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ISSN 0247-7068

JOURNAL DE LA VILLE DU PORT - OCTOBRE 2009 - N° 162/ NOUVELLE SÉRIE


T GAYAR…NOUT GAYAR… NOUT GAYAR… NOUT GA YAR…NOUT GAYAR… NOUT GAYAR… NOUT GA OUT GAYAR…NOUT GAYAR… NOUT GA …NOUT GAYAR… NOUT GA GAYAR…NOUT GA Édito YAR

NOUT GAYAR

Kréol rényoné é fransé

POU MÈT ANLÈR NOUT DÉ LANG

Maloya et bilinguisme

In manièr viv si la tèr La Rényon Deux évènements ont marqué notre île ces dernières semaines. • 1er octobre 2009 : le maloya est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO (patrimoine culturel immatériel de l’humanité) au même titre que 76 autres traditions de 27 pays (exemple : le tango), suite à un dossier présenté à l’initiative de la Région Réunion par la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise, avec l’aide du PRMA (Pôle régional des musiques actuelles) et le soutien de nombreux artistes. • 22 octobre 2009 : à notre échelle communale, le conseil municipal du Port adopte à l’unanimité la charte de « Commune bilingue, créole réunionnaisfrançais ». Les apports successifs de populations sur l’île ont façonné au fil du temps cette langue réunionnaise dans laquelle nous nous retrouvons. Ces deux actes, chacun dans sa dimension, sont une reconnaissance de notre manière de vivre en terre réunionnaise. Ils se rejoignent à travers un texte popularisé par Firmin Viry, un maloya bilingue : « Valet, valet ». Comme un hommage au maloya et au bilinguisme.

Grand moment d’émotion lors du conseil municipal du 22 octobre : les élus ont adopté à l’unanimité la charte « commune bilingue, kréol rényoné é fransé » . Cette charte est l’aboutissement d’une longue réflexion engagée avec Lofis la Lang Kréol La Rényon. Elle marque aussi la reconnaissance d’une tradition portoise vécue au quotidien, ancrée dans la réalité réunionnaise. Après la délibération du 2 décembre 1971 définissant le plan d’urbanisme directeur qui influence toujours le devenir de la ville, après la délibération du 26 septembre 2007 portant sur un programme de développement durable, « Le port, ville solaire », qui consiste notamment à privilégier les énergies renouvelables, la délibération de ce 22 octobre 2009 fera date dans l’histoire récente du Port puisqu’elle marque un engagement solennel pour la reconnaissance de notre bilinguisme et de notre manière de vivre en terre réunionnaise.

Jean-Yves Langenier Maire du Port Valet, Valet Valet, valet, prête-moi ton fusil Voilà l’oiseau prêt à voler Si nous avez gagné l'oiseau Suffit d’argent pour mon voyage et pour mon arrivée Trois plats à table et un pigeon blanc Suffisamment pour mon dîner Mais pas si tôt la belle perçoit Chapeau en main pour me saluer Kan nou l'atandi le roi dan lé boi La rèn l'arivé Le vin ki bril, moin lé dan mon vèr Bondié la di : mon zanfan, boir pa Dégaz anou, momon dégaz anou Dégaz anou, Kaliko l'arivé

EDITO… EDIT … EDITO… EDITO… EDI EDITO… EDITO… EDITO… O… EDITO… EDITO… EDITO VALET, VALET Interprété par Firmin Viry, ce maloya, dont les paroles diffèrent légèrement selon les interprétations, puise ses origines notamment dans une vieille chanson populaire de France (quatre premiers couplets) et dans les chants des esclaves. Cette retranscription a été faite à partir de quatre enregistrements réalisés à différentes époques par Firmin Viry et se veut proche de la version qui est généralement donnée dans les kabars.

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l est important que le créole soit pleinement reconnu, que la langue créole ait droit de cité, » explique le maire du Port, Jean-Yves Langenier. C’est dans ce sens que le conseil municipal a adopté le 22 octobre une charte qui octroie à la Ville du Port le titre de « commune bilingue, créole réunionnais et français ». Le président de Lofis la Lang Kréol La Rényon, Axel Gauvin, présent lors de ce conseil municipal, a souligné l’importance de favoriser un bilinguisme harmonieux. Concrètement, l’adhésion à cette charte marque la reconnaissance de l’usage du créole dans de nombreux actes et services municipaux sans pour autant minimiser la place de la langue française dans la

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société réunionnaise. La Ville du Port répond d’ores et déjà à 12 des 20 critères de la charte proposée par Lofis la Lang Kréol La Rényon (voir encadré). Lofis la Lang Kréol La Rényon, pour sa part, proposera son savoir-faire notamment pour accompagner les services de la Ville dans leur travail de formulation, de traduction et de graphie du créole réunionnais. « Ce respect du bilinguisme créolefrançais constitue un pas en avant énorme, explique le président de Lofis la Lang Kréol La Rényon. Cette reconnaissance administrative est la preuve que le créole n’est pas fait que pour être parlé à la maison. À La Réunion, le français et le créole sont des langues complémentaires. »

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NOUT GAYAR

Exemple de l’utilisation du créole dans une affiche de la Ville du Port datant de 2006 (personnage Pipit créé par Patrice Treuthardt et Térésa Small).

ZAKSION LA KOMINE LA FINE FE, SANSA LA KOMANSE MET AN PLASSE 1) i ressoi demoune an kréol rényoné konm an fransé dann sérvisse minissipal 2) I donn le droi koz an kréol rényoné konm an fransé dann konsèy minissipal 3) Bann zélu i ansérv lo 2 lang an piblik 4) Na le droi maryé an biling kréol rényonéfransé 5) I donn linformasyon dessi lo droi maryé an kréol konm an fransé 6) Na in bon plasse pou le 2 lang dessi le site Internet la méri 7) Karton linvitasyon lé an biling pou bann kabar kiltirèl la méri i organiz 8) Papié « l’en-tête » la méri lé an kréol rényoné ; lLogo la méri lé an kréol rényoné 9) Na in bon plasse pou lo kréol dann zournal minissipal 10) Bann lafish pou anonse sak i espasse dan la komine, lé an biling 11) La méri i donn in koudmin (larzan, la téknik) pou dévlope bann klasse biling dan la komine 12) Dann médiatèk èk bibliotèk (sak la méri lé résponsab), i mète anlér sak La Rényon lakréé, sirtou sak lé an lang kréol

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GAYAR…NOUT GAYAR… NOUT GAYAR… NOUT NOUT GAYAR… NOUT GAYAR… NOUT GAY GAYAR… NOUT GAYAR… NO R NOUT GAYAR… NOUT G GAY CHARTE « COMMUNE BILINGUE » « Le premier instrument du génie d’un peuple, c’est sa langue. » (Stendhal) Pour les Réunionnais, l’importance de la langue française, langue de la République, n’est pas à démontrer. Par contre, la promotion de notre langue régionale, notre créole réunionnais, requiert toute notre attention, et ce pour le respect de notre identité, pour la réussite de ceux de nos enfants qui sont avant tout créolophones — même si, pour ces derniers, comme pour tous les autres, la maîtrise de la langue française est incontournable. Lors d’un sondage IPSOS effectué en 2007, 83% des personnes habitant notre île ont déclaré qu’il est important que notre créole continue d’être parlé. La Ville du Port a toujours pris en compte cet attachement profond que les Réunionnais ont pour leur langue, plus généralement pour leur culture, pour leur manière de vivre en terre réunionnaise. C’est à travers une volonté sans cesse renouvelée de valoriser notre culture, de la faire vivre, que la commune du Port s’est engagée dans une réflexion et une démarche qui l’amènent aujourd’hui à la signature de la charte « commune bilingue », aux côtés de Lofis la Lang Kréol La Rényon, office qui « a pour objet d’œuvrer, par tous les moyens adéquats, à la connaissance, l’observation et la valorisation de la langue créole de La Réunion dans le cadre d’un bilinguisme français-créole harmonieux ». Ainsi des efforts importants ont été réalisés en ce sens et aujourd’hui la Ville du Port répond d’ores et déjà à 12 des 20 critères contenus dans la charte proposée par Lofis la Lang Kréol La Rényon, et peut donc prétendre au titre de « commune bilingue » qui requiert de remplir au moins 10 critères. Actions déjà réalisées ou engagées au Port : 12 actions (voir encadré) Il nous reste donc à mettre en œuvre les 8 autres points de la charte et à proposer d’autres actes qui vont dans le sens des préconisations de Lofis la Lang Kréol La Rényon. Pour ce faire et pour marquer de façon solennelle son engagement à faire vivre la langue créole de La Réunion, la Ville du Port souhaite cosigner la charte « commune bilingue » avec Lofis la Lang Kréol La Rényon qui mettra son savoir-faire en œuvre pour accompagner les services de la ville dans leur travail de formulation, de traduction et de graphie du créole réunionnais. Aussi, le Conseil Municipal est appelé à se prononcer sur les termes de la charte « commune bilingue » et à autoriser le Maire ou tout adjoint délégué, à signer la charte « commune bilingue ».

SHARTE « KOMINE BILING » « Le premié zouti le génie in pèp, sé son lang. » (Stendhal) Pou nou Rényoné, la lang fransé, la lang la Républik, la pa bezoin éspliké koman sa lé inportan. Par kontr, nout lang rézional, nout kréol, i fo n’i tash moiyin mète ali anlér ossi : Daborinn, pou le réspé nout lidantité. Epila, pou k’ nout marmay, sak i koz sirtou kréol, i vienbou réissir dann lékol, réissir dann la vi (soman, zot osi, konm toute marmay La Rényon, i pé pa sanpasse manié la lang fransé konmkifo.) Dann in sondaz IPSOS an 2007, 83% demoune i rèst La Rényon i di lé inportan i kontinié koz nout lang kréol. Depi toultan, la Ville Le Port i réspèkt lamour bann Rényoné néna pou zot lang kréol, pou zot kiltir, pou zot maniér viv dessi la tér La Rényon. Depi toultan, la komine Le Port na la volonté mèt anlér nout kiltir rényoné, fé viv kiltir-la. Son koté, Lofis la Lang Kréol La Rényon i vé fé in maniér « pou k’i koné mié la lang kréol La Rényon, pou k’ lang kréol-la i pran son plasse dan la sosiété, épila pou k’ bann Rényoné i akorde bien èk zot dé lang : kréol èk fransé ». Pou sa-même, la komine Le Port la travay èk Lofis la Lang Kréol La Rényon, pou mèt anlér nout dé lang. Zordi travay-la la avanse in bon boute. La komine lé paré pou la signatir in sharte « komine biling ». La komine Le Port la fine fé in bon pé zéfor pou avanse dann shemin la rénionité. Zordi li réspèkt déza 12 poin dessi le 20 la sharte Lofis i propoz (10 la assé pou k’i rekoné in komine konm « komine biling ».) La komine Le Port na le droi porte le titr « komine biling ». Zaksion la komine la fine fé, sansa la komanse mèt an plasse : 12 zaksion (i di dann lankadré) Sa fé k’ i rèst anou : 8 dérnié poin dan la sharte pou nou mèt an plasse ; épila pou mazine d’ot zaksion i sava dan la même diréksion ke sak Lofis la Lang Kréol La Rényon i propoz. Pou fé sa, pou rann ankor pli ofisièl son volonté fé viv la lang kréol La Rényon, la Ville Le Port i souète sign, èk Lofis la Lang Kréol La Rényon, la sharte « komine biling ». Lofis, èk son kapassité, va donn la min bann sérvisse la Ville pou rédiz, pou tradui, pou trouv in bon lékritir pou le kréol rényoné. Pou sa-mème, zordi, i demann le Konsèy minissipal donn son déssizion dessi la sharte « komine biling » é donn le mér, sansa ninportékèl ladzoin délégué, le droi sign sharte-la.

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CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… ÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… NÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… … CINÉMA… CINÉMA MA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉMA… CINÉM Collège Oasis OPTION CINÉMA AU COLLÈGE É

L’OASIS, I KASS LARMOIR Le Festival International du Film d’Afrique et des Iles (FIFAI) a baissé ses rideaux au Port le 4 octobre. Dans cette programmation riche et ouverte à d’autres cultures, coup de projecteur sur le film documentaire intitulé « L’Oasis i kass larmoir », un court métrage de 8 minutes réalisé par 16 élèves du collège Oasis. ls ont entre 13 et 15 ans et ont réalisé un court métrage avec le réalisateur Mohamed Saïd Ouma. Grâce à l’atelier de sensibilisation au regard cinématographique encadré par Claire Guillaume, documentaliste, et Carole Accousi, professeur d’anglais, ces jeunes ont ainsi eu l’opportunité de découvrir cet exercice à la fois complexe et enthousiasmant : la réalisation d’un court métrage.

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L’histoire commence en septembre 2008. Au départ, l’objectif de cet atelier était surtout de familiariser les élèves au langage cinématographique, de leur expliquer la

manière de fabriquer un film. Mais de la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas ! Un pas, que ces apprentis réalisateurs ont allègrement sauté. Les idées étaient là. La motivation aussi. Choisir un sujet n’a pas été le plus simple car ces jeunes Portois ont voulu faire preuve à la fois d’originalité et d’audace. Suite au constat fait par nos réalisateurs en herbe que pour certains venir au collège était synonyme de participer à un véritable défilé de mode, le thème s’est finalement imposé : comment doit-on s’habiller pour aller au collège ?

Le challenge a consisté ensuite à travailler à la mise en forme de l’histoire, à l’écriture d’un scénario. Un exercice difficile pour lequel les marmay se sont particulièrement appliqués pendant une année : faire des recherches, élaborer un questionnaire, mener des interviews, assister le réalisateur, choisir les séquences pour le montage final… « Nous sommes fiers de nous, du travail que nous avons fourni et surtout du résultat, confie Maryse. C’était passionnant. Curieusement, le plus difficile a été de nous mettre d’accord sur un titre, poursuit la jeune fille, mais la majorité l’a emporté. »

CINÉMA

Faire du cinéma à l’école, l’idée a fait son chemin et au sein du collège une réflexion est engagée pour, peut-être, aboutir à la mise en place d’une section cinéma. En attendant, pour Maryse, Agnès, Valérie et les autres, le succès est d’ores et déjà au rendez-vous. Présenté au denier festival international du film d’Afrique et des Iles, « L’Oasis i kass larmoir» a reçu de nombreux encouragements et des félicitations.

DANS LE CATALOGUE ! Dans le catalogue du Festival International du Film d’Afrique et des Iles, on parle bien sûr du film « L’Oasis i kass larmoir. » Extraits… « Nous avons évoqué les goûts, le budget, la mode, le port de l’uniforme en interrogeant le Principal, les surveillants, les élèves et les parents sur leurs références et leurs tolérances au sein du collège ». « Dans le cadre des ateliers artistiques Ville-Collège Oasis, Mohamed Saïd Ouma intervient sur l’année auprès des élèves sur le 7e art. Un film est né de ces rencontres régulières, une expérience qui a passionné ces jeunes Portois. » « L’Oasis i kass larmoir » est le titre qui restera donc gravé sur la pellicule. « C’est un beau travail qui a en plus le mérite de soulever des problèmes de société, explique Mohamed Saïd Ouma. Le court métrage, « L’Oasis i kass larmoir », pourrait constituer une base intéressante pour de futurs débats.»

Pour parfaire leur éducation cinématographique, nos 16 apprentis réalisateurs ont par ailleurs participé l’année dernière au jury jeunesse du Festival International du Film d’Afrique et de Iles de 2008, l’occasion pour eux de se frotter au monde des professionnels et de porter leur regard neuf sur de nombreux films.

Trois des élèves qui ont participé à la réalisation et leurs trois encadrants.

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DÉVELOPPEMENT DURABLE… DÉVELOPPEM NT DURABLE… DÉVELOPPEMENT DURABLE… LOPPEMENT DURABLE… DÉV DÉVELOPPEMENT D T DURAB

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Station d’épuration des eaux usées

EAUX NORMES ! Plus de 20 ans après la mise en service de l’usine intercommunale de traitement des eaux usées (Le Port/La Possession), il était nécessaire de procéder à des travaux de réhabilitation et d’extension de cette station d’épuration. n service depuis 1989, l’usine intercommunale de traitement des eaux usées était arrivée à saturation de sa capacité de traitement. Des études menées à la demande du Syndicat Intercommunal de l’Assainissement Le Port-La Possession (SIAPP) ont, en effet, souligné la nécessité de procéder à l’extension de la station d’épuration et de travailler à l’amélioration du traitement.

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« Ces travaux sont nécessaires afin de faire face à la pression démographique et à l’augmentation de l’activité, notamment industrielle, précise Jean-Yves Langenier, le maire du Port. Ils vont permettre à notre station de doubler sa capacité de traitement jusqu’à 87 000 équivalents habitants ; correspondant aux besoins actuels et futurs des deux collectivités à l’horizon 2025. »

Le chantier d’extension a donc démarré en mars dernier. L’impératif est de continuer à assurer le fonctionnement de l’actuelle station pendant la durée des travaux et de respecter les exigences réglementaires. Située sur une surface de 2.5 hectares, la future station offrira une plus grande fiabilité du traitement des effluents permettant ainsi de mieux garantir la protection du milieu marin.

LE PORT, VILLE VERTE Bien avant l’émergence de la notion de développement durable, la Ville du Port intègre dans sa politique la nécessité de protéger l’environnement. Quelques exemples. • 1980 : la première usine de traitement des déchets ménagers de l’île est construite au Port et produit du compost utilisé à l’entretien des espaces verts de la ville. • 1990 : implantation d’une première unité de compostage des déchets verts avec les boues de l’usine de traitement des eaux usées. Le compost obtenu sert également pour les espaces verts. • 1991 : la municipalité lance une étude sur la réutilisation des eaux usées (après traitement) pour l’irrigation des espaces verts et pour certains besoins industriels. Ce dossier sera retardé pour des raisons administratives d’ordre sanitaire. • 1999 : le conseil municipal adopte une « charte vélo » et un schéma directeur vélo en 2004. • 2006 : relance des études pour la réutilisation des eaux usées appuyées par la signature d’une convention avec l’Observatoire Régional de la Santé pour le suivi sanitaire. • 2007 : le conseil municipal adopte le programme de développement durable « Le Port, ville solaire » qui consiste à lutter contre les effets du changement climatique essentiellement en privilégiant les énergies renouvelables, en l’occurrence le solaire. • 2007 : implantation de récifs artificiels sur le littoral pour la valorisation des fonds marins et la reconstitution de la flore et la faune marines. • 2008 : la Ville signe une charte de réduction de la pollution lumineuse pour la sauvegarde d’oiseaux endémiques (Pétrels de Barau, Puffins de bâillon), avec la SEOR. • 2008 : étude menée sur le potentiel d’Énergie Thermique des Mers (ETM) au large de la Ville. • JUIN 2009 : lancement de l’opération « Cité Ravine à Marquet, quartier solaire ». Livrée en mars 2011, elle répondra aux besoins de la population et sera aux normes au regard des directives européennes.

Arroser les espaces verts avec de l’eau recyclée La commune du Port travaille depuis 15 ans à un projet de réutilisation des eaux épurées en sortie de station après un traitement plus poussé. En effet, une étude est engagée pour évaluer la pertinence du projet et sa faisabilité technique et sanitaire. Mais le projet a été freiné à cause de contraintes réglementaires, qui plus est en millieu tropical. Une nouvelle étude est actuellement en cours et une convention de partenariat a été signée avec l’Observatoire Régional de la

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Santé (ORS) pour le suivi sanitaire du projet. La commune compte ainsi éviter le rejet en mer de 7 600m 3 d’eau à partir de 11 400m3 par jour d’effluent. L’eau déjà de bonne qualité en sortie de station sera à nouveau traitée dans une unité spécifique pour pouvoir être utilisée sur des espaces verts de la commune mais également par des industries qui ne nécessitent pas d’eau potable.

COMBIEN CA COÛTE ? 21 millions d’euros (financement Europe/ État/Région/Office de l’eau, 60% et financement SIAPP, 40%)

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LE… DÉVELOPPEMENT DURABLE… DÉVELOPPE EMENT DURABLE… DÉVELOPPEMENT DURABLE… DÉVEL T DURABLE… DÉVELOPPEMENT DURABLE… DÉVEL DÉVELOPPEMENT DU OPPEMENT Patrimoine Bâti

DÉVELOPPEMENT DURABLE

VERT L’AVENIR ! En travaillant en collaboration avec l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), la Ville du Port s’engage à ce que les notions de développement durable, d’écologie et de protection de l’environnement deviennent, sur son territoire, une réalité. a ville du Port a été construite dans le delta de la rivière des Galets, terrain aride à la végétation pauvre et sèche. En 1940, un voyageur de passage écrit : « Des tourbillons de poussières encerclent le village, il est à souhaiter que ces lieux offrent, un jour, aux regards un spectacle moins misérable. » La ville-jardin est alors à inventer. Moins d’un siècle plus tard, le paysage portois s’est métamorphosé, la poussière a laissé place à plus de 1.560.000 m2 d’espaces verts. Que de chemin parcouru. Très tôt, la Ville du Port a intégré dans sa politique la nécessité de prendre en compte la protection de l’environnement.

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Ainsi, dans les travaux d’aménagement de son territoire, la commune intègre les prescriptions énergétiques et environnementales. C’est dans ce contexte que naît la collaboration de la Ville du Port avec l’ADEME pour assurer aux

projets portois un accompagnement écologique de qualité sur plusieurs actions : • Réalisation du bilan carbone des bâtiments communaux. • Mise en place d’un plan de déplacement inter-entreprises (PDIE) pour la ZAC 2000 et la ZIC n°2 et n°3. • Soutien au développement d’un habitat social bioclimatique. • Réalisation d’un diagnostic pour optimiser le parc d’éclairage public. • Réalisation d’un diagnostic énergétique et thermique de son patrimoine.

OPTICLIM, un outil performant La consommation énergétique des bâtiments à La Réunion se résume à l’utilisation de l’électricité (électricité produite à 60% à partir des ressources très carbonées, le fioul et le char-

Bientôt en travaux, le bâtiment de la mairie intégrera les préconisations pour maîtriser au mieux le confort thermique et les dépenses d’énergie

bon avec des émissions de gaz à effet de serre, responsable des changements climatiques). Face à ce constat, la Ville du Port, dans le cadre de son partenariat avec l’ADEME, se lance dans la démarche OPTICLIM, élément clé du schéma directeur du patrimoine bâti. OPTICLIM est une méthode d’aide à l’amélioration des

performances énergétiques de petits bâtiments équipés de systèmes de climatisation individuels. L’ADEME, en collaboration avec l’université de La Réunion, a effectué son développement et en assure l’actualisation. Les équipements de climatisation représentent plus de 50% de la consommation d’électricité des bâtiments.

Dans de nombreux cas, il est possible de réduire jusqu’à 75% ces dépenses sans affecter le confort thermique. C’est l’objectif de l’outil OPTICLIM développé par l’ADEME et adopté par la Ville du Port pour 71 bâtiments du patrimoine communal : écoles, bâtiments communaux, centres culturels, etc.

JEAN-YVES LANGENIER : FACE À L’URGENCE DES ENJEUX ÉCOLOGIQUES Pourquoi s’engager dans la démarche OPTICLIM ? Jean-Yves Langenier : Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que les activités humaines mettent en péril l’équilibre de la planète. Nous devons donc multiplier les actions en matière de développement durable. Par exemple, en adoptant la démarche OPTICLIM, la Ville du Port s’attaque au problème de la consommation excessive d’énergie électrique engendré par les systèmes classiques de climatisation dont l’impact contribue au phénomène de changement climatique. Cette méthode simple et rapide permet de diagnostiquer les bâtiments et les installations et de réaliser les travaux nécessaires pour améliorer qualitativement le confort thermique du patrimoine communal. On peut ainsi économiser jusqu’à 75% de l’énergie utilisée pour climatiser. Quels sont les objectifs pour la commune du Port ? Jean-Yves Langenier : L’économie d’énergie d’origine fossile est la motivation essentielle face à l’urgence des enjeux écologiques et économiques. La méthode OPTICLIM s’intègre dans un mouvement général impulsé au Port de longue date. Parmi les actions

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réalisées ou engagées, on peut citer l’effort important de végétalisation entrepris depuis 1971, la maîtrise des ressources en eau, l’intégration des préconisations PERENE (performance énergétique des bâtiments) dans le Plan Local d’Urbanisme, le programme « Le Port, ville solaire » (2007) et le « Plan Climat Territorial » avec notamment l’opération « Ravine à Marquet, quartier solaire », la « charte vélo » (1999), la recherche de potentiel en énergie thermique des mers (2008), etc. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes engagés dans un partenariat fructueux avec l’ADEME, partenariat qui se décline à travers différentes actions : OPTICLIM, bilan carbone du territoire communal, réhabilitation bioclimatique de l’habitat, diagnostic sur l’éclairage public, etc. La démarche OPTICLIM est exemplaire puisqu’elle associe des partenaires tels que l’ADEME, la Ville du Port mais aussi des chercheurs et des ingénieurs de l’université de La Réunion. Plus que jamais, nous devons unir nos efforts et nos savoir-faire pour contribuer à sauvegarder l’équilibre écologique de la planète.

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RÉZIDANS DANN KABARDOCK

RÉZIDANS DANN KABARDOCK… RÉZIDANS DA RDOCK RÉZIDANS DANN KABARDOCK… RÉ K RÉZIDANS DANN KABARD ABARDOCK… RÉZID NN KABA

Ti Fock

DOKER

MALOYA SÉ LA BAZ, APRÉ MI RAZOUT IN KOULÈR MODERN Nana plis 30 an déza Ti Fock i régal nout zorey ek son mizik. Dopi la « fèt Témoignaz » dann Port ziska Paris, l’Italie, lo Japon é d’ot landroi ankor, son maloya élektrik i arèt pa fé dans domoun. Ti Fock i sobat mèm, pou fé konèt son manyèr voir la mizik, pou partaz son maloya élektrik. Moi d’novanm é désanm, li s’ra dann stidio Kabardock pou prépar in nouvo CD.

Ti Fock, ou la sort in CD an 2005, « Titiay ». Zordi ou travay dési in nouvo CD. Koman ou la prépar nouvo lalbom-la ? Lo zistoir i remont pandan festival Jazz, téat Sin-Zil. La, moin la rankont dé zartis : Laurent De Wilde, in pianis jazz, é Otisto 23, in aranzèr. Lo son li lé kapab tir èk bann mashine-la té bébèt.

Mi gèt si lo por Na bato sort déor Mi wa na dokèr La pokraz èk lo kèr Koté blan koté nwar Wo lé tan po nou war Sini vé sanz manyèr Fo kabay lé rouvèr Akos akos sakoté don Anvoy anvoy andan lopé Tasyon tasyon wopa tombé Levé wayo (bis) Mi gèt si lo por Na bato sort déor Mi wa na dokèr Lé po kraz èk lo kèr Solèy si la po Wo dokèr po soufèr Wo mondyé sényèr Wo saken son doulèr Wo falé falé Singi ya… Refrain Wa ki lé ou la A gèt in pé koman lazénès

Moin la di « i fo se boug-la, Otisto 23, mi travay èk li ». Mon manager « Run Production France » la aranz in kolaborasion. Otisto 23 lé produktèr, aranzèr, mizisien é li na in label produksion an Frans. Li té koné pa moin, mé li la rod dési internet kisa mi lé, li la asèt mon mizik é li la di lé bon, li travay èk moin. La toush amoin trè for. Té in gran lonèr. Pou moin, lé inportan mizik Ti Fock i évolié ankor. Otisto 23 i kolabor ek moin dési se nouvo lalbom é nou la komans travay an zuiyé pou fé bann priz de son. Li artourn an novanm pou mixé é masterizé o kabardock. An plis, dési se lalbom, Winston McAnuff, in gran shantèr reggae, la partisip ek moin si in shanson.

sé la baz, apré mi ésèy razout in koulèr modern. Domoun lé sirpri akoz shak lalbom lé diféran. Mi ésèy fé in maloya 21èm sièk. Sa la pa in maloya tradisionèl. Mi vé fé évolié la mizik. Tout sak mi fé, mi fé ek pasion. Moin na in rogar fitiris dési la mizik.

Sinonsa, ou sra an « rézidans d’artis » dann Kabardok.

Ousa ou tir out linspirasion ?

Lo Port la donn amoin la shans travay mon nouvo lalbom. An novanm é désanm, èk mon bann mizisien, nou sra Kabardock. Lékip Kabardock i donn anou lo koté téknik. Nou va zoué é répèté èk présizion. Lé inportan akoz apré, nou doi alé an tourné La Rényon é an Frans. Kosa la mizik Ti Fock i rakont ? Koman ou mazine out mizik ? Sa in maloya élektrik, in maloya élektro-roots. Maloya,

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Ive wao Wa ki lé ou la Wo nana potoufé Fo la min po démayé Wa ki lé ou la Levé wayo (bis) Mi gèt si lo por Na bato sort déor Mi wa na dokèr Lé po kraz èk lo kèr Solèy si la po Wo dokèr po soufèr Wo mondyé sényèr Wo saken son doulèr Wo falé falé Singi ya… Wa ki lé ou la A gèt in pé koman lazénès Ive wao Wa ki lé ou la Wo nana potoufé Fo la min po démayé Wa ki lé ou la Levé wayo (bis)

Out shanson « Dokèr » la toush in bonpé domoun partou mé sirtou bann Portoi. Moin la grandi dann Port. Promié foi moin la toush in guitar, té dann karo boidlé koté Cœur Saignant. Moin na bokou latashman èk Lo Port. Toultan, moin té guèt bann dokèr travay. Lété in travay dir ! Moin na bonpé kamarad dann por. Shansonla, sé in lomaz pou zot.

Dann listoir, dann la mémoir, dann lidantité. Lé inportan pou bann Rényoné konèt zot listoir. Dann mon shanson, moin la anvi témoigné é informé. Zordi, maloya lé dann patrimoine mondial l’UNESCO. Koman ou voi sa ? Mié vo tar ke zamé ! Sé in nouvèl i donn bokou lèspoir. Mé mi pans sé avantou in rekonèsans politik. Astèr, i fo atann pou oir kosa i aport anou vréman.

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PROGR Découvrez la présentation de la 1re résidence des danseurs sud-africains avec le chorégraphe réunionnais Kenji, du crew Soul City. MAGASIN D2, PORT OUEST

Une action pour le développement durable et les modes de transports doux. Départ au stade Lambrakis à 8H30. Arrivée au complexe sportif municipal à 10H30. STADE LAMBRAKIS ET COMPLEXE SPORTIF MUNICIPAL

DU 20 NOVEMBRE AU 20 DÉCEMBRE

expo BIENNALE ART DESIGN CRÉATION NUMÉRIQUE ET IMMATÉRIELLE 22 artistes venus de Chine, Thaïlande, Brésil, Congo, Burkina Faso, Australie, Japon, Nouvelle-Calédonie, Mexique, Cameroun, Afrique du Sud, Madagascar, Maurice, Colombie et La Réunion. MAGASIN D2, PORT OUEST, DU MARDI AU SAMEDI DE 10H À 19H

LUNDI 23 NOVEMBRE

sport ROUND CRÉOLIA LE PORT VILLE-ACCUEIL Régate en catamaran F18 autour de l’île rassemblant une douzaine d’équipages internationaux. La première étape se déroule entre Sainte-Rose et Le Port. Arrivée prévue entre 15H et 17H. PORT OUEST, BASE NAUTIQUE DES MASCAREIGNES

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MARDI 24 NOVEMBRE > 18H30

VENDREDI 27 NOVEMBRE > 20H

spectacle

spectacle

VENDREDI 27 NOVEMBRE > 18H-21H30

sport

LE SECRET DE GRAN-MÈR KAL

FESTIVAL DANSES & DOCKS

Théâtre musical avec Mady Wolf, Lise Rousselière, Harry Juan.

Danses et créations « made in » océan Indien. - Carte blanche à Kinta Kawata - Haine, Terre, Rieur (Kenji) - Aduna (Compagnie Etha Dam)

THÉÂTRE SOUS LES ARBRES

JEUDI 26 NOVEMBRE > 20H

spectacle FESTIVAL DANSES & DOCKS Danses et créations « made in » océan Indien. Dans le cadre de la 1re année d’immersion du Kabardock dans l’univers des cultures urbaines.

MAGASIN D2, PORT OUEST

VENDREDI 27 NOVEMBRE > 8H30-10H30

URBAN ATHLÉ 3e étape et finale de la compétition dédiée aux multiples disciplines d’athlétisme (course, saut, lancer...). PLACE DES CHEMINOTS

SAMEDI 28 NOVEMBRE > 10H

événement

HOMMAGE AUX VICTIMES sport DU 28 CYCLO MARMAY NOVEMBRE 1942 Les élèves des écoles primaires du Port, du CM1 et du CM2, parcourront les pistes cyclables de la ville en vélo.

Cérémonie au cimetière marin. CIMETIÈRE MARIN

LE PORT SA MÉM MÉM / OCTOBRE 2009


RAMME DÉTAILLÉ SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 NOVEMBRE > 10H-18H

professionnel « Face à la crise, comment travailler avec la Chine ? » HALLE DES MANIFESTATIONS

animation ANIMATIONS PARC BOISÉ Animations pour les enfants, structures gonflables...

PARC BOISÉ

SAMEDI 28 NOVEMBRE > 20H

DIMANCHE 29 NOVEMBRE > 7H-20⁄

DIMANCHE 29 NOVEMBRE > 16⁄

concert

sport

sport

ZISKAKAN ET SES INVITÉS EN CONCERT

CONCOURS DE PÉTANQUE

ROUND CRÉOLIA POSTLOGUE

LITTORAL NORD

Rassemblement de passionnés de pétanque pour une journée dédiée à la convivialité et au fair-play. BOULODROME MAX ROUSTANJEE

SAMEDI 28 NOVEMBRE > 9H-17H

Régate en catamaran hors classement. Départ et arrivée Port Ouest. Parcours le long du littoral nord. Cérémonie publique de remise des prix à 18H. PORT OUEST, BASE NAUTIQUE DES MASCAREIGNES

animation ANIMATIONS CENTRE-VILLE Scène musicale avec Feelinga, Tribal Fusion et Jim Fortuné de 9H à 12H.

DIMANCHE 29 NOVEMBRE > 8H-11H

sport DU 27 NOVEMBRE AU 6 DÉCEMBRE

foire

PLACE DU MARCHÉ COUVERT, RUE FRANCOIS DE MAHY

SAMEDI 28 NOVEMBRE > 19H

FOIRE INTERNATIONALE animation DES FEU D’ARTIFICE MASCAREIGNES LITTORAL NORD La plus grande foire économique de La Réunion, véritable carrefour d’échanges avec les pays de la zone océan Indien. 17 pays représentés sur 16 000 m2. Cette année l’invité d’honneur est l’Océanie : NouvelleCalédonie, Australie, Nouvelle-Zélande. Nouveauté : un salon

LE PORT SA MÉM MÉM / OCTOBRE 2009

TRANS’PORT VÉLO VILLE Balade en vélo à travers les rues de la ville. Circuit : stade Lambrakis, place des Cheminots, complexe sportif municipal, stade Lambrakis. STADE LAMBRAKIS

DIMANCHE 29 NOVEMBRE > 9H-16H

sport JEUX NAUTIQUES Jeux des jeunes (jeux d’adresse aquatique). Trophée Jeux Nautiques Open.Régate de dragon boat par équipes de 10 rameurs. Nouveauté : découverte de l’activité handi-voile avec le bateau « Cap au Large ». PORT OUEST, BASE NAUTIQUE DES MASCAREIGNES

FÈT LA VIL LO PORT Organisation en partenariat avec : L’École Supérieure des Beaux-Arts de La Réunion, l’Institut de l’Image de l’Océan Indien, Kabardock, Base Nautique des Mascareignes, Ligue Réunionnaise de Voile, Safran O.I., Office Municipal du Sport, SEM GEM’ Port des Mascareignes – La Halle des Manifestations, Ligue Réunionnaise d’Athlétisme, USPG Athlétisme, Trans’Port Vélo Ville, Boules Portoises communales, OPIAPA. Photos et illustrations : Nathalie Véchot, Jean-Noël Énilorac, Safran O.I., Kabardock, ESBAR, Comme on a dit, fonds photographique de la Ville du Port.

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AMÉNAGEMENTS…AMÉNAGEMENTS…AMÉNAGE NAGEMENTS… AMÉNAGEMENTS… AMÉNAGEM TS… AMÉNAGEMENTS…AMÉNAG … AMÉNAGEMENTS…AMÉNA AMÉNAGEME AGEMENT Mail de l’Océan

AMÉNAGEMENTS

SUIVEZ LES PALMIERS POUR TROUVER LA MER Le mail de l’Océan reliera les quartiers au cœur de la cité et toute la ville descendra vers la mer, par l’allée des palmiers, depuis le rondpoint de la Rose-des-Vents jusqu’à la place de la Pointe-des-Galets dans le vieux port. l’entrée de la ville, le rond-point de la Rosedes-Vents marque le début d’un itinéraire urbain jalonné de palmiers, qui traverse la cité en ligne droite et permet aux quartiers de converger vers le port de la Pointe-des-Galets pour rejoindre la mer. Baptisé « mail de l’Océan », ce trajet emprunte d’abord l’avenue RaymondVergès ou « voie Triomphale ». Il aborde ensuite le triangle qui accueillera bientôt le centre de Formation des Autodidactes et des Cadres (FAC), puis il longe la médiathèque, l’école supérieure des BeauxArts et l’école d’Architecture. Entre le boulevard de Verdun et la rue François-de-Mahy, la future « avenue des Chagos » permettra enfin de rejoindre plus bas, la dernière séquence du mail : le quartier commerçant récemment rénové. Le parcours se termine dans le vieux port, sur la place de la Pointe-des-Galets.

À

Autrefois, le chemin de fer, le port de la Pointe-des-Galets, le marché couvert, la mairie, le cinéma Casino et l’église

cristallisaient l’animation de la cité. Rassemblés dans un périmètre qui constitue aujourd’hui le quartier historique de la ville, ces hauts lieux de la vie portoise ont, pour certains, progressivement décliné ou tout simplement disparu comme le chemin de fer. Le mail de l’Océan fera battre à nouveau ce cœur de ville en y ramenant des habitants et de l’activité. Le projet du mail de l'Océan, plus particulièrement la séquence de la future « avenue des Chagos » (actuellement en travaux entre le boulevard de Verdun et la rue François-de-Mahy), se situe au cœur de la ville sur 3,6 hectares. Le mail de l’Océan sera ponctué de services et d’espaces publics, de commerces, de centres médicaux, de logements. La circulation sera limitée à 30 km/heure afin de sécuriser piétons et cyclistes. Enfin, le mail accueillera le tram-train régional sur une partie de son tracé.

Cet axe central, qui ouvre une perspective vers la mer depuis l’entrée de la ville, crée un lien fédérateur entre les quartiers périphériques récents et le cœur historique de la cité.

Une architecture équilibrée Le long du mail de l’Océan, l’architecture, comme un trait d’union entre «Le Port d’hier » et « Le Port de demain », raconte une histoire. La conception des dif-

férents types de logements sera adaptée aux modes de vie d’aujourd’hui et devra répondre aux principes de performance énergétique et de développement durable, tout en s’inspirant du vécu portois. À terme, le mail de l’Océan devrait permettre d’accueillir environ 1 300 habitants dans les 400 nouveaux logements prévus dans le programme de l’opération. Afin de favoriser la mixité sociale

et de densifier le centre-ville, l’offre en logements sera diversifiée : habitat intermédiaire, social, de standing, résidences spécialisées, studios, programmes d’accession à la propriété. Il s’agit pour la Ville de limiter le départ vers d’autres communes de ménages portois de catégories sociales moyennes, et d’équilibrer le parc de logements actuel tout en poursuivant la politique de résorption de l’habitat insalubre.

LE MAIL ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE À travers son programme « Le Port, ville solaire » adopté en 2007, la municipalité affirme sa volonté d’œuvrer pour maîtriser la demande en énergie avec notamment la mise en place d’un « Plan Climat Territorial » et l’adaptation des documents d’urbanisme afin de favoriser les économies d’énergie, la production de l’énergie solaire et le confort thermique. En amont de cette dynamique, l’opération du mail de l’Océan s’est appuyée dès 2004 sur les préconisations PERENE (performance énergétique des bâtiments) pour modifier le PLU (Plan Local d’Urbanisme). Les constructions doivent donc répondre aux normes de confort sur divers points : isolation thermique, ventilation, performances énergétiques. Le chantier de l’avenue des Chagos.

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LE PORT SA MÉM MÉM / OCTOBRE 2009


URE… CULTURE… CULTURE… CULTURE… CUL CULTURE CULTURE… CULTURE… CULTURE URE CULTURE… CULTURE… RE CULTURE… CU CULTUR

CULTURE

Biennale des arts actuels

LA RÉUNION TERRE D’INCUBATION ARTISTIQUE ? Du 20 novembre au 20 N o u v e l l e - C a l é d o n i e , Mexique, Afrique du Sud, décembre prochain, Madagascar, Maurice, les arts actuels s’ex- Colombie, Burkina Faso, posent au Port, à l’ini- Cameroun et bien sûr La tiative de l’École Supé- Réunion. rieure des Beaux-Arts Convergence de La Réunion. La des talents biennale d’art, du design et de la créa- À Dos d’Ane, les artistes se tion numérique et trouvent en résidence de création. immatérielle rassemIls sont accueillis par l’École blera les œuvres de Supérieure des Beaux-Arts 22 artistes venus de de La Réunion au sein de la différents pays de plateforme de recherche « sciences et art » sur le payl’hémisphère sud. sage dans toutes ses dimenculpture, installation « mixed média », animation 2D, papier découpé, peinture, vidéo art, design, mobilier urbain…

S

Le programme de la biennale d’art, du design et de la création numérique et immatérielle (ADCNI) est des plus ambitieux. Les œuvres réalisées en résidence seront exposées du 20 novembre au 20 décembre au Magasin D2, dans le port historique de la Pointe des Galets. Située à la croisée des cultures et des chemins entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe mais aussi l’Amérique du Sud, cette biennale de préfiguration des arts actuels a pour objectif de mettre en lumière l’expression créative des pays dits du « sud économique » et ainsi faire de notre île une terre d’incubation. Sur une cinquantaine de candidatures, 22 artistes ont été sélectionnés pour participer à cette expérience. Ils viennent de 14 pays différents : Chine, Thaïlande, Brésil, Congo, Australie, Japon,

sions qu’elles soient humaines, naturelles, urbaines, virtuelles, sociologiques, ethnologiques, philosophiques…

LES ARTISTES DE LA BIENNALE LU

Wuyun

Chine

installation en papier découpé

TIAN

Miaozi

Chine

vidéo autour de l'installation en papier découpé

FU

Min

Chine

animation 2D

SARAWUT

Chitiwomgpeti

Thaïlande

installation mixed-media

LIMA

Tulio Carapia Baptista

Brésil

peinture sticker land art

KABALA KASHAMA

Aser

Congo

installation

CRAIG

Amy

Australie/Sydney

installation vidéo

MASAMI

Burke

Japon

installation sculpture

DARMIZIN

Cillia

Nouvelle-Calédonie

sculpture

Les œuvres artistiques ou projets de design créés dans le cadre de cette résidence seront exposés lors de la biennale et seront surtout montrés tant au grand public qu’aux professionnels.

HERRERA RODRIGUEZ

Hector Enrique

Mexique

peinture

TRYON

Denzil Jordan

Afrique du Sud

sculpture

RANDRIAHAS ANDRATA

Razafimandimby

Madagascar

peinture sur bois / installation

NIRVEDA

Alleck

Maurice

installation vidéo

NUNO RAMIREZ

Enrique Fabian

Mexique

sculpture

Des ateliers de médiation culturelle et des conférences seront mis en place pendant cette biennale. Le public ainsi que les scolaires seront accueillis par des médiateurs culturels.

ECHEVERRI

Natalia

Colombie

vidéo documentaire

Congo

design mobilier urbain

Les visites seront commentées pour créer le dialogue. Faire de notre île un territoire de convergence des talents, c’est l’enjeu majeur de la biennale de l’ADCNI.

LIGNES ROUGES

Il s’agit de placer ces artistes dans une démarche de recherche scientifique et artistique pour favoriser les questionnements sur le statut de l’art, pour qu’ils puissent s’imbiber du contexte mais aussi des uns et des autres.

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NZOLO NGAMABU Cedrick KOSSY

Traoré

Burkina Faso

sculpture

MBASSI BELLA

Cyrille Landry

Cameroun

installation vidéo

QUELAND DE SAINT PERN

Yohann

La Réunion

video

MANGLOU

Gabrielle

La Reunion

installation dessin/peint

OMAR AWADI

Myriam

La Réunion

installation

ALLAOUI

Mounir

La Réunion

vidéo

La Réunion

streetart - hommage à un artiste mort il y a peu de temps - Louis Pavageau

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ULTURE… CULTURE… CULTURE… CULTURE… CUL E… CULTURE… CULTURE… CULTURE CULTU … CULTURE… CULTURE CUL CULTURE… CULTURE RE… CULTU

CULTURE

Les Messagers du Gospel

DE «OH HAPPY DAY» AU «GOSPEL MALOYA»... L’Association Réunionnaise pour la Promotion du Gospel (ARPGO), qui gère les Messagers du Gospel, fête cette année ses 10 ans. Pour l’occasion, elle a donné le dimanche 27 septembre dernier, un concert à l’église Sainte Jeanne d’Arc du Port. Retour sur le parcours de ces passionnés, les Messagers du Gospel. Leur secret ? Le travail, la discipline et la rigueur. ’église Sainte Jeanne d’Arc est quasiment pleine et l’émotion est palpable dans le public. L’instant est presque solennel mais c’est surtout un grand moment de joie, de partage et de fraternité. Nous ne sommes pas à la messe, non, nous sommes au concert anniversaire des Messagers du Gospel. 10 ans, cela se fête ! Ce soir-là, les vitraux de l’église ont vibré sous les voix puissantes des choristes et sous les salves des applaudissements.

L

Parmi les spectateurs, il y a les fidèles du groupe, des membres fondateurs de l’as-

sociation, d’anciens choristes et beaucoup de Portois amateurs de gospel. Presqu’une réunion de famille. D’ailleurs, les spectateurs n’hésitent pas à se lever pour applaudir, pour danser, pour chanter. À capella ou en musique, du « medley Marley » à l’incontournable « Oh happy day », le répertoire des Messagers du Gospel a ainsi offert à l’assistance deux heures d’un moment à part. La vie des associations est loin d’être un long fleuve tranquille ici comme ailleurs et ce n’est pas l’Association Réunionnaise pour la Promotion du Gospel (ARPGO)

L’église Sainte Jeanne d’Arc, un lieu idéal pour le gospel.

qui affirmera le contraire. Elle a effectivement traversé des moments difficiles mais heureusement elle a connu aussi des moments plus joyeux.

« Le roi lion » à Paris La nouvelle équipe de bénévoles et la présidente, Yvette Agosti, ont réussi à remonter tant bien que mal la pente

des tracasseries administratives. Aujourd’hui, à l’heure de fêter leurs 10 années d’existence, les souvenirs se bousculent dans la tête et Yvette se rappelle des débuts de l’association. « C’était il y a tout juste 10 ans. Des copains fans de gospel américain s’amusaient à chanter. Ils répétaient chez les uns et les

autres. De fil en aiguille et la passion aidant, ils se sont structurés en association sous la présidence de Fridor Fenteu. » ARPGO a ensuite connu plusieurs équipes de dirigeants, avec des hauts et des bas. 10 ans après, c’est une équipe nouvelle et plus dynamique que jamais qui se trouve aux commandes et qui ne ménage pas ses efforts pour faire fonctionner l’association. Avec succès d’ailleurs puisque les demandes pour animer les mariages et donner des concerts sont de plus en plus nombreuses. Aujourd’hui, les Messagers du Gospel comptent parmi les meilleures chorales de l’île. Le potentiel vocal est là. La preuve, Portia Manike, une choriste du groupe ARPGO d’origine sud-africaine vient d’intégrer, après casting, la comédie musicale « Le roi lion » à Paris.

Les Messagers du Gospel en action.

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Qu’est-ce qui fait le succès des Messagers du Gospel ? « Nous avons une petite touche d’originalité qui nous différencie des autres chorales. Notre répertoire est fait de gospel américain mais aussi de beaucoup de chants africains et même de gospel maloya, explique Yvette. Mais surtout le secret de la réussite, c’est le travail, la discipline et la rigueur. »

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JOURNÉES DU PATRIMOINE

Exposition à la ZAC 1

URNÉES DU PATRIMOINE… JOURNÉES DU PAT U PATRIMOINE… JOURNÉES DU PATRIMOINE OINE JOURNÉES DU PATRIM ATRIMOINE… JOUR ATRIMOINE ÉES D L’ANRU, KOSASA ?

HABITER UN QUARTIER, C’EST LE VIVRE AU-DELÀ DU SEUIL DE SA PORTE Une exposition de photos du quartier de la ZAC 1 était organisée au foyer Zambrokaz les 19 et 20 septembre derniers lors des journées du patrimoine. Retour sur ce temps fort de la vie du quartier qui a rassemblé les habitants et les associations. Aujourd’hui. Laurent Zitte, le photographe portois, a affiché, tout autour du foyer Zambrokaz, de grandes photos du quartier en noir et blanc prises par les habitants eux-mêmes lors du projet « Sak nou wa ».

e quartier de la ZAC 1 était à l’honneur lors des dernières journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre. Le public était invité à découvrir au foyer Zambrokaz l’exposition de photos retraçant l’histoire du quartier. La ZAC 1 du passé mais aussi celle de demain puisque le quartier est engagé dans un programme de rénovation urbaine (voir encadré). Le projet consiste à améliorer le cadre de vie des familles par la réhabilitation de l’habitat et l’aménagement des espaces publics.

L

habitants de la ZAC 1 venaient du bidonville « Cœur Saignant ». Ainsi tel habitant reconnaît un tonton, un autre une jeune cousine. 30 ans après, les enfants d’hier ont grandi et ont euxmêmes des enfants.

Demain. Le CAUE (Conseil, d’Aménagement, d’Urbanisme et d’Environnement), partenaire de l’action, a exposé ses maquettes et esquisses élaborées avec les étudiants de l’École d’Architecture et avec les élèves de l’école Georges Thiébaut. La thématique était d’imaginer le quartier demain et de l’imagination, les enfants n’en ont pas manqué. En témoigne la profusion de textes qui donnent à réfléchir. Exemple : « habiter un quartier, c’est se l’approprier, l’entretenir au-delà du seuil

Près de 2 000 habitants sont actuellement engagés dans une opération de rénovation urbaine qui concerne trois secteurs : les cités Léon de Lépervanche et Raymond Vergès et un ensemble d’immeubles de la Voie Triomphale. Pour un investissement de 69 millions d’euros (aménagement et construction de logements), cette opération d’envergure permettra d’améliorer considérablement l’habitat mais aussi de rénover les espaces publics et le cadre de vie. Financement : Ville du Port, État, Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), Société d’Habitat à Loyer Modéré de La Réunion (SHMLR), Territoire de la Côte Ouest (TCO), Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

de sa porte. » Qu’elles soient d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, toutes ces photos et contributions valorisent la mémoire du quartier, son âme. C’était en tout cas l’objectif de cette action mise en place par la Ville, l’équipe

de l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), le CAUE et les associations de quartier : association Zac Anime, Tchao la délinkans. Cette exposition, point d’ancrage vers le quartier de demain, a permis d’associer et d’impliquer les habitants dans le

« Sak nou wa », opération menée par Laurent Zitte, avec les habitants.

Ce 19 septembre, parmi le public, il y avait beaucoup d’habitants heureux de voir leur lieu de vie sous les projecteurs. L’exposition s’est déclinée en trois axes : le quartier hier, celui d’aujourd’hui et celui de demain. Hier. Le fonds photographique présenté par Alain Dreneau, « photos de quartiers et de Cœur Saignant il y a trente ans », a fait l’objet de projections commentées. Séquence nostalgie. Les habitants sont sous le charme de ces images « lontan » qui racontent la vie passée, qui réveillent des souvenirs, qui racontent une histoire, leur histoire puisque les premiers

Année 1979. "Korvé dlo" pour un marmay du bidonville Coeur-Saignant. Photo d’Alain Dreneau.

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PORTRAIT… PORTRAIT… PORTRAIT… PORTRAI TRAIT… PORTRAIT… PORTRAIT… PORTRAIT… POR … PORTRAIT… PORTRAIT… POR AIT… PORTRAIT… POR ORTRAIT… POR RTRAIT…Boxe PORfrançaise

PORTRAIT

« LA VRAIE FORCE, C’EST D’Y CROIRE JUSQU’AU BOUT »… Encore un défi pour le Portois Jianny Alamelle : tenter de conquérir le titre de champion d’Europe de boxe française en assaut technique. Cela se passe en novembre, en Espagne. Portrait d’un boxeur qui croît fermement aux valeurs du travail. n Espagne, les championnats d’Europe de boxe française se déroulent du 10 au 17 novembre 2009. Parmi les boxeurs qui participeront à ce championnat, le Portois Jianny Alamelle tentera de conquérir le titre européen en assaut technique. Jianny Alamelle, c’est un palmarès impressionnant : champion du monde de combat en 2005, champion de France Élite en 2006, champion d’Europe de combat catégorie poids léger en 2008 et champion de France en assaut technique depuis avril dernier.

E

À un mois de la compétition, Jianny était serein et n’a pas hésité à nous faire part de ses sensations et de ses espoirs. Il sait que le travail est la valeur sûre pour gagner. Alors il s’entraîne plusieurs fois par jour pour être au top de sa forme.

Un coup de foudre À 13 ans, rien ne prédestinait Jianny à faire de la boxe. Rien, sauf les hasards de la

vie. L’adolescent jouait alors au football sans ressentir de réelle passion pour ce sport. Un samedi, pour faire plaisir à un dalon, il se rend à la journée porte ouverte du club de boxe française de la Rivière des Galets. Là, c’est le déclic. Un coup de foudre. « Ce qui m’attire dans ce sport, c’est le côté technique, la tactique du jeu et la stratégie. La boxe française est un sport de combat, expliquet-il, ce n’est pas de la bagarre. Il ne suffit pas de taper deux ou trois coups de pied pour être le plus fort. » Sur le ring, il se fait vite remarquer et est détecté par son entraîneur, Bertrand Grondin, comme un talent potentiel. Il intègre alors à 17 ans, le CREPS de Toulouse mais il n’y restera que deux mois au lieu des trois ans prévus. « Pas suffisamment mature et beaucoup trop amoureux d’une “ déesse ” restée à La Réunion, explique-t-il. » Le retour dans l’île lui vaut de vivre une période difficile.

Il est sanctionné pour son départ impulsif du CREPS de Toulouse et mis sur le banc de touche de toutes les compétitions. Mais Jianny a 20 ans, il est coriace et rêve, malgré son échec métropolitain, de marcher sur les traces de Jacques Dobaria, de Johnny Déliron ou encore de Patrick Elisabeth. Alors il s’entraîne plusieurs fois par jour intensément, avec rigueur. À la seule force du travail, il regagne peu à peu la confiance des dirigeants. « La vraie force, c’est d’y croire jusqu’au bout » martèle-il comme une devise. À 20 ans, Jianny repart donc pour le CREPS de Toulouse en sports/études où il restera finalement… trois ans ! Trois années de travail intense qui finissent par porter leurs fruits : à 24 ans, il devient titulaire d’un brevet d’État puis en 2007, il est élu meilleur sportif évoluant en métropole et en 2008, meilleur sportif évoluant à La Réunion.

À l’horizon 2010, Jianny Alamelle tentera de conserver son titre de champion de France pour une qualification en championnat du monde. « C’est après cela que je mettrai un terme à ma carrière professionnelle » déclare le jeune boxeur. À l’heure actuelle, Le

Portois se consacre à son insertion professionnelle. Éducateur à l’OMS du Port, il dispense des cours dans les quartiers, dans les écoles, dans les clubs. Il doit, dans le même temps, intégrer une formation aux métiers de la forme et de la force au CREPS de Saint-Paul.

RANDO VÉLO AVEC L’OMS AU PARC BOISÉ Dans le cadre de la semaine de la mobilité, l’OMS du Port en partenariat avec Kar’Ouest, le réseau des transports publics du TCO a organisé le 20 septembre le « Rando Vélo ». Cette ballade en vélo menée par un guide touristique est passée par La Possession, Saint-Paul pour finir en pique– nique « la kour » au Fonnkèr Laurent Vergès, Parc Boisé du Port.

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S… INFOS PRATIQUES… INFOS PRATIQUES… FOS PRATIQUES… INFOS PRATIQUES… INFO INFOS PRATIQUES… INFOS P S INFOS PRATIQU QUES… INF

INFOS PRATIQUES

KONSEY MINISSIPAL 24/09/09 Échanges culturels Le Port / Durban Projet hip-hop avec le Kabardock La charte de coopération signée en novembre 2005 entre les villes jumelles de Durban et Le Port prévoit d’accompagner les échanges culturels et de soutenir la mise en réseaux d’acteurs de l’océan Indien. Le Kabardock a choisi en 2009 de faire des arts urbains un de ses axes de développement et propose un projet de coopération artistique autour du hip-hop, qui repose sur : • l’établissement de deux résidences, l’une au Port, l’autre à Durban, qui rassembleront des danseurs sud-africains et portois ; • la diffusion de spectacles ; • l’appui à la mise en réseau des acteurs culturels sudafricains et portois, les

échanges pérennisés pourront se poursuivre au-delà du projet. Le conseil municipal a approuvé le projet et apportera une participation à hauteur de 15% du budget global.

ZAC « Lépervanche, Vergès, Voie triomphale », lancement d’une consultation pour la désignation d’un concessionnaire d’aménagement Le 27 janvier 2009, le conseil municipal de la Ville approuvait le dossier de création de la ZAC « Lépervanche, Vergès, Voie triomphale ». Cette ZAC entre dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine des quartiers concernés, projet conventionné avec

PUBLIEZ VOTRE MARIAGE OU LA NAISSANCE DE VOTRE BÉBÉ

l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) pour la période 2007-2012. La ZAC a pour but de : • Restructurer et redimensionner les voiries, réhabiliter les réseaux. • Aménager, créer des espaces publics. • Dynamiser l’offre de logements du site en viabilisant des parcelles et en permettant l’accueil d’habitations collectives ou individuelles. • Organiser le relogement des familles. La délibération a porté sur la proposition de confier la réalisation de la ZAC par voie de concession à un organisme spécialisé. Le conseil municipal a voté l’autorisation de lancer une consultation en vue du recueil des propositions pour désigner un concessionnaire d’aménagement.

Le journal LE PORT SA MÉM MÉM vous propose de publier votre mariage ou la naissance de votre enfant. Pour cela, il vous suffit de remplir ce coupon, de le dater, de le signer et de le déposer au service de l’État Civil de la mairie du Port. Vous pouvez aussi l’envoyer par la poste à l’adresse suivante : JOURNAL LE PORT SA MÉM MÉM, HÔTEL DE VILLE, 9 RUE RENAUDIÈRE DE VAUX, BP 2004, 97821 LE PORT CEDEX. Je soussigné(e) certifie sur l’honneur autoriser la commune du Port à publier dans son journal LE PORT SA MÉM MÉM les informations ci-dessous, personnelles ou concernant un ayant droit ayant la qualité d’ascendant, de descendant ou de collatéral.

Nom, Prénom :

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Tél., adresse :

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Fait au Port le :

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MARIAGE

ENQUÊTE INSEE Mademoiselle : nom de jeune fille et prénoms

L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques-INSEE nous informe de la réalisation d’une enquête sur les changements démographiques et sociaux dans les Dom, du 1er octobre 2009 au 27 février 2010. Cette enquête s’articule autour de trois thèmes majeurs : • Les migrations • La famille • Le vieillissement

Monsieur : nom de famille et prénoms

Date du mariage :

Signature obligatoire

ENQUÊTE INSEE

NAISSANCE

L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques-INSEE nous informe de la réalisation d’une enquête sur le patrimoine des ménages entre octobre 2009 et janvier 2010. Cette enquête a pour but de recueillir des données sur la composition du patrimoine sous ses différentes formes : patrimoine financier, immobilier et professionnel, endettement… Dans notre commune, un certain nombre de ménages seront sollicités et interrogés par un enquêteur INSEE, muni d’une carte officielle. Les réponses fournies restent anonymes et confidentielles, comme la loi en fait la plus stricte obligation.

Nom de famille de l’enfant :

Prénoms de l’enfant :

Date de naissance de l’enfant :

Signature obligatoire

BONJOUR LES BÉBÉS ! ROMAN Maïwenn : 21/09/09 LARTIN Noah, Hugo : 02/10/09 LOPIN Caroline : 04/10/09

Vous aussi… publiez votre mariage ou la naissance de votre bébé Le Journal « LE PORT SA MÉM MÉM » vous propose de publier votre mariage ou la naissance de votre bébé. Pour cela, il vous suffit de remplir ce coupon…

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NOUVELLE SERIE

PUBLICATIONS DE LA VILLE DU PORT Directeur de publication : Michel SÉRAPHINE Coordination générale : Service Communication Ville du Port Rédaction : Kristel SÉRAPHIN Réalisation et impression : GRAPHICA SAINT-ANDRÉ D.L. 4456 - Novembre 2009 • ISSN 0247-7068 Crédits photos : N.V : Nathalie Véchot • L.Z : Laurent Zitte J-N.E : Jean-Noël Énilorac • IPR : Imaz Press Réunion

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FIFAI 2009

L’association Gran-Mèr-Kal a présenté le vendredi 18 septembre à la médiathèque Benoîte Boulard, le conte « Kaz an Kaz : Z'espri la kaz ». Une interprétation de Ketty Lisador, accompagnée du musicien Bernard Brancard qui a ravi les petits et les grands.

Le rideau est tombé sur le Festival International du Film d’Afrique et des Iles (FIFAI), qui s’est tenu du 26 septembre au 4 octobre. Le cinéma Casino, le Hangar, le Théâtre sous les arbres, l’École Supérieure des Beaux-Arts, la cité Carambole et le foyer Zambrokaz… autant de lieux de projection qui ont fait vivre l’esprit de ce grand rendez-vous du 7e art dans la toute la ville. Comme chaque année, le FIFAI a salué la richesse des oeuvres présentées à travers son palmarès : Le Prix Fiction : Z’har, long métrage de fiction de Fatma Zohra Zamoun, Algérie / Le Prix Documentaire : Graines que la mer emporte, du jeune réalisateur sénégalais El Hadji Samba Sarr, Sénégal / Le Prix Film Court : Zétwal, court métrage de fiction et documentaire de Gilles Elie dit Cozaque, La Martinique / Le Prix Jeunesse : Bor bor pain-Les battants, documentaire de Bintou Diarra, Côte d’Ivoire / Le Prix Fé Nèt océan Indien : Week-end à Londres, court métrage documentaire réunionnais de Rafik Afeejee, La Réunion. ▲ LILIAN THURAM

SIHEM HABCHI EN VISITE À LA MEDIATHÈQUE La Présidente de l’association « Ni putes ni soumises » était à La Réunion dans le cadre d’un tour de France pour que la lutte contre les violences faites aux femmes soit décrétée « grande cause nationale » en 2010. C’est cependant en tant que membre du collège permanent de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) que Sihem Habchi s‘est rendue à la médiathèque du Port, où elle a été accueillie par l’adjointe au maire Paulette Lacpatia, pour visiter l’exposition « 18 raisons de lutter contre les discriminations », à l’invitation du délégué régional de la HALDE.

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FRESQUE ▲ MURALE DES COULEURS ET UN PORT Depuis peu, le port de pêche hauturière a perdu un peu de ses teintes grises. Grâce à sept étudiants de l’École Supérieure des Beaux-Arts, il s’est paré de couleurs vives. L’oeuvre créée par les étudiants a le mérite de sortir des clichés habituels de la mer. L’idée était de marquer la position de La Réunion dans le monde. C’est sur un mur de 200 m de long pour 3 m de haut qu’ils ont travaillé durant un mois pour réaliser une fresque colorée qui soit matière à réflexion. Le mur se divise en deux parties. La première représente une carte pixélisée à la manière d’une vue satellite. La seconde partie représente cette même carte mais non pixélisée et en effet miroir.

C’était l’euphorie au stade Lambrakis le 26 septembre dernier. Lilian Thuram, le footballeur de la mythique équipe de France de 1998, invité par la Mai▲ son des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise, a eu 10 KM NOCTURNE droit à un bain de foule au mileu des poussins venus Vous êtes venus par centaines encoude toute l’île. Lilian Thuram s’est prêté de bonne rager les coureurs engagés dans les grâce au jeu : il a écouté attentivement, s’est per« 10 km nocturne » organisés par l’OMS mis quelques plaisanteries, a pris certains marmay et la Ville du Port. Sur la ligne de départ ▲ dans ses bras, les a encouragés, a posé pour les KABARDOCK de cette 7e édition, 435 inscrits, dont des photos, durant plus de deux heures. Un moment handisportifs de l’association Liaison, deux Lo 16 é 17 oktob, Manyan la ramèn un laninoubliable pour les enfants et, à n’en pas doujeunes sud-africaines, Mbali Mokoena et bians salvèrt dann Kabardock ! Du séga piqué ter, pour quelques parents aussi ! Bongekile Hlongwane invitées par la Ville à la ballade créole, le groupe a proposé une vraie du Port dans le cadre de son jumelage avec fiesta au public de la scène portoise, l’occasion PIED À TERRE POUR LES MARINS Durban et la course par quartiers • CLASSEaussi de continuer à fêter ses 20 ans de carMENT MASCULIN: 1. MOEL Arnaud / 2. DUPUY rière en beauté. L’association « Les amis des marins » a David / 3. PRIANON Jean Louis • FÉMININ : 1. inauguré le 13 octobre dernier le nouDERAND Delphine / 2. MOKOENA Mbali / 3. veau centre d’accueil aux marins. Après MAREUX Eugénie • HANDISPORT : 1. VELPRA plusieurs mois de travaux, le nouveau Kévin / 2. RENARD Jean-Yves / 3. ZORA Dominique centre, aux couleurs orangées, offre • QUARTIERS : 1. Rivière des Galets / 2. ZAC I / aux marins de passage la possibi3. CROMS (Comité Régional des OMS de La lité de bénéficier de nombreux serRéunion). vices tant humains que matériels: ▲

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KAZ AN KAZ : Z'ESPRI LA KAZ ▲

ils pourront ainsi utiliser le téléphone, avoir un espace de détente, avoir un soutien spiDans le cadre des rituel… « La Réunion est Journées Euroredevable du travail des péennes du Patrimarins. Ce n’est pas un moine, la Ville du luxe mais une nécessité ▲ Port a mis en place un LE VRAQUIER MAJOR de bien les accueillir » circuit spécifique de souligne Alain DjeuLe 16 septembre dernier, le nouveau port a reçu pour une découverte du patritang, directeur du escale de deux jours, le plus gros vraquier de son histoire. Le moine historique et culcentre. Il faut noter Major est arrivé en provenance d’Afrique du Sud chargé de turel. Les visites guidées que La Réunion est 51000 tonnes de charbon. De la dernière génération de Supraet gratuites ont renconle 3e port français max, ce vraquier est long de 190 m, large de 32,26 m, d’un tré un beau succès à se doter d’une tirant d’eau de 12,95 m avec une charge maximale de 58 000 puisque 120 personnes y telle structure ! tonnes de marchandises. ont participé.

JOURNÉE DU PATRIMOINE

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Page 16 alé di partou… alé di partou… alé di partou… alé di partou… alé di partou… alé di partou… Le Port sa mém mém / OCTOBRE 2009


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