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LE MAGAZINE DE LA VILLE DE DIJON MAI 2012 N° 246

www.dijon.fr

L’ÉDUCATION

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UN SUJET D’AVENIR P.

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le Sup

l’agenda culturel du mois


| ça s’est passé |

LE GYMNASE DES BOURROCHES ACCUEILLAIT LE WEEK-END DU 30 MARS UNE COMPÉTITION INTERNATIONALE DE DANSE SUR ROULETTES ORGANISÉE PAR LE CLUB DIJONNAIS DE PATINAGE À ROULETTES. DES POUSSINS JUSQU’AUX SENIORS, 150 PATINEURS SE SONT AINSI PRODUITS DEVANT UN PUBLIC RAVI, POUR CONCOURIR SUR DES DANSES EN COUPLE OU EN SOLO, IMPOSÉES OU LIBRES.

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1 C’est le chanteur britannique Ghostpoet qui a ouvert le festival de musiques indépendantes Kill Your Pop, le 10 avril à l’hôtel de Vogüé. Ce concert électro hip hop était le premier des cinq jours de festival durant lesquels les artistes se sont succédé, à l’hôtel de Vogüé mais aussi à La Vapeur, au Consortium, au Deep Inside et à la Péniche Cancale. Le 4 avril dernier, au Bistrot de la scène, les enfants se pressaient pour assister au spectacle de théâtre et de marionnettes L’Encens des Pharaons, de la Cie Perlimpimpin. Deux comédiens, un automate mystérieux et un hippopotame géant ont fait voyager ce jeune public sur le thème de l’Égypte ancienne. Remise, le 2 avril, à l’hôtel de ville, des primes du secteur sauvegardé, récompensant les commerçants ou les particuliers ayant contribué à mettre en valeur le patrimoine dijonnais. Les premiers prix ont été attribués à l’enseigne de l’Épicerie gourmande, située rue Jeannin, et à l’immeuble 10, place Darcy, pour ce qui concerne le ravalement de façade. Nouveauté 2012 : certaines vitrines de Dijon ont également été récompensées (Bruno Curtil, ShowRoom, La Route des vins, Mahasiah, Eiffel Optique). Près de 1 100 jeunes citoyens de 18 ans ou sur le point de les atteindre assistaient, en présence notamment du sénateur-maire François Rebsamen, le vendredi 30  mars, à la cérémonie de remise de leur première carte électorale. Inauguration officielle par le sénateur-maire du chapiteau permanent du Stade dijonnais au stade Bourillot, le 30 mars, en présence notamment de Pascal Gauthéron, président du club. Cette structure permettra désormais au club de rugby d’accueillir tous ses partenaires lors d’événements réguliers, mais aussi de distribuer aux 200 enfants de l’école de rugby leur traditionnel goûter du mercredi, au chaud et au sec. « Dijon réveille votre santé » : le vendredi 23 mars, Cour d’honneur de l’hôtel de ville, les Dijonnais étaient invités à partager un moment convivial autour d’un petit déjeuner sur le thème « Au fil des époques historiques ». La manifestation proposait également de nombreuses activités ludiques autour de la nutrition et de la santé.

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Sommaire P.

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| c’est d’actu | D’JAZZ DANS LA VILLE : LE DUKE CHEZ LES DUCS

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| tout le monde en parle | CENTRE-VILLE : LES PIÉTONS EN TOUTE LIBERTÉ

L’ÉDUCATION

DOSSIER P.

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UN SUJET D’AVENIR P.

28 | ça nous concerne | CONSULTATIONS GRATUITES : LES AVOCATS À LA RENCONTRE DES DIJONNAIS

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| sport | JEUX OLYMPIQUES : HÉLÈNE RECEVEAUX ET CHARLIE CONORD

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34 | à votre service | NUMÉROS UTILES, URGENCES, GRAND DIJON, ETC.

le Sup dijon culture

EXPO | E PUBLIC | DANSE | JEUN THÉÂTRE | CONCERT |

| ET MUSÉE | CINÉ

Participez à Dijon Mag ! Pour raconter votre ville par le texte ou par l’image, la rédaction de Dijon Mag vous invite à contribuer au magazine. Proposez vos sujets, vos articles, vos photos… et devenez acteur de votre revue ! Vos propositions seront présentées au comité de rédaction de Dijon Mag.

AUSSI

À vos plumes ! Contact : dijonmag@ville-dijon.fr

au centre du magazine

le Sup dijon culture MAI 2012

TOUTES VOS SORTIES DU MOIS DE MAI

DIJON MAG N° 246 MAI 2012. Directeur de publication : François Rebsamen – Codirecteur de publication : Alain Millot – Directeur de la rédaction : Thierry Coursin – Directeur adjoint : Fabian Forni – Ont collaboré : Nicolas Boisnard, Florence Donjon, Aurélien Genest, Catherine Jonon, Nadine Paulin, Éric Perruchot, Linda Simon – Photos : Philippe Bornier, Ludovic Charron, Hajar Zenasni – Secrétariat de rédaction : Antoine-Joseph Martin – Conception et réalisation : tempsRéel – Impression : BLG – Distribution : La Poste – N° d’impression : 70779 – Dépôt légal : 2e trimestre 2012


| dites-nous… françois rebsamen |

Un espoir pour les citoyens que nous sommes 3 QUESTIONS À FRANÇOIS REBSAMEN SÉNATEUR-MAIRE DE DIJON

Dans cette période présidentielle et dense en actualités, quel sujet a retenu votre attention ? Le premier, il est central, c’est l’enjeu des élections pour notre avenir, mais je souhaiterais m’arrêter un instant pour rendre hommage à deux personnalités disparues il y a peu, Raymond Aubrac et Richard Descoings. Tous deux partageaient un lien particulier avec Dijon. Le premier, parce qu’il y a vécu et qu’il s’y est marié. Le second, parce qu’il a placé Dijon au cœur du projet de décentralisation de Sciences Po en y installant un campus. Si Raymond Aubrac était un indigné, qui aura porté toute sa vie le combat contre l’injustice, Richard Descoings était un audacieux, battant en brèche les idées reçues pour défendre la diversité. L’engagement de chacun, à son époque et dans son contexte, pour les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, est un espoir pour les citoyens que nous sommes.

POUR TOUTES INFORMATIONS WWW.DIJON.FR

Cet espoir, croyez-vous que les jeunes citoyens en partagent les valeurs ? Les jeunes sont des citoyens à part entière, et c’est aujourd’hui qu’ils apprennent et intègrent ces valeurs. L’école et l’éducation jouent d’ailleurs un rôle primordial dans cet apprentissage. Tout commence à l’école ! Le dossier de ce Dijon Mag est ainsi consacré à l’éducation, une des priorités de l’équipe municipale, également une des premières attentes des Français en matière d’action publique. Depuis plusieurs années maintenant, à Dijon, nous nous attachons à favoriser l’épanouissement de chaque enfant, en lui permettant un accès privilégié aux savoirs mais aussi à la culture, au sport, à la citoyenneté. Nombre d’actions portées par la ville vont dans ce sens, qu’il s’agisse de l’effort budgétaire consacré aux travaux dans les écoles, la mise en place d’un plan éducatif global ou le dispositif de tarification adaptée aux revenus appliqué à de nombreux services municipaux. Le premier tour de l’élection présidentielle vient d’avoir lieu(1). Quel est votre message pour la suite ? Cette question rejoint et vient appuyer mes réponses précédentes. En effet, voter est un droit. Un droit pour lequel nombre d’hommes et de femmes se sont battus pour défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de justice qui font notre République. Mais voter est aussi un devoir, et c’est ce que nous devons faire comprendre aux jeunes et aux moins jeunes, en leur rappelant que le vote permet de s’exprimer et de faire valoir son choix. À l’issue de ce premier tour de l’élection présidentielle, je me félicite de la forte mobilisation des Dijonnaises et des Dijonnais, qui sont allés voter en nombre (82,49 %). Le 6 mai prochain, il faudra poursuivre ce mouvement, afin de renforcer nos principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.

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(1) Entretien réalisé le 23 avril 2012.


| c’est d’actu |

D’JAZZ DANS LA VILLE

LE DUKE CHEZ LES DUCS C’est le grand Duke Ellington qui sera célébré en concert principal, place de la Libération, pour cette nouvelle édition de D’Jazz dans la ville. Précédé de belles introductions apéritives : jazz éthiopien, chant, fanfare, swing…

es louanges pleuvent et « la presse est unanime  », selon l’expression consacrée  : Duke Ellington fêté et rendu dans toute sa modernité classique (1), une rigueur et un goût aussi exigeants qu’impeccables (2)… Même son de cloche du côté du public, qui régulièrement s’enthousiasme pour cette belle formation qu’est le Duke Orchestra. Le mérite en revient d’abord à son chef d’orchestre, Laurent Mignard. Diplômé en marketing-finances et trompettiste, « tombé en jazz » sur le tard et fin connaisseur du répertoire (de Bix Beiderbecke à Don Cherry), il se consacre spécifiquement à Duke Ellington depuis une dizaine d’années. En grande formation comme au travers de la Maison du Duke (3). Et c’est

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en septet que l’orchestre se produira ce vendredi 18 mai place de la Libération. Pourquoi Ellington en tête d’affiche ? C’est un choix tout simple, explique Jacques Parize, de Média Music, qui organise D’Jazz dans la ville avec le soutien de la ville de Dijon. Au-delà du clin d’œil –  le Duke et les Ducs  –, il faut penser que D’Jazz dans la ville veut s’adresser au plus grand public. Or Ellington est de ces noms, comme Armstrong, que tout le monde connaît. Et la qualité de l’orchestre de Mignard n’est plus à vanter. LE PLAISIR «RELAX» DES APÉRO-CONCERTS. Mais D’Jazz dans la ville ne se limite pas à un concert. C’est ce qui fait sa forme et sa force. Un moment toujours apprécié des

Dijonnais est celui des apéro-concerts, sur les places centrales de la ville. Avec le plaisir de déambuler, de découvrir de jeunes et talentueux artistes locaux dans un esprit « relax ». Cette année, un coup de cœur  : le Trip Quartet de la chanteuse Melody Sivasleian, qui jouera place ÉmileZola. Une très belle voix, note respectueusement Jacques Parize, et un beau choix de répertoire, depuis les standards jusqu’à Tom Waits. Place François-Rude, la scène sera occupée par un groupe qui commence à être bien connu dans la cité des Ducs et ailleurs : le Zé Ethiopian Brass Band, qui revisite la tradition spécifique du jazz éthiopien. Plus traditionnel et swing, le trio de Nicolas Fourgeux (sax ténor, guitare,


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PRINTEMPS DE L’EUROPE

VERS UNE CITOYENNETÉ EUROPÉENNE ’avenir de la France et de Dijon passe par l’Europe. En témoignent les 3 400  étudiants étrangers présents dans notre ville. Dans le cadre de l’Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité entre les générations, la ville présente, du 9 au 20 mai, la 4e édition du Printemps de l’Europe, en partenariat avec la Maison de Rhénanie-Palatinat, Sciences Po, l’université de Bourgogne et de nombreuses associations. Le Chamber Orchestra of Europe inaugurera la manifestation à l’Auditorium le mercredi 9 à 20 h. Le concert sera suivi d’une kyrielle d’événements qui auront lieu dans de nombreux endroits, comme la Péniche Cancale – qui a reçu carte blanche sur le thème de la culture des pays d’Europe centrale et orientale (Peco) –, les grilles du jardin Darcy – qui accueilleront des portraits sur les regards croisés entre les jeunes et les personnes âgées –, ou les écoles, avec l’organisation de petits déjeuners internationaux. Du mercredi 9 au dimanche 20 mai Rens. : 03 80 74 53 24 – www.dijon.fr www.printemps-europe-dijon.eu

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D’Jazz dans la ville 2010 : Angelo Debarre en concert place de la Libération.

batterie) jouera sur les halles centrales. Autre célèbre orchestre de Dijon, la fanfare Éléfanf’U animera les terrasses de la place de la Libération avant le concert principal, dont la première partie sera assurée par un appétissant Tribute to Art Blakey, avec notamment le Dijonnais d’origine Cédric Ricard au sax ténor. Une belle soirée, et un prélude à la « saison d’été » du jazz dijonnais, qui reprendra avec les bluesmen de Bourbon Street (le 16 juillet) pour six jours de D’Jazz au jardin, puis trois vendredis de D’Jazz à la plage les 3, 10 et 17  août au lac Kir. Vendredi 18 mai à partir de 19 h concert principal à 21 h, place de la Libération Rens. : www.dijon.fr et www.mediamusic-dijon.fr Courriel : media.music@orange.fr – Tél. : 03 80 59 10 32 (1) Le Monde, 26 mars 2012. (2) Classica, avril 2012. (3) Voir www.maison-du-duke.com et www.laurent-mignard.com.

Printemps de l’Europe 2011 au jardin Darcy.


| c’est d’actu |

DÉCLARATION D’IMPÔT

ÉVITER LE CASSE-TÊTE a direction régionale des services fiscaux, en collaboration avec la ville de Dijon et l’université de Bourgogne (uB), offre son soutienaux contribuables qui le souhaitent pour les aider à remplir leur déclaration d’impôt sur le revenu. Une vingtaine d’étudiants de master 2 de droit fiscal, assistés par un contrôleur des impôts, se proposent ainsi de répondre à toutes les interrogations. Une aide souvent précieuse pour appréhender les subtilités de la fiscalité en matière, par exemple, de déductions fiscales. Des ordinateurs sont également mis à disposition dans les Panda (Points d’accès numériques de Dijon et son agglomération) pour les télédéclarations par Internet. La date limite de dépôt des déclarations est fixée au jeudi 31 mai minuit et au 14 juin par Internet. Du mercredi 9 au jeudi 31 mai inclus (sauf les 18 et 28 mai) de 9 h à 18 h, et de 9 h à 12 h le samedi – Salle des États de l’hôtel de ville Rens. : www.dijon.fr

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8e NUIT DES MUSÉES

LES VISITEURS DU SOIR e 19 mai au soir, à l’heure où les musées se vident peu à peu de leurs visiteurs, les portes s’entrouvrent à nouveau pour faire découvrir autrement les œuvres… C’est tout l’esprit de la Nuit des musées, au cours de laquelle des concerts, du théâtre, des performances et de la danse viennent animer nuitamment les collections. Le musée des Beaux-Arts, familier de la nuit – comme lors de la nocturne d’avril dernier

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dans le cadre de la 2e biennale d’art brut Itinéraires singuliers –, déborde de grands rêves  : savoir écrire son prénom en hiéroglyphes, retrouver les pigments d’un sarcophage ou se laisser guider par les outils du sculpteur en salle Pompon… L’envie d’être artiste aussi, en imaginant ce qui se passe « de l’autre côté » d’une œuvre, dans le cadre de l’exposition photographique de Philippe Gronon. Tableaux et portraits inspirent en

Musique au Musée archéologique (Nuit des musées 2011).

outre des histoires, contées par Jean-Michel Vauchot. Être artiste d’une soirée, c’est encore le rêve caressé par le musée Magnin, qui tendra une grande toile où chacun posera sa touche pour un surréaliste « cadavre exquis » dévoilé vers minuit. Et en miroir des œuvres exposées, le musée Magnin fera d’« Un rêve, une réalité », avec des conférences éclairs autour du clair de lune, du sommeil, de l’éveil, de la vision et du cauchemar. Mais comment représenter la nuit de l’univers  ? Par un duo, assurément, entre les musiciens du Conservatoire et les scientifiques du Centre national d’études spatiales, en écho à des œuvres choisies. Des moments musicaux avec le Conservatoire bercent aussi la soirée au Musée archéologique, tandis que, pour partager la nuit autour de son exposition «  La vache  !  » (jusqu’au 31  décembre), le Jardin des sciencesMuséum tire parti de la nature environnante, avec notamment un parcours tactile des arbres Sinon, cap pour des veillées morvandelles aux musées de la Vie bourguignonne et d’Art sacré. Samedi 19 mai de 20 h à minuit Programme complet : www.dijon.fr


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LUDOTHÈQUE « LA RÉCRÉ »

FAITES VOS JEUX Pour tous les âges, pour tous les goûts, la ludothèque La Récré offre un lieu unique de partage et de plaisir. a Récré est un lieu de diffusion culturelle qui a vocation à faire connaître le jeu et ses vertus auprès de tous les publics, affirment en chœur Elsa Debarnot, responsable du projet éducatif local à la ville de Dijon, et Claude Delarche, responsable de la ludothèque. Les 200 m2 couverts, le jardin, les 3 000 jeux en stock et l’équipe accueillent 250 adhérents particuliers et quelque 70 collectivités, ainsi que tous ceux qui désirent vivre des moments ludiques ou de réflexion, seuls ou en groupe. Cet espace n’est pas réservé aux enfants mais s’adresse à tous, y compris aux adultes et aux familles, insistent les deux responsables. Les jeux et le matériel sont utilisables sur place, mais peuvent également être empruntés. Ici, point de trace de marketing trop flagrant ou de personnages type « souris à grandes oreilles ». Les activités et le matériel sont sélectionnés selon une philosophie qui privilégie les partenaires et fabricants locaux, ainsi que les activités coopératives et de solidarité plutôt que de compétition. Avec une

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conviction, celle que le divertissement est une composante essentielle de la construction de l’enfant. La Récré est ainsi une alternative à la télévision et aux jeux vidéo. RENCONTRE ET PARTAGE. Les projets en cours visent à accroître le public. Une nouvelle tarification, le dossier unique (qui permet de gérer plus facilement l’ensemble des informations concernant une famille) et des horaires d’ouverture élargis permettront de faciliter et d’augmenter les inscriptions. Toujours dans un esprit de rencontre, de partage et d’échange, les jeux de plateau,

comme le fameux Donjons et Dragons, seront à l’honneur durant la première semaine de mai. Les mercredis après-midi jusqu’à juin, il devient aussi possible de s’initier gratuitement au jeu de go grâce à un atelier ponnuki-go animé par un professeur. Jeunes et moins jeunes pourront apprendre et progresser au rythme et à la fréquence de leurs visites. Rens. : ludothèque La Récré 33, bd des Martyrs-de-la-Résistance Tél. : 03 80 73 51 09 Courriel : ludotheque@ville-dijon.fr

CONSEIL MUNICIPAL D’ENFANTS

JOURNÉE MONDIALE CONTRE L’HOMOPHOBIE

ÉCHANGES FRANCO-ALLEMANDS

POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS

ans le cadre de l’un des projets de la commission « Temps libre », le conseil municipal d’enfants (CME) se rendra fin mai à la Maison de Rhénanie-Palatinat. L’objectif  : mieux comprendre les missions de la structure et échanger sur le parcours mis en place à destination des jeunes Allemands en visite à Dijon, à la découverte du patrimoine du centre-ville. À partir de ces éléments, ils élaboreront un nouveau circuit qui intégrera les projets des élus de la ville. Samedi 26 mai de 10 h 30 à 12 h Maison de Rhénanie-Palatinat

utter contre l’homophobie, c’est choisir l’égalité des droits. Voilà le mot d’ordre choisi par l’association dijonnaise Cigales (Collection incroyable de gays et lesbiennes), qui donne le ton de cette nouvelle campagne dans le cadre de la Journée mondiale contre l’homophobie. Stands de sensibilisation, rassemblement militant et concert seront à l’ordre du jour. Parallèlement, une démarche de sensibilisation sera lancée dans les collèges et les lycées de Côte-d’Or. Jeudi 17 mai à partir de 9 h – Place François-Rude Rens. : http://cigales.free.fr

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| c’est d’actu |

JOUONS DE NOS DIFFÉRENCES

LES COULEURS DU MONDE our sa 7e édition, l’idée de cette journée « Jouons de nos différences », qui a fait ses preuves, ne change pas : rapprocher deux mondes – les personnes handicapées et les personnes valides –, dans un esprit festif, en plein air. Les activités sportives, culturelles et ludiques, présentées par une quarantaine d’associations et des bénévoles, sont accessibles à tous. Le thème de cette année, «  Les couleurs du monde  », organise en cinq espaces symbolisant les continents répartis dans le parc, des animations d’une grande diversité avec notamment deux groupes de musique qui rythmeront la manifestation. Et tout est gratuit. Pour profiter d’un agréable samedi de printemps. Samedi 12 mai de 13 h à 20 h Parc de la Colombière Rens. : centre communal d’action sociale (CCAS), pôle Handicap : 03 80 44 81 40 Courriel : info-sociale@ccas-dijon.fr

P QUINZAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE

LE JUSTE PRIX ? out travail mérite une rémunération décente, ne serait-ce que pour satisfaire les besoins de base. Aujourd’hui, les règles du commerce international n’en permettent pas l’équité, et la précarité des pays pauvres s’accroît. La quasitotalité des personnes qui souffrent de la faim travaillent la terre, souligne Nelly Metge, adjointe déléguée à l’emploi, à l’insertion, à la formation et à l’économie sociale et solidaire. Face à ce constat, le commerce équitable tente depuis plus de quarante ans de proposer une alternative efficace pour réduire ces inégalités. Sensibiliser le public et promouvoir cette démarche est donc nécessaire. Dans le cadre de la Quinzaine du commerce équitable, les associations locales Artisans du monde Dijon et Équi’Max proposeront un éventail d’actions représentatives (dégustations, repas équitables, expositions, etc.). La ville, quant à elle, mettra en place pour la première fois une collecte de produits bio-équitables en collaboration avec la Banque alimentaire. Celle-ci associera les épiceries solidaires dijonnaises telles Epi’Sourire ou le Rayon de Soleil, et les produits récoltés seront ensuite redistribués à leurs usagers. Il s’agit vraiment d’associer toutes les bonnes volontés qui souhaitent créer un lien de solidarité entre les petits producteurs du Sud et les ménages les plus défavorisés du Nord, ajoute Nelly Metge. Du samedi 12 au dimanche 27 mai Rens. : http://quinzainecebourgogne.free.fr

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en bref > BAL FOLK

> ANOREXIA

> PLAN CANICULE

Les Enfants du Morvan, groupe folklorique dijonnais, organisent un bal folk ouvert à tous. Il sera précédé d’un stage de danses de Bresse, d’un stage pour enfants animé par les membres du groupe autour des danses traditionnelles du Morvan et du monde, de jeux et de cuisine (de 14 h 30 à 17 h). Samedi 12 mai à partir de 20 h 30, salle Devosge. Tarif bal : 8 € (tarif réduit : 5 €). Tarif stage : 20 €, et 10 € pour les enfants. Rens. : www.enfants-du-morvan.net, ou Cyril au 06 75 64 18 97.

Animateur des soirées bœuf avec Grave de jazz au Brighton, multi-instrumentiste, Nirmel Mouchiquel, l’homme qui enregistre plus vite que son ombre, présente Anorexia, un nouveau CD où (à l’exception d’un titre de Wayne Shorter) il fait tout lui-même : clarinettes (soprano et basse), saxophones, voix, programmation, claviers… Jusqu’au graphisme, définitivement « homemade » ! Entre jazz, slam et pop, entre expérimentation et pure naïveté, un disque inclassable et sympathique. Rens. : http://merlinproductions.fr.

Pour s’informer sur le dispositif « Plan canicule » destiné aux plus de 65 ans, personnes handicapées et personnes inaptes au travail de plus de 60 ans, des réunions d’information sont organisées en mai (à 14 h 15) : le 22 à l’Escale d’Alembert, le 24 au centre social des Grésilles, le 25 à la DRPA (2, rue Lamonnoye), le 29 au centre social de la Fontaine-d’Ouche et au centre social des Bourroches (16 h 30), le 31 au centre social Balzac et le 1er juin au centre social du Parc. Rens. : www.dijon.fr, tél. : 03 80 44 81 19, courriel : cellule.canicule@ccas-dijon.fr.


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PARCOURS DES SACS À SENTIERS

À LA DÉCOUVERTE DE LA VILLE CAMÉLÉON

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n famille ou entre amis, l’association dijonnaise Pirouette Cacahuète invite les Dijonnais et les touristes à partir à la découverte de la ville à travers un parcours « ville caméléon ». Dijon est une ville qui change, qui est en perpétuelle mutation, un véritable caméléon, explique Cécile Artale, directrice de l’association. Avec ce parcours, chacun est invité à s’élancer sur un circuit d’environ 3 km pour développer son imaginaire, sa créativité et ses connaissances de la ville. Et le principe est simple, précise Cécile Artale, il suffit de louer un « sac à sentiers » à l’office de tourisme, de l’ouvrir et de suivre le parcours indiqué sur la carte. Dans ce sac à dos, outre la carte du sentier, les promeneurs pourront réaliser, tout au long du chemin, des activités ludiques et artistiques grâce aux fiches d’activité, aux jeux et au matériel d’observation qui se trouvent à l’intérieur. Ainsi, de la rue des Forges en passant par la gare, le jardin Darcy ou la rue Verrerie, la ville se révèle, se découvre et s’apprivoise. Place Saint-Bernard, par exemple, les promeneurs devront prendre une

empreinte de bouche d’égout et dessiner tout ce qu’ils peuvent imaginer dessous. À la gare, c’est un jeu de devinettes qui est prévu. Ou encore, au Jardin Darcy, chaque participant devra dessiner symboliquement des arbres sur le sol ensablé. Une idée des plus sympathiques pour passer de bons moments avec ses enfants le temps d’une journée. Location des sacs dans les offices de tourisme de Dijon, cour de la Gare ou 11, rue des Forges – Tél. : 08 92 70 05 58 Tarif : 10 euros par jour pour 5 personnes – D’autres parcours sont possibles sur Plombières-lès-Dijon et Mâlain Rens. : www.pirouette-cacahuete.net

PATRIMOINE

FÊTE DES VOISINS

LES RACINES VIGNERONNES AMBIANCE DANS LES QUARTIERS DE DIJON

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erez-vous de la partie ? Si vous avez décidé d’organiser dans votre immeuble, votre cour ou votre jardin une petite fête avec vos voisins, à l’occasion de la journée du 1er juin, alors vous serez l’un des 6,7 millions de participants en France (12 millions dans le monde) qui, une fois par an, décident de se retrouver pour partager un repas, un apéro ou une petite soirée conviviale. Pour ceux qui en feront la demande, une aide matérielle (bancs, tables…) peut être allouée par la ville. Bonne Fête des voisins ! Vendredi 1er juin Rens. : www.dijon.fr

> SALON DES ANTIQUAIRES Nouveauté 2012, afin de répondre aux attentes de la clientèle de ce traditionnel salon, un secteur consacré à l’art contemporain est mis en place. Et en prélude à l’exposition du musée des Beaux-Arts cet automne sur François et Sophie Rude, le salon accueillera des œuvres du fameux couple dijonnais. Les secteurs « prestige et antiquité » et « antiquitébrocante » proposeront une multitude d’objets. Du samedi 12 au dimanche 20 mai, Dijon Congrexpo. Rens. : www.dijon-congrexpo.com. Tél. : 03 80 77 39 00.

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’est un pan assez mal connu de notre patrimoine que dévoile l’étude de dix universitaires Vignes et vins du Dijonnois. Oubli et renaissance. Des 1 200 hectares qui couvraient les coteaux, il ne reste que les clos des Marcs-d’Or, des Valendons et En Montre-Cul, à cheval sur Chenôve et Dijon. En 10 chapitres, la particularité du Dijonnois est examinée point par point à travers la nature de ses sols, l’architecture monastique, le négoce, l’histoire des « Culs bleus » (ainsi appelait-on les vignerons de Dijon) et même le nom de nos rues qui en garde trace. Une brillante référence pour qui soutient le projet d’inscription des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco ! Jean-Pierre Garcia et Jacky Rigaux (dir.), Vignes et vins du Dijonnois. Oubli et renaissance, Clémencey, éd. Terre en vues, 2012, 130 pages, 34 €

> DIABÈTE : GROUPES DE PAROLE ET ÉCOUTE Ne pas rester seul face à la maladie, en parler, obtenir des conseils, s’informer sur son alimentation, les contraintes, les complications ou participer à des groupes de rencontre, c’est ce que propose l’Association des diabétiques de Côte-d’Or (Adco) via des rencontres individuelles ou à plusieurs avec un patient expert. Rens. : tous les matins au 03 80 41 74 20 et en journée au 06 66 98 39 73. Web : www.bourgogne-diabete.com.

> COLLÉGIADES DE SCIENCES PO Ce concours sportif et artistique organisé par les étudiants réunit pour cinq jours les sept campus de Sciences Po : Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Poitiers, Reims et Paris. Mille étudiants sont attendus à Dijon pour s’affronter en toute convivialité lors d’épreuves de basket, cheerleading, football, rugby, volley, badminton, mais aussi court-métrage, danse, dessin, photo, poésie ou théâtre. Du vendredi 18 au mardi 22 mai. Rens. : www.collegiades2012.com.


| c’est d’actu |

SCIENCES PO DIJON

UN LABORATOIRE DE LA CITOYENNETÉ Fondé en 2001 à l’initiative de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po récemment disparu, et François Rebsamen avec l’aide de la région, Sciences Po Dijon est une des figures de proue de l’enseignement supérieur international visant l’Europe centrale et orientale. rançais ou étrangers, admis sur l’excellence de leur dossier, ils sont 170 étudiants à suivre à Sciences Po Dijon un cursus de trois ans axé sur les pays d’Europe centrale et orientale. L’institution, qui a ses assises au 14, avenue Victor-Hugo, est un des sept collèges universitaires de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris –  le prestigieux « Sciences Po » de la rue Saint-Guillaume  –, profondément réformé par son directeur Richard Descoings, brusquement disparu le 3 avril dernier. Il a dépoussiéré la maison, l’ouvrant aux étudiants internationaux, mais aussi aux élèves

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des banlieues difficiles par les fameuses conventions des zones d’éducation prioritaire, rappelait François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, lui rendant hommage. Ajoutant que, pour faire admettre cette ouverture, il lui avait fallu battre en brèche pas mal d’idées reçues. Il avait par ailleurs initié avec le Grand Dijon une réflexion sur un dispositif novateur « École de la seconde chance ». Sciences Po est un laboratoire de la citoyenneté européenne par son brassage culturel et de nationalités, souligne Lukáš Macek, directeur du campus européen de Dijon.

Vingt-cinq nationalités différentes sont représentées dans ce 1er cycle privilégiant la pratique intensive des langues, dont le hongrois, le polonais et le tchèque. Cette diversité, qui prépare les étudiants aux plus hautes fonctions dans l’Europe de demain, les implique aussi localement. Chaque mercredi auprès des pensionnaires de la maison de retraite La Providence, par exemple, ou, ce mois-ci, lors du Printemps de l’Europe et des « Collégiades », épreuves artistiques et sportives.

MARATHON PHOTO

CHORALE À TRAVERS CHANTS

UN DÉFI PHOTO DANS LES RUES DE LA VILLE

90 ANS DE PASSION MUSICALE

assionnés de photo, mettez votre créativité à l’épreuve en participant au Marathon photo FnacCanon organisé en partenariat avec la ville de Dijon. Accompagné de votre coéquipier ou coéquipière, partez à la recherche des clichés insolites, drôles, originaux, inédits… À l’aide de votre propre appareil photo numérique, vous devrez illustrer chaque thème proposé dans le temps imparti. À la clé, de superbes lots pour les lauréats et l’exposition des meilleurs clichés salle de la Coupole (rue Sainte-Anne) du 13 août au 13 septembre. Inscriptions du 9 mai au 6 juin Marathon photo le samedi 16 juin Rens. : www.marathons-photo-fnac.com

a plus vieille chorale de Dijon fête ses 90 ans au Théâtre des Feuillants. À cette occasion, le chœur À travers chants partagera la scène avec une dizaine de groupes amis invités. L’atmosphère sera à l’image de la formation de cinquante chanteurs : conviviale et fondée sur l’échange. Les choristes aiment à se retrouver pour interpréter un répertoire éclectique qui va du baroque au jazz. Très actifs, les membres voyagent en France et à l’étranger. Ils répondent souvent présent aux nombreuses sollicitations de concerts. L’association regroupe des amoureux de la musique animés par l’envie d’avoir une activité culturelle. Et puisque nous sommes en Bourgogne, il n’est pas rare que leurs performances se terminent aussi autour d’une bonne table. Mercredi 16 mai à 20 h – Théâtre des Feuillants Rens. : Jean-Claude Montré : 06 88 18 70 09 – http://atraverschants.free.fr

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| 13 | Peinture murale encre noire et feutre Le Caillou 2012.

ART CONTEMPORAIN

our fêter ses 10 ans de présence au 12, rue Chancelier-de-l’Hospital, la galerie d’art contemporain Interface propose une exposition collective inédite. Baptisée « 10 ans de Chancelier ! Une exposition au goût de Mirande » – en référence à son ancien domicile dijonnais, où elle est née en 1992  –, l’exposition accueille justement 10  artistes ayant exposé au 104, rue de Mirande, mais n’ayant pas encore investi le nouveau lieu. Elle accueille également des œuvres de ses deux fondateurs  : Frédéric Buisson et Olivier Nerry, anciens étudiants de l’École des beaux-arts. Épaulée financièrement par la ville de Dijon, le conseil général, la région et la Drac (direction régionale des affaires culturelles), la

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galerie Interface organise chaque année six expositions avec de jeunes talents de la France entière. Depuis l’origine, nous servons de tremplin à de jeunes artistes, et ce quel que soit leur domaine de prédilection : installation, photographie, peinture, sculpture…, explique Nadège Marrau, permanente de l’association. La galerie édite également Hors d’œuvre, une revue gratuite qui associe la jeune création et la jeune critique avec cette volonté de fédérer tous ceux qui œuvrent au développement de l’art contemporain. Diffusée à 5 000 exemplaires en France, en Suisse et en Belgique, elle est disponible dans les galeries, les centres d’art, les fonds régionaux d’art contemporain (Frac).

© Sandra Foltz

INTERFACE : UN ANNIVERSAIRE SANS NOSTALGIE

Jusqu’au samedi 26 mai Rens. : www.interface-art.com Courriel : interface.art@wanadoo.fr Tél. : 03 80 67 13 86.

ÉCOLOGIE

LES PLEURANTS

LE SIGNE DE L’ENVIRONNEMENT FAIT LA GUERRE AUX TAGS

RETOUR EN EUROPE

’utilitaire Renault électrique acquis par Le Signe de l’environnement confirme la démarche écologique de l’entreprise de propreté urbaine de SaintApollinaire. Intervenante pour la ville de Dijon, au sein de son service d’enlèvement des graffitis proposé gratuitement sur demande des habitants, la petite entreprise de huit salariés utilise des produits non polluants. Plutôt que le sable, abrasif, ou les produits chimiques, polluants, la gommeuse rendue portative, pour être facilement déplacée, efface les graffitis avec des cendres vitrifiées et, pour les surfaces les plus fragiles, des noyaux de pêche broyés. Des produits sans alcool et sans solvant permettent également d’embuer les tags sur les supports lisses et non poreux, comme les panneaux de signalisation, le verre, l’aluminium, le métal. Un véhicule électrique est plus adapté à la circulation au centre-ville, où nous parcourons 60 à 80 km tous les jours, explique François-Xavier Désertot, le directeur de l’entreprise. En juin, la PME déménagera sur la zone d’activité Cap-Nord, dans des locaux équipés d’un système de récupération des eaux de pluie, lesquelles seront ensuite réutilisées dans les opérations de nettoyage.

e compte à rebours du retour des Pleurants à Dijon a démarré. Le 10 mai, ils auront foulé à nouveau le sol européen, après une tournée triomphale aux USA et quelque 600 000 visiteurs. Jusqu’au 19 août, la procession du tombeau de Philippe le Hardi s’exposera dans le musée de l’hôpital SaintJean de Bruges, l’une des plus belles villes de Flandre. Après ce retour aux sources dans la « Venise du Nord », qui vécut sous la tutelle des ducs de Bourgogne au XVe siècle, ils s’installeront au Bode-Museum de Berlin (de septembre  2012 à février  2013), une étape non prévue initialement qui s’intercale avant le musée de Cluny à Paris (de février à mai 2013). Ils seront alors prêts à retrouver les arcatures du tombeau de Jean sans Peur, dans le musée des Beaux-Arts rénové, en septembre 2013.

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| à suivre |

L’ÉCLOSION DE

LA GÉNÉRATION TRAM Le tramway appartient à ceux qui le prendront. Par ses actions pédagogiques, Dijon a voulu rendre le tram aux générations futures, notamment aux écoles situées sur le tracé et qui ont vu de près tout le chantier. Débutée à la rentrée 2011-2012, l’opération Class’Tram s’est terminée début avril avec la visite des ateliers… et une photo de la classe devant la première rame.

T’INQUIÈTE, Y A LE KIT ! La véritable plate-forme sur laquelle a reposé tout le travail pédagogique, c’est le kit Class’Tram, distribué dès juin  2011 à une centaine d’écoles du Grand Dijon. Dans cette mallette au trésor, des fiches, un CD-Rom de ressources et d’activités, des magazines Magtram, des clips ludiques s’articulaient autour de sept grandes thématiques. Il s’agissait de faire comprendre les enjeux liés à la mobilité urbaine, l’historique du tram à Dijon et les raisons de son retour, son fonctionnement technique, le chantier, les bénéfices pour l’environnement, les nouveaux

paysages de ville dans son sillage et les incontournables règles de sécurité à respecter. Le kit a été élaboré avec l’aide d’une enseignante, en étroite collaboration avec l’Inspection académique et la direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Côte-d’Or, pour bien être en phase avec les rythmes et programmes scolaires. L’objectif de ce kit attractif, tant par les contenus que par la présentation, était de donner envie aux professeurs des écoles de partager le projet avec les enfants, et de leur faire vivre ce qui restera comme une grande révolution de l’agglomération dijonnaise. LE TRAM, C’EST CLASSE ! Plus qu’un kit, c’est même toute une opération de sensibilisation qui a été orchestrée par Anne Dillenseger, adjointe au maire déléguée à la réussite éducative. Pour les écoles proches du tracé du tramway, la démarche est allée plus loin : après un travail préalable de l’enseignant dans sa classe, un médiateur de la mission tramway est venu faire une animation… et organiser une visite du chantier. L’animation revenait d’abord sur les sept thématiques, avec une présentation dont le but était de surprendre les élèves et de les inciter à se poser des questions. Ensuite, sortie sur le terrain. Le médiateur et l’enseignant ont accompagné les enfants sur le chantier tout proche, où les attendait un technicien. Certains ont même pu assister à une soudure de rail ou à la plantation d’un arbre. De leurs yeux, ils ont pu découvrir comment une rame allait pouvoir rouler ici plus tard  : la plate-forme, les voies ferrées, les câbles d’alimentation… Puis retour en classe pour le « débriefing », les questions toujours nombreuses… et quelques petits cadeaux  : tram à colorier, petit quiz… LE TRAM, OUAIS SUPER ! Dernier grand moment pour ces classes proches du tracé, la visite des ateliers. Une sortie en bus où l’on a retrouvé sur place les médiateurs… et la rame, incontestablement la star du programme, celle que les élèves attendaient tous  ! C’était parti pour une visite d’une heure dans le monde géant des ateliers, dont les 12 hectares accueilleront bientôt les 33 rames, 215 bus et 700  agents du réseau Divia. Le bâtiment de maintenance d’abord, avec ses fosses et passerelles pour réparer ou entretenir chaque partie d’une rame, par le bas ou par le haut, et ses ponts-grues qui peuvent soulever plusieurs tonnes. Le remisage ensuite, « là où les rames dorment la nuit », ancien atelier de la SNCF métamorphosé. Le poste d’exploitation enfin, la « tour de contrôle », qui consomme très peu d’énergie. La visite s’est terminée par la « station-service »,


SÉCURITÉ ATTITUDE Alors que le dispositif Class’Tram bat son plein, où l’on charge les rames en sable (pour une bonne « tenue de rail ») et où on les lave d’une eau recyclée à 85 %. Là, une rame les attendait pour être visitée et se faire prendre en photo avec toute la classe. Sans doute le moment le plus magique pour les élèves impatients. Des classes toutes sages sur les images, mais qui n’en finissaient plus de leurs ramages. Dans quelques jours, ils recevront la photo de classe souvenir, dans un présentoir où apparaît l’expression trouvée par le Conseil municipal d’enfants : « Le tram, ouais super ! ».

le Conseil municipal d’enfants (CME) de la ville de Dijon se mobilise pour expliquer le tramway à tous les bambins de l’agglomération : en visite à Lyon le 24 mars en compagnie d’André Gervais, conseiller du Grand Dijon délégué au tramway et à la mobilité, les élus ont pu constater que la présence du tram nécessite un apprentissage des règles élémentaires de prudence, qu’ils ont décidé de compiler dans un «  guide de la sécurité attitude » version 7-12 ans, à paraître très prochainement.

DERNIER RAIL AVANT LA FIN C’est à Valmy que le tram gagnera sa bataille du rail ! C’est en effet près de cette station du nord dijonnais qu’aura lieu la dernière soudure, dans la semaine du 1er mai 2012. Rappelons que la toute première a été effectuée le 11 mars 2011, il y a à peine plus d’un an. Ajoutons à cela l’inauguration des ateliers courant juin 2012. Là même où la cadence de livraison des rames et où les formations des conducteurs s’accélèrent. Autant d’événements qui nous rapprochent à grands pas de la fin des travaux et de la mise en service du tram. Réservez dès maintenant votre samedi 1er septembre pour l’inauguration !


| tout le monde en parle |

CENTRE-VILLE

LES PIÉTONS EN TOUTE LIBERTÉ Dans le sillage du tramway et de la rue des Godrans, la rue de la Liberté deviendra piétonne dès le 2 septembre prochain. Une métamorphose qui sera effectuée sur une période de cinq mois.

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CALENDRIER DES TRAVAUX « VIA LIBERTÉ » Du 3 septembre à la fin octobre Travaux préparatoires sur les réseaux d’énergie et d’eaux pluviales, et pose de fibre optique pour l’Internet à très haut débit. Quatre sections : de la place Darcy à la rue du Château, de la rue du Château à la rue des Godrans, de la rue des Godrans à la place de la Libération, puis de la place de la Libération à la place du Théâtre.

De novembre 2012 à la fin janvier 2013 Pause des travaux.

De février à avril Terrassement, dallage, coulage de béton et bouchardage sur une moitié de chaussée, puis sur l’autre, pour permettre la circulation des livraisons et des secours.

reliés entre eux et à la rue de la Liberté par la navette Diviaciti. AGRÉABLE ET EMBELLIE. Pour occasionner le moins de gêne possible, les travaux de voirie (voir encadré) ont été planifiés sur une période de cinq mois, laissant toutefois place à une longue « trêve des confiseurs  » de novembre à début février, afin de préserver l’activité commerçante pour les fêtes de fin d’année et les soldes. Les commerçants pourront en outre prétendre au Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac), en vue de moderniser et d’embellir leurs vitrines, comme lors du chantier du tramway. La chaussée sera de même nature que celle de la rue des Godrans, avec un granulat en pierres de Bourgogne donnant un relief antidérapant et agréable à la marche. Cette technique dite de «  béton bouchardé  » permettra d’ouvrir très vite la rue aux passants, précise l’architecte paysagiste Thierry Ciccione, qui planche régulièrement sur les questions de cohérence des espaces piétonniers liés au tramway. « VIA LIBERTÉ ». Libérée de toute circulation motorisée – hormis les services de secours, de livraison et de nettoiement –, la pratique de la rue en sera changée, rebaptisée pour cette opération «  Via Liberté  » par référence au tracé originel attesté dès l’époque galloromaine. C’est par son embellissement qu’elle trouvera le trait d’union entre toutes les époques  : de la porte Guillaume, jadis entrée de la ville, à trois œuvres contemporaines qui pourraient ponctuer l’enfilade piétonnière. Reliée au square par une allée de 55 arbres en pot aménagée de bancs, la place Darcy prolongera aussi cette nouvelle perspective. Les travaux de 3 millions d’euros, inclus dans l’enveloppe globale de 400  millions d’euros pour le tramway, n’impacteront pas les finances de la ville, précise en outre François Rebsamen.

© Stoa Architecture Asylum

n devenant une artère piétonne longue de 900 m, la rue de la Liberté remplira de nouvelles fonctions urbaines rehaussant son attrait commercial et touristique. Ce bel aménagement, associé au projet de tramway, offrira ainsi une continuité piétonne confortable depuis la gare jusqu’au palais des Ducs. Premier effet de cette perspective : les bus, réorganisés dès la mise en service de la première ligne du tramway, ne passeront plus par cet axe. Et ce, dès le 2 septembre. La fréquentation piétonne s’ordonnera depuis les pôles de correspondances des places Darcy et République, mais aussi à partir des places Saint-Bernard, Bossuet et du Théâtre et des rues des Godrans et du Château. La plupart de ces points seront


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DES ANIMATIONS DE RUE NE MANQUERONT PAS D’AGRÉMENTER LE RENOUVEAU DE LA RUE DE LA LIBERTÉ, PIÉTONNE DÈS LE 2 SEPTEMBRE. POUR UNE DÉAMBULATION AISÉE, ELLE RECEVRA UN REVÊTEMENT DE CHAUSSÉE DE MÊME NATURE QUE CELUI DE LA RUE DES GODRANS. TROIS ŒUVRES D’ART POURRAIENT AUSSI PONCTUER LE CHEMINEMENT : AU CROISEMENT DE LA RUE DU CHÂTEAU, PLACE FRANÇOIS-RUDE ET PLACE DU THÉÂTRE, EN PLUS D’UNE OUVERTURE ARBORÉE LA PLACE DARCY.


| vie de quartier |

FESTIVAL GRÉSILLES EN FÊTE

QUINZE ANNÉES D’EXPRESSIONS MULTICULTURELLES La diversité culturelle monte sur scène lors de Grésilles en fête. L’implication des habitants, des associations et des structures du quartier en fait un festival populaire qui suscite chaque année l’engouement de milliers de personnes. résilles en fête est une semaine interculturelle et des musiques du monde. Elle fait appel au même esprit festif et solidaire que Jours de fête à Fontained’Ouche, inscrit aussi dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). La 15e édition de ce grand brassage culturel, suscité par une soixantaine de partenaires et épaulé par la direction « Animation des quartiers  » de la ville, démarrera par une première fête : celle des voisins, sur l’esplanade Jean-XXIII. En plus d’un repas partagé à l’initiative des habitants, la soirée est animée par Cirq’ônflex, l’association circassienne maître du jeu dans l’art des surprises.

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MÉLANGE DES ARTS ET DES GENRES. Les associations et les acteurs du festival sont aussi tous réunis autour de la même table au sein du Collectif Grésilles Culture. C’est dire le retentissement de l’opération, qui connaît au cours de la semaine pas moins de 30 manifestations dans quasiment tous les champs artistiques  : concerts sur le marché, théâtre, cinéma, concours, expositions, arts de la rue, jeux ou émissions de radio en direct… Sur l’esplanade de l’im-

meuble Boutaric, Zutique Productions prévoit par exemple deux jours de déballage de danses, de contes, de saveurs et de musiques du monde, où voyage aussi la Caravane des jeux. Maintenu en cas de pluie, prenez vos parapluies ! préviennent

KULTUR’ MIX

RAP ET CITOYENNETÉ ultur’ Mix est un festival « pour les jeunes et par les jeunes ». C’est ainsi que se définissent les 10  rendez-vous annuels qui brassent les modes d’expression urbains (slam, danse, sports urbains, musiques actuelles, arts graphiques), mais aussi le développement durable et la citoyenneté européenne. Ce mois-ci, le 4e rendezvous se déroule à La Vapeur sous la bannière « Kultur Rap », avec concerts, ainsi que présentation des textes écrits par de jeunes Dijonnais férus de cette forme vocale et musicale. En avril dernier, ceux-ci ont préalablement suivi à la maison de quartier de la Fontained’Ouche un stage d’écriture orchestré par l’association PNPV (Par Nous Pour Vous). Avec l’ambition de promouvoir les nouvelles technologies musicales informatisées. Vendredi 4 mai de 16 h à minuit à La Vapeur Entrée libre dans la limite des places disponibles

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joyeusement les organisateurs de la Casbah Boutaric. Éclectique et gratuit, le festival se répand dans une quinzaine de lieux différents. À l’exemple de Louise la Fredonneuse et de Danielle Mordoj (l’une chante, l’autre conte), qui déplacent leur scène dans les îlots du quartier ou détournent quelques minutes du temps de travail au profit d’un conte ou d’une chanson susurrés à l’oreille. Liberté aussi d’inventer le super-héros de son quartier en donnant la parole aux habitants. Un illustrateur prête son crayon en matérialisant les idées et un sociologue en tire une très sérieuse conférence publique, pendant que d’autres emmaillotent le mobilier urbain de pièces tricotées (art du « yarn bombing ») ou planchent à la construction de cabanes, exposées au beau milieu du parc. Avec pour fil d’Ariane les cultures du monde, dans tout leur éclat. Du vendredi 1er au samedi 9 juin Rens. : www.dijon.fr


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FÊTES DE QUARTIER

LES DIJONNAIS ENSOLEILLENT LEUR QUARTIER Expression de la démocratie participative, ce sont les Dijonnais impliqués au sein des commissions de quartier ou réunis en associations qui organisent leurs fêtes de quartier, avec le soutien de la ville. Gratuites et en plein air, elles s’adressent à tous les publics, avec à chaque fois une originalité propre, reflet de l’âme des quartiers ou du génie des lieux. TROIS QUARTIERS POUR UNE FÊTE. La 8e fête des Trois-Quartiers (Clemenceau, Drapeau et Maladière) inaugure la série des rendez-vous en plein air préparés par les Dijonnais et les commissions de quartier. Par le plus grand des hasards, le thème des jardins, qui enchante cette année le parc du Drapeau, est le même que celui de Jours de fête à Fontained’Ouche. Surprises, animations et musique partagent l’espace de verdure, coloré d’épouvantails dans ce quartier autrefois cultivé en jardins, comme le rappellent les archives municipales à travers une exposition. Les écoles, le centre social Balzac, la MJC Maladière participent activement à cet après-midi, avec en outre la collaboration des fleuristes, qui animent des ateliers de composition florale et d’origami. L’affiche de l’événement a été conçue par les enfants des écoles. À la clé, une remise de prix et un apéritif équitable et solidaire… Dimanche 13 mai de 14 h à 19 h – Parc du Drapeau MOSAÏQUE ET BOUTS DE FICELLE À LA FÊTE DU PARC. L’imagination et l’économie solidaire se déploient encore cette année au parc de la Colombière, sur le thème « mosaïque et bouts de ficelle ». Après le succès de l’an passé autour des « cultures du monde », tout ce qui peut être réinventé à partir d’objets recyclés sera prétexte à des concerts, initiations, ateliers, expositions ou animations sportives et culturelles pour tous les âges. À l’exemple de cet atelier de fabrication de meubles en carton, proposé par le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) Adoma de Dijon. C’est grâce à la motivation des bénévoles, habitants, associations et du centre social du Parc que cette initiative de la commission de quartier ChevreulParc bat son plein chaque année. À ne pas manquer non plus : les pâtisseries confectionnées par les habitants au coin buffet et buvette ! Samedi 19 mai de 13 h à 19 h – Parc de la Colombière

Fête du parc 2011.

27e FÊTE DU PORT DU CANAL. C’est un collectif d’une vingtaine d’associations qui organise autour du Port du Canal – de l’écluse au pont Eiffel – l’une des plus anciennes fêtes de quartier. C’est aussi l’un des rassemblements les plus populaires, où près de 20 000 personnes sont attendues le temps du week-end. Si des joutes nautiques se pratiquaient autrefois, se souviennent les aînés de Dijon, les jeux sur l’eau y sont toujours prisés, avec un feu d’artifice (tiré par des professionnels) le samedi soir. Se succèdent des démonstrations de chiens de sauvetage, des initiations à l’aviron et au canoë-kayak, des concerts non-stop, avec la Péniche Cancale, partie prenante de l’événement, comme la MJC des BourrochesValendons, la médiathèque de Dijon et les commerçants, qui affrètent un petit train pour des escapades. Le comité des associations « Amies du Port du Canal » organise aussi un vide-grenier les 9 et 10 septembre prochains. Samedi 2 et dimanche 3 juin – Port du Canal Port du canal : la terrasse de la Péniche Cancale.


| dossier |

L’ÉDUCATION

UN SUJET D’AVENIR BERCEAU DES SAVOIRS ET DE L’APPRENTISSAGE, L’ÉCOLE A PLUS QUE JAMAIS UN RÔLE ESSENTIEL DANS LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL DE CHAQUE ENFANT, DE CHAQUE JEUNE. C’EST DANS CET ESPRIT QUE LA VILLE DE DIJON INVESTIT MOYENS HUMAINS ET FINANCIERS, POUR FAVORISER LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE ET, AU-DELÀ, L’ÉPANOUISSEMENT DES FUTURS CITOYENS. CAR C’EST L’AVENIR MÊME DE NOTRE SOCIÉTÉ, NOTRE AVENIR À TOUS, QUI SE PRÉPARE ET SE CONSTRUIT AVEC L’ÉDUCATION.


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à savoir > 12 310 élèves dans les écoles maternelles et primaires de Dijon.

> 900 personnes travaillent de manière permanente, vacataire ou saisonnière au sein des directions de l’éducation. > 41 maternelles publiques, 39  écoles élémentaires publiques, 10 écoles privées sous contrat > 5 800 enfants du premier degré déjeunent d’association. chaque jour au restaurant scolaire. > Prévision du budget de l’éducation de la ville : 41,8 millions d’euros. > 362 euros sont consacrés à chaque élève par an.

> 9 pôles d’accueil périscolaires. (Sources : guide municipal « L’écolier à Dijon », guide « Nouvelle tarification adaptée aux revenus », www.dijon.fr.)

LA COMMUNE, MAILLON FORT DE L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE DEPUIS LES ANNÉES 1980, SUITE AUX LOIS DE DÉCENTRALISATION, LES COLLECTIVITÉS LOCALES ONT VU LEURS COMPÉTENCES SE RENFORCER, NOTAMMENT EN MATIÈRE D’ÉDUCATION. C’EST AINSI LA COMMUNE QUI A LA CHARGE DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES PUBLICS DU PREMIER DEGRÉ SUR SON TERRITOIRE.

’« école communale », c’est ainsi que nos grands-parents désignaient le lieu de leurs premiers apprentissages. L’école a depuis évolué, bien sûr, mais les prérogatives de la commune n’ont pas changé. Première mission : mettre à disposition des moyens. Cela commence avec les locaux, dont la ville est propriétaire et dont elle assure la construction, la reconstruction ou les grosses réparations. Les crédits d’équipement ainsi que le fonctionnement et l’entretien des écoles sont aussi de son ressort. En plus des fournitures et du mobilier scolaire qu’elle procure aux écoliers, la commune gère les personnels non enseignants et en particulier les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles. Elle prend en charge les écoliers de leur pupitre jusqu’à leur assiette, puisque c’est également la commune qui organise la restauration scolaire. Dans les faits, elle est souvent épaulée par la caisse des écoles qui pilote sa gestion. Objectif :

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donner des avis sur les tarifs et sur la composition des menus. Suivant la taille des communes, le service est assuré par des sociétés de restauration privées ou par la commune elle-même. Concernant la carte scolaire, la commune a aussi son mot à dire. Et pour cause : c’est le conseil municipal qui fixe la sectorisation scolaire, c’est-à-dire la répartition des élèves dans les écoles de la ville. En d’autres termes, il définit dans quel établissement doivent être affectés les enfants en fonction de leur lieu de résidence. Le maire peut décider d’éventuelles dérogations dans certains cas précis. Enfin, la direction de l’éducation participe à l’application de la politique éducative municipale en termes d’accompagnement scolaire (caisses des écoles, aide aux vacances, dispositifs d’aide aux devoirs…), périscolaire et extrascolaire. Rens. : guide municipal « L’écolier à Dijon », disponible sur www.dijon.fr


| dossier |

PRIORITÉ À L’ÉDUCATION RÉNOVATION DE BÂTIMENTS, ÉQUIPEMENT NUMÉRIQUE, DIJON « MET LE PAQUET » SUR L’ÉDUCATION, QUI REPRÉSENTE LE DEUXIÈME POSTE BUDGÉTAIRE DE LA VILLE. Tableau blanc interactif dans les écoles.

vec pas moins de 39 millions d’euros consacrés à la rénovation des bâtiments scolaires depuis 2001, la ville de Dijon a fait de l’éducation l’une de ses priorités. Il s’agit en effet du deuxième poste budgétaire municipal. La reconstruction du groupe scolaire Montmuzard en 2011 a permis aux élèves

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de bénéficier d’un équipement neuf pour 8,5 millions d’euros d’investissement. En 2012, Dijon prévoit d’allouer 41,8  millions d’euros pour l’éducation, soit 17,60  % des dépenses des services rendus à la population. Sur les 362  euros consacrés à chaque élève, 37 euros sont utilisés à l’initiative du directeur.

SUPPRESSION DES RASED

LA POLITIQUE ÉDUCATIVE FAIT LES FRAIS DES AJUSTEMENTS ÉCONOMIQUES Normalement complémentaires, politique locale et politique nationale en matière d’éducation peuvent toutefois entrer en dissonance. En témoigne la politique d’austérité menée aujourd’hui par le ministère de l’Éducation nationale. En effet, plus de 2 500 postes de Rased (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) sont menacés de suppression à la rentrée 2012 (la suppression de 13 postes pour la Côte-d’Or est d’ores et déjà entérinée par le rectorat). Ces réseaux rassemblent les psychologues scolaires et des professeurs des écoles spécialisées dans la lutte contre l’échec scolaire. Au total, c’est près du tiers des effectifs de ce type de personnel qui aura été supprimé entre 2008 et 2012. Une décision d’autant plus néfaste qu’elle fragilise encore davantage les élèves les plus vulnérables. En plus des Rased, des postes de remplaçants, d’assistants de langue vivante, de conseillers pédagogiques ou encore de maîtres formateurs sont également voués à disparaître.

Signe fort de l’engagement municipal en la matière : l’égalité numérique. À la rentrée 2009-2010, la ville a procédé au renouvellement de l’ensemble du parc informatique des groupes scolaires dijonnais. Une opération qui représente 622  ordinateurs, 165  imprimantes, ainsi que des numéri-

seurs. Cet investissement de plus de 410 000  euros a été complété à la rentrée  2010 par l’équipement des écoles élémentaires en tableaux blancs interactifs numériques, pour un coût de 100  000  euros. Un support largement sollicité et plébiscité par les enseignants. Renseignements : www.dijon.fr


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DES PROJETS, DES ACTEURS, DES ACTIONS EN 2003, DIJON METTAIT EN PLACE SON PREMIER « PROJET ÉDUCATIF LOCAL » (PEL). IL SERA BIENTÔT COMPLÉTÉ PAR LE PEG, LE « PROJET ÉDUCATIF GLOBAL », QUI RENFORCE LES LIENS ENTRE LES DIFFÉRENTS ACTEURS LOCAUX.

e projet éducatif local (PEL), c’est le plan qui fixe les grandes orientations de la politique éducative municipale : mixité, accompagnement des enfants et des jeunes en difficulté, accès aux services et aux actions éducatives, et encouragement de l’autonomie et de la participation des jeunes, explique Anne Dillenseger, adjointe déléguée à la réussite

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éducative à Dijon. Elle se montre fière de constater que ces objectifs, déclinés dans toutes les structures éducatives, ont aujourd’hui été atteints. En 2004, les accueils périscolaires ont ainsi été généralisés à toutes les écoles de la ville. Le dispositif offre la possibilité à tous les écoliers de profiter d’une aide aux devoirs et d’un temps de loisir avant et après l’école. Autre

évolution : la création d’accueils jeunes pour favoriser les loisirs des plus de 14 ans. Les services éducatifs sont beaucoup plus accessibles, précise l’élue, grâce à la mise en place d’un «  taux d’effort », un système de facturation qui tient compte des revenus des ménages. Moins d’injustice sociale et toujours plus d’égalité des chances, c’est dans cette dyna-

mique que s’inscrit aujourd’hui l’élaboration du PEG, le projet éducatif global. Il entrera en vigueur à la rentrée 2012 et assurera une meilleure synergie des actions mises en œuvre par les différents acteurs de la politique éducative. Plus d’interactivité et de transversalité sera au final intégré entre services municipaux, partenaires éducatifs et parents d’élèves.

« NOTRE MISSION : ASSURER LA COÉDUCATION DES ENFANTS ET DES JEUNES » ANNE DILLENSEGER, adjointe déléguée à la réussite éducative à Dijon.

Dijon Mag : À la rentrée 2012 entrera en vigueur le PEG, le projet éducatif global. Qu’apportera-t-il de plus que le PEL ? Anne Dillenseger  : Le PEG a vocation à apporter davantage d’efficacité et de cohérence entre les différents acteurs de la politique éducative. Il faut décloisonner les relations pour assurer une meilleure coordination des différentes actions menées de part et d’autre.

DM : Quelles sont les missions du PEG ? AD  : Les missions du PEG s’articulent autour des valeurs du PEL qui concourent à la prise en charge des enfants et des jeunes (jusqu’à 25  ans). Notre mission  : assurer la «  coéducation  » à tous les moments de vie, en lien avec les parents. DM : Comment a-t-il été élaboré ? AD  : On en parlait depuis longtemps, et

nous sommes passés de l’idée à l’action. Six groupes de travail présidés par sept élus ont associé 67 représentants des services municipaux, et 70 partenaires de la ville ont planché dessus. Après un état des lieux, ils ont fait des propositions pour atteindre les objectifs fixés. Ces propositions seront présentées au maire en cette fin d’année scolaire.


| dossier |

BIEN MANGER N’EST PAS SI COMPLIQUÉ ! CHAQUE JOUR, PRÈS DE 5 800 ÉCOLIERS DU PREMIER DEGRÉ DÉJEUNENT DANS LES RESTAURANTS SCOLAIRES. DES EFFORTS SONT QUOTIDIENNEMENT FAITS POUR LEUR PROPOSER DES MENUS VARIÉS, ÉQUILIBRÉS ET ORIGINAUX. POUR LA SANTÉ… ET LE PLAISIR. ous les jours, durant l’année scolaire, se joue une pièce bien rodée. Le décor  : la cuisine centrale, avenue de Stalingrad. Le public : des milliers d’écoliers, dont le nombre varie. Le système dit de « liaison froide » permet de respecter les normes sanitaires en vigueur tout en ajustant le nombre de repas, précise JeanMichel Grenier, le directeur du

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pôle réussite éducative de la ville. L’élaboration des menus fait l’objet de concertations culinaires. Elles associent une diététicienne, le directeur de cuisine et son adjoint, et parfois également des enfants. Objectif : développer les goûts et contenir les coûts, ajoute le directeur. Priorité donc aux légumes, déclinés sous toutes leurs formes pour plaire aux palais

réticents, souvent plus accoutumés aux féculents ou aux friandises. C’est aussi une de nos missions d’éducation que de faire découvrir des saveurs et de faire comprendre que l’équilibre alimentaire est essentiel, souligne Jean-Michel Grenier. Les écoliers sont donc amenés à participer et à s’instruire tout en s’amusant et en mangeant. Depuis 2008, l’accent a été mis sur les filières bio sur le plan local. Aujourd’hui, près de 10 % du budget de la restauration scolaire sont consacrés au bio. Il

s’agit non seulement de valoriser une agriculture responsable mais aussi d’œuvrer en faveur du développement durable en réduisant l’empreinte carbone. Toutefois, le développement du bio reste progressif, car la masse des denrées est conséquente et le coût relativement élevé. Et une fois par mois, des menus « alternatifs  » visent à diminuer la consommation de protéines d’origine animale. Rens. : Pôle accueil Berlier 47, rue Berlier Tél. : 03 80 74 50 26

QUAND ÉDUCATION RIME AVEC PRÉVENTION OCCUPER LES ENFANTS AVANT ET APRÈS LA CLASSE, C’EST L’AMBITION DES ACCUEILS DE LOISIRS PÉRISCOLAIRES. UN TEMPS DE DÉCOUVERTE ET D’ÉCHANGE QUI VEILLE À RESPECTER LES RYTHMES DES ÉCOLIERS. a ville de Dijon est découpée en neuf pôles d’accueil territoriaux. Ils regroupent écoles maternelles et élémentaires pour assurer la garde du matin, du midi et du soir. Et pour chaque tranche d’âge, une activité est mise en place. Il s’agit parfois aussi d’un temps de sensibilisation, comme celle conduite depuis 2002 concernant l’hygiène bucco-dentaire. Se brosser les dents régulièrement, effectuer des visites chez le dentiste, des milliers d’éco-

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liers de 3 à 11 ans ont ainsi appris les bons réflexes à acquérir dès le plus jeune âge. Et comme, en matière d’enseignement, rien ne vaut la pratique pour assimiler la théorie, les enfants sont invités à se brosser les dents après chaque repas pris au restaurant scolaire, grâce à un petit kit remis en début d’année et renouvelé durant la scolarité. En parallèle, ils bénéficient également de visites au service odontologie du CHU de Dijon, pour

lutter contre les caries éventuelles… et la peur de la blouse blanche ! Élue 3e ville la plus sportive de France par le quotidien L’Équipe en 2007, Dijon fait aussi la part belle au sport, que ce soit la compétition et le haut niveau ou la pratique amateur. La ville favorise à chaque âge la découverte de toutes les disciplines grâce à des équipements nombreux et de grande qualité. Dans le cadre du projet éducatif global (PEG), la municipalité

prévoit d’ailleurs de mettre en place un parcours d’éducation sportive destiné aux 3-25 ans. Objectif : donner la possibilité à tous de fréquenter tout type de club et de s’initier à tout type de sport. Un petit carnet, sous format papier ou virtuel, viendrait compléter le dispositif pour suivre l’évolution de chaque parcours individuel. Rens. : service Dijon Ville-santé : 03 80 44 81 50 Centre municipal d’initiation sportive (CMIS) : 03 80 48 82 16


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LE PARI DE L’ÉGALITÉ DES CHANCES AFIN DE SOUTENIR LES FAMILLES LES PLUS FRAGILES, LA MAIRIE A MIS EN PLACE UNE POLITIQUE DE TARIFICATION PERSONNALISÉE, POUR PLUS DE JUSTICE SOCIALE.

our certains ménages, le financement d’une ou plusieurs scolarités relève de l’effort, du sacrifice, voire de l’impossible. Ces difficultés tendent évidemment à s’accroître en période de crise économique. C’est parce que la justice sociale est au cœur de la politique éducative que la mairie a décidé de s’engager. Pour privilégier l’égalité d’accès pour tous, elle applique depuis la rentrée 2010 une tarification adaptée au niveau de revenu de chaque ménage. Un dispositif qui consiste à appliquer directement un pourcentage sur les ressources mensuelles de la famille, en tenant compte de sa composition et de son lieu de résidence, pour calculer le montant à facturer. Déjà utilisé pour le règlement des services offerts pour les crèches, les haltes-garderies ou encore les accueils de loisirs extrascolaires, ce système a été élargi à la restauration scolaire. Et une fois encore, la ville de Dijon est pionnière en la matière, puisqu’elle est l’une des premières villes de France à mettre sur pied ce mode de tarification. Rens. : Centre de traitement unique de la facturation Tél. : 03 80 74 53 30 – www.dijon.fr

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Paroles de Dijonnais Corinne MÈRE DE FAMILLE ET DÉLÉGUÉ DE PARENTS D’ÉLÈVES À l’image de la plupart des parents d’élèves de l’école Darcy, je suis très satisfaite de la prise en charge de mes enfants. C’est important qu’ils aillent à l’école avec le sourire, et c’est le cas. L’établissement propose une multitude d’activités sportives, ce qui permet aux enfants de découvrir des sports différents de ceux qui sont enseignés traditionnellement. J’ai notamment en tête une rencontre Usep autour de la gymnastique avec plus de 700 enfants réunis pour l’occasion. L’encadrement est efficace et il y a un dialogue de bonne qualité entre enseignants, élèves et parents. C’est essentiel et, pour les parents, c’est aussi très rassurant.

Alain

Émilie

DIRECTEUR DE L’ÉCOLE PUBLIQUE DARCY

9 ANS ET DEMI, SCOLARISÉE EN CM1

Je ne suis arrivé qu’en septembre dernier à ce poste de direction, donc il est encore un peu tôt pour dresser le bilan, car l’année n’est pas encore terminée. Mais je constate que les actions qui s’inscrivent dans le PEL qui va devenir le PEG sont de véritables réussites. J’en suis très content. J’ai moi-même participé à l’élaboration de ces politiques. L’objectif de favoriser l’épanouissement des élèves est de première importance. La politique mise en œuvre est concertée et les projets périscolaires sont menés en lien avec tous les acteurs du système éducatif, afin d’éviter les doublons. Depuis mon arrivée, j’ai mis en place quatre cycles d’activités sportives qui consistent à faire découvrir des disciplines sous un aspect ludique. Le sport est, selon moi, un bon moyen de faire de nos élèves les citoyens de demain.

Je suis contente d’aller à l’école, j’aime bien ça, et surtout les arts visuels. C’est une matière qui ressemble un peu au dessin où on apprend à faire parler notre imagination. C’est différent des mathématiques et du français, donc c’est bien. Il y a les leçons avec le maître ou la maîtresse, et puis il y a aussi les moments de garderie. Et pendant ces temps-là, on peut faire du sport, comme du handball ou bien de l’athlétisme. C’est mieux et c’est plus drôle car on est dehors. Le sport, ça permet de penser à autre chose qu’aux notes et ça fait du bien pour notre croissance et notre corps. En plus, quand on fait un sport, on doit respecter des règles, et c’est pareil que dans la vie.


| ça nous concerne |

SANTÉ

UNE MAISON MÉDICALE DE GARDE AU CHU La nouvelle structure, installée devant le service des urgences adultes, donne de l’air aux consultations.

ous avez besoin d’un médecin ? Oui, mais voilà, on est dimanche et votre problème ne justifie pas le déplacement d’un professionnel de santé. En plus, vous n’avez guère envie de faire la queue durant des heures aux urgences… La maison médicale de garde de l’agglomération dijonnaise est peut-être la solution. Cette nouvelle structure est implantée depuis le début de l’année sur le site du Bocage, face aux urgences adultes. Une douzaine de médecins généralistes assurent la permanence. Les consultations ne concernent pas les urgences vitales. Les délais d’attente sont courts – un médecin consulte de quatre à six patients à l’heure. Contrairement aux urgences, où l’ordre de passage se fait

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selon la gravité, c’est l’ordre d’arrivée qui est ici pris en compte. Dans le même temps, cette maison médicale permet d’alléger le flux des patients qui s’adressent au service des urgences du CHU. L’objectif est d’apporter une réponse adaptée à chaque patient, sur un même lieu. Les honoraires pratiqués sont ceux du secteur conventionné (les mêmes qu’aux urgences) avec une majoration pour le week-end et la nuit. La consultation coûte entre 42 et 60 euros, avec un tiers payant de 12 à 19 euros. La CMU est acceptée. Ouverture : tous les soirs de 20 h à minuit, le samedi de 15 h à minuit, les dimanches et jours fériés de 9 h à 13 h et de 15 h à minuit

OPAD

VOUS AVEZ PLUS DE 60 ANS… C’EST POUR VOUS EN MAI JEUDI 3 À 13 H 30 Thé dansant : orchestre La Gambille, salle Devosge JEUDI 10 À 14 H 30 Visite sur site, avec l’association Icovil : « Quartier Junot : un quartier HQE (haute qualité environnementale) », gymnase François-Chambelland (8, rue Olympe-de-Gouges) MERCREDI 16 À 14 H 30 Mercredi du conte : « Bernard Bacherot, un conteur vous régale de ses histoires », maison de quartier de la Fontaine-d’Ouche (2, allée de Grenoble) MERCREDI 23 À 14 H 30 Exposition : « Connaissez-vous la vache ? », avec Dominique Geoffroy, Jardin des sciences, pavillon du Raines (14, rue Jehan-de-Marville) MERCREDI 30 À 14 H 30 Chant : Chœur d’enfants du Conservatoire, avec Béatrice Warcollier et Yves Mory (en partenariat avec le CRR), ancienne chapelle du lycée Carnot (16, bd Thiers) Rens. : 0 800 21 3000

PORTES OUVERTES uitter la vie professionnelle pour apprivoiser son nouveau statut de retraité n’est pas un mal, bien au contraire. Avec des structures comme l’Office des personnes âgées de Dijon (Opad), dès 55 ans vous pouvez vous épanouir en bénéficiant d’une cinquantaine d’activités, aussi bien pour vous détendre, vous sensibiliser ou vous permettre de découvrir des territoires inconnus. Près de 1 800 adhérents sont déjà recensés. Pour en savoir plus, l’association ouvrira ses portes le 29 mai prochain et profitera de l’occasion pour présenter les nouveautés de la saison 2012-2013 : activités supplémentaires les samedis et pendant les mois d’été, méditation, cours de dessin sur modèles vivants… ou encore préparation au baccalauréat en candidat libre. Mardi 29 mai de 10 h à 17 h – Cour du Caron Rens. : 03 80 70 02 03 – www.opad-dijon.fr

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CONCILIATEURS DE JUSTICE

LA FORCE DE L’AMIABLE Ni juges ni arbitres, les conciliateurs de justice intercèdent gratuitement lors de différends entre deux parties pour trouver un accord de gré à gré. ésamorcer un litige entre, par exemple, un propriétaire et son locataire, une banque et son client ou un particulier et un fournisseur, tel est le rôle imparti aux conciliateurs de justice. Tout citoyen peut recourir gratuitement à leurs services, définis par le décret n° 78-381 du 20 mars 1978. Au lieu de porter une affaire devant un tribunal, la voie alternative de la conciliation permet souvent un gain de temps, d’énergie et d’argent. Les cas sont d’ordre civil ou commercial : recouvrement d’une dette, nuisances de voisinage, conflits de mitoyenneté, malfaçons constatées lors de travaux ou après l’achat d’un bien, etc. En un mot, tous ces petits conflits qui enveniment les rapports avec autrui.

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EN DEHORS DES PROCÉDURES JUDICIAIRES. Une trentaine de conciliateurs exercent actuellement auprès de la cour d’appel de Dijon, couvrant un vaste territoire qui va de la Saône-et-Loire et de la Côte-d’Or à la Haute-Marne. Dix d’entre eux se répartissent les huit cantons de Dijon (voir encadré). Leur mission, qu’ils exercent bénévolement, diffère de celle du juge de proximité, qui, lui, est investi d’une force exécutoire et statue sur les litiges. Ils se distinguent aussi du médiateur de justice – qui intervient en particulier en matière de droit familial –, comme du délégué du médiateur

de la République – lors de conflits avec l’administration. Le conciliateur n’est, pour sa part, ni juge ni arbitre, mais permet de rechercher sereinement un terrain d’entente avec l’assentiment de toutes les parties. C’est le caractère amiable de leur intercession qui fait leur force. Sous leurs auspices, les tiers opposés peuvent aussi convenir d’un «  contrat d’accord  », susceptible d’être paré d’une force exécutoire auprès d’un juge. Les pro-

PERMANENCES DES CONCILIATEURS DE JUSTICE > Pour les habitants de Dijon I : Maison des associations à Saint-Apollinaire. Tél. : 03 80 73 65 29. > Pour Dijon II : Château-Services à Quetigny. Tél. : 03 80 43 41 00. > Pour Dijon V et VI : mairie de Fontaine-lès-Dijon (tél. : 03 90 44 60 60) et Relais de Talant (tél. : 03 80 58 40 87). > Pour tous les cantons : Maison de justice et du droit à Chenôve. Tél. : 03 80 51 78 30. Une permanence devrait prochainement s’ouvrir au centre-ville de Dijon. Rendez-vous par téléphone au 07 70 97 33 98 Rens. : www.conciliateurs.fr – www.cdad-cotedor.justice.fr

blèmes se règlent même quelquefois tout seuls, dès une simple intervention de notre part, souligne Anne-Marie Pescayre, présidente de l’Association des conciliateurs de justice de la cour d’appel de Dijon. En cas d’échec des négociations, les personnes restent libres de se référer au tribunal. Nommés pour cet exercice par le premier président de la cour d’appel, les conciliateurs jouissent d’une solide expérience, régulièrement complétée de formations, comme prochainement sur la réforme des crédits. BON SENS ET PRAGMATISME. L’année dernière, 853 dossiers ont été traités à Dijon, avec un taux de réussite de plus de 50 %. Une grande part d’entre eux concernaient des litiges contractuels, survenus notamment lors d’une vente ou d’une location de biens ou de services. Nous jugeons avec équité, bon sens et pragmatisme, résume AnneMarie Pescayre, pour qui la conciliation a fait ses preuves en tant que démarche simple, rapide et gratuite.


| ça nous concerne |

CONSULTATIONS GRATUITES

LES AVOCATS À LA RENCONTRE DES DIJONNAIS our la troisième année consécutive, l’Ordre des avocats de Dijon organise une journée de consultations gratuites, sans rendez-vous, salle des États, palais des Ducs de Bourgogne. Quelle que soit la question posée, un avocat compétent dans le domaine de droit concerné s’efforcera d’y répondre, qu’il s’agisse de régler un litige, d’envisager un procès ou tout simplement d’être informé sur la législation en vigueur.

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Plus de quarante avocats seront à l’écoute des Dijonnais, qui pourront évoquer des sujets tels que la copropriété, le voisinage, les travaux de réparation ou de réhabilitation, les successions, le patrimoine, la séparation, les relations familiales, les droits à l’égard des banques, les collectivités territoriales, les contrats d’assurance, de location, de vente, le droit du travail et de la Sécurité sociale ; le permis

de conduire ; les plaintes des victimes… Le Centre de médiation de Côte-d’Or sera présent, composé d’avocats expérimentés, spécialement formés aux techniques de la médiation, laquelle propose un mode alternatif de règlement des conflits permettant de trouver une solution autre que judiciaire. Samedi 2 juin de 9 h à 14 h Salle des États de l’hôtel de ville

RÉSEAU SOURDS ET SANTÉ BOURGOGNE

UN SOUTIEN ET UN ACCOMPAGNEMENT VÉRITABLES Du fait de leur handicap, les personnes sourdes sont confrontées à de réelles difficultés d’accès aux soins. Le RSSB a pour vocation de leur faciliter la vie médicale. ’est presque par hasard que le Dr Frédéric Milesi rencontre le langage des signes. Après en avoir fait l’apprentissage, il l’utilise désormais pour ses échanges avec ses patients sourds. Ce lien direct permet de retrouver la confidentialité, car il ne nécessite plus la présence d’une tierce personne, l’interprète. Il prend alors pleine conscience des problèmes liés à ce handicap. Les sourds sont mal soignés en France à cause d’un manque d’accessibilité aux soins courants. Les embûches sont nombreuses, à commencer par l’impossible prise de rendez-vous téléphonique. Certes, il existe douze structures publiques intra-hospitalières aptes à recevoir ce public, mais inégalement réparties sur le territoire. Pour une consultation, la personne est obligée de se déplacer vers une de ces structures. Fort de ce constat, le Dr Milesi crée en 2009 une association, « Tes signes, mes compétences  », regroupant des professionnels entendants qui connaissent la langue des signes et serviront de passerelle entre les deux mondes.

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200 KM POUR UNE ANGINE. Il faut faire en sorte que le sourd ne s’adapte plus au monde médical, mais l’inverse ; qu’il ne soit plus nécessaire de faire 200  km pour soigner une angine… En octobre 2011, après trois ans d’études, et grâce aux financements de l’agence régionale pour la santé (ARS), le Réseau Sourds et santé Bourgogne (RSSB) devient effectif. Il se compose de quatre salariés : une secrétaire, une interprète entendante et deux intermédiatrices sourdes. Un site Internet permet aux sourds d’entrer en contact visuel, par « webcam », avec la secrétaire, qui, après une discussion en LDS, prendra un rendez-vous chez le médecin. Il est possible pour eux de se faire accompagner par un interprète en LDS lors du rendez-vous.

Des informations médicales générales et des actualités sont également dispensées en LDS sur le site Internet, sous forme de vidéos. Par ailleurs, une fois par mois, une permanence se tient au Centre d’examens de santé de l’assurance maladie (16, rue Nodot), pour un parcours médical complet, suivi d’une interprétation des résultats. D’une façon générale, RSSB est décidé à continuer de mener des actions de sensibilisation sur ce sujet encore méconnu. Rens. : Réseau Sourds et santé Bourgogne – www.rssb.fr SMS : 06 66 75 04 93 – Fax : 09 70 62 86 30 – Tél. : 03 80 38 18 10 Courriel : accueil.sourds@rssb.fr


| en chiffres |

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13,6 %

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C’est le nombre de places proposées par La P’tite Fac, crèche située sur le campus universitaire, ouverte du lundi au vendredi de 7 h 45 à 18 h 15 et qui accueille en priorité les enfants des étudiants et des personnels universitaires (enseignants et non enseignants). Un centre de loisirs de 40  places est également ouvert les mercredis et pendant les vacances scolaires et universitaires.

Le nombre de personnes seules augmente dans notre société, surtout avant 60 ans. En 2008, 13,6 % des Bourguignons âgés de 30 à 59  ans sont seuls dans leur logement. C’est moins qu’en Ilede-France (16,1 %) mais beaucoup plus que dans le Nord (10,8 %) ou en Corse (10,6 %). Source Insee.

1 096,94 €

Revalorisé automatiquement en fonction de l’augmentation des prix à la consommation (au minimum au 1er janvier de chaque année, et lorsque l’inflation dépasse les 2 %), le Smic brut est passé au 1er janvier dernier et pour 35  heures à 1  398,37  euros, soit 9,22 euros brut de l’heure. Ce qui porte le montant du Smic net à 1 096,94 euros, soit 7,23 euros net de l’heure.

+de

170

C’est le nombre total de gobelets « Écoblet » vendus par les élèves de l’option « Découverte des métiers » du collège André-Malraux de Dijon. Ce gobelet pliable, écologique, réutilisable et facile à ranger dans une poche ou une sacoche a été conçu par les élèves et vendu au sein du collège, mais aussi plus récemment lors d’une vente au public en partenariat avec le magasin Biocoop.

109 800

En 2008, 49 300  foyers du Grand Dijon regroupant 109 800 personnes perçoivent des prestations versées par la Caisse d’allocations familiales (CAF). La ville de Dijon concentre 71  % des allocataires mais seulement 62 % des personnes couvertes (ensemble des allocataires CAF et de leurs ayants droit). En effet, dans la ville centre, 59 % des allocataires sont des personnes isolées, et la part des enfants parmi les bénéficiaires est donc plus faible (31  %). Source Insee.

3,5

Un réseau de chaleur, c’est-à-dire des tuyaux qui véhiculent de l’eau chaude utilisée pour chauffer des bâtiments, est installé sous le tramway. À terme, ce réseau de chaleur devrait permettre de diviser par 3,5 les rejets de gaz à effet de serre pour chaque secteur concerné.

266 849 heures

Les chantiers de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et du tramway sont actuellement, de par leur taille, les deux principaux acteurs d’insertion sur l’agglomération dijonnaise : 157 600 heures de travail ont été réalisées par 69 personnes en insertion dans le cadre des opérations Anru en 2011, et 109  249  heures par 143  personnes dans le cadre du chantier du tramway durant la même période. Le positionnement de publics en insertion sur ces deux chantiers a généré une trentaine d’embauches en 2011.


| rencontre |

VANESSA LARAQUE UNE OPTIMISTE FAIT CAUSER LES MONDES ANCIENNE TRAPÉZISTE AU CIRQUE DU SOLEIL, VOYAGEUSE INVÉTÉRÉE, ELLE A SU CRÉER, AVEC LA CAUSERIE DES MONDES, UN LIEU À SON IMAGE, ENTRE REFUGE ET DÉCOUVERTES.

e suis née à Paris, mais je ne peux pas dire que je suis de quelque part. Le ton est donné par la globe-trotter qui a vécu en France, au Québec et en Belgique. Elle prétend s’attacher à chaque lieu où elle s’arrête. J’apprécie de prendre possession de la ville où je pose mes valises. Chacune est une étape déterminante dans ma vie. Toulouse, pour commencer, Dijon, pour l’adolescence, Paris, pour l’École du cirque, Montréal, pour le Cirque du soleil, et la liste est (très) loin d’être close… Le Cirque du soleil l’a fait voyager dans toute la zone américaine durant trois ans et demi. Nous étions plus sédentaires qu’on ne le pense. Je me sentais davantage une saltimbanque chez Fratellini, en France, où il est nécessaire d’être plus complet dans tout ce qui entoure le spectacle : logistique, contrat, montage, etc. Mais elle avoue avoir apprécié le professionnalisme américain. La prise en charge totale des aspects matériels lui permettait de se concentrer sur son numéro de trapéziste soliste.

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ESPRIT BOHÈME. Retour en Europe, où elle devient professeur des « aériens » au Cirque de Bruxelles. J’ai vécu la scène à travers les prestations de mes élèves, c’est une autre façon d’aborder le spectacle. Deux années plus tard, elle monte une petite troupe polyvalente et part en tournée  : Tahiti (six mois), Tunisie (un an), Maldives, Maroc… Il est temps de penser à une reconversion, avec un arrêt à Nice dans l’idée de créer un salon de thé, afin d’abandonner les paillettes et de passer à ma seconde vie.

L’idée remonte à Montréal, lorsque les acrobates se réunissaient dans un endroit, précurseur pour l’époque, à l’esprit bohème, où il était possible de déguster des produits bio, de lire, dans une ambiance sans prétention. Elle apprend un nouveau métier et le succès est au rendez-vous. Puis retour sur Dijon. Une partie de ma famille réside ici, et Dijon représente mon adolescence, c’est une étape importante. COMME UN REFUGE. Rapidement, elle trouve un endroit minuscule et caché au centre-ville où s’établir. Les affaires sont florissantes grâce à la partie restauration. Elle tient trois ans et descend à Aix-enProvence pour jouer complètement son rôle de restauratrice. Un an et demi plus tard, elle remonte en Bourgogne, ayant entre-temps donné naissance à un enfant. Pourquoi cette passion pour Dijon ? C’est une ville à taille humaine où je me sens bien. Plus que des racines, j’y retrouve des amis. De plus, j’étais stupéfaite de l’évolution et de la dynamique mise en place. Vanessa est un animal de centre-ville, qui est, pour elle, comme un refuge. Si je veux m’échapper, je pars à l’étranger, ce qui me permet de ramener de nouvelles idées. Elle a conçu son « salon de thé-restaurant » comme une halte où j’apprécierais de m’arrêter lorsque je voyage. Si vous lui demandez de définir La Causerie des mondes, elle répondra, avec le sourire qui ne la quitte jamais : J’ouvre mon sac à dos et présente aux Dijonnais et aux touristes ce que j’en sors. Rens. : La Causerie des mondes – 16, rue Vauban Tél. : 03 80 49 96 59


| sport |

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LES JEUX OLYMPIQUES DE LONDRES SE DÉROULERONT DU 27 JUILLET AU 12 AOÛT ET SERONT SUIVIS DES JEUX PARALYMPIQUES, DU 29 AOÛT AU 9 SEPTEMBRE. SEPT SPORTIFS LICENCIÉS DANS DES CLUBS DE L’AGGLOMÉRATION ONT ÉTÉ PRÉSÉLECTIONNÉS. RETROUVEZ-LES CHAQUE MOIS DANS NOTRE MAGAZINE.

HÉLÈNE RECEVEAUX

CHARLIE CONORD

LONDRES PUIS RIO EN LIGNE DE MIRE

LE PISTARD ATTEND SON HEURE

Participer aux Jeux olympiques lui semble aujourd’hui compromis, mais Hélène Receveaux reste présélectionnée et n’exclut pas un renversement de situation.

Double champion du monde par équipes en juniors en 2008, vainqueur d’une manche de Coupe du monde de vitesse en janvier dernier, c’est l’un des meilleurs espoirs français de la piste.

CARTE DE VISITE Dijon > Judokate à l’Alliance moins des rie égo cat Judo 21, kg 57 de 1 > Née le 28 février 199 à Chenôve diante > Sportive à l’Insep, étu en sociologie r les > Présélectionnée pou 2 201 es  Jeux olympiqu

a route pour Londres est actuellement barrée, « la faute » à deux autres judokates talentueuses  : Hélène Receveaux, licenciée à l’Alliance Dijon Judo 21, doit espérer une double indisponibilité d’Automne Pavia (Levallois-Perret) et Sarah Loko (Maisons-Alfort) pour faire partie du groupe France et participer aux Jeux olympiques. Passer devant l’une de ses deux concurrentes lui permettrait d’être remplaçante. Ce serait déjà une grande satisfaction, confie la championne de France seniors 2011, catégorie des moins de 57 kg, également championne du monde espoirs 2010. Sa situation actuelle, Hélène Receveaux la doit notamment à un Tournoi de Paris, début février, qui ne s’est pas très bien déroulé. Je gagne pourtant le premier tour face à la quatrième mondiale. Mais je perds le match suivant, avec en plus une blessure à l’épaule qui m’a handicapée un certain temps, explique la judokate. Dans l’attente de l’annonce officielle des sélections, Hélène Receveaux continue de travailler dur, à raison de deux entraînements quotidiens. Renoncer, ce n’est pas trop son truc. De toute façon, à 21 ans seulement, Hélène sait qu’elle a tout l’avenir devant elle. Rien n’est impossible pour cet été, mais si ce n’est pas 2012 à Londres, ce sera 2016 à Rio. Quatre années de préparation, ça passe vite. J’aurai alors une plus grande expérience internationale. Ça pourra m’être utile car si je vais aux Jeux, ce sera pour ramener une médaille.

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l court vite et apprend encore plus vite. Après plusieurs titres européens et mondiaux chez les juniors, Charlie Conord a remporté une manche de Coupe du monde en début d’année, cette fois-ci dans la catégorie des « grands ». Le spécialiste du keirin et de la vitesse en individuel et par équipes n’est plus un junior. Préselectionné pour les Jeux olympiques, le licencié du SCO  Dijon attend son heure et s’entraîne dur à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), à raison de 25 heures par semaine. La musculation est un plat auquel il goûte chaque jour : sa masse musculaire a augmenté de 8 kilos en seulement quatre années d’efforts, lui qui était déjà costaud de nature. Son entourage et en particulier son entraîneur «  3  étoiles  », Florian Rousseau, triple champion olympique, disent le plus grand bien de lui. Les JO ? Ce serait l’aboutissement d’une carrière, assure le pistard, haut-savoyard d’origine, qui a débuté par le VTT à l’âge de 6 ans. Le verdict sur sa sélection devrait prochainement tomber. Je sais que ce sera très dur d’y aller, la sélection française de cyclisme sur piste est très relevée pour ces Jeux olympiques, reconnaît Charlie Conord. La concurrence, en effet, ne manque pas au travers des Kévin Sireau ou autre Grégory Baugé, qui vient de retrouver son titre de champion du monde le mois dernier. Tout comme la judokate Hélène Receveaux, Charlie est jeune, plein de talent et programmé à coup sûr pour Rio 2016. Pour 2012 ? On le saura prochainement.

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CARTE DE VISITE membre > Cycliste de vitesse, mpique oly b Clu ter rin du Sp Dijon (Scod) à Ambilly > Né le 28 juillet 1990 (Haute-Savoie) diant > Sportif à l’Insep, étu e iqu aph en design infogr Jeux les r pou > Présélectionné 2 201 olympiques 


| sport |

ROLLER SKATING DIJON-BOURGOGNE

DITES RSDB POUR ALLER PLUS VITE Près de 150 patineurs âgés de 3 à 70 ans se réunissent chaque semaine au sein du Roller Skating Dijon-Bourgogne, un club à l’esprit très familial.

es meilleurs dépassent 50 km/h… Visiblement, les licenciés du Roller Skating Dijon-Bourgogne (RSDB) sont des gens pressés. Leur club est un spécialiste du roller de vitesse. Des podiums sont régulièrement obtenus dans les championnats de France par ceux qui optent pour la compétition. Une grande majorité de jeunes garnit l’effectif du RSDB, mais de plus en plus d’adultes se laissent tenter par les sensations du roller. Les parents s’inscrivent quand ils voient leurs enfant prendre du plaisir, signale Sabina Torre, l’une des éducatrices du club. Pour faciliter les entraînements adultes, les enfants sont regroupés à proximité de la piste du Skate Parc et jouent pendant que papa et maman s’amusent. Les parents apprécient. Ils n’ont pas besoin de faire garder leur enfants, commente l’éducatrice. Cette caractéristique fait du RSDB un club à l’esprit très familial. Il n’y a pas vraiment d’âge pour commencer le roller, mais il est tout de même conseillé de commencer le plus tôt possible, recommande Sabina Torre. Nous avons des enfants qui n’ont que 3 ans ! Démarrer tôt permet de prendre de bonnes habitudes. Pas d’inquiétude  : le roller est un sport excellent pour l’équilibre où l’on ne recense que quelques « bobos » chaque année. Ça

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se résume principalement à quelques hématomes, pas plus, rassure Sabina Torre. Avant de se lancer sur la piste, des exercices sont pratiqués sur tapis et les protections sont prêtées par le club. Après cette phase d’initiation, comptez entre 100 et 150 euros pour acheter un équipement « randonnée » et le double pour un équipement «  compétition  ». Une fois équipés, avec le retour du beau temps, les patineurs

du club quittent progressivement leurs salles prêtées par la ville de Dijon pour aller s’exercer à l’extérieur, par exemple le long du canal de Bourgogne. Roller Skating Dijon-Bourgogne Salles : Skate Parc de Dijon, gymnase Jean-Masingue et gymnase Épirey Rens. : http://rsdb.over-blog.com Tél. : 03 80 45 30 52

MARCHE 24 HEURES AUTOUR DU LAC KIR

MOTOS ANCIENNES VIVEZ LA LÉGENDE À PRENOIS

Le Dijon Université Club-Athlétisme organise pour la toute première fois la Ronde des Ducs, une épreuve de marche qui sera qualificative pour Paris-Colmar, référence nationale en la matière. Cinquante participants français et étrangers sont attendus pour 24 heures de marche. Les moins initiés, sur présentation d’un certificat médical, pourront s’inscrire par équipes et/ou participer à la course de 6 heures du dimanche. Samedi 12 mai au lac Kir (côté tennis), départ à 13 h Course de 6 heures : dimanche 13 mai à 7 h Rens. : www.larondedesducs.fr

Plusieurs centaines de motos de collection participeront fin mai aux Coupes Moto Légende, le plus grand rassemblement européen de la sorte. Une belle affluence est attendue pour cette 20e édition, alors que 23 000  visiteurs avaient été enregistrés en 2011. Courses, bourses d’échanges, rallye touristique à travers le département et animations diverses (concours de look, concert…) sont au programme. Samedi 26 et dimanche 27 mai de 8 h 30 à 19 h Circuit Dijon Prenois – Entrée pour les 2 jours : 22 euros Entrée dimanche seul : 19 euros, gratuit pour les moins de 14 ans. Rens. : www.coupes-moto-legende.fr


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KRAV-MAGA DIJON

L’ANTIVIOLENCE Méthode de « self-defense » née dans les pays de l’Est en 1930, le krav-maga fait un retour fracassant dans un club dijonnais.

es licenciés sont dix fois plus nombreux qu’il y a cinq ans. Le Krav-Maga Dijon est donc un club en plein essor. Cette évolution reflète la vie au quotidien, avec, par exemple, la crainte de se faire agresser dans la rue, commente l’entraîneur Roger Ramassamy. Aucun profil-type ne se dégage des 200 licenciés du Krav-Maga Dijon, mais les femmes seraient de plus en plus nombreuses à s’inscrire. Un exemple ? Des serveuses qui finissent tard le soir et qui ne sont pas rassurées en rentrant chez elles. Dans sa philosophie, le krav-maga va permettre à ses pratiquants de mieux connaître leurs corps afin de bien réagir face à une agression. Ce sont généralement des choses simples. Si vous n’avez pas conscience de ce que vous pouvez faire, vous ne pouvez pas les mettre en pratique, note Roger Ramassamy. Un ennemi vous surprend et vous agrippe le bras ? Pour s’en défaire, il ne faut pas tenter de s’éloigner mais plutôt se rapprocher. Essayez… Un tas de conseils et d’exercices pratiques vous attendent ainsi dans

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ARTS MARTIAUX HISTORIQUES EUROPÉENS 11es RENCONTRES INTERNATIONALES L’association De taille et d’estoc se voue aux techniques de combat utilisées au cours de l’histoire européenne. Comme chaque année depuis 2002, elle organise ses Rencontres internationales d’arts martiaux historiques européens. Conférences, ateliers pratiques et combats seront au programme. L’objectif de l’association est de développer, promouvoir et soutenir ce type d’art martial. Du jeudi 10 au dimanche 13 mai de 9 h à 18 h – Campus de Dijon Rens. : www.detailleetdestoc.com

l’une des deux salles du club, mises à disposition par la ville de Dijon. Avec les techniques du krav-maga, l’agression de l’ennemi, on la retourne contre lui, explique Roger Ramassamy, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un concept de self-defense, et non d’un art martial. Mais apprendre à se défendre, c’est également se sentir bien au quotidien en gérant beaucoup mieux son stress. Un des avantages du krav-maga est aussi la rapidité à laquelle il s’apprend. Deux heures de cours quotidiennes pendant un mois apporteraient des résultats plus que convaincants. L’art martial, il faut des années d’apprentissage pour être bon, et ce n’est pas forcément utile dans la rue. Le krav-maga est accessible à tout le monde, et les résultats sont rapides et efficaces, conclut l’entraîneur. Pour faciliter la découverte de ses activités, le Krav-Maga Dijon offre une heure de cours, sans engagement, à toute personne intéressée. Krav-Maga Dijon – Salles : gymnase Mirande et gymnase Mansart Rens. : www.krav-maga-dijon.fr

NATATION TOUTE LA VILLE NAGE AVEC L’ADN

BEACH-VOLLEY CHAMPIONNAT DE FRANCE ÉLITE GARÇONS

L’Alliance Dijon Natation (ADN) vous invite à enfiler votre maillot de bain. Une nouvelle édition de « Toute la ville nage  », journée portes ouvertes faisant la promotion du club et de la natation sous toutes ses formes, arrive à grands pas. De nombreuses démonstrations et initiations animeront la journée (plongeons, water-polo, danse, natation synchronisée…). Des diplômes de distance seront remis à tous les participants. Samedi 26 mai de 10 h à 20 h Piscine du Carrousel Rens. : www.dijonnatation.com

Le sable du lac Kir est chaud et prêt à être consommé, pour l’une des premières étapes du championnat de France de beach-volley élite garçons, le Boubou Beach Open. Le Beach Sport Dijon, premier club français, créé en 2001 présentera plusieurs paires de joueurs dans cette compétition. Le club a le vent en poupe puisqu’il a remporté les challenges de France seniors masculin et féminin en 2011. Du vendredi 25 au dimanche 27 mai de 9 h à 18 h – Lac Kir Rens. : www.beachvolley.asso.fr


| à votre service |

NUMÉROS UTILES Allô Mairie Resto’ Mairie État civil et formalités administratives Élections Ramassage encombrants Objets trouvés Police municipale Police sanitaire CCAS (centre communal d’action sociale) Opad (Office des personnes âgées de Dijon) LES MAIRIES ANNEXES Bourroches 32, boulevard Eugène-Fyot Fontaine d’Ouche 15, place de la Fontaine-d’Ouche Grésilles 6, avenue des Grésilles Mansart 2, boulevard Mansart Toison d’Or 10 bis, place Granville

0 800 21 3000 0 800 21 0519 03 80 74 51 51 03 80 74 59 03/04/05 0 800 12 12 11 03 80 74 52 22 03 80 74 51 53 03 80 48 80 60 03 80 44 81 00 03 80 70 02 03

03 80 74 52 02 03 80 74 52 00 03 80 74 52 03 03 80 74 52 04 03 80 48 83 83

TRANSPORTS Velodi Divia SNCF Association artisanale des taxis de Dijon

0 800 200 305 03 80 11 29 29 36 35 03 80 41 41 12

URGENCES Police secours Samu Pompiers Urgences depuis un mobile Urgences gaz Urgences EDF Urgences techniques Lyonnaise des eaux Centre antipoison Maison médicale de garde SOS Médecins SOS Médecins consultations SOS 21 (visites, urgences médicales) Pharmacie de garde Permanences dentaires dimanche et jours fériés Accueil sans-abri SOS Amitié

17 15 18 112 0 810 433 021 0 810 333 021 0 810 874 874 03 83 32 36 36 15 03 80 59 80 80 36 24 03 80 78 68 68 39 15 03 80 48 26 59 115 03 80 67 15 15

SOS Kiné SOS Mains SOS Vétérinaire Centre de soins infirmiers Drogue, alcool, tabac info service Sida info service Alcooliques anonymes 24h/24 Allô Enfance maltraitée Violences faites aux femmes Solidarité Femmes 21

03 80 53 70 00 03 80 44 48 46 0 811 88 99 88 03 80 41 66 66 0 800 23 13 13 0 800 840 000 03 80 30 27 00 119 3919 03 80 67 17 89

PASSEPORTS BIOMÉTRIQUES Les demandes de passeport biométrique sont prises en charge en mairie de Dijon et dans les mairies de quartier, à condition de vous présenter au moins 30 minutes avant la fermeture de la mairie, soit jusqu’à 11 h 45 et 16 h 45 en mairie centrale et jusqu’à 11 h 30 et 17 h 30 en mairie de quartier. Les dossiers peuvent aussi être déposés le samedi matin, sur rendez-vous uniquement, entre 9 h 30 et 12 h à la mairie centrale. À l’approche de la période des examens scolaires et des départs en vacances, vous êtes invités à vérifier dès maintenant la date limite de validité de votre carte nationale d’identité ou de votre passeport, afin de ne pas vous trouver en difficulté le moment venu. Il convient d’anticiper et d’engager suffisamment tôt votre demande de titre d’identité auprès de la mairie. Attention : la présence du mineur est obligatoire au dépôt du dossier et au retrait du titre d’identité. Les photographies ne sont plus réalisées en mairie et doivent donc être fournies par l’usager (normes à respecter) au moment du dépôt du dossier. Mairies de quartier : du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h – Bourroches-Valendons : 32, boulevard Eugène-Fyot Tél. : 03 80 74 52 02 – Fontaine-d’Ouche : centre commercial de la Fontaine-d’Ouche Tél. : 03 80 74 52 00 – Grésilles : 6, avenue des Grésilles – Tél. : 03 80 74 52 03 – Mansart : 2, boulevard Mansart – Tél. : 03 80 74 52 04 – Toison-d’Or : 10, place Granville – Tél. : 03 80 48 83 83 Mairie centrale : du lundi au vendredi de 8 h 45 à 12 h 15 et de 13 h 30 à 17 h 15. Le samedi matin de 9 h 30 à 12 h 30 Place de la Libération – Tél. : 03 80 74 51 51

CONCILIATEUR DE JUSTICE Vous avez un litige avec votre voisin, votre propriétaire, votre syndic, un commerçant, mais vous ne souhaitez pas engager un procès ? Vous pouvez saisir gratuitement votre conciliateur de justice. Nommé par le premier président de la cour d’appel, il justifie d’une expérience et atteste d’une compétence qui le qualifie pour l’exercice de sa fonction. Il a pour mission de faciliter et de constater le règlement à l’amiable des conflits qui lui sont soumis. Il n’est ni juge ni arbitre. Le conciliateur de justice reçoit les parties soit séparément, soit ensemble. Il les écoute, engage le dialogue et recherche un compromis dans le respect des intérêts de chacun. Un conciliateur est affecté à un ou plusieurs cantons et tient des permanences dans des locaux municipaux ou publics. Pour connaître les dates et lieux de permanence du conciliateur de justice de votre canton, adressez-vous : - au greffe du tribunal d’instance de Dijon (tél. : 03 80 70 45 25), - à la Maison de justice et du droit (tél. : 03 80 51 78 30), - aux services sociaux ou encore à la gendarmerie. Rens. : www.cdad-cotedor.justice.fr


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LOGEMENTS À LOYER MODÉRÉ ICF SUD-EST - MÉDITERRANÉE Immeuble Mazarin 10, avenue Foch – 21000 Dijon Tél. : 03 80 45 90 40 www.sud-est-mediterranee.fr OFFICE PUBLIC D’AMÉNAGEMENT ET DE CONSTRUCTION (OPAC) DE DIJON 2 bis, rue Maréchal-Leclerc BP 87027 – 21070 Dijon cedex Tél. : 03 80 71 84 00 Courriel : courrier@opacdijon.fr Web : www.opacdijon.fr ORVITIS (OFFICE PUBLIC DÉPARTEMENTAL) Siège : 17, boulevard Voltaire BP 90104 – 21001 Dijon Cedex Tél. : 0 810 021 000 (prix d’un appel local) Web : www.orvitis.fr Agence Espace habitat : place des Cordeliers – Tél. : 0 810 021 000 SCIC HABITAT BOURGOGNE Le Katamaran Parc Valmy – 41, avenue Françoise-Giroud BP 30428 – 21004 Dijon Cedex Tél. : 03 80 50 56 50 – Courriel : siege.dijon@bourgogne.scichabitat.fr Web : www.bourgogne.scichabitat.fr

GRAND DIJON 40, avenue du Drapeau – BP 17510 – 21075 Dijon cedex

DÉCHETTERIES Les déchetteries sont fermées les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier. QUETIGNY – Bd de la Croix-Saint-Martin – Tél. : 03 80 71 03 13 DIJON – Rue Alexander-Fleming – Tél. : 03 80 23 94 94 CHENÔVE – Rue de Longvic – Tél. : 03 80 58 87 32 MARSANNAY-LA-CÔTE – Chemin rural n° 15, dit « chemin des Vaches » LONGVIC – Rue Jules-Guesde. Seule déchetterie habilitée à recevoir l’amiante-ciment (tuyaux, plaques planes et ondulées…) – Tél. : 03 80 68 03 91 HORAIRES D’ÉTÉ

(du 2 mai au 31 octobre)

du lundi au vendredi le samedi le dimanche

9 h - 13 h et 14 h - 19 h 9 h - 19 h 9 h - 13 h

sauf Marsannay-la-Côte du lundi au vendredi 9 h - 13 h et 14 h - 18 h le samedi 9 h - 18 h le dimanche 9 h - 13 h

NUMÉROS UTILES Accueil Grand Dijon

03 80 50 35 35

Usine d'incinération

03 80 76 40 76

Centre de tri

03 80 76 49 90

Bac mal dimensionné

03 80 76 39 78

Composteur

03 80 76 56 26

Emmaüs

03 80 23 80 11

Encombrants sur rendez-vous

0 800 12 12 11

Déchets verts sur abonnement

0 800 12 12 11

Numéro vert : 0 800 12 12 11 www.grand-dijon.fr Courriel : collecteselective@grand-dijon.fr

SOCIÉTÉ NATIONALE IMMOBILIÈRE (SNI) 5, rue des Perrières Tél. : 03 80 76 84 44 www.sni.fr VILLÉO (ANCIENNEMENT LE FOYER DIJONNAIS ET NÉOLIA BOURGOGNE) 28, boulevard Clemenceau – BP 30312 21003 Dijon Cedex – Tél. : 03 80 68 28 00 Courriel : ste@villeo.fr Web : www.villeo.fr

L’ASTUCE DE MAI À bicyclette Avantages du vélo en ville : il est propre. Pas de pollution ! Le vélo, de surcroît, est silencieux et contribue à rendre la ville plus agréable à vivre. Il est aussi plus convivial : liberté de déplacement et de stationnement. On fait la pause et on papote plus facilement. Plus de plaisir, c’est plus de sourire. Gérer ses déchets en douceur Pour le verre, adoptez les bons réflexes : pensez à la tranquillité de vos voisins et déposez le verre dans la journée, entre 8 h et 20 h, dans les bornes d’apport volontaire.

J’aGIs

av E c

LE

c’est pour la vie !


| vous nous dites |

COLÈRE

Marre de lire sans cesse que les automobilistes ne respectent pas les cyclistes, qu’ils rouspètent dès qu’ils croisent un vélo, ne leur cèdent pas le passage et font limite exprès de ne pas les voir ! À quand quelques raisonnements plus justes et moins centrés sur soi ? Il y a et il y aura toujours des personnes, cyclistes et automobilistes, qui se croiront au-dessus des règles. Le cycliste n’est pas, par définition, irréprochable, tout comme l’automobiliste. Un grand nombre de Dijonnais essaient de s’accommoder de situations parfois compliquées, je pense notamment aux contre-sens cyclables. Ce n’est pas pour le plaisir d’écraser un cycliste que l’automobiliste stationné démarre son véhicule et commence à s’engager sur la chaussée et sur la voie cyclable pour partir. Non ! Tout simplement, il ne peut pas voir si un cycliste arrive, donc il s’avance légèrement (rue Diderot). Un peu de compréhension de toute part serait très appréciée ! Il n’est jamais très agréable de se faire insulter ou d’encaisser un coup de pied dans ses rétroviseurs (donné depuis le vélo) quand un cycliste pense que l’on a fait exprès de l’ignorer ! J.P. – Rue Diderot

“ “ “

Que l’on soit cycliste ou automobiliste, chacun est susceptible de commettre des incivilités. En cas de conflit, chaque catégorie d’usagers rejette régulièrement la faute sur l’autre, en oubliant souvent que la plupart sont, tour à tour, piéton, cycliste et automobiliste. Pourtant, beaucoup de situations difficiles pourraient être évitées si chacun faisait un peu plus d’effort pour partager l’espace de circulation. Certains tardent à adopter un comportement citoyen et responsable. Le partage de l’espace public est une œuvre de longue haleine et il reste, hélas, encore beaucoup de chemin à parcourir.

TRAM ET SÉCURITÉ

? VOS COUPS DE CŒUR, VOS RÉACTIONS... CETTE PAGE EST FAITE POUR VOUS. ÉCRIVEZ-NOUS : Dijon Mag BP 1510 21033 Dijon cedex frebsamen@ ville-dijon.fr

Ce n’est pas la première fois que j’entends dire que, dans toutes les agglomérations qui ont vécu l’arrivée d’un tramway, on a constaté, les premiers mois de fonctionnement, un grand nombre d’accidents dus au fait que les tramways sont silencieux. Qu’est-il prévu pour remédier à cela ? B.K.B. – Chenôve

Le tramway fonctionnant à l’électricité, il est de ce fait extrêmement silencieux, ce qui peut effectivement amener les automobilistes, cyclistes, piétons, non initiés, à parfois être surpris. Afin d’éviter tout incident, le tramway est équipé d’un système d’avertisseur sonore, appelé « gong », pour prévenir de son arrivée. Afin de l’entendre, il est vivement conseillé, aux abords de la plateforme, d’éviter de se déplacer avec des écouteurs ou un casque audio (radio, téléphone ou baladeur…). Par ailleurs, des aménagements spécifiques, tels que des passages aménagés (piétons, carrefours), des feux et une signalétique réglementaire sont en cours d’installation définitive sur le terrain pour permettre à tous de partager l’espace urbain intelligemment. En complément, le Grand Dijon vient de lancer une grande campagne de communication (guide pratique, signalétique sur site, campagne d’affichage, etc.) pour sensibiliser le plus grand nombre, permettre à tous d’adopter de bons réflexes et ainsi accueillir le tram en toute sérénité. Restez vigilant et laissez-vous guider. Rens. : www.letram-dijon.fr


| tribunes |

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POUR LE GROUPE SOCIALISTE, RADICAL DE GAUCHE, CITOYEN ET APPARENTÉS Depuis 2001, date de la première élection de François Rebsamen et de son équipe à la mairie de Dijon, la construction de logements à loyer modéré est une priorité. Ainsi, en moyenne, plus de 1 000 logements sont mis en service chaque année. Il faut dire que la demande de logement reste élevée, il y a aujourd'hui plus de 6 000 demandes en attente. Dans toutes leurs permanences, les élus reçoivent des personnes qui sont en attente d'un logement et qui viennent signaler leur dossier. Je voudrais donc expliquer clairement comment les attributions de logements sont décidées. Chaque organisme de logement à loyer modéré (HLM) a une commission d'attribution de logements (CAL) et un règlement d'attribution de ces logements. Les CAL sont composées d'élus, de représentants des locataires, de représentants de la Caisse d'allocations familiales et d'associations. Elles se réunissent régulièrement (par exemple, la CAL de l'Opac de Dijon se réunit au moins une fois par semaine). Le règlement d'attribution des logements est voté par chaque organisme HLM et indique quels sont les dossiers prioritaires de façon très précise (personne sans domicile, séparation, évolution de la famille, logement insalubre, personne handicapée, date du dépôt de dossier de la demande). Chaque attribution est faite en fonction de ces critères. 75 % de la population dijonnaise est éligible à un logement à loyer modéré du fait de revenus inférieurs aux revenus de référence qui permettent l'accès à un logement à loyer modéré). Pour pouvoir répondre à ces nombreuses demandes, il faut donc continuer à construire. Notre choix est de répartir

équitablement ces constructions dans les différents quartiers de Dijon en diversifiant le statut de ces logements : logement à loyer modéré, accession sociale à la propriété, accession libre à la propriété. Ces opérations de construction se réalisent dans le cadre de projets d'urbanisme équilibrés respectant les quartiers et les constructions existantes. Ces nouvelles opérations se font le plus souvent dans le cadre d'éco-quartiers combinant qualité de la construction, maîtrise des charges, protection de l'environnement, équipement et espaces publics, moyens de transport adaptés et espaces commerciaux. Cette tribune s'adresse surtout aux demandeurs de logement à loyer modéré qui comprendront mieux, j'en suis certaine, pourquoi il faut patienter souvent longtemps avant d'obtenir satisfaction, mais il s'adresse également à toutes les personnes qui signent des pétitions contre nos projets de construction dans leur quartier, afin qu'elles comprennent qu'il y a aujourd'hui des gens qui attendent des logements et que notre responsabilité d'élus est de les construire. Colette Popard, adjointe déléguée au logement Groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés 8, rue de la Chouette, 21000 Dijon Tél. : 03 80 36 41 77 Courriel : groupemajcm@orange.fr

POUR LE GROUPE DES ÉLUS COMMUNISTES ET RÉPUBLICAINS Chaque année, revient le tableau des ouvertures et fermetures de postes dans les écoles. Cette carte scolaire répond aux objectifs gouvernementaux de suppression d’un fonctionnaire sur deux et d’économies drastiques dans l’éducation ! Mais au-delà de ce simple mécanisme comptable pervers, il va nous falloir réfléchir et proposer à partir d’une question essentielle : l’école reflète-t-elle, reproduit-elle les inégalités de la société, ou est-ce les inégalités de la société qui interfèrent à l’école ? L’état de notre société, avec son lot de chômage, de précarité, de pauvreté, d’abandon de la laïcité…, ne peut que toucher les enfants des familles fragilisées. Pour les autres, en cas d’échec, des solutions individuelles existent ! Depuis plusieurs années on a chargé l’école de nouvelles et nombreuses missions. On lui a demandé de régler les problèmes de la société  : drogue, insécurité…, et cela sans moyens nouveaux. L’école ne peut pas tout dans tous les domaines, et son ambition doit demeurer de donner à chacun

une égalité d’offre scolaire et de permettre à tous les enfants de se construire, et ce dès l’âge de 2 ans. À Dijon, au lycée du Castel, la politique d’austérité actuelle touche de plein fouet élèves et enseignants, qui luttent contre des suppressions de poste qui menacent plusieurs formations (bac pro hôtellerie, BTS commerce, BTS comptabilité) dont l’attractivité n’est pas à remettre en cause. Nombreux sont les exemples qui prouvent que faire des économies d’heures d’enseignement, donc de professeurs, que supprimer des postes est très préjudiciable à notre jeunesse aujourd’hui et pour son avenir. Soyons vigilants ! Christine Truchot-Dessolle, André Gervais, Michel Julien Groupe des élus communistes et républicains 222, rue d’Auxonne, 21000 Dijon Tél. : 03 80 72 29 97


| tribunes |

POUR LE GROUPE INITIATIVES DIJON Nous, c’est Dijon ! Quand d’autres sont obnubilés par leur désir de maroquin ministériel, notre groupe continue inlassablement à œuvrer pour Dijon et les Dijonnais. Après une proposition innovante pour le site de l’Hôpital général, nous travaillons actuellement sur le plan de déplacements urbain (PDU), qui comporte des enjeux forts pour la qualité de vie et l’attractivité de notre ville. Vous pouvez d’ailleurs vous exprimer vous aussi sur le nouveau PDU dans le cadre de l’enquête publique ouverte en mairie jusqu’au 11 mai prochain. Dressons le bilan de la majorité municipale dans ce domaine : le réseau de bus (reconnu autrefois comme étant un des plus performants de France) a été modifié à quatre reprises, avec pour résultats : certains quartiers moins bien desservis, une vitesse commerciale réduite et une augmentation sensible des tarifs. Le piéton est l’éternel oublié depuis dix ans : l’absence d’une stratégie globale et surtout l’insuffisante prise en compte des personnes à mobilité réduite. La vision idéologique antivoiture n’arrange rien  : suppression de 500  places de stationnement, disparition des agents encaisseurs… Au final, le développement des bouchons et de la pollution qui les accompagne est en contradiction flagrante avec l’objectif affiché de ville « référence écologique ». Tout cela avec une majorité divisée sur des dossiers essentiels comme la Lino, entre des verts arc-boutés sur le tout-vélo, des socialistes dans l’effet d’annonce, des communistes pour le tout-rail… L’asphyxie de Dijon n’est pas une fatalité. Vous pouvez compter sur les élus d’Initiatives Dijon pour proposer d’autres solutions : – se battre pour la Lino à 2 x 2 voies, projet fondamental pour la fluidité de la circulation dans notre agglomération ;

– encourager le développement des transports en commun par l’attractivité et non par la contrainte ; –  développer l’offre de stationnement par la création de parkings publics aux portes d’entrée du centre-ville ; – œuvrer pour une véritable politique de développement du vélo avec des parcours cyclables sécurisés et cohérents ; – établir une « Charte piétons » pour permettre une pratique facilitée de la marche à pied en ville à travers des cheminements adaptés (mobiliers urbains non gênants, trottoirs accessibles…). Pour être efficaces, toutes ces mesures impliquent une vraie concertation entre les différents acteurs. Notre projet est porté par une vision : pour nous, la liberté des Dijonnais est fondamentale, la liberté de se déplacer, la liberté de choisir son mode de déplacement. Nous avons un projet, des propositions et une seule obsession : Dijon ! François-Xavier Dugourd, président du groupe Initiatives Dijon Franck Ayache, Laurent Bourguignat, Jean-Michel Brocherieux, Malika Gauthié, François Hélie, Marie-Claude Mille, Jean-Charles Ouazana, Catherine Vandriesse 43, rue Parmentier, 21000 Dijon Tél. : 03 80 72 46 65 Courriel : contact@initiativesdijon.com Web : www.initiativesdijon.com

POUR LE GROUPE DIJON MODEM Le premier devoir de l’État, c’est de mettre de l’ordre dans ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de bien gérer ! Le premier devoir de l’État, ce n’est pas d’accroître l’endettement, qui est sur le point d’échapper à tout contrôle (+ 600 milliards d’euros de déficit en cinq ans !). Le premier devoir de l’État, c’est de sortir la France du surendettement, car le surendettement de l’État, c’est la même chose et c’est aussi difficile à porter que le surendettement des ménages que, malheureusement, tant de Français connaissent. Il est urgent de faire cette remise en ordre de nos finances publiques sans pour autant casser le modèle social français et sans effrayer nos compatriotes, notamment les plus fragiles et les plus démunis. Toutes ces réformes, essentielles, devront être supportables par tous et ne devront pas porter atteinte ni à la santé économique du pays, ni à la justice sociale. Les élus dijonnais du Mouvement démocrate sont tous très concernés par la lutte contre la dette publique et se réjouissent des efforts effectués par la municipalité, efforts qui ont engendré une baisse continue de la dette depuis le budget 2009,

après une hausse constante de celle-ci depuis 1971 ! Cette baisse de la dette dijonnaise a été obtenue par une réelle maîtrise budgétaire, des efforts d’économie et de gestion de la part de tous les services municipaux, et cela sans «  matraquage » fiscal, car l’augmentation des taux d’imposition fixée par délibération du conseil municipal est toujours égale ou inférieure à l’inflation, conformément à notre programme électoral de 2008. Dans le même temps, nous maintenons une politique d’investissements importante et digne des ambitions légitimes que porte notre belle capitale régionale. François Deseille adjoint au maire délégué aux grands projets, président du groupe Dijon MoDem Groupe Dijon MoDem 7B, rue Devosge, 21000 Dijon Tél. : 03 80 23 38 14 Courriel : groupe-modem@orange.fr


Dijon Mag n°246 mai 2012  

Dijon Mag n°246 mai 2012

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