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Dossier de Presse Contact presse Florent Guyot 03 80 68 47 47 / 06 85 57 25 54 f.guyot@tdb-cdn.com


SPECTACLES Grande ouverture de saison / L’ORAL ET HARDI ARRÊTEZ LE MONDE, JE VOUDRAIS DESCENDRE LE MÉDECIN MALGRÉ LUI CHEMISE PROPRE ET SOULIERS VERNIS A.L.i.C.E. LA JEUNE FILLE DE CRANACH LA PIERRE (création) MÉDÉE VIE DE JOSEPH ROULIN WE ARE L’EUROPE FAIRE AVEC LE RÉEL SEXAMOR DANSER, DE PEUR… NUIT SUR LE MONDE SLIPPING IDIOTAS TRISTAN ET… À PAS CONTÉS LA NUIT DES ROIS VAN GOGH - AUTOPORTRAIT SCÈNES DE MANÈGE DOUX MIX rencontre LÉGER SOURIRE LA MAISON LES TRAVAILLEURS DE LA MER CASIMIR ET CAROLINE (création) L’AMOUR DES TROIS ORANGES THÉÂTRE EN MAI SECRET Le Cabaret de l’Âne Les spectacles du TDB en tournée

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VOUS ET NOUS RENCONTRES Saisons animées Répétitions ouvertes De l’écrit à la scène, rencontres avec les auteurs Lectures Rencontres à chaud

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FORMER, TRANSMETTRE, PRATIQUER Ateliers destinés aux professionnels du spectacle Ateliers destinés aux étudiants Ateliers destinés aux amateurs Projets d’éducation artistique et culturelle

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PRATIQUE Tarifs, abonnements, formules Accueil, billetterie, services Partenaires

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Le BarAbo

, c’est une rencontre sans rendez-vous avec l’équipe des relations publiques du théâtre, un moment pour échanger, se renseigner, découvrir les spectacles et les artistes de la saison, pour causer tarifs, réserver et s’abonner. Nous vous accueillerons au BarAbo autour d’un café, d’un thé ou d’un jus de fruit, dans le si beau cadre du Bar du Parvis les mercredi 2 et 9 septembre de 13h à 14h30 les vendredi 4 et 11 septembre de 17h à 18h30 et le samedi 12 de 13h à 14h30

Découvrez notre nouveau site Internet, réservez et achetez vos places de spectacle sur notre billetterie en ligne : www.tdb-cdn.com

Ouverture de la billetterie le lundi 24 août

Fermeture estivale du Théâtre Du 27 juillet au 17 août

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Parvis Saint-Jean samedi 12 septembre à 19h •

Réservation à partir du 24 août pour nos abonnés et du 1er septembre hors abonnement.

Grande ouverture de saison Avec discours, compliments, gourmandises et…

L’ORAL ET HARDI Allocution poétique

textes de Jean-Pierre Verheggen mise en scène et jeu Jacques Bonnaffé scénographie Michel Vandestien, musiques Louis Sclavis (extrait de l’album La Moitié du monde), régie générale Eric Da Graça Neves production Maison de la Poésie, Cie Faisan, La Comète - Scène nationale de Châlons-enChampagne

"Je suis un handicapé de la langue, un languedicapé de naissance." Jean-Pierre Verheggen

La langue m’échappe depuis toujours. Je n’arrive pas à la saisir. Je confonds tout : Freud et Fred, le danseur de claquettes ou, aujourd’hui Tintin et Desmond Tutu, Madame Bovary et Monsieur Bovidé. Bain de foule. Mains serrées, acclamations, protestations de modestie. On gagne la tribune pour s’y perdre en circonvolutions poétiques : portrait de l’artiste en Hercule de foire, L’Oral et Hardi est le discours de campagne d’un éventuel non candidat probable… Incarnée par Bonnaffé, l’écriture de Verheggen explose en odes homériques, harangues, transes linguistiques et morceaux de brave homme. L’oral et Hardi, portrait de l’artiste en Hercule de foire, regroupera quelques grands textes étonnants de Verheggen, ses odes homériques, ses harangues, ses transes linguistiques, ses morceaux de brave homme, ses discours manifestes. Jean-Pierre a le goût du grand souffle épique, même quand ses thèmes ont allure de jeux de mots. Marcel Moreau a raison d’écrire qu’il est « une sorte de bienfaiteur » et d’ajouter : « pourtant, il a de quoi faire peur, avec son couteau à découper le vocabulaire, avec sa scie à tronçonner la syntaxe, avec ses tâches de grammaire sur son tablier. Mais voilà, ce n’est pas un boucher. » Verheggen s’est lancé depuis quarante ans dans la grande aventure de l’ouissance, « à la fois jouissance de l’oreille et jouissance par l’oreille (selon André Velter), il n’a cessé de mener à bride abattue l’une des plus toniques chevauchée verbale. Poète phénomène poète énergumène, il est l’inventeur d’un genre nouveau, l’opéra bouche ». Pour l’image comme pour les mots, la recherche d’un étonnement premier sera notre guide. L’écriture de Jean-Pierre est un art primitif, son usage une incantation. Comme pour les précédents spectacles, (Jacques two Jacques) l’aire de jeu est un espace d’entraînement physique presque vide où se joue la répétition, l’échauffement et la création du monde. Car le fil à souffler le vers n’est pas l’improvisation littéraire, le standup ou l’inspiration non-stop. Cet ouragan intérieur de l’écriture provient d’une constante

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fréquentation, lointaine admiration des grands poèmes, et d’une référence affective à Henri Michaux, le voisin régional de Namur. Entre les averses passent des tubes anciens, Marceline avec Arthur le poète, Jacques Darras et les Gilles de Binche. Jacques Bonnaffé

Jacques Bonnaffé Jacques Bonnaffé s'est formé au conservatoire de Lille. Il a ensuite participé à son premier film avec Édouard Niermans, Anthracite. Ses principaux rôles ont été avec Jean-Luc Godard pour Prénom Carmen, Jacques Doillon dans La Tentation d'Isabelle, Jean-Charles Tacchella dans Escalier C, René Feret pour Baptême, et Jacques Rivette dans Va savoir présenté au Festival de Cannes 2001. Il poursuit parallèlement sa carrière d’acteur de théâtre. Il se consacre aussi à la poésie et aux lectures publiques (Arthur Rimbaud, Jules Mousseron, ou des auteurs contemporains tels que Jean-Pierre Verheggen). Au carrefour de toutes ses activités, il interprète en patois picard et met en scène Cafougnette et l’défilé d’après Les Histoires de Jules Mousseron, montrant ainsi son attachement à sa terre natale. Les spectacles montés depuis quelques années, Passages d'Arthur Rimbaud, Tour de Piste, 54x13, Comme des Malades, Jacques two Jacques, Les Banquets du Faisan pour Lille 2004, Sauvez les Apparences, lectures, ateliers divers et créations, conduisent à poursuivre l’aventure avec sa compagnie Faisan.

Jacques Bonnaffé a reçu un Molière en 2009 pour sa compagnie Faisan dans L'oral et Hardi.

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Caserne

Heudelet du jeudi 17 au mercredi 23 septembre jeu 17 à 19h30 ven 18 à 20h30 sam 19 à 17h mar 22 à 20h30 mer 23 à 19h30 1h45

ARRÊTEZ LE MONDE, JE VOUDRAIS DESCENDRE Théâtre Dromesko conception, mise en scène et scénographie Igor et Lily avec Lily, Igor, Violeta Todó-Gonzalez, Monique Brun, Baptiste Blegbo, Zina, Louis Yerly, Charlie Nelson interprétation musicale Lily chant, Igor accordéon, Sandor Berki contrebasse, Jenö Sorös cymbalum, Janos Sandor violon, Revaz Matchabeli violoncelle composition musicale Alexander Balanescu, construction décor Louis Yerly, Philippe Cottais, Wouter Zoon, Bernard Chansel, costumes Cissou Winling, assistante costumes Catherine Sardi, stagiaire costumes Anita Perraudin, accessoires et sculptures Fabienne Killy, Anne Leray, masques Fredericka Hayter assistée de Joséphine Biereye et Sophie Lascelles, toiles peintes Catherine Rankl, Matthieu Lemarié, lumière Ronan Cabon, son Philippe Tivillier, stagiaire son Antony Fornier, régie plateau Louis Yerly, Philippe Cottais et Wouter Zoon, Manuel Perraudin remerciements Théâtre national de Chaillot, Marcial di Fonzo Bo, Martine Joséphine Thomas, Nicolas Zourabichvili, Jean Marc Stehlé, Valérie Perraudin, HMMH. production Théâtre Dromesko coproduction Théâtre national de Bretagne, Rennes; MC2 Maison de la Culture de Grenoble; Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Le Grand Théâtre de Luxembourg, Le Volcan Maison de la Culture du Havre, Théâtre des Jacobins, Dinan (Côte d’Armor) Cie subventionnée par DRAC Bretagne ministère de la Culture et de la Communication, RennesMétropole, Conseil régional de Bretagne, Conseil général d’Ille et Vilaine.

Ils attendent qu’il vienne les chercher. Que lui, le Docteur-Dieu, forain sans cesse affairé à huiler les rouages d’un monde qui ne tourne pas rond, les prenne par la main et les guide dans le chaos mécanique du grand gyrobroyeur. Ça ne tourne pas rond à l’extérieur mais, à l’intérieur, ça ne va pas mieux. Incompréhension. Ils lâchent de temps à autres quelques confidences, l’un à la poule, l’autre à l’âne. Le petit monsieur, là-bas, écoute les propos de son poisson rouge. La tête au-dessus du bocal, il parle à son tour au poisson, à lui-même, au monde entier. Les animaux, compagnons d’isolement, ont peur pour nous mais se gardent bien de nous laisser voir leur inquiétude. Les plaintes de la machine folle, qui ne peut s’arrêter sans savoir pourquoi elle tourne, sont des musiques qui nous tiennent éveillés. La petite porte mal fermée de ce manège que les chevaux de bois ont fui depuis longtemps nous laisse entrevoir des morceaux de vie. Ça se débat à l’intérieur. Ça respire encore. Sur un banc public, un petit bonhomme, un bouquet de fleurs à la main, attend l’amour. La dame espérée ne lui pose pas un lapin mais la gourmandise de la chèvre va tout gâcher. Est-ce la terre qui tourne ou nous qui valsons ? C’est la faute à la force centrifuge si nos rêves se collent au plafond, ou peutêtre à la force centripète si nous nous relâchons. Vices de fabrication ? Vices sans faim d’amour. Vis ce que tu me souhaites. Visse un chapeau sur ta tête, pour qu’il y fasse bien chaud pour les autres. La bêtise nous joue de mauvais tours. Et ça tourne et tourne encore. La grande tournante, le viol collectif de nos pensées. La grande tournette de

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ferraille se refait enfin une beauté foraine, embarque le public sous ses guirlandes naïves et résonne de flon-flons aigres doux pour espérer des jours meilleurs. Théâtre Dromesko En 1990, après le Cirque Aligre et Zingaro, Igor invente avec sa femme Lily « La Volière Dromesko » ; ils créent ensemble à ce moment là leur compagnie Théâtre Dromesko. En 1995, Dromesko quitte le spectacle de la Volière et invente La Baraque, cantine musicale spectacle dans lequel le public va être amené à partager la soupe avec tous et qui mélange les univers, ceux des artistes qui le font : musique tzigane, marionnettes des frères Forman, danse, chant et théâtre. Depuis 1998 Dromesko dispose d’un lieu à Saint Jacques de la lande « La Ferme du Haut Bois » une friche agricole mise à disposition de la compagnie par la ville de Saint-Jacques de la lande et Rennes Métropole.

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Grand Théâtre du mercredi 30 septembre au dimanche 4 octobre mer 30 à jeu 1 à sam 3 à dim 4 à

20h 20h 20h 15h 2h

En collaboration avec l’Opéra de Dijon

LE MÉDECIN MALGRÉ LUI texte de Molière musique de Charles Gounod Camerata de Bourgogne-Orchestre de Dijon mise en scène Sandrine Anglade direction musicale Pascal Verrot avec Olivier Naveau, Marie-Paule Bonnemason, Bertrand Bontoux, Sevan Manoukian, Olivier Hernandez, Joëlle Charlier, Julien Picard, Sacha Michon, Thierry Mettetal conseiller vocal Françoise Pollet, conseiller théâtral Nita Klein, scénographie et costumes Claude Chestier, création lumières Eric Blosse, travail chorégraphique Pascaline Verrier, chef de chant Emmanuel Olivier et Hélène Lucas, décors construits par les ateliers de l’Opéra de Dijon coproduction Fondation Royaumont - L’Unité Scénique, Opéra de Dijon, Maison de la Culture d’Amiens, Orchestre de Picardie, Arcadi

1666 : Molière crée sa farce Le Médecin malgré lui où Sganarelle passe pour un docteur parce qu’il aligne des mots latins que personne ne comprend. 1858 : Gounod arrange la pièce de Molière en opéra comique et passe pour un abbé parce qu’il a fait des études de théologie. Le texte parlé de ce nouveau Médecin malgré lui est celui de Molière, le texte chanté a été écrit par Jules Barbier et Michel Carré. Texte et musique se donnent la réplique et le génie comique de Molière a été transposé par un Gounod cultivant l’imprévu. Opéra décalé ou théâtre amplifié, le spectacle est une machine à jouer à contre-courant des oeuvres de l’époque : privilégiant l’épure et la simplicité avec beaucoup d’inventivité, la musique de Gounod tournait le dos à l’art pompier du Second Empire et s’exposait aux critiques les plus virulentes. 2009 : Sandrine Anglade, que l’on retrouvera régulièrement à l’Opéra de Dijon pour toute la saison, joue sur ce passage du théâtre à la musique en compagnie du chef d’orchestre Pascal Verrot que vous entendrez également diriger Les Saisons de Haydn en novembre. Dans un lit géant où les personnages apparaissent ou disparaissent au gré des ressorts de l’action, l’impétuosité du XVIIe siècle et le moralisme du XIXe siècle se rencontrent dans un opéra plein de surprises où vous pourrez découvrir de jeunes solistes sur le chemin du chant et du jeu.

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Salle Jacques Fornier du mardi 6 au samedi 10 octobre mar 6 à 20h30 mer 7 à 19h30 jeu 8 à 19h30 ven 9 à 20h30 sam à 10 à 17h 1h30

CHEMISE PROPRE ET SOULIERS VERNIS texte et mise en scène Jean-Pierre Bodin avec Jean-Pierre Bodin, Bertrand Péquèriau batterie, guitares, Eric Proud accordéon, concertina, guitare, claviers, Bruno Texier sax, flûte, bugle, guitare basse complicité artistique Sylvie Reteuna, chansons Alexandrine Brisson, lumière Gérard Bonnaud, technique Jean-Claude Fonkenel, Jean-Baptiste Herry, Denis Tisseraud remerciements à Hervé Pierre (de la Comédie-Française) production déléguée La Mouline. coproduction La Coursive - Scène nationale de La Rochelle, Théâtre 71 - Scène nationale de Malakoff, Le Bateau Feu - Scène nationale de Dunkerque, Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Comité d’Animations du Pays Mellois et Haut Val de Sèvres, Cluny Cultures, Le Rayon-Vert Saint Valéry-enCaux, Théâtre Artistic Athévains Aide à la création du ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Poitou-Charentes remerciements à la Scène nationale de Niort (ateliers de construction)

EN TOURNÉE TRÉTEAUX sur les routes de Bourgogne du 29 septembre au 4 octobre et du 11 au 31 octobre

Au travers du musicien de bal, tel un acteur ethnographe, j’aimerais une nouvelle fois vous raconter ce peuple fraternel qui nous émerveille et nous effraie. Être un passeur d’une chronique douce-amère, un colporteur de réalité, en excitant notre imaginaire, c’est la recherche et l’ambition de mon travail. Tel un délégué du public, j’aimerais peindre des portraits, et donner à voir des silhouettes créées par les mots. Jean-Pierre Bodin Trois ou quatre musiciens entrent en scène, au centre d’une salle des fêtes, sous un «parquet» de bal. Ils déchargent leur matériel et nous transportent dès lors dans leur univers. Celui du samedi soir, des thés dansants, des bals du 14 juillet, des mariages et des anciens combattants, ou encore celui des pompiers, de la foire-exposition, du club des aînés ruraux, des vampires et des débutantes... Acteurs et observateurs, ils vont nous transmettre cette vie, leur vie et celle de ceux pour qui ils jouent. Au gré de l’installation des tréteaux, de la sono, des éclairages, des instruments de musique, ils vont donner à voir et à entendre des histoires, des blagues, des anecdotes, des chansons à écouter et de la musique à danser. Le tout dans une ambiance foraine, qui m’est chère. La buvette n’est pas loin et les spectateurs seront conviés à danser et à changer de cavalières et de cavaliers tout en sirotant un incomparable rouge limé.

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Cueillette d’histoires Micro et bloc-notes en main, collecter les témoignages de musiciens, de pompiers, de chasseurs, d’anciens combattants, d’employés communaux, de parents d’élèves, de mariés et de leur famille, de résidants en maison de retraite… Puisqu’ils ont tous leur bal. Observation et souvenirs personnels : j’ai été moi-même un modeste musicien de bal occasionnel… Cette collecte est essentielle dans mon travail et sert de support à l’écriture et à l’invention de la scénographie. Jean-Pierre Bodin

Jean-Pierre Bodin Après avoir été régisseur pour des chanteurs, Jean-Pierre Bodin rencontre les metteurs en scène JeanLouis Hourdin et Robert Gironès au Centre Dramatique Régional du Poitou-Charentes. De 1984 à 1994, il accompagne comme régisseur toutes les créations de Jean-Louis Hourdin, le Songe d’une nuit d’été, la Tempête, Ubu Roi, Liberté à Brêmes, la Ronde, le Monde d’Albert Cohen, Boby,… Toujours sous la direction de Jean-Louis Hourdin, Jean-Pierre Bodin devient comédien. Il joue dans Hurle France, création collective ; Coup de foudre de Michel Deutsch et Tamerlan de Christopher Marlowe En 1994, Jean-Pierre Bodin devient acteur-auteur avec la complicité de François Chattot, avec le Banquet de la Sainte Cécile. Ils partagent cette aventure pendant dix ans avec entre autre Parlez pas tout bas, Beauté Misère, Parquet de Bal et en 2005 avec la Question d’après l’œuvre d’Henri Alleg Il s’intéresse également à la mise en scène. De 1998 à 2007, il monte notamment Exodes d’après des textes de Jean Migault, Adieu la lumière et le vent d’après des lettres de fusillés de 41-44, Fouaces et autres viandes célestes de Denis Montebello et Clic Clac les z'Amoureux avec la compagnie Les Matapeste. Depuis 2004, Jean-Pierre Bodin collabore régulièrement avec Le Très Grand Conseil Mondial des clowns avec la compagnie Les Matapeste et Le Festival au Village de Brioux-sur-Boutonne.

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Tout public à partir de 9 ans

Salle Jacques Fornier du mercredi 20 au vendredi 23 octobre mar 20 à 14h30 et 19h30 mer 21 à 14h30 jeu 22 à 14h30 et 19h30 ven 23 à 14h30 1h15

A.L.i.C.E. ALICE & LEWIS IN CARROLL EXPÉRIENCES

d’après Through the Looking-Glass and what Alice found there et autres inventions, dessins et photographies de Lewis Carroll écriture, images et mise en scène Benoît Bradel avec Ese Brume, Fanny Catel, Julie Moreau et Thomas Fernier guitare préparée et objets musicaux espace Benoît Bradel et Orazio Trotta, lumière Orazio Trotta, dramaturgie Pauline Thimonnier, costumes Alice Duchange, peinture et accessoires Tomasz Zarachowicz, régie Fabrice Le Fur, Guillaume Fesneau, Thomas Longuet et Marion Puccio, collaboration artistique Lamya Régragui, collaboration vidéo Victor Egéa, collaboration scientifique Guillaume Beslon, collaboration musicale Sébastien Martel coproduction Zabraka, L’Aire Libre - St Jacques de la Lande, Théâtre Dijon Bourgogne – CDN, Théâtre national de Chaillot avec l’aide à la production de la DRAC Bretagne, l’aide à la création du Centre national du Théâtre, la participation artistique du Jeune Théâtre National, la participation du Théâtre national de Bretagne le soutien de l’IXXI, Institut des Sciences Complexes Rhône-Alpes, du Théâtre Athénor à SaintNazaire et Nantes, du Théâtre de la Renaissance à Oullins, et de la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab… remerciements au Théâtre de l’Aquarium et Théâtre de l’Union - CDN de Limoges construction des éléments Proscenium

RENCONTRES A CHAUD Mardi 20 et jeudi 22 octobre à l’issue de chaque représentation de 19h30

Un Théâtre musical « Plus vite, encore plus vite » crie la Reine rouge à Alice alors qu'elles courent sans que rien ne bouge autour d'elles. Ainsi va Alice entre nonsense et réalité. Si nous connaissons bien les magies du Pays des merveilles, nous connaissons moins De l'autre côté du miroir et ce qu'Alice y trouva (Through the Looking-Glass and what Alice found there). Benoît Bradel nous fait franchir le pas, dans un renversement des sens et des situations, utilisant inventions, images et photographies de Lewis Caroll. Au côté d'Alice nous effectuons des allers-retour entre ces étranges histoires et l'auteur lui-même, terne professeur d'Oxford, qui invente d'extraordinaires contes dans une barque pour des petites filles. Ce que nous fait redécouvrir le metteur en scène et plasticien, avec des images à foison, des dispositifs visuels et sonores interactifs, c'est combien Lewis Caroll révolutionna la langue pour bouleverser la logique tout court. Les images apparaissent comme dans un grand jeu d'échec, proposent des énigmes, des jeux mathématiques, des pistes, des solutions et remettent en question les connaissances et certitudes d'Alice. A sa suite, nous voici précipités de l'autre côté du miroir dans une enquête sur le sens et le non-sens,

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l'endroit et l'envers, le réel et le virtuel. Masques, couronnes, caméra, dessins transforment les acteurs en mille rôles et figures. The Looking-Glass devient alors un merveilleux et délirant voyage initiatique en anglais et en français au pays du langage et des signes. Benoît Bradel et Zabraka Depuis sa création, en 1994, Zabraka, emmené par Benoît Bradel, fait se frotter les mots et les gestes, les fonds et les formes, à la recherche d’inventions. Pour créer un langage où de nouveaux codes sont proposés, où une narration libre permet d’évoluer autrement, où le théâtre rencontre le cirque, le musichall, le cinéma et la danse. De Nom d‘un chien à Blanche-Neige, de Cage Circus à Napoli Express, en passant par L’invention de la Giraffe, et aujourd’hui pour A.L.i.C.E, acteurs, danseurs, poètes, circassiens, musiciens et plasticiens s‘engagent, sans a priori, sur la piste d’un “art transversal“ qui se déploie aux six coins de l'hexagone… En 2008, Zabraka établit sa base en Bretagne, après y avoir mené de nombreuses résidences, ateliers et créations depuis 1995 ; et créé deux pièces solos Napoli Napoli au printemps et Americano Project à l'automne. En 2009, une nouvelle aventure commence avec la création et la tournée d'A.L.i.C.E et plusieurs ateliers artistiques en partenariat avec L'Aire Libre, où Benoît Bradel est artiste associé…

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Salle Jacques Fornier du jeudi 5 au dimanche 8 novembre jeu 5 à 19h30 ven 6 à 20h30 sam 7 à 17h dim 8 à 17h 1h30

LA JEUNE FILLE DE CRANACH texte et mise en scène Jean-Paul Wenzel avec Gabriel Dufay, Claude Duneton, Lou Wenzel scénographie Cueco, création musique Berry Hayward, interprétée par Sonia Bellugi voix, MarieFrançoise Bloch violes de gambe et lironet, Gabrielle Hayward trombone, Claire Hayward orgue positif et claviers, Berry Hayward chalumeau et flûte à bec prise de son Théo Croix, création lumières Thomas Hennequin et Guillaume Fesneau, régie lumières Guillaume Fesneau, création et régie son Philippe Tivillier, création vidéo Sarah Jacquemot-Fiumani et Laurent Ferrat, régie vidéo Yragaël Gervais, création costumes Cissou Winling et Catherine Sardi, danse réglée par Cécile Bon, collaboration artistique Arlette Namiand , administration/production Vincent Larmet assisté d’Isabelle Patain coproduction Dorénavant Cie, Espace Malraux - Scène nationale de Chambéry coréalisation Maison des Métallos - Paris. La pièce a été écrite en février 2007, en résidence au château de Plessis-Les-Tours, Compagnie José Manuel Cano-Lopez, dans le cadre des Nouvelles écritures théâtrales (ANETH) et est éditée aux Éditions Les Solitaires Intempestifs La Jeune Fille de Cranach a été réalisée pour France Culture par Christine Bernard-Sugy

RENCONTRE A CHAUD Vendredi 6 décembre à l’issue de la représentation

Quand je réfléchis à la façon dont j’ai échappé à la violence et à la misère, je sais que c’est par la nature et les livres. Seulement ça. Et sans doute le désir aussi, le désir infini et la douceur des femmes… Jean-Paul Wenzel Jour d’été. Une jeune baigneuse, surprise par l’orage, pousse la porte de ce qui reste d’un ancien château abandonné, au bord d’un étang. Contre toute attente, un vieil érudit s’y trouve, assis au milieu d’une montagne de livres. Se noue alors entre eux, une étrange relation où le réel va sans cesse se fracturer, n’offrant plus qu’une multitude de reflets comme autant de glissements de temps, d’identités, de désirs entrevus : un trouble que l’arrivée d’un bûcheron, ami de la jeune fille pourrait dissiper, à moins que... Arlette Namiand C’est une réalité mouvante qui s’offre à la représentation et bouleverse l’ordonnancement des choses, des relations, de l’image que chacun se faisait de lui-même et des autres. La pièce est une invitation à partager ce « petit vertige », cette alternance de surface et d’épaisseur, de légèreté et de densité des choses qui nous constituent. Le travail de lumière, la composition musicale et sonore, les créations d’images opèrent tous ces « glissements de réel », offrant ainsi au spectateur une diversité de sens, d’émotions et de sensations.

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Ce qui me plaît c’est que, sous son aspect réaliste de rencontre vraisemblable – quoique étrange par le lieu – entre une jeune fille et un vieil homme, la pièce se trouve lestée d’une charge symbolique à plusieurs niveaux. Le dialogue ordinaire, fait de petits mots, porte une attente. Plusieurs lectures peuvent se croiser sans s’exclure : une jeune fille guette sa vie à venir, qu’elle prépare par des toilettes appropriées, sa vie qui s’en vient derrière les murs de cette cabane-tour-refuge-cocon, tandis que le vieil homme guette les bruits de sa fin à venir. C’est un double jeu qui prend peu à peu l’allure d’un conte sans fin, qui ne peut pas avoir de fin. Claude Duneton

Jean-Paul Wenzel Formé à l’Ecole Nationale du TNS, il a joué sous la direction de Robert Gironès, Peter Brook, Philippe Goyard, Michel Raskine, et au cinéma avec René Allio, Gisèle Cavali, Aki Kaurismaki, Gérard Blain. Auteur, acteur, metteur en scène et co-directeur avec Olivier Perrier du CDN Les Fédérés à Montluçon de 1985 à 2002. Il est l’auteur d’une quinzaine de pièces, éditées et créées en France et à l’étranger : Loin d’Hagondange (1974, éd. Stock et 2008 éd. Les Solitaires Intempestifs) traduite et représentée dans une vingtaine de pays, l’Homme de Main (1988), la Fin des Monstres (1993, éd. L’Avant-Scène), 5 clés (2006, éd. Lansman), la Jeune fille de Cranach (2007, éd. Les Solitaires Intempestifs). Il met en scène 40 spectacles, dont 13 de ses propres pièces, et des pièces de Bertolt Brecht, Werner Fassbinder, Ödon von Horvát, Michel Deutsch, Primo Lévi… Il reçoit le Prix de la Critique en 1976 pour Loin d’Hagondange, et en 1984 pour Vaterland (Meilleure création française). En 1993 pour le Théâtre Ambulant Chopalovitch de Lioubomir Simovic (Meilleur spectacle de province). Depuis 2003, il dirige Dorénavant Cie avec Arlette Namiand (auteur et dramaturge)

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Parvis Saint-Jean du vendredi 13 au samedi 21 novembre ven 13 à 20h30 sam 14 à 17h dim 15 à 17h mar 17 à 20h30 mer 18 à 19h30 jeu 19 à 19h30 ven 20 à 20h30 sam 21 à 17h (relâche lun 16)

LA PIERRE (création) texte Marius von Mayenburg, mise en scène Bernard Sobel texte français René Zahnd et Hélène Mauler avec Anne Alvaro, Claire Aveline, Priscilla Bescond, Anne-Lise Heimburger, Edith Scob, Gaëtan Vassart collaboration à la mise en scène Michèle Raoul-Davis, assistante à la mise en scène Sophie Vignaux , décor Lucio Fanti, costumes Mina Ly, lumière Alain Poisson, son Bernard Vallery, assistante au décor Clémence Kazémi, régie générale Christophe Boisson, régie Mirabelle Rousseau production Compagnie Bernard Sobel, Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Théâtre national de la Colline avec la participation artistique du Jeune Théâtre National Le texte est à paraître chez L’Arche Editeur

RÉPÉTITION OUVERTE Jeudi 29 octobre de 18h à 19h, Parvis Saint-Jean DE L’ÉCRIT A LA SCENE, RENCONTRE AVEC LES AUTEURS 11h - Rencontre avec Marius von Mayenburg, auteur, (sous réserve) et Bernard Sobel, metteur en scène Lecture de texte de Marius von Mayenburg par Idem Collectif, suivie d’une collation 14h30 – Lecture par Bernard Bloch, comédien : Le Chercheur de traces théâtre/roman d’après la nouvelle de Imre Kertèsz traduite du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, adaptation Bernard Bloch Samedi 14 novembre - Maison Rhénanie-Palatinat RENCONTRE A CHAUD Jeudi 19 novembre à l’issue de la représentation LECTURES PAR LA COMPAGNIE IDEM COLLECTIF (p. ) PARCOURS ECOLE DU SPECTATEUR (p. )

C'est la peur qui me pousse, et j'essaye d'en trouver les raisons. Marius von Mayenburg En 1993, trois femmes, la grand-mère, sa fille et sa petite-fille, retrouvent ce qui fut autrefois leur maison de famille après son achat en 34 à un couple juif contraint à la fuite. La réunification de l'Allemagne et les lois de restitution leur ont rendu ce bien qu'elles

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avaient à leur tour abandonné pour passer à l'Ouest après la partition du pays. Tout semble donc rentré dans l'ordre: Une page particulièrement difficile de l'histoire nationale et de celle d'une famille semble pouvoir enfin se tourner. Mais c'est compter sans les cauchemars de la grand-mère, le malaise et l'envie de fuir de la petite-fille et la présence des fantômes, morts ou vifs, qui hantent le lieu : morts mal enterrés ou revenante, à son tour dépossédée, d'un pays disparu. Alors commence un combat de mémoires et de droits dont aucune preuve ne pourra, malgré les apparences, attester la véracité et la légitimité incontestables. Mayenburg ne donne pas de faciles leçons de morale a posteriori. Il n'est pas dans la "repentance" ou le "devoir de mémoire". Il ne cherche pas la Vérité. Il observe comment vivent les hommes – le plus souvent ni héros ni salauds - dans une zone grise entre chien et loup. Il scrute leurs rêves et leurs cauchemars. Il examine leurs petits arrangements avec la réalité et leurs usages divers et paradoxaux. Il étudie la façon dont se tissent les légendes familiales et nationales. Les héroïnes de La Pierre sont des femmes, des mères et des filles, inscrites dans une lignée, dans la durée, chargée bon gré mal gré de transmettre l'héritage, de nouer ou renouer les liens, de créer les filiations, réelles ou imaginaires. Chacune, pour soi d'abord et pour la génération suivante, de plus ou moins bonne foi, plus ou moins consciemment, avec brutalité s'il le faut, s'efforce pour que le fardeau soit le moins lourd à porter. Ce qui ne signifie pas qu'il le soit : des fautes ont été commises et se commettent encore là, sous nos yeux, sur le plateau. Marius von Mayenburg Né à Munich en 1972. Il fait tout d'abord des études de langue, littérature et civilisation allemandes anciennes, déménage en 1992 à Berlin, où, de 1994 à 1998, il suit au Conservatoire les cours " d'écriture scénique" avec Yaak Karsunke et Tankred Dorst, notamment. En 1995, il fait un stage aux Münchner Kammerspiele. En 1996, il écrit les pièces Haarmann et Fräulein Danzer, puis en 1997, Monsterdämmerung et Feuergesicht (Visage de feu), pour laquelle il obtient le Prix Kleist et le prix de la Fondation des auteurs de Francfort. La pièce, créée à Munich en 1998, puis à Hambourg, par Thomas Ostermeier en 1999, a également été mise en scène en Grèce, en Pologne et en Hongrie. Collaborateur de l'équipe artistique de Thomas Ostermeier à la Baracke à Berlin (1998-1999), il rejoint en 1999 la Schaubühne comme auteur, dramaturge et traducteur (Gier / Crave de Sarah Kane, Kane, The City de Martin Crimp). Depuis Parasites en 2000 il a écrit, L’enfant froid, Eldorado, Turista, Der Hässliche et Freie Sicht. Bernard Sobel 1957-1960, est assistant et membre du collectif de mise en scène du Berliner Ensemble 1974, crée la revue Théâtre/Public 1964-2006, dirige le Théâtre de Gennevilliers, où il met en scène une cinquantaine de spectacles 2008, met en scène Sainte Jeanne des Abattoirs 2009, présente Sainte Jeanne des Abattoirs à Théâtre en Mai et met en scène la Pierre de Marius von Mayenburg en novembre au TDB

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Parvis Saint-Jean du mardi 1 au samedi 5 décembre mar 1 à 20h30 mer 2 à 19h30 jeu 3 à 19h30 ven 4 à 20h30 sam 5 à 17h

MÉDÉE texte d’Euripide traduction Florence Dupont mise en scène Laurent Fréchuret avec Thierry Bosc, Jean-Louis Coulloc’h, Takumi Fukushima, Catherine Germain, Dominique Lentin, Mireille Mossé, Jean-François Pauvros, Martin Selze, Zobeida et les enfants du film Félix Boutet et Mattéo Eustachon assistant à la mise en scène Renaud Lescuyer, scénographie Stéphanie Mathieu, lumière Franck Thévenon, son François Chabrier, musique Dominique Lentin, Takumi Fukushima et Jean-François Pauvros costumes Martha Romero, assistante costumes Aude Perennou, maquillage et coiffure Françoise Chaumayrac, regard chorégraphique Thierry Thieû Niang, cinéaste Pierre Grange, construction décor Frédéric Duchaxel production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN coproduction Nouveau Théâtre de Besançon et de Franche-Comté – CDN, Théâtre Dijon Bourgogne – CDN La nouvelle traduction de Florence Dupont sera publiée aux Editions Kimé en octobre 2009 RENCONTRE A CHAUD Jeudi 3 décembre à l’issue de la représentation MÉDÉE DANS TOUS SES ÉTATS En Interprétée par la comédienne Nine de Montal, 45 minutes pour entendre le récit de l’histoire de Médée, suivre la comédienne dans les scènes clés de la pièce, découvrir la force limpide de la nouvelle traduction de Florence Dupont et dialoguer autour de ce personnage mythique. Six représentations exceptionnelles

Abandonnée par Jason pour la fille du roi Créon, répudiée, expulsée, Médée est victime de mort sociale et affective. Seule, rejetée de tous, elle est condamnée à l’errance. Acculée, elle va retrouver par la force d’une volonté surhumaine ses pouvoirs de magicienne. Elle contraindra ses sentiments d’épouse et de mère jusqu’à devenir une sombre divinité par un acte terrible. La tragédie d'Euripide a donné une telle dimension à ce personnage qu'il ne cesse aujourd'hui de nous interroger. Convoquer Médée la magicienne ici et maintenant exigeait pour Laurent Fréchuret deux conditions : une nouvelle traduction de Florence Dupont, afin d'établir un texte clair, direct, laissant apparaître sa structure musicale, ses ruptures, ses contrastes, et la présence de Catherine Germain pour faire le voyage vers cette héroïne hors normes. Une troupe de neuf comédiens et musiciens s'attaque à l'une des plus puissantes " machines à jouer " que l'art dramatique nous a léguée. Ils remontent le temps, à la source du théâtre et explorent ce continent de la tragédie grecque.

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Euripide Poète tragique de la Grèce antique, a vécu de 480 à 406 av. J.-C. L'année et le lieu de sa naissance sont hypothétiques : on pense qu'il est né à Salamine l'année même où une grande bataille navale a opposé Grecs et Perses près de cette île. On sait toutefois qu'il est issu d'une famille modeste, et que malgré cela il a bénéficié d'un enseignement de qualité, puisqu'il a été l'élève de Socrate et d'autres philosophes réputés. Il présente une tragédie, les Péliades, au concours d'Athènes dès 454 av. J.-C., mais il ne remporte le premier prix qu'en 442 ; il ne sera d'ailleurs couronné que cinq fois en tout, ses pièces ne rencontrant pas le succès de celles d'Eschyle, dont on considère qu'il est l'héritier spirituel, ou de celles de Sophocle, son rival. (www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/victor hugo/notes/Euripide.htm)

Laurent Fréchuret (acteur, metteur en scène) 1991 un livre change sa vie et va donner beaucoup de sens à son travail théâtral : Molloy de Samuel Beckett. 1994 il fonde sa compagnie le Théâtre de l’Incendie, avec comme objectif « le poème et la voix humaine ». Lecteur impénitent qui aime à explorer la totalité d’une œuvre, Laurent Fréchuret aime les auteurs inventeurs de langues et d’univers, les poètes « possédés par la rage de dire » et dont le verbe secoue les torpeurs. de 1998 à 2004, il est artiste en résidence au Théâtre de Villefranche-sur-Saône, où invente des spectacles et expérimente de façon concrète la relation au public. Depuis janvier 2004 il dirige le Théâtre de Sartrouville, Centre dramatique national, où il poursuit cette relation concrète au public à travers les chantiers théâtraux, qui réunissent dans un même projet tout un éventail social de la population et des artistes, comédiens ou musiciens. Pour lui, le théâtre est un espace de dialogue et de partage, un art collectif qui permet chaque fois de renouveler le dialogue avec le public et « d’inventer sur le plateau une petite démocratie autour d’un poète ».

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Salle Jacques Fornier du mardi 15 au vendredi 18 décembre mar 15 à 20h30 mer 16 à 19h30 jeu 17 à 19h30 ven 18 à 20h30 1h30

VIE DE JOSEPH ROULIN texte Pierre Michon mise en scène Guillaume Delaveau avec Régis Laroche et Vincent Vabre scénographie et costumes Aurélie Thomas, régie générale et son Yann Argenté, régie plateau et accessoires Vincent Rousselle, régie lumière Mickaël Berret, assistanat à la mise en scène Charlotte Bucharles production Compagnie X ici - Théâtre Garonne, Théâtre Dijon-Bourgogne – CDN, le Grand T – Scène conventionnée Loire-Atlantique avec l’aide de la Région Midi-Pyrénées, du Conseil général de la Haute-Garonne et de la ville de Toulouse. La Compagnie X ici est conventionnée par la DRAC Midi-Pyrénées - ministère de la Culture et de la Communication Vie de Joseph Roulin de Pierre Michon est publiée aux éditions Verdier

DE L’ÉCRIT À LA SCÈNE, RENCONTRES AVEC DES AUTEURS : Pierre Michon (sous réserve) Mercredi 9 décembre Bibliothèque municipale, La Nef place du Théâtre (Voir p. 00.) RENCONTRE A CHAUD Jeudi 17 décembre à l’issue de la représentation

Au départ un tableau de Van Gogh : le portrait d’un préposé de la poste en uniforme, la barbe fournie, la casquette vissée sur le crâne, le teint rubicond. Ensuite, un texte court de Pierre Michon, la biographie imaginaire du modèle, « la vie minuscule » de Joseph Roulin, le facteur d’Arles… À partir de ce récit concis, Guillaume Delaveau imagine pour la Chapelle du Grand T un dispositif intime L’œuvre de Pierre Michon n’a pas été pensé pour la scène. A ma connaissance, il n’a d’ailleurs jamais écrit pour le théâtre. Dans notre affaire, nous devons « trouver la façon » de représenter cette écriture. Nous sommes dans l’excitante obligation d’inventer son passage au plateau. Je ne sais pas si nous devons la rendre « théâtre ». Elle-même n’est pas nouvelle ou uniquement récit. La forme de la représentation devrait traduire, elle aussi, ce difficile classement, cette incertitude du genre. J’imagine trois gueules pour dire l’écriture de Michon. Trois figures pour raconter la vie du facteur. Trois comme les trois aventures de ce texte. Je les vois tour à tour être Roulin : là le modèle, ici le prince de la République, plus loin le postier. Je les vois tour à tour être Michon attablé, au bureau, besogneux près d’Orléans. Je les vois encore, véritable trio, réunir le peintre, l’auteur et le facteur, s’aventurant ensemble dans cet essai-fiction. Guillaume Delaveau Pierre Michon Né en 1945 dans la Creuse, Pierre Michon est considéré aujourd’hui comme un des plus grands écrivains français. Dès les Vies minuscules, paru en 1984, s’imposait une langue intense, chargée

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d’électricité poétique, saturée d’un classicisme à la fois vénéré et bouffonné, pour dire le petit et l’indigne, célébrer des vies infâmes avec les apprêts de grand style et sur le mode de l’hagiographie. Nourrissant un dialogue avec la critique littéraire ainsi que l’histoire de l’art, l’œuvre de Michon interroge anxieusement l’émergence de ses propres conditions de possibilité. Van Gogh, Rimbaud, Balzac, Faulkner et d’autres figures tutélaires, évoquées dans les Vies minuscules, font l’objet de volumes ultérieurs. Comment devient-on un grand auteur, un grand peintre ? La question est d’autant plus aiguë que, pour Michon, la littérature a été d’abord idéalisée. La possibilité d’écrire ou de peindre apparaît dès lors comme un miracle et est assimilée au salut. L’œuvre de Pierre Michon est une œuvre encore en devenir. Elle met en scène de nouvelles configurations narratives, qui font reculer les frontières des genres littéraires.

Guillaume Delaveau 1996 intègre l’école du Théâtre national de Strasbourg, section scénographie, après une formation de plasticien. 1998 il travaille notamment avec Luca Ronconi sur la scénographie de Ce soir on improvise de Luigi Pirandello (1998) et est stagiaire à la mise en scène auprès de Jean-Louis Martinelli pour la création Œdipe le tyran de Sophocle (cour d’honneur du Festival d’Avignon). 1999-2000 stage de mise en scène avec Matthias Langhoff au Burkina Faso, sur Prométhée enchaîné d’Eschyle, dans le cadre de l’Institut nomade de la mise en scène 2000 fonde la Compagnie X ici avec d’anciens élèves du TNS de 2000 à 2004 collabore avec Jacques Nichet comme assistant à la mise en scène ou scénographe 2009 il crée Vie de Joseph Roulin de Pierre Michon, sixième création de la Comapgnie X après Peer Gynt / Affabulations d’après Henrik Ibsen (2000), Philoctète de Sophocle (2002), La Vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca (2003), Iphigénie suite et fin, diptyque d’après Iphigénie chez les Taures d’Euripide et Le Retour d’Iphigénie de Yannis Ritsos (2006) et Massacre à Paris de Christopher Marlowe (2007).

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Parvis Saint-Jean du mardi 12 au samedi 16 janvier mar 12 à 20h30 mer 13 à 19h30 jeu 14 à 19h30 (audiodescription) ven 15 à 20h30 sam 16 à 17h

WE ARE L’EUROPE texte Jean-Charles Massera mise en scène Benoît Lambert avec Emmanuel Fumeron, Morgane Hainaux, Guillaume Hincky, Elisabeth Hölzle, Marion Lubat, Pierric Plathier, Pascal Sangla scénographie et images Antoine Franchet, costumes Violaine L. Chartier, régie générale Marc Chevillon production déléguée Le Théâtre de la Tentative coproduction Le Granit - Scène nationale de Belfort, La Comédie de Caen - CDN de Normandie, La Scène nationale de Sénart, Equinoxe - Scène nationale de Châteauroux avec le soutien du Théâtre 71 - Scène nationale de Malakoff, Théâtre de l’Agora - Scène nationale d’Evry et de l’Essonne avec la participation artistique du Jeune Théâtre National Benoît Lambert est artiste associé au Granit - Scène nationale de Belfort. Le Théâtre de la Tentative est conventionné par la DRAC et le Conseil régional de Franche-Comté RENCONTRE A CHAUD Jeudi 14 janvier à l’issue de la représentation DE L’ÉCRIT À LA SCÈNE, RENCONTRES AVEC DES AUTEURS :

Jean-Charles Massera lit … Samedi 16 janvier à 14h30 RACINE : PASSIONS POLITIQUES Benoît Lambert anime un stage pour les professionnels (p. )

We are l'Europe vient d'un constat : l'imaginaire collectif de la petite bourgeoisie blanche occidentale, son rayonnement, ses certitudes, ses représentations d'elle-même, tout part en couilles. Jean-Charles Massera Quelque part en Europe, dans le centre décisionnaire d’une grande métropole, une salle de réunion rassemble sept protagonistes ayant pour mission d’établir un “programme” : faire le point, tracer des perspectives et réenvisager leurs vies, chercher activement des réponses, des solutions, pour reprendre le contrôle… Un “gros débriefing pour parler de deux trois trucs”, comme dit l’auteur Jean-Charles Massera. Les échanges sont menés avec le plus grand sérieux, avec passion, avec inquiétude presque. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, le tout est souvent hilarant, car les personnages de We Are l’Europe sont sans arrêt “dépassés par les événements”, qu’il s’agisse d’acheter une cuisine ou de se remettre au sport. Parfois, leurs discussions sont interrompues par des tentatives, des essais effectués par les uns et par les autres pour éprouver quelque chose, pour produire une émotion, un sens,

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peut-être une rencontre: chanter une chanson, lire la Constitution, enfiler un déguisement, faire du roller, embrasser une femme ou danser tous ensemble… Forcément, souvent, ça rate, mais pas toujours et ça n’est pas si grave. L’objectif n’étant pas de trouver des réponses, mais de déplacer les questions, et de se réapproprier ce qui peut l’être : son couple, ses vacances, son travail, ses loisirs, ses amis, nos microscopiques apocalypses quotidiennes, notre enthousiasme pour les choses sans importance, tout ce qui fait une vie… Ces « gens ordinaire » en réflexions et en discussions ordinaires, reflètent le quotidien ordinaire de nos vies. Mais dans cet ordinaire de paroles ordinaires, il n’y a pas que de la faiblesse, de la bêtise ou de la veulerie. Il y a en outre, et peut-être surtout, des espoirs, des rêves, des désirs intacts, qu’il faut savoir prendre au sérieux dans leur fragilité. En bref, We are l’Europe nous montre l’humanité, et pas seulement sa caricature. Jean-Charles Massera Né en 1965, il vit et travaille entre Paris et Berlin. Il est l’auteur de fictions, de drames politiques, sociaux ou agricoles, de pièces radiophoniques et d’essais sur l’art et le cinéma. Parmi ses œuvres : Amour, Gloire et CAC 40 (P.O.L, 1999) ; La leçon de Stains. Pour une esthétique de la reconstitution (Centre Georges Pompidou, 2000) ; United Emmerdements of New Order précédé de United Problems of Coût de la Main-d’œuvre (P.O.L, 2002) ; Jean de La Ciotat confirme (P.O.L, 2004) ; Another Way Now pourrait supprimer 2800 villages d’ici 5 ans (mise en scène Brigitte Mounier, 2006) ; All You Need Is Ressentir (France Culture, 2006), Jean de La Ciotat, La Légende et A cauchemar is born (Verticales, 2007) We Are L’Europe, Commande du Granit-Scène Nationale de Belfort, mise en scène de Benoît Lambert, 2008.

Benoît Lambert (1971, Rennes) 1993, agrégé de sciences sociales (sociologie) 1993, création avec Emmanuel Vérité du Théâtre de la Tentative 1999-2002, le Théâtre de la Tentative est associé au Théâtre, Scène nationale de Mâcon depuis 2005, Benoît Lambert est artiste associé au Granit scène nationale de Belfort 2009, présente We are la France pendant le festival Théâtre en mai 2010, mettra en scène au TDB We are l’Europe, de Jean-Charles Massera

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Parvis Saint-Jean Lundi 18 janvier à 19h30 Projection

FAIRE AVEC LE REEL Projection du documentaire réalisé par Stéphan Castang LE ROI LEAR de William Shakespeare mise en scène Sylvie Reteuna

Lorsqu’on réalise un objet audiovisuel autour d’un spectacle, se pose toujours la question de rester « fidèle », de ne pas trahir l’esthétique, le rythme ; d’être au plus près du projet initial. Comment l’image peut-elle rendre compte de cette pratique qui s’accomplit au présent avec un public, sans la figer, en d’autres termes, sans en détruire l’essence ? En avril 2007, le TDB accueillait le Roi Lear. À cette occasion, dans une perspective d’éducation artistique, il confia à Stéphan Castang le soin de réaliser un film autour du spectacle. Nous sommes au théâtre, sur scène pendant la représentation, dans les coulisses, à écouter les acteurs de L’Oiseau-Mouche et de la Sybille nous parler de leur rôle comme s’ils étaient à nos côtés. Et le trouble s’installe, face à la justesse de leurs paroles comme à la force du jeu théâtral. Oui, on fait bien là avec le réel, avec la présence réelle, avec la réalité des corps, des histoires, avec la réalité d’un texte qui porte autant qu’il est porté. RENCONTRE A CHAUD à l’issue de la projection Le DVD Faire avec le réel est édité par le TDB, en vente à la librairie du théâtre (18 euros)

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Salle Jacques Fornier du mardi 19 au vendredi 22 janvier mar 19 mer 20 jeu 21 ven 22

à 20h30 à 19h30 à 19h30 à 20h30 1h30

SEXAMOR un projet de Pierre MEUNIER fabrication collective texte et jeu Pierre Meunier et Nadège Prugnard collaboration dramaturgique Yoana Urruzola, compositeur son, Alain Mahé, costumes Christine Thépénier, peinture Catherine Rankl et Eric Gazille, régie générale et lumière Jean-Marc Sabat, régie plateau François Virolle, régie son Géraldine Foucault, construction Joël Perrin et Denis Wenger, stagiaire mise en scène François Lanel, guitare électrique enregistrée Jean-François Pauvros coproduction La Belle Meunière, le Théâtre de Vidy-Lausanne, le Théâtre de la Bastille – Paris Le Théâtre de l’Agora – Scène nationale d’Evry et de l’Essonne, le Théâtre national de Strasbourg, Le Merlan – Scène nationale à Marseille, le Fanal- Scène nationale de Saint Nazaire, le Théâtre de Brétigny - Scène conventionnée du Val d’Orge, le Théâtre de Thionville – CDN de Lorraine avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, par le ministère de la Culture et de la Communication et le soutien en résidence de la Fonderie au Mans

RENCONTRE A CHAUD Jeudi 21 janvier à l’issue de la représentation

Proies du sexe et de l’amour, une femme et un homme vont se questionner sans pitié, se séduire cruellement, se provoquer, s’exciter mutuellement, se confier, s’abandonner, se trouver, se moquer, se défier. Chanter, danser, s’enlaidir, s’épuiser. Au plateau, un machiniste aidera à la manœuvre, déclenchera, libèrera des forces, des flux, des mécanismes, des matières… autant de provocations concrètes auxquelles il faudra répondre. Il s’agira aussi de rendre compte par le discours de l’agitation de la pensée, voire de son affolement, lorsqu’elle s’efforce de cerner ce qui la dépasse de toute façon. Tentatives d’approfondir et de rendre visible cela, qui tient à la fois de l’énigme, de l’imaginaire, de l’indicible. Aller à la rencontre de l’irreprésentable. Et pourtant donner à voir et à entendre, c’est le défi du théâtre. (…) Comme pour les spectacles précédents, SEXAMOR n’existe pas avant la première, aucune construction préalable, aucun dessin qui mènerait déjà d’un début à une fin. C’est un travail de chantier, un travail exploratoire à base d’improvisations sur le plateau, à partir duquel se constitue progressivement la matière retenue pour le spectacle. Dans les mois qui précèdent, j’écris, je filme, je mets de côté des matériaux de toutes sortes (lectures, ferraille, engrenages, sons, témoignages, dessins, moteurs…). Puis je réunis l’équipe de création, dans un lieu où il est possible de travailler, construire, et cuisiner pour plusieurs. Je sors du camion ce fatras de matières diverses, et nous nous mettons au travail jusqu’à la première.

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Pierre Meunier Né à Paris en 1957, Pierre Meunier est à la fois comédien, metteur en scène et réalisateur. Débutant au Nouveau cirque de Paris avec Pierre Etaix et Annie Frattellini, puis Maître de cérémonie chez Zingaro, combattant la pesanteur à la Volière Dromesko, acteur au Théâtre du Radeau ou avec Matthias Langhoff, son parcours atypique traduit une passion pour des formes innovantes de théâtre et un engagement artistique autant que politique. Travaillant à partir d'intuitions sensibles et de perceptions, Pierre Meunier réenchante le monde à la manière d'un poète. Ses spectacles, comme l'Homme de plein vent qui questionne la pesanteur, Chant du ressort, le Tas, les Egarés ou Au milieu du désordre, convient le spectateur à une rêverie active et singulière. Séduit par l'écriture organique d'Annie Zadek, Pierre Meunier souhaite avec Vivant confronter à la présence de la matière, l'expérience à la fois intime et universelle de la mort. Il a également réalisé trois courts-métrages Hopla !, Hardi ! et Asphalte. Il prépare actuellement un long métrage.

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Parvis Saint-Jean mardi 26 janvier à 20h30 En collaboration avec Art Danse

DANSER, DE PEUR… Compagnie De l’Entre-Deux chorégraphie Daniel Dobbels avec Aurélie Berland, Carole Quettier, Anne-Sophie Lancelin, Raphaël Soleilhavoup musique Gérard Pesson Fureur contre informe, La lumière n’a pas de bras pour nous porter, Bruissant divisé, La vita è come l’albero di Natale, Bruckner/adagio 7e symphonie, Presque puzzle, direction musicale Pierre Roullier, musique Ensemble 2e2m avec Véronique Briel (piano), Eric Crambes (violon), Claire Merlet (alto), Frédéric Baldassare (violoncelle), lumières Boris Molinié, costumes Catherine Garnier Commande de la 15ème Biennale nationale de danse du Val-de-Marne production De l’Entre-Deux coproduction Centre de Développement Chorégraphique/Biennale de danse du Val-de-Marne ; Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, ensemble 2e2m, Art Danse CDC Dijon Bourgogne La compagnie De l’Entre-Deux est subventionnée par la DRAC des Pays de la Loire - ministère de la Culture et de la Communication au titre de l'aide aux compagnies chorégraphiques conventionnées co-réalisation Théâtre Dijon Bourgogne - CDN et Art Danse Bourgogne, présenté dans le cadre de Art Danse – Le Festival RENCONTRE AVEC LES ARTISTES à l’issue de la représentation

La rencontre entre la danse de Daniel Dobbels et la musique de Gérard Pesson (rencontre inaugurée en 2007 avec l’Epanchement d’Echo, commande de la Biennale nationale de danse en Val-de-Marne) se poursuit avec la création de Danser, de peur..., qui réunira les danseurs de la compagnie De l’Entre Deux et les musiciens de l’ensemble 2e2m. « À quelle condition danser (composer, écrire, peindre…) quand le moindre des énoncés politiques humilie par sa vulgarité, sa brutalité, son schématisme ou son cynisme avéré ? Comment un corps dansant, hanté par la nécessité de l’espacement, en reçoit-il le caractère blessant, en déplace-t-il les versions traumatisantes, en dénoue-t-il les fixités et les effets paralysants ou affolants ? Quels sont ses recours et ses passes pour ne pas céder sous le coup, le choc, la honte et créer une ligne de fuite qui ne soit pas elle-même piégée d’avance ? Comment peut-il éviter ou refuser de tomber dans la pure dénonciation (si juste et justifiée soit-elle), pressentant sans fin que par cette voie il ne fait que redoubler (théâtralement ou pas) ce génie de la violence propre à l’Histoire ? Mais comment aussi, quand l’humiliation se généralise si facilement, ne pas rendre tangible le degré (l’intensité) d’un refus inaliénable ? Comment ne pas tenter de nouveau de dégager de sa gaine ce corps d’impasse qu’inventent sans relâche l’économie et la politique contemporaines, de façon diffuse et écrasante, ne serait-ce qu’en retraçant les marges que la danse déplace hors des jours qui lui sont comptés ? Marges étroites : la danse y décèle des respirations inimaginables… au-delà de toute nausée… fût-elle « supérieure », ourlée par le plus bas des mouvements. » Daniel Dobbels

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Daniel Dobbels Né en 1947, Daniel Dobbels suit une formation littéraire qui le conduit sans paradoxe à la pratique du mime et de la danse contemporaine. Il danse d'abord pour Susan Buirge, Christine Gérard puis crée ses propres chorégraphies au sein de la compagnie Arcor ou en collaboration avec d'autres chorégraphes (François Verret, Christine Gérard, Maïté Fossen). En 2000, il crée la compagnie de l'Entre-Deux. Il remonte d'abord des pièces anciennes comme She Never Stumbles, L'Enfer ou Est-ce-que ce qui est loin s'éloigne de l'être humain ? Il crée entre autre, D'un jour à l'autre (2000-2003), L'Epanchement d'Echo (2007) et Solitaires (2008). Parallèlement à son activité de chorégraphe, Daniel Dobbels est conférencier et critique d'art. Il crée la revue Empreintes, revue pour la danse en 1977, entre au comité de rédaction de la revue Lignes (19871999), est critique d'art pour Libération (1982-1992), chroniqueur pour les émissions Panorama (19871997) et Tout arrive (2003-2007) sur France Culture. Il publie également de nombreux ouvrages sur l'art et la danse comme récemment Le silence des mimes blancs (2006), Des Gestes non mortels (2006) et Un Art indécomposable (2007).

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Parvis Saint-Jean jeudi 28 janvier à 19h30 En collaboration avec Art Danse

NUIT SUR LE MONDE Compagnie Mossoux-Bonté

conception Patrick Bonté mise en scène et chorégraphie Nicole Mossoux et Patrick Bonté avec Sébastien Jacobs, Leslie Mannès, Sylvie Merck, Ayelen Parolin, Maxence Rey, Candy Saulnier, Armand van den Hamer costumes Colette Huchard, scénographie Catherine Cosme, lumières et bande son Patrick Bonté, musique originale additionnelle Victor Kissine, voix Sylvie Merck, enregistrement et mixage Thomas Turine, maquillages Jean-Pierre Finotto, régie générale et lumières Pierre Stoffyn, peintures Sébastien Courtoy, assistanat à la mise en scène Flore Vanhulst, assistant stagiaire Antoine Goldschmidt production Compagnie Mossoux-Bonté, coproduction Les Brigittines avec l’aide de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles et de Wallonie-Bruxelles International (WBI) RENCONTRE AVEC LES ARTISTES à l’issue de la représentation

Nuit sur le monde fome un triptyque, donc le premier volet est Noli me tangere (« Ne me touche pas »), puis Ad mortem festinamus (« Nous nous hâtons vers la mort »), et enfin Sola sub nocte (« Sous la nuit seule»). En août 2007, à Périgueux au Festival Mimos où la pièce était présentée, Noli me tangere a reçu le Prix Spécial du Jury, pour « l'excellence de sa recherche exprimée ici de manière magistrale par un spectacle d'une rare intensité qui transcende le temps. » Le monde est un bas-relief qui parfois se prend à respirer et à bouger ; des hommes et des femmes s’en détachent ou s’y confondent comme des figures de proue, des méduses épinglées, des êtres en suspension qui se libèrent du minéral pour dire l’abandon et l’appel. Et si tout se met en mouvement, c’est selon un trajet immuable, pour une raversée dépassionnée des passions… Dans leur nouveau spectacle, Patrick Bonté et Nicole Mossoux mettent en jeu sentiments et fantasmes comme on compose une toile où l’informulable dicte le texte et où la couleur naît d’une surabondance de noir et blanc. Une scansion rythme l’ensemble de la pièce : elle vient du secret des corps et d’un désir simultané d’apparaître et de s’effacer. La mer monte et descend pour des embrassements incertains, des morts que l’on pousse dans l’abîme et des vivants à qui l’on chante une berceuse, sous l’empire de la nuit et au cœur de l’étrangeté. Compagnie Mossoux-Bonté

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Depuis leur rencontre en 1985, Nicole Mossoux et Patrick Bonté ont réalisé trois films et vingt-deux spectacles, conçus tantôt par l'un, tantôt par l'autre. Située aux frontières de la danse et du théâtre, la recherche qu'ils mènent vise à fondre ces deux disciplines en un seul langage, en partant de thématiques précises qui trouvent leur formulation dans le mouvement. Leurs spectacles, qui interrogent toujours la présence de l’acteur/danseur, cherchent à créer un trouble dans lequel le spectateur puisse se sentir personnellement impliqué, où son individualité soit seul guide pour l’émotion. Au-delà d’un indéniable « style » propre à la Compagnie, le parcours de celle-ci dessine à chaque fois un nouvel univers, touche à une problématique particulière, que ces spectacles soient intimistes ou qu’ils rassemblent un plus grand nombre d’interprètes. Entre intentions théâtrales et prolongements gestuels, chaque création se cherche un ton et un langage qui lui soient propres, même si l'étrange y côtoie toujours le familier. Compagnie bicéphale, elle nous emmène également, presque alternativement, vers les pôles masculins et féminins d’une vision créatrice qui tendrait à une réelle complémentarité. Les spectacles de Nicole Mossoux et Patrick Bonté ont été présentés dans une trentaine de pays.

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Salle Jacques Fornier vendredi 29 janvier à 20h30 durée 45 min

En collaboration avec Art Danse

SLIPPING conception, mise en scène et vidéo Carmen Blanco Principal chorégraphie Carmen Blanco Principal, Pierre-Yves De Jonge et Cille Lansade avec Pierre-Yves De Jonge, Cille Lansade et Luis Alvarez musique Mogwai et Migala, lumière et direction technique Laurence Halloy, photo Eric Vautier production Furiosas coproduction Théâtre de la Balsamine et le STUK (Leuven) avec le soutien du ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service de la Danse, du CGRI, diffusion Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française de Belgique. Carmen Blanco Principal est artiste en résidence à Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française de Belgique.

« ...elle posa la main sur mon épaule, comme si, fatiguée, elle avait eu besoin d’appui. C’est alors que je sentis vraiment que je lui appartenais... » Slipping a comme point de départ le roman “Institut Benjamenta” de Robert Walser où il est question d’obéissance, de servitude et… de désir. Mort en 1956 après avoir passé la dernière partie de sa vie en maisons de soins psychiatriques, l’écrivain suisse a été comparé à Kafka et à Musil. Considéré par Kafka comme son idéal prédécesseur, Robert Walser construit avec ce roman un univers riche et complexe où se noue et se dénoue le devenir d’un homme. Une allégorie qui trace les difficultés de l’être dans l’univers contemporain. À partir d’un fragment de cette fable étrange, Carmen Blanco Principal et ses trois interprètes (danseurs et circassiens) signent autour d’une cage à lion un captivant huis clos aux énergies troubles. Comme un défi à la pesanteur, dans un espace complètement nu, un homme et une femme s’approchent, se touchent, s’agrippent, s'affrontent, sautent, glissent, dérapent, tour à tour guide et guidé, porteur et porté. Créatures évanescentes issues de l'imagination d'un auteur qui s'invite à cette étrange rencontre. Un corps à corps sinueusement tendu où s’entremêlent sensualité, douleur et fragilité. Un spectacle poétique et sensuel qui nous plonge dans un univers à la frontière du rêve et de la réalité.

Compagnie furiosas Carmen Blanco Principal, Monica Klinger et Patricia Saive collaborent depuis 1994. Leur premier spectacle La danse des pas perdus en 1994 a été suivi par A corps perdus en 1995, Laps en 1997, Ora O en 2000, Not a bee en 2004, Slipping (courte forme) en 2004 et Slipping (longue forme) en 2005. La compagnie furiosas a développé un travail qui s'éloigne de toute classification de genres, aux confins du théâtre et de la danse, de la performance et des arts plastiques, à la lisière du conscient et de l'inconscient, de l'intériorité et de l'extériorité, du dit et du non-dit. Ses spectacles échappent à toute logique narrative et touchent à l’univers des songes. Furiosas évolue dans un monde hallucinatoire où "évoquer" est plus important qu'"expliquer" et "ressentir" plus important que "comprendre". Depuis 2001, furiosas a choisi de diversifier son mode de fonctionnement et se présente comme un collectif d'artistes afin de rendre possibles les projets personnels de

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chacun, projets autonomes mais qui font partie d'une dÊmarche commune. Selon les projets, diffÊrents collaborateurs et interprètes se joignent au noyau dur.

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Parvis Saint-Jean dimanche 31 janvier à 15h 1h35

En collaboration avec Art Danse

IDIOTAS Compagnie Man Drake direction artistique Toméo Vergès collaboration artistique Véronique Petit avec Julien Fouché, Marc Lacourt, Sandrine Maisonneuve, Alvaro Morell, Toméo Vergès scénographie Olivier Mendili, Toméo Vergès avec la participation de Thomas Walgrave, lumière Léandre Garcia Lamolla, espace sonore et régie son Thomas Fernier, costumes Sophie Hampe, construction décor Jean Opfermann, couture décor Claire Odelain, régie générale et régie lumière Olivier Mendili et Jean Opfermann, remerciements à José Manuel Berenguer production Compagnie Man Drake, La Rose des Vents – Scène nationale Lille Métropole-Villeneuve d’Ascq, Théâtre de l’Espace – Scène nationale de Besançon, Réseau Escales Danse en Val-d’Oise grâce à la participation du Conseil général du Val-d’Oise et de la DRAC Île-de-France, Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne – Compagnie Montalvo-Hervieu au titre de l’accueil studio, avec l’aide financière de l’ADAMI et le soutien de l’Association BeaumarchaisSACD avec le soutien du Théâtre à Châtillon dans le cadre d’une résidence de création, et pour la mise à disposition de lieux de répétitions : L’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, de L’animal a l’esquena à Celrà-Girone Espagne, du Parc et Grande Halle de la Villette et de La Ménagerie de Verre. La Cie Man Drake est subventionnée par la DRAC Ile-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication

"Regardez moi bien ! je suis idiot, je suis un farceur, je suis un fumiste, regardez moi bien (...) je suis comme vous tous !" Tristan Tzara Toméo Vergès propose dans cette création que ce soit l’idiotie qui soit partagée par tous et non le bon sens ! Connaissant sa verve si particulière, drôle, grinçante voire cocasse, mais pouvant d’un seul coup se retourner en une tragédie effrayante, Idiotas augure une bonne douche fraîche et drue. Car l’idiotie confine aux limites de l’humain, dans cette frange où la raison fière et entière trébuche. Et le spectateur de se régaler de l’homme qui tombe, se trompe ou s’égare ; le burlesque n’est pas loin et confond les tenants et les aboutissants du spectacle : celui qui agit, celui qui regarde. Tous idiots ? Même combat ! Bien sûr les cinq personnages d’Idiotas ont un réel talent pour passer pour des idiots. L’un se prend pour un cow-boy, très sérieux mais plutôt attitré à la série B ; l’autre ne sait dire à la cantonade que son propre nom — « Je m’appelle Marc Lacourt » — comme si la réalité de ces deux mots définissait absolument son identité ; une femme souriante ne cesse de glisser vers le stupre qui serait la résolution possible à toutes éventualités, à tout événement et qui, sérieusement, entretient sa plastique avec un jogging, suprême mouvement mécanique ; un autre encore assume son statut de beau demeuré gentil, avenant, totalement vain mais dont la vacuité recèle une part de grâce, lunettes sur le pif, sourire éclatant, béat ; enfin, le dernier, resplendit sur son cendrier, se prenant pour la réincarnation d’un stylite, Simon, bavard, théseux, bloqué au troisième siècle après JésusChrist. Cette galerie de portraits ne décrit qu’imparfaitement ces états physiques et mentaux déclinant, pas à pas, les multiples acceptions de l’idiotie. De la vraie maladie

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mentale à cette position, plus ou moins volontaire, -car jusqu’où sait-on que l’on domine l’idiotie ?-, qui serait un saut de carpe salvateur et artistique. Toméo Vergès En 1980, Toméo Vergès, Catalan, s’installe en France. Au détour d’un cours de danse de jazz, il rencontre Maguy Marin chez qui il se transformera en personnage beckettien dans le désormais célèbre May B. Il travaille aussi chez Carolyn Carlson et rencontre Catarina Sagna avec qui il signe son premier duo. Il continue son parcours de chorégraphe avec deux soli Heropas et Kronos y Kromos. En 1992, Toméo Vergès crée sa compagnie, MAN DRAKE et participe entre 1999 et 2006 à de nombreuses résidences de création, poursuivant un travail artistique à la frontière du théâtre et de la danse. Dès ses premières pièces, Toméo Vergès nous expose une démarche qui s’attache à raconter sans réalisme l’homme aux prises avec l’absurdité du monde, il crée ainsi Chair de Poule (1992) à la Biennale de Lyon, Salto Mortal (1996) au Festival d’Avignon. Avec une force de vie toute latine, il oppose humour et gravité, tendresse et violence, dans le duo Asphyxies (1998) ou dans Pas de panique (1999). Avec Pièce(s) détachée(s) (2002), il nous invite à partager un univers fragmenté et délirant. Dans R.O.T.S (Radiatations-Ondes-Turbulences) (2004), sans doute la pièce la plus théâtrale, et dans Body Time (2006), pièce la plus dansée.

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Parvis Saint-Jean du mardi 2 au samedi 6 février mar 2 à 20h30 mer 3 à 19h30 jeu 4 à 19h30 ven 5 à 20h30 sam 6 à 17h 1h50

En collaboration avec l’Opéra de Dijon

TRISTAN ET… une libre adaptation du livret de Richard Wagner textes Lancelot Hamelin mise en scène Mathieu Bauer avec Marc Berman, Judith Henry, Matthias Girbig, Pauline Sikirdji musique originale Mathieu Bauer percussions, Sylvain Cartigny guitares et banjo, Arthur Simon trompette, Stan Bruno Valette sample, Mara Dobresco piano scénographie et lumières Jean-Marc Skatchko, assistant mise en scène Martin Selze, son Jean-Marc Istria, vidéo Stéphane Lavoix, chorégraphe Roser Montlló Guberna, costumes Nathalie Raoul, régie générale Cédric Marie, régie Lumière Julien Chatenet, production Sentimental Bourreau, Comédie de Béthune - CDN Nord Pas de Calais, CDN OrléansLoiret-Centre, Les Subsistances-Lyon, Théâtre des Amandiers Nanterre – CDN. Sentimental Bourreau est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la DRAC Ile-de-France et la région Ile-de-France Avec le soutien du Nouveau Théâtre de Montreuil - CDN et de la SPEDIDAM L'auteur a bénéficié, pour la rédaction de cet ouvrage, du soutien du Centre National du Livre Résidence et création du spectacle aux Subsistances à Lyon. Editions Gallimard pour la traduction française d'André Miquel de Tristan et Isolde de Richard Wagner

RENCONTRE A CHAUD Jeudi 4 février à l’issue de la représentation

Ici, le point de départ se situerait précisément au moment de la mort de Tristan, et c'est dans ce temps là que pourra s'inscrire la totalité du spectacle. Ce moment où Tristan et Isolde sont séparés, ne dure qu'une scène, et c'est dans cette éternité là, extensible à souhait (la mort), qu'un Tristan contemporain va convoquer l'opéra de Wagner, l'histoire, la musique et ce qui constitue l'essentiel de l'ouvre. C'est un homme seul, débarrassé de son armure et de son statut de héros, un homme d'aujourd'hui, qui convoquera le mythe. Lui qui est maintenant sur l'autre rive va faire son travail de passeur, auprès du public et en attendant qu'Isolde le rejoigne. Le rejoindra-t-elle vraiment ? Après avoir beaucoup utilisé le cinéma comme matériau de spectacle, j’ai aujourd’hui envie de m'emparer d’une œuvre musicale déjà existante, construire un spectacle qui soit empreint de cette matière propre à l’opéra, et à son lyrisme. Il ne s’agit pas à proprement parler de « monter » l'Opéra de Wagner, mais bien de s’en servir comme de la matière « première » d’un spectacle, en vue d’extraire du mythe aussi bien son harmonie que son histoire et sa résonance actuelle. Détourné, cité ou convoqué, l’opéra de Wagner sera à

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son tour pris dans l’idée d’un « spectacle total », obsession du compositeur que l’on retrouve sous certains aspects dans le travail de la compagnie qui a toujours mêlé théâtre, musique, image... Et même si la musique a toujours fait partie intégrante de mon travail, c’est elle qui, cette fois-ci, sera le moteur même de la pièce, le spectacle s’inscrivant dans une véritable dramaturgie musicale, où le texte puisse suivre le rythme propre à la partition wagnérienne jouant ainsi avec les codes et les contraintes de l'Opéra et non l'inverse. Il est intéressant de constater que Wagner lui même considérait que la force musicale de son Tristan pouvait se permettre l'économie du poème…du drame. Mathieu Bauer Mathieu Bauer Après une formation de musicien percussionniste, il co-fonde en 1990 la compagnie Sentimental Bourreau, dont il devient le directeur artistique en 1999. Cette passion de la musique et du cinéma caractérise également Sentimental Bourreau, ainsi leur première création, Les Carabiniers, est une adaptation de Jean-Luc Godard et L' Exercice a été profitable, Monsieur (2003) se réfère aux textes du critique de cinéma Serge Daney. Mathieu Bauer inscrit dans ses pièces une musique live, signe distinctif de Sentimental Bourreau, dans laquelle les musiciens servent de contre-point harmonique au jeu des acteurs. Dans sa démarche, il refuse de considérer la musique et le théâtre comme des arts séparés. Dans Rien ne va plus (2005), dont le titre renvoie au monde des casinos, des textes de Dostoïevski, Zweig, Henry Bataille et Nick Tosh côtoient des extraits de films et des images réalisées à Las Vegas, le tout relié par la musique live. Outre les concerts que Mathieu Bauer donne avec l'ensemble instrumental rock des Sentimental Bourreau, il a collaboré en tant que musicien à plusieurs films. En tant que comédien, il a joué dans l’Amour, de Philippe Faucon, Sale comme un ange de Catherine Breillat et les Yeux menteurs du jour de Le Bret. En 2007, Mathieu Bauer présente au festival d'Avignon un nouveau spectacle, Tendre jeudi, basé sur le roman éponyme de John Steinbeck.

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LE THEATRE AUX ENFANTS du TDB accueillera aussi cette saison deux spectacles tout public, La Maison (dès 6 ans) et A.L.i.C.E. (dès 9 ans). Pour les enfants et les accompagnateurs qu’ils se choisissent, le TDB propose un tarif simple et attractif, la Formule Môme : chaque enfant (– de 12 ans) paie 7 euros et son/ses accompagnateur(s) bénéficie(nt) d’une place à demi-tarif, soit 9 euros.

du jeudi 28 janvier au samedi 13 février

À PAS CONTÉS Offrir aux enfants le meilleur du théâtre : le TDB est partenaire du 10e festival international jeune public À Pas Contés organisé par l'ABC, Association Bourguignonne Culturelle. Ensemble, l’ABC et le TDB accueilleront et réaliseront plusieurs spectacles et manifestations au cours du festival. Le programme complet d’À Pas Contés sera publié en décembre 2009.

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Parvis Saint-Jean du mardi 23 février au samedi 6 mars .

mar 23 à 20h30 mer 24 à 19h30 jeu 25 à 19h30 ven 26 à 20h30 sam 27 à 17h mar 2 à 20h30 mer 3 à 19h30 jeu 4 à 19h30 ven 5 à 20h30 sam 6 à 17h (relâche dim 28, lun 1)

LA NUIT DES ROIS texte William Shakespeare texte français Jean-Michel Déprats mise en scène Jean-Louis Benoit avec Nathalie Richard, Dominique Valadié, Ninon Brétécher, Jean-Pol Dubois, Arnaud Décarsin, Jean-Claude Leguay, Jean-Marc Bihour, Luc Tremblais, Dominique Compagnon, Laurent Montel, Guillaume Clausse et Juliette Augert, Claire Calvi, Pauline Méreuze collaboration artistique Karen Rencurel, scénographie Jean Haas, costumes Marie Sartoux, lumières Joël Hourbeigt, maquillage et perruques Cécile Kretschmar, son Jérémie Tison, chorégraphie Lionel Hoche, assistante à la mise en scène Kéti Irubetagoyena, fabrication du décor Atelier Devineau, fabrication des costumes Atelier Caraco production Théâtre national de Marseille La Criée, avec le soutien du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, de la DRAC et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Le texte est édité aux Éditions Théâtrales RENCONTRE A CHAUD Jeudi 25 février à l’issue de la représentation

Viola et Sébastien sont des jumeaux dont le bateau a fait naufrage près de la côte d'Illyria. Viola est rescapée près de la côte et croit son frère noyé. Pour pouvoir travailler, elle décide de se déguiser en page et de prendre le nom de Césario. Elle se retrouve à la demeure d'Orsinio, duc d'Illyria. Le duc est amoureux d'Olivia une riche comtesse qui refuse ses avances. En même temps, Viola-Césario tombe amoureuse d'Orsinio. Orsinio envoie Viola-Césario courtiser Olivia à sa place, mais lorsqu'Olivia voit Viola-Césario, elle tombe immédiatement amoureuse de lui (d'elle). Viola-Césario tente tant bien que mal de repousser ses avances. Sous les conseils de Sir Toby BelchSir, oncle d'Olivia, Andrew Aguecheek, un piètre prétendant d'Olivia, décide de provoquer en duel Viola-Césario. Mais Sir Andrew n'est pas très courageux et regrette de s'être engagé dans ce duel contre Viola-Césario, qui n'est pas plus encline à se battre. Entre-temps, Sébastien, le jumeau de Viola, qui a été repêché par les marins du capitaine Antonio, se retrouve à Illyria. On le prend pour Viola-Césario et il est forcé au duel contre Sir Andrew à qui il assène un coup sur la tête. Olivia pensant qu'il s'agit de Viola-Césario, lui demande de l'épouser. Sébastien surpris, acquiesce immédiatement. L'histoire s'éclaircit

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lorsque les deux jumeaux se retrouvent enfin. Orsinio, ayant perdu Olivia, se retrourne vers Viola qui l'aime toujours. Ils décident de se marier. Une autre intrigue se déroule parallèlement. Elle implique Sir Toby Belch, Sir Andrew Aguecheek, Fabian et Maria, les serviteurs d'Olivia, et le clown Feste. Les joyeux lurons préparent un guet-apens à Malvolio, l'intendant d'Olivia qui en est amoureux. Malvolio est très orgueilleux et prétentieux. Maria lui écrit une lettre d'amour et qu'elle signe du nom d'Olivia. Elle demande à Malvolio de toujours sourire lorsqu'il la voit, de porter des chaussettes jaunes et des jarretières croisées pour lui signifier qu'il a reçu son message. Malvolio accepte de jouer le jeu et en rajoute losqu'il voit Olivia. Croyant qu'elle a maintenant affaire à un fou, Olivia demande qu'on s'occupe de Malvolio. Sir Toby le fait enfermer dans une pièce obscure jusqu'à ce qu'il recouvre ses esprits. Malvolio finit par être "libéré" par le clown Feste et découvre le complot à son endroit. À sa grande déception, il apprend qu'Olivia est mariée à Sébastien. Ces lignes sont écrites à plusieurs mois de la première répétition. Mon spectacle la Nuit des rois est encore à l’état de songe. Je sais qu’il sera musical, chanté et dansé... Que les décors nous feront rapidement aller du bord de la mer aux salons austères d’Olivia et d’Orsino. Qu’il y aura un piano, des rideaux très légers, visibles et invisibles, des personnages en costumes du XVIIème siècle, en conversation basse, feutrée, et d’autres vociférant des obscénités, un bouffon fugueur, vieilli et fatigué d’être encore là, et un homme sombre en perruque au pouvoir menaçant qui est au centre d’une des scènes les plus drôles du théâtre de Shakespeare : Malvolio. Je sais que pour jouer cette pièce menée par des femmes, il faut de grandes actrices : ce sera donc Nathalie Richard qui interprétera Viola, Dominique Valadié le bouffon, et Ninon Brétécher Olivia. Arnaud Décarsin sera Orsino, Jean-Claude Leguay sir Toby, Jean-Marc Bihour sir Andrew, Laurent Montel le Capitaine et Antonio, Luc Tremblais Maria et Dominique Compagnon Fabien. Jean-Louis Benoît Jean-Louis Benoît Directeur du Théâtre National de Marseille La Criée depuis 2001, il y a mis en scène La Trilogie de la villégiature de Carlo Goldoni en 2002, Paul Schippel ou le prolétaire bourgeois de Carl Sternheim en 2003, Retour de guerre suivi de Bilora de Angelo Beolco dit Ruzante en 2004, (reprise et tournée en 2005), Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset en 2006, Du Malheur d’avoir de l’esprit d’Alexandre Griboïedov en 2007, Le temps est un songe d’Henri-René Lenormand en 2008. Il crée De Gaulle en mai au Théâtre de La Criée en octobre 2008. Il a participé à la création du Théâtre de l’Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes (dont il a été le directeur de 1996 à décembre 2001). Il y a écrit et mis en scène de nombreux spectacles : Conversation en Sicile de Elio Vittorini (2001) ; Henry V de William Shakespeare (1999) ; Une Nuit à l’Elysée de Jean-Louis Benoit (1998) ; Les Ratés de HenriRené Lenormand (1995) ; La Nuit, la télévision et la guerre du golfe de Jean-Louis Benoit (1992) ; La Peau et les os de Georges Hyvernaud (1991) ; Les Voeux du président de Jean-Louis Benoit (1990) ; Louis de Jean-Louis Benoit (1989) ; Le Procès de Jeanne d’Arc, veuve de Mao Tsé Toung de Jean-Louis Benoit (1987) ; Les Incurables de Jean-Louis Benoit (1985) ; Histoires de famille d’après Anton Tchekhov (1983) ; Un Conseil de classe très ordinaire de Patrick Boumard (1981) ; Pépé de Jean-Louis Benoit et Didier Bezace (1979). A la Comédie-Française : Le Menteur de Pierre Corneille (2004) ; Le Bourgeois gentilhomme de Molière (2000) ; Le Revizor de Gogol (1999) - Molière 1999 de la « meilleure pièce du répertoire» ; Les Fourberies de Scapin de Molière (1997) -Molières 1998 de la « meilleure mise en scène » et du« meilleur spectacle du répertoire » ; Moi de Eugène Labiche (1996) ; Mr Bob’le de Georges Shéhadé (1994) ; L’Étau de Luigi Pirandello (1992). Au Théâtre de l’Atelier, La Parisienne de Henri Becque (1995). Au Théâtre du Rideau Vert, Montréal Les Fourberies de Scapin de Molière, (2001). Il a réalisé pour le cinéma : L’Apache ; Les Poings fermés ; Dédé ; La Mort du Chinois. Il a réalisé pour la télévision : Les Disparus de Saint-Agil ; Le Bal ; La Fidèle infidèle ; La Parenthèse. Scénariste pour la télévision : L’Homme aux semelles de vent, Arthur Rimbaud de Marc Rivière ; Le Crime de Monsieur Stil de Claire Devers ; Les Jours heureux de Luc Béraud ; La Voleuse de Saint-Lubin de Claire Devers ; Madame Sans-gêne de Philippe de Broca ; Le Pendu de Claire Devers.

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Pour le cinéma : Alberto Express d’Arthur Joffé ; Les Aveux de l’innocent de Jean-Pierre Amérys ; Un Divan à New-York de Chantal Akerman ; Que la lumière soit ! d’Arthur Joffé ; La Femme de chambre du Titanic de Bigas Luna.

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Salle Jacques Fornier du mercredi 10 au samedi 13 mars mer 10 à 19h30 jeu 11 à 19h30 ven 12 à 20h30 sam 13 à 17h

VAN GOGH AUTOPORTRAIT de et par Jean O’Cottrell montage d’après la correspondance de Vincent Van Gogh et Van Gogh ou le Suicidé de la Société d’Antonin Artaud musiques Jean-Marc Sénia, compagnon artistique François Chattot productionThéâtre Dijon Bourgogne-CDN en collaboration avec la Compagnie l’Acteur

REPETITION OUVERTE Jeudi 25 février de 18h à 19h Salle Jacques Fornier RENCONTRE AVEC LES ARTISTES Jeudi 11 mars à l’issue de la représentation

J’ai une fièvre de travail continuelle et j’en jouis comme une cigale… c’est pour moi toujours un plaisir que quelqu’un soit présent lorsque je travaille, écrit Van Gogh. Artaud, en écho, veut un théâtre qui à chaque représentation aura fait gagner corporellement quelque chose aussi bien à celui qui joue qu’à celui qui vient voir jouer. C’est sous l’égide de ces deux “voyants” que l’acteur, qui s’est fait la tête du peintre roux, transforme en accessoires les motifs d’un musée imaginaire. Sur le plateau nu, la chaise semble bancale, rafistolée, le vase est ébréché, les fleurs auront le cou tranché, la valise est fatiguée d’avoir trop voyagé et le baluchon renferme le bougeoir qui nous rappelle l’absence... Jean O’Cottrell Il a travaillé à plusieurs reprises sur des textes et mises et en scène de Philippe Crubézy : Y aller ou pas, Aperçus, La Ronde dans le cadre des Rencontres de la Cartoucherie. Acteur régulier des spectacles de Philippe Adrien, il joue notamment dans Un tranway nommé désir de Tennessee Williams, la Misère du monde de Pierre Bourdieu, Monsieur de Pourceaugnac de Molière. Au théâtre, il est aussi fidèle aux metteurs en scène Serge Sandor (L’abus de mémoire, Scène à scène, Not’bon Louis), Bernard Sobel (L’Opéra du gueux de John Gay, les Paysans d’après Balzac, le Percepteur de Jacob Lenz), Stuart Seide (Le Changeon de Middleton et Rowley, Moonlight d’Harold Pinter), Andonis Vouyoucas (La Mouette de Tchekhov, Du Caucasse au Golgotha, Le Roman de Renart), Bruno Bayen (Parcours sensible de Issac Bable, Anton Tchekhov et Michel Deutch, La Mort de Danton de Büchner), Pierre Trapet, Garance, Yvon Davis, Marcel Bluwal. Il conçoit et interprète L’ecclésiaste - tout est fumée !, Un petit café dans sa culotte, La mémoire et la mort d’après Tchekhov et Pirandello, Petite d’après Freud, Vincent ou la folie d’être d’après Van Gogh et Artaud. Il tourne également pour la télévision et le cinéma notamment avec les réalisateurs Charles Matton (Rembrandt), Claude Berry (Lucie Aubrac), Olivier Schatszy, André Cayatte, Alain Tasma, Roger Kahane, Bernard Sobel ou Marcel Bluwal. A la radio, depuis 2002, il participe régulièrement en tant qu’interprète à des enregistrements de dramatiques pour France Culture et France Inter.

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Parvis Saint-Jean le jeudi 18 mars à 20h30 En collaboration avec Why Note

SCÈNES DE MANEGE avec Hélène Breschand harpes, Sylvain Kassap clarinettes régisseur Jissé production Laborintus coproductions Les Jeunesses musicales de France coréalisation Why Note – Théâtre Dijon Bourgogne L'Ensemble LABORINTUS, partenaire de La Muse en Circuit : Centre National de Création Musicale, est soutenu par la DRAC Ile de France – Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil Général du Val-de-Marne, la SACEM et l'ONDA LABORINTUS est membre du réseau « Futurs- Composés »

Chantier permanent sans cesse renouvelé, duo / duel entre la harpiste et le clarinettiste de l’ensemble, les Scènes de Manège sont le reflet de nos pratiques musicales développées depuis plus de 10 ans maintenant : alternance de moments de musiques instrumentales, de moments de musique théâtrale et vocale et de moments d’improvisation. (de Ravel aux musiques traditionnelles et celles écrites aujourd’hui); Les instruments constituent les éléments du décor ; les lumières dessinent différents espaces, les recoins de la scène sont le rappel des ombres quotidiennes Laborintus invente son chemin, alliant rigueur et prise de risques ; toujours en éveil dans ses choix de créations ou de relectures. Force de proposition auprès de compositeurs d’aujourd’hui, attiré par le théâtre musical, curieux des nouvelles technologies sonores et visuelles, Laborintus cherche à partager le plaisir et l’émotion d’une “musique contemporaine populaire” et réinvente un rapport au public vivifiant et impliqué.

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Parvis Saint-Jean le samedi 20 mars à 20h30 En collaboration avec Why Note

DOUX MIX rencontre LÉGER SOURIRE avec Christelle Séry guitares, voix, effets et Sylvaine Hélary flûtes, voix, effets et avec Sylvain Lemêtre et Sébastien Clément, percussions Deux duos où se mêlent texte et musique, l'un tourné vers la chanson, l'autre vers le théâtre musical, double duo aux univers musicaux contemporains, libres et fantaisistes ! Tous viennent de la même terre, des formations du conservatoire et de la musique contemporaine et vont vers les mêmes horizons inexplorés où les effluves contemporaines prennent l’énergie du rock, du jazz et où tous les moyens sont bons qu’ils soient électroniques, électriques ou acoustiques, vocaux, frappés, sifflés ou grattés pour créer une musique inventive et authentique. Doux Mix, c'est la réunion de deux donzelles dont les parcours se sont rencontrés à l'Atelier du Plateau (festival cirque printemps 2005). Nourries de sessions d’improvisation, elles proposent aujourd’hui un répertoire de chansons, de compositions collectives ouvertes sur des formes libres, et de textes « surprise » servis par leurs voix parlées, chantées, grattées électriquement, flûtées de travers, bidouillées et bouclées... Léger Sourire, deux personnages, miroirs l’un de l’autre, chics mais un brin décalés, se partagent un travail musical délicat et virtuose mais toujours jovial. Ils se livrent à des joutes d’onomatopées, dans des situations abstraites, au cours desquelles le geste instrumental joue l’égalité avec la musique. Leurs pièces ne sont que prétextes à révéler des instants, révéler de la présence, présence qui est tout à la fois, mystère et concret. Présence qui est l’élément majeur, qu’on le veuille ou non, de ce théâtre-musical-l

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Tout public à partir de 6 ans

Parvis Saint-Jean du jeudi 25 au vendredi 26 mars jeu 25 à 14h30 et 19h30 ven 26 à 14h30 et 19h30 50 mn

En collaboration avec l’ABC

LA MAISON chorégraphie Nathalie Pernette assistée de Regina Meier avec Magali Albespy et Sébastien Laurent scénographie Daniel Pernette, création musicale Franck Gervais, lumières Caroline Nguyen, direction technique Stéphane Magnin coproduction Théâtre National de Chaillot-Paris, Compagnie Pernette/Association NA, Château Rouge à Annemasse, Théâtre des Bergeries à Noisy-Le-Sec, Le Rayon Vert à Saint-Valéry-en-Caux. RENCONTRES A CHAUD Jeudi 25 et vendredi 26 à l’issue des représentations de 19h30

La Maison a tout d’un piège infernal dans lequel objets et humains font des galipettes et se mordent la queue dans le plus improbable des casse-tête. Télérama

La Maison est un projet de construction… chorégraphique. Qui sont les deux personnages présents sur scène ? Juste des êtres humains, des êtres actifs et parfois même des "corps matières". États mousseux, liquide, gazeux ; corps de bois, d'acier, de gomme, qui gonflent et dégonflent, coulent, mijotent et s'enflamment… En un mot se transforment. Ou comment deux danseurs prisonniers d'un espace vide, mais réduit, lui-même contenu dans un vaste domaine encombré, tentent de rattraper l'avalanche de conséquences induites par un premier geste malheureux. Qui sont les deux personnages présents sur scène ? Sont-ils seulement parfois des humains ? Nous éviterons toute "image figée"; pas de notion de couple, ni d'âge ni de sexe. Juste des êtres humains, des êtres actifs et parfois même des "corps matières". Nous tenterons en effet, au travers d'une recherche sur les "états du corps", d'incorporer ceux-ci au dispositif scénique comme un seul et même organisme. États mousseux, liquide, gazeux ; corps de bois, d'acier, de gomme, qui gonflent et dégonflent, coulent, mijotent et s'enflamment… En un mot se transforment. Nathalie Pernette Chorégraphe et danseuse, fonde en septembre 2001 sa propre compagnie, après 12 années de collaboration avec le chorégraphe Andréas Schmid. Toujours sur le qui-vive, Nathalie Pernette n’a de cesse de tester, d’expérimenter des hypothèses voire des obsessions : immersion dans de l’argile lors du Frisson d’Alice (1992), cinq danseurs hip hop et un pianiste sur fond de J.S. Bach à l’occasion de Délicieuses (2002), une danseuse et cinquante souris dans Animale (2006), six danseurs et une claveciniste autour d’une table dressée pour le Repas (2007), etc. En questionnant continuellement la présence sur scène et le rapport au public, Nathalie Pernette - 16 créations à son actif - et sa compagnie, ont indéniablement trouvé leur place dans le paysage chorégraphique national et international.

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Parvis Saint-Jean du mardi 30 mars au vendredi 2 avril mar 30 mer 31 jeu 1 ven 2

à 20h30 à 19h30 à 19h30 à 20h30

LES TRAVAILLEURS DE LA MER d’après Victor Hugo adaptation et jeu Paul Fructus mise en scène Daniel Briquet avec Paul Fructus, Jean-Louis Morell piano, Patrick Fournier accordéon scénographie Paul Fructus et Daniel Briquet, lumière Pierre Vigna, régie générale Florence Pasquet production Cie Le Temps de Dire création avec le soutien du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur RENCONTRE AVEC LES ARTISTES Jeudi 1 avril à l’issue de la représentation EN TOURNÉE TRÉTEAUX sur les routes de Bourgogne du 1er au 27 mars

Gilliat, n’était pas aimé dans la paroisse. Rien de plus naturel que cette antipathie. Les motifs abondaient : La maison qu’il habitait… D’ou vient qu’il vivait en solitaire ? Il n’allait jamais à la chapelle. Il sortait souvent la nuit Il revenait toujours avec du poisson Dire, jouer, chanter cette bataille épique de Gilliat, marin de Guernesey. Une bataille avec les éléments, l’océan, la tempête, une pieuvre, une bataille avec luimême. La bataille d’un homme de « rien », persuadé qu’en sauvant un navire échoué, il gagnera l’amour d’une femme et l’estime d’une population braquée dans les jugements sans appel. Une lutte perdue d’avance avec la destinée, une lutte, à mort mais lutte furieusement vivante d’un « misérable » qui ne baisse pas les bras. Gilliat le maudit est bien le double romanesque de Hugo le banni, qui, exilé par Napoléon III, écrit debout sur son rocher de Guernesey « les travailleurs de la mer ». Cette fresque hugolienne est une lettre d’amour adressée à l’humanité , jetée comme une bouteille à la mer. C’est cette lettre que nous voulons déplier, dire à haute voix, et faire résonner dans l’ambiance d’une auberge maritime et musicale. Paul Fructus

C'est un monument… « C'est, hélas, le plus grand » soupirait Gide... Pair de France, poète engagé contre le Second Empire, exilé... "S'il n'en reste qu'un, je serai celui-là".

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Un million de personnes dans la rue à son enterrement, le Panthéon pour dernière demeure. Quel collégien n'a pas eu à se pencher sur une de ses oeuvres? Monumentale, cette oeuvre, évidemment. Alors, on se sent petit, on prend des gants, on hésite à oser... Et Victor Hugo lui-même nous y invite. Il vient à notre aide. Le monument se révèle plein d'humour, de tendresse, le père blessé reste un oncle bienveillant. Il adore raconter des histoires, il s'amuse de ses exagérations, il s'emporte et en sourit. A la portée de tout un chacun, parce qu'il s'intéresse à tous. A nous aussi. C'est peut-être cela la vraie grandeur. Quelque chose comme une fraternité éternelle. Daniel Briquet Victor Hugo ouvre le chantier des travailleurs de la mer en 1864, après treize années d’exil. C’est un homme de soixante-deux ans qui trempe la plume dans l’encrier de toutes les douleurs : la mort de sa fille, l’emprisonnement de ses fils…

Paul Fructus Paul Fructus a trois vies et peut-être bientôt une quatrième : une première vie plutôt brève en tant qu’instituteur, puis une deuxième comme photographe pour La Marseillaise au festival d’Avignon, et une troisième comme acteur et auteur de quelques pièces de théâtre essentiellement consacrées à la parole des gens dits sans histoires (Mémoires des chantiers navals de Port de Bouc, Paroles de cheminots, de métallurgistes et exploitation des utopies antilibérales de Thomas More à Charles Fourier). Il est actuellement plongé dans les Travailleurs de la mer de Victor Hugo qui sera présenté au Festival off d’Avignon en juillet 2008.

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Parvis Saint-Jean du mercredi 21 au vendredi 30 Avril mer 21 à 19h30, jeu 22 à 19h30, ven 23 à 20h30, sam 24 à 17h, mar 27 à 20h30, mer 28 à 19h30, jeu 29 à 19h30, ven 30 à 20h30 (relâche dim 25, lun 26)

CASIMIR ET CAROLINE d’après la pièce de Ödön von Horváth texte français et adaptation Marianne Costa et Leyla-Claire Rabih mise en scène Leyla-Claire Rabih avec Karim Ammour, Elisabeth Barbazin, Marianne Costa, Thomas Coux Dit Castille, Delphine Horviller, Jérémie Jean Baptiste Adolphe, Philippe Journo, Aurélie Namur, Grégoire Tachnakian scénographie Toto, création musicale Vincent Shrink, création lumière Nicolas Jarry, direction technique Yves Bouche coproduction avec le Théâtre Dijon Bourgogne - CDN avec le soutien du réseau Quint’est et du lycée Stephen Liégeard à Brochon (21) Grenier/Neuf est conventionné par la DRAC Bourgogne et reçoit le soutien du Conseil régional de Bourgogne, de la ville de Dijon et du Conseil général de Côte-d’Or. RÉPÉTITION OUVERTE Jeudi 8 avril de 18h à 19h, Parvis Saint-Jean RENCONTRE A CHAUD Jeudi 22 avril à l’issue de la représentation CASIMIR ET CAROLINE est le spectacle du projet Traverses 2010

Les gens, ils ne sont ni bons ni mauvais. Seulement le système actuel les contraint à être plus égoïstes que nature, pour subsister. Vous me comprenez ? Schurzinger à Caroline Ecrite en 1932, la pièce décrit la rupture d’un jeune couple sur fond de crise économique et de fête foraine. Catalysant les désirs et les inégalités, la fête précipite leur destin : les personnages se croisent, les couples se déforment et se reforment. Revisitant la pièce, l’inscrivant dans notre « société du spectacle » d’après la crise financière, le spectacle libère les situations de leur costumes historiques afin qu’elles nous traversent de toute leur intensité. A quoi rêvent les jeunes filles (et les jeunes gens) aujourd’hui ? Qu’est-ce qui est le plus attractif : le romantisme amoureux, la sécurité matérielle ou l’illusion d’une célébrité éphémère ? Cette pièce revisite les personnages en les considérant comme nos contemporains, en les inscrivant dans la situation économique actuelle et dans une société où leur existence sociale dépend de leur visibilité : je suis vu, donc j’existe…

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La société du spectacle et le thème du regard seront nos lignes directrices : je me repais du spectacle de l’autre, le même que moi qui, lui, est offert aux regards, rendu objet publique : visible. C’est le spectateur que l’on invite à participer au grand jeu, celui qui tente sa chance dans la machine-spectacle, l’attraction, le tirage au sort, celui, qui magnifié par l’attention collective, va sortir du lot. Et se mettre enfin à exister.

Ödön von Horváth Né en 1901, de père diplomate, à Fiume, ville alors hongroise, Ödön von Horváth suit ses études à Budapest et Vienne avant de choisir l’Allemagne comme pays d’adoption. Ses écrits et ses pièces, comme Légendes de la forêt viennoise ou Casimir et Caroline, l’engagent contre le fascisme. Il reçoit en 1931 le Prix Kleist, mais est obligé de s’exiler en 1933 en Autriche, où il écrit notamment Figaro divorce (1937) et puis de nouveau en France, où il meurt en 1938, foudroyé par un orage sur les ChampsÉlysées. GRENIER/NEUF Créé en 2008, Grenier/Neuf est dirigé par Leyla-Claire Rabih. La compagnie poursuit les objectifs mis en oeuvre pendant plus de quarante ans par Jean Maisonnave au sein du Grenier de Bourgogne : création, diffusion et formation. En multipliant les interventions hors des circuits traditionnels de diffusion du théâtre, Grenier/Neuf s’investit dans la vie artistique régionale en proposant des spectacles contemporains, en résonance avec les problématiques sociales et culturelles d’aujourd’hui. Grenier/Neuf bénéficie du soutien de la DRAC, de la région Bourgogne et de la Ville de Dijon.

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AUDITORIUM du mer 5 au mar 11 mai mer 5 à 20h ven 7 à 20h dim 9 à 15h mar 11 à 20h (relâche jeu 6, sam 7, lun 10)

En collaboration avec L’Opéra de Dijon

L’AMOUR DES TROIS ORANGES Sergueï Prokofiev Camerata de Bourgogne - Orchestre de Dijon Chœurs de l'Opéra de Dijon et de l’Opéra Théâtre de Limoges direction musicale Pascal Verrot mise en scène Sandrine Anglade avec Martial Defontaine Bernard Deletré, Lucie Roche, Laurent Alvaro; Eric Huchet, Francis Dudziak, Frédéric Caton, Hélène Bernardy, Eugénie Danglade, Linda Durier, Katia Velletaz, Carine Séchaye, Simon Jaunin scénographie et costumes Claude Chestier, lumières Eric Blosse, collaboration artistique et mouvements Pascaline Verrier, assistante à la mise en scène Hélène Martin, décors construits par les ateliers de l’Opéra de Dijon coproduction Opéra de Dijon, Opéra Théâtre de Limoges production déléguée Opéra de Dijon opéra en quatre actes créé le 30 décembre 1921 à l’Opéra de Chicago chanté en français

Au royaume du Roi de Trèfle, le prince est malade -du moins, c’est ce qu’il dit. Les médecins préconisent de le faire rire pour le guérir, sauf qu’un complot destiné à prendre le pouvoir va littéralement chercher à le faire mourir d’ennui. De rebondissements en malédiction, le prince tombe amoureux d’une princesse sortie d’une orange qui, sauvée par de faux spectateurs présents sur le plateau, se retrouve transformée en rat : l’amour et le rire peuvent-ils triompher dans cette mise en abyme où l’opéra parle de lui-même en même temps qu’il se joue ? Après le dialogue des arts à l’oeuvre dans Le Médecin malgré lui en septembre, Sandrine Anglade et le chef d’orchestre Pascal Verrot nous reviennent pour continuer à interroger les liens entre théâtre et musique : la musique se met en scène et le théâtre est une partition, mais une chose est sûre, les deux se jouent. Découvrez les fantaisies d’un Prokofiev corrosif et faites résonner théâtre et opéra en allant assister aux lectures de L’Oiseau vert de Carlo Gozzi, l’auteur de la pièce dont Prokofiev s’est inspiré pour son opéra. Chez Prokofiev et Gozzi, on court, on saute, on danse, on se masque, on chante, on pense, on rit et on joue : c’est à vous ! Un prince hypocondriaque est condamné à rire pour survivre. Trouffaldino, spécialiste en farces et attrapes, est chargé de le guérir. Mais la redoutable sorcière Fata Morgana, associée à Léandre et Clarice, complote pour prendre la place du prince à son décès. Elle impose au Prince la conquête de l’amour de trois oranges, gardées par une horrible cuisinière. Le Prince y parvient et les oranges font place à trois belles princesses dont deux

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meurent rapidement de soif. La troisième, sauvée de la mort, est transformée en rat par Fata Morgana… Prokofiev a fait un opéra d’une pièce de Gozzi mêlant le merveilleux et la commedia dell'arte. La magie, la machinerie scénique de l’Italien et la force de la musique du Russe invitent à un spectacle total, très énergique. Ça court, ça s’envole, ça se cache, se suit, s’épie, bondit…

Sandrine Anglade Parallèlement à des études littéraires, et à une thèse sur L’histoire de la critique dramatique et musicale (1998), Sandrine Anglade a travaillé la mise en scène aux côtés d'Andrei Serban, Jean-Pierre Miquel et Philippe Adrien (1995-2001). De 1999 à 2003, Sandrine Anglade travaille en « solo », avant de prendre la décision de fonder, en 2003, sa Compagnie en réunissant trois compagnons de route qui forment aujourd’hui la Compagnie Sandrine Anglade, collectif de création : Claude Chestier, dramaturge, scénographe et costumier, Eric Blosse, éclairagiste, et Pascaline Verrier, danseuse et chorégraphe. Ensemble, ils cherchent, du théâtre à l’opéra, à jouer de la transgression des genres, mêlant, en des objets scéniques singuliers, le théâtre, la musique et le mouvement. De 1999 à 2003, Sandrine Anglade a mis en scène pour le Théâtre : Solness, le constructeur d’Ibsen pour la MCLA, Nantes, le Théâtre des Célestins, Lyon, le Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet (2003) ; La Mère Confidente de Marivaux au Théâtre du Vieux-Colombier/Comédie-Française (2001), Opéra Savon de Jean-Daniel Magnin (2002) ; La seconde Madame Tanqueray, comédie d'A. W Pinero (Théâtrecinéma, commande de l’auditorium du Musée d'Orsay, 1999). A l’opéra, elle a réalisé La Reine des Glaces, création de Julien Joubert, Amphithéâtre de l’Opéra Bastille (2003) ; Cosi fan tutte de Mozart à l’Opéra de Tours (2002) ; Ciboulette de R. Hahn à l'Opéra de Maastricht et en tournée en Hollande (2002) ; Roméo et Juliette de Gounod à l'Opéra de Bordeaux (2000) ; Le Viol de Lucrèce de Britten (Opéra de Nantes, 1999) ; Hänsel et Gretel d'Humperdinck au Grand Théâtre de Limoges et Théâtre d’Angers (2000-2001). De 2003 à 2007, avec sa Compagnie, Sandrine Anglade signe les mises en scène du Tour d’Ecrou de Benjamin Britten pour l’inauguration d’Angers-Nantes (2003), du Petit Roi du Temple, création, Mozart Jean-Daniel Magnin, avec la Maîtrise des Hauts de Seine (Chœur d’enfants de l’Opéra de Paris) (Opéra de Lille, mars 2006 ; Opéra de Massy, janvier 2005) ; de Tamerlano de Haendel (Opéras de Lille, Bordeaux et Caen, 2004-2005) ; L’Orfeo d’Angelo Poliziano (XIVème siècle) (Abbaye de Royaumont, août 2006 ; tournée Île-de-France, Genève et Bruges, octobre 2007) ; Monsieur de Pourceaugnac, version comédie- ballet Molière – Lully (tournée en régions et île-de-France, 2006-2007) ; l’Italienne à Alger de Rossini (opéra de Lille, Maison de la Culture d’Amiens, Théâtre de Caen, nov-déc 2007).

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Du 20 au 29 mai

THEATRE EN MAI Chaque année, le Théâtre Dijon Bourgogne fait son festival au mois de mai avec un concentré de créations, de découvertes ou de redécouvertes. Théâtre en mai, ce sont aussi des rencontres, des concerts, un restaurant, des moments privilégiés d’échange et de débat… Le programme de la 21e édition est en cours d’élaboration.

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CHAPITEAU (lieu à déterminer)

du mardi 22 au dimanche 27 juin mar 22 à 20h30 mer 23 à 19h30 ven 25 à 20h30 sam 26 à 17h dim 27 à 17h (relâche jeu 24)

SECRET Cirque ici conception, mise en piste et jeu Johann Le Guillerm création musicale et jeu en direct Mathieu Werchowski et Guy Ajaguin régie lumière Manuel Majastre, régie piste et manipulation de sculptures de cirque Fanny Baxter & Franck Bonnot, conception lumières Hervé Gary, création costumes Corinne Baudelot assistée de Sylvaine Mouchère, construction machinerie lumière Silvain Ohl & Maryse Jaffrain, réalisation des chaussures en acier Didier Deret, réalisation des chaussures de cuir Antoine Bolé, réalisation des sculptures de cirque Silvain Ohl, Maryse Jaffrain, Serge Calvier, Didier Deret, Lucas de Staël, Jean Christophe Dumont, Alain Burkarth, Michel Grossard et Cécile Briand production Cirque ici - Johann Le Guillerm producteurs associés Parc de la Villette, Le Channel - Scène nationale de Calais, Agora - scène conventionnée de Boulazac, Le Carré magique – scène conventionnée de Lannion, Cirque Théâtre d’Elbeuf - Centre des arts du cirque de Haute-Normandie coproduction Circuits - scène conventionnée, Auch Gers Midi Pyrénées – Scène nationale de Sénart, Equinoxe - Scène nationale de Châteauroux, Maison de la Culture de Bourges, Le Granit - scène nationale de Belfort, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Les Subsistances de Lyon, Théâtre national de Toulouse, Excentrique - festival de la Région Centre, Le lieu unique, scène nationale de Nantes, Théâtre de Grasse, scène conventionnée pour le cirque et la danse Cirque ici - Johann Le Guillerm est artiste associé du Parc de La Villette et “Parrain” du Cirque Théâtre d’Elbeuf - Centre des arts du cirque de Haute Normandie. Cirque ici est soutenu par le ministère de la Culture et de la communication (DMDTS et DRAC Ilede-France), le ministère des Affaires Etrangères (CULTURESFRANCE), le Conseil régional d’Ile-deFrance, le CRITTMECA (Ile-de-France), (CULTURESFRANCE/ville de Paris, la ville de Paris, l’Association Beaumarchais/SACD, la SACD, et le Groupe des Musiques Vivantes de Lyon et du Festival d’Avignon La Fondation BNP Paribas accompagne les projets du Cirque ici - Johann Le Guillerm depuis 1999 Secret a été créé à Feux d'hiver le 26 décembre 2003 au Channel - Scène nationale de Calais

Autrefois, les gladiateurs se mesuraient aux tigres. Aujourd’hui, je me mesure à une barre de fer. Retrouver la force originelle du cirque, c’est faire des choses étranges avec des objets que tout le monde connaît. Johann Le Guillerm Spectacle de cirque mis en piste par un artiste à la démarche inclassable, Secret est né de la recherche entreprise par Le Guillerm sur le point : point d'attraction du cirque, mais aussi le point comme plus petit élément identifiable, point commun à tous… Cette recherche, baptisée « science de l’idiot », s’affranchit de tous les savoirs académiques pour scruter le tas, la ligne, le hachoir, la tornade ou le cheval, autant d’inventions médusantes, drôles et poétiques à découvrir dans Secret.

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Avec sa grande cape rouge, des chausses d'armure médiévale pointues, brandissant son grand fouet qui claque et le visage agité par les tics de visage qu'il se donne, Johann Le Guillerm a tantôt l'air d'un geôlier, tantôt d'un fou furieux ou d'un demi-dieu qui donne vie ou soumet les objets à sa volonté. Au début du spectacle, alors que l'espace central est encore entouré d'un filet, on hésite, on se tâte pour savoir si cet homme est réellement le dompteur ou bien s'il n'est pas plutôt le fauve...

Secret se joue sur une piste, traversé au fil des numéros par une multitude de machines insolites. Entre cirque contemporain et cirque archaïque, il nous fait entrer au cœur de notre propre monde. Le spectacle puise autant dans la mécanique des fluides que dans la tradition des dresseurs de bêtes féroces. Dompteur de matières et de formes, l’artiste s’attache à dresser cordes, structures métalliques, livres, bassines... Les lois physiques défiées prennent une force poétique hors du commun. On ressort profondément bouleversé, dans nos sensations et nos repères. Avec ce spectacle s'écrit sur la piste du chapiteau une histoire rare d'alchimie du secret, et avec elle, celle du regard infinI qu'un homme peut porter sur le monde Le Monde / Brigitte Salino Prouesse physique et poétique sont au rendez-vous, mariage rare et détonant. Archaïsme et futurisme sont liés chez cet homme au corps d'elfe et aux mains de bûcheron, la grâce et la force Le Figaro / Marion Thébaud

Johann Le Guillerm est artiste de cirque, équilibriste, manipulateur et faiseur d'objets. Issu de la première promotion du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne en 1989, il reçoit le Grand Prix National du Cirque en 1996. Formé également auprès du funambule des Diables Blancs, Enny Clenell et du clown tchèque Ctibor Turba, cet équilibriste a travaillé avec plusieurs compagnies qui ont marqué l’émergence du « nouveau cirque » : Archaos, La Volière Dromesko… Puis il cofonde le Cirque O, avant de créer sa propre compagnie, en 1994 : Cirque ici. En 1995, il créé Où ça ?, son premier spectacle solo qui sera accueilli à Elbeuf en 1998. Fin 1999, Johann Le Guillerm part pendant un an et demi "rencontrer la terre" pour confronter ses certitudes aux déséquilibres de mondes handicapés, traumatisés et aux fonctionnements tribaux. Artiste associé du Parc de La Villette, il travaille à un vaste projet en quatre volets, nommé ATTRACTION, qui interroge l’équilibre, les formes, les points de vue, le mouvement et l’impermanence … Le spectacle Secret en est le premier volet. Pour le projet ATTRACTION, Johann Le Guillerm a reçu, en 2003, la première bourse à l’écriture pour le cirque attribuée par l’association Beaumarchais / SACD et le Prix des Arts du Cirque SACD 2005.

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LE CABARET DE L’ÂNE Au Cabaret de l’Âne, lieu de réjouissance et d’attractions, la nuit venue se produisent pour le public attablé chanteurs et chansonniers, satiristes et danseurs, slameurs et inclassables…

MADOU AU PAYS DES SONGS Madou, c’est une voix chaude profonde, un grain unique, une musique sans attache, métissée, qui balance et ballade entre Atlantique et Méditerranée. «Par tous les pores de ses textes, la vie transpire de ce qu’elle a de plus beau, de plus intime, de plus tendre. Du rock à la bossa, en passant par le blues et le jazz, sa voix fait merveille. » Le Bien Public LES TORTUES JEANINE Chloé Bosc, chant, Aline Dumont, violon et accordéon diatonique, Fanny Miroy, chant et accordéon chromatique Amoureuses de cassoulet et de chanson réaliste, les Tortues Jeanine surfent sur la vague pop musette avec des chansons des années 20, leurs compositions et un zeste d’exotisme. Des voix qui s’emmêlent, un piano à bretelles, un violon qui s’envole, ces drôles de dames de la chanson périmée distillent une bonne humeur grinçante anxiolytique. SLAM AU PARVIS Kaslarym, collectif de slameurs dijonnais, investit le Bar du Parvis Saint-Jean après les représentations de la Pierre et de Médée. La parole est importante car il importe qu'une langue vivante ne reste pas lettre morte. Mer 18 novembre et mer 2 décembre (durée 1h)

L’entrée du Cabaret de l’Âne est libre, dans la limite des places disponibles. Attention : horaires et lieux seront communiqués ultérieurement. Pour être informé, abonnez-vous à la Lettre du Parvis, lisez l’Acteur Public, ou consultez régulièrement le site Internet du TDB, www.tdb-cdn.com.

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TOURNÉES TRÉTEAUX « La tradition du théâtre en Bourgogne est de partir sur les routes ». Faire revivre les tournées décentralisées en proposant des spectacles de qualité faits pour s’adapter aux lieux les plus divers : c’est à nos yeux un impératif pour partager autrement et plus largement notre projet de théâtre, irriguer la vie culturelle des territoires, toucher de nouveaux publics et, surtout peut-être, pour goûter ensemble le temps d’un spectacle le sentiment d’être une communauté. CHEMISE PROPRE ET SOULIERS VERNIS de et par Jean-Pierre Bodin Tournée en Bourgogne du 29 septembre au 4 octobre et du 11 au 31 octobre 2009 (en cours d’élaboration) LES TRAVAILLEURS DE LA MER d'après Victor Hugo adaptation et jeu Paul Fructus, mise en scène Daniel Briquet Tournée en Bourgogne du 1er au 27 mars 2010 (en cours d’élaboration) BERNARD FOUINT Bernard Fouint chante a cappella les chansons de poètes, de Bruant à Ferré en passant par Brassens, Mouloudji et bien d’autres... Tournée organisée avec les maisons de retraites et les associations d’anciens (en cours d’élaboration) PETIT CIRQUE - PETITS TOROS de et par Damien Bouvet Une passoire, une manique, des ustensiles de cuisine se transforment comme par magie en fauves, en acrobates, en saltimbanques. Du grand art pour les petits ! Tournée dans les écoles primaires (de la moyenne section au CP) de Côte-d’Or en collaboration avec l’Office Central de la Coopération à l'Ecole (OCCE) du 26 avril au 12 mai 2010 Contact tournées : Amélie Borron, 03 80 68 47 46, a.borron@tdb-cdn.com

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EN TOURNÉE EN MANTEAU ROUGE, LE MATIN TRAVERSE LA ROSÉE QUI SUR SON PASSAGE PARAÎT DU SANG OU HAM. AND EX BY WILLIAM SHAKESPEARE UN CABARET HAMLET DE MATTHIAS LANGHOFF SUR UNE MUSIQUE D’OLIVIER DEJOURS toiles Catherine Rankl, un dessin d’Alfred Kubin, traduit par Irène Bonnaud, costumes Arielle Chanty, lumière Frédéric Duplessier, mise en scène et décor Matthias Langhoff avec Marc Barnaud, Patrick Buoncristiani, François Chattot, Agnès Dewitte, Gilles Geenen, Anatole Koama, Frédéric Kunze, Philippe Marteau, Charlie Nelson, Patricia Pottier, Jean-Marc Stehlé, Emmanuelle Wion, Delphine Zingg et Osvaldo Caló, avec le Tobetobe-Orchestra : Antoine Berjeaut, Osvaldo Caló, Antoine Delavaud, Jean-Christophe Marq Qu’on ne s’attende pas à un spectacle tranquille, à une visite de monument historique. Ici, on revient à la source du théâtre de Shakespeare où se mêlent allègrement les genres, à la fois savant et populaire, burlesque et terrible, ancré dans son temps et de tous les temps. La traduction nouvelle, la troupe phénoménale, la musique, le chant et le Tobetobe-Orchestra, l‘invention scénique : ce « Cabaret SHAKESPEARE » est une invitation unique à découvrir, ou redécouvrir, le très énigmatique Prince Hamlet en proie au dérèglement du monde.

Du mer 7 au sam 10 octobre - La Criée, Théâtre national de Marseille Mer 21 et jeu 22 octobre - Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône Du jeu 5 novembre au sam 12 décembre - Odéon, Théâtre de l’Europe, Paris

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LE TDB PARTENAIRE D’AVENTURES ARTISTIQUES Partager l’outil, conjuguer les forces et les imaginations, faire des ponts entre les disciplines, enfin ouvrir au public de nouvelles possibilités d’expériences artistiques : le Théâtre Dijon Bourgogne construit avec les acteurs de la culture et de la création en Bourgogne des partenariats à géométrie variable. Avec l’Opéra de Dijon, nous renforçons les collaborations autour de trois spectacles explorant les frontières entre théâtre et art lyrique (voir p. 8, 34 et 52). Les abonnés de chaque structure peuvent découvrir les spectacles de l’autre. Un stage commun sera proposé aux amateurs (p. 66) Avec l’ABC, un partenariat étendu va permettre d’offrir au jeune public un festival À Pas Contés encore plus riche et attrayant, avec quatre spectacles et un stage surprise (voir p. 36 et 66). Quatre spectacles du Festival Art Danse sont réalisés en partenariat, nos abonnés pouvant les inclure dans leur abonnement. Deux spectacles musicaux sont proposés en collaboration avec Why Note. Ils sont offerts aux abonnés du TDB ! Le TDB soutient la 5e édition de Modes de vie – Créations d’artistes et d’habitants de différents quartiers de l’agglomération dijonnaise, du 18 janvier au 5 février 2010. Cette saison, les ateliers de pratiques artistiques seront menés par la Compagnie SF. Un « parcours du spectateur », choix de spectacles dans la saison 09-10 du TDB, sera proposé aux participants. « FARCES DES GRÉSILLES » Les « Farces des Grésilles » sont un projet de création inscrit au cœur de la vie d’un quartier. Imaginé et conduit par Raphaël Simonet et le Théâtre du Lac, il vise à fabriquer avec les habitants des Grésilles un théâtre de farces nourri par les échanges, la collecte de matériaux et de paroles, divers modes d’interventions. En partenariat avec la MJC des Grésilles, le TDB soutient le projet et accompagne sa première étape qui s’achèvera au printemps par une présentation des farces en appartement. Le projet est ouvert à toute personne habitant le quartier des Grésilles. Pour tout renseignement, contacter, dès le 24 août, Gilles Ménis, directeur de la MJC des Grésilles, au 03 80 71 55 24

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VOUS ET NOUS RENCONTRES Avant ou après le spectacle, le TDB vous propose des moments privilégiés d’échange avec les artistes, auteurs, metteurs en scène, comédiens, scénographes, musiciens, et tous ceux qui font vivre le plateau… Ces rencontres sont ouvertes à tous, associations, comités d’entreprise, étudiants et scolaires. Cette saison, plusieurs séries de rencontres auront lieu, les unes à chaud en sortant du spectacle, d’autres autour d’un auteur et de son travail, mais aussi des lectures et des répétitions publiques. SAISONS ANIMÉES : UNE PETITE FORME POUR METTRE EN APPÉTIT Donnant un avant–goût ludique et convivial des spectacles de la saison à travers lectures, chansons et discussions, les Saisons animées sont des moments privilégiés pour susciter la curiosité et l’envie. Proposées par le TDB à ses relais en entreprises, associations, centres sociaux, bibliothèques, collectivités, ces petites formes hors les murs sont portées par les artistes de la compagnie SF et les médiateurs du théâtre ; elles s’adaptent à tout lieu et s’adressent à tous les publics. RÉPÉTITIONS OUVERTES Un temps de répétition ouvert au public pour faire découvrir comment se fabrique un spectacle, observer les artistes en travail. Une manière d’ouvrir, le temps d’une heure, le « chantier » de la création théâtrale. La Pierre, jeu 29 octobre, de 18h à 19h Casimir et Caroline, jeu 8 avril, de 18h à 19h Van Gogh Autoportrait, jeu 25 février, de 18h à 19h UNE PETITE FORME THÉÂTRALISÉE MÉDÉE DANS TOUS SES ÉTATS En 45 minutes la comédienne Nine de Montal fait entendre le récit de Médée, traverse les scènes clés de la pièce, éclaire la force limpide de la traduction et invite au dialogue autour de ce personnage mythique. Six représentations exceptionnelles. DE L’ÉCRIT À LA SCÈNE, RENCONTRES AVEC DES AUTEURS AUTOUR DE LA PIERRE 11h - Marius von Mayenburg, auteur (sous réserve) et Bernard Sobel, metteur en scène Lecture de textes de Marius von Mayenburg par Idem Collectif 14h30 - Lecture de Bernard Bloch : Le Chercheur de traces d’après la nouvelle de Imre Kertèsz traduite du hongrois par Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba, adaptation Bernard Bloch sam 14 novembre, Maison Rhénanie-Palatinat

AUTOUR DE VIE DE JOSEPH ROULIN Pierre Michon, auteur, et Guillaume Delaveau, metteur en scène Considéré aujourd’hui comme l’un des plus importants écrivains français, Pierre Michon nous parlera de son oeuvre, depuis Vie de Joseph Roulin

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jusqu’à son dernier roman Les Onze. La rencontre sera animée par Guillaume Delaveau en partenariat avec la Bibliothèque Municipale de Dijon mer 9 décembre à 18h30 (sous réserve) Bibliothèque Municipale, La Nef, place du théâtre AUTOUR DE WE ARE L’EUROPE Jean-Charles Massera, auteur, et Benoît Lambert, metteur en scène Lecture-performance par Jean-Charles Massera : extraits de France guide de l'utilisateur (Remix), réalisé pour France Inter en 2008, de United-Emmerdements of New Order (2002) et de We are l'Europe suivie d'un débat sam 16 janvier à 14h30, Parvis Saint-Jean LECTURES Idem collectif proposera des lectures de textes de Marius von Mayenburg, en écho au spectacle la Pierre RENCONTRES À CHAUD Juste après le spectacle, au bar ou au bord du plateau, rencontre avec les artistes pour réagir et débattre à chaud. Les rencontres à chaud ont lieu sauf exception le jeudi soir. A.L.i.C.E. La Jeune Fille de Cranach La Pierre Médée Vie de Joseph Roulin We are l'Europe Faire avec le réel Sexamor Danser, de peur Nuit sur le monde Slipping Tristan et… La Nuit des rois Van Gogh - Autoportrait La Maison Les Travailleurs de la mer Casimir et Caroline

mardi 20 et jeudi 22 octobre vendredi 6 novembre jeudi 19 novembre jeudi 3 décembre jeudi 17 décembre jeudi 14 janvier lundi 18 janvier jeudi 21 janvier mardi 26 janvier jeudi 28 janvier vendredi 29 janvier jeudi 4 février jeudi 25 février jeudi 11 mars jeudi 25 mars et vendredi 26 mars jeudi 1er avril jeudi 22 avril

Pour plus de renseignements sur toutes ces rencontres, contactez l’équipe des relations avec le public : Anne-Marie Lebeslé - alebesle@tdb-cdn.com et Sophie Bogillot - s.bogillot@tdb-cdn.com au 03 80 68 47 39

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FORMER, TRANSMETTRE, PRATIQUER Qu’elle s’adresse aux professionnels du spectacle vivant, aux acteurs du monde éducatif, aux amateurs de tous horizons, la formation est une dimension à part entière du projet artistique du Théâtre Dijon Bourgogne et le prolongement de sa programmation.

ATELIERS DESTINÉS AUX PROFESSIONNELS DU SPECTACLE VIVANT Le TDB est un organisme de formation agréé et propose aux professionnels du spectacle vivant des ateliers de formation en résonance avec certains spectacles de la saison. CHANTER AUTREMENT par Michele Troise, soliste lyrique et enseignante, en collaboration avec Grenier/Neuf et avec le soutien de Musique Danse Bourgogne (10 participants) 6 sessions d’octobre à mars, Dijon RACINE : PASSIONS POLITIQUES par Benoît Lambert, metteur en scène, assisté de Antoine Franchet, scénographe et éclairagiste (12 participants) du lun 22 mars au ven 9 avril, salle Jacques Fornier

ATELIERS DESTINÉS AUX ETUDIANTS MASTER-CLASSE AU CONSERVATOIRE François Chattot donne une master-classe aux élèves d’art dramatique du Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon. WORKSHOP AUX BEAUX-ARTS : CORPS-PAROLE-ESPACE Benoit Bradel, metteur en scène et vidéaste, anime un workshop ouvert aux étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon

ATELIERS DESTINÉS AUX AMATEURS LE CLUB THÉÂTRE par François Chattot, acteur et directeur du TDB, assisté de Renaud Diligent, metteur en scène L’objectif de l’année est de monter et jouer La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht Pour les amateurs de tous horizons à partir de 16 ans (17 participants maximum) Du 23 novembre 09 au 22 juin 10, le lundi soir de 19h30 à 22h (soit 19 ateliers) plus 2 week-ends et 2 présentations publiques, lun 21 juin à 20h au Théâtre des Grésilles et mar 22 juin à 20h au Parvis Saint-Jean STAGE DE JEU : LE MONOLOGUE en partenariat avec la Fédération des Foyers Ruraux de Côte-d’Or par Sébastien Foutoyet, comédien et metteur en scène (12 participants : 10 places sont réservées aux Foyers Ruraux et 2 aux amateurs abonnés du TDB, nous contacter) dim 29 novembre, sam 9 et dim 10 janvier, salle Jacques Fornier

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IMPROVISATION VOCALE par Christine Bertocchi, chanteuse et comédienne sam 23, dim 24 janvier et sam 13 mars à Semur-en-Auxois sam 20, dim 21 mars et sam 24 avril à Dijon Renseignements et inscriptions : Musique Danse Bourgogne, 03 80 68 26 00 DE LA COMMEDIA DELL’ARTE A LA MISE EN THÉÂTRE DES MOTS, AUTOUR DE L’OISEAU VERT DE GOZZI par Sandrine Anglade, metteur en scène de L’Amour des trois oranges en partenariat avec l’Opéra de Dijon A partir de 16 ans. Du lun 15 au ven 19 février, Grand Théâtre STAGE SURPRISE : SI NOUS ÉTIONS COMÉDIENS ! Avec l’ABC, pendant le festival À Pas Contés pour les jeunes de 11 à 13 ans ATELIER À LA MAISON D’ARRÊT DE DIJON en partenariat avec le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE Le TDB participe à la formation des spectateurs, jeunes ou moins jeunes, et au plaisir de la découverte. Il organise ou accompagne des projets artistiques pour que s’opère la rencontre avec les oeuvres dramatiques, avec les équipes artistiques et techniques, avec le théâtre. LE PRÉAC Le Théâtre Dijon Bourgogne est la structure artistique de référence du PREAC (Pôle Ressources en Éducation Artistique et Culturelle), dispositif dédié au théâtre en partenariat avec l’éducation nationale (Rectorat de l’académie de Dijon, CRDP Bourgogne) et la DRAC. Le PRÉAC anime un réseau d’acteurs culturels et éducatifs, collecte et rend accessibles les ressources nécessaires à leur travail, conduit divers projets d’édition, de formation et de pratiques artistiques. L’ÉCOLE DU SPECTATEUR « On ne naît pas spectateur, on le devient » l’école du spectateur vise à développer chez les élèves plusieurs domaines de compétences : savoir donner corps et voix à l’émotion et au désir, apprendre à regarder et à nommer, analyser et interpréter les signes scéniques, tisser des liens entre les différents champs artistiques pour mieux appréhender l’histoire des arts dans sa globalité… Le TDB met au service de cette école du spectateur un ensemble d’outils : Des dossiers d’accompagnement pour certains spectacles, disponibles sur Internet ou sur demande. Des conseils aux professeurs. Des interventions dans les classes avant ou après les représentations. Des rencontres avec les équipes artistiques (sous réserve de leur accord). L’envers du décor : visite du Parvis Saint-Jean (planifier 4 semaines à l’avance). Consultation des archives artistiques du Théâtre, déposées aux Archives municipales de la ville de Dijon.

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PARTENARIATS Le TDB est le partenaire privilégié de trois établissements scolaires. Il a signé des conventions avec les lycées Hilaire de Chardonnet (Chalon-sur-Saône) et Montchapet (Dijon) et avec le collège Les Lentillères (Dijon). PARCOURS « ÉCOLE DU SPECTATEUR » autour de la Pierre par Carole Vidal-Rosset avant et après les représentations de la Pierre du 5 au 20 nov en classe et, pour les enseignants, le 25 nov de 15h à 18h salle Jacques Fornier COLLÈGES AU THÉÂTRE Un dispositif pour faciliter la venue au théâtre des collégiens de l’ensemble du département de Côte d’Or, co-financé par le Conseil général et piloté par l’Inspection académique. Il concerne quatre structures partenaires : L’Abreuvoir à Salives, le Théâtre Gaston Bernard à Châtillon-sur-Seine, l’ABC et le TDB à Dijon. TRAVERSES Destiné aux classes de seconde option théâtre de l’académie, Traverses vise à créer la rencontre avec une oeuvre entre élèves, professeurs, comédiens et le TDB. En point d’orgue, tous se retrouvent pour des journées de travail collectif autour du spectacle Casimir et Caroline. Les 9, 10 et 11 mars, Parvis Saint-Jean LA COMPAGNIE DES GENS AUX LENTILLÈRES Un projet d’éducation artistique proposé par le Théâtre Dijon Bourgogne sera animé par la Compagnie des Gens au Collège Les Lentillères de Dijon. Deux présentations publiques sont prévues. ven 22 janvier et ven 11 juin à 19h, Parvis Saint-Jean STAGES DE FORMATION DESTINÉS AUX ENSEIGNANTS ET COMÉDIENS INTERVENANTS PRÉPARATION À TRAVERSES par Leyla-Claire Rabih, metteur en scène et traductrice, autour de la création de Casimir et Caroline (p. 48) lun 12 octobre, Parvis Saint-Jean (en partenariat avec le Rectorat) COMMENT UNE HISTOIRE DU THÉÂTRE PEUT SERVIR UNE HISTOIRE DES ARTS Bernard Faivre, comédien et dramaturge, Bernard Sobel, metteur en scène, Jean-Paul Wenzel, auteur et metteur en scène du mer 18 au ven 20 novembre, salle Jacques Fornier ÉDITION Sous forme traditionnelle ou par le multimédia et Internet, l’édition permet au TDB de diffuser les pratiques, les écritures et les savoirs, comme de faire circuler les formes et les idées. Nos deux dernières publications sont des DVD : FAIRE AVEC LE RÉEL autour du Roi Lear de William Shakespeare mise en scène Sylvie Reteuna, réalisation Stéphan Castang,

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paru en décembre 2008 (p. 26) VOIX OUVERTE improvisation vocale Christine Bertocchi, auteur Géraldine Toutain, réalisation Eric Paul, paru en mars 2009 Voix Ouverte présente deux grandes entrées : un documentaire, à voir en entier ou par chapitre, et des séquences pédagogiques organisées par domaines. Nos publications sont en vente à la librairie du théâtre ou sur simple demande.

Contacts : Jeanne-Marie Pietropaoli, responsable des formations et des projets éducatifs 03 80 68 47 49 – jm.pietropaoli@tdb-cdn.com Carole Vidal-Rosset, professeur de lettres, assure une mission d’éducation artistique auprès du TDB, c.vidal-rosset@tdb-cdn.com Yves Moalic, professeur de lettres, assure la mission de coordination pour Traverses.

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PRATIQUE ABONNEMENTS 3 formules au choix • ABO 3-5 3 à 5 spectacles à choisir librement - 13 € par place (tarif réduit 9 €)* • ABO 6-9 6 à 9 spectacles à choisir librement - 11 € par place (tarif réduit 7,5 €)* • ABO 10+ 10 spectacles ou plus à choisir librement - 9 € par place (tarif réduit 6 €)* DE NOMBREUX AVANTAGES - Jusqu’à 65 % de réduction par rapport au plein tarif. - Une place offerte pour les spectacles en partenariat avec Why Note : Scènes de Manège et Doux Mix rencontre Léger sourire - Possibilité de choisir dans votre abonnement des spectacles à tarif spécial en partenariat avec : OPÉRA DE DIJON : tarif préférentiel à 50% : Le Médecin malgré lui, l’Amour des trois oranges (avec un complément de prix selon votre formule d’abonnement et la série) ART DANSE : Danser, de peur ; Nuit sur le monde ; Slipping ; Idiotas au prix de votre formule d’abonnement - Vos spectacles supplémentaires* au prix de votre formule d’abonnement de départ - Tarif réduit pour : la personne qui vous accompagne et le festival Théâtre en mai - Libre choix des spectacles et des dates - Réservation prioritaire de vos places - Des informations régulières sur l’activité du théâtre : dans votre boîte aux lettres l’Acteur Public, Journal trimestriel du TDB et par courriel, la Lettre du Parvis - Des tarifs préférentiels chez nos partenaires de la région (Théâtre de Beaune, Nouveau Théâtre de Besançon, L’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône, l’Arc au Creusot, L’Opéra de Dijon, l’ABC, Mâcon Scène nationale, Scènes du Jura, Le Théâtre d’Auxerre, Cinéma Eldorado). * Sauf spectacles à tarif spécial : Théâtre aux enfants, Scènes de Manège, Doux mix rencontre Léger sourire, le Médecin malgré lui, l’Amour des trois oranges. • CARTE TRIBU Le TDB à la carte 10 entrées pour 100 €, à utiliser en famille, entre collègues ou entre amis : choisissez votre spectacle et votre tribu et réservez à chaque fois le nombre de places que vous souhaitez ! Carte valable pour tous les spectacles de la saison y compris pour le festival Théâtre en mai excepté le Médecin malgré lui et l’Amour des trois oranges. (Les spectacles du Théâtre aux enfants et de Why Note sont plus avantageux hors carte tribu.) Le Théâtre aux enfants A.L.i.C.E., La Maison et les spectacles du Festival À Pas Contés Adulte : 9€ Enfant (-12 ans) : 7€ Séance en temps scolaire : 5,5€ TARIFS HORS FORMULES Plein tarif 18 €

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Tarif réduit* 13 € Groupes lycéens et étudiants (à partir de 10) 8 € Groupes collégiens 6 € Enfants (- de 12 ans) 7 € Carteculture 5,5 € Spectacles Art Danse Plein tarif 13 € Tarif réduit* 7 € Spectacles Why Note / tarif unique 5 € TARIF RÉDUIT (sur justificatif) demandeurs d’emploi, étudiants, jeunes de 12 à 26 ans, familles nombreuses, groupes (à partir de 10), carte Cezam, Passeport-Loisirs Quetigny INFORMATIONS PRATIQUES ACCUEIL & BILLETTERIE Parvis Saint-Jean Tél 03 80 30 12 12 Fax 03 80 30 01 89 Du mardi au vendredi de 13 à 19h Le samedi de 11 à 16h et une heure avant les représentations. NOUVEAU : réservez et achetez vos places de spectacle sur notre billetterie en ligne : www.tdb-cdn.com

RÉSERVATIONS Abonnés et Cartes Tribu A tout moment aux heures d’ouverture Hors abonnements 3 semaines avant la date du spectacle, à confirmer par paiement au moins 48h avant la représentation choisie. MODE DE PAIEMENT Sur place espèces, carte ou chèque bancaire, chèque postal, chèque vacances, chèque « Access » Par correspondance chèque bancaire ou postal libellé à l’ordre du TDB, chèque vacances, chèque « Access » Par téléphone Carte bancaire Par internet Carte bancaire HORAIRES DES SPECTACLES Lundi, mercredi, jeudi : 19h30 Mardi, vendredi : 20h30 Samedi, dimanche : 17h Attention : une fois le spectacle commencé, le TDB se réserve le droit de différer, voire de refuser l’entrée en salle par respect pour les artistes et le public.

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HORAIRES PARTICULIERS Idiotas le 31 janvier à 15h Séances à 14h30 et 19h30 pour les spectacles du Théâtre aux enfants : A.L.i.C.E., la Maison

LES DEUX SALLES DU TDB Parvis Saint-Jean (280 places) rue Danton (Possibilité de stationnement au parking de la rue Condorcet) Salle Jacques Fornier (142 places) 30 rue d’Ahuy à Dijon

LIBRAIRIE Les textes des spectacles et des ouvrages pour aller plus loin Ouverture 1h avant le début de chaque représentation. En partenariat avec la librairie Grangier. BAR DU PARVIS Ouverture avant et après chaque représentation. ACCESSIBILITÉ AUX PERSONNES HANDICAPÉES - A l’achat des billets, nous prévenir pour vous faciliter l’accès au hall d’accueil. Accès salle de plain-pied et toilettes équipées. AUDIODESCRIPTION Jeudi 14 janvier pour le spectacle We are l’Europe, mis en scène par Benoît Lambert. PARTENARIAT AVEC «CULTURES DU COEUR» L’association Cultures du cœur a pour objet de « lutter contre les exclusions en favorisant l’accès à la culture des personnes qui en sont exclues ». Le TDB, partenaire et signataire de la charte des relais Culture du coeur, offre aux bénéficiaires du dispositif des places pour certains de ses spectacles. ADMINISTRATION 23 rue Courtepée BP 72936 21029 Dijon cedex Tél 03 80 68 47 47 Fax 03 80 68 47 48 www.tdb-cdn.com

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