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2 - Du XIX° à 1950 : un paysage de polyculture -élevage façonné par le métayage. Le métayage consistait en un accord entre un propriétaire de terres (le bailleur) et un paysan (le métayer). C’était, jusqu’en 1950, le système principal de faire-valoir des terres agricoles. Il fût apprécié jusqu’à la seconde guerre mondiale car il permettait une réelle stabilité des exploitations agricoles en terme de rendement, d’autonomie financière et alimentaire.

Exemple d’une métaierie.

Source : Delcampe

2.1 - fonctionnement du métayage au XIX°siècle. Le fonctionnement du métayage était relativement simple. Le métayer était chargé de cultiver les terres du bailleur (8 à 20ha). En échange, la production agricole était répartie équitablement entre eux. Les faibles surplus de production, étaient vendus sur les marchés locaux notamment à Bazas et parfois sur les marchés extérieurs. La somme d’argent que représentait ces ventes servait au paiement des charges de la métaierie, elles aussi réparties équitablement entre le propriétaire et le métayer. Cet argent permettait aussi au métayer de se procurer des denrées alimentaires qui n’étaient pas produites sur place et d’effectuer quelques investissements en vue d’une conservation du capital qui lui avait été confié par le bailleur (terres, bâtiments et matériel). Le métayage, bien qu’il soit un contrat, représentait un système social intéressant, où les principes d’équité, de partage, de confiance et d’entraide étaient respectés. Fonctionnement du métayage en Bazadais Propriétaire Exploitation forestière

Capital et moitié des charges

Métayer

Métairie

Travail et moitié des charges

Forêt

Activité et rémunérations des charrois

Forêt

Rémunération du capital Paiement des charges

Production agricole

Autoconsommation Paiement des charges

Surplus de production vendu

Marché extérieur

Source : Du patrimoine rural au développement local : les atouts de la race Bazadaise. H. GUICHENEY

« Et vous savez, à l’époque ... c’était pas comme aujourd’hui. A l’époque, il n’y avait pas de rivalités entre les gens. Il y avait vraiment de l’entraide et du partage vous savez! ... Et même entre les propriétaires et les paysans! Ah ça oui, et ça empêchait pas qu’il y ait du respect entre tous! »  Jean-Pierre Dutreuilh, éleveur de Bazadaises à Birac, 2016 32

Profile for Vincent Collard

100 ans de Paysage - LE BAZADAIS - Vincent COLLARD  

Du développement d'une filière bovine "La Bazadaise", au paysage de son berceau _ 2016

100 ans de Paysage - LE BAZADAIS - Vincent COLLARD  

Du développement d'une filière bovine "La Bazadaise", au paysage de son berceau _ 2016

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