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Numéro 2


Édito /

“MÊME SI LES LIGNES QUI SUIVENT ONT SANS DOUTE ÉTÉ ÉCRITES UN BOUT DE TEMPS AVANT LEUR PARUTION, ELLE RESTENT PLEINES DE BON SENS” : À l’époque ou ce fanzine était encore perdu entre deux connexions neuronales pétées et bien avant l’été et ses douloureux accès de chaleur on avait pensés faire un numéro spécial rageux et vu que c’est la rentrée et le début d’une période de merde pleine de froids et de gens haineux qui toussent dans le métro, le bus et les sanwicheries du centre ville, ca tombe sous le sens.

BIEN À VOUS ET BONNE LECTURE.


C’est les Bons mots page 4, une soucoupe page 5, l’interview de DEAD page 6, la page de Jean Rochefort en 9, Le poster de Marion page 10, une église page 12, des chroniques de films à voir page 13, une chanson page 14, un dessin de Marion page 15, Les Screenshots pages 16 et 17, la Playlist page 18, un autoportrait de Munch page 19 et un coloriage en quatrième de couverture.


Bons mots /

Ascenceur de baise»

«

«NINA KRAVIZ» Reservoir de meufs» «

«Qui Zouz un jour Zouzera toujours» On peut dors et déjà considerer que ces expressions ont leur place dans le nouveau précis de langue française que nous espérons sortir un jour aux éditions cachette, l’alternative libertine des éditions hachette.


Interview /

Dimanche soir rue Jean Pierre Timbeau dans le 11 ème arrondissement de Paris, j’ai rendez vous avec DEAD a.k.a Brice, Berne et Bernard, ou l’Interview de 2 des trois B de DEAD.

B.P.C : Depuis combien de temps vous vous connaissez ? Berne : Ça doit faire 5 ans, à peu près voir plus, c’est un peu sombre on s’est rencontrés dans un état éthylique assez avancé.. Au tout début du Sambre je crois pendant un concert. (Sambre: Haut lieu de la scène rock Rennaise. ndlr). B.P.C : Vous jouiez déjà dans un groupe ? Berne : Veda veda … un groupe de noisey rock B.P.C : Jamais entendu parler Berne : Ah ah je t’emmerde, on a splittés assez rapidement, c’était pas viable.. B.P.C : Ok vous vous êtes rencontrés il y’a cinq piges et vous avez commencé à jouer ensemble ? Brice : Ouais… enfin je jouais pas mal dans ma chambre, y’a deux ans .. On essayait tant bien que mal de se retrouver au Sambre pour répéter, on a fait plein de petits trucs, on se cherchait. Berne : Étrangement à l’époque on avait des références Joy division et The XX ... Cherche le rapport entre les deux. B.P.C : Les meufs ? Berne : Les meufs … (Rires) Brice : On a joués avec pas mal de personne, mais on a plus joués ensemble et maintenant il y’a DEAD. B.P.C : Justement Dead c’est né quand et comment ? Brice : Ben tu vois, l’EP qu’on à sorti y’a un mois et demi c’est des morceaux qu’on a enregistré y’a a peu près un an, qu’on à re visités, revu et corrigés avec l’aide de Bernard qui a énormément retravaillé le son et qui nous a bien guidé. Berne : Je sais pas si on dois parler de ce qu’on à fait avant mais au début le projet s’appelait Wilno, qu’on a laissés tomber à cause de la distance entre les membres du groupe mais on à quand même eu le temps d’enregistrer des pistes et un jour on à reçus les mix de nos morceaux, on à baptisé ca Dead. B.P.C : C’est né sur des cendres ? Berne : C’est ça, c’est né sur les cendres d’un ancien groupe qu’on à pas réussi à mener à son terme.

DEAD Brice : On s’est dit que c’était un peu con d’avoir fait de la musique pendant un an et de rien sortir, on les à balancés sur internet, histoire d’avoir une trace sur la toile, et ça à pris. Berne : Le projet à pris, on a eu des propositions de contrat , de labels et en très peu de temps y’a eu une espèce d’engouement pour la musique qu’on faisait. B.P.C : Justement, un engouement Heavy, Noise à mort, alors que toutes les productions qui sortaient et sortent en ce moment sont garages, plus psychées aussi. Berne : On s’attendait à cette question et ... On s’est concertés mec, on veut pas y répondre. B.P.C : Putain .. lol Brice : Le truc que je trouve intéressant c’est que moi j’ai 23 ans, Berne en a 32 et Bernard 42. On est trois générations successives du coup, Bernard c’est le clavieriste machiniste (le dude avec la barbe dans le teaser du clip). Et on est tous très influencés par un son plus lourd. Moi je suis vachement influencé par tout ce qui est Jésus and Mary Chain et tout ça ... Berne c’est à balle Sonic Youth et Bernard un mix de tout ça et Massive Attack Berne : Alors clairement pour définir ce qu’est cette musique aujourd’hui, c’est de la Synth-Gaze en fait hein...On peut pas dire autre chose. Brice : Comme y’a de la Synth Pop. Berne : Ça tire pas sur le Shoe Gaze comme a son origine. Brice : On à des guitares un peu acides... Berne : ...Et des rythmique un peu indus mais on essais quand même de faire de vrais chansons. B.P.C : Quand tu dis vrais chansons tu penses à quoi, schéma refrain couplet ? Berne : Non justement, on est assez hors format, mais sans avoir la même approche sécurisante des pop songs qui sont utilisés depuis les années 70 on construit quelque chose, c’est pas si déstabilisant que ça d’écouter Dead quoi, on a plutôt des mantras que des refrains. Brice : Dead c’est des formats longs ... B.P.C : C’est un truc que vous défendrez ? Berne : Absolument, parce que ça reste dansant


C’est à ce moment qu’un vieux mec bizarre décide de faire son entrée : Lui : Salut .. Nous : Salut .. Lui : Juste, je peux juste écouter .. nan parce que je suis acteur, elle est ou la caméra ? Berne : Oui si tu veux, on se prends un café après. Brice : Voila ...c’est vrai c’est dimanche (Rires) Berne : Pour revenir sur le son, tout est assez indus , vraiment c’est ce qu’on veut défendre sur scène, mais on va clairement pas jouer à 18h, ça n’aurait aucun sens, on jouerait très bien à 3 ou 4 heures parce que ça à un coté dancy. B.P.C : Oui je vois l’ambiance, un peu comme cette soirée la ou tu dansais et chantais ..( je fait référence à une soirée post soirée passée avec Berne dans laquelle on à entre autre retournés un dancefloor, un bar, un kurd et deux lesbiennes) Brice : Oui ça a ce coté ultra violent des guitares acides et un coté très sexuel avec les boites à rythme.. Très dansant, c’est de la musique ou tu chope à 3h du mat.. Berne : oui y’a un coté trip hop que je retrouve dans les sections rythmiques de Dead qui prête au rapprochement physique Brice : en France je sais pas B.P.C : Oui justement, vous visez l’international, la scène locale ? Parce que j’entends souvent : «On va s’exporter et revenir peut être mais on est conscient que Rennes par exemple c’est assez fermé, en fait les gens ne s’attendent pas à ce qu’on fait et ne veulent pas forcément s’y adapter..» Berne : Étrangement, ce serait envisageable de jouer à Rennes, mais tellement frustrant de jouer devant un public restreint à Rennes c’est la scène garage qui prends toute la place, y’a pas forcément de place pour un groupe de shoe gaze, synth gaze mais ce qui est intéressant c’est que ce sont des étrangers qui s’y intéressent, des anglais , des écossais, un public un peu plus vieux , des darons quoi, mais mon son préféré ça reste Tata Yoyo, normal. Bernard disait un truc intéressant sur le projet, comme quoi ça pourrait être le chaînon manquant entre Jesus and Mary Chain et Massive Attack B.P.C : Pour le travail d’écriture, Berne c’est toi qui compose ? Berne : C’est moi qui écrit les textes, quelques lignes de gratte mais c’est Brice et Bernard pour le son. Brice : On est assez libres. B.P.C : Comment les idées sont amenées, comment ça s’agence au sein du groupe ? Je dis ça parce que vous êtes assez éloignés les uns des autres, vous vous débrouillez comment ? Berne : On essaye de faire des aller retours, on s’envois des parts sur internet, c’est un grand ping pong. Et ce qui est assez drôle c’est que Bernard je l’ai rencontré le jour du tournage du clip ... Tu vois imagine à quel point on marche bien... B.P.C : Justement le clip ? C’est votre esthétique, vous en avez parlé au réal ou c’est vos idées ? Brice : C’est Berne qui l’a entièrement écrit .. B.P.C : C’est dark Berne : Non c’est pas dark B.P.C : Si mec c’est dark, je veux dire pas funéraire, mais ça reste sombre. Berne : Oui c’est sur mais regarde ce qu’on écoute, c’est pas non plus ultra gay. B.P.C : Ce clip vous l’avez réalisé et tourné en combien de temps ? Brice : UNE journée, on a commencé dans la matinée pour finir vers 4h du mat au Sambre. C’est Benoist Lhuillery de Teaser prod qui le réalise, c’est son premier clip, en amont on a beaucoup bossés avec lui pour lui expliquer... Et tu vois en ce moment on comprends rien aux clips

qui sortent, la on voulais une histoire, un scénario béton. Les plans sont très photographiques.. Y’a un furet, y’a un blaireau aussi... B.P.C : Ou ça ? Berne : Dans le clip... Y’a une chouette aussi. B.P.C : C’est quoi, la musique sur les images ou les images sur la musique ? Berne : Non non, tu verras y’a un truc de fou par exemple, y’a un moment avec des clignements d’yeux qui se basent sur les bpm. Brice : C’est une bonne expérience. B.P.C : Vous en prévoyez d’autre pour l’EP ? Brice : Oui Berne a déjà pas mal d’idées.. Mais on se complète, y’a pas de prises de têtes... Berne : On a un rapport très fraterno sororale, kikou love .. Brice : Je t’aime Berne. Berne : Je t’aime Brice. Ok Berne : Nous on fait tout à l’envers , la ou les groupes s’enferment dans des garages pour répéter longtemps, nous on balance l’Ep sur des plates-formes digitales et ensuite on se dit merde va falloir les jouer ces morceaux. B.P.C : Si on pouvait dresser une rapide comparaison entre Rennes et Paris au niveau des scènes. Brice : Je suis pas sur que ça soit aussi difficile qu’on le prétende, y’a un peut moins de bars concerts mais je pense que ça reste accessible. Ils sont juste moins frileux a Rennes, plus punk. Berne Je m’en lasse un petit peu, je me retrouve à bosser dans le poumon, la rue de la soif. Mais on est d’accord pour dire qu’il n’y a pas la même culture, pas la même vision des choses, à Paris je pense qu’ils font plus gaffe aux bruits environnants, ici il y’a des pancartes genre chut… Mais à Rennes la politique de la ville commence à calmer le jeu, tu prends l’exemple du Sambre, Thierry qui à programmé les meilleurs concerts de la ville mais qui se voit victime d’une interdiction préfectorale. (Thierry, le Boss du Sambre) B.P.C : Et la scène Rennaise maintenant, vous en pensez quoi ? Berne : L’age d’or est passé si tu parle des années 80 mais y’a plein de petites propositions sympa... B.P.C : Mais ? Brice : On vois des trucs un peu différents, les Superets, Yummi Yummi, des trucs qui montent. Berne : Et tu serais surpris de savoir qu’il y’a pas loin de 800 groupes dans Rennes et sa périphérie mais nan, il se passe pas non plus des masses de trucs... B.P.C : Vous envisagez de grandes scènes ? Berne : On nous a proposés via un contrat qui vise la Russie et l’Europe de l’est un festival avec 20000 entrées...

“On à pris l’habitude de tout faire à l’envers...”


Avec des niveaux et des réglages différents, après je réfléchis pas vraiment à ça, je me dit juste putain, ça sonne bien on garde. Pour certaines compositions, on va tout balancer, puis revenir au schéma initial et tout re balancer, on se définis pas comme un groupe super technique. B.P.C : Ok, vous voyagez ? Berne : Oui, Berlin y’a pas longtemps, 3 jours de vieux clubs qui sentent le sexe et la drogue. On a rejoins un pote de Brice et on s’est fait trimballé toute la nuit, on étaient les seuls étrangers dans les endroits ou on allait. On à pas arrêté de danser, c’est un truc qui nous rapproche vachement, la danse. B.P.C : Ça marche, on est tous un peu crevés à ce que je vois, un mot pour la fin ? Berne : I’m not a duck Brice : 2013 Arsène : Thee Maximators sont les plus forts.

Vous écoutez quoi en ce moment ? Berne : Les Soft Moon pas mal Brice : Worship le dernier album de A Place To Bury Strangers Berne : Lebanon Hover , cette espèce de cold lancinante, ça me plait beaucoup. Brice : Les cures un peu. B.P.C : Et au quotidien, pour vous bercer vraiment ? Berne : Depeche mode. B.P.C : Putain je m’y attendais pas (rires). Brice : Les Cures et les Smith. B.P.C : Est ce que la production confine à un état d’isolement, à l’obligation de puiser dans ce que vous aimez vraiment ? Berne : Ça fait plusieurs mois que je retourne, oui, vers des vieux trucs mais y’a pas mal de blogs avec lesquels on communique vraiment aussi. Je pense à Anni Santos , les plates-formes qui dispensent de la musique shoe gaze nouvelle .. B.P.C : Et en écoutant Dead on pourrait directement remonter a vos influences ? Berne : Ça va pas être facile de faire le trajet inverse, c’est un gros medley, c’est pas une musique qui se fait des masses. B.P.C : Parlons un peu de votre matos : Brice : J’enregistre sur une carte son à 3 entrées, j’ai ma petite tables de mixage, ma jaguar et j’enregistre avec ça. Berne : Sans vouloir spoiler la construction de la rythmique on à une roland mc 303, avec des rythmiques bruts, acides. B.P.C : Est ce que c’est le matos qui conduit la création de votre son ? Berne : Non tu vois la ça fait un an qu’on avaient pas joués ensemble et on réussis à retrouver le même son. Brice : J’ai pas mal de pédales, entre disto et fuzz, on à quatre Big Muff dans le groupe. Ce que j’aime bien c’est la superposition d’effets.

▪▪ http://dead-band.bandcamp.com/ https://cathod.bandpage.com/

Sortie du clip : 1er Février 2013. h t t p : / / w w w. y o u t u b e . c o m / watch?v=LRwOZPV2MOQ


«PLUS L’HOMME EST SENSIBLE, MOINS LE SEXE EST UN MUSCLE» JEAN ROCHEFORT


Reviews /

Mauvais sang, une production Philippe Diaz, un film réalisé par Leos Carax avec Denis Lavant et Juliette Binoche. Comme deux parfaits amoureux au service d’une tragédie moderne unissant les codes du polar français et de l’histoire d’amour chialante à souhaits ils vivent dans un monde ou les gens meurent de faire l’amour sans s’aimer. Accrochez vous. http://www.youtube.com/watch?v=CA3Xu7Jdyc4

Dans la peau de John Malkovich, réalisé par Spike Jonze. Ce film n’est pas un flim sur la prison ! Entre métaphysique loufoque et existence divine, on rentrera dans votre tête par la petite porte, à ne surtout pas reproduire à la maison. Et ou comment ne plus hésiter entre le bilboquet et les marionnettes. http://www.youtube.com/watch?v=K7ahIGLNNwo

Le géant de fer, adapté du livre de Ted Huges et réalisé par Brad Bird, un ami pourrait vous en parler mieux que moi mais je ne voudrais pas lui imposer une autre crise de larmes. C’est l’histoire d’un robot avec un coeur... <3. Pas grand chose à dire de plus de ce petit bijou, sinon vous inciter fortement à le regarder. http://www.youtube.com/watch?v=_ofyUHcbXfc

Kiss Kiss Bang Bang, réalisé par Stewart Sugg, sorti en 2001 et passé à la trappe, ce film est introuvable parce qu’il possède le même nom qu’une daube sortie quelques années plus tard avec Robert Downey JR. C’est l’histoire de Booba, adulte un poil retard confiné dans une chambre d’enfant par son mafieux de papounet qui se voit du jour au lendemain basculer dans le monde cruel de la violence et du sang. «It’s about growing up and moving on».

http://www.youtube.com/watch?v=xpcXfUs0kBQ


Words of love /

Words of love, so soft and tender, Won’t win a girl’s heart anymore. If you love her, then you must send her Somewhere where she’s never been before. Worn out phrases and longing gazes Won’t get you where you want to go. (No!) Words of love, soft and tender, Won’t win her... You oughta know by now (you oughta know by now). You oughta know (you oughta know); You oughta know by now--- (you oughta know by now) Words of love, soft and tender, Won’t win her anymore. You oughta know by now (you oughta know by now). You oughta know (you oughta know); You oughta know by now--- (you oughta know by now) Words of love, soft and tender, Won’t win a girls heart anymore. If you love her, then Somewhere where she’s Worn out phrases Won’t get you where Words of love, Won’t win her

you must send her never been before. and longing gazes you want to go. soft and tender, anymore, anymore


Marion /

http://marioncostentin.tumblr.com


Screenshots /

All these screenshots are based on real movies with : Will Ferell and Matthe


ew Mcconaughey. Land of the Lost, Anchorman / Killer Joe, Thropic Thun-


PLAYLIST

Deuxième generation : Renaud Stiff little fingers : 78 RPM Let’s go Trippin : The Astronauts Koo Koo with you : The jacuzzi boys Confused : Antipop Consortium Boys don’t cry : The cure (l’album rarities) La recette de l’amour fou : Serge Gainsbourg

«Et comme on fait parti d’une generation super degressive ayant vu les Disneys sur le tard, sans ce brin d’innocence cher à nos enfances perdues et sur les conceils d’un ami un poil libertin, je ne verrais en ces deux dernières chansonsqu’un combo pour pécho les filles, à la manière du rageux» L’air du vent : Pocahantas Loin du froid de decembre : Anastasia


Munch /


Coloriage /

Beach Pédale Club n°2  

Fanzine pour lire à la plage

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