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LE MAGAZINE DE LA VILLE DE DIJON MARS 2012 N° 244

www.dijon.fr

UN LOGEMENT

POUR TOUS P.

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En cahier central

le Saucuplturel du mois l’agend

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| ça s’est passé |

CHAMPIONS ! C’ÉTAIT LE 29 JANVIER DERNIER, AU PALAIS OMNISPORTS DE PARIS-BERCY : LES DUCS DE DIJON DISPUTAIENT POUR LA TROISIÈME FOIS UNE FINALE DE LA COUPE DE FRANCE DE HOCKEY SUR GLACE. LE DIJON HOCKEY CLUB ÉTAIT POUR L’OCCASION CONFRONTÉ AUX DRAGONS DE ROUEN, SIX FOIS FINALISTES. ET CE SONT LES DUCS QUI SE SONT IMPOSÉS, 7-6 EN PROLONGATION, REMPORTANT LA DEUXIÈME COUPE DE FRANCE DE LEUR HISTOIRE APRÈS UN MATCH D’UNE SUPERBE INTENSITÉ.

© Thomas Hazebrouk

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1 Spectacle de rue de la compagnie Transe Express, le 28 janvier,

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à l’occasion de la Saint-Vincent tournante. Parade de poupées géantes, tambours de feu et spectacle aérien ont enchanté les quelque 20 000 personnes présentes place de la Libération. 2 Pour la première fois de son histoire, l’Association bourguignonne de la Saint-Vincent et la confrérie des Chevaliers du Tastevin ont choisi Dijon pour y célébrer saint Vincent, patron des vignerons. Les 28 et 29 janvier derniers, Dijon a offert une grande fête placée sous le signe des climats de Bourgogne. Dégustations, défilés, danses folkloriques, spectacle aérien et pyrotechnique et bal, la première Saint-Vincent à Dijon : un succès populaire. 3 Le musée de la Vie bourguignonne, début février, organisait pour les enfants de 4 à 6 ans un atelier autour des masques de carnaval. Après quelques explications sur les traditions liées à cette fête, les enfants ont pu fabriquer leur propre masque inspiré des grotesques. 4 Le club de l’USO Dijon organisait une compétition qualificative pour les championnats de France d’haltérophilie le 11 février dernier au gymnase Jean-Mazingue. Une trentaine de participants de Bourgogne et de l’Est de la France, toutes catégories confondues, se sont prêtés à l’exercice. 5 La première rame du tramway (longue de 33 m) a quitté les usines d’Alstom et est arrivée en ville le 26 janvier, posée sur un camion de 40 m de long. Elle était dévoilée par le sénateur-maire et président du Grand Dijon, à l’occasion des vœux du Grand Dijon, le vendredi 27 janvier au centre de maintenance tram-bus. 6 Jeudi 16 février à 15 h, deux ans après le coup d’envoi du chantier du tramway, la première rame du tram faisait des essais de roulage grandeur nature sur les rails de l’avenue Jean-Jaurès.


Sommaire P.

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| c’est d’actu | PERMANENCES DES CONSEILLERS DÉLÉGUÉS DE QUARTIER

P.

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| c’est d’actu | DIJON MAG : ENQUÊTE DE LECTORAT : LES RÉSULTATS

UN LOGEMENT

DOSSIER P.

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POUR TOUS P.

29 | citoyenneté | RÉUNIONS PUBLIQUES : POUR MIEUX COMPRENDRE LE BUDGET DE LA VILLE

P.

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| rencontre | MAUD NAVARRE : « LES REPRÉSENTATIONS SEXISTES PERSISTENT »

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34 | à votre service | NUMÉROS UTILES, URGENCES, GRAND DIJON, ETC.

Participez à Dijon Mag ! Pour raconter votre ville par le texte ou par l’image, la rédaction de Dijon Mag vous invite à contribuer au magazine. Proposez vos sujets, vos articles, vos photos… et devenez acteur de votre revue ! Vos propositions seront présentées au comité de rédaction de Dijon Mag.

À vos plumes ! Contact : dijonmag@ville-dijon.fr

au centre du magazine

le Sup dijon culture TOUTES VOS SORTIES DU MOIS DE MARS

DIJON MAG N° 244 MARS 2012. Directeur de publication : François Rebsamen – Codirecteur de publication : Alain Millot – Directeur de la rédaction : Thierry Coursin – Directeur adjoint: Fabian Forni – Ont collaboré : Nicolas Boisnard, Florence Donjon, Aurélien Genest, Catherine Jonon, Romain Lelièvre, Nadine Paulin, Éric Perruchot, Linda Simon – Photos : Philippe Bornier, Ludovic Charron, Mélanie Termelet, Hajar Zenasni – Secrétariat de rédaction : Antoine-Joseph Martin – Conception et réalisation : tempsRéel – Impression : BLG – Distribution : La Poste – N° d’impression : 70779 – Dépôt légal : 1er trimestre 2012


| dites-nous… françois rebsamen |

Le logement est une des priorités de l’action municipale 3 QUESTIONS À FRANÇOIS REBSAMEN SÉNATEUR-MAIRE DE DIJON

Le dossier de ce numéro porte sur le logement. À quel titre cette thématique est-elle une priorité pour la municipalité ? Le logement est une des priorités de l’action municipale, que la ville de Dijon met en œuvre depuis 2001, avec l’ensemble de ses partenaires, et qu’elle compte poursuivre et améliorer. En effet, le logement est un élément fondamental pour l’accès de tous au « bien vivre ensemble ». Placée, d’ailleurs, pour la deuxième fois au tableau d’honneur par la Fondation Abbé-Pierre pour le logement locatif à loyer modéré, Dijon s’est fixée un objectif de production de 10 000 logements sur dix ans, respectant la règle des trois tiers : un tiers de logements à loyer modéré, un tiers en accession sociale à la propriété et un tiers en accession libre. Grâce aux projets d’écoquartiers, la ville privilégie donc la diversité de l’habitat dans un cadre environnemental. L’action que nous menons en faveur de la construction de logements et de la mixité sociale accompagne également l’attractivité de notre territoire et représente un signe fort du dynamisme de la ville et de son agglomération. Preuve en est, l’augmentation de notre population, qui est passée de 149 867 habitants en 2001 à 152 110 en 2012. Cela, nous le faisons pour répondre aux besoins à la fois des habitants et des entreprises.

PROCHAIN CONSEIL MUNICIPAL LUNDI 12 MARS SALLE DE FLORE À 18 H 30 ET EN DIRECT SUR DIJON.FR

Le 12 mars prochain, le conseil municipal votera les taux d’imposition de la commune. Quels engagements souhaitez-vous pour 2012 ? Concernant la fiscalité, l’engagement pris par la municipalité en 2001 a été rigoureusement tenu et le sera à nouveau cette année : nous souhaitons maintenir une évolution des taux d’imposition inférieure à l’inflation. C’est le cas depuis 2001, et c’est ce que nous proposerons encore pour 2012. La ville met ainsi en œuvre des leviers pour gérer la fiscalité de manière maîtrisée et surtout équitable. Elle poursuit notamment ses efforts financiers (en moyenne 16 millions d’euros par an) pour conserver de larges mesures d’exonération. Il en est ainsi de la réduction de la taxe d’habitation pour chaque contribuable et de l’application d’abattements, les plus favorables autorisés par la loi, pour charges de famille. L’action municipale se heurte cependant à la politique du gouvernement actuel, qui favorise les contribuables les plus aisés et organise un vaste transfert de la pression fiscale des entreprises vers les ménages. Durant cette période de grand froid, quelles conclusions tirez-vous de la coupure de chauffage survenue le 9 février dernier sur le quartier de la Fontaine-d’Ouche ? Pour rappeler très brièvement les faits, une panne sur le réseau de chauffage urbain est effectivement survenue dans la nuit du 8 au 9 février 2012 dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche. Dès qu’elle en a été informée, la ville de Dijon, avec son prestataire Dalkia, a mis en œuvre tous les moyens à sa disposition pour rétablir la situation à la normale et a déclenché son plan communal de sauvegarde. Élus, services municipaux et partenaires ont été mobilisés pour proposer des solutions aux habitants pour se réchauffer, en attendant la remise en service complète du chauffage qui a été effective la nuit suivante. Je tenais à remercier et à saluer particulièrement tous les habitants du quartier, qui ont fait preuve de solidarité et d’une grande compréhension lors de cette journée, ainsi que l’ensemble des intervenants pour leur réactivité et leur efficacité.


| c’est d’actu |

PERMANENCES DES CONSEILLERS DÉLÉGUÉS DE QUARTIER

LA PROXIMITÉ AVANT TOUT Problème de logement, recherche d’un emploi, demande de renseignements, autant de raisons qui conduisent un citoyen à vouloir rencontrer ses élus. Dans chaque quartier, un conseiller municipal tient régulièrement une permanence à cet effet. a municipalité a mis en place et développé différents dispositifs afin de rapprocher les Dijonnais de leurs élus. Chacun d’entre eux a sa fonction. Les commissions de quartier sont ainsi composées de membres résidant dans une zone géographique déterminée qui prennent part à l’animation de leur lieu de vie. De leur côté, les permanences des élus délégués de quartier sont tenues par les adjoints au maire ou les conseillers municipaux, qui habitent dans le quartier et que les habitants peuvent rencontrer individuellement pour des questions personnelles, avec ou sans rendez-vous.

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Les sujets abordés sont très concrets, ancrés dans le quotidien. Le plus souvent, il est question d’emploi, de logement, de place en crèche. Par définition, le nombre de visites et les thèmes varient singulièrement d’une permanence à l’autre, en fonction des préoccupations locales. À l’issue de la rencontre, tous les élus doivent remplir une fiche de permanence, qui assure le traitement et le suivi des demandes, qui sont toutes prises en compte et orientées vers les services compétents. À chaque fois, une réponse est donnée, soit directement par la mairie, soit par l’organisme concerné.

LE POULS DE LA VILLE. Ce système permet au maire et à son équipe de mieux sentir le pouls de la ville et, ainsi, d’orienter les choix et réalisations municipaux en fonction de la priorité des citoyens. Ce que confirme l’adjointe au maire Colette Popard : Les habitants viennent voir l’élu de proximité, celui qu’ils connaissent. Nous représentons la personne à qui on peut tout demander. Ce lien est très bénéfique, pour les deux parties. Rens. : Allômairie : 0800 21 3000 www.dijon.fr

HORAIRES DES PERMANENCES VARENNES/JUNOT/COTEAUX-DU-SUZON

BOURROCHES/VALENDONS

FONTAINE-D’OUCHE/LARREY

Alain Millot Crèche Delaunay – 9, rue Robert-Delaunay 1er et 3e mercredis du mois de 18 h à 19 h

Jean-Patrick Masson Mairie annexe des Bourroches 32, boulevard Eugène-Fyot Dernier mardi du mois de 17 h à 19 h

Laurent Grandguillaume Mairie annexe de la Fontaine-d’Ouche Centre commercial – Boulevard Gaston-Bachelard 1er et 3e mercredis du mois de 14 h à 17 h 30

Colette Popard LCR Petit-Cîteaux – Place Jacques-Prévert 1er mercredi du mois de 17 h 30 à 18 h 30 Groupe scolaire Greuze – 10, avenue Jean-Baptiste-Greuze 2e mercredi du mois de 17 h 30 à 18 h 30

BOURROCHES/VALENDONS/MONTAGNE-SAINTE-ANNE

CONDORCET/RUE MONGE/GUISE/PETIT-CÎTEAUX

Anne Dillenseger Mairie annexe des Bourroches 32, boulevard Eugène-Fyot 2e mardi du mois de 17 h à 18 h 30

MONTCHAPET/VICTOR-HUGO

RUE DE LONGVIC/VOLTAIRE

Nelly Metge LCR Petit-Cîteaux – Place Jacques-Prévert 3e mercredi du mois de 17 h 30 à 18 h 30 Hôtel d’Esterno – 1, rue Monge Dernier vendredi du mois de 10 h 30 à 11 h 30

Françoise Tenenbaum École Victor-Hugo élémentaire Bureau de la psychologue – 6, rue Raoul de Juigné 1er jeudi du mois de 17 h 15 à 19 h MJC Montchapet – 1 ter, rue de Beaune 2e jeudi du mois de 17 h 15 à 19 h Centre de loisirs des Marmuzots 74 ter, rue des Marmuzots 3e jeudi du mois de 17 h 15 à 19 h

Christine Durnerin Groupe scolaire Voltaire Salle de musique – 27, boulevard Voltaire Dernier vendredi du mois de 17 h 30 à 19 h

PIRON/BOSSUET

FONTAINE-D’OUCHE/FAUBOURG RAINES

PETITES-ROCHES

André Gervais Mairie annexe de la Fontaine-d’Ouche Centre commercial – Boulevard Gaston-Bachelard 1er et 3e vendredis du mois de 16 h à 18 h Salle Thibaudot – Impasse Thibaudot 2e jeudi du mois de 16 h 30 à 18 h, un mois sur deux, en alternance avec Joëlle Lemouzy

Yves Berteloot Permanence – 26, boulevard de l’Université 1er lundi du mois de 13 h 30 à 15 h

CHEVREUL/PARC

PRÉFECTURE/RÉPUBLIQUE François Deseille Accueil de l’Opad situé aux Tilleuls Cour du Caron (près du parking Trémouille) 1er samedi du mois de 9 h 30 à 11 h 30

Élizabeth Revel Hôtel d’Esterno – 1, rue Monge 1er mercredi du mois de 17 h 30 à 19 h

MANSART/POUSSOTS Lê-Chinh Avena Mairie annexe Mansart – 2, boulevard Mansart 2e et 4e lundis du mois de 11 h à 12 h


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PÉJOCES/AUXONNE

JOFFRE/POUILLY/STALINGRAD/TOISON-D’OR

PONT-DES-TANNERIES/DAUBENTON/CHARLES-DUMONT

Joël Mekhantar Mairie annexe Mansart – 2, boulevard Mansart 2e et 4e vendredis du mois de 10 h à 11 h

Myriam Bernard Mairie annexe Toison-d’Or – 10 bis, place Granville 1er jeudi du mois de 17 h à 18 h 3e samedi du mois de 10 h à 12 h Plus Joffre à la demande

Christine Truchot-Dessolle Maison des associations – 2, rue des Corroyeurs 1er et 3e jeudis du mois de 17 h à 18 h

PORT-DU-CANAL/QUAI GAUTHEY/JEAN-JAURÈS Élisabeth Biot 14, avenue Jean-Jaurès 1er et 3e mercredis du mois de 18 h à 19 h

DRAPEAU/CLEMENCEAU/MALADIÈRE Christine Martin Archives municipales – 17, rue de Colmar Mois pairs : 1er mercredi du mois de 18 h à 20 h Gymnase François-Chambelland 8, rue Olympe-de-Gouges Mois impairs : 1er mercredi du mois de 18 h à 20 h

VALENDONS Christophe Berthier Groupe scolaire élémentaire Valendons 3, rue Eugène-Bataillon 1er samedi du mois de 9 h 30 à 11 h 30

TIVOLI/TRANSVAAL/BERBISEY Mohamed Bekhtaoui Enclos Sainte-Anne – 28 bis, rue de Tivoli 1er et 3e lundis du mois de 14 h 30 à 16 h

MANSART/FACULTÉS/MIRANDE/VOLTAIRE Bruno Louis Bureau au 26, boulevard de l’Université 1er et 3e jeudis du mois de 17 h à 19 h

GRÉSILLES Hamid El Hassouni Mairie annexe des Grésilles 6, avenue des Grésilles 1er et 3e samedis du mois de 10 h à 12 h

RENAN/MONTMUZARD

CENTRE-VILLE

FONTAINE-D’OUCHE

Nathalie Koenders 23, rue du Petit-Potet 3e mercredi du mois de 17 h à 19 h

Badiaâ Maslouhi Mairie annexe de la Fontaine-d’Ouche Centre commercial – Boulevard Gaston-Bachelard 2e et 4e mercredis du mois de 16 h à 18 h

Jean-Yves Pian 7-9, rue du Plein-de-Pouilly 1er samedi du mois de 10 h à 12 h Groupe scolaire Montmuzard maternelle Bibliothèque – 2, rue Edgar-Quinet 3e samedi du mois de 10 h à 12 h

OUEST/MARMUZOTS/BACQUIN

MONTMUZARD

Jacqueline Garret-Richard Salle des Marmuzots – 74 ter, rue des Marmuzots 2e et 4e mercredis du mois de 16 h 15 à 17 h 45

Stéphanie Modde Groupe scolaire Montmuzard maternelle Bibliothèque – 2, rue Edgar-Quinet 2e vendredi du mois de 17 h à 19 h

MONTCHAPET/JOUVENCE/VICTOR-HUGO Alain Marchand Salle Darius-Milhaud – Allée Darius-Milhaud 1er et 3e mercredis du mois de 16 h à 18 h

MONTAGNE-DE-LARREY Michel Julien EPA du Clos-Chauveau 9, chemin Fort-de-la-Motte-Giron 1er et 3e mardis du mois de 18 h à 19 h

GRANGIER Chantal Trouwborst Groupe scolaire Trémouille 18, boulevard de la Trémouille 1er et 3e mercredis du mois de 12 h 30 à 13 h 30

DRAPEAU/CLEMENCEAU/MALADIÈRE Philippe Delvalée Archives municipales – 17, rue de Colmar Mois impairs : 3e mercredi du mois de 18 h à 20 h Gymnase François-Chambelland 8, rue Olympe-de-Gouges Mois pairs : 3e mercredi du mois de 18 h à 20 h

GRÉSILLES Mohammed Izimer Mairie annexe des Grésilles – 6, avenue des Grésilles 2e samedi du mois de 10 h à 12 h 4e vendredi du mois de 17 h à 18 h 30

BOULEVARD DE LA DÉFENSE Catherine Hervieu Groupe scolaire Montmuzard maternelle Bibliothèque – 2, rue Edgar-Quinet 2e mercredi du mois de 17 h 30 à 19 h

DARCY/CONDORCET/MARIOTTE/GARE Madeleine Blettery Groupe scolaire Darcy – Bureau du Rased 1, rue Bossack 3e jeudi du mois de 17 h à 19 h

UNIVERSITÉ

FONTAINE-D’OUCHE/FAUBOURG-RAINES

CENTRE-VILLE SUD

Joëlle Lemouzy Mairie annexe de la Fontaine-d’Ouche Centre commercial – Boulevard Gaston-Bachelard 2e et 4e vendredis du mois de 16 h à 18 h Salle Thibaudot – Impasse Thibaudot 2e jeudi du mois de 16 h 30 à 18 h, un mois sur deux, en alternance avec André Gervais

Cécile Chevalier Local associatif – 4, rue Chancelier-de-l’Hospital 1er et 3e vendredis du mois de 17 h à 18 h

Permanence de Colette Popard au groupe scolaire Greuze.

Benoit Bordat Bureau au 26, boulevard de l’Université 2e et 4e mercredis du mois de 18 h 30 à 19 h 30


| c’est d’actu |

CINÉMA ELDORADO

RÉTROSPECTIVE MAURICE PIALAT idèle au principe qui a fait sa réputation – la diffusion de films savamment sélectionnés, doublée d’événements type débats ou rencontres –, L’Eldorado va projeter l’intégrale des réalisations de Maurice Pialat, ce qui englobe ses douze longs métrages, mais également ses courts métrages du début de carrière. Le tout agrémenté d’interventions de professionnels du cinéma : comédiens, critiques, techniciens, dont Pascal Mérigeau et Stéphan Castang, deux grands spécialistes du réalisateur. Les gens connaissent plus la personnalité de Pialat que ses productions, précise Mathias Chouquer, directeur de l’Eldorado, conscient du caractère sulfureux du personnage. Nous voulons revenir à son œuvre. L’important reste les films. Car l’artiste n’a pas encore trouvé d’héritier. Du mercredi 14 mars au mardi 1er mai – Cinéma Eldorado Rens. : 03 80 66 51 89 – www.cinema-eldorado.fr

© Xavier Lambours

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VILLAGE GOÛT-NUTRITION SANTÉ

« LA NUTRITION À TRAVERS LES ÂGES » Plaisir et information seront au menu de cette manifestation conviviale et interactive. e thème de 2012, « La nutrition à travers les âges », fait la fierté de Céline Pacault, responsable du service Dijon Ville-santé : Le double sens du mot âge englobe les personnes visées, qui vont des jeunes aux seniors, ainsi qu’un voyage dans le temps qui, c’est une nouveauté, sera symbolisé par un itinéraire gourmand au sein du musée des Beaux-Arts. Créée en 2002, année où Dijon a adhéré au réseau Ville-santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la manifestation traduit la volonté de la municipalité de considérer la nutrition comme une priorité de santé publique. Elle se tiendra le jeudi 22 et le vendredi 23 mars dans la Cour d’honneur du palais des Ducs de Bourgogne. La première journée est exclusivement réservée aux scolaires, la deuxième est ouverte à tous, de 7 h 30 à 17 h 30. C’est un parcours qui est proposé, explique Céline Pacault, qui va d’atelier en atelier, avec un accueil, un bilan individuel nutritionnel, des activités physiques et manuelles, et pour finir une possibilité de restauration, petit déjeuner, goûter ou dégustation. Ceci afin d’avoir une cohérence, une logique dans le cheminement, pour que le public ait une vision globale de la nutrition, donc remette de l’ordre dans ses idées, tant le flot actuel d’informations sur ce sujet est dense. Le message principal est clair. Il tourne autour du plaisir et de l’équilibre. Manger doit rester une joie, et la culpabilisation n’aura pas sa place dans cet espace convivial, interactif et vivant. Les échanges entre les intervenants et les visiteurs seront permanents. Un des points forts de cette aventure est le grand nombre de partenaires qui animeront les deux jours, en particulier les étudiants  : UFR Staps (sport), Agrosup (école d’agronomie), CFA La Noue (présent au niveau

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Village Goût nutrition santé, 2011.

de l’atelier boulangerie). Cet événement, qui rayonne sur l’agglomération dijonnaise au sens large, n’oublie pas la mise en avant des circuits courts, avec la promotion des produits locaux et de saison. Jeudi 22 (scolaires) et vendredi 23 mars (tout public) Cour d’honneur de l’hôtel de ville Rens. : Service Dijon Ville-santé Tél. : 03 80 44 81 50 – Courriel : dijonvillesante@ville-dijon.fr


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DIJON MAG

ENQUÊTE DE LECTORAT : LES RÉSULTATS L’enquête réalisée en septembre et octobre derniers a permis à la ville non seulement d’apprécier les attentes mais aussi de mesurer la satisfaction des Dijonnais concernant leur revue municipale. Les principaux résultats. i une enquête publiée en 2011 (menée par l’institut CSA, l’agence Epiceum et Cap’Com) confirmait que les publications territoriales restaient le premier support de communication des Français pour s’informer de ce qui se passe sur leur territoire, la ville de Dijon a voulu savoir ce que les Dijonnais pensaient de leur magazine. Après deux mois d’enquête, 730 personnes ont donc donné leur avis sur Dijon Mag. La tranche d’âge la plus représentée est la tranche des 30-49 ans, qui rassemble 47,4 % des répondants. Arrivent ensuite celle des 60-74  ans, qui représentent 21,7  % des répondants. À sa réception – très régulière pour 80 % des personnes ayant répondu –, le magazine est lu soit immédiatement, pour 50,1  %, soit pendant le temps libre, à 47,5 %. Les informations sur la ville sont les plus recherchées dans le magazine  : 43,6  % des répondants lisent Dijon Mag pour ces rubriques. Si le magazine est facile et agréable à lire pour 89 % des sondés, l’intérêt se porte en priorité

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sur les rubriques « C’est d’actu » et la vie des quartiers avec « Ça nous concerne » (respectivement 74,6  % et 69  %). Les projets, le dossier, la rubrique services et la culture suscitent aussi l’intérêt des lecteurs dans un deuxième temps. Au-delà de son contenu, le format actuel du magazine donne satisfaction à 78  % des répondants. La couverture donne envie de lire l’intérieur pour 78,2 % d’entre eux et la taille des caractères est suffisante à 94 %. DES PROPOSITIONS POUR L’AVENIR. Enfin, dans l’espace ouvert aux propositions, 29,8 % des répondants ont ajouté un commentaire, concernant notamment des thématiques à développer ou de nouvelles rubriques à mettre en place : –  les travaux (projets urbains)  : développer les informations sur l’avancement des travaux du tramway mais aussi sur les projets en cours ou en discussion ; – la vie de quartier : créer une rubrique par quartier ;

– la demande d’informations pratiques : présenter les offres d’emploi à Dijon, des annonces pour du bénévolat ou de l’entraide, mais aussi une rubrique pratique comme les nouveaux magasins et restaurants, les commerces et services ouverts le dimanche, etc. ; – l’histoire (patrimoine) de la ville : concevoir une rubrique permettant de mieux connaître Dijon à travers des personnages, des événements, des monuments, des anecdotes qui ont fait la ville. L’ensemble des réponses et propositions a, bien entendu, été pris en compte, dans la mesure des possibilités de la rédaction du magazine. Des évolutions seront progressivement mises en place afin de répondre au mieux aux attentes des Dijonnais. Si vous souhaitez participer à la rédaction du magazine, comme 34,7 % des répondants, n’hésitez pas à proposer vos sujets ou vos articles à la rédaction : dijonmag@ville-dijon.fr. Retrouvez l’intégralité des résultats de l’enquête sur www.dijon.fr

PARCOURS DU CŒUR

LUTTE CONTRE LE RACISME

DES BATTEMENTS POUR LA VIE

LE FOOT JOUE SOLIDAIRE

ratiquer une activité physique pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires, un message important que le club Cœur et santé de Dijon véhiculera cette année encore à l’occasion du « Parcours du cœur » au lac Kir. Cette action de prévention sera organisée autour d’un village de stands et d’animations culturelles et sportives, dont le traditionnel parcours de santé autour du lac. Des initiations aux gestes qui sauvent seront également dispensées par un médecin du Samu 21. Dimanche 1er avril de 9 h à 17 h – Lac Kir

omme chaque année, le 21 mars prochain aura lieu la Journée internationale de lutte contre le racisme. Une journée d’information, de prévention, mais aussi de solidarité. Parce que le sport rassemble, l’Antenne municipale et associative de lutte contre les discriminations (Amacod), avec la participation de l’association parisienne As de cœur –  qui comprend de nombreuses personnalités du sport, du spectacle, des médias – et le club de football du DFCO, organisera des matchs entre les joueurs professionnels et des jeunes issus de clubs de l’agglomération dijonnaise. Mercredi 21 mars à partir de 15 h – Stade des Poussots

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| c’est d’actu |

2e BIENNALE D’ART SINGULIER

ART POPULAIRE CONTEMPORAIN réée en 2000, l’association Itinéraires singuliers s’attache à une mission bien spécifique : le développement et la promotion des arts singuliers, et plus généralement la démocratisation de la culture et de la création artistique comme outils privilégiés de lutte contre l’exclusion. Au cœur de leur démarche, des artistes « en marge » : du circuit artistique traditionnel, mais aussi, parfois de la société elle-même, du fait par exemple de troubles psychiatriques. Souvent autodidactes, ces artistes doublement « singuliers » trouvent là une parole – tout au moins une expression – qui, dans le même temps, dit beaucoup de nous-mêmes. Pour cette 2e biennale, intitulée « Art populaire contemporain », des visites guidées, des créations collectives et des chantiers artistiques, pour l’essentiel présentés à la Grande Orangerie du Jardin des sciences (voir notre cahier « Le Sup », page 13), mais aussi une journée d’étude à La Nef (« Brut, populaire, contemporain : faites vos jeux ! », sous-titrée « Penser l’art hors catégories »), ainsi que des spectacles et rencontres à L’Embarcadère, au musée des Beaux-Arts et au Théâtre des Feuillants. Construite autour de la collection de Luis Marcel, collectionneur et directeur de L’Art en marche, cette biennale aussi riche que variée permet de faire vaciller nos certitudes pour, et c’est l’essentiel, interroger notre rapport au monde et à l’autre. Du jeudi 15 mars au dimanche 8 avril Rens. : 03 80 41 37 84 www.itinerairessinguliers.com

© L’Art en marche / Photo Pascal François

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Œuvre d’Alois Wey (1894-1985), une des grandes figures de l’art singulier.

ÉLECTIONS

FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX i l’inscription sur les listes électorales est obligatoire, en vertu de l’article L9 du code électoral, et automatique pour les jeunes de 18 ans, le vote proprement dit est une obligation morale, un devoir civique que chaque citoyen se doit de respecter. En cas d’impossibilité de se déplacer au bureau de vote, le citoyen peut établir une procuration qui lui permet de se faire représenter, le jour d’une

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élection, par un électeur de son choix (sous certaines conditions). La démarche s’effectue au commissariat, à la gendarmerie, au tribunal d’instance ou auprès des autorités consulaires. Calendrier 2012 : élection présidentielle les dimanches 22 avril et 6 mai, élections législatives les dimanches 10 et 17 juin

en bref > 100 % FÉMININ re

1 édition du festival international 100 % féminin, qui valorise le travail artistique des femmes. Au programme : ateliers de danse au gymnase Boivin, expositions de peinture et de créations artistiques au cellier de Clairvaux, conférence-débat à la salle Camille-Claudel et, en point d’orgue le jeudi 8 mars, tremplin de musiques urbaines et concert au Zénith de Kenza Farah. Du lundi 5 au samedi 10 mars. Rens. et programme complet : www.danstafacepromotion.com. Tél. : 03 80 57 19 52.

> JOURNÉE NATIONALE DE L’AUDITION Notre système auditif est précieux, car il nous permet de communiquer et de garder notre équilibre. L’accumulation d’activités bruyantes (écoute de musique sur baladeur, discothèques…) peut entraîner des dégâts irrémédiables pour l’audition. Bourdonnement, sifflement, sensation cotonneuse : ces symptômes ne sont pas anodins. Pour que la musique reste un plaisir, dosez le son ! Le jeudi 8 mars. Rens. : Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne, tél. : 03 80 41 99 37.

> LES ARTISANALES DE DIJON Le Lions Club Dijon Argo organise la 7e édition du salon « Les Artisanales de Dijon ». Les bénéfices seront dédiés à l’ensemble des actions sociales de l’association, et plus particulièrement à l’association Huntington Espoir Grand Est pour l’achat de fauteuils roulants électriques destinés aux malades qu’elle soutient. Samedi 17 et dimanche 18 mars de 10 h à 19 h au cellier de Clairvaux. Entrée : 3 euros (gratuit pour les moins de 14 ans). Rens. : www.artisanalesdijon.fr.


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CONCOURS DU BŒUF DE PÂQUES

PROCHE ET FAMILIAL

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oilà plus de cent ans que ce concours de bestiaux, spécialisé dans les races à viande et les animaux de boucherie, permet à la filière bovine locale de montrer qu’elle est vivante et proche des consommateurs. Depuis la fermeture des abattoirs, cette manifestation annuelle se tient au Parc des expositions. L’année dernière, elle avait réuni 180 bêtes provenant de 40 éleveurs de la région élargie. Avant l’ouverture au public, à 10 h, le marché est réservé aux professionnels. Différentes distinctions sont décernées, dont le prix Vallée, et les bouchers peuvent choisir

leur viande sur pied. Ce système permet de s’insérer dans la philosophie du circuit court. Ensuite, les portes sont largement ouvertes à un public familial. Les éleveurs se feront un plaisir d’aller à la rencontre des visiteurs, dans une ambiance qui se veut festive, toujours dans l’idée de maintenir un lien entre le monde rural et la cité. Il sera possible de se restaurer sur place avec des assiettes contenant, à l’évidence, de la viande, des charcuteries et du fromage. Dimanche 25 mars, de 10 h à 17 h Parc des expositions Rens. : 03 80 74 59 26

ENTREZ DANS L’ENTREPRISE !

JEUNES DIPLÔMÉS

PORTES OUVERTES EN BOURGOGNE

PROFESSIONNALISATION ET APPRENTISSAGE

C

’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij) organise « Alt Sup », la semaine nationale de l’alternance dans le supérieur. À destination des jeunes de niveau bac + 1 à bac + 5 en recherche d’un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, cette semaine s’articule autour d’ateliers de préparation aux rencontres avec les professionnels et de rencontres thématiques, comme « Mieux connaître le panorama de l’alternance en Bourgogne » ou « Quelle différence entre apprentissage et professionnalisation ? ». Un forum recrutement alternance, organisé en partenariat avec Pôle emploi et la Maison de l’emploi et de la formation professionnelle, se déroulera également le jeudi 29 mars de 14 h à 18 h, salle Camille-Claudel. Du lundi 26 au vendredi 30 mars Préinscription conseillée au 09 61 07 82 05 – Courriel : dijon@afij.org Rens. : www.afij.org/altsup2012

oordonnée par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la région Bourgogne et pilotée par les CCI de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire, l’opération annuelle « Entrez dans l’entreprise ! », au fil des cinq dernières éditions, a déjà attiré plus de 80 000 visiteurs au sein de 500 entreprises bourguignonnes. Une initiative originale qui permet à tous de découvrir des métiers et savoir-faire en poussant les portes des entreprises bourguignonnes. Et pour les entrepreneurs, une belle façon de valoriser l’image de leur entreprise dans son environnement économique et de mobiliser ses salariés autour d’un projet fédérateur. Vendredi 23 et samedi 24 mars Rens. : www.entrezdanslentreprise.fr

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> SALON IMMO D’OR

> PORTES OUVERTES

Véritable carrefour de l’offre et de la demande immobilières, Immo d’or est le rendez-vous des acquéreurs, vendeurs ou locataires à la recherche d’un projet immobilier, de propositions de financement ou de conseils en investissement. Des conférences et ateliers seront proposés pour former et informer les visiteurs sur des thèmes d’actualité. Vendredi 30 mars (14 h-20 h), samedi 31 mars (10 h-19 h) et dimanche 1er avril (10 h-18 h), au Parc des expositions. Rens. : www.jbc-organisation.com.

Le lycée Hippolyte-Fontaine organise une journée portes ouvertes destinée aux futurs élèves ou étudiants, pour découvrir les locaux, rencontrer les équipes pédagogiques et s’informer sur les formations dispensées par l’établissement et leurs débouchés. Des démonstrations sportives seront présentées par les élèves de la filière sport, et les croissants seront offerts le matin. Samedi 4 mars de 9 h à 16 h, lycée Hippolyte-Fontaine, 20, boulevard Voltaire. Rens. : www.lyceehfontaine.fr.

> PLEURANTS : UN DEMI-MILLION DE FANS AMÉRICAINS ! Après deux ans de tournée, les 39 Pleurants des tombeaux des Ducs se présentent au public américain pour une ultime étape au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond jusqu’au 15 avril prochain. Les ambassadeurs de Dijon et de la Bourgogne ont déjà rassemblé 500 000 visiteurs. D’ici peu, les statuettes regagneront le sol européen pour entamer une nouvelle tournée, avec un passage par le musée de l’hôpital Saint-Jean de Bruges en mai.


| c’est d’actu |

MARCHÉ DE LA CRÉATION

QUAND L’ART PREND L’AIR acques Nodin, ancien préfet, est un collectionneur passionné et acharné. De son côté, Jean-Marc Tournois, sculpteur, présente un riche passé de créateur polymorphe. En août 2011, lors d’une discussion, le premier évoque sa visite d’un marché de la création à Lyon, déjà copié par Paris. L’idée de créer une association est née, qui aurait pour vocation de remettre l’art contemporain dans la ville de Dijon, de le sortir des bâtiments, de l’exposer à la lumière. Chacun utilise ses compétences, administrative pour l’un et artistique pour l’autre, afin de bâtir une organisation reconnue et reconnaissable, dont les critères de choix des artistes seront stricts  : qualité et professionnalisme. La richesse de notre projet sera la diversité des exposants et des œuvres. Nous voulons dire que l’art contemporain est multiple, que les structures officielles ne sont pas les seules à le représenter.

Le jardin Darcy, un lieu privilégié pour un marché de la création dijonnaise.

RÉACTION ÉMOTIONNELLE. La mairie a mis à leur disposition le parc Darcy, qui en accueillera la première édition le 1er avril, de 9 h à 13 h. Quarante sculpteurs, peintres et photographes sont attendus, qui démontreront que l’art est une relation profonde entre l’artiste, une œuvre et un individu ; il a une fonction : élever l’âme. Un des objectifs est d’instaurer un échange, une interaction avec les visiteurs et, pourquoi pas, d’aboutir à une vente. Le mot censure est banni de la manifestation, qui aura pour mission d’interpeller, de provoquer une réaction émotionnelle, sans pour autant choquer outrageusement.

Les deux hommes enfoncent le clou : L’art est vivant, ancré dans la réalité quotidienne, protéiforme, et doit être partagé par tous. D’où leur nouveau projet  : aller à la rencontre des citoyens là où ils se trouvent en grande quantité, sur le parvis de la gare, où il est imaginé de présenter des créations réalisées en partenariat avec un public en difficulté. Et ainsi introduire une dimension d’utilité sociale. Dimanche 1er avril, de 9 h à 13 h – Jardin Darcy Rens. : Association du marché de la création – Tél. : 06 07 80 83 56 Courriel : artcontact@tournois-sculpteur.com.

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LE PRINTEMPS ARRIVE

PRIX D’ÉDITION POÉTIQUE DE LA VILLE

PROFITEZ DE LA BOURSE AUX VÉLOS

« SOUS LA LUNE ET AUTRES SAISONS »

our continuer à inciter le plus grande nombre à utiliser une bicyclette pour se déplacer en ville, l’association La Bécane à Jules organise une bourse aux vélos. Idéale, avec l’arrivée du printemps, pour dénicher un vélo d’occasion pour une somme raisonnable, la bourse se déroulera le samedi 31 mars de 10 h à 17 h au local de l’association, 17, rue de l’Île. Les dépôts se feront le vendredi 30  mars de 15  h à 19  h et le samedi 31 mars de 8 h à 10 h. Samedi 31 mars Rens. : 03 80 49 18 06 www.labecaneajules.fr

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ous les ans, dans le cadre du Printemps des poètes, la ville de Dijon apporte son soutien à un auteur en publiant son recueil, en partenariat avec l’association Les Poètes de l’amitié. En 2012, le poète sélectionné est Jean-François Forestier, du Mans, pour Sous la lune et autres saisons, qui a séduit le jury par sa précision et sa justesse de ton dans des formes très courtes proches du haïku. Le lauréat et son recueil seront présentés par Jean-Michel Lévenard, secrétaire du prix, et Perrin Grimard, préfacier du recueil, créateur des éditions Vermifuge, chercheur en sciences de l’art à l’université de Paris I. La rencontre sera suivie de lectures et dédicaces. À 17 h, une autre rencontre avec le public à la librairie Chapitre Lib de l’U. Remise du prix : samedi 17 mars à 14 h 30 à la médiathèque Champollion

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| référence écologique |

Kit offert aux familles participantes.

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CONCOURS FAMILLE À ÉNERGIE POSITIVE

LES 7 ÉQUIPES AU COUDE À COUDE Pas moins de 53 familles dijonnaises concourent par équipes pour déterminer la plus économe en énergie. Nadia et Isabelle nous livrent leurs impressions à mi-parcours.

Maquette d’une maison et les dépenses liées à sa consommation énergétique, présentée lors du lancement du concours en décembre 2011.

e service écologie urbaine de la ville de Dijon s’en félicite. Pas moins de 53 familles participent au concours «  Familles à énergie positive  », lancé en décembre dernier. Rappelons les règles du jeu. Les familles, toutes volontaires, sont réparties en sept équipes selon leur lieu d’habitation. Elles doivent indiquer, jusqu’à avril, leur relevé mensuel de gaz et (ou) d’électricité sur un site municipal dédié (http://dijon.familles-a-energie-positive.fr). Un identifiant et un mot de passe préservent bien évidemment l’anonymat. Dans l’intervalle, chaque équipe se réunit une fois par mois pour échanger sur leurs bonnes pratiques respectives en termes d’économie. Nous avons fourni à tous les participants un livret de 100 écogestes, de la documentation et un quiz. Chaque foyer a également reçu une ampoule basse consommation, deux économiseurs d’eau, une rallonge électrique avec interrupteur, un thermomètre et une carafe d’eau «  La Dijonnaise », rappelle Marie-Françoise Dodet, qui pilote l’opération. Le 17 mars, les 53 familles se retrouveront pour établir un premier classement intermédiaire et surtout passer un moment convivial. Qui gagnera le 12 mai prochain, jour de la proclamation des résultats définitifs ? Bien inspiré qui pourra le dire, tant l’émulation est féroce. Nadia est la capitaine de l’équipe Éco-GRZ, qui fédère sept familles. Nous avons appris à nous connaître et il y a une super ambiance lors

L

de nos réunions mensuelles, souligne cette maman de trois enfants. Si on l’interroge sur la bonne façon d’économiser l’énergie, elle livre, en fonction des usages domestiques, un inventaire à la Prévert : Installer des ampoules basse consommation, penser à éteindre les lumières, descendre de 1 à 2 °C le chauffage, fermer les portes si l’on n’est pas dans une pièce, retirer les chargeurs de la prise si aucun appareil n’est branché, fermer les volets en cas d’absence et par très grand froid… LA TRAQUE AU MOINDRE GASPI. Isabelle, qui fait partie de l’équipe Elektron-Connexion, n’est pas en reste. Si le logement est équipé d’un thermostat, le mettre la nuit ou lorsqu’on est absent sur 17 °C et le programmer pour 19 °C un peu avant son réveil ou son retour, explique cette femme qui vit seule. Pour éviter toute déperdition de chaleur, elle a même fait installer une plaque isolante et réfléchissante derrière ses radiateurs. Toutes deux sont également intarissables sur la manière d’économiser l’eau  : utiliser des économiseurs, bien fermer les robinets, remplir des récipients avant l’arrivée de l’eau chaude pour arroser les plantes… Dommage, alors, que cette ressource naturelle à impérieusement préserver ne soit pas intégrée au concours.


| à suivre |

LE TRAM EST SUR LES RAILS

CAP SUR LA SÉCURITÉ Depuis la mi-février, vous avez peut-être croisé un tramway du côté de l’avenue Jean-Jaurès. Si les premiers voyageurs ne sont attendus qu’en septembre prochain, la période de tests a bel et bien démarré. Alors, pour vivre le tram en toute sécurité, voici ce qu’il faut, dès maintenant, savoir absolument. évoilée fin janvier au regard de quelque 15 000 visiteurs sur un tapis… cassis, la première rame du tramway dijonnais est déjà sortie sur les rails. Des tests techniques qui interviennent d’abord de façon ponctuelle au sud de Dijon, pour vérifier le bon fonctionnement du matériel (accélération, freinage…) et des lignes (voie ferrée, aiguillages, carrefours…). À l’arrivée du printemps, le passage de rames va peu à peu gagner le centre-ville, puis l’est de l’agglomération. Ainsi le tramway va-t-il entrer progressivement dans l’espace urbain, permettant à chacun de se préparer avant sa mise en service.

D

MISSION PRÉVENTION. Car les changements ne sont pas anodins. Imposant, mais silencieux, l’arrivée de ce véhicule ferroviaire dans la ville nécessite d’adopter de nouveaux réflexes. Pour vous y aider, le Grand Dijon, qui a déjà sensibilisé les habitants de l’agglomération dans le dernier numéro de son magazine, va déployer un dispositif massif d’information dans les prochaines semaines :

livret sécurité, signalisation renforcée aux abords des carrefours, expositions, prévention routière dans les écoles, ateliers pour les personnes à mobilité réduite, ou encore une rubrique dédiée sur le site www.letramdijon.fr. UN ESPACE PUBLIC À PARTAGER. Savezvous par exemple que le code de la route ne s’applique pas au tramway ? Calé sur les rails, il ne peut changer de trajectoire. Par conséquent, il est prioritaire par rapport aux piétons et à tous les autres véhicules. Les usagers de l’espace public doivent donc apprendre à cohabiter avec lui, afin que chacun puisse se déplacer en toute sécurité. De nouveaux panneaux et des feux spécifiques, en plus des traditionnels feux tricolores, vont ainsi faire leur apparition aux abords de la voie ferrée (voir encadré page de droite). Ces signaux sont là pour notre sécurité, respectons-les ! RESPECTONS LA VOIE DU TRAM. À retenir également : le tramway circule sur une plateforme, cette surface où sont implantés les

ALLONS TOUS DANS LE BON SENS ! PIÉTONS

CYCLISTES

AUTOMOBILISTES

IL NE FAUT JAMAIS

• Traversez sur les passages aménagés et après avoir vérifié que la voie est libre. • Évitez de téléphoner ou d’écouter de la musique aux abords immédiats de la plate-forme, afin de pouvoir entendre l’arrivée du tram, notamment grâce à sa sonnette.

• Profitez des bandes et pistes cyclables qui vous sont dédiées pour vous déplacer en toute sécurité. Il est d’ailleurs interdit de circuler sur la plate-forme. • Faites attention aux rails : traversez toujours perpendiculairement à la plate-forme.

• Redoublez de vigilance aux abords de la plate-forme. • Lorsque vous tournez, assurez-vous que le tram ne se trouve pas dans votre angle mort.

• Circuler sur la plate-forme, sauf pour la traverser et uniquement aux endroits autorisés. • Traverser la plate-forme lorsque le feu (piéton ou véhicule routier) est rouge fixe ou clignotant. • Stationner sur la voie ferrée, ni même s’y arrêter.


rails, qui lui est exclusivement réservée. Vous ne pouvez la franchir qu’aux intersections prévues à cet effet. Sur certains secteurs, toutefois, la plate-forme est en site mixte. C’està-dire partagée avec les bus (rue de l’Arquebuse, boulevard Trimolet, entre l’avenue Raymond-Poincaré et la place GastonGérard), et même avec tous les véhicules sur

trois petites portions : boulevard Trimolet (entre l’avenue Raymond-Poincaré et la rue Alix-de-Vergy), avenue Jean-Jaurès sur le pont du Canal et boulevard des Valendons, vers le centre commercial. Mais la plateforme est déjà bien visible dans la rue. Son revêtement est nettement différent de celui des trottoirs ou de la voirie, permettant de

bien la repérer. Sur 75 % du tracé, elle est même recouverte de gazon. Enfin, n’oubliez pas, il faut toujours regarder à gauche, puis à droite, avant de traverser les voies (sur les passages aménagés, bien sûr), car un tramway peut en cacher un autre. Tout comme les trains, ils arrivent dans les deux sens.

DES SIGNAUX LUMINEUX À RESPECTER…

… POUR LE TRAMWAY

… POUR LES AUTRES VÉHICULES

… POUR LES PIÉTONS

Afin d’éviter toute confusion avec la signalisation destinée aux autres véhicules, les feux tricolores destinés au tramway sont remplacés par des signaux à trois feux monocolores. Chaque feu (barre horizontale, disque, barre verticale) a la même signification que son homologue routier (rouge, orange et vert).

Pour voitures, bus et deux-roues, le feu tricolore « classique » est maintenu, mais un nouveau feu rouge clignotant fait son apparition au niveau de certaines traversées de la plate-forme et sur les ronds-points. Il signale l’arrivée imminente d’un ou plusieurs tramway et impose un arrêt immédiat. À noter que le tram reste prioritaire, même lorsque les feux sont éteints ou hors-service.

Une signalisation spécifique est mise en place au niveau des traversées piétonnes sécurisées, qui sont matérialisées par un revêtement de sol particulier (asphalte noir). Ce feu rouge signale l’arrivée imminente d’un tramway. Lorsqu’il est allumé, les piétons ne doivent pas traverser la plate-forme.

DE NOUVEAUX PANNEAUX À REPÉRER

VOIE EXCLUSIVEMENT RÉSERVÉE AU TRAMWAY

TRAVERSÉE DE LA PLATE-FORME DU TRAMWAY IMMINENTE

TRAVERSÉE IMMÉDIATE DE LA PLATE-FORME DU TRAMWAY

Aucun autre véhicule ne doit circuler ou stationner sur cette voie.

Ce panneau est placé quelques dizaines de mètres avant.

Ce panneau est placé au droit de la chaussée, juste avant le passage.


| tout le monde en parle |

EXPOSITION

SOPHIE ET FRANÇOIS RUDE, ARTISTES ET CITOYENS DE LA LIBERTÉ En automne prochain, alors que le musée des Beaux-Arts achèvera sa première tranche de travaux, les Dijonnais renoueront avec le grand sculpteur François Rude. Une exposition qui révélera aussi l’œuvre picturale de son épouse, Sophie Fremiet.

Restauration de la statue Hébé et l’Aigle de Jupiter.

ormis la collection permanente du musée Rude, il n’y a pas eu d’exposition d’ampleur autour du génie dijonnais depuis 1955, lors du centenaire de sa mort, relève Catherine Gras, conservateur au musée des Beaux-Arts. L’exposition que nous préparons pour octobre fera aussi découvrir l’artiste de grand talent que fut sa femme, Sophie Fremiet, élève du peintre David et qui peignit, avec grâce, de nombreux portraits et des tableaux historiques. Une partie des moulages de Rude sont en cours de nettoyage avant l’ouverture de l’exposition, reconnue d’intérêt national. Un colloque international lui sera par ailleurs consacré en décembre, en collaboration avec l’université de Bourgogne. Un catalogue sera aussi édité, évoquant la complicité du couple d’artistes.

H

ÉCOLE GRATUITE ET RÉPUBLICAINE. Impressionnée par la Révolution française, Bonaparte et la révolution de 1848, la vie de François Rude est gesticulante, formule l’historien d’art Élie Faure pour traduire l’énergie du sculpteur à transposer l’élan commun d’une nation dans la pierre et le bronze. À la fois statuaire des icônes de la République, comme sur l’Arc de Triomphe (voir page 17), et sculpteur plus intime de ses proches, Rude est aussi un enfant

déluré de Dijon, d’une fratrie de neuf. L’Académie de dessin, de peinture et de modelage – future École des beaux-arts de Dijon –, créée par François Devosge, transforma la vie de François Rude, promis à devenir chaudronnier-poêlier. Accidenté à la forge paternelle – située à l’actuel 5, rue François-Rude –, le convalescent de 16 ans usa de son temps libre pour découvrir cette école gratuite, fondée sur celle de Reims à l’usage des fils d’ouvriers. Le type même d’établissement basé sur la notion contemporaine d’«  ascenseur social  », dont Devosge a été précurseur. Ses dispositions, décelées par le maître, finirent par vaincre les réticences paternelles, ardent sansculotte, et le lier aux Fremiet, famille d’artistes dont il épousa la fille, qui fréquenta aussi l’école de Devosge. LE GOÛT DE L’HISTOIRE. La relation de Rude avec sa ville natale est celle d’un enfant du pays. Jeune homme, on lui prête la bravade d’avoir converti – aux cris de « Vive l’Empereur ! » – les troupes royalistes du maréchal Ney. La scène s’est déroulée à deux pas de l’église Saint-Étienne, futur musée Rude. La statue du maréchal qu’il réalisa trente-huit ans plus tard, place de l’Observatoire à Paris, traduit son époque politiquement et artistiquement ambiguë, mêlée de romantisme et de classicisme. Lui qui, exilé à Bruxelles, se forma aux idées républicaines, illustra l’épopée napoléonienne. « Demandons-lui de traiter pour nous quelque sujet à son gré », convinrent en 1846 les édiles de Dijon après l’avoir reçu en grande pompe. Ce fut Hébé et l’aigle de Jupiter, chefd’œuvre en marbre de Carrare évitant avec soin aucune allusion politique, leur répondit-il. Malgré des atermoiements que ne manqueront pas d’évoquer les guidesconférenciers du musée ou lors du circuit

sur les pas de Rude, conçu par l’office de tourisme de Dijon jusqu’à Beaune. Exposition « François et Sophie Rude, citoyens de la liberté. Un couple d’artistes au XIXe siècle » Du vendredi 12 octobre au lundi 28 janvier 2013

ET AUSSI D’autres œuvres de Rude s’offrent aux yeux des amateurs, tels le buste de James de Montry, au cimetière des Péjoces, Le Réveil de Napoléon, au parc Noisot à Fixin, ou le monument à Gaspard Monge, à Beaune. À lire : Sophie Rude, peintre et femme de sculpteur. Une vie d’artiste au XIXe siècle, par Monique Geiger (Société des amis des musées de Dijon, 2004).

TRAVAUX, VISITES ET EXPOSITIONS EN CONTINU Les travaux entrepris depuis 2008 au musée des Beaux-Arts ne perturbent pas le montage d’expositions de grande portée, ni l’ouverture gratuite du musée. En octobre prochain, alors que la cour de Bar se transforme, c’est au tour du couple Rude de prendre le relais des Pleurants, de Gustave Moreau et du contemporain Philippe Gronon – ce dernier jusqu’au 21 mai. Reconnue d’intérêt national, avec l’apport de collections privées, notamment de Belgique, l’exposition Rude programmera aussi conférences, ateliers, concerts et lectures au musée des Beaux-Arts, au musée Rude et à La Nef.


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LES HAUTS-RELIEFS DE L’ARC DE TRIOMPHE, PLACE DE L’ÉTOILE À PARIS, MIRENT TROIS SCULPTEURS À CONTRIBUTION, PARMI LESQUELS FRANÇOIS RUDE – QUI TRAVAILLA ÉGALEMENT À LA COLONNE VENDÔME ET À UN DES BAS-RELIEFS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE. C’EST ENTRE 1835 ET 1836, POUR LA PILE NORD, FACE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES, QU’IL RÉALISA EN PIERRE DE CHÉRENCE (VAL-D’OISE) LE « DÉPART DES VOLONTAIRES DE 1792 », DIT « LA MARSEILLAISE », HAUT DE 12,7 M. SA FEMME, SOPHIE, FUT SON MODÈLE POUR L’ALLÉGORIE DE LA LIBERTÉ AU CRI HURLÉ. SA POSTURE FIT SCANDALE, MAIS NOMBRE D’ARTISTES S’EN IMPRÉGNÈRENT, DONT DELACROIX, PICASSO, LÉGER, VILLEGLÉ OU JIRI KOLAR (DANS UNE ŒUVRE PRÉSENTÉE AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS). LA MAQUETTE (PHOTO) DU HAUT-RELIEF EST VISIBLE AU MUSÉE RUDE.


| dossier |

UN LOGEMENT

POUR TOUS POUR LA DEUXIÈME FOIS AU TABLEAU D’HONNEUR PAR LA FONDATION ABBÉ-PIERRE POUR LE LOGEMENT LOCATIF À LOYER MODÉRÉ, DIJON S’EST FIXÉ UN OBJECTIF DE PRODUCTION DE 10 000 LOGEMENTS SUR DIX ANS, DONT UN TIERS À LOYER MODÉRÉ. LE PROGRAMME, QUI DÉPASSE LES OBLIGATIONS FAITES PAR LA LOI, S’APPUIE SUR LES PROJETS EN COURS D’ÉCOQUARTIERS, FONDÉS SUR LA MIXITÉ SOCIALE, L’INTERGÉNÉRATION ET LA DIVERSITÉ DE L’HABITAT DANS UN CADRE ENVIRONNEMENTAL.


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MILLE LOGEMENTS PAR AN ÉTAT DES LIEUX AVEC THIERRY LAJOIE, DIRECTEUR DES ENTREPRISES PUBLIQUES LOCALES D’AMÉNAGEMENT DE L’AGGLOMÉRATION DIJONNAISE (EPLAAD) (VOIR ENCADRÉ BAS DE PAGE) Dijon Mag : Dijon annonce la création de 1 000 logements par an. Où en sommes-nous ? Thierry Lajoie  : Fixé par le président de l’Eplaad Pierre Pribetich, le rythme de 1  000  logements par an est l’objectif du plan local de l’habitat (PLH), lié aux opportunités foncières, friches militaires ou industrielles, qui sont rarissimes en ville. Les constructions s’étaleront sur près de dix ans. Avec plus de 500 logements, les premiers appartements de l’écoquartier Hyacinthe-Vincent seront livrés en juin de cette année. Ceux du quartier Heudelet 26, fin 2013, et ceux du Jardin des Maraîchers et des Carrières-Blanches, à la Fontaine-d’Ouche, dès 2014 (voir aussi la carte pages 24-25). DM : Quelle est la répartition entre locatif et accession à la propriété ? TL : Globalement, l’objectif c’est un tiers de logements à loyer modéré, un tiers en accession libre et un tiers en accession abordable. DM : Que signifie « accession abordable » ? TL  : Les Dijonnais pourront satisfaire leur projet grâce à des parcours résidentiels, où par exemple un jeune ménage, d’abord locataire et désireux de rester à Dijon, pourra accéder à la propriété à coûts maîtrisés. DM : Quel est le niveau de la demande locative ? TL : Six mille demandes sont en attente, notamment pour le locatif à loyer modéré. C’est en partie lié à la qualité des logements et aux normes environnementales exemplaires, qui rendent très attractive l’offre publique, mais aussi parce que les ressources des ménages sont plus modestes. DM : Comment apprécier l’adéquation entre création de logements et développement économique ? TL : Les deux vont de pair. Si l’on souhaite attirer des entreprises, encore faut-il proposer des logements.

Par son attractivité économique et son offre, Dijon est capable de loger toutes les catégories de personnes et d’âges, dans le sens d’une mixité sociale, ce qui évite aussi le départ des ménages hors de l’agglomération. DM : Pourquoi adhérer aux écoquartiers plus qu’à un autre mode d’habitat ? TL  : Ils se démarquent radicalement des modes antérieurs de construction par grands ensembles. Les écoquartiers sont de véritables « morceaux de ville » dont la conception nouvelle, inscrite dans le cadre de l’écoPLU (plan local d’urbanisme), met en valeur quatre éléments : une ville mobile, évolutive, environnementale et mosaïque, qui prend en compte à la fois la diversité de l’habitat et la mixité sociale, la facilité de déplacement et la proximité des services et des équipements publics, culturels et économiques, dans un cadre paysager soigné.

SEMAAD ET SPLAAD, AMÉNAGEURS DE L’URBAIN Pour créer quartiers d’habitation et parcs d’activité économique, les collectivités de l’agglomération dijonnaise disposent de deux entreprises publiques locales (EPL), dont elles sont actionnaires majoritaires : la Semaad (Société d’économie mixte d’aménagement de l’agglomération dijonnaise), jumelée à la Splaad (Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise), chargées d’acquérir le foncier, de le viabiliser et de passer les marchés en vue de la construction. À la Semaad, créée il y a cinquante ans pour le creusement du lac Kir, a notamment été délégué l’aménagement du parc d’activité Valmy et l’écoquartier Heudelet 26. La seconde conduit principalement les projets au sud et à l’est de Dijon. Les terrains sont cédés à des bailleurs sociaux, des industriels ou des promoteurs pour y construire selon un cahier des charges précis, explique Thierry Lajoie, directeur des Entreprises publiques locales d’aménagement de l’agglomération dijonnaise (Eplaad), regroupant la Splaad et la Semaad. Rens. : www.eplaad.com


| dossier |

à savoir LE PARC DE LOGEMENTS À DIJON comprend 78 198 résidences principales, dont 12 902 sont des logements à loyer modéré. 872 logements (dont 252 à loyer modéré) ont été

autorisés à la construction en 2010, en forte augmentation par rapport aux 577 logements autorisés en 2006. L’objectif est d’atteindre 4 400 logements à loyer modéré sur dix ans. (Sources : Grand Dijon, chiffres 2010.)

CONSTRUCTION DIJON ACCÉLÈRE LA CADENCE AVEC UNE POPULATION EN AUGMENTATION, DIJON VOIT AUSSI S’ACCROÎTRE LA DEMANDE EN LOGEMENTS. SEULE SOLUTION : LE VOLONTARISME EN MATIÈRE DE CONSTRUCTION.

vec un peu plus de 152 000  habitants, la population dijonnaise ne cesse d’augmenter depuis ces dix dernières années. Une exception française que la capitale des ducs de Bourgogne est fière de partager avec Strasbourg. Cette croissance démographique se traduit notamment par une demande accrue de logements. Si elle n’a pas toujours été satisfaite par le passé, elle est aujourd’hui une des priorités de la politique municipale. De quoi « booster » le secteur de la construction par la même occasion. Les attentes sont fortes en matière de logement, résume Thierry Lajoie, directeur de la Semaad, la Société d’économie mixte d’aménagement de l’agglomération dijonnaise. C’est un droit irrévocable et le principal poste du budget d’un ménage. Son défi : bâtir peu à peu une ville durable, mobile et mixte qui fasse de Dijon une référence écologique urbaine en Europe. Les efforts n’ont pas toujours été équivalents partout et tout le

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temps, selon l’adjoint au maire délégué à l’urbanisme et au plan local d’urbanisme, Pierre Pribetich, mais ils constituent aujourd’hui une priorité de l’action politique conduite par la municipalité. Dijon tente notamment de rattraper le retard

accumulé en termes de logements à loyer modéré, précise Thierry Lajoie. On estime actuellement à 6 000 le nombre de ménages solvables dijonnais qui sont éligibles à ce type d’habitat. Mais Dijon a la chance de disposer de réserves foncières

GRAND SUD UN PROJET À LA DIMENSION DES AMBITIONS DIJONNAISES Illustration du dynamisme de la politique du logement : le projet Grand Sud. Thierry Lajoie et Pierre Pribetich ont les yeux braqués sur ce territoire compris entre la gare de Dijon et la limite sud de la ville, où s’engage un processus de renouvellement urbain sur 150 hectares. Un secteur qui sera bientôt desservi par la future ligne sud (A) du tramway et qui fait la part belle à la reconversion de friches industrielles ou militaires. Sur ce territoire, quatre écoquartiers devraient voir le jour. Le site Etamat et Bonnotte totalisera 1 600 logements articulés autour de deux stations de tram et les berges du canal de Bourgogne. L’écoquartier Pont des Tanneries comptera, lui, 350  habitations diversifiées et équipements au milieu d’espaces végétalisés. Ces terrains désaffectés sont une chance pour notre ville car ils lui permettent de se reconstruire sur elle-même en évitant l’étalement urbain, précise Pierre Pribetich. Enjeu principal du projet : rééquilibrer au sud le développement de la ville. Il s’agit de conjuguer habilement restructuration et construction de nouveaux quartiers mixtes (habitat, activités et services).

qui permettent de combler ce déficit. Si la ville n’a pas encore atteint le seuil des 20 % de logements sociaux fixé par la loi de 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), elle s’en approche progressivement. Au total ce sont près de 3 300 logements qui seront produits par les Eplaad entre 2012 et 2015, dont près d’un tiers en logements à loyer modéré . Portée par cette dynamique volontariste, la construction représente un secteur économique important qui contribue à l’attractivité de feu la « belle endormie ». Pour preuve, 10 000 personnes ont été embauchées dans le secteur du bâtiment et des travaux publics sur une période de dix ans, et la Semaad se félicite du bon rythme de commercialisation des parcs d’activité, tel Valmy par exemple. Même si cela ne se voit pas à l’œil nu, tout a été vendu, ajoute Thierry Lajoie. C’est une bonne chose car cela crée un cercle vertueux pour les entreprises de la construction.


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L’ENJEU DES ÉCOQUARTIERS RÉDUIRE LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE DES LOGEMENTS IMPLIQUE DE NOUVELLES NORMES ENVIRONNEMENTALES DE CONSTRUCTION, MAIS AUSSI UNE MANIÈRE ÉCORESPONSABLE DE VIVRE SON QUARTIER.

Perspective d’aménagement de l’écoquartier Hyacinthe-Vincent.

u’est-ce qu’un bâtiment basse consommation (BBC) ? Le critère, familier depuis la conception du quartier Junot, est une certification de haute performance énergétique pour les habitations à venir. Celles des écoquartiers en particulier. L’objectif est de réduire notablement les émissions de gaz à effet de serre (GES)… ainsi que la facture d’énergie pour les futurs occupants, sans pour autant diminuer leur confort. Concrètement, dans un appartement, la

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consommation induite par chauffage, ventilation, eau chaude et sanitaire, éclairage et système d’aération sera inférieure à 65 kWh exprimés en énergie primaire par mètre carré et par an (65  kWhep/m2/an), comme il est par exemple annoncé pour les 96  logements du Jardin des Capucines, au quartier des Bourroches (quand un immeuble traditionnel en consomme environ 250 à 350). Cela implique également une réduction des charges et de la consommation d’eau.

LES CARACTÉRISTIQUES D’UN ÉCOQUARTIER Adaptés à leur site d’implantation, les écoquartiers se caractérisent par certains traits communs : normes BBC du bâti, absence de voitures en surface faisant place à des lieux de vie jouissant d’espaces verts. Reflet aussi de la mixité sociale et des structures familiales, ils offrent une grande souplesse d’habitats reliés aux transports urbains, avec une proximité immédiate de services, d’équipements et d’activités commerciales, sportives ou culturelles. Une quinzaine d’écoquartiers sont en projet à Dijon ou sur l’agglomération dijonnaise.

UNE DYNAMIQUE ÉCORESPONSABLE. Enjeu du plan climaténergie territorial (PCET) lancé conjointement par Dijon et la communauté d’agglomération, cette règle vaut aussi pour les bâtiments tertiaires neufs. La quinzaine de projets d’écoquartiers, dont ceux de Heudelet 26 et HyacintheVincent qui seront les premiers livrés, privilégient dans leur conception architecturale les énergies renouvelables, l’orientation solaire optimale des bâtiments (éventuellement avec toitures végétalisées), la ventilation naturelle et le recyclage des eaux pluviales, selon le cahier des charges de l’aménageur. Le choix des matériaux, tels que le bois de provenance locale, est aussi un des facteurs «  de bon sens  » insufflés à Heudelet  26 par les architectes Guillaume Bouteille et Véronique Flurer, de l’agence dijonnaise Studio-

mustard. L’écologie est une cohésion d’ensemble, en créant de petites entités, de la maison de ville aux petits immeubles de quatre étages, des espaces extérieurs ouverts, des jardins partagés, un bosquet de diverses essences, en reléguant aussi les parkings à l’extérieur, ce qui libère de l’espace pour les déplacements piétonniers. En un mot, il s’agit de recréer de l’humanité, précisent les concepteurs. Aux futurs usagers d’imprégner d’une histoire nouvelle cet ancien site militaire. Des ateliers d’artistes et la présence d’une compagnie théâtrale ajouteront leur note à cette dynamique écoresponsable, en plus des aires de jeux, bureaux, activités diverses et commerces de proximité. À une plus grande échelle, la reconversion du site des anciens Abattoirs en écocité, sous le nom de Jardin des Maraîchers, adoptera la même exigence.

le saviez-vous ? 2 784 LOGEMENTS SOCIAUX ont été financés lors du 1er programme local de l’habitat (PLH) 2002-2009. 2 640 LOGEMENTS À LOYER MODÉRÉ sont prévus au PLH 2009-2014, soit une production moyenne de 440 par an. DE 25 À 50 % DE LOYERS MODÉRÉS selon les écoquartiers, sur un total de 7 352 logements. À ces programmes s’ajoutent bien sûr les projets privés, qui viennent augmenter l’offre de logements pour les Dijonnais. (Sources : Fondation Abbé-Pierre et Eplaad.)


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LA MIXITÉ SOCIALE NE SE DÉCRÈTE PAS, ELLE SE CONSTRUIT DIJON EST AUJOURD’HUI EN PROFONDE MUTATION, RÉSULTAT D’UNE POLITIQUE DU LOGEMENT ACTIVE, VOLONTAIRE ET AMBITIEUSE. AU CŒUR DES PRÉOCCUPATIONS DE L’ÉQUIPE MUNICIPALE : LES LOGEMENTS À LOYER MODÉRÉ ET LA MIXITÉ SOCIALE.

ierre angulaire du discours de François Rebsamen, la mixité sociale est devenue un enjeu politique majeur. Le sénateur-maire s’est engagé à combler le retard de la ville en matière de logements accessibles aux revenus modestes. Car la demande est élevée : 6 000 ménages dijonnais pourraient prétendre à des logements de ce type, et cette demande est loin d’être aujourd’hui satisfaite. Un effort est donc largement consacré à la construction d’habitats neufs accessibles soit à la location libre, soit à loyer modéré, soit à la propriété avec des conditions favorables aux petits portemonnaie. Comment y parvenir  ? Grâce à l’application d’un indice dit de mixité. C’est cet indice qui détermine la part de logements

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Quartier des Grésilles.

sociaux dans les programmes immobiliers élaborés par la Splaad, explique Thierry Lajoie, à la tête de l’Eplaad (voir encadré page 19). Et force est de constater que cet indice n’est jamais en dessous de 25 %. Nous avons été les précurseurs de cette démarche car la loi SRU impose une proportion de loge-

ments à loyer modéré mais n’impose pas les secteurs, et donc ne favorise pas la mixité sociale, note Pierre Pribetich, vice-président du Grand Dijon. À partir de 2001, nous avons imposé 20 % de ce type de logements dans toute construction neuve. Cela n’a pas toujours été facile, mais nous avons fini par

ZOOM SUR LES PROCHAINS CHANTIERS C’est une véritable cure de jouvence que s’offrent actuellement deux quartiers dijonnais qui ont longtemps souffert d’un déficit d’image : la Fontaine-d’Ouche et les Grésilles. Conçus dans les années 1950, ce sont les deux plus anciens grands ensembles de la ville, bâtis pour faire face à la pénurie de logements de l’époque. Après les déconstructions de grandes barres comme Épirey, les Lochères ou encore Paul-Bur aux Grésilles, l’heure est aujourd’hui à la métamorphose. Ce quartier compte plus de 8  000  habitants et se situe à proximité du centre-ville, entre l’avenue Raymond-Poincaré et l’avenue Champollion. Il connaît une mutation sans précédent, engagée depuis 2002. Le défi est de taille : redynamiser l’espace en y implantant des activités tertiaires et commerciales. Il faut redonner une place à l’humain et faire de ce quartier un lieu de vie et de travail agréable, soulignent de concert les aménageurs urbains. Autre quartier, même objectif : le quai des Carrières-Blanches, à la Fontaine-d’Ouche. Il s’agit ici de se réapproprier les berges du canal de Bourgogne pour améliorer le cadre de vie et refaire de cet espace un lieu attractif.

convaincre les promoteurs immobiliers, qui ont joué le jeu. Ces idées renforcent l’action des bailleurs sociaux dont l’Opac (office public d’aménagement et de construction). Son président, Hamid El Hassouni, homme de terrain et de convictions, salue les efforts de la municipalité : La mixité sociale ne se décrète pas, elle se construit. Nous allons encore même plus loin en instaurant une mixité au palier. Et Pierre Pribetich de renchérir  : Non seulement la mixité sociale est impérative sur le plan du logement, car tout le monde a droit à un toit, mais elle est tout aussi nécessaire sur le plan de la cohésion d’une société. Il s’agit selon lui d’un élément de régénération des villes. La diversité, c’est la richesse d’une société, sans cela elle cesse d’évoluer.


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L’AVENIR

Perspective d’aménagement de l’écoquartier Jardin des Maraîchers.

EST À L’EST HEUDELET 26 OU HYACINTHE-VINCENT NE SONT PAS ENCORE LIVRÉS QUE LES AMÉNAGEURS REGARDENT DÉJÀ À L’EST DE DIJON. POUR Y REDESSINER L’ENTRÉE DE VILLE, LE SITE DES ANCIENS ABATTOIRS ACCUEILLERA L’ÉCOQUARTIER JARDIN DES MARAÎCHERS.

e projet se veut exemplaire à plus d’un titre. Il bénéficie en particulier d’une grande signature architecturale, celle de Nicolas Michelin. L’urbaniste, reconnu sur le plan international, est notamment réputé pour la réhabilitation de la halle aux farines dans le secteur de Bercy, à Paris, ou encore les écoquartiers qu’il a conçus à Béthune (Nord). À Dijon, 1 500 logements

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sortiront ainsi de terre sur 19 hectares. Et 15  000 à 20 000 m² de bureaux borderont l’avenue de Chicago pour y ramener de l’activité et développer un nouveau centre. L’écocité ouvrira la voie à des habitats durables et peu gourmands en énergie. Avec des lignes architecturales variées, l’aménagement de l’espace favorisera les modes de transport doux comme la marche à

pied ou le vélo, puisque les commerces seront à proximité. C’est ce modèle qui devrait servir d’exemple à d’autres quartiers de la ville pour créer ce que les urbanistes appellent des « centres multipolaires ». Plus loin et encore plus à l’est, se trouve le fameux site MontBlanc. Fameux parce qu’il concentre actuellement toutes les crispations politiques locales. L’installation du

L’ACCOMPAGNEMENT VERS UN LOGEMENT DÉCENT Avoir un toit, c’est bien ; habiter sous son propre toit, c’est encore mieux. L’accession à la propriété reste un rêve pour de nombreux foyers. Et ce sont bien souvent les contraintes financières qui les empêchent de le concrétiser. C’est pourquoi l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a mis en place un programme d’intérêt général sur l’ensemble des communes du Grand Dijon. Cette initiative vise à favoriser la création ou la réhabilitation de logements locatifs à caractère social pour le parc privé. Il s’agit d’accorder des conditions financières attractives aux communes contre des engagements de maîtrise des loyers. Deux autres dispositifs ont été instaurés par le Grand Dijon : l’accession à la propriété pour les ménages primo-accédants éligibles au prêt à taux zéro dans des quartiers bénéficiant d’un renouvellement urbain. Le deuxième coup de pouce encourage la rénovation de logements par des propriétaires occupants sous conditions de ressources. Et alors que la Fondation AbbéPierre vient de rendre son 17e rapport sur le mal-logement, la communauté d’agglomération s’engage à faciliter l’accès à l’habitat aux jeunes en signant une convention dans ce sens. Mais en pleine crise du logement – forte demande, loyers impayés, augmentation du surendettement –, l’Opac de Dijon s’indigne par la voix de son président, Hamid El Hassouni. Je ne vais pas citer l’ensemble des mesures que je qualifie d’injustes mais, entre le prélèvement par l’État de 780 000 euros sur notre potentiel financier et la réduction des aides à la pierre, l’Opac va perdre 3 millions d’euros. Rens. : Anah : 03 80 29 42 81 – Agence départementale pour l’information sur le logement (Adil) : 03 80 66 28 88 – Fondation Abbé-Pierre, « L’état du mal-logement en France », disponible à l’adresse : www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-17.pdf.

nouveau centre pénitentiaire de Dijon a été pressentie à cet endroit. Pour l’heure, rien n’est encore fixé. Un éventuel transfert qui, s’il est confirmé, pose une autre question : quel avenir sera réservé à l’actuelle prison rue d’Auxonne, propriété de l’État ? Elle pourrait devenir un nouvel enjeu d’aménagement et être reconvertie en programme immobilier.

RÉNOVATION DE L’HABITAT PROGRAMME « HABITER MIEUX » Ce programme, en faveur des propriétaires occupants sous plafond de ressources, a pour objectif de soutenir la réalisation de travaux d’économies d’énergie (isolation, remplacement d’une chaudière, etc.). Le CDAH-Pact, prestataire du Grand Dijon, accompagne gratuitement les propriétaires, du montage des dossiers de subvention jusqu’à la réception des travaux. Rens. : CDAH-Pact : 03 80 60 83 15 du lundi au vendredi Permanences sans RDV : 8 h 30-12 h www.pactcotedor.fr


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| ça nous concerne |

VOUS AVEZ PLUS DE 60 ANS… C’EST POUR VOUS EN MARS ! JEUDI 1er MARS À 14 H 30 Thé dansant : orchestre La Gambille, salle Devosge (5 bis, rue Devosge) JEUDI 8 MARS À 14 H 30 Visite sur site : Marie-France Marbach, contes insolites de la Cie Antipodes, bibliothèque centre-ville La Nef (1, place du Théâtre) JEUDI 15 MARS À 14 H 30 Surprise-partie : orchestre Calypso, salle Camille-Claudel (4, rue Camille-Claudel) MERCREDI 21 MARS À 14 H 30 Film muet et improvisation sur orgue : Le Mécano de la « General », de Buster Keaton, avec Sylvain Pluyaut (organiste), Conservatoire à rayonnement régional, salle Rameau (24, boulevard Clemenceau) MERCREDI 28 MARS À 14 H 30 Théâtre : Bienvenue dans l’espèce humaine, de la Cie La Tentative, en partenariat avec le Théâtre Dijon-Bourgogne, Escale d’Alembert (5, rue d’Alembert) Rens. : 0 800 21 3000

RÉSEAU FRANCOPHONE « VILLE-AMIE DES AÎNÉS »

À L’ÉCOUTE DES SENIORS es 25, 26 et 27 janvier derniers s’est tenu au Palais des congrès de Dijon le 4e colloque international intitulé « Le droit de vieillir : citoyenneté, intégration sociale et participation politique des personnes âgées ». Soutenues par le Réseau d’étude international sur l’âge, la citoyenneté et l’intégration des seniors (Reiactis), le Pôle de gérontologie interrégional et la ville de Dijon, ces journées d’étude ont permis de se pencher sur la question du vieillissement. À cette occasion, on signalera le lancement du réseau francophone « Ville-amie des aînés », que préside la ville de Dijon. Ce réseau d’envergure internationale vise à une amélioration constante de la qualité de vie des aînés dans la ville à l’aide de différents ateliers de concertation, résume Pierre-Olivier Lefebvre, conseiller technique sur la politique de l’âge à la ville.

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9 février au Tdb pour le spectacle Dom Juan.

ASSOCIATION LES SOUFFLEURS DE MOTS

QUAND LES MOTS DONNENT À VOIR i l’association dijonnaise Les Souffleurs de mots a vu le jour, il y a un peu plus d’un an, voilà pourtant plus de douze ans que Juliette Soulat, sa présidente, ne cesse de promouvoir sa passion : l’audiodescription. L’audiodescription, c’est rendre accessibles les spectacles vivants ou le cinéma aux personnes déficientes visuelles et aveugles, explique-t-elle. Notons que, récemment, les audiodescripteurs ont été reconnus en tant qu’auteurs par le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (Snac), un statut qui n’est pas usurpé quand on sait qu’une représentation nécessite entre 40 et 80 heures de travail. Tout commence par la rédaction de la description des éléments visuels de l’œuvre en question (déplacements des personnages, décors, costumes, lumières, actions), avant que ne vienne le temps de la représentation. Les spectateurs concernés sont alors équipés de casques reliés à des émetteurs et l’audiodescripteur narre le spectacle ou le film en direct. Selon moi, le résultat d’une audiodescription représente une sorte de pont entre l’humain et l’art. Il s’agit tout simplement de donner à voir une œuvre par les mots tout en lui restant fidèle, résume Juliette Soulat. Très présente dans le paysage culturel local, l’association dijonnaise a pour projet de participer en juillet prochain au festival Dièse, soutenu par la ville de Dijon. À raison d’une quinzaine d’audiodescriptions par an dans divers cinémas ou théâtres dijonnais notamment, Les Souffleurs de mots n’ont donc pas fini de souffler la bonne parole. Prochains rendez-vous avec Les Souffleurs de mots à Dijon : –  vendredi 2 mars à 20 h pour Miche et Drate, mis en scène par Christian Duchange, au Parvis Saint-Jean – Réservations : Christine Petiot : 03 80 30 98 99 – samedi 17 mars à 17 h pour Très nombreux, chacun seul, salle Jacques-Fornier – Réservations : Joël Borgillot : 03 80 68 47 39 Rens. : www.audiodescription-dijon.fr

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DMTV 21

LA TÉLÉVISION INTERACTIVE est une webtélé. Autrement dit, une télévision sur Internet. Différence essentielle : à l’inverse d’une chaîne de télévision traditionnelle, qui diffuse ses programmes en continu, une webtélé permet de choisir ses émissions en cliquant sur l’icône correspondante, ce qui libère de la tyrannie des horaires. Fondée sous la forme d’une association, DMTV 21 est animée par une équipe de trois bénévoles, dont Antonin Tabard, rédacteur en chef, qui nous éclaire sur la philosophie du projet. Nous voulons nous sentir proches des gens que nous filmons, pour offrir une certaine intimité aux téléspectateurs, établir un lien direct et spontané. Si, par définition, il est possible de se

DMTV21

connecter au site Internet partout dans le monde, la zone traitée est centrée sur Dijon et s’étend sur un rayon d’action de 50 km. La grille des programmes se veut généraliste, mais la culture (musique, cinéma, art…) et le sport y ont une place prépondérante. Au niveau sportif, la JDA sera très présente. Cette forme de média permet une grande interactivité, car il est possible pour les téléspectateurs de laisser des messages. C’est une télé où on picore, confirme Antonin Tabard. Nous ferons beaucoup d’essais. Pour la suite, nous souhaitons démocratiser et pérenniser notre aventure et, pourquoi pas, nous développer dans d’autres villes. Rens. : www.dmtv21.fr Tél. : 06 42 69 09 35

SIDACTION

RASSEMBLER ET AGIR rande chaîne de solidarité, le Sidaction est un acteur désormais central qui œuvre au quotidien pour lutter contre la propagation de l’épidémie qu’est le sida. Durant trois jours, les 30, 31 mars et 1er avril prochains, des bénévoles se mobiliseront partout en France pour recueillir des promesses de dons dans les centres d’appels, à travers les médias et l’organisation de nombreuses animations sportives et culturelles. Rappelons qu’aujourd’hui encore, on estime à 150  000 le nombre de personnes vivant avec le sida en France, dont 40 000 qui l’ignorent. Rens. : www.sidaction.org

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DISCRIMINATION

UN REFUGE CONTRE L’HOMOPHOBIE e Refuge se définit comme le seul dispositif, en France, « à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social et psychologique à des jeunes majeurs, garçons et filles, victimes d’homophobie » et en rupture familiale. Interview de Nicolas Noguier, son président. Dijon Mag : Pourquoi « Le Refuge » ? Nicolas Noguier  : Le projet est né en 2002. Aucune structure d’urgence n’était alors adaptée aux jeunes de 18-25 ans en situation de rupture familiale due à leur homosexualité. Nous avons rencontré des travailleurs sociaux et constaté qu’ils n’étaient pas sensibilisés à la souffrance de ces personnes. DM : Les jeunes sont-ils victimes d’une sorte de double peine ? NN : Nous prenons en compte les deux aspects. Tout d’abord, il faut répondre à l’urgence du logement, puis nous traitons l’homophobie intériorisée, c’est-à-dire le rejet de sa propre homosexualité. L’envie d’autodestruction peut gâcher une vie et mener au suicide. DM : Êtes-vous un dispositif d’urgence uniquement ? NN : Non. Nous avons plusieurs dispositifs à gérer. Notre mission est d’abord d’apporter une réponse immédiate ; on se débrouille toujours pour trouver un hébergement. Nous ne laissons pas tomber un jeune. Nous travaillons donc sur le terrain, ainsi que sur les dimensions sociales, psychologiques et militantes. Nous sommes aussi en lien avec d’autres associations qui interviennent à différents niveaux. Nous avons été surpris par le succès de notre démarche. DM : Allez-vous installer une antenne à Dijon ? NN : Pas pour l’instant, mais nous lançons une campagne nationale en mars, avec affichage sur les panneaux municipaux. Et nous intervenons dans les collèges et lycées, pour traiter le problème en amont. La prévention est primordiale, et les jeunes ne doivent pas hésiter à nous appeler. Rens. : 06 31 59 69 50 – Courriel : dijon@le-refuge.fr – www.le-refuge.org

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| vie de quartier |

PLACE WILSON

GRÉSILLES

RENDEZ-VOUS AU MARCHÉ ! l’approche du printemps, le marché Épirey prend un nouveau départ dans le quartier des Grésilles, devant la Ludothèque (33, bd des Martyrs-de-la-Résistance). À dominante alimentaire et de produits manufacturés, ce marché de proximité sera constitué d’une dizaine de commerçants et ouvrira tous les mercredis de 9 h à 13 h. Rens. : 03 80 74 59 26

À

UNIVERSITÉ

KULTUR’ MIX ACCUEILLE L’EUROPE remier rendez-vous « Kultur’ Mix 2012  », 3e édition  : un événement à dimension européenne porté par l’association étudiante InsiDijon, qui favorise l’intégration culturelle et sociale des étudiants internationaux à Dijon. Une opération intitulée « Kultur’ Mix Shake International », qui s’inscrit dans le cadre du projet « Jeunesse Dijon Europe », avec au programme : court-métrage, spectacle d’improvisation, concert, etc. Des «  olympiades  » culturelles seront proposées en début d’après-midi, avec des épreuves sur la culture générale, la musique ou encore la gastronomie.

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Vendredi 9 mars de 14 h à 1 h 30 Atheneum Maison des étudiants Rens. et réservation : 03 80 39 90 84

LES PILASTRES FONT PEAU NEUVE difiés en 1672, les deux pilastres monumentaux de la place Wilson, inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1925, retrouveront très bientôt un nouvel éclat. En attendant le début des travaux de restauration, courant mars, ces deux édifices qui ouvrent sur le cours du Parc sont emmaillotés par des filets, afin d’éviter que les parties supérieures ne chutent et ne blessent les passants. La rénovation et la fortification des deux pilastres requièrent un savoir-faire et une maîtrise d’œuvre assurée par Éric Pallot, architecte en chef des Monuments historiques, durant toute la durée de l’opération évaluée à un peu plus de huit mois. Nettoyage général, remplacement de pierres, réfection des joints, rénovation complète et remise en place au sommet des deux pots à feux, drainage en pied d’édifice, etc., seront au programme de ce projet d’envergure.

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CALENDRIER DES COMMISSIONS DE QUARTIER Pour le 1er trimestre 2012, les neuf commissions de quartier se réuniront en mars, à 19 h. Elles sont publiques et tous les habitants peuvent y assister.

QUARTIER NORD Varennes - Toison-d’Or - Joffre : mercredi 14 mars, La Vapeur, 42, avenue de Stalingrad Maladière-Drapeau-Clemenceau : mardi 20 mars, gymnase de l’école Maladière Grésilles : mercredi 28 mars, MJC des Grésilles

QUARTIER SUD-EST Chevreul-Parc : mercredi 21 mars, amphithéâtre de l’IUFM, 51, rue Charles-Dumont Université : mercredi 28 mars, Latitude 21, 33, rue de Montmuzard

QUARTIER SUD-OUEST Bourroches - Port-du-Canal - Valendons : jeudi 15 mars, MJC des Bourroches (salle polyvalente) Fontaine-d’Ouche - Faubourg-Raines - Larrey : lundi 19 mars, maison de quartier de la Fontaine-d’Ouche Montchapet : lundi 26 mars, école des Marmuzots (salle de jeux) Rens. : 03 80 74 56 44


| citoyenneté |

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RÉUNIONS PUBLIQUES

POUR MIEUX COMPRENDRE LE BUDGET DE LA VILLE Si le budget d’une ville concerne tous ses habitants, c’est un exercice de style parfois difficile à déchiffrer pour les citoyens. haque début d’année, depuis 2003, des réunions publiques sont donc organisées dans les quartiers pour présenter ce budget. Un moment à la fois pédagogique et participatif.

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LA PROXIMITÉ AVANT TOUT. La présentation du budget de la ville en réunions publiques revêt une dimension démocratique particulière aux yeux des Dijonnais, si l’on en croit le nombre de personnes présentes à chacune d’entre elles. Pour présenter le budget 2012 de la ville, 11 réunions ont été présentées par le sénateur-maire dans les différents quartiers de Dijon ; elles ont rassemblé 180 personnes en moyenne à chaque séance. Une preuve, s’il en fallait, de l’intérêt des habitants pour un dossier aussi technique, mais aussi et surtout de l’intérêt des citoyens pour la chose publique et pour la vie de leur cité. Ces rendez-vous sont des moments privilégiés de rencontre entre le maire et les Dijonnais. Cette démarche de la part du maire crée une véritable dynamique avec les habitants. Pour moi, c’est le signe de la volonté de faire participer les citoyens à la vie de la cité, de les écouter, précise Amar Titraoui, participant assidu de ces réunions. Ces rassemblements sont d’autant plus utiles qu’ils créent du lien social et permettent de mieux comprendre les projets, de clarifier certaines interrogations. Monsieur Rebsamen apporte une vision globale et nationale sur certaines thématiques mais aussi des réponses précises et adaptées sur des sujets qui nous touchent au quotidien, ajoute-t-il. DES THÉMATIQUES VARIÉES. À chaque séance, les questions des participants qui suivent la présentation du budget sont nombreuses… et très pertinentes. Durant ces réunions, les Dijonnais peuvent ainsi interroger le maire sur le budget mais aussi sur les projets pour la ville. En 2012, si certaines thématiques et questions ont été récurrentes – par exemple le logement et l’accès à la propriété, la dette de la ville, ou encore les impôts… –, d’autres ont surtout été fonction des quartiers. Il est très intéressant de voir que les attentes et les motivations des habitants peuvent changer complètement d’un quartier à l’autre. À la Fontaine-d’Ouche, les inquiétudes ont porté sur le logement ou l’emploi, alors qu’à Montchapet, les questions insistent

plutôt sur la tranquillité publique, les investissements de la ville ou encore la voirie, relève Amar Titraoui. Loin d’être symboliques, ces réunions sont fondamentales. Elles rappellent le rôle d’un maire : développer le lien de proximité qu’il entretient avec ses administrés pour pouvoir écouter et comprendre leurs préoccupations quotidiennes et répondre à leurs attentes. Pour moi, c’est un moment à ne pas manquer pour s’exprimer, conclut Amar Titraoui.

EN CHIFFRES Date des premières réunions publiques : 2003 Nombre de réunions publiques en 2012 : 11 Nombre de personnes présentes au total en 2012 :  2 000 Durée du film de présentation du budget : 16 minutes Budget primitif 2012 de la ville : 272 millions d’euros


| en chiffres |

43 000

C’est le nombre de bulletins de soutien pour la candidature des climats de Bourgogne signés par les Dijonnais et touristes depuis que la candidature est lancée. Parmi ces bulletins, près de 2000 ont été remplis à l’occasion de la Saint-Vincent tournante des 28 et 29 janvier derniers.

49

Parmi les 49 épiceries ou supérettes, 20 sont implantées au centre-ville. Pour pouvoir accéder à l’une ou l’autre à Dijon, 28 % de la population doit parcourir plus de 500 m (source Insee). Ce type de commerce fait en effet défaut dans les quartiers plutôt situés en seconde couronne (Mansart, Université…) ou en limite de commune (Hauts de Montchapet, Varennes-Charmette).

10 000

Le quartier de la Fontaine-d’Ouche compte plus de 10 000 habitants (7 % des Dijonnais) et 4 500 logements, dont la moitié à loyer modéré. Il est un espace urbain significatif de la ville et de l’agglomération.

46 ans 60 000

La première Saint-Vincent tournante des Climats de Dijon aura réuni plus de 60 000 personnes sur deux jours. 20  000  personnes ont assisté au spectacle donné par la compagnie Transe Express et plus de 11  000  visiteurs ont assisté aux expositions et animations mises en place par les établissements culturels de la ville (musées, La Nef, Archives municipales…).

En Bourgogne, l’entreprise type dans le domaine du paysage compte en moyenne 2 salariés et est dirigée par un chef d’entreprise âgé de 46 ans. Ses salariés sont essentiellement des hommes (90 %), âgés de 33 ans et qui, pour 86 % d’entre eux, sont en contrat à durée indéterminée (CDI).

2e

Radio Dijon Campus vient d’être élue 2e meilleure radio associative de l’année 2011, parmi les 600  radios associatives nationales. Ce prix à été décerné dans le cadre du plus grand salon des professionnels nationaux du monde de la radio et met ainsi en avant le dynamisme de cette radio étudiante dijonnaise.

7,6/10

Selon l’institut d’études dijonnais Essencia, qui a récemment évalué l’indice de « bonheur intérieur brut » (BIB) des Bourguignons (échantillon : 1 500 personnes), la qualité de vie des Côte-d’Oriens est estimée à 7,6/10 (moyenne : 7,5/10 pour la région). S’il n’y a pas de grosses différences dans les départements, la Côte-d’Or se situe toutefois au-dessus pour ce qui concerne l’offre de transports en commun, la desserte routière, la sécurité et l’emploi.


| rencontre |

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MAUD NAVARRE « LES REPRÉSENTATIONS SEXISTES PERSISTENT » DOCTORANTE EN SOCIOLOGIE ET CHARGÉE DE COURS À L’UNIVERSITÉ DE BOURGOGNE, MAUD NAVARRE PRÉPARE UNE THÈSE SUR L’ÉGALITÉ DES FEMMES ET DES HOMMES EN POLITIQUE. À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME, LE 8 MARS, ELLE RÉPOND À NOS QUESTIONS.

Dijon Mag : Vous travaillez sur l’égalité l’Insee, le temps qui y est consacré quotifemmes-hommes en politique. Qu’en est-il diennement est de 3 h 30 pour une femme et à peine de 1 h 30 pour les hommes, soit seupour les secteurs professionnels ? Maud Navarre  : Plus on s’élève dans lement 8  minutes de plus en quinze ans. l’échelle des responsabilités, moins il y a de L’autre obstacle est le salaire. Au vu des écarts salariaux, ce sont en femmes… Il y a même une priorité les femmes qui s’ardouble ségrégation  : par leur En quinze ans, rêteront de travailler au quasi-absence à la tête d’un les hommes auront conseil d’administration, par consacré en moyenne moment des congés parentaux. D’une manière flaexemple, et aussi par une 8 minutes de plus aux grante, les femmes sont concentration de femmes aussi beaucoup plus dans les secteurs de la santé, tâches ménagères ! touchées par le chômage. de l’enseignement ou du secrétariat. Ce qui, certes, peut découler du Avec des professions à temps partiel générôle maternel de soigner et d’éduquer qu’on ralement non choisi et, selon l’Observatoire des inégalités, pour un salaire globalement leur attribue. de 27  % inférieur. Des écarts qui prouvent DM  : Et qu’en est-il des métiers dits des représentations sexistes persistantes. féminins et masculins ? MN : Cette distinction est en principe abolie DM : La parité est-elle donc une illusion ? lors des choix d’orientation scolaire, comme MN  : La loi sur la parité concerne uniqueavec le forum Carrefour des carrières au ment les élu(e)s, mais même dans ce cadre féminin. Mais dans la réalité, le décalage elle s’applique aussi de différentes manières  : obligatoire pour les conseils reste très marqué. Les jeunes filles choisissent en général leur profession en anticipant régionaux, elle est sans contrainte pour le un rôle futur de mère, afin de concilier vie Sénat. Des lois existent sans être très effiprofessionnelle et vie familiale. S’ajoutent caces. Il faudrait sans doute les rendre plus aussi des discriminations à l’embauche, contraignantes. avec des questions du type  : «  Aurez-vous des enfants dans les prochaines années ? ». Une synthèse sur le travail de Maud Navarre est disponible auprès de DM : À quoi cela tient-il ? l’association Carrefour des mondes, MN : En premier lieu, il faut s’intéresser au ferme de Chéron, 89700 Tonnerre. partage des tâches domestiques. Selon Courriel : carrefourdesmondes@orange.fr.

DROIT DES FEMMES Des actions en continu Sportives Pour les jeunes femmes de 16 ans et plus, la ville de Dijon organise des activités sportives « Spots au féminin », favorisant l’accès libre et gratuit des équipements municipaux hors vacances scolaires. Tél. : 03 80 48 82 10. Modes de garde En dix ans, le nombre de places dans les crèches et les haltes-garderies a été multiplié par deux, permettant de diversifier les modes de garde en fonction des obligations familiales et du revenu du foyer. Métiers au féminin Maçonnes, chaudronnières, viticultrices…, ces professions s’accordent désormais au féminin, comme le démontre notamment le forum Carrefour des carrières au féminin. Tél. : 03 80 43 28 34. Site : http://fete-bourgogne.org. Bourses aux étudiantes L’Association française des femmes diplômées des universités (Affdu) attribue entre autres des aides à des étudiantes pour qu’elles poursuivent leurs études. Site : www.affdu.fr. Droits des femmes Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles de Côte-d’Or est le relais indispensable pour s’informer sur les droits des femmes et contre les discriminations. Tél. : 03 80 48 90 28. Site : www.infofemmes.com.


| sports |

LES ATHLÈTES

PRÉPARONS NOS ATHLÈTES POUR LONDRES ! Une association apporte son soutien aux sportifs bourguignons susceptibles de participer aux Jeux olympiques (du 27 juillet au 12 août) et paralympiques de Londres (du 29 août au 9 septembre). ne participation aux JO, ça coûte  ! C’est un gros investissement, aussi bien en temps et en argent que mentalement, concède Jean-Pierre Papet, président du Comité régional olympique et sportif (Cros) de Bourgogne. Raison pour laquelle a été créée l’association Objectif Médailles, en avril 2011, à l’initiative du conseil régional de Bourgogne. Son président est Christian Moccozet. Son but : préparer, dans les meilleures conditions possibles, les sportifs susceptibles de représenter la France cet été à Londres. Dix-huit athlètes, tous licenciés dans les clubs de la région, figurent sur la liste de l’association (voir encadré). En 2008, à Pékin, cinq médailles avaient été remportées par des sportifs portant les couleurs de clubs bourguignons. Nul doute qu’Objectifs Médailles signerait dès aujourd’hui pour un bilan aussi glorieux… À l’époque, l’association Ambition Sports Bourgogne gérait la préparation des sportifs, mais celle-ci n’existe plus aujourd’hui. Elle commençait à s’essouffler et, contrairement à Objectif Médailles, elle

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n’était pas spécifique aux JO, précise JeanPierre Papet. En quoi Objectif Médailles va être utile ? Sur le plan financier, le matériel utilisé par les athlètes coûte cher, et Objectif Médailles participera à leur achat. S’y ajoutent les frais de déplacement, les suivis médicaux, la préparation mentale, le coaching… Plusieurs partenaires ont déjà pris part à l’association, dont la ville de Dijon, et de nouveaux partenaires sont évidemment bienvenus. Sur l’aspect communication, il est important que les athlètes se sentent soutenus et nous sollicitons les médias. Parler d’eux, les soutenir, c’est jouer en positif sur leur mental, ajoute le président du Cros, qui pense qu’une qualification et une performance aux JO sont 51 % dans la technique et 49 % dans le mental. À son niveau, Dijon Mag s’attachera à présenter les sportifs dijonnais jusqu’aux Jeux. Laurent Boudriot, licencié au Handphy Club de Dijon Côte-d’Or, et Boladé Apithy, escrimeur à l’ASPTT Dijon, vous donne rendez-vous dans notre prochaine édition.

Barthélémy Agostini (aviron, Régates mâconnaises), Boladé Apithy (escrime, ASPTT Dijon), Sandrine AurièresMartinet (judo handisport, Dojo d’arts martiaux Mâcon), Laurent Boudriot (tir handisport, Handphy Club de Dijon Côte-d’Or), Cyrille Carré (canoë-kayak, Olympic Canoë-kayak Auxerre), Stéphane Clamens (tir, Société de tir Chalon Bourgogne), Charlie Conord (cyclisme sur piste, Sprinter Club olympique Dijon), Cédric FèvreChevalier (tir handisport, Société de tir Chalon Bourgogne), Adrien Hardy (aviron, Cercle de l’aviron Chalon-surSaône), Alexandre Lasvenes (tir à l’arc handisport, Sentinelle Brienon), Fabrice Meunier (tir à l’arc handisport, Sentinelle Brienon), Fabrice Moreau (aviron, Cercle de l’aviron Chalon-surSaône), Adeline Morel (canoë-kayak, Espérance Canoë Decize), Hélène Receveaux (judo, Alliance Dijon Judo 21), Charles Rozoy (natation handisport, Alliance Dijon Natation), Bérangère Schuh (tir à l’arc, Sentinelle Brienon), Sophia Serseri (gymnastique, Alliance Dijon Gymnastique), Natalia Zolotaryova (gymnastique, Alliance Dijon Gymnastique). Rens. : Objectif médailles Cros de Bourgogne 15, rue Pierre-de-Coubertin Tél. : 03 80 41 77 99 www.cros-bourgogne.com www.objectif-medailles.fr Courriel : objectif-medailles@orange.fr

TIR À L’ARC CHAMPIONNAT RÉGIONAL

BADMINTON LE BCD EN BONNE POSITION

a 1re Compagnie d’arc de Dijon, premier club bourguignon en nombre de licences (120), organise une compétition qualificative pour les championnats de France. Les vingt clubs bourguignons devraient être de la partie. Puissance, adresse et concentration seront les clés de la réussite, selon le président du club, Raymond Jouffroy. Dimanche 11 mars à partir de 8 h 30 Gymnase des Bourroches Rens. : www.dijontiralarc.fr

e Badminton Club dijonnais (BCD) accédera-t-il aux barrages de montée en Nationale 1 ? L’équipe B se maintiendra-t-elle en Nationale  3  ? Le club était en phase avec ses objectifs à l’issue de la première partie de championnat (1re place en N2 et 5e place en N3). La 6e journée sera riche en enseignements avec la double réception de Reims (victoire 2-6 à l’aller) et Troyes (défaite 5-3 à l’aller). Samedi 24 mars au gymnase des Bourroches N3 : Dijon-Troyes à 12 h, N2 : Dijon-Reims B à 16 h Rens. : www.bcdijon.com

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TENNIS CLUB DIJONNAIS

COMPÉTITION ET LOISIRS FONT BON MÉNAGE Professionnels et amateurs se côtoient dans l’effectif du TCD, riche de 730 licenciés. es licenciés, on en trouve par centaines au Tennis Club dijonnais (TCD). S’il compte 730  joueurs cette saison, le club présidé par Henri Massol en a enregistré jusqu’à 820 il y a deux ans. Cette affluence, l’une des toutes meilleures de Bourgogne, tous sports confondus, implique une organisation adaptée. Le TCD possède 12 courts en terre battue dont cinq couverts, ainsi qu’un barrestaurant. Le Tennis Club dijonnais emploie neuf salariés. Nous sommes ouverts sept jours sur sept, déclare Fabrice Bobin, le directeur du TCD. Nos licenciés sont âgés de 4 à 85 ans, et on croise aussi bien des amateurs que des professionnels dans nos couloirs. Tout le monde à sa place ici. La vitrine du club est l’équipe qui évolue en Nationale 1A. La N1A, c’est l’équivalent de la Pro D2 au rugby, nous sommes dans le top 24 français, ajoute Fabrice Bobin, fier d’avoir vu son club gravir plusieurs échelons ces dernières années. L’emblème et capitaine de l’équipe n’est autre que Jérôme Golmard, joueur qui, dans le passé, a notamment accroché André Agassi et Carlos Moya à son tableau de chasse. Dans l’équipe dijonnaise figurent également Julien Maes et Jean-René Lisnard, top 100 mondial en 2003 et 2005. Le TCD mise également sur ses nombreux jeunes, très prometteurs pour certains. Notre école de tennis compte 300  éléments chaque année. Nous avons un bon cru : trois des quatre meilleurs Bourguignons nés en 2001 sont parmi nous, se réjouit Fabrice Bobin. Mais l’actualité du

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TCD, c’est aussi ses tournois. Les jeunes sont en compétition du 3 au 11 mars. L’Open seniors, compétition à portée nationale, a débuté le 25 février. La finale masculine est prévue dimanche 18 mars à 10 h. Tennis Club dijonnais – 19, boulevard Voltaire – Du lundi au jeudi de 9 h à 21 h, du vendredi au dimanche de 9 h à 20 h Rens. : 03 80 65 22 68 (du 1er octobre au 30 avril) ou 03 80 65 14 96 (du 1er mai au 30 septembre) – www.tennis-club-dijonnais.com

PÉTANQUE NATIONAL DE DIJON

BADMINTON 14e ACCROBAD DE L’USCD

PATINAGE À ROULETTES TROPHÉE DE DANSE

e comité départemental de pétanque s’attend à une belle fréquentation du e National de Dijon. Les championnats du 22 monde auront lieu cette année à Marseille et l’équipe de France sera notamment des nôtres, signale Michèle Lega, la présidente du comité. Événement incontournable de la saison, cette épreuve réunira 512 triplettes hommes et 128 triplettes femmes. Du 9 au 11 mars au Parc des expositions Vendredi 9 mars à 14 h 30 : tête à tête Samedi 10 mars à 14 h : National triplettes seniors et 8e National féminin Dimanche 11 mars à partir de 9 h 30 : suite des Nationaux et concours annexes Rens. : www.petanquecd21.com

’Union sportive des cheminots dijonnais (USCD) organise la 14e édition de son tournoi de double Accrobad. Environ 300 joueurs sont attendus, des catégories poussins aux vétérans, de toute la Bourgogne et des régions limitrophes. Cette édition sera particulière puisqu’un moment festif sera organisé à l’occasion des 20 ans de notre club, signale Ludovic Reverdy, président de la section. Les 17 et 18 mars au gymnase des Bourroches à partir de 8 h Doubles hommes et femmes le samedi, doubles mixtes le dimanche. Rens. : www.uscd-badminton.com

omme chaque année, le Club dijonnais de patinage à roulettes (CDPR) organise son trophée de danse réunissant les meilleurs clubs du pays. Des qualifications pour les championnats de France seront en jeu. Au programme de chacun des 150 patineurs attendus  : des danses imposées et un programme libre. Notre sport ressemble au patinage sur glace, à la différence qu’il se pratique sur du parquet avec des chaussures adaptées, précise Christian Wagner, le président du club dijonnais qui compte 75 licenciés. Vendredi 30, samedi 31 mars et dimanche 1er avril à partir de 7 h Gymnase des Bourroches Rens. : www.cdprdijon.fr

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| à votre service |

NUMÉROS UTILES Allô Mairie Resto’ Mairie État civil et formalités administratives Élections Ramassage encombrants Objets trouvés Police municipale Police sanitaire CCAS (centre communal d’action sociale) Opad (Office des personnes âgées de Dijon) LES MAIRIES ANNEXES Bourroches 32, boulevard Eugène-Fyot Fontaine d’Ouche 15, place de la Fontaine-d’Ouche Grésilles 6, avenue des Grésilles Mansart 2, boulevard Mansart Toison d’Or 10 bis, place Granville

0 800 21 3000 0 800 21 0519 03 80 74 51 51 03 80 74 59 03/04/05 0 800 12 12 11 03 80 74 52 22 03 80 74 51 53 03 80 48 80 60 03 80 44 81 00 03 80 70 02 03

03 80 74 52 02 03 80 74 52 00 03 80 74 52 03 03 80 74 52 04 03 80 48 83 83

TRANSPORTS Velodi Divia SNCF Association artisanale des taxis de Dijon

0 800 200 305 03 80 11 29 29 36 35 03 80 41 41 12

URGENCES Police secours Samu Pompiers Urgences depuis un mobile Urgences gaz Urgences EDF Urgences techniques Lyonnaise des eaux Centre antipoison Médecin de garde SOS Médecins SOS Médecins consultations SOS 21 (visites, urgences médicales) Pharmacie de garde Permanences dentaires dimanche et jours fériés Accueil sans-abri

17 15 18 112 0 810 433 021 0 810 333 021 0 810 874 874 03 83 32 36 36 03 80 40 28 28 03 80 59 80 80 36 24 03 80 78 68 68 39 15 03 80 48 26 59 115

SOS Amitié SOS Kiné SOS Mains SOS Vétérinaire Centre de soins infirmiers Drogue, alcool, tabac info service Sida info service Alcooliques anonymes 24h/24 Allô Enfance maltraitée Violences faites aux femmes Solidarité Femmes 21

03 80 67 15 15 03 80 53 70 00 03 80 44 48 46 0 811 88 99 88 03 80 41 66 66 0 800 23 13 13 0 800 840 000 03 80 30 27 00 119 3919 03 80 67 17 89

AIDE AUX VICTIMES L’Association départementale d’aide aux victimes d’infractions pénales (Adavip 21) a été créée en 1986. Elle a pour mission d’accueillir, écouter, informer et orienter les victimes d’infractions pénales (vol, escroquerie, abus de confiance, dégradations, accident de la circulation, coups et blessures, agression sexuelle, non-paiement de pension alimentaire, non-présentation d’enfant, délit de fuite, menaces, discrimination raciale…), mais aussi de leur proposer un soutien psychologique. Des professionnels (juristes, psychologue…) reçoivent gratuitement les victimes dans la plus grande confidentialité, pour les aider à faire le point sur la situation et leur expliquer les démarches à entreprendre. Cité judiciaire – 13, boulevard Georges-Clemenceau BP 1513 – 21033 Dijon Cedex – Tél. : 03 80 70 45 81 Courriel : adavip.21@wanadoo.fr Tous les jours de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h (Des permanences sont également tenues à Chenôve et à Beaune.)

SOLIDARITÉ FEMMES 21 Contre toutes les violences faites aux femmes, pour l’égalité et le respect entre les femmes et les hommes, Solidarité Femmes 21 accueille et écoute les femmes. L’association les accompagne dans les démarches sociales, juridiques, d’hébergement, mais propose également des groupes de parole, des ateliers pour les enfants ou des ateliers d’art-thérapie. Depuis 2005, Solidarité Femmes est aussi un organisme de formation et propose à ce titre plusieurs types d’interventions : des formations de sensibilisation ou d’approfondissement sur les questions liées aux violences conjugales ; des modules dans des formations construites par d’autres (exemples : centre de formation de la police, Creai, Irtess). Solidarité Femmes 21 – 4, rue Chancelier-de-l’Hospital Tél. : 03 80 67 17 89 Courriel : solidaritefemmes21@wanadoo.fr Permanence à la Maison de la solidarité (centre commercial de la Fontaine-d’Ouche, niveau haut) le vendredi matin. Rens. : 03 80 45 99 80


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LOGEMENTS À LOYER MODÉRÉ ICF SUD-EST - MÉDITERRANÉE Immeuble Mazarin 10, avenue Foch – 21000 Dijon Tél. : 03 80 45 90 40 www.sud-est-mediterranee.fr OFFICE PUBLIC D’AMÉNAGEMENT ET DE CONSTRUCTION (OPAC) DE DIJON 2 bis, rue Maréchal-Leclerc BP 87027 – 21070 Dijon cedex Tél. : 03 80 71 84 00 Courriel : courrier@opacdijon.fr Web : www.opacdijon.fr Agence de location  3, rue Chaudronnerie Tél. : 03 80 71 73 80 ORVITIS (OFFICE PUBLIC DÉPARTEMENTAL) Siège : 17, boulevard Voltaire BP 90104 – 21001 Dijon Cedex Tél. : 0 810 021 000 (prix d’un appel local) Web : www.orvitis.fr Agence Espace habitat : place des Cordeliers – Tél. : 0 810 021 000 SCIC HABITAT BOURGOGNE Le Katamaran Parc Valmy – 41, avenue Françoise-Giroud BP 30428 – 21004 Dijon Cedex Tél. : 03 80 50 56 50 – Courriel : siege.dijon@bourgogne.scichabitat.fr Web : www.bourgogne.scichabitat.fr SOCIÉTÉ NATIONALE IMMOBILIÈRE (SNI) 5, rue des Perrières Tél. : 03 80 76 84 44 www.sni.fr VILLÉO (ANCIENNEMENT LE FOYER DIJONNAIS ET NÉOLIA BOURGOGNE) 28, boulevard Clemenceau – BP 30312 21003 Dijon Cedex – Tél. : 03 80 68 28 00 Courriel : ste@villeo.fr Web : www.villeo.fr

GRAND DIJON 40, avenue du Drapeau – BP 17510 – 21075 Dijon cedex

DÉCHETTERIES Les déchetteries sont fermées les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier. QUETIGNY – Bd de la Croix-Saint-Martin – Tél. : 03 80 71 03 13 DIJON – Rue Alexander-Fleming – Tél. : 03 80 23 94 94 CHENÔVE – Rue de Longvic – Tél. : 03 80 58 87 32 MARSANNAY-LA-CÔTE – Chemin rural n° 15, dit « chemin des Vaches » LONGVIC – Rue Jules-Guesde. Seule déchetterie habilitée à recevoir l’amiante-ciment (tuyaux, plaques planes et ondulées…) – Tél. : 03 80 68 03 91 HORAIRES D’HIVER

(du 1er novembre au 30 avril)

du lundi au vendredi le samedi le dimanche

9 h - 12 h et 14 h - 18 h 9 h - 13 h et 14 h - 18 h 9 h - 12 h

sauf Marsannay-la-Côte du lundi au vendredi 9 h - 12 h et 14 h - 17 h le samedi 9 h - 13 h et 14 h - 17 h le dimanche 9 h - 12 h

NUMÉROS UTILES Accueil Grand Dijon

03 80 50 35 35

Usine d'incinération

03 80 76 40 76

Centre de tri

03 80 76 49 90

Bac mal dimensionné

03 80 76 39 78

Composteur

03 80 76 56 26

Emmaüs

03 80 23 80 11

Encombrants sur rendez-vous

0 800 12 12 11

Déchets verts sur abonnement

0 800 12 12 11

Numéro vert : 0 800 12 12 11 www.grand-dijon.fr Courriel : collecteselective@grand-dijon.fr

L’ASTUCE DE MARS Recyclage des bouchons de liège L’Association des bouchons pour les handicapés en Côte-d’Or collecte aussi les bouchons de liège (ils peuvent être mélangés avec les bouchons plastiques). Cette collecte se fait au profit de la maison de l’Adapei « Les Eaux vives » d’Is-sur-Tille, qui les trie et les revend à un recycleur. N’hésitez donc pas à conserver également vos bouchons de liège et à les déposer soit au local de l’association, 23, bis rue de l’Île à Dijon, soit dans l’un des nombreux points de dépôt : mairies, MJC, commerces, écoles, collèges, lycées, associations, déchetteries, particuliers. Rens. : www.bouchons21.fr Trier mieux, c’est tout l’enjeu On économise au moins 700 kilos de pétrole brut en recyclant une seule tonne de plastiques. Moins de 30 bouteilles en plastique recyclées, et c’est un pull polaire bien chaud qui est fabriqué…

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c’est pour la vie !


| vous nous dites |

CYCLISME ET VISIBILITÉ

Il est bien souvent difficile de voir les cyclistes la nuit. Certains n’ont ni feux ni bandes réfléchissantes. En ville, cela ne semble pas déranger les possesseurs de vélo, qui ne réalisent pas qu’on ne les voit pas et s’insurgent dès qu’on leur en fait la remarque. Qu’en est-il de la loi ? Le port d’un gilet réfléchissant n’est-il pas obligatoire ? P.S. – Rue Baudin

Depuis le 1er septembre 2008, le gilet réfléchissant (jaune ou orange) est devenu obligatoire à vélo la nuit ou par visibilité insuffisante, hors agglomération. Le Conseil d’État a homologué cette mesure après un constat qui faisait ressortir que 20 % des utilisateurs de vélo sont tués ou blessés la nuit, à l’aube ou au crépuscule. Un cycliste pris en défaut de port de gilet est passible d’une amende de 35 euros. Rappel : la loi impose également aux vélos d’être équipés de feux à l’avant et à l’arrière, ainsi que de réflecteurs sur les côtés et sur les pédales ; de disposer à tout moment, de jour comme de nuit, d’un avertisseur sonore. Tout appareil autre qu’un timbre ou un grelot est interdit, donc pas de cloches, sifflets, trompes ou autres. De plus, tout dispositif d’éclairage ou de signalisation autre que ceux prévus dans le code de la route et conformes à la réglementation est interdit ; de même que les clignotants rouges, qu’ils soient attachés à un casque, à un brassard ou à même le vélo. Enfin, les cycles doivent être munis de dispositifs de freinage efficaces. Aussi, si le gilet n’est pas obligatoire en ville, certaines obligations doivent cependant être respectées, faute de quoi une contravention peut être dressée par les représentants de l’ordre public.

FONTAINE DE JEUNESSE

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VOS COUPS DE CŒUR, VOS RÉACTIONS... CETTE PAGE EST FAITE POUR VOUS. ÉCRIVEZ-NOUS : Dijon Mag BP 1510 21033 Dijon cedex frebsamen@ ville-dijon.fr

Ce que je trouve le plus beau dans cette belle ville de Dijon, c’est cette sculpture place Darcy qui symbolise l’essentiel : la relation aimante avec tout. Les trois enfants qui sourient à trois grenouilles, les trois grenouilles qui sourient aux trois enfants bras dessus bras dessous. Les bordures en pierre qui entourent cette fontaine comme des ondes d’amour qui se propagent dans la ville… Il m’arrive de m’arrêter devant cette œuvre d’art si symbolique puisque tout est un tout, tout est lié, relié (déjà dans notre corps…). La relation aimante est l’essence de l’univers… Juste sourire à cette statue, cette œuvre d’art d’amour, la nourrir, après l’avoir contemplée, de mon amour pour toute la vie, et la laisser être, rayonner sur la ville, le jour, la nuit, dans la pluie ou le soleil. Je sais bien, c’est un regard un peu mystique, mais si c’était l’essentiel ? Voilà donc un regard qui pense que c’est très important que cette œuvre d’art reste sur la place Darcy, même s’il faut la déplacer un peu. A.R. – Rue René-Fleutelot

La place Darcy est en profonde mutation avec les travaux du tram. La Fontaine de Jeunesse ou Fontaine aux grenouilles, située près de la porte Guillaume et réalisée par le sculpteur Max Blondat (1872-1926), qui créa de nombreuses pièces d’ornement, représente trois fillettes qui observent trois grenouilles. Au-delà de Dijon, plusieurs exemplaires de Fontaine aux Grenouilles ornent des places et jardins en Allemagne, Argentine, États-Unis, Ukraine, Suisse et, en France, à Fontainebleau. Rassurez-vous, cette fontaine sera remise en eau et maintenue place Darcy, sans les jardinières qui l’entourent aujourd’hui. Les membres des commissions de quartier Centre-ville et Montchapet ont en effet été interrogés sur cette question (maintien ou déménagement dans le jardin Darcy) ; ils se sont prononcés massivement pour le maintien de la fontaine sur la place.


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POUR LE GROUPE SOCIALISTE, RADICAL DE GAUCHE, CITOYEN ET APPARENTÉS Près de 2 000 Dijonnaises et Dijonnais seront venus participer aux réunions publiques de présentation du budget  2012 à l’invitation de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon. Onze réunions, qu’il a animées, au cours desquelles chacun aura su apprécier la solidité et la qualité des arguments qui ont conduit notre municipalité à approuver un budget empreint de raison pour ce qui concerne les dépenses publiques tout en préservant ses priorités pour l’éducation, le logement, la solidarité et la qualité de vie de nos concitoyens. Nous devons souligner notre satisfaction. L’essentiel des recettes du budget, bien qu’affecté par la baisse continue des dotations de l’État, reposera cette année encore sur une progression maîtrisée de la part municipale des taxes locales. L’engagement pris en 2001 et reconduit en 2008 de ne pas augmenter notre taux au-delà de l’inflation sera, en 2012, une nouvelle fois tenu. Une autre preuve de cette volonté politique totalement assumée par la seule majorité municipale est la préservation de l’abattement général dont bénéficient les familles et qui représente une aide directe supérieure à 15 millions d’euros ! En 2001, la dette s’élevait à 220  millions d’euros et était supérieure à la totalité de notre budget, le dépassait même ! Elle représentait 103  % de ce budget. Nous n’avions pas entendu, à l’époque, M. Dugourd s’en plaindre et ses colistiers de même… En 2012, elle est de 225  millions d’euros, et ne représente plus que 82 % de notre budget, soit une baisse de plus de 20 % ! Un effort considérable a été accompli, avec des investissements qui auront permis non seulement de rattraper

le retard dû à des années d’immobilisme, mais de changer notre ville de Dijon pour en faire une véritable capitale régionale. Pour notre part, nous soutenons la politique municipale conduite par François Rebsamen, notre maire, car elle repose sur des valeurs que nous tenons de notre histoire et de notre combat. Il s’agit de la justice, de l’égalité, de la fraternité et de la laïcité. En regard, on voit ce que Nicolas Sarkozy et ses soutiens, au nombre desquels nous comptons l’opposition municipale, ont fait de la France et de nos valeurs républicaines, où la règle du plus fort détruit le ciment national, où les personnes âgées désespèrent de leur présent et de l’avenir de leur descendance, de la précarité qui affecte les familles, du chômage des jeunes qui obscurcit tout. Pour répondre à cela, le candidat-président sortant tente de se convaincre d’un slogan, mais son bilan est accablant. Accablant pour lui, bien sûr, car il en est responsable, mais surtout pour nous, car nous en sommes tous victimes ! Redresser la France est notre obligation. Pour y participer, un seul slogan : le changement c’est maintenant ! Alain Millot, premier adjoint Groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés 8, rue de la Chouette, 21000 Dijon Tél. : 03 80 36 41 77 Courriel : groupemajcm@orange.fr

POUR LE GROUPE DES ÉLUS EELV ET APPARENTÉS Mars, retour du printemps… et des expulsions. La fin de la trêve hivernale met la focale sur le mal-logement en France. En 2012, il manque plus de 900 000 logements dans le 6e pays le plus riche du monde, et ce malgré la construction durant les « Trente Glorieuses » de nombreuses HLM et de zones pavillonnaires ! 3,6 millions de personnes sont mal-logées ou sans logis, dont 600 000 enfants. Notre priorité est donc de construire plus et mieux, de rendre les loyers accessibles, de rénover le bâti ancien, d’isoler les logements du point de vue thermique comme sur le plan du bruit, de faciliter l’accès au logement social pour tous (travailleurs précaires, chômeurs, sanspapiers, demandeurs d’asile…). Dans l’agglomération dijonnaise, près de 7 000 personnes sont en attente d’un logement social. Or l’État n’a de cesse de ponctionner les ressources des organismes d’habitat social pour abonder son propre budget et de diminuer l’engagement relevant de sa compétence : ainsi, il verse 300 euros pour chaque logement neuf initié par le Grand Dijon sur un coût total de140 000 euros !

Il est bon de rappeler que l’accès au logement est un droit humain inscrit dans les conventions internationales. Le faire appliquer avec des normes thermiques efficaces est générateur de mieux-être social, d’emplois qualifiés et d’essor économique. C’est possible avec une réelle volonté politique assumée et partagée entre l’État et les collectivités territoriales, au travers d’un partenariat qui serait équilibré et assumé financièrement. Philippe Delvalée, Christine Durnerin, Catherine Hervieu, Bruno Louis, Jean-Patrick Masson, Stéphanie Modde Groupe des Élus EELV et apparentés de la municipalité de Dijon 14, avenue Jean-Jaurès, 21000 Dijon Tél. : 09 61 68 76 95 Courriel : groupe-ecologie-verts@wanadoo.fr Web : http://cotedor.eelv.fr


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POUR LE GROUPE INITIATIVES DIJON Nous, c’est Dijon ! Nous, c’est Dijon qui occupe nos pensées. Nous, c’est Dijon que l’on veut voir rayonner. Nous, c’est Dijon et ses habitants que nous voulons voir plus confiants dans leur avenir et celui de leurs enfants. Le maire n’est plus dans cette logique. Pour lui, Dijon n’est plus la priorité. Dernier exemple  : depuis octobre, il déplace les conseils municipaux, allant même jusqu’à en supprimer, pour satisfaire ses obligations parisiennes. Son obsession, c’est la campagne présidentielle et ce maroquin ministériel tant espéré. D’ailleurs, semblant préparer son départ de Dijon, la presse révèle qu’il a déjà prévu un maire intérimaire. Et pourtant, plus que jamais, Dijon a besoin qu’on s’occupe d’elle. En effet, quand on ne se contente pas du discours colporté par tous les moyens massifs de la communication municipale sur le thème « Dormez tranquilles, Dijonnais, tout va bien, on est les meilleurs », on s’aperçoit que la réalité n’est pas aussi rose… hélas ! La crise n’épargne pas notre ville. Aux milliers d’emplois perdus en quelques années, s’ajoutent les difficultés du commerce, la situation sociale dégradée, l’état très préoccupant des finances municipales, les problèmes de sécurité (Dijon est loin d’être un modèle en la matière), les insupportables difficultés de déplacement… Dans un monde de plus en plus dur, en particulier pour les plus fragiles, peut-on concevoir l’action publique comme par le passé ? Il est choquant de voir l’argent public jeté par les fenêtres avec, par exemple, la scandaleuse affaire des Tanneries (un million d’euros pour reloger des squatteurs) ou encore dans l’opération d’autopromotion du livre luxueux D comme Dijon, distribué à près de 100 000 exemplaires.

Plus que jamais en cette période, les décideurs politiques, à quelque niveau qu’ils soient, doivent faire preuve de lucidité, de courage et de responsabilité. La lucidité, cela veut dire être conscient que beaucoup d’efforts sont demandés aux ménages et aux entreprises et que l’État et les collectivités locales doivent donner l’exemple. Le courage, cela veut dire mesurer l’utilité de toute intervention publique en portant une vigilance permanente au bon usage de l’argent public. La responsabilité, c’est donner la priorité absolue à la croissance et à l’emploi, en maintenant une situation financière saine et sans faire porter les efforts sur les générations futures. Plus que jamais, cette nouvelle culture de l’action publique inspirera notre engagement au service de tous les Dijonnais. François-Xavier Dugourd, président du groupe Initiatives Dijon Franck Ayache, Laurent Bourguignat, Jean-Michel Brocherieux, Malika Gauthié, François Hélie, Marie-Claude Mille, Jean-Charles Ouazana, Catherine Vandriesse 43, rue Parmentier, 21000 Dijon Tél. : 03 80 72 46 65 Courriel : contact@initiativesdijon.com Web : www.initiativesdijon.com

POUR LE GROUPE DES ÉLUS COMMUNISTES ET RÉPUBLICAINS La crise globale que nous subissons depuis 2008 pénalise particulièrement les jeunes sur le marché du travail et plus généralement perturbe leur insertion dans la société. En Europe, l’emploi des jeunes a reculé plus que l’emploi global (-5,9 % contre -0,7 %) ! Après quatre années, la crise s’est aussi traduite par une progression des emplois temporaires et des temps partiels et par une dégradation de la situation économique et sociale des jeunes (les jeunes femmes étant encore davantage touchées). Le diplôme ne suffit plus, même s’il constitue encore un rempart fragile face au chômage. Aucune mesure sérieuse n’a été prise par le gouvernement, et celles qui ont été initiées ont eu souvent pour effet de précariser davantage nombre d’emplois occupés par les jeunes ! Il est grand temps de penser l’insertion sociale et professionnelle dans sa complexité et sa globalité ; de soutenir une approche territoriale et de réaffirmer le rôle des acteurs locaux qui accompagnent les jeunes.

Faire le pari de la jeunesse, c’est investir aujourd’hui pour l’avenir ! L’ambition est que tout jeune soit dans une situation de formation ou d’emploi qui lui permette de se qualifier, d’enrichir ses compétences professionnelles et sociales, de disposer de moyens d’existence autonomes et de s’impliquer dans la vie de la société. Ainsi, des dégâts sociaux aux coûts réparateurs très lourds avec l’obligation d’interventions a posteriori pourront être évités. Des réformes profondes (système éducatif, politique de l’emploi, formation professionnelle, système fiscal…) s’inscriront dans la dynamique de ce pari ! Ces enjeux ne peuvent être évités lors des débats des présidentielles. Christine Truchot-Dessolle, André Gervais, Michel Julien Groupe des élus communistes et républicains 222, rue d’Auxonne, 21000 Dijon Tél. : 03 80 72 29 97


Dijon Mag n°244  

Dijon Mag n°244