Issuu on Google+

La question du lotissement en France aujourd’hui virginie GRANGER ENSAG - mémoire - master Architecture et cultures constructives - mai 2010


La question du lotissement en France aujourd’hui


Virginie GRANGER

Directeur de mémoire : Stéphane Sadoux Jury: Anne-Monique Bardagot, Anne Coste, Hubert Guillaud, Stéphane Sadoux

note obtenue :

/20 5


Je remercie, l’ensemble de l’Êquipe enseignante pour ses conseils et son accompagnement: les professionnels qui m’ont accordÊ de leur temps: Jacques Savine, Diane Fombonne, Sabine Sirugue, Alain Guex, VÊronique Germain; mais aussi mes compagnons de master toujours SUrWVjDLGHUFRQVHLOOHUHWPRWLYHUHWHQÀQPHVJUDQGVSDUHQWVTXLPҋRQW DFFXHLOOLHGDQVOHXUPDLVRQSURSLFHDXWUDYDLOHWjODUpà H[LRQ


Il se pourrait que les hommes soient devenus comme les hÊrissons de Schopenhauer : quand l’hiver est froid, les hÊrissons cherchent un peu de chaleur en se serrant les uns contre les autres, mais les Êpines de l’un blessent la chair de l’autre. Se rapprochant et s’Êloignant, par tentative VXFFHVVLYHVLOVWURXYHQWÀQDOHPHQWOHMXVWHpFDUWRLOVQҋRQW ni trop froid, ni trop mal. La ville contemporaine, ville encore instable, est sans doute à la recherche de la bonne distance. Bernardo Secchi citÊ dans les cahiers de la Cambre n°4, 2005

7


Sommaire p.10/ Introduction et analyse du lotissement  BGpÀQLWLRQVS  BFKURQRORJLHS  BKLVWRLUHS  BSHUFHSWLRQDWWHQWHVHWUpDOLWpVS  BYHUVXQSHULXUEDQLVPHS  BRVRQWOHVDUFKLWHFWHV"S Et maintenant, on fait quoi? p.50

p.56/ Les nouvelles alternatives      

8

BRFFXSDWLRQPD[LPDOHS BTXDQGOHYR\DJHVŇ‹LPPRELOLVHS BOŇ‹pFRORJLHHQORWVS BGHQVLĂ€HUXQYLOODJHS BXQHJUHIIHGHERXUJS BOHVYLOODVYDQLOOHS


p.88/ Et l’existant? que fait-on en France? p.90  BFRPPHQWVHKDELOOHUSRXUOҋKLYHUS  BXQSHWLWPDTXLOODJH"S  BGHVSULQFLSHVSRXUOH*UDQG3DULVS Faudrait peut-être aller voir ailleurs? p.114  BUHEXUELDTXHODYHQLUSRXUOHVVXEXUELD"S /HUHWURÀWWLQJDX[86$S  BGpÀQLWLRQVS  BDXGHOjGHVTXHVWLRQDUFKLWHFWXUDOHVHWXUEDLQHVS  BH[HPSOHVGҋLQWHUYHQWLRQVjOҋpFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHUS  BDQDO\VHHWpYROXWLRQGHVXEXUEVGҋDSUqVJXHUUHS  BUHWURÀWWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOHS 6ҋLOIDOODLWUpVXPHUOHUHWURÀWWLQJ"S

p.184/ Pour conclure S%LEOLRJUDSKLH

9


Introduction et analyse du lotissement

10


introduction

&H PpPRLUH DERUGH OD TXHVWLRQ GX ORWLVVHPHQW HQ )UDQFH DXMRXUGҋKXL Ce type d’habitat est gÊnÊralement considÊrÊ par les architectes comme FRQGDPQDEOHHWSDUOHVXUEDQLVWHVFRPPHGpYRUHXUGҋHVSDFH2UWUqV SHXFHVRQWLQWpUHVVpVjOҋDPpOLRUDWLRQGHFHVRSpUDWLRQV(WSRXUWDQWle ORWLVVHPHQWWLHQWXQHSDUWFRQVLGpUDEOHGDQVOҋXUEDQLVDWLRQDXMRXUGҋKXL 400 000 maisons individuelles sont construites chaque annÊe dont 30 000 à 40 000 en lotissements et 30 000 en opÊrations groupÊes.1 Il me parait donc primordial de s’y intÊresser puisque ce type d’habitat suscite depuis longtemps interrogations et dÊbats sans pour autant que des solutions ÀDEOHVVRLHQWPLVHVHQSODFHHQ)UDQFH,OIDXWWRXWGHPrPHUHFRQQDvWUH que les choses changent aujourd’hui au niveau des nouvelles opÊrations mais que fait on avec ce qui existe dÊjà? Plan de ce mÊmoire Dans cette première partie d’introduction, il s’agira de faire un Êtat des lieux de la situation actuelle du lotissement en France et de son contexte OD SpULXUEDQLVDWLRQ  &HWWH SUHPLqUH SDUWLH DERUGHUD GRQF OҋKLVWRLUH GX ORWLVVHPHQW PDLV DXVVL OD SHUFHSWLRQ TXҋHQ D OD SRSXODWLRQ 3XLVTXH malgrÊ le fait que depuis des dizaines d’annÊes les professionnels s’esriment à dire que ce type d’habitation est une abomination, ces maisons restent aujourd’hui le logement idÊal pour 82% des français pWXGHFUHGRF ,OVҋDJLUDDXVVLGҋDQDO\VHUOҋLQVHUWLRQXUEDLQHGHFHV opÊrations qui deviennent la plupart du temps des enclaves refermÊes

11


VXUHOOHVPrPHVGHSDUOHXUFRQÀJXUDWLRQPrPHSDUH[HPSOHOHFXOGH VDF(WSRXUWHUPLQHURQVҋLQWpUHVVHUDjODTXDOLWpDUFKLWHFWXUDOHGHFHV RSpUDWLRQV Cette première partie permettra ainsi de bien cerner le sujet et partir sur GHVEDVHVFODLUHVSRXUHQVXLWHGpJDJHUGHX[DSSURFKHVGLIIpUHQWHV Dans un premier temps, on s’attachera aux nouvelles opÊrations lancÊes DXMRXUGҋKXL3XLVTXHOҋRQSHXWVHUHQGUHFRPSWHTXҋXQFKDQJHPHQWHVW HQ FRXUW *UkFH j FHV QRXYHOOHV SUpRFFXSDWLRQV HQYLURQQHPHQWDOHV principalement, très largement mÊdiatisÊes aujourd’hui, des opÊrations DOWHUQDWLYHV YRLHQW OH MRXU 0DLV FHV GpPDUFKHV VRQW HQFRUH j OҋpWDW GH prototypes et souvent l’aboutissement d’annÊes de luttes pour qu’elles YRLHQW HQÀQ OH MRXU ,O VҋDJLUD GRQF GH PRQWUHU SDU TXHOTXHV H[HPSOHV qu’il est possible aujourd’hui de construire diffÊremment tout en gardant ODTXDOLWpGHYLHUHFKHUFKpHGDQVOHORWLVVHPHQW(WSRXUÀQLULOVҋDJLUD de mettre en lumière les freins qui font qu’encore aujourd’hui ces opÊrations peinent à se dÊvelopper et donc visualiser quelles pourraient être les leviers d’actions qui permettraient la gÊnÊralisation de ce type de GpPDUFKHVWDQWGDQVOHVJUDQGHVFRPPXQHVTXHGDQVOHVSOXVSHWLWHV Mais au-delà de l’amÊlioration des nouvelles opÊrations en cours, le plus gros challenge n’est-il pas dans la rÊhabilitation, la restauration, la revitalisation du parc existant? Parce qu’en effet, il est important de

12


introduction

construire mieux aujourd’hui mais que faisons-nous avec toutes ces maisons construites pendant la reconstruction d’après guerre devenues GHV JRXIIUHV ÀQDQFLHUV SRXU OHXUV KDELWDQWV SXLVTXҋHOOHV QH VRQW SOXV YLDEOHVWKHUPLTXHPHQW0DLVDXVVLSDUFHTXHWRXWFHVORWLVVHPHQWVRQW ÊtÊ pour la plupart conçus sans rÊelle attention portÊe à l’intÊgration au tissus urbain existant, leurs habitants se retrouvant aujourd’hui isolÊs GHVVHUYLFHVWUDQVSRUWVHQFRPPXQV$XQLYHDXQDWLRQDOOHVLQLWLDWLYHV sont quasiment inexistantes aujourd’hui ou du moins ne sont-elles pas du tout mÊdiatisÊes, on se tournera donc rapidement vers l’Êtranger RXOHVPrPHVTXHVWLRQVVHSRVHQW$X[eWDWV8QLVSDUH[HPSOHROH problème a une ampleur autrement plus importante qu’en France, des systèmes sont mis en place, des professionnels se sont penchÊs sur la TXHVWLRQ&HW\SHGҋLQWHUYHQWLRQHVWDSSHOpOHUHWURÀWWLQJ,OVҋDJLUDGRQF GHYRLUTXHOOHVVROXWLRQVOHUHWURÀWWLQJDSSRUWHLOHWHQTXHOOHPHVXUHHOOHV SRXUUDLHQWrWUHLPSRUWpHVRXQRQHQ)UDQFH Et à l’issue de ces recherches, on aura peut-être une vision d’ensemble de la situation actuelle du lotissement en France de par l’exploration des deux enjeux principaux: l’amÊlioration des nouvelles opÊrations et OHŠUHWURÀWWLQJªGXSDUFH[LVWDQW(WRQYHUUDVLOHORWLVVHPHQWSHXWrWUH envisagÊ, solutionnÊ uniquement par le lotissement ou à bien plus grande pFKHOOH




'pÀQLWLRQV

14


GpÀQLWLRQV

 Lotissement : Division d’une propriÊtÊ en vue de l’implantation de EkWLPHQWV D\DQW SRXU REMHW VXU XQH SpULRGH GH PRLQV GH GL[ DQV GH SRUWHUjSOXVGHGHX[OHQRPEUHGHVSDUFHOOHVFRQVWUXFWLEOHV&HSHQGDQW les opÊrations qui ressortissent à une autre procÊdure (AFU autorisÊe, =$&UHVWDXUDWLRQLPPRELOLqUHUpVRUSWLRQGHOҋKDELWDWLQVDOXEUHHWF VRQW H[FOXHV GX FKDPS GX ORWLVVHPHQW ª Pierre Merlin et Françoise Choay, Dictionnaire de l’urbanisme et l’amÊnagement, seconde Êdition, Paris, 38) ŠORWLVVHPHQWQRPPDVFXOLQ GHORWLU  B0RUFHOOHPHQW YRORQWDLUH GҋXQH SURSULpWp IRQFLqUH SDU ORWV HQ YXH GH construire des habitations : Le lotissement d’un terrain. _Terrain ainsi construit : Habiter dans un lotissement/DURXVVHIU Š/HORWLVVHPHQWGpVLJQHjODIRLVXQHDFWLRQFHOOHGHORWLUHWXQREMHW OH ORWLVVHPHQW j SURSUHPHQW SDUOHU PrPH VL OH WHUPH GHPHXUH VXMHW j LQWHUSUpWDWLRQV MXVTXҋj FH TXH OH OpJLVODWHXU SUpFLVH VRQ DFFHSWDWLRQ contemporaine.  OHUrYHGHODPDLVRQ&$8(5KRQH

15


FKURQRORJLH




FKURQRORJLH

17


Histoire

18


histoire

3RXUSRXYRLULQWHUYHQLUDXMRXUG KXLDYRLUXQHUpà H[LRQVXUOHORWLVVHPHQW il est nÊcessaire de mieux cerner les origines de ce phÊnomène qui colonise, parasite nos aires pÊri-urbaines depuis des dizaines d'annÊes HWFRQWLQXHjV pWHQGUH Les dÊbuts de la maison individuelle en lotissement Si l'on regarde chronologiquement les faits, on peut remarquer que le terme de lotissement n'est pas employÊ dans la loi avant le dÊbut du XXème VLqFOH PDLV FH W\SH G RSpUDWLRQV VH GpYHORSSH GqV OD ÀQ GX XIXème, dÊclenchÊ par la rÊvolution industrielle qui attire nombre de IDPLOOHV GHV FDPSDJQHV YHUV OHV YLOOHV$YHF FHWWH DIà XHQFH YLHQQHQW OHVDXJPHQWDWLRQVGHVOR\HUVHWOHVSUREOqPHVGHORJHPHQWVLQVDOXEUHV Les usines s'installant en pÊriphÊrie des centres urbains, la nÊcessitÊ de proposer des logements aux ouvriers donne l'impulsion à la construction GHPDLVRQVRXYULqUHVSpULXUEDLQHV Ce choix de construire de l'habitat individuel plutôt que des logements collectifs tient à des politiques et des associations philanthropiques ayant la conviction que par l'habitat individuel les problèmes sociaux et VDQLWDLUHVVHUDLHQWUpVROXV C'est dÊs cette Êpoque que s'installe cette idÊe que la maison individuelle HVWODVROXWLRQODJDUDQWLHG XQHPHLOOHXUHTXDOLWpGHYLH Par la suite, au dÊbut du XXème siècle, les lotissements se dÊveloppent; c'est durant l'entre deux guerres que ces opÊrations se multiplient et

19


qu'apparaissent dans le mĂŞme temps les lotissements insalubres, et DYHF HX[ OHV DVVRFLDWLRQV GH PDO ORWLV & HVW GRQF GXUDQW FHWWH PrPH SpULRGH TXH OD OpJLVODWLRQ DYDQFH HW FODULĂ€H OH VWDWXW GHV ORWLVVHPHQWV met en place des aides pour que chacun ait la possibilitĂŠ de construire VDSURSUHPDLVRQ /HVJUDQGVHQVHPEOHVDLGDQWjOŇ‹LPDJHSRVLWLYHGHODPDLVRQ Et après la seconde guerre mondiale vient la reconstruction; les pouvoirs politiques vont alors centrer leurs efforts sur les projets expĂŠrimentaux, de nouvelles façon d'habiter, construire industriellement permettant GH UHORJHU UDSLGHPHQW OD SRSXODWLRQ 6H GpYHORSSHQW DORUV OHV JUDQGV ensembles; le logement collectif devient durant cette pĂŠriode le nouvel LGpDOOHV\PEROHGXFRQIRUWPRGHUQH,OV HQFRQVWUXLWSDUWRXWHQ)UDQFH GXUDQW OHV DQQpHV  0DLV WUqV UDSLGHPHQW OD WHQGDQFH V LQYHUVH les grands ensembles sont critiquĂŠs, et on prĂ´ne de nouveau la maison LQGLYLGXHOOH FRPPH OH UpHO FRQIRUW PRGHUQH /HV MXVWLĂ€FDWLRQV VRQW HQ totale contradiction avec la vie dans les grands ensembles: on rejette la promiscuitĂŠ du voisinage, la sociabilitĂŠ urbaine et on prĂ´ne un retour YHUV OD QDWXUH XQH PHLOOHXUH TXDOLWp GH YLH / pWDW VH UpHQJDJH GRQF massivement dans la construction de lotissements par le lancement de JUDQGVFRQFRXUV 2QSHXWUHPDUTXHUTXHGpVOHVGpEXWVGHODFRQVWUXFWLRQLQGLYLGXHOOHHW MXVTX DXDQQpHVODOpJLVODWLRQWHQGjIDFLOLWHUO DFFqVSRXUFKDFXQ

20


histoire

au rĂŞve de la maison individuelle mais aucun texte ne lĂŠgifère sur O LQWpJUDWLRQODSHQVpHGHFHVRSpUDWLRQVDXQLYHDXXUEDLQ,OIDXWDWWHQGUH SRXUTXHOHVSRXYRLUVSXEOLFVHVVDLHQWGHOLPLWHUO H[SDQVLRQGHFHV ]RQHVSpULXUEDLQHVTXLVHPXOWLSOLHQWFKDTXHDQQpHXQSHXSOXV&HWWH loi entend favoriser l'habitat groupĂŠ pour palier ce mitage des zones pĂŠriXUEDLQHVPDLVOHSUREOqPHHVWGpMjWUqVSUpVHQW(WORUVTXHO RQREVHUYH la progression de la construction de maison individuelle ces quarante GHUQLqUHVDQQpHVRQUHPDUTXHTXHFHWWHORLQ DSDVHXG HIIHWVUpHOV Le dĂŠveloppement de l’habitat individuel a ĂŠtĂŠ poussĂŠ par les politiques dans un premier temps; les promoteurs se sont donc engouffrĂŠs dans OD EUqFKH OHV EDQTXLHUV HQ RQW SURĂ€WpV SRXU GpYHORSSHU OHXU FUpGLWV et les ĂŠlus des communes pĂŠri-urbaines y ont vu un grand intĂŠrĂŞt, leur patrimoine foncier prenant de la valeur et leur commune ayant la SRVVLELOLWpGHVŇ‹pWHQGUHHWODSRSXODWLRQGŇ‹DXJPHQWHU Et aujourd’hui encore, ces diffĂŠrents acteurs ont encore beaucoup Ă  gagner Ă  promouvoir ce mode d’habiter bien qu’il ne soit pas la rĂŠponse DX[DWWHQWHVGHVKDELWDQWV$ORUVSHXWRQUpHOOHPHQWDXMRXUGŇ‹KXLPHWWUH en place les outils et surtout trouver les initiatives permettant de stopper les machines Ă  produire cette pĂŠri-urbanitĂŠ?

21


Perceptions, attentes et rĂŠalitĂŠs

22


perceptions, attentes et rĂŠalitĂŠs

7RXW G DERUG TXHOTXHV FKLIIUHV VLJQLĂ€FDWLIV FLWpV GDQV IDLUH YLOOH GHV ORWLVVHPHQWVVRXVODGLUHFWLRQG $ULHOOD0DVERXQJL la maison individuelle plĂŠbiscitĂŠe F HVWOHORJHPHQWLGpDOSRXUGHVIUDQoDLV pWXGHGXFUHGRF

HOOHHVWUHFKHUFKpHSDUGHVIUDQoDLV GHSDUWLFXOLHUjSDUWLFXOLHU

/D PDLVRQ HVW XQ HQMHX SULRULWDLUH SRXU  GHV IUDQoDLV GHUULqUH OD IDPLOOH HWSUqVGHDFFRUGHQWGHSOXVHQSOXVGŇ‹LPSRUWDQFHj OHXULQWpULHXU pWXGHGHFHWHOHP

1HXYHGDQVOŇ‹LGpDOGHGHVVRQGpV SDUWLFXOLHUjSDUWLFXOLHU

en 2006 le nombre de ventes de maison individuelles a continuĂŠ Ă  SURJUHVVHU   DYHF SOXV GH   XQLWpV  'HSXLV  RQ D construit en France plus de 7 millions de maisons individuelles, celles-ci formant le premier parc de logement du pays. 'HX[ WLHUV GHV ORJHPHQWV QHXIV VRQW GHV PDLVRQV LQGLYLGXHOOHV   soit environ 130 000 non contrĂ´lĂŠes, 30 000 Ă  40 000 en lotissements, 30 000 par des promoteurs. Le logement intermĂŠdiaire ne reprĂŠsente WRXMRXUV TXH  GHV ORJHPHQWV FRQVWUXLWV DXWDQW TXH OH ORJHPHQW FROOHFWLI LO\DYLQJWDQV

20% des constructeurs rĂŠalisent 50% des pavillons. /HVDUFKLWHFWHVUHVWHQWWUqVPLQRULWDLUHVVXUFHPDUFKpj




3URÀOW\SHGHOҋDFKHWHXUGHPDLVRQLQGLYLGXHOOH &RXSOH kJp GH  j  DQV DFWLI DYHF GHX[ HQIDQWV pWXGH &DURQ 0DUNHWLQJ /HSUL[GHYHQWHPR\HQHVWKRUVWHUUDLQGH HXURVHQYLURQSRXUXQHVXUIDFHPR\HQQHGHPqWUHVFDUUpVjVXUIDFH constante, il a beaucoup moins augmentÊ que celui des logements FROOHFWLIV/HSUL[GXIRQFLHUHQUHYDQFKHDà DPEp HQ FH qui accroÎt la dispersion urbaine. L’habitat individuel diffus reprÊsente 40% de la production et la croissance XUEDLQH VH IDLW HQ VHFWHXU UXUDO GLVSHUVp MXJpH SRVLWLYH SDU Oҋ81&0, ŠFҋHVWJUkFHjFHWWHGLVSHUVLRQHQWURLVLqPHHWTXDWULqPHFRXURQQHVTXH ORJHPHQWVRQWSXrWUHFRQVWUXLWVHQª  Par cette profusion d'Êtudes, on se rend compte qu'il ne s'agit pas d'une impression, d'un discours, mais bien de faits avÊrÊs: la maison individuelle HVW SHUoXH FRPPH OH ORJHPHQWV LGpDO SDU EHDXFRXS GH IUDQoDLV &HV chiffres montrent aussi à quel point on s'intÊresse à ce phÊnomène pour FRPSUHQGUHSRXUTXRLFHWLQWpUrW 'HOҋLGpDOjODUpDOLWp 2Q VH UHQG FRPSWH TX LO V DJLW G XQ KpULWDJH FXOWXUHO G XQH LPDJH TXH FKDFXQ D GH OD PDLVRQ FRPPH KDYUH GH SDL[ 8Q OLHX VpFXULVp protÊgeant la famille de l'extÊrieur, un rempart face aux problèmes

24


perceptions, attentes et réalités

http://www.maisons-phenix.com/

Exemple de maison vendue par le constructeur Phenix, le rêve de toute une vie pour de QRPEUHX[PpQDJHV

25


JpQpULTXHGH:HHGVHQKDXWHWSODQGҋHGZDUGDX[PDLQVGҋDUJHQWHQEDV




perception, attentes et rĂŠalitĂŠs

d'argent, de couple‌Le gage d'une vie plus saine pour les enfants, G XQ pSDQRXLVVHPHQW GH FKDFXQ GDQV XQ HQYLURQQHPHQW SOXV QDWXUHO Et l'assurance de la tranquillitÊ après la journÊe stressante passÊe au WUDYDLO Hors chacun sait que ceci n'est pas la rÊalitÊ mais on se raccroche TXDQGPrPHjFHWLGpDO,GpDOIRUWHPHQWHQFUpHWPRQWUpjORQJXHXUGH WHPSV3DUH[HPSOHjODWpOpYLVLRQRODSOXSDUWGHVSXEOLFLWpVPHWWHQW en scène des gens dans des intÊrieurs de maison, ou des jardins autour d'une maison, comme si le bonheur, l'Êpanouissement ne pouvait être HQYLVDJHDEOHTXHGDQVXQHPDLVRQ'DQVOHVVpULHVDPpULFDLQHVSHQGDQW des annÊes il Êtait prônÊ comme le modèle par excellence, puisque aux pWDWVXQLVODVXEXUELDFRQQDvWXQHH[SDQVLRQDXWUHPHQWSOXVLPSRUWDQWH qu'en France avec des surfaces impressionnantes couvertes du trio PDLVRQMDUGLQYRLWXUHV ,O HVW LQWpUHVVDQW GH YRLU TXH GHSXLV TXHOTXHV DQQpHV RQ YRLW DSSDUDvWUH GHV FULWLTXHV GH FH VFKpPD DXWDQW GDQV OHV ÀOPVTXHGDQVOHVVpULHV&RPPHSDUH[HPSOHOHORWLVVHPHQWGH(GZDUG aux mains d'argents ou bien le gÊnÊrique de la sÊrie Weeds, ou encore O LQWULJXHGHODVpULH'HVSHUDWH+RXVHZLYHVIRQGpHVXUOHVVXEXUEV Pour en revenir au cas français, on a vu qu'au niveau historique, lors de la reconstruction et l'apparition des grands ensembles, vus dans un premier temps comme la solution; mais très vite les critiques sont apparues et la solution à ce problème a ÊtÊ, à ce moment-là, de promouvoir la maison

27


LQGLYLGXHOOH/ pWDWF HVWHQJDJpGDQVFHWWHYRLHOjHWGHSXLVODPDLVRQ LQGLYLGXHOOHMRXLWGHFHWWHLPDJHSRVLWLYH0DLVPDOKHXUHXVHPHQWSRXUOD plupart des acquÊreurs, elle est situÊe au milieu de dizaine d'autres dans un lotissement projetÊ par un amÊnageur lotisseur dont le but premier est ODUHQWDELOLWpÀQDQFLqUHGHO RSpUDWLRQ Et comme le dÊcrit bien Jacques Savine, la maison est devenue un bien de consommation comme un autre Š$X VDORQ GH OҋLPPRELOLHU GH MHXQHV PDUFKDQGV TXL YHQGUDLHQW GHV frigidaire ou des voitures comme ils vendent des maisons, sont là pour vous vendre ce rêve. Et puis dans l’allÊe suivent les notaires et les EDQTXHV 2Q SHXW GRQF UHQFRQWUHU OHV UHQFRQWUHU HW ÀFHOHU XQ GRVVLHU SRXUÀQLUDYHFXQSURMHWTXLYRXVpWUDQJOHjORQJWHUPH (WRQDFKqWHSDVXQHPDLVRQFRPPHRQDFKqWHXQHPDFKLQHjODYHURX XQRUGLQDWHXU&ҋHVWDYHFOHVDORQGHOҋpOHFWURPpQDJHUTXҋRQIDLVDLWUrYHU OHVJHQVGDQVOHVDQQpHVHWDXMRXUGҋKXLRQOHVIDLWUrYHUDYHFoDª Et au-delà de ces attentes et espoirs que les gens mettent dans leur PDLVRQ FH W\SH GҋKDELWDW SURYRTXHQW GHV SUREOqPHV ÀQDQFLHUV HQYLURQQHPHQWDX[VRFLDX[ _ Le pÊri-urbain coÝte cher puisque il s'agit de typologies d'habitat SHXGHQVHV pWDODQWVXUGHJUDQGHVSDUFHOOHV'HSOXVFHVORWLVVHPHQW situÊs en pÊriphÊrie des communes, les connexions aux rÊseau d'eau, d'ÊlectricitÊ, eaux usÊes‌se font donc souvent au prix de travaux

28


perception, attentes et rĂŠalitĂŠs

importants de prolongement des rÊseaux communaux venant alors crÊer de l'injustice face aux habitants de quartiers plus denses oÚ les rÊseaux VRQW GRQF SOXV UHQWDEOHV /HV FRQQH[LRQV VRQW DXVVL FKqUHV DX QLYHDX des infrastructures de transports puisque l'on s'isole de la ville mais on YHXWSRXYRLU\DYRLUDFFqVOHSOXVUDSLGHPHQWSRVVLEOH B /HV WHPSV GH WUDQVSRUWV V DOORQJHQW /HV PpQDJHV Q D\DQW SDV VXIÀVDPPHQWOHVPR\HQVSRXUV LQVWDOOHUjSUR[LPLWpGHVYLOOHVYRQWGRQF FKHUFKHU OHXU ERQKHXU SOXV ORLQ (W RQ VRXVHVWLPH DORUV OH FR€W GH OD PRELOLWp/HV]RQHVSpULXUEDLQHVGHSDUOHXUPRUSKRORJLHQHSHUPHWWHQW SDVGHVGHVVHUWHVGHWUDQVSRUWHQFRPPXQSHUIRUPDQWHV/HVDXWRURXWHV permettent de rallier les centre villes rapidement dans l'absolu mais elles VRQW VDWXUpHV WUqV UDSLGHPHQW SDV FHWWH H[SDQVLRQ SpULXUEDLQH 'H plus ces lotissements sont souvent situÊs dans des zones sans aucun pTXLSHPHQWQLVHUYLFHVjSUR[LPLWp& HVWGRQFODORJLTXHGXWRXWYRLWXUH qui peut être perçu comme une libertÊ puisque l'on n'est dÊpendant d'aucun horaires de transports en commun mais cette libertÊ est vÊcue comme un certain esclavagisme puisque sans voiture on ne peut vivre GDQVFHV]RQHVFRQoXHVSURMHWpHVSRXUODYRLWXUH _ /H VXUHQGHWWHPHQW JXqWH /HV DFTXpUHXUV VRXVHVWLPHQW WUqV VRXYHQWOHFR€WGHODPRELOLWp3RXUHX[LOV DJLWGHO HIIRUWGHWRXWHXQH YLHTXHGHSRXYRLUHQÀQDFFpGHUjODSURSULpWpG XQHPDLVRQPDLVDYHF

29


la maison viennent beaucoup de dÊpenses annexes non envisagÊes RX VRXV HVWLPpHV /HV YpKLFXOHV SXLVTX LO HQ IDXW VRXYHQW GHX[ OHXU entretien ainsi que le carburant deviennent des postes très importants GDQVOHEXGJHWGHVIDPLOOHV _ la spÊcialisation du territoire. 2Q REVHUYH XQ UDVVHPEOHPHQW GHV mêmes catÊgories socioprofessionnelles dans les mêmes zones de ORWLVVHPHQW 3DUFH TX HQ HIIHW TXDQG OHV IDPLOOHV TXLWWHQW OD YLOOH SRXU les zones pÊri-urbaines, ceux qui ont les plus gros budgets peuvent se permettre de s'installer au plus près des villes alors que les classes plus PR\HQQHVVHUHWURXYHQWH[FOXHVEHDXFRXSSOXVORLQGHVFHQWUHV6 RSqUH alors une sÊlection et une rÊpartition par catÊgorie socioprofessionnelle VXUOHWHUULWRLUH _ XQHORJLTXHGHSULYDWLVDWLRQ Le logement devient propriÊtÊ et donc SULYp(WFHVYLOOHVUHFRXYHUWHVSDUOHORWLVVHPHQWÀQLVVHQWSDUrWUHJpUpHV FRPPHGHVV\QGLF SXLVTX HOOHVGpIHQGHQWOHVLQWpUrWVSULYpV(QUHIXVDQW des Êquipements nÊgatifs sur la commune qui pourraient dÊvaloriser les ELHQVSDUH[HPSOH2Q\GpIHQGGHVLQWpUrWVSULYpVSOXVTXHFRPPXQV _ critique environnementale. Le but lorsque l'on acquiert une maison en ]RQHSpULXUEDLQHF HVWGHSRXYRLUSURÀWHUSOHLQHPHQWGHODQDWXUHSOXV SURFKH+RUVOHPRGHGHYLHHQJHQGUpHVWWRWDOHPHQWFRQWUDLUHjFHWWH




perception, attentes et rĂŠalitĂŠs

/HVYLOODVQpRSURYHQoDOHVVXUOHVKDXWHXUVGH*ULPDXG%HDXYDOORQ9DU)UDQFH<DQQ$UWKXV%HUWUDQG




QRWLRQHQYLURQQHPHQWDOH(QHIIHWFHW\SHG KDELWDWFRQVRPPHEHDXFRXS G HVSDFHHWG pQHUJLHV&DUVRXYHQWRQQ DSDVOHVPR\HQVGHPHWWUHHQ place des systèmes de chauffages utilisant des ĂŠnergies renouvelables HW OHV PDLVRQV QH VRQW SDV LVROpHV GH IDoRQ SHUIRUPDQWH &H PRGH de vie axĂŠ sur le tout voiture engendre des pollutions atmosphĂŠriques considĂŠrables puisque chacun prend sa voiture pour se rendre au travail, OHVWUDQVSRUWVHQFRPPXQVQ pWDQWSDVGpYHORSSpV /DIDXWHjOŇ&#x2039;RIIUHRXjODGHPDQGH" 2Q VH UHQG FRPSWH TX HQWUH OHV HVSpUDQFHV GHV DFTXpUHXUV HW OHV rĂŠalitĂŠs auxquelles ils ont Ă  faire face une fois qu'ils sont installĂŠs, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcart HVWJUDQG(WPDOJUpOHIDLWTXHFHVFRQVWDWDWLRQVVRLHQWDYpUpHVGHSXLV GHV DQQpHV OD SRSXODWLRQ FRQWLQXH GH SOpELVFLWHU FH PRGqOH G KDELWDW 2Q SRXUUDLW GRQF DFFXVHU OD GHPDQGH GH QH SDV rWUH DVVH] H[LJHDQWH VH FRQWHQWDQW GH FHV V\VWqPHV TXL QH IRQFWLRQQHQW SDV 0DLV OD IDXWH SDUDLW rWUH SOXW{W GX FRWp GH O RIIUH 3XLVTXH GHSXLV OHV DQQpHV  les promoteurs et lotisseurs s'ĂŠvertuent Ă  proposer le mĂŞme système LQYDULDEOHPHQWQ D\DQWSDVWURXYpG RSSRVLWLRQPDVVLYH L'opposition doit venir des ĂŠlus et des professionnels de l'amĂŠnagement TXLSHXYHQWLQĂ XHUVXUOHVSURMHWVPLVHQSODFHVXUOHXUWHUULWRLUHHWDLQVL DXJPHQWHUOHQLYHDXG H[LJHQFHGHVUpDOLVDWLRQV&DURQYRLWTXHORUVTXH l'on propose en coeur d'agglomĂŠration des logements faisant l'objet d'une FRQFHSWLRQ DUFKLWHFWXUDOH SOXV UpĂ pFKLH HW j GHV SUL[ DFFHVVLEOHV OHV




perception, attentes et rĂŠalitĂŠs

IDPLOOHVUHVWHQWFHVRSpUDWLRQVUpSRQGDQWjOHXUEHVRLQV0DLVDXMRXUG KXL ces opĂŠrations sont minimes et le foncier en ville reste inaccessible Ă  la plupart des mĂŠnages qui se retrouvent donc forcĂŠs Ă  la migration pĂŠriXUEDLQH 0DLV O HQMHX QH VHUDLWLO SDV G DUULYHU j XQH PLJUDWLRQ FKRLVLH vers les pĂŠriphĂŠries, et plus subie comme elle l'est aujourd'hui? Cela impliquant la mise en place de politiques de dĂŠveloppement de nouvelles IRUPHVG KDELWHUHQYLOOHDFFHVVLEOHV




vers un pĂŠriurbanisme?




vers un pĂŠriurbanisme?

Du point de vue des urbanistes, comme il l'a dĂŠjĂ  ĂŠtĂŠ dit auparavant, ce type d'opĂŠrations est considĂŠrĂŠ comme du non urbanisme, dĂŠvorant le WHUULWRLUHELHQVÂ&#x20AC;U0DLVLOVV DWWDFKHQWjUHGpĂ&#x20AC;QLUFODLUHPHQWGHTXRLO RQ SDUOHORUVTXHO RQLQWHUURJHOHORWLVVHPHQW Le lotissement, une procĂŠdure devenue forme urbaine "...II faut peut-ĂŞtre voir que le lotissement Ă  un moment donnĂŠ est devenu XQSURGXLW,OHVWWUqVIDFLOHSRXUOHVEXUHDX[G pWXGHGHIDLUHXQFRSLHU coller. On en est arrivĂŠ Ă  la standardisation d'un produit de marketing. Le lotissement ĂŠtait un produit de ville et c'est devenu un produit de pĂŠriurbain HWRQVHUHWURXYHDXMRXUG KXLDYHFOHVORWLVVHPHQWVHQUDTXHWWHDiane )RPERQQHXUEDQLVWHHWWHFKQLFLHQQHGX6FRWGHOD58* "Pour moi la question du lotissement n'est pas Ă  bannir. Le lotissement F HVWXQHSURFpGXUHG DPpQDJHPHQWQLSOXVQLPRLQV& HVWjGLUHTX RQ en a fait des formes urbaines. Et ça c'est transformĂŠ en tablette de FKRFRODWUDWLRQDOLVDQWOHIRQFLHU$XMRXUG KXLRQWUDYDLOOHVXUOH6FRWGH Gap, donc un Scot plus rural. Avec 30 000 habitants et les communes les plus importantes c'est 1 500 habitants. On se pose la question de passer du diffus Ă  la procĂŠdure, parce que cela rationaliserai plus l'espace. (W MXVWHPHQW VXU FHV WHUULWRLUHVOj OH ORWLVVHPHQW Q HVW SDV XQH IDWDOLWp ce n'est qu'une procĂŠdure d'amĂŠnagement qui nous permet d'avoir GHV UHODWLRQV DYHF OH SURPRWHXU FRQVWUXFWHXU GH GpĂ&#x20AC;QLU HQVXLWH GHV




Ă&#x20AC;QDQFHPHQWVG pTXLSHPHQWVSXEOLFVPDLVOHFRQWHQXGXSURMHWF HVWELHQ DX[pOXVGHOHGpFLGHU Sabine Sirugue, urbaniste Ă  l'agence d'urbanisme GH*UHQREOH 'HVRSpUDWLRQVjFRWpGHQRQLQWpJUpHV Les morphologies utilisĂŠes dans la rĂŠalisation des lotissements, sont, c'est XQIDLWVDQVDXFXQUDSSRUWUpHODXWLVVXVH[LVWDQW,OV DJLWODSOXSDUWGX temps d'impasses ou de raquettes qui assurent aux riverains la tranquillitĂŠ mais aucune liaison intĂŠressante entre les diffĂŠrentes opĂŠrations et le WLVVXVH[LVWDQW OHV ORWLVVHPHQWV FRQWLQXHQW j SRXVVHU GH PDQLqUH WUqV GpVRUGRQQpH et moche parce que c'est entre guillemet le marchĂŠ, mais comme TF1 est le marchĂŠ de la mauvaise tĂŠlĂŠ, le lotissement est le marchĂŠ pour le PDXYDLVKDELWHU0DLVLO\DHQFRUHXQHFOLHQWqOHTXLTXLWWHOHVYLOOHVHWYD GDQVFHW\SHG RUJDQLVDWLRQVSDWLDOH3DUFHTXHF HVWjXQSUL[DERUGDEOH parce qu'on leur fait croire qu'ils vont avoir une maison de rĂŞve. Dans un premier temps les ĂŠlus ont laissĂŠ faire, ils pensaient que les lotissements VŇ&#x2039;LQWpJUHUDLHQWSHWLWjSHWLWVXUOHWHUULWRLUHHWDXĂ&#x20AC;QDOLOVV LQWqJUHQWSDV Parce qu'ils n'ont pas ĂŠtĂŠ pensĂŠ pour ĂŞtre intĂŠgrĂŠ. Il n'y a pas d'effet greffe. Donc ils sont posĂŠs Ă  cotĂŠ de et puis cela n'a pas permis l'intĂŠgration sociale non plus dans les territoires pĂŠri-urbains." Ici, Jacques Savine exprime son point de vue sur le lotissement, sur cette forme urbaine devenue bien de consommation, qu'il compare Ă  TF1 pour




vers un pĂŠriurbanisme?

=RQHSDYLOORQQDLUH(VVRQH)UDQFH<DQQ$UWKXV%HUWUDQG




ODWpOpYLVLRQ0DLVRXWUHFHVFRPSDUDLVRQVLOGLWELHQO LPSDVVLELOLWpGHV pOXVIDFHjO H[SDQVLRQGHVORWLVVHPHQWVVXUOHXUFRPPXQH3DUPDQTXH de culture urbanistique, souvent ils pensent que cela ne peut pas ĂŞtre un mal pour la commune puisque ces lotissements apporteront de nouveaux KDELWDQWVHWXQHVRLGLVDQWQRXYHOOHYLHjODFRPPXQH0DLVOHIDLWHVW qu'un lotissement classique non intĂŠgrĂŠ ne permettra pas l'intĂŠgration VRFLDOH GHV SRSXODWLRQV GDQV OD YLH FRPPXQDOH 3XLVTXH V LOV VRQW HQ zone pĂŠriphĂŠrique, il leur faudra prendre leur voiture pour rallier le centre du village, ce qui pourra les inciter Ă  aller ailleurs pour consommer dans OHVS{OHVSOXVDWWUDFWLIV Ă&#x2030;voluer vers un polycentrisme Et c'est un des problèmes des zones pĂŠri-urbaines, cette centralisation exercĂŠe par l'agglomĂŠration principale concentrant la plupart des VHUYLFHV/HVKDELWDQWVGXSpULXUEDLQV \UHQGDQWFKDTXHMRXUSRXUOHXU WUDYDLOHQSURĂ&#x20AC;WHQWSRXUXWLOLVHUOHVVHUYLFHVFRPPHUFHVORLVLUVGXJURV S{OH SOXW{W TXH G DOOHU IDLUH YLYUH OHV SOXV SHWLWV VHUYLFHV FRPPXQDX[ Ces zones pĂŠri-urbaines ne pourraient-elles pas devenir plus autonomes et structurĂŠes? DĂŠveloppant un système de polycentrisme limitant les GpSHQGDQFHVHWOHVPRXYHPHQWVGHVSpULSKpULHVYHUVOHVFHQWUHV Des ĂŠlus dĂŠmunis Mais comme le dit Sabine Sirugue plus haut, c'est au ĂŠlus de dĂŠcider




vers un pĂŠriurbanisme?

GX FRQWHQX GHV SURMHWV PLV HQ SODFHV VXU OHXU FRPPXQHV (W F HVW SULQFLSDOHPHQWOjTX HVWOHSUREOqPHHWO HVSRLUjODIRLV&DUMXVTX jLO\D peu et mĂŞme encore aujourd'hui, les ĂŠlus se sentent souvent dĂŠmunis face DX[SURPRWHXUV&HVSURIHVVLRQQHOVTXLYLHQQHQWDYHFXQSURMHWFRQFUHW dĂŠcidĂŠ, et font la promotion de ce que la commune aurait Ă  gagner en UpDOLVDQW O RSpUDWLRQ SUpYXH &HV DPpQDJHXUV QH VRQW Oj TXH SRXU GHV UDLVRQVĂ&#x20AC;QDQFLqUHVHWSUHVVHQWO pOXSRXUTX LOSUHQQHXQHGpFLVLRQUDSLGH HWVRXYHQWSDVDVVH]UpĂ pFKLH 'HVRUJDQLVPHVGHFRQVHLOHWGŇ&#x2039;DFFRPSDJQHPHQW /H 6FRW PDLV DXVVL O DJHQFH G XUEDQLVPH OH &$8( OD ''( VRQW GHV organismes qui ont cette vocation de conseil, d'accompagnement des pOXVGDQVO pODERUDWLRQGHFHVRSpUDWLRQV /HV pOXV Q RQW SDV pWp IRUPp SRXU GpFRGHU OHV SURMHWV HW OHV EORTXHU Je pense que les POS et les PLU n'ont pas permis non plus de le faire. 'RQFRQVHUHWURXYHDXMRXUG KXLDYHFGHVFDWDVWURSKHV,O\DXQVLJQDO d'alarme qui est tirĂŠ par toutes les collectivitĂŠs qui disent stop, il faut faire autre chose. Ils demandent donc qu'il y ai une autre approche. Et cette autre approche, elle est pas facile Ă  mettre en oeuvre. Il faut qu'il y ai des professionnels qui accompagnent les collectivitĂŠs pour dessiner OHV SURMHWV GH QRXYHDX[ TXDUWLHUV HW OHV GHVVLQHU GDQV OD FRQWLQXLWp HW l'identitĂŠ d'un territoire. Et ça, ça s'improvise pas. On peut pas l'empĂŞcher OH SURPRWHXU  GH IDLUH XQH RSpUDWLRQ PDLV RQ YHXW TX LO OD IDVVH




diffĂŠremment." -DFTXHV6DYLQH Et de plus en plus d'ĂŠlus font appel aujourd'hui Ă  des professionnels de ces diffĂŠrents organismes pour ĂŞtre conseillĂŠs et mieux armĂŠs face au ORWLVVHXU,PSRVHUGHVFRQGLWLRQVGHUpDOLVDWLRQVGHVORWLVVHPHQWVSRXU HQDPpOLRUHUOHVTXDOLWpV /HVRULHQWDWLRQVGŇ&#x2039;DPpQDJHPHQWGHV3/8 'RQF MH  SHQVH TXH OD UpYROXWLRQ FXOWXUHOOH DXWRXU GX ORWLVVHPHQW HOOH VHIDLWGHSXLVMHYDLVSDVGLUHOHVDQQpHVHWOH3/83DUFHTX LO \DHXXQHSUHPLqUHSKDVHGH3/8RXOHVJHQVXWLOLVDLHQWWUqVSHXOHV orientations d'amĂŠnagement. Mais lĂ  depuis 5 Ă  6 ans, tout les PLU ont des orientations d'amĂŠnagement. ça a donnĂŠ la possibilitĂŠ de s'autoriser Ă  penser. LEs ĂŠlus on pris les outils, en se disant, on est plus lĂŠgitime TXHOTXHSDUWjGRQQHUGHVGLUHFWLYHVDXWUHVTXHOHUqJOHPHQWEDVLTXH 6DELQH6LUXJXH /HV 3/8 RQW SHUPLV DX[ FRPPXQHV GH PLHX[ GpĂ&#x20AC;QLU OHV SRVVLELOLWpV G H[WHQVLRQ XUEDLQH HW OHV WHUUHV j SUpVHUYHU 0DLV V LO Q HVW SDV DVVH] dĂŠtaillĂŠ, si les orientations d'amĂŠnagement n'ont pas ĂŠtĂŠ mise en place, cet outils sensĂŠ aidĂŠ les communes peut se retourner contre elles, des promoteurs utilisant les failles pour monter des projets dont les ĂŠlus ne YHXOHQWSDV(WF HVWOjHQFRUHTX LQWHUYLHQQHQWOHVGLIIpUHQWVRUJDQLVPHV qui viennent en renfort pour conseiller et essayer de trouver des solutions SRXUEORTXHUFHW\SHGHSURMHWV

40


vers un pĂŠriurbanisme?

/Ň&#x2039;LQWHUFRPPXQDOLWpXQHpFKHOOHGHWUDYDLOLQGLVSHQVDEOHjGpYHORSSHU (WDXGHOjGX3/8FRPPXQDORQVHUHQGFRPSWHTX LOPDQTXHXQPDLOORQ GDQVOHVGLIIpUHQWHVpFKHOOHVGHVSODQVG DPpQDJHPHQWVGXWHUULWRLUH&H PDLOORQPDQTXDQWF HVWOH3/8LQWHUFRPPXQDOTXLSHUPHWWUDLGHWUDYDLOOHU plus prĂŠcisĂŠment que le Scot et en cohĂŠrence avec les communes puisqu'ils permettraient d'envisager le territoire d'un mĂŞme bassin et d'en GpĂ&#x20AC;QLUGHVRULHQWDWLRQVEHDXFRXSSOXVSUpFLVHVTX XQ6FRW 0DLVFHWUDYDLOLQWHUFRPPXQDOHVWWUqVGLIĂ&#x20AC;FLOHjPHWWUHHQSODFHVHORQOHV UpJLRQV $XMRXUG KXLWRXWOHVWHUULWRLUHVGH)UDQFHQHVRQWSDVDXPrPHQLYHDX Sur la RUG, on a des intercommunalitĂŠs relativement rĂŠcentes qui ne ce sont pas encore autorisĂŠes Ă  travailler l'amĂŠnagement urbain. 4XDQGMHGLVTX LOVQHVHVRQWSDVDXWRULVpVF HVWTXHOHVpOXVRQWGLWRN pour la communautĂŠ de communes mais la compĂŠtence urbanisme et DPpQDJHPHQWMHODJDUGH'RQFSDVG LQJpUHQFHGDQVPHVSURMHWV,O\D GDQVO RXHVWDXWRXUGH5HQQHVRO LQWHUFRPPXQDOLWppWDLWEHDXFRXSSOXV ancienne des choses beaucoup pus intĂŠgrĂŠes. On a des agglomĂŠrations TXL WUDYDLOOHQW VXU OD IRUPH XUEDLQH VXU OD =$& GHSXLV EHDXFRXS SOXV ORQJWHPSVTXHQRXV3DUFHTXHPrPHVXU*UHQREOHOD=$&Q HVWSDV WUqVGpYHORSSpHDORUVTXHVXU5HQQHVWRXWHVWHQ=$&'RQFLO\DDXVVL un historique de l'amĂŠnagement public diffĂŠrent."6DELQH6LUXJXH 0DLVFHWWHpFKHOOHGHSODQLĂ&#x20AC;FDWLRQSDUDLWLQGLVSHQVDEOHDXMRXUG KXLSRXU DPpOLRUHU OD TXDOLWp HW OD FRKpUHQFH G DPpQDJHPHQW GX WHUULWRLUH 3RXU

41


SHUPHWWUHjFHVWHUULWRLUHVG pODERUHUXQHYUDLHUpÁH[LRQHWDERXWLUjGHV SURMHWVFRKpUHQWV Le problème que pose aussi ces lotissements en zone péri-urbaine F HVWOHXUFRQQH[LRQDXUpVHDXGHWUDQVSRUW6RXYHQWGpYHORSSpVjFRWp de grands axes routiers, ils favorisent donc l'usage de la voiture en ne SURSRVDQWDXFXQHDXWUHDOWHUQDWLYH Ne faudrait-il pas développer une nouvelle approche de ces espaces hybrides, urbains par leur population et ruraux par cette forte présence de la nature 8Q SpULXUEDQLVPH SHUPHWWDQW G DGDSWHU OH regard et l'analyse à ce cas particulier, pour mettre en place des projets, des programmes cohérents au niveau territorial et agir en profondeur sur la perception et la compréhension de ces espaces par leurs habitants et VXUWRXWSDUOHVpOXV3RXUTXHFKDFXQFHUQHOHVHQMHX[TXLVHMRXHQWVXU FHVWHUULWRLUHV Il ne s'agit plus de se demander s'il est envisageable de les améliorer ou GHOHVGHQVLÀHUPDLVSOXW{WFRPPHQWOHIDLUH(WFHODSDVVHUDLWSHXWrWUH par une réelle étude de ces territoires pour faire émerger les outils qui en SHUPHWWURQWODGXUDELOLWp

42


vers un pĂŠriurbanisme?




O첫 sont les architectes?

44


OĂš sont les architectes?

Comme on a pu le voir plus haut dans les chiffres seulement 5% des maisons individuelles construites chaque annĂŠe le sont par des DUFKLWHFWHV(WV LOHVWGLIĂ&#x20AC;FLOHGHFRPSUHQGUHSRXUTXRLFHGpVLQWpUrWRQ SHXWYRLUTXHFHVGHUQLqUHVDQQpHVXQHUpĂ H[LRQDpWpODQFpjFHVXMHW Dans un premier temps, Pierre Lajus et Gilles Rajot ont ĂŠtĂŠ mandatĂŠ en 1997 par le Plan construction et architecture pour rĂŠaliser un rapport LQWLWXOp O DUFKLWHFWXUH DEVHQWH GH OD PDLVRQ LQGLYLGXHOOH (W FH UDSSRUW DXGHOjGHGUHVVHUXQFRQVWDWV DWWDFKDLWDXĂ&#x20AC;QDOjGRQQHUHQYXHGHV observations faites, OHV D[HV GH UHFKHUFKH HW OHV SLVWHV G DFWLRQ TXL seraient susceptibles de faire ĂŠvoluer ce marchĂŠ et d'y rĂŠinscrire les prĂŠoccupations d'architecture". 3LHUUH /DMXV \ SU{QH GRQF OD SURSRVLWLRQ GH PLVH HQ SODFH G XQ 3{OH HXURSpHQ GH OD PDLVRQ LQGLYLGXHOOH 8Q FHQWUH GH UHFKHUFKH GH GRFXPHQWDWLRQGHGLIIXVLRQHWXQREVHUYDWRLUHGHFHW\SHG KDELWDW&H pĂ´le serait accompagnĂŠ de la mise en place d'une rĂŠelle formation sur la conception de la maison individuelle au niveau des ĂŠcoles d'architecture ainsi que par la suite, le lancement d'un programme de construction de PDLVRQVH[SpULPHQWDOHV (QVXLWHjFHFRQVWDWDpWpODQFpSDUOH38&$XQDSSHOG RIIUHLQWLWXOp 0DLVRQLQGLYLGXHOOH$UFKLWHFWXUHHW8UEDQLWpGDQVOHTXHOLOHVWH[SRVp les diffĂŠrentes raisons pour lesquelles les architectes sont absents sur ce terrain de la production de maisons individuelles:

45


&HW DSSHO G RIIUHV GH UHFKHUFKH UpVXOWH G XQ FRQVWDW LQLWLp SDU OH 3ODQ &RQVWUXFWLRQ $UFKLWHFWXUH FRQFHUQDQW O DEVHQFH G DUFKLWHFWXUH GDQV OD SURGXFWLRQ GH OD PDLVRQ LQGLYLGXHOOH HW OD GLVWDQFH WRXMRXUV SURIRQGH entre une profession, les architectes, et un secteur de marchĂŠ. Une des H[SOLFDWLRQV DYDQFpHV SRVWXOH XQH RSSRVLWLRQ HQWUH OD FXOWXUH VDYDQWH des architectes et les attentes ordinaires des habitants. D'autres sont MXVWLĂ&#x20AC;pHV OHVFDUDFWpULVWLTXHVGXV\VWqPHGHSURGXFWLRQTXLGLIIpUHQFLHQWO DSSURFKH artisanale des architectes, l'unitĂŠ, et la production rationalisĂŠe de sĂŠries, GRPLQDQWHGDQVFHVHFWHXU - la distance idĂŠologique des architectes vis-Ă -vis de la maison individuelle FRQVLGpUpHHQSDUWLHLQDGDSWpHDXGpYHORSSHPHQWGHVYLOOHVHWH[SUHVVLRQ G XQPRGqOHGHVRFLpWpDQDFKURQLTXH ODUHQWDELOLWpV\PEROLTXHHWĂ&#x20AC;QDQFLqUHG XQVHFWHXUROHVFDUULqUHVVRQW peu valorisĂŠes par une profession qui privilĂŠgie la commande publique d'ĂŠquipements. L'histoire de l'architecture, fondĂŠe principalement sur l'ĂŠtude des SURMHWV GH O DYDQWJDUGH RX GHV UpDOLVDWLRQV H[FHSWLRQQHOOHV HVW j FHW ĂŠgard dĂŠmonstrative des positions et attitudes des architectes. Elle est principalement celles des rĂŠussites, celle des oeuvres au sens R O HQWHQGHQW OHV KLVWRULHQV G DUW (OOH VH SRVH GDYDQWDJH HQ WHUPHV qualitatifs ou esthĂŠtiques qu'en termes quantitatifs et ne permet pas de conclure quant Ă  l'ĂŠvolution rĂŠelle du cadre de vie courant et de la maison




OĂš sont les architectes?

ordinaire." 6XLWHjFHWWHDSSHOG RIIUHRQDSXUHPDUTXpTXHODG\QDPLTXHGHUpĂ H[LRQ au niveau de la profession a produit diffĂŠrents documents montrant qu'un architecte pouvait concevoir une maison peu chère, en accord avec les GHPDQGHV GHV FOLHQWV HW UHVSHFWXHXVH GH O HQYLURQQHPHQW 'H SOXV Borloo et sa maison Ă  100 000 a permis la publication de nombreux ouvrages et donc la communication au grand public de la capacitĂŠ de l'architecte Ă  concevoir des habitats beaucoup plus innovant que la PDLVRQVXUFDWDORJXHVDQVSRXUDXWDQWrWUHSOXVFKHUV Mais on peut remarquer que cette dynamique, Ă  la fois des chercheurs et des praticiens, ne paie pas encore car le nombre de maisons conçues SDUGHVDUFKLWHFWHVUHVWHHQFRUHOLPLWpH/HSURPRWHXUORWLVVHXUUHVWDQW VRXYHUDLQVXUFHPDUFKpSURSRVDQWXQHRIIUHGHPDLVRQVUpJLRQDOLVpHVHW GRQFYHQGXHVFRPPHV LQWpJUDQWWRWDOHPHQWGDQVOHSD\VDJH2QSHXW prendre l'exemple des maisons Phenix qui malgrĂŠ le fait que l'on change GHUpJLRQUHVWHQWVHQVLEOHPHQWLGHQWLTXHV 0DLV GHSXLV TXHOTXHV DQQpHV OD GRQQH FKDQJH &DU OHV TXHVWLRQV environnementales largement communiquĂŠes aux grand public VHQVLELOLVHQW HW VXVFLWHQW OD UpĂ H[LRQ FKH] OHV QRXYHDX[ DFKHWHXUV TXL se rendent compte progressivement qu'une maison bien conçue avec XQFKRL[GHPDWpULDX[UpJLRQDX[GHTXDOLWpFRÂ&#x20AC;WHUDSHXWrWUHSOXVFKqUH

47


2Q UHPDUTXH LFL OD ©VSpFLÀFLWpª GHV PDLVRQV SURSRVpHV HQ %RXUJRJQH TXDVLPHQW SDUIDLWHPHQW LGHQWLTXHV j celles du Nord Pas de Calais. maisons-phenix.com

48


Où sont les architectes?

PDLV VHUD EHDXFRXS SOXV pFRQRPH DX QLYHDX GH O H[SORLWDWLRQ (W O RQ peut remarquer que les jeunes architectes semblent conscients du rôle qu'ils ont à jouer auprès des particuliers pour proposer ces nouvelles PDLVRQV SOXV SHUIRUPDQWHV (W GH MHXQHV DUFKLWHFWHV GDQV OD OLJQpH des Architecteurs, se démènent pour créer des sociétés où l'architecte est aussi contractant permettant de concilier l'expertise et la qualité DUFKLWHFWXUDOH DYHF OD VpFXULWp GX SURPRWHXU PDvWULVDQW O HQVHPEOH GHV pWDSHV GX SURMHW j OD UpDOLVDWLRQ 3DU H[HPSOH (F + RPH FRQVWUXFWLRQ à Grenoble, qui développe des maisons basses consommations en V DWWDFKDQWjUHVWHUGDQVOHVÀOLqUHVUpJLRQDOHV 2QSHXWUHPDUTXHUTXHOHVDUFKLWHFWHVVRQWSOXVSUpVHQWVORUVTXҋLOVҋDJLWGH proposer des alternatives au lotissement: ces nouvelles opérations plus denses et innovantes poussant l’architecte à redoubler d’ingéniosité pour développer des agroupements de logements permettant de maintenir des qualités de vies similaires à la maison individuelle en milieu urbain SOXVGHQVH

49


Et maintenant, on fait quoi?

50


Et maintenant, on fait quoi?

2Q D SX VH UHQGUH FRPSWH SDU FHWWH SUHPLqUH DQDO\VH GH OŇ&#x2039;KLVWRLUH GX lotissement, des perceptions, des attentes, du positionnement des GLIIpUHQWVDFWHXUVTXŇ&#x2039;LOVVRLHQWDUFKLWHFWHVSURPRWHXUVpOXVXUEDQLVWHV quâ&#x20AC;&#x2122;il y a encore beaucoup de travail Ă  faire pour amĂŠliorer ces formes XUEDLQHVTXLPLWHQWOHSD\VDJH0DLVFHFLQŇ&#x2039;HVWSDVXQHQRXYHDXWp 8QDFFRPSDJQHPHQWQHFHVVDLUHjOŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQGHVRSpUDWLRQV Il est clair aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui que par une sensibilisation, des opĂŠrations de pĂŠdagogie, de discussion, dâ&#x20AC;&#x2122;accompagnements et de conseils, les nouvelles opĂŠrations sâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠliorent car tout le monde a acquis quâ&#x20AC;&#x2122;il faut IDLUHPLHX[TXHFHVGHUQLqUHVDQQpHV&HWWHGpPDUFKHHVWFHSHQGDQW HQFRUH GLIĂ&#x20AC;FLOH j PHWWUH HQ RHXYUH VHORQ OHV UpJLRQV FDU OH ORWLVVHPHQW PHW EHDXFRXS GH SDUDPqWUHV HQ MHX[ Ă&#x20AC;QDQFLHU IRQFLHU VRFLDX[ HQYLURQQHPHQWDX[ $X[pOXVGHPXOWLSOLHUOHVVROOLFLWDWLRQV ,O HVW GRQF FHUWDLQ TXH OHV GLIIpUHQWV RUJDQLVPHV WHOV TXH OHV &$8( 6FRW&RPPXQDXWpVGHFRPPXQHV''7VRQWFRQVFLHQWVGXU{OHTXŇ&#x2039;LOV ont Ă  jouer au niveau des communes pour les conseiller et les aider Ă  IDLUHIDFHDX[SURIHVVLRQQHOVGXORWLVVHPHQWHWGHOŇ&#x2039;DPpQDJHPHQW0DLV encore faut-il que les communes fassent appel aux bons interlocuteurs SRXUrWUHFRQVHLOOpHVGXPLHX[SRVVLEOH&DUFHVRUJDQLVPHVYRQWrWUH spĂŠcialisĂŠs pour certains sur les donnĂŠes techniques du territoire, dâ&#x20AC;&#x2122;autre

51


sur lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement, le phasage des opĂŠrations, ou encore lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgration au SD\VDJH(WFHQŇ&#x2039;HVWTXŇ&#x2039;DYHFXQHDSSURFKHGHFRQVHLOSOXULGLVFLSOLQDLUH associant les compĂŠtences que les nouvelles opĂŠrations atteindront une rĂŠelle intĂŠgration urbaine et paysagère, une qualitĂŠ architecturale, environnementale, et une intĂŠgration sociale des habitants aux communes H[LVWDQWHV /HVWUDQVSRUWVHQFRPPXQVFRPPHVWUDWpJLHGHEDVH 0DLVDXGHOjGHODTXDOLWpGHVRSpUDWLRQVHQWDQWTXHWHOOHVXQHUpĂ H[LRQ j SOXV JUDQGH pFKHOOH HVW QpFHVVDLUH SRXU TXH OH WHUULWRLUH VRLW SODQLĂ&#x20AC;p GHIDoRQFRKpUHQWHHWVWUXFWXUpHHQGpYHORSSDQWGHQRXYHOOHVSRODULWpV 0DLVDXVVLIDXGUDLWLOFUpHUGHVUqJOHVUHGpĂ&#x20AC;QLVVDQWXQFDGUHGŇ&#x2039;H[WHQVLRQ GHVFRPPXQHVHQUDSSRUWDYHFOHVUpVHDX[GHWUDQVSRUW&DURQVDLWTXŇ&#x2039;LO est nĂŠcessaire aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui de proposer une alternative Ă  la voiture hors des lotissements continuent Ă  pousser dans des bassins non desservis SDUOHVWUDQVSRUWVHQFRPPXQLQFLWDQWGRQFjOŇ&#x2039;XVDJHGHODYRLWXUH Après avoir conçu un territoire avec la voiture, il va falloir le dĂŠvelopper en intime relation avec le dĂŠveloppement des transports en communs car beaucoup dâ&#x20AC;&#x2122;usagers sont demandeurs dâ&#x20AC;&#x2122;alternatives mais les rĂŠseaux nâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtant absolument pas adaptĂŠs Ă  un nombre croissant dâ&#x20AC;&#x2122;usagers, ils se UDEDWWHQWVXUODYRLWXUH

52


Et maintenant, on fait quoi?

&RQVWUXFWLRQGÒ&#x2039;XQHVXEXUE86$$OH[0DF/HDQ




Personne pour penser lâ&#x20AC;&#x2122;avenir de lâ&#x20AC;&#x2122;existant? Pour amĂŠliorer les nouvelles opĂŠrations, tout le monde est mobilisĂŠ car ŠFŇ&#x2039;HVWOHSOXVIDFLOHÂŞFRPPHRQPHOŇ&#x2039;DGLWORUVGHVHQWUHWLHQV0DLVORUVTXH lâ&#x20AC;&#x2122;on pose la question de lâ&#x20AC;&#x2122;existant, de ces hectares de lotissements qui sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtendent en pĂŠriphĂŠrie des villes, toujours plus grands et toujours SOXV ORLQ LO QH UHVWH SOXV JUDQG PRQGH 7RXV GLVHQW TXŇ&#x2039;LOV VH SRVHQW OD TXHVWLRQELHQVÂ&#x20AC;UPDLVTXHGHYDQWOŇ&#x2039;DPSOHXUHWODGLIĂ&#x20AC;FXOWpGHODWDFKHVH FRQFHQWUHUVXUOHVQRXYHOOHVFRQVWUXFWLRQHVWELHQSOXVDLVp 'DQVODVXLWHLOYDGRQFrWUHTXHVWLRQGHFHVGHX[DSSURFKHV Dans un premier temps en montrant des exemples de nouvelles opĂŠrations pour mieux cerner les outils disponibles aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui, les initiatives mises HQ SODFH SRXU LQQRYHU HW SURSRVHU GHV DOWHUQDWLYHV DX ORWLVVHPHQW 2Q y verra aussi les freins qui existent encore au dĂŠveloppement de telles RSpUDWLRQVjXQQLYHDXQDWLRQDOELHQTXŇ&#x2039;HOOHVVHPXOWLSOLHQW Et dans un second temps, il sâ&#x20AC;&#x2122;agira de voir concrètement ce qui est fait en )UDQFHDXQLYHDXGHVORWLVVHPHQWVH[LVWDQWV(QSRLQWDQWOHVLQLWLDWLYHVOHV dĂŠbats en cours aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui sur le devenir de ces millions de maisons qui FRXYUHQWOHVSpULSKpULHV(WOHIDLWHVWTXHOHVDFWLRQVVRQWWUqVPDUJLQDOHV et peu nombreuse sur le territoire; il sâ&#x20AC;&#x2122;agira donc de se tourner vers un pays qui rencontre le problème Ă  une bien plus grande ĂŠchelle: Les ĂŠtatsXQLVHWVHVŠVXEXUELDÂŞ&DUOHSKpQRPqQHGHGpYHORSSHPHQWGHV]RQHV

54


Et maintenant, on fait quoi?

pĂŠriphĂŠriques a connu une expansion autrement plus importante quâ&#x20AC;&#x2122;en )UDQFHjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHFHWHUULWRLUHGLVSRQLEOH,OpWDLWGRQFQpFHVVDLUHSRXU eux de faire plus que se poser la question en ĂŠtudiant le phĂŠnomène et en proposant des outils pour rĂŠhabiliter, amĂŠliorer, transformer lâ&#x20AC;&#x2122;existant: OHŠUHWURĂ&#x20AC;WWLQJÂŞ

55


Les nouvelles alternatives




les nouvelles alternatives

Il est donc question dans la suite dâ&#x20AC;&#x2122;une sĂŠlection dâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠrations qui par leur VSpFLĂ&#x20AC;FLWpDUFKLWHFWXUDOHOHPRQWDJHĂ&#x20AC;QDQFLHUTXLDpWpIDLWOHVUHODWLRQV HQWUH OHV GLIIpUHQWV DFWHXUVPRQWUHQW TXŇ&#x2039;HOOHV RQW OHV SRVVLELOLWpV GŇ&#x2039;DPpOLRUHUODTXDOLWpGHSURGXFWLRQJOREDOHGHORJHPHQWVHQ)UDQFH Ces opĂŠrations ont ĂŠtĂŠ sĂŠlectionnĂŠes car elles dĂŠmontrent une rĂŠelle DPELWLRQ XQH H[LJHQFH GDQV OD TXDOLWp GH SURSRVLWLRQ ,O QH VŇ&#x2039;DJLW SDV uniquement de lotissements mais aussi dâ&#x20AC;&#x2122;alternatives offrant des qualitĂŠs similaires voir supĂŠrieures Ă  la vie en maison individuelle dans un ORWLVVHPHQWFODVVLTXH 2Q SRXUUD VH UHQGUH FRPSWH GHV UpXVVLWHV HW GHV pFKHFV SRXU DLQVL pointer les freins empĂŞchant aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui certaines de ces initiatives dâ&#x20AC;&#x2122;aboutir, ralentissant les changements sâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠrant actuellement Ă  ce QLYHDXHQ)UDQFH

57


Occupation maximale 8QHLQQRYDWLRQDUFKLWHFWXUDOHGHVVHUYDQWFHORWLVVHPHQWGRQWGHX[ PDLVRQVXQLTXHPHQWRQWpWpFRQVWUXLWHV

58


occupation maximale

lotissement innovant Localisation : Sainte-Croix-aux-Mines 0DvWULVHGŇ&#x2039;RHXYUH*678',2DUFKLWHFWHVPDQGDWDLUHV.OHLQ %DXPDQQ DUFKLWHFWHV%.XEOHUSD\VDJLVWH6(',0(ERLVVWUXFWXUH/ROOLHU95' (QHUJLFRĂ XLGHV&%,pFRQRPLH 0DvWUHGŇ&#x2039;RXYUDJH SEMHA 1RPEUHGHORJHPHQWV 15x120m2 Sources : KWWSRFFXSDWLRQPD[LPDOHJVWXGLRDUFKLWHFWXUHFRP /RWLVVHPHQWGXWURLVLqPHW\SH$YLYUHQÂ&#x192;VHSWRFW

&HORWLVVHPHQWHVWVLWXpHQFRHXUGHYLOODJHSHUPHWWDQWXQHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ SOXW{W TXŇ&#x2039;XQH H[WHQVLRQ SpULSKpULTXH /HV  ORWV HW PDLVRQV VRQW WRXV RULHQWpVQRUGVXG/HVPDLVRQVVRQWWRXWHVHQVWUXFWXUHERLVHWVXUSLORWLV 8QSDUWHUUHYpJpWDOFRXYUHHWXQLĂ&#x20AC;HOŇ&#x2039;HQVHPEOHGXORWLVVHPHQW&KDTXH parcelle est sĂŠparĂŠe par une haie de roseaux permettant de recueillir OŇ&#x2039;HDXGHVWRLWXUHVHWGHODUpLQWURGXLUHHQWHUUHGLUHFWHPHQW Ce lotissement, implantĂŠ sur une parcelle que lâ&#x20AC;&#x2122;on contourne, au centre GX YLOODJH DSSDUDvW FRPPH XQ HVSDFH GpFRQQHFWp GHV PRUSKRORJLHV H[LVWDQWHV 7DQW SDU OD GpFRXSH SDUFHOODLUH GHV EDQGHV WRXWHV pJDOHV PDLV DXVVL SDU FHV PDLVRQV ŠFRFFLQHOOHVÂŞ GHV RYQLV SRVpHV VXU FH SDUWHUUHYpJpWDO

59


Cette opĂŠration est innovantes par de nombreux aspects mais seulement GHX[PDLVRQVRQWpWpFRQVWUXLWHVjFHMRXU Ces maisons conçues en ossature bois peuvent ĂŞtre prĂŠfabriquĂŠes en DWHOLHUV SXLV SRVpHV WUqV UDSLGHPHQW /H V\VWqPH FRQVWUXFWLI SHUPHW de dĂŠgager un grand espace libre de 80m2 au premier ĂŠtage et la mĂŞme chose au rez de chaussĂŠ permettant une adaptation Ă  tout type GŇ&#x2039;KDELWDQWV3XLVTXHOHUH]GHFKDXVVpSHXWXQLTXHPHQWVHUYLUGŇ&#x2039;HVSDFH couvert, ou peut ĂŞtre amĂŠnagĂŠ en local professionnel ou bien permettre GHGRXEOHUOŇ&#x2039;HVSDFHGHYLHHWDXSUHPLHUOŇ&#x2039;HVSDFHSHXWrWUHODLVVpWUqV ouvert ou bien cloisonnĂŠ de façon plus conventionnelle selon les modes GHYLHV &HWWHDGDSWDELOLWpSHUPHWWUDLWGHVpGXLUHWRXWW\SHGHSRSXODWLRQ Les ĂŠlus de la commune ont donc dĂŠcidĂŠ par ce choix audacieux et innovant de promouvoir cette nouvelle architecture permettant des PDLVRQVPRLQVFKqUHVGHVFKDQWLHUVSOXVFRXUW0DLVFHWWHRSpUDWLRQQH VpGXLWSDVPDOJUpGHVFRÂ&#x20AC;WVUpGXLWVHWXQHPDLVRQFRQVWUXLWHHQWUqVSHX GHWHPSV/DPXQLFLSDOLWpDPrPHIDLWGHVHIIRUWVSRXUEDLVVHUOHVSUL[ GHVWHUUDLQVDĂ&#x20AC;QGŇ&#x2039;DWWLUHUGHQRXYHDX[DFTXpUHXUVVDQVVXFFqV




occupation maximale

Cette expĂŠrience montre deux choses: Lâ&#x20AC;&#x2122;innovation architecturale peut stopper des acheteurs, ces maisons QŇ&#x2039;pWDQW SDV HQ DFFRUG DYHF OŇ&#x2039;LPDJH TXŇ&#x2039;LOV VH IRQW GH ŠOHXU PDLVRQÂŞ $ORUVELHQTXHGHVHIIRUWVGHĂ&#x20AC;QDQFHPHQWVVRLHQWHQJDJpVSRXUIDFLOLWp OŇ&#x2039;DFFHVVLRQ j OD SURSULpWp LO QŇ&#x2039;\ D TXH WUqV SHX GŇ&#x2039;LQWpUHVVpV 7URS GŇ&#x2039;LQQRYDWLRQSRXYDQWDYRLUOŇ&#x2039;HIIHWLQYHUVHGHFHOXLHVFRQWp 2 SHXWrWUH OD GHPDQGH GH ORJHPHQWV QŇ&#x2039;pWDLW SDV SUpVHQWH VXU FHWWH commune? Toujours est-t-il quâ&#x20AC;&#x2122;aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui, la maison tĂŠmoin sert de lieu GŇ&#x2039;DFFXHLOGŇ&#x2039;DUWLVWHVDUFKLWHFWHV




Quand le YR\DJH s’immobilise

Le lotissement comme solution adaptée jXQHSRSXODWLRQVSpFLÀTXH




TXDQGOHYR\DJHVŇ&#x2039;LPPRELOLVH

Lotissement pour nomades sĂŠdentarisĂŠs Localisation :.LQJHUVKHLP +DXW5KLQ

$UFKLWHFWHV.Ň&#x2039;Q/$UFKLWHFWXUH%HUHVW6WUXFWXUHFRQFHSW27(LQJHQLHULH 0DvWUHGŇ&#x2039;RXYUDJH'20,$/ 1RPEUHGHORJHPHQWVPDLVRQV Surface :P2 habitable 0RQWDQW+7 2 872 000 &RÂ&#x20AC;W+7DX½DXP2 Calendrier : Sources : Pierre Lefevre, Ecologik, MXLQMXLOOHW QÂ&#x192;3 ZZZNQODUFKLWHFWXUHFRP Cette opĂŠration montre que le lotissement peut permettre de rĂŠpondre Ă  une nĂŠcessitĂŠ, une demande dâ&#x20AC;&#x2122;accueil dâ&#x20AC;&#x2122;habitants ayant un mode de vie DW\SLTXHVXUODFRPPXQH Car au niveau du lotissement lui-mĂŞme, cela a permis de concevoir diffĂŠrents types dâ&#x20AC;&#x2122;habitat individuel pour sâ&#x20AC;&#x2122;adapter aux diffĂŠrentes familles jORJHU En amont, un très gros travail a ĂŠtĂŠ fait avec les futurs habitants pour SODFHUFHUWDLQHVIDPLOOHVHQVHPEOHVHWHQVpSDUHUGŇ&#x2039;DXWUHV,FLOŇ&#x2039;DUFKLWHFWH doit donc ĂŞtre particulièrement patient et Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcoute pour ĂŞtre en mesure de rĂŠpondre au plus prĂŞt des attentes des futurs habitants comme il sait H[DFWHPHQWTXHOVVHURQWLOV







TXDQGOHYR\DJHVŇ&#x2039;LPPRELOLVH

KWWSPDSVJRRJOHIUPDSV

Au niveau de lâ&#x20AC;&#x2122;insertion urbaine, ce lotissement est scindĂŠ par une deux IRLVGHX[YRLHVLQIUDQFKLVVDEOH(WGHFKDTXHFRWpLOIDXWDOOHUDXERXWGX ERXWGHOŇ&#x2039;LPSDVVHSRXUUHMRLQGUHOHVPDLVRQV 2QSHXWVXSSRVHUTXHODFRPPXQHDGpFLGpGHFRQVWUXLUHFHVORJHPHQWV sur les mĂŞmes terrains mis Ă  disposition des nomades pour poser leur caravanes; des terrains dont personne ne veut, car souvent situĂŠs Ă  SUR[LPLWpGHFHUWDLQHVQXLVDQFHV 2Q SHXW VRXOLJQHU OH IDLW TXH OŇ&#x2039;RQ VH VRLW DWWDFKp DX[ UpHOV EHVRLQV OLpV j FHWWH SRSXODWLRQ VSpFLĂ&#x20AC;TXH DORUV TXH OŇ&#x2039;RQ DXUDLW SX FRQVWUXLUH XQ ORWLVVHPHQWFODVVLTXHLQDGDSWp5HVWHjDSSOLTXHUFHWWHGpPDUFKHTXHOOH TXHVRLWODŠFDWpJRULHÂŞGHVSRSXODWLRQVjORJHU




/ҋpFRORJLH en lots Des élus engagés réglementent et suivent la concrétisation d’un projet DPELWLHX[XQORWLVVHPHQWpFRORJLTXH




/Ň&#x2039;pFRORJLHHQORWV

/RWLVVHPHQWGHPDLVRQVpFRORJLTXHVŠOHV&RXUWLOVª Localisation :%D]RXJHVVRXV+pGp 

0DvWULVHGŇ&#x2039;RHXYUH$WHOLHUGŇ&#x2039;DUFKLWHFWXUH*HRUJHV/H*DU]LF %HUQDUG Menguy 0DvWUHGŇ&#x2039;RXYUDJH&RPPXQHGH+pGp 

1RPEUHGHORJHPHQWVORJHPHQWV OLEUHVHWHQORFDWLI

Surface :P2 habitable 0RQWDQW+7 2 872 000 &RÂ&#x20AC;W+7DXP2 : ½DXP2 Calendrier : Sources: GRFXPHQWGX&$8( Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit ici dâ&#x20AC;&#x2122;une opĂŠration communale qui tĂŠmoigne dâ&#x20AC;&#x2122;une volontĂŠ des ĂŠlus de monter une opĂŠration avec une grande considĂŠration HQYLURQQHPHQWDOH (W SRXU SRXYRLU PDvWULVHU SOHLQHPHQW OŇ&#x2039;RSpUDWLRQ il fallait pouvoir mettre en place un règlement clair qui contraigne par certains cotĂŠ mais permette une grande adaptation aux besoins de FKDFXQGHVIXWXUVKDELWDQWV 8Q SODQ PDVVH D GRQF pWp pODERUp SDU GHV DUFKLWHFWHV HQ OLDLVRQ FRQVWDQWHDYHFOHVpOXV/HVJUDQGVSULQFLSHVGŇ&#x2039;DPpQDJHPHQWVPLVHQ SODFH SHUPHWWDQW GH PDvWULVHU OŇ&#x2039;XVDJH GX IRQFLHU$LQVL OHV SDUFHOOHV VH dĂŠveloppent plus en longueur pour minimiser la voirie qui elle est plus UpGXLWHDĂ&#x20AC;QGHGLVVXDGHUOŇ&#x2039;XVDJHGHODYRLWXUHGDQVOHORWLVVHPHQW/HV







/Ň&#x2039;pFRORJLHHQORWV

SDUFHOOHVHWOŇ&#x2039;HQVHPEOHGHVHVSDFHVFRPPXQVEpQpĂ&#x20AC;FLHQWGŇ&#x2039;XQHJUDQGH YpJpWDOLVDWLRQSRXUXQHPHLOOHXUHLQWpJUDWLRQDXVLWH 3XLV XQH VpULH GH FRQWUDLQWHV SHUPHW GH PDvWULVHU OD FRQFHSWLRQ GH FKDFXQjODIRLVDXQLYHDXHVWKpWLTXHHQGpĂ&#x20AC;QLVVDQWGHVPDWpULDX[SRXU les façades, des orientations de maisons conseillĂŠes, et pour chaque lot une citerne de rĂŠcupĂŠration dâ&#x20AC;&#x2122;eau et un compost est fourni; le chauffe eau VRODLUHHVWREOLJDWRLUHHWFRPPDQGpHQFRPPXQ Pour ce qui est de lâ&#x20AC;&#x2122;architecture des maisons, elles doivent obligatoirement ĂŞtre le fruit dâ&#x20AC;&#x2122;une rĂŠelle dĂŠmarche de conception architecturale, le rez de FKDXVVp GRLW rWUH DX UDV GX WHUUDLQ SRXU PLQLPLVHU OŇ&#x2039;LPSDFW GX EkWL HW OHVJDUDJHVGRLYHQWrWUHHQERLVHWH[WpULHXUjODPDLVRQ0DLVDXGHOj de ces règles-lĂ , chaque habitant ĂŠtait libre de construire la maison quâ&#x20AC;&#x2122;il VRXKDLWDLW /HV ORJHPHQWV UpDOLVpV SDU OŇ&#x2039;23$& DYDLHQW OHV PrPHV FRQWUDLQWHV HW proposent une mixitĂŠ de formes, du T2 au T4 permettant une mixitĂŠ social jOŇ&#x2039;pFKHOOHGXORWLVVHPHQW 2QVHUHQGFRPSWHLFLTXŇ&#x2039;DYHFXQHYUDLHYRORQWpGHGpĂ&#x20AC;QLWLRQGHVSRVVLEOHV HWGHVFRQWUDLQWHVRQDERXWLWDXUpVXOWDWHVSpUpSRXUOŇ&#x2039;RSpUDWLRQ




'HQVLÀHUXQ YLOODJH

[ʒ[7KpRUqPHGH&RPEULPRQW

La capacité de proposition d’architectes à l’origine d’une démarche de GHQVLÀFDWLRQSOXW{WTXHGҋpWDOHPHQW

Lotissement

70

Disséminé


'HQVLĂ&#x20AC;HUXQYLOODJH

eWXGHGHGpĂ&#x20AC;QLWLRQGHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQGXYLOODJHGH&RPEULPRQW Localisation :&RPEULPRQW  KDELWDQWV 0DvWULVHGŇ&#x2039;RHXYUH Aterlier CitĂŠ Architecture, urbanistes; Cap paysage, SD\VDJLVWHV6HĂ&#x20AC;EDLQJpQLHULH 0DvWUH GŇ&#x2039;RXYUDJH  Commune de Combrimont (maitrise dâ&#x20AC;&#x2122;ouvrage dĂŠlĂŠguĂŠe: SEV, SociĂŠtĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;Equipement Vosgienne) 1RPEUHGHORJHPHQWV20 maisons envisagĂŠes 0RQWDQW GH OŇ&#x2039;pWXGH   ½77& GRQW  ½ SRXU OH PDUFKp GH GpĂ&#x20AC;QLWLRQHW½SRXUOHVDFWLRQVGHFRPPXQLFDWLRQHWGHFRQFHUWDWLRQ

&RPLWp GH SLORWDJH Parc naturel rĂŠgional des Ballons des Vosges, agence rĂŠgionale de lâ&#x20AC;&#x2122;environnement en Lorraine, Diren de Lorraine, DDE des Vosges, communautĂŠ de communes du Val de GalilĂŠe, commune de &RPEULPRQW KDELWDQWVHWpOXV  Sources:/HPRQLWHXUGpFHPEUH eWXGHGHGpĂ&#x20AC;QLWLRQGXSURMHW ,OVŇ&#x2039;DJLWOjGŇ&#x2039;XQHpWXGHGHGpĂ&#x20AC;QLWLRQODQFpHSDUXQSHWLWYLOODJHTXLIDFHj XQHGHPDQGHGHORJHPHQWVDLQVFULWGDQVVRQ3/8SDWULPRLQHODFUpDWLRQ dâ&#x20AC;&#x2122;une nouvelle zone Ă  urbaniser en extĂŠrieur du village pour pouvoir y FRQVWUXLUHXQHYLQJWDLQHGHPDLVRQV &Ň&#x2039;HVWXQHGpPDUFKHWRXWjIDLWUDUHTXHGHODQFHUXQHpWXGHGHGpĂ&#x20AC;QLWLRQ SRXUXQHRSpUDWLRQGHPDLVRQV0DLVOHSURMHWDYDLWpWpSHUoXFRPPH rĂŠellement intĂŠressant de par les attentes des ĂŠlus qui voulaient une

71


5

2005

2007

2

8

2008

2010

2

intĂŠgration paysagère et urbaine rĂŠelle avec une charte Ă  respecter au QLYHDXGHVPDLVRQVPDLVDXVVLGXORWLVVHPHQWGDQVVRQHQVHPEOH (WVXUOHVpTXLSHVFRQVXOWpHVOŇ&#x2039;pTXLSH$WHOLHU&LWp$UFKLWHFWXUHDUHPLV en cause dĂŠs le dĂŠbut le fait de vouloir urbaniser une nouvelle zone avec GHVFRÂ&#x20AC;WVGŇ&#x2039;DPpQDJHPHQWVFRQVLGpUDEOHVSRXUODFRPPXQH ½  ,OVRQWGRQFGpFLGpGHSURSRVHUODGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQGXFRHXUGHYLOODJHHQ dĂŠcidant dâ&#x20AC;&#x2122;un phasage permettant le dĂŠveloppement de lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠration selon OHVGHPDQGHVGHFRQVWUXFWLRQ

72


'HQVLÀHUXQYLOODJH

Le principal problème était que ces terrains inoccupés en centre bourg étaient privés et la commune ne souhaitait pas user de son droit de SUpHPSWLRQ,ODGRQFIDOOXSURSRVHUDX[KDELWDQWVXQpTXLSHPHQWFROOHFWLI pour les associations ainsi que des débats permettant de montrer à FKDFXQTXHOSRXYDLWrWUHOHJDLQGHWRXVjGHQVLÀHUOHYLOODJHSOXW{WTXҋj VҋpWDOHU

1

2

un village plutôt qu’un

6

lotissement une démarche plutôt qu’un

7

projet

plutôt que

8

contraindre

plutôt qu’une

le temps plutôt qu’un

phasage

3. Convaincre plutôt que contraindre. Cette démarche, pour atteindre ces objectifs de façon efficace, doit utiliser des outils de médiation et de négociation plutôt que des règlements et des textes juridiques contraignants. Pour mettre en place cette démarche, il est nécessaire d’inciter les propriétaires de terrains à les valoriser et à accueillir au sein du village de nouveaux habitants. Pour assurer la qualité architecturale et paysagère des nouvelles constructions, il est important de mener une politique d’information sur l’intérêt d’une telle démarche et de faire participer les futurs acquéreurs aux phases de conception des nouvelles maisons.

plutôt qu’

étendre

faire participer

10

imiter et de marquer l‘intégration des nouveaux habitants : les gens d’en haut par rapport aux gens d’en bas, les gens du lotissement par rapport aux gens du vieux bourg.

…à une démarche expérimentale.

L’alternative à ce projet peut consister à envisager un phasage de la construction de cette vingtaine de maisons et de disséminer ces nouvelles constructions sur le territoire de la commune. Il s’agit de repérer les parcelles non bâties situées

La part des V R D D e plus, la créat services et la via existants, de les a Ce mode d’inter harmonieuse du p développement d

9. Intégrer plutô Sur des petits habitants dans u une séparation haut par rappor

10. Faire partic

La mise en place du projet : il s’ag leur projet indiv La notion de ch accessibles à tou

plutôt que d’ imposer

Pour moyen...

Un décalogue...

8. Compléter pl

isoler 5. Construire plutôt qu’imiter Pour assurer une qualité architecturale à ces différentes maisons, l’architecte coordinateur peut proposer une liste de jeunes architectes installés dans la région parmi lesquels les maîtres d’ouvrage peuvent choisir leur maître d’œuvre. Chaque maison sera construite en fonction du contexte particulier de la parcelle dans le village, des besoins et de la demande du propriétaire et du savoir-faire de l’architecte. Il s’agit donc de construire une maison répondant à une charte architecturale et urbaine, à un paysage et à des usages, plutôt qu’à des modèles que l’on imite.

plutôt qu’

L’alternative à un de la commune e centre du village, agglomérée. U ne première int dynamisme. Cett la création d’un e nouveau lieu de v au cours du temp

plutôt qu’

9

place

D e plus, le terrain communal envisagé pour l’extension est séparé du village par un bois et la topographie du site. Sur des petits villages, les greffes de nouveaux quartiers sont toujours difficiles à réaliser. La géographie du site risque de nuire à la continuité du territoire

7. Le temps plut

L’insertion de ce cette demande é accueillir de faço clé permettant d

fonction

intégrer

construire

5

2. Une démarche plutôt qu’un projet. La construction d’un nouveau quartier sur le mode d’un lotissement d’une vingtaine de maisons se réalise sous forme d’un projet d’une seule pièce. E n effet, l’aménageur qui prend en charge l’opération, doit pour rentabiliser l’opération commercialiser un nombre de lots suffisant. Nous proposons une autre modalité d’extension du village. Il s’agit plus d’une démarche sur le long terme qui permette de mettre sur le marché des terrains en fonction de la demande en assurant l’intégration de chaque maison dans le territoire existant.

4. Un réseau d’espaces publics plutôt qu’une place. Le village possède déjà un espace central, situé au croisement des axes principaux dans la partie la plus agglomérée qui est identifié comme centre. Pour tisser du lien entre l’existant et les nouvelles constructions, il est plus efficace de mettre en place un réseau d’espaces publics à l’échelle du village plutôt qu’une place qui ne s’intégrera pas forcément à la structure existante. Ce réseau peut recouvrir des espaces publics très divers : chemins, sentiers, vergers, prairie, esplanade, parvis...

un réseau d’espaces publics

4

6. Des usages pl

des usages plutôt qu’une

compléter

convaincre

3

1. Un village plutôt qu’un lotissement. D epuis 1985 environ, l’acquisition d’une maison individuelle s’effectue plus dans l’ancien que dans le neuf. Pour le neuf, les acheteurs cherchent des terrains qui n’aient pas l’air de terrains de lotissement. Ces offres sont rares et coûteuses. Ces attitudes traduisent la demande d’un cadre de vie de qualité qui ait une histoire : un village. Les lotissements créés sur des terrains, dont la qualité est plus de répondre à une opportunité foncière qu’au souci d’établir des continuités et des relations avec l’ancien village, offrent un environnement banalisé qui fait difficilement corps avec le village.

Pour qualitéle long des auassurer centre une du village, architecturale de cesdesservies par voies existantes différentes maisons, l’architecteces les réseaux et de regrouper coordinateur peut proposerau sein nouvelles constructions unede liste de jeunes architectes la zone agglomérée. installés la région Cettedans opération peutparmi ainsi être lesquels les en maîtres d’ouvrage réalisée plusieurs étapes au peuvent leurdemaître fur etchoisir à mesure la demande. d’œuvre. U ne première intervention de

12 Ce mode d’intervention apporte plus grande importance peut-être l’assurance d’unefaire meilleure lancée pour évoluer l’image intégration desetnouveaux du village introduire un plus habitants le village, unepremière grand dans dynamisme. U ne évolution plus harmonieuse réalisation peut être miseduen paysage et sur uneun utilisation plus œuvre terrain communal rationnelle économique des située auetcentre du bourg. sols.ECes choixproposer sont pluslaen lle peut création adéquation avecpublic les soucis de d’un espace (place,

développement durable esplanade) bordé deprésents quatre ou danscinq la loi SR U. et d’un équipement maisons Par communautaire contre, cette démarche est un constituant plusnouveau difficile àlieu mettre en Par œuvre: de vie. la suite, interventions disséminées sur le selon les opportunités foncières territoire, recours àplusieurs l’initiative et la demande, groupes privée, micro réalisations. La de maisons peuvent être miseconstruits en place de nouveaux au ces cours du temps. groupes de maisons peut



nécessiter la ré nouveaux tron des terrains pr Cette expérim pour être mise trouver des so pour inciter les à valoriser leu documents d’u


a construction

a réseau

a énergie

a paysage

1 maison a 2 logements a 1 famille

a parents + enfants

a grands parents

a couple avec enfants

a jeune couple s’installant

a artisan

a famille artisan

1 maison a 2 logements a 2 familles

1 maison a

1 logement d’activité

+ 1 local a 1 famille

1 maison a 1 maison a 1 famille

a grande famille

74


'HQVLĂ&#x20AC;HUXQYLOODJH

La dĂŠmarche de proposition adoptĂŠe par lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipe dâ&#x20AC;&#x2122;architectes pour ce projet est très intĂŠressante puisquâ&#x20AC;&#x2122;elle questionne les demandes des ĂŠlus et montre quâ&#x20AC;&#x2122;on peut rĂŠpondre aux exigences initiales tout en proposant XQH DOWHUQDWLYH DX ORWLVVHPHQW 3HUPHWWDQW DLQVL GH UpGXLUH OHV FRÂ&#x20AC;WV GŇ&#x2039;DPpQDJHPHQWGHHQSDVVDQWj½ /HV WUDYDX[ GHYDLHQW FRPPHQFHU GpEXW  PDLV HQ DSSHODQW OD mairie on apprend que le projet a ĂŠtĂŠ abandonnĂŠ suite Ă  des ĂŠlections PXQLFLSDOHVHWXQFKDQJHPHQWGŇ&#x2039;pOXV/DUDLVRQLQYRTXpHHVWOHFRÂ&#x20AC;WWURS pOHYpGHOŇ&#x2039;RSpUDWLRQ 2Q VH UHQG FRPSWH TXŇ&#x2039;XQH YRORQWp SROLWLTXH WUqV IRUWH HVW SULPRUGLDOH Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;aboutissement de tels projets et que les diffĂŠrences ĂŠchelles de temporalitĂŠ sont extrĂŞmement importantes dans le dĂŠveloppement dâ&#x20AC;&#x2122;une opĂŠration qui sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtend gĂŠnĂŠralement sur une dizaine dâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe, de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude DX[SUHPLqUHVUpDOLVDWLRQV

75


8QHJUHIIHGH ERXUJ

Le vallon des Vignes_ Le Beausset

8QHH[LJHQFHGHVpOXVFRXSOpHjOҋLQJpQLRVLWpGҋXQSURPRWHXUSHUPHWOD FRQFUpWLVDWLRQGHSURMHWVGHQVHVHWLQWpJUpV




8QHJUHIIHGHERXUJ

OpĂŠration privĂŠe dense Localisation :/H%HDXVVHW 

0DvWUH GŇ&#x2039;RHXYUH  Agence JĂŠrome Siame et atelier Xavier Bohl, DUFKLWHFWHVDVVRFLpV 0DvWUHGŇ&#x2039;RXYUDJH Promoteur groupe CIFP (Copag) 1RPEUH GH ORJHPHQWV   PDLVRQV GH YLOOH HW  FROOHFWLIV  HQ DFFHVVLRQOLEUHHWHQORFDWLIVVRFLDX[3/$

Surface de terrain : 18 071 m2 DensitĂŠ:OJWVKD &RÂ&#x20AC;WGHFRQVWUXFWLRQ+7½ Calendrier :OLYUpHQ Source: Pour un habitat dense individualisĂŠpGLWLRQGX&HUWXPDL

Cette opĂŠration est un projet dâ&#x20AC;&#x2122;habitat individuel dense qui sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtend sur la dernière zone urbanisable de cette commune, 1,8ha accolĂŠ au centre KLVWRULTXH ,O VŇ&#x2039;DJLW GŇ&#x2039;XQH ŠWHUUDVVHÂŞ VXUSORPEDQW OH SD\VDJH YLQLFROH Il ĂŠtait donc primordial pour les ĂŠlus que la nouvelle opĂŠration soit en parfaite adĂŠquation avec le centre historique de la commune et sâ&#x20AC;&#x2122;intègre GDQV OH PrPH WHPSV DX JUDQG SD\VDJH 'Ň&#x2039;DXWUHV SURMHWV DYDLHQW pWp prĂŠcĂŠdemment refusĂŠs par la commune et la DDE car ils ne remplissaient SDVFHVDWWHQWHVOj&Ň&#x2039;HVWGRQFDYHFFHVFRQWUDLQWHVELHQHQWrWHTXHOH

77


SURPRWHXU&,)39DUDFKqWHFHWHUUDLQHQ&DULOVŇ&#x2039;DJLWHQHIIHWGŇ&#x2039;XQH RSpUDWLRQHQWLqUHPHQWSULYpH(WFŇ&#x2039;HVWDSUqVGHQRPEUHXVHVVpDQFHVGH travail avec le promoteur, les architectes, les ĂŠlus et la DDE que ce projet DpWpDXWRULVp Lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrĂŞt ĂŠtant dans la densitĂŠ proposĂŠe, permettant de travailler sur un PDLOODJHSDUFHOODLUHHQDFFRUGDYHFOŇ&#x2039;H[LVWDQWHWXQUpVHDXYLDLUHFRKpUHQW De plus, un grand travail a ĂŠtĂŠ fait sur lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement des espaces publics pour permettre une rĂŠelle appropriation par les habitants et les nouveaux DUULYDQWV $YHF GHV SURPHQDGHV SODFHWWHV DLUHV GH MHX &HOD D GRQF permis Ă  la commune de rĂŠamĂŠnager des espaces publics de liaison SRXUJDUDQWLUFHWWHFRKpUHQFH(WFHWUDYDLOGŇ&#x2039;LQWpJUDWLRQXUEDLQHUpDOLVpH en amont du projet mĂŞme dâ&#x20AC;&#x2122;habitat a permis de donner une rĂŠelle identitĂŠ DXTXDUWLHU

78


8QHJUHIIHGHERXUJ

Cette opĂŠration bien que privĂŠe remplit les 20% de logements sociaux : PDLVRQVGHYLOOHVHWFROOHFWLIV(WOHEDLOOHXUVRFLDODSXEpQpĂ&#x20AC;FLHU GHVXEYHQWLRQVSRXUDFTXpULUFHVORJHPHQWV Les maisons sont dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs dĂŠveloppĂŠes selon une typologie traditionnelle SHUPHWWDQW OD GHQVLWp HW OH FRQIRUW GHV KDELWDQWV (Q HIIHW OHV PDLVRQV GHYLOOHGHDP2 sont adaptables car le rez de chaussĂŠe dĂŠdiĂŠ au garage donnant directement sur le jardin privĂŠ peut ĂŞtre amĂŠnagĂŠ pour

79


80


8QHJUHIIHGHERXUJ

agrandir la maison qui occupe le premier étage avec la pièce à vivre GRQQDQW VXU OD WHUUDVVH FRQQHFWpH DX MDUGLQ$X GHX[LqPH VH WURXYHQW OHV GHX[ FKDPEUHV HW VDOOH GH EDLQ &HV PDLVRQV VXU WURLV QLYHDX[ QH pourraient être envisagées aujourd’hui, les nouvelles réglementations KDQGLFDSpVQHOHSHUPHWWDQWSOXV Des choix architecturaux ont été fait pour intégrer ces maisons à l’architecture existante en travaillant les tonalités, les détails, les retraits, GpFURFKpV &H FKRL[ GH UHVWHU WUDGLWLRQQHO SHXW rWUH FRQWHVWp PDLV LO permet une cohérence réussie entre le centre historique et les nouveaux ORJHPHQWV 2QUHPDUTXHLFLTXHVLODFRPPXQHUHVWHFODLUHVXUVHVDWWHQWHVHWQH cède pas si le projet ne parait pas répondre au cahier des charges, les promoteurs trouveront le moyens de gagner leur argent tout en proposant un projet cohérent, en s’entourant des compétences nécessaires et en jouant par exemple sur les densités de logements pour dégager des PDUJHVHWOHVUpLQYHVWLUHQSDUWLHSRXUOҋDPpOLRUDWLRQGHOҋRSpUDWLRQ Des problèmes sont apparus au niveau de la rétrocession des espaces publics à la commune, le contrat initial n’étant pas clair sur ce point alors TXҋLOHVWSULPRUGLDOSRXUFHW\SHGҋRSpUDWLRQ

81


Les villas vanille

8QH RSpUDWLRQ DPELWLHXVH YR\DQW OH MRXU SDU OD IRUFH GH FRQYLFWLRQ GҋDUFKLWHFWHVV€UVGHOҋLQWpUrWGHOHXUFRQFHSWLRQ

82


Les villas vanille

0DLVRQVHQEDQGHGDQVOD=$&0DOERVF Localisation :0RQWSHOOLHU  H[WHQVLRQXUEDLQHSUHPLqUHFRXURQQH 0DvWUHGŇ&#x2039;RHXYUH SCPA, Cusy Maraval architectes BBC(ĂŠconomistes

&$/'(56$5/ LQJpQLHULH 3DWULFH'XUDQG%(7Ă XLGHV 0DvWUH GŇ&#x2039;RXYUDJH  SCI Jolibosc-Pragma (11 villas) et SociĂŠtĂŠ civile &0/ YLOODV  1RPEUHGHORJHPHQWV17 maisons en bande, accession privĂŠe Surface de terrain : 0,48ha DensitĂŠ:OJWVKD &RÂ&#x20AC;WGHFRQVWUXFWLRQ+7½DXP Calendrier : livrĂŠ en 2005 Source: Pour un habitat dense individualisĂŠpGLWLRQGX&HUWXPDL

Cette opĂŠration est intĂŠgrĂŠe Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;extension urbaine de Montpellier, en zone SpULXUEDLQHHWDFFROpHDXIXWXUSDUF0DOERVF KD &HWWH=$&DFFXHLOOH   ORJHPHQWV DYHF OD YRORQWp GH QH SDV H[FpGHU OHV  QLYHDX[ /H WUDPZD\ FRQQHFWH FH QRXYHDX TXDUWLHU DX FHQWUH YLOOH HW SHUPHW OH GpYHORSSHPHQWGHQRXYHDX[pTXLSHPHQWV Ces 17 maisons occupent une parcelle rĂŠduite et lâ&#x20AC;&#x2122;innovation rĂŠside GDQVODSDUFHOODWLRQUpDOLVpH8QHJUDQGHGHQVLWpHVWGpYHORSSpHSDUGHV




SDUFHOOHVHQEDQGHQÒ&#x2039;H[FpGDQWSDVOHVP &HWWH RSpUDWLRQ D YX OH MRXU XQLTXHPHQW JUkFH j OÒ&#x2039;REVWLQDWLRQ GHV DUFKLWHFWHV 3XLVTXH SHUVRQQH QÒ&#x2039;pWDLW FRQYDLQFX SDU OHXU SURMHW LOV RQW PRQWpOHXUSURSUHVRFLpWpGHSURPRWLRQLPPRELOLqUH­ODUHFKHUFKHGÒ&#x2039;XQ WHUUDLQLOVRQWFRQWDFWpOÒ&#x2039;DPpQDJHXUGHFHWWH=$&TXLOHVDPLVHQFRQWDFW DYHF XQ SURPRWHXU &HOXLFL D GRQF SULV HQ FKDUJH  PDLVRQV OHV  DXWUHVUHVWDQWjODFKDUJHGHVDUFKLWHFWHV

84


Les villas vanille

85





Les villas vanille

Ces maisons proposent une nouvelle typologie très intĂŠressante au QLYHDXGHOŇ&#x2039;pYROXWLYLWpHWGHOŇ&#x2039;LQWLPLWpSUpVHUYpHPDOJUpODGHQVLWp Sur le dĂŠcoupage en bande, les architectes ont installĂŠ deux maisons, des boites en bois qui viennent se glisser entre des murs mitoyens en SLHUUHPDVVLYH3RXUSHUPHWWUHXQHJUDQGHpYROXWLYLWpFHVPDLVRQVRQW deux accès privĂŠs: un par lâ&#x20AC;&#x2122;avant pour la voiture et un Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;arrière donnant VXU XQH YHQHOOH SLpWRQQH &HV GHX[ HVSDFHV WDPSRQV HQWUH OŇ&#x2039;HVSDFH SXEOLF HW LQWLPH VRQW WUqV YpJpWDOLVpV (W SRXU VWUXFWXUHU OD PDLVRQ XQ SDWLRDSSRUWHGHODOXPLqUHDXFHQWUH Cette maison obtenue peut ĂŞtre scindĂŠe en deux pour crĂŠer un second ORJHPHQW (W SDU XQH UpVHUYH GH 6+21 SUpYXH GpV OH GpSDUW OHV SURSULpWDLUHV SHXYHQW DJUDQGLU HQ KDXWHXU VXU XQ QLYHDX $YHF GHV SRVVLELOLWpVGHjP Avec ce projet, on peut remarquer que lâ&#x20AC;&#x2122;initiative vient des concepteurs, VÂ&#x20AC;UV GH OŇ&#x2039;LQWpUrW GH OHXU RSpUDWLRQ HW PDOJUp OH QRQ LQYHVWLVVHPHQW GHV promoteurs, ils sont sus faire les choix et sâ&#x20AC;&#x2122;investir jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  faire aboutir OHSURMHWUHFRQQXDXMRXUGŇ&#x2039;KXLGHJUDQGHTXDOLWp,OHVWGRQFFODLUTXHOD multiplication de ces opĂŠrations nâ&#x20AC;&#x2122;est pas seulement le travail des ĂŠlus et des promoteurs mais aussi celui des concepteurs qui doivent avoir la capacitĂŠ et lâ&#x20AC;&#x2122;implication nĂŠcessaire pour convaincre de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrĂŞt de ces DOWHUQDWLYHVGŇ&#x2039;KDELWDWSOXVGHQVHPDLVGHJUDQGHTXDOLWp

87


Et lâ&#x20AC;&#x2122;existant?

88


Et lâ&#x20AC;&#x2122;existant?

Après avoir analysĂŠ et mis en avant diffĂŠrentes dĂŠmarches montrant une implication et un attachement Ă  dĂŠvelopper de nouvelles opĂŠrations proposant une alternative Ă  la maison individuelle en lotissement, il est QpFHVVDLUH GH VŇ&#x2039;LQWHUURJHU VXU OH GHYHQLU GH OŇ&#x2039;H[LVWDQW (Q HIIHW GHSXLV 1970, on a construit en France plus de 7 millions de maisons individuelles, FHOOHVFL IRUPDQW OH SUHPLHU SDUF GH ORJHPHQW GX SD\V $0DVERXQJL 2009) Il est avĂŠrĂŠ aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui, que ces maisons ne sont plus forcĂŠment adaptĂŠes DX[EHVRLQVGHOHXUVKDELWDQWVGRQWOHPRGHGHYLHDFKDQJpHQDQV ou plus; elles ne sont plus viables non plus au niveau thermique puisque SDV RX SHX LVROpHV 'H SOXV FHV SDYLOORQV VRQW SRXU EHDXFRXS VLWXpV dans des lotissements qui comme dĂŠveloppĂŠ dans la première partie ne participent aucunement Ă  la cohĂŠrence territoriale puisque crĂŠant des enclaves totalement dĂŠpendantes de la voiture et monofontionnelles pour ODSOXSDUW Alors que fait-on aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui de ces espaces hybrides ni urbains ni ruraux, de ces logements inadaptĂŠs et non performants? Se pose-t-on rĂŠellement la question de leur devenir? Puisque beaucoup vont rapidement Ă  la solution la plus simple: raser et refaire mieux, est-ce la solution ou y a t-il un avenir Ă  envisager sans dĂŠtruire? Câ&#x20AC;&#x2122;est ce Ă  quoi nous allons tenter de rĂŠpondre par la suite en sâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠressant DXFDVIUDQoDLVGDQVXQSUHPLHUWHPSV

89


Que fait-on en France?

90


que fait-on en France?

Pour rĂŠpondre Ă  cette question, deux approches: une recherche documentaire pour recenser diffĂŠrentes initiatives ayant pour but de questionner lâ&#x20AC;&#x2122;avenir du lotissement en France et dans un second temps, lors dâ&#x20AC;&#x2122;entretiens, jâ&#x20AC;&#x2122;ai posĂŠ la question de savoir quelles ĂŠtaient les dĂŠmarches, sâ&#x20AC;&#x2122;il y en avaient, mises en place pour dĂŠvelopper des WHFKQLTXHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVVXUFHVORWLVVHPHQWVH[LVWDQWV Au niveau des initiatives, on a des rĂŠponses par des appels Ă  idĂŠes, FRQFRXUVODQFpVjSOXVRXPRLQVJUDQGHpFKHOOHGXFRQFRXUVRUJDQLVp SDUXQ&$8(MXVTXŇ&#x2039;jODUpĂ H[LRQVXUOH*UDQG3DULV Au niveau de la recherche, on se rend compte que très peu de travaux YRQWGDQVFHVHQV2QDSXUHPDUTXpOHUDSSRUWGH3LHUUH/DMXVHQ HWOŇ&#x2039;DSSHOGŇ&#x2039;RIIUHGX38&$HQWUDYDLOODQWVXUODPDLVRQLQGLYLGXHOOHHQ gĂŠnĂŠrale et prĂ´nant lâ&#x20AC;&#x2122;analyse des morphologies et typologies existantes SRXUrWUHPLHX[jPrPHGHIDLUHpYROXHUOHVFKRVHVjOŇ&#x2039;DYHQLU Et lorsque jâ&#x20AC;&#x2122;ai posĂŠ la question, les rĂŠponses ĂŠtaient claires : En France, il y a encore une grande rĂŠserve foncière, beaucoup dâ&#x20AC;&#x2122;espace donc on urbanise les zones qui restent Ă  urbaniser en repoussant le problème GXUHQRXYHOOHPHQWXUEDLQjSOXVWDUG0LVjSDUWOHVIULFKHVXUEDLQHVOHV FDVHUQHVPLOLWDLUHVRQQHSHQVHSDVODWUDQVIRUPDWLRQGHOŇ&#x2039;H[LVWDQW2Q se pose la question Ă  chaque nouvelle opĂŠration et on fait mieux mais on QŇ&#x2039;DPpOLRUHSDVRXWUqVSHX

91


Comment rhabiller sa maison pour l’hiver? Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de la Sathe

92


Comment rhabiller sa maison pour lâ&#x20AC;&#x2122;hiver?

3HWLWHVPDFKLQHVjKDELWHUoDYDEDUGHUVDLVRQ ,OVŇ&#x2039;DJLWGŇ&#x2039;XQFRQFRXUVODQFpSDUOH&$8(GHOD6DWKHSRXUTXHVWLRQQHU OŇ&#x2039;DYHQLU GH OD PDLVRQ RUGLQDLUH ŠLQMXVWHPHQW RXEOLpHÂŞ ,O VŇ&#x2039;DJLW GH VH confronter Ă  toutes ces maisons construites il y a des annĂŠes et qui aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui ont besoin dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre amĂŠliorĂŠ au regard des performances pQHUJpWLTXHVDWWHQGXHVSRXUOHVQRXYHOOHVFRQVWUXFWLRQV ,OVŇ&#x2039;DJLVVDLWGRQFSRXUOH&$8(GŇ&#x2039;LQFLWHUOHVFRQFHSWHXUVjVHSHQFKHUVXU FHWWHTXHVWLRQŠIDLUHDFWHGŇ&#x2039;DUFKLWHFWXUHjSDUWLUGŇ&#x2039;XQHPDLVRQRUGLQDLUHÂŞ

Cette dĂŠmarche de concours dâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠes permet de lancer le dĂŠbat sur OŇ&#x2039;DYHQLU GH OŇ&#x2039;H[LVWDQW HW GRQQH DX[ DUFKLWHFWHV GHVLJQHUV LQJpQLHXUV PDWLqUHjTXHVWLRQQHUFHWKqPHHWH[SULPHUGHVVROXWLRQV &RQFRXUVODQFpOHGpFHPEUH pTXLSHVRQWUpSRQGXHVjOŇ&#x2039;DSSHOHWSURSRVHUXQSURMHW LPDJHVLVVXHVGXFDWDORJXHGHOŇ&#x2039;H[SRVLWLRQ




Le programme 8QHPDLVRQFRQVWUXLWHHQ DQVjSUqVTXHVWLRQV - comment redynamiser lâ&#x20AC;&#x2122;agencement intĂŠrieur? - comment amener plus de lumière? - comment renforcer lâ&#x20AC;&#x2122;isolation thermique? - comment faire dialoguer la maison et le jardin? le sujet: il sâ&#x20AC;&#x2122;agissait de proposer un rĂŠamĂŠnagement intĂŠrieur du rez de chaussĂŠe SRXUSOXVGHIRQFWLRQQDOLWpGHOXPLqUHHWGHUHODWLRQDXMDUGLQ/LpjXQH DXJPHQWDWLRQGHVSHUIRUPDQFHVGHOŇ&#x2039;LVRODWLRQWKHUPLTXH(WSRXUĂ&#x20AC;QLUXQ rĂŠamĂŠnagement des façades toujours avec cette mĂŞme idĂŠe de dialogue DYHFOŇ&#x2039;H[WpULHXUGHUHFKHUFKHGHOXPLqUH/HEXGJHWKRUVUpDJHQFHPHQW LQWpULHXUHVWGH½ Chacun câ&#x20AC;&#x2122;est donc emparĂŠ de ces contraintes, les interprĂŠtant pour rĂŠSRQGUHDXSOXVSUqVGHVDWWHQWHV

94


Comment rhabiller sa maison pour lâ&#x20AC;&#x2122;hiver?

95





Comment rhabiller sa maison pour lâ&#x20AC;&#x2122;hiver?

Par ce concours, on peut remarquer la diversitĂŠ des rĂŠponses engendrĂŠes SDUOŇ&#x2039;LGpHVLPSOHGHUpDPpQDJHUXQHPDLVRQRUGLQDLUH La diversitĂŠ vient principalement du travail de façade mais si lâ&#x20AC;&#x2122;on se penche sur les principes mis en place, ils restent assez similaires pour FKDTXHSURMHW(WOHVOLVWHUSHUPHWWUDLWGŇ&#x2039;DYRLUXQHSUHPLqUHLGpHGHVRXWLOV jGLVSRVLWLRQSRXUDPpOLRUHUFHVPDLVRQV DJHQFHPHQWLQWpULHXUVRXYHQWFLWpOŇ&#x2039;LGpHGHĂ XLGLĂ&#x20AC;HUOHVGpSODFHPHQWV RXYULUOŇ&#x2039;HVSDFHYHUVOŇ&#x2039;H[WpULHXU - ouverture des espaces de vie: obtenir de grands volumes - nouveaux percements pour plus de lumière, de connexion vers lâ&#x20AC;&#x2122;extĂŠrieur lâ&#x20AC;&#x2122;entre deux: entre lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrieur et lâ&#x20AC;&#x2122;extĂŠrieur, par le traitement de façade de QRXYHDX[HVSDFHVVHFUpHQW - enveloppement de la façade par une double peau - utilisation du vide pour isoler avec matĂŠriaux ou avec l  RSWLPLVDWLRQGHFHVHVSDFHVHQOHVDPSOLĂ&#x20AC;DQWOHVDVVRFLDQWDX[ HVSDFHVGHYLHSRXUHQDXJPHQWHUOHVVXSHUĂ&#x20AC;FLHVRXSRXUOHVRXYHUWXUHV OHVGHVVLQHUHQFUpDQWXQHDVVLVHXQOLHXGHUHSRV lâ&#x20AC;&#x2122;extĂŠrieur: prolongement des espaces intĂŠrieurs vers lâ&#x20AC;&#x2122;extĂŠrieur ou inversement  MHXVXUOHVSDUHPHQWVGHVROH[WpULHXUTXLHQWUHQWjOŇ&#x2039;LQWpULHXU

97


/HVIDoDGHVVRQWOHUHĂ HWGHOŇ&#x2039;LVRODWLRQTXŇ&#x2039;HOOHVSURGXLVHQW - mise en valeur des matĂŠriaux utilisĂŠs - des choix plastiques autant que techniques Ce système de seconde peau ĂŞtre une solution viable pour augmenter les performances thermiques dâ&#x20AC;&#x2122;une maison et en permettre lâ&#x20AC;&#x2122;extension, lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration spatiale par lâ&#x20AC;&#x2122;adaptation aux besoins dictĂŠs par les usages DFWXHOVTXLQHVRQWSDVFHX[GH La mise en place de ces principes, ici Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat expĂŠrimental, est envisageable SRXUWRXWW\SHGHPDLVRQ/Ň&#x2039;HQMHXUpVLGHGDQVOŇ&#x2039;LQWHUSUpWDWLRQTXŇ&#x2039;LOSRXUUD en ĂŞtre faite par les concepteurs en relation ĂŠtroite avec les besoins des KDELWDQWV Lâ&#x20AC;&#x2122;on sâ&#x20AC;&#x2122;aperçoit aussi que ce type de principes est tout Ă  fait combinable Ă  une extension plus importante de la maison permettant de crĂŠer GHX[ ORJHPHQWV RX GH VŇ&#x2039;DGDSWHU DX[ EHVRLQV GH FHV RFFXSDQWV &HWWH H[WHQVLRQVLHOOHHVWEDQDOLVpHHWPDvWULVpHSDUOHVFRPPXQHVSRXUUDLW rWUHXQHVROXWLRQSRXUGHQVLĂ&#x20AC;HUFHVORWLVVHPHQWVHW\LQVXIĂ HUXQHUpHOOH urbanitĂŠ; cette dĂŠmarche doit bien entendue ĂŞtre couplĂŠe Ă  un travail sur OHVHVSDFHVSXEOLFVSRXUrWUHHIĂ&#x20AC;FDFH Mais ce travail sur lâ&#x20AC;&#x2122;habitation pourrait ĂŞtre le point de dĂŠpart vers une PXWDWLRQGXTXDUWLHU

98


Comment rhabiller sa maison pour l’hiver?

3URSRVLWLRQJDJQDQWH&ҋHVWGDQVOҋDLU $QQH6RSKLH&28eHW6WpSKDQH0$8*(7

99


'JUD' 2QGLQH$&,(13LHUUH0252/,1HW7KRPDV%251(

100


Comment rhabiller sa maison pour lâ&#x20AC;&#x2122;hiver?

0HQWLRQ&22 *UHHQ0DFKLQH" )UDQFN',%21*HUPDLQ%28&+21HW 2OLYLHU0,6,6&+,DYHF(YD7+,(%$8'

101


8QSHWLW PDTXLOODJH"

102


8QSHWLWPDTXLOODJH"

Localisation : lotissement communal Ă  Saint Alban 0DvWUHGŇ&#x2039;RHXYUH CanopĂŠe urbanisme et paysage 0DvWUHGŇ&#x2039;RXYUDJH ville de Saint Alban &RXWGHUpDOLVDWLRQ77&½ Source: Le moniteur grand prix dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement 2007

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;une dĂŠmarche dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration de lâ&#x20AC;&#x2122;espace public dans un lotissement ancien prĂŠsentant les problèmes communs Ă  beaucoup de lotissements: des voiries surdimensionnĂŠes , des espaces publics non TXDOLĂ&#x20AC;pVHWGHVVROVWUqVPLQpUDX[ /H WUDYDLO D GRQF pWp FRQFHQWUp VXU XQH UHTXDOLĂ&#x20AC;FDWLRQ GHV YRLHV HW GH OHXUVDERUGVHQUpGXLVDQWOHXUHPSULVHDXSURĂ&#x20AC;WGHEDQGHVGHFLUFXODWLRQ SLpWRQQH RX F\FOLVWH /H WRXW DJUpPHQWp GŇ&#x2039;DUEUHV JUDPLQpHV HW GŇ&#x2039;XQ QRXYHDXPRELOLHUXUEDLQ8QVTXDUHDDXVVLpWpFUpHSRXUSURSRVHUXQ HVSDFHFROOHFWLILQH[LVWDQWDXSDUDYDQW Cette intervention bien que minimale a le mĂŠrite de poser la question de




OŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQ GŇ&#x2039;XQ ORWLVVHPHQW (W OŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQ OD SOXV VLPSOH SRXU OHV FRPPXQHVVHUpYqOHrWUHOHWUDYDLOVXUODYRLULH3XLVTXHLOQHVŇ&#x2039;DJLWTXH dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagements paysager ne posant que peu de problèmes avec les KDELWDQWV 2Q YLHQW GRQF UpGXLUH GHV YRLHV HW DPpOLRUHU OHV HVSDFHV SLpWRQV DX[ DERUGV/HVQRXYHOOHVSODQWDWLRQVSHUPHWWHQWŠGŇ&#x2039;XQLĂ&#x20AC;HUÂŞOHVPDLVRQVGX ORWLVVHPHQW,OVŇ&#x2039;DJLWOjGŇ&#x2039;XQHYRORQWpGHFUpHUXQHFRKpUHQFHYLVXHOOHGH OŇ&#x2039;HQVHPEOH Mais lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrĂŞt de ce type dâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠration sâ&#x20AC;&#x2122;il ĂŠtait rĂŠpĂŠtĂŠ par diffĂŠrentes communes serait de traiter ces espaces pas uniquement au niveau du lotissement lui-mĂŞme mais en ĂŠlargissant le terrain dâ&#x20AC;&#x2122;action aux espaces PLWR\HQV 3RXU DLQVL UHWUDYDLOOHU OD FRQQH[LRQ GX ORWLVVHPHQW DX WLVVXV communal environnant et rĂŠaliser une greffe urbaine qui fonctionnerait UpHOOHPHQWHWYLHQGUDLWUHOLHUOHORWLVVHPHQWDXUHVWHGHODFRPPXQH ,O VŇ&#x2039;DJLUDLW GRQF GŇ&#x2039;XQ WUDYDLO GH TXDOLĂ&#x20AC;FDWLRQ GHV YRLHV DYHF XQ amĂŠnagement des abords mais aussi la crĂŠation de voies piĂŠtonnes permettant la traversĂŠe de cette enclave quâ&#x20AC;&#x2122;est souvent le lotissement, par des habitants extĂŠrieurs, leur permettant de rĂŠduire des trajets de FRQWRXUQHPHQW 0DLVFHVRXYHUWXUHVVRQWVRXYHQWWUqVGLIĂ&#x20AC;FLOHVjPHWWUHHQSODFHFDUHOOHV rencontrent une forte opposition des habitants qui veulent conserver leur WUDQTXLOOLWp FRPPH OŇ&#x2039;H[SOLTXH 6DELQH 6LUXJXH ,O VŇ&#x2039;DJLW GRQF GH SHQVHU ce type de projet, le concevoir et le valider puis, pour le rĂŠaliser, mettre

104


8QSHWLWPDTXLOODJH"

105


WLVVXV©KLVWRULTXHª lotissement enclavé nouvelle opération 

8QHQRXYHOOHRSpUDWLRQYHQDQWIDLUHSUpVVLRQVXUXQ lotissement éxistant pourrait initier la formation d’un tissus FRKpUHQWHWVWUXFWXUpjORQJWHUPH"


8QSHWLWPDTXLOODJH"

HQ SODFH XQH YHLOOH IRQFLqUH &HFL SHUPHWWDQW ORUVTXŇ&#x2039;XQH SURSULpWp HVW en vente, de mettre en place la voie; ainsi les nouveaux propriĂŠtaires OŇ&#x2039;DFFHSWHQWHQDFKHWDQWODPDLVRQ$ORUVTXŇ&#x2039;LOHVWEHDXFRXSSOXVGLIĂ&#x20AC;FLOH de crĂŠer une voie sur une propriĂŠtĂŠ dont les propriĂŠtaires restent les PrPH Cette dĂŠmarche de renouvellement et amĂŠlioration du tissus urbain est donc Ă  prendre en compte Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle de la commune ou plus petite mais toujours en sectorisant des espaces diffĂŠrents Ă  rĂŠamĂŠnager WLVVXVKLVWRULTXHORWLVVHPHQWQRXYHOOHRSpUDWLRQ SHUPHWWDQWDLQVLXQH meilleure intĂŠgration et cohĂŠrence future du tissus viaire et de lâ&#x20AC;&#x2122;espace SXEOLF j SOXV JUDQGH pFKHOOH &H TXL SRXUUDLW SHUPHWWUH GŇ&#x2039;DPRUFHU XQ travail dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration des pavillons par une sensibilisation accrue des KDELWDQWVTXLYRLHQWOŇ&#x2039;HVSDFHSXEOLFPXWHUHWPLHX[IRQFWLRQQHU Les nouvelles opĂŠrations pouvant ĂŞtre le point de dĂŠpart de ce type de dĂŠmarche: en concevant un nouveau lotissement qui vient se coller Ă  un ancien lui-mĂŞme accolĂŠ au tissus historique de la commune, il serait bon de travailler Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle communale la connexion de la nouvelle RSpUDWLRQDXUHVWHWXWLVVXV&HODSHUPHWWUDLWGŇ&#x2039;H[HUFHUXQHSUHVVLRQVXU le lotissement existant en montrant une rĂŠelle dĂŠmarche de connexion de la nouvelle opĂŠration au tissus existant, ce qui permettrait peut-ĂŞtre une prise de conscience et la mise en place dâ&#x20AC;&#x2122;un projet phasĂŠ visant Ă  long WHUPHOŇ&#x2039;KRPRJpQpLVDWLRQHWODFRKpUHQFHDXQLYHDXFRPPXQDO

107


Des principes pour le Grand Paris

108


Des principes pour le Grand Paris

Consultation internationale de recherche et dĂŠveloppement sur le Grand 3DULV Travail de Studio 8, ĂŠquipe dirigĂŠe par Bernardo Secchi et Paola Viagano LPDJHVH[WUDLWHVGXFDUQHWFKDQWLHUQÂ&#x192;

Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit ici dâ&#x20AC;&#x2122;extraire de leurs carnet de recherches la partie dĂŠveloppant OHV SRVVLELOLWpV GH GHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ GŇ&#x2039;XQ WLVVXV SDYLOORQQDLUH H[LVWDQW HQ \ DVVRFLDQWXQHGLPLQXWLRQJOREDOHGHVFRQVRPPDWLRQVpQHUJpWLTXHV Comme ils le prĂŠcisent en introduction, il ne sâ&#x20AC;&#x2122;agit lĂ  que dâ&#x20AC;&#x2122;un exercice et QRQGŇ&#x2039;XQSURMHW,OHVWGRQFTXHVWLRQLFLGHYRLUTXHOOHVVRQWOHVRSSRUWXQLWpV GHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQHQOHVFODVVLĂ&#x20AC;DQWHQFUpDQWGHVW\SRORJLHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQ DXQLYHDXGXWLVVXVH[LVWDQW

109


Les propositions exposées dans cet exercice sont exclusivement DUFKLWHFWXUDOHV HW GpPRQWUHQW SDU TXHO PR\HQ SRXUUDLWRQ GHQVLÀHU OH SDYLOORQQDLUHDXQLYHDXXUEDLQSDUODGHQVLÀFDWLRQWXWLVVXV Dans un premier temps, on propose de créer une surélévation des maisons pour en augmenter l’espace et ainsi, en la divisant, créer un nouveau logement et permettre d’augmenter de 50% le nombre de ORJHPHQWVXUOD]RQHpWXGLpH Cette opération d’agrandissement des maisons ne pouvant être autorisée que si des travaux d’isolation sont prévus sur l’ancienne construction et VXUODVXUpOpYDWLRQSRXUSHUPHWWUHGҋDWWHLQGUHODFODVVH$ NZKP  /H VHFRQG H[HUFLFH SURSRVH GH GHQVLÀHU ODWpUDOHPHQW SRXU GpÀQLU OHV FRQWRXUVGHOҋLORWHQFUpDQWXQIURQWEkWLVXUOHVSRXUWRXUVGHVSDUFHOOHV Cela permettant de dégager un espace central pour y aménager des HVSDFHVFROOHFWLIV&HVSRVVLELOLWpVGҋDJUDQGLVVHPHQWVHUDLHQWHOOHVDXVVL soumises à la même règle d’optimisation de l’isolation thermique pour DERXWLUjGHVORJHPHQWVGHFODVVH$ /H WURLVLqPH H[HUFLFH SULYLOpJLH XQH GHQVLÀFDWLRQ HQ FRHXU GҋvORW FUpDQW un tissus plus dense, traversé par des passages piétons le long desquels VHUDLHQWGLVSRVpVGHVpTXLSHPHQWV

110


Des principes pour le Grand Paris

BpWDWH[LVWDQW

BpWDWH[LVWDQW

B³DXGHVVXV´VXUpOpYDWLRQHW UpGXFWLRQGHODFRQVRPPDWLRQ pQHUJpWLTXH

B³DXGHVVXV´ VXUpOpYDWLRQ

exercice 1

111


02_“à  côté”:  addition   et  réduction  de  la   consommation  énergétique

03_“derrière”:  addition   et  réduction  de  la   consommation  énergétique

02_“à  côté”:  addition

exercice 2

112

03_“derrière”:  addition

exercice 3

02_“à  côté”:  nouveaux   espaces  publics

03_“derrière”:  nouveaux   espaces  publics


Des principes pour le Grand Paris

Par ces diffĂŠrentes propositions, on cerne clairement quelles pourraient rWUHOHVSRVVLELOLWpVGHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQHWGŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQWDQWDUFKLWHFWXUDOH TXŇ&#x2039;XUEDLQHGXWLVVXVSDYLOORQQDLUHH[LVWDQW 0DLVFRPPHLOOŇ&#x2039;HVWELHQVSpFLĂ&#x20AC;pLOQHVŇ&#x2039;DJLWOjTXHGŇ&#x2039;XQH[HUFLFHPHWWDQW HQ DYDQW OHV VROXWLRQV HQYLVDJHDEOHV ,O QH UHVWH DORUV TXŇ&#x2039;j PHWWUH HQ SODFH OHV SURFHVVXV SRXU DERXWLU j FHWWH GHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ (W FŇ&#x2039;HVW HQ FHOD TXHOHSUREOqPHUpVLGH8QHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQSDUFHOOHSDUSDUFHOOHPDLVRQ par maison est envisageable en amĂŠnageant les règlements pour inciter les propriĂŠtaires Ă  avoir ce type de dĂŠmarches mais lorsquâ&#x20AC;&#x2122;il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;ouvrir des passages, installer des ĂŠquipements, les choses se compliquent et les projets mettent un temps considĂŠrable pour se concrĂŠtiser du fait de la multitude de propriĂŠtaires Ă  convaincre ou du nombre de propriĂŠtĂŠs Ă  UDFKHWHU Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit de procĂŠdures auxquelles nous ne sommes pas accoutumĂŠes puisquâ&#x20AC;&#x2122;elles sont rares ou inexistantes mais le dĂŠveloppement de ce type de questionnement et la dĂŠmonstration que ces opĂŠrations de GHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ IRQFWLRQQHQW SRXUUDLHQW SHUPHWWUH OD PLVH HQ SODFH GH nouveaux processus permettant lâ&#x20AC;&#x2122;aboutissement de ce type de projet HW OD JpQpUDOLVDWLRQ GH FHV LQWHUYHQWLRQV 3HXWrWUH XQ H[HPSOH GŇ&#x2039;XQH commune qui aurait cette volontĂŠ politique permettrai dans une logique GHŠERWWRPXSÂŞXQHSULVHGHFRQVFLHQFHVHĂ&#x20AC;QDOLVDQWSDUGHVGLUHFWLYHV dĂŠcidĂŠes au niveau nationale qui redescendraient Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle du local SRXUYHQLUrWUHDGDSWpHVjFKDTXHFRPPXQH




Faudrait peutĂŞtre aller voir ailleurs?

114


Faudrait peut-être aller voir ailleurs?

2QSHXWVHUHQGUHFRPSWHDYHFFHVGLIIpUHQWVH[HPSOHVTXHODTXHVWLRQ de l’amélioration, de la transformation des lotissements en France n’est TXHPDUJLQDOH Des initiatives voient le jour au niveau de la maison individuelle pour en améliorer les performances thermiques ou bien pour l’agrandir et ainsi FUpHUXQVHFRQGORJHPHQWYHQDQWGHQVLÀHUOHWLVVXV0DLVLOHVWFODLUTXH ces appels à idées sont aujourd’hui très rares et ne s’ensuit que très peu ODFRQFUpWLVDWLRQGHFHVFRQFHSWV La France n’étant pas encore réellement confrontée à la question du devenir de l’existant puisque comme expliqué plus tôt, les zones restant HQFRUHHQUpVHUYHIRQFLqUHjXUEDQLVHUVRQWLPSRUWDQWHV/DSOXSDUWGHV FRPPXQHVVRQWGRQFHQFRUHGDQVXQHSKDVHGҋH[SDQVLRQXUEDLQH2Q peut remarquer que la question du renouvellement, de l’amélioration de l’existant ne se pose que lorsque les communes ont urbanisé tout les WHUUDLQVGLVSRQLEOHV Mais se doit-on d’attendre que toutes les zones urbanisable soient XUEDQLVpHV SRXU SHQVHU j GHQVLÀHU OҋH[LVWDQW" 1H VHUDLWLO SDV SRVVLEOH GҋHQYLVDJHU GH GHQVLÀHU DXMRXUGҋKXL SRXU OLPLWHU OҋpWDOHPHQW HW OH développement urbain sur de nouvelles zones à urbaniser et ainsi préserver du territoire encore vierge?

115





Faudrait peut-ĂŞtre aller voir ailleurs?

Puisque les solutions ne sont pas en France, il est nĂŠcessaire dâ&#x20AC;&#x2122;aller les FKHUFKHUDLOOHXUV/jROHSUREOqPHVHSRVHDXMRXUGŇ&#x2039;KXLSRXUOHVDQDO\VHU HWYRLUHQTXRLFHVVROXWLRQVSRXUUDLHQWrWUHLPSRUWpHVHQ)UDQFH/HSD\V oĂš ces questions sont les plus analysĂŠes et oĂš elles sont concrĂŠtisĂŠes GHSXLVTXHOTXHVDQQpHVQŇ&#x2039;HVWDXWUHTXHOHV(WDWV8QLVROŇ&#x2039;RQVDLWTXH la question du dĂŠveloppement peri-urbain est autrement plus important TXŇ&#x2039;HQ)UDQFH De nombreux urbanistes, chercheurs et thĂŠoriciens se penchent sur FHWWHTXHVWLRQGHSXLVGHVDQQpHV/Ň&#x2039;DERXWLVVHPHQWHQHVWODSXEOLFDWLRQ GŇ&#x2039;XQRXYUDJHFOpHQŠ5HWURĂ&#x20AC;WWLQJVXEXUELDXUEDQGHVLJQVROXWLRQV IRU UHGHVLJQLQJ VXEXUEVÂŞ 8Q OLYUH UDVVHPEODQW WRXW OHV H[HPSOHV FOpV les mĂŠthodes et typologies dâ&#x20AC;&#x2122;interventions sur le tissus periurbain nord DPpULFDLQ&HOLYUHPHVHUYLUDGHEDVHSRXUGpĂ&#x20AC;QLUOHVGLIIpUHQWVW\SHV GŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVUpDOLVpHVDX[86$SRXYDQWrWUHLPSRUWpVHQ)UDQFH Mais tout dâ&#x20AC;&#x2122;abord, je parlerai dâ&#x20AC;&#x2122;un concours international montrant GLIIpUHQWHV IDoRQV GŇ&#x2039;DERUGHU OH SUREOqPH GHV VXEXUEV DX[ 86$ FHUWHV excessives mais relatant la perception que peuvent en avoir aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui OHVFRQFHSWHXUV

117


5HEXUELDTXHO avenir pour la suburbia?

118


5HEXUELDTXHODYHQLUSRXUODVXEXUELD"

&RQFRXUVLQWHUQDWLRQDOLQLWLpSDUGZHOOPDJD]LQHHWLQKDELWDW Il sâ&#x20AC;&#x2122;agit, dâ&#x20AC;&#x2122;après les organisateurs de mobiliser les concepteurs pour montrer leur vision, comment ils perçoivent lâ&#x20AC;&#x2122;avenir de ces suburbs VXLWHjODFULVHĂ&#x20AC;QDQFLqUHHWpFRQRPLTXHTXLVHFRXHIRUWHPHQWOHV86$ DXMRXUGŇ&#x2039;KXLUHPHWWDQWFODLUHPHQWHQFDXVHŠOŇ&#x2039;DPHULFDQZD\RIOLIHÂŞ Des milliers de maisons sont laissĂŠes Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;abandon par les banques qui les avaient saisies, des milliers dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠricains nâ&#x20AC;&#x2122;ont plus de toit, de nombreux PDOOVVRQWDEDQGRQQpVSDUOHVFKDvQHVGHPDJDVLQV/HSKpQRPqQHHVW DPSOLĂ&#x20AC;pSDUODFULVHPDLVH[LVWHGHSXLVGpMjTXHOTXHVDQQpHV Ce concours propose donc aux architectes, urbanistes, amĂŠnageurs, ingĂŠnieurs de proposer des solutions imaginant le futur de ces zones SHULXUEDLQHVGpODLVVpHVDXMRXUGŇ&#x2039;KXL Les projets prĂŠsentĂŠs par la suite ont ĂŠtĂŠ sĂŠlectionnĂŠs parmi les Ă&#x20AC;QDOLVWHV HW OHV SULPpV SRXU OHXU OLEHUWp GŇ&#x2039;DSSURSULDWLRQ GX VXMHW /HV rĂŠponses montrĂŠes ici retranscrivent et mettent en lumière les excès, OHV FRPSRUWHPHQWV OHV SUREOqPHV HQJHQGUpV SDU FHV ŠVXEXUEVÂŞ HW OD rĂŠponse que certains concepteurs proposent vient critiquer ce modèle, en montrer les travers de façon excessive tout comme lâ&#x20AC;&#x2122;est ce système GŇ&#x2039;pWDOHPHQW

LPDJHVH[WUDLWHVGXVLWHUHEXUELDFRP

119


3URSRVLWLRQJDJQDQWH)URJҋV'UHDP 8QHQRXYHOOHXWLOLWpSRXUOHVVXEXUEVGHVV\VWqPHVQDWXUHOVGHÀOWUDWLRQ d’eaux pour les centres urbains_Calvin Chiu Développant l’idée que le manque d’eau potable va devenir rapidement un problème et que des espèces disparaissent chaque jour, Calvin Chiu transforme les banlieues en zones humide avec un écosystème permettant le développement des espèces et le traitement de l’eau pour DLQVLUHFUpHUGHERQQHVUHODWLRQVHQWUHODYLOOHHWVDVXEXUE

120


5HEXUELDTXHODYHQLUSRXUODVXEXUELD"

Cette proposition a certainement sĂŠduit de par la nature de la transformation puisque lâ&#x20AC;&#x2122;on change la fonction des suburb en leur donnant le rĂ´le de ŠVWDWLRQ GŇ&#x2039;pSXUDWLRQÂŞ SRXU OHV YLOOHV 3HUPHWWDQW DLQVL GH FRQQHFWHU OD ville Ă  la suburb: la ville a besoin de ces rĂŠserves dâ&#x20AC;&#x2122;eau et dâ&#x20AC;&#x2122;animaux SRXUIRQFWLRQQHU2QLQYHUVHGRQFODGpSHQGDQFHHWRQUHQGOHVVXEXUEV SRVLWLYHVSXLVTXŇ&#x2039;HOOHVWUDLWHUDLHQWOHVHDX[XVpHVGHODYLOOH

121


$KRXVHDJDUGHQDVWRFNEUHHGLQJ ­FKDTXHVW\OHGHPDLVRQVRQpOHYDJHB6WpSKDQH'HJRXWLQHW*ZHQROD:DJRQ Les concepteurs proposent ici que chaque maison soit vendue avec son WHUUDLQHWVHVDQLPDX[jpOHYHU3RXUDLQVLUXUDOLVHUOHVVXEXUEV&KDTXH TXDUWLHUHWFKDTXHVW\OHGHPDLVRQDXUDLWVRQpOHYDJHDSSURSULp$LQVLOHV YRLVLQVDXUDLHQWOHVPrPHVSUpRFFXSDWLRQVFDUOHPrPHpOHYDJH

122


5HEXUELDTXHODYHQLUSRXUODVXEXUELD"

Cette proposition, outre son point de vue humoristique parait clairement critiquer le fait que les suburbs soient divisĂŠes, catĂŠgorisĂŠes selon le QLYHDX VRFLDO GHV KDELWDQWV ,FL OHV KDELWDQWV VH UHWURXYHQW OLpV SDU OD nature de leur ĂŠlevage plutĂ´t que par leur ascension sociale! De plus, les concepteurs prĂŠconisent une campagne de publicitĂŠ pour promouvoir ce nouveau style de vie en accord avec la nature: on propose jFKDFXQGHGHYHQLUIHUPLHUGDQVXQHIHUPHPLQLDWXUH2QSHXWGRQFOLUH ici une critique de ce pourquoi les mĂŠnages sâ&#x20AC;&#x2122;installent dans les suburbs: SRXUrWUHSOXVSUqVGHODQDWXUHSRXUOHELHQGHOHXUIDPLOOH




Let them burn 'HQRXYHDX[ULWXHOVSHULXUEDLQVB6WpSKDQH'HJRXWLQHW*ZHQROD:DJRQ ,FL OH GLVFRXUV UHSRVH VXU OH IRQFWLRQQHPHQW GHV VXEXUEV DX[ 86$ RQ déménage dans une maison, d’un coté on construit la prochaine suburb HW GH OҋDXWUH RQ GpWUXLW OҋDQFLHQQH /HV FRQFHSWHXUV YRLHQW OD VXEXUEV comme une nécessité de mouvement, de changement de logement SRXUXQDXWUHHQGpODLVVDQWOҋDQFLHQ,OVFLWHQW'pWURLWFRPPHH[HPSOHHW PRQWUHQWTXHFHIDLWH[LVWHGHSXLVELHQSOXVORQJWHPSVTXHOHVVXEXUEV En effet, il y a une grande tradition de villes fantômes abandonnées se WUDQVIRUPDQWHQDWWUDFWLRQWRXULVWLTXH

124


5HEXUELDTXHODYHQLUSRXUODVXEXUELD"

Ils proposent donc de crĂŠer de nouveaux rituels durant lesquels les gens se retrouveraient autour de ces maisons qui seraient mises Ă  feu une par XQHHWLOVWHUPLQHQWSDUFHWWHLGpHFODLUHŠ/DLVVRQVOHVVXEXUEVPRXULU ,OQŇ&#x2039;\DULHQjIDLUHSRXUOHWHUULWRLUHFRQVXPpSDUOŇ&#x2039;pWDOHPHQWUpVLGHQWLHOÂŞ

125


*ODVV +RXVHV 0DWWD  &ODUFN &RXQW\ Nevada (WOHV+RPPHVGDQVWRXWoD"B=HOOQHUSOXV La dĂŠmarche sâ&#x20AC;&#x2122;appuie ici sur le fait que le Nevada est lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtat ou il y a le SOXV GH PDLVRQV YLGHV   HW TXL HQ FRQWUHSDUWLH FRPSWH GHV PLOOLHUV GHVDQVDEULV,OVŇ&#x2039;DJLWGRQFGHFRXSHUFHVPDLVRQVYLGHVFRPPHPDWWD FODUFNOHIDLVDLWSRXURIIULUjFKDFXQXQORJHPHQW Les concepteurs veulent ici insister sur le fait quâ&#x20AC;&#x2122;il faut se demander quoi faire de ces gens qui ont tout perdus dans ces suburbs suite Ă  la crise Ă&#x20AC;QDQFLqUHDX[VSpFXODWLRQVWRXWDXWDQWTXHGHOŇ&#x2039;HQYLURQQHPHQWEkWLHW SDVVHXOHPHQWVHSUpRFFXSHUGXGHYHQLUGHWHORXWHOTXDUWLHUYLGH




5HEXUELDTXHODYHQLUSRXUODVXEXUELD"

127


/HUHWURÀWWLQJ DX[86$

128


/HUHWURĂ&#x20AC;WWLQJDX[86$

'DQV XQ SUHPLHU WHPSV RQ GRQQHUD OD GpĂ&#x20AC;QLWLRQ GH GLIIpUHQWV WHUPHV XWLOLVpVDXMRXUGŇ&#x2039;KXLDX[86$GRQWOHVHQVHVWSULPRUGLDOSRXUFRPSUHQGUH OHVTXHVWLRQVXUEDLQHVVRFLDOHVSROLWLTXHV (W SDU Oj PrPH QRXV GpĂ&#x20AC;QLURQV SOXV FODLUHPHQW TXHOOH HVW OŇ&#x2039;DPSOHXU GX UHWURĂ&#x20AC;WWLQJ DX[ 86$ TXHOV HQ VRQW OHV HQMHX[ HW OHV pFKHOOHV GŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQV 3RXU DLQVL OHV FRPSDUHU DX FDV IUDQoDLV HW YRLU j TXHO QLYHDXOHVSUREOqPHVVRQWVLPLODLUHVRXSDV ,O VŇ&#x2039;DJLUD SDU OD VXLWH GH PRQWUHU GLIIpUHQWV H[HPSOHV GH UHWURĂ&#x20AC;WWLQJ PLV HQ SODFH FHV GHUQLqUHV DQQpHV (W FH j GLIIpUHQWHV pFKHOOHV GDQV XQ premier temps Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle de la maison, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle du lotissement, de lâ&#x20AC;&#x2122;environnement immĂŠdiat de la propriĂŠtĂŠ et ensuite, Ă  plus grande ĂŠchelle; celle dâ&#x20AC;&#x2122;une banlieue, et de ses connexions Ă  la ville centre, au WHUULWRLUH

129


'pÀQLWLRQV




'pĂ&#x20AC;QLWLRQV

,OVŇ&#x2039;DJLWGŇ&#x2039;XQFURLVHPHQWGHGpĂ&#x20AC;QLWLRQVpPLVHVSDUGLIIpUHQWVFKHUFKHXUV XUEDQLVWHV VFLHQWLĂ&#x20AC;TXHV GDQV GLIIpUHQWV DUWLFOHV D\DQW SRXU WKqPH OŇ&#x2039;pWDOHPHQWXUEDLQDX[86$/DSULQFLSDOHVRXUFHpWDQW&\QWKLD*KRUUD *RELQ

Suburbia:GpĂ&#x20AC;QLWLRQGHVEDQOLHXHVHVVHQWLHOOHPHQWUpVLGHQWLHOOHVTXLVH GpYHORSSqUHQWGXUDQWODSpULRGHLQGXVWULHOOHHWMXVTXŇ&#x2039;jDXMRXUGŇ&#x2039;KXL urban sprawl: ÂŤrend compte de ce processus de mĂŠtropolisation sous OŇ&#x2039;LQĂ XHQFHGHODPRQGLDOLVDWLRQGHOŇ&#x2039;pFRQRPLHÂŞ&HWHUPHSHXWrWUHGpĂ&#x20AC;QL GHGHX[PDQLqUHVOŇ&#x2039;XQHpFRQRPLTXHHWOŇ&#x2039;DXWUHXUEDLQH ÂŤ_ la dĂŠconcentration ĂŠconomique des mĂŠtropoles amĂŠricaines parallèlement Ă  la restructuration ĂŠconomique(ou desindustrialisation) en SKDVHDYHFODJOREDOLVDWLRQGHOŇ&#x2039;pFRQRPLH _ une de ses manifestations les plus tangibles, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtalement XUEDLQÂŞ FLW\UHJLRQ ĂŠchelle du territoire mĂŠtropolitain HGJHFLWLHV dĂŠveloppements de zones dâ&#x20AC;&#x2122;emplois Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;intersection dâ&#x20AC;&#x2122;axes URXWLHUV PDMHXUV HQ ]RQHV SpULXUEDLQHV /H SLpWRQ HVW SULV HQ FRPSWH -RHO *DUUHDX OHV GpĂ&#x20AC;QLW FRPPH GHV S{OHV UHJURXSDQW DX PRLQV  000m2GHSODQFKHUVGHEXUHDX[HWPGHFRPPHUFHVDXGpWDLO




HGJHOHVV FLWLHV uniquement accessibles en voitures; des zones de dĂŠveloppement pĂŠri-urbain peu dense concentrant de plus en plus GŇ&#x2039;HPSORLVŠ3RXU/DQJOHVWURLVTXDUWVGHODVXSHUĂ&#x20AC;FLHGHVSODQFKHUVGH bureaux en dehors des centres villes se retrouvent dans ces edgeless FLWLHVHWFHVGHUQLqUHVUHSUpVHQWHUDLHQWXQHVXSHUĂ&#x20AC;FLHDXPRLQVGHX[IRLV VXSpULHXUHjFHOOHGHVHGJHFLWLHVÂŞ new urbanism: courant architectural et urbanistique qui a vu le jour DX[ 86$ LO \ D XQH TXLQ]DLQH GŇ&#x2039;DQQpHV /HV LGpHV GpIHQGXHV SDU FH mouvement sont le dĂŠveloppement dâ&#x20AC;&#x2122;une alternative Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtalement urbain par une mixitĂŠ fonctionnelle, une animation urbaine en prenant pour pFKHOOHOHSLpWRQ2Q\GLVWLQJXHGHX[WHQGDQFHV _ la première Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle du lotissement par le renouvellement architectural HWXUEDQLVWLTXHGHFHX[FLSRXUDERXWLUjXQHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQGHFHWLVVXV _ la seconde Ă  plus grande ĂŠchelle puisque elle va jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  prendre en considĂŠration les connexions de ces tissus aux rĂŠseaux de transports en FRPPXQV 72'  VPDUW JURZWK OD  GpĂ&#x20AC;QLWLRQ TXŇ&#x2039;HQ GRQQH &*KRUUD*RELQ PH SDUDLW Oj HQFRUH DSSURSULpH (OOH H[SOLTXH TXŇ&#x2039;LO VŇ&#x2039;DJLW GŇ&#x2039;XQH QRWLRQ UHOHYDQW GH OD SROLWLTXHTXLQŇ&#x2039;DSDVDSULRULGHWUDGXFWLRQPRUSKRORJLTXHHWXUEDQLVWLTXH Câ&#x20AC;&#x2122;est lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe que les ĂŠlus locaux nâ&#x20AC;&#x2122;ont aucune pression Ă  subir des SURPRWHXUVPDLVTXŇ&#x2039;LOVRQWODSRVVLELOLWpGHUpĂ pFKLUDXPR\HQGŇ&#x2039;LQWpJUHU ces projets immobiliers Ă  une politique Ă  moyen terme avec la prise en FRPSWHGXSRLQWGHYXHGHVDWWHQWHVGHVpOHFWHXUV




VORZ JURZWK OD SROLWLTXH ORFDOH TXDOLĂ&#x20AC;pH GH VPDUW JURZWK VŇ&#x2039;DSSXLH VRXYHQW VXU XQH PRELOLVDWLRQ VRFLDOH DSSHOpH VORZ JURZWK ,O VŇ&#x2039;DJLW GH ralentir la croissance ĂŠconomique et dĂŠmographique pour maintenir une TXDOLWpGHYLHGHVKDELWDQWV malls: il sâ&#x20AC;&#x2122;agit de ces immenses centres commerciaux qui sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtendent en EDQOLHXHHQWRXUpVGHWUqVJUDQGHVVXSHUĂ&#x20AC;FLHVGHSDUNLQJ




$XGHOjGHV questions architecturales et urbaines




$XGHOjGHVTXHVWLRQDUFKLWHFWXUDOHVHWXUEDLQHV

2QDSXYRLUGDQVOHVGpĂ&#x20AC;QLWLRQVTXHOŇ&#x2039;XUEDQVSUDZOQHVHOLPLWHSDVjOD manifestation tangible dâ&#x20AC;&#x2122;une croissance morphologique et urbaine hors de contrĂ´le spatiale, mais inclut des donnĂŠes ĂŠconomiques, politiques, VRFLDOHV Câ&#x20AC;&#x2122;est Ă  dire que lâ&#x20AC;&#x2122;on est pas uniquement dans un dĂŠveloppement de quartiers rĂŠsidentiels en pĂŠriphĂŠrie des grandes villes comme câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait le FDV DX[ GpEXW GX VLqFOH GHUQLHU &HW pWDOHPHQW FŇ&#x2039;HVW WUDQVIRUPp HW DX GHOjGHVORJHPHQWVFHVRQWOHVHPSORLVTXLVHVRQWGpFHQWUDOLVpV/HV HPSORLV TXL IXUHQW ORQJWHPSV FRQFHQWUpV GDQV OH GRZQWRZQ GHV YLOOHV centre se retrouvent aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui parsemĂŠs sur le territoire selon deux W\SHV GH IRUPHV XUEDLQHV OHV HGJH FLWLHV HW OHV HGJHOHVV FLWLHV /D SUHPLqUHFRPPHGpĂ&#x20AC;QLSOXVKDXWDWUDLWjXQHFHUWDLQHSRODULVDWLRQFDU dĂŠveloppĂŠe Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;intersection de grands axes routiers; et la seconde sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtale GHIDoRQWUqVSHXGHQVHVXUOHWHUULWRLUH Des villes centre affaiblies par lâ&#x20AC;&#x2122;urban sprawl &RPPHH[SOLTXpGDQVOŇ&#x2039;RXYUDJHŠ5HWURĂ&#x20AC;WWLQJVXEXUELDÂŞOHSKpQRPqQH GŇ&#x2039;XUEDQ VSUDZO D DIIDLEOL pFRQRPLTXHPHQW HW GpPRJUDSKLTXHPHQW OHV YLOOHVFHQWUHTXLVHUHWURXYHQWVXUSDVVpHVSDUOHVHGJHHWHGJHOHVVFLWLHV Et cela se traduit au niveau politique par une baisse considĂŠrable de la UHSUpVHQWDWLRQGHVYLOOHVFHQWUHDXQLYHDXGHOŇ&#x2039;pWDWIpGpUpDXSURĂ&#x20AC;WGHFHV QRXYHDX[S{OHVpFRQRPLTXHVSpULSKpULTXHVHQWUDvQDQWXQHFRQFXUUHQFH SOXW{WTXŇ&#x2039;XQHDOOLDQFHHQWUHFHVGHX[W\SHVGHGpYHORSSHPHQWXUEDLQ(W




FHOD SRVH GHV SUREOqPHV GH SODQLĂ&#x20AC;FDWLRQ GŇ&#x2039;RUJDQLVDWLRQ GX WHUULWRLUH j lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle de la mĂŠtropole: en effet, comme le dit Cynthia Ghorra-Gobin, OŇ&#x2039;XUEDQ VSUDZO HQJHQGUH OD MX[WDSRVLWLRQ GŇ&#x2039;XQH PXOWLWXGH GH MXULGLFWLRQV qui chacune intervient sur son propre territoire pour organiser le foncier VDQV DXFXQH DXWRULWp GH FRRUGLQDWLRQ DX QLYHDX PpWURSROLWDLQ 0DLV RQ peut observer que certaines municipalitĂŠs suburbaines se sont rendus compte de lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrĂŞt dâ&#x20AC;&#x2122;un travail en collaboration entre les villes centre et les EDQOLHXHVSRXUDLQVLPDvWULVHUHWLQWHUYHQLUVXUOHVUpVHDX[GHFRQQH[LRQV et sur leur niveau de saturation et la pollution quâ&#x20AC;&#x2122;ils engendrent, travail LPSRVVLEOHjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODVLPSOHMXULGLFWLRQ Des coalitions politique pour faire face 2Q SHXW UHPDUTXHU TXH FHV FRDOLWLRQV SROLWLTXHV DSSDUDLVVHQW GpV OHV DQQpHVSRXUOHVpWDWVSUpFXUVHXUVFRPPHOH0LQQHVRWDHWOŇ&#x2039;2UHJRQ Et elles sont souvent le fait dâ&#x20AC;&#x2122;un gouverneur ayant perçu lâ&#x20AC;&#x2122;enjeu existant Ă  cette ĂŠchelle mĂŠtropolitaine, enjeu bien supĂŠrieur au clivage dĂŠmocrate/ UpSXEOLFDLQ0DLVFRPPHOHVRXOLJQH&\QWKLD*KRUUD*RELQHQpYRTXDQW la qualitĂŠ des alliances banlieues/ville centre dans ces deux ĂŠtats, on QHSHXWRPHWWUHGŇ&#x2039;HQVRXOLJQHUOŇ&#x2039;KRPRJpQpLWpUDFLDOHHWHWKQLTXH'DYLG 5XVN D HQ HIIHW GpGXLW SDU OŇ&#x2039;pWXGH GH GHX[ YLOOHV 'pWURLW HW +RXVWRQ que plus lâ&#x20AC;&#x2122;aire mĂŠtropolitaine est fragmentĂŠe, plus la sĂŠgrĂŠgation raciale, HWKQLTXH HW pFRQRPLTXH HVW LPSRUWDQWH (W VŇ&#x2039;LO \ D VpJUpJDWLRQ OHV GLIĂ&#x20AC;FXOWpVVRQWEHDXFRXSSOXVJUDQGHVSRXUDERXWLUjGHVDOOLDQFHVYLOOHV




$XGHOjGHVTXHVWLRQDUFKLWHFWXUDOHVHWXUEDLQHV

centres/pĂŠriphĂŠries car ces coalitions ne sont envisageables que si elles sont dĂŠfendues et portĂŠes par des associations civiques impulsant le PRXYHPHQW6DQVFHWWHPRELOLVDWLRQGHODEDVHOHVKDXWHVVSKqUHVQH ERXJHURQWSDV 2Q VH UHQG FRPSWH LFL TXH FHW pWDOHPHQW XUEDLQ OŇ&#x2039;XUEDQ VSUDZO HVW DXMRXUGŇ&#x2039;KXL OH PRGH GŇ&#x2039;H[SDQVLRQ XUEDLQH SDU H[FHOOHQFH DX[ 86$ ,O HQWUDvQH GHV SUREOqPHV GH SROOXWLRQ LQGXLW OD GLVSDULWLRQ GŇ&#x2039;HVSDFHV sauvages et agricoles, engendrent la saturation des rĂŠseaux routiers et SUHQGOHSDVVXUODYLOOHFHQWUH3DUOŇ&#x2039;pPHUJHQFHGHVHGJHHWHGJHOHVV FLWLHV OŇ&#x2039;LQĂ XHQFH pFRQRPLTXH HW GRQF SROLWLTXH GHV YLOOHV FHQWUH HVW DPRLQGULH,OHVWGRQFSULPRUGLDODXMRXUGŇ&#x2039;KXLDX[86$GHFUpHUGHQRXYHOOHV coalitions, comme câ&#x20AC;&#x2122;est le cas dans certains ĂŠtats, pour permettre une vision du dĂŠveloppement Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle mĂŠtropolitaine dĂŠfendant les intĂŠrĂŞts GH FKDFXQ (W LO HVW FODLU TXH FHV FRDOLWLRQV YRLHQW OH MRXU JUkFH j XQH PRELOLVDWLRQ FLYLTXH IRUWH PDLV DXVVL HW VXUWRXW JUkFH j GHV KRPPHV politiques ayant parfaitement saisis lâ&#x20AC;&#x2122;enjeu dâ&#x20AC;&#x2122;une gouvernance bien auGHVVXVGHVFOLYDJHVGpPRFUDWHUpSXEOLFDLQV0DLVRQSHXWDXVVLREVHUYHU TXH FHV FRDOLWLRQV VRQW SRVVLEOHV JUkFH j XQH FHUWDLQH KRPRJpQpLWp UDFLDOHGHODSRSXODWLRQGHVpWDWV ,O HVW GRQF FODLU TXH SRXU SURSRVHU XQH DOWHUQDWLYH j OŇ&#x2039;XUEDQ VSUDZO HW FRRUGRQQHU OŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQ GX WHUULWRLUH PpWURSROLWDLQ DX[ 86$ LO HVW nĂŠcessaire dâ&#x20AC;&#x2122;avoir ÂŤune vision politique prenant en compte simultanĂŠment




la question sociale, la question raciale, la dimension environnementale et ODGLPHQVLRQpFRQRPLTXHÂŞFRPPHOHVRXOLJQH&\QWKLD*KRUUD*RELQ La similaritĂŠ du cas français Pour comparer au système français, on a pu se rendre compte dans la SUHPLqUHSDUWLHTXHGHVVLPLODULWpVVRQWSHUFHSWLEOHV$XQHWRXWHDXWUH ĂŠchelle câ&#x20AC;&#x2122;est certain mais comme les coalitions sont nĂŠcessaires aux 86$SRXUGpYHORSSHUXQHVWUDWpJLHFRKpUHQWHjOŇ&#x2039;pFKHOOHPpWURSROLWDLQH LO HVW QpFHVVDLUH HQ )UDQFH GH WUDYDLOOHU j OŇ&#x2039;pFKHOOH LQWHUFRPPXQDOH eFKHOOHWUqVIDLEOHPHQWXWLOLVpHSRXUOHVPrPHVSUREOqPHVREVHUYpVDX[ 86$,OVŇ&#x2039;DJLWVRXYHQWGHFRQIURQWDWLRQVHQWUHFRPPXQHVGHGLIIpUHQWHV orientations politiques ou simplement le fait dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlus qui ne perçoivent SDV OŇ&#x2039;LQWpUHW GH FROODERUHU HQWUH FRPPXQHV &Ň&#x2039;HVW XQ IDLW TXH OD YLVLRQ GXORWLVVHPHQWHWGHVRQDUWLFXODWLRQjFHTXLOŇ&#x2039;HQWRXUHVHUDLWPRGLĂ&#x20AC;pVL OŇ&#x2039;pFKHOOH GŇ&#x2039;DQDO\VH HW GŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQ pWDLW LQWHUFRPPXQDOH 2Q VDLW GRQF quâ&#x20AC;&#x2122;il faudra rĂŠussir ces ententes pour amĂŠnager le territoire de façon FRKpUHQWHHWVWUXFWXUpH




$XGHOjGHVTXHVWLRQDUFKLWHFWXUDOHVHWXUEDLQHV




Exemples d’interventions jOҋpFKHOOHGHOD maison/quartier

140


([HPSOHVGҋLQWHUYHQWLRQVjOҋpFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

'LIIpUHQWHVLQLWLDWLYHVD\DQWWUDLWjOҋDPpOLRUDWLRQGXEkWLjVRQWDGDSWDWLRQ VRQWSUpVHQWpHVGDQVOHOLYUHUHWURÀWWLQJVXEXUELD,OVҋDJLWGRQFLFLGHOHV analyser pour voir en quoi elles pourraient être adaptées au cas français, RXGXPRLQVODGpPDUFKHD\DQWDERXWLHjFHVSURSRVLWLRQV

7RXWHVOHVLPDJHVjSDUWLUGHPDLQWHQDQWVRUWHQWGXOLYUH©UHWURÀWWLQJVXEXUELDRX JRRJOHPDSVSRXUOHVYXHVVDWHOOLWH

141


8QJXLGHSRXUUpQRYHUDJUDQGLURSWLPLVHUVDPDLVRQ ,O VŇ&#x2039;DJLW Oj GX JXLGH Š)LUVW 6XEXUEV FRDOLWLRQ ,GHD %RRNÂŞ UpDOLVp SDU OŇ&#x2039;DUFKLWHFWH (ULF 3LSHU HW OH 0$5& 0LG$PHULFD 5pJLRQDO &RQVLO  &H livret a pour but de montrer par lâ&#x20AC;&#x2122;analyse de quatre style de maisons dâ&#x20AC;&#x2122;après guerre comment les agrandir, en optimiser lâ&#x20AC;&#x2122;espace, lâ&#x20AC;&#x2122;organisation LQWpULHXUHOHVSURORQJHPHQWV 8QLQWHUYHQWLRQjWURLVQLYHDX[ Dans un premier temps, on explique au propriĂŠtaire quâ&#x20AC;&#x2122;avant toute transformation il est nĂŠcessaire de faire une analyse prĂŠalable du quartier, GXWLVVXVGDQVOHTXHOODPDLVRQVŇ&#x2039;LQVFULW2Q\H[SOLTXHTXHSDUFHWDFWH GHUHWURĂ&#x20AC;WWLQJOHSURSULpWDLUHSDUWLFLSHjODTXDOLWpGXTXDUWLHUGDQVOHIXWXU 3XLV JUkFH j GHV YXHV HQ SHUVSHFWLYH RQ GpFOLQH OHV SRVVLELOLWpV GŇ&#x2039;DJUDQGLVVHPHQWGHODPDLVRQSDUXQHQRXYHOOHDLOHXQQRXYHOpWDJH En prĂŠconisant le maintien de tel ou tel dĂŠtail, lâ&#x20AC;&#x2122;ajout dâ&#x20AC;&#x2122;une colonne, OŇ&#x2039;DOLJQHPHQWDXPXUH[LVWDQW (W SRXU Ă&#x20AC;QLU RQ VŇ&#x2039;DWWDFKH DX SODQ LQWpULHXU HQ GpPRQWUDQW TXHOOHV SRXUUDLHQW rWUH OHV PRGLĂ&#x20AC;FDWLRQV j DSSRUWHU SRXU RSWLPLVHU OŇ&#x2039;HVSDFH H[LVWDQWHQVXSSULPDQWGHVFORLVRQVHQUHGpĂ&#x20AC;QLVVDQWGHVHVSDFHVRXHQ agrandissant lâ&#x20AC;&#x2122;espace existant pour crĂŠer une nouvelle dĂŠpendance, un QRXYHODSSDUWHPHQWSOXVLQGpSHQGDQWELHQTXHFRQQHFWpjODPDLVRQ

142


THE RANCH

RH

T

he remodeling ideas presented in this book display three levels of improvements â&#x20AC;&#x201D; small, medium,

%might ** !& ()'(')+!'&&*$ and large projects â&#x20AC;&#x201D; that homeowners undertake

([HPSOHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

O



depending upon their needs, expectations, nce andandesires. understanding of the neighborhood, the

home, its site and its neighborhood. Although zoning

creates many rooms without exterior windows, and

sidewalk) it is important to be mindful of what your adjacent

existing siteare and the home is attained, the most Again, the plans assume that the lots these homes

ordinances may only regulate building setbacks from

leaves little open space for rear and side yards in

neighbors look at either through their side windows or back

the property lines, building to all the setback lines

particular. Even though many additions cannot be

door, and how daylight and fresh air flow through their yards

usually results in a structure that is too big for the site,

seen from the front (more specifically, the street and

as well as yours.

fundamental aspect of adding on to an existing home situated on do not accommodate expansions to the side, is the massing of the addition relative to the existing

and that front-yard setbacks do not allow any construction in the front of the home except for an open-air porch or

Open space

stoop (common in zoning regulations of earlier times).

Addition no wider than the exisitng house is deep

Covered rear porch opportunity

These suggested improvements were based on needs iden-

Addition less than half the width of the existing home

3

tified through various surveys such as more open kitchens, two-car garages, master bedroom with master bathroom

)&

suites, and more storage. In all cases, room shapes and sizes are both compatible with the existing homes while offering the types of amenities most often desired.

 )

EXISTING GROUND-FLOOR PLAN

RH

Tips for all remodeling projects:

Bedroom

B ath room

+.'*+')0

â&#x20AC;&#x153;S

%2E4962G6=:?6

Tu b / S h o w e r

O23=65C@@77C@?EDE@@A566AI H:56 K i t c h eO'?6DE@CJC62CJ2C5255:E:@? n

C loset

Match existing height

O*965C@@77C@?EA@C49I  O+H@DE@CJ365C@@>255:E:@? O'?6DE@CJC62C255:E:@?

%2E496I:DE:?8D:K6D92A62?5AC@A@CE:@?@7H:?5@HD ee these attractive3well-planned

three-bedroom homes with 960 square feet

O23=652?5D965C@@77C@?EA@C49 of livable floor space. BeautifulO23=65C@@77C@?EDE@@AI 62G6@G6C92?8  oak floors, woodO566AI H:56 O'?6DE@CJC62C255:E:@? O+H@DE@CJC62CJ2C5255:E:@? O+H@DE@CJC62C255:E:@? Addition work finished natural. Forced-air perimeter heat.

Addition no wider than the exisitng house is deep

no longer than wide

Mahogany doors. Six large closets. All lots sodded. The best construction. PRICE $9,950.00. Offset 1'â&#x20AC;&#x201C;3'No down C loset

C loset

Addition less than half the depth of the existing home

Addition no longer than the exisitng house is deep

O23=65C@@77C@?EDE@@A566AI H:56 O+2?56>82C2862?5C@@>255:E:@?

%2E49D=@A6@76I:DE:?8C@@7

RFG

Garage

O23=65C@@77C@?EDE@@A566AIH:56 O'?6DE@CJC62CJ2C5255:E:@?

DW

Dining

Addtion no longer than the exisitng house is deep

â&#x20AC;?

payment. $73.00 per month includes everything.

C loset

Home Builders Association of Greater Kansas City â&#x20AC;&#x153;Parade of Homesâ&#x20AC;? Catalog 19XX

C loset

Living Room

 +*

Bedroom

Addition no higher than existing ridge.

Bedroom

Addition half as long as existing is deep

Addition no longer than the existing house is deep



3

15

R A N C H R E M O D E L No. 2

E M O D E L No. 1

RH02

. r bedroom suite

Create rear-yard access

Create rear-yard access Add a rear deck

Add... a master bedroom suite

Add a rear deck Deck

Master Bedroom

Open up kitchen to dining room

Add a master bedroom with windows on three sides

Deck

Open up dining room to living room DW

Dinette

Tu b / S h o w e r

Closet

Connect bedroom to master bath

Kitchen

DW

Bathroom

Bathroom

Open up kitchen to dining room

Dinette

Tu b / S h o w e r

Kitchen

B at h ro o m

B at h ro o m

Convert old bedroom into master suite

RFG

RFG

Closet

W/D

Closet

Closet

Cl o set

Open up dining room to living room Garage

Closet

C l os et

Add double-hinged closet doors

Garage

Master Bedroom

Bedroom

Living Room

Bedroom

Bedroom

Living Room

Enlarge bedroom Porch

Porch

Create an entry alcove

Enlarge bedroom Create an entry alcove Add a front porch

6

 No change

Remodeled

Addition


3KHQL[ D ODQFp XQ VLWH ©pYROXWLRQª SRXU SHUPHWWUH DX[ SURSULpWDLUHV GÒ&#x2039;XQH PDLVRQ DQFLHQQH GH SRXYRLU OD UpQRYHU /H VLWH GpFOLQH GRQF OHV LQWHUYHQWLRQV SRVVLEOHV SRXU QpWWR\HU DPpQDJHU UHQGUH ©GXUDEOHª HW ©pFRORJLTXHªVDPDLVRQGHVDQQpHV

144


([HPSOHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

2QUHPDUTXHWUqVFODLUHPHQWTXHFHOLYUHWHVWjGHVWLQDWLRQGHVSDUWLFXOLHUV SURSULpWDLUHVTXLVRXKDLWHUDLHQWLQWHUYHQLUVXUOHXUPDLVRQ2QVŇ&#x2039;DWWDFKH ici Ă  dĂŠcliner des solutions mais ne faudrait-il pas mieux expliciter une dĂŠmarche, un processus permettant Ă  chacun de dĂŠvelopper sa propre maison selon ses besoins mais aussi en rĂŠel accord avec les enjeux actuels? On importe? Ce type de livret malgrĂŠ le fait quâ&#x20AC;&#x2122;il ne paraisse dĂŠcliner que des solutions quâ&#x20AC;&#x2122;un constructeur tel que Phenix peut proposer actuellement, a le mĂŠrite GHVHQVLELOLVHUOHVSRSXODWLRQVjFHVTXHVWLRQQHPHQWV Il serait intĂŠressant en France, que des architectes et urbanistes travaillent ensemble sur ce type de support Ă  vocation pĂŠdagogique mais HQ\H[SULPDQWOHIRQGGHODGpPDUFKHGHUpKDELOLWDWLRQGŇ&#x2039;XQHPDLVRQ A lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle du quartier, il sâ&#x20AC;&#x2122;agirait de montrer que lâ&#x20AC;&#x2122;on va au-delĂ  du style GHVPDLVRQVTXLQŇ&#x2039;HVWSDVOHIRQGGXSUREOqPH0DLVTXHOŇ&#x2039;RQH[SOLTXH FRPPHQWFHTXDUWLHUGHYUDLWrWUHGpYHORSSpOHVSULQFLSHVGHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ dâ&#x20AC;&#x2122;ouverture des parcelles pour des passages piĂŠtonniers, de sĂŠparation GHVPDLVRQVWURSJUDQGHSRXUDXJPHQWHUODFDSDFLWpGHVORJHPHQWV Au niveau de la maison elle-mĂŞme, il pourrait ĂŞtre repris le type GH GpPDUFKH PLVH HQ SODFH SDU OH 6WXGLR  VXU OH *UDQG 3DULV 2Q exprimerait des systèmes, des principes dâ&#x20AC;&#x2122;implantation sans ĂŞtre littĂŠral FRPPHSHXWOŇ&#x2039;rWUHFHOLYUHW3RXUFHTXLHVWGHOŇ&#x2039;RUJDQLVDWLRQLQWpULHXUH

145


il peut ĂŞtre intĂŠressant de dĂŠmontrer le potentiel dâ&#x20AC;&#x2122;une maison classique GHORWLVVHPHQWFRPPHFHODDSXrWUHIDLWSRXUOHFRQFRXUVGX&$8(GHOD 6DUWKHRXOHSODQLQWpULHXUpWDLWOLEUHPHQWUHSHQVp Et cette dĂŠmarche dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration, dâ&#x20AC;&#x2122;adaptation architecturale serait FRXSOpHGŇ&#x2039;XQHUpĂ H[LRQVXUOHVTXHVWLRQVHQYLURQQHPHQWDOHVHQSURSRVDQW GHV VROXWLRQV GŇ&#x2039;LVRODWLRQ GH FRPSDFLWp,O VŇ&#x2039;DJLUDL DXVVL GH SURPRXYRLU GŇ&#x2039;DXWUHV pQHUJLHV TXH OH SpWUROH &DU RQ SHXW YRLU TXH GDQV FH JXLGH DPpULFDLQRQSURSRVHDLVpPHQWODPXOWLSOLFDWLRQGHVSODFHVGHSDUNLQJV GHJDUDJHV,OIDXGUDLWHQ)UDQFHSRXVVHUjOHXUUpGXFWLRQ /Ň&#x2039;LQWHUYHQWLRQDUFKLWHFWXUHGDQVXQSURMHWjSOXVJUDQGHpFKHOOH Cette dĂŠmarche de crĂŠation dâ&#x20AC;&#x2122;un support de communication et dâ&#x20AC;&#x2122;aide au particulier ne pourrait ĂŞtre envisager sans une coordination Ă  plus JUDQGHpFKHOOHTXHFHOOHGHODPDLVRQLQGLYLGXHOOH,OVŇ&#x2039;DJLUDLWGHUpĂ pFKLU Ă  un projet Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle du quartier, de la commune et ce dans lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe de FUpHUGHVSRODULWpVRXGHOHVDIĂ&#x20AC;UPHUGŇ&#x2039;RSWLPLVHURXPHWWUHHQSODFHGHV rĂŠseaux de transports en commun ainsi quâ&#x20AC;&#x2122;un nouveau tissage viaire sâ&#x20AC;&#x2122;il HVWQpFHVVDLUH SRXUOHVPRGHVGRX[SULQFLSDOHPHQW (WXQHIRLVFHOXLFL mis en place, interviendrait la communication au niveau des habitants pour leur montrer ce quâ&#x20AC;&#x2122;ils auraient Ă  gagner en participant Ă  ce projet, en le suivant tout au long de son dĂŠveloppement; car des projets de cette ampleur ne peuvent ĂŞtre envisagĂŠs sans un phasage permettant dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtaler OHVLQYHVWLVVHPHQWVVXUOHPR\HQHWORQJWHUPH




([HPSOHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

/HORWLVVHPHQWDXQDYHQLU Il est important de faire prendre conscience aux habitants de ces lotissements que les enjeux environnementaux les concernent et quâ&#x20AC;&#x2122;il y a GHVVROXWLRQVjHQYLVDJHUPrPHHWVXUWRXWSRXUOHORWLVVHPHQW&HW\SH dâ&#x20AC;&#x2122;habitat est continuellement dĂŠnigrĂŠ et peut-ĂŞtre la population penset-elle quâ&#x20AC;&#x2122;il nâ&#x20AC;&#x2122;y a rien Ă  amĂŠliorer puisque beaucoup de professionnels SHXYHQWDYRLUFHGLVFRXUVHQ)UDQFH0DLVODUHYDORULVDWLRQGHFHSDUF H[LVWDQWSRXUUDLWHOOHrWUHHQYLVDJHDEOH"3HXWrWUHXQSURMHWSLORWHVXIĂ&#x20AC;UDLW il Ă  engager des dĂŠbats? Mais cette initiative devra certainement venir des habitants eux mĂŞmes, ou de concepteurs; qui par ce type de rĂŠalisation sensibiliseront lâ&#x20AC;&#x2122;opinion publique et les politiques plus intĂŠressĂŠs aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui par le dĂŠveloppement de nouveaux ĂŠcoquartiers, emblèmes HWFDXWLRQŠGpYHORSSHPHQWGXUDEOHÂŞGHWRXWHFRPPXQHYRXODQWVŇ&#x2039;LQVFULUH dans la mouvance actuelle, plutĂ´t que dans lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration de lotissements H[LVWDQWVTXHOŇ&#x2039;RQSUpIqUHFDFKHU

/DOpJDOLVDWLRQGŇ&#x2039;XQVHFRQGORJHPHQWVXUXQHSDUFHOOH $X[ 86$ RQ YRLW DSSDUDvWUH GH QRXYHOOHV UqJOHV SHUPHWWDQW DX[ propriĂŠtaires dâ&#x20AC;&#x2122;exploiter une partie ou une extension de leur maison quâ&#x20AC;&#x2122;ils QŇ&#x2039;XWLOLVHQW SOXV ,O VŇ&#x2039;DJLW GH OpJDOLVHU FHV ŠJUDQQ\ Ă DWVÂŞ FRPPH LOV VRQW DSSHOpV8QDPpQDJHPHQWUpDOLVpGDQVXQJDUDJHRXELHQGHVSHUVRQQHV kJpHV TXL QŇ&#x2039;RQW SOXV OŇ&#x2039;XWLOLWp GŇ&#x2039;XQH VL JUDQGH PDLVRQ &HV OpJDOLVDWLRQV

147


sont rĂŠglementĂŠes par la surface et le nombre de personnes quâ&#x20AC;&#x2122;elles DFFXHLOOHQW6HDWWOHHVWODYLOOHTXLOpJDOLVHOHSOXVFHW\SHGHORJHPHQWVHW sâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠresse maintenant Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe de permettre la construction dâ&#x20AC;&#x2122;une petite maisonnette sur la mĂŞme parcelle quâ&#x20AC;&#x2122;une maison familiale en zone de ORWLVVHPHQW On importe? &HW\SHGHSURSRVLWLRQLQFLWDQWjODGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQSDUODPXOWLSOLFDWLRQGHV ORJHPHQWVVXUXQHPrPHSDUFHOOHHVWWRXWjIDLWHQYLVDJHDEOHHQ)UDQFH Sabine Sirugue, urbaniste, en avait ĂŠmis lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe lors dâ&#x20AC;&#x2122;un entretien puisque FHODSHUPHWWUDLXQHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQDVVH]DLVpHGXSDUFGHORWLVVHPHQWV(W FHV\VWqPHGHSDUWDJHGHPDLVRQH[LVWHGpMj Il sâ&#x20AC;&#x2122;agirait donc de le gĂŠnĂŠraliser et autoriser la construction dâ&#x20AC;&#x2122;un second ORJHPHQWSDUDJUDQGLVVHPHQWGXSUHPLHURXWRWDOHPHQWGLVVRFLp Mais ceci devrait ĂŞtre très contrĂ´lĂŠ et rĂŠglementĂŠ: ainsi, les communes GpĂ&#x20AC;QLUDLHQWTXHOVVRQWOHVHVSDFHVROŇ&#x2039;RQSHXWRXQRQUHFRQVWUXLUHVXU XQHSDUFHOOHSRXUYHQLUFUpHUXQIURQWEkWLSDUH[HPSOHRXGHQVLĂ&#x20AC;HUXQ FRHXU GŇ&#x2039;vORW /HV QRXYHOOHV RSpUDWLRQV GH ORWLVVHPHQWV GHYUDLHQW HOOHV aussi intĂŠgrer la position de la maison sur la parcelle en faveur dâ&#x20AC;&#x2122;une SURFKDLQH QRXYHOOH FRQVWUXFWLRQ SHUPHWWDQW DLQVL XQH GHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ SODQLĂ&#x20AC;pH GX WLVVXV XUEDLQ /HV RULHQWDWLRQV GŇ&#x2039;DPpQDJHPHQWV SHXYHQW DLGHUjFODULĂ&#x20AC;HUFHVTXHVWLRQVOjGHVODUpDOLVDWLRQGX3/8FUpDQWDLQVLXQ FDGUHFODLUGHOŇ&#x2039;H[SDQVLRQIXWXUHFRPPXQDOH

148


([HPSOHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

Lâ&#x20AC;&#x2122;avenir des culs-de-sac 8QH[HPSOHGHSURMHWWUDYDLOODQWVXUODTXHVWLRQGHOŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQGHFH type de formes urbaines extrĂŞmement rĂŠpandue dans les dĂŠveloppements SpULXUEDLQV

/Ň&#x2039;DJHQFH'3=DUpDOLVpXQSODQGHUHWURĂ&#x20AC;WWLQJGXORWLVVHPHQWPLOLWDLUHGH /DXUHO%D\VXU3DUULV,VODQG6RXWK&DOLIRUQLD Le projet consistait Ă  rĂŠintroduire dans ce lotissement monofonctionnel, les services et fonctions que lâ&#x20AC;&#x2122;on trouve normalement dans les petites FRPPXQHV3RXUFHOD'3=DFKRLVLGHGpPROLUGHVPDLVRQV que compte le lotissement pour implanter des logements de diffĂŠrentes

149


W\SRORJLHVFUpDQWXQHUXHSULQFLSDOHDYHFXQIURQWEkWLLPSRUWDQWHWGHV HVSDFHVSXEOLFV&HWWHUXHVHUDERUGpHGHPDLVRQVGHYLOOH /HSUREOqPHGDQVODUpDOLVDWLRQGHFHW\SHGHUHWURĂ&#x20AC;WWLJWLHQWDXIDLWTXHOŇ&#x2039;RQ est souvent face Ă  une multitude de propriĂŠtaires rendant ces opĂŠrations LPSRVVLEOH,OVŇ&#x2039;DJLWOjGŇ&#x2039;XQHH[FHSWLRQFDUFHORWLVVHPHQWDFFXHLOOHGHV IDPLOOHVGHPLOLWDLUHVHWOHVGHX[WLHUVGHVPDLVRQVVRQWORXpHV 2QDFKqWHRQUDVHHWRQUHFRPPHQFH ,FLOŇ&#x2039;RQDFRQVHUYpOŇ&#x2039;LGHQWLWpGXORWLVVHPHQWHQYHQDQWOHGHQVLĂ&#x20AC;HUPDLV XQHDXWUHGpPDUFKHH[LVWHSOXVUDGLFDOH3DUH[HPSOH*UHHQZD\3OD]D XQH SDUIDLWH HGJH FLW\ FRQVWUXLWH VXU XQ ORWLVVHPHQW GH  PDLVRQV TXLDYDLWpWpWUDYHUVpSDUXQHQRXYHOOHDXWRURXWH/HSURPRWHXUDGRQF rachetĂŠ les lots en proposant plus que le prix du marchĂŠ, et en laissant les habitants y vivre gratuitement quelque temps après le rachat pour ne SDVSUHVVHUOHVFKRVHV3XLVRQWpWpGpYHORSSpVK{WHOVPDOOVEXUHDX[HW DXWUHVpTXLSHPHQWVDSUqVODGpPROLWLRQGHVPDLVRQV,OSDUDLWFODLUTXŇ&#x2039;LFL on a dĂŠtruit quelque chose qui ne fonctionnait pas pour reconstruire autre FKRVHTXLQHIRQFWLRQQHWRXMRXUVSDVPDLVTXLUDSSRUWH/Ň&#x2039;DFFqVFHIDLW XQLTXHPHQWHQYRLWXUHGHVSDUNLQJjSHUWHGHYXH Mais dâ&#x20AC;&#x2122;autres dĂŠmarches du mĂŞme type (rachat de parcelles pour UHWURĂ&#x20AC;WWLQJ DERXWLVVHQWjGHVSURMHWVEHDXFRXSSOXVLQWpUHVVDQW&RPPH OHFDVGH0HWUR:HVW/D]RQHjUHWURĂ&#x20AC;WHUDYDLWpWpFKRLVLSDUVDSRVLWLRQ stratĂŠgique, près dâ&#x20AC;&#x2122;une station de mĂŠtro et du train pour dĂŠvelopper un

150


([HPSOHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

TXDUWLHUHQIRQFWLRQGOŇ&#x2039;DFFqVDXWUDQVSRUWVHQFRPPXQ,OVŇ&#x2039;DJLWOjGŇ&#x2039;XQ 72' 7UDQVLW2ULHQWHG'HYHORSPHQW GRQWQRXVSDUOHURQVSOXVWDUG On importe? 3RXUOHFDVGHODGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQGŇ&#x2039;XQORWLVVHPHQWSDUUDFKDWHWUHFRQVWUXFWLRQ LO pWDLW TXHVWLRQ GŇ&#x2039;XQ FDV SDUWLFXOLHU HW UDUH FRPPH RQ OŇ&#x2039;D VRXOLJQp 'H SOXVHQ)UDQFHQRXVQHWUDYDLOORQVSDVjODPrPHpFKHOOH,FLOŇ&#x2039;RSpUDWLRQ FRQWHQDLW  PDLVRQV HW LO HQ D pWp DMRXWp  GH SOXV 0DLV LO HVW FODLUTXHOŇ&#x2039;LGpHGHGHQVLĂ&#x20AC;HUHWGHFUpHUXQHXUEDQLWpGDQVFHVOLHX[TXL QŇ&#x2039;HQQŇ&#x2039;RQWSDVHVWOj2QDGŇ&#x2039;DLOOHXUVGpYHORSSpSOXVKDXWOHWKqPHGHOD GHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQGHVORWLVVHPHQWVHQ)UDQFH Raser et recommencer; ce processus ne doit en aucun cas ĂŞtre banni en )UDQFHPDLVLOGRLWrWUHPDvWULVpHWHQFDGUp&DULOQŇ&#x2039;HVWSDVTXHVWLRQGH GpPROLUSRXUUHFRQVWUXLUHLGHQWLTXHRXSLUH6Ň&#x2039;LOpWDLWSURXYpTXHOD]RQH sĂŠlectionnĂŠe est stratĂŠgique de par son implantation, les connexions possibles aux rĂŠseaux de transports en commun, si le projet dĂŠmontre une dĂŠmarche de conception raisonnĂŠe (dictĂŠ par des dĂŠplacements doux SOXW{WTXHODYRLWXUH XQHGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQGXWLVVXVXQHPXOWLIRQFWLRQQDOLWp crĂŠĂŠe; alors il pourrait ĂŞtre envisageable de dĂŠtruire une partie ou la WRWDOLWpGŇ&#x2039;XQH]RQHVRXVH[SORLWpHSRXUODUHQGUHHIĂ&#x20AC;FLHQWH

151


OĂš mettre la voiture? Des architectes et urbanistes, Torti Gallas and Partners, face au problème GHVSDUNLQJVVRXYHQWLQDGDSWpVHWFRXYUDQWGHVVXSHUĂ&#x20AC;FLHVLPPHQVHV RQWGpFLGpGHSURGXLUHXQHDQDO\VHGXWLVVXVSHUPHWWDQWXQHFODVVLĂ&#x20AC;FDWLRQ GpGXLVDQWXQHLPSODQWDWLRQGLIIpUHQWHGXSDUNLQJVHORQOD]RQH&HWRXWLOV fait parti du Smart Code, un livret rassemblant les principes du Smart *URZWK HW GX 1HZ 8UEDQLVP &RPPH H[SOLTXp SDU OHV UpDOLVDWHXUV GH FHWH[WHLOQHVŇ&#x2039;DJLWOjTXHGŇ&#x2039;XQHEDVHGHUpĂ H[LRQSHUPHWWDQWGŇ&#x2039;DLGHUOHV PXQLFLSDOLWpVHWOHVFRQFHSWHXUV&HGRFXPHQWHVWEDVpVXUOHŠWUDQVHFW ]RQH SODQQLQJÂŞ FRQVLVWDQW HQ OD VHFWLRQ GŇ&#x2039;XQ SD\VDJH SRXU PHWWUH HQ YDOHXUGHV]RQHVGLIIpUHQWHV /Ň&#x2039;LOOXVWUDWLRQPRQWUHODEDVHGHFHFRGH,OVŇ&#x2039;DJLWOjGXSDUWDJHHWGHOD QRPLQDWLRQGH]RQHVTXLSURJUHVVLYHPHQWYRQWGXUXUDOjOŇ&#x2039;XUEDLQ&RPPH le prĂŠcisent les concepteurs, il ne sâ&#x20AC;&#x2122;agit pas lĂ  du schĂŠma Ă  respecter dans OHGpYHORSSHPHQWGHVGHQVLWpV,OH[LVWHHQHIIHWGHQRPEUHX[H[HPSOHV RXOHV]RQHVQHVHVXLYHQWSDV&RPPH&HQWUDO3DUNj0DQKDWWDQROŇ&#x2039;RQ SDVVHGHOD]RQHjOD]RQH 3XLV GHV W\SRORJLHV GŇ&#x2039;KDELWDW VRQW DQDO\VpHV FODVVLĂ&#x20AC;pHV SDU ]RQH &KDTXH W\SH GH EkWLPHQW HVW DQDO\Vp LPSODQWDWLRQ VXU OD SDUFHOOH KDXWHXU FRÂ&#x20AC;W SXLV VRQW GpWDLOOpHV OHV LQIRUPDWLRQV UHODWLYHV DX SDUNLQJ FRPPH VD VLWXDWLRQ VD WDLOOH VRQ FRÂ&#x20AC;W SDU SODFH3RXU DERXWLU j XQH JULOOHFODLUHHWSUpFLVHSHUPHWWDQWORUVGHODGpĂ&#x20AC;QLWLRQGŇ&#x2039;XQSURMHWGHVH reporter Ă  la typologie que lâ&#x20AC;&#x2122;on souhaite rĂŠaliser pour avoir une idĂŠe du W\SHGHSDUNLQJjHQYLVDJHU

152


([HPSOHVGҋLQWHUYHQWLRQVjOҋpFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU




154


([HPSOHVGŇ&#x2039;LQWHUYHQWLRQVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHODPDLVRQTXDUWLHU

,OVŇ&#x2039;DJLWOjGŇ&#x2039;XQHWHFKQLTXHGHUDWLRQDOLVDWLRQGXEkWLHWGXW\SHGHSDUNLQJ jUpDOLVHUVHORQODW\SRORJLHGHOŇ&#x2039;pGLĂ&#x20AC;FH2QUHPDUTXHTXHTXHOOHTXHVRLW la typologie, la base nĂŠcessaire sera 2 places par unitĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;habitation que OŇ&#x2039;RQYDSODFHUGLIIpUHPPHQWVHORQODW\SRORJLHSRXUHQGLPLQXHUOŇ&#x2039;LPSDFW Ce type dâ&#x20AC;&#x2122;analyse a peut-ĂŞtre dĂŠjĂ  ĂŠtĂŠ rĂŠalisĂŠ en France, sans ĂŞtre très FRPPXQLTXp3RXUWUDYDLOOHUOHSDUNLQJRQVŇ&#x2039;HQWLHQWODSOXSDUWGXWHPSV DXUpJOHPHQWDWLRQVWHFKQLTXHVTXHOŇ&#x2039;RQDSSOLTXH,OVŇ&#x2039;DJLWSDUODVXLWHGH WURXYHUGHVVROXWLRQVGŇ&#x2039;LPSODQWDWLRQGHVSDUNLQJPLQLPLVDQWOHXULPSDFW Aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui, le positionnement de la voiture par rapport au logement SRXUUDLWLQLWLHUGHVFKDQJHPHQWVGHFRPSRUWHPHQWV Si lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠration est très bien connectĂŠe et proche des commerces et VHUYLFHV OŇ&#x2039;DFFqV j OD YRLWXUH VŇ&#x2039;LO HVW ŠSOXV FRPSOLTXpÂŞ SHXW SHUPHWWUH aux usagers de dĂŠcider de se rendre Ă  pieds lĂ  oĂš ils vont plutĂ´t que VRUWLUODYRLWXUH,FLOŇ&#x2039;DQDO\VHDPpULFDLQHQŇ&#x2039;HVWSDVFRQoXHGDQVOHEXWGH minimiser lâ&#x20AC;&#x2122;usage de la voiture en contraignant les usagers mais plutĂ´t en PLQLPLVDQWOŇ&#x2039;LPSDFWGXVWRFNDJHGHVYRLWXUHV0DLVRQSRXUUDLWHQYLVDJHU la conception de ce type de grilles de travail en France, proposant diffĂŠrentes solutions, adaptĂŠes Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠration, incitant Ă  laisser la voiture DXJDUDJHRXQHSOXVHQDYRLU /DSROLWLTXHGXŠQRFDUÂŞHVWHQYLVDJpHGDQVFHUWDLQHVRSpUDWLRQVPDLV VRXYHQW OH PDQTXH GH GHVVHUWH 7& SRXVVH OHV KDELWDQWV j OD YRLWXUH Mieux vaut peut-ĂŞtre ĂŞtre moins radical et sâ&#x20AC;&#x2122;adapter aux diffĂŠrentes VLWXDWLRQVSDUOHELDLVGŇ&#x2039;DQDO\VHVGHFHW\SH

155





Livittown, New York, 1947

Park Forest, Illinois, 1947

:LOOLQJERUR1HZ-HUVH\

157


$QDO\VHGH l’évolution de VXEXUEVGҋDSUqV JXHUUHV

158


$QDO\VHGHOŇ&#x2039;pYROXWLRQGHVXEXUEVGŇ&#x2039;DSUqVJXHUUHV

8QH DQDO\VH FRPSDUDWLYH GH WURLV EDQOLHXHV ŠSLRQQLqUHVÂŞ GDQV OH OLYUH ŠUHWURĂ&#x20AC;WWLQJ VXEXUELDÂŞ SHUPHW GH PLHX[ FHUQHU OHV RULJLQHV GX SKpQRPqQH(WGŇ&#x2039;DSUqVOHVDXWHXUVFHVEDQOLHXHVIRQFWLRQQHQWEHDXFRXS PLHX[TXHFHOOHVFRQVWUXLWHVSDUODVXLWH ,OVŇ&#x2039;DJLWGHWURLVSURWRW\SHVGHVSUHPLqUHŠEHGURRPVVXEXUEVÂŞFRQVWUXLWHV SRXUORJHUGHVPLOOLHUVGHIDPLOOHVGH*,UHQWUDQWGHODJXHUUH /DSUHPLqUHHQ/HYLWWRZQj/RQJ,VODQGSUqVGH1HZ<RUN maisons construites Ă  une allure pouvant aller jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  20 maisons par MRXU3XLVXQDXWUHSURMHWGH/HYLWWj:LOOLQJERUR1HZ-HUVH\HQ(W HQĂ&#x20AC;Q3DUN)RUHVWGDQVOŇ&#x2039;,OOLQRLVHQ 8QHFRPSDUDLVRQGHOŇ&#x2039;pYROXWLRQGHFHVVXEXUEV Sur un plan ĂŠconomique les auterus insistent sur le fait que ces maisons vendues peu cher Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;origine ont pris beaucoup de valeur en un demiVLqFOH 2Q UHPDUTXH GŇ&#x2039;DLOOHXUV SDU XQH pWXGH GH OD SRSXODWLRQ GH FHV banlieues que plus il y a de minoritĂŠs ethniques reprĂŠsentĂŠes, moins la YDOHXU D DXJPHQWp $LQVL /HYLWWRZQ j /RQJ ,VODQG R OHV SRSXODWLRQV noire-amĂŠricaines ĂŠtaient exclues, la valeur des maisons est passĂŠe GH  j  HQ  'DYLG 5XVN DSSHOOH FHWWH YDULDWLRQ GH YDOHXU OD ŠVHJUHJDWLRQ WD[ÂŞ SXLVTXH HQ IDLVDQW OHV FDOFXOV GH YDOHXU dans diffĂŠrentes communautĂŠs il a pu se rendre compte que plus le SRXUFHQWDJHGHPLQRULWpHVWLPSRUWDQWPRLQVODYDOHXUGXELHQDXJPHQWH Au-delĂ  de cette analyse, il est remarquĂŠ que les maisons, bien que toutes

159





$QDO\VHGHOÒ&#x2039;pYROXWLRQGHVXEXUEVGÒ&#x2039;DSUqVJXHUUHV

'HX[YXHVGLIIpUHQWHVGH/HYLWWRZQGpVOHVGpEXWVHWDXMRXUGÒ&#x2039;KXL8QHPRUSKRORJLHTXLVHPDLQWLHQW




très similaires Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;origine ont subis de grands changements et aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui, se dĂŠplacer dans ces banlieues ne laisse pas imaginer que ces maisons pWDLHQWTXDVLPHQWLGHQWLTXHV(OOHVRQWpWpDJUDQGLHVUpQRYpHVSRXUHQ DXJPHQWHUODYDOHXUPDLVWUqVSHXRQpWpGpPROLHV ,O HVW REVHUYp TXŇ&#x2039;j /HYLWWRZQ LO QŇ&#x2039;\ D SDV HX GH WUDQVIRUPDWLRQ WHOOHV que lâ&#x20AC;&#x2122;apparition de plusieurs logements dans une mĂŞme maison, les appartements en extension sont très rares et les petits logements sĂŠparĂŠs LQWHUGLWV$LQVLODWUDPHODPRUSKRORJLHHVWUHVWpHODPrPH $3DUN)RUHVWODGpPDUFKHHVWGLIIpUHQWHFDUOŇ&#x2039;RQSURPHXWODGHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ HW RQ D SRXU EXW GH FRQVWUXLUH GH QRXYHDX[ ORJHPHQWV SRXU GLYHUVLĂ&#x20AC;HU OŇ&#x2039;RIIUH 'HV WHUUDLQV VRQW HQFRUH FRQVWUXFWLEOHV$ORUV TXŇ&#x2039;j /HYLWWRZQ R on a dĂŠcidĂŠ de ne plus construire Ă  cotĂŠ, on vient donc sâ&#x20AC;&#x2122;implanter sur dâ&#x20AC;&#x2122;anciens lieux commerciaux pour crĂŠer des logements pour personnes kJpHVDĂ&#x20AC;QGHGLYHUVLĂ&#x20AC;HUOŇ&#x2039;RIIUH 3LRQQLqUHVGŇ&#x2039;XQUHWURĂ&#x20AC;WWLQJUpXLVVL" Et aux auteurs de terminer en soulignant le fait que beaucoup de banlieues construites par la suite lâ&#x20AC;&#x2122;ont ĂŠtĂŠ de manière moins dense avec des maisons plus grandes; des connexions piĂŠtonnes moins dĂŠveloppĂŠes HWXQHGpSHQGDQFHjODYRLWXUHDFFUXH$XĂ&#x20AC;QDOLOVpPHWWHQWOŇ&#x2039;LGpHTXH ces premières suburbs ont un avenir car une morphologie permettant XQ WUDYDLO j OŇ&#x2039;pFKHOOH SLpWRQQH (W ELHQ TXH FH W\SH GŇ&#x2039;KDELWDW YD GHYRLU muter pour sâ&#x20AC;&#x2122;adapter et proposer des alternatives Ă  la voiture, dâ&#x20AC;&#x2122;autres




$QDO\VHGHOŇ&#x2039;pYROXWLRQGHVXEXUEVGŇ&#x2039;DSUqVJXHUUHV

EDQOLHXHVGHYURQWVXELUGHVWUDQVIRUPDWLRQVSOXVUDGLFDOHVSRXU\DUULYHU

2Q VH UHQG FRPSWH LFL SHXWrWUH SOXV TXŇ&#x2039;DXSDUDYDQW OŇ&#x2039;pFDUW TXŇ&#x2039;LO H[LVWH HQWUHOHFDVIUDQoDLVHWOHFDVDPpULFDLQGHSDUOŇ&#x2039;pFKHOOHGHVRSpUDWLRQV Cette analyse rĂŠalisĂŠe par les professionnels amĂŠricains sur la production urbaine de leur pays il y a plus de cinquante ans maintenant, OHXUSHUPHWGŇ&#x2039;DYRLUXQUHJDUGSOXVpUXGLWVXUODUpDOLWpGHVFKRVHV&DU comme le rappellent les premiers mots, les banlieues ont toujours ĂŠtĂŠ SDUWLFXOLqUHPHQW FULWLTXpHV HW OHV SUHPLqUHV FRPPH /HYLWWRZQ WUqV PpGLDWLVpHOŇ&#x2039;RQWpWpHQFRUHSOXV+RUVOŇ&#x2039;RQUHPDUTXHDYHFFHWWHDQDO\VH que si les constructeurs qui se sont succĂŠdĂŠs avaient su cerner les points positifs de ces opĂŠrations rĂŠpondant Ă  la nĂŠcessitĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;une pĂŠriode de lâ&#x20AC;&#x2122;Histoire particulière, peut-ĂŞtre aurait-on moins de mal Ă  faire ĂŠvoluer les VXEXUEVDPpULFDLQHVFRQVWUXLWHVSDUODVXLWH 2Q SHUoRLW LFL OŇ&#x2039;LQWpUrW GH WHOOHV DQDO\VHV GH OŇ&#x2039;H[LVWDQW HW GHV pYROXWLRQV SRXUHQWLUHUOHVOHoRQVHWPLHX[GpĂ&#x20AC;QLUOHVD[HVjWUDYDLOOHUSRXUDPpOLRUHU ODSURGXFWLRQVXUXQWHUULWRLUHGRQQp3LHUUH/DMXVOHSUpFRQLVDLWGŇ&#x2039;DLOOHXUV dans son bilan en insistant sur la nĂŠcessitĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;analyser la production française de maisons individuelles pour ĂŞtre capable ensuite dâ&#x20AC;&#x2122;intervenir GHIDoRQHIĂ&#x20AC;FLHQWH




5HWURÀWWLQJj SOXVJUDQGH échelle




5HWURĂ&#x20AC;WWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

2XWUH OHV HVSDFHV GŇ&#x2039;KDELWDWLRQV OH UHWURĂ&#x20AC;WWLQJ LQWHUYLHQW DXVVL j SOXV JUDQGHpFKHOOH/HWUDYDLOUpDOLVpjFHQLYHDXOjjOŇ&#x2039;pFKHOOHGŇ&#x2039;XQHVXEXUE ou bien du territoire manie des principes qui pourraient ĂŞtre adaptĂŠ au WHUULWRLUHIUDQoDLVFRPPHRQYDOHYRLUSDUODVXLWH Dans un premier temps, on verra quelle analyse et quel traitement est fait VXU OHV ŠFRPPHUFLDO VWULSVÂŞ FHV ]RQHV GH GpYHORSSHPHQW FRPPHUFLDO OHORQJGHJUDQGVD[HVURXWLHUV3XLVRQYHUUDFRPPHUHWUDLWHUOHVD[HV URXWLHUHX[PrPHV(WHQĂ&#x20AC;QTXHOVVRQWOHVSULQFLSHVPLVHQSODFHSRXU redĂŠvelopper totalement des quartiers oĂš lâ&#x20AC;&#x2122;on trouve les anciennes zones commerciales ou de bureaux ainsi que les grands axes de connexion au JUDQGWHUULWRLUH 2QVŇ&#x2039;DSSXLHUDLFLVXUGHVH[HPSOHVWLUpVGXOLYUHŠUHWURĂ&#x20AC;WWLQJVXEXUELDÂŞ car les cartes utilisĂŠes sont très parlantes et communiquent extrĂŞmement ELHQOHVSULQFLSHVPLVHQSODFHSRXUOHUHWURĂ&#x20AC;WWLQJjFHWWHpFKHOOH




/HVŠFRPPHUFLDOVWULSVÂŞ DĂŠs les annĂŠes 1950, simultanĂŠment au dĂŠveloppement des lotissements rĂŠsidentiels ce sont dessinĂŠs, le long des axes autoroutiers, des parcelles DX PLOLHX GHVTXHOOHV WU{QDLHQW GHV ŠELJER[ VWRUHVÂŞ HQWRXUpV GH OHXU VXUIDFHGHSDUNLQJLPSUHVVLRQQDQWH &HV pWDOHPHQWV VRQW GÂ&#x20AC;V j OŇ&#x2039;H[SRQHQWLHO FUpDWLRQ GH PDUTXHV GH grands magasins, qui se sont donc installĂŠes progressivement sur tout OH WHUULWRLUH /HV JUDQGHV PDUTXHV GRPLQDQW SURJUHVVLYHPHQW OHV SOXV SHWLWHV EHDXFRXS RQW GÂ&#x20AC; IHUPHU OHV ELJER[HV UHVWDQW GHYHQDQW GHV ŠJKRVWER[HVÂŞ'HSOXVOHVJUDQGHVPDUTXHVVŇ&#x2039;pWHQGDQWHWGHYHQDQWGH plus en plus gourmandes dĂŠlaissent progressivement les premières box construites pour en rĂŠaliser de plus grandes, crĂŠant continuellement de QRXYHOOHVJKRVWER[HV

3RXUSHUFHYRLUOŇ&#x2039;DPSOHXUGXSKpQRPqQHTXHOTXHVFKLIIUHV /HVSDUNLQJVUHFRXYUHQWDXMRXUGŇ&#x2039;KXLGHFKDTXHORWFRPPHUFLDO (QFHQWUHVFRPPHUFLDX[DX[86$HWHQ $XMRXUGŇ&#x2039;KXLGHO��&#x2039;HVSDFHGHVPDOOVHVWGpGLpDXFKDvQHVFRPPHUFLDOHV (QWUHHWFHQWUHVFRPPHUFLDX[FRQVWUXLWV Wal-Mart, grande marque qui construisaient des big-boxes de 8000m2 SDVVHDXMRXUGŇ&#x2039;KXLjGHVFRQVWUXFWLRQVGHP (Q:DO0DUWFRPSWDLWŠVXSHUFHQWHUVÂŞHWHQ




5HWURĂ&#x20AC;WWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

Colerain avenue, Cinncinnati, Ohio




0DJDVLQ %LJ .PDUW WUDQVIRUPp HQ pJOLVH j :RRGVWRFN *HRUJLD

8Q PDJDVLQ GH YHQWH GH JURV WUDQVIRUPp HQ ELEOLRWKqTXHSXEOLTXHj'HQWRQ7H[DV




5HWURĂ&#x20AC;WWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

2Q SHXW UHPDUTXHU XQ SDUDGR[H GŇ&#x2039;XQ FRWp GHV PDUTXHV FRPPH :DO Mart vont continuer Ă  construire de nouvelles big-boxes en dĂŠlaissant les plus petites et de lâ&#x20AC;&#x2122;autre, de nouveaux malls ouverts oĂš on porte un LQWpUrW DX GpYHORSSHPHQW GŇ&#x2039;HVSDFHV SXEOLFV R RQ PL[H OHV XVDJHV SRXUOHVUHQGUHSOXVYLYDEOHjXQHpFKHOOHSOXVSURFKHGXSLpWRQ

)DLUHUHYLYUHOHVJKRVWER[HV /HVFKDvQHVGpODLVVDQWOHXUVDQFLHQVPDJDVLQVFUpHQWGŇ&#x2039;LPPHQVHV]RQHV vacantes, sans aucune utilitĂŠ et pourtant reprĂŠsentant des surfaces FRQVLGpUDEOHVVXUOHWHUULWRLUH /H PDJDVLQ GHYLHQWPDJDVLQB Certains de ces sites sont repris par GŇ&#x2039;DXWUHV FKDvQHV FRPPHUFLDOHV ZDOPDUWUHDOW\FRP HVW XQ VLWH LQWHUQHW proposant la location ou lâ&#x20AC;&#x2122;achat des anciens magasins dĂŠlaissĂŠs par la marque par exemple! /HPDJDVLQGHYLHQWWRXWDXWUHFKRVHB2QHQFKDQJHODIRQFWLRQRQ \ DPpQDJH OHV HVSDFHV H[WpULHXUV HW OŇ&#x2039;RQ UHIDLW OHV IDoDGHV (Q HIIHW ces lieux sont très bien desservis et occupent des surfaces importantes SHUPHWWDQW GŇ&#x2039;\ LQVWDOOHU GH QRXYHOOHV IRQFWLRQV WUqV IDFLOHPHQW &HOD SHUPHW GH GLYHUVLĂ&#x20AC;HU OŇ&#x2039;RIIUH FRPPHUFLDOH HW VXUWRXW OHV VHUYLFHV DX[ KDELWDQWVYRLVLQVGHFHVHVSDFHV Ainsi se dĂŠveloppent des lieux de cultes(ĂŠglises, synagogues, mosquĂŠes) mais aussi des bibliothèques, antennes de mairie, centres communaux,




pFROHVXQLYHUVLWpVGLVFRWKqTXHVWKpkWUHVFLQpPDVJ\PQDVHVEXUHDX[ HWPrPHGHVFOLQLTXHV'HVDUFKLWHFWHVVHVSpFLDOLVHQWGŇ&#x2039;DLOOHXUVVXUXQ W\SHGHUHWURĂ&#x20AC;WWLQJ /HPDJDVLQGHYLHQWXQHVSDFHYHUWB8QHDXWUHGpPDUFKHFRQVLVWHHQ ODGpPROLWLRQGHFHVHVSDFHVPLQpUDX[SRXUOHVUHQDWXUDOLVHU$LQVLRQSHXW YRLUjGURLWHOHŠUHJUHHQLQJÂŞGH3KDOHQ6W3DXO0LQQHVRWD/DFRPPXQH a rachetĂŠ cet espace et Ă  dĂŠcidĂŠ, comme il nâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait pas intĂŠressant de OH GHQVLĂ&#x20AC;HU GH UHFUpHU OH ODF TXL H[LVWDLW DXSDUDYDQW (W PHWWUH DLQVL j disposition un nouveau parc public oĂš la biodiversitĂŠ pourrait rependre sa SODFH/HSODQDpWpGpYHORSSpHQSDUOŇ&#x2039;8QLYHUVLWpGŇ&#x2039;DUFKLWHFWXUHHW SD\VDJHGX0LQQHYVRWD /DPL[LWpGHIRQFWLRQVHQJHQGUpHSDUFHVRSpUDWLRQVGHUHWURĂ&#x20AC;WWLQJFRXSOpH Ă  un travail de la connectivitĂŠ piĂŠtonne de ces espaces commerciaux et GHVHUYLFHVDX[HVSDFHVUpVLGHQWLHOVSHUPHWDX[KDELWDQWVGHSURĂ&#x20AC;WHUGH QRXYHOOHVIRQFWLRQVGLYHUVLĂ&#x20AC;pHVSUqVGHFKH]HX[HWSHXWOLPLWHUOŇ&#x2039;XVDJH GH OD YRLWXUH 0DLV VRXYHQW FHV D[HV DXWRURXWLHUV QH VRQW SDV FRQoXV SRXU DFFpGHU DX[ PDJDVLQV DXWUHPHQW ,O HVW GRQF QpFHVVDLUH GH OHV ŠUHWURĂ&#x20AC;WHUÂŞHX[DXVVL

170


5HWURÀWWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

$JDXFKHHQDYHFOHFHQWUHFRPPHUFLDODEDQGRQQpHWjGURLWHHQDYHFOHQRXYHOHVSDFHQDWXUHOHWOHV QRXYHDX[ORJHPHQWV

ELQJFRPPDSVYXHDFWXHOOHGXVLWHUpDPpQDJp

171


172


&LW\RIWKHIXWXUH&RQFRXUV$WODQWDHQ *HRUJLD7HFK7HDP:HFDQUHYHUVHVSUDZO




7UDQVIRUPHUGHVŠDUWHULDOVZD\VÂŞHQŠPXOWLZD\ERXOHYDUGVÂŞ &Ň&#x2039;HVWjGLUHWUDQVIRUPHUXQHDXWRURXWHHQERXOHYDUGŠSHUPpDEOHÂŞPXOWL WUDQVSRUWV &DU OH UHWURĂ&#x20AC;WWLQJ GHV GLIIpUHQWHV DLUHV FRPPHUFLDOHV VDQV OŇ&#x2039;DPpQDJHPHQW GHV DFFqV j FHV QRXYHOOHV IRQFWLRQV QŇ&#x2039;D DXFXQ LQWpUrW Et les axes routiers bordĂŠs de zones commerciales ne sont absolument SDVSHQVpVSRXUDXWUHFKRVHTXHODYRLWXUH/DFRQVWUXFWLRQGHPXOWLZD\ ERXOHYDUGV D pWp VWRSSp GDQV OHV DQQpHV  FDU OHV LQJpQLHXUV GHV YRLULHV SHQVDLHQW TXH OD PXOWLSOLFDWLRQ GH GLIIpUHQWV W\SHV GH Ă X[ HQWUDvQHUDLWGHJURVDFFLGHQWV$LQVLFHVERXOHYDUGVQHIXUHQWSDVLQFOXV DXV\VWqPHGHFODVVLĂ&#x20AC;FDWLRQGXV\VWqPHURXWLHU Il a fallu que les concepteurs travaillent Ă  cette connexion entre les axes GHWUDQVSRUWVHWOHWHUULWRLUHHWFUpHQWFHVQRXYHDX[ERXOHYDUGV /HV\VWqPHHVWVLPSOH,OVŇ&#x2039;DJLWGHGpPXOWLSOLHUOHVYRLHVHWOHXUDWWULEXHU XQHIRQFWLRQ$LQVLGHVHVSDFHVSRXUGHVWUDQVSRUWVHQFRPPXQVVRQW PpQDJpV DLQVL TXH GHV YRLHV GH GHVVHUWHV VXU OHV H[WUpPLWpV /H WRXW dotĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;un amĂŠnagement paysager, de mobilier urbain et dâ&#x20AC;&#x2122;espaces de FLUFXODWLRQGpGLpVDX[F\FOHVHWSLpWRQV

174


5HWURÀWWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

&LW\RI$WODQWD1HLJKERUKRRG&RPPHUFLDO'LVWULFW2UGLQDQFH &RXSHVFKpPDWLTXHGҋDYDQWDSUqVSRXUPLHX[FRPSUHQGUHOHV\VWqPHjPHWWUHHQSODFH

175


0HVDGHO6ROjFRWpGÒ&#x2039;$OEXTXHUTXH3URMHWSODQQLÃ&#x20AC;pSDU3HWHU&DOWKRUSHRLOPHW HQSODFHFHV\VWqPHGHUpSDUWLWLRQGHVYRLHVGÒ&#x2039;XQERXOHYDUG




5HWURĂ&#x20AC;WWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

'HVSULQFLSHVjGpYHORSSHUHQ)UDQFH" Encore une fois, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle des questionnements parait bien diffĂŠrente en France car nous ne sommes pas encore submergĂŠs par les zones GŇ&#x2039;DFWLYLWpV YLGHV GH WRXWH DFWLYLWpV MXVWHPHQW 0DLV FHV ]RQHV UHĂ qWHQW clairement une non intĂŠgration au territoire qui les entourent puisquâ&#x20AC;&#x2122;elles sont dĂŠveloppĂŠes tournĂŠes vers les autoroutes, se dĂŠveloppant autour GHVpFKDQJHXUVQLDQWOHWHUULWRLUHHQYLURQQDQWH[LVWDQW 8QSUHPLHUSRLQWGHYXHSRXUUDLWrWUHFRPPHjOŇ&#x2039;pFKHOOHGHVORWLVVHPHQWV rĂŠsidentiels, de se dire que nous sommes encore loin derrière les 86$ 3HQVHU TXŇ&#x2039;LO \ D GH OD PDUJH HW FRQWLQXHU j ODLVVHU IDLUH HVW XQ SRVLWLRQQHPHQWWUqVIDFLOHHWUpSDQGXDXMRXUGŇ&#x2039;KXL 0DLV OŇ&#x2039;LQWpUrW VHUDLW GŇ&#x2039;DSSUHQGUH GHV 86$ HW GH OD VLWXDWLRQ DFWXHOOH j ODTXHOOH LO OHXU IDXW IDLUH IDFH (W DLQVL LQWpJUHU OHV QRXYHOOHV SUDWLTXHV ĂŠmergeant de lâ&#x20AC;&#x2122;autre cotĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;Atlantique pour les adapter au schĂŠma IUDQoDLV HW DLQVL UHQYHUVHU OD WHQGDQFH ,O VŇ&#x2039;DJLUDLW GŇ&#x2039;DYRLU XQH SRVWXUH dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration de lâ&#x20AC;&#x2122;existant et des nouvelles opĂŠrations avant dâ&#x20AC;&#x2122;y ĂŞtre IRUFp Ainsi des zones dâ&#x20AC;&#x2122;activitĂŠs stratĂŠgiquement implantĂŠes pourraient ĂŞtre GHQVLĂ&#x20AC;pHV OHV D[HV GH WUDQVSRUWV UHTXDOLĂ&#x20AC;pV HW FRQQHFWpV DX[ ]RQHV de lotissements pour y apporter une urbanitĂŠ et une multifonctionalitĂŠ LQH[LVWDQWH DXMRXUGŇ&#x2039;KXL &HOD SHUPHWWDQW OH UHQIRUFHPHQW RX OD FUpDWLRQ GŇ&#x2039;XQSRO\FHQWULVPHVWUXFWXUp

177


/DVRPPHGHFHVSULQFLSHVLQWHUYHQDQWjGLIIpUHQWHVpFKHOOHV 72' /H72'RX7UDQVLW2ULHQWHG'HYHORSPHQWHVWXQHDSSURFKHGpĂ&#x20AC;QLVVDQW des modes dâ&#x20AC;&#x2122;organisation dâ&#x20AC;&#x2122;un quartier et de son articulation avec le WHUULWLRLUH 3RXUHQFRPSUHQGUHOHVIRQGHPHQWVUHJDUGRQVXQH[HPSOH(WOŇ&#x2039;RQSRXUUD se rendre compte quâ&#x20AC;&#x2122;il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;un mixe, de lâ&#x20AC;&#x2122;addition, de lâ&#x20AC;&#x2122;emboitement GHVGLIIpUHQWVSULQFLSHVREVHUYpVMXVTXŇ&#x2039;jPDLQWHQDQW8Q72'SHXWrWUH conçu de toute pièce Ă  partir de rien mais peut aussi ĂŞtre lâ&#x20AC;&#x2122;aboutissement GHODPXWDWLRQGŇ&#x2039;XQWLVVXVH[LVWDQW

6LWHGŇ&#x2039;LPSODQWDWLRQGXQRXYHDXTXDUWLHU'(PDLVRQVj ŠWUDQVLWRULHQWHGUHVLGHQFHVÂŞ

178


5HWURĂ&#x20AC;WWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

8Q 72' FRQVLVWH DX GpYHORSSHPHQW XUEDLQ GŇ&#x2039;XQ TXDUWLHU DXWRXU GH QRHXGVGŇ&#x2039;LQWHUFRQQH[LRQHQWUHGLIIpUHQWVPRGHVGHGpSODFHPHQW,OVŇ&#x160;DJLW GŇ&#x2039;XQ TXDUWLHU GHQVH HW UHJURXSDQW GLIIpUHQWHV W\SRORJLHV GH ORJHPHQWV Ceci favorisant lâ&#x20AC;&#x2122;installation de diffĂŠrentes catĂŠgories dâ&#x20AC;&#x2122;usagers sĂŠduits SDUOŇ&#x2039;pFKHOOHKXPDLQHGXTXDUWLHU Il ne sâ&#x20AC;&#x2122;agit pas uniquement de logements mais dâ&#x20AC;&#x2122;un nouveau centre urbain DYHFGHVFRPPHUFHVGHVEXUHDX[HWGHVLQVWLWXWLRQV/HVKDELWDQWVRQW DLQVLDFFqVDX[QpFHVVLWpVTXRWLGLHQQHVVDQVOŇ&#x2039;XVDJHGHODYRLWXUH'HV pFROHVVRQWDXVVLLQVWDOOpHVSHUPHWWDQWDX[HQIDQWVGŇ&#x2039;\DOOHUjSLHGV ,O VŇ&#x2039;DJLW Oj GŇ&#x2039;XQ V\VWqPH GH SULQFLSHV WRWDOHPHQW DGDSWDEOH HQ )UDQFH Câ&#x20AC;&#x2122;est dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs dĂŠjĂ  le cas pour diffĂŠrents quartiers mais il sâ&#x20AC;&#x2122;agit souvent GŇ&#x2039;HVSDFHVUHFRQYHUWLVHQ]RQHXUEDLQH+RUVFHVSULQFLSHVQHSRXUUDLHQW LOV SDV rWUH HQYLVDJpV HQ ]RQH SpULXUEDLQH &UpDQW DLQVL XQ UpVHDX SRO\FHQWULTXHRXOHFRQIRUWDQW3HUPHWWDQWXQHGHQVLWpLPSRUWDQWHFHOD permettrait de proposer des alternatives au lotissement en proposant des ORJHPHQWVGHTXDOLWpFRQQHFWpVDX[JUDQGVUpVHDX[GHWUDQVSRUWV0DLV ces quartiers ne doivent pas devenir des enclaves connectĂŠs au ÂŤgrand UpVHDXÂŞ XQLTXHPHQW /Ň&#x2039;LQWpJUDWLRQ HW OŇ&#x2039;LQWHUFRQQH[LRQ DX QLYHDX ORFDO HVWHVVHQWLHOOHSRXUTXŇ&#x2039;XQPD[LPXPGŇ&#x2039;KDELWDQWVSXLVVHQWSURĂ&#x20AC;WHUGHFH QRXYHDXFHQWUH

179


$FFqVjGLIIpUHQWVW\SHVGHWUDQVSRUWV 2Q SULYLOqJLH OŇ&#x2039;DFFqV SLpWRQ DX[ 7& SDU XQ UpVHDX YLDLUH amĂŠnagĂŠ, des espaces publics gĂŠnĂŠreux(places et parcs) LA voiture nâ&#x20AC;&#x2122;est pas prohibĂŠe mais lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle du quartier (les distances de 400 Ă  800m) permettent dâ&#x20AC;&#x2122;inciter lâ&#x20AC;&#x2122;usager Ă  FKRLVLUGHVDOWHUQDWLYHV

8QJUDQGHVSDFHSXEOLFOHFHQWUHXUEDLQ Dans la zone plus dense sâ&#x20AC;&#x2122;organise un centre avec des HVSDFHVSXEOLFVTXDOLĂ&#x20AC;pVSDUXQIURQWEkWLGHVFRPPHUFHV VHUYLFHV HW LQVWLWXWLRQV ,QWqJUDQW OHV GLIIpUHQWV DUUrWV GH 7&

Des zones dâ&#x20AC;&#x2122;habitat et de densitĂŠs diffĂŠrentes Pour que chacun trouve le logement qui lui convient, de QRPEUHXVHV W\SRORJLHV GpYHORSSpHV /D ]RQH FHQWUDOH SURFKH7&HVWSOXVGHQVHGHVEkWLPHQWVSOXVKDXWFUpHQW OHIURQWEDWL3OXVHQDUULqUHGHVPDLVRQVGHYLOOHYLHQQHQW VŇ&#x2039;DOLJQHUOHORQJGHVUXHVTXDOLĂ&#x20AC;DQWOŇ&#x2039;HVSDFHSXEOLF

Zone pavillonnaire peu dense ConnectĂŠe Ă  ce nouveau quartier permettant aux riverains dâ&#x20AC;&#x2122;accĂŠder aux TC

180


40

0m

5HWURÃ&#x20AC;WWLQJjSOXVJUDQGHpFKHOOH

800

m

3ODQ0DVVHSRXU0HWUR:HVWj)DLUID[9LUJLQLD&RQoXSDU/HVVDUG$UFKLWHFWHXUDO*URXSHW('$:

181


S’il fallait résumer le UHWURÀWWLQJ"

182


6Ň&#x2039;LOIDOODLWUpVXPHUOHUHWURĂ&#x20AC;WWLQJ"

3DU FH VXUYRO GH OD FRPSOH[LWp GX FDV GHV 86$ RQ D SX H[WUDLUH OHV diffĂŠrents principes mis en place pour changer la donne et faire ĂŠvoluer OHVŠVXEXUELDVÂŞ6Ň&#x2039;LOIDOODLWOHVV\QWKpWLVHUFHODSRXUUDLWSHXWrWUHGRQQHU ceci: MIXITĂ&#x2030; de fonctions et de logements

PROXIMITĂ&#x2030; Pouvoir exercer des activitĂŠs Ă  cotĂŠ de chez-soi.

DENSITĂ&#x2030; Construire la ville sur la ville

&HV VFKpPDV RQW pWp UpDOLVpV GDQV OH FDGUH GHV DWHOLHUV GX 6&27 GX *UHQHOOH GH OD UpJLRQ XUEDLQH JUHQREORLVH ,OV PRQWUHQW  TXH OHV UpĂ H[LRQVWHQGHQWDFWXHOOHPHQWjOŇ&#x2039;DSSOLFDWLRQGHFHVSULQFLSHVGDQVOH GpYHORSSHPHQWGŇ&#x2039;XQSURMHWGŇ&#x2039;DYHQLUjOŇ&#x2039;pFKHOOHWHUULWRULDOH Mais lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrĂŞt et le challenge pourrait ĂŞtre de les intĂŠgrer Ă  cette ĂŠchelle GRQWOHGpYHORSSHPHQWIDLWGpIDXWDXMRXUGŇ&#x2039;KXLOŇ&#x2039;pFKHOOHLQWHUFRPPXQDOH




Pour conclure...

184


Pour conclure...

Dans ce mĂŠmoire centrĂŠ sur le lotissement en France, jâ&#x20AC;&#x2122;ai tentĂŠ de cerner les diffĂŠrents enjeux liĂŠs Ă  cette procĂŠdure devenue une forme urbaine SDUDVLWDQWOHWHUULWRLUH Jâ&#x20AC;&#x2122;ai pu me rendre compte, par des entretiens et recherches documentaires des questionnements que soulèvent aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui le lotissement mais aussi GHODYLVLRQTXŇ&#x2039;HQRQWOHVSURIHVVLRQQHOV Câ&#x20AC;&#x2122;est un fait quâ&#x20AC;&#x2122;aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui le lotissement tel quâ&#x20AC;&#x2122;il est conçu dans la plupart des cas ne fonctionne pas car nâ&#x20AC;&#x2122;est pas intĂŠgrĂŠ au tissus qui lâ&#x20AC;&#x2122;accueille HW QŇ&#x2039;LQWqJUH GRQF SDV VHV KDELWDQWV j OD FRPPXQH ,O HVW FODLU SRXU OHV SURIHVVLRQQHOV TXH FHV RSpUDWLRQV GRLYHQW FHVVHU GH VH PXOWLSOLHU (W JUkFHDX[HQWUHWLHQVMŇ&#x2039;DLSXSHUFHYRLUFRPPHQW ­ODĂ&#x20AC;QGHFHWWHSUHPLqUHSDUWLHGŇ&#x2039;LQWURGXFWLRQJpQpUDOHLOpWDLWFODLUTXH lâ&#x20AC;&#x2122;enjeu rĂŠsidait dans la pĂŠdagogie, le rĂ´le de conseil quâ&#x20AC;&#x2122;ont les diffĂŠrents RUJDQLVPHV QDWLRQDX[ HW UpJLRQDX[ ,OV VRQW OHV YHFWHXUV GH QRXYHOOHV idĂŠes, de nouvelles façon de rĂŠglementer les opĂŠrations pour en permettre OŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQ Mais il est aussi avĂŠrĂŠ que les ĂŠlus, les politiques ont un grand rĂ´le Ă  MRXHUGDQVFHWWHFRXUVHYHUVODTXDOLWp&DULOVVRQWFHX[TXLELHQDUPpV peuvent faire face aux promoteurs pour imposer des idĂŠes, des règles JDJHGHODVDXYHJDUGHGHODFRKpUHQFHWHUULWRULDOH

185


2QDSXYRLUTXHOHVRSpUDWLRQVSRXYDLHQWrWUHDPpOLRUpHVjOŇ&#x2039;pFKHOOHGH ODFRPPXQHPDLVXQPDLOORQHVWVRXYHQWPDQTXDQWOŇ&#x2039;LQWHUFRPPXQDOLWp Pourtant il est perçu comme essentiel par les professionnels car SHUPHWWDQWXQHYLVLRQjSOXVJUDQGHpFKHOOHGXSURMHW&DUOŇ&#x2039;pFKHOOHDX GHVVXVOH6FRWQHYDSDVMXVTXŇ&#x2039;DXSURMHW Il faut pour rĂŠussir une intercommunalitĂŠ comme pour la rĂŠussite de nouveaux projets que la communication soit possible, que chaque parti sache exactement oĂš commencent ses compĂŠtences et oĂš elles VŇ&#x2039;DUUrWHQWSRXUODLVVHUODSODFHjGŇ&#x2039;DXWUHV/Ň&#x2039;DSSURFKHSOXULGLVFLSOLQDLUHHW lâ&#x20AC;&#x2122;addition de compĂŠtence est un gage de rĂŠussite ainsi que la force de FRQYLFWLRQHWGŇ&#x2039;LQLWLDWLYH 2QDSXOHUHPDUTXHUGDQVODVHFRQGHSDUWLHRGHVH[HPSOHVGHQRXYHOOHV opĂŠrations montrent que lâ&#x20AC;&#x2122;engagement des ĂŠlus, des promoteurs, mais aussi la force de proposition des concepteurs oĂš bien la volontĂŠ des KDELWDQWVHVWLQGLVSHQVDEOHjOŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQGHVRSpUDWLRQV'HSOXVRQD SXYRLUTXHGHVDOWHUQDWLYHVDXORWLVVHPHQWVRQWDXMRXUGŇ&#x2039;KXLFRQVWUXLWHV 'HV KDELWDWV SOXV GHQVH PDLV DXVVL SOXV pYROXWLIV HW GLYHUVLĂ&#x20AC;pV SRXU sâ&#x20AC;&#x2122;adapter au nĂŠcessitĂŠs rĂŠelles des habitants qui sont les principaux JDJQDQWV Il ne sâ&#x20AC;&#x2122;agit donc pas de chercher les coupables de la mĂŠdiocre qualitĂŠ des lotissements actuellement mais plutĂ´t de se rendre compte de sa position dans le schĂŠma dâ&#x20AC;&#x2122;organisation de nouvelles opĂŠrations; pour prendre




Pour conclure...

FRQVFLHQFHGXU{OHTXHOŇ&#x2039;RQDjMRXHUGDQVODUHFKHUFKHTXDOLWDWLYH4XH OŇ&#x2039;RQVRLWDUFKLWHFWHFRQVHLOOHUSURPRWHXUFOLHQWpOXVFKDFXQDVDSDUW GHUHVSRQVDELOLWp (WFHWWHSULVHGHFRQVFLHQFHSURJUHVVHDXMRXUGŇ&#x2039;KXLJUkFHjGHVDFWLRQV SpGDJRJLTXHV GHV FRQVHLOV GHV GpEDWVTXL SHUPHWWHQW OŇ&#x2039;DPpOLRUDWLRQ GH OD SURGXFWLRQ 0DLV FHWWH FRPPXQLFDWLRQ FH U{OH SpGDJRJLTXH QH devrait-il pas ĂŞtre bien plus important, organisĂŠ et structurĂŠ? Car lâ&#x20AC;&#x2122;on remarque dans les exemples quâ&#x20AC;&#x2122;il sâ&#x20AC;&#x2122;agit dâ&#x20AC;&#x2122;actions au cas par cas, ÂŤdâ&#x20AC;&#x2122;un KRPPHÂŞTXLYDLQYHUVHUODWHQGDQFHjXQPRPHQWGRQQp8QHPHLOOHXUH formation de tout les acteurs ne permettrait-elle pas des avancĂŠes qualitatives beaucoup plus spectaculaire? Car la communication sur ce VXMHW SDUDLW IDLUH FUXHOOHPHQW GpIDXW DX QLYHDX QDWLRQDO 'H QRPEUHX[ &$8(SUHQQHQWGHVLQLWLDWLYHVDXQLYHDXGpSDUWHPHQWDO0DLVODTXHVWLRQ de lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration des zones pĂŠri-urbaines et du lotissement en particulier ne devrait-elle pas se poser au niveau rĂŠgional voir national? Après mâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre rendue compte du potentiel dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration qualitative des nouvelles opĂŠrations, la question ĂŠtait de voir ce qui ĂŠtait prĂŠvu pour les 7 PLOOLRQVGHSDYLOORQVH[LVWDQWVDXMRXUGŇ&#x2039;KXL(WFHWWHTXHVWLRQGŇ&#x2039;DSUqVPHV entretiens et lectures, beaucoup se la posent mais très peu cherchent Ă  \UpSRQGUHDXMRXUGŇ&#x2039;KXL&RPPHRQDSXPHOŇ&#x2039;H[SOLTXHULOQHVŇ&#x2039;DJLWSDVOj dâ&#x20AC;&#x2122;une prioritĂŠ puisquâ&#x20AC;&#x2122;il reste de la place pour construire Ă  cotĂŠ!

187


Jâ&#x20AC;&#x2122;ai donc dans un premier temps chercher des initiatives françaises se SRVDQWODTXHVWLRQGHOŇ&#x2039;DYHQLUGHVDQFLHQVORWLVVHPHQWV(WOHVUpSRQVHV se trouvent dans les appels Ă  idĂŠes, concours, consultations oĂš des principes sont mis en place mais aucune application Ă  grande ĂŠchelle nâ&#x20AC;&#x2122;a pWpHQYLVDJpH Je me suis donc tournĂŠe vers ceux qui expĂŠrimentent des solutions IDLVDQWIDFHDXSUREOqPHGHOŇ&#x2039;KDELWDWLQGLYLGXHOOHV$PpULFDLQV 2Q D SX GpFRXYULU GHV SULQFLSHV PLV HQ SODFH j OŇ&#x2039;pFKHOOH GH OD PDLVRQ et de lâ&#x20AC;&#x2122;environnement proche qui pourraient parfaitement ĂŞtre adaptĂŠs DXFDVIUDQoDLV,OHVWHQHIIHWTXHVWLRQGHOLYUHWLQIRUPDWLISpGDJRJLTXH permettant de sensibiliser les propriĂŠtaires Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;importance de lâ&#x20AC;&#x2122;acte de UpQRYDWLRQ 'HV VXSSRUWV GH FRPPXQLFDWLRQV TXL PDQTXHQW HQ )UDQFH FRPPHRQDSXOHUHPDUTXHU8QWUqVJURVWUDYDLOGŇ&#x2039;DQDO\VHGHOŇ&#x2039;H[LVWDQW HVWDXVVLPLVHQSODFHDX[86$SRXUFODVVLĂ&#x20AC;HUUpSHUWRULHUOHVW\SRORJLHV et ainsi mettre Ă  disposition des outils pour les concepteurs tel que le 6PDUW &RGH ,O HVW DXVVL TXHVWLRQ GH PRGLĂ&#x20AC;FDWLRQ GH UqJOHPHQWV SRXU DXWRULVHU OD GHQVLĂ&#x20AC;FDWLRQ GHV ORWLVVHPHQWV GpMj HQYLVDJp HQ )UDQFH HW qui devrait ĂŞtre encadrer pour ne dĂŠvelopper que les zones accessibles DX[7& &DU RQ VH UHQG FRPSWH GH OD GLIĂ&#x20AC;FXOWp DX[ 86$ GH GpYHORSSHU GHV DOWHUQDWLYHV j OD YRLWXUH OH WHUULWRLUH SpULXUEDLQ pWDQW WHOOHPHQW YDVWH 'Ň&#x2039;DLOOHXUV OH WUDYDLO GH UHTXDOLĂ&#x20AC;FDWLRQ GHV JUDQGV D[HV URXWLHUV SRXUUDLW OXL DXVVL rWUH DGDSWp HQ )UDQFH HW HVW GŇ&#x2039;DLOOHXUV HQ UpĂ H[LRQ FRPPH

188


Pour conclure...

par exemple au niveau du Scot de Grenoble avec la question du FKURQRDPpQDJHPHQW4XLSURXYHGҋDLOOHXUVOҋpPHUJHQFHGHVFHVSULQFLSHV GDQV OHV TXHVWLRQV GҋDPpQDJHPHQW GX WHUULWRLUH IUDQoDLV GDQV OH IXWXU 2Q SHXW YRLU OH GpYHORSSHPHQW GH GpPDUFKHV GH FRQFHSWLRQ GH 72' TXL VRQWUpHOOHPHQW SRUWHXVHVGH VROXWLRQV 0DLV FHVSULQFLSHV PHWWHQW GXWHPSVjVҋLQVWDOOHUHWjrWUHDSSOLTXpV'HYUDLWRQYRLUDSSDUDvWUHGH SOXV HQ SOXV GH SURMHWV GH UHWURÀWWLQJ GX SpULXUEDLQ IUDQoDLV GDQV OHV prochaines années? Ne manque-t-il pas aussi une formation plus qu’une VHQVLELOLVDWLRQ j FHV TXHVWLRQV GDQV OHV pFROHV" 2Q VXUYROH OH WKqPH PDLV RQ QH Vҋ\ DWWDUGH SDV /H SUREOqPH VH SRVH SOXV SUpFLVpPHQW DX niveau du lotissement puisque l’on ne s’y confronte que très rarement GXUDQW VHV pWXGHV 8Q DWHOLHU GH OD &DPEUH D DERUGp LO \ D TXHOTXHV années ce thème de l’avenir du lotissement mais ce type d’exercice parait rWUHHQFRUHWURSUDUH+RUVXQHPHLOOHXUHIRUPDWLRQGHVIXWXUVDFWHXUVQH leur permettrait-elle pas de développer une capacité d’innovation sur ces WKqPHV

Personnellement je me rend compte qu’il faut que je conclus ce mémoire puisque le temps m’est compté pour ce premier travail, alors que je pense QҋDYRLUTXHVXUYROpFHVXMHW (WODTXHVWLRQTXHMHPHSRVHDXMRXUGҋKXLVHUDLWGHYRLUVLOHUHWURÀWWLQJ de lotissement, et je parle là dans toutes ses dimensions (architecturale,

189


XUEDLQHFRQQHFWLYLWpWHUULWRULDOH QHSRXUUDLWSDVrWUHOHSRLQWGHGpSDUW de mutations profondes du paysage pĂŠri-urbain? Ce serait lĂ , sâ&#x20AC;&#x2122;attaquer Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;une des formes pĂŠri-urbaines les plus SUREOpPDWLTXHV DXMRXUGŇ&#x2039;KXL 0DLV FHWWH IRUPH XUEDLQH HQYLVDJpH GDQV WRXWHV VHV GLPHQVLRQV DUFKLWHWXUDOH GŇ&#x2039;LPSODQWDWLRQ GH FRQQHFWLYLWp nâ&#x20AC;&#x2122;aurait-elle pas un fort potentiel de transformation? /DGLIĂ&#x20AC;FXOWpUpVLGHGDQVODPXOWLSOLFLWpGHVLQWHUORFXWHXUVSXLVTXŇ&#x2039;LOVŇ&#x2039;DJLUDL de projets travaillant Ă  diffĂŠrentes ĂŠchelles et faisant intervenir de plus QRPEUHXVHVFRPSpWHQFHV'HSOXVODVSpFLĂ&#x20AC;FLWpGXORWLVVHPHQWFŇ&#x2039;HVWOD multitude de propriĂŠtaires! Mais peut-ĂŞtre cette multiplicitĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;interlocuteurs aux intĂŠrĂŞts et FRPSpWHQFHVGLIIpUHQWHVSRXUUDLHQWGHYHQLUODIRUFHPRWULFHGXSURMHW&DU on a pu voir que quelle que soit lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle de lâ&#x20AC;&#x2122;intervention, sa rĂŠussite est GXHHQWUqVJUDQGHSDUWLHjOŇ&#x2039;LPSOLFDWLRQGHVGLIIpUHQWVDFWHXUVGXSURMHW 4XŇ&#x2039;LOVŇ&#x2039;DJLVVHGHVpOXVRUJDQLVPHGHFRQVHLOVSURPRWHXUVFRQFHSWHXUV XVDJHUV Il sâ&#x20AC;&#x2122;agirait donc de rĂŠaliser une ĂŠtude de cas dâ&#x20AC;&#x2122;un lotissement, ou plutĂ´t dâ&#x20AC;&#x2122;un secteur contenant un lotissement pour ensuite, fort de cette analyse, VŇ&#x2039;DWWDTXHUDXUHWURĂ&#x20AC;WWLQJGHFHWWH]RQHHQPHWWDQWHQSUDWLTXHOHVSULQFLSHV ĂŠvoquĂŠs plus haut, pour ainsi voir si ces lotissements et ces zones pĂŠriXUEDLQHVSHXYHQWVŇ&#x2039;LQVFULUHGDQVXQHGpPDUFKHGHGXUDELOLWpGXWHUULWRLUH

190


191


%LEOLRJUDSKLH

192


_Documents les plus consultĂŠs Masboungi Ariella, Faire ville avec les lotissements &ROOHFWLRQ SURMHW XUEDLQ 3DULV /H 0RQLWHXU 'XĂ&#x20AC;HX[3KLOLSSH/RwF*DYDL[Le rĂŞve de la maison&$8(/\RQ 3LHUUH0HUOLQ )UDQoRLVH&KRD\Dictionnaire de lâ&#x20AC;&#x2122;urbanisme et de lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagementqPH pGLWLRQ3DULV38) &RPPHQWUKDELOOHUVDPDLVRQSRXUOŇ&#x2039;KLYHU"FDWDORJXHGHOŇ&#x2039;H[SRVLWLRQ&$8(GHOD6DUWKH VHSWHPEUH Duham-Jones Ellen et Williamson June, UHWURĂ&#x20AC;WWLQJ VXEXUELD XUEDQ GHVLJQ VROXWLRQV IRU redesigning suburbs:LOH\86$ *KRUUD*RELQ&Š'HODYLOOHjOŇ&#x2039;XUEDQVSUDZOODTXHVWLRQPpWURSROLWDLQHDX[(WDWV8QLVÂŞ LQ&HUFOHV *KRUUD*RELQ&ŠReformer la suburbia, un ĂŠclairage sur le dĂŠbat amĂŠricain prĂ´nant la densitĂŠ ÂŞLQ8UEDQLVPHQÂ&#x192;MDQY)HY /DMXV35DJRW*ŠOâ&#x20AC;&#x2122;architecture absente de la maison individuelleÂŞSODQFRQVWUXFWLRQHW DUFKLWHFWXUHYROXPH Pour un habitat dense individualisĂŠ, sous la direction de Laure Der Madirossian, ĂŠdition du &HUWX3DULV

_la maison individuelle Debarre Anne, ÂŤ Architecture avec architectesÂŞLQ/HVFDKLHUVGHODUHFKHUFKHDUFKLWHFWXUDOH HWXUEDLQH6DYDQWSRSXODLUHpGLWLRQVGXSDWULPRLQHMXLOOHW Rodriguez Gabriel, ÂŤ L'image de la maison individuelleÂŞLQ/HVFDKLHUVGHODUHFKHUFKH DUFKLWHFWXUDOHHWXUEDLQH6DYDQWSRSXODLUHpGLWLRQVGXSDWULPRLQHMXLOOHW Lapierre Eric, ÂŤ InquiĂŠtant ready-madeÂŞLQ0DWLqUHQÂ&#x192;(3)/ Marchand Bruno, ÂŤ (WUDQJHPHQWIDPLOLqUHVÂŞLQ0DWLqUHQÂ&#x192;(3)/ Lajus Pierre, ÂŤ Vivre entre mitoyenVÂŞLQ$UFKLWHFWXUHjYLYUHQÂ&#x192;PDLMXLQ




BDPpQDJHPHQWGXWHUULWRLUHOHSpULXUEDLQ Individualisme et production de lâ&#x20AC;&#x2122;urbain/HVDQQDOHVGHODUHFKHUFKHXUEDLQHQÂ&#x192;MXLOOHW  Davezies Laurent, La RĂŠpublique et ses territoires. La rĂŠpublique des idĂŠes, Seuil, Paris,  Meunier Laure, ÂŤ La mobilitĂŠ tous azimuts ÂŞ LQ $OWHUQDWLYHV pFRQRPLTXHV QÂ&#x192; qPH WULPHVWUH ÂŤ La mobilitĂŠ et le pĂŠriurbain Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;impĂŠratif de la ville durable : mĂŠnager les territoires de vie des pĂŠriurbains ÂŞDSSHOjSURSRVLWLRQVGHUHFKHUFKH38&$PDL 5pDO2OLYLHUŠ*UDQGWHUULWRLUHHWPRELOLWpO HQMHXYDXWOHGpSODFHPHQWLQ8UEDQLVPHQÂ&#x192; MDQYLHU 4XLQFHURW5LFKDUGŠ3HQVHUODSpULXUEDQLVDWLRQXQHQMHXFHQWUDOÂŞLQ8UEDQLVPHQÂ&#x192; MDQYLHU 5pDO2OLYLHUŠ&RRUGRQQHUSRXUQHSDVUHVWHUHQSODQÂŞLQ8UEDQLVPHQÂ&#x192;MDQYLHU GRVVLHU(FRTXDUWLHUVLQ/HPRQLWHXUDPpQDJHPHQWQXPpURVSpFLDODYULO

DUWLFOHVDQJORKRQHVBUHWURĂ&#x20AC;WWLQJHWXUEDQJURZWK 6WHLO/6DOLQJDURV10HKDII\0ŠGrowing sustainable suburbs: an incremental strategy for reconstructing sprawlÂŞ Tigran Haas ÂŤnew urbanism & beyond: contemporary and future trends in urban design ÂŤ,  Dunham-Jones, ÂŤ sXEXUEDQUHWURĂ&#x20AC;WVGHPRJUDSKLFVDQGVXVWDLQDELOLW\ÂŞ 'DJHQKDUW5ŠUHWURĂ&#x20AC;WWLQJVXEXUELDLVLWDERXWLPDJHRUIRUP"ÂŞLQ-$3$ &DOWKRUSH3Š the urban network: a new framework for growthÂŞ 'REELQV0Šfocusing growth amid sprawl: Atlanta's livable centers initiativeÂŞ

194


_sites internet KWWSZZZDQQDOHVGHODUHFKHUFKHXUEDLQHIU KWWSPXXX]FRP KWWSRFFXSDWLRQPD[LPDOHJVWXGLRDUFKLWHFWXUHFRP KWWSZZZEUXGHGRUJDGKHUHQWVGHYHORSSHPHQWGXUDEOHFROOHFWLYLWHVKHGHED]RXJHV KWWSZZZNQODUFKLWHFWXUHFRP KWWSZZZDZHUNFKGH KWWSZZZOHVKHUELHUVIU KWWSZZZMSSGIUIUHQFKRQOLQH KWWSDWHOLHUWL[LHUFRPGRWFOHDULQGH[SKS"FDWHJRU\$5&+,7(&785( KWWSSODFHVGHVLJQREVHUYHUFRPWRFKWPO"LVVXH  KWWSFUHYLOOHVRUJ KWWSWUDQVLWFLW\EORJVSRWFRP KWWSFDUIUHHIUHHIU KWWSZZZHQGRIVXEXUELDFRP KWWSZZZFDXHVDUWKHFRP KWWSXUEDQLVPHXSHFIU KWWSZZZUHEXUELDFRPO KWWSZZZSDUFEDOORQVYRVJHVIUSD\VDJHXUEDQLVPH KWWSZZZGS]FRP

195


La question du lotissement aujourd'hui