":St;";!i: -f -f

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les plains. Venez par là.

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[i:ïïi:ï i:"ï"à"'.ï,ff î""'i:"$.'.iï d-probablment iamais, alôrs, à quoi bon ? commè

â comme

DRTVEBLTND ]-*rn".g,"INq:

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Hï:ilî:iyJ hT:'.,' l,:] É il"È,of n'oublierais certainemÈnl pas deux autres 3ïff ':ï.i*'Ï::":I! r:"J:::^''té!:,it: :i

CLUB.

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îî.i"".. il"lXo,iiiî"',ïlïlln â u,i prcmier" VELVET

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olus l6in, dans I'ionosPhè

,o,"o,I!l,T2,tà,,"

-

ff .lXJ':î,rS.#fji -î{ une vraie chanson. Firebell ringinp. avec

ïi. *'"ïoà' _ penser '

,

/

3:"1#;,:yîî,n'î*"i;1""';;Hili'.1 et ensoleillée. "Sway" va

mûrs

i,l".iJ;1",:'rlg$i,à

d

"liiru r ïfi ,-'rïni leur.qualnem lE mois ce firaxl est"i;,"1 '*".",*lt " .:#*J.'*:",""" ffiîl Mélodie douce et

it+,,u| qu'en

plus appliqués'

-

fi d f *: ::'":'*' :f*i::Tiîi*W' de_rcssources

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d

l*ïif :3:",:", Jiiij;i1"*' i i'ff,Ëid

I

_ issue de goûts prcnoncés pour la noisy-

d

ka

,

llfinln'lif $:",11;"*l'"'," ;:#;l/ synthèse qui, pour un premier simple, Pierre, parfois lunatique. interpelle,

avec

4 . lif dlf"iT:\,$:l;:,;;,i*,gl;:,'l','n iâX,,.f'-'"Y?bu, nP#Tu"..iâ[?f,i; -j -al partaire motorcycle est a

l"Xî'.I".,T:'i:.'il3TËi: Jii'oj,'li"io;

vivanls. Qui ont influencé TEENAGE -<< connus. hein liein ? Speeding

i;'""é.1i;::'d:"oiiT"l;ii"i,"ilil':,.:3;i:

d

temps en temps en renfon pour prévu courant e2

i:il'tg:'n;lrlrbum

Ëtrl-i""frrur,"."ni,f+*#riui** sont des reprises, respec

[Ê.Sh:jl,î:$fi ;i-#q i,t,Xrï,i*^it " "" tJï';". ".T,i:,ii mais oroblème de oersonnel t.ï"i"î_".i.

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d d a; q,;i*:*.*ti*t,^"y,:i, * Biria*rytËu,u"xiÏ'+ffi d 4* d l*'i*lr* +i*l ;i'L+**l * -/ nt;l'É;:#Ji;i*kïËtrffi !. d ft:lf**"i'çç,i;** "*tl:i:ii r -a'r ml;l -{ irff:îtri 4 æ "î5;,",* i) * i1x,rfii- îïi,pËË$ji l;H -â' d 4{ :*î:ï:. i^,\"^"àiî,ip;lil::"#: æ i:ni:::,#itç; "ï:ry""tiï$ d d ff,lii,i.rlî"*:*:ïÏ':É'l;:{'iiiagw.T.:i,#r:x',!,':*':;ii:37y,f:td d ";*f jFd."**m${*r+i1i1id"#"ïii":ïj:El,ïl.nrqy::;:a * d d F:dïJîr"i,i'sf $ffi""iriidi d d ru*#*ç*rliÇ:ï**ln i: t '-d venus se'joindrJ

"."""i-"* g:ll;"1t"Ël'""".*3'fi3"Ë

d

fii*i"t j:!i'i:"Ëi?"#T iflTË.1" i,z:, Ë:T:riil,È:i".!S.{Ui:;A"iui!î

ià;+

'Some fæls mess' confirme GALLON DRUNK dans un style gamge 60's pour le son, augmenté d'une pointe de souflle! Le

ggu1re

Ie n'ai qu'un seul reproche à adresser à a grcupe: quand vs-t-il enlln se decloer"?

r-"s étoires scintinent

€ \-V

d.#ii{fflïï:i#rH"#ïT*":î.ii]{"-d, plus ? Duo de voix ?

(Dedicated)

r*i,",i;,:'

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. -d/2 i:ii;ru*itfiçiz/i1,',,i:Ëiirïill$";a#[î;n]r:d -âr iiç*i+if Quel à". àuô"f.-"ni -

ïï;'.uiuii,lii'"â:i'ia ril3'il juste ce qu'il faut pour faire Ie poids face tT tiil"T; i""x î:î i' i i. "Yï ;."J:'-ù."i

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rvi"Èn,:Ivl::*;p:

hymne à Ia course de mot, cômme d'habitude au choer

fi*tt* meltre

r;xiru;";i:;*";r""'Ji:,ii.i; ... et de retoumcr

aussitôt

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l':::l:i:"Itft.!f;l"o''"fiTl,.f.arier

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4prttu\r**,ta,

Y

Malaise ! Le syndrome Wendy

James réponse est

sévit-il encore ? l définitivement non. Il s'agit d'une vraie

(Sub Pop)

poupée. vous savez. comme celles que I'on olfre aux enfan(s. el avec Iesquelles ils établissent un rapport parent-enfant à

GORILT-A "Gorilla" (Sub Pop;

l'image de leurs rapports avec

COME (Sub Pop)

qui devait ariver, arrive: les grosses pointurcs de Sub Pop quittent le iavire. Ce.

læs irréducribles MùDiTONEy

mélodies du départ sont préservées intactes à I'arivée. Une sens de la

seraient

mêmc en passe de signer sur une major,

c'est vous dire si les offres doivent être

alléchantes... Reste les DWARVES, qui loin d'être une locomotive n'en demeurént

N

pas moins une valeur sûre. Mais c,est -i:â-

peut-être là le hic, parce que les parutions de ccs accrocs du sexe ne sont plus depuis longtemps surprensntes. Ce nouieau singlc ne fait pas exception à la règle. Il

leurs

parents. c'esl à dire un oeil crevé ou un bras arraché pour chaque brimade et à chaque frustration. Ces nouveaux venus de la scène de Glasgow ont I'air d'avoir eu une enfance heureuse, et les belles

LAr

(ft

est ccrtes ptutô! bon, puissant et accrochcur, mais il a un tel Àoût de déià (fl1 Èntendu... A écouter quand-même plis cl\i( particulièrement

mélodie plutôt américaine,

comme

possèdent souvent les Ecossais, trois chansons pleines de grâce. avec la rythmique de BEAT HAPPENING mise en évidence, dopée par une guitare saturée et une voix retenue et appliquée. On pense

parfois à leurs compatriotes TEENAGE FAN CLUB pour le côté frais juvénilc. Trois petits bonheurs. Everyrhing bright 'cause you lu,n on nD, world.

s

la face'B où nos adeptes du punk-rock- s'en donnent à coeur joie avÈc dL's riffs saignants et des refràins

HELMET

'béton'Quant aux

"Unsung'

I de^rnièrcs parutions du singlc ctuD, sans ctre mauvalses. testrnt anL'cdoliques. Les CORILLAS (qui rcnrplaccnt à la dcrnière minute les

(Amphetamine RePtile)

Aorès avoir sorti les Peel sessions

de

Birss HoG (ex-PUSSY GALORE), Amphetamine le label de SURGERY,

fabulcux ACTION SWINGER) puisenr à to^ut va dans le punk anglais des années /U. quùlque peu mâtiné de garage via I'orgue Fàrfisâ. Le rock oe ôOITIE esr plus posé, plus mature. La chanteuse a une bclle voix, les guitares sont incisives nrais bs rnorceaux ne décollent pas. On airncrril qilc ça cxplose. que ça bastonne un pcu plus. breI qu'un pcrit brin dc folic

V

TAR, HALo oF FLIES Écidive avec les enregistremenls BBC d'HELMET. Dès les prern-ières notes, l'on est lout de suite sisi par la lourdeur, la puisunce du son. La violence est là, mais 8ug8éé€, contenue, dense. un Deu comme svait le fairc BIG BLACK. fieUt4gf est amivé à marurité.

charisme d'un grand groupe. Reste plus qu'à attendre que les majors vampiriser Seattle! fâim de âient

Ils ont le

passc par là.

psp.irons que cela sera nticux la prochainc lols. parcc quc nous sonrnrcs hien loin des prcnricrs_ ._inglcs qui ont fait ric Sub Pop un dcs Iahcls lcs plus intércssant dc là

scènc U.S indépendantc.

id

it

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DWARVES "Lucky ronight"

',

{ {

/.'\

DOC'I'OR PIIII]ES 'Hazy lazy hologram'

" t.{oË"jr'sil"iii"' (-50 Seel Strcet)

\\i//

N WIII'I'E OUT 'You turn on nry world'

PT]RSPEX

(Sunflower) Sur Ia poehcttc une poupje peroxydJe à la rnoue houdcrrsc me fixe cn biais de ses granrlcs yeux soulignées d'eye liner et dc

sùs sourcils soigneusement

épilées.

->d1 Enfin. un bon morccau. Je serais tcnré dc de ce groupc de fu)kÈ dire le nreillcur. Livcrpool que ccrlains détruiinr'si vire ffi(\ r] \f\ après les avoir encensés à ton et à lravers. H P' C" maxi longue durée. 26 minutes, llll confirme le potcnticl quc nous percevions :JïL_ il y a pcu lols d'une interuiew. Leur c<J

DIRTY IIANDS

TREEPEOPLE "Guilt regret & embarras"

"l.etter for kings" @lack & Noir)

(Ioxic

[æ paysage sonorc (sonique?) français à la hausse (LUCIE VACARME,

cotant

DEITY GUNS...), quoi de plus normal que de miær sur une valeur refrrge ælle que les DIRTY HANDS! Avec ce æcond LP, on ne peut que constrter que ces 'big' espolrs angevrns sulvent une progrcssron iniensive, dépassnt le simple stade des bomes intentions. N'hésitant pas à faire appel à l'excellent producteur Ted Niceley (responsble du 'Repeater" de FUGAZI) preuve de bon goût! - les DIRTY HANDS ont attaqué à bras le corps leur nouveau

suiet. Cet album se évèle être une véïuble bouffée d'oxygène, il repésente

I'osmose où le son rock hard-core mélange américain épué admirablement aux harmonies, aux ambiances plus *rcines de l'Europe. L'addition est clair€, nette et effrcace: du

bon rock-corc mélodique, avec toul

ce

qu'il faut d'électricité pour captiver À la fois l'auditeur rocker de chez nous et celui

des contrées

avoisinantes.

A

eux

mintenir et d'accentuer la pression pour se faire le nom qu'ils mâintenânt de

,

méritent..- Alors, ne les manquez pas s'ils ont l'occasion prochaine de passer dans votre région. Hlstoirc aussi de mieux les

de les retrouver très en interview dans ces

aborder avant præhainement

Shock)

A cette cadence accélérée (aussi bien dans fréquence que dans la qualité des

la

nouveautés), nous allons nous retrouver explo#s, vidés, à l'état sâuvage, et tout ça à ôause de quelques dizines (centaines?)

de groupes américains qui

débiænt voracèment leur puissnce sonique et sécrètent abondamment leur sueur gur nos

pauvrcs petits cerueaux de ravagés. Avec èes meci là, pas de bla-bla, rién quc du rock'n'roll, viisé sur de rageuæs guitarcs speedées, une basse en vadrouille, et une v-oix toute excitée. Balancé ainsi, cela peut paraître gmtuit, mais par conlrc c'est

èfficace. Une bome repéæntation de l'état d'urgence rock de l'autre côté de l'Atlantiquè. Pour notr€ parl, c'est sns éserve {ue nous adhérons à ce pani de coalition entre les activistes power-rock

australiens aux mélodies graisseuses et les défuaés de la nation Sub-pop. Plaisant, entraînant et bourré d'ardèur, voilà le disoue oui vous invite orendre une

à

bonie biare, puis mudàin I'envie de. ..heu.. .ben, rcportez vous à la chronique de SUN CARRIAGE pour la suite du feuilleton. Avant de vous libérer, schez qu'une repriæ de BO\ME (période éblouissànte "Andy Warhol") figure sur ce disque. Rompez!

pages!

'z<\ r n\ \ïi"lt/lbd1v'râ41 I..-1\ \*f-l ()

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tln

"

64,1

musicue reste touiours assez difficile à décriie. On pense iu Blood de LOOP ou à John COLTRANE qui aurait traîné avec

-qr è

HENDRD( et RIDE. Certainement, un srouoe à pail de toute cette scène

irmotnhérioue anplaise. décidément bien riche.' Les'morceaux s'ench8înent tous' d'oùr une cohérence brumeuse, tout en gardsnt ce côté fausscment énergique Ce iui est dù en panie -On à des guitarcs noise

imagine

fiangerisées.

aisémcnt

l'aisànce que doivent Prendre

q

r.

ces

morceaux e; conccrl. Leur Àtructure libre Ie leur permet. A noter qu'un maxi aurait

du sortir fin août. Avec unÈ nouvellc

version de

., ÏinlJi'i*

Mr

Phantasy fabuleus.' version. puissanle cl

NN

dévâslatricc \$li de L.A. Wonan pour John Pcel Nous {zI en piomotion ct puis aucunc l'avions reçu "Colleitionneur, ouvrcz l'oeil nouvelle.

-+'; n^

Espérons quc DOCTOR PHIBES continu. /Â l'\\ dans cetlc voie hologrammc nébuleuse .t \ \Yô

paresscusc.

)if

(ll

-\(

IIALFRACK

"The drunkest band in showbiz" Pack de lrois 45 toure @strus) Estrus est un label de l'état de Washington

qui revendique plÈinement I'héritagc des SONICS (héroC locaux!). Après une ooisnée de singles'larage' succulents, b,"tËr" rou. propose ui coffret dc tmis 45 toure éunissnt 12 groupcs du cru portés sur la bouteille. l:s erouoes de la maison: MONO MEN,

MA{BLÊ ORCHARDS,

PHANTOM

SURFERS... rcstent fidèles

à

leur

éputation très sir,cies. Quant aux invités cerlÂins comme MUDHONEY - jouent le ieu, avec un instrumental sorti tout droit ïes Peebles/Nuggets. D'autres, pcut+tr€ un Deu moins ènclins à la dérision, ont choisi de reprendrc un gmupe âctuel. C'est le cas de SEAWEED qui nous livre une cover sauvage des BEAT HAPPENING (encore un voisin!) et qui snne un peu moins MUDHONEY que d'habitudef ou bien les DERELICTS qui

nous sotchent &u mur avec le'Lost

cause' des très stægiens

COSMIC PSYCHOS. l,e résultat est à l'image du label, c'est fun et attâchant, et le coffret encore disponible est un objet sympa à posséder.

Contact: ESTRUS, Bellingham,

2r25

P.O.

wA 9822 (USA).

ÆtÉ"ffit PIIIL SPECTOR Back to Mono (1958-1969)

v'\N UB

lxL

*t, \'U< il û

\ô-/'g

@S records)

Un

magnifique coffret regroupant

sélection

de 60

chansons

une @.onettes,

Crystals, Rigtheous Brothers, Ike

&

Tina

Turner,...) sur 3 CD plus le Christmas

Album sur un quatriènre plus un superbe livret. Soit l'essentiel du travail du plus grand producteur de tous les temps. de

I'inventeur du 'Wall of

INCONTOURNABLE.

Sound".

ù È È e

itâ


ffi Cette année n'aura pas vu de net renversement musical. EIle s'inscrit en fait dans la continuité des trois qui I'ont précéÀée, avec toutefois la conhrmation, lorsque ce n'est carrément la consécration, de certains groupes voire certains styles. Nous pensons plus particulièrement au hard-core au sens large, qui accueilie pêle-mêle de plus en plus de protagonistes aux sensibilités souvent très distinctes: le metal funk fusion (RED

HOT CHILI

PEPPERS, VICTIMS

FAMILY), le

seventies

(SMASHING PUMPKINS/SKIN YARD), le jazzy hybride

(PRIMUS/NOMEANSNO), I'indus' (PIGFACE/THERAPY?), le 'lourd' sombre (MELVINS/FUDGE TUNNEL), I'indus'

nauséeux (GODFLESH/SONIC VIOLENCE), sans oublier la noise 'post-Big Black' (JESUS LIZARD), la scène noise/grungy 'fox-core' de Camden (MILK/SILVERFISH), le (HOLE/BABES), le rock tordu (BASTRO/STEEL POLE

BATHTUB) et enhn les français (TREPONEM PAL/DAVY

JONES LOCKER). Parallèlement, il faut souligner la percée de groupe portés par I'entité d'un label (Amphetamine Reptile) ou d'une scène géographique (New-York, par exemple, avec ses UNSANE, COP SHOOT COP et consort). Ce brassage de tendances a incontestablement pris un essor considérable au cours de ces derniers mois principâlement en Hollande, en Allemagne, aux USA (ça va de soi), en Angleterre (avec au passage pour ce pays I'incontoumable effet de 'hype') et à un moindre degré en France (malgré quelques bonnes volontés et le supplément consacré à ce vaste 'mouvement' dans le numéro de décembre de 'Best'). Encore que I'imprévisible (et surement démesuré) enthousiasme des médias nationaux face à I'ampleur du phénomène 'NIRVANA' ( et dans des proportions moins conséquentes DINOSAUR JR, avec son "Green mind" en demiteinte) commence à avoir des retombées positives - remarquez que tout ceci se fai[ au nez et à la barbe de MUDHONEY et FUGAZI qui restent logiquement sur le quai! Prudence, car il ne: de se monter la tête. La oartie est loin d'être

,/

i

nbB

M

I I

ont eu grâce à nos reusement, d'autres oreilles cette année. Nous pensons tout particulièrement au rap 'évolutif' qui a su âpporter au rythme certaines nuances et lui intégrer bon nombres d'ingrédients hétérogènes plus que profitables (HIJACK, CONSOLIDATED, P.M. DAWN, DEFINITION OF SOUND...). Passée incognito, la dancetechno H-C belge a réussi à intriguer nos oreilles (HARDCORE/CUBIK 22). Quant à la scène de Manchester, dont on va bientôt pouvoir contempler les vestiges (HAPPY MONDAYS), sa stagnation ne nous a pas empêché de dormir, loin de là, même si quelques heureux débauchés parmi nous ont trouvé beaucoup d'excitation à vibrer occasionnellement sur les beats infernaux de groupes assez proches dans l'esprit (KLF/ 808 STATE). L'Angleterre aura en cet ân de disgrâce 1991 montré la limite de sa crédibilité en matière d'indé. Non sur le plan technique ou quantitatif (car là, elle garde toute sa suprématie), mais sur son insatiable besoin de s'accrocher aux wagons de la mode montée telle un château de cartes par ces foutus journaux hebdomadaires de Londres. Comment leur faire confiance? Il faut être un peu naîf pour ne pas se rendre compte de la supercherie! Mais Londres n'est surement pas I'Angleterre, et encore moins la Grande-Bretagne, donc relativisons. La capitale anglaise ne déroge cependant pas à la règle. Elle aussi possède son exception: elle enfante depuis quelques mois dans sa banlieue nord une scène de Camden (et 2 excellents labels, 'Too Pure' et 'Wiiija'...probables révélations 9?!) dont on attend beaucoup (trop?). Prudence quand même...

Les groupes post-COCTEAU TWINS sont en

pleine

recrudescence (SLOWDM, CHAFIERHOUSE et même LUSH!). Que seront-ils devenus d'ici 1 an? Peut-être folk, peutêtre hard-core, qui sait? A l'évidence, la noisy-pop d'outremanche se liquéfie un peu plus chaque jour. La frange 'psyché'

a quant à elle évolué en marqe (DR PHIBES/ SUN DIAL/

lll0lrâtlâ "llevermlnd" (ûeffen)

ults 3ie/ i!!,ff;! ;tr:;"ffi'le ya,ton) Sne9flill0 0nâil08 onnre" rca)

(llatlve "fimesâfng "Revenge fantasles of tàe fmpotent" (âlternatlve tentacles)

5/ âllàê Oùil0f 6/ 8âSêS n":,T:!ii'ry f0nâilÙ "lo motûer" (lutlntoae) 7/ SUilf '9pldeiland" (loacà ê Go) tl FIRSI llllllàs FIRSI "llfe reducer" (Glftterhoase) 9/ JêSAS UàâRD "ûoot" (loucà C 0o) l0/ UêilAS ùêâDS "lnclslon" (êneryo) ,l/ ll0lrâ ù/l08 "làe last days of Ponpel" (Rough lnde) 12 / â81ê lâStnâil9 "lley Splnner" (Flylag tlun) 8/ filn Wflnê RùPê "lhe ruby sea" (Frontfefl nl PUnil SCfêâûl '9crcqmadellfca" (Creatlon) 1,5/ lrly SlùùDy tâlêt|llllê "toyelcss" (Creqtloa) ftl SAil UâC "Otûet way out" (AFû] nl 3DS Conpilatlon (Flylag llun) Itl lâD "t-way santq" (Sub Pop)

,9/

20/

CâlG l0fQnêil "llme flowlag bac&wads" (llomeetead) CllRlS lillùl "Ctoalct" (Flylng llun)

w

I7 -


I

i

;

SPIRITUALIZED), sans déranger, presque en intimité. Le retour de MY BLOODY VALENTINE, diversement ressenti, !aura été un fait. majeur de cette fin d'année. Les spéculations à

w

Malheureusement, La Locomotive l'a remerciée et a remplacé scs intéressantes programmations par du hard-rock ou de

l'alternatif punk-rock frenchy d'une insipidité effrayante. Le

k

la hausse sur leur album ("disque de la décennie?" "...meilleur que SONIC YOUTH" etc...) ne leur auront pas été bénéfiques. Un sort incertain semble aussi réservé en 92 aux très attendus

hard-core commence

-

retours

craindre?).

partie du gratin indépendant intemational va bientôt devenir une référence (culte?) comme le sont La Sébale, La Piscine, ou L'Eldorado d'antan. Ne pas oublier qu'en 91 le CD a pris chez nous un pas décisif sur le malheureux vinyl 33 tours, pendant que les singles (souvent collectors) regagnent un peu de terrain, tout au moins dans notre créneau musical. Il faut bien avouer que le format, I'emballage ou la couleur du vinyl constituent un attrait que n'a pas le Compact Disc. Enumérons aussi brièvement les quelques come-backs réussis parmi les grands dont nous ne parlons (prcsque) jamais (par principe) mais oue que nous aimons énormément. MOE TUCKER, TUCKER, orincioe)

de RIDE et des STONE ROSES (le pire est-il à ..

Et puis il y a l'Ecosse qui, fort heureusement, apporte la touche de fun ou d'humilité que n'ont pas leurs voisins du Sud et dont

nous avons, nous aussi français, grand besoin. TEENACE

FANCLUB l'ont prouvé en nous délivrant deux

s

albums

sympathiques, dont un somptueux ("Bandwagonesque"). D'autres se bousculent au portillon en lorgnant pour l'instant outre-Atlantique (CAPTAIN AMERICA, MIDWAY STILL...).

fr w

92 leur ouvrira certainement le passage! En France cela bouge aussi grâce au déblayage réalisé à la base

par LES THUGS. Les labels de tous poils, BLACK

n

HOULALA, C.c.O, ROSEBUD, LITHIUM nous

&

NOIR,

balancenr

désormais régulièrement d'honnêtes galettes quand ce n'est carrément de bons groupes à caractère international. Il reste du boulot à accomplir, mais normal ce n'est qu'un début! Sur Paris, il est à noter I'explosion des rave-parties, grâoe notamment aux disquaires hyper-spécialisés d'imports U.S. pour \ les concerts, pendant les 6 premiers mois de l;année, grâce à $ llda, Ilda, on a pu apprécier sur scène un bon éventail de la tendance téndance 3 pop indé britannique (de BOO RADLEYS à ST ETIENNE).

I

I

à

sérieusement intéresser

la

faune rock

locale (sold-out ont été les concerts des HARD-ONS et de NOMEANSNO!). La salle Omano qui accueille une grande

l'actualité, la passion, les découvertes, cela se vit 12 mois sur G 12! C'est iu ,noins cé qu'avec ce joumal de fans nous f,f véritable f de prouver tous les 3/4 mois. Un fanzine qui a vu sa "..uyon. naissance en 1991. Le tout dans un espri! si possible simple et / sans prétention, et surtout sans enVie de donner de leçon à ;/ ,

quiconque. De I'information indé, un point c'est tout

ILS ON AIME EN

n I

, l- NIRVANA "Nevermind" 2- TEENAGE FANCLUB'Bandwagonesque' 3- SMASHING PUMPKINS 'Gish"

)

4- HEAVENLY "Vs. Satan" 5- BABES IN TCIYLAND "To

l- 3D'S Compilation 2- ABLE TASMANS Fley Spinner 3- CAKE KITCHEN "Time flowing backwards" 4- CANNANES "A love affair with nature" 5- PE-IER TEFFERIES "The last great challenge..."

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l- SMASHING ORANGE 'My deranged heart" 2- TEENAGE FANCLUB "Starsign"

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1- SMASHING ORANCE "My deranged hear1"

2- XPRESSWAY SAMPLER "I heard the devil calling me 3- STRAITJACKET FITS "Bad not for a heart" 4- DAVID MfICHELL 'Dead dogs in porl chalmers" 5- TH'FAITH HEALERS "In love

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l- KITCHENS OF DISTINCTION "Elephantine 2- MERCURY REV "Yerself is steam" 3- THIN WHITE ROPE "The ruby sea" 4- TEENAGE FANCLUB "Bandwagonesque" 5- SMASHING PUMPKINS "Gish"

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ORANGE "My deranged heart" 2- NIRVANA "Teen smells like spirit" 3- OLWELAWN "Cat's meow' 4- TH'FAITH HEALERS 'In love" 5- HOLE 'Dicknail'

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l- SMASHING

l- MERCURY REV 'Car wash hair'

2- BLEACH 'Smg' -Metalvox" 3- LUCIE VACARME 4- PURE 'Ballard' (Merge)

5. RISE

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2- NIRVANA "Nevermind" 3- NEIL YOUNG "weld" 4- ALICE DONUT "Revenge fantasies of the impotent" 5- TEENAGE FANCLUB "Bandwagonesque'

EP

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TRêPOilêN PâI StStêR tùùtilê

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l- JESUS LZARD "Goat" 2- NIRVANA "Nevermind" 3- SMASHING PUMPKINS 'Gish" 4- SLINT "Spiderland' 5- EINSTLIRZENDE NEUBAUTEN "Strategies against architecture 2"

l- DINOSAUR JR 'The wapon' & ROLLINS "Let there be rock" HOLE "Dicknail'

5-TUMOR CIRCÛS "Swine flu"

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LP

l- MY BLOODY VALENTINE

'L,oveless"

2- NIRVANA "Nevermind" 3- SMASHING PUMPKINS "Gish' 4- FIR.ST THINGS FIRST 'Life Reducer' 5- NOVA MOB 'The last days of Pompei"

2- NIRVANA'Neverrnind" 3- VENUS BEADS 'Incision' + SLOWDryE "Just for a day' 5- SMASHINC PUMPKINS ;CiSh"

EP

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2- MARK ARM 'The Freewheelin'"

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4- UNSANE "Junsle music"

Vivian Vog

LP

l- SMASHING ORANCE "My

2- HARD-ONS 3-

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EP

3- UGLY AMERICAN OVERKILL "Tour EP" 4- NIRVANA "Teen smells like spirit" 5- PROTON ENERCY PILIS "...spent'

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KRAFTWERK, VIOLENT FEMMES, THE FEELIES et -1'à NEIL YOUNC sont de ceux-cl ceux-ci . inévitablement Nh.lL rnévrtablement #l Bien entendu, ce bavardage n'est qu'un résumé car en tait fr,

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2- THE PASTELS

3- HEAVENLY 'Our love is heavcnly' 4- SMASHING ORANCE 'My deranged heart' 5- BOO RADLEYS "Every heâven" -


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COMBO! n'8

Automne 91,38 Frs.

Un sommaire toujours aussi éclectique puisqu'il traite de cinéru (Hong-Kong,

de littérâture (Manchette aussi bien sûr de musique (CRAMPS, GnrsN on RED, DEAD MIXMEN, CYNIcs, B & N, NrcK DRAKE). On apprend Stevenin),

Bulteau, Dixa), de graphisme @i Rou) et

beaucoup de choses sur des sujets peu abordés dans les fauines de Rock. Iæs interviews sont toujours sussi intéressantes et le supplément de chroniques de disques

'Combo Madame" figure désormais à I'intérieur. Contact: Editions Black Mony, BP 576, 75027 Paris Cedex

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STACCATO N'4

64 pages A4 - 20 F

SONIK

Amateurs de rock, les rédacteurs de ce fanzine de Lille sont également ouverts aux autres musiques actuelles, ce qui nous donne un sommairc du meilleui eoût:'

sNEErcHEs,

ELEVENTiT"'""d-Ëiii

DAY, CALVIN RUSSEL. THUGS.

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Rennes nous venait

maintenant

un pelit

Amateurs de la noise U.S, du hard-corc,

voila

de l'indus' et des autres musiques

évolue

pointues, amez-vous de ce labufeux ouvrsge su.r papier glacé (130 pages,

fomal A4). Outre de

camâssières

inlerviews et chrcniques, on y trouve des dessins, de l'art, du ùéâtre etc... Extrait du menu fleuve: NAUSEA, RUDOLPH

GREY, BERLIN, OF CABBAGES &

KINGS, C.BURNS, FOETUS, ARSENAL, HAPPY FLOWERS... Essentiell A noter que Ht{T c'est âussi une émission radio et un réseau de

FROM OCCUPIED EUROPE,... et plein

de chroniques. Seul regret, un coté un peu

trop artisanal. Mais petit SONIK deviendra grand. Contact: Xavier JAGU, l0 Bd de Melz,

distribution.

Contact: Filleau/Champaloux B.P

3-50O0 R.ennes.

261

33012 BORDËAUX Cedex.

nouveau fanzine parisien ,indé,

ABUS DANGEREUX6soTIi un numéro de rentrée encore plus clean et plus intéressant que ses

devratt vorr le jour. Son nom: '12 fois plus'. Red.igé et

,.i,î"#,ïïi,ilX*;: ii,i"i"T:;1,ïJ'it" .iï*:," 3, ï.;.îi:ii ;"i:

prédécesseurs. Vraiment un modèle de passion et d'abnégation! Cette face rùy' comporte entre autres des articles et interviews des SENSELESS THINGS, NIKKI SUDDEN et BAND OF SUSANS ... Le vinyl est remplacé par un CD sur lequel figurent dcs inédits de BRUCE JOYNER, THE UNKNO\\rNS, BOOKMAKERS et SHAKING DOLLS. Le rour pour

trï.T'.3â:é'"A1ï',Tf î:î','."fl

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no^uveau

9ui également dans le même créneau que a Hyacinth Story. c'est à dirc "pop. noisy S ooo- hardcore" comme il le définit luiinéme. La famille s'agrandit, cela fait plaisir. Surtout que le sommaire de SONIK (avec un K!) est alléchant: TAD. BECKETTS, BLACK & NOIR, JANE

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Prochainerne_nt,.

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50 pages A4

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HELLO I{APPY TAXPAYERS N'9 50F

25 francs

paruiion mensuelle (au format 45 tours!) qui coûtera 10 Scott & crémentine 206'

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port à ABUS DANGEREUX B.P

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82001 MONTAUBAN cedex.

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radio Campus à Bruxelles que vous porivez retrouver

ffi toutes les 2 semaines le vendredi de 16 heures 30 à 18 ffi heures sur GRAFFITI F.M (88.2 Mhz) à Nancy. Si ffi vous appartenez à une radio et que vous désirez diffuser I cette émission (comme le font déjà de nombreuses I stations F.M européennes) n'hésitei pas à contacter

I Thierry, son brillant animateur, qui se fera un plaisir de I collaborer avec vous... Si vous vous investissez dans ! un g.orp., envoyez vos démos, passage à I'antenne I garanti. L'adresse: CONTRASTE INTERNATIONAL Nollet 7, rue de I'Argayon 1400 I c/o Thierry I NIVELLES (Belgique).

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(Association ' pour le Traitement des Informations et des Liaisons Alternatives) publie un bulletin d'info rnensuelle- répertoriant toutes les sorties de fanzines, disques, K7 et les news du milieu

ATILA

indépendant. Celui-ci est disponible par abonnement (80 francs par an pour 12 numéros). L'adresse est la suivante: ATILA 101, Avenue Jean Jaurès, 75009 PARIS.

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a\5Y6TEt4 Véro D., Stéphane, Philippe Véronique G., Philip Mc

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lécile, Isabelle 'One Arm', Matt', ;assou, Martial S., Marie, Franck

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Hyacinth Story est soutenu par les labels etlou maisons de distribution suivants: Danceteria, Virgin Labels, Houlala, RCA-Geffen/BMG, Black & Noir, Spliff rec., Xpressway, Le Silence de la Rue,

Fairplay promotion, Barclay, La-Di-Da, Yellow Bike, Lithium, Ringers Lact^ïe, Native records. Ceux-ci

évidemment vivement remerciés-.

Vln"*t f-i,truN H., Fréd'Happy, Noise Annoys Corporation (P-a-M), Thierry'Contrastes', Bruno L., Xavier Soni}. En

Remerciements chaleureux à tous nos amis qui s'injectent avec passion dans f indé, parmi lesquels

Frédéric

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espérant ne pas en oublier.

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Hyacinth (french fanzine) with an exclusive Nirvana interview  
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The legendary issue 7 (winter 1991) with an exclusive interview of Kurt Cobain just before Nirvana becomes this massive mainstream monster....

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