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MAGAZINE TRIMESTRIEL DU CONSEIL RÉGIONAL

N°22 JUILLET/AOÛT/SEPT. 2009

Transports : plus ou mieux ? Les besoins croissants et les contraintes environnementales plus fortes obligent les transports à se moderniser. Un plan pour préserver la biodiversité… Des technologies à votre service…Voyage au cœur de l’Auvergne industrielle…


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20 000 festivaliers à EuropaVox Les organisateurs de la quatrième édition d’EuropaVox avaient mis les bouchées doubles, proposant une programmation musclée et variée du 27 au 31 mai. Les animations ne manquaient pas en marge des concerts des têtes d’affiche : Olivia Ruiz, Charlie Winston, Bloc Party, Vitalic… En tout, le public avait le choix entre 60 concerts, avec des artistes de 20 nationalités différentes. Le pari a été largement remporté : 20 000 entrées s’affichent au compteur, à l’heure de tirer un premier bilan chiffré. Cet opus s’est donc imposé comme « la meilleure édition depuis la création d’EuropaVox » de l’aveu du directeur François Missonnier. Et l’année n’est pas terminée ! EuropaVox a, en effet, remporté un appel à projets lancé par la Commission européenne : l’obtention d’une bourse de 500 000 €, pour deux ans, lui permettra ainsi de réaffirmer sa dimension européenne en se délocalisant à Stockholm, en novembre 2009, puis à Bruxelles en 2010.

24/06

Michelin en mouvements

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60JOURS JUIN 2009

Le groupe Michelin a fait la une de l’actualité régionale à plusieurs reprises au cours du mois de juin. L’annonce d’un plan de restructuration, assorti d’un millier de suppressions de postes annoncées par la direction (même si les syndicats ont contesté le chiffre de 1 093 suppressions), a conduit les “Bib”, en particulier ceux de Montceaules-Mines venus en force, à manifester devant le siège social de la Manufacture de pneumatiques, le 24 juin, le temps d’une journée de revendications. La restructuration vise à « restaurer la compétitivité des usines françaises ; elle n’est en aucune manière une réponse à la crise », a précisé le patron Michel Rollier. Mais les “nouvelles” ne sont pas toutes forcément négatives. La volonté affichée de muscler les pôles recherche et innovation apparaît, en effet, comme une garantie de conserver une implantation forte de Michelin à Clermont-Ferrand.

La Montagne a 90 ans Le 4 octobre 1919 paraissait un nouveau journal : La Montagne. L’édito, en première page, est titré « En avant ». Sous la plume de son créateur, Alexandre Varenne, s’ouvre une aventure journalistique qui se poursuit encore aujourd’hui, 90 ans plus tard, et à laquelle les lecteurs des quatre départements auvergnats sont intimement liés. Car s’il ne fallait choisir qu’un titre pour symboliser l’histoire de la presse en Auvergne, ce serait évidemment La Montagne. Le 11 juin, avec un petit peu d’avance, le quotidien fêtait cet anniversaire en présence de nombreux invités. Une exposition retraçant l’histoire du support, notamment à travers des “unes” emblématiques reproduites en très grand format, a été mise en place à cette occasion.

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Un pôle d’échanges intermodal inauguré La gare de Vichy a fait peau neuve. Elle a même fait un peu plus que cela : c’est l’ensemble de la gare et de ses abords qui ont été transformés, offrant un sérieux coup de jeune au quartier. Le 26 juin a donc été inauguré le “pôle d’échanges intermodal de Vichy Val-d’Allier et la place de la gare”, devenus un véritable carrefour de déplacements. L’ensemble couple, en effet, l’accès au train et aux transports en commun, qui sont ici regroupés pour un meilleur service aux usagers. Signe des temps – il faut désormais « penser les transports autrement » –, les réalisations de ce type promettent de devenir monnaie courante à l’avenir pour une cohérence optimisée et de meilleures correspondances entre les différents modes de déplacements. Par un heureux hasard du calendrier, deux jours avant cette inauguration symbolique, les Auvergnats étaient invités à donner leur avis sur toutes ces questions lors d’une soirée des Assises 2009 des transports et de la mobilité, le 24 juin, à la Grande halle d’Auvergne, à Clermont-Ferrand.

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Journée des solutions numériques Que peuvent apporter les nouvelles technologies aux petites et moyennes entreprises en termes économiques ? Quels gains de compétitivité et de performance peuvent être générés au sein d’une entreprise par le passage au numérique ? La Journée des solutions numériques organisée à l’intention des responsables de PME, le 4 juin, à la Grande halle d’Auvergne, par la Région Auvergne, l’État et la Chambre régionale de commerce et d’industrie d’Auvergne, avec le soutien de l’Europe, a permis de répondre aux interrogations des chefs ou créateurs d’entreprise présents. Pour aborder ces questions, des présentations effectuées par des sociétés auvergnates (Web, logiciels, e-commerce, etc.), une table ronde et des ateliers thématiques par filières étaient organisés. Et en fin d’après-midi était officiellement lancé le site Internet www.regionauvergne.biz, portail dédié à l’accompagnement des entreprises en Auvergne.

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L’atout tourisme conforté

Ramdam réussi à Randan

Une bonne nouvelle pour le tourisme en Auvergne est annoncée avec la publication des résultats d’une enquête menée par TNS Sofres à partir d’un échantillon de 20 000 personnes. Elle révèle qu’en 2008, l’Auvergne se classe dixième au sein des premières régions touristiques de France. Elle pourrait même faire encore mieux en 2009, tant les résultats obtenus au cours de la saison d’hiver ont été encourageants (en mai, la hausse de fréquentation était de 10 % par rapport à 2008). L’Auvergne est aussi la seule région de la catégorie “tourisme vert et d’intérieur” à progresser en part de marché, et elle devient même la cinquième région de “tourisme vert”, devançant Paca dans cette catégorie. Décidément, ce secteur, fortement générateur d’emplois qui plus est, semble avoir de très bonnes cartes à jouer dans la région…

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Rassemblement aérien à Vichy Le 62e rassemblement annuel du Réseau du sport de l’air (RSA) donnait rendez-vous aux amateurs, passionnés d’aviation, constructeurs d’aéronefs et exposants sur le tarmac de l’aérodrome de Vichy-Charmeil le week-end du 10 au 12 juillet. Cette nouvelle édition de Légend’Air a permis au public de découvrir et voir voler des ULM, des avions de collection, des avions de course et même des avions de chasse. Des ventes de pièces de collection, des simulateurs de vol ainsi que des conférences sur les dernières évolutions techniques et réglementaires étaient également au programme de ces journées. Mais la fête a été endeuillée, le samedi, par un accident survenu dans le Puy-de-Dôme, près de Manzat : un père et son jeune fils, qui se rendaient à la manifestation dans un avion de tourisme, ont trouvé la mort à la suite d’une collision.

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31/07

Un poulailler bio au soleil

Clermont-Ferrand, ville la plus rock de France !

Parce que « l’image passéiste de l’agriculture bio » l’agace, Bernard Decouvoux a décidé de mettre la technologie au service du développement durable à la ferme de La Plume, à Broût-Vernet, dans l’Allier. Son nouveau poulailler bio peut accueillir 4 000 poussins, mais il est surtout équipé d’une installation solaire : 240 m2 de photopiles permettent d’économiser de 15 à 20 % d’énergie sur l’exploitation. Certains des voisins de Bernard Decouvoux étaient-ils dubitatifs au départ ? Ils n’ont posé la main sur ses clôtures électriques solaires qu’une seule fois pour vérifier leur bon fonctionnement ! La consommation d’énergie à la ferme de La Plume est entièrement contrôlée par ordinateur, tout comme la production d’énergie et l’économie de CO2 réalisée.

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Une quarantaine de compagnies, soit 250 artistes, comédiens, danseurs, plasticiens et musiciens, étaient invitées à faire vivre au public une fête mémorable au domaine royal de Randan, propriété de la Région Auvergne qui vient d’ouvrir ses portes en 2009 après deux ans de travaux de restauration. La formule “Ramdam à Randan” a séduit les Auvergnats et les autres : environ 20 000 personnes ont déambulé au cours de l’après-midi dans le grand parc pour venir apprécier les animations proposées en extérieur en ce jour de Fête nationale. Cette manifestation a revêtu un caractère familial, tout public, autour du joyau patrimonial qu’est le domaine de Randan. Le seul petit regret de la journée est qu’un orage se soit invité en soirée.

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Ils voulaient vraiment la remporter, cette finale face à Bordeaux… Clermont-Ferrand ne peut quand même pas perdre toutes ses finales à Paris ! Vendredi 31 juillet en soirée, sur le parvis de l’Hôtel de Ville parisien, un duel humoristique et bon esprit, quoique ponctué de coups bas, a opposé Clermont-Ferrand à Bordeaux devant des milliers de festivaliers de Fnac Indétendances, dans le cadre du très peu officiel “concours de la ville la plus rock de France”. Aussi bien à l’applaudimètre du public qu’aux yeux du jury, composé de journalistes, les Auvergnats ont triomphé. Ouf… Il faut dire que pour cette joute musicale, la capitale auvergnate était bien “armée”. En première ligne : les Elderberries, Mustang et le collectif Kutü Folk. En parrains, La Coopérative de Mai et le groupe Cocoon assuraient leurs arrières. La combinaison a fait merveille, permettant à Clermont-Ferrand de brandir une guitare collector. Un trophée qui sera remis en jeu l’an prochain ? À suivre.

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° N 22 Dossier

Des enjeux renouvelés pour les transports / Page 7 Les AOT : qui fait quoi en Auvergne ? / Page 9 UnikOpass, un premier billet unique / Page 9 Des coûts à comparer / Page 10 Citoyens de la route à Saint-Flour / Page 11 Le transport à la demande en roman-photo / Page 12 Retour sur les Assises 2009 des transports et de la mobilité / Page 13 Un avenir toujours à inventer / Page 13

Vos réactions La boîte aux mails / Page 14

Échappée belle Voyage au cœur de l’Auvergne industrielle / Page 15

Vie publique La Région vous répond... / Page 19 Expression des groupes politiques / Page 20 La biodiversité, un atout à préserver / Page 22 Des technologies à votre service / Page 24 La Région en bref... et en images / Page 27

Rencontre Portraits d’Auvergnats en formation / Page 28

Magazine d’Information sur l’Auvergne en Mouvement Édité par le Conseil régional d’Auvergne. 13 - 15 avenue de Fontmaure BP 60 63402 Chamalières Cedex www.auvergne.eu Numéro 22 Directeur de la publication : René Souchon. Tél. : 04 73 31 86 22. Fax : 04 73 31 86 23. E-mail : miam@cr-auvergne.fr Ont collaboré à ce numéro : Anne Ferrier, Christophe Grand. Crédits photographiques : Jérôme Chabanne, Ludovic Combe - Horizon Photographie, Christophe Darbelet, archives Volvic, Verveine Pagès, l’Aventure Michelin, Henri Baranger - médiathèque EDF, Jérôme Pallé. Illustrations : Séverin Millet, Renaud Perrin, Luc Schuiten, Franck Teillard. La rubrique “Échappée belle” est une création de Marie Deschamps et François Roguet. Création graphique, mise en pages : Bande à part Impression : miam est édité à 620 000 exemplaires, sur papier recyclé Eural premium super silk, par Lenglet Imprimeurs. Numéro ISSN : 1774-1939.

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Transports

Nouveaux enjeux, nouvelles pratiques Aujourd’hui, l’évolution des transports s’avère primordiale. Les mentalités des Français changent et des pratiques différentes émergent petit à petit, souvent expérimentées à des échelons locaux. Parallèlement, les besoins en déplacements de la population augmentent. Dans ce contexte nouveau, afin d’établir un état des lieux précis sur les attentes des Auvergnates et des Auvergnats, la Région a mis les questions de mobilité au centre des Assises 2009, qui lui serviront d’outil pour élaborer ses futures politiques des transports. ue l’on soit un jeune de 15 ans, une femme active de 45 ans ou un senior de 70 ans, on éprouve de plus en plus le besoin de se déplacer dans la société actuelle. Mais aborder la question des transports en Auvergne nécessite de prendre en compte des attentes diverses, sachant que la région est située en moyenne montagne et que les problématiques sont bien différentes en zones urbaines ou en milieu rural. Tous ces facteurs particuliers ne facilitent pas la mise au point de la

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vision globale qu’il faut pourtant s’efforcer d’avoir afin de trouver les solutions les plus efficaces et les plus adaptées pour organiser les transports individuels et collectifs, et accompagner les évolutions d’un secteur clé sur le plan économique, crucial dans la vie quotidienne de chacun. En outre, face à son enclavement, la région doit rapidement trouver des réponses pour une meilleure ouverture du territoire vers les grands axes nationaux et les grandes villes, Paris en particulier. 07


Cinq régions pour un TGV De gauche à droite, François Bonneau, René Souchon, Jean-Paul Huchon, Bernard Soulage et François Patriat (présidents des Régions Centre, Auvergne, Île-de-France, vice-président de RhôneAlpes et président de Bourgogne) étaient réunis récemment en réunion de travail. Leur objectif : obtenir le meilleur tracé possible pour la future ligne à grande vitesse (LGV) Paris-OrléansClermont-Ferrand-Lyon.

Qui fait quoi en Auvergne ? Rappelons ici quelles sont les autorités organisatrices de transports (les “AOT”) et leurs compétences dans la région.

LE CONSEIL RÉGIONAL : trains régionaux (TER) et aéroports Note : dans d’autres régions, il est aussi en charge des ports.

LES 4 CONSEILS GÉNÉRAUX

Gros consommateurs d’énergie, les moyens de transport sont aussi sommés de devenir écologiquement plus durables : le “toutautomobile” (en tout cas avec des véhicules fonctionnant au pétrole) a vécu. Les mentalités des consommateurs changent, même si leurs comportements tardent toutefois à se modifier à grande échelle. Pour l’instant, la somme des attentes individuelles ne correspond que rarement à une possibilité d’offre collective. L’équation n’est donc pas simple. D’une part, les contraintes à concilier sont multiples : on veut se déplacer plus, plus rapidement, et il va bien falloir, à l’avenir, se déplacer “plus propre”. D’autre part, aussi bien les particuliers que les collectivités le ressentent vivement dans leur budget : la mobilité a un prix trop élevé…

DES COMPORTEMENTS QUI ÉVOLUENT LOCALEMENT Pourtant, les initiatives personnelles expérimentant des solutions originales ne manquent pas. Au cours des Assises 2009 des transports et de la mobilité, en juin dernier, les témoignages et contributions recueillis ont été nombreux. Chacun peut d’ailleurs les retrouver sur le site www.auvergnemobile.fr et réagir à ces interventions qui témoignent que les Auvergnats intéressés par le sujet ont des idées… Quand un propriétaire, en zone rurale, réunit ses locataires et leur propose de fonder une association pour acheter une ou deux voitures collectives à se prêter en fonction des impératifs des uns et des autres, voilà qui constitue une piste, à l’échelle locale, en vue de réduire les factures et ne pas “couper” certaines personnes de l’accès à une voiture sur un critère purement financier. De même, la Mission locale de CournonBillom, essayant de trouver des solutions à chaque type de situation, a mis en place des accompagnements individualisés pour passer le code ou le permis de conduire, prête des cyclomoteurs à des jeunes et tisse des partenariats avec des garages associatifs, afin d’aider ceux qui peinent à trouver un budget pour entretenir leur véhicule. La Région, pour sa part, a misé sur le soutien des tarifications sociales (billet Solidarité, billet étudiant et transport gratuit en cas de recherche d’emploi), ce qui correspond à une aide financière de 600 000 € annuels pour les voyageurs des TER qui en ont le plus besoin. L’idée de covoiturage est souvent évoquée, mais il apparaît que beaucoup de

Il va bien falloir, à l’avenir, se déplacer plus propre.

Après enquête de l’Insee… Une étude de l’Insee publiée le 31 juillet vient de faire tomber une idée reçue en démontrant que dans les grandes agglomérations, la mobilité quotidienne des habitants a tendance à diminuer, alors qu’elle augmente ailleurs. Tandis que les citadins réduisent leur mobilité et ont accès à divers moyens de transport collectif, les ménages ruraux utilisent leurs voitures pour des distances plus longues, ce qui se solde par un nombre accru de voitures dans les zones rurales. Entre 1994 et 2008, l’augmentation moyenne de 8 % du nombre de kilomètres parcourus pour les déplacements quotidiens cache donc une disparité forte entre ville et campagne : moins 5 % d’un côté et plus 12 % de l’autre.

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personnes, y compris des jeunes, hésitent à franchir le pas. Le site Internet www.covoiturageauvergne.net a d’ores et déjà été créé pour permettre à tous de s’informer plus facilement sur cette solution. Les services de transport à la demande semblent, par contre, convaincre très majoritairement leurs utilisateurs. La circulation à vélo se développe aussi, surtout dans les agglomérations, mais les pistes cyclables ne sont pas toujours au rendezvous ailleurs. Et un contributeur propose que soit étudiée la généralisation du fret de marchandises par voie ferrée. Une autre considération, liée directement à l’urbanisme, est avancée : l’idée de « sortir du règne des pavillons étalés » en densifiant les centres urbains rendrait les dessertes en transports collectifs d’autant plus efficaces. De même, faisant appel à la responsabilité d’écocitoyen, un participant rappelle que la marche à pied reste un mode de déplacement d’avenir ! Il part du constat que dans les grandes villes, un trajet en voiture sur deux s’effectue sur une distance inférieure à 3 km. Une autre piste évoquée, pour éviter un trop grand nombre de déplacements professionnels, cette fois : utiliser les avantages que procurent les nouvelles technologies en organisant des réunions en vidéoconférence sur Internet.

6 GRANDES AGGLOMÉRATIONS AUVERGNATES (Clermont-Ferrand, Le Puy-enVelay, Aurillac, Moulins, Montluçon, Vichy) ainsi que

(Allier, Cantal, Haute-Loire et Puy-de-Dôme) : routes départementales, transports scolaires et de voyageurs (par cars), lignes routières infra-départementales.

2 COMMUNAUTÉS DE COMMUNES À ces 13 AOT, il convient d’ajouter l’État : les autoroutes, les routes nationales et les lignes ferroviaires d’intérêt national (via la SNCF).

de Thiers et de Riom : bus urbains, tramway (pour la SMTC, à Clermont-Ferrand).

Chacune de ces AOT est compétente, sur son périmètre, pour choisir les tarifs, les horaires, la desserte, etc. Afin de coordonner les actions des uns et des autres, la Région s’efforce de réunir tous ces partenaires autour de la table, dans l’objectif d’harmoniser et ainsi d’améliorer le service aux passagers. La première étape d’éventuelles collaborations à venir devrait se concrétiser par une première signature d’accord d’ici mi-octobre. Note : d’autres collectivités auvergnates proposent des services de transport, mais pas en service régulier : transports à la demande, taxis collectifs, etc.

ACCOMPAGNER ET COORDONNER

Aux collectivités revient alors la responsabilité d’encourager et d’accompagner les nouvelles attentes d’une population très “demandeuse” en services pratiques. Parvenir à créer une centrale de mobilité qui répondrait à ces demandes est l’une des ambitions du Conseil régional d’Auvergne. Pour en poser les premiers jalons, il lui faut déjà réunir les autorités organisatrices de transports, ce qui ne

accueil physique, ou un site Internet simplifierait les choses. Pour aller de tel point à tel autre, l’idée serait d’avoir à sa disposition toutes les informations nécessaires, que ce soit pour faire le trajet en car, en train ou en tramway. Peu importe... L’utilisateur voudrait « tout savoir en n’ayant qu’un seul interlocuteur » et, si possible, pouvoir se déplacer en ayant un seul billet.

Parmi les demandes énoncées au cours des Assises 2009 des transports et de la mobilité, plusieurs personnes ont insisté sur leur vœu de voir tous les transports, notamment collectifs, parfaitement coordonnés en termes d’horaires et de service au public. Clairement, les usagers verraient d’un très bon œil que tout soit plus “pratique” : avoir un guichet unique, en

Du train au tram, le billet UnikOpass La carte à puce unikOpass a déjà séduit plus de 5 000 Auvergnats, et ce n’est qu’un début ! Il faut dire que ce “billet électronique rechargeable” a plus d’un atout à faire valoir pour remplacer les titres de transport en papier. D’un format pratique, unikOpass est un support unique qui contient les droits à réduction (salariés ou étudiants) et les titres de transport des passagers des trains régionaux (TER Auvergne) ainsi que des bus et du tramway de Clermont-Ferrand. Exit les tickets froissés dans une poche de pantalon : tout est dans la carte. Non seulement elle fait déjà gagner du temps pour l’achat des “billets”, non seulement elle est plus “développement durable”, mais en plus on pourra bientôt, depuis un ordinateur, la recharger à domicile sur Internet. Enfin, en cas de perte ou de vol, l’abonné ne perd plus son droit à voyager. Alors, convaincus ?

L’organisation des transports collectifs est délicate : elle doit prendre en compte une somme d’attentes individuelles qui ne sont pas toujours conciliables.

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Transports : parlons de coûts 1 km de route à 2 x 2 voies (gratuite) : entre 6 et 7 M€.

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Exploitation des trains régionaux et investissements : 98 M€ financés par la Région en 2009, auxquels il faut ajouter 600 000 € pour les tarifications sociales : étudiants, salariés, demandeurs d’emploi, etc.

Aéroports et lignes aériennes : 7,6 M€ de concours publics en 2009 (dont 2,1 M€ de la Région).

* * 1 km d’autoroute (non urbaine, pas dans une zone montagneuse) : 8 M€.

* 1 km de ligne à grande vitesse (LGV, y compris pénétration dans les aires métropolitaines) : 25 M€.

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1 km de piste cyclable (dont aménagements, et avec un revêtement de qualité) : 100 000 €.

coule pas de source pour tous leurs représentants. La Région paraît toutefois l’échelon pertinent en vue de tenter de mieux harmoniser l’offre, d’autant qu’elle a en charge le volet ferroviaire. Elle a, d’ailleurs, déjà fait des choix clairs en faveur du ferroviaire : en livrant bataille pour moderniser le réseau des voies grâce au plan rail 2009-2013 (213 M€ avec Réseau ferré de France et l’État) et en incitant les Auvergnats à “ferrailler” pour obtenir le TGV (pétition en ligne sur le site Internet www.faisonsbougerleslignes.com). Pour ce qui est de l’ouverture vers l’extérieur, elle soutient également les aéroports et lignes aériennes (Clermont-Ferrand, Aurillac et Le Puy-en-Velay). Entre 2004 et 2009, la Région Auvergne a 10

1 M€ le km pour régénérer et moderniser des voies ferroviaires.

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* Ces chiffres sont des ordres de grandeur : on comprend bien qu’en fonction des conditions géographiques, par exemple, les coûts d’un kilomètre de ligne à grande vitesse ou d’une autoroute puissent fluctuer considérablement.

consacré environ 653 M€ aux transports. Afin d’élaborer les politiques des transports des années qui viennent, les élus régionaux pourront quoi qu’il en soit s’appuyer sur la consultation des Assises 2009, qui a donné la parole à tous. Même si le défi

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est de taille, l’objectif est essentiel : offrir une solution de transport efficace à tout habitant, jeune ou âgé, vivant en milieu rural ou en zone urbaine. Le tout en gardant à l’esprit la nécessité de protéger l’environnement.

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Futurs conducteurs,

La Mission locale de Saint-Flour a pris en charge le permis de conduire d’une dizaine de jeunes, grâce à un dispositif original.

déjà citoyens Rute a 23 ans. Elle habite Neussargues. Mais pour se rendre à la maison des jeunes, à la garderie ou au camping, ses trois employeurs, avoir un véhicule, donc le permis, « c’est vital » ! Même son de cloche pour Benjamin, 18 ans, qui rentre à l’université à Clermont-Ferrand en septembre : « J’habite à 20 km de Saint-Flour. Même si je prends le train, en dépit des horaires pas pratiques, comment je fais pour les derniers 20 km ? » jusqu’en octobre, associant la conduite à la « réalité », à la « sécurité », à la « santé », à la « citoyenneté » et au « plaisir ». Avec les pompiers, ils ont appris les gestes qui sauvent, avec un urgentiste, ils prendront conscience des conséquences d’une conduite à risque. Des tests prévoient même de les mettre fictivement en situation de conduite en état d’ivresse. Pour le plaisir, ils feront aussi du kart. Et on compte sur eux pour militer pour le covoiturage. Rute a déjà décroché le code grâce à cet accompagnement. Benjamin, lui, a raflé la mise : code et conduite. Il le reconnaît bien volontiers : « Sans une telle aide, je n’aurais jamais pu passer le permis cette année. »

La Mission locale de Saint-Flour leur a proposé d’intégrer le dispositif “Citoyen de la route” : un financement complet du permis de conduire (hormis les frais d’inscription à l’auto-école, soit 80 €) en échange de quinze jours de bénévolat au sein d’une association locale et de la participation à des modules de formation destinés à leur donner, au moment de rejoindre la route, des réflexes citoyens. Esther, Gaëtan, Stephy… En tout, dix jeunes ont été retenus, leur implication bénévole ayant pesé dans la balance. Pour certains, ce sera le Réseau d’échanges et de savoirs, pour d’autres une maison de retraite ou les Restos du cœur. La Mission locale leur propose cinq modules M A G A Z I N E

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La “mob-ilité” « L’un des freins majeurs à l’insertion des jeunes, c’est l’absence de mobilité », plaide-t-on dans les Missions locales, qui sont en partie financées par la Région. La plupart les aident donc à financer leur permis. Celle de Cournon-d’Auvergne propose, elle, un prêt de cyclomoteurs en l’absence de transports collectifs ou en cas d’horaires incompatibles. Les 15 cyclos disponibles sont prêtés pour 1 € par semaine pendant un maximum de douze mois. Et les jeunes peuvent suivre des cours de soutien au code et choisir la conduite accompagnée via un véhicule et un bénévole de la Mission locale.

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Il vous conduit où vous voulez

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Riom Communauté, Puy-de-Dôme. Sept des onze communes du territoire ne sont pas desservies par les lignes régulières de transport urbain. Un service de transport à la demande (TAD) est donc proposé aux habitants. Dans un bureau du centre de Riom, Jean-Jacques reçoit les appels téléphoniques. Le transport à la demande, pour lequel il prend les réservations, est destiné aux déplacements ponctuels et ne peut concerner les trajets vers le travail ou l’école.

Le lendemain. Riza, le chauffeur, vient chercher Josette à la porte de la maison de retraite. D’habitude, elle se fait conduire au supermarché pour s’y promener, mais, aujourd’hui, elle doit demander l’aide de la police pour une sombre affaire.

Assises 2009

des transports et de la mobilité Nous irons au commissariat.

Les contributions des Auvergnates et des Auvergnats, que vous pouvez retrouver en vidéo sur le site www.auvergnemobile.fr, ont déjà été nombreuses et pleines d’enseignement lors de la première phase des Assises 2009 des transports et de la mobilité. Elles témoignent d’attentes très diversifiées, illustrant à la fois de fortes prises de conscience collectives et la difficulté de satisfaire les uns et les autres. En effet, les besoins en transports augmentent, et il devient en même temps urgent de trouver des solutions durables.

Bon sang ! Rien de grave, j’espère.

Riza a passé quelques années dans l’armée, où il a appris à conduire en souplesse. « Elle met du vieux pain sur son baaalcon, pour attirer les moineaux, les pigeons ! »

Ils ont dit…

J’emmène les gens où ils veulent pour le prix de deux tickets de bus ; 1,50 € s’ils prennent un carnet de 10. Ils apprécient.

Danièle, retraitée, Montluçon (03) « Ce que je souhaiterais, c’est aller beaucoup plus souvent à Paris

voir mes enfants, mais en prenant une ligne rapide qui marche. Un TGV, pourquoi pas. Ce qui permettrait à Montluçon de se développer davantage. » Christian, employé de bureau, Saint-Mamet (15) « L’idéal, ce serait qu’on ait une autoroute à 15 km d’Aurillac. » Christelle, sans activité, Sainte-Florine (43) « Il faudrait signaler les horaires un peu plus, avoir un guichet ou un serveur vocal qui nous les indique, pour savoir comment se déplacer pour aller sur ClermontFerrand ou Le Puy-en-Velay. » Aurélie, assistante polyvalente, Ceyrat (63) « Je travaille à l’extérieur de Clermont-Ferrand et il n’y a pas de transports en commun pour

rejoindre mon entreprise, qui est pourtant une grande entreprise. Est-ce qu’il serait possible de mettre en place des véhicules d’entreprise ou des systèmes de cars, en fonction des horaires des gens, notamment ceux qui font les trois huit ? » Vincent, chef de projet, Montluçon (03) « Je fais partie d’un réseau qui s’appelle “Cybermassif ”, comprenant les régions Limousin, Languedoc-Roussillon et Auvergne. Pour éviter des déplacements conséquents avec les membres du réseau, on utilise tout simplement un outil de web-conferencing, qui nous permet par exemple de partager des documents, de faire des réunions par webcam. Évidemment, ça ne remplace pas un contact direct, donc on se retrouve de temps en temps tous ensemble pour discuter des projets

à mettre en œuvre. Mais c’est vrai que cet outil-là nous permet de réduire les coûts de manière conséquente et de travailler efficacement à distance. » Sihame, lycéenne, Vic-le-Comte (63) « Je viens en voiture au CHU, et, après, je prends le “tram”, les bus. Je souhaiterais un endroit unique pour savoir les prix et les horaires des correspondances entre les trains, le “tram”, les bus, et tout ça. » Donnez votre avis sur Internet Les Assises 2009 des transports et de la mobilité ne sont pas closes. Les Auvergnats sont invités à proposer des solutions, à commenter, à débattre, en apportant leur contribution sur un site Internet dédié à cette large consultation : www.auvergnemobile.fr.

Il choisit la musique qui plaira à ses passagères…

Huguette n’a jamais conduit. À Cellule, où elle vit, elle serait un peu coincée sans le TAD.

De nouvelles solutions à inventer

J’utilise ce service pour aller vers les docteurs, à la banque ou au marché le samedi matin. C’est pratique et pas cher.

On sait à quel point les progrès technologiques sont rapides dans le monde d’aujourd’hui. Qui sait s’ils ne pourraient pas bouleverser l’organisation des transports dans les prochaines décennies ? L’architecte belge (et dessinateur) Luc Schuiten, animé par le souci d’offrir des alternatives réalistes quoique souvent empreintes de poésie, prend en compte avec une grande précision les questions de mobilité quand il imagine ses modèles de villes du futur. Quand il crée le « chenillard », un véhicule léger conciliant les avantages du transport individuel et du Huguette et Josette ramenées au bercail, Riza roule vers d’autres aventures.

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transport collectif, peut-être touche-t-il du doigt le type de solutions amenées à se développer, solutions qui sauraient répondre aussi bien aux aspirations de liberté de déplacement de chacun qu’aux incontournables exigences écologiques. Gageons qu’un jour de telles “inventions” ne nous feront plus rêver… mais constitueront notre quotidien, alors enfin devenu plus respectueux de l’environnement. Remercions ici Luc Schuiten pour la reproduction d’une de ses œuvres et invitons les lecteurs à découvrir le très beau site www.citevegetale.net.

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La boîte mails L’ouverture du domaine royal de Randan, en particulier la grande fête du 14 juillet, n’est pas passée inaperçue : les commentaires laissés par les internautes sur nos sites Internet en témoignent. Parmi d’autres sujets, Vulcania, la gratuité des manuels scolaires ou la question « Quel est votre lieu préféré ? » ont aussi fait réagir les Auvergnats. Nous vous invitons, bien sûr, à continuer à commenter les sujets d’actualité sur notre boîte électronique, à l’adresse miam@cr-auvergne.fr Joshua (pseudonyme donné sur Internet) écrit :

« J’étais venu à Vulcania avec mon épouse et mon fils l’année de l’ouverture, mais, à mon goût, le discours n’était adapté ni aux enfants ni aux adultes, un peu trop “scientifique” pour un parc. Cette année, nous y sommes retournés ; mes enfants ont 9 et 6 ans, et ça a vraiment changé. Toute ma famille a apprécié, on a passé une journée amusante et ludique. En plus, c’était un dimanche et il y avait une troupe d’enfants qui faisait un spectacle de folklore. Tout à fait convivial et sympathique. C’était vraiment bon enfant, on nous a accueilli avec plaisir. Les animations sont superbes, nous avons beaucoup aimé L’Odyssée magique, surtout mes enfants qui veulent aussi devenir médecins de la Terre ! » Pier63 écrit :

« Formidable organisation, formidable logistique et formidable orage… Ceci dit, les spectacles étaient très divers, souvent d’une qualité extraordinaire, et touchaient donc d’autant plus de personnes. Plus de musique, oui, peut-être, mais pas nécessai14

rement lors des cheminements entre deux spectacles, propices aux commentaires, aux rencontres, au vagabondage des pensées… À la prochaine édition (il y en aura une autre, n’est-ce pas ?), une fréquence plus soutenue de la plupart des spectacles permettrait à plus de spectateurs de les apprécier. Bref, superbe réouverture du domaine royal. Bravo à l’équipe organisatrice ! Et à la prochaine… » M. TH. écrit, à propos de la gratuité des manuels scolaires :

« À la retraite depuis peu (je suis ex-personnel de direction de lycée), je pense que la solution initialement choisie par la Région Auvergne, à savoir l’attribution d’un chéquier à chaque élève de lycée, d’un montant variable selon le niveau et/ou la section, constitue une excellente solution : pour ceux qui veulent louer les manuels aux associations, le chéquier couvre tout ou une partie importante de la location ; pour ceux qui choisissent l’achat et la revente, le chéquier couvre une grande partie du coût annuel de cette opération. Dans tous les

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cas, ce système aide toutes les familles, modestes ou non (mais ces familles paient les impôts qui alimentent ce financement, il n’est pas injuste qu’elles en profitent), et leur laisse une certaine responsabilité. C’est important. Beaucoup d’élèves ne prennent aucun soin de ce qui leur est mis à disposition gratuitement ; la responsabilisation fait aussi partie de l’éducation. » Louis C. écrit, à propos de l’épanouissement numérique :

« C’est vrai que la région s’épanouit en numérique. Il n’y paraît pas, mais c’est une véritable “éruption” numérique en Auvergne au service du social, de l’information et de toutes formes de communications. Ça coule de source ! » Quel est votre lieu préféré en Auvergne ?

Sylvain63420 :

« Le massif du Cézallier. Espace, calme, animations estivales, randonnées pédestres, activités agricoles… La montagne, ça vous gagne ! » Yaa :

« Le Cantal, pays très vert, est un lieu de vacances pour qui aime la nature. Les villes les plus belles sont Murat, Salers et ChaudesAigues, villes médiévales. Ceux qui aiment la cuisine traditionnelle pourront se régaler à peu de frais : les prix en Auvergne sont très raisonnables. » Arnaud :

« Les gorges de la Sioule : vraiment le calme, un paradis sur Terre ! » Mure :

« Pour moi, ce sont les gorges de l’Allier, en Haute-Loire. Rien d’autre à dire, juste à aller voir... » Pedro :

Auvergnat43 :

« Pour moi, le lieu le plus magique se trouve en Haute-Loire : c’est le village de Chaudeyrolles et le mont Mézenc. »

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« La Tour-d’Auvergne : son lac, ses pistes de ski, sa vue imprenable sur le Sancy. Un bon coin pour se ressourcer. »

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Voyage au cœur de l’Auvergne industrielle Cet été, vous avez profité de l’Auvergne grandeur nature, avec ses lacs, ses chemins de randonnée, ses rivières, ses montagnes. Avec la rentrée, un autre tourisme prend le relais. Il permet de découvrir le visage d’une région économique pleine de ressources. Entreprises industrielles, ateliers artisanaux et laboratoires jouent le jeu et vous accueillent.


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Que d’eaux !

Chewing-gum et gomme Qui n’a pas été confronté à ce type d’expérience ? Depuis un quart d’heure, vous tentez d’expliquer où se trouve l’Auvergne à un Texan qui ne sait même pas que l’Europe existe ! Je force le trait, mais à peine... Et, tout à coup, le déclic. Derrière les bottes du Texan qui machouille son chewing-gum, le 4x4-pas-du-tout-écogeste repose sur quatre bons et solides pneumatiques. Vous pointez alors du doigt les fiers « peuneux » en lançant un tonitruant : « Mi-che-lin. » La Manufacture, encore une fois, vous a sauvé la mise. Bien sûr, entre l’Auvergne et Michelin, la route a été longue. Mais entre la capitale régionale et ce pionnier industriel, les liens restent solides. L’espace l’Aventure Michelin retrace cette épopée. Sur 2000 m2, il présente un parcours chronologique et thématique, avec quelques beaux symboles : la Micheline de Madagascar, le Bréguet XIV, le Bibendum-fontaine, construit en béton armé, qui trônait dans la première piscine clermontoise... Mais pour bien comprendre la culture Michelin, il faut aussi aller dans la ville. Le quartier de La Plaine, véritable cité-jardin dont l’urbanisme a été pensé pour le bien-être des salariés et pour la bonne marche de l’entreprise, mérite la visite. Nom des rues, type d’architecture : c’est toute l’histoire industrielle de Clermont-Ferrand qui s’offre à la compréhension de tous. Avec en toile de fond les pistes d’essais, toboggans longs de 500 mètres, véritables totems dans la ville. Plus d’informations sur : www.laventuremichelin.com

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L’Auvergne gourmande... et accueillante Charcuteries, fromages et produits du terroir sont à eux seuls une carte de visite de l’Auvergne. Mais connaissez-vous l’envers du décor de cet art culinaire, là où l’on vous livre les secrets de fabrication ? Plusieurs initiatives en ce sens jalonnent les circuits de l’Auvergne gourmande. C’est ainsi que la Route des fromages d’Auvergne rassemble 36 étapes à la découverte des laiteries et producteurs fermiers, réparties entre le Cantal et le Puy-de-Dôme. Autre destination, cette fois au cœur de la châtaigneraie cantalienne : les salaisons Le Cayrolais. Existant depuis 1908, on peut y visiter les séchoirs à jambons, entièrement construits en bois. Enfin, pour saluer ces savoir-faire artisanaux, une escale à Blot-l’Église (63), dans les Combrailles, s’impose : Bernard Boulaud, un passionné, vous expliquera toutes les phases de production de son huile de noix ou de noisettes. Au choix. Les distilleries auvergnates sont aussi très accueillantes, des Verveines Pagès, près du Puy-en-Velay (43), aux distilleries Couderc, à Aurillac, sans oublier l’espace Avèze, à Riom-ès-Montagnes (15). Pour en savoir plus : www.fromages-aop-auvergne.com

À la découverte de six siècles de coutellerie Fleuron de l’industrie et de l’artisanat en Auvergne, le couteau de Thiers a survécu à bien des assaillants. Son secret : la qualité et la créativité. Ce bassin industriel, confronté à des défis internationaux majeurs, a compris depuis des années que l’ouverture au public des ateliers était une réponse indispensable face à la contrefaçon. Notre coup de cœur : la coutellerie Robert David. Atelier et boutique se confondent. Le visiteur a une vue directe sur toutes les étapes de fabrication. Le musée de la Coutellerie présente aussi des collections exceptionnelles. Enfin, pour se rendre compte de l’importance du passé de la cité, le circuit pédestre de la Vallée des usines permet de remonter le temps, grâce aux rouets, forges et biefs. Thiers vient également de créer sa Maison de l’aventure industrielle, qui montre toute la diversité du tissu économique du bassin. Plus d’informations sur les sites : www.ville-thiers.fr www.robert-david.com.

Restons dans le registre routier, mais pour nous pencher cette fois-ci sur le bitume. Sans routes, point de voyages. Certaines sont quasiment mythiques, telle la route 66, symbole du rêve américain. Mais il y a aussi le viaduc de Garabit et l’A71... Moins mythique, peut-être, mais plein d’intérêts. Depuis cette année, la visite des postes de commandement et du parc de matériel de la société d’autoroutes Paris-Rhin-Rhône fait partie du circuit “Les coulisses des métiers” mis sur pied par l’office de tourisme de la Vallée de Montluçon. « Des châteaux, j’ai l’habitude d’en voir depuis toute petite, explique Béatrice, qui opte désormais pour la tournée des entreprises du coin. J’ai déjà visité les abattoirs de Bourbon-l’Archambault. La semaine dernière, j’étais à Météo-France. Hier, c’était une scierie. Aujourd’hui, ce sont les autoroutes... C’est concret, très intéressant, très surprenant. » Plus d’informations sur : www.montlucontourisme.com D

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Depuis toujours, la production de l’énergie fascine. Elle met en lumière la capacité de l’homme à dompter la nature, les éléments. Terre d’eau, de feu et de vent, l’Auvergne permet d’en savoir plus sur les moyens de capter cette force et de la transformer. Les 26 éoliennes du plateau d’Ally (43) ont donné un nouvel élan au tourisme au sud de Brioude. EDF propose également des visites de barrages hydroélectriques. Le cinquantenaire du barrage de Grandval (15) a été fêté comme il se doit. Des journées de découverte sont également programmées le 26 septembre au barrage de l’Aigle, à cheval sur le Cantal et la Corrèze, et le 3 octobre, au barrage de Rochebut, dans l’Allier. Pour les visites guidées sur le plateau d’Ally, rendez-vous sur : www.ally43.fr

Vacances sur l’autoroute

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Visites énergétiques

Tous les tourismes mènent à l’eau. Un lac de cratère, une plage de sable fin, un torrent... voire une piscine à vagues. Le tourisme industriel ne déroge pas à la règle. S’il est un secteur économique qui a compris très tôt que l’eau exerçait un pouvoir magique sur l’être humain, gros consommateur de liquide de surcroît, c’est bien celui des sources d’eau minérale. Or, dans ce domaine, le Massif central dispose de références reconnues. Nous voici à Volvic (63), au nord-ouest de Clermont-Ferrand. L’usine d’embouteillage est l’attraction à ne pas manquer. Une visite guidée est organisée l’été. Et en dehors de la période estivale, l’espace d’information présente la géologie du bassin hydrominéral de Volvic, la mise en bouteilles et un atelier du goût pour la dégustation. Plus d’informations sur : www.volvic.fr

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UN MONDE DE PAPIER

les journées idéales pour accéder à des sites et à des laboratoires souvent fermés au public. Quarante projets auvergnats ont été labellisés pour cette édition 2009. Dans l’agglomération clermontoise, la manifestation sera facilement accessible par transports en commun, tramway en tête. Il est vrai que le “tram” dessert notamment la Maison de l’Innovation, place Delille, le quartier des facultés et le campus des Cézeaux, qui accueille bon nombre de laboratoires scientifiques. Les passionnés pourront aussi prolonger le débat grâce à Courts de sciences, une initiative lancée par l’Inra, le Muséum d’histoire naturelle Henri-Lecoq et la Maison départementale de l’innovation. Plus d’informations sur les sites : www.crdp.ac-clermont.fr et www.fetedelascience.education.gouv.fr

À Ambert (63), la tradition papetière a définitivement opté pour le haut de gamme. Le papier du moulin Richard de Bas est ainsi utilisé par les éditions les plus prestigieuses. Les diplômes du prix Nobel et l’original de la Constitution de 1958 comptent parmi ses références ! Le musée historique reste un site de production. On peut même y participer à des ateliers d’initiation et de création. Pour en savoir plus : www.richarddebas.fr

PASTILLE IMPÉRIALE LA HAUTE SAISON DU SUCRE

C’est en accédant à une mezzanine que l’on prend toute la dimension de la production des pastilles de Vichy (03). Ici, 6 000 visiteurs viennent chaque année se plonger dans une ambiance aromatique de menthe et de citron. Puis viennent le temps de la dégustation et le passage par la boutique. Le magasin d’usine écoule jusqu’à 50 tonnes de pastilles par an. Avec un ingrédient particulier : les sels minéraux de Vichy, dont les vertus digestives ont fait la notoriété du produit. Quant à la forme de la pastille, au design audacieux, elle est en vigueur depuis 1856 et a même été reconnue par un décret de Napoléon III.

Naturellement, le tourisme industriel connaît sa haute saison durant l’été. Mais pour certaines activités, c’est quand les campings ferment leurs portes et que les lacs auvergnats commencent à se refroidir sérieusement que la saison commence enfin. La campagne sucrière, qui s’étale sur 80 jours, est ainsi un instant à ne pas manquer. Construite en 1830, l’usine de Bourdon, sur la commune d’Aulnat (63), est la seule sucrerie industrielle au sud de la Loire. Les visites ont lieu sur rendez-vous, du lundi au samedi. Une occasion de suivre toutes les étapes de la production, du lavage des betteraves jusqu’au turbinage, qui permettra de séparer le sucre cristallisé de l’eau mère. Il faut compter deux heures pour la visite gratuite. Inscription au 04 73 60 70 70. Gratuit.

EN ROUTE POUR LA FÊTE DE LA SCIENCE

AU FIL DES VISITES

Tous à vos agendas ! La Semaine de la science, c’est du 16 au 22 novembre prochain. Ce sont

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En Haute-Loire, le tourisme industriel et technique bénéficie d’un solide maillage. À Retournac, il faut faire une halte au musée des Manufactures de dentelles.

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Bénéficiant du label “musée de France”, il rassemble tous les types de dentelle existants. Surtout, il est installé sur un ancien site de production, ce qui fait une bonne partie de son charme. Plus à l’est, à Sainte-Sigolène (43), la Fabrique a été créée en 1992 par d’anciens passementiers.

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Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de pistes cyclables en Auvergne ? À la suite d’un engagement pris lors des Assises territoriales, la Région a confié la mission au Comité régional de développement touristique d’Auvergne (CRDTA) d’élaborer le schéma régional des véloroutes et voies vertes d’Auvergne. Les voies vertes sont des aménagements réservés exclusivement à la circulation non motorisée : elles permettent au plus grand nombre (promeneurs, familles avec poussettes, personnes âgées, cyclistes, rollers, etc.) de pratiquer des activités gratuites, respectueuses de l’environnement et du patri-

moine naturel. Les véloroutes sont des itinéraires cyclables sécurisés reliant des voies vertes. Le schéma régional mis au point préconise quatre itinéraires représentant un potentiel de 950 km de tracés pour une probable réalisation, in fine, de 880 km : 280 km de voies vertes et 600 km de véloroutes. Les investissements nécessaires sont estimés à 32 M€, dont

10 M€ financés par la Région. L’intégralité de la réalisation devrait prendre entre dix et quinze ans. Visé par l’Assemblée régionale début 2009, ce schéma est actuellement en phase de validation et d’amendement auprès des Conseils généraux et agglomérations impactées. La balle est désormais dans le camp des Départements et des intercommunalités.

Je fais des recherches sur l’histoire de la coutellerie à Thiers. Où puis-je me documenter ?

L’AMOUR DU TRAVAIL PROPRE Le tourisme économique, technique et industriel ne se limite pas à la découverte de savoir-faire. C’est tout un monde qui s’ouvre à vous, avec des personnages passionnés, étonnants. À Neussargues (15), on vient autant pour la fabrication des parapluies que pour écouter Georges Bressange. Depuis 50 ans, il inonde le marché français du parapluie haut de gamme. « J’ai commencé à Aurillac comme ouvrier, puis représentant. » Sur place, le visiteur assiste en direct à l’assemblage et « se rend compte du travail ». « C’est du propre, du sérieux, du traditionnel, du cousu main. On n’est pas en Chine ! »

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La Région vous répond…

SOUS TERRE À Brassac-les-Mines (63), la dernière benne de charbon a été remontée le 28 juillet 1978. Le musée de la Mine, particulièrement réaliste, revient sur cette vitalité industrielle, mais aussi sur l’enfer de cet univers souterrain avec la reconstitution d’une galerie de 160 mètres de long. Attention, celui-ci ferme ses portes à la fin septembre. Ouverture sur rendez-vous. Renseignement au 04 73 54 30 88.

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Vous trouverez de la documentation sur ce sujet auprès du service régional de l’inventaire (SRI) d’Auvergne. Le plus simple, dans un premier temps, est que vous consultiez le site Internet de cette structure, www.auvergne-inventaire.fr, à la rubrique des inventaires : un chapitre s’intitule “Thiers industriel”. Et pour aller plus loin dans vos recherches, vous trouverez des liens vers des bases de données nationales,

le centre de documentation, des expositions virtuelles, etc. La Région Auvergne a été la première à doter son service de l’inventaire d’un outil de communication sur Internet qui lui est entièrement dédié. Ouvert depuis le printemps 2009, ce site se veut une « vitrine du patrimoine de la région et de tous ses aspects », la mission du SRI étant de recenser, étudier et faire connaître le patrimoine de l’Auvergne. Si vous recherchez des éléments biographiques sur tel sujet, des galeries photographiques sur tel autre, des cartographies ou des dessins, vous devriez donc trouver votre bonheur sur le site du SRI, qui offre nombre de services utiles. Vous pouvez aussi directement joindre le service de documentation au 04 73 41 27 27.

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Je suis plombier-chauffagiste et je voudrais prendre un apprenti. La Région peut-elle m’aider financièrement ? Des indemnités compensatrices sont accordées par la Région Auvergne aux employeurs d’apprentis ; elles ont même été revalorisées depuis le 1er septembre 2009. Le dispositif vise, bien sûr, à encourager les artisans à transmettre leur savoir-faire aux professionnels de demain. Ainsi, les employeurs accueillant un apprenti bénéficient d’une aide forfaitaire de base s’élevant à 1 200 € pour chaque année de formation. À cette aide peuvent s’ajouter

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des bonifications cumulables, sous certaines conditions. Celles-ci oscillent entre 300 et 1 500 € en fonction de critères d’âge, de difficultés scolaires de l’apprenti ou encore si un enseignement adapté est nécessaire, si un CDI est signé à l’issue de la période d’apprentissage, si une période de formation est prévue à l’étranger… Renseignements par mail à l’adresse apprentissage@crauvergne.fr ou par téléphone au 04 73 31 81 56.

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Expression

des groupes politiques CONFORMÉMENT À LA LOI DU 27 FÉVRIER 2002 RELATIVE À LA DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ, CET ESPACE EST RÉSERVÉ À L’EXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES DU CONSEIL RÉGIONAL D’AUVERGNE. LES TEXTES PUBLIÉS DANS CE CADRE N’ENGAGENT QUE LEURS AUTEURS.

GROUPE SOCIALISTE UNE RÉGION PROCHE DES GENS DANS UN MONDE EN CRISE Par Jean Mallot, président du Groupe socialiste. www.auvergne-groupesocialiste-region.fr

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parer l’avenir de notre jeunesse. D’abord, par des travaux de rénovation et de modernisation dans les 68 lycées que compte l’Auvergne et dont nous avons la responsabilité. Pour arriver à ce résultat, nous aurons triplé en six ans les budgets et redonné à ce secteur le rang prioritaire qui doit être le sien. L’inauguration à cette rentrée du lycée du bâtiment Pierre-Jöel Bonté démontrera aussi l’élan moderniste que nous avons insufflé durant les six ans du mandat confié par les Auvergnats. Côté transport ferroviaire, nous aurons achevé en six ans le renouvellement à 100 % du matériel roulant, soit 25 trains nouveaux entièrement payés par la Région. Nous sommes également parvenus à réussir l’audacieux pari qui consistait à couvrir 100 % du territoire de l’Auvergne en haut débit numérique. Nous sommes désormais en route vers le très haut débit. Sans oublier les 1 850 projets touristiques que nous avons aidés et qui auront généré 270 M€ d’investissements répartis sur l’ensemble du territoire. De même avions-nous promis de donner plus à ceux qui ont le moins. Nous aurons tenu parole en contribuant au financement de 1 296 projets de pays dans les quatre départements, pour un investissement total de 785 M€. Ces quelques exemples sont autant de signes de vitalité qui ne trompent pas. La Région est devenue un pour-

n septembre, après avoir achevé leurs études, de nombreux jeunes entrent sur le marché du travail avec généralement l’espoir qui sied à cet événement majeur de leur vie. 2009 signifiera malheureusement pour la plupart d’entre eux un passage obligé par la case “chômage”. La crise sociale est aujourd’hui d’une telle gravité qu’il est incompréhensible que le gouvernement refuse encore l’idée même d’un plan de relance s’appuyant sur une vraie stratégie de création massive d’emplois durables au niveau européen, sur des mesures empêchant les “licenciements boursiers” et sur un soutien de la consommation. Il est clair que la machine économique doit être relancée comme il est clair que l’accompagnement social doit être à la hauteur de la détresse engendrée par une crise dont sont responsables les travers de l’ultralibéralisme. Mais lorsque le gouvernement national se trouve à ce point défaillant, les citoyens se tournent naturellement vers leurs collectivités locales de proximité, comme la Région, pour que celles-ci amortissent à hauteur des moyens qui sont les leurs le choc économique et social qu’ils subissent. Pourtant, le Conseil régional ne peut à lui seul pallier les carences de l’État. Son budget n’y suffirait pas. La Région, premier pourvoyeur de commande publique. Dans les attributions qui sont les siennes, la Région Auvergne investit donc massivement pour pré-

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voyeur essentiel de commande publique, pour le plus grand bien de l’économie et l’emploi. De réels services publics régionaux de proximité fournis par la Région. Mais l’action de la Région ne saurait se limiter aux seuls investissements. Nous sommes parvenus en six ans à devenir ce service public de proximité qui permet aux familles de bénéficier de la gratuité des manuels scolaires et du premier équipement d’entrée en lycée professionnel ; qui assure une tarification sociale et des réductions sur les billets de trains régionaux aux étudiants, jeunes, travailleurs et demandeurs d’emploi ; qui engage cinq nouveaux trains supplémentaires aux heures de pointe (matin et soir) sur la ligne Moulins-sur-Allier/Clermont-Ferrand/Brioude ; qui aide annuellement 9 000 apprentis et accueille 4 000 élèves, dont 900 boursiers, en formations sanitaires et sociales… Oui, en six ans, la Région est devenue un acteur de proximité indispensable à l’accompagnement des citoyens. Il s’agissait pour nous d’un véritable projet. Et nous sommes fiers d’avoir ouvert ce chemin en rapprochant enfin les Auvergnats de “leur” région.

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les électeurs ? Au final, cette gestion se soldera par plus d’impôts, plus de dette, mais pour quelle réponse aux besoins nombreux et urgents de l’Auvergne ? Car là est le plus grave : nous ne pouvons que constater le désengagement de la Région de domaines essentiels pour le développement de l’Auvergne. Abandon du développement économique et de l’agriculture, alors même que ces deux secteurs sont l’un et l’autre touchés par des crises sans précédent. En 2008, après un démantèlement complet des aides économiques, seuls 16 M€ ont été dépensés pour soutenir l’industrie, le commerce et l’artisanat, et donc les emplois, sur 21 M€ annoncés. Pour l’agriculture, ce sont 6 M€ dépensés sur les 9 M€ votés. Ce n’est que sous la pression de l’opposition que le président du Conseil régional a consacré une session extraordinaire à l’économie et l’emploi, dont a découlé tardivement un plan de soutien aux entreprises, financé pour 14,3 M€ par l’État ; 3,5 M€ par l’Union européenne ; l’effort propre du Conseil régional se résumant à un seul petit million d’euros. Abandon du désenclavement de l’Auvergne. Il est impératif que l’Auvergne achève son désenclavement. Parallèlement à l’amélioration des voies ferroviaires, celle de nos liaisons routières doit rester une priorité. C’est un enjeu d’aménagement du territoire et de développement économique. C’est une question de sécurité routière et de vies épargnées.

e 23 juin dernier, l’Assemblée régionale a été appelée à examiner le compte administratif de la Région, c’est-à-dire la façon dont a été exécuté le budget voté pour 2008. Dernier de cette mandature, il représente l’intérêt tout particulier de pouvoir dresser un bilan de la politique budgétaire menée au Conseil régional d’Auvergne depuis 2004. Il en ressort que la marque de la gestion de la majorité actuelle aura été le renoncement à tous les engagements pris par elle devant les électeurs. Renoncement à l’engagement de ne pas augmenter les impôts. Cela avait été écrit et répété lors de la campagne électorale de 2004 : la fiscalité régionale ne devait pas être alourdie. Résultats : en cinq ans, les impôts directs ont augmenté de plus de 70 %, un quasi-record national, la taxe sur les cartes grises de près de 67 % et la taxe sur l’essence a été portée à son maximum. Ce sont plus de 240 M€ supplémentaires prélevés dans le portefeuille des Auvergnats. Nous avons ainsi assisté à un véritable hold-up fiscal que l’opposition régionale a dénoncé à maintes reprises. Renoncement à l’engagement de désendetter la Région. Les mots de la majorité actuelle n’étaient jamais assez durs pour dénoncer une dette prétendue insupportable qu’elle promettait de diminuer. Où en est-on aujourd’hui du désendettement ? Au 31 décembre 2003, l’encours de la dette régionale s’élevait à 333 M€. Il est à présent de 490 M€ et dépassera largement les 500 M€ à la fin de cette année, soit près de 50 % de plus ! Qui trompe

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RÉGIONALES 2010 : POURSUIVRE LA DYNAMIQUE D’EUROPE ÉCOLOGIE par Pierre Pommarel, président du Groupe

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Blog du groupe : http://pcfauvergne.elunet.fr/

http://blog.vertsconseilregionalauvergne.fr

par Éric Dubourgnoux, président du Groupe

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En Chine, dans la province du Liaoning : coopération universitaire, culturelle et économique. Prenant acte de l’importance de la communauté portugaise en Auvergne : coopération et échanges au plan culturel avec la région Nord du Portugal. Dans les Balkans : projet de coopération entre les collectivités françaises présentes et leurs partenaires dans cette région afin d’œuvrer pour la paix. Cette ouverture de l’Auvergne sur le monde est indispensable à son essor et à son dynamisme. Dans une économie mondialisée, il est forcément utile que les collectivités territoriales s’ouvrent largement sur d’autres savoir-faire, d’autres modes de gestion, d’autres approches économiques, culturelles, absolument nécessaires à leur développement.

DU LOCAL AU MONDIAL

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Jean Proriol Président du Groupe Union Pour l’Auvergne (élus UMP, UDF et apparentés) Tél. : 04 73 31 84 99 E-mail : groupeupa@cr-auvergne.fr Internet : www.unionpourlauvergne.org

es élections européennes de juin 2009 ont montré que la prise de conscience de l’urgence écologique avait beaucoup grandi dans l’opinion. Les excellents résultats des listes Europe Écologie sont un encouragement pour tous ceux qui se sont engagés afin de trouver une solution politique à ces défis majeurs qui nous explosent aujourd’hui à la figure et qui sont les fruits de l’insouciance, de l’égoïsme et de la course effrénée au profit… Car si la prise de conscience citoyenne heureusement en marche est bien indispensable, elle doit aussi s’accompagner d’une révision en profondeur de l’ensemble des politiques publiques, depuis la commune jusqu’à l’Europe, en passant par les intercommunalités, les départements et les régions. C’est à tous ces niveaux que doivent être prises les mesures appropriées, les décisions courageuses, que doivent être faits les choix décisifs pour que les choses changent vraiment et que le développement des activités humaines redevienne soutenable pour la planète et plus équitable pour ses habitants. Le prochain enjeu pour notre pays sera celui des élections régionales de mars 2010. La dynamique de responsabilité et d’union impulsée par la campagne d’Europe Écologie sera poursuivie afin que davantage d’élus écologistes investissent les assemblées régionales pour y mettre en œuvre, très concrètement et au plus vite, le développement durable.

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ous l’impulsion de Jean-Claude Mairal, vice-président en charge de la coopération décentralisée et de l’interrégionalité, la Région Auvergne s’est dotée en 2004 d’une politique internationale ambitieuse. Plusieurs actions ont déjà été menées ou sont engagées. En Bosnie-Herzégovine. Un projet de “fermes de référence” aide à relancer en Bosnie centrale une agriculture et un élevage mis à mal pendant la guerre civile, et est développé l’appui à la création d’un centre de formation aux métiers de l’hôtellerie. Dans le cadre des objectifs du millénaire de lutte contre la pauvreté à Madagascar, dans la région du Vakinankaratra, et au Mali, dans la région de Tombouctou : élaboration d’un schéma régional de développement d’un tourisme solidaire et responsable.

Or, par dogmatisme, l’actuelle majorité refuse désormais toute intervention sur les routes, rompant ainsi avec plusieurs décennies d’un partenariat fidèle avec l’État et les départements. Ce sont les territoires les plus fragiles qui risquent de pâtir de cette politique. Face aux crises qui touchent nos entreprises et nos agriculteurs, face aux enjeux régionaux, force est de constater que la majorité régionale n’aura pas été au rendez-vous de la solidarité !

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époque de l’humanité. Les activités humaines en sont en grande partie responsables. L’Auvergne possède de nombreuses richesses naturelles : ce n’est plus à démontrer. Ce qui est moins connu, en revanche, c’est qu’elle recèle environ un tiers des espèces remarquables françaises (43 espèces sur environ 120 en France). Tel triton, présent dans certains lavoirs auvergnats, est rare, et telle espèce de tortues ou telle graminée fait partie intégrante d’un patrimoine local à sauvegarder. L’un des objectifs de la démarche du plan régional est de faire prendre conscience à chacun qu’en plus des espèces remarquables, des hérissons, des batraciens communs, de simples abeilles ou autres espèces botaniques cultivées (pommes, coings, amandiers, etc.) valent également la peine d’être préservés. On ne mesure pas forcément leur intérêt de manière aussi claire, et pourtant…

« AGIR LOCAL » EN AUVERGNE La première phase

LA BIODIVERSITÉ, VERS L’EXCELLENCE ENVIRONNEMENTALE

L’Auvergne soigne sa biodiversité : le plan régional pour la biodiversité, qui présentera les objectifs et engagements du Conseil régional pour la période 2010-2020, sera finalisé d’ici la fin de l’année 2009. La région bénéficie d’un environnement privilégié : aux Auvergnats de prendre conscience de la nécessité de préserver toutes les espèces, qu’elles soient considérées comme “remarquables” ou non. Ci-dessous : une cistude, tortue présente naturellement en Auvergne.

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e 11 mars 2009, à Vulcania, commençait la démarche d’élaboration d’un plan régional pour la biodiversité devant une salle comble de plus de 400 personnes et en présence d’un sage, à la fois caution et aiguillon, Yves Paccalet, écrivain, journaliste, naturaliste et exbras droit du commandant Cousteau. Ce séminaire, organisé par l’État et la Région, a ainsi permis de réunir une première fois les acteurs amenés à participer à l’élaboration d’un plan d’actions décennal (2010-2020) dont la Région se dotera d’ici fin 2009. Objectif : sensibiliser et impliquer l’ensemble des Auvergnats, et proposer des actions concrètes en faveur de la biodiversité “au quotidien”, dans une région bénéficiant d’un environnement naturel privilégié.

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Le nombre de participants venus le 11 mars était, d’emblée, encourageant et rassurant.

QU’EST-CE QUE LA BIODIVERSITÉ ? Le terme est apparu au milieu des années 80. Il a symbolisé l’émergence d’un nouveau regard sur la diversité du vivant, et a coïncidé avec la prise de conscience de l’extinction de nombreuses espèces végétales et animales. Quand on parle de biodiversité, on parle aussi bien de diversité génétique, au sein de chaque espèce (variabilité des gènes), que de diversité spécifique (c’est-àdire la diversité des espèces dans les écosystèmes) et de diversité des milieux naturels. Or, le taux d’extinction des espèces est, à l’heure actuelle, 1 000 fois supérieur qu’à toute autre E N

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d’élaboration du plan régional pour la biodiversité a vu des groupes de travail se réunir en ateliers thématiques afin de rédiger un diagnostic stratégique privilégiant trois axes : une approche par espèce (flore et faune), une approche par milieu naturel et habitat ainsi qu’une approche par logique de paysage (repérage de caractéristiques paysagères favorables à la biodiversité). Au bout de cette étape de diagnostic seront définies des priorités concrètes répondant à la question : « Que convient-il de faire pour améliorer les choses dans les dix prochaines années en associant tous les partenaires autour d’objectifs communs ? » Le Conseil régional d’Auvergne a déjà fait des choix tendant à favoriser cette préservation de la biodiversité : deuxième Région de France à avoir signé le Compte à rebours 2010 (une démarche de l’Union internationale pour la conservation de la nature), elle joue la carte de l’éco-conditionnalité des aides, poursuit la mise en œuvre des 37 actions de son Agenda 21, maintient son effort en direction des deux grands Parcs naturels régionaux (les PNR, qui sont en train de préparer la révision de leur charte pour les douze prochaines années), entend développer un tourisme vert et respectueux de l’environnement avec Nattitude, et consent des efforts pour le développement de l’agriculture biologique. En novembre, ses élus seront invités à se prononcer sur des engagements supplémentaires en validant le plan régional pour la biodiversité. Parmi les pistes qui se profilent, on citera, par exemple, la mise M A G A Z I N E

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Agir pour la biodiversité, c’est se soucier aussi bien de la flore que de la faune, sans oublier de préserver la diversité et la qualité de milieux naturels.

en place d’un Observatoire régional de la biodiversité (mise en réseau des structures disposant d’informations), la volonté de rendre accessible l’information au grand public (« La biodiversité est l’affaire de tous ») ou encore le renforcement de la politique des Parcs naturels régionaux. Et, surtout, la création de réserves naturelles régionales, sur plusieurs sites, sera amorcée.

La biodiversité au Comité des Régions d’Europe Des mesures déjà mises en place en Auvergne afin de préserver la biodiversité pourraient se généraliser au niveau européen ! En effet, le président du Conseil régional, en tant que membre du Comité des Régions d’Europe, a présenté lors de la session plénière des 17 et 18 juin, à Bruxelles, un rapport sur le thème “Un nouvel élan pour enrayer la diminution de la biodiversité” finalement adopté à l’unanimité par cette instance européenne. Ce projet d’avis préconise notamment, au chapitre des solutions concrètes pour agir, de sensibiliser les populations à la thématique de la biodiversité, d’une part, et de généraliser l’éco-conditionnalité des aides et soutiens publics telle qu’elle s’est déployée en Auvergne, d’autre part. Autrement dit, il s’agit de n’accorder des subventions et aides publiques que sous condition, en vérifiant que tel ou tel projet respecte des critères environnementaux efficaces. Parmi les autres propositions figurent aussi la révision de la fiscalité des États membres de l’Union européenne en faveur des pratiques et investissements contribuant à préserver la biodiversité, le renforcement du réseau Natura 2000, la réalisation d’une trame cohérente de corridors écologiques à l’échelle de l’Europe, la révision en profondeur de la politique commune de la pêche et de la politique agricole commune, le développement d’une gestion ambitieuse de la forêt ainsi qu’,enfin, la mise en place d’un Observatoire européen de la biodiversité.

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DANS L’ESPACE (VIRTUEL)

Dans les lycées, l’installation des Espaces numériques de travail (ENT) change progressivement la vie quotidienne des élèves, de leurs professeurs et des agents. Les ENT font entrer les Auvergnats dans l’ère numérique. Décryptage. u lycée professionnel Jean-Monnet d’Yzeure (03), Zoë surveille régulièrement ses notes, mises en ligne sur l’ENT : « C’est pour voir dans quelle matière il faudrait que je me rattrape. » Pour Wendy, absente quatre semaines, l’ENT a changé la donne : « Cela fait très peur de récupérer les cours, mais j’ai pu discuter avec les professeurs et les élèves, rendre mes devoirs de chez moi. » Quant à Glenn, élève en alternance, il s’en sert principalement depuis chez lui, dans le Morbihan, ou sur son lieu de stage, en Moselle ! Quelle que soit l’heure, quel que soit le lieu, il suffit aujourd’hui d’un ordinateur et de son mot de passe pour poser des questions, surveiller les absences et les informations pratiques ou encore accéder à la documentation. Les ENT sont en quelque sorte un bureau virtuel, un espace informatisé de travail et d’échange pour les élèves, leur famille, les enseignants et les établissements scolaires.

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Grâce aux Espaces numériques de travail, la vie des lycées devient accessible de partout !

UNE NOUVELLE APPROCHE PÉDAGOGIQUE Pour Michel Sauvade, professeur d’histoire et géographie au lycée Blaise-Pascal, à Ambert (63), c’est toute la relation pédagogique qui s’en trouve enrichie. « Les ENT développent l’autonomie et la responsabilisation des élèves – et des enseignants ! Dans l’approche de la recherche documentaire, dans les relations entre élèves ou avec l’équipe pédagogique, chacun est incité à aller plus loin, à se rendre plus ouvert et plus disponible. » Il pense aux « collectes », devoirs optionnels proposés pour réviser le bac, à l’information en direction des parents, mais donne aussi l’exemple de nombreux élèves timides qui s’affranchissent de leur réserve via la messagerie. « Après de premiers échanges par courriel, c’est même leur attitude en classe qui peut évoluer. On est dans une logique d’individualisation pédagogique, mais au sein de la dynamique de groupe de la classe. » Consulter le cahier de texte virtuel, véritable M A G A Z I N E

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tableau de bord pédagogique, réaliser des devoirs en équipe sur des documents partagés et retrouver en ligne les cours présentés sur tableau blanc interactif deviennent de nouvelles habitudes. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) font évoluer les lycées. « En définitive, conclut Michel Sauvade, c’est tout sauf un gadget. L’ENT est tout à fait comparable aux pratiques de travail en réseau de l’enseignement supérieur et, plus tard, du milieu professionnel. C’est un véritable atout pour les élèves de s’initier très tôt au travail collaboratif. »

L’intérêt des Espaces numériques de travail n’est pas seulement pratique. Les ENT trouvent de plus en plus d’applications sur les plans éducatif et pédagogique, permettant, par exemple, à tous les élèves d’accéder facilement à la documentation.

Une seconde nature pour les étudiants Dans le cadre de l’Université numérique en région Auvergne (UNRA), l’Université d’Auvergne, l’Université Blaise Pascal et l’Institut français de mécanique avancée (IFMA) sont équipés de l’ENT depuis la rentrée 2008, opération réalisée avec le soutien financier de la Région. Olivier Guinaldo, enseignant-chercheur et vice-président TIC de l’Université d’Auvergne, porteur du projet UNRA, témoigne de son succès : « Chaque établissement a su adapter l’ENT à ses propres usages. À l’IFMA, l’accent est mis sur l’interaction entre les 650 étudiants et les enseignants. Dans les universités, l’outil est particulièrement adapté aux premiers cycles, qui rassemblent de nombreux étudiants : en Droit ou en Lettres, le taux d’utilisation quotidien est proche de 100 %. »

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TOUS LES LYCÉES 100% NUMÉRIQUES EN 2010 L’Auvergne compte parmi les régions pilotes sélectionnées au niveau national pour expérimenter la mise en place des Espaces numériques de travail dans les lycées. râce aux efforts conjugués du ministère de l’Éducation nationale et du Conseil régional d’Auvergne, le déploiement de l’ENT dans les lycées publics d’Auvergne respecte son plan de marche : au cours de l’année scolaire 2009-2010, 15 nouveaux établissements seront équipés d’un ENT. L’originalité de la démarche auvergnate tient au fait que l’ensemble des établissements secondaires est concerné : lycées généraux, mais aussi lycées professionnels, lycées agricoles et EREA (établissements régionaux d’enseignement adapté). Le budget régional s’élève à 38,5 M€, et s’inscrit dans le cadre général de l’informatisation des lycées, qui comprend notamment l’achat d’ordinateurs et d’équipements tels que les tableaux blancs interactifs. Compétente pour les lycées, la Région a également soutenu l’installation des ENT dans les universités clermontoises et à l’IFMA. L’expérimentation régionale a même vocation à faire école : la généralisation des ENT au reste de la France est aujourd’hui à l’étude.

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AGENDA . 21 et 22 septembre 2009

Un portail pour entreprendre : www.regionauvergne.biz

Création, reprise, transmission, développement, innovation, ouverture à l’international, incitations fiscales, cadre juridique, formation : les rubriques du site www.regionauvergne.biz, portail régional pour le monde de l’entreprise, sont on ne peut plus claires. C’est d’ailleurs la recherche de l’exigence qui a présidé à la mise en place de cet outil destiné aussi bien aux chefs d’entreprise qu’aux futurs créateurs : il le fallait pratique et simple, pour accompagner au mieux les entreprises auvergnates dans leurs démarches et demandes en conseils. Lancé par plusieurs partenaires (Région, État, Union européenne, Chambre régionale de commerce et d’industrie d’Auvergne, et d’autres encore), il permet d’accéder à l’ensemble des aides et soutiens publics pour les entreprises, à tous les étapes de leur vie : création, transmission, développement, etc. Ce portail vient donc enrichir la palette des outils pour favoriser l’entrepreneuriat dans la région, qui compte divers dispositifs efficaces en la matière. Citons en premier lieu les résidences d’entrepreneur, créées par l’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne : ce dispositif a valu à la région un trophée de la création d’entreprise, décerné dans le cadre de la sixième édition des Initiatives de l’économie, par un jury de journalistes issus de la presse économique. Des renseignements sur les résidences d’entrepreneur sur le site www.auvergnelife.tv

Plus beaux villages de France Avant l’été, l’association Les plus beaux villages de France a lancé un nouveau site Internet, www.lesplusbeauxvillagesdefrance.org, sur lequel les Auvergnats retrouveront leurs joyaux, mais aussi ceux d’ailleurs : une recherche par régions est accessible.

En Auvergne, les lycées sont connectés à l’ENT et les foyers au haut débit. La Région invite à l’échange, mais pas seulement en milieu scolaire : avec www.auwwwergne.com, découvrez le premier réseau social régional pour discuter de tout et partager vos coups de cœur. Et sur www.auvergne.org, retrouvez toute l’actualité des projets numériques du Conseil régional.

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Patrimoines naturels en ligne Le Conservatoire des espaces et paysages d’Auvergne dispose d’un portail Internet, www.cen-auvergne.fr, qui se présente comme un site d’informations sur les patrimoines naturels. À la fois ludique et pédagogique, il permet de se documenter sur la biodiversité et les milieux naturels auvergnats.

Vive les échanges en auwwwergne !

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Les lycées déjà équipés d’un Espace numérique de travail. Les lycées équipés au cours de l’année scolaire 2009-2010.

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Des formations aux métiers du cinéma L’Auvergne confirme son intérêt pour les formations liées à l’image à la rentrée 2009 avec la création de nouvelles sections. L’université d’Auvergne a ouvert un master en management des activités culturelles et audiovisuelles ; une licence professionnelle “création multimédia” a vu le jour au lycée de la communication Saint-Géraud, à Aurillac (il en existe déjà une à l’IUT du Puy-en-Velay) ; et le lycée Descartes, à Cournon-d’Auvergne, a lui aussi en projet un diplôme des métiers d’art en cinéma d’animation. L’offre de formation aux métiers de l’audiovisuel s’étoffe encore sensiblement en Auvergne.

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Un Riomois se distingue au bridge À 17 ans, le Riomois Édouard du Corail a décroché la médaille de bronze avec l’équipe de France Société générale des moins de 21 ans aux championnats d’Europe de bridge, début juillet, en Roumanie. Élève au lycée Massillon de Clermont-Ferrand, il figure régulièrement sur les podiums lors des championnats nationaux. Depuis plusieurs années, le jeu de bridge se démocratise. La France compte environ 2,5 millions de joueurs. Édouard du Corail a pris goût au bridge au collège, dans le cadre d’une action éducative pour faire découvrir cette discipline. La pêche pour tous Un parcours de pêche à la truite adapté a été mis en place aux portes du Cézallier, dans le pays d’Issoire, sur la commune d’Ardes-sur-Couze. Ce parcours de 280 m est composé d’un cheminement et de pontons de pêche accessibles à des personne à mobilité réduite : soit 15 postes, dont sept pontons ou plates-formes surplombant la rivière. Les parkings et sanitaires présents sur le site ont également été adaptés. Et de trois millions pour Vulcania ! Le parc auvergnat a passé, fin août, le cap du trois millionième visiteur. La famille Hesters, de Belgique, a reçu en cadeau un pass Vulcania à vie !

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Session du Conseil régional d’Auvergne.

. Du 23 au 26 septembre 21e congrès national des psychologues de l’Éducation nationale (tout public) à Polydome, à Clermont-Ferrand.

. Du 7 au 9 octobre Sommet de l’élevage de ClermontFerrand Cournon.

. 16 et 17 novembre Session du Conseil régional d’Auvergne.

. 21 novembre 5es Rencontres de la coopération internationale en Auvergne, à ClermontFerrand, sur le thème de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays du Sud.

. 2 et 3 décembre Séance plénière du Comité des Régions d’Europe à Bruxelles.

. Du 14 au 16 décembre Session budgétaire 2010 du Conseil régional d’Auvergne.

SUR LE VIF UNE CHARTE POUR DES PARCS D’ACTIVITÉS DURABLES Le Conseil régional d’Auvergne et le Conseil général du Puyde-Dôme ont signé en juin une charte de développement durable des parcs d’activités. Elle s’inscrit dans les agendas 21 des deux collectivités et met en particulier l’accent sur l’intégration paysagère des bâtiments, la gestion des déchets et de l’eau, les procédés de construction Haute qualité environnementale (HQE) ainsi que le recours à des solutions énergétiques durables. La signature de cette charte conditionne l’attribution des aides économiques, mais l’objectif est moins d’imposer que d’accompagner et de conseiller les entreprises. La même démarche sera engagée par la Région avec les autres départements auvergnats.

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EN FORMATION... PRÊTS ?

CAP SUR L’EMPLOI ! À chacun sa voie. Ou à chacun ses voies, dit-on de plus en plus souvent, tant une carrière professionnelle peut se construire désormais en plusieurs étapes, avec plusieurs métiers. Le monde du travail actuel nécessite de savoir s’adapter… Les témoignages présentés dans ces pages ont fait l’objet d’un cycle d’émissions courtes diffusées sur France 3 : “Je me forme, j’ai un métier”. Ils illustrent la diversité des parcours de vie des uns et des autres. Et de rappeler ainsi combien la formation reste un enjeu majeur, outil incontournable pour donner à chacun les meilleures chances de réussite. Autant de visages et d’expériences correspondent à autant de cursus, de cours et parfois de détours pour parvenir à se faire une place.

ALAIN BIDET, 45 ANS Installateur en système solaire

AUDREY TREMELLAT, 20 ANS

PASCAL CHOUINARD, 36 ANS

En contrat d’apprentissage

Charpentier

REPÈRES Une priorité régionale Aux côtés des transports et de l’enseignement, la formation professionnelle et l’apprentissage sont un axe d’action prioritaire pour le Conseil régional d’Auvergne. Les trois principaux postes de dépenses de la collectivité au budget 2009 sont les suivants : – transports : 118,1 M€ ; – enseignement : 112,2 M€ (hors rémunération des agents des lycées) ; – formation professionnelle et apprentissage : 108,3 M€.

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« Même le commun des mortels, au Québec, sait monter une maison. Mon père a construit son chalet lui-même, on a plein d’outils à la maison. Je ne sais pas si c’est typique des Québécois, mais on est bricoleurs… J’ai choisi une formation de charpentier, parce que je voulais me faire plaisir. Lorsque je suis arrivé ici, en France, je savais que mes diplômes de technicien de laboratoire, d’enseignant, n’étaient pas valides. Le bois, c’est très agréable à travailler, et être charpentier, c’est un travail de bâtisseur, on a un résultat concret. Quand on a terminé de faire un appentis, cela fait plaisir de voir le beau travail que l’on a fait. Tout ce que j’apprends ici, je me dis que lorsque je vais m’acheter une vieille maison en pierre, et bien cela va me permettre de la rénover moi-même. »

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ALINE ALARCOS, 19 ANS Aide à domicile « J’étais coiffeuse auparavant, et je suis passée par un organisme pour faire une formation d’aide à domicile. Je voulais aider, me sentir utile. Il faut être polyvalente dans ce métier, parce qu’il faut aussi bien aimer être avec des gens qu’être seule et faire le ménage. S’il y a les personnes qui ont besoin d’aller faire les courses, on les emmène, et on les aide pour tous les papiers aussi. Ce que j’aime dans ce métier, c’est d’être au service de quelqu’un : c’est vraiment ce qui est pour moi le plus gratifiant. Cette formation me donne aussi envie d’évoluer ; j’aimerais être aide-soignante plus tard, voire infirmière. » E N

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« J’ai appris à cuisiner avec ma mère : je m’occupais beaucoup de mon frère et de ma sœur, donc il fallait bien savoir faire à manger ! À la base, je ne m’étais pas orientée vers un BEP ; je voulais faire des études générales. Mais je me suis rendu compte, après un an de fac, que cela ne me plaisait pas tellement. Après plusieurs stages, j’ai décidé de faire un BEP cuisine. C’est manuel et très diversifié : cela nous permet de créer différentes choses à partir d’une base qui est toujours la même. Aujourd’hui, je complète ma formation au service. Maintenant que je suis sûre de ce que je veux faire, j’ai fait des demandes dans le Sud pour travailler dans une équipe beaucoup plus grande. Je vais aussi tenter le brevet professionnel en un an, en candidat libre, pour pouvoir évoluer en grade, et pourquoi pas devenir un jour chef ou avoir mon propre restaurant. » M A G A Z I N E

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« Je dois avoir en poche une vingtaine de diplômes, parce qu’à chaque fois que j’ai exercé un métier, j’ai essayé de me former dans ce domaine-là. Aujourd’hui, je pose des panneaux thermiques dont l’objectif est de produire de l’eau chaude sanitaire pour les personnes ou accessoirement de chauffer une piscine. Avec mes frères, on a eu l’opportunité d’effectuer une formation au Centre d’études et de formation pour le génie climatique, à Paris : à l’époque, il n’y avait, par an, pas plus d’une vingtaine de personnes formées en France. On a créé notre entreprise en septembre 2008, et on est saturés de travail en ce moment. Donc, on va rapidement se poser des questions d’emploi, pour savoir si l’on peut embaucher. L’enjeu pour moi, avec ma reconversion, c’était de changer de cadre de travail, de passer d’un travail de bureau à un travail en plein air et de bénéficier de la nature, du soleil. Et la première raison de cette reconversion était un peu d’ordre philosophique, pourrait-on dire. On est dans le domaine des énergies renouvelables. Mes frères et moi, on a chacun des enfants, et on se dit que notre métier, en plus de ne nous permettre d’avoir une activité économique, c’est aussi un geste pour l’avenir. »

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REPÈRES Prix spécial Cap’Com La série de films courts “Je me forme, j’ai un métier”, commandée par la Région Auvergne et produite par Brain, a remporté en juin 2009, lors du 22e Festival international des médias audiovisuels corporate (Fimac), un prix spécial Cap’Com pour la communication audiovisuelle des collectivités.

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ADIL ALAMI, 26 ANS

REPÈRES Informations en ligne Orientation, formation, emploi : plus de renseignements sur le portail Internet www.formationauvergne.com.

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WALLY SALVAN, 37 ANS

Chef d’équipe commerciale

Éducateur handisport

« Il y a un an et demi, je suis venu du Maroc, et je me suis retrouvé ici avec un français familial. J’ai passé des formations à l’E2C, l’École de la deuxième chance. J’ai été bien encadré, mais j’avais beaucoup de travail personnel à la maison, parce que j’avais plus de difficultés que les autres : il a fallu que je travaille plus qu’eux. Au début, j’ai été VRP : j’avais des objectifs et j’ai fait mes preuves. Donc, ils m’ont fait confiance pour passer animateur d’agence. Aujourd’hui, j’ai une équipe de collègues à gérer : je leur explique comment cela se passe, je les motive pour faire en sorte que l’on soit meilleurs. Je fais toujours mon travail en tant que VRP : se déplacer chez les clients, c’est un domaine qui me plaît. Maintenant, en tant qu’animateur, je suis fier d’être arrivé jusque-là, mais cela ne s’arrête pas là. Il faut bosser dur, c’est ce que je suis en train de faire, et j’espère arriver un jour à réaliser mes rêves. »

« J’étais éducateur sportif pour les jeunes délinquants. J’ai eu un accident qui m’a brisé la colonne vertébrale, et je me suis retrouvé travailleur handicapé. J’ai choisi cette formation pour continuer mon métier d’éducateur sportif avec un public handicapé moteur. Il y a aussi des valides qui pratiquent, parce que, tout simplement, ce concept, je n’ai pas voulu l’appeler “rugby à XIII handisport” mais “rugby à XIII fauteuil”. C’est donc ouvert à tout le monde. Ce n’est pas un métier que j’ai choisi pour l’argent, et ce n’est pas un métier que j’ai choisi au hasard. C’est comme ça : j’aime bien transmettre, j’aime bien apprendre. Cela fait dix ans que je suis bénévole dans ce secteur, et ce que j’aimerais faire maintenant, c’est pouvoir profiter de ma formation et de mes qualifications pour en faire ma profession : ce serait le plus beau métier que l’on pourrait m’offrir. »

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JOËL TARTAR, 25 ANS Maréchal-ferrant « Il y a un proverbe qui dit : “Pas de pieds, pas de cheval”. La ferrure, c’est important : cela permet de protéger le pied du cheval, surtout quand c’est un cheval qui travaille. J’ai voulu faire ce métier par passion des chevaux avant tout. Donc, j’ai fait une formation de six mois dans la Nièvre, puis un stage de trois mois à Romilly-sur-Seine, au-dessus de Troyes. C’est un métier qui a un côté artistique : on sculpte les pieds du cheval, le vivant, et on travaille le métal. Ce n’est pas juste poser les fers sur les pieds d’un cheval : on perfectionne aussi son allure. Je suis installé depuis le mois de septembre et, maintenant, j’essaie de développer une clientèle. Ce qui me plaît le plus, c’est de travailler pour moi. C’est d’être à mon compte. Je n’ai pas de patron sur le dos : mon seul patron, c’est le cheval ! » M A G A Z I N E

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BÉNÉDICTE ROUSSELOT, 22 ANS En école d’infirmière « Pourquoi faire ce métier ? Pour aider les autres. Si l’on n’a pas ce caractère-là, ce n’est pas la peine… Je suis boursière depuis deux ans ; j’ai effectué une préparation pour savoir si, vraiment, le métier d’infirmière était fait pour moi. J’ai fait des stages, et cela m’a vraiment confortée dans mon idée de faire ce métier-là. Ce qui a été déclencheur, c’est que, suite au décès de ma grandmère, mon grand-père a eu besoin d’être soutenu. N’ayant pas d’aide pour les nuits, j’ai vécu avec lui pendant deux ans. Il faut avoir un sens relationnel, de la technique. Je compte bien faire ce métier toute ma vie et, pourquoi pas, peut-être un jour l’exercer dans d’autres pays. »

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REPÈRES Apprentissage Le guide de l’apprentissage 2009 est en ligne sur le site www.auvergne.org, dans la rubrique E-services. Nouveau lycée à Riom À la rentrée de septembre, le lycée Pierre-Joël Bonté a ouvert ses portes à un millier d’élèves. Il est dédié aux filières professionnelles en lien avec le secteur du bâtiment.

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Magazine gratuit édité par le Conseil régional d'Auvergne et mis en page par Bande à part. N° 22, dossier consacré aux transports. Septembre...