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LA RADE DE TOULON à la reconquête du trait de côte Vincent Confortini / promotion 2008/2012 / diplôme de fin d’étude encadré par Jérôme Mazas


En ces temps-là c’était une ville tombée Au pouvoir des Anglais, maîtres des vastes mers, Qui, du canon battue et de terreur courbée, Disparaissait dans les éclairs. Aujourd’hui c’est la ville où toute honte échoue. Là, quiconque est abject, horrible et malfaisant, Quiconque un jour plongea son honneur dans la boue, Noya son âme dans le sang, Ville que l’infamie et la gloire ensemencent, Où du forçat pensif le fer tond les cheveux, Ô Toulon! C’est par toi que les oncles commencent, Et que finissent les neveux ! Victor Hugo

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SOMMAIRE

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page 6 à 9

PRÉAMBULE

page 10 à 21

TOULON // ville fui(te)

page 22 à 37

TOULON // une identité

page 38 à 39

ENJEUX DU TERRITOIRE

page 40 à 45

STRATEGIE POUR LA GRANDE RADE

page 46 à 51

STRATEGIE POUR LA PETITE RADE

page 52 à 67

SITE DE PROJET

page 68 à 97

PROJET // À la reconquête du trait de côte

page 98 à 99

CONCLUSION ET REMERCIEMENTS

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PRÉAMBULE

J’ai intégré l’école du paysage non pas avec des convictions mais avec une sensibilité liée autant à mes acquis qu’au territoire qui m’a vu naître : une vieille propriété inscrite dans la pente du piémont de la Colle Noire au Pradet dans le Var. Ce massif constitue la porte littorale entre le golfe Toulonnais et la anse Hyèroise lui conférant une image de marge boisée entre mer et conurbation. La colline offre la marche, la cachette, la cueillette. La ville offre la rencontre, la vie sociale, l’espace public. La mer offre la liberté. C’est avec la lecture de « La forme d’une ville » de julien Gracq que j’ai compris ce que le littoral m’apportait : tout comme la Friche Nantaise ou les bords de l’Erdre pour Gracq, le bord d’eau m’offre une assise, un point de chute à mille lieux de toute contrainte. MARCHE L’idéal est de s’y rendre par la colline : l’automne, la pluie active l’odeur des aiguilles de pin tombées sous la violence de l’orage qui, couplé à la douceur d’octobre, fermente le sol et le rend généreux. L’hiver, les brûlis des jardins en contre bas embaument les sentiers ou il fait bon prendre le soleil. Au printemps, la lumière change, se fait plus franche et bien qu’il s’agisse de « la plus belle saison », celle du réveil, cette dernière annonce surtout la « reine saison » : l’été. C’est le temps de la bouillabaisse, des longs « apéros », du temps qui passe sans que l’on s’en soucie vraiment. L’été marque une marche sous la chaleur et les essences presque enivrantes, une marche difficile mais qui court vers la baignade, l’oisiveté et la pêche au fusil. Avant de prendre congé avec la terre, il faut chercher le coin adéquat selon l’ambiance souhaitée. Des gens ? Personne ? A l’ombre ? La roche ? Le sable ? Voir la côte ?...

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NAGE Le choix se fait et le corps quitte le plancher des vaches pour l’apesanteur. Il n’y a que l’été que le corps se libère totalement dans l’eau, sans apparat, ou il sent la fraîcheur arriver avec la distance parcourue. Je nage, nage encore, puis m’arrête, comme pétrifié par les profondeurs qui m’entourent. L’inquiétude me fait me retourner pour observer la terre, comme si il était à chaque fois difficile de rester entre deux mondes. Je me trouve au « point zéro », en contre plongée sur la côte, où la solitude née avec l’absence de champs de vision sur le lointain. Plonger ? On ne trouve pas de beauté dans ce qu’on ne voit pas, on s’inquiète, on est intrigué et finalement attiré…

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PRÉAMBULE

IMMERSION Paradoxalement, le fait de se trouver là, au dessus de tout un monde du dessous, ne donne pas le sentiment de sécurité du belvédère. Le champ de vision se réduit à une quinzaine de mètres environ, comme si le paysage sous marin appelait à être découvert dans le détail. Il ne s’agit pas ici de prévoir l’excursion mais d’avoir de la chance. La chance de l’étonnement et du ravissement quand, avec le peu d’air enfermé dans les poumons, je trouve un paysage vivant : canyon, forêts de posidonie, cirques de sable blanc… Bien que le monde sous marin nous apparaisse comme une entité propre et distincte, la géologie terrestre, celle de la côte, peut nous montrer le chemin d’une ambiance, d’une faune et d’une flore particulière. Cependant je ne parle ici que d’un point de départ puisque loin des limites illogiques de la côte elle-même, la mer aime à perdre ses explorateurs. Pas de sentiers, pas de limite de propriété, la limite se crée par le corps toujours un peu gauche et ses capacités à prendre place, un court instant, en profondeur. En quelques brasses, le ciel rocheux peut se briser pour laisser place à des étendues désertiques, signe de l’érosion du temps sur les terres du haut. Ainsi je suis un privilégié: j’ai la chance de connaître ce paysage côtier, ses us, ses coutumes, et ses caractéristiques. Cette connaissance, c’est le loisir qui me l’a donné, un loisir non pas dicté par des codes de société (quoi qu’un peu tout de même) mais par la capacité du territoire à me les offrir. A l’heure de la métropolisation et de l’économie d’espace il est temps d’observer la ville et d’imaginer son évolution tant spécialement que socialement. La mer jusqu’ici lieu du désir peu devenir à son tour espace de contemplation et de compréhension du territoire environnant par le biais de nouveaux loisirs dans l’épaisseur du trait de côte. Des études montrent aujourd’hui que, d’ici un siècle, 80% de la population française se sera installée dans une bande de 100 km autour de la côte… Le littoral apparaît comme paysage idéal: on y passe son temps libre en été ou on le choisit pour finir ses jours. Le fait est que ce paysage ne vit que 3 mois par an. Ma volonté est de prouver que mon paysage a encore les ressources pour illustrer un territoire d’avenir économique, de justesse sociale et de qualité environnementale. 08

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TOULON // ville fui(te) /

coincée entre mer et massifs

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TOULON // ville fui(te) / les circulations Est/Ouest

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une ville sacrifiée

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XIX°s

XVIII°s

XVII°s

La première enceinte du XV°siècle bornait une ville de 6 hectares, la dernière ligne de fortification réalisée en 1852 protégeait une zone d’environ 230 hectares (69000 habitants). La surface occupée par la marine n’a cessé de croître entre le XVI° et le XIX° siècle. La surface de la commune fut multipliée par 700 dans la même période. Les trois agrandissements successifs (1589 / 1670 / 1852 ) ont donné une part toujours plus importante à l’espace occupé par la marine et ses arsenaux. Proportionnellement à la surface délimitée par ces fortifications successives (plan d’eau inclus) la Marine Royale occupait 0% au XV° siècle, environ 8% après 1589, 35% après 1679 et aux alentours des 75% après 1852. Cette dernière enceinte fut réalisée alors que des faubourgs avaient déjà commencé à se développer au XVIII° siècle à l’Est et à l’Ouest de Toulon (St Jean du Var et le Pont du Las) et la ville n’attendit pas leur démantèlement pour s’étendre «extra-muros» et ainsi grimper sur les piémonts. Aujourd’hui l’emprise de la base navale et de l’Arsenal du Mourillon représente moins de 10% de la surface communale, le reste étant majoritairement occupé par la ville qui se diffuse d’Est en Ouest.

Évolution urbaine de Toulon / l’Arsenal au détriment de la ville

La Rade et sa conurbation / un étalement urbain sans précédent Toulon

zones d’activités

agriculture

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collines

conurbation

XX°s

TOULON // ville fui(te) /

Tamaris 15


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TOULON // ville fui(te) /

sites militaires côte inaccessible 17


TOULON // ville fui(te) /

littoral: espace public ?

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du littoral est ouvert au public

Les terrains militaires, en connexion directe avec la mer, peuvent-ils devenir des espaces de loisirs à l’échelle de la métropole toulonnaise? Aujourd’hui fermés et sous utilisés, ces espaces représentent une opportunité pour demain. Souvent conservés en l’état (qualités de la strate végétale) et toujours stratégiquement placés, ces lieux ont toute leur place en ville tant comme espaces de respiration qu’espaces de compréhension du (de son) territoire.

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côte publique

côte inaccessible

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TOULON // ville fui(te) /

une agglomération balnéaire

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du littoral

Contrairement à la petite Rade, la grande Rade (du Cap Sicié jusqu’à la presqu’île de Giens) jouit de larges espaces littoraux praticables par tous et qui supportent la majorité des activités balnéaires de l’agglomération en période estivale. 20

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côte inaccessible

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TOULON // une identité /

un paysage marqué

Ce constat s’explique du fait de la fonction très ancienne qui a été donnée à la ville de Toulon comme place forte maritime tournée vers la méditerranée. La ville a petit à petit sacrifiée son littoral pour le mettre au service du royaume puis de la nation. La ville de Hyères et ses alentours s’illustrait, quant à elle, d’une terre fertile de fleurs et de fruitiers. Ces deux identités, visibles sur les anciennes cartes postales se ressentent encore aujourd’hui induisant une forme de rivalité entre Hyères «les palmiers», cité balnéaire bordée de sable fin et Toulon, bastion militaire cernée de béton.

« Tout concourt à augmenter l’horreur de ce lieu (Toulon), qu’on pourrait prendre pour une des entrées de l’enfer. (...) La belle et fertile plaine qui entoure le grand port semble en revanche figurer le passage de l’Erèbe à l’Élysée. La ville d’Hyères est une nouvelle Hespéride ».

TOULON Ollioules

HYERES

Aubin-Louis Millin de Grandmaison

La Seyne Le Pradet Carqueiranne Tamaris / St Mandrier Toulon : ville de la mer coupée du littoral

Giens

limite du sentiment d’appartenance pôles économiques // identitaires 22

23 Hyères : ville de la terre conquérante du littoral


TOULON // une identitĂŠ /

appartenir Ă  sa vue

De Tamaris / Saint Mandrier vers Toulon

De la Seyne-sur-mer vers Toulon

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Du Pradet vers Toulon

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TOULON // une identité /

un socle structurant

Le Las

Ainsi c’est donc la Rade et son statut d’hyper-centre qui forge l’identité Toulonnaise à l’extérieur des limites communales : «Je regarde la Rade donc je me sens Toulonnais» (page précédente). Lorsque l’on observe plus précisément le territoire et plus particulièrement sa géologie, on se rend vite compte que cette identité est plus profonde que la simple notion d’IN VISU. En effet, la Rade de Toulon montre une symétrie géologique Ouest / Est avec, comme miroir, la rivière du Las puis la mer. L’étirement de la roche de part et d’autre de la Rade crée des lignes structurantes particulières dans le paysage avec leur propre faune, leur propre flore et leur propre établissement humain. En résumé, Toulon est une terre de coeur commune aux habitants de la Rade qui surprend par la variété de ses paysages et de ses textures...

ligne de symétrie

lignes géologiques structurantes 26

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la porte boisée de la grande Rade

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On observe que les massifs de Saint-Mandrier et de la Colle noire sont de même nature géologique (marnes et calcaire). Du fait que la Colle noire soit aujourd’hui un parc départemental et que Saint-Mandrier appartienne aux militaires depuis des siècles, ces deux massifs sont restés boisés et forment la première porte maritime de la Rade de Toulon. A leur observation, on ne peut s’empêcher de rêver à un grand parc terrestre et maritime faisant des massifs et de la mer qui les sépare une entité remarquable.

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Ce travail veut transcrire la spécificité de chaque ligne géologique structurante du territoire Toulonnais. La carte d’identité géologique montre le paysage, l’établissement humain sur chacune d’elle ainsi que leur rôle dans le grand paysage.

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TOULON // une identité / la roche la pierre et l’eau élaboration des cartes d’identité géologiques du territoire

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TOULON // une identité /

la roche la pierre et l’eau

l’amphithéâtre Toulonnais

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La colline, c’est le dossier de la ville, l’amphithéâtre, l’observatoire de la Rade. Le gros cerveau, le mont Faron puis le mont Coudon se succèdent pour dominer le paysage. C’est le territoire du thym, de l’arbouse mais aussi des belles villas d’architectes aux vues imprenables sur la Rade et son arsenal.

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La seconde porte maritime est formée du Cap brun et des collines Seynoises. Cette ligne structurante enferme la petite Rade. C’est un site privilégié où les pauvres ont installé leurs cabanons aux pied des falaises, sous les riches propriétés bourgeoises (contrairement à la bastide Marseillaise, la Bastide toulonnaise se construit en terrasse sur la mer et non à l’intérieur des terres).

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le contenant de la petite Rade

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TOULON // une identité /

la roche la pierre et l’eau

les plaines fertiles

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les anciens marais, le coeur de la Rade

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La symétrie du territoire s’illustre aussi dans la présence de deux plaines agricoles de part et d’autre de la Rade. La plaine de l’Eygoutier, à l’Est, inondable et donc peu construite et la plaine agricole d’Ollioules. Cette dernière, après avoir fait la richesse de l’Ouest toulonnais (fleurs / oliviers / safran) se mitte peu à peu. La proximité de cette plaine avec la mer en fait un site sous pression où nombre de projets sont en marche...

Les anciens marais ont aujourd’hui disparu. Les ports s’y sont construits, les militaires s’y sont implantés et, à grand frais de bagnards, ont fini par tous les assécher et les remblayer. Ainsi les ports de Toulon et de la Seyne se sont installés sur les exutoires de la Reppe et de l’Eygoutier qui ont du être déplacés. L’arsenal se bâtira, quand à lui, sur les terres du Las pour former le point central de la Rade.

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TOULON // une identité / la roche la pierre et l’eau La Baie du Lazaret: dernière épaisseur côtière

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Plus tard c’est ici que Michel Pacha élisait domicile. Après avoir fait fortune en bâtissant des phares sur les côtes africaines il décide d’utiliser ce territoire pour y attirer l’élite. Il bâtit un casino, fait faire une route et ouvre la baie à la villégiature de luxe. Aujourd’hui encore, de somptueuses villas habillent le front de mer. La baie du Lazaret représente ainsi une sorte de synthèse de l’art de vivre autour de la Rade: la pêche, les repas entre amis, la nonchalance au bord de l’eau... Au sein d’une Bastide ou à même le sable, peu importe.

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Située au Sud Ouest de l’agglomération, sur la commune de la Seyne-sur-mer, la baie du Lazaret est l’un des derniers espaces littoraux qui parle du territoire: les marécages n’y sont plus visibles mais on y trouve, par petites touches, la canne de provence ou la cryste marine, témoins d’un sol salé. L’aquaculture, bien qu’ayant perdue de sa superbe est restée en place et la zone demeure un excellent spot de pêche... La baie du Lazaret est un peu spéciale: c’est une côte sableuse qui relie le continent à la presqu’île de Saint-Mandrier par une isthme que les anciens ont consolidé en plantant des tamaris (d’où le nom du lieu dit «Tamaris»). Dans le temps les hommes partaient tôt le matin pour y pêcher la bouillabaisse que les femmes préparaient sur place, en fin de matinée.

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TOULON // une identité /

la colline, la ville, la mer

Dans son ouvrage « de la lutte des classes à la lutte des places », Michel Lussault nous parle des «hyperlieux» en décrivant un lieu d’échange continu, un espace hors d’échelle. C’est ce qu’est devenue la petite Rade de Toulon entre les flux des navires de guerre et des sous-marins, ceux des grands paquebots mais aussi ceux des voitures et des poids lourds qui traversent la Rade d’Est en Ouest le long d’une urbanisation toujours plus diffuse. Outre le fait que l’agglomération soit une autoroute, Toulon a besoin de son coeur historique et économique, de bâtir de grands projets qui tirent la ville vers le haut. Ces projets doivent s’appuyer sur le territoire Toulonnais: Ces «microlieux» (baie du Lazaret, cap Brun) qui font toute la qualité du cadre de vie et où chacun trouve son propre paysage.

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L’agglomération doit, dans le même temps, s’appuyer sur des atouts existants: ces promontoires collinéens que forment la Colle noire et Saint-Mandrier, des terrasses naturelles sur la mer témoins d’un «milieu» et outils de compréhension du grand paysage.

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ENJEUX DU TERRITOIRE //

// Un coeur de Rade pauvre en espaces publics tendant à se réorganiser par l’accession aux espaces militaires et industriels aujourd’hui inactifs. // Une structure géographique riche de paysages et d’usages divers sur lesquels s’appuyer pour illustrer une qualité de cadre de vie autour de la grande Rade. // Proposer des limites claires à l’urbain dans le sens EST/OUEST pour protéger les terres arables et ralentir les flux qui ne font de Toulon qu’une ville «traversée».

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STRATÉGIE // les prescriptions /

Henry Prost en 1922

faire la ville

Henry Prost, urbaniste d’État au début du XX° siècle étudiera la côte méditerranéenne de la Ciotat à Cogolin pour en définir les atouts, les contraintes ainsi que ses capacités à se moderniser et accueillir une population déjà prévue comme importante. Par des coupes et des plans, Henry Prost dessinera la côte de demain avec ses rues qui mutent en fonction de la densité, ses boisements remarquables mais aussi les règles urbanistiques qui devront régir l’espace. Il prévoit des systèmes simples pour que chacun accède au littoral sans que ce dernier soit mis en danger par une sur-fréquentation, il réfléchit à la privatisation de tels espaces et à leur ouverture raisonnée au public. Henry Prost règle ainsi des problèmes encore ressentis aujourd’hui sur les espaces littoraux péri-urbains comme ceux du Cap Brun. Malheureusement la guerre éclate, appauvrissant les communes qui n’auront plus les moyens de financer un projet à cette échelle. L’avenir est aujourd’hui connu.

protection des espaces remarquables

LA ROUTE CÔTIERE (moins de 20M au dessus du niveau de la mer)

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limite public / privé

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protection du littoral

Toute parcelle de terrain privé comprise entre le domaine maritime et le domaine public, dont la dimension entre ses limites est inférieure à 30M sera incorporée au domaine Public pour constituer un ESPACE LIBRE traité en boisement ou en promenade. 40

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STRATÉGIE // la reconquête du littoral de la Grande Rade

Cependant, rien n’empêche aujourd’hui de se servir de cette réglementation qui, avec des actions simples et justes permettrait d’épaissir considérablement le trait de côte et ce de la petite Rade jusqu’aux Parcs départementaux de la Colle Noire et de Saint Mandrier (à créer après obtention des terrains militaires). Ainsi la stratégie à l’échelle de la Grande Rade s’articule en deux points majeurs:

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1 // Armer l’agglomération de grands parcs périurbains / Conforter la «Colle Noire» dans son rôle de Parc départemental. / Anticiper l’ouverture des terrains militaires de St Mandrier pour créer une grande porte «nature» à la grande Rade.

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2 // Étirer l’espace public du coeur de Rade jusqu’aux grands parcs / Épaissir la Baie du Lazaret et l’affirmer en tant qu’espace remarquable en s’appuyant là aussi sur les friches militaires. / Ouvrir le Cap Brun au sentier du littoral u

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Espaces publics potentiels (militaires)

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STRATÉGIE // épaissir le rivage /

utopie ?

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STRATÉGIE//les grands projets/

le dynamisme comme fer de lance

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projets secondaires TCSP A55 SNCF Gares / Pôles multimodaux

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Arrêts principaux TCSP Gares maritimes (existantes)

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le Technopôle de la mer bien que nécessaire au développement, reste le projet le plus gourmand en terres arables (35 hectares). Ce dernier pourrait tout à fait se bâtir autour de ces parcelles en tant qu’outil de redécouverte de la production locale en s’appuyant sur un réseau de transports publics performant (TCSP / train / bateaux-bus...) et sur une solide implantation des croisièristes au sein de la Rade. De plus la partie Nord du «Technopôle» (pôle terre) devrait être allouée aux locaux de la DCNS (service de la défense) aujourd’hui situés au bord de mer, à la pointe Sud de Toulon en lieux et place de l’ancien Arsenal militaire. Cette ouverture du littoral ne doit en rien justifier l’implantation des locaux sur les terres agricoles. Des solutions sont envisageables.

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Deux des principaux projets vont avoir une forte incidence sur la Petite Rade: - Le pôle universitaire de Toulon, sur l’entrée Est de l’agglomération, tendant à dynamiser le centre ancien et à redorer l’image de la ville dans sa fonction de leader métropolitain. - Le «Technopôle de la mer» sur le territoire de la Seyne et d’Ollioules regroupant bureaux des services de la défense, logements, entreprises, hôtels... Un vaste projet urbain. Cependant, bien que ces projets confèrent à l’agglomération une image moderne et dynamique, certains tendent à se développer autour de la mer sans forcément respecter le passé de ce territoire qui s’inscrit comme une succession ancienne de plaines agricoles et de marais. Ce passé, il n’en restera bientôt plus que le nom de la Seyne (sagno/marécage) avec sa culture de cannes de Provence connue dans le monde entier pour la fabrication des hanches d’instruments a vent. Mais la mer attire les appétits d’une balnéarisation qui envahit de plus en plus la bande côtière et l’intérieur des terres. Ce processus favorise l’espace privé au détriment de l’espace collectif. En effet, du fait de sa proximité au littoral, la plaine agricole de la Seyne est déjà mitée jusqu’aux contreforts d’Ollioules hors il s’agit d’une terre de valeur agronomique qui, dans peu de temps se montrera essentielle au bien vivre dans l’agglomération.

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Les projets dans l’agglomération toulonnaise sont nombreux. Les terres potentiellement libérées par l’armée et l’affaiblissement des activités portuaires commerciales sont aujourd’hui un nouvel atout pour trouver un accès public à la mer, visuellement et physiquement. L’enjeu semble être là.

Gares maritimes (potentielles)

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STRATÉGIE // la petite rade comme coeur de l’agglomération

Le technopôle de la mer doit donc mettre en valeur les terres agricoles de la Seyne et d’Ollioules en les entourant. Ainsi le projet devient un pilier territorial jouxtant une entrée de ville Ouest aux accents de campagne. Les locaux de la DCNS sont de fait déplacés sur le piémont calcaire impropre à l’agriculture et renouent ainsi avec une tradition territoriale qui place les organes de la défense en surplomb des territoires (bien que la surveillance ne soit plus une mission adéquat). En amont, une politique agricole capable de protéger les terres doit être mise en place (voir schéma ci-contre). Concernant Toulon, il faut se servir du déplacement des locaux de la DCNS pour impulser une nouvelle dynamique urbaine entre un pôle universitaire modernisé et un littoral désenclavé. // Accrocher les grands projets au paysage: / Utiliser le pôle universitaire de Toulon comme nouvel outil urbain branché au littoral. / Utiliser le technopôle de la mer comme faire-valoir et non comme conquérant des dernières terres arables. / Joindre les deux pôles par un réseau de transports publics terrestres et maritimes.

48

// Dessiner le trait de côte de la petite Rade comme un ensemble homogène: / du lointain comme une façade urbaine contenant la ville. / à ses pieds comme une succession d’espaces publics conséquents profitant des friches militaires et industrielles.

schéma pour la protection des espaces agricoles OUTIL LÉGISLATIF

- Analyse et Gel des terres aux qualités agronomiques averées

grands projets urbains

OUTILS TERRITORIAUX

Façade urbaine - Marquage au PLU com me terres nourricières pour l’e ternité.

TCSP A55

(Japon / Suisse)

- Première vente par tagée entre l’acquéreur (à valeur du terrain «A») et l’état (à val eur du surcoût induit par un passage en zone «U»).

SNCF Transports publics maritime Entrées de ville terrestres gares principales

liaisons stratégiques OUTILS LOCAUX

- AMAP / Vente à la ferme.

0

1000m

2000m

3000m

- AOC Bandol à développer. - Ouverture des espaces agricoles comme support de découverte et de loisir.

49


STRATÉGIE // les composants du paysage /

Plaines agricoles: / terres gelées / groupement coopératif des agriculteurs / plate-formes de vente au sein du technopôle et aux portes de la ville. / Espace de loisirs accroché à la ville

Friches littorales: / grands volumes capables de supporter de grandes manifestations. / de grands espaces à rendre au public 50

supports de pratiques

Les collines: / promontoires naturels / supports de loisirs / outils d’appréciation du paysage

Façade urbaine: / l’identité du l’urbain toulonnais vue de la mer. / Le bâti comme signal et outil d’orientation. / Le socle comme terrasse sur le lointain SITE DE PROJET

Les plates-formes commerciales de proximité : / Outils de captation économique / vitrine des produits locaux

Le terminal croisière: / espace d’accueil ouvert sur la ville / espace de rassemblement ouvert sur la mer / pôle d’animation urbain

Les espaces littoraux: / appartenance commune sur les 30 ML entre le boisement et l’eau / pôle d’attraction touristique / spots de pêche au «petit métier» 51


SITE DE PROJET // de la colline à la mer

Le site de projet a été choisi en fonction de ses potentialités concernant la mise en place d’un réseaux d’espaces publics au sein de la ville de Toulon qui s’est petit à petit détournée de son littoral. Cependant Toulon reste une ville méditerranéenne qui, bien qu’ayant souffert de l’histoire (bombardement, sabordage...) et de l’urgence (reconstruction hâtive des années 50), conserve des qualités intrinsèques qui, grâce à la libération des espaces militaires littoraux tendent à réapparaître. À Toulon la méditerranée pénètre tout d’abord par le vent : l’éperon rocheux du Mourillon dessine une crête entre une entrée de Rade aux prises avec le mistral et une côte qui voit arriver la pluie face au vent d’Est. Ce vent s’engouffre dans les rues et pousse le promeneur dans son ascension puisqu’à Toulon, marcher en ville c’est monter ou descendre. En haut, c’est toujours arboré, odorant et dégagé. En bas ça dépend et c’est ce qui rend cette ville complexe : le trait de côte est divisé entre militaires, plaisanciers, pêcheurs, plagistes et riches propriétaires. Auparavant, les plagistes vendaient le poisson des pêcheurs, consommé par les riches propriétaires qui s’amusaient à observer le va et vient des militaires entre le port et la ville. Aujourd’hui, l’armée tient 60% du littoral toulonnais dans la plus grande discrétion, seule subsiste une pêche au petit métier, les plagistes vendent des transats et les riches propriétaires ne sortent plus de chez eux.

52

Mais Toulon ce n’est pas encore la Costa del sol, il reste encore des plages publiques, des cafés à 1,30€ avec vue mer, des promenades romantiques au couchant et des sites exceptionnels que les toulonnais se sont réservés à l’abri des grands parkings, bref, tout ce qui fait qu’un toulonnais aime à s’asseoir chez lui.

0

1000m

2000m

0

250

500

53


SITE DE PROJET // un territoire irrigué / asservi / oublié

De 1838 à 1842, un port de commerce est creusé dans les terrains de la «Rode» d’une superficie de 3 ha.

1842

54

1838

Dès 1836, les forçats assèchent le terrain marécageux et construisent des quais et une darse au Sud. La superficie du nouvel Arsenal est de 24 ha.

Des hangars recouvrent les bois de construction et la fosse aux mâts est creusée. Pour alimenter la fosse en eau saumâtre, un canal de dérivation de l’Eygoutier est construit. 1821

1750

La partie marécageuse de l’ancienne embouchure de l’Eygoutier est assainie. On y construit un dépôt de bois de construction, clos de murailles.

L’enceinte urbaine est achevée, Henry IV accorde aux Toulonnais de tracer de nouveaux axes en bord de mer et d’y bâtir des maisons. XV° siècle

Telo Martius

L’Eygoutier se jette en Rade de Telo Martius, étape du convoi marin impérial.

55


SITE DE PROJET // remparts / bombardements / barres

1922

1922

1944

1944

sens de l’eau remparts

2012

56

2012

points de vue diachroniques

57


SITE DE PROJET // de la ville haute au contact de l’eau contraintes naturelles

A

tissu

relief

promontoires / ville / littoral Milieu

1

2 p

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3

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5

Milieu

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58

2

1 ( r P e a m r p c a r d t e s s )

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7

6

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s

6

0

250

500

59


SITE DE PROJET // du douanier au batelier /

parcours 1

1

Glisser vers la ville

2

1

3

Observer tel un douanier

1

60

Franchir le seuil

0

250

500

61


SITE DE PROJET // du douanier au batelier /

parcours 5

4

Plonger en apnĂŠe

Comprendre la ville et ses niveaux

4 5 6

6

62

Reprendre son souffle hors des murs

0

250

500

63


SITE DE PROJET // du douanier au batelier / 7

Prendre du recul

parcours

8

Quitter le socle

7

9

DisparaĂŽtre tel un bateau 8

9

64

0

250

500

65


SITE DE PROJET // de la colline à la mer /

Les ruptures

Revenons à la réalité. De nombreux obstacles viennent s’opposer au bon déroulement du parcours. Ainsi les lieux aux qualités propres mis en exergue dans les pages précédentes se court-circuitent directement. La connexion entre ces sites est inexistante, le bruit du trafic est incessant et les difficultés d’accès se succèdent pour donner à Toulon l’image d’une ville sclérosée. -Le Parc des lices est coupé du centre ville par une prothèse routière destinée aux poids lourds. -L’ancienne voie SNCF (trace des remparts) apparaît comme une séquelle de bombardement. -Passé le centre-ville c’est au tour des ronds-points de Mayol et du port de créer la rupture. -Le grand port de croisière reste totalement clos et désunit la ville de son littoral. -Du port marchand à la grande jetée on passe de barres en barres puis de murs en murs pour ne revoir la mer qu’un kilomètre plus tard... 1

1

3

2

3 4 4

5

2

zone militaire

5

université zone commerciale quartiers

66

0

250

500

67


PROJET // par la terre /

ouvrir les terrasses

// 1 : CONQUÉRIR LES QUAIS / Joindre la ville du haut et le trait de côte par de larges espaces publics capables d’accueillir en masse les étudiants, les supporters du RCT, les croisiéristes et offrir aux toulonnais la totalité de l’OUEST de la petite Rade. / Travailler sur le rapport entre l’hyperstructure des ferries, l’espace public et le bâti en terme d’échange et de proportion.

// 2 : RETISSER DES LIENS ENTRE LES CITADINS ET LA MER / Illustrer un maillage d’espaces publics temoignant d’une topographie dans lequel l’individu passe du statut d’observateur (le douanier) à celui de composant du paysage (l’actif) pour ne faire plus qu’un avec le grand territoire (le rêveur). / Utiliser la mer: comme toile de fond vue d’en haut (le milieu), comme animation vue de la ville (l’hyperlieu) et comme une invitation au voyage vue du trait de côte (le microlieu). // 3 : RETROUVER UN ÉCHANGE MATÉRIEL ENTRE TERRE ET MER

68

/ Épaissir le trait de côte par la réorganisation d’un quartier exempt de toute logique territoriale. / Pacifier le littoral en déplaçant les flux routiers afin de redonner une place aux usages qui font le maillage social et la qualité de vie en méditerranée. / Cet élargissement devra faire réapparaître le paysage original du site sous forme d’espace public (un échange matériel entre terre et mer expliquant une géographie, une géologie, une flore, une histoire).

69


PROJET // un réseau d’espaces publics en terrasse sur la mer

Terminal croisière

l’Esplanade des ports

Temps 1

- Construction du terminal croisière (Ce terminal permettrai une économie d’espace considérable, ainsi une esplanade d’un hectare est créée face au stade )

- Allégement du trafic (Le tunel retour permet de diminuer le trafic de 50% ce qui permet une supression du rond-point face au stade Mayol)

Temps 3

70

Temps 2

Existant

Parvis du stade

- Une esplanade modulable / un pôle animé (Le va et vient des paquebots animent l’esplanade tantôt ouverte sur l’horizon, tantôt fermée par des immeubles flottants)

Terrasse maritime 71

0

250

500


A

PROJET // du belvédère aux quais A’ B

B’ C

Parc des lices

Parc des anciens remparts

voies SNCF

D

Fac de droit C’

Parc des Lices D’

Terrasse universitaire A

A’

Parc des anciens remparts

Place Besagne Fac de droit

Cours Lafayette

B

remparts

B’

Avenue de la République

quai du vieux port

Nicolas (ou Gaulle») //

Le cours Roosevelt

C

Esplanade des ports

C’

le cours Lafayette

Stade Mayol

72

basse ville

terrasse universitaire

Place Besagne

Place Saint «général de Bastia

place Besagne

Place Besagne

D

Stade Mayol

Bd. F. Roosevelt

D’

Esplanade des Ports 73


PROJET // un réseau d’espaces publics en terrasse sur la mer

Parc du Port marchand

Le parc du port marchand

Temps 1

74

- Aménagement du parc du port marchand (deviation d’une partie de l’Eygoutier vers le parc: alimentation en eau du parc et filtration des eaux par les plantes)

- Restructuration urbaine du quartier (supression des «barres obstacles» enfermant le quartier sur lui même / diminution des hauteurs pour faire entrer le soleil)

Temps 3

Temps 2

Existant

Promenade littorale

- Dessiner une liaison au fil de l’eau (lier le parc à maturité aux anciens quais de la DCNS desormais ouverts. Le canal de dérivation de l’Eygoutier reprend forme)

Ancien canal

75

0

250

500


PROJET // Le Parc de l’Eygoutier

PROJET

// le Parc de l’Eygoutier / système Parc de l’Eygoutier

tracé 1821 de l’Eygoutier

Esplanade des ports Bd. Bazeille

Parc de l’Eygoutier

TRAME URBAINE

Bd. Bazeille

la mer

Terminal croisières

nouvelle Trame ESPACES PUBL ICS / EAUX

potentiel Pôle culturel

Jardin filtrant

Canal de dérivation

terrasse sèche

SOCLE

(tracé de 1821)

quais saumâtres

La plaine de la Rode butte du Mourillon L’exutoire 76

77


PROJET // le Parc de l’Eygoutier Principe de retenue et de filtration des eaux evapotranspiration

absorption racinaire

substrat filtrant

terrain naturel

BASSIN 1

BASSIN 2

BASSIN 3

L’Eygoutier c’est : 7 affluents

15 km un bassin versant de 70km2 9 communes traverssées 200m3/s de débit en crue centennale

s l ci i p t t t e o r d a u l

s m ci a p r t i e t i m e

x u s e a o r

m

a s s

e

t t e

75m3/s de débit moyen

Parc de la Seille // Metz // Jacques Coulon

78

79


PROJET // un réseau d’espaces publics en terrasse sur la mer les quais de l’Arsenal

canal de dérivation

éperon du Mourillon

Temps 1

- Restructuration du sol (Éclatement du quai à l’oblique pour l’écoulement des eaux de l’Eygoutier et ainsi créer des avancées sur la mer)

- Restructuration des hangars (Suppression des bâtiments vétustes et valorisation du bâti industriel aux volumes reconvertibles / abattage du mur d’enceinte)

Temps 3

80

Temps 2

Existant

bâti réhabilité

- Aménagement des quais en esplanade (Des plantations perpendiculaires aux percées protègent l’esplanade du mistral et retiennent les sédiments de l’Eygoutier)

quais publics aménagés 81

0

250

500


PROJET // des jardins pour les quais

PROJET // des jardins pour les quais / principe de plantation

p i n

p l a t a n e

t a m a r i s

g e n ê t

plages du Mourillon

p h o e n i x

des quais

Plaisance / industrie portuaire

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Terrasse boisée

Grande Jetée

IMMERSION SUBMERSION

EMBRUNS RÉVERBÉRATION IRRIGATION PONCTUELLE

SÉCHERESSE SOL PAUVRE

Quais saumâtres

les vents les eaux

Parc

82

83


PROJET // Des jardins pour les quais / références

c a on m c e a n s d s e a m g e e n t

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â t i m e n t s

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PROJET // des jardins pour les quais / déchets inertes

c i s t e

gabions

Jardin Que Dalle

// Dunkercque // Wagon landscaping

substrat

t

soutènemen

ion

consolidat

endiguement

Écocathédrale 84

// Mildam // Louis Guillaume Le Roy

85


PROJET //

86

des jardins pour les quais / ambiance

87


PROJET // par la terre / Un espace public infrastructures

88

à

l’échelle

un littoral réapproprié

des

Un parc urbain connecté au littoral comme outils de valorisation foncière

Une terrasse maritime comme formée par les eaux

Une colonne vertebrale d’espaces publics pour dynamiser la ville du Nord au Sud

0

250

500

89


PROJET // par la terre / parc des lices

sncf

parc des remparts

un littoral réapproprié FAC de droit

Porte d’Italie

Place Besagne

A’

A

Stade Mayol

Esplanade des Ports

Port croisière

A’ B’ B’

B

C’

B Av. maréchal de L.d. Tassigny

Parc du Port marchand

C’

C Le Mourillon

D 90

Fin de l’Esplanade des Ports

Descente vers les quais

Avenue des T. Sénégalais

les quais de l’Arsenal

C

D D’

D’ 0

250

500

91


PROJET // par la mer /

une façade qui parle du territoire profil existant

silhouette

entités à mettre en valeur

texture des composants de

la côte

profil projeté

92

93


CONCLUSION

J’ai tenté, par ce diplôme, de me réapproprier mon territoire et de permettre à qui le lit d’aborder la Rade Toulonnaise loin des clichés habituels. Toulon doit aujourd4hui s’inscrire comme un territoire de projet porteur d’optimisme pour les jeunes générations qui, jusque là, fuient allègrement leurs terres pour n’y revenir que deux semaines en été. L’Armée et l’Arsenal existe toujours mais, desormais, l’armée est un métier et ses militaires sont aujourd’hui des familles en demande de cadre de vie. Ainsi il est l’heure de valoriser son littoral et les espaces laissés vacants par la marine. Espérons que ce diplôme, comme tant d’autres travaux isolés, permettra à Toulon et a ses décideurs de ne pas comettre les erreures visibles partout ailleurs sur la côte et comme le dit une vieille chanson: Ciel, ciel, protége-nous Toulon, La Seyne, Ollioules et La Valette Ciel, ciel, protége-nous Ce beau pays où poussent les cailloux REMERCIEMENTS

Merci à Jerome Mazas pour son soutient et son eguillage. Merci à Patrick Jaubert pour son entousiasme et son profond intérêt à mes recherches. Merci à Matthieu Gontier pour son enseignement tout au long de cette belle année. Merci aussi à Remy Dutoit, à Jean-luc Brisson... Merci tout de même à cette école qui nous fait étudier dehors! Merci à la promo, aux parents, aux potes et à tous ceux qui m’ont construit! PARCEQUE TOULON... 94

95


la rade de toulon : à la reconquête du trait de côte  

reflexion sur l'avenir du paysage de la rade de toulon

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