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Juin - juillet - Août 2013

Récipicé N°: 002/PR/2013 Le trimestriel au service de l’entrepreneuriat

Idriss Goudja Tchéré Ma passion, la géotechnique Dossier Eco (P 6)

La viande tchadienne très prisée à l’international

PROFIL TÉLÉCOMS

LEADERSHIP EVENTS

Télécoms (P 12)

Events (P 14)

Mois des télécoms : quelle avancée pour le Tchad

DOSSIER ECO CÔTÉ FÉMININ

Soirée des cadres chrétiens

ZOOM

MARKETING Visibiliti N°01 Juin-Juillet-Août 2013

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Édito Page 2

Profil Page 3-4

Leadership Page 5

Dossier Eco Page 6-7

Zoom Page 10

Marketing Page 11

Télécoms Page 12-13

Events Page 14

Côté Féminin Page 15

Chers lecteurs, notre belle aventure continue avec ce deuxième numéro avec la même mission : celle d’offrir une plateforme de communication appropriée contribuant à valoriser les initiatives locales en matière d’entrepreneuriat et permettant de susciter et encourager la culture entrepreneuriale. Les hommes les plus riches du monde ou encore ceux qui ont marqué l’histoire du monde sont ceux qui ont créé leurs propres entreprises et ont su les développer. Ils ont été des hommes et des femmes ambitieux dès le jeune âge, déterminés et caractérisés par bien d’autres qualités ayant nourri de grands rêves qu’ils ont réalisés. Toute leur vie a été marquée par la passion de révolutionner le monde et de rentrer dans l’histoire. Dans le monde, nous pouvons citer des exemples comme Bill Gate qui a fondé Microsoft Corporation, le défunt Steve Jobs à qui revient le mérite d’avoir créé la marque la puissante au monde Apple, pour ne citer que ces deux cas. Le Tchad compte également des figures importantes en matière d’entrepreneuriat. Parmi eux, il y a des femmes ou des organisations féminines dont les initiatives en matière de développement ne peuvent passer sous silence. Leurs œuvres, autant que celles de tout autre entrepreneur, méritent d’être valorisées aux yeux du monde. Cependant, il y a encore des opportunités moins exploitées ou simplement inexplorées jusque-là. Le secteur pastoral au Tchad regorge d’énormes potentialités au regard des ressources existantes. La qualité de son bétail ainsi que son nombre, la qualité des produits et sousproduits qui en découlent…font actuellement du Tchad un exportateur important en Afrique. Mais beaucoup de choses peuvent être encore développées dans ce secteur  et nous pensons que ce sont là des éléments sur lesquels celui ou celle qui est animé par l’esprit d’entrepreneuriat devrait accorder une attention particulière. Il suffit d’avoir de grandes ambitions réalistes, d’être déterminés dans la recherche de sources de financement, bref d’avoir les caractéristiques similaires à celles des figures marquantes du monde citées supra. Bonne lecture ! La rédaction.

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Directeur de Publication : Touroumbaye Geoffroy Directeur artistique / graphiste : Grand Chevalier de l’Ombre Consultant en Marketing et Stratégie: Nodjiré Ngartel Responsable commercial : Kalnoné Bouba Photographe : Studio Photo ONYEMA Visibiliti N°01 Juin-Juillet-Août 2013

Impression : 2 000 exemplaires Tél : (00235) 60 87 26 66 / 62 61 87 29 Email : visibiltimag@yahoo.fr Autorisation N°: 002/PR/2013


Ingénieur civil spécialisé dans le domaine de la géotechnique, le Directeur Général du Laboratoire de Génie Civil (LABOGEC) est un grand passionné qui ne vit que pour la géotechnique et veut faire de sa société une référence et une école pour les jeunes Tchadiens. «J’aime beaucoup la géotechnique et je veux y aller jusqu’au bout. Ce n’est pas parce que je veux me faire de l’argent avec, mais c’est une passion», nous confie Idriss Goudja Tchéré dans ses bureaux de Farcha, le quartier industriel de N’Djaména. Pourtant, son histoire de fée aurait pu se passer autrement. Alors qu’il est encore au collège, le Laboratoire National des Bâtiments et Travaux Publics, rattaché à l’époque à l’Ecole Nationale des Travaux Publics (ENTP), organise un test de technicien de laboratoire. Un de ses amis, qui est déjà au dit Laboratoire, l’incite à déposer sa candidature. Le jeune Goudja tente sa chance et est admis. Mais peu de temps après, il veut jeter l’éponge. Il en parle à un des instructeurs qui l’en dissuade. «Il (ce formateur que Goudja ne cesse de remercier aujourd’hui, Ndlr) m’a dit que de toute ma promotion, j’étais le seul capable de faire un jour carrière dans la géotechnique», se souvient-il. Belle prédiction. Et celui qui se disait à l’époque n’être pas entré au LBTP «dans le but de faire carrière», ne vit que pour la géotechnique. Et exhorte ses jeunes compatriotes à se spécialiser dans la géotechnique, à l’aimer et à être patient. En 1996, le Laboratoire National des Bâtiments et Travaux Publics est privatisé et devient simplement Laboratoire des Bâtiments et Travaux Publics (LNBTP). La concurrence est ainsi ouverte. Le jeune technicien, affecté par l’ancien Laboratoire public comme responsable de laboratoire à IFF (une société italienne chargée de construire la route Guélendeng-BongorEré), décide de voler de ses propres ailes. «Je me suis dit pourquoi ne pas rentrer dans le domaine proprement dit, mais en tant que bureau indépendant», indique-t-il. En décembre 1997, Goudja crée le Laboratoire de Génie Civil (LABOGEC) qu’il installe à Bongor. Pendant cinq ans,

le LABOGEC évoluera dans le chef-lieu de la préfecture du Mayo-Kebbi. Son premier contrat en tant que consultant indépendant, Goudja le décroche chez IFF pour le complément des travaux de la route Eré-Kélo. Puis vient un autre contrat avec la société MOTTA pour la construction de la route MoundouTouboro, au Cameroun.

Dans tous les grands coups

En 2004, Goudja transfère le siège social de son Laboratoire à N’Djaména, la capitale. Il obtient rapidement un contrat avec SOGEA-SATOM pour l’appui technique, la prospection et la recherche des emprunts de la route Bisné-Ngoura-Bokoro. Ce projet reste à ce jour l’un des plus importants pour LABOGEC, car il lui donne beaucoup de forces pour se lancer dans l’acquisition de matériels. Fort de ses succès, le jeune ingénieur décide de s’élargir du domaine des routes sur lequel il s’est lancé à ses débuts et crée une division «sols et fondations» dans son entreprise.

Profil

Idriss Goudja Tchéré

était assurée à l’époque par un laboratoire du Cameroun. Avec des matériels propres, les prix proposés par LABOGEC chutent désormais de 50% au grand bonheur de ses clients; ses ingénieurs reçoivent de formations qui les rendent plus performants. Adepte de la perfection, le Directeur Général de LABOGEC vient de décider d’augmenter la capacité d’intervention de son Laboratoire dans le contrôle des matériaux de construction dont le fer. «Nous allons faire venir des machines qui nous permettront, par un certificat d’origine, de confirmer ou d’infirmer la qualité de fer qu’on importe, de donner des informations plus fiables aux architectes et ingénieurs de le prendre en compte dans leurs calculs des dimensions des structures», explique-t-il. Immeuble Siège Farcha, N’Djamena-Tchad

Quelle est sa plus grande réalisation en seize ans de consultance? Goudja a l’embarras du choix car «le LABOGEC est intervenu dans presque tous les grands travaux routiers»: Guélendeng-Bongor- Eré (avec IFF), Kélo-Moundou (avec SOGEA-SATOM), Moundou-Touboro (avec MOTTA), Bisné-Ngoura-Bokoro, la liste n’est pas exhaustive. Avec les groupes GER et ENCOBAT, il a même travaillé indirectement pour le compte d’ESSO qui exploite des champs pétroliers au Sud du Tchad depuis le début des années 2000.

Elargir son horizon

Depuis trois ans, LABOGEC dispose de matériels qui lui permettent de réaliser personnellement des tâches (notamment les études de sols et les carottages). Cette compétence

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Profil

ou autres experts, selon l’importance et les exigences techniques des prestations à fournir.

Le secret de sa réussite, Goudja le résume en un mot: passion. «Lorsque vous aimez un métier, tout devient simple. Si vous le faites par opportunisme, vous ne vous développerez jamais», soutient-il.

Exigence et méticulosité

En dépit de sa réussite, LABOGEC rencontre des difficultés, surtout liées au personnel d’encadrement. La géotechnique reste une spécialité qui n’est pas très développée au Tchad, le Laboratoire fait souvent face à un manque de personnel. Il faut prendre les gens et les Essai In-situ former. «Beaucoup de jeunes que nous avons formés ici, sont partis ailleurs», technique et un Laboratoire pour déplore Goudja. les essais à son siège. Il dispose L’autre grand problème, c’est le également des agences réparties l’ensemble du territoire constructeur lui-même, consommateur des sur national. La direction technique est produits du Laboratoire. «Beaucoup de gens viennent et demandent des essais éclatée en trois sous-directions qui de laboratoire juste pour se justifier s’occupent respectivement de la devant son maître d’ouvrage, mais ce géotechnique routière, des sols et n’est pas dans le fond de son projet», fondations, et assurance qualité. dénonce Goudja. Il exhorte ses partenaires Les deux premières sous-divisions des bureaux d’études et de contrôle à sont dirigées par deux ingénieurs «imposer aux constructeurs ce qu’il expatriés (un Burundais et un Béninois). faut». L’encadrement technique et administratif est constitué d’un Savoir-faire et technologie de personnel de grande expérience pointe et très motivé pour répondre au En 2009, LABOGEC signe un contrat de défi que représente le secteur des transmission de savoir-faire et de licence de études et des constructions dans marque avec le groupe Rincent BTP, une les domaines de génie civil, génie des références en géotechnique en France rural, du bâtiment et travaux publics et dans le monde. Ce contrat le conduit en général. Ce personnel comprend, à modifier ses statuts, car le nouveau entre autres, sept ingénieurs partenaire dispose désormais des parts géotechniciens permanents ayant dans son capital. Le partenariat avec Rincent des expériences allant de 10 à BTP est axé sur des échanges d’expérience 45 ans dans les traitements des et de technologie sur à travers des bourses dossiers des études et réalisations de formation, séminaires, forums, colloques techniques; quatorze ingénieurs de toutes spécialités confondues, géotechniques, etc. rompus dans le contrôles et la Aujourd’hui, LABOGEC comprend trois surveillance de chantiers au Tchad directions administrative et financière, et à l’étranger; une quarantaine de techniciens et laborantins dont vingt sont en permanence au laboratoire pour réaliser différents essais. Le reste du personnel de LABOGEC est affecté, sur demande expresse des prestataires, en appui technique sur les chantiers; une équipe spéciale composée de quatre techniciens de laboratoire est chargée d’exécuter des essais in-situ des sols de fondations.

Essai en laboratoire

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Outre ce personnel technique de maîtrise et d’exécution, LABOGEC fait souvent appel à des consultants, partenaires et associés du laboratoire Rincent BTP de France

Avec ses collaborateurs, Goudja se définit comme un patron sévère, exigent et méticuleux. «C’est le métier de la géotechnique qui l’exige», indique-t-il. Mais il reste en même temps simple. Car «avant que je ne sois ingénieur, j’ai été technicien de loboratoire et je connais le rôle de chacun», ajoute-t-il. Le grand défi pour LABOGEC est, selon son responsable, de devenir «complet» pour répondre à toutes les demandes de la géotechnique et d’être une école de formation de géotechnique pour les jeunes Tchadiens qui aiment cette discipline. «C’est la raison pour laquelle nous avons ouvert nos portes à tout le monde. Quand les instituts et écoles de travaux publics demandent des stages à LABOGEC pour leurs apprenants, nous acceptons toujours sans demander une contrepartie», affirme Goudja. Il se réjouit que les ingénieurs et laborantins qui sont sur le terrain soient, pour la plupart, passées par son Laboratoire. Sennen A. Djogonan

M. Jean Jacques Rincent BTP France


Leadership

Qu’est-ce qu’un entrepreneur, un manager leader ? Le leadership désigne la capacité de conquérir et d’exercer une fonction de chef. Etre leader c’est avoir la légitimité (le pouvoir) pour influencer, pour diriger l’entreprise. Qu’est-ce qu’un leader et quelles sont les contraintes du leadership dans l’entreprise ? L’entrepreneuriat et le management d’entreprise sont intimement liés à la notion de leadership. Habituellement le leadership est associé à ce qu’on appelle les “meneurs d’hommes”, et cette association est particulièrement liée à la gestion des ressources humaines (GRH). Mais en fin de compte, la notion de leadership est afférente à toute personne qui souhaite atteindre des objectifs professionnels. La définition du mot leadership est éclairante à ce sujet : le leadership désigne la capacité à conquérir et à conserver une fonction de leader. Par extension, le leadership désigne la capacité à mener des personnes et des organisations vers l’atteinte d’objectifs. Et dans la pratique, cette capacité requiert que l’entrepreneur manager soit en mesure d’amener à lui, de susciter l’intérêt de multiples intervenants pouvant aider à atteindre ses objectifs : partenaires, associés, fournisseurs, clients, banquiers, médias… et éventuellement personnels de l’entreprise. On remarque que les personnels font partie des personnes à mobiliser, mais que ce n’est pas exclusif. Cela veut dire que l’entrepreneur manager est un leader qu’il ait ou non des personnes “sous” lui. Leadership de droit et leadership de fait Cela nous amène à deux distinctions fondamentales dans la définition du leadership. Il existe en effet deux sources de leadership : le leadership de droit et le leadership de fait.

Le leadership de droit

Il est possible d’être leader de droit c’est à dire avoir avoir le droit, par son statut, d’exercer une autorité auprès d’une organisation ou d’un groupe de personnes. Cette autorité de droit est réservée aux chefs d’entreprise et aux managers d’entreprise qui ont un statut qui les associe clairement au management d’une organisation ou d’un groupe de personnes. Il s’agit par exemple des dirigeants d’entreprise, et les managers d’entreprise. Ce sont hiérarchiquement les chefs, les patrons. Cette légitimité du leadership est formellement transmise par des actionnaires dans le cadre d’un chef d’entreprise, ou par des personnes d’un niveau hiérarchique plus élevé dans le cadre d’un manager d’entreprise.

Le leadership de fait

D’un autre côté, le leader de fait tient sa légitimité d’une manière informelle. Cette légitimité vient de certaines qualités du leader de fait. Ces qualités lui permettent de sortir du lot parmi le groupe ou l’organisation et d’exercer une certaine influence dessus. Autrement dit, la légitimité du leader de fait n’est pas en rapport avec son statut formel dans l’entreprise. Sa légitimité ne vient pas d’une nomination officielle au sein de l’entreprise ou du groupe. Les sources de cette légitimité sont : le charisme, les capacités de communication, les capacités de motivation, les capacités d’écoute, les capacités de maîtrise de soi, et enfin les capacités de décision. Il est possible pour le manager/entrepreneur de détenir à la fois un leadership de droit en même temps qu’un leadership de fait, ou exclusivement l’un ou l’autre. Le leadership est de moins en moins détenu par une seule et même personne C’est un fait récent dans les organisations et les groupes : l’ultra-spécialisation des acteurs de l’entreprise fait qu’à ce jour, il existe souvent plusieurs leaders au sein d’une même structure et d’un même groupe. Cette multiplicité est fonction du niveau hiérarchique et du domaine d’action. C’est à dire que dans une même structure, certaines personnes ont une autorité suffisante (lire : exercent un leadership suffisamment légitime et reconnu) pour influencer l’organisation. Ce fait est à la fois une chance pour l’organisation grâce aux qualités de ces leaders. Mais c’est aussi une faiblesse. Les multiples managers exercent des pressions les uns contre les autres dans le but d’acquérir plus d’influence. La raison est que l’influence est un pouvoir au sein de l’entreprise… et le pouvoir attise les convoitises. Ces pressions peuvent s’exercer de deux façons : contre l’entrepreneur manager dont le niveau hiérarchique est supérieur (remise en cause du leadership de droit par un leadership de fait). Ou contre un manager d’un niveau hiérarchique équivalent (augmenter son périmètre de pouvoir en surclassant un autre leader sur son propre terrain).

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Dossier Eco

La viande du Tchad : une richesse inestimable

Le Tchad, 2ème pays africain en matière d’élevage. Des données très importantes caractérisent le secteur pastoral tchadien qui joue un rôle clef dans l’économie du pays.

Le cheptel représente au Tchad 18% du PIB et représente une ressource capitale en termes de contribution dans l’économie. 40% de la population tire ses revenus de l’élevage. 51% des produits exportés y proviennent et 50 milliards F CFA par an sont réalisés uniquement dans la zone CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale)… Selon le dernier recensement qui remonte à 1976, l’estimation du cheptel s’établit de la façon suivante : 8 à 10 millions de bovins ; au moins 8 millions de petits ruminants  ; plusieurs millions de camelins  ; 400.000 asins  ; 360.000 équins  ; 70.000 porcins et en plus l’élevage de volaille. Avec plus de 40 millions de têtes globalement, le Tchad se place à la 2ème place sur le plan africain en matière d’élevage après le Mali. Le pays possède ainsi l’un des cheptels les plus importants de la région. Le produit est exporté en Afrique et dans le monde et s’impose par sa qualité qui est classée parmi les meilleures au monde. A titre d’exemple, ce produit tchadien est sollicité au point qu’environ 1 million de têtes de bétails sont exportées par an au Nigéria voisin. Les difficultés que rencontrent les éleveurs sont

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entre autres liées à l’environnement qui les soumet à un système pastoral transhumant, le système nomade et le système d’élevage sédentaire. C’est l’élevage de type nomade et extensif qui domine à 80%. L’élevage bovin est plus pratiqué dans la partie sahélienne que soudanienne où elle représente une activité de second plan. Les problèmes majeurs sont ceux de l’eau, de pâturage, de sécurité sanitaire… Il s’agit d’un secteur qui connait une crise de modernité contre lequel des projets bien montés peuvent s’avérer très rentables pour les entrepreneurs. L’Etat a engagé un travail de recensement qui permettra de mettre à jour les données statistiques caractérisant ce secteur. C’est un réel potentiel dont le développement permettra de renforcer l’économie. Les ressources actuelles peuvent être mieux exploitées à travers la création des structures de transformation de la viande et des sous-produits (lait, peaux, cornes, sabots…). C’est un domaine vers lequel des entrepreneurs peuvent orienter leur attention pour analyser et monter des dossiers de création d’entreprises dont la mise en œuvre pourra assurer un retour sur investissement inestimable. De nos jours les abattoirs frigorifiques


Dossier Eco

de Farcha sont la seule structure de transformation et de conservation de la viande au Tchad. Il produit 250 tonnes de viande par jour. Au-delà des entreprises de transformation, il est possible de se pencher sur la possibilité de créer des structures capables d’assurer le transport des bétails que ce soit pour des besoins de transhumance interne ou pour des questions d’exportation vers les zones de commercialisation. Aujourd’hui, on peut penser autrement un mode de transport du bétail plus efficace qui permette de déplacer les bétails d’un lieu de pâturage à un autre ou du Tchad vers un pays étranger où ils seront vendus en évitant que les bêtes soient fatiguées ou meurent en chemin. D’autres pistes sont encore possibles. L’on peut créer ou développer des entreprises de conservation de la viande pour favoriser leur commercialisation sur un espace temporel plus large. Ce sont des structures similaires aux abattoirs frigorifiques qui permettront une couverture plus large des besoins de la population. La viande peut circuler sur le marché plus longtemps sans pourrir, être transportée vers d’autres localités non productrices et résoudre les problèmes de rareté dudit produit. Ce sont là de réelles opportunités d’affaires que les entrepreneurs peuvent identifier et s’y engager. L’impact de ce secteur pastoral sur la vie socioéconomique peut être encore plus important car si l’on crée des entreprises comme celle dont les pistes sont ci-haut proposées, l’on peut contribuer à réduire entre autres les problèmes de chômage par la création d’emploi.

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Zoom

Zakouma et son parc Situéé entre Sarh et Am Timan

Richesse particulière : Parc national de Zakouma Superficie du parc: 3 000 km2 Date de création du parc : 1963 Flore : savane à Acacias, forêts sèches, galeries ravinées le long des cours d’eau et plaines herbeuses qui nourrissent la plupart des herbivores. Faune : 44 espèces de grands mammifères, dont le grand koudou, le damalisque, le buffle noir, et de nombreux  carnivores : lion, léopard, guépard, serval… Les girafes et les éléphants sont les animaux les plus emblématiques de Zakouma. Plus de 300 espèces d’oiseaux dont des grues couronnées ou des pélicans.

Source : visiterletchad.com

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Marketing

Les réseaux sociaux au coeur du marketing Les enjeux liés au développement des réseaux sociaux au Tchad et en Afrique…

Nodjiré Ngartel

Consultant en Marketing et Stratégie

Il vaut mieux comprendre dès à présent les enjeux liés au développement des réseaux sociaux au Tchad et en Afrique… Les réseaux sociaux se développent en fulgurance et représentent un enjeu important dans le développement de la notoriété des marques. Jetons un regard sur les analyses d’un homme avisé sur cette question.

Pourriez-vous nous donner un bref aperçu de l’évolution qui caractérise les réseaux sociaux ?

Pour situer le contexte, disons que les réseaux sociaux connaissent une évolution fulgurante et s’imposent aujourd’hui comme les médias les plus puissants. Le segment jeune y représente la cible la plus importante. Leur taux de fréquentation de ces nouveaux moyens de communication est de taille et la vitesse par laquelle les informations s’y partagent est vertigineuse. L’Afrique compte environ 43 millions d’utilisateurs Facebook. Au Tchad, le nombre de personnes utilisateurs de facebook est de plus de 30 000 sur une population totale d’environ 400 000 utilisateurs d’Internet.

Comment les jeunes utilisent ces réseaux sociaux, par quels supports ? Aujourd’hui, avec la pénétration du téléphone mobile, les jeunes passent leur temps sur Facebook, Youtube, Twitter…via les téléphones portables compatibles à Internet. Il est plus facile pour les jeunes d’accéder aux réseaux sociaux grâce à leur téléphone que d’aller au Cyber Café par exemple. Avec la mobilité du portable, les jeunes se connectent et échangent avec leurs amis n’importe où il y a la couverture réseau et n’importe quand. Les smartphones et autres téléphones dotés d’applications compatibles

à Internet représentent les supports les plus répandus pour se connecter à un réseau social.

Quelle est la place des réseaux sociaux dans le développement de la notoriété d’une marque  au sein du segment jeune? Je vais répondre de façon anecdotique en disant « qu’il ne faut pas attendre que le serpent passe avant de frapper sur les traces de sable ». Les réseaux sociaux représentent le lieu où les marques peuvent rencontrer les jeunes, comprendre leurs centres d’intérêt, aspirations pour développer leur image et conquérir leur sympathie. Si une marque se veut d’être présente dans le quotidien des jeunes, elle doit épouser ce changement à ses débuts. Il y a plusieurs stratégies que les entreprises peuvent développer pour construire leur image sur les réseaux sociaux. Au Tchad, le taux des utilisateurs de Facebook et autres réseaux sociaux est encore faible, mais il est non négligeable. La venue de la fibre optique qui augmentera le débit de la connexion internet et diversifiera l’usage de ces médias ainsi que les offres des opérateurs de téléphonie mobile, vont révolutionner ce secteur et dans un avenir proche, ce sera des millions d’utilisateurs de Facebook, Youtube…qui pourraient se compter sur le marché tchadien. Il vaut mieux anticiper et en comprendre dès à présent les enjeux. Les jeunes ont du goût pour l’innovation, la nouveauté…Les marques qui veulent se positionner sur ce segment du marché ont à leur portée un canal désormais qui s’impose pour vulgariser leurs nouvelles offres et innovations. Sennen A. Djogonan

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Télécoms

Mois des télécoms ! Quelle avancée pour le Tchad ? Le secteur de la téléphonie mobile qui célèbre son mois chaque année en mai est soumis à une évolution fulgurante. Son dynamisme se caractérise par des mutations technologiques des plus avancées et des plus fréquentes. L’une de ses récentes évolutions est l’introduction en Afrique et au Tchad du mobile commerce. Cette innovation majeure transforme les usages et touche positivement la vie des millions de personnes en Afrique et le Tchad n’est du reste.

C’est quoi le mobile commerce ? A quoi ça sert ?

Il s’agit d’une plateforme qui permet d’effectuer des transactions bancaires et des services liés au téléphone portable à partir justement de cet outil (le téléphone portable). Grâce à cette technologie, le consommateur peut disposer à partir de son téléphone d’un compte virtuel semblable au compte bancaire. Schématiquement, son importance se résume de la façon suivante : Ce service permet de garder son argent en sécurité et en faire usage en toute situation

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d’urgence ou de nécessité. Grâce à un système de sécurité qui est sensé obéir à l’orthodoxie financière édictée par la banque centrale, vous ne perdez pas votre argent même en cas de perte du téléphone (il suffit de reconduire le numéro pour retrouver son compte intact) contrairement à votre porte-monnaie ordinaire. Son développement aura un impact positif sur le développement socio-économique du Tchad. D’abord, il permet une circulation plus rapide de l’argent. En temps réel et même dans les recoins du Tchad, l’argent peut être transféré sans soucis majeur. C’est un outil majeur pour soutenir le business des commerçants et entrepreneurs. On doit cela à la large couverture du réseau téléphonique et au nombre d’utilisateurs du téléphone. Il peut servir à effectuer des paiements de salaires des employés dans les zones en dehors des couvertures bancaires et à éviter des risques liés au transport de l’argent liquide sur soi. On peut constater aussi son impact dans la vie sociale : par exemple, les parents peuvent envoyer rapidement de l’argent à leurs enfants en études dans d’autres villes en cas d’urgence, les familles se soutenir


Télécoms financièrement et rapidement pour des cas sociaux quelconques…Ce qui est encore intéressant, ce sont les frais de transfert qui sont faibles et accessibles à la plus part des gens.

L’intérêt commerce

commercial

du

mobile

Le téléphone est devenu incontournable pour toutes les tranches d’âge et nous accompagne dans toutes les situations de mobilité : au bureau, en famille, en vacances, voire au lit, etc. Cette valeur d’usage à laquelle nous confère le téléphone va pouvoir profiter aux marketeurs. Le réseau de couverture de la téléphonie mobile étant plus vaste que celui de la banque, il est d’un point de vue commercial profitable de développer cette nouvelle source de rentabilité pour générer plus de transactions commerciales à tout moment et n’importe où. Pour les téléphonies mobiles, la source de revenu doit se diversifier pour ne pas reposer uniquement sur les services traditionnels. Le mobile commerce constitue entre autres un service à valeur ajoutée qui permet de réaliser la croissance du revenu. Par exemple, un consommateur qui réalise désormais ses transferts d’argent par téléphone augmente le revenu qu’il générait habituellement à un opérateur quelconque. Le revenu provenant du transfert d’argent par téléphone constitue la marge additionnelle qui peut assurer à l’opérateur la croissance de ses chiffres d’affaires.

En même temps, ce service fait concurrence aux services bancaires de transfert d’argent par exemple. Sa large couverture, sa simplicité (à partir du téléphone, et point besoin de se déplacer, de faire la queue…), etc. lui donne une force concurrentielle remarquable. Cela ne fait pas table rase de l’intérêt qu’il représente pour les banques partenaires dans la gestion de la plateforme.

Le mobile commerce existe-t-il au Tchad ?

Le secteur de la téléphonie mobile au Tchad a déjà enregistré cette innovation. Depuis bientôt un an, un premier opérateur a lancé ce service qui est maintenant disponible chez les deux principaux concurrents. Depuis, c’est une source de développement d’affaires pour les entrepreneurs et une facilité pour les abonnés dans leur vie quotidienne. On peut aujourd’hui payer ses factures d’abonnement chez Canal+, de restauration, ses crédits de communication sans tracas.

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Events

Soirée des cadres chrétiens

Le département des cardes et professionnels de

l’Eglise La Parole De Vie a organisé le vendredi 10 mai dernier au musée national une soirée consacrée au

thème : les challenges du travail. Cette soirée a le mérite de partager avec les invités les valeurs et principes fondamentaux qui permettent de construire un parcours professionnel (et entrepreneurial) basé sur l’excellence.

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Côté Féminin

Librairie Amina

Une initiative de Mme Mariam Delacroix. Il y a à peine 8 mois, Mme Mariam Delacroix a créé la librairie Amina qui se caractérise par une large gamme d’ouvrages tant pédagogiques, techniques que de divertissement. La variété de son catalogue le distingue de ses consœurs. La qualité des produits disponibles dans cette librairie proviennent des fournisseurs de référence et participe à construire sa réputation de fiabilité et de sérieux.

Adresses  Av.Bokassa, BP : 6616 N’Djaména TCHAD Tél. : +235 66 04 29 70 +235 90 60 04 23

Le client au cœur du métier !

Le personnel de la librairie Amina met un point d’honneur à conseiller et guider les clients dans le but de satisfaire tout un chacun. Vous visitez son catalogue et appréciez la qualité des produits vendus dans un climat détendu, agréable créé et entretenu par le personnel qui a dès le début compris que le client est la raison d’être de la maison.

La gamme de produits de la librairie Amina

A la librairie Amina, un soin particulier est accordé à la sélection et au choix des ouvrages et fournitures scolaires. Le principal souci est de satisfaire entièrement la clientèle en étant à tout moment disponible. La richesse du catalogue intègre un vaste choix, allant des ouvrages de culture générale aux magazines de divertissement. La librairie Amina, c’est aussi les meilleurs consommables informatiques de grandes marques en provenance de l’Union Européenne, des consommables de bureau à la hauteur des attentes des clients les plus exigeants.

Zone de couverture et perspective

La librairie Amina a débuté ses activités pour le moment à N’Djaména, la capitale tchadienne. Cependant, la vision de sa fondatrice Mariam Delacroix est d’étendre son rayon de couverture dans les grandes villes du Tchad.

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