Page 1

13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page1

ISSN 0247-7068

JOURNAL DE LA VILLE DU PORT - MAI 2013 - N° 171 / NOUVELLE SÉRIE

URBANISME UN HABITAT

DIVERSIFIÉ


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page2

ANGLE… GRAND ANGLE… GRAND ANGLE… GRAND D ANGLE… GRAND ANGLE…GRAND ANGLE… GR AND ANGLE… GRAND ANGLE… GRAND ANGLE GRAND ANGLE… GRAND ANGLE… GR … GRAND ANGLE… GR … GRAND ANGLE… GR

GRAND ANGLE

Environnement

LETTRE AUX PORTOISES ET AUX PORTOIS

Jean-Yves Langenier Maire du Port

EDITO… EDIT … EDITO… EDITO… EDI EDITO… EDITO… EDITO… EDI O… EDITO… EDITO… EDITO PAGE 2

DE L’EAU SANS INTERRUPTION AU PORT Au début de l’année 2013, après une accalmie de six ans, deux cyclones sont passés à proximité de La Réunion, causant des dégâts sur les routes, et générant des coupures d’eau dans bon nombre de communes de l’île. Au Port, la distribution de l’eau n’a pas été interrompue, et la qualité de l’eau n’a pas été non plus dégradée. Cela grâce aux investissements réalisés par la commune depuis les années 1970 pour permettre aux Portois d’avoir de l’eau au robinet 24 heures sur 24. epuis la mandature de Paul Vergès en 1971, le service de distribution d’eau potable a été modernisé, grâce aux investissements de la commune pour multiplier les ressources : captages, réseaux de distribution, réseaux d’assainissement, forages, puits, réservoirs de stockage,

D

pompes de refoulement, station de potabilisation, etc. La commune du Port est alimentée par des ressources souterraines (3 puits et 8 forages), par des ressources gravitaires (Sources Blanche et Denise) et par l’eau issue du transfert Est-Ouest. Deux unités de distribution existent : l’unité Port-Rivière des

Galets qui alimente le village de la Rivière des Galets et l’unité Port-Ville qui alimente le centre-ville et la zone intermédiaire. « La population portoise bénéficie d’une eau potable, de bonne qualité, de manière permanente et l’une des moins chères de l’île », souligne Christian Séraphine, directeur des ser-

Photo www.ipreunion.com

Le 6 mars 1983, j’étais élu au Port, sur la liste présentée par le Parti Communiste Réunionnais et menée par Paul Vergès. Cela fait 30 ans. 6 ans plus tard, j’étais 1er adjoint de Pierre Vergès, avant de devenir maire en 1994. Depuis lors, en 1995, puis en 2001 et à nouveau en 2008, les Portoises et les Portois ont bien voulu m’exprimer largement leur confiance. Je leur en suis reconnaissant et les liens que nous avons tissés ensemble au cours de toutes ces années sont durables. Tout au long de ces trois décennies, mon souci permanent a été à la fois de m’inscrire dans la continuité d’un développement urbain, économique et social défini par Paul Vergès dès 1971 et de prendre en compte les besoins de la population, dans le cadre de nouvelles compétences accordées par la loi aux communes. J’ai été particulièrement heureux d’avoir pu, avec mon équipe, assurer l’achèvement du grand chantier de l’endiguement de la rivière des Galets. Heureux d’avoir su, malgré des difficultés, trouver des modes de concertation efficaces avec la population dans les différentes opérations de RHI. Heureux d’avoir à mon tour apporté ma contribution à un service de qualité pour l’alimentation de la population en eau potable. Heureux de voir comment le littoral Nord aménagé accueille les sportifs de tous âges et les pique-niques des familles. Heureux de constater le dynamisme associatif, culturel et sportif de la ville. Heureux que notre cité maritime, fidèle à sa vocation d’ouverture, ait développé des liens réguliers, entre autres avec Tamatave, Durban, Port-Louis, Quélimane et les Chagossiens chassés de leur terre. En même temps, si un maire, par sa proximité avec sa population, a la volonté d’assurer au mieux l’épanouissement de celle-ci, il fait aussi l’expérience des contraintes financières et des limites de son action. À l’écoute de la population autant que je l’ai pu, j’ai dû constater l’insuffisance de moyens nécessaires pour assurer le respect effectif de droits fondamentaux tels le travail et le logement qui relèvent principalement de l’État. La grande pauvreté qui touche une part importante de la population nourrit la frustration et parfois la colère comme en février dernier. Mais jusqu’ici aucune réforme de fond n’a permis d’engager La Réunion sur la voie du développement créateur d’emplois. D’un mandat à l’autre, l’équipe municipale a fait converger ses efforts pour assurer la poursuite du Projet de Ville. Aujourd’hui, d’autres chantiers sont à ouvrir, parce que la population augmente, parce que sa composition et ses aspirations évoluent. À l’image de ces changements constants, les femmes et les hommes prêts à mettre leur temps et leur énergie au service des autres doivent se renouveler. En fait, il s’agit de trouver un équilibre entre une génération et celle qui suit, de marier l’expérience acquise et l’inventivité féconde. Ainsi la continuité sera préservée de la routine et sera même vivifiée. En mars 2014, je ne solliciterai donc pas un nouveau mandat, mais je n’ai pas l’intention d’abandonner la population portoise. Je reste attaché à cette ville où j’ai grandi avec mes frères et sœurs, où j’ai reçu de ma mère et de mon père cheminot des valeurs essentielles, où j’ai été initié aux luttes sociales et politiques. Je serai là pour accompagner la nouvelle équipe. Au cours de mes mandats de maire, j’ai toujours eu à cœur de travailler en étroite liaison avec l’ensemble des conseillères et des conseillers de ma liste. Ainsi les élus ont pu se former par l’action sur le terrain et se familiariser avec les dossiers importants de la ville. (…) Nous aimons notre ville, nous voulons que Portoises et Portois, de tous âges, aient plaisir à vivre dans cette cité jeune et dynamique. Je suis confiant dans notre avenir, car je sais qu’il dépend de vous. Je vous remercie de tout ce que nous avons fait et vécu ensemble.

Si plusieurs communes de l’île ont dû faire face à des coupures d’eau à la suite des derniers cyclones, cela n’a pas été le cas au Port.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page3

ANGLE… GRAND ANGLE… GRAND ANGLE… GRAND NGLE… GRAND ANGLE…GRAND ANGLE… GRAN GLE G ND ANGLE… GRAND ANGLE… GR ANGLE… GRAND ANGLE…GR GRAND ANGLE… D ANGLE…

GRAND ANGLE

Photo www.ipreunion.com

LES GESTES POUR ÉCONOMISER L’EAU

Au Port la distribution d’eau est garantie du 1er janvier au 31 décembre.

vices techniques à la mairie du Port, « et cela même pendant les périodes cycloniques et les périodes de sécheresse ».

Une eau de bonne qualité du 1er janvier au 31 décembre

Photo www.ipreunion.com

On a pu le constater dernièrement, après le passage des cyclones Dumile et Felleng à proximité de La Réunion pendant le mois de janvier

est garantie du 1er janvier au 31 décembre, permettant aux Portois d’avoir de l’eau au robinet en permanence. Une ressource qu’il convient d’utiliser dans de bonnes conditions et dans des proportions raisonnables (voir encadré).

2013. En effet, si des communes de l’île, notamment du Sud et de l’Est, ont dû faire face à des coupures d’eau ou à une dégradation de la qualité de la ressource, cela n’a pas été le cas au Port. Autre exemple récent : fin 2011, alors que la sécheresse frappait La Réunion, 15 communes de l’île ont été concernées par des restrictions d’usage de l’eau. La ville du Port n’en faisait pas partie. Ainsi, la distribution d’eau

L’eau est une ressource précieuse. Afin de l’économiser et d’éviter d’avoir à payer des factures trop élevées, il est nécessaire de ne pas gaspiller l’eau et pour cela de maîtriser sa consommation. En adoptant au quotidien de simples petits gestes, il est possible d’économiser la ressource. Il est notamment conseillé de ne pas laisser les robinets ouverts sans raison, par exemple lorsque l’on se brosse les dents. Il n’est pas utile non plus de laisser le robinet ouvert continuellement pendant que l’on fait la vaisselle. Il est aussi recommandé d’éviter de faire tourner une machine lorsque la quantité de linge est insuffisante, et de préférer les douches aux bains. À ce sujet, on consomme 60 à 80 litres pour une douche et 150 à 200 litres pour un bain. Par ailleurs, avant de partir en vacances, pensez à fermer votre robinet d’arrivée d’eau afin d’éviter tout gaspillage. Attention également au robinet qui goutte. La plupart du temps, il suffit de changer le joint. Enfin, un régulateur de débit fixé sur certains de vos robinets peut vous permettre de faire d’importantes économies.

La commune du Port est alimentée par des ressources souterraines, gravitaires et par l’eau issue du transfert Est-Ouest.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

PAGE 3


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page4

MATION… FORMATION… FORMATION… FORMATION… F ORMATION… FORMATION… FORMATION… FORMA … FORMATION… FORMATION… FORMATION… F FORMATION… FORMATION… F MATION… FORMAT O ORMATION… F

FORMATION

Institut de l’image de l’Océan Indien

UNE FORMATION CONTINUE POUR LES JOURNALISTES

réé depuis près de 20 ans par Alain Séraphine, l’ILOI (institut de l’image de l’océan Indien) a lancé au mois d’octobre 2012 une nouvelle offre de formation continue en journalisme. L’institut « entend ainsi proposer aux journalistes de l’île et de la zone un accompagnement à long terme, un véritable accompagnement tout au long de leur vie professionnelle ». Dans le cadre de cette formation en journalisme/cross média, l’ILOI propose une soixantaine de modules ciblés à la carte, payants. « Aujourd’hui, on demande aux journalistes d’être polyvalents, ils sont amenés à faire plusieurs choses. Avec cette offre, nous proposons d’accompagner la profession dans cette mutation », explique Lionel Fleury, ancien président de l’AFP (agence France Presse) et conseiller dans le cadre de la formation de l’ILOI. L’offre de l’ILOI couvre tous les domaines du journalisme, et s’intéresse particulièrement au web et aux nouveaux médias. Comment gagner en dextérité numérique, exploiter les informations en univers numérique, rédiger pour le web, utiliser les réseaux sociaux, les forums, l’information sur le mobile, tourner, monter et mettre en ligne une vidéo pour le web…Voilà quelques exemples de modules proposés.

C

PAGE 4

Une soixantaine de modules à destination des journalistes

L’école de journalisme et de communication d’Aix-Marseille est partenaire de l’ILOI.

La plupart des formations ont été validées par l’université Aix-Marseille en tant que « formations courtes qualifiantes » (FCQ). Par ailleurs, plusieurs des modules peuvent être capitalisés et permettre ainsi de valider un diplôme universitaire comme le DU presse magazine pro-

posé par l’école de journalisme et de communication de Marseille, école reconnue par la profession. L’équipe pédagogique de l’ILOI est composée d’un réseau d’une centaine de formateurs, de La Réunion comme de l’extérieur. L’institut accueille en outre tout

au long de l’année des formateurs de l’école de journalisme et de communication de Marseille. Pour davantage de renseignements sur les offres de formation, contacter l’ILOI par mail sur info@iloi.fr ou par téléphone au 0262 43 08 81.

Photo www.ipreunion.com

Pour s’adapter aux contraintes du métier et permettre aux journalistes un accès souple à la formation continue, l’offre est découpée en modules courts (entre 20 et 35 heures), bâtis pour être compatibles avec le dispositif DIF (droit individuel à la formation).

Photo www.ipreunion.com

Depuis le 9 octobre dernier, l’Institut de l’image de l’océan Indien (ILOI) propose une nouvelle offre de formation continue en journalisme. En partenariat avec l’école de journalisme et de communication d’Aix-Marseille, l’ILOI a en effet mis en place une soixantaine de formations courtes dans tous les domaines du journalisme, de la presse écrite à l’audiovisuel, en passant par la radio, la photographie et le web. Une offre à destination des professionnels de la presse qui aimeraient acquérir de nouvelles compétences à l’ère d’Internet et des nouvelles technologies.

L’offre de l’ILOI couvre tous les domaines du journalisme.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page5

SOLIDARITÉ

S Aide aux plus démunis

ARITÉ… SOLIDARITÉ… SOLIDARITÉ… SOLIDARITÉ… SO RITÉ… SOLIDARITÉ… SOLIDARITÉ… SOLIDARITÉ… S ARITÉ… SOLIDARITÉ… SOLIDARITÉ… SOLIDA É SOLIDARITÉ… SOLIDARITÉ… É SOLIDARITÉ… SO DARITÉ…

UNE ÉPICERIE SOLIDAIRE OUVRE SES PORTES

Photo www.ipreunion.com

Dans le cadre de la convention territoriale globale signée en 2010 avec la CAF (Caisse d’allocations familiales), la ville du Port a ouvert une épicerie solidaire dans la rue de la Glacière. Ce type de structure vise à apporter une aide, principalement alimentaire, à un public en difficulté économique, fragilisé ou exclu. Il s’agit aussi d’aider ce public en difficulté à mieux gérer son budget et à mieux s’alimenter.

Photo www.ipreunion.com

La durée d’accès à l’épicerie est en général de 3 mois.

L’épicerie solidaire a ouvert ses portes dans le cadre d’une convention entre la commune portoise et la caisse d’allocations familiales.

ne épicerie solidaire a vu le jour au Port. Située rue de la Glacière (à proximité du commissariat), elle a ouvert ses portes à la mi-janvier 2013, dans le cadre de la convention territoriale globale signée entre la commune portoise et la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). « Les épiceries solidaires viennent en aide aux personnes en situation de grande précarité », note Jean-Louis Angella, coordonateur de la convention ter-

Photo www.ipreunion.com

U

ritoriale globale. Dans des espaces aménagés en libreservice, aussi proches que possible d’un magasin d’alimentation générale, les épiceries solidaires mettent à disposition de leurs bénéficiaires des produits variés et de qualité moyennant une faible participation financière. « Il s’agit d’une épicerie qui permet aux plus démunis d’acquérir des denrées alimentaires et des produits d’hygiène pour un prix équivalent à 10 % de leur valeur commerciale »,

L’épicerie solidaire met à disposition de ses usagers des produits variés pour un prix équivalent à 10 % de leur valeur commerciale.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

explique Jean-Louis Angella. Parmi les bénéficiaires des épiceries solidaires, on retrouve des mères de famille devant assurer seules la charge de leurs enfants, de jeunes étudiants, des retraités, ainsi que des personnes victimes d’accidents de la vie et touchées par la précarité. « Il s’agit d’apporter une aide alimentaire, mais aussi d’aider les personn es à mieux gérer leur budget », indique Jean-Louis Angella.

Une aide alimentaire, mais aussi des conseils Ainsi, l’offre alimentaire des épiceries n’est que le prétexte d’une action solidaire plus vaste. Ce type de structure se veut un lieu d’accueil, d’écoute et d’échanges, aidant les personnes à retrouver, ou à renforcer, l’estime d’elles-mêmes et l’envie de se tourner vers le monde extérieur. Les épiceries solidaires peuvent organiser de nombreuses activi-

tés, afin de donner à chacun la conscience de sa valeur et de ses compétences : ateliers de cuisine, ateliers d’esthétique, ou encore ateliers enfants-parents, permettant aux bénéficiaires de reconstruire des liens et de prendre conscience de leur valeur. Le coup de pouce alimentaire apporté par l’épicerie solidaire est ainsi un moyen d’aborder d’autres questions : la santé, l’éducation, le logement, la culture, l’emploi, la gestion du quotidien... Chaque usager est amené à définir, avec un travailleur social ou un responsable de la structure, un projet qu’il

souhaite mener à bien pendant la durée d’accès à l’épicerie. Grâce au faible coût des produits de consommation courante, une part plus importante du budget peut être consacrée à un projet, une amélioration de la vie quotidienne : réparer sa voiture pour pouvoir continuer à travailler, offrir des vacances ou des sorties à ses enfants, améliorer la décoration de sa maison, ou simplement mieux manger. La durée d’accès à l’épicerie est définie en fonction de ce projet. En général, elle est de 3 mois, renouvelable. Elle dépasse rarement 6 mois.

COMMENT AVOIR ACCÈS À UNE ÉPICERIE SOLIDAIRE ? L’accès des usagers est validé dans chaque épicerie solidaire en fonction de critères socio-économiques et familiaux. De manière générale, le revenu des usagers se situe autour du seuil de pauvreté, mais chaque structure définit ses propres critères d’admission en fonction du contexte local. Les personnes sont orientées vers les épiceries par les travailleurs sociaux de la fonction publique territoriale mais aussi des associations partenaires. Concrètement, une commission d’accès regroupant les intervenants sociaux de secteur impliqués dans le fonctionnement de l’épicerie, valide les dossiers en y attribuant une durée d’accès, un montant de courses réalisables et la validation d’un projet personnel. Chaque épicerie solidaire accueille en moyenne 100 foyers par an. En France, en moyenne par an, 120 000 personnes sont « clientes » des épiceries solidaires et sociales.

PAGE 5


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page6

RBANISME... URBANISME... URBANISME... URBANISM E... URBANISME... URBANISME... URBANISME... UR ANISME... URBANISME... URBANISME URBANIS ME... URBANISME... URBANISM ANISME... URBANISME... URBANI URBANIS RBAN Diversification de l’habitat

URBANISME

DES LOGEMENTS INTERMÉDIAIRES POUR UNE PLUS GRANDE MIXITÉ SOCIALE

e programme d’aménagement et de développement de la Ville du Port s’inscrit dans la lignée du plan d’urbanisme mis en

L

place sous la municipalité de Paul Vergès en 1971. Parmi les principales orientations en matière de logement : résorber l’habitat insalubre

et offrir des logements diversifiés afin d’éviter l’exode de la population portoise vers d’autres communes. « 55 % des résidences principales du Port sont des logements locatifs sociaux. Pendant longtemps, la Ville a concentré ses efforts sur ce produit qui répond à la majorité de ses habitants. Mais, les classes moyennes et les classes aisées au Port ont tendance à quitter la ville pour s’installer ailleurs, à la Possession ou à Saint-Paul notamment », explique Prisca Aure, de la direction des programmes relatifs au centreville à la mairie du Port. « Pour éviter l’exode de ces personnes, il faut améliorer le parcours résidentiel », explique-t-elle. « Cela passe par le développement d’une offre de logements diversifiée, pour répondre au mieux aux besoins de chacun », ajoute Prisca Aure.

Une centaine de logements intermédiaires créés entre 2008 et 2010

Photo www.ipreunion.com

Grâce à l’opération IGAH (intervention globale pour l’amélioration de l’habitat), visant à inciter les propriétaires du centre-ville à rénover leur patrimoine ou à créer du logement neuf locatif grâce à des subventions,

PAGE 6

Photo www.ipreunion.com

La ville du Port recense plus de 55 % de logements locatifs sociaux. Elle s’attache à répondre ainsi aux besoins de la population depuis plusieurs décennies. Plus récemment, la Ville a mis en place des actions et des projets pour diversifier l’offre de logements et ainsi favoriser la mixité sociale. Elle encourage notamment la construction de logements intermédiaires.

Le Port développe une offre de logements diversifiée pour répondre au mieux aux besoins de chacun.

une centaine de logements intermédiaires a été réalisée sur la période 2008-2010, dans le centre-ville. Le dispositif a été mis en place par la ville du Port en 2002 sur le secteur du centre-ville, en partenariat avec l’État, la Région, le Département, le TCO (territoire de la côte Ouest) et l’ADEME. En parallèle, la Ville a incité et accompagné des promoteurs immobiliers pour la réalisation d’opérations de plus grande envergure. Comme les résidences Cap Ouest, Butte Citronnelle, les mai-

sons de l’océan, ou encore Fleur de Vanille, etc. Les dernières opérations livrées sont Florès et Malacca sur l’avenue des Chagos, réalisées dans le cadre de la ZAC mail de l’Océan. Afin de valoriser au maximum le foncier du centreville, sur trois autres îlots du mail de l’Océan, d’autres logements en accession et en location intermédiaires devraient voir le jour. Des consultations sont en cours avec des promoteurs. En 2014, 50 logements en location intermédiaire devraient

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:42 Page7

RBANISME... URBANISME... URBANISME... URBANISME URBANISME... URBANISME... URBANISME... URBAN URBA ME . URBANISME... URBANISME... URB ANISME... URBANISME... URBA E URBANISME... UR RBANISM SME... U DES LOGEMENTS SPÉCIALISÉS

URBANISME

aussi être livrés à l’angle des rues de Saint-Paul et Dupleix. « Dans les nouvelles opérations de RHI (résorption de l’habitat insalubre - ndlr), un certain nombre de logements de moyen standing sont aussi prévus à côté des logements sociaux nécessaires au relogement des familles en situation d’insalubrité », explique Prisca Aure. « Au-delà d’offrir aux habitants de meilleures conditions de vie, on souhaite leur proposer une gamme de logements diversifiée », ajoute-t-elle.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

Photo www.ipreunion.com

Photo www.ipreunion.com

Diversifier l’offre de logements pour répondre aux besoins de tous. Voilà la volonté de la ville du Port. Face à la demande des élèves des différentes structures d’enseignement supérieur situées sur le territoire de la commune, telles que les écoles d’architecture et des Beaux-Arts, l’ILOI (institut de l’image de l’océan Indien), la première résidence pour étudiants de la cité portuaire a été livrée il y a peu. Il s’agit de la résidence Florès qui comprend 53 logements spécialisés. Par ailleurs, une résidence pour les personnes âgées devrait également sortir de terre sur le mail de l’Océan. « Ce ne sera pas une résidence médicalisée, mais elle sera adaptée aux personnes âgées et à mobilité réduite avec des services propices à donner du lien social et de l’activité » , explique Prisca Aure.

Photo www.ipreunion.com

POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DE TOUS

PAGE 7


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page8

l e i c u d u v t r o Le P


Photo 666.ipreunion.com

13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page10

ONNEMENT... ENVIRONNEMENT... ENVIRONNEMENT EMENT... ENVIRONNEMENT... ENVIRONNEMENT.. ENVIRONNEMENT ENVIRONNEMENT... ENVIRONNEMENT ENVIRONNEMENT T... ENVIRONNEMENT ENVIRONNEMENT RONNEMENT ENVIRONNEMENT ONNEME Lutte contre l’invasion des pigeons en milieu urbain MEN

ENVIRONNEMENT

Photo www.ipreunion.com

PREMIERS PIGEONNIERS CONTRACEPTIFS AU PORT

Photo www.ipreunion.com

Le pigeonnier contraceptif régule sans éradiquer les colonies de pigeons, tout en gardant une population stable.

L’objectif sera de récupérer trois œufs sur quatre, sans stresser les pigeons.

pigeons », précise Raïssa Mounien. Les nuisances dues aux pigeons en milieu urbain sont nombreuses. Les excréments de ces oiseaux peuvent endommager significativement les équipements, les surfaces peintes des édifices, le marbre ou encore la pierre. Ils créent également des nuisances sonores en marchant sur les toitures des habitations, administrations et commerces. Par ailleurs, les fientes de pigeons peuvent être vecteurs de maladies et d’allergies pour la population. Quelque 40 germes pathogènes (virus, bactéries, champignons microscopiques) sont présents dans les accumulations de déjections de pigeons des villes.

emplacement s’est fait en lien avec l’opération « 2013, l’année du mail de l’Océan, toute la ville descend vers la mer ». Axé essentiellement sur un public scolaire, le village portois du développement a accueilli plus de 400 élèves de primaire, collégiens et lycéens. Mais les plus grands étaient également invités à se familiariser avec les écogestes. 14 exposants étaient ainsi réunis pour sensibiliser petits et grands aux enjeux environnementaux. Parmi eux, Cycléa, le Parc national de La Réunion, le syndicat apicole de La Réunion, l’insectarium de La Réunion, ou encore la SEOR (société d’études ornithologiques de La Réunion). Ils ont proposé des animations et jeux divers

en rapport avec l’écocitoyenneté tout au long de la journée, avec la volonté de susciter l’intérêt du plus grand nombre à la protection de l’environnement et aux principes du développement durable. Durant cette journée, la mairie du Port a également présenté les grands projets d’aménagement de la ville intégrant le développement durable, avec l’exemple des opérations de logements Florès et Malacca. Inaugurées fin 2011, ces résidences concilient développement durable, logement social et mixité, ouvrant la voie à une nouvelle dimension pour la ville, plus adaptée à son environnement social, urbain et économique, mais aussi climatique et écologique.

Le pigeonnier contraceptif est un dispositif novateur à La Réunion.

explique Raïssa Mounien. « Le pigeonnier contraceptif régule sans éradiquer les colonies de pigeons, tout en gardant une population stable », ajoute-t-elle.

ace à la prolifération de pigeons sur son territoire, la ville du Port a décidé de mettre en place des pigeonniers contraceptifs. Il s’agit d’un dispositif novateur à La Réunion. Ces pigeonniers sont présentés comme « des hôtels cinq étoiles » par Raïssa

F

Mounien, du service développement durable de la mairie du Port. « Il s’agit de réunir les pigeons dans un lieu unique, pour pouvoir ensuite contrôler les naissances et réguler la population de ces oiseaux en ville en effectuant une stérilisation des œufs »,

Photo www.ipreunion.com

C’est une première à La Réunion. La ville du Port a installé cinq pigeonniers contraceptifs pour lutter contre la prolifération de ces volatiles par une régulation des naissances. Le dispositif, déjà mis en place dans les grandes villes européennes, est présenté comme « un hôtel cinq étoiles pour les pigeons ».

Semaine du développement durable

UN VILLAGE POUR SE FAMILIARISER AVEC LES GESTES ÉCOLOS La semaine du développement durable, manifestation de grande envergure d’éducation à l’éco-citoyenneté s’est déroulée entre le 1er et le 7 avril. À cette occasion, la ville du Port a organisé la cinquième édition du village du développement durable le jeudi 4 avril sur l’avenue des Chagos. Petits et grands ont ainsi pu se familiariser avec les thématiques environnementales grâce aux actions mises en place par différents partenaires. ompostage, tri sélectif des déchets, production d’électricité, échouage des oiseaux marins, rôle de l’abeille dans le maintien de la biodiversité, cycle

C PAGE 10

de l’eau, préservation de la forêt… Les thématiques environnementales abordées au cinquième village portois du développement durable ont été nombreuses. Cette année,

Le fonctionnement des pigeonniers contraceptifs est simple. La première couvée de chaque couple est préservée. Lors des pontes suivantes, on procède à une stérilisation des œufs de façon à stopper le développement des petits. « L’objectif sera de récupérer trois œufs sur quatre, sans stresser les

le village organisé par la mairie du Port, a pris place de 9 heures à 16 heures le jeudi 4 avril sur l’avenue des Chagos, fermée pour l’occasion à la circulation. Le choix de cet

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page11

SANTÉ

Santé publique - Traitement de l’obésité

À LA CLINIQUE OMÉGA, ON RÉAPPREND À MANGER

La Réunion, l’obésité est un phénomène en constante progression, dont les conséquences peuvent représenter une véritable préoccupation de santé publique. L’obésité peut entraîner de nombreuses complications : maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, cancers, complications articulaires… Intimement liée au mode de vie et conditionnée par une démarche à la fois individuelle et collective de prévention, l’obésité interroge le rapport du consommateur à son mode alimentaire, à son corps et à sa santé.

« Les patients ne mangent pas trop, ils mangent mal » En six ans d’existence, l’établissement a déjà accueilli « entre 4 000 et 4 500 patients », indique Natacha Bénard, chargée de communication à la clinique Oméga. « Notre rôle, c’est de proposer au patient un programme coordonné avec l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire, afin qu’il retrouve notamment un équilibre alimentaire », explique-t-elle. Pour cela, le patient est pris en charge au travers de différents ateliers portant sur la cuisine ou le sport. « Certains ateliers sont animés par des infirmiers qui abordent entre autres les maladies métaboliques. D’autres sont animés par des diététiciens et des nutritionnistes. Il s’agit notamment de faire

Les patients sont pris en charge au travers de différents ateliers portant sur la cuisine ou le sport.

comprendre aux patients qu’ils ne mangent pas trop, mais qu’ils mangent mal et de responsabiliser chacun face à sa santé », indique Natacha Bénard. Le parcours du patient à la clinique Oméga se fait uniquement en hospitalisation de jour, du lundi au vendredi, et le séjour varie en fonction de la situation de chaque personne. À noter que pour le patient souffrant d’obésité, il n’existe pas de solution ni de pilule miracle pour maigrir. « Les patients ne vont pas perdre du poids à proprement par-

ler. Ils vont perdre en graisse et gagner de la matière musculaire », souligne Natacha Bénard. Elle précise que les régimes ne sont pas non plus la solution à l’obésité. « Il ne s’agit pas de se restreindre ou de se frustrer, mais plutôt de modifier son alimentation pour qu’elle soit plus saine et équilibrée. Ce que l’on veut faire comprendre aux patients, c’est qu’ils doivent gérer leur alimentation selon quatre principes : qualité, quantité, fréquence et plaisir », conclut Natacha Bénard.

Photo www.ipreunion.com

Photo www.ipreunion.com

À

D’après les données de l’ORS (Observatoire régional de santé), à La Réunion, près de 50 % des adultes et 16 à 26 % des jeunes de 5 à 15 ans sont en surcharge pondérale, c’est-à-dire en situat ion d’obésité ou de surpoids. Plus précisément, 15 % de la population est obèse à La Réunion contre 11 % en métropole. Afin d’accompagner au mieux les personnes souffrant d’obésité ou de surpoids dans la prise en charge de leur maladie, la clinique Oméga, une clinique spécialisée dans le traitement de l’obésité, voit le jour en 2007 sur la commune du Port.

Photo www.ipreunion.com

Ouverte depuis 2007, la clinique Oméga, située au Port, a déjà accueilli entre 4 000 et 4 500 patients souffrant d’obésité ou de surpoids dans la prise en charge de leur maladie. Depuis 2012, la clinique complète son activité avec l’autorisation de l’agence régionale de santé comme établissement de soins de suite pour la nutrition et les maladies métaboliques, comme par exemple le diabète. Grâce aux équipes pluridisciplinaires, la clinique Oméga accompagne les patients, et les aide à retrouver un bon équilibre alimentaire.

Ouverte depuis 2007, la clinique Oméga a déjà accueilli entre 4 000 et 4 500 patients.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

En termes d’alimentation, il ne s’agit pas de se restreindre ou de se frustrer, mais de modifier son alimentation pour qu’elle soit plus saine et équilibrée.

PAGE 11


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page12

ON… EDUCATION… EDUCATION… EDUCATION… EDUC EDUCATION… EDUCATION… EDUCATION… EDUC UCATION… EDUCATION… EDUC ATION… EDUCATION… EDUC ON… EDUC EDU Concours national

ÉDUCATION

L’association sportive du collège Jean Le Toullec a été récompensée, le 13 février dernier, par le Grand prix national du concours « Faisnous rêver » dans la catégorie « Sport et éducation des jeunes ». Cette distinction vient récompenser une action « qui vise à motiver les élèves, à leur redonner de l’estime de soi, et à créer du lien social entre les quartiers », explique Christian Fressignac, président de l’UNSS (union nationale du sport scolaire) du collège Le Toullec et principal de l’établissement. Dans le cadre du concours « Fais-nous rêver », récompensant les plus belles initiatives sportives solidaires, plusieurs centaines d’associations avaient été invitées à préparer et à présenter un projet pédagogique. Agence pour l’éducation par le sport a remis le 13 février dernier les trophées nationaux du concours « Fais-nous rêver ». Un concours qui vient récompenser les projets qui répondent le mieux aux enjeux de l’éducation par le sport dans les domaines de

L’

l’éducation des jeunes, de l’insertion sociale et professionnelle par les activités physiques, et le vivre ensemble sur les territoires. La finale du concours a rassemblé les projets les plus innovants portés par les associations de toutes les régions métropolitaines et d’Outre-

Photo D.R.

LE COLLÈGE LE TOULLEC FAIT RÊVER PAR LE SPORT

Lors de la remise des récompenses.

mer. Au total, 1 000 projets ont été repérés partout en France par l’Agence pour l’éducation par le sport. 144 d’entre eux ont été lauréats régionaux et 65 ont fait partie des finalistes nationaux. 14 projets ont été récompensés au cours de la finale, dont 7 qui ont été distingués

par un Grand prix. Parmi les finalistes, l’association sportive du collège Jean Le Toullec, établissement situé au Port. Lauréate régionale au mois de décembre 2012, l’association propose aux collégiens présentant des difficultés scolaires de reprendre confiance en eux grâce au développement des activités physiques de pleine nature.

Photo D.R.

« Redonner de l’estime de soi aux élèves »

Le collège Le Toullec a été recompensé dans la catégorie « Sport et éducation des jeunes ».

PAGE 12

Christian Fressignac, président de l’UNSS (union nationale du sport scolaire) du collège Le Toullec et principal de l’établissement, étant féru de course de montagne, c’est vers cette discipline sportive que l’équipe pédagogique a orienté les élèves. Une petite dizaine de sorties est organisée chaque année. « Il s’agit à travers cette initiative de motiver les élèves, de les valoriser, de leur redonner de l’estime de soi, mais aussi de leur permettre de nouer des relations, et de les aider à améliorer leurs résultats scolaires », explique Christian Fressignac. « C’est quelque chose de très important, car l’école, ce n’est pas seulement l’acquisition de connaissances, c’est aussi transmettre des valeurs

comme l’entraide et la solidarité. Des valeurs que l’on retrouve dans la course de montagne », poursuit le principal du collège. Il précise par ailleurs que depuis le développement de ces activités de pleine nature, « l’absentéisme a diminué de moitié » au sein du collège, et « le taux de réussite au brevet est passé de 66 % à 80 % ». Lauréate régionale du concours « Fais-moi rêver » au mois de décembre, l’association sportive du collège Le Toullec a défendu son projet à l’Assemblée nationale lors de la finale le 13 février et a été récompensée par un Grand Prix national dans la catégorie « Sport et éducation des jeunes ». Une distinction synonyme de fierté pour le collège portois. À noter que la finale du concours a mobilisé près de 400 personnes, dont un bon nombre de personnalités politiques et sportives, à l’hôtel de Lassay à Paris. Parmi elles, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, Valérie Fourneyron, ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, le boxeur Mahyar Monshipour, le footballeur Bernard Diomède, la judokate Frédérique Jossinet ou encore la nageuse Roxana Maracineanu.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page13

PETITE ENFANCE

ZAC 2000 - GARDE D’ENFANTS

ANCE... PETITE ENFANCE... PETITE ENFANCE... PET PETITE ENFANCE... PETITE ENFANCE... PETITE EN ETITE ENFANCE... PETITE ENFANC TE ENFANCE... PET ENFANCE PET

Pour aider habitants et salariés portois à concilier vie professionnelle et vie familiale, une nouvelle micro-crèche a ouvert ses portes sur le territoire du Port le 21 janvier dernier. Implantée dans le quartier de la ZAC 2000, elle peut accueillir jusqu’à dix enfants âgés de 3 mois à 3 ans.

Photo www.ipreunion.com

LES TOUT-PETITS ONT UNE NOUVELLE MICRO-CRÈCHE Les tarifs pour entrer en micro-crèche sont définis en concertation avec la Caisse d’allocations familiales et différenciés en fonction des revenus des familles.

ur l’ensemble du territoire du Port, il y a actuellement 255 places de crèches. Pour répondre au mieux aux besoins des parents qui habitent et travaillent sur la commune, au moins deux nouvelles structures d’accueil pour les toutpetits devraient voir le jour d’ici 2014. « On souhaite créer 40 places supplémentaires pour aider les familles car elles ont des besoins croissants en matière de garde pour les enfants », explique Jean-Louis Angella, coordonnateur de la petite enfance à la mairie du Port.

Photo www.ipreunion.com

S

Photo www.ipreunion.com

La micro-crèche de la ZAC 2000 peut accueillir jusqu’à dix enfants âgés de 3 mois à 3 ans.

D’ici 2014, au moins deux nouvelles structures d’accueil pour les tout-petits devraient voir le jour.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

Le 21 janvier dernier, une micro-crèche a ouvert ses portes à la ZAC 2000 au Port. « C’est grâce au contrat enfance jeunesse, qui est un contrat d’objectifs et de cofinancement, passé entre la Caisse d’allocations familiales, la ville du Port et l’entreprise Crèche and Go que cette micro-crèche a ouvert », indique Jean-Louis Angello. Ce type de structure privée, qui n’accueille pas plus de dix enfants par jour, séduit de plus en plus les parents qui n’ont pas obtenu de places en crèche municipale ou départementale, et qui tiennent malgré tout à un apprentissage précoce de la vie en collectivité pour leurs enfants. « Il s’agit d’aider les ménages à concilier vie professionnelle et vie familiale ainsi de contribuer à l’éveil des tout-petits », poursuit Jean-Louis Angella. Accueillis dans des microcrèches, les enfants bénéficient en effet du savoir-faire de professionnels de la petite enfance dans un espace collectif adapté à leur épanouissement personnel. Des conseils sur l’éducation peuvent également être prodigués aux parents. Pour faire garder son enfant en micro-crèche, il faut avant tout remplir une fiche de préinscription. S’il y a ensuite une possibilité d’accueil pour l’enfant, un rendez-vous est proposé avec le responsable de la structure. Les tarifs pour entrer en micro-crèches sont définis en concertation avec la CAF (caisse d’allocations familiales) et différenciés en fonction des revenus des familles et de la durée d’accueil de l’enfant.

PAGE 13


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page14

… SPORT… SPORT… SPORT… SPORT… SPORT ORT… SPORT… SPORT… SPORT SPORT SPORT… SPORT… SPORT S RT… SPORT SPOR PORT SPO T S Handball féminin

Le club de handball féminin FC Port, par l’intermédiaire de son conseil d’administration et de ses cadres techniques a organisé ce mardi 12 mars 2013 une journée de formation pour les joueuses de moins de 14 ans et de moins de 16 ans. L’objectif : permettre aux jeunes handballeuses d’acquérir de l’expérience aux côtés de joueuses expérimentées et d’améliorer leur qualité technique. Pour cette première journée de formation, le club a accueilli l’une de ses anciennes joueuses en la personne de Leïla Lejeune-Ducheman, championne du monde de handball en 2003. e FC Port, club de handball féminin, a organisé ce mardi 12 mars 2013 une journée de formation pour ses jeunes joueuses, âgées de moins de 14 ans et de moins de 16 ans, au complexe sportif municipal de la ville. « Notre objectif, c’est de mettre les jeunes Portoises en contact avec des joueuses expérimentées, pour qu’elles puissent améliorer leur jeu », explique Edith Lucian, entraîneur des seniors au FC Port et ancienne

Photo Nathalie Vechot

Leïla Lejeune-Ducheman a animé la journée de formation. Elle a été sacrée meilleure arrière gauche du monde en 2001.

formation pour les jeunes handballeuses s’est déroulée en deux parties. La première a consisté en une séance d’entraînement qui s’est déroulée durant la matinée, en présence de Leïla LejeuneDucheman. L’occasion pour les jeunes joueuses de côtoyer l’une des talentueuses handballeuses de sa génération. Formée au FC Port, Leïla Lejeune-Ducheman a en effet un joli palmarès à son actif. Elle qui compte 183 sélections en équipe de France, a

été sacrée en 2003 championne du monde. Elle a également remporté la coupe d’Europe EHF en 2004, et le championnat de France à sept reprises. Leïla LejeuneDucheman a par ailleurs été sacrée meilleure arrière gauche du monde en 2001. La séance d’entraînement de la journée de formation a ainsi été l’occasion pour les jeunes joueuses du FC Port de discuter des spécificités du poste d’arrière en handball. Après la séance d’entraîne-

ment, la journée de formation s’est poursuivie par des matches. Le FC Port a notamment accueilli une équipe de La Possession. « Notre volonté, c’est de proposer cette journée de formation une fois par trimestre, en accueillant des joueuses diplômées, qui ont eu une expérience dans une équipe nationale, sur la ville du Port », conclut Edith Lucian. Une démarche qui vise à apporter une formation de qualité aux jeunes joueuses.

Photo Nathalie Vechot

L

joueuse du club. Elle ajoute que cette journée vise aussi à « participer à la promotion du sport au féminin ». « C’est une façon de montrer que sport et féminité ne sont pas incompatibles », souligne-telle. « Le handball, c’est tout pour moi. Ça représente 80 % de ma vie », confie l’ancienne joueuse du FC Port. « C’est un sport complet. Il m’a permis de faire de nombreuses rencontres, de voyager », indique avec sourire Edith Lucian. La journée de

Leïla Lejeune-Ducheman (à gauche). Une championne du monde livre ses conseils.

Photo Nathalie Vechot

UNE FORMATION POUR LES JEUNES JOUEUSES

SPORT

Les jeunes handballeuses qui ont participé à la journée de formation.

PAGE 14

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page15

SPORT… SPORT… SPORT… SPORT… SPORT RT SPORT SPORT… SPORT… SPORT… SPO SPORT… SPORT… SPORT… S PORT SPORT… SPOR SPORT… SP SPO

SPORT

Football

L’ANNÉE DE LA RECONSTRUCTION POUR LA JEANNE D’ARC

La Jeanne d’Arc à l’entraînement.

Romain Chelbon, Médéric Louise et Sully Cerveaux. « La Jeanne d’Arc est une grande famille, c’est un retour au bercail pour eux », note Pascal Buteau. L’entraîneur précise que l’objectif de la Jeanne cette année sera « le maintien » en première division. « On doit composer avec une nouvelle équipe. On a de jeunes joueurs qui sont motivés et qui travaillent pour faire honneur aux supporters. On va tout donner pour se maintenir », conclut l’entraîneur.

Photo www.ipreunion.com

E

de la reconstruction », répond Pascal Buteau. « Beaucoup de joueurs sont partis. Plus de 50 % du groupe a dû être renouvelé. Il ne faut pas se leurrer, ça va être une année difficile, mais impossible n’est pas Portois », ajoute l’entraîneur. Parmi les départs, on peut citer celui de Jérémy Fétissoi, qui était le maître à jouer de la Jeanne d’Arc, et qui a désormais rejoint la SaintPauloise FC. On peut aussi citer ceux des grands espoirs Menrick Tatel et de Ricardo Elcaman, partis au Tampon. Pour pallier ces départs, les Mauves pourront compter sur le retour de plusieurs anciens du club : Rodric Kassime, Nicolas Soreya,

Photo www.ipreunion.com

n 2012, la Jeanne d’Arc, club phare de football de la ville du Port, a fait son retour en première division. Une cinquième place en D1P, une demi-finale en coupe de La Réunion, et une finale en coupe régionale de France, le bilan de la saison passée est bon. « Ça a été une année positive. Notre premier objectif c’était le maintien, et on y est arrivé avec une bonne équipe, des jeunes joueurs et un bon staff technique », note Pascal Buteau, entraîneur du club portois. Avec de tels résultats, l’année 2013 serat-elle donc celle de la consécration pour la Jeanne d’Arc ? «Ce sera plutôt celle

Photo www.ipreunion.com

En football, la saison 2012 a été « positive » pour la Jeanne d’Arc, selon l’expression de son entraîneur, Pascal Buteau. Le club portois, qui faisait son retour en première division l’an dernier, s’est en effet hissé en finale de la coupe régionale de France, en demifinale de la coupe de La Réunion, et a décroché la cinquième place de la D1P. Pour autant, l’année 2013 s’annonce comme celle de « la reconstruction » puisque le club a perdu pas moins de huit joueurs durant l’intersaison.

G

R

AT

U

IT

NOUVELLE SÉRIE

PUBLICATIONS DE LA VILLE DU PORT Photo www.ipreunion.com

Directeur de publication : Michel SÉRAPHINE Coordination générale : Service Communication Ville du Port Rédaction : Imaz Press Réunion (www.ipreunion.com), Service Communication Ville du Port Réalisation et impression : GRAPHICA SAINT-ANDRÉ D.L. 5602 - MAI 2013 • ISSN 0247-7068 Crédits photos et illustrations : Imaz Press Réunion (www.ipreunion.com) • Nathalie Véchot

Pascal Buteau (à gauche), entraÎneur de la Jeanne d’Arc.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

PAGE 15


13050006 LE PORT 171_270x380 15/05/13 14:43 Page16

TURE… CULTURE… CULTURE… CULTURE… CULT RE… CULTURE… CULTURE… CULTURE CULTU CULTURE… CULTURE CULTU URE… CULTURE CU RE… CULTU CUL Musique

CULTURE

Photo www.ipreunion.com

KABARDOCK: UNE SAISON SOUS LE SIGNE DE L’ITINÉRANCE

L’artiste nigérian Seun Kuti.

L’année 2013 est placée sous le signe de l’itinérance pour le Kabardock. La salle portoise, haut lieu culturel de La Réunion, connaît en effet une série de grands travaux pour offrir aux spectateurs et aux artistes de meilleures conditions d’accueil. C’est ainsi que la programmation du premier semestre se délocalise sur plusieurs sites : sur les Quais du Port, au Théâtre sous les Arbres, au théâtre Luc Donat, au Teat Plein Air, au Palaxa et à La Ravine. PAGE 16

a saison 2013 du Kabardock, toujours aussi éclectique, a démarré le 10 février avec en ouverture le maloya enchanteur de Nathalie Natiembé. Mais c’est le Théâtre sous les Arbres qui a accueilli le concert. En effet, le Kabardock, actuellement en travaux, a délocalisé sa programmation du premier semestre dans d’autres salles de l’île. Au programme jusqu’en juin, le

L

Kabardock propose ainsi au public des concerts, mais en itinérance. En avril, les Quais du Port ont accueilli les Electrodocks Plug 2, avec deux artistes des plus remarquables : le « sorcier » français de l’électro hip hop Para One et le groupe des Sporto Kantes aux commandes d’un électro punk-rock. Autre scène portoise, le Théâtre sous les arbres a accueilli le 5 mai, Saodaj, jeune groupe de world music

aux influences maloya, Jim Fortuné et son maloya électrique, et Ziia et ses touches soul et folk. Le groupe Grèn Sémé est également au Théâtre sous les Arbres le 18 mai. Parmi les autres dates de ce premier semestre 2013, notons également que le Nigérian Seun Kuti était en concert le 7 mai au Palaxa et que The Abyssinians et Clinton Fearon seront à La Ravine Saint-Leu le 28 juin.

LE PORT SA MÉM MÉM / MAI 2013

Le Port sa mém mém n°171  

Journal de la ville du Port de La Réunion. Edition de mai 2013 - n°171 / Nouvelle Série