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ARCHITECTURE ET SCULPTURES


 Stadhuis - Sint-Pieterskerk | Hôtel de ville - Église Saint-Pierre

Situation Leuven est aisément accessible en voiture, en bus et en train. En train, Leuven est distante de 20 minutes de Bruxelles, de 45 minutes d’Antwerpen, de 50 minutes de Liège, d’une heure et demie de la côte belge et de 2 à 3 heures de villes telles que Düsseldorf, Paris, Amsterdam, Calais,… Cette ville universitaire est en outre accessible par chemin de fer en 15 minutes seulement depuis l’aéroport international de Brussels Airport. Il existe également une liaison directe. Leuven est au carrefour de deux autoroutes importantes: l’ E40 et l’ E314. À Leuven, les bus de la société de transport De Lijn vous conduisent rapidement partout, dans et en dehors de la ville. 2

 Station | La gare - Martelarenplein

Superficie et nombre d’habitants La ville de Leuven a une superficie de 5.816 hectares et est fusionnée depuis le 1er janvier 1977 avec les communes suivantes: Heverlee, Leuven, Kessel-Lo, Wilsele et des parties des anciennes communes de Wijgmaal, Korbeek-lo et Haasrode. Elle compte plus de 98.000 habitants. Depuis le 1er janvier 1995, Leuven est le chef-lieu de la province du Brabant flamand.


Davantage que le chef-lieu de la province du Brabant flamand, Leuven est une halte festive pour le touriste flâneur, un centre renommé pour les acheteurs exigeants, une oasis de culture et - grâce à l’université - une ville de savoir où l’étudiant se sent bien. Leuven est située à un jet de pierre de Bruxelles, la capitale de l’ Europe, et de l’aéroport national, ainsi qu’au carrefour de deux autoroutes européennes. Leuven est une ville qui se visite en flânant. Une ville dont vous vous imprégnerez de l’ambiance, sans retenue. Un endroit qui vous submergera, grâce à son cocktail unique de culture et d’histoire, à l’omniprésence créatrice de l’université, à ses innombrables établissements horeca et à sa grande diversité de magasins. Le touriste large d'esprit quittera Leuven en ami et n'aura plus qu’une idée en tête: revenir!

Un voyage dans le temps et les courants artistiques Leuven est mentionnée pour la première fois dans des écrits datant du 9e siècle. Il fallut toute­fois attendre le 12e siècle pour que, grâce à sa situation favorable sur les berges de la Dyle, cette ville devienne un centre commercial florissant et le principal centre du Duché de Brabant. C’est de cette époque que date la construction du mur d’enceinte et de divers monastères, églises et abbayes. La ‘Romaanse Poort’ (porte romane), l’église Saint-Jacques et les vestiges du premier mur d’enceinte en sont encore les témoins silencieux. Le premier apogée de la ville remonte au 15e siècle, époque à laquelle le commerce du drap apporta richesse et prospérité à la ville de Leuven. Cet élan s’accompagna de la fondation de l’Université (1425), de l’aménagement de la Grand-Place et de l’essor d’industries diverses. C’est également de cette période que datent de nombreux autres superbes bâtiments faisant la fierté de Leuven: le splendide hôtel de ville, l’église Saint-Pierre et son intérieur unique, ‘La Dernière Cène‘ de Dirk Bouts, la halle aux draps, la maison van ’t Sestich et de nombreuses églises, comme l’église Sainte-Gertrude. Au 17e siècle, le Grand Béguinage du 13e siècle est complété par un intéressant complexe d’habitations. Cette oasis de calme et de tranquillité au milieu d’une ville moderne et trépidante a été proclamée en 1998 patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco. De nos jours, ces lieux ne sont plus occupés par des béguines, mais par des étudiants et des professeurs étran-

gers qui sont liés à la plus ancienne université catholique d’Europe. Au travers des siècles, la K.U.Leuven a en grande partie modelé, avec ses très nombreux bâtiments et facultés, le visage urbain de Leuven. Cette ville est en effet parsemée de bâtiments universitaires, dont l’élégant collège Van Dale (Renaissance), ainsi que les collèges du Faucon, du Pape et d’Arras (de style classique). Leuven fait également la part belle au baroque, avec notamment l’église Saint-Michel, l’intérieur de l’église Saint-Jean-Baptiste et l’incomparable stucage de l’Abbaye du Parc. Au 18e siècle, l’aménagement du canal et la construction des chaussées menant à Leuven améliorèrent l’accessibilité de la ville et stimulèrent le développement du commerce et de l’industrie. Cet essor permis à Leuven non seulement de rayonner sur le plan de l’art religieux, mais également de se doter de bâtiments et de travaux d’infrastructure séculiers intéressants qui en font un lieu singulier. Leuven est en effet une ville en pleine métamorphose qui évolue au gré des mutations rapides de la société. L’architecture contemporaine est intégrée dans des environnements séculaires. L’ancien et le neuf se renforcent mutuellement et s’associent pour former un décor urbain unique. Cette association se matérialise notamment dans les bâtiments d’une des principales entreprises louvanistes, AB Inbev, le plus grand groupe brassicole au monde. Les abords rénovés de la gare et la Martelarenplein sont d’autres exemples d’architecture moderne et de développement urbain contemporain. Ce quartier, autrefois occupé par les voitures, fait désormais partie intégrante de la ville.

Leuven la moderne: ravagée et reconstruite Durant l’ère moderne, l’essor de Leuven fut freiné par les deux grandes guerres mondiales. Après l’installation des Français à Leuven à la suite de la Révolution française, la ville fut prise et partiellement détruite par les Allemands lors de la Première et de la Deuxième Guerres mondiales et souffrit également des bombardements allemands et alliés. Leuven fut ainsi conquise en 1914 et ensuite ravagée par les armées de l’empereur allemand. En 1940, la bibliothèque de l’université et ses 900.000 ouvrages partirent en fumée. Avant sa libération, en septembre 1944, Leuven fut de nouveau la proie d’intenses bombardements en avril et en mai. Depuis lors, Leuven est une ville en pleine métamorphose. Les rues, les places, les bâtiments et 3


884

1129

1156

Première mention du nom Leuven (Luvanium) dans la chronique de Regino Van Prüm et dans deux autres chroniques

Création de l'abbaye des prémontrés du Parc

Début de la construction du premier mur d’enceinte en pierres autour de Leuven

© Layla Aerts

des quartiers entiers évoluent au rythme d’une société en rapide mutation. Leuven emploie cette modernisation pour intégrer une architecture contemporaine de qualité dans ses valeurs sûres séculaires. L’ancien et le nouveau se renforcent mutuellement et forment ensemble un splendide décor urbain. Rien d’étonnant dès lors à ce que Leuven se profile définitivement comme un pôle touristique de grande valeur au 21e siècle!

Leuven, capitale mondiale de la bière!

 AB Inbev

Conseil Formule de promenade Cette formule composée des promenades, est idéale pour une première prise de connaissance avec les nombreuses facettes de Leuven et vous permettra de faire connaissance avec quelques-unes des principales curiosités de Leuven.

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Leuven est incontestablement la capitale mondiale de la bière. Plus que partout ailleurs, l’activité brassicole y est en effet florissante. Au début du 20e siècle, plus de trente brasseries y étaient encore en activité; de nos jours, la plupart ont disparu. Ne subsistent plus qu’AB Inbev et Domus, la dernière brasserie artisanale. Dans cette dernière, la bière s’écoule par le biais d’une canalisation en cuivre directement dans les pompes du café attenant. AB Inbev est quant à elle un acteur sectoriel d’importance mondiale. Cette entreprise est en effet le principal groupe brassicole au monde. Ses racines remontent à la brasserie artisanale de Sebastiaan Artois, lequel reçut en 1708 le titre de maître-brasseur et démarra sa propre production. En 1928, la brasserie Artois lança une bière de Noël, baptisée ‘Stella’ - mot latin ­signifiant ‘étoile’ - en raison de sa pureté. Le ­succès de cette bière fut tel que, rapidement, elle fut brassée toute l’année durant. ­Stella ­Artois devint l’une des pils les plus populaires de Belgique, avant de poursuivre sur sa lancée, à la fin du 20e siècle, et de partir à la conquête du monde. Stella Artois est disponible dans 80 pays, où elle est positionnée comme une bière de luxe internationale. Leuven se profile dès lors


1317

1410

1425

Construction de la halle aux draps (par la suite, halle de l’université)

Construction de l’église Saint-Pierre

Fondation de l’université Leuven

comme la ville de la bière par excellence et permet à ses visiteurs d’en profiter sans retenue. L’alignement de dizaines de cafés et de terrasses sur le Vieux Marché constitue pour ainsi dire le ‘plus long comptoir’du monde...

Plus de six siècles de savoir et de sagesse Qui dit Leuven, dit université. L’histoire de la ville et celle de son ‘Alma Mater’ sont fortement imbriquées depuis la constitution de l’université. Tant les bâtiments universitaires que les étudiants ont, six siècles durant, contribué à façonner le visage de Leuven. Tout au long de ces siècles, la relation entre les deux peut être qualifiée de mariage de passion et de raison. L’université de Leuven fut fondée en 1425, à la demande du duc Jean IV, par le pape Martin V. Ce faisant, la K.U.Leuven (l’université catho­ lique de Leuven) est la plus ancienne université ­catholique au monde. Sur le modèle des universités de Cologne, Paris et Vienne, l’université de Leuven comptait à l’origine quatre facultés: les Arts, le Droit ecclésiastique, le Droit civil et la Médecine, auxquelles s’ajouta dès 1432 la Théologie. De nos jours, treize facultés et un institut assimilé offrent un éventail complet d’orientations d’étude et de disciplines scientifiques. Des chercheurs et des savants de renom ont fait leurs premiers pas sur les traces de leurs illustres prédécesseurs comme Adrien d’Utrecht (le futur pape Adrien VI), Érasme, Vésale et Mercator. En pratiquement six siècles d’existence, l’université louvaniste a connu des périodes d’essor et d’adversité. En 1797, l’ancienne université fut fermée par la République française. Vingt ans plus tard, elle rouvrit ses portes sous la forme d’une université d’État, fondée par le roi Guillaume Ier

des Pays-Bas réunis, avant d’être à son tour remplacée, en 1835, par l’Université catholique qui avait été recréée un an plus tôt à Mechelen. Au 20e siècle, l’université de Leuven n’échappa pas à la réalité des problèmes linguistiques belges, entre Flamands et Wallons. La néerlandisation de l’enseignement universitaire à Leuven débuta en 1911. En 1936, la plupart des cours étaient dispensés parallèlement en néerlandais et en français. En 1968, les étudiants - influencés par la révolte estudiantine de mai à Paris - manifestèrent dans la rue pour revendiquer la néerlandisation complète de l’université. L’université fut ainsi scindée en deux entités indépendantes, l’université néerlandophone (K.U.Leuven), qui allait rester à Leuven, et l’université francophone, qui allait déménager à Louvain-la-Neuve, près ­d’Ottignies (en région wallonne). Depuis lors, la langue véhiculaire de la K.U.Leuven est le néerlandais. En raison du rayonnement international et de l’importance de l’université, un nombre sans cesse croissant de cours - notamment post-universitaires - et de séminaires sont dispensés en anglais ou dans une autre langue. Sous l’effet de cette internationalisation et dans le cadre de la Déclaration de Bologne (1999), l’Association K.U.Leuven a vu le jour le 11 juillet 2002. Treize institutions flamandes d’enseignement supérieur unissent leurs forces, dans le cadre de cette association, pour adopter une position plus forte dans le nouveau paysage pédagogique européen. L’objectif de la Déclaration de Bologne - à savoir, améliorer la qualité et la transparence des formations de l’enseignement supérieur en Europe et optimaliser l’échange d’étudiants, d’enseignants et de connaissances - sera en outre plus aisément concrétisé. 5


1439

1502

Début de la construction de l’hôtel Début du séjour de ville d’Erasme à Leuven (René Rosseel)

Curiosités Stadhuis Hôtel de ville

Grote Markt, 3000 Leuven L’hôtel de ville de Leuven est l’un des hôtels de ville gothiques les plus connus au monde. La tradition veut que le premier hôtel de ville se 6

1750 Aménagement du canal Leuven-Dijle

 Rector De Somerplein

dressait sur le Vieux Marchée. Le deuxième fut aménagé en 1439 dans une rangée de maisons sur la Grand-Place, en face de l’église SaintPierre. Les vastes caves des maisons existantes ont été conservées; elles sont désormais restaurées et peuvent être visitées. La construction de l’hôtel de ville dura des dizaines d’années, sous


1795

1844

1875

Changement d'affectation du Grand Béguinage

Aménagement de la Statiestraat (Bondgenotenlaan)

Construction de la gare sur la Martelarenplein

la direction de trois architectes: Sulpicius Van Vorst, Jan Keldermans II et Matheus de Layens. Ce dernier modifia le plan original et décida par exemple de supprimer le beffroi prévu au coin de la Naamsestraat. Cette décision eut pour effet de conférer au bâtiment l’aspect caractéristique du gothique tardif, avec les quatre tours d’angle, les deux tours de faîte et une balustrade qui ceinture le bâtiment.

gement couvert de la Grand-Place. Cet espace ouvert donnait accès à tous les services administratifs et à toutes les salles des étages ainsi qu’aux greniers. Le drapeau de Leuven, qui se compose de trois bandes (rouge, blanc, rouge, les couleurs des Néderlotharingiens) pend également dans la salle des pas perdus.

L’hôtel de ville compte trois étages. Entre les fenêtres, des saillies avec deux niches ont été aménagées, de même que sur les trois tours d’angle. Les socles des niches sont des sculptures représentant des thèmes bibliques. Le thème du péché et du châtiment y revient systématiquement. Les socles avaient pour fonction à la fois d’enseigner et de réprimander, non seulement le peuple, mais aussi les juges qui devaient siéger dans ce bâtiment.

Pour la salle gothique, c’est à nouveau Willem Ards qui fut chargé de la sculpture des semelles et des consoles des poutres du côté de la Grand-Place. Pour ce faire, le Nouveau Testament, et notamment la vie de la Vierge et de Jésus, fut sa source d’inspiration. Durant les ­ dernières décennies du 19e siècle, la salle gothique fut restaurée de fond en comble. Les sols et les plafonds furent réparés et les murs habillés. Une impressionnante cheminée fut construite sur l’un des petits côtés de la salle. Pour recouvrir les murs, la municipalité commanda onze tableaux au peintre tournaisien André ­Hennebicq. Il peignit quatre toiles monumentales représentant des événements importants de l’histoire de Leuven et sept portraits d’artistes et de savants louvanistes.

Les 236 statues caractéristiques placées dans les niches - que l’on qualifie encore parfois de panthéon de Leuven - y furent aménagées après 1850. Les deux rangées de l’étage inférieur représentent des artistes, des savants et des personnages connus de l’histoire de Leuven. Au premier étage, les statues symbolisent les saints patrons des paroisses et les libertés communales. Au second étage se trouvent notamment les comtes de Leuven et les ducs de Brabant. Les tours abritent des personnages bibliques. L’hôtel de ville a également connu ses périodes de déclin et son lot de dégradations. Trois restaurations ont été menées depuis le 19e siècle, dont la plus récente, achevée en 1983, concernait la réparation des dégâts provoqués par les éclats d’un obus en 1944.

 Salle des pas perdus La salle des pas perdus au rez-de-chaussée est - comme souvent au moyen-âge - un prolon-

 Salle gothique

 Salons Les salons, qui se situent dans la partie la plus ancienne de l’hôtel de ville, furent utilisés comme salle du conseil au 19e siècle. Les murs du premier salon sont ornés de portraits des bourgmestres de Leuven, depuis la période française. La pièce maîtresse du deuxième salon est le chef-d’œuvre de Pieter-Jozef Verhaghen, ‘Moïse est présenté à la fille de pharaon’. De nos jours, ce salon fait également office de salle des mariages.

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1940

1975

1998

L’incendie de la bibliothèque universitaire et de ses 900.000 ouvrages

Donation de la statue de ‘Fonske‘ (Jef Claerhout) par l’université à la Ville

Inscription du Grand Béguinage sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco

© Layla Aerts

STATUES DANS LA FACADE DE L’HÔTEL DE VILLE 1. Façade Grote Markt Quentin Metsys – artiste peintre 1re rangée – en bas à gauche – 1re statue

Forgeron de formation, il réalisa notamment la grande poutre surplombant les fonts baptismaux de l’église Saint-Pierre. En tant que peintre, il est considéré comme le dernier Primitif flamand et se distingue par une finition minutieuse de ses œuvres et des paysages variés. Il peignit également une série de tableaux de genre et de portraits, notamment d’Érasme. Il quitta Leuven pour Antwerpen, où il fut occupé, en 1491, en tant que maître de la corporation de Saint-Luc.

Adriaan Van Utrecht – théologien et pape 1re rangée – en bas à gauche – 3e statue

Étudia la théologie à Leuven et devint professeur et curé du Grand Béguinage. En 1507, il fut nommé précepteur du futur Charles-Quint, qu’il accompagna en Espagne en 1515. En 1522, il fut élu pape, sous le nom d’Adrien VI. Il légua par testament sa maison de Leuven - l’actuel collège du pape - à l’université.

Dirk Bouts – artiste peintre

1re rangée – en bas à gauche – 4e statue

Dirk Bouts (également appelé Dieric ou Dirc Bouts) naquit à Harlem et s’installa à Leuven en 1448. Pour l’église Saint-Pierre, il peignit le triptyque ‘Le martyre de Saint-érasme’ et ‘la Dernière Cène’, son œuvre la plus connue. Il est un maître de l’émotion contenue, même si des prémisses de son évolution artistique ultérieure vers les paysages sont déjà perceptibles dans ses œuvres.

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Pieter Coutereel – fonctionnaire et leader de la révolte des Louvanistes contre les patriciens 1re rangée – en bas à gauche – 5e statue

En 1348, Coutereel fut désigné bourgmestre (maire) de Leuven. Patricien, il se souciait cependant du sort de ‘l’homme de la rue’. Il prit le pouvoir en 1360 et fit de Leuven la première ville du Brabant à abolir le monopole politique des patriciens.

Mattheus de Layens – architecte

1re rangée – en bas à gauche entre les portes d’entrée

Après le décès de Sulpicius van Vorst et de son successeur Jan Keldermans II, de Layens fut chargé, en sa qualité d’architecte de la ville de Leuven, de la poursuite de la construction de l’hôtel de ville.

Marie de Brabant – reine de France

1re rangée – en bas à gauche entre les portes d’entrée

Fille du duc de Brabant, elle épousa en 1274 le roi de France Philippe III le Hardi. Elle fut victime d’une lâche intrigue: Pierre Lambrosse l’accusa en effet d’avoir empoisonné un fils de Philippe, né de son premier mariage. Son frère, le Duc Jean Ier, pénètra cependant dans la prison, déguisé en franciscain. Il fut convaincu de son innocence et exigea le ‘jugement de Dieu, les armes à la main’. Un mercenaire au service de Pierre Lambrosse s’attaqua à lui, mais le Duc gagna et Marie retrouva le trône. Lambrosse fut pendu à Montfaucon.


2001

2006

2009

Reconnaissance officielle de Leuven en tant que ville d’art flamande

Début de la construction du musée municipal M - Museum Leuven

Leuven est la Ville des Saveurs

© Jan Kempenaers

Les Sept lignées de Leuven

2e rangée – de la 8e statue à la 14e statue de gauche

Au cours de la deuxième moitié du 16e siècle, la ville chargea ses employés de répartir, selon l'exemple bruxellois, les patriciens louvanistes en 7 lignées. Leur origine devait remonter au fils et aux 7 filles d’un chevalier ayant vécu au début du 9e siècle. Le fils devint évêque et les filles furent mariées à des nobles. Ils devinrent les aïeux des 7 lignées.

Jeanne de Brabant – duchesse de Brabant et de Limbourg 3e rangée – 9e statue à gauche

Jeanne de Brabant était la fille aînée de Jean III de Brabant. En 1331, elle épousa Guillaume IV, comte de Hollande, Zélande et Hainaut, auquel elle avait été promise dès sa naissance. Guillaume IV décéda en 1345. En 1347, Jeanne (âgée à l’époque de 25 ans) se fiança avec Wenceslas de Bohême, comte du Luxembourg. Le mariage ne fut pas immédiatement consommé, car Wenceslas n’avait à ce moment que dix ans. Étant donné que son père n’avait pas d’héritier mâle à son décès en 1355, elle lui succèda à la tête du Brabant et du Limbourg. Cet épisode est appelé la ‘Joyeuse entrée’. Le décès inopiné de son très jeune époux en décembre 1383 marqua un revirement dans la vie de Jeanne. Alors que, jusqu’à ce moment, elle ne s’était guère préoccupée de la chose publique, elle fut contrainte de s’y plier. Sa principale préoccupation fut de régler la succession dans le duché.

2. Façade Naamsestraat Léopold II – roi des Belges

3e rangée – 1re statue à l’arrière de la tour

Fils aîné de Léopold Ier, il succéda à son père en 1865. Il se préoccupa principalement d’industrie et de commerce. Sa politique - parfois très cruelle - de colonisation du Congo souleva l’indignation dans le monde entier et conduit l’État belge à reprendre officiellement le Congo au souverain en 1907. Sur son lit de mort, Léopold II ratifia la loi sur la conscription générale, qui mit un terme au système du tirage au sort, exécré. Son fils unique, Léopold, décéda à un âge précoce et la couronne revint dès lors à son neveu, Albert Ier.

Napoléon Bonaparte – général français 3e rangée – 2e statue à l’arrière de la tour

Napoléon Bonaparte naquit dans une famille noble ruinée d’Ajaccio, en Corse. Il se révéla un habile stratège lors des guerres menées par les révolutionnaires français contre le reste de l’Europe. Ses victoires accrurent sa popularité. Il devint général et premier consul avant de se faire couronner empereur. Il resta empereur de 1804 à 1814. Cette année-là, il renonça à la couronne après une défaite contre la Russie et se retira sur l’île ­d’Elbe. En 1815, il tenta une dernière fois de reprendre le pouvoir, mais il fut définitivement défait à Waterloo. En vingt années, Napoléon remporta davantage de batailles ­qu’Hannibal, Jules César et Frédéric le Grand réunis.  Mercator (Raoul Biront)


 Meester Jan (Willy Peeters)

 Sint-Pieterskerk Église Saint-Pierre © Layla Aerts

Sint-Pieterskerk  Église Saint-Pierre 10

 Sint-Antoniuskapel Chapelle Saint-Antoine

© Layla Aerts


LA MAGNIFICENCE RELIGIEUSE DES ÉGLISES, CHAPELLES ET ­MONASTÈRES

Sint-Jan-de-Doperkerk van het Groot Begijnhof

Sint-Antoniuskapel

Groot Begijnhof, 3000 Leuven

Chapelle Saint-Antoine

Pater Damiaanplein, 3000 Leuven La chapelle Saint-Antoine du 14e siècle fut rachetée en 1860 par le supérieur des Pères des Sacrés-Cœurs, qui promit d’en faire un sanctuaire et un lieu de pèlerinage en l’honneur de SaintJoseph. Le succès croissant des pèlerinages nécessita, dans les années 1960-1962, la transformation et l’agrandissement de la chapelle. Ces travaux furent réalisés sur un projet des architectes Jos Ritzen et Walter Steenhoudt. Jusqu’à ce jour, des milliers de pèlerins venus de tout le pays viennent y célébrer Saint-Joseph en mars. Des visiteurs encore plus nombreux arrivent du monde entier pour visiter, dans la chapelle SaintAntoine, la crypte du Père Damien, qui y est enterré depuis 1936. Grâce à divers panneaux illustrés par des photos, les visiteurs peuvent suivre le ’chemin de Damien’, depuis l’éveil de sa vocation de missionnaire jusqu’à sa mort en 1889. Damien a été béatifié en 1995 et a reçu, en décembre 2005, le titre de ’Plus grand Belge de tous les temps’. Il a été canonisé le 11 octobre 2009 à Rome.

Sint-Geertruikerk Église Sainte-Gertrude

Halfmaartstraat, 3000 Leuven L’église Sainte-Gertrude était, au milieu du 12e siècle, un simple oratoire (lieu de prière). L’église fut érigée entre les 13e et 15e siècles à la demande de Henri Ier, qui y fonda un chapitre des Chanoines réguliers de Saint-Augustin. La tour de style gothique tardif - flèche comprise - a été entièrement construite en pierre. Aucun clou de fixation n’a dès lors été utilisé, ce qui en fait l’une des sept merveilles de la ville de Leuven.

Sint-Jakobskerk Église Saint-Jacques

Sint-Jakobsplein, 3000 Leuven De l’église romane d’origine du début du 13e ­siècle, il ne reste que la tour, qui est l’une des sept merveilles de la ville de Leuven. Un autre élément intéressant est le transept, qui fut réalisé

entre 1467 et 1488 sous la direction de ­Mathieu de Layens, architecte de l’hôtel de ville.

Église Saint Jean-Baptiste du Grand Béguinage

L’actuelle église de style gothique primitif a été érigée en 1305. Elle n’a été achevée qu’entre 1421 et 1468 sous la direction de l’architecte Jan ­Keldermans. L’église, en style gothique rural local

 Sint-Kwintenskerk | Église Saint-Quentin © Layla Aerts

de Leuven, est remarquable en raison de son plan basilical simple, dépourvu de transept et avec une grille plane autour du chœur. L’église présente encore quelques caractéristiques romanes comme les lourds contreforts, les petites fenêtres supérieures et une petite tour à escaliers. L’absence de tour fait penser aux ordres mendiants et aux couvents de religieuses. Lors de la récente restauration, de nombreuses fresques datant des 14e, 15e et 17e siècles ont été mises à jour.

Sint-Kwintenskerk Église Saint-Quentin

Naamsestraat, 3000 Leuven L’église Saint-Quentin (style haut gothique brabançon - 1450) a été décrite par Juste-Lipse (humaniste, philologue et historiographe néerlandais du 16e siècle) comme la plus belle église de L ­ euven. La chapelle initiale devant la zone résidentielle Ten Hove fut transformée en 1252 11


  Sint-Michielskerk | Église Saint-Michel

en église paroissiale et, au 15e siècle, en église gothique. La tour initiale fut conservée jusqu’au 19e siècle, lorsque la nouvelle tour fut bâtie sur la base de l’ancienne. En 1937, l’église fit l’objet d’un Arrêté royal de classement en tant que monument protégé. Pendant les travaux de restauration (de 1967 à 1970), de nouveaux vitraux, conçus par Michel Martens, furent posés. Cette église possède plusieurs tableaux, dont ’La dernière Cène’ de Jan Willems (1521) et ’La procession vers N ­ eerwaver’ sont les plus connus.

Sint-Michielskerk Église Saint-Michel

Naamsestraat, 3000 Leuven L’église Saint-Michel est considérée comme l’une des principales églises jésuites de Belgique. L’élégante façade avant en style baroque datant de 12

1650 fut conçue par le père-architecte louvaniste W. van Hees, qui avait participé à la construction de l’église Saint-Charles Borromée à Antwerpen. La similitude de la façade avec un autel serait si frappante qu’elle lui aurait valu le nom ‘ d’autel à l’extérieur de l’église ’. Elle appartient à ce titre aux sept merveilles de Leuven. Le plan de l’église (1650-1671) peut être rapproché de celui de l’église Saint-Loup à Namur, voire de l’église du Gesù à Rome. Cette église a elle aussi été fortement endommagée pendant la D ­ euxième Guerre mondiale et restaurée entre 1947 et 1950. Elle abrite diverses œuvres d’art, dont des tableaux d’ E. Quellin et de P.J ­Verhaghen du 18e siècle, un banc de communion attribué à A. van ­Papenhovenen et une chaire de style rocaille réalisée par Du Roy (1765).

Sint-Pieterskerk Église Saint-Pierre

Grote Markt, 3000 Leuven L’église Saint-Pierre faisait partie de la plus ancienne paroisse de Leuven (Saint-Pierre, 986). Après sa destruction par les flammes en 1176, elle fut remplacée par une nouvelle église romane avec une crypte et, sur l’aile l’ouest, deux tours à escalier en colimaçon. La construction de l’église gothique actuelle, beaucoup plus vaste, se déroula de 1425 à 1497, sous la direction de l’architecte Sulpicius Van Vorst, qui avait également collaboré à la construction de l’hôtel de ville. En raison de l’instabilité du sous-sol, la hauteur des tours fut limitée à 50 mètres au lieu des 170 mètres prévus. Après quelques éboulements, les tours furent même réduites en 1613 jusqu’au niveau actuel des soubassements. L’élément le plus


marquant à l’extérieur est la construction de la chapelle de ’Fiere Margriet’ (Marguerite la ­Fière, une ’sainte populaire’ de Leuven) entre deux des sept remarquables absidioles rayonnantes. À l’instar de l’hôtel de ville, l’église Saint-Pierre a beaucoup souffert des bombardements pendant les deux guerres mondiales. Ainsi, son toit partit en fumée en 1914, tandis qu’en 1944, la croisée nord du transept fut bombardée. Le chœur et le jubé de l’église Saint-Pierre contiennent le Trésor, où sont exposés d’innombrables statues et tableaux ainsi que différents reliques, ostensoirs et calices en orfèvrerie. Les

absidioles abritent également quantité de tableaux et de sculptures, plus ou moins célèbres. Les fleurons de cette collection sont toutefois trois œuvres des Primitifs flamands, dont la plus célèbre est ’La dernière Cène’ de Dirk Bouts. Il avait peint ce chef-d’œuvre, ainsi que le ’Le martyre de Saint-Érasme’ pour le compte de la Communauté du saint Sacrement. Signalons enfin la présence de deux tombeaux: le monument funéraire d’Henri Ier de Brabant dans le chœur et le double tombeau de Machteld de Flandre, son épouse, et de Marie de Brabant, leur fille.

Les sept merveilles de Leuven Les Louvanistes apprirent à connaître les sept merveilles du monde par l’intermédiaire de l’université. Ils se mirent ensuite assidûment en quête de ‘leurs’ propres sept merveilles. Les trois premières peuvent encore être visitées à l’heure actuelle.

6. L’eau qui s’écoulait vers l’amont D’après la légende, le cadavre de ’Fiere Margrietje’ se déplaça en amont des eaux. Ce phénomène s’explique par le système des écluses, qui faisait en sorte qu’une partie de l’eau retourne vers Leuven.

1. LA TOUR SANS CLOUS La tour de l’abbaye de Sainte-Gertrude - flèche comprise - a été entièrement réalisée en pierre.

7. Une tour plus petite que l’église Le clocher de l’église baroque des Thérésiennes avait été construit sur la sacristie et ne dépassait donc guère le faîte du toit.

2. LA CLOCHE EN DEHORS DE LA TOUR La tradition voulait que la cloche de l’église Saint-Jacques fut une cloche du diable et ne puisse dès lors pas être accrochée dans l’église. C’est la raison pour laquelle elle fut fixée à l’extérieur de la tour. 3. L’AUTEL EN DEHORS DE L'ÉGLISE La ressemblance entre la façade baroque de l’église Saint-Michel (conçue par le père W. Van Hees) et un autel (y compris l’hostie dans la partie supérieure) est frappante. 4. LES VIVANTS marchent PARMI LES MORTS L’église romane Saint-Michel, dans la Tiense­ straat, et ses nombreuses tombes de nobles, fut érigée sur les remparts de Leuven (audessus de la porte, aujourd’hui disparue, de la Hoelstraat). 5. LES GENS PASSENT SOUS LES RACINES DES ARBRES Au niveau de la Groefpoort, plusieurs ormes avaient été plantés, de sorte que les gens passant par cette porte se promenaient sous les racines des arbres.

Sint-Geertruikerk | Église Sainte-Gertrude  © Layla Aerts

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 Klein Begijnhof | Petit Béguinage

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  Groot Begijnhof | Grand Béguinage


 Groot Begijnhof | Grand Béguinage 

Sur LES TRACES DES BéGUINES Groot Begijnhof Grand Béguinage

Schapenstraat, 3000 Leuven Le Grand Béguinage de Leuven fut probablement fondé en 1205. Avec une superficie bâtie d’environ 3 ha, il est l’un des derniers grands béguinages de Flandre. Durant son âge d’or au 17e siècle, il abritait pas moins de 360 béguines. En 1795, le béguinage fut aboli par les Français, qui autorisèrent cependant les 198 béguines à continuer d’occuper leurs maisons. Le reste des bâtiments fut loué à des femmes âgées. Le béguinage est une succession de ruelles, de placettes, de jardinets et de petits parcs avec des dizaines de maisons et couvents construits dans le style traditionnel en briques ou en grès. Cette ’bourgade dans la ville’ a été inscrite en 1998 par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Ce complexe avait dans l’intervalle été racheté par la K.U.Leuven qui y loge à l’heure actuelle des étudiants, des collaborateurs de l’université et des professeurs invités étrangers. L’ancienne infirmerie et la maison communautaire du Béguinage - appelée le Couvent de Chièvres - ont été reprises par un centre de congrès louvaniste.

Klein Begijnhof Petit Béguinage

Halfmaartstraat, 3000 Leuven Une autre communauté de béguines fut fondée à proximité de l’abbaye Sainte-Gertrude. La première mention de ce ’Petit Béguinage’ date de 1275. Ce quartier se compose d’une rue et de deux venelles finissant en impasse, où vivaient les femmes qui servaient dans l’abbaye toute

proche. Le Petit Béguinage disposait de maigres moyens financiers. À son apogée, il ne comptait que 100 béguines. Cet effectif se réduisit à vue d’œil après la Révolution française. Les bâtiments se détériorèrent dès lors très rapidement. L’église construite en 1636 fut détruite dès 1862 et l’infirmerie fut sacrifiée en 1954 au développement de la brasserie Stella Artois. En 2000, les vestiges du Petit Béguinage furent minutieusement restaurés et vendus à des particuliers. Il ne reste de nos jours du béguinage qu’une trentaine de maisons en style traditionnel flamand.

 Klein Begijnhof | Petit Béguinage

© Layla Aerts

Les béguines étaient des femmes qui faisaient vœu temporaire de chasteté et d’obéissance. Contrairement aux sœurs, elles n’avaient pas prononcé de vœux religieux et n’étaient pas tenues d’observer la règle de pauvreté. Elles pouvaient donc posséder des biens personnels. Elles pourvoyaient à leur subsistance au moyen de leurs propres fonds, de dons et de revenus générés par l’enseignement, les soins dispensés aux malades ou des travaux manuels tels que la broderie, la couture et le filage. Les béguines plus aisées possédaient leur propre maison dans le béguinage. Leurs consœurs plus pauvres habitaient ensemble dans des couvents ou des maisons communautaires. Les béguines âgées, pauvres ou malades, étaient prises en charge dans l’infirmerie. 15


 Universiteitshal | Halle de l’université

à LA RECHERCHE DU SAVOIR DANS LES BÂTIMENTS UNIVERSITAIRES 1. Campus municipal Atrechtcollege Collège d’Arras

Naamsestraat 63, 3000 Leuven C’est dans ce bâtiment que vécut Nicolas de Rutter, prévôt du chapitre de Saint-Pierre et ensuite évêque d’Arras. Il y installa ce collège pour écoliers démunis en 1508. De 1921 à 1977, cette bâtisse fut une pédagogie pour la première génération d’étudiantes. Dans la cour intérieure se dresse ‘ l’arbre du grand chagrin ’: un beau ­Sophora Japonica ou arbre de miel (du 18e siècle), sous lequel d’innombrables jeunes filles durent prendre congé de leurs amoureux pour rentrer dans leur chambre à 19h00. De nos jours, la maison est partagée par le service d’orientation des études et la Fondation Verbiest, qui se consacre au développement de ’nouvelles relations’ avec la Chine et avec l’Église en Chine.

Aula Pieter De Somer Amphithéâtre Pieter De Somer

Debériotstraat 24, 3000 Leuven Cet amphithéâtre doit son nom à Pieter De ­Somer qui fut le premier recteur de l’université 16

néerlandophone autonome (la K.U.Leuven) en 1968 et dont la statue, réalisée par Vic Gentils, se dresse devant ce bâtiment. Cet amphithéâtre, qui peut accueillir 850 personnes, fut officiellement inauguré en 1989. Il s’agit du plus récent et du plus grand amphithéâtre de l’université, où sont non seulement dispensés des cours, mais qui est aussi le théâtre de grandes manifestations culturelles, scientifiques et festives organisées à la K.U.Leuven.

Centrale Universiteitsbibliotheek Bibliothèque universitaire centrale

Monseigneur Ladeuzeplein 21, 3000 Leuven Pendant la Première Guerre mondiale, la Halle de l’université fut incendiée par les Allemands. À la grande consternation de l’ensemble du monde universitaire, la bibliothèque séculaire fut réduite en cendres. Une nouvelle bibliothèque de style Renaissance flamande fut construite dans les années 1920 sur la Mgr. Ladeuzeplein, grâce essentiellement à des fonds américains. À l’extérieur et dans la galerie sont gravés les noms des quelque 300 établissements pédagogiques américains ayant contribué à la construction de ce bâtiment. Le carillon dans la tour qui, avec ses 63 cloches, compte parmi les plus grands du pays, est un don de 16 associations d’ingénieurs américaines. La bibliothèque contient plus d’un million de volumes.


 Pauscollege

 Centrale Universiteitsbibliotheek | Bibliothèque universitaire centrale

 College De Valk

College De Valk

Heilige Geestcollege

Tiensestraat 41, 3000 Leuven

Naamsestraat 40, 3000 Leuven

Dès la fondation de l’université, la faculté des Arts disposait de 4 pédagogies ou collèges. Le Collège du Faucon (1434) en est l’unique survivant. L’ancienne pédagogie de la faculté des Arts y fut transférée en 1543. En 1783, les bâtiments de style classique furent érigés. Après la Révolution française, cette bâtisse fut utilisée comme centre d’accueil pour invalides et soldats français, néerlandais et belges. Lorsque l’université se réappropria ce bâtiment, des réfugiés hongrois y logeaient. De nos jours, la faculté de Droit de la K.U.Leuven y a établi ses quartiers. En 1966, un nouveau complexe fut ajouté à l’ancien collège.

En 1442, Lodewijk de Rycke fit don du Collège du Saint-Esprit à l’université. Cette maison était destinée au logement des étudiants de la faculté de Théologie, la plus ancienne faculté de l’université. Au 18e siècle, ce collège fut reconstruit de fond en comble, avant d’être partiellement bombardé par les Alliés pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le Collège du Saint-Esprit reconstruit est à l’heure actuelle utilisé comme logement pour étudiants. Il abrite également le Musée de ­Spoelberch, qui expose une sélection de la galerie de portraits ancestraux, des vitrines, de l’argenterie familiale et des porcelaines européennes et orientales, ayant appartenu au vicomte Charles-Victor de Spoelberch (1836-1907).

Collège du Faucon

Erasmushuis van de faculteit Letteren en Wijsbegeerte

Maison érasme de la faculté des Lettres et de Philosophie

Collège du Saint-Esprit

Hogenheuvelcollege Collège Hogenheuvel

Blijde Inkomststraat 21, 3000 Leuven

Naamsestraat 75, 3000 Leuven

Le nouveau bâtiment universitaire de la faculté des Lettres et de Philosophie, dessiné par l’architecte Dessauvage (1974), a été baptisé Maison Érasme dans le cadre du 450e anniversaire de ce grand savant. Les étudiants ont rapidement surnommé ce bâtiment moderniste le ’Kremlin’ en raison de la sobriété de ses volumes extérieurs, de ses lignes verticales et horizontales pures, du béton apparent et de son enveloppe sombre, qui évoquent les blocs d’habitations froids dressés derrière le Rideau de fer.

Le chiffre romain LX, sur la superbe façade gothique en briques de cette maison, fait référence au nom de famille du maître d’ouvrage: Golin van ’t Sestich. L’étoile de David dans le pignon et une inscription en hébreu sur une ­ autre façade laissent à penser que les occupants, fuyant l’Allemagne, étaient d’origine juive. Jan van Weercassel racheta ce bâtiment en 1683 et y logea des séminaristes d’Utrecht du collège Höher Hugel (Haute colline) de Cologne. Étant donné que le collège se trouvait au point culminant de la ville, il conserva son ancienne appellation allemande. Cette bâtisse abrite à l’heure actuelle la faculté des Sciences économiques et des Sciences économiques appliquées. 17


 Hogenheuvelcollege

Hoger Instituut voor Wijsbegeerte

Institut supérieur de philosophie

Kardinaal Mercierplein 2, 3000 Leuven L’Institut fut fondé en 1889 par Désiré Mercier à la demande instante du Pape Léon XIII. Grâce au succès de la formation, le célèbre professeur d’université et architecte Joris Helleputte put concevoir en 1892 l’actuel complexe de bâtiments, en style néogothique. La construction fut réalisée en étroite concertation avec le curé et professeur d’université Armand Thiéry, qui, grâce à sa fortune familiale, finança généreusement la construction de l’Institut et du Séminaire. Ce bâtiment abrite à l’heure actuelle les célèbres archives Husserl, qui se chargent de la publication de l’œuvre philosophique d’Edmund Husserl.

Maria-Theresiacollege Collège Marie-Thérèse

Sint-Michielsstraat 2, 3000 Leuven

Koningscollege

Marie-Thérèse installa le séminaire de théologie dans cet ancien collège de jésuites en 1778. La faculté de Théologie y est toujours établie. En 1826-27, le roi Guillaume Ier fit construire dans la cour un grand et un petit amphithéâtres. Ceux-ci sont actuellement utilisés comme amphitéâtres ainsi que comme salles de congrès, de cours et de concerts. Le Grand Amphithéâtre est conçu comme un temple en demi-cercle et est surmonté d’un plafond à cassette. Le bâtiment circulaire fait penser au panthéon de Rome.

Naamsestraat 59, 3000 Leuven

Pauscollege

Collège du Roi

Le Collège du Roi fut fondé en 1579 par Philippe II d’Espagne. En 1595, il déménagea ­ vers l’ancienne maison des réfugiés de l’abbaye d’Affligem. La construction de l’actuel collège, 18

de style classique, s’étendit de 1776 à 1779. En 1815, il fut utilisé comme boucherie par les armées prussiennes et, de 1860 à 1862, fut loué aux petites sœurs des pauvres, qui y logèrent des personnes âgées. L’institut zoologique y est actuellement implanté.

Collège du Pape

Hogeschoolplein 3, 3000 Leuven Ce collège pour étudiants en théologie nécessiteux fut fondé - en 1523 et dans sa propre mai-


  Aula Pieter De Somer

son - par Adriaen Floriszoon Boeyens, ancien professeur d’université, qui allait devenir par la suite le pape Adrien VI. Après l’effondrement, le 11 août 1775, d’une partie du bâtiment, Louis Montoyer, architecte de la cour, reconstruisit le nouveau bâtiment principal en style classique. De 1830 à 1835, le bâtiment fut utilisé comme entrepôt et caserne. Il devint ensuite une pédagogie pour les étudiants en Philosophie et en Lettres. Il abrite encore de nos jours des chambres pour étudiants.

Premonstreitcollege Collège des Prémontrés

Naamsestraat 61, 3000 Leuven Le Collège des Prémontrés, également appelés Moines blancs, ouvrit ses portes en 1571 pour les Prémontrés étudiant à la haute école. Il avait été aménagé dans l’ancienne maison des réfugiés de Grimbergen et ouvert par les prélats des abbayes d’Averbode, du Parc, de Grimbergen et de Ninove. En 1755, il fut reconstruit en style Louis XV, avec une imposante façade en pierre blanche surmontée d’une niche rococo. Une porte monumentale donne accès au jardin devant la maison, où un escalier mène au premier étage. Un hôpital de guerre y fut aménagé après 1802.

Depuis 1818, cette bâtisse abrite l’Institut de Physique.

Universiteitshal Halle de l’université

Naamsestraat 22, 3000 Leuven En 1432, l’université fraîchement fondée fut in­ stallée dans une aile de la Halle aux draps municipale, un prestigieux édifice gothique qui ne comprenait à l’origine qu’un niveau. En 1679, la ville donna toute la halle en emphytéose à l’université, qui ne tarda pas à construire l’étage de style baroque. En 1723, l’aile Rega, de style classique, fut construite du côté du Vieux Marchée. La halle abrita des classes et la bibliothèque jusqu’à la Première Guerre mondiale. La grande collection d’ouvrages se trouvait dans une splendide salle regorgeant de sculptures en chêne. Le glas de cette imposante bibliothèque, de réputation mondiale, sonna lorsque les Allemands l’incendièrent pendant la Première Guerre mondiale et emportèrent une grande ­ partie de l’intérieur. Ce bâtiment est de nos jours le siège administratif de l’université.

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Van Dalecollege Collège Van Dale

Naamsestraat 80, 3000 Leuven Le Collège Van Dale est le seul qui a conservé son état d’origine. Il s’agit également du plus ancien bâtiment authentique de style Renaissance à Leuven. Le chanoine Pieter van Dale, originaire d’Antwerpen et ancien étudiant de l’université, fonda en 1569 ce collège pour étudiants pauvres venant d’Antwerpen et d’Aalst, qui étudiaient la théologie, la philosophie ou le droit canon. Depuis 1986, ce collège abrite à nouveau des logements pour étudiants et héberge également le service qui s’occupe des facilités pour étudiants. Depuis la cour intérieure, les visiteurs disposent d’une vue imprenable sur la chapelle privée où Pieter Van Dale avait été initialement inhumé.

Campusbibliotheek Arenberg

2. Campus Gasthuisberg

Bibliothèque du Campus d’Arenberg

Herestraat 49, 3000 Leuven

La ‘Campusbibliotheek Arenberg (CBA)’ ou bibliothèque du campus d’Arenberg est installée dans l’ancien couvent des Célestins, qui fut construit par Rombout Keldermans. Les plans de la nouvelle bibliothèque ont été dessinés par Rafaël Moneo. Il s’agit de l’une des plus grandes et des plus modernes bibliothèques scientifiques et techniques du continent européen. La CBA regroupe un million de livres et d’ouvrages de référence sous un seul toit. Les étudiants, professeurs, anciens étudiants et autres visiteurs y disposent d’un environnement de travail high-tech doté de multiples solutions multimédias.

Campus du Gasthuisberg

La K.U.Leuven entama en 1975, juste à côté du périphérique de Leuven, la construction du complexe du Gasthuisberg, d’une superficie de 13.000 m². Le bâtiment, qui fut principalement réalisé en éléments en béton préfabriqué, se structure en différents niveaux, avec en bas des espaces de rencontre, organisés par paliers suivant la pente du terrain. Les amphithéâtres sont posés comme des boîtes isolées dans ce paysage en pente. Au-dessus du socle vitré se dressent trois niveaux, érigés dans un volume massif en briques, avec deux patios vitrés orientés vers le nord. Le Campus du Gasthuisberg de l’hôpital universitaire de Leuven, qui au fil des ans est devenu un centre européen de la technologie médicale de pointe, est à l’heure actuelle, après Rome, le plus grand hôpital d’Europe. Avec ses 1.894 lits et ses 8.248 membres du personnel, Gasthuisberg est une institution qui fonctionne comme une ville en miniature.

3. Campus Heverlee Campus de Heverlee

Kasteelpark Arenberg, 3001 Leuven Après la Deuxième Guerre mondiale, l’université implanta un grand nombre d’instituts dans le vaste parc d’Arenberg, autour du château du même nom. Il s’agissait principalement de bâtiments destinés aux sciences positives, de terrains de sport ainsi que du hall sportif de la 20

faculté des Sciences des mouvements et de la rééducation. La formation des ingénieurs-architectes est quant à elle dispensée dans le magnifique château d’Arenberg. La Faculté des Sciences des mouvements et de la rééducation fut fondée en 1937 par le jeune professeur P. P. De Nayer. À la demande du recteur Mgr. Ladeuze, il fut chargé de développer des cours de médecine sportive, de promouvoir le sport parmi les étudiants et de veiller à la construction d’un institut des sports. Le succès de la formation et des sports en salle permit l’inauguration, en 1969, d’un immense complexe sportif flambant neuf et l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire du sport universitaire à ­ Leuven. En hommage à son inspirateur, le complexe fut baptisé du nom du professeur De Nayer.

Willem De Croylaan 6, 3001 Leuven

 Auditorium


SOURCES DE CONNAISSANCES Bibliotheek Tweebronnen Bibliothèque Tweebronnen

Rijschoolstraat 4 bus 101, 3000 Leuven La Bibliothèque Tweebronnen (Deux sources) est l’une des six plus grandes bibliothèques de Flandre. Elle est établie dans l’ancienne École technique, le dernier bâtiment que le célèbre architecte Henry van de Velde réalisa en Belgique. Cet immeuble, construit entre 1936 et 1942, a été classé en 1990 en tant que patrimoine historique et est l’un des rares exemples louvanistes de constructions contemporaines modernes de la période 1935 -1975. Lorsque la ville décida d’installer la bibliothèque municipale et les archives de la ville dans ce bâtiment, il s’avéra que la structure en béton

de l’école n’avait pas été prévue pour supporter la lourde charge induite par les livres et les documents. Tant pour des raisons techniques que budgétaires, les autorités décidèrent de démolir en grande partie cet immeuble et de le reconstruire - dans le même style que celui du bâtiment initial de van de Velde.

Campusbibliotheek Arenberg Bibliothèque du Campus d’Arenberg

Willem De Croylaan 6, 3001 Leuven Voir page 20.

Centrale Universiteitsbibliotheek Bibliothèque universitaire centrale

Monseigneur Ladeuzeplein 21, 3000 Leuven Voir page 16.

 Bibliotheek | Bibliothèque Tweebronnen

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 Abdij van Park | Abbaye du Parc

RÉFLEXION POSÉE DANS LES ABBAYES Abdij Keizersberg Abbaye du Mont César

Mechelsestraat 202, 3000 Leuven Cette abbaye de l’ordre des Bénédictins date du 19e siècle. Elle fut fondée par les moines de l’abbaye de Maredsous à l’emplacement de l’ancien château ducal, en tant que maison d’étude. L’abbaye et les terrains contigus sont ceinturés d’un long mur. L’ensemble fait penser à un château fort. En 1969, l’aile ouest de l’abbaye fut convertie en une résidence pour étudiants universitaires. L’abbaye a donné le jardin en emphytéose à la ville, ce qui a permis son aménagement en tant que lieu touristique et poumon vert. Une liaison entre le Vaartkom et l’abbaye est à l'heure actuelle à l’étude.

Abdij van Park Abbaye du Parc

Abdij van Park 7, 3001 Leuven L’abbaye des Prémontrés du Parc est une ­oasis de calme et de quiétude. L’espace ouvert, composé de champs, d’allées, d’étangs et de prés, invite à la balade. L’Abbaye du Parc est cependant davantage qu’un poumon vert dans la banlieue urbanisée de Leuven. Le monastère et le domaine constituent un site patrimonial particulièrement précieux et harmonieux, dont l’histoire est longue et passionnante et l’authenticité, énorme. Le domaine était initialement un parc de chasse de Godefroy le Barbu, duc de Brabant, d’où son appellation. En 1129, Godefroy légua son parc 22

aux Prémontrés de l’abbaye de Laon (dans le nord de la France), en leur demandant expressément d’y ériger une abbaye. Depuis lors, les Prémontrés ont façonné le site du Parc et l’ont occupé pratiquement sans interruption. Au fil des siècles, le Parc est devenu l’une des principales abbayes des Pays-Bas méridionaux. Ses abbés bénéficiaient d’une haute considération et son réseau de paroisses et de champs s’étendait sur de vastes pans du territoire de l’ancien Brabant. Aujourd’hui encore, le domaine de l’abbaye couvre 42 ha environ et est un témoin historique capital. Il dispose encore de tous les attributs de l’abbaye de l’Ancien Régime. L’intégrité de l’ensemble historique - pratiquement plus aucun élément n’y a été ajouté ou enlevé depuis la fin du 18e siècle - fait de l’Abbaye du Parc l’un des complexes abbatiaux les mieux préservés de Belgique et des Pays-Bas. En outre, l’intérieur du cloître et le décor des bâtiments sont restés quasiment intacts. Les plafonds en stuc du 17e siècle dans le réfectoire et dans la bibliothèque sont tout particulièrement impressionnants, sans oublier les anciennes et vastes archives, une précieuse collection de livres et d’illustrations ainsi qu’une riche collection d’art. La mise en œuvre du schéma directeur de Leuven a fait de l’Abbaye du Parc un site historique précieux et un îlot de calme dans la frénésie urbaine. Toutefois, ce site est avant tout une importante liaison écologique et cyclable entre le centre-­ville et la commune avant fusion d’Heverlee. Depuis lors, plusieurs projets de rénovation ont débuté; à cette occasion, le parloir, la porte de Saint­Norbert, les pavillons de jardin et le Wagenhuis ont été restaurés dans leur pristin état d’antan. La faisabilité de la restauration d’autres parties de l’abbaye est à l'heure actuelle à l’étude.


 Abdij Keizersberg | Abbaye du Mont César

 Abdij van Vlierbeek | Abbaye de Vlierbeek

Abdij van Vlierbeek

Sint-Geertruiabdij

Abdijlaan, 3010 Leuven

Halfmaartstraat, 3000 Leuven

En 1125, Godefroy I le Barbu, duc de Brabant, légua une parcelle de terrain aux Bénédictins d’Affligem qui y fondèrent un prieuré, lequel devint rapidement une abbaye. En 1572, le monastère fut détruit pendant les guerres de religion et les moines se retirèrent contraints et forcés dans leur refuge à l’intérieur des remparts de Leuven. Ils ne revinrent à l’abbaye qu’en 1642 et reconstruisirent progressivement les parties détériorées. Les moines furent à nouveau chassés de leur monastère en 1796 - par les Français cette fois. Lorsque Vlierbeek devint une paroisse indépendante, en 1829, des particuliers occupèrent les bâtiments abbatiaux, qui appartenaient à la fabrique d’église. L’ancien quartier des invités fut converti en trois habitations et restauré en 2006. Léglise abbatiale - un bâtiment monumental en grès, particulièrement homogène, de style classique - a été restaurée en 2001 et sert désormais d’église pour la paroisse de Vlierbeek.

Cette abbaye est le cœur du Petit Béguinage. Les bâtiments, qui ont été construits entre le 14e et le 17e siècles, ont été restaurés et réaménagés en complexe de logements. Le professeur chanoine A. Thiéry racheta et rénova l’abbaye en 1912. Il fit également ériger l’aile Thiéry en récupérant des éléments de façades de certaines maisons bourgeoises louvanistes ayant été bombardées lors de la Première Guerre mondiale. L’abbaye proprement dite fut fortement endommagée en 1944, les deux dernières ailes gothiques du monastère notamment ayant été complètement détruites. L’oasis de verdure ­intra muros, avec de vieux arbres de valeur, est tout particulièrement intéressante.

Abbaye de Vlierbeek

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 Abdij van Park | Abbaye du Parc

Abbaye Sainte-Gertrude

Conseil Balade historique avec audioguide dans le domaine abbatial Une trentaine d’enregistrements donne au visiteur des informations passionnantes à propos de la naissance, de l’histoire et de l’affectation du site. Les témoignages d’un ancien concierge, d’un prêtre et d’un jardinier apportent en outre des touches pittoresques et variées.

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 Station | La gare

© Philippe Samyn And Partners Architects and Engineers

  Martelarenplein

LA GARE ET SES ALENTOURS: UN QUARTIER DYNAMIQUE Les abords de la gare sont l’une des portes d’accès à la ville. Des deux côtés des voies ferrées et autour de la place centrale (la Martelarenplein) se dressent des exemples d’architecture contemporaine intéressante. Ce quartier a retrouvé tout son allant à la suite de sa rénovation; il fait désormais partie intégrante de la ville et se marie parfaitement avec les abords de la gare.

Maison provinciale Les visiteurs attentifs seront fascinés par les perspectives, les superbes matériaux et la structure intrigante de ce bâtiment. Tout l’étage inférieur est accessible au public qui y trouvera, parfaitement intégrées dans le bâtiment, six œuvres d’art contemporaines dont la plus remarquable est certainement le petit balcon jaune sur la tour d’Aglaia Konrad.

Le bandeau de bureaux et le bureau municipal Tous les bâtiments du bandeau de bureaux sont reliés les uns aux autres par une grande 24

promenade en pierre naturelle: une espèce de balcon piétonnier mégalomaniaque, où des bancs sont implantés en différents endroits et qui diffuse la lumière du jour dans le parking pour vélos aménagé en dessous. Le haut socle vitré transparent regroupant de très nombreuses fonctions publiques confère une perspective sur les voies ferrées. L’ensemble contribue au dynamisme de cette zone urbaine. Le soubassement vitré reflète les bâtiments du Tiensevest et crée, la nuit, un long ruban de clarté. Cinq bâtiments distincts en forme de U, parachevés au moyen de panneaux en pierre naturelle matte qui assurent la structure nécessaire, s’appuient sur ce soubassement vitré. Les différentes couleurs créent une palette chromatique variée, allant du gris de la maison provinciale au blanc de la gare. Le vaste parking souterrain pour vélos vous donne immédiatement une idée du nombre de bicyclettes circulant à Leuven. Ce boulevard propose encore deux œuvres d’art: ’De ontvoering van Europa’ de Rik Poot et l’œuvre d’art abstraite ’De hand van ­Prometheus’ de Wouter Mulier.


 Martelarenplein

© Layla Aerts

Agence bancaire de la KBC Limitée par la largeur de la façade donnant sur la Martelarenplein (six mètres seulement), la KBC - un holding belge spécialisé dans la bancassurance - a doté sa nouvelle agence d’une façade extrêmement étroite. Une longue saillie attenante, flottant dix mètres audessus du sol et formant la tête du Tiensevest, a en outre été construite. Un ascenseur public a été aménagé sur le côté sud du bâtiment et comble la différence de niveau entre la Martelarenplein et la promenade. Cet ascenseur est principalement destiné aux utilisateurs de fauteuil roulant, aux parents accompagnés d’un landau et aux autres passants à mobilité réduite.

La Martelarenplein La Martelarenplein (Place des Martyrs) est le cœur de cette zone. Le réaménagement de la place (au début du 21e siècle) a profondément modifié l’aspect de cette ’porte d’entrée’ de Leuven. Désormais, une grande partie du trafic, qui faisait jadis de cette place une sorte de jungle urbaine, s’effectue en sous-sol. Les bus disposent d’une gare distincte du côté nord de la place, tandis que les piétons et les cyclistes ont beaucoup d’espace. Sous l’angle architectural, la Martelarenplein est devenue l’une des places les plus intéressantes de la ville, à l’ambiance unique. Grâce aux effets de lumière, le nouveau parking sous la Martelarenplein est un espace

 KBC-kantoor Martelarenplein

fascinant, certains n’hésitant pas à parler de ’cathédrale souterraine’.

Société de transport De Lijn Ce complexe, à la fois immeuble de bureaux, gare des bus annexe et antenne régionale, a été conçu par les architectes Manuel de Sola, Morales Rubio et le bureau d’architectes A33, qui ont imaginé une structure de bureaux flottant au-dessus des quais. Dans le même temps, tout le complexe est imbriqué dans le parking souterrain, le tunnel pour piétons et la gare ferroviaire. Grâce au choix remarquable des matériaux, ce bâtiment rouge devient un véritable point d’ancrage dans le quartier.

Verre, acier & lumière dans la gare Le bureau d’architectes Samyn & Partners a conçu la nouvelle toiture de la gare, qui se compose de quelque 16 cintres allongés. Ces cintres enjambent les quais et les voies. L’ensemble est réalisé en verre et en acier, en alternance avec des voûtes filantes.

Le Centre administratif de Flandre Le Centre administratif de Flandre est la pierre angulaire de ce quartier. Ce bâtiment, construit en pierre naturelle grise, se compose d’un socle étiré et d’une tour de 16 étages. Un des quatre niveaux du socle est enfoui dans le sol. 25


UNIQUE ET IMPRESSIONNANT Anatomisch Amfitheater van Rega Amphithéâtre anatomique de Rega

Minderbroedersstraat 50, 3000 Leuven Le théâtre anatomique fut fondé en 1744 par le recteur Rega en tant qu’amphithéâtre pour les cours d’anatomie. Les vastes fenêtres de cette structure octogonale laissaient pénétrer la lumière de tous côtés, de sorte que les étudiants pouvaient bien observer les dissections des cadavres. Grâce à ces puits de lumière, le bâtiment convenait aussi très bien comme atelier. En 1887, la ville de Leuven l’offrit comme atelier à Constantin Meunier.

Collegium Trilingue (De Dry Tonghen) Collège Trilingue

Busleidengang (Vismarkt), 3000 Leuven Le Collège Trilingue, qui fut inauguré en 1518, est l’un des derniers bâtiments Renaissance de Leuven. Il collège fut construit par le chanoine Jérôme Van Busleyden. L’hébreu, le latin et le grec y étaient enseignés. Les visiteurs peuvent encore y admirer le magnifique hall d’entrée du 16e siècle et son escalier de pierre en colimaçon (­Wentelsteen) du 16e siècle.

Hoofdkantoor AB Inbev Siège central d’AB inbev

Le siège central de la première entreprise brassicole au monde - AB Inbev - est le point de départ du Vaartkom, une ancienne zone industrielle. Le bâtiment proprement dit - et ses remarquables fenêtres verticales - est le catalyseur de toute cette enclave et renforce le caractère brassicole de cette porte de la ville. Les  AB Inbev

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briques collées et les colonnades en béton qui ceinturent ce bâtiment très polyvalent font clairement référence au caractère intrinsèque du Vaartkom.

Hortus Botanicus Lovaniensis (Kruidtuin) Jardin botanique

Kapucijnenvoer 30, 3000 Leuven Le passionné de plantes et d’herbes aromatiques trouvera certainement son bonheur dans le plus ancien jardin botanique de Belgique. Près de 800 plantes de familles diverses, provenant des quatre coins du monde, y sont en effet cultivées. Le Jardin botanique fut aménagé en 1783 par l’université de Leuven pour ses étudiants en médecine. Le jardin fut cédé à la ville de Leuven en 1835, laquelle a, en 1982, restauré l’orangerie dans son état original et y a aménagé une serre tropicale. Le porche néoclassique, l’orangerie et le plan de base pittoresque du jardin sont autant d’éléments intéressants de ce jardin.

M - Museum Leuven

Le M van Museum Leuven est le successeur du Musée municipal Vander Kelen-Mertens. Le nouveau bâtiment est l'œuvre du grand architecte belge Stéphane Beel. Son concept réunit en parfaite harmonie deux bâtiments anciens et deux bâtiments neufs, dans un complexe qui respire l'équilibre et la pureté des formes. Il vise une complémentarité entre l'architecture existante et nouvelle, favorable à un dialogue entre art ancien et contemporain.

Tafelrond Table ronde

Grote Markt, 3000 Leuven La Table Ronde originale, de style gothique, était le siège d’une guilde - un bâtiment où se rassemblaient les maîtres, les valets et les apprentis d’une même profession. Elle fut construite en 1487 à la demande de l’administration communale de Leuven. En 1817, le bâtiment initial, gravement endommagé, fut démoli et remplacé par une salle de concert néoclassique, laquelle fut cependant la proie des flammes en 1914. Après la guerre, la Banque Nationale décida de recon­ struire, à ses frais, le bâtiment selon les plans originaux. La Banque Nationale le quitta en 2002 avant de le céder en juillet 2005 en vente publique. Son acquéreur fut le Louvaniste Jan ­Callewaert, fondateur de l’entreprise technologique Option.


 Abdij van Park | Abbaye du Parc

 Abdij van Vlierbeek | Abbaye de Vlierbeek

ILS REPOSENT EN PAIX

Kerkhof Abdij van Vlierbeek

Brits militair kerkhof ‘De Jacht’ ’40-’45

Abdijlaan, 3010 Leuven

Cimetière de l’Abbaye de Vlierbeek

Ce cimetière commémore les soldats décédés pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il est accessible par la Hertogstraat, à l’angle de la Bierbeekpleindreef et de la Kerspelstraat.

Ce cimetière compte plusieurs monuments funéraires de personnages connus tels qu’ Edouard Remy (industriel louvaniste et mécène), Paul Alberdingk Thijm (historien, fondateur et premier président du Davidsfonds), Emiel V ­ liebergh (juriste et économiste flamand, président du Davidsfonds) et Mgr Sencie (fondateur de la Vereniging Vlaamse Leergangen à Leuven).

Kerkhof Abdij van Park

Kerkhof Diestsesteenweg

Cimetière militaire britannique ‘La Chasse’

Bierbeekpleindreef, 3001 Leuven

Cimetière de l’Abbaye du Parc

Abdij van Park 7, 3001 Leuven Le cimetière entoure l’église et a conservé jusqu’à nos jours sa fonction initiale. De nombreux ­Louvanistes et autres personnages importants y ont trouvé leur dernière demeure. Des personnages tels que Paulin Ladeuze (recteur de la K.U.Leuven de 1909 à 1940), Joris H ­ elleputte (architecte et professeur à la K.U.Leuven), le recteur Piet De Somer (le premier recteur de la K.U.Leuven flamande indépendante) et Gaston Eyskens (l’un des principaux premiers ministres belges de l’après-guerre) sont autant de références à d’importants épisodes de la vie politique et culturelle, ainsi que de l’histoire de la K.U.Leuven. Plusieurs grandes concessions abritent des générations de religieuses louvanistes.

Cimetière de la Diestsesteenweg

Diestsesteenweg, 3010 Leuven Il s’agit du cimetière actuel des habitants de Leuven et de ses communes avant fusion.

Stadskerkhof Cimetière municipal

Kerkhofdreef 7, 3001 Leuven En 1794, l’emplacement d’un cimetière entre la Parkpoort et la Tiensepoort a été déterminé. Ce cimetière central est la dernière demeure des bourgmestres louvanistes, mais aussi de prisonniers politiques de la Deuxième Guerre mondiale et des Fusiliers de la Première Guerre mondiale. Ce cimetière dispose également de champs d’anatomie, c'est-à-dire de sépultures de défunts ayant légué leur corps à la science. 27


 Arenbergkasteel | Château d'Arenberg 

GRANDEUR ET LUSTRE DANS LES CHÂTEAUX Arenbergkasteel Château d’Arenberg

Kardinaal Mercierlaan 94, 3001 Heverlee Le château d’Arenberg fut initialement construit par les seigneurs d’ Heverlee. Cette bâtisse est un exemple d’architecture traditionnelle en brique et grès. Le château fut pendant deux siècles la propriété de la famille de Croy qui le transforma en style renaissance et néogothique. Au 17e siècle, il passa, via Anne de Croy, au duc d’Arenberg, dont le descendant Louis Englebert d’Arenberg - surnommé ‘le duc aveugle’ - fut un grand protecteur des arts et des sciences. Ses héritiers prolongèrent sa passion pour la science et, en 1916, le duc Englebert-Marie d’Arenberg fit don du château et de son parc de 29 ha à la K.U.Leuven. Le château est à l’heure actuelle occupé par la faculté des sciences appliquées de la K.U.Leuven et est le pivot d’un campus écologique destiné au groupe Science & Technologie.

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 De Kotmadam (Fred Bellefroid)

UNE VILLE AUX MILLE STATUES Abraham Sint-Donatuspark, 3000 Leuven Abraham est le symbole de la sagesse et des quinquagénaires masculins. En 1975, à la demande des ’Mannen van het Jaar’ (Hommes de l’année), la statue d’Abraham, réalisée par l’artiste Freddy Janssens, fut installée dans la Broekstraat et ultérieurement, pour des raisons de visibilité et au terme d’une action ludique, déplacée à l’entrée du parc municipal.

Albert Giraud Sint-Donatuspark, 3000 Leuven

Union Royale des âges/ ’De Mannen van het Jaar’ Le phénomène des ’Mannen van het Jaar’ (Hommes de l’année) est typiquement louvaniste. Les membres de cette association n’ont en commun que leur année de naissance et cherchent à consolider leurs liens d’amitié et de fraternité. Cette association est indépendante de toute conviction politique, sociale, philosophique ou religieuse. Pendant 10 années - les années actives - ‘les Hommes’ se préparent à leur 50e anniversaire. Ils sont en permanence présents, de manière ostensible, dans la vie associative louvaniste, avant d’atteindre l’âge d’Abraham (50 ans). à cette occasion, une commémoration d’Abraham est organisée près de la statue de celui-ci, érigée dans le Parc municipal.

Le poète Albert Giraud, de son vrai nom Emile Albert Kayenbergh, naquit à Leuven et fréquenta l’université locale, sans toutefois y décrocher de diplôme. Il décida de se concentrer sur le journalisme et la poésie. Sa statue fut créée par Victor Rousseau et inaugurée en 1935.

Raadskelders 

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 De Kanaalgravers (Willy Peeters)

 Fons Sapientiae (Jef Claerhout)

André Dumont

De Koeieschieter

Le professeur André Dumont découvrit le bassin charbonnier du Limbourg belge. Il créa à Leuven l’Association des Ingénieurs des mines, qui se composait de diplômés de la K.U.Leuven et poursuivait un double objectif: aider les diplômés à trouver un emploi et les tenir informés des derniers développements industriels. La statue du professeur Dumont, réalisée à l’initiative de cette Association, fut exécutée par le sculpteur Paul Van de Kerckhove et inaugurée en 1922.

Ce surnom ’de Koeieschieters’ fut donné aux Louvanistes lors du siège français de 1691 lorsque, par une nuit noire, ils ouvrirent le feu sur des 'silhouettes hostiles'. À l’aurore, les prétendues troupes françaises se révélèrent être un troupeau de vaches. La statue que l’on doit à Peter Vanbekbergen fut inaugurée en 1991.

Hogeschoolplein, 3000 Leuven

Ballon van de Vriendschap

Herbert Hooverplein, 3000 Leuven Cette œuvre d'art, qui symbolise les amitiés à Leuven, a été réalisée en 1987 par l’artiste ­Danny Tulkens à la demande de l’Association des âges. Elle représente un ballon emportant quatre ’amis’. Des problèmes de stabilité ont compromis l’inauguration en 1988. Un des ’amis’ embarqués dans le Ballon a été volé et n’a jusqu’à présent pas encore été retrouvé.

De Kanaalgravers

Vaartkom, 3000 Leuven À l’occasion du 250e anniversaire du premier coup de pioche du canal Leuven-Dyle (2000), le groupe de travail plaça un souvenir permanent sur le Vaartkom. La statue en bronze fut coulée par Willy Peeters.

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Brusselsestraat, 3000 Leuven

De Kotmadam

Oude Markt, 3000 Leuven Jusqu’à la fin du siècle dernier, la ‘kotmadam’, une propriétaire qui louait des chambres d’étudiants, était un personnage en chair et en os de la vie estudiantine. La statue qui représente une ‘kotmadam’ typiquement louvaniste, réalisée par Fred Bellefroid, fut inaugurée en 1985 en présence de Maria Swerts, la plus ancienne ‘kotmadam’ louvaniste encore en vie à ce momentlà. La statue représentant une femme jeune et séduisante avait à l’époque suscité des réactions mitigées, car elle ne correspondait pas à la perception traditionnelle de la ‘kotmadam’. Au fil des années, cette statue est cependant devenue un must et de nombreuses photos sont prises à ses côtés et sur ses genoux.

De Witte

Blijde Inkomststraat 21, 3000 Leuven ’De Witte’ est le personnage principal du roman éponyme de l’écrivain belge Ernest Claes. Il s’agit d’un petit diable espiègle qui, avec toutes ses facéties, fait le désespoir de ses parents. La statue de ’De Witte’ à Leuven, sortie de l’imagination du sculpteur René Rosseel et inaugurée en 1986, se trouve dans le jardin ceinturant le nouveau bâtiment de la Faculté des Lettres.


 Paepe Toon (Peter Vanbekbergen)

 Dorre de Bakker (Roland Rens)

Dijle-eend

Erasmus

Redingenhof, 3000 Leuven

Mechelsestraat, 3000 Leuven

La fontaine ’Dijle-eend’, destinée à embellir le quartier, a été conçue par le comité de quartier de la Redingenstraat et commandée à René Rosseel. Le canard porterait bonheur pour autant que vous lui frottiez le dos à trois reprises et que vous saisissiez sa queue avec l’auriculaire. Vous devez ensuite faire le tour de la fontaine jusqu’au bouton noir aménagé dans le sol et l’enfoncer. Il vous suffit alors de boire l’eau de la fontaine et de faire un vœu - sans le dévoiler.

La statue de l’auteur de l’ Éloge de la folie fut offerte à la ville par le Lions Club à l’occasion de son cinquantième anniversaire. Elle représente Érasme qui toise d’un sourire ironique le commun des mortels qu’il écoute. Cette statue de 125 cm fut conçue par René Rosseel et inaugurée en 1979.

Dorre de Bakker

Selon la légende, ’Fiere Margriet’ aurait été enlevée, violée et assassinée. Une légende ­ ­affirme que sa tombe aurait été découverte en raison de la lumière surnaturelle qui s’en dégageait, alors que, selon une autre, son cadavre – enveloppé dans un linceul de lumière – aurait été ramené à contre-courant sur la Dyle par un banc de poissons et aurait été remarqué par le duc de Brabant. La statue fut créée par Willy ­Meysmans et inaugurée en 1982.

Diestsestraat, 3000 Leuven La statue ’Dorre De Bakker’ représente un jeune et dynamique boulanger d’avant-guerre qui va chercher la pâte à pain chez ses clients pour la cuire dans le four. Elle montre que le métier de boulanger est une profession noble, riche d’une longue tradition. Cette statue fut réalisée par Roland Rens à la demande de l’Association des boulangers et des pâtissiers et des Amis des boulangers, et inaugurée en 1979.

Edouard Remy

Herbert Hooverplein, 3000 Leuven Remy fut l’exemple typique de l’entrepreneur paternaliste et socialement engagé du 19e siècle. Il donna du travail à des centaines de personnes dans son usine de riz et d’amidon de ­ Wijgmaal, une commune avant fusion de ­Leuven. La décision d’honorer ce grand homme en lui dédiant une statue fut prise à la fin du 19e siècle. Le projet novateur fut conçu par l’architecte art nouveau Victor Horta et réalisé par Pieter Braecke.

Fiere Margriet

Tiensestraat, 3000 Leuven

Fons Sapientiae

PIETER de somerplein, 3000 Leuven ’Fonske’ est le symbole de l’étudiant louvaniste. Le nom de cet étudiant provient du latin: Fons Sapientiae signifie en effet ‘Source de sagesse’. ’Fonske’ tient un livre dans sa main gauche et, de sa main droite, se verse un verre de bière sur la tête. La statue fut créée par Jef Claerhout et offerte en 1975 par la K.U.Leuven à la ville lors de la célébration de son 550e anniversaire.

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 De Hand van Prometheus (Wouter Mulier)

Hand van Prometheus

Leeuwenpaar

Professor Van Overstraetenplein 1, 3000 Leuven

La cour intérieure du Collège du Pape à la Hoge­ schoolplein est ‘gardée’ par deux lions terrifiants, assis de part et d’autre de l’escalier monumental. Ces animaux faisaient partie d’une exposition de l’artiste belge Olivier ­ Strebelle ­organisée en 1992 au Collège du Pape. Le président du collège en fonction à l’époque, le professeur Sabbe, trouvait que les lions avaient à ce point leur place à cet endroit qu’il se mit en quête des fonds nécessaires à l’achat de ces sculptures. Après quatre années, il disposait de suffisamment de sponsors pour en acquitter le prix – toujours tenu secret à l’heure actuelle.

La main de Prométhée

Cette création de l’artiste louvaniste Wouter Mulier représente le feu de Prométhée, symbole du savoir, de l’inspiration et de la créativité. Elle fut offerte à la ville par l’IMEC (le célèbre centre de recherche louvaniste) et inaugurée en 2008.

Justus Lipsius

Bondgenotenlaan, 3000 Leuven Justus Lipsius, qui s’appelait initialement Joost Lips, fut l’une des principales figures de l’humanisme. Il étudia à Leuven et y habita plusieurs années. Sa statue, réalisée par Jules Jourdain, le dépeint de manière réaliste: grave, le regard impassible, immobile, un livre ouvert en main, d’une prestance typiquement 19e. La statue date de 1909, lorsque l’État belge l’offrit à la ville de Leuven à l’occasion du 75e anniversaire de l’Université catholique.

Kamerood 60

Sint-Donatuspark, 3000 Leuven Cette œuvre d'art exprime la notion louvaniste de ’kamerood sesteg’, dont plus personne ne connaît encore la signification précise. Les Louvanistes masculins de 1960 chargèrent Jan Rosseels de lui consacrer une statue. Ils l’offrirent ensuite à la ville en 2000, à l’occasion de leur 40e anniversaire. Cette statue d’un jeune homme animé d’un ardent désir de vivre est ­extrêmement symbolique.

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Hogeschoolplein, 3000 Leuven

Meester Jan

Grote Markt, 3000 Leuven Le jaquemart de Leuven (un personnage mécanique frappant sur les cloches d’un clocher) s’appelait ’Meester Jan’ et avait été créé en 1381. En 1573, sous l’effet conjugué de la pluie et du vent, il tomba définitivement, en même temps qu’une partie de la tour. Sous l’impulsion de la Campanae lovanienses et de KBC Assurances, ’Meester Jan’ renaquit de ses cendres en 1998. Cette statue dorée de 2,35 mètres de haut, réalisée par Willy Peeters, trône désormais fièrement sur la Grand-Place.

Mercator

Mercatorpad, 3000 Leuven Mercator, principalement connu pour ses atlas de la terre et du ciel, vécut au 16e siècle. Il séjourna de nombreuses années à Leuven, initialement pour y étudier les mathématiques, ensuite pour y travailler en qualité de géomètre.


 Meester Jan (Willy Peeters)

 Oorlogsmonument (Marcel Wolfers)

La statue de Mercator est relativement récente; elle fut réalisée par l’artiste louvaniste Raoul ­Biront et inaugurée en 2001 par le bourgmestre Louis Tobback. Il s’agissait d’un présent de ­l’Association des Commerçants à l’occasion de son 55e anniversaire.

Oorlogsmonument

le sculpteur et peintre Constantin Meunier en 1894 - soit cinq ans seulement après le décès de Damien - à la demande du Cercle catholique. Ce que peu de gens savent, c’est que le visage de la statue ne représente pas le Père Damien, mais le chanoine Thiery. Usant de ses bonnes relations avec Constantin Meunier, il parvint en effet à se faire représenter en mémoire d’un autre.

Martelarenplein, 3000 Leuven

Pieter Coutereel

Monument de guerre

Le Monument de guerre restauré sur la Martelarenplein est un vibrant rappel du passage par les armes de dizaines de Louvanistes sur la place de la gare lors de la traversée de la ville par les Allemands en 1914. Ce monument fut réalisé par Marcel Wolfers et inauguré en 1925.

Paepe Thoon

Brusselsestraat, 3000 Leuven Paepe Thoon est un bouffon bossu du 15e siècle qui aurait été le fils bâtard du pasteur de la paroisse de Saint-Pierre, Jan Van der Phalissen. Il était principalement connu pour ses farces et ses grimaces qui, d’après la légende, seraient même parvenues aux oreilles du duc Philippe le Bon. Sur son lit de mort, il a demandé à pouvoir être enseveli sous une fontaine de pierre afin qu’il ne meurt jamais de soif. La petite statue a été façonnée par Peter Vanbekbergen et donnée en 1991 par l’Association des Commerçants à la ville de Leuven à l’occasion de son neuvième lustre.

Pater Damiaan

Brusselsestraat, 3000 Leuven La statue du Père Damien, également appelé le Père des lépreux, est probablement l’une des moins connues de Leuven. Elle fut réalisée par

Smoldersplein, 3000 Leuven Le patricien Pieter Coutereel prit le pouvoir en 1360 et fit de Leuven la première ville brabançonne à abolir le monopole politique des patriciens. La ville commanda la réalisation de la statue de Coutereel dans le cadre du 50e anniversaire de la section louvaniste du Parti ouvrier belge. L’artiste Georges Vandevoorde représenta Coutereel dans ses vêtements de bailli du 14e siècle (représentant d’un souverain ou d’un seigneur). La statue se trouve devant le palais de justice, qui est le symbole de l’équité et de l’égalité, des notions que Coutereel a prônées toute sa vie durant. Elle fut inaugurée en 1936.

Renée

Naamsestraat, 3000 Leuven Renée ou ‘Fronske’ est le pendant - féminin et sérieux - du facétieux étudiant Fonske. Son initiateur fut René Depret, citoyen d’honneur de la ville de Leuven, qui lui donna son nom. La statue fut offerte en 1997 à la ville de Leuven par l’Association des Commerçants à l’occasion de son 50e anniversaire. Elle fut placée dans la Naamsestraat, à proximité de la première pédagogie féminine. Le créateur de cette statue est l’artiste Armand Loveniers, spécialisé dans les bronzes grandeur nature. 33


 Totem - 2004 (Jan Fabre)

© Layla Aerts

 Leeuwenpaar (Olivier Strebelle)

Sylvain van de Weyer

Totem

Le Louvaniste Sylvain Van De Weyer fut le tout premier ministre belge de l’Intérieur. Il fut également membre du gouvernement provisoire pendant la Révolution belge. Autant des bonnes raisons pour que la ville de Leuven décide de lui consacrer une statue en 1876. Aussitôt dit, aussitôt fait: dès 1876, cette statue réalisée par ­Charles Geefs trônait au milieu de la ­Monseigneur Ladeuzeplein. Elle dut cependant être déplacée vers la Kapucijnenvoer car elle était trop lourde pour le nouveau parking sousjacent.

Le gigantesque totem face à la bibliothèque universitaire fut fabriqué en 2004 à la demande de la K.U.Leuven par Jan Fabre. Sur une aiguille d’une hauteur de 23 mètres aménagée face à la bibliothèque universitaire (la mémoire humaine), trône un énorme scarabée (la mémoire de la nature). Cette œuvre d'art, qui symbolise la fraternité réciproque et la parfaite collaboration entre l’université et la ville de Leuven, a été inaugurée à l’occasion de la célébration de son 575e anniversaire. Le totem est également un hommage au savoir, à la beauté, à la science et à la poésie de l’existence.

Kapucijnenvoer, 3000 Leuven

Monseigneur Ladeuzeplein, 3000 Leuven

 Renée (Armand Loveniers)  Fiere margriet (Willy Meysmans)

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Architecture dans la région du Hageland et Groene Gordel

Hageland À l'est de Leuven, s'étend le Hageland où six charmantes petites villes de province abritent un riche patrimoine historique et culturel. ­ Aarschot peut être fière de son église ­Notre-­Dame en grès ferrugineux et de son centre culturel « Het Gasthuis ». Le béguinage de Diest figure quant à lui au patrimoine mondial de l'Unesco. À Scherpenheuvel-Zichem, vous trouverez le lieu de pèlerinage le plus célèbre du pays et la magnifique abbaye d'Averbode. Zoutleeuw est quant à elle surnommée le coffre à trésors du Brabant flamand, non sans raison. Avec son site archéologique Sinte Gitter, ses églises romanes et ses tumuli, Landen possède une histoire passionnante, tandis que Tienen est fière de son passé romain, exposé notamment au musée municipal Het Toreke.

Groene Gordel

ANTWERPEN OOSTVLAANDEREN

BRABANTSE KOUTERS

HAGELAND

GROENE GORDEL BRUSSEL BRUXELLES

LIMBURG

LEUVEN DIJLELAND

PAJOTTENLAND ZENNEVALLEI

BRABANT WALLON HAINAUT

LIÈGE

Conseils

Ceinture verte

Bruxelles est entourée d'une Ceinture Verte. À l'ombre de la métropole, des dizaines de parcs et jardins superbes s'épanouissent. Les curiosités intéressantes n'y manquent pas non plus, comme le château de Gaasbeek avec son r­ iche intérieur, le musée du sport 'Sportimonium' dans le domaine d'Hofstade et les serres remarquables de Boechout au Jardin botanique national de Meise.

 Béguinage de Diest

Begijnenstraat, 3290 Diest

 Basilique de Notre-Dame

Rozenstraat, 3270 Scherpenheuvel-Zichem

 Château de Gaasbeek

Kasteelstraat 40, 1750 Gaasbeek

www.toerismevlaamsbrabant.be 35


L E U VEn | F L ANDRE | BELGIQUE

TOuRISME LEUVEN Ouvert du lundi au dimanche de 10h00 à 17h00. Fermé les jours fériés, les ponts et les dimanches du 1er novembre à la fin du mois de février. t +32 (0)16 20 30 20 - f +32 (0)16 20 30 03 - tourisme@leuven.be - www.visitleuven.be

Colophon Le plus grand soin a été apporté à l’exactitude et à la pertinence des données publiées dans ce guide. Tourisme Leuven vous prie cependant d’accepter ses excuses pour les éventuelles erreurs qui s’y seraient glissées. L’éditeur n’est pas responsable des modifications apportées après la date de publication. Vous pouvez faire parvenir toutes vos remarques et modifications à infogids@leuven.be. Vous trouverez également dans cette série: le guide incontournable de Leuven l’université et les écoles supérieures visites guidées pour les groupes et excursions d’un jour se loger à Leuven à bicyclette et à pied événements et activités

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