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Même si on consommait déjà la viande de l’animal à la fin de sa vie après engraissement, ce n’est qu’à la fin du XIX° siècle que la race commence à être reconnue pour ses qualités bouchères, ,notamment avec la production des veaux, qui étaient très appréciés à Paris et à Bordeaux.

Attelages servant au transport de foin.

Attelages servant au transport de bois.

Source : Archives municipales de Bazas

Source : Archives municipales de Bazas

«Ils s’élèvent et s’engraissent facilement, ils donnent une chair très blanche [...] et sont très appréciés de la boucherie soit à Bordeaux, soit à Paris. Ils se vendent à de très hauts cours.»  C. Daugreuilh 1929

Carte postale ventant les rendements de la Bazadaise.

Un éleveur pose fièrement au coté de son boeuf.

Source : Phila-carto-de-michel.blogspot.com

Source : Phila-carto-de-michel.blogspot.com

A cette même époque, l’Etat souhaite identifier précisément les races françaises bovines sur l’ensemble du territoire national dans un souci de les rendre productives comme d’autres pays peuvent le faire, notamment l’Angleterre. Pour cela, trois ouvrages sont successivement publiés dans lesquels sont vantées les qualités de la race. («De l’espèce bovine dans la Gironde» de M. Dupont 1853, «Race bovine Bazadaise» J. Courrègelongue 1869 et «Traité sur la race Bazadaise : ses origines, moyens de conservation et soins à donner au sujet des deux sexes» E. Barbe 1891). Le 31 juillet 1896, est créé le Herd-Book de la race Bazadais. Impulsé par des éleveurs locaux et par Marcel Courrègelonge, maire de Bazas de 1895 à 1905, le Herd-Book est une sorte d’ Etat-civil de la race Bazadaise et représente alors l’officialisation de celle-ci. Cet outil a pour objectifs de conserver la race mais surtout de favoriser son extension et sa diffusion. C’est donc à la fin du XIX°siècle et au début du XX° que naît l’engouement pour la fameuse Bazadaise, en témoignent les nombreuses photographies de l’animal à cette époque.

«Les cultivateurs bazadais aiment le bétail ; ils l’aiment de tradition, et leur attachement pour lui rendit la nouvelle épreuve d’autant plus sensible à ces travailleurs, pour qui les privations personnelles n’étaient rien pourvu que leur bétail ne souffrit pas...»  R.Séverin 1903 37

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100 ans de Paysage - LE BAZADAIS - Vincent COLLARD  

Du développement d'une filière bovine "La Bazadaise", au paysage de son berceau _ 2016

100 ans de Paysage - LE BAZADAIS - Vincent COLLARD  

Du développement d'une filière bovine "La Bazadaise", au paysage de son berceau _ 2016

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