Issuu on Google+

Juin 2009 — n°01

V i l l e

d e

ÉGLISE SAINT LAURENT

N o g e n t - l e - R o t r o u

Cinéma « Le Rex »

MARCHÉ PLACE Saint-Pol


Le Mag, Magazine trimestriel édité par la ville de Nogent-le-Rotrou 42-44 rue Villette-Gaté, 28400 Nogent-le-Rotrou Tel : 02 37 29 68 68 Site Internet : www.ville-nogent-le-rotrou.fr Directeur de la publication : M. François Huwart, maire. Rédaction : Bertrand Ivars, dircom@ville-nogent-le-rotrou.fr Photographies et illustrations: Bertrand Ivars, Frédéric Chéhu, cabinet d’architectes Sahuc et Katchoura, cabinet d’architectes Hélène Sédillot, Elisa Fiasca, Eve Dufaud, Francine Champion. Conception graphique : Nicolas Verrier, nicolas@nicohomestudio.fr Impression : imprimerie Peau, Nogent-le-Rotrou, contact@imprimerie-peau.fr Imprimé sur papier issu de forêts gérées durablement Tirage : 7000 exemplaires Dépôt légal à parution. Couverture : © illustration du cabinet Sahuc et Katchoura, photo Bertrand Ivars et photo Frédéric Chéhu


La publication du Mag’ de la ville de Nogent-le-Rotrou renoue, sous une forme nouvelle, avec une tradition ancienne : chaque trimestre, vous disposerez d’informations plus complètes et précises sur la politique municipale et la vie de notre cité. Cette publication vient compléter les actualités diffusées dans la lettre d’information hebdomadaire nOgent.cOm ! et dans le Petit Journal mensuel de la ville. Ce premier numéro, très « copieux » après plusieurs mois de silence, sera suivi d’autres plus conformes à ce que nous avions l’habitude de vous proposer. Depuis mars 2008, une équipe municipale largement renouvelée s’est mise au travail. Les membres les plus chevronnés ont apporté leur connaissance des dossiers et de notre ville aux membres nouvellement élus qui ont enrichi notre travail d’une vision nouvelle indispensable. Cette équipe a poursuivi la réalisation des grands projets engagés depuis quelques temps : construction du nouveau cinéma, poursuite du réaménagement du centre-ville, extension de la zone industrielle de l’Aunay et aide à l’implantation d’usines nouvelles, préparation de l’extension du plateau Saint-Jean dont les travaux commenceront durant le dernier trimestre 2009. Cette équipe a mis en chantier la restauration de l’église Saint-Laurent, achevé l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, commencé de mettre en place un nouveau plan de circulation, créé une nouvelle maison des associations dans les locaux de l’ancienne école Jean-Macé. La première année de travail qui vient de s’achever s’est déroulée dans le contexte difficile de la crise financière et économique mondiale. L’équipe municipale a fait le choix de ne pas augmenter le taux des impôts nogentais et de concentrer son action sur quelques grandes priorités : l’économie, l’urbanisme, l’éducation, la culture, les sports. Elle a confirmé son choix de renforcer par de grands projets l’attractivité de notre ville et sa place de chef lieu d’arrondissement. Mais dès l’année prochaine, elle aura à cœur de répondre plus complètement aux demandes de travaux de voirie, d’éclairage et d’aménagements dans tous nos quartiers. Cette équipe municipale a aussi apporté un appui décisif à l’action de l’office Nogent Perche Habitat pour garantir les emprunts nécessaires à la réhabi-litation de logements anciens et à la construction de logements nouveaux. Ce partenariat fructueux est une des conditions pour répondre à la demande de logements aux loyers abordables, mais aussi à la transformation de notre ville. Dans son budget pour 2009, la majorité municipale a voulu confirmer son aide aux nombreuses associations qui animent Nogent, une ville dont, proportionnellement à sa population, les équipements sportifs et culturels sont parmi les plus importants de la région Centre. Gérer une ville, au mieux des intérêts de ses habitants, c’est faire preuve d’esprit de prévision, de sagesse et d’audace. Dans cette crise grave qui nous frappe, détruit nos emplois, réduit le pouvoir d’achat, c’est ce cap difficile qu’il nous faudra tenir. A votre service, nous tiendrons fermement la barre.


04

46

06

10

48

16

50

30


0

04 Actualités 240 NOUVEAUX EMPLOIS LA SAISON CULTUREL EXPOSITION HUE,DÉA ! 06 Patrimoine minicipal L’ÉGLISE SAINT-LAURENT 10 Économie B. BRAUN 16 Action social CCAS, UNE MISSION DE SOLIDARITÉ DUNOIS PERCHE INSERTION SSIAD 20 Commerce / Marché COMMERCES TERRASSES, MARCHÉ, LA FILIÈRE LAITIÈRE 26 Logement / Urbanisme DES PROJETS DANS TOUS LES QUARTIERS PAROLE D’EXPERT PLAN LOCAL D’URBANISME 30 Cinéma UN COMPLEXE CINÉMATROGRAPHIQUE POUR 2010 L’HISTOIRE DU DOSSIER LES QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSE 38 Travaux

20

26-38

40

44

54 56-58 64

40 Action social CUCS LE POINT D’ACCÈS AU DROIT BESOIN D’INFORMATION ET D’ORIENTATION DANS LE DOMAINE JURIDIQUE 44 Enseignement COLLÈGE ARSÈNE-MEUNIER 46 Vie associative LA VILLE AUX CÔTÉS DE TOUTES LES INITIATIVES 48 Sports / Loisirs 50 Culturel BIBLIOTHÈQUE LES TRÉTEAUX DE NOGENT II LE FESTIVAL DU THÉ VERT 54 Jeunesses AUTOUR DU THÉÂTRE DE VERDURE UN LIEU DE RESSOURCE POUR LES JEUNES 56 Communauté de Communes LE RAM SPANC 58 Vie municipale LE TROMBINOSCOPE DU CONSEIL MUNICIPAL L’EXPRESSION POLITIQUE 62 Finances LE BUDGET COMMUNAL 64 Agenda / Brèves estivales


Actualités

Marie Laure PLV : les actes sont signés C’est fait ! Fin avril, la société Marie-Laure PLV, la ville de Nogent-le-Rotrou, l’organisme financier Auxifip (filiale du Crédit Agricole) et le groupe Vinci (BTP) ont signé les documents officiels et actes notariés permettant le lancement des travaux de construction d’un nouveau bâtiment industriel sur la zone d’activités de l’Aunay, dès la rentrée prochaine. Ses 20 000 m2 couverts se déploieront sur un terrain de 9 ha situé en bordure de la route de Saint-Pierre-laBruyère.

C’est le site retenu par l’entreprise Marie Laure PLV Merchandising, spécialisée dans la fabrication de publicité sur les lieux de vente, pour le développement d’une unité depuis laquelle elle visera la conquête de nouveaux marchés. Prometteuse de près de 240 emplois, elle occupera les lieux dans le cadre d’un bail commercial entre le Syval, syndicat intercommunal chargé de la construction ou de l’achat de bâtiments industriels et de leur location. Le permis de construire déposé, les travaux seront lancés dès cet été. Ils viseront d’abord l’aménagement de la zone, avec la réalisation de deux ronds points, l’un au niveau de l’actuelle desserte de la zone de l’Aunay, sur la route de Saint-Pierre-laBruyère, l’autre sur les terrains situés en face. Là où d’autres entreprises rejoindront prochainement Marie-Laure PLV Merchandising.

4

Ce qui vous attend en 2008-2009 Théâtre, humour, chanson, musiques du monde et danse : la saison culturelle 2009-2010 de Nogent-le-Rotrou offrira treize spectacles tous publics. Une nouvelle série de rencontres culturelles et éclectiques s’annonce sur les plateaux des salles de spectacles Pierre Mendès-France et Simone Signoret. Le Conseil municipal l’a validé dans sa dernière réunion, fin juin. Aux valeurs sûres telles Vincent Delerm, Stéphane Guillon, Alain Chamfort ou Jean-Jacques Milteau, succéderont des découvertes à ne manquer : Anna Torres (chants du monde – Brésil), Cantabile (humour vocal), Les Ogres de Barback (chanson) ou le Quintette Cassiopé (musique classique).

La saison culturelle nogentaise tiendra donc sa place conduite avec axe fort autour de la chanson. Elle le fera également en soutenant et en diffusant des créations locales, comme Les Sœurs Moustache (chanson) ou de la compagnie du Perche (théâtre) qui présentera L’Avare, de Molière, à l’issue d’une résidence de création. Théâtre, également, avec Le Journal à Quatre Mains, de Benoîte Groult et enfin danse avec la Compagnie Georges Momboye, seront au programme. Venez donc nombreux prendre le risque de découvrir ces escales culturelles, mais aussi celui de vous faire plaisir… Pour tous renseignements, contacter le service culturel de la mairie, tél. 02 37 29 68 52


La cinquième édition de Variations équines se prolonge jusqu’à la fin du mois d’août au muséechâteau Saint-Jean. Après s’être intéressée ces dernières années à la création contemporaine, l’exposition, sous-titrée Hue, dia ! propose cette fois de découvrir le cheval au travail à travers les représentations qu’en ont fait nombre de peintres, de sculpteurs, de graveurs et de photographes du XVIIIe au XXe siècle.

Dans les deux salles entièrement remaniées pour l’occasion, la palette est aussi large que sont variés les genres et les formats. Une centaine d’œuvres signées de cinquante artistes, de Rembrandt Bugatti à JulesJacques Veyrassat, dresse un panorama complet des activités de ce compagnon de labeur de l’homme. En provenance des réserves du musée nogentais, de collections de musée nationaux d’une trentaine de Musées de France tels Orsay ou de fonds artistiques privés, la présentation donne une vision souvent sensible de ces bêtes de somme appelées aussi bien aux travaux des champs qu’à ceux de la mer ou des bois qu’au transport des hommes et de leurs marchandises. Hue, Dia ! Le cheval au travail, Ve Variations équines, jusqu’au 31 août, au musée-château Saint-Jean Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h et de 14h à 18h. Entrée : adultes, 2,60 euros ; enfants, 1,50 euros ; tarif réduit, 1,70 euros. Renseignements : 02 37 52 18 02

La collecte de films se poursuit avant une projection au Rex Depuis 2006, le Conseil général d’Eure-et-Loir et Centre Images recherchent des films amateurs anciens tournés dans le département depuis les débuts du cinéma. Des projections gratuites sont organisées régulièrement pour permettre aux habitants de découvrir les films : dans le Perche par exemple, ceux tournés en 17,5 mm par René Hemmler, instituteur à Combres avant-guerre, ceux du patronage Saint-Jean à Nogent en 9,5 mm dès 1927, les comices d’Authon-du-Perche en 16 mm dans les années 50, la Fête de la jeunesse dans notre commune en 1969, etc. La première projection à Nogent-le-Rotrou aura lieu au Cinéma Le Rex le jeudi 22 octobre 2009 à 20h30. D’ici

cette date, une chargée de collecte mènera des enquêtes à Nogent-le-Rotrou et dans son canton pour retrouver de nouveaux films. Si vous avez tourné des films sur pellicule ou en vidéo, fêtes locales, kermesses, événements historiques comme la venue du Général De Gaulle en 1965, inaugurations, vie quotidienne, artisans au travail ou ateliers des usines nogentaises, contactez Centre Images afin que nous puissions redécouvrir ensemble au mois d’octobre ces films oubliés. Pour tous renseignements, contacter Centre Images (pôle patrimoine) 02 47 56 08 08 ; e-mail : julie.guillaumot@centreimages.fr

Actualités

Le cheval au travail à travers deux siècles de création

5


Patrimoine municipal En décembre dernier, le Conseil municipal votait à l’unanimité un programme de restauration de l’église Saint-Laurent sur quatre ans. Le 2 avril, une souscription publique était lancée.

Objectif : obtenir l’aide de la Fondation du Patrimoine après celle du Ministère de la Culture et du Conseil général afin de mener à bien une restauration complète du monument en sollicitant à minima les contribuables nogentais.

Du haut de ce clocher, dix siècles d’histoire nous contemplent Les travaux commenceront à l’automne. Dans le même temps, une demande de classement au titre des Monuments Historiques a été instruite, obtenant le 24 mars l’avis favorable de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites (CRPS) de la Direction Régionale des Affaires Culturelles ; service déconcentré du Ministère de la Culture. La commission nationale des monuments historiques devrait statuer sur la recevabilité du classement dans les six mois à venir. Inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1927, l’église St Laurent, a été mise à rude épreuve par le temps. Elle n’en reste pas moins un véritable petit trésor du patrimoine local. Son parc attire aussi bien les élèves du lycée voisin que les petites dames du quartier et leurs compagnons à quatre pattes. Mais qui sait encore, à Nogent-leRotrou, que ce lieu fut longtemps l’un des principaux cimetières de la ville, déplacé au début du XXe siècle ? Et que dès le XIe siècle existait là une petite chapelle, dédiée à Sainte Marie-Madeleine. Modeste édifice sur les bases duquel a peu à peu pris forme l’église SaintLaurent. La chapelle se trouvait à droite du chœur actuel, à l’emplacement de la mise au tombeau, sculpture monumentale du XVe siècle, classée à l’inventaire des Monuments Historiques où l’observateur un brin perspicace remarquera sans peine la dissymétrie du mur extérieur du bas-côté par rapport à son opposé - petite incartade des bâtisseurs du XVe siècle


Patrimoine municipal qui trouvèrent préférable d’élever leurs maçonneries sur les fondations de la chapelle plutôt que d’en envisager de nouvelles. C’est durant le XIIIe siècle que furent érigées les bases actuelles de l’église. La démolition des murs d’enceinte de l’abbaye permit dès cette époque d’agrandir et d’élever Saint Laurent au titre de paroisse. Elle était alors constituée d’une nef unique, d’une abside et de l’antique chapelle au sud. L’ensemble fut agrandi sur cette même façade au XVe siècle afin d’aménager un premier bas-côté. Le second bas-côté, au nord, ainsi que la sacristie, assirent l’édifice dès le XVIe siècle. Le clocher fut érigé à la suite, dans le style gothique, puis couronné au XVIIe siècle dans le style Renaissance. Si bien que SaintLaurent revêtait déjà alors, au moins extérieurement, l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui : vaguement gothique, un brin flamboyant, sobre malgré tout.

Les vitraux, quant à eux, ouvrent un large éventail de styles, d’époques, de couleurs et de facture, s’étalant des XVIe et XVIIe siècle, pour ceux du bas-côté nord, au XXe siècle, pour ceux du bascôté sud. Ceux du chœur sont l’œuvre de Gérard Lardeur, maître verrier chartrain. Ils datent de 1961, 1948 et 1956. À l’image de l’ensemble, le mobilier de l’église SaintLaurent relève de la plus grande sobriété. On remarquera essentiellement la chaire, datant de 1600, de style Renaissance. Elle provient de la collégiale Saint-Jean, ainsi qu’en attestent les larges initiales “S.J.” gravées et dorées en son sommet. Du banc d’œuvres original ne subsiste plus, aujourd’hui, que l’arrière-plan sur lequel figurent cette fois les initiales “S.L.” signifiant saint Laurent, dont le martyr est représenté par deux palmes. Les fonds baptismaux, quant à eux, datent du XIXe siècle. Enfin, un regard s’impose sur l’autel du bas-côté nord où, orné d’une multitude de feuilles d’acanthe, le Christ montre son cœur flamboyant d’amour.

7

Dossiers sous la responsabilité de Nathalie Fey, adjointe au Maire, chargée de Culture

Ce qui ne l’empêche pas de receler, dans son écrin de blanc calcaire, quelques petits trésors. À commencer par sa statuaire, qui couvre une période allant du XIVe au XVIIe siècle : une dizaine de pièces en bois polychrome, pierre ou marbre, auxquelles s’ajoute l’imposante mise au tombeau attribuée à l’école de Bourgogne.


Patrimoine municipal 8

Vous avez dit curiosités ? Au fil de nombreux remaniements, l’église Saint-Laurent s’est dotée de multiples curiosités de construction. L’une de ces empreintes s’observe sur les colonnes séparant la nef des bas-côtés : octogonales d’un côté, elles sont cylindriques de l’autre. Au-dessus de la mise au tombeau, on distingue une petite fenêtre donnant sur l’intérieur du porche de la rue Saint-Denis. Dans le logis situé au-dessus de ce porche, vivait le prévôt du prieuré. Homme de loi, mais non ecclésiastique, il avait cependant souhaité, de son habitation, avoir vue sur l’intérieur de l’église par le biais de cette fenêtre. Aujourd’hui encore, lorsque l’on passe sous le porche, on distingue une ouverture dans la muraille : il s’agit de la boîte aux lettres du prévôt, dans laquelle les plaignants pouvaient déposer leurs réclamations.

Une autre curiosité se relève dans le chœur : il porte cinq vitraux sur le mur du fond intérieur et seulement trois à l’extérieur, les uns et les autres reposant sur deux murs différents. Lorsqu’en 1845 on construisit une voûte en brique plâtrière néogothique au-dessus de la nef, le mur d’origine du chœur apparut trop irrégulier pour recevoir les forces exercées par le poids de la voûte. On décida donc de construire un deuxième mur en brique, vers l’intérieur, distant de 70 à 80 cm de la maçonnerie extérieure. Enfin, sur l’un des deux tableaux en pierre figurant la crèche, on observe que l’enfant Jésus a été sculpté à part de l’ensemble : on pouvait le retirer durant l’Avent et le remettre en place à l’occasion de la veillée de Noël.


Restauration en quatre phases Monument remarquable témoignant de l’histoire de Nogent-le-Rotrou et des Nogentais, l’église SaintLaurent nécessite aujourd’hui de lourds travaux pour assurer sa pérennité et transmettre ce témoignage du génie architectural de la Renaissance aux générations futures. Les travaux se dérouleront en quatre phases : clocher, nef, sacristie et bas-côté nord, bas-côté sud et intérieur de l’église. La réalisation de ces travaux permettra une valorisation patrimoniale et touristique de l’édifice tout en assurant la continuité du culte.

Pour plus de renseignements, service culturel de la mairie 02 37 29 68 65

Patrimoine municipal

Sa restauration, étudiée par un architecte agréé par le ministère de Culture au titre des monuments historiques, sera réalisée sous le contrôle de l’Architecte des Bâtiments de France. Elle est une démarche volontaire du Conseil municipal pour préserver le patrimoine bâti de Nogent-le-Rotrou. Le montant des travaux s’élève à 2 millions d’euros. La municipalité a sollicité les pouvoirs publics (Conseil général et Ministère de la Culture) et décidé de lancer une souscription avec la Fondation du Patrimoine, qui ouvrira droit à une aide supplémentaire, allégeant ainsi la somme restant à la charge de la commune et rendant possible cette restauration. « Participer à cette souscription publique permettra aux Nogentais de marquer leur attachement au patrimoine de la ville et, ce faisant, de bénéficier d’une déduction d’impôt », souligne Nathalie Fey, adjointe au maire en charge de la culture et du patrimoine. Les dons ainsi formalisés sont en effet déductibles de l’impôt sur le revenu des personnes physiques à hauteur de 66 % (dans la limite de 20 % du revenu imposable) et de l’impôt de solidarité sur les sociétés à hauteur de 60 % (dans la limite de 5 % du chiffre d’affaire) et de l’impôt sur la fortune à hauteur de 75 %. Une plaquette expliquant le dispositif et l’histoire de l’église est disponible dans tous les lieux municipaux et chez certains commerçants de Nogent-le-Rotrou.

9


Économie Dossier sous la responsabilité de Guy Champion, adjoint au Maire, chargé de l’économie

10

20 millions d’euros injectés dans le site nogentais Avec 83 millions de produits finis chaque année et pas moins de 1 300 références en magasin, le site nogentais de l’entreprise B. Braun Medical est la principale unité de production du groupe international en France. Il l’est également de par son historique, sa taille et ses effectifs : près de 500 personnes (470 en CDI et 30 en CDD) y œuvrent, dans près de 21 000 m2 de locaux, à la recherche, au développement et à la production d’accessoires de perfusion et de dispositifs pour l’urologie et l’incontinence. Etablie depuis 1961 en bordure de la rue Croix-la-Comtesse, l’entreprise a connu une première implantation à Nogent en 1940, dans le bâtiment de l’ancienne sous-préfecture, sous le nom des Laboratoires Bruneau. En un peu plus de 60 ans et sous l’impulsion du groupe allemand B. Braun, sa dimension et son activité n’ont cessé de s’étendre. « Aujourd’hui, un peu plus de 60% de la production de notre site est destiné à l’export, mais notre groupe reste le premier fournisseur de dispositifs médicaux en France », souligne Hubert Jarry, directeur du site.

« Ainsi, j’ai coutume de dire que si vous devez être perfusé dans un hôpital en France, il y a une chance sur deux pour que le matériel utilisé provienne de Nogent-le-Rotrou. Si l’on peut, en pareil cas, parler de chance… » Non content de ce développement, Hubert Jarry entend, d’ici 2012, donner un nouvel élan à l’entreprise. Objectif affiché : « Etoffer notre potentiel industriel et notre dimension internationale et affirmer notre place dans le groupe ». Lequel compte une cinquantaine de sites et 33 000 collaborateurs répartis sur les cinq continents, pour un chiffre d’affaire mondial avoisinant les 3,3 milliards d’euros. Pour faire face à ce défi, 20 millions d’euros seront investis rue Croix-la-Comtesse d’ici 2010. Dans cette enveloppe, 2,5 millions seront destinés à l’extension des bâtiments. Le reste sera consacré au développement et à la mise en production de nouveaux « procédés machine ». La création de près de 50 emplois nouveaux en CDI devrait accompagner cette


La ville en soutien

Hubert Jarry, l’esprit de famille Il connaît quasiment tous les salariés par leur prénom. D’un abord simple, à l’écoute de leurs attentes, il est un patron apprécié. Un patron qui dure, aussi. Juillet 1974. A l’issue d’études en pharmacie, Hubert Jarry intègre les Laboratoires Bruneau en qualité de responsable de l’un des trois secteurs de production que compte alors cette petite entreprise familiale installée à l’angle des rues Saint-Laurent et Meauté-Lelasseux. Trois ans plus tard, dans la foulée du rachat par le groupe allemand B. Braun, il prend la responsabilité de l’ensemble de la production. Trois nouvelles années s’écoulent pour que lui soit proposée, en juin 1980, la direction des deux sites Nogentais, l’activité s’étant étendue rue Croix-laComtesse.

Dans le cadre de sa politique de soutien au développement économique, la ville de Nogent-le-Rotrou participe au projet d’extension porté par l’entreprise B.Braun Medical. Outre un échange de terrains, elle prendra à sa charge la réalisation d’une voirie lourde, dans l’axe de l’ancienne voie de chemin de fer croisant la rue Croix-la-Comtesse, afin de permettre une meilleure accessibilité des poids lourds à l’arrière de l’usine. D’autre part, dans le cadre du rachat de parcelles à l’entreprise Point P-Trouillard (qui doit déménager sur la zone d’activité de l’Aunay), la ville confiera une partie de l’emprise foncière ainsi libérée à B. Braun Medical, qui y réalisera un parc de stationnement pour les véhicules de ses salariés. De son côté, B. Braun a engagé en septembre un programme de restructuration de ses locaux. Pour créer de nouveaux ateliers de fabrication, les magasins seront déplacés afin de faciliter les flux de matières et les transferts de composants. Trois niveaux de production superposés seront mis en place pour faciliter les échanges. Le tout s’inscrit dans une réflexion durable devant rendre toute future extension possible.

Économie

évolution reposant essentiellement sur l’arrêt de la production de perfuseurs standard au profit d’une nouvelle génération de dispositifs à pompe, à plus forte valeur ajoutée, lesquels sont promis à inonder le marché mondial d’ici 2012 et faire de B. Braun Medical, à travers son site nogentais, le leader mondial dans ce domaine.

11


Économie 12

Aujourd’hui, Hubert Jarry mesure le chemin parcouru et se plait à constater que « si la dimension financière et matérielle est incomparable avec celle de l’époque à laquelle j’ai commencé ma carrière, il y a une réelle continuité de valeurs entre les Laboratoires Bruneau et B. Braun Medical. Toutes deux sont, à l’origine, des entreprises familiales et cet esprit reste très présent ». Notre homme est en grande partie le garant de cette « continuité », l’un de ses maîtres mots. Il y a ajoute l’exigence et l’imagination. Le changement, aussi, en tant que « nécessité positive ». Car selon lui, être patron, c’est intégrer un certain nombre de principes infaillibles : « L’engagement dans les paroles, l’équité dans les décisions, le partage d’un certain nombre de valeurs qui sont les bases de la vie collective dans une entreprise et surtout l’obligation que l’on a de penser au futur et aux autres, de rester compétitif, d’abandonner certains territoires pour en conquérir d’autres ». Ainsi, souligne Hubert Jarry, « en 2011, nous n’assurerons plus une seule des fabrications que j’ai connues à mes débuts. Mais c’est à ce prix que l’on protège nos emplois ». Pour autant, confie-t-il, « les périodes de transition restent des périodes de craintes et de doutes. Dans ces moments-là, on pense toujours au niveau d’activité, aux plans de charge… Une grande satisfaction est d’avoir toujours réussi à franchir ces obstacles sans recourir à des licenciements non souhaités ». Autre contentement : « Avoir su donner leur chance à des personnes qui n’en ont pas toujours eu et leur avoir offert la possibilité de mettre en œuvre toutes les qualités qu’ils portaient en eux et qu’ils n’ont pas pu réaliser, pour diverses raison, à travers leurs études ». C’est ainsi que le site nogentais de B. Braun Medical est, au sein du groupe, celui dénombrant le plus de promotions internes : 60 % des cadres de l’entreprise le sont devenus par ce biais. S’il devait résumer son expérience par une formule, Hubert Jarry l’emprunterait à son groupe : « Sharing Expertise », ou le partage des connaissances. « Cela traduit bien ce que nous vivons ici, à

Nogent-le-Rotrou ». Une philosophie qui trouve son prolongement dans le souci permanent d’implication des salariés : « Au fil des années, nous avons développé un certain nombre de moyens pour faire comprendre à tous, quel que soit son niveau de tâche et de compétence, que c’est l’addition du travail de chacun qui fait notre maîtrise, notre qualité et nos performances. D’une logique de pure exécution de consigne, nous tendons vers plus d’implication individuelle et collective afin de parfaire notre efficacité » et relever les défis qui attendent B. Braun Medical, dès demain, à Nogent-le-Rotrou.


Économie

Repères chronologiques 1909

Création de la société Les laboratoires Bruneau et Cie.

1940

Première implantation des Laboratoires Bruneau à Nogent-le-Rotrou, dans les locaux de l’ancienne sous-préfecture, à l’angle des rues Saint-Laurent. et Meauté-Lelasseux.

1961

Ouverture de la seconde usine, sur le site de la rue Croix-la-Comtesse. Une soixantaine d’employés à l’époque.

1976

Rachat des Laboratoires Bruneau par le groupe B. Braun Medical SA. Durant la fin des années 1970, l’usine est agrandie à plusieurs reprises..

1980

L’entreprise compte 450 employés et s’établit durablement dans cette dimension.

1994

Les Laboratoires Bruneau adoptent le nom de B. Braun Medical en même temps. qu’une nouvelle organisation du groupe entraîne la spécialisation du site nogentais. dans la fabrication de dispositifs médicaux et l’abandon de spécialités pharmaceutiques, de solutés injectables et de produits chirurgicaux.

1995

Mise en œuvre d’un système de qualité certifié ISO 9001 puis ISO 9000 et ISO 13485. Le site est aussi certifié pour son système environnemental (ISO 14001). et pour le management de la santé et la sécurité au travail (OHSAS 18001).

1999

Revente des locaux de l’ancienne sous-préfecture.

2008

Devenu centre d’excellence international, B. Braun Medical Nogent. assure le développement des produits et des procédés de fabrication.

2012

Après une phase d’extension. et l’implantation de nouvelles productions pour un investissement total. de 20 millions d’euros, le site de Nogent-le-Rotrou entend affirmer. sa place sur le marché international.

13


Économie

Sonia Papillon Technicienne méthodes Michelle Lavergne Secrétaire du comité d’établissement

Son parcours est l’illustration parfaite d’un autre principe cher à B. Braun Nogent : la promotion interne. Entrée en 1995 au

« Et voici notre local », lance Michelle Lavergne en poussant la

sein de l’entreprise, Sonia Papillon en a gravi, en treize années,

porte du comité d’établissement de B. Braun Nogent. Sur les

un certain nombre d’échelons. Agent de production durant

étagères du petit local, boissons et friandises côtoient d’hé-

7 ans, elle a su gagner la confiance de ses supérieurs qui lui

téroclites objets, draps de bains, appareils photo jetables, CD

ont proposé, dès 2002, un poste de technicienne administrative

enregistrables etc. « Nous proposons tout cela aux salariés, à

au service assurance qualité. « Pourquoi m’ont ils choisie ?

des prix préférentiels », explique celle qui a été élue par ses

Sans doute parce que j’avais manifesté de l’intérêt à évoluer

collègues, il y a quelques mois seulement, à la tête du comité

dans l’entreprise, notamment en y suivant des formations. »

14

d’établissement. « J’avais déjà une expérience de responsable associative. J’ai donc posé ma candidature en me

Gestion documentaire, rédaction des procédures de fabrica-

disant que je pouvais apporter quelque chose. »

tion, des fiches de nettoyage de poste et autres protocoles sont alors son quotidien. Trois années plus tard, il lui est proposé

Comment envisage-t-elle ses nouvelles fonctions ? « Il faut

d’intégrer le service des méthodes. Au prix de multiples forma-

être à l’écoute des attentes et des idées de chacun, même s’il

tions (Work Factor, Lean,…). « Je me suis beaucoup investie,

est difficile de satisfaire tout le monde à la fois. L’esprit général

avec l’appui de mes responsables : Michel Rondeaux et Martial

de notre action, c’est de considérer l’humain avant tout. »

Debray. » Désormais, elle participe au sein de ce service à la définition des process, à l’élaboration des méthodes de fabri-

Elle-même, confrontée à des problèmes de santé, a pu appré-

cation, à l’amélioration de l’ergonomie des postes de travail,

cier l’écoute et l’attention qui font figure de principe chez

à la formation des opérateurs, etc. Pour le site de Nogent-

B. Braun. « J’ai vécu beaucoup de changements profes-

le-Rotrou, bien entendu, mais également pour d’autres, en

sionnels et je mesure ici la différence en terme de relations

France comme à l’étranger. Si bien qu’elle sera probablement

humaines. Bien sûr, nous sommes dans un univers industriel,

appelée, après Le Vietnam en septembre 2007, à se rendre à

avec ce que cela implique de rendements et d’objectifs, mais

l’autre bout du monde : Malaisie, Brésil, Hongrie… « Jamais je

globalement règne ici une bonne ambiance. »

n’aurais imaginé tout ça en rentrant ici », confie-t-elle.


Elle est entrée chez B. Braun en 1989, pour un stage de fin

Eric Clocheau Conducteur - régleur

Économie

Fabienne Lenaerts Responsable des ressources humaines

d’études en pharmacie, et n’en est jamais repartie. Depuis janvier 2008, Fabienne Lenaerts est responsable des

15

ressources humaines du site nogentais. Elle y occupait auparavant le poste de responsable du secteur “conditionnement des dispositifs médicaux”, ce que l’on appelle ici la “mise en coffret et la stérilisation”. « C’est toujours bon, pour un RRH, «���Cette machine, elle n’a plus de secrets pour moi. Je la

de connaître les salariés et l’entreprise de l’intérieur. Bien

connais pour ainsi dire sur le bout des doigts », indique Eric

entendu, accepter ce poste impliquait que j’y sois formée,

Clocheau, en pianotant sur l’écran tactile d’une extrudeuse,

étant pharmacienne de formation. Mais l’idée m’a tout de suite

imposant engin capable de façonner jusqu’à 240 m de tubu-

séduite car j’aime le contact humain. »

lures plastique à la minute. Depuis qu’il le pilote, notre homme en a visité les moindres recoins.

Désormais Fabienne Lenaerts gère une équipe de cinq personnes qui a en charge les recrutements, la gestion des souhaits de

« En près de 25 années, j’ai appris à connaître parfaitement

formation, le suivi des entretiens individuels, la gestion admi-

ces machines, à réagir au plus vite, au bon niveau, pour

nistrative du personnel (les horaires, les arrêts, la paie), le suivi

corriger un problème. Ce que j’aime dans ce travail, c’est qu’il

médical des salariés et l’intendance des vêtements de travail.

faut savoir toucher un peu à tout », déclare-t-il. Mise en route,

Elle est également partie prenante du projet d’extension qui se

réglage, conduite, changement des formats, « on revient vite

concrétisera ces trois prochaines années : « Après l’implan-

aux mêmes opérations, mais je ne me lasse pas. D’ailleurs,

tation des machines, nous entrerons dans le vif du sujet avec

l’évolution est continuelle et nécessite de porter sans cesse de

l’affectation des personnes à leurs poste. Un travail très inté-

nouvelles améliorations. Cela évite la routine. »

ressant… ».


Action sociale Dossiers sous la responsabilité de Patrick Dubourg, adjoint au Maire, chargé des affaires sociales

16

Une mission de solidarité « Nous voulons positionner le CCAS dans un rôle de conseil, de médiation et d’information. Au-delà de la gestion d’un certain nombre de services, nous souhaitons qu’il soit à la fois le partenaire des initiatives solidaires et un lieu de ressources, de rencontres et d’échanges ». C’est le crédo de l’équipe du centre communal d’action sociale (CCAS), établissement public communal financé essentiellement par la mairie et les prestations de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Chaque habitant de la ville bénéficie un jour ou l’autre de ses services : crèche, soin infirmier à domicile, restauration scolaire, instruction des dossiers RMI, accompagnement en maison de retraite, portage de repas à domicile, aide d’urgence, animation auprès des retraités… Il intervient sur tous les fronts. « Mais nous devons tendre vers une connaissance toujours plus approfondie des besoins et des attentes et cela se construit en premier lieu avec les acteurs associatifs ou institutionnels de la ville », souligne Patrick Dubourg, adjoint au

maire en charge de l’action sociale. Sous l’autorité du maire, François Huwart, et aux côtés des conseillères municipales déléguées Anne-Marie Debono et Pierrette Denis, il préside aux destinées de la structure depuis le renouvellement de l’équipe municipale au printemps dernier. « Pour ne pas arriver avec des idées préconçues mais prendre le temps d’évaluer au plus juste la situation », la nouvelle équipe a souhaité lancer une procédure dite d’analyse des besoins sociaux de la ville. La démarche, impliquant les professionnels du secteur social, les responsables et bénévoles associatifs et les usagers, vise à mieux identifier les besoins et pointer les manques pour éventuellement réorienter les dispositifs en conséquence. « Cela n’est pas très visible et n’a rien de spectaculaire, mais c’est un travail de fond qui peut nous permettre d’enrichir notre fonctionnement », expliquent les responsables du CCAS qui multiplient les rencontres sur le terrain depuis plusieurs mois.


Lieu de ressources, de médiation et de conseil, il est aussi le partenaire de toutes les initiatives solidaires.

Qui fait quoi ? 1

Sylvie Régnier :

instruction des demandes d’aide sociale et organisation des actions sociales.

2

Nathalie Brochelard et Chantal Poirier :

animation auprès des retraités (banquets, sorties, rencontres à thèmes, déjeuner saisonniers, thés dansants, etc.).

3

Action sociale

Améliorer le quotidien de tous, sans exception : telle est la mission du centre communal d’action social CCAS.

Sylvie De Koninck :

direction du centre communal d’action sociale.

4

Eve Roulleau :

accueil, gestion du portage de repas à domicile pour les personnes âgées.

5

Séverine Mourouvin et Annabelle Gomes :

gestion du restaurant scolaire. La restitution de ce diagnostic doit intervenir devant le conseil d’administration à l’occasion du vote du budget, mais, déjà, quelques premières tendances se dégagent. Notamment autour de la restauration scolaire, « objet du plus grand nombre de questionnement de la part des parents », indique Patrick Dubourg. Une rencontre avec les parents d’élèves a déjà permis de dégager des pistes. Concernant l’action auprès des retraités, une étude visant à améliorer le service de portage de repas à domicile a été lancée afin que les personnes aux revenus les plus faibles puissent y accéder.

6

Anne-Marie Debono :

7

Patrick Dubourg :

8

Pierrette Denis :

Le CCAS est administré par un conseil composé du maire : François Huwart, de membres délégués du Conseil municipal : Patrick Dubourg, Pierrette Denis, Anne-Marie Debono et Marie-Françoise Girard, de membres nommés par le maire : Annie Dubourg, Danièle Darnis, Micheline Levier et Colette Dufour.

Dans le même esprit, l’équipe du CCAS souhaite que les familles bénéficiant des services de la structure fassent, toutes, valoir leurs droits. « De façon générale, conclut Patrick Dubourg, il nous encore et toujours aller au devant de la population pour intervenir dès que se manifestent les premières difficultés. »

Permanence dans les locaux du CCAS : centre d’information et de documentation des femmes et des familles, lundi et jeudi, de 9h à 17h30 (sur rendez-vous, tél. 02 37 52 55 64). Conciliateur de justice, le 1er et 3e lundi de chaque mois, de 9h à 12h (sur rendez-vous, tél. 02 37 52 02 48).

Centre communal d’action social (CCAS) 02 37 52 02 48. Ouvert du lundi au vendredi, de 8h à 12h et de 13h30 à 17h30, 71 rue Saint-Hilaire.

IDEE, association pour le travail intermédiaire, du lundi au vendredi, de 13h30 à 17h30 (Tél. 02 37 52 30 01).

17


Action sociale

A Nogent-le-Rotrou, deux structures associatives interviennent sur le front de l’insertion par l’emploi. L’enjeu de leur démarche : pré-qualifier des publics souvent éloignés du monde du travail tout en répondant à la demande croissante de main d’œuvre dans certains secteurs d’activité dits « en tension ».

Des préoccupations sociales et environnementales 18

Dans le bruit strident des tronçonneuses, casques à visière protectrice et combinaison de travail de rigueur, ils sont à l’œuvre, ce matin là, le long de la Rhône. Les uns plongés jusqu’aux hanches dans le cours de la petite rivière, les autres tractant sur la berge le tronc d’un aulne fraîchement abattu. “Ils”, ce sont les salariés de l’une des deux équipes de sept personnes qui se relaient autour du chantier vert porté par l’association Dunois Perche Insertion dans le secteur de Nogent-le-Rotrou. Au travers de ce projet, la structure reconnue d’utilité publique et agréée « protection de l’environnement » a pour objectif de remobiliser et de pré-qualifier des publics en difficulté socioprofessionnelle. « Initiée sur le secteur du Perche en octobre 2006 après avoir déjà fait ses preuves dans le Dunois, cette action allie des notions économiques, sociales et environnementales », explique Rachid Goudjil, directeur par intérim de Dunois Perche Insertion. « C’est une expérience forte de socialisation et de travail en groupe qui comprend bien entendu l’acquisition de savoir-faire techniques » : abattage et débit de bois, élagage et taille d’arbres, débroussaillage, tonte, mais aussi travaux de second œuvre dans le domaine du bâtiment tels que peinture, petites maçonneries et finitions. Cet aspect pratique couvre 75 % du temps de travail, le reste étant consacré à des formations complémentaires (remise à niveau des savoirs de bases) et au suivi social.

Sur le terrain, un jeune homme livre son enthousiasme « L’équipe est super, vraiment solidaire et on s’entend bien, vieux et jeunes ensemble. C’est sûr, le travail est rude et les conditions parfois difficiles, mais je me rends compte que je sais faire quelque chose de mes mains. » Chaque participant bénéficie d’un contrat de travail émis par l’association (contrat aidé ou contrat d’accompagnement vers l’emploi) pour une durée de 9 mois, avec la possibilité de le renouveler dans la limite de 24 mois. « Le public est dirigé vers nos services par des prescripteurs tels que l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), le Comité du Bassin d’Emploi (CBE), ou la Mission Locale (MILOS). Nous recevons également quelques candidatures spontanées », indique Elisabeth Aboulkheir, accompagnatrice sociale de l’association. Quant aux maîtres d’ouvrage faisant appel aux services de Dunois Perche Insertion (collectivités locales, associations, entreprises ou privés) « non seulement ils valorisent leur territoire et contribuent à d’améliorer l’environnement, mais ils œuvrent de surcroit en faveur de l’emploi et de la formation ». Dunois Perche Insertion, antenne de Nogent-le-Rotrou, 2 rue Sainte-Anne. 02 37 54 59 75 ; e-mail : dpi.insertion@orange.fr.


Eviter ou écourter les séjours en milieu hospitalier, prévenir ou retarder la dégradation de l’état de santé et le placement en institution, accompagner la fin de vie : telles sont les missions du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) de Nogent-le-Rotrou. Géré par le centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville de Nogent-le-Rotrou et par la direction départementale

« Sauf exception, nos services s’adressent aux personnes de plus de 60 ans », indique Karine Nekrassoff qui souligne d’emblée : « Les patients gardent le libre choix de leur médecin traitant et de leur infirmier libéral, mais le SSIAD, en liaison avec eux, peut pratiquer les soins médicaux et paramédicaux. Il est aussi là pour les soins d’hygiène et de

Action sociale

Un acteur central dans l’offre de soin

19

des affaires sanitaires et sociales (DDASS), le SSIAD est également directement rattaché à l’Assurance maladie qui finance les dépenses relatives au fonctionnement de la structure, y compris les actes infirmiers et les soins des pédicures.

confort auprès des personnes dépendantes, et ce 365 jours par an ». Cette souplesse fait du SSIAD un acteur central du secteur médico-social. Un interlocuteur à même d’assurer la continuité des soins et de l’accompagnement en milieu de vie ordinaire.

Consécutivement au déménagement du centre médico-psychologique et de l’hôpital de jour Clara Filleul (lire ci-dessus), la structure a établi ses quartiers dans les locaux vacants de l’ancien Hôtel Dieu, face au tombeau de Sully, en fin d’année 2008. C’est désormais là que Karine Nekrassoff, infirmière coordinatrice responsable, et Isabelle de Jea, infirmière coordinatrice, planifient les interventions d’une quinzaine d’aidessoignantes sur un secteur couvrant les cantons de Nogent-le-Rotrou, Authon-du-Perche et ThironGardais, soit 37 communes.

Comment bénéficier de ses services ? En faisant soi même la demande ou par le médecin traitant ou hospitalier, avec votre consentement ; mais dans tous les cas avec une prescription médicale. L’accord de la Sécurité sociale est requis, de même que des conditions de logement et d’entourage suffisantes et la possibilité de traiter l’affection à domicile. Autre point à souligner : la prise en charge reste fonction des disponibilités du service, celui-ci étant depuis peu étendu à 60 places simultanément.

Les bureaux du SSIAD sont ouverts du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30, 1 rue de Sully (entrée par le Tombeau de Sully). Tél/Fax : 02 37 52 43 56 ; e-mail : ssiad.nogent@wanadoo.fr


Commerce Dossier sous la responsabilité de Annie Sevin, adjointe au Maire, chargée du commerce et de l’artisanat

20

Le commerce se met en action Communiquer, valoriser, mettre en réseau, dynamiser : tels sont les maîtres mots de l’action engagée il y a un peu plus d’un an au sein de la cellule de développement commercial. Emmenée par Annie Sevin, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat, elle s’appuie sur l’intervention conjointe de Sandrine Levier, responsable du service “commerce et aménagements urbains” de la mairie, et de Sébastien Richardeau, chargé de mission “développement commercial”. « Il faut donner aux habitants, aux touristes et aux résidents occasionnels le goût de venir en ville et d’y rester plus longtemps. Pour cela, nous devons trouver les moyens de rendre Nogent encore plus attractive, plus accueillante et plus vivante afin de réunir les conditions propices au développement commercial », explique l’élue. Aux côtés des commerçants, des services d’urbanisme de la ville et des acteurs du tourisme local, la cellule commerce a constitué un groupe de travail à qui l’on doit, entre autres, l’organisation de plusieurs événementiels

(marchés de l’été, banquet médiéval), le renouveau de l’Union commercial ou l’implantation de terrasses “en dur” place Saint-Pol. « Ce volontarisme affiché tant du côté des commerçants que de la municipalité et l’un des éléments clés devant permettre l’équilibre de l’offre commerciale entre le centre de la ville et sa périphérie », souligne Annie Sevin, selon qui « il faut jouer la carte de la complémentarité avec imagination ». Interlocuteur privilégié des associations de commerçants et de tout porteur de projet, travaillant en lien étroit avec les chambres consulaires, la cellule de développement commerciale a également en charge le suivi des locaux vacants et la réglementation de l’occupation du domaine public (marché, vente au déballage, soldes, etc.) Elle travaille par ailleurs à la mise en place du FISAC, le Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce, dossier qui pourrait connaître ses premières concrétisations d’ici la fin de l’année 2009.

Un été en terrasse Elles ont fleuri dès les premiers jours du printemps, ici et là, sur la place Saint-Pol. Et leur apparition a aussitôt donné au cœur de la ville comme un goût de vacances avant l’heure. C’est par la volonté commune des commerçants et de la municipalité que les brasseries de la place Saint-Pol ont une à une déployé de nouvelles terrasses face à leurs devantures. Dans un soucis d’harmonie entre leurs différents projets et de cohérence avec le bâti

de la place, la ville a souhaité encadrer cette demande à la fois légitime et bienvenue. « Il s’agit d’une part de répondre au souhait de ces commerçants de pouvoir développer leur activité et d’autre part de favoriser l’attractivité du centre-ville qui gagne en convivialité », explique Annie Sevin, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. « Nous avons donc émis un certain nombre de recommandations, telles


Le dossier, mené en étroite concertation avec la commission “urbanisme” du conseil municipal, s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large portant

sur l’occupation temporaire du domaine public et sur sa réglementation. Un certain nombre de formulaires type sont en cours d’élaboration, qui permettront bientôt de faciliter l’ensemble des démarches liées aux activités commerciales. À terme, ils devraient même être accessibles en téléchargement sur le site Internet de la ville

« L’union fera notre force » Commerçante depuis 1999 à Nogent-le-Rotrou et responsable depuis près de six ans de l’enseigne Gentleman, rue de la Herse, Frédérique Bruneau a été élue en avril dernier à la présidence de l’Union des Commerçants, Industriels, Artisans et Libéraux (UCIAL) de Nogent-le-Rotrou et Margon, avec pour ambition de réunir tous les acteurs du commerce local sous le même étendard. « Sans vouloir refaire l’histoire de l’UCIAL et revenir sur les hauts et les bas qu’elle a connus ces dernières années », Frédérique Bruneau ne minimise pas l’ampleur de la tâche qui l’attend : « Un certain nombre d’associations de commerçants ont vu le jour dans les différents quartiers de la ville, d’autres autour de corps de métiers. Chacune a développé ses propres activités, qu’il faut aujourd’hui pouvoir fédérer sous l’égide d’une association forte et unie, au sein de laquelle les expériences positives des uns pourront bénéficier aux autres ». Elle sait que la mission qui l’attend ne sera pas de tout repos. Et qu’il faudra se battre pour que les commerçants et artisans nogentais adhèrent en nombre à un véritable projet de revitalisation du commerce local. Son mot d’ordre : « À nous de donner envie aux autres de nous rejoindre. Nous étions plusieurs à

vouloir suivre la dynamique impliquée autour de la Braderie, des Marchés de l’été, du Marché de Noël ou de Percheval. Nous nous sommes investis depuis un an aux côtés d’Annie Sevin et de la cellule commerce de la mairie. C’est donc en toute logique que nous avons décidé de nous engager au sein de l’UCIAL », confie Frédérique Bruneau. Déjà débordante d’idées et pleine d’envie de les mettre en œuvre, la nouvelle équipe s’est fixé pour préalable le lancement d’une grande campagne d’adhésion dès la rentrée de septembre, car, indique-t-elle « c’est l’union fera notre force ». Ses premiers axes de travail porteront sur la décoration et l’animation des rues et des espaces commerçants, autour de trois à quatre événements annuels. Dans le même temps, elle tentera de saisir toutes les opportunités envisageables dans le cadre du FISAC, le Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce. Ce dispositif relayé par la Chambre de Commerce et d’Industrie pourrait permettre l’embauche d’un animateur commercial pour l’agglomération, l’octroi de subvention pour l’organisation d’opérations commerciales événementielles et d’aides à l’aménagement des espaces commerciaux. A n’en pas douter les membres de l’UCIAL feront donc parler d’eux dans les prochains mois.

Commerce

que la mise en place de structures exclusivement en bois naturel et de mobilier extérieur qui ne soit pas porteur de messages publicitaires. »

21


Chaque samedi matin, Nogent-le-Rotrou vit au rythme de son marché hebdoma-

Parfums, couleurs et saveurs au cœur de la ville

daire de la place Saint-Pol, le plus important de la région. Il rassemble près de 50 exposants sur sa partie alimentaire, place st-Pol, dont une grande partie de producteurs locaux. Lieu de rencontre privilégié des Nogentais et plus largement des percherons,

Gaec des Près Xavier et François Lequeffrinec

sa réputation s’étend bien au-delà des frontières de la région, drainant aussi touristes de passage et résidents secondaires. Aux terrasses des cafés de la place, tout ce petit monde se croise et se mêle, à l’image des parfums, des couleurs et des saveurs qui animent les étals au fil des saisons. Poissonniers,

Fidèle au rendez-vous hebdomadaire de la place Saint-Pol depuis trois ans, Xavier Lequeffrinec y présente chaque semaine la crème fraîche, le beurre, le fromage, le yaourt et le lait produit par ses vaches normandes. Installé depuis octobre 2004 aux côtés de son père, François, à Eperrais, dans l’Orne, le jeune homme y conduit un troupeau de 60 têtes sur près de 120 hectares dont 80% sont en herbage. Si la plus grosse partie de la production est destinée à la filière industrielle, le reste est transformé à la ferme et vendu sur place et sur les marchés. A noter que depuis quelques semaines, le Gaec des Près propose une nouveauté : une tome fermière affinée à cœur.

primeurs, bouchers, charcutiers et volaillers, horticulteurs et marchands de fleurs… Le Mag’ vous fera découvrir au fil de ses parutions celles et ceux qui font vivre le marché de Nogent-le-Rotrou tant place st-Pol que place du 11-août pour la partie manufacture. Pour ouvrir cette rubrique, place aux représentants de la filière laitière.

Gaec des Près, 61400 Eperrais — Vente à la ferme Tél. 02 33 83 87 86 — e-mail : xavier_kef@hotmail.com


Marché La ferme de la Richarderie Yolande et Jean-Pierre Moreau

Leur affaire est avant tout une histoire de famille. Claire et Antonio Texeira représentent la deuxième génération (et la suivante est déjà à pied d’œuvre…) d’une crèmerie que certains ont connue, en d’autres temps, sous le nom de « Chambon ». Voilà 26 ans que ce couple radieux a repris des parents de Claire la cave d’affinage basée à Lucé. Depuis, il sillonne l’Eure-et-Loir de marché en marché, une solide équipe à ses côtés. Fromages de France, de Suisse, d’Italie et du Portugal, Claire et Antonio Teixeira proposent au fil des saisons quelques 200 variétés sélectionnées avec exigence et affinées avec soin. En lien direct avec les producteurs, ils se fournissent aussi localement, essentiellement en fromages de chèvre.

Depuis vingt ans, Yolande et Jean-Pierre Moreau élèvent des chèvres et produisent d’excellents fromages qu’ils vendent à la ferme de la Richarderie, à Frétigny, et sur les marchés, entre autres à Nogent. Le cheptel compte une soixantaine de bêtes, des alpines aux robes brunes ou noires, à la tête allongée et fine. Leur alimentation est intégralement produite dans l’exploitation, pour la garantie d’une nourriture saine : foin de luzerne, orge aplatie et graines de lupins sont au menu de ces dames. Absente du marché durant les deux premiers mois de l’année pour cause de tarissage des chèvres, Yolande Moreau y revient dès le mois de mars régaler les gourmands de ses Perch’rond, crottins et autres fromages garantis fermiers.

Etablissements Teixeira, rue de la République, 28110 Lucé. Tél. 02 37 35 20 64

Ferme de la Richarderie, 28 480 Frétigny Vente à la ferme tous les soirs (sur appel), de 18h30 à 20h Tél. 02 37 49 53 66.

Sylvie Lhoste — Les chèvres de la Hutte Une toute nouvelle production à goûter d’urgence. Depuis fin avril, Sylvie Lhoste commercialise sur le marché de Nogent ses fromages au lait de chèvre produits en agriculture biologique (deuxième année de conversion). Installée à proximité de Longny-au-Perche, sur la ferme de la Hutte, elle produit quasiment toutes les céréales et le foin destinés à l’alimentation des 36 chèvres alpines de l’exploitation. Un retour aux sources pour cette ancienne assistante commerciale ayant suivi durant sa jeunesse des études dans le domaine agricole. Ferme de la Hutte, 61290 Longy-au-Perche — Vente à la ferme le samedi et le lundi, de 15h à 18h, le mercredi, de 8h à 12h et le dimanche, de 10h à 12h. Tél. 02 33 83 99 79 / 06 43 33 52 54 — e-mail : chlhoste@wanadoo.fr

23

Dossier sous la responsabilité de Annie Sevin, adjointe au Maire, chargée du commerce et de l’artisanat

Une crèmerie familiale Claire et Antonio Teixeira


Marché 24

Les fromages de l’Angenardière Nicole et Jean-Louis Lefrançois

Les Chênes Maryse et Patrick Desbois

Qui ne connaît pas cet homme, ne connaît pas le marché de Nogent. Vingt-huit ans qu’il y déballe chaque semaine ses fromages, sa crème, son yaourt et son fromage blanc fermier. Dans sa calèche, été comme hiver, Jean-Louis Lefrançois parcoure avec Nino, son courageux cheval percheron, les huit kilomètres qui séparent la ferme de l’Angenardière, à Condeau, de la place Saint-Pol. Là, le véhicule se mue en une vitrine réfrigérée qui ne manque pas d’attirer les chalands en quête d’authentique. Avec sa femme Nicole, Jean-Louis Lefrançois élève entre autres animaux 20 vaches jersiaises dont la production est transformée et en partie écoulée en vente directe à la ferme. Une ferme où, traction animale et méthodes de culture naturelles obligent, le cheval a largement repris ses droits sur le tracteur, qui ne tourne « pas plus de 150 heures par an ».

Imaginez le nombre de papilles que les formages de chèvre fermiers de Maryse et Patrick Desbois ont ravi en trente années de marché à Nogent. Installés depuis 1978 sur la commune de Saint-Jean-PierreFixte, ces deux anciens habitants de la région parisienne ont choisi le Perche pour produire bûches, pyramides, crottins et autres ronds cendrés avec une trentaine de chèvres alpines chamoisées sélectionnées au fil des années. Sans doute, aujourd’hui, l’un des meilleurs troupeaux de tout l’Hexagone. Si la plus grosse partie de la production habille les étals des crèmeries et les tables de restaurateurs, 20% est réservé au marché de Nogent-le-Rotrou. Vous ne connaissez pas encore le fromage de chèvres des Chênes ? Alors dépêchez vous de le goûter : Maryse et Patrick Desbois cesseront leur activité à l’automne prochain.

Les Fromages de l’Angenardière, 61100 Condeau Vente à la ferme le vendredi (et tous les jours selon disponibilité). Tél. 02 33 73 35 86

EARL Les Chênes, 28400 Saint-Jean-Pierre-Fixte Pas de vente à la ferme – Tél. 02 37 52 46 76 Mail : padesbois@wanadoo.fr http://pagesperso-orange.fr/earl.leschenes/cariboost1


Marché 25

La Ferme du Val Primbert Sylvain Durey et Jérôme Aubert Dans la catégorie producteurs laitiers, voici deux nouveaux venus sur le marché de Nogent. Leur petit étal y est apparu début mars. Et leurs galettes, tomes et yaourts au lait de brebis produits en agriculture biologique ont très vite conquis les fines bouches. C’est à la fin de l’année 2008 que la ferme du Val Primbert a vu le jour sur la commune de Saint-Jean-de-la-Forêt. Au beau milieu d’un vallon de verdure, Sylvain Durey et Jérôme Aubert ont créé de toute pièce leur exploitation, monté une grande bergerie, constitué un troupeau d’une centaine de brebis lacaune, construit une fromagerie, une cave d’affinage et un petit local de vente. Les deux jeunes compères ont déjà gagné la confiance de plusieurs Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), dans le Perche et en région parisienne. Ils proposent également, sur commande, de la viande d’agneau et de bœuf détaillée en caissette.

Ferme du Val Pimbert, 61340 Saint-Jean-de-la-Forêt Vente à la Ferme le vendredi et le samedi, de 15h30 à 19h Tél. 06 88 36 73 21. e-mail : basprimbert@hotmail.fr

Le Petit Fromager Jonathan Gallais

Il a découvert l’univers des marchés dans la pas de son père, spécialiste de la charcuterie d’Auvergne. Aujourd’hui, ça n’est jamais très loin de lui que Jonathan Gallais déploie son étal sur les marchés de la région. Il a choisi son créneau : celui des fromages de Franche Conté et d’Auvergne, dénichés auprès de producteurs fermiers. Des Maroilles, Munster, Cantal, Conté, Fourme d’Ambert et Saint-Nectaire, entre autres, qu’il affine dans sa cave, à Belhomert. Chaque semaine, au rythme des saisons de production, Le Petit Fromager propose aussi de goûter à des trouvailles toujours réjouissantes. Exemple, il y a peu, avec Le Velay, un fromage au lait cru produit en Auvergne par une dizaine de fromageries seulement.

Le Petit Fromager, 28240 Belhomert Tél. 02 37 37 01 96 / 06 78 12 01 51


Logement / Urbanisme 26

Dossier sous la responsabilité de François Huward, Maire

Des projets dans tous les quartiers Les HLM nogentais ont 40 ans. Et ils ont bien changé depuis le début de leur construction dans les années 60, alors principalement sur le quartier des Gauchetières. « Aujourd’hui, nos actions visent la diversification de l’offre et une meilleure répartition sur le territoire communal », annonce Corinne Mesnil, directrice générale de l’office public de l’habitat, renommé Nogent Perche Habitat depuis peu.

Unique bailleur social sur la commune, Nogent Perche Habitat œuvre en étroite relation avec la ville. Le président de son conseil d’administration est le maire de Nogent-le-Rotrou, François Huwart. Lequel, souligne Corinne Mesnil, « a toujours affiché la volonté, dans un souci de mixité, d’intégrer du logement social dans les projets urbanistiques de la ville ».

Propriétaire de quelque 1229 logements collectifs et de 169 logements individuels (soit près d’un quart du parc immobilier de la ville), l’organisme entend élargir encore ses propositions dans cette dernière catégorie « conscient qu’un certain nombre de demandes restent insatisfaites. » C’est dans cet esprit que se succèdent depuis quelques années des programmes de démolition-reconstruction, de réhabilitation et de constructions neuves.

Le plan de recomposition du centre-ville illustre parfaitement ce parti pris : c’est dans ce cadre que seize maisons mitoyennes doivent prendre forme en bordure de la place des Viennes récemment aménagée, qu’une dizaine d’autres sont en projet dans la ruelle des Lavandières et que d’autres encore, à échéance plus lointaine, sont envisagés dans le secteur de l’ancien Hôtel Dieu. L’extension programmée du lotissement des Porettes, au plateau


Logement / Urbanisme 27

Saint-Jean, en direction du lieu-dit Pados, sera également l’occasion pour Nogent Perche Habitat d’y élargir son offre.

pièces), sur deux niveaux et avec garage, sont en voie d’achèvement sur la parcelle de terrain ainsi libérée.

« Cette collaboration entre nos services et ceux de la municipalité est un gage de d’efficacité et de cohérence », estime Corinne Mesnil, qui souligne néanmoins : « Il est toujours difficile, dans le domaine du logement, d’avoir une visibilité à long terme. Chacun sait en effet que le marché immobilier d’un territoire est lié de près à son développement économique ». Les bonnes perspectives qui se dessinent à ce sujet, notamment avec le développement de la zone d’activité de l’Aulnay, laissent donc penser que l’activité de Nogent Perche Habitat devrait encore se renforcer dans les années à venir.

Ce projet illustre la volonté de la municipalité de moderniser ses propositions de logement et de répondre à une demande croissante de logements individuels. La livraison est prévue en fin d’année 2009. Montant de l’opération : 476 867 euros.

En cours Passage des Sorbiers : quatre pavillons en construction Un peu plus d’un an après l’achèvement de la destruction de 16 logements collectifs aux numéros 9 et 11 du Passage des Sorbiers, aux Gauchetières, quatre pavillons accolés (deux 3 pièces et deux 4

Veille et réhabilitation de logements collectifs Après avoir achevé en novembre la réhabilitation de fond de logements collectifs rue du Perche et rue Léon-Blum (toiture, menuiseries, électricité des parties communes), Nogent Perche Habitat conduira très prochainement le même type d’intervention sur les immeubles situés aux numéros 31, 33 et 35 rue Maison-Marraine (soit près de 50 logements). Dans la continuité, deux immeubles de 6 logements chacun, rue Maurice-Clavel, au plateau Saint-Jean, bénéficieront de travaux d’isolation, de menuiserie et de chauffage.


Logement / Urbanisme 28

« L’enjeu est de répondre à l’évolution des demandes » Vous avez, entre autre, effectué un diagnostic de l’habitat à Nogent-le-Rotrou dans le cadre de la préparation du plan local d’urbanisme (PLU). Quels en sont les enseignements ? La commune de Nogent s’est urbanisée par époques successives d’une manière originale. Chacun des grands quartiers correspond à une période historique. Dans l’ensemble, le bâti est relativement récent puisque les trois quarts des logements ont été construits au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Dossier sous la responsabilité de François Huward, Maire

La Ville a su répondre d’une manière organisée à l’évolution des besoins, d’abord aux Gauchetières, puis sur le plateau Saint-Jean, mais aussi par des constructions en centre-ville. Le logement social représente un peu plus du quart des logements. Des opérations importantes ont permis de renouveler sa qualité et de mieux le répartir dans les quartiers. Il apparaît bien adapté à la demande, puisque l’on observe en 2007 une double diminution des demandes non satisfaites et des logements ne trouvant pas preneur. En conséquence, le diagnostic n’a pas fait ressortir de problème aigu de logement à Nogent. La principale difficulté concerne l’habitat le plus ancien : c’est un patrimoine urbain qu’il faut préserver, ce que fait le plan local d’urbanisme (PLU). Mais de nombreuses maisons, petites et bordant des rues aux trottoirs étroits, sont peu attractives et tendent à se dégrader malgré les interventions publiques (opérations programmées d’amélioration de l’habitat).

Quelles sont vos préconisations pour répondre au mieux aux attentes des habitants actuels et futurs de Nogent-le-Rotrou dans une problématique de développement durable ? Nous avons montré qu’en plus des tendances démographiques nationales, l’arrivée de nouveaux emplois pouvait conduire à un besoin de logements nouveaux relativement important. Or, le dévelopvpement durable

Patrice Noisette est urbaniste au sein du cabinet d’étude Act Consultant, missionné par la ville pour la réalisation de son plan local d’urbanisme (PLU). A l’issue de son diagnostic, il dresse un état des lieux précis de l’habitat à Nogent-le-Rotrou et livre ses préconisations.

impose de lutter contre la dispersion de l’habitat autour de la ville ou en zone rurale, en favorisant une meilleure utilisation de l’espace déjà urbanisé. Il exige aussi de préserver la cohésion sociale, en ne séparant pas les différentes populations. Le PLU encourage donc la réhabilitation de l’habitat existant, la construction de petits collectifs ou de maisons accolées sur des terrains auparavant peu occupés, la diversification des types de construction, notamment de constructions «vertueuses» pour l’environnement, en limitant l’imperméabilisation des sols et en favorisant le réusage des eaux de pluie, les énergies renouvelables, le tri sélectif des déchets ou l’usage des vélos.

Des projets tels que la destruction de logements collectifs au profit de logements individuels dans le quartier des Gauchetières, l’aménagement d’habitats à haute performance énergétique en bordure de la place des Viennes et la construction de pavillons locatifs et en accession à la propriété au plateau Saint-Jean vous semblent-ils répondre à ces préconisations ? Il est effectivement important que le renouvellement de l’habitat aux Gauchetières se fasse en le diversifiant. Cela ne veut pas dire que le logement collectif, qui n’a plus rien à voir aujourd’hui avec les tours et barres, doit être abandonné. Il est d’ailleurs de nouveau demandé. L’habitat à haute performance énergétique ne devrait plus être aujourd’hui une question pour personne mais une évidence, d’autant qu’il réduit les charges des occupants. L’opération de la place des Viennes montrera, nous l’espérons, l’exemple. Enfin, nous avons proposé des orientations d’aménagement de forte qualité environnementale pour la nouvelle opération du plateau Saint-Jean, ainsi qu’une diversification des logements qui ne les sépare pas les uns des autres. La ville a retenu ces orientations dans le PLU. La nouvelle opération devant s’y conformer, la réalisation de ces pavillons devrait donc aussi aller dans le bon sens.


Définir aujourd’hui ce que sera Nogent demain Comment notre ville peut-elle continuer à accueillir habitants et entreprises pour rester la capitale dynamique du Perche ? Comment préserver ses qualités, mais aussi les améliorer, mieux les adapter aux besoins de ses habitants et de ceux qui y travaillent ? Comment répondre aux besoins des générations d’aujourd’hui tout en préservant la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ? Telles sont les questions auxquelles doit répondre le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la ville. Outil de gestion du droit des sols (il n’est autre que le successeur du Plan d’Occupation des Sols), le PLU définit la nature des espaces (réserves naturelles, zones d’habitat, activités économiques, équipements…) et les modalités de préservation du patrimoine bâti. C’est en fonction de ses recommandations que sont, par exemple, accordés où non les permis de construire ainsi que les autorisations pour la réalisation d’aménagements ou la création de lotissements. En d’autres termes, le PLU permet de fixer les grandes orientations et les objectifs de développement et d’aménagement de notre ville et ce pour les dix années à venir. L’élaboration du Plan Local d’Urbanisme fait l’objet d’une procédure assez longue et complexe, décomposée en trois grandes étapes principales : réalisation d’un diagnostic (description et analyse de la ville, de ses évolutions, de ses rapports avec son environnement) ; élaboration d’un Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) et enfin adoption par le Conseil municipal d’un projet de PLU arrêté. Chacune de ces étapes intègre une concertation, par le biais de réunions publiques, d’exposition et de publications, avec les différents acteurs de la vie locale (habitants, associations, entreprises, administrations d’Etat, Chambres consulaires…). C’est dans

cet esprit que s’est déroulée, du 15 mai au 16 juin une enquête publique. Celle-ci a permis de consigner toutes sortes d’observations qui seront étudiées avant l’entrée en vigueur du PLU.

Logement / Urbanisme

L’enquête publique sur le projet arrêté de Plan Local d’Urbanisme (PLU) s’est achevée mi-juin. A l’issue d’une synthèse réalisée dans le courant de l’été, ce projet arrêté fera l’objet d’un débat en commission municipale “urbanisme et travaux” puis au sein du Conseil municipal avant d’être transmis au préfet et rendu opposable dans le courant de l’automne.

Repères chronologiques Juin 2004 – Délibération du Conseil municipal prescrivant l’élaboration du PLU. Juin 2004 à mars 2006 – Consultation et choix du cabinet d’étude, élaboration du diagnostic territorial et mise en forme du projet. Avril 2006 – Délibération du Conseil municipal mettant en œuvre la concertation. Juin et juillet 2006 – Concertation (lettre du PLU, exposition et réunion publique) autour du diagnostic. Novembre et décembre 2006 – Concertation (lettre du PLU, exposition, réunion publique) autour des grandes orientations du plan d’aménagement et de développement durable (PADD). Décembre 2006 - Débat au sein du Conseil municipal sur les grandes orientations générales du plan d’aménagement et de développement durable. Mai 2008 – Concertation (lettre du PLU, exposition, réunion publique) autour du zonage et du règlement. Janvier 2009 - Arrêt du projet de PLU et bilan de la concertation par le conseil municipal ; transmission aux Personnes Publiques Associées (Préfecture, DDE, Conseil régional, Conseil général, Transports d’Eure-et-Loir, Chambres consulaires, parc naturel régional du Perche, communautés de communes et communes avoisinantes, SNCF, Conseil en architecture, urbanisme et environnement et Office public de l’Habitat) ; puis saisine d’un commissaire enquêteur auprès du président du Tribunal administratif. Avril 2009 – Réception des avis des Personnes Publiques Associées puis synthèse par le cabinet d’étude. Du 15 mai au 16 juin 2099 – Enquête publique. Juillet 2009 – Rapport du commissaire enquêteur ; remise du dossier par le cabinet d’étude avec analyse du commissaire enquêteur. Automne 2009 – Débat en commission municipale « urbanisme et travaux » puis au sein du conseil municipal avant transmission au préfet. PLU rendu opposable en octobre ou novembre.

29


Sous des parements de pierre beige, ses lignes résolument modernes l’intégreront avec audace dans le paysage de la place du 11-Août 1944.

Derrière son arche vitrée, ce sont trois salles de projection qui se déploieront, avec 481 places au total et des écrans de 12 m x 5 m, un hall de près de 200 m2, un espace d’exposition, un foyer salon… et même un petit jardin !

Le nouveau complexe cinématographique de la ville de Nogent-le-Rotrou est désormais sur le banc de montage.

Après la démolition complète de l’ancien garage automobile volkswagen en début d’année, la construction de cet équipement communal est lancée depuis le 18 mai. Avant son ouverture pour l’automne 2010, Le Mag’ vous en propose une visite guidée.


Dossier sous la responsabilité de Guy Champion, adjoint au Maire, chargé de l’économie et de l’emploi

31

Cinéma


Trois salles sur le banc de montage Études volumétriques

Vue de nuit Au premier plan, en limite de la place du 11-Août, le parvis sera clos par une arche parée de pierre de Bourgogne qui prolongera le front bâti jusqu’à la façade du restaurant mitoyen. Vitrée, cette arche accueillera les programmes et affiches de films. Elle permettra aux spectateurs d’être informés sur les programmations en cours. L’architecture moderne, composée d’éléments successivement en vides et en pleins de différentes hauteurs, affirmera le caractère ludique de l’équipement tout en projetant une image forte sur la place

Dossier sous la responsabilité de Guy Champion, adjoint au Maire, chargé de l’économie et de l’emploi

32

Sur les plans en volume, on distingue clairement la forme de “T” dessinée par le bâtiment : la branche la plus étroite part de la place du 11-Août et recevra la partie accueil du cinéma. La barre du T, plus large, accueillera les trois salles de cinéma et disposera d’une ouverture sur la rue Tochon. Le cinéma est implanté sur une surface au sol de 1 356 m2. On peut aussi noter la faible hauteur de l’ensemble, qui permet son intégration parmi les constructions voisines et l’alignement de sa façade, grâce à une arche, sur l’ensemble des constructions de la place.

Vue du parvis Le Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) oblige à construire l’équipement municipal 1,60 m au-dessus du sol afin de s’assurer qu’en cas d’inondations démesurées (niveau calculé d’après les crues centennales avant la construction de la retenue) il ne soit pas atteint pas l’eau. De ce fait, l’espace entre la rue et l’entrée proprement dite du cinéma sera en pente : douce pour l’accès handicapé via un trajet « en lacets », plus direct pour le reste de la population. Cet espace d’accès et d’accueil sera bordé à gauche par un aménagement végétal jusqu’aux baies du foyer salon.

du 11-Août. Place appelée à devenir le second centre attractif de la ville avec la Place Saint-Pol, incitant ainsi au développement de nouveaux commerces.

Façade rue Tochon

Si l’accès du public au cinéma s’effectuera par la place du 11-Août, l’ouverture sur la rue Tochon sera réservée aux exploitants et à leurs fournisseurs ainsi qu’à l’issue de secours de l’une des trois salles. Le traitement de cette façade sera plus sobre mais répondra à la même volonté de cohérence avec les teintes de la ville tout en inscrivant l’ensemble dans une écriture contemporaine.


Vue salle siégée

Le hall d’accueil se divise en trois zones fonctionnelles. Ouvert sur le parvis, l’accès principal draine naturellement le public au centre du hall où résident la banque d’accueil et le comptoir des confiseries.

Voici l’esquisse de la salle ayant la plus grande capacité d’accueil : 220 places (dont 6 dédiées aux personnes à mobilité réduite) pour un écran de 12,45 x 5,20 m. Les deux autres salles offriront 162 places (dont 5 dédiées aux personnes à mobilité réduite) avec un écran de 11,75 x 4,90 m et 99 places (dont 3 dédiées aux personnes à mobilité réduite) pour un écran de 8,25 x 3,45 m. Afin de répondre aux normes de confort édictées par la Commission Supérieure Technique de l’Image et du Son, le pas entre chaque rangée de siège sera de 1 m dans toutes les salles, avec un entraxe entre les fauteuils de 55 cm. La pente importante des salles permettra un excellent confort de vision.

Espace de convivialité et d’expositions, équipé de cimaises, le foyer salon s’étire sur le parvis et se prolonge dans le hall par un second espace d’exposition donnant accès au jardin et aux sanitaires.

Cinéma

Intérieur

33

Le prolongement du hall est dédié au contrôle des billets et à l’accès aux salles de projection. Eclairé par deux puits de lumière naturelle, il est surplombé par la plus petite des trois salles, construite à un niveau intermédiaire (3,20 m). Ce niveau est desservi par deux escaliers, un ascenseur et une passerelle.

Vue salle siégée Sur ce plan général, on distingue les différentes zones qui composeront le complexe cinématographique : en beige, le parvis d’entrée ; en blanc, le hall principal et ses différents espaces ; en rouge, les trois salles de cinéma, celle du centre en surplomb des deux autres.


Cinéma 34

Adjoint au maire en charge de l’économie, Guy Champion est aussi l’un des premiers artisans du futur complexe cinématographique. Il l’a porté sur les fonds baptismaux lors de son premier mandant municipal en tant qu’adjoint aux affaires culturelles, dès 1989. Un dossier à tiroir, retracé dans tous ses rebondissements.

20 ans déjà… Dans quelles circonstances la ville de Nogent-leRotrou s’est-elle retrouvée porteuse du fonds de commerce du cinéma Le Rex ?

Et nous avions à cœur de réaliser Aquaval. C’est ainsi que, de budgets en budgets, le projet de complexe cinématographique a été remisé au second plan.

En 1989, après plusieurs exercices déficitaires et dans un contexte difficile pour l’industrie du cinéma, M. et Mme Danois, exploitants privés du cinéma Le Rex, place Saint-Pol, arrivaient à l’âge de la retraite sans trouver de repreneurs. Alors que des élections municipales se dessinaient, le sujet est vite devenu un enjeu majeur de la campagne. Estimant qu’il était nécessaire de maintenir sur place cette activité culturelle structurante et essentielle pour la vie du centre-ville, la nouvelle équipe municipale en place a décidé de racheter le fonds de commerce et de louer les murs au bailleur privé. Elle a par ailleurs lancé un appel à candidature et décidé de confier l’exploitation à la société Image à l’Appui. Celle-là même qui, aujourd’hui encore, gère l’équipement.

Il y a pourtant eu, entre-temps, l’acquisition de l’ancien local commercial CDM avec le projet d’y aménager deux salles de cinéma…

Ce rachat impliquait-il, dès lors, des projets d’extension où d’amélioration de l’existant ? Dès que cette opération a été menée à bien, l’idée a germé de construire un nouveau et plus grand cinéma, notamment dans le souci de répondre à un certain nombre de normes. N’étant pas propriétaire des murs, la ville ne pouvait pas envisager de travaux dans ce bâtiment. Nous avons donc mené une première réflexion autour de la construction d’un nouvel équipement. Mais il y a toujours des priorités, des choix et des urgences… La perte d’une grosse activité industrielle avec la fermeture de Philips-Radiotechnique a d’abord contraint la municipalité à mobiliser ses moyens dans le domaine de l’économie. Par la suite, d’autres priorités ont émergé telles que la rénovation du donjon du château et la construction d’une nouvelle station d’épuration.

Effectivement, il y a une petite dizaine d’années, nous avions élaboré ce projet qui a bien failli voir le jour. La situation de cet ancien bâtiment commercial, à proximité directe du centre-ville, nous semblait un atout. Tout comme le stationnement qui s’offrait à quelques pas de là. Le potentiel de ce bâtiment restait cependant assez limité. Et c’est précisément à cette époque qu’il a fallu intervenir d’urgence sur le donjon du château. Un mal pour un bien : nous n’avons pas réalisé l’opération mais cela nous a permis de remettre à jour notre étude de marché et de bénéficier de l’opportunité qui s’est dessinée quelque temps plus tard, sur la place du 11-Août, avec la fermeture d’un garage automobile. Les murs du CDM ont finalement été revendus à un investisseur privé, ce qui nous a permis de réaliser une opération blanche d’un point de vue financier.

Quels avantages présentent ce site, place du 11-Août ? D’abord une surface plus importante qui nous permet d’imaginer trois salles alors que nous n’en projetions que deux dans l’ancien CDM ; ensuite ses facilités d’accès puisqu’il s’ouvrira sur une grande place de stationnement ; sa situation, enfin, qui en fera un élément prépondérant dans la recomposition du centre-ville. En effet, le parvis du cinéma s’ouvrira sur une esplanade piétonne qui le reliera à la rue piétonne de la Herse.


Parce qu’ils font vivre Le Rex depuis 20 ans, vous accueillent aujourd’hui et vous ouvriront les portes du nouveau cinéma, Brigitte Montassier et Dominique Baudoin sont en contact permanent avec le public. Mieux que quiconque, ils connaissent les interrogations des cinéphiles au sujet de ce nouvel équipement. Y aura-t-il plus de films ? Oui ! Le nombre déjà important de films déjà programmés au Rex va augmenter sensiblement pour passer à une moyenne de 7 à 8 films chaque semaine (continuations et nouveautés). Le nombre de séances passera de 22 par semaine dans une seule salle, à 16 séances dans chacune des trois salles, c’est-à-dire à 48 séances par semaine ; 2500 séances par an environ au lieu de 1150 ! Le nouveau cinéma, grâce aux 3 salles, permettra aussi d’améliorer la qualité de l’exposition des films : une durée de programmation allongée favorisant le bouche à oreille et renforçant le travail sur les films plus “difficiles”, plus de séances pour chaque film, des animations développées, des films plus rapidement à l’affiche.

Quel est le projet de programmation ? La diversité accrue va concerner absolument tous les styles de films, et donc tous les spectateurs, qu’ils aient envie de se distraire ou de réfléchir. Dans cette structure de trois salles, le classement “art et essai” de l’établissement sera maintenu. Ces films, de réflexion en général, souvent novateurs, risqués, créatifs, abordant des sujets originaux ou émanant de pays étrangers peu représentés au cinéma, comme ceux proposés en version originale, pourront être plus souvent programmés. Les propositions en direction des établissements scolaires seront plus nombreuses, et le jeune public disposera d’une programmation plus régulière qu’actuellement. Les rencontres de professionnels du cinéma, ciné-conférences, séries documentaires, présentation de réalisations audio-visuelles locales et autres animations souvent menées en partenariat avec des structures locales, pourront être plus fréquentes et prendront plus facilement la forme d’un festival.

Sur quelles données la dimension de ce nouveau cinéma a-t-elle été établie ? Avec une salle unique d’une capacité de 186 fauteuils, Le Rex accueille en moyenne 44 000 spectateurs dans l’année. Ce niveau de fréquentation, très encourageant pour une ville de la dimension de Nogent-leRotrou en sous-équipement, est atteint moyennant une multiplication des séances irrationnelle (22 en moyenne chaque semaine). L’unicité de la salle limite la fréquentation des spectateurs, alors même que l’étude de marché réalisée en 2007 par un cabinet spécialisé estime qu’une marge de croissance significative existe, et qu’un cinéma de trois salles devrait permettre en quelques années d’accueillir entre 60 000 et 70 000 spectateurs par an. Un équipement de 3 salles est nécessaire et suffisant pour que le taux de fréquentation de Nogent rejoigne celui des villes équivalentes correctement équipées et pour répondre à la demande pressante mais actuellement bridée des cinéphiles percherons, résidents permanents ou occasionnels, pour qui, comme pour tous les français, le cinéma est la sortie “loisir” la plus fréquente.

Faut-il s’attendre à une hausse du prix de la place ? Il y aura une augmentation très modérée pour faire face aux charges supplémentaires, de l’ordre de 50 centimes vraisemblablement, par rapport aux tarifs pratiqués aujourd’hui (6,50 euros en plein tarif et 5,50 euros en tarif réduit, 4 € en super-réduit). Le prix des places restera bien en deçà des tarifs que l’on peut parfois observer dans les grandes villes (jusqu’à 10 euros parfois). Le Cinéma trois salles participera, comme il le fait aujourd’hui, aux différentes opérations tarifaires nationales que sont le Printemps, la Fête et la Rentrée du cinéma. Bien entendu, la carte de fidélité et ses petits avantages restera elle-même fidèle à tous les cinéphiles assidus !

Cinéma

Brigitte Montassier et Dominique Baudoin, exploitants actuels du Cinéma Le Rex, vous répondent.

35


Cinéma

- Organiser un concours d’architectes - Elaborer le règlement et le programme du concours - Réaliser une étude commerciale - Définir les objectifs de la construction - Diffuser une publicité au Bulletin Officiel des Marchés Publics et lancer un appel d’offres en direction des équipes d’architectes. - Recueillir le maximum de candidatures (30 ont été reçues) - Porter le choix sur le cabinet le « mieux disant » en examinant la dimension financière de chaque projet, sa compatibilité avec les souhaits émis, l’expérience et la maîtrise de chaque équipe.

36

C’est au regard de sa cohérence fonctionnelle, de son intégration dans l’environnement voisin et de son parti pris esthétique qu’a été retenu le projet du cabinet Sahuc & Katchoura, dont l’écriture architecturale reposait sur la lumière et la transparence. À l’issue d’une seconde procédure d’appel d’offres, les 13 des 19 lots que comprend l’ouvrage ont été attribués aux entreprises par le Conseil municipal, après une procédure d’analyse et de négociation en lien avec les architectes. Les actes d’engagement vis-à-vis de ces entreprises ont été signés en mars dernier, leur permettant d’engager les travaux dès le mois de mai parallèlement à une nouvelle analyse des 6 lots restants.

Plan de financement prévisionnel Mai à juin 2009 : terrassement et coulage des pieux

Dépenses

Septembre 2009 à janvier 2010 : gros œuvre et

Travaux de construction : 3 070 000 euros Honoraires : 350 000 euros

maçonnerie

Recettes Février à avril 2010 : charpente, couverture, étanchéité

Mai à juin 2010 : menuiseries extérieures, vêture façades

Juillet à septembre 2010 : électricité, chauffage et ventilation, menuiseries et revêtements intérieurs, espaces verts et équipement du cinéma. Automne 2010 : ouverture du multiplexe.

Centre National de la Cinématographie CNC (taxes additionnelles) : 138 500 euros CNC (aide sélective) : 270 000 euros Conseil général (contrat départemental de développement intercommunal) : 200 000 euros Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Perche (contrat Pays-Région) : 460 000 euros Conseil régional (aide à l’équipement) : 82 500 euros Ville de Nogent-le-Rotrou : 2 269 000 euros


Quel esprit avez-vous souhaité donner à ce nouveau lieu ? Au-delà du seul cinéma, nous avons voulu créer un équipement culturel ayant un véritable rôle d’animation pour le centre-ville de Nogent-le-Rotrou. Le hall, très largement proportionné pour la capacité des salles et d’une hauteur intéressante grâce à la surélévation de la petite salle, sera animé par les différents volumes que sont la passerelle, les espaces de détente et d’exposition. Il ne sera pas uniquement le lieu où l’on vendra des billets et du pop-corn. Le public pourra s’y retrouver avant et après les séances et découvrir différentes formes d’art liées au cinéma dans une ambiance que nous avons voulue conviviale.

Pouvez-vous nous décrire les salles ? Nous avons opté pour une pente assez forte des gradins afin d’augmenter le confort visuel des spectateurs : dès le troisième rang, ils auront les yeux au niveau de l’image. Les écrans sont de très bonne proportion : près de 12 mètres de large sur 5 mètres de haut dans les deux grandes salles et 8 mètres sur 3,5 mètres dans la petite salle… soit déjà une fois et demie la taille de l’écran actuel du Rex.

Selon quels critères avez-vous choisi les matériaux ? Notre choix s’est porté sur l’utilisation d’une pierre beige, de type pierre de Bourgogne, tant en parement des façades que pour le dallage du parvis. Ce matériau, outre ses hautes qualités de résistance dans le temps et le faible entretien qu’il requiert, est

parfaitement admis par le public. La pierre beige, associée au verre et à l’acier des menuiseries affirmera le caractère contemporain de ce nouvel équipement bien au-delà des effets de mode, sans pour autant nuire aux bâtiments qui l’entourent. À l’intérieur, avec les mêmes considérations, nous avons recommandé des carrelages en gré ou céramique de couleur chaude et des moquettes.

Qu’elles ont été les principales contraintes de ce projet ? D’abord la configuration de la parcelle. N’offrant qu’une ouverture étroite sur place du 11-Août, elle aurait pu nous conduire vers un projet très vertical. Ensuite son classement en zone inondable, qui nous ordonnait d’établir le plancher à plus de 1,60 m au-dessus du niveau de la place. Pour répondre à ces deux contraintes, nous avons choisi d’aménager un parvis d’accès en pente douce dans la zone la plus étroite et de développer le hall d’accueil et les salles sur la partie arrière de la parcelle. Ce faisant, nous limitons aussi l’impact de leur important volume sur le bâti avoisinant. Mais le bâtiment n’offrait pas de front bâti sur la place tel que l’on a l’habitude de le voir. Nous avons donc imaginé une arche d’accès composée de panneaux de verre et parée de pierres de Bourgogne. Il permettra de clore le parvis en dehors des heures d’ouverture du cinéma tout en maintenant une relation étroite entre l’équipement et la ville. Cette arche comprendra des vitrines permettant l’affichage des programmes et constituera un élément de communication important pour le cinéma.

Cinéma

Questions à François Sahuc et Jean-Luc Katchoura, architectes concepteurs du projet

37


Dossiers sous la responsabilité de Philippe Retout, adjoint chargé des travaux et de l’urbanisme

38

Travaux


39

Travaux


1

Peggy Jeanvoine :

éducatrice de jeunes enfants ;

2

Edith Morelli :

Action sociale

adulte relais

3

Agnès Timon-Botte :

animatrice socioculturelle ;

4

Jean-Claude Dordoigne :

conseiller municipal délégué à la réussite éducative ;

5

laudie Combe :

coordinatrice.

Dossiers sous la responsabilité de Patrick Dubourg, adjoint au Maire, chargé des affaires sociales

40 CUCS, pour Contrat Urbain de Cohésion Sociale : quatre lettres pour un dispositif national destiné au développement des quartiers dits prioritaires. A Nogent-le-Rotrou, la ville en est le principal pilote aux côtés des services de l’Etat. Elle mobilise ses compétences sur le quartier des Gauchetières pour y favoriser l’égalité des chances.

La ville « chouchoute », Les Gauchetières Les habitants du quartier des Gauchetières ne peuvent pas le manquer. Floqué de larges lettres multicolores, le panneau blanc rivé à la façade du 3 rue Paul-Langevin situe le lieu du premier coup d’œil : « La Parentelle », peut-on y lire. C’est ainsi que les acteurs du CUCS de Nogent-le-Rotrou ont choisi de baptiser leur local. « Ce nom reflète bien l’esprit du lieu. C’est un espace de rencontre avec et entre les parents et plus largement tous les habitants du quartier. Lorsque qu’ils viennent ici, c’est comme s’ils ouvraient une parenthèse dans leur vie quotidienne. Ils peuvent aborder avec nous toutes leurs difficultés et trouver accueil, écoute et conseil. L’idée générale qui guide l’ensemble de nos démarches est d’être au plus près des attentes et des besoins de la population, sans jugement et sans moralisation », expliquent d’une même voix Claudie Combe, coordinatrice du CUCS, et Jean-Claude Dordoigne, conseiller municipal délégué à l’éducation.

Aux côtés de multiples partenaires (sous-préfecture, Education nationale, Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, associations et autres acteurs du monde de l’insertion, de la santé et de l’emploi), ils ont mis sur pied une dizaine d’actions (lire ci-contre) ayant pour objectif commun « la réussite éducative dans le quartier des Gauchetières, avec en trame de fond la mise en confiance, la valorisation et la quête d’autonomie ». Toute une équipe a été mobilisée autour de ce projet : assistante maternelle, éducatrice de jeunes enfants, animateur socioculturel et « adulte relais ». « Chacun intervient dans son domaine de compétence, mais tous partagent les mêmes valeurs d’écoute, de confidentialité et d’entraide. C’est une notion très importante car la qualité de notre travail résulte en premier lieu de la cohérence de nos discours et de nos approches des situations auxquelles nous sommes confrontés », assure la


pas à ce jour quelles seront les orientations nationales données aux CUCS, nous savons déjà qu’il nous faudra prouver la légitimité de nos démarches et les apports pour le quartier et les familles qui l’habitent ».

Pour mener à bien les différents projets intégrant le CUCS, une enveloppe avoisinant les 100 000 euros est chaque année allouée à ce programme. L’Etat, via l’Agence Nationale de la Cohésion Sociale et de l’Egalité des Chances, en finance 70 % ; la ville prend à sa charge les 30 % restant. Le Conseil général d’Eure-et-Loir intervient quant à lui sur quelques actions spécifiques. Une passerelle vers la maternelle

L’école ouverte

Faciliter l’entrée à l’école maternelle d’enfants âgés de 2 à 3 ans n’ayant pas fréquenté de structure d’accueil collectif ou ayant eu peu d’expériences de socialisation : tel est l’objectif de la Passerelle. Cette action est menée en collaboration par La Luciole, lieu associatif d’éveil et d’accueil mère-enfant, l’équipe enseignante de l’école maternelle Paul-Langevin et Peggy Jeanvoine, éducatrice de jeunes enfants rattachée au programme de réussite éducative. Elle repose sur des activités en groupe, des rencontres avec les futurs maîtres et un suivi individualisé. Les capacités d’accueil sont limitées à 12 enfants.

Durant la dernière semaine d’août, les enfants passant de la grande section de maternelle à la classe de CP et présentant des faiblesses ou des craintes face à cette échéance sont accueillis dans les écoles. Au programme : premiers apprentissages le matin aux côtés de l’enseignant, déjeuner collectif le midi et activités de loisirs l’après-midi entrecoupées d’un goûté. Le coût est entièrement pris en charge par le CUCS.

Les mercredis récréatifs Depuis le mois de septembre, une centaine d’élèves du collège Brossolette participe chaque mercredi après-midi à des activités sportives (judo, équitation) ou culturelles (théâtre, musique, atelier d’écriture) aux côtés d’intervenants professionnels.

Enfants et adolescents ont la parole Autre action fondamentale du CUCS, le suivi individuel a permis d’accueillir depuis son lancement en 2007 pas moins de 58 enfants et adolescents. Souvent fragiles, ils bénéficient d’une une écoute et un soutien personnalisé. Au cas par cas, l’équipe émet des propositions pour favoriser leur épanouissement (accès aux activités extrascolaires, orientation, liaisons avec les établissements scolaires…). L’adhésion et l’engagement des parent est essentielle et obligatoire.

Un « coup de pouce clé » pour apprendre à lire Du théâtre, des arts plastiques, des jeux… Culture et loisirs pour tous pourrait être le sous-titre de l’action intitulée « Soutien à l’accompagnement éducatif ». A travers elle, le CUCS prend en charge les interventions de professionnels dans les écoles PaulLangevin et Jean-Macé. Au programme, pendant la coupure du midi ou après la classe : chant, arts plastiques, théâtre et jeux de société.

Ce club permet d’accueillir deux groupes de 5 enfants, chaque soir à la sortie de la classe et jusqu’à 18 heures, et de lever avec eux les difficultés face à la lecture et l’écriture. Difficultés pour lesquelles ils ont été repérés par les enseignants. Par le biais d’activités ludiques, aux côtés de deux animatrices, ils acquièrent des compétences à la compréhension des textes et développent le goût de la lecture.

Action sociale

coordinatrice. De même qu’en dépend le maintien ou non du CUCS à Nogent-le-Rotrou : « Nous avons signé une convention avec nos différents partenaires et avec l’Etat pour trois ans en début d’année 2007 et serons évalués à la fin de l’année 2009 », souligne Jean-Claude Dordoigne. « Et si nous ne connaissons

41


Action sociale

Ateliers “vers l’artisanat”

42

Ces ateliers de découverte des métiers de l’artisanat sont proposés aux collégiens (capacité : 27 élèves) et encadrés par des professionnels chaque mercredi après-midi. Au programme, entre autres, de la mosaïque et de la création de vêtements.

Education et prévention santé Après avoir mené des actions collectives, principalement auprès des écoliers et collégiens (petits déjeuners et goûters traditionnels) et des rencontres d’information et d’échange sur divers thèmes (sommeil, nutrition, hygiène), cette action est recentrée sur l’accès au soin individuel (accompagnement chez le médecin, prise en charge en cas d’urgences et de problèmes financiers).

Le CUCS : qui, où et quand ? Qui : Claudie Combe, coordinatrice CUCS, Edith Morelli, adulte relais, Peggy Jeanvoine, éducatrice de jeunes enfants et Agnès Timon-Botte, animatrice socioculturelle.

Où : La Parentelle, 5 rue Paul-Langevin. Tél. 02 37 52 22 21 / e-mail : réussite.educative-nlr@orange.fr

Quand : ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 16h30 ; permanence jusqu’à 18h le jeudi ; possibilité d’accueil hors de ces horaires sur rendez-vous.

Le point d’accès au droit L’AVIEL, Association d’Aide aux Victimes d’Eure-etLoir, informe sur les droits et oriente vers les services compétents toute victime d’une infraction : vol, cambriolage, violences, agression, viol, accident de la circulation, escroquerie. L’association travaille en liaison avec toutes les institutions accueillant les victimes : tribunal, gendarmerie et police, avocats, services hospitaliers et sociaux.


Dans un angle du bureau, couvertures rouge vif et lettrage caractéristique, quatre volumes du code Dalloz trônent parmi de multiples dossiers, témoins de la nature et de l’activité du lieu. Dans les locaux qu’elle partage depuis janvier 2008 avec les responsables du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, au 3 rue Paul Langevin, c’est Alexandra Gnanapregassame qui assure les permanences du Point d’Accès au Droit de Nogent-le-Rotrou. Un service gratuit et confidentiel, dont la vocation est de répondre à toutes les questions que se posent les citoyens concernant le droit en général et leurs droits en particuliers et de les aider à comprendre les règles juridiques. « Le Point d’Accès au Droit, est le fruit d’une convention entre la ville, qui met à disposition le local, le Conseil Départemental d’Accès au Droit (CDAD), qui fournit le matériel, et l’Association des Victimes d’Infraction en Eure-et-Loir (AVIEL), qui prend en charge le salaire des conseillers », explique Alexandra Gnanapregassame, titulaire d’une maîtrise en droit privé et en droit des affaires et jusqu’alors seule interlocutrice au sein du PAD de Nogent-le-Rotrou. Comment envisage-t-elle sa mission ? « Je suis là pour démystifier le service de la justice et pour vulgariser le lexique juridique afin de le rendre compréhensible par tous. Mon rôle consiste essentiellement en de l’accueil et du conseil. Ici, il n’y a pas de questions stupides et je considère qu’il est toujours nécessaire de prendre des renseignements, quelle que soit la nature du dossier. Bien sûr, je ne peux pas répondre à toutes les questions, mais je peux orienter et accompagner les requérants vers d’autres structures afin de trouver une réponse à leurs interrogations », explique la conseillère. Droit pénal, droit administratif ou droit civil (famille, consommation, succession, etc.), le Point d’Accès au Droit est compétent dans tous les domaines juri-

diques. « La plupart des demandes concernent le déroulement de la procédure : que faire, quand et comment ? Il y a un certain nombre de choses à savoir s’il l’on veut pouvoir faire valoir ses droits ». Au terme d’une première année de fonctionnement, à raison d’une seule permanence hebdomadaire en 2008 (il y en désormais deux), le Point d’Accès au Droit à accueilli 143 personnes physiques et 2 personnes morales. Essentiellement des habitants du quartier des Gauchetières, où est situé le local, mais aussi quelques personnes venues des alentours : Authon-du-Perche, La Loupe, où de proches communes de l’Orne. L’objet de leurs requêtes ? « A près de 90 %, il s’agit de questions de droit civil, liées au travail, à la consommation, au divorce, aux pensions et à l’autorité parentale. Le reste concerne pour l’essentiel le droit pénal et les victimes d’infraction ou d’escroquerie », souligne Alexandra Gnanapregassame. Elle l’assure par ailleurs : « Contrairement à ce que cela pourrait laisser croire, le Point d’Accès au Droit n’a pas vocation à palier la fermeture de juridictions locales. Quand bien même les tribunaux de proximité de Nogent-le-Rotrou seraient restés en activité (le Conseil de Prud’homme a fermé fin 2008, le Tribunal d’Instance début 2009), notre activité aurait été justifiée ici, car elle bien complémentaire de celle des tribunaux ». Plusieurs évolutions du service sont d’ailleurs envisagées. Après avoir étendu son amplitude d’accueil à deux journées (contre une auparavant) depuis février dernier, le Point d’Accès au Droit pourrait prochainement accueillir un point “visio-public”. Via une borne interactive, ce dispositif permettrait aux justiciables un accès à distance au greffe des juridictions chartraines. Egalement évoquées, des consultations juridiques assurées par des avocats, conciliateurs et autres spécialistes du droit, pourraient permettre, à plus ou moins long terme, le développement à Nogent-leRotrou d’une véritable Maison de la Justice.

Point d’accès au droit, 3 rue Paul Langevin. Tél. 02 37 54 51 64. Accueil sans rendez-vous le lundi et le mardi, de 9h à 12h et de 13h à 17h.

Action sociale

Le Point d’Accès au Droit est là !

43


Enseignement 44

Conçu par l’architecte nogentaise Hélène Sédillot, le programme de restructuration du collège Arsène-Meunier a quitté il y a quelques semaines le stade des projets pour gagner celui des réalisations en cours.

La restructuration est lancée Lancé dans le courant de l’année 2006, il porte sur la reconstruction progressive, en site occupé (c’est-à-dire en maintenant l’activité de l’établissement), d’un nouvel ensemble d’une surface de 3 738 m2 destiné à l’accueil de quelque 500 collégiens (l’effectif actuel étant de 435 élèves). « Pour permettre la réalisation de cette opération, des acquisitions foncières de terrains mitoyens ont été menées pendant l’année 2007 », expliquent les services du Conseil général d’Eure-et-Loir, porteur du projet. « Elles ont notamment porté sur l’ancien site de Nogent Voyage (ex-Transports Bertrand), dont l’activité a été transférée à proximité de la gare SNCF », opération rendue possible par le concours de la ville de Nogent-le-Rotrou, qui a négocié auprès de la SNCF l’achat d’une parcelle de 5 000 m2 propre à accueillir la société de transport sur la zone d’activité de la Messesselle. Dans le même temps, le Conseil général d’Eure-etLoir lançait une mission d’archéologie préventive pour établir un diagnostic des vestiges susceptibles d’être

contenus dans le périmètre de la future construction. Cet examen n’ayant pas mis à jour d’éléments notables, le chantier a pu démarrer dès le début de l’année 2009. Pour le mener dans les meilleures conditions, des bâtiments provisoires sont actuellement installés dans l’enceinte de l’établissement. Cette phase provisoire permettra d’engager la démolition du bâtiment modulaire de type « Pailleron » d’environ 4000 m2, constitué de trois blocs de trois niveaux abritant actuellement les locaux administratifs et les locaux d’enseignement. Les nouveaux bâtiments, réalisés sur deux niveaux seulement, offriront des espaces de bonne qualité et un confort amélioré grâce notamment à une isolation thermique renforcée. Enfin, à terme, l’entrée du collège sera transférée rue de la Jambette, permettant la circulation et l’arrêt en toute sécurité des cars scolaires et des véhicules particuliers. Parking et espaces vertsarborés complèteront cet ensemble dont le montant est estimé à 11,1 M2 et la livraison prévue pour mai 2011.


45

Enseignement


Vie associative Dossier sous la responsabilité de Catherine Catesson, conseillère municipale, chargée de la vie associative

46

Les associations prennent quartier aux Gauchetières Profondément remaniée en début d’année par les services techniques de la ville, la bâtisse centrale du groupe Jean-Macé (qui n’accueillait plus de scolaires depuis deux ans) permet aujourd’hui de proposer aux associations un accueil adapté à leurs pratiques en même temps que l’émergence d’un nouveau pôle associatif au cœur de Gauchetières. Depuis le mois d’avril, le rez-de-chaussée abrite La Terre qui Chante (poterie) ; le club de bridge, l’association Ateliers d’Art et les groupes de danse orientale et de claquette occupent le premier niveau ; les sections de l’Amicale Laïque (Les Percherons, handball, football, les loisirs créatifs etc…) et la cellule Kinogent (réalisation de courts-métrages amateurs) ont quant à eux investi le second niveau.

Outre la mise à disposition de ses installations et de bâtiments communaux, la ville de Nogent-le-Rotrou intervient chaque année en faveur des associations de la ville par le biais de subventions. Pour 2009, près de 40 000 euros leur ont d’ores et déjà été attribués. Cela sans compter la mise à disposition des services techniques pour qui consacrent aux demandes associatives l’équivalent de trois postes salariés à temps plein sur une année.

Près de 44 000 euros alloués aux associations en 2009 Amicale Employés Communaux : 14 250 € Permanence d’accès au droit : 4 000 € Perche Communication : 750 € Radio Grand Ciel : 150 € Comite des Fêtes Quartier St Jean (14 juillet) : 1 065 € Vie et Animation au Pâty (14 juillet) : 750 € Amicale Laïque Anciens Elèves (Carnaval) : 1 000 € Union Fédérale Consommateurs Eure et Loir « Que Choisir » : 300 € Association Jardins Familiaux : 1 200 € Cercle Echecs Georges Lagier : 150 € Association des Amis du Perche Eure et Loir : 1 250 € Les Médaillés Militaires 631e Section : 410 €

Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes : 428 € FNACA Section de Nogent-le-Rotrou : 800 € Comité Entente Anciens Combattants et Victimes de Guerre : 385 € Association des Anciens Résistants et FFI : 110 € Anciens Combattants Prisonniers Guerre 39/45 : 350 € Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Perche : 1 350 € Les Fils des Tués Eure et Loir : 165 € FNATH Mutilés et Invalides du Travail : 125 € Souvenir Français Comité de Nogent-le-Rotrou : 350 € Société d’entraide des membres de la légion d’honneur chartres-nlr : 150 €


ASN Tennis Club Nogentais : 5 050 € ASN UFOLEP Foot : 300 € ASN Volley-Ball : 5 000 € Association de Tir Sportif Magnum 28 : 340 € Association pour la Pratique de l’Aikido dans le Perche : 500 € Association Saint Jean : 14 000 € Badminton Club Nogentais : 5 430 € Boxing Club Nogentais : 3 300 € Club Canoé Kayak Percheron : 500 € Club de Tir la Percheronne : 1 700 € Collège Brossolette section sportive Equitation : 3 000 € Ecurie Perche Retro Auto Sport : 700 € Entente Sportive des Cheminots Nogentais : 200 € ESSOR association sportive Delfeuille : 150 € Hockey Club Nogent-le-Rotrou : 5 500 € Judo Club Nogent-le-Rotrou : 1 950 € Karaté Club Nogentais : 900 € La Carpe Nogentaise : 200 € La Nogentaise 28 Team Sensas : 200 € Les Archers du Perche : 870 € Les Sentiers du Perche : 150 € Muaythai Club de Nogent le Rotrou : 1 700 € Nogent Basket Club : 9 550 € Perche Plongée : 600 € Rugby Club Percheron : 30 700 € USN Cyclotourisme : 290 € USN Les Amoureux de la Petite Reine : 640 € USN Section Course : 6 000 € Maison de Quartier (Jeunesse et Loisirs pour tous aux Gauchetières) : 65 000 € Croix Rouge Française : 3 500 € Union Française pour la Santé Bucco Dentaire d’Eure et Loir : 823 € Association des Diabétique d’Eure et Loir ADEL : 200 € Association Infanto Juvénile Henri Faure : 400 € Ligue contre le cancer comité d’Eure-et-Loir : 90 € Un souffle pour Théo (mucoviscidose) : 300 € Institut André Beulé : 1 100 € Association Bien Vivre aux Gauchetières : 2 300 € Association Bien Vivre aux Gauchetières (petite enfance) : 3 900 € Association IDEE : 1 050 € Banque Alimentaire d’Eure-et-Loir : 500 € Comité Local ATD Quart Monde : 1 600 € Association de gestion Foyer Jeunes Travailleurs : 5 100 € Donneurs de Sang Bénévoles 28 : 160 € Secours Catholique : 900 € Association Visite des Malades en Etablissement Hopitaliers : 300 € Les Joyeux Retraités : 180 € Centre Universitaire Temps Libre et Retraite : 300 € Association des Familles : 3 200 € Centre d’Information sur le droits Femmes et Familles : 500 € La Farandole : 800 € Coopérative Scolaire Institution André Beulé (garderie) : 760 € Commanderie Percheronne des Gouste-Cidre : 700 € Association Les plus beaux détours de France : 3 500 € Office du Tourisme-Syndicat Initiative : 96 000 €

Vie associative

UDAC 28 : 500 € Syndicat CGT : 470 € Syndicat Force Ouvrière : 470 € Syndicat Union Local CFTC : 470 € ADETE (Ass. Educ. Départementale Tribunal Enfants 28) : 250 € Association Prévention Routière : 500 € Amicale des Sapeurs Pompiers : 1 860 € Association des Jeunes Sapeurs Pompiers : 1 220 € Amicale Laïque Anciens Elèves et Amis des Ecoles Publiques : 2 000 € Amicale des Personnels Collège Arsène Meunier : 152 € Section USEP des Ecoles du Centre : 1 170 € Association Sportive Collège Pierre Brossolette ASCPB : 540 € Association Sportive Collège Arsène Meunier : 450 € Association Sportive Lycée Rémi Belleau : 400 € Sportive Lycée des Métiers Sully : 320 € Association Sportive Lycée Agricole Privé de Nermont : 155 € Association Sportive des Jeunes Sourds Institut André Beulé : 310 € Coopérative Scolaire Centre 1 : 152 € Coopérative Scolaire Ecole Marcel Pagnol : 2 152 € Coopérative Scolaire Ec. Elém. Paul Langevin : 275 ��� Foyer Gr.Scol. Jean Macé : 1 210 € Foyer Socio Educatif Collège Pierre Brossolette : 400 € Foyer Socio Educatif Collège Arsène Meunier : 760 € Foyer Socio Educatif Lycée Rémi Belleau : 2 210 € Foyer Socio Educatif Lycée Rémi Belleau concours Multimédia : 800 € Foyer Socio Educatif Lycée des Métiers Sully : 650 € Société Philatélique du Perche : 1 550 € Société Généalogique d’eure-et-Loir : 370 € Jeunesses Musicales de France : 1 750 € Chorale Syrinx : 500 € L’Arrosoir : 3 000 € L’Arrosoir Festival du Thé Vert : 10 000 € L’Arrosoir Festival du Thé Vert (cadre saison Région Centre) : 10 000 € L’Arrosoir Kinogent : 2 000 € Rencontre et Culture : 1 000 € Amicale Laïque Les Percherons : 625 € Association Rythme Oriental Nogentais : 1 600 € Amicale Laïque La Terre qui Chante : 620 € Association Ateliers d’Art : 620 € Pâty Métiers d’Art : 750 € Théatre Buissonnier : 18 000 € Théatre Buissonnier (cadre saison Région Centre) : 10 000 € Comité des Echanges Culturels : 1 200 € La Compagnie du Perche : 8 000 € Ludo Perche : 13 000 € AAPPMA La Nogentaise : 1 600 € Alliance Nogentaise : 18 500 € Aquabowl du Perche : 1 250 € ASN Hand-Ball : 13 500 € ASN Athlétisme : 5 800 € ASN Boules Lyonnaises : 2 200 € ASN Football : 25 598 € ASN Pétanque : 1 300 €

47


Dossier sous la responsabilitĂŠ de Jean-Pierre Boudrot, adjoint au maire, chargĂŠ des sports

48

Sports / Loisirs


49

Sports / Loisirs


Culturel

Lancée à la rentrée scolaire 2009, la gratuité de la bibliothèque municipale pour les jeunes a largement porté ses fruits : le nombre de jeunes inscrits à la bibliothèque a fait un bond de 287 %. Cette année, trois fois plus de jeunes se sont inscrits. L’objectif est donc parfaitement atteint : amener les jeunes vers la bibliothèque et favoriser leur goût pour la lecture.

La gratuité est payante La bibliothèque municipale est un des grands lieux de convivialité et de partage de la commune. Elle est ouverte à tous et la modicité de son coût pour l’utilisateur participe à l’arasement des barrières sociales et financières.

Dossiers sous la responsabilité de Nathalie Fey, adjointe au Maire, chargée de Culture

50

Pour toutes ces raisons, l’adjointe à la culture Nathalie Fey a souhaité rendre l’accès de la bibliothèque gratuit pour les moins de 18 ans, qu’ils soient Nogentais ou qu’ils viennent d’autres communes. La gratuité a été complétée par un renforcement des animations vers les petits : tous les mercredis, MarieChristine Hache accueille les enfants, les aide à choisir des ouvrages et il n’est pas rare de la trouver assise dans l’espace enfant, un livre à la main, « racontant des histoires » à un auditoire captivé. C’est d’ailleurs la tranche des « petits » (0 à 4 ans) qui a connu l’augmentation de fréquentation la plus importante. La gratuité a en effet permis à des familles disposant de deux cartes (une adulte, une enfant) mais ayant plusieurs enfants, d’offrir à chacun d’eux sa propre carte de bibliothèque et donc la possibilité d’emprunter quatre ouvrages à chaque passage : « Les enfants ont besoin de laisser libre cours à leur envie de lire. Pour eux, pouvoir emporter quatre livres à la maison, c’est se laisser la possibilité de les regarder à tête reposée, à la maison, de les feuilleter tranquillement, pour choisir celui qu’ils liront vraiment » explique Catherine Cassegrain, directrice de la bibliothèque de Nogent. Le nombre d’emprunts d’ouvrages chez les jeunes a augmenté de manière sensible sur la même période, passant de 6924 à 8757, soit une augmentation de 126%. Dans le même temps, le nombre d’emprunts tous publics confondus sur un semestre est passé de 18 933 à 21 650 une augmentation due notamment

au nouveau demi-tarif étudiant, qui a doublé le nombre d’inscrits sur la tranche d’âge 20-24 ans. Le changement des horaires de la bibliothèque, avec l’inauguration d’une journée continue le mercredi (10h-18h) a visiblement rendu plus aisé l’accès à la bibliothèque, comme en témoigne le flux important de lecteurs ce jour-là. Merci donc au personnel de la bibliothèque qui se mobilise le mercredi pour vous rendre la vie plus facile. Notons au passage que la bibliothèque de Nogent offre la plus grande amplitude horaire d’ouverture du département (31 heures), avec seulement trois bibliothécaires à plein temps et une animatrice jeunesse sur 14 heures hebdomadaires. Dans le même temps, la réouverture d’une bibliothèque associative municipale dans le quartier des Gauchetières est à l’étude. Elle s’inscrirait, sous l’impulsion de l’association des Familles et de Luce Lopez, dans le nouveau dispositif de lecture publique du département et permettrait ainsi aux jeunes de ce quartier et des quartiers limitrophes un accès plus proche de chez eux et une meilleure répartition de l’offre de lecture municipale sur le territoire municipal. Par ailleurs, le Conseil municipal a voté fin mars, avec le budget 2009, une augmentation des achats de la bibliothèque et a validé l’amorce de la constitution d’un fond de médiathèque avec une somme dévolue à l’achat de DVD, portant principalement sur les classiques du cinéma, difficiles à trouver chez les loueurs privés. Bibliothèque municipale, 74 rue Gouverneur Tél. 02 37 52 76 16 ; e-mail : biblionogentlerotrou@yahoo.fr site Internet : www.bm-nogent-le-rotrou.com Ouverte mardi, jeudi et vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 18h ; mercredi, de 10h à 18h et samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h.


Culturel

Avec plus de 70 artistes à l’affiche, des installations, des maisons thématiques et différents « happening » programmés tout au long de la journée, les Tréteaux de Nogent, deuxième du nom, entendent à nouveau vous surprendre.

L’art prend l’air dans le quartier historique du Pâty Sous-titrée « L’art prend l’air », cette exposition à ciel ouvert animera les rues du quartier historique du Pâty (réservée aux piétons pour l’occasion) toute la journée du dimanche 12 juillet. Dans une ambiance joyeuse et conviviale, amateurs d’art et simples promeneurs pourront y contempler les formes et les nuances aussi variées qu’inattendues offertes par la peinture, la sculpture, la photographie et la vidéo… Et admirer au passage quelques-unes des plus belles demeures Renaissance du quartier du Pâty, exceptionnellement ouvertes au public. « Les Tréteaux de Nogent se veulent être à la fois un espace de découverte pour le public et un tremplin pour les jeunes artistes sortis d’écoles de BeauxArts ou appartenant à des collectifs tels que celui composé de jeunes vidéastes et photographes parisiens ou encore Courant d’Arts, qui réalise un travail de fond sur la jeune création contemporaine dans le Perche », explique Nathalie Fey, adjointe au maire en charge de la culture. C’est autour d’une table de café, à l’occasion d’une simple discussion, qu’elle et Ivann Lamy, instigateur du blog Perche-web, ont posé les bases de ce que serait cette nouvelle manifestation estivale conjuguant art et patrimoine. Complété par Dominique Couturier, présidente de l’association Vie et Animation au Pâty, la (toute) petite équipe allait dès la première édition, à grand renfort d’huile de coude, transformer l’essai de façon magistrale. Cette fois encore, c’est assuré, « proximité et convivialité

51

seront les maîtres mots des Tréteaux ». A noter que la gratuité restera de mise, aussi bien pour les visiteurs que pour les artistes exposants. Les Tréteaux de Nogent « L’art prend l’air », dimanche 12 juillet, de 10h à 19h, quartier du Pâty. Entrée libre. Buvette et restauration sur place. Circulation interdite rue des Poupardières, rue Bourg le Comte et rue du Pâty (déviation depuis la rue Gouverneur et le carrefour du Pâty par la rue Meauté-Lelasseux, la rue Gustrave-Lebon et avenue de la République).


Culturel

Six ans qu’ils tiennent ce difficile pari d’un festival gratuit à Nogent-le-Rotrou. Cette année encore, les bénévoles de l’association l’Arrosoir ont concocté un Thé Vert aux parfums de chanson et de swing, épicé de cirque et de jeux, pour deux jours placés sous les signes de la musique, de la bonne humeur et de la fête. Ils en dévoilent les ingrédients…

Vous en reprendrez bien une tasse… 52 Quelle est la philosophie, l’esprit du festival du Thé Vert ? A l’heure où la « concurrence » fait rage, où les cachets des artistes s’envolent, où certains ne parlent que de têtes d’affiche alors que nous devrions impérativement programmer à coup de milliers d’euros pour pouvoir prétendre à être un “vrai” festival au détriment de nos valeurs nous défendons la découverte, l’esprit « fête communale » et gratuité (un grand merci à tous nos partenaires qui chaque année nous soutiennent) à laquelle nous tenons par dessus tout, gage d’accès pour tous à la culture dans un monde plus en plus mercantile. Nous n’oublions pas que notre plus belle tête d’affiche ce sera toujours le public, qui nous récompense en partageant chaque année avec nous un moment que nous souhaitons simplement convivial et humain.

Il y a donc un aspect militant à votre manifestation… Depuis les premières éditions, nous avons la volonté d’offrir à tout le monde, nogentais ou non, sans conditions d’âge ni de ressources, un accès libre à une certaine forme de culture. C’est pourquoi nous défendons le principe de gratuité et axons

la programmation sur la chanson et les musiques festives. Nous n’avons jamais eu la prétention de réaliser le meilleur festival du monde avec la plus belle programmation et la plus belle déco. Nous voulons juste offrir aux spectateurs un moment convivial. Il y a aussi dans notre démarche une volonté éducative puisque nous espérons réussir à convaincre une partie des spectateurs présents les 3 et 4 juillet (dont certains ne franchissent jamais le pas de porte des salles de spectacles par méconnaissance, par peur ou par manque de moyens financiers) de devenir des spectateurs si ce n’est fideles a tout le moins occasionnels de ce qui peut être proposé, à Nogent par la saison culturelle, l’Arsenal ou la Baraque, par exemple.

Comment parvenez-vous à boucler vos budgets ?


d’animer la ville et de faire circuler les festivaliers dans Nogent et pas seulement sur le site du Théâtre de Verdure. Nous partons du principe qu’un afflux de population, même s’il demeure ponctuel, peut être à la fois bénéfique pour le commerce ainsi que pour l’image de la ville qui s’inscrit alors comme une ville dynamique, agréable à vivre et au sein de laquelle existe une volonté de faire avancer les choses. Infos pratiques : Festival du Thé Vert, vendredi 3 et samedi 4 juillet, au Théâtre de Verdure. Entrée gratuite, camping gratuit

Au-delà du spectacle offert au public, que pensez-vous que le festival apporte à la ville ?

et gardienné. Bar et restauration sur place, les stands n’ac-

Culturel

Le soutien de la municipalité nogentaise est indispensable au maintien de l’événement que ce soit sur un plan financier ou en apport valorisé. Si nous comptabilisons l’aide technique, on peut estimer l’apport municipal à 40 % du budget : 10 000 d’aide financière et l’équvalent de 18000 euros en aide technique. Le Conseil Régional du Centre et le Conseil Général d’Eure-et-Loir nous octroient chacun 10 000 euros et les commerçants locaux 5 000 €. Nos fonds propres reposent sur les recettes du bar et l’autofinancement à hauteur de 13 000 €.

cepteront que les « sucre », monnaie officielle et temporaire du Thé Vert. Présentés sous la forme de jetons, ces « sucre »

Depuis le départ nous avons souhaité associer le tissu commercial et industriel local à notre opération. C’est pourquoi nous organisons en collaboration avec les bars partenaires des mini concerts le samedi après-midi afin

Vendredi 3 juillet 2009 21h – Scène principale, Monsieur Melon (chanson)

Monsieur Melon et sa joyeuse bande se baladent sans vergogne du jazz à la musique du monde en passant par le punk manouche. Flirtant aussi bien avec l’univers de la Rue Ketanou que celui de Kusturica, ils enchaînent avec un même bonheur les morceaux survoltés et de passionnantes histoires contées.

22h15 & 00h30 – Scène annexe, Kinogent (courts métrages) Les Kinos sont des films écrits, réalisés, montés et projetés

en 48 heures. Ce concept québécois s’est vite étendu et rayonne aujourd’hui à travers plus de 200 cellules dans le monde. Il en compte une à Nogent-le-Rotrou, qui projettera une sélection de quelques unes des meilleures réalisations locales et mondiales.

23h00 - 00h15 – Scène principale, Sea and field (rock celtique)

Ces six musiciens s’accordent aux sons d’un folklore celtique pour nous conter la mythologie des légendes du Vendômois. Armés d’une envie impressionnante, ils ont parfait leur jeu de scène au fil de plus de 250 concerts et de 11 années d’existence.

Samedi 4 juillet 2009 15h – sur le site du festival, Ludo Perche

Jeux de société pour petits et grands

16h – sur le site du festival, Cie Circadiem

Dix jongleurs et acrobates vous proposeront des ateliers d’initiation au cirque, de la sculpture sur ballon et des contes déambulatoires

seront disponibles à la caisse centrale du festival. Bouteilles et chiens interdits sur le site du festival et sur le camping. http://www.festivalduthevert.fr http://myspace.com/festivalduthevert28

16h – bar de l’Hôtel de Ville, place Saint-Pol 21h15 – scène annexe, La Roulotte Orchestra (jazz manouche)

Jazz manouche acoustique et sans limite, la Roulotte Orchestra vous entraîne dans le sillage de Django en pays Latcho Drom avant de disparaître.

17h – bar de la Boule Verte, place Saint-Pol 23h – scène annexe, Les Tapeurs de Tortues (chanson / jazz)

Chanson française, jazz manouche, musique traditionnelle et humour... voici les ingrédients de ces trois jeunes musiciens tourangeaux armés de percussions, guitares et violon.

20h30 – scène principale, Face a la mer (chanson au féminin)

Cinq jeunes femmes, cinq instruments acoustiques et c’est tout un univers qui naît. Un monde entre biguine, valse et tango. Plus que de la chanson, c’est un véritable spectacle chargé d’humour, de tendresse, de nostalgie toute féminine.

21h45 – Scène principale, Les Flow (chanson rebelle)

Un petit bout de femme, une voix puissante et gouailleuse, un parcours hors du commun construit sur des apparitions scéniques qui ne laissent jamais indifférent… Attention, révélation !

23h30 – scène principale, Karpatt (chanson)

Depuis 8 ans déjà, ce quatuor parisien sillonne les routes de France de long en large en distillant son énergie contagieuse. Groupe de scène au véritable sens du terme, Karpatt raconte de petites et de grandes histoires, parle d’amour et du temps qui s’écoule. Les violons pleurent et les banjos rient, les guitares s’électrisent et la contrebasse ronfle…

53


Jeunesse Dossier sous la responsabilité de Dominique Wattebled, adjointe au Maire, chargée de la jeunesse

54

Nogent fête sa jeunesse Rassembler toute la jeunesse Nogentaise autour d’une grande fête : c’est l’ambition de Dominique Wattebled, adjointe au maire en charge de l’enfance et de la jeunesse. Sous son impulsion, le 6 septembre prochain, les forces vives de la ville se retrouveront pour une après-midi d’activités ludiques, sportives, culturelles, citoyennes et festives ouverte à tous. Faire le plein de courage et d’énergie pour la nouvelle année scolaire qui commence tout en permettant aux enfants, aux adolescents et à leurs parents de se faire une idée plus précise des activités sportives et de loisirs proposées dans la capitale du Perche : telles sont les ambitions de la Fête pour la jeunesse, dont la première édition est programmée dès la rentrée prochaine.

salle Pierre Mendès-France et dans les cours des deux proches écoles du Centre et Marcel Pagnol. Il y en aura pour tous, de 0 à 18 ans, avec en prime plusieurs spectacles et concerts. Alors soyez au rendez-vous ! Fête pour la Jeunesse, « J’ai le droit de jouer »,

Sous-titrée J’ai le droit de jouer, cette nouvelle manifestation est orchestrée par la mairie de Nogent-leRotrou, avec l’appui de nombreuses associations et structures de loisirs de la ville. Elle sera surtout l’occasion de célébrer le 20e anniversaire de la signature de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant avec l’UNICEF. Sports, culture et loisirs, les différents ateliers se déploieront sur le Théâtre de Verdure ainsi qu’à la

dimanche 6 septembre, de 14h à 19h, au Théâtre de Verdure. Entrée libre. Pour tous renseignements, contacter la mairie de Nogent-le-Rotrou, tél. 02 37 29 68 68. Pour participer à la Fête pour la jeunesse, contacter Dominique Wattebled, adjointe à l’enfance et à la jeunesse, tél. 06 87 57 44 74 ou 02 37 52 17 94 (le soir) ; e-mail : dominique.wattebled@orange.fr

Ils participent UNICEF : chaque enfant pourra apporter sa pierre

L’Office de Tourisme : promenades en calèche.

à l’édifice et faire avancer la cause des enfants en participant au rallye de l’UNICEF et en remportant des “briques colorées” pour construire l’avenir.

Le Rex : présentation de la Rentrée du cinéma et quizz

Aquaval : réduction du prix d’entée à la piscine et sur

avec des places de cinéma à gagner.

une partie de bowling le dimanche matin.

L’association BienVivre aux Gauchetières,le multiaccueil du Centre, la crèche du Tertre, la Farandole et le Réseau d’Assistantes Maternelles (Ram) :

La bibliothèque municipale : contes et histoires

espaces de jeu pour les tout-petits.

avec Marie-Christine Hache, animatrice jeunesse.

Société Air et Volume : mise en place d’une structure L’Ecole de musique : après-midi « portes-ouvertes » dans les locaux et interventions de musiciens sur le site.

gonflable.


Théâtre Buissonnier : présentation d’un spectacle

Les Archers du Perche : atelier de tir à l’arc.

avec l’atelier « chansons et comptines », atelier de dessin enfants et adolescents, atelier baby-cirque et atelier de peinture pour les 3-6 ans.

Outside : concert rock non-stop.

Alliance Nogentaise : baby-gym et gymnastique d’éveil

orientale et présentation d’extrait de spectacle.

Judo Club Nogentais : atelier judo et baby-judo

Amicale laïque : atelier de poterie de La Terre qui

ASJ : atelier enfant de dentelle à fuseaux.

chante, ateliers sportifs (différentes ASN), ateliers de loisirs créatifs.

Foyer socioculturel d’Arsène Meunier : animations avec Dj et mascottes, stand de jeux.

Ludo Perche : stands de jeux d’intérieurs et de plein air.

D’autres contacts ont été pris avec différentes associations sportives : karaté, rugby, badminton, basketball, muay thaï, boxe, paint-ball, danse, tennis de table, pétanque, fitness. Les boulangers-pâtissiers de Nogent-le-Rotrou ont été pressentis pour proposer leurs viennoiseries à la gourmandise des petits et des grands.

Jeunesse

Rythme d’Oriental nogentais : atelier de danse

55

Si tu piges pas, va au BIJ ! Vie pratique, sports et loisirs, logement, orientation scolaire, emplois saisonniers et petits boulots, projets jeunes, séjours à l’étranger : le Bureau Information Jeunesse de Nogent-le-Rotrou est une véritable mine de renseignements dans tous les domaines de la vie quotidienne des jeunes. Situé dans les arcades de la

place Saint-Pol, sous le parvis de la l’Hôtel de ville, il propose tout au long de l’année un accueil gratuit, anonyme et personnalisé, ouvert à tous sans rendezvous. Si l’animation du lieu est assurée par Caroline Sanchez, l’accessibilité aux informations est libre, avec une documentation abondante consultable sur place et à emporter. Le BIJ, c’est aussi un accès gratuit à Internet et à l’information locale, des préservatifs en libre-service et différents rendez-vous à thème proposés chaque année : opération jobs d’été, semaine de l’apprentissage, journée de la femme… en quelques mots, le partenaire de toutes les initiatives des jeunes et leur interlocuteur privilégié à Nogent-le-Rotrou. BIJ, place Saint-Pol Ouvert mardi, mercredi, jeudi et vendredi, de 9h30 à 12h et de 13h30 à 18h ; samedi, de 14h à 17h (Hoaores modifiés à la rentrée avec deux journées continues, les mercredi et vendredi. Voir en temps voulu sur le panneau d’affichage du local). Tél/Fax 02 37 29 68 83 ; e-mail : bureau.info.jeunesse@villenogent-le-rotrou.fr


Communauté de communes 56

Lieu d’accueil et d’information au service des assistantes maternelles et des parents, le RAM a ouvert ses portes début avril, dans les murs de l’école maternelle de Margon pour tout le secteur de Nogent-le-Rotrou. Ouvert à tous les habitants de la Communauté de Communes (CdC), il propose aussi des temps d’accueil, d’éveil et de jeux pour les jeunes enfants de façon itinérante sur tout le territoire.

Favoriser les liens autour de l’enfant Outre l’aménagement de l’espace communautaire, le développement de l’économie et des services à la population, figure parmi les compétences de la communauté de communes du Perche (1) la mise en œuvre de programmes d’accueil en faveur de la jeunesse et de la petite enfance. C’est dans ce cadre que les élus, suite à un diagnostic réalisé en 2007-2008, ont souhaité répondre à une double constat : d’un côté une forte croissance du nombre de jeunes enfants sur les communes « rurales » (+35% entre 2000 et 2006) ; de l’autre les difficultés que rencontrent les parents à trouver un mode de garde sur ces secteurs. « Afin de dynamiser l’offre d’accueil individuel de la petite enfance sur tout le territoire, nous avons donc décidé de créer un Relais d’Assistantes Maternelles itinérant, avec des temps d’accueil à Margon, à Authon-du-Perche et à Beaumont-les-Autels chaque semaine », expliquent les services de la Communauté de Communes. Ses missions : informer les parents sur les modes d’accueil, les places disponibles chez les assistantes maternelles, les modalités d’emploi d’une assistante maternelle ; accueillir et renseigner les assistantes maternelles sur leurs droits et leurs obligations en qualité d’employées ; promouvoir le métier d’assistante maternelle et éclairer les candidats à l’agrément ; faciliter les échanges entre parents et assistantes maternelles en cas de conflit. « Le RAM, c’est aussi des animations et des ateliers d’éveil de l’enfant », explique Odile Villette, qui assure l’animation de la structure depuis le lancement de son activité, en avril dernier. « Toute assistante maternelle agréée par les services de la Protection Maternelle Infantile (PMI) peut venir y rencontrer les responsables afin de demander conseils sur les sujets professionnels

d’ordre pratique, statutaire, administratif ou relationnel. Des accueils en groupe permettent aussi de sortir de l’isolement, d’échanger avec d’autres assistantes maternelles. Elles profitent ainsi d’une structure adaptée aux enfants dont elles ont la responsabilité. Dans ce cadre, possibilité leur est donnée de faire des jeux, des activités ou de s’ouvrir à de nouveaux centres d’intérêts pour les enfants », développe-t-elle. Les enfants sont bien entendu les principaux bénéficiaires de ces temps de collectivité, partageant leurs jeux avec d’autres tout en restant dans la sécurité de l’adulte avec lequel ils vivent le quotidien. La responsable du relais reste ainsi attentive au bon environnement de l’enfant et contribue à son développement. « Dans le cadre de cette action en grande partie financée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), nous avons également établi des liens avec les associations locales que sont la Farandole, qui réuni des assistantes maternelles autour de Nogent-le-Rotrou, et la Luciole, lieu d’accueil parents-enfants afin de mutualisé nos compétences et nos moyens matériels », souligne Odile Villette. Réseau Assistantes Maternelles (RAM), Ecole maternelle publique de Margon, rue Vieille Cour. Tél. 02 37 53 04 61 ; e-mail : odile.villette-ram-cdc-duperche@orange.fr Ouvert le lundi et le jeudi, de 9h30 à 11h30 et de 14h à 16h à Margon ; le mardi, de 9h30 à 11h30 au foyer socio-culturel de Beaumont-les-Autels et de 13h à 15h45 à la mairie d’Argenvilliers ; le vendredi, de 9h30 à 11h30 à la salle René Soler d’Authon-du-Perche et de 13h à 15h45 à la mairie d’Authon-du-Perche.


Depuis sa création, et comme toutes les autres structures semblables aujourd’hui, la Communauté de Communes s’est vue chargée de compétences et obligations nouvelles dans le domaine de l’assainissement non collectif. Parmi celles-ci, la création d’un SPANC, Service Public d’ Assainissement Non Collectif). Chose faite dès juillet 2007, à l’issue d’une étude menée sur le territoire intercommunal (1), dont il est ressorti qu’une partie importante des habitations utilise un système d’assainissement non collectif. On dénombre près de 2660 installations de type « fosse sceptique » sur le territoire. Des installations qu’il est impératif de maintenir en bon état d’usage, pour le bien commun.

Comment se déroule le diagnostic ? Sur rendez-vous, SAUR vient contrôler l’installation sur le site et vérifie plus spécifiquement : le bon état de la ventilation et de l’accessibilité du dispositif, le bon écoulement des effluents au sein du dispositif. Cette visite est avant tout une visite de conseil pour le bon fonctionnement de l’installation. A l’issue de ce diagnostic, SAUR établit un rapport de visite qui est transmis à la Communauté de Communes. En cas de mauvais fonctionnement, ce rapport indique les mesures à prendre afin de retrouver un meilleur fonctionnement de son installation.

Quels documents doit-on produire lors des contrôles ? Les justificatifs de l’entretien et de la réalisation périodique des vidanges du dispositif ; les plans de masse ; les factures de l’installation…

Comment savoir si l’on peut bénéficier de l’assainissement collectif ou pas ?

La Communauté de Communes du Perche a ainsi missionné l’entreprise Saur France pour réaliser un diagnostic de l’ensemble de ces installation. Préalablement, dès le mois de septembre dernier, des réunions publiques étaient organisée aux quatre coins du territoire afin d’exposer les tenants et les aboutissants d’une telle démarche. C’est en octobre dernier qu’ont commencé les visites sur le terrain. L’opération bénéficie de subventions accordées par le Conseil Général d’Eure et Loir (50 %) et l’Agence de L’eau Loire Bretagne (15 %). Afin de permettre le financement du solde de l’étude diagnostic, la Communauté de Communes a institué une redevance forfaire d’un montant de 30 € TTC qui sera perçue par la Communauté auprès des propriétaires des installations contrôlées.

Toutes les communes ont défini, après étude, les zones pouvant bénéficier d’assainissement collectif et les zones devant avoir recours à l’assainissement non collectif. Ce document, opposable aux tiers, propre au territoire communal, guide chaque administré.

Quelle est la fréquence préconisée pour l’entretien des installations d’assainissement non-collectif ? Si aucune obligation légale n’existe, il est toutefois conseillé une vidange tous les 4 ans à 6 ans pour les fosses toutes eaux ou les fosses septiques ; tous les 3 mois pour les bacs à graisse ; tous les ans pour l’ensemble des regards…

(1) La communauté de communes du Perche regroupe 19 communes des cantons de Nogent-le-Rotrou et Authon-du-Perche : Nogent-le-Rotrou, Margon, Brunelles, Champrond-en-Perchet, Saint-Jean-Pierre-Fixte, Souancé-au-Perche, Trizay-CoutretôtSaint-Serge, La GAudaine, Authon-du-Perche, Coudray-au-Perche, Saint-Bômer, Les Etilleux, Soizé, Béthonvilliers, Argenvilliers, Beaumont-les-Autels, Miermaigne, Charbonnières et Vichères.

Communauté de communes

Près de 2660 installations à passer au crible

57


Vie municipale 58

Guy Champion, 1er adjoint en charge de l’économie et de l’emploi

Patrick Dubourg 2e adjoint en charge des affaires sociales

Annie Sevin, 3e adjointe en charge du commerce et de l’artisanat

Nathalie Fey, 4e adjointe en charge de la culture et de la communication

Philippe Retout, 9e adjoint en charge des travaux et de l’urbanisme

Willy Decraemere, conseiller municipal délégué aux affaires générales

Jean-Robert Jacquet, conseiller municipal délégué auprès du maire

Pierrette Denis, conseillère municipale déléguée à l’action sociale

Catherine Catesson, conseillère municipale déléguée à la vie associative

Bernard Monguillon, conseiller municipal délégué à l’insertion

Marie Poirier, conseillère municipale déléguée aux activités et aux animations sportives

Jean-Marie Remond, conseiller municipal délégué à l’urbanisme, aux travaux et aux transports en communes

Jean-François Nomblot, conseiller municipal

Jean-Pierre Bagland, conseiller municipal

Marie-France Girard, conseillère municipale

Christiane Bouvier, conseillère municipale


Vie municipale

Marie-Claude Benoit-Mousseau, 6e adjointe en charge des finances

Dominique Wattebled, 7e adjointe en charge de l’enfance et de la jeunesse

Jean-Pierre Boudrot, 8e adjoint en charge des sports

Karim Laanaya, conseiller municipal délégué à l’environnement et au tourisme

Anne-Marie Debono, conseillère municipale déléguée à l’action sociale auprès des personnes âgées

Jean-Claude Dordoigne, conseiller municipal délégué à l’éducation et au programme de réussite éducative

Gérard Devoir, conseiller municipal délégué aux sports et aux manifestations

Cécile Herbelin, conseillère municipale

Brigitte Triffault, conseillère municipale

Philippe Le Cam, conseiller municipal

Gaëlle Coulon, conseillère municipale

André Poux, conseiller municipal

Thierry Cosse, conseiller municipal

Catherine Ménager, conseillère municipale

Jean-Pierre Bernard, conseiller municipal

Groupe d’opposition

Didier Bouhet, 5e adjoint en charge de l’éducation

Groupe majoritaire

François Huwart, Maire, ancien Ministre

59


Vie municipale 60

Gérer la crise au niveau local

Groupe majoritaire Pendant des mois, le responsable de l’opposition municipale a tenté de faire croire que le vote des Nogentais serait annulé. Il a même été jusqu’à demander au tribunal l’inéligibilité du maire élu de Nogent-leRotrou. Ses demandes sans fondement ont été rejetées en première instance par le tribunal administratif d’Orléans, puis rejetées à nouveau en appel par le Conseil d’Etat, plus haute juridiction française. Ce triste épisode, une première dans l’histoire des élections municipales à Nogent-le-Rotrou, est derrière nous et n’a pas empêché la majorité élue du Conseil municipal de travailler comme elle le fera pendant ce mandat renouvelle de 6 ans. Nous nous sommes mis au travail car c’est d’actions et non de mots dont notre ville a besoin. Nous l’avons fait avec, quelques mois après le début du mandat, l’arrivée d’une crise économique et financière sans précédent depuis 1929. Cette crise est celle d’un capitalisme mondial devenu fou de profits et d’argent facile pour les puissants et les riches ; de difficultés pour les modestes. Elle se traduit aujourd’hui par une hausse dramatique du chômage, en particulier des jeunes, mais pas seulement, car toutes les tranches d’âge de notre population sont touchées. Notre ville, comme toutes les autres, est concernée. Notre première priorité a bien sur été l’économie et la création d’emplois. Dans notre pays, le plan de relance gouvernemental est insuffisant, comme il l’est en Europe. Pire, l’Eure-et-Loir fait partie des départements oubliés de ce plan. C’est avec notre énergie, nos moyens, que nous devons faire face. Retenez bien ces chiffres : le plan de relance du gouvernement en Eure-et-Loir, c’est 20 millions d’euros ; pour notre seule ville, ce sont 42 millions d’euros que les pouvoirs locaux et les entreprises vont engager

dans l’économie locale : investissements chez B. Braun Medical, implantation de l’usine Marie-Laure PLV dans un bâtiment de 20 000 m2 financé par le syndicat économique Syval, construction de l’usine BlueWeb de 4 000 m2. A cela il faut ajouter la construction du nouveau cinéma, les travaux de l’îlot Villette-Gâté, le lancement, à partir de novembre prochain, de l’aménagement des deux premiers hectares d’un nouveau lotissement au plateau Saint-Jean, le financement des travaux de l’église Saint-Laurent, la construction de 16 maisons HLM en bordure de la place des Viennes et de dix autres au plateau Saint-Jean. Tous ces chantiers sont autant de marchés qui donneront du travail aux entreprises de travaux publics et de bâtiments. Comme à chaque qu’une crise grave frappe, l’avenir des villes petites et moyennes est menacé. Comme à chaque fois, le défi doit être relevé. L’histoire de Nogent est jalonnée de ces rebonds : après la crise des étamines au Moyen Âge, après la fermeture des usines Tirard en 1954, après la fermeture de l’usine Philips en 1991, nous sommes au rendez-vous de la crise d’aujourd’hui pour la surmonter. En un siècle, Bellême a perdu la moitié de sa population, Mortagne a vu la sienne stagner, La FertéBernard a plafonné en dessous des 10 000 habitants tandis que Nogent-le-Rotrou devenait et reste la ville la plus importante de cette région. Pendant les cinq prochaines années, notre majorité va travailler pour l’avenir de la ville et de sa population, dans un esprit de dialogue, en concentrant ses choix sur des projets nécessaires au rayonnement de Nogent-le-Rotrou et indispensable à la qualité de vie de ses habitants, dans la mesure de nos moyens financiers.


« Nous sommes au rendez-vous de la crise, pour la surmonter » La crise économique est là et bien là avec ses conséquences inévitables sur la vie de nos concitoyens. Des mesures fortes ont été prises au niveau européen et en France grâce à l’énergie et au pouvoir de persuasion de notre président de la république qui a ainsi montré ses capacités d’homme d’Etat. Alors que notre gouvernement met en place un plan national de relance qui doit limiter les effets négatifs de cette situation menaçante, il nous semble indispensable de réfléchir aujourd’hui à ce que devrait être l’action d’une municipalité comme celle de Nogent-le-Rotrou, pour protéger au maximum les nogentaises, les nogentais et tout le tissu économique local des effets néfastes de cette crise. Une chose est sûre : sans attendre, la municipalité de Nogent doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider ses administrés à surmonter cette période difficile. Bien entendu la priorité des priorités c’est préserver les emplois et, pour ce faire, deux pistes doivent être suivies simultanément : D’une part, plus que jamais nous devons faire venir des entreprises nouvelles sur notre territoire. Créer des emplois nouveaux c’est évidemment la seule chance de maintenir un équilibre face aux risques réels de licenciements liés à la conjoncture. Nous disposons de terrains et d’infrastructures, il s’agit maintenant d’en faire autre chose que des friches industrielles en menant enfin une vraie politique incitative. Pour être plus efficace il faudrait certainement modifier les structures administratives mises en place ces dernières années. En effet aujourd’hui à Nogent-leRotrou le développement économique relève du maire, de l’adjoint à l’économie, mais aussi du syndival, du syval et enfin de la communauté de communes. Difficile dans ces conditions de savoir qui décide de quoi ! Quand je m’étonne que la commission économique ne se soit jamais réunie depuis 9 mois à la mairie, on me répond que désormais le développement économique relève plus des syndicats et de la communauté de commune, lieux ou je siège et où je n’ai encore jamais entendu le moindre propos à ce sujet. Il faut donc moderniser ces pratiques, raccourcir les circuits, alléger les formalités. Mon avis est que seule la communauté de communes devrait être en charge de cette mission.

Et il ne suffit pas d’attendre des candidats à l’installation, il faut aller à leur rencontre, aller les chercher là où ils sont, disposer d’arguments solides, être animé d’une vraie conviction, communiquer un réel enthousiasme. D’autre part, il s’agit de s’occuper de ce qui constitue aujourd’hui le tissu économique de notre ville. Nos entreprises, nos commerçants, nos artisans où en sont-ils à présent ? Nous savons que certains secteurs très importants pour l’emploi à Nogent comme le bâtiment ou l’automobile souffrent particulièrement, quels sont les risques pour l’emploi à courts ou moyens termes ? Pour pouvoir agir utilement, il est essentiel d’anticiper et donc de savoir au plus vite où se situent les plus grandes difficultés. Et là encore il faut agir vite, bouger, être créatifs. Rencontrer les chefs d’entreprise les commerçants les artisans qui jouent un rôle si essentiel dans la vie locale, faire le point de leurs difficultés, et envisager toutes les mesures qui peuvent être prises pour les aider. N’attendons pas les annonces si désespérantes de « plans sociaux ». Certains seront peut-être inévitables, mais au moins nous serons-nous battus pour les limiter autant que possible. Etre maire dans ces circonstances exceptionnelles exige encore plus d’engagement personnel, nécessite encore plus de proximité avec ses administrés, impose d’être chaque jour dans l’action, d’aller chercher des solutions et des ressources nouvelles pour aider au mieux tous ceux qui en ont besoin à faire face, et ceci en toute transparence sans leur donner de faux espoirs. Les fameux « 60 emplois qui devaient être créés dès avril 2008 », les Nogentais les attendent toujours, et ce n’est pas la vingtaine d’intérimaires embauchés qui atténue leur déception. Ce n’est plus le moment de promettre sans certitude ni de se lamenter en invoquant les dotations de l’État qui diminuent, mais celui du travail, du courage, de l’innovation, de l’imagination et de la prise de responsabilités. Chères Nogentaises et Nogentais soyez assurés que les conseillers de l’opposition municipale et moi-même sommes totalement mobilisés pour la cause de notre ville, et en ce début d’année permettez-nous de vous adresser nos meilleurs vœux de santé et de bonheur.

Vie municipale

Groupe d’opposition

61


Finances Dossier sous la responsabilité de Marie-Claude Benoit-Mousseau, adjointe au Maire, chargée des finances

62

Comment s’élabore le budget communal ? Comment seront utilisées les finances municipales en 2009 ? Quelles sont les ressources financières dont dispose la commune ? Qu’est-ce-que la fiscalité locale ? Qui paie quoi ? Et à quoi cela sert-il ? Autant de question auxquelles Marie Claude Benoit-Mousseau, adjointe au maire en charge des finances, répondra au fil des numéro du Mag’ de la ville. Dans ce premier volet, l’élue vous propose de découvrir ce qu’est le budget communal et la façon dont il s’élabore chaque année.

Tout savoir sur le budget communal Préparé par l’exécutif local (le maire) et approuvé par l’assemblée délibérante (le Conseil municipal) de la collectivité (la commune), le budget est l’acte qui prévoit et autorise les recettes et les dépenses pour une année donnée, en accord avec les priorités de la politique municipale. C’est un document comptable prévisionnel. Il peut être modifié ou complété en cours d’exécution par l’assemblée délibérante. La préparation du budget consiste donc à évaluer de façon précise et objective les dépenses et les recettes de la ville pour l’année 2009. C’est l’acte fondamental de la gestion municipale. Il comprend deux sections : la section de fonctionnement et la section d’investissement qui comprennent chacune des recettes et des dépenses.

La section de fonctionnement Les dépenses de fonctionnement permettent de faire fonctionner les services municipaux tout au long de l’année (salaires des employés communaux, entretien des bâtiments communaux, de la voirie, des écoles, fournitures et consommations courantes telles que le chauffage, l’électricité, l’eau des bâtiments communaux, les assurances, le remboursement des intérêts des emprunts …). Ces dépenses sont compensées par des recettes qui proviennent essentiellement des impôts locaux payés par les particuliers et les entreprises. Elles sont constituées également de la DGF (dotation globale de fonctionnement versée par l’Etat), et de recettes perçues par les services municipaux et payés par les usagers (crèches, cantine scolaire, centre de loisirs, animations culturelles, location de salles).

La section d’investissement Les dépenses d’investissement permettent la réalisation de travaux, la construction d’équipements sociaux, sportifs, culturels, l’entretien du patrimoine (bâti), l’achat de véhicules, de mobilier, de matériel informatique, le remboursement du capital des emprunts. Elles traduisent la politique décidée par la municipalité et représentent l’avenir de la commune. Les recettes d’investissement proviennent de l’argent que la ville réussit à économiser sur son budget de fonctionnement (autofinancement), des subventions de l’Etat, de la Région, du département, de taxes spécifiques (taxe locale d’équipement), et aussi de l’emprunt. Il est à noter que de nouveaux équipements (dépenses d’investissement) génèrent à leur tour de nouvelles dépenses de fonctionnement (personnel, chauffage, assurance,…) qu’il faut compenser par de nouvelles recettes. Aussi, faut-il, avant leurs réalisations, faire une évaluation, non seulement de leurs coûts précis d’investissement, mais aussi de leurs coûts de fonctionnement pour évaluer si les capacités de financement de la commune permettent d’assurer leurs réalisations et de faire face à leurs charges de fonctionnement. Chacune des deux sections doit être en équilibre, c’està-dire que les dépenses de fonctionnement doivent être égales aux recettes, et les dépenses d’investissement doivent être égales aux recettes. Une fois cet équilibre difficile réalisé, le budget est proposé au vote du Conseil municipal avant le 31 mars, et soumis pour approbation à la sous-préfecture.


Ces données, qui permettent d’établir avec précision les recettes attendues, ne sont fournies généralement que vers le 15 mars. C’est pourquoi la date du 31 mars a été règlementairement arrêtée.

Le budget de la ville en 2009

7% 7% 32% 13%

Le 30 mars dernier, le Conseil municipal a voté un budget de l’ordre de 22,5 millions d’euros, dimension comparable à l’année passée. 14,9 euros ont été alloués au fonctionnement, 7,6 millions à l’investissement. En voici, sous forme de graphique, les grandes caractéristiques.

Finances

Pourquoi le budget n’est-il pas voté avant le début d’année (soit au 1er janvier) ? Parce que l’État doit fournir aux collectivités toutes les informations indispensables au vote de leur budget, à savoir : le montant des dotations de l’État et le montant des bases fiscales.

Dépenses de fonctionnement : 14 965 018 euros Services généraux : Services à la population : Communication : Urbanisme environnement : Économie tourisme : Action sociale et santé : Scolaire : Sport et jeunesse : Culture :

9% 10%

6% 14%

0,4%

1%

4 828 624 € (32%) 1 558 951 € (10%) 131 862 € (1%) 2 119 554 € (14%) 971 378 € (6%) 1 334 727 € (9%) 1 865 834 € (13%) 1 116 101 € (7%) 1 037 987 € (7%)

Recettes de fonctionnement : 14 965 018 euros

11%

Taxe d’habitation, Taxe sur le foncier bâti, 8 294 177 € (55,42%) Taxe sur le foncier non-bâti Taxe professionnelle Autres impôts : 365 000 € (2,44%) Dotation de l’Etat et participations : 5 210 825 € (34,82%) Produits des services et du Domaine : 336 824 € (2,25%) Autres produits et solde 2008 : 758 192 € (5,07%)

3%

24%

Dépenses d’investissement : 12 947 472 euros

17%

3% 3%

Services généraux : Services à la population et action sociale : Urbanisme environnement : Économie tourisme : Scolaire : Sport et jeunesse : Culture : Associations :

1 370 951 € (10,6%) 448 743 € (3,5%) 2 210 203 € (17,1%) 4 966 489 € (38,4%) 423 748 € (3,3%) 323 971 € (2,5%) 3 149 926 € (24,3%) 53 441 € (0,4%)

Recettes d’investissements : 7 600 513 euros

39%

Subventions : 1 377 770 euros (18,13%) Dotations de l’Etat : 1 061 990 euros (13,97%) Emprunt : 3 239 909 euros (42,63%)

Autres produits, solde 2008, amortissements et virements : 1 920 844 euros (25,27%)

63


Service culturel de la Mairie : tél. 02 37 29 68 65 ; www.ville-nogent-le-rotrou.fr Office de Tourisme : tél. 02 37 29 68 86 ; e-mail. contact@nogentlerotrou-tourisme.fr

Agenda & brèves

Musée-Château Saint-Jean : tél. 02 37 52 18 02 ; musee@chateau-nogentlerotrou.fr

Que faire cet été à Nogent ? Musique Vendredi 3 et samedi 4 juillet, en soirée le vendredi, dès 14h la samedi Festival du thé vert : concerts, arts de la rue et animations, au Théâtre de Verdure Au programme : Karpatt, Flow, KinOgent, Face à la Mer, Sea & Field Monsieur Melon, La Roulotte Orchestra, Les tapeurs de tortues, Ludo’Perche, Cie Circadiem Entrée libre et gratuite Infos : Service culturel de la Mairie

Vendredi 10 juillet, 20h30 Musique au plan d’eau de Margon : Orchestre Pyramide (variété-musette) Gratuit – Infos : Mairie de Margon

64

Tous les jours en juillet et août, de 10h à 12h et de 14h à 18h, sauf le mardi, Ve Variations équines, exposition « Hue, dia

Dimanche 9 août, de 8h à 19h, place Saint-Pol Brocante de l’office de tourisme

! le cheval au travail » au Musée-Château Saint-Jean. Visite commentée le jeudi à 15h Tarifs : adultes, 2,60€ ; enfants, 1,50€ Infos : Musée-Château Saint-Jean

Renseignements et inscriptions : Office de Tourisme

Activités de plein air Tous les vendredis après-midi de juillet et août, à partir du 10 juillet. Rendez-vous à 14h Balades en attelage de chevaux percherons Circuit en ville (durée 1h15). Tarifs : adultes, 7 € ; enfants, 4€

Vendredi 28 et samedi 29 août Braderie des commerçants et marché de l’été. Déballage dans les rues et animations Renseignements : service commerce de la Mairie

Fêtes et cérémonies

Tous les mardi après-midi de juillet et août, à partir du 7 juillet et les jeudis 23 juillet et 6 août. Circuit en campagne

Fête nationale du 14 juillet Lundi 13 juillet, tout l’après-midi, kermesse ;

Gratuit – Infos : Mairie de Margon

Rendez-vous à 14h30 (durée 1h). Tarifs : adultes, 8€ ; enfants, 4€

Mardi 14 juillet, à 10h45 cérémonie au monument aux morts

Lundi 20 juillet, à 20h30

Jeudi 23 juillet et jeudi 6 août Circuit d’une journée avec visites de sites

Vendredi 17 juillet, 20h30 Musique au plan d’eau de Margon : Cajun Experience (musique Cajun)

Concert « Cordes et voix magiques d’Ukraine » à l’église Saint-Laurent Tarif : 15€. Réservations : Office de Tourisme

Jeudi 30 juillet, 21h Concert sur la place Saint-Pol, Outside (pop-rock) Gratuit – Infos : Service culturel de la Mairie

Samedi 29 août, 21h Concert sur la place Saint-Pol, Mystery machine (rock garage) Gratuit – Infos : Service culturel de la Mairie

Samedi 29 août, 18h Festival Fanfare Folizzz au plan d’eau de Margon

Renseignements et réservation (obligatoire) : Office du Tourisme

Tous les vendredi de juillet et août, à 13h30 ou 14h, à partir du 10 juillet Randonnées pédestres Durée d’environ 2h30. Participation : 2€ par adulte – Infos : Office de Tourisme

Dimanche 30 juillet et dimanche 27 août, toute la journée Sorties naturalistes en cano�� Découverte de la vallée de l’Huisne, sa faune et sa flore à la rame Infos et inscriptions : 06 16 94 08 09

Dimanche 5 juillet, Pêche et découverte du milieu aquatique

Au programme : 7 fanfares de rue et bandas. Entrée libre – Infos : mairie de Margon.

concours de pêche sur l’Huisne et le plan d’eau de Margon Renseignements : 06 27 46 12 57

Expositions

Jeudi 13 et vendredi 14 août, découverte du milieu aquatique, du matériel

En juillet et août Morgane Ruhlmann (peinture) et Alexandre Le Tertre (photographie animalière et végétale)à l’office de tourisme

Dimanche 12 juillet, de 10h à 19h Les Tréteaux de Nogent II, « l’art prend l’air » dans le quartier du Pâty Peintures, sculptures, photographie, vidéo, installations et happening dans la rue et dans les maisons « remarquables » du plus ancien quartier de la ville – Infos : Service culturel de la Mairie

à 23h, feu d’artifice et bal au stade Saint-Jean

Mardi 14 juillet, à partir de 15h30, Jeux dans les quartiers Mardi 11 août, à 18h, Libération de Nogent-le-Rotrou rassemblement au monument au morts et dépôt de gerbe fleuries au pied des plaques commémoratives

Château Saint-Jean Tous les jours en juillet et août, de 10h à 12h et de 14h à 18h, sauf le mardi Visites guidées de l’édifice Le mercredi après-midi en juillet et août, animations et ateliers en famille (parcours découverte, ateliers du patrimoine, sceaux et blasons). Infos : Musée-Château Saint-Jean

Complexe piscine-bowling Aquaval

et des techniques de pêche à la mouche avec la Fédération de Pêche d’Eure-et-Loir. Renseignements : 02 37 52 06 20

Marchés artistiques, brocante, braderie Jeudi 23 juillet et jeudi 13 août, de 18h à 23h, place Saint-Pol. Marché artistique nocturne (art et artisanat d’art, gastronomie, produits manufacturés et créations) avec animations musicales. Renseignements et inscriptions : Office de Tourisme

En juillet et août, ouverture des bassins extérieurs, mini-stages de trois jours (water-polo, sauvetage, aquapalmes, aquagym…) et structures gonflables.

Samedi 18 et dimanche 19 juillet, 5e anniversaire du complexe : promo sur les entrées à la piscine et les parties de bowling, animations, défis et barbecue géant. Infos : Aquaval, tél 02 37 54 50 50


www.ville-nogent-le-rotrou.fr


LeMag