Page 1

www.arras.fr

ArrasActu Le magazine des Arrageois

N°280 - Novembre 2013

Arras, ville étape du Tour de France 2014

Saveurs d’automne Dossier :

Le renouveau du logement


2

Edito

Puisqu’on vous le dit

3

Frédéric LETURQUE Maire d’Arras, Vice-président de la CUA

Sommaire Le Tour de France partira de la Citadelle, le 10 juillet

La journée des Assistantes Maternelles A l’occasion de la journée nationale des assistantes maternelles, Claire Hodent, conseillère municipale déléguée, invite les 217 assistantes maternelles agréées à participer à la fête nationale de leur profession qui se déroulera le mardi 19 novembre à 19 h 30 à la Résidence Soleil. Créée en 2005, cette journée est l’occasion d’informer les familles sur le rôle des assistantes maternelles, leurs responsabilités, et leur action. Pour la deuxième année consécutive, la crèche familiale Les Petits Loupiots, le Relais Assistantes Maternelles d’Arras et le Relais Assistantes Maternelles intercommunal K-Ramel s’associent pour organiser en local cet événement. La soirée se déroulera sur le thème des premières évolutions de l’enfant, l’acquisition de la marche et du langage.

Le Beffroi reconnu par l’Etat Le site gouvernemental www.france.fr qui recommande aux touristes les lieux et monuments à voir absolument au cours d’un voyage dans notre pays a sélectionné, parmi 75 « incontournables », l’Hôtel de Ville et le Beffroi d’Arras. Avec, entr’autres, le Mont Saint-Michel, les grottes de Lascaux ou les falaises d’Etretat, le Beffroi du patrimoine de l’Unesco est ainsi reconnu par l’Etat comme un témoignage de la diversité et de la richesse culturelle de la France. Une vignette d’illustration le représente même sur la page d’accueil du site.

La façade de l’Hôtel de Ville s’est parée d’un maillot jaune géant pour annoncer l’événement : le jeudi 10 juillet 2014, quatre jours après le Main Square, la sixième étape du 101e Tour de France partira de la citadelle d’Arras. Les coureurs s’élanceront pour 194 km vers Reims. L’annonce a été faite le 23 octobre lors de la cérémonie officielle de présentation du parcours au Palais des Congrès, à Paris, en présence de gloires de la Grande Boucle, des maires et de nombreux élus des villes concernées, et, pour Arras, Frédéric Leturque, Philippe Rapeneau, président de la Communauté Urbaine, qui accueillera l’organisation, et Annie Lobbedez, adjointe aux Sports, qui étaient bien sûr dans la confidence ! Reste à définir, avec Amaury Sport Organisation et Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, le parcours à la sortie de la Citadelle, vers Bapaume, puis Péronne. « On va faire en sorte que les coureurs passent dans un maximum de communes de la CUA », a promis Philippe Rapeneau.

Un automne animé

6

La fête de la Châtaigne dans les quartiers et à la Citadelle

8

Vendanges à Cité Nature

11

La Semaine Bleue, la fête des aînés

12

Le Pimms à votre service

12

Branchez-vous wifi place des Héros !

13

Une nouvelle initiative de l’Office de Tourisme

Les 3èmes Trophées de la Jeunesse Le Arras Forum des Associations a mis en place la troisième édition de ses « Trophées de la Jeunesse », une initiative qui vise à mettre en avant et à récompenser des projets de jeunes souhaitant améliorer le vivre ensemble citoyen. En 2012, l’opération avait suscité 36 candidatures. Les dossiers d’inscription sont répartis en six catégories et, pour David Malbranque, président d’Arras Forum des Associations, le challenge, cette année, est d’atteindre au moins les 50 candidatures. Une soirée de remise des Trophées, avec plusieurs prix dont un du public, aura lieu le mardi 17 décembre à la Citadelle.

19

Une réflexion sur la circulation et les modes de déplacement

21

Les kapseurs à Saint-Michel

25

Le Rabelais, dernière étape de la rénovation urbaine du quartier Saint-Pol

Arras est la ville des quatre saisons de l’animation. Le réseau Vivaldi s’est constitué pour le confirmer, association de comités d’habitants qui, chaque saison, met en place un événement et vient de vous convier à une fête de la Châtaigne, réussie, au bois de la citadelle. La Semaine Bleue a également démontré que les échanges entre les générations, lycéens en formation pour les services à la personne, et aînés de nos quartiers, de nos foyers et de nos maisons de retraite étaient une réalité. Pendant quinze jours en novembre, Arras va être de nouveau la capitale du cinéma européen avec le festival du film. Le marché de Noël fêtera la fin de l’année en accueillant des milliers de visiteurs. Nous venons aussi d’apprendre qu’Arras a été choisie pour un départ du Tour de France le 10 juillet 2014 à la Citadelle, quelques jours après la 10e édition du Main Square Festival qui se prépare… La convention pour une deuxième exposition en partenariat avec le château de Versailles a été signée. De nombreux événements rythment le calendrier. Ils sont autant de raisons de convaincre une nouvelle population d’arriver à Arras, et de conforter dans de meilleures conditions de vie encore, l’ensemble de nos concitoyens. Mais une programmation culturelle, festive et sportive ne se suffit pas à elle-même. Elle doit s’inscrire dans une dimension économique et sociale. L’accueil, le commerce, l’hôtellerie, et l’emploi à travers l’implantation d’entreprises, sont les vecteurs primordiaux du développement. La qualité du logement, par ailleurs, est essentielle. De nouveaux programmes immobiliers s’annoncent pour répondre à toutes les attentes et à tous les besoins. Si l’on veut qu’une ville vive bien, il faut que tous ses habitants sentent qu’ils ont, individuellement et pour tous, leur rôle à y jouer.

Prochaine expo Versailles en septembre 2014 L’exposition « Roulez carrosses » se termine le lundi 11 novembre. Ce weekend là, l’entrée sera gratuite avec une ouverture exceptionnelle jusqu’à minuit le samedi 9 Puis les véhicules hippomobiles repartiront pour les Ecuries du Roy. Le partenariat avec Versailles se poursuivra avec une exposition en cours d’élaboration. A travers six étapes dans cette même aile du Palais Saint-Vaast, on découvrira les secrets, les coulisses et les mystères du château. La Galerie des Glaces sera reconstituée. Des pièces entreposées dans les réserves et encore jamais exposées seront visibles pour la première fois. Et ce sera à Arras !

ARRAS ACTUALITÉS N° 280 Novembre 2013

Directeur de la publication : Frédéric Leturque • Directeur de la Communication de la Ville d’Arras : Anthony Blondeau • Directeur de la rédaction - Rédacteur en chef : Claude Marneffe • Reporter photographe : Julien Mellin • Concepteurs graphiques : Béatrice Couadier Mathieu Lucas - Julien Ramet - Christine Roussel • Sortir à Arras : Brigitte Joud • Impression : Imprimerie Chartrez- 62223 St-Nicolas-les-Arras La Ville d’Arras a souhaité produire cette publication dans le respect de l’environnement. Ainsi, l’impression a été réalisée à partir d’encres à base d’huile végétale. Le papier sélectionné pour ce magazine est du Satimat Green produit par Arjowiggins (France), usines certifiées ISO 14001. Ce dernier est composé de 60% de fibres recyclées et de 40 % de fibres vierges certifiées Forest Stewardship Council (FSC), issues de forêts bien gérées. • Distribution : La Poste • Attachée de presse : Amélie Creton & 03 21 50 50 87 • Assistante de direction : Catherine Petit & 03 21 50 51 44 • Fax : 03 21 50 51 79 • http://www.arras.fr • Courriel : com@ville-arras.fr

Arras Actu

Novembre 2013

Retrouvez-nous

sur Arras.fr


1

4

« Il passe chez nous  !  »

semblent dire Philippe Rapeneau et Frédéric Leturque, entourés d’Annie Lobbedez et de Christian Prudhomme, pointant Arras du doigt sur la carte du Tour de France qui vient d’être dévoilée sur la scène du Palais des Congrès.

1

Le Festival Tiot Loupiot a réjoui les moins de 2

6 ans au Pharos avec des spectacles sur le thème du cirque autour d’une exposition à la médiathèque Verlaine.

Brillant sous le soleil, c’est le dôme de l’Université vu d’avion !

3

5

2

arras en images photos julien mellin - philippe frutier

6

3

4

La Nuit du Blues s’est déroulée pour sa seconde édition au Pharos. Une soirée organisée par Couleurs Jazz, d’une rare qualité avec la voix échevelée de Dana Fuchs.

Des Ford anciennes, 5

Mustang, Comète, et Escort ont stationné, 30 place des Héros et 26 place de la Vacquerie, amenées par les collectionneurs du club Obsolète Ford France et de l’Amicale Avantime, le 28 septembre, tandis que leurs propriétaires visitaient l’exposition « Roulez carrosses » !

La Fête du Timbre a notamment 6

Arras Actu

Novembre 2013

Arras Actu

Novembre 2013

fait découvrir la poste aérienne les 12 et 13 octobre à l’Hôtel de Ville.


Une semaine de fête s’est terminée au bois de la Citadelle

Place à la châtaigne

I

l existe une nouvelle charmante petite place à Arras, mais savez-vous où elle se trouve ? Au bout du bois de la citadelle, au fond du stade Degouve, c’est la place de la Châtaigne ! Mais vous ne pourrez vous y rendre qu’une fois par an pour la clôture de la Fête de la Châtaigne, car elle est éphémère et la plaque bleue et blanche installée le matin à un piquet repartira le soir. C’est histoire de marquer l’évènement ! Des centaines d’Arrageois se sont donc rendus sur place le 20 octobre pour célébrer l’automne sous les feuillages du bois en croquant les craquantes châtaignes. ça crépite sur le brasero, ça ronronne, ça pétille et se craquèle, et, tout à coup, splash, ça éclate et vous explose à la figure. Il ne faut pas se laisser surprendre par la châtaigne ! Mais l’ami Jean-François Guyo et sa brigade improvi-

sée sont passés maître dans l’art de faire chauffer le fruit des bois afin qu’il soit juste onctueux au palais. Et si vous n’aimiez pas, il y avait aussi des piles de crêpes préparées la veille à tour de bras, de huit heures du matin à huit heures du soir, par les Restos du Cœur Sud à la Maison de service JeanJaurès comme par ceux de l’Ouest au local Péguy. Car c’est bien ça aussi, pendant une semaine la fête de la Châtaigne, une grande chaîne du bénévolat avec des habitants qui se donnent la main à travers les quartiers dans l’esprit du Réseau Vivaldi de bonnes volontés qui se mobilisent une fois par saison pour créer un événement populaire et convivial à travers toute la ville. Le 11 octobre, l’association des Hauts de Saint-Aubert avait donné le départ de cette réjouissance d’automne en faisant griller les châtaignes place

du Wetz d’Amain, les maisons de retraite ont participé, l’association Quartier Méaulens a organisé une soirée choucroute à l’hospice Saint-Eloi. Et, pour le grand final, le soleil roux de l’automne a donné aux Arrageois

Une organisation signée réseau Vivaldi la direction du bois de la citadelle pour une promenade dominicale où les attendaient aussi de nombreuses animations festives et musicales comme les Suc’Machine, un orchestre original qui a donné à la châtaigne un goût de carnaval.


Actualités Des chantiers d’insertion depuis 2006

Le bastion formateur

C

500 bouteilles seront produites à Cité Nature

«

Des vendanges exceptionnelles !  Goûtons voir si le vin est bon ! ». On connaît la chanson, et le millier de pieds de vignes plantés à Cité Nature depuis 1995 a prouvé au fil des ans que la terre des bords de Scarpe pouvait donner un breuvage d’une appréciable qualité. Les deux cépages cultivés, pinot meunier et chardonnay, ont été choisis pour leur facilité d’adaptation au climat. La cuvée 2013 du clos Saint-Vaast n’a pas encore de nom, mais Eric Brévart, le vigneron d’Arras, affichait aux vendanges du 6 octobre une joyeuse satisfaction. «  C’est une très belle année, disait-il en foulant des bottes dans le pressoir des grappes de raisin copieusement fournies. Je pense que l’on peut envisager de sortir au moins 500 bouteilles ». Le cru 2013 sera vinifié uniquement en blanc. On pouvait aussi se rappeler lors de ces vendanges que les vignes et le vin à Arras ont une histoire depuis le Moyen-Age. Il a même existé

un village de la Vigne à l’emplacement des Allées, autour de la citadelle, et l’on entrait dans l’actuelle rue Sainte-Claire par une porte de la Vigne ! Aujourd’hui, c’est en famille que l’on vient à Cité Nature. Le brouillard matinal avait vite laissé place à un soleil persistant et près d’un millier d’Arrageois et de touristes ont flâné dans les vignes où les bénévoles de l’association des Amis du vin de Cité Nature s’affairaient à cisailler les grappes. Les enfants en chargeaient les caisses qu’on les aidait à soulever pour les disposer sur les flancs des deux ânes, Rosalie et Réséda, qui effectuaient des allées et venues jusqu’au pressoir. Pour les familles, ce rendezvous est aussi l’occasion de découvrir un lieu d’expositions où le caractère agro-alimentaire de l’Artois est présenté de façon pédagogique. Pour apporter à l’évènement toute sa dimension festive, Philippe Ledieu, le directeur de Cité Nature, avait aussi concocté tout un programme,

du marché bio du terroir aux orchestres de jazz, antibois ou manouche, dans les jardins et les halles. Un atelier permettait aux enfants d’apprendre à confectionner des cerfs-volants. Quant aux parents, comme dans la chanson de

onstruit au XVIe siècle sous Carabiniers d’Artois dans un dédale de Charles-Quint, remanié par l’art pièces et de galeries à l’intérieur de son de Vauban, puis sous Napoléon enceinte. 200 tireurs viennent chaque III, le bastion des Chouettes s’altérait au année de toute l’Europe y participer à fil du temps. Rongées par les herbes, des compétitions, mais les Arrageois n’y les briques s’effritaient. En 2006, Hu- ont jamais eu accès ! Frédéric Leturque gues Mortier, adjoint aux Travaux, a mis s’est ainsi entendu avec le président du au point un dispositif alors inédit pour club, Fabrice Hourlon, pour organiser assurer la sauvegarde du fort. Une as- des visites guidées lors des prochaines sociation d’insertion, Acacias, a apporté Journées du Patrimoine. une main d’œuvre pour ouvrir un pre- Par ailleurs, les chantiers se poursuimier chantier. Disparue en 2008, cette structure a été remplacée en mars 2011 par d’autres équipes, Plus de 7 000 briques pour une période de 18 mois, démontées et reposées grâce à un nouveau contrat d’insertion, passé cette fois avec « Le Coin Familial ». La dernière partie des travaux s’est terminée vront sur le site. Il reste des murs ! Et, dans le même cadre en juillet 2013. C’est donc après six ans de travaux en situation réelle, des demandeurs par intermittence que le bastion des d’emploi de longue durée apprennent Chouettes rénové a été inauguré le 1er à démonter, nettoyer, rejointoyer des octobre. « Si l’on n’avait pas garanti les briques. «  45 % des stagiaires ont murs extérieurs, l’intérieur aurait fini par ensuite trouvé une solution professionen pâtir  », faisait remarquer le Maire. nelle », constate Denis Demski, responPlate-forme verdoyante de prome- sable des chantiers d’insertion au « Coin nade au dessus des murs, le bastion Familial  ». Une douzaine, après une des Chouettes abrite, depuis 1974, formation à l’AFPA, ont même obtenu les séances de tir à balles réelles des un titre professionnel de maçon.

Un petit vin qui commence à s’affirmer la Table Ronde, ils ont hâte évidemment de déboucher une bouteille et de porter les lèvres au verre pour constater, avec toute la modération qui les caractérise, combien le clos Saint-Vaast est un bon petit vin des familles ! Légalement, la production de Cité Nature ne peut être commercialisée, mais, chaque année différents lots sont vendus aux enchères au profit du Noël des enfants de diverses associations caritatives.

« Pour ceux qui ont travaillé ici, c’est important de revenir montrer à leur famille ce qu’ils ont été capables de réaliser. C’est la valeur du travail qui reste dans le temps », dit un formateur du « Coin Familial ».

Arras Actu

Novembre 2013

9


10

Actualités

Actualités

Arras Accueil toujours pleine d’idées

e Avec 700 adhérents, Arras Accueil est l’un la de ions ciat asso des plus importantes ville comme en témoignait d’ailleurs son de cocktail de rentrée, le 4 octobre à l’Hôtel l vivia con a hah brou le Ville, où dans voix la s nce des retrouvailles d’après vaca de la présidente, Thérèse Vermeersch, eut quelques difficultés à se frayer un opassage ! Une boîte à idées avait été disp ges sée pour recueillir les souhaits de voya ou de nouveautés. Arras Accueil s’essaye la toujours à de nouvelles activités comme une g, Con marche nordique ou le Taï Chi Qi pratique asiatique de décontraction des articulations qui semble avoir enthousiasmé Frédéric Leturque ! Le Maire a encouragé la présidente à organiser une démonstration publique de cette technique, en plein air, sur la place des Héros qui ne demande qu’à accueillir des initiatives originales.

Le salon de l’AGAEM

Talents révélés

L

’ exposition annuelle des travaux des ateliers artistiques de l’AGAEM s’est tenue du 5 au 9 octobre, salle Robespierre, à l’Hôtel de Ville. Comme toujours dans la pratique amateur, les toiles affrontaient la comparaison de la maîtrise technique et de l’inspiration par le choix du sujet. Chacun cherche son style. Certains procédent par une approche de ce qu’ils ont admiré dans l’histoire de l’art, du primitif au cubisme, ou, carrément, en se risquant à s’inspirer librement d’une œuvre qui les a marqués. Belle réussite avouée de Françoise Campion avec sa « Nuit fraîche  », d’après Monet. Monique Renault montre l’amorce de ce style personnel que chacun voudrait toucher du doigt. Mais, souvent, c’est le cœur qui entraîne le pinceau :

la note fleurie est dominante à côté des portraits et des nus charnus de Cécile Lemaire, Jacqueline Derisbourg et Jacqueline Watel, ou des scènes colorées de marchés arrageois de Verma, Evelyne Maisse-Vermel. Un espace était réservé à la tapisserie dont l’AGAEM perpétue la tradition dans une ville où elle est inscrite dans les fibres de l’Histoire et l’on s’est amusé de la tentative de Monique Degand de créer du cyberart ! L’AGAEM dispose par ailleurs d’un atelier couture animé par Jeannine Dewimill. Il s’est fait connaître en organisant le 25 octobre place de l’Ancien-Rivage un «  vide-dressing  », vide-grenier de vêtements qui peuvent être recyclés. Et c’est là que l’on a vu l’intérêt de savoir recoudre un bouton ou faire un bord de pantalon !

11

Bleu, couleur d’avenir Au niveau national, la Semaine Bleue tombait cette année pendant les vacances scolaires. « Alors nous avons anticipé, du 14 au 20 octobre », expliquait Nicole Canlers, conseillère municipale déléguée aux Personnes âgées, pour permettre aux nombreux élèves en filières spécialisées qui animent l’événement d’être au rendez-vous, comme le montrent ces quelques images d’une semaine de fête. 1

4

5

2

Lors de l’inauguration aux Grandes Prairies, le 15 octobre, avec l’association « Entraide et Responsabilité », les élèves des sections « aide à la personne » des lycées Saint-Charles et Savary ont présenté des danses pendant le goûter.

1

Déjà conquis ! La convivialité était aussi de mise lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux habitants, le 12 octobre salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville. Ils étaient 160 à avoir répondu à l’invitation de la Municipalité, arrivant, comme chaque année, au gré d’une mutation ou de leurs études. Frédéric Leturque a présenté avec un enthousiasme communicatif les atouts arrageois, patrimoniaux, sociaux ou éco-

« A vos jeux  !  ». L’EHPAD Saint-Camille a invité comme chaque année les maisons de retraite à l’entour à rejoindre ses pensionnaires pour un loto géant le 17 octobre salle des Bonnettes. « Et tout le monde est reparti avec un petit cadeau », dit Corinne Ianszen, animatrice tout terrain !

2

nomiques. « Nous sommes de plus en plus regardés, se réjouissait-il, faisant allusion au reportage du journal de Claire Chazal. Notre ville, désormais, est devenue la vôtre  !  ». Un petit questionnaire était à la disposition de qui voulait bien le remplir. « Donnez-nous votre avis ». Car il y a certainement des idées à prendre chez ces nouveaux Arrageois qui ont un regard neuf sur la ville.

3

Les résidants de Pierre-Brunet avaient invité ceux de Pierre-Bolle pour un spectacle de danses, tango et french cancan, avec les élèves de Savary et l’association « L’Arbre de vie ».

3

4

5

Arras Actu

Novembre 2013

Pour les aînés de la Résidence Soleil, une classe du lycée Saint-Charles, qui leur rend visite toute l’année, avait préparé un spectacle de danses à travers les époques. Avec les « Amis de Pierre Bolle », à la MAPAD, après avoir écouté les chorales des résidants et de l’IME, les aînés ont dégusté crêpes et gaufres servies par Florent et Audrey, élèves en préparation au concours infirmier au lycée Guy-Mollet qui viennent régulièrement, dans le cadre de l’association Sigma, avec une dizaine de leurs camarades.


12

Actualités

Actualités

5 000 coupures évitées !

La solution Pimms L

e Pimms, c’est aussi le Point Information Médiation Multi Services. Après fusion, et avec le soutien actif de Claude Féret, adjoint à la Cohésion Sociale, l’antenne Artois-Gohelle s’est installée à Arras au 2 rue de Douai, dans les anciens locaux de la médecine du travail SNCF. Sa proximité des réseaux de transports rend cette nouvelle adresse accessible à tous. Association loi 1901 de médiateurs professionnels, le Pimms veut aider les usagers à résoudre des problèmes qu’ils pourraient avoir avec certains services publics. ERDF, GDF Suez, EDF, Veolia, Artis, SNCF et La Poste se sont engagés à être partenaires. C’est ainsi, notamment, que 5 000 coupures d’électricité pour impayés ont été évitées. « Nous recevons tout le monde sans rendez-vous. La personne explique son problème en toute confidentialité et nos médiateurs sa-

Une nouvelle animation de l’Office de Tourisme

Patrimoine de bouche A

Le Point Information Médiation Multi Services est une nouvelle réponse sociale

vent qui appeler pour tenter de trouver une solution. On peut aussi aider à la rédaction d’un courrier », expliquait Jérôme Fontaine, président du Pimms, lors de la signature d’une convention avec la Ville et le CCAS, le 4 octobre. Véolia a offert à l’association un véhicule permettant au Pimms de devenir itinérant dans les quartiers ou en zone rurale. Et Nicole Canlers, vice-présidente du CCAS, a promis d’œuvrer pour que le dispositif puisse s’étendre dans la Communauté Urbaine. Pour Frédéric Leturque, « le Pimms renforce le travail du CCAS et des travailleurs sociaux en aidant des publics en position de faiblesse à franchir des portes qui, sans leur intervention, resteraient fermées »...

Le Wifi gratuit depuis la place des Héros

Une première départementale D

epuis le 17 octobre, Arras est la première ville du Pas-deCalais à démocratiser l’accès au Wifi pour tous. Depuis les terrasses de la place des Héros, habitants et touristes peuvent accéder gratuitement à internet de 8h à 22h. Comment procéder ? Ordinateur, téléphone portable ou tablette détectent la source publique. Vous lancez internet et une page d’accès siglée « Ville d’Arras » s’affiche. Il suffit d’afficher vos coordonnées et de cliquer « valider ». Au bout d’une demiheure, la connexion sera coupée. Pour une couverture optimale, trois «  hot spots Wifi » ont été installés sous les arcades de la place des Héros face aux numéros 12, 17 et 60. Ce dispositif rend possible 29 connexions en simultané. Cet accès public au Wifi s’étendra progressivement. Des bornes sont

notamment prévues place de la Gare, place du Théâtre et Grand Place. Cette offre respecte les normes de l’Association des Fournisseurs d’Accès et de Services Internet (AFA) et, par principe de précaution, les émetteurs sont moins puissants que les antennes

Arras Actu

Les Arrageois ont tout de suite sauté sur l’opportunité

Novembre 2013

relais de téléphonie mobile. Selon l’Agence Nationale des Fréquences, fonctionnant sur la bande 2400 MHz et n’émettant significativement que lorsqu’ils transmettent des données, ils ne présentent pas de danger pour la santé de la population.

la rentrée, en automne, on attend le marché de Noël, la grande animation d’hiver de l’Office de Tourisme qui, l’été, propose un programme étoffé de visites du patrimoine, et, au printemps, transforme les boves en jardins souterrains. « Nous voulions donc créer un nouvel événement, explique Laurence Mortier, directrice adjointe de l’Office, et la réflexion s’est portée sur un champ inexploité, les spécialités gastronomiques locales et les produits régionaux que nous pourrions aussi mettre en valeur  ». L’idée arrivait à point nommé pour l’automne où s’inscrit notamment à Arras la fête du goût et le salon « Terroirs et saveurs ». Sur deux samedis d’octobre, les 12 et 19, l’expérience a été tentée. Les Arrageois ont répondu présent à ce nouveau rendez-vous d’autant plus que l’organisation en petits groupes lui apportait cette chaleur spécifique à la dégustation de produits de bouche. «  La place gourmande  » a permis, place des Héros, de découvrir chez

trois pâtissiers, leurs spécialités, pavés, cœurs et rats d’Arras, et les petites maisons. Bien sûr, s’imaginer qu’ils en dévoileraient la recette était hérétique ! Mais, avec Angela Convers, guide à l’Office de Tourisme, les groupes ont appris comment l’histoire de la ville était à l’origine de l’invention de ces confiseries. A la « Citadelle des saveurs », le maître-fromager qui a installé ses caves dans une poudrière a fait découvrir

Les enfants ont découvert comment se faisait le miel

les différentes maturités de l’affinage. La miellerie a montré comment travaillaient les abeilles. Et Adrianor, centre d’études agro-alimentaires, a prouvé, par de petits tests gustatifs, comment la recherche faisait évoluer le palais. Devant la gourmandise du public pour cette nouveauté, l’Office de Tourisme devrait, l’automne prochain, approfondir son exploration de l’histoire et de l’avenir des saveurs artésiennes.

L’or des Soroptimist L

e club Soroptimist d’Arras a tenu les 5 et 6 octobre salle des Orfèvres et des Tisserands son troisième salon d’artisanat d’art, l’Or de la Main. Quarante-six exposants de toute la région ont présenté un savoirfaire qui méritait intérêt et admiration. Rien, ou presque, d’habituel ou de conventionnel mais, au contraire, des objets de décoration aux attraits inattendus et des techniques à découvrir comme le raku, une méthode de céramique craquelée à base de grès, venue

Arras Actu

Novembre 2013

du Japon. De petits meubles peints, des bijoux de verrerie, des bougies de cire, des luminaires à base de récupération, ou encore des tapisseries, des fusains ou sanguines d’après photo vous retenaient sur place plus longtemps que prévu. Pour le plus grand plaisir des « Soroptimist » qui réalisent ce salon afin de venir en aide à des associations ou organismes s’occupant de femmes car, disent-elles, « nous sommes un club de femmes au service des femmes ».

13


14

Le dossier

Clin d’œil

La façade après les rayonnages Sous l’impulsion de la Ville, une première convention de partenariat avait permis, en novembre 2012, à cinq résidents du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) géré par l’association « Le Coin Familial » de repeindre les locaux et de rajeunir les rayonnages de la Bibliothèque Pour Tous, rue SainteMarguerite. En contrepartie, ils ont séjourné dix jours en Haute-Savoie. Lors de l’inauguration, Frédéric Leturque avait émis le souhait que le même dispositif soit mis en place pour rafraîchir la façade de l’établissement. Ce qui fut fait du 4 au 12 juillet dernier par huit résidents CHRS, à travers cette fois le Fonds de Participation aux Initiatives Jeunesse. Ils sont ensuite partis pour le Val Joly. Ces deux chantiers ont apporté aux participants une expérience préprofessionnelle ou leur ont permis de renouer avec le monde du travail.

Des quads arrageois dans le Beaujolais

Franck Leleu de « 1001 Quads » a été du 31 octobre au 3 novembre l’ambassadeur d’Arras dans le Beaujolais. Il a emmené neuf co-équipiers participer au Raid Bleu, une épreuve reconnue qui, en 4 jours et 790 km, traverse 140 villages viticoles ! A 500 km d’ici, 10 quads ont donc porté les couleurs d’Arras parmi 400 véhicules participants.

La Jeune Chambre : oser entreprendre ! Offrir une qualité de logement en fonction des besoins et des attentes de chacun, jeunes ménages, familles ou retraités, est aussi pour une ville un atout d’expansion. Habiter la ville, c’est participer à son développement économique et à son animation sociale. C’est la faire vivre avec des enfants dans les écoles et des habitués chez les commerçants ! A travers un nouveau Programme Local de l’Habitat, le PLH qui vient d’être validé avec la Communauté Urbaine, Arras veut encourager au retour à la ville grâce à des initiatives, de bailleurs locatifs ou de promoteurs privés, qui pourront satisfaire différents publics. Si l’on se promène actuellement, dans les rues du centre jusqu’aux quartiers, on voit se multiplier sur des friches des panneaux annonçant de nouveaux programmes immobiliers. La ville est en train de s’étoffer au niveau de l’habitat et de petits immeubles, créés ou rénovés, correspondant à des normes de confort et d’économie d’énergie bien définies, vont permettre de voir s’installer une nouvelle population. Arras poursuit ainsi son développement pour confirmer, avec de nouveaux arrivants, sa place de tête de pont de l’Euro-région.

La Jeune Chambre Economique d’Arras a organisé le 9 octobre à l’Atria, sous forme de tables rondes et d’interventions, une rencontre sur la création d’entreprise intitulée « Osons le Nord-Pas-de-Calais ». Ce à quoi Philippe Rapeneau, président de la Communauté Urbaine, répond d’emblée : « Croyons au Nord-Pas-de-Calais ! ». En précisant que, par exemple, la CUA, c’est 135 emplois pour 100 actifs et que, d’ici la fin de l’année, les entrepreneurs auraient investi 75 millions d’euros dans le territoire et créé 450 emplois : « notre attractivité est une réalité  ». Deux grands témoins le confirmaient. Mais il faut corriger nos défauts et notamment apprendre les langues disait l’économiste Olivier Giscard d’Estaing. Luc Doublet, président de la Chambre de Commerce internationale et de Nord France Invest, ajoutait : « Nous sommes la région la plus jeune de France. Le cœur de l’Europe, c’est nous  ».

première rencontre inter-religions Organisée par l’Institut d’Etude des Faits Religieux (IEFR) de l’Université d’Artois, et dans la volonté de mieux faire se connaître et dialoguer les différentes confessions, une première rencontre inter-religions s’est déroulée le 2 octobre à l’abbaye Saint-Vaast. Quatre représentants des cultes ont parlé de leur Dieu « pour temporiser les incompréhensions et la fermeture qui débouchent parfois sur le drame » : Ahmed Miktar, président des Imams de France, Robin Sautter, pasteur de l’Eglise Protestante unie de l’Artois, Paul Agneray, vicaire épiscopal, et Liliane Apotheker, membre du comité de l’amitié judéo-chrétienne de France. Pour faire le lien entre les différents intervenants par l’écoute de la laïcité, Gilles Hanotin représentait la francmaçonnerie. Tolérance mutuelle et lutte contre les dérives sectaires furent les maîtres mots des débats. Des rencontres régulières, ouvertes à tous, devraient être organisées.

Les 30 ans d’Entraide et Responsabilité L’association Entraide et Responsabilité a fêté ses trente ans le 12 octobre dans une salle comble au centre social Léon-Blum. Forte de cent quarante adhérents, elle a été créée en 1983 par Marie-Thérèse Lenoir pour qui aider n’avait de sens que si, en même temps, on responsabilisait les gens. Depuis le décès de la fondatrice en 2006, Louisette Defurne « continue le chemin  ». Elle a créé les ventes solidaires (vêtements, petits meubles) et un écrivain public tient toujours une permanence le mercredi de 16 à 17h au centre Léon-Blum.

Arras Actu

Novembre 2013

Logement : la reconquête Arras Actu

Novembre 2013


2

Le dossier

??????

Parmi les nouveaux projets

5

1

4

3

6

Une force d’attractivité

«

Il faut d’abord dire qu’à la mairie d’Arras, il y a un service logement à la disposition de la population », précise d’emblée Danièle Lamotte, conseillère municipale déléguée. Dû, en 1997, à la volonté de Marie-Thérèse Lenoir, aujourd’hui dirigé par Valérie Ferri, entourée de Valérie Thérier et de Laurence Wallaert, il répond aux attentes des Arrageois dans ce que l’on nomme leur «  parcours résidentiel ». « Auparavant, les gens étaient livrés à eux-mêmes et devaient s’adresser seuls aux organismes. Maintenant, dit la responsable, nous accompagnons les familles dans leur évolution au sein de l’habitat afin qu’il corresponde le mieux à leur situation et à leurs possibilités financières ». Il peut s’agir de location ou d’accession à la propriété. Le service travaille ainsi en permanence avec les quatre bailleurs sociaux de la place, Pas-de-Calais habitat, bien sûr, mais aussi la SA du Hai-

naut (ex-Logement Rural), ICF Nord-Est, et Habitat 62-59. Et, depuis quelques mois, un dispositif est encore venu enrichir le service rendu. C’est la procédure du dossier unique : à la recherche d’un logement, on peut aussi désormais venir s’inscrire à la mairie. La demande est enregistrée sur le guichet unique départemental qui permet de délivrer une attestation d’enregistrement avec un numéro qui sera le même chez tous les bailleurs auxquels on ira s’adresser. « Nous devons aussi veiller à l’équilibre du peuplement des quartiers, affirme Claude Féret, adjoint au Logement et au Renouvellement Urbain. Il s’agit de répartir les demandeurs de manière à ce que des familles modestes puissent côtoyer d’autres foyers et que se cimente ainsi une cohésion sociale  ». Arras dispose de 33% de logements sociaux, ce qui représente 6 600 possibilités. Le service logement gère et suit un flux permanent de 340 dossiers. « En

Arras Actu

Novembre 2013

septembre, dit Valérie Ferri, 84 personnes ont été reçues sur rendez-vous par Danièle Lamotte et moi-même. Sans compter les gens qui se présentent directement ». Actuellement, Danièle Lamotte se trouve d’ailleurs dans l’obligation de doubler ses permanences. Le service logement s’occupe aussi de la mise en place des programmes de re-

Un nouveau Programme Local d’Habitat nouvellement urbain en se rendant sur place à l’écoute des besoins des familles. SaintPol se termine (voir page 25). Baudimont, Saint-Michel, Jean-Jaurès devraient être les prochaines opérations, et Valérie Ferri passe actuellement beaucoup de temps au sud.

L’ensemble de cette politique, la réponse aux demandes individuelles et les grands mouvements dans le temps de modernisation des quartiers et ensembles urbains, s’inscrit globalement dans le PLH, le Programme Local d’Habitat, dont une nouvelle mouture vient d’être approuvée, conjointement avec la Communauté Urbaine, pour 2014-2020. Cet engagement est aussi un enjeu de rééquilibrage de la population qui vise à produire 550 nouveaux logements par an en veillant à ce que les offres dans le neuf soient « de qualité innovante et financièrement abordables  ». 36% de cette production neuve seront dédiés au logement locatif social au regard des besoins constatés. L’objectif est, une fois de plus, de faire revenir en ville les jeunes familles primo-accédantes. Arras, pour se positionner à l’avenir dans un rayonnement régional, veut aussi développer son attractivité par le logement.

Différents projets sont en cours ou annoncés à travers toute la ville. Des opérations qui pourront satisfaire toutes sortes de publics, de l’habitat familial à l’investisseur, du locataire à l’accédant à la propriété. En voici quelques-unes : • 174, avenue Kennedy sur un site démoli, 37 logements sont en cours de construction. 1 • 12 logements seront rénovés rue d’Amiens début 2014. 2 • En cours également, 18 logements rue Pasteur sur l’emplacement d’anciens locaux de l’école de La Présentation. • A la Citadelle, un opérateur spécialisé, « Histoire et Patrimoine », est en train d’aménager 70 logements dans les bâtiments dits de « La cantine » et de « L’équerre ». 3 • Une opération de rénovation de centre-ville est prévue début 2014 pour créer 11 logements au 17, rue Beaufort. 4 • En logement locatif aidé, Pas-de-Calais habitat construit 16 logements neufs rue du Crinchon où se trouvaient les anciennes maisons EDF et 26 autres rue du Crinchon prolongée dans la ZAC Val de Scarpe 1. 5 • A l’angle de la rue des Rosati et de la rue Jean-Bodel vont naître « Les Jardins de la Scarpe », un îlot de 25 maisons T4 accolées en accession aidée avec garages et espaces verts. • Enfin, en locatif aidé, Pas-de-Calais habitat annonce 40 logements avenue Michonneau, en lieu et place du restaurant japonais, face au garage Ford. • L’immeuble aux portes et fenêtres murés, devenu verrue au bout de la place du Rivage, va être réhabilité et s’appellera la Porte d’Eau. 6

Les Collégiales, concept original « Le plus problématique en colocation, c’est le partage collectif de la salle de bains ». De cette constatation est née chez un promoteur le concept des Collégiales dont une première réalisation arrageoise a été livrée le 30 novembre, dans une maison depuis longtemps inoccupée, à l’angle des rues Abel-Bergaigne et Emile-Lenglet. La formule s’adresse aux jeunes salariés célibataires qui arrivent à Arras : dix chambres aux étages avec chacune son coin douche et, au rez-de-chaussée, 130 m2 de parties communes, cuisine, laverie, salle à manger et pièce de vie. C’est plus sympa que d’être seul dans un studio et, avec les aides, le loyer peut revenir à 180 euros !

Arras Actu

Novembre 2013


Le dossier Se déplacer en ville

Changer de braquet ! L es commissions extra-municipales ont été créées pour « optimiser la concertation et partager des données objectives ». Le 11 octobre à la Citadelle, Thierry Spas, adjoint au Domaine Public, faisait état d’un chiffre préoccupant : 101 000 véhicules entrent chaque jour dans Arras. 120 000 à Lille  ! « Il faut anticiper  », dit Philippe Rapeneau, président de la Communauté Urbaine. 50 % des déplacements se font sur moins de 3 km et 95 % du temps la voiture est en stationnement, révèlait Sylvie Mathon, du centre d’études techniques de l’Equipement. La voiture n’est donc utile que 5 % du temps ! La solution est dans le parking que les navettes urbaines veulent favoriser. On a par ailleurs remarqué, depuis 2012, une augmentation de 19 % de la fréquentation du réseau de transports en commun. Le «  tout voiture  » est en perte de vitesse. Des préconisations commencent a être suivies. Des employeurs y apportent leur soutien. Hägeen Dasz, par exemple, encourage par un site intranet le co-voiturage. Le vélo arrive en ville, mais il faut que «  les cyclistes abandonnent le moi d’abord

Chez les étudiants

uns les autres en direction des mêmes publics. Les compétences de chacun sont mises au service de l’intérêt général, et non

plus cloisonnées. Ville et CCAS, main dans la main, ont été reconnus comme coordinateurs ». Invitée des débats, Véronique Fayet,

e

e 2013 • Octobr

durabl

Solidaire

un droit de préemption pour racheter certains immeubles et y créer les accès actuellement inexistants permettant de desservir les logements. Enfin, avec la CUA, se développe un programme qui accompagne financièrement les propriétaires souhaitant rénover leurs logements dans le sens d’une meilleure protection thermique permettant de réaliser des économies de chauffage et d’énergie : une enquête a révélé que 60 % des logements vacants n’avaient pas de chauffage et 27 % pas de salle d’eau !

« Les nouveaux contours de la cohésion sociale. Comment travailler autrement pour renforcer la vitalité sociale d’un territoire », ainsi était définie la troisième commission extra-municipale sur le thème, le 16 octobre salle des Concerts qui servait aussi à présenter le Projet local de Développement Solidaire. «  Depuis le diagnostic exposé en février 2012, on a beaucoup avancé sur le fonctionnement transversal, disait le de vil Projet Claude Féret, adjoint à la Cohésion Sociale. On se voit les ment

Des aides financières pour permettre des travaux

Etre des écouteurs sociaux

Développe

commerçants a révélé 88 logements vacants depuis plus de deux ans. Il faut savoir aussi que beaucoup d’appartements vides réclameraient des travaux de confort, mais que, dans 75 % des cas, les propriétaires n’ont pas la surface financière pour les assurer. La collectivité pourrait ainsi, le cas échéant, exercer

d’ancien automobiliste !  ». Dans l’intérêt collectif, le civisme individuel intervient. On aime conduire sa voiture et la privation de cette habitude est ressentie comme une punition et une atteinte aux droits, analysait Dominique Riquet, ancien maire de Valenciennes, vice-président de la commission transports de la Communauté Européenne. A Strasbourg, ville du vélo, le trafic reste dominé à 57 % par la voiture. Et Frédéric Leturque de conclure :« Nous devons dessiner la ville de demain. La question du déplacement est centrale pour poursuivre le développement de notre ville et favoriser le Vivre Ensemble ».

de

L

’ augmentation souhaitée de la population en cœur de ville, qui permettra de nouvelles ambitions économiques et complétera l’attractivité sociale par la diversité, passe aussi par la reconquête entreprise des logements vacants. Il y en aurait 900 sur Arras intra-muros. Beaucoup se situent en hypercentre. Un certain nombre d’appartements sur plusieurs étages au dessus de commerces restent inoccupés faute d’accès indépendant. Les locataires devraient passer par la boutique. Cette situation entraîne aussi des loyers excessifs pour un simple pas-de-porte puisque les propriétaires entendent récupérer sur un seul locataire, le commerçant qui a ainsi en bail tout l’immeuble, leur manque à gagner dû à la vacance des locaux supérieurs. Il a été pourtant récemment prouvé, avec la bonne volonté de certains propriétaires, que des aménagements étaient possibles. Et la Ville les soutiendra. Un sas peut, par exemple, être créé. Le commerçant lorsqu’il ferme le soir libère une porte d’accès à un escalier. Dans le périmètre SaintAubert-Gambetta-Delansorne, on espère ainsi sortir à court terme de leur léthargie une trentaine de logements. Une enquête auprès de

Equilibrer les modes de déplacement dans la ville de demain

Projet

Au-dessus des commerces

Quarante et un nouveaux logements étudiants ont été inaugurés le 8 octobre. Un bâtiment des années 50, l’ancien internat de l’IUFM, rue du Temple, a été restructuré par le CROUS et s’appelle résidence Denise Glaser, du nom de l’ancienne star télé native d’Arras. Les chambres sont en fait conçues comme de mini-studios de 12 ou 14 m2. Trois logements de 16 m2 ont été spécialement réalisés pour les personnes à mobilité réduite. A l’origine, les chambres de l’ancien dortoir de l’IUFM mesuraient entre 7 et 8,5 m2 ! Cette réhabilitation a permis une mise aux normes des sanitaires, douches à l’italienne et petites cuisines. L’accès à l’immeuble a été badgé. Une salle de travail, une laverie et des abris-vélos ont été installés. En comptant les 34 studios de 18 m2 à la Citadelle et les 96 de la Résidence de l’Artois au cœur du campus, le parc de logements du CROUS est désormais de 174 places. 150 nouveaux logements sont encore prévus dans les années à venir.

t det Prveoloje ppemen dé ire solida

Arras Actu

Novembre 2013

Arras Actu

Novembre 2013

adjointe au maire de Bordeaux et vice-présidente de l’UNCCAS, a avoué avoir eu un coup au cœur en lisant la plaquette : « Cela fait des années que je dis que notre projet social est unique, qu’on est les meilleurs ! Or j’ai constaté chez vous des similitudes, un travail de profondeur avec les partenaires. Sa force, c’est qu’il est construit avec les habitants sur deux piliers fondamentaux, l’accès aux droits et le vivre ensemble. L’un ne va pas sans l’autre. Si vous avez un logement et que, dedans, vous crevez de solitude, ça ne sert à rien »...


20

Portrait

Jeunesse

L’atrébike, le vélo des étudiants Afin que les étudiants choisissent ce mode de déplacement doux pour être plus facilement présents en ville, la Municipalité met à leur disposition 30 vélos sur le campus. 10 autres sont réservés aux étudiants logeant à la Citadelle, 3 à l’école de la deuxième chance, à l’Hospice Saint-Pierre, et 3 à l’IRTS. Un concours a été lancé à la population pour attribuer un nom à ces bicyclettes que l’on pourra identifier en ville et, parmi 142 propositions, c’est Atrébike qui a été choisi pour la pertinence du jeu de mots entre le vélo et le terroir, l’Atrébatie, berceau de nos ancêtres. Les trois lauréats ont reçu un prix des mains de Nathalie Gheerbrant, conseillère municipale déléguée à la Vie Etudiante, lors d’une cordiale . réception le 15 octobre à l’Hôtel de Ville

Arras-Herten, des collégiens aux élus

Echanges de climat L ’an prochain, le jumelage entre Arras et Herten, importante ville de la Ruhr industrielle, aura trente ans. Cette union avait à l’époque naturellement découlé d’un rapprochement entre des établissements scolaires arrageois et leurs homogues allemands qui avaient débuté trois ans auparavant. Les échanges scolaires avaient ainsi été précurseurs d’une charte globale signée ensuite entre les deux cités. Trentetrois ans donc que, chaque année, des élèves des colléges et lycées se visitent en séjournant dans les famillles. Ce lien durable a été fêté le 10 octobre à l’Office Culturel où Hélène Lefebvre, adjointe aux Relations Internationales, a accueilli une quarantaine de collégiens du Städt Gymnasium, de la Real Schule, et de la Willy Brandt Schule d’Herten accompagnés de leurs camarades arrageois des collèges Curie, Diderot et

Mitterrand. Régulièrement, chez l’un ou chez l’autre, les élèves travaillent ensemble sur des thématiques qui leur permettent de comparer les pratiques et les évolutions de leurs pays respectifs dans différents domaines, de l’organisation de la Petite Enfance à la démocratie participative. Ils suivent en cela les préoccupations des élus qui, eux aussi, se visitent pour s’inspirer mutuellement de leurs initiatives. Le 7 novembre, une délégation politique et administrative d’Herten viendra travailler avec le Pays d’Artois dans le cadre des Rencontres Climat Arras 2013 sur la transition énergétique. Les allemands découvriront les déchèteries et les points d’apport volontaire, le recyclage de la chaleur à l’Aquarena, le programme de lutte contre les précarités énergétiques de la CUA, et présenteront à leur tour le plan climat de la ville d’Herten et sa dimension sociale.

De tous pays et de toutes couleurs Initiative municipale, en collaboration avec l’Université et les grandes écoles, pour donner à la vie étudiante toute sa place dans la cité, la seconde édition de la Nuit des Etudiants du Monde a rencontré le succès escompté, le 17 octobre. Tout a commencé par une cordiale réception à l’Hôtel de Ville où Nathalie Gheerbrant, conseillère municipale déléguée à la Vie Etudiante, a accueilli, en leur souhaitant la bienvenue dans leur langue une centaine de jeunes venus de tous

les pays du monde. Mais ils sont essentiellement Chinois et Espagnols. Ils avaient préparé en guise de buffet festif des spécialités gastronomiques de chez eux qu’ils souhaitaient faire apprécier à leurs nouveaux camarades arrageois. Avec tout autant de plaisir, la seconde étape de la soirée s’est déroulée à Cité Nature où, après la découverte des expositions, les étudiants du monde se sont tendus la main pour entrer dans la fête de la nuit avec le groupe VIP Music Live.

Arras Actu

Novembre 2013

Des étudiants à la rencontre des locataires

Captez les Kapseurs

D

es piles de linge en désordre sur les fauteuils, des photos encadrées en pêle-mêle sur les murs blancs, des gobelets sur la table. « On est, disent-ils, des jeunes comme les autres ! ». Pourtant les locataires de la résidence Saint-Michel, s’ils les identifient dans l’ascenseur ou les coursives, les appellent les « kapseurs ». Virginie, les deux Anthony, Jules et Martin occupent deux appartements l’un au dessus de l’autre du bâtiment 8. Ils sont étudiants et, pour bénéficier d’un logement à loyer réduit, ont adhéré au KAPS, une formule de location  « à projet solidaire » dont le concept, venu de Belgique, a été introduit en France, à Poitiers, par l’AFEV, Association des Etudiants pour la Ville. Il s’est développé dans seize villes de France et, en ayant eu connaissance, Nathalie Gheerbrant, conseillère municipale à la Vie Etudiante, a pensé que cette formule sociale pourrait apporter, avec la facilité de contact de la jeunesse, et qui plus est un regard venu d’ailleurs, du liant dans cette communauté

Des voisins à découvrir de vie que sont un immeuble ou un quartier. Arras est ainsi depuis la rentrée 2011 la seule ville au nord de Paris à avoir ses kaps. Leur engagement, en contrepartie d’une facilité d’hébergement qui leur revient chacun à environ 200 euros mensuels, est de consacrer trois-quatre heures par semaine à la vie collective. Les uns l’ont fait parce que leurs études les amé-

Dialoguer avec les habitants, leur faire exprimer leurs attentes en prévision d’un projet de rénovation de l’habitat

nent à cette orientation humaine, d’autres pour le plaisir de vivre ensemble en coloc’ plutôt que seuls dans un studio, tous les cinq aussi « parce que c’était une occasion de s’engager  ». Les kapseurs organisent régulièrement à Saint-Michel des animations pour rapprocher les habitants dans des moments festifs. Ils ont entrepris, l’été, de mettre en place un grand tournoi sportif sur le terrain du parc des Rosati, en face de chez eux. 400 gamins y ont participé. Et, surtout, ils sont à l’écoute. Ils sont présents. On vient vers eux. « Remonter les courses d’une personne âgée peut lui donner l’idée d’oser le demander à un autre jeune une autre fois ou à ce jeune de le proposer de lui-même  ». Le mieux vivre s’installe.

Arras Actu

Novembre 2013

« Un jour, j’ai convaincu un jeune qui allait fuguer de remonter chez ses parents », confie un autre kapseur. Mais tous se défendent «  d’être des exemples  ». Ils ont néanmoins, dans leur contrat moral avec la Ville, la mission « de faire remonter les problèmes qu’ils peuvent constater dans l’immeuble aussi bien au niveau matériel que relationel ». Une forme d’audit, prémice au renouvellement urbain. « Et puis, ce n’est pas un sourire dans l’escalier qui va me faire rater mes partiels », dit encore un de nos kaps. En tout cas, la formule semble réussir. D’autres kapseurs sont arrivés, le 18 octobre, dans le quartier Baudimont, colocataires dans les immeubles Rouault et Matisse.

21


22

Evénement

Culture

Du 16 au 24 novembre

Arras Film Festival 14ème édition du 8 au 17 novembre

Le vrai Haïti D

ans le cadre de sa coopération décentralisée avec Haïti, Arras participe du 16 au 24 novembre à la Semaine de la Solidarité Internationale. Une grande journée de sensibilisation à la réalité haïtienne, largement ouverte à tous les publics, sera organisée le 19 novembre. La journée se déroulera selon un programme défini : à 10h30, salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville, Vanessa Lamothe-Matignon, ambassadrice d’Haïti en France, inaugurera une exposition sur le patrimoine haïtien (jusqu’au 21 novembre) et Charlène Thomas, une Arrageoise revenue de six mois de service civique international sur place, présentera un reportage photos (jusqu’au 24 novembre). A 19h15, au pôle culturel Le Pharos, une

L’événement cinéma !

L’Arrageoise Charlène Thomas en service civique international à Limonade

projection-débat sur Haïti sera organisée par le Collectif de la Semaine de la Solidarité Internationale d’Arras. Le 23 novembre, de 10h à 18h salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville, de nombreuses associations interviendront pour présenter leurs actions de solidarité dans le monde. Cette journée sera ponctuée d’ateliers, démonstrations et projections de films sur la solidarité internationale. A 11h, à l’occasion de l’inauguration, seront servis des mets africains.

Cinq jours pour les « Défis européens »

Prendre l’Europe en compte T

rop de monde encore regarde la construction européenne avec indifférence quand ce n’est pas le rejet qui intervient. Les élections des députés du parlement de Strasbourg au suffrage universel par les citoyens de tous les pays membres sera donc en 2014 un tournant de l’histoire de l’Europe auquel il faut se préparer en alertant les populations par l’information et la prise de conscience. C’est ce qu’ont voulu faire à Arras, pendant cinq jours du 21 au 25 octobre, les membres du Mouvement Européen du Pas-de-Calais, présidé par François Vié. Cinq jours de conférences et de débats se sont déroulés entre l’Atria et la Chambre de Commerce. Cette session s’adressait certes aux étudiants, professionnels qui dans leur activité doivent prendre en compte la réalité du développement européen,

mais elle était aussi ouverte à tous en auditeur libre. La journée du 23 octobre fut même consacrée à une visite de la Commission Européenne à Bruxelles. Il s’agissait aussi, comme l’avait précisé dans son prologue le président François Vié, d’encourager les étudiants et les jeunes cadres à prendre en compte l’Europe dans la construction de leur projet d’entreprise. Les différents débats et tables rondes avaient d’ailleurs été pensé dans cet état d’esprit. L’Europe est un défi. Economique, et il s’agissait alors d’analyser les raisons de la crise et les moyens d’en sortir. Environnemental, avec les nouvelles politiques énergétiques. Social et sociétal, avec la maîtrise de l’immigration à travers la richesse du multiculturalisme. Démocratique enfin, car l’une des préoccupations est bien celle d’un équilibre de

Arras Actu

D

evenu, comme une image de marque, « Arras Film Festival  », le Festival International du Film d’Arras fut créé il y a 14 ans, sous le label « L’Autre Cinéma », par une belle équipe de passionnés qui n’auraient pas cru alors voir leur ville arriver ainsi au générique de films projetés dans des festivals réputés. Tout simplement parce qu’Arras les avait découverts, primés, et même parfois soutenus dans leur production, comme c’est désormais le rôle des Arras Days, journées professionnelles qui mettent entre les mains de producteurs potentiels des projets en souffrance. Localement, le festival rythme aussi l’année arrageoise. Du 8 au 17 novembre, un « staff » de 38 personnes va se démener presque jour et nuit pour le succès de l’événement. « Et le reste de l’année, dit Eric Miot, délégué général, on s’amuse à parcourir le monde pour sélectionner les meilleurs films qui, autrement, ne sortiraient pas de leur pays »... Le festival se partage ainsi en différentes sections. Une compétition européenne a été créée. « Nous nous y sommes

Arras, capitale du cinéma européen

Une semaine de débats enrichissants

Novembre 2013

forces et de rapports entre les nations et l’institution. C’est une chance et un atout pour Arras que ces échanges se soient déroulés ici. Avec ces cinq jours, le Mouvement Européen a ainsi participé au positionnement de la capitale de l’Artois dans l’Euro-Région.

finalement résolus, avoue Nadia Paschetto, directrice, parce que c’est le seul moyen pour que le nom d’Arras qui les a découvert reste attaché à un film lors de sa diffusion s’il est primé »... L’équipe ne fait jamais de mauvais choix : pendant que leur film sera projeté à Arras, les Finlandais de « The Disciple  » seront en train de le défendre aux Oscars où il représentera leur pays ! Parmi

L’équipe du Festival au grand complet lors de la présentation du programme.

les avant-premières, « La Marche » de Nabil Ben Yadir, en ouverture, et « Un beau matin » de Niels Tavernier, en clôture, qui nous vaudra la rencontre d’Alexandra Lamy et Jacques Gamblin. L’écrivain et metteur en scène Philippe Claudel, l’auteur des « Ames Grises » et du « Rapport de Brodeck », prix Goncourt des Lycéens 2007, réalisateur d’ « Il y a longtemps que je t’aime », viendra présenter son nouveau film, «  Avant l’hiver ». D’autres vedettes seront Arrageoises et des « leçons de cinéma » seront données par les réalisateurs Philippe Lioret (« Je vais bien, ne t’en fais pas », « Welcome »), Patrice Leconte, et la comédienne Yolande Moreau qui présentera aussi son second film en tant qu’auteur. A l’Arras Film Festival, un public venu de partout - plus de 31 000 spectateurs l’année dernière - pourra aussi

Arras Actu

Novembre 2013

découvrir, en avant-première mondiale, les nouvelles réalisations de James Gray, Emmanuel Mouret (il sera là avec Virginie Ledoyen et Stéphane Freiss), et Roman Polanski (La Venus à la Fourrure) ! Une nouvelle section a été créée : « Visions de l’Est » qui montre l’intérêt persistant du festival d’Arras à cette création émergente. Une rétrospective des bons vieux films d’espionnage des années 60 permettra de revoir sur grand écran deux James Bond, « Bons baisers de Russie » et « Goldfinger », alors que ces films ne sont normalement plus autorisés à l’exploitation en salle. Et, pour cette édition 2013, avec la fermeture du Casino pour travaux, le Festival sera, pour les Arrageois, l’occasion de découvrir, le nouvel auditorium d’Artois Expo. Un écran de 14 m et 914 places. En avant-première !

23


24

Nos

Chronique sportive

RUGBY Alors que l’on prédisait l’enfer aux rugbymen arrageois en Fédérale 2, ceux-ci ne s’en sortent pas si mal avec trois victoires en début de saison contre le Paris Université Club, à Beaune et face à Domont. Les joueurs du trio Konieczny – Nogent – Saleille ont rendez-vous avec leur public de Grimaldi les dimanches 17 et 24 novembre à 15 h pour deux rencontres face à Gennevilliers et Strasbourg. Début décembre, le 1er, les équipiers de Raphaël Bonicel se déplaceront à Drancy. Chez les Lionnes, qui jouent en Fédérale 1, Arras accueillera Sélestat le dimanche 17 novembre, avant de se déplacer à Maisons-Laffitte le dimanche 24 novembre. Retour au stade Grimaldi le dimanche 8 décembre pour la venue de Nancy.

BASKET-BALL Depuis le 6 octobre, lors de l’Open la Ligue organisée à Paris, Arras pays d’Artois a débuté sa huitième saison dans l’élite du basket-ball féminin français. Une saison qui a débuté par deux défaites contre Lyon et à Tarbes puis par un succès face au Hainaut. Les filles de Marc Silvert ont maintenant un mois de novembre chargé avec des rendez-vous très importants. Le premier contre Charleville, les Carolingiennes étant en déplacement à Arras le vendredi 8 novembre à 20 heures à la salle Tételin. Une semaine plus tard, le samedi 16 novembre, les équipières d’Anaël Lardy joueront une deuxième fois à domicile. Cette fois-ci, la salle Tételin accueillera un derby entre Arras pays d’Artois et Villeneuve d’Ascq. Les équipières d’Aurélie Carmona auront ensuite un déplacement compliqué à gérer chez le champion de France, Bourges, pour un match programmé le samedi 23 novembre. Ce fameux mois de novembre se terminera le samedi 30 par la réception de Montpellier à la salle Tételin à 20 heures. Enfin, début décembre, c’est à Basket Landes, pour un déplacement qu’elles connaissent bien, que les Arrageoises poursuivront leur championnat.

HANDBALL WATER-POLO Les poloistes ont gagné leur premier match de la saison face à Valenciennes. Ils ont aussi un mois de novembre chargé avec les réceptions, à 20 heures 30 à la piscine Desbin, de Sète (le samedi 9 novembre) et de Denain (le samedi 23 novembre). Ils seront ensuite en déplacement à Colmar (le 16 novembre), puis au Racing-club de Paris (le 30 novembre) et enfin à Moulins (le 7 décembre). Du côté des handballeurs, la saison a débuté par quatre défaites. Les joueurs de Clément Rollet doivent désormais réagir. Ils affronteront, sale Gambetta-Carnot à 20 heures 45, Compiègne (le 9 novembre) puis Versailles (le 23 novembre). Ils se rendront à Villeneuve-d’Ascq le dimanche 17 novembre puis à Neuilly-en-Thelle le samedi 7 décembre.

FOOTBALL Pour les féminines, qui évoluent en première division, le début de saison a été très compliqué avec une seule victoire contre SaintEtienne lors des sept premières rencontres. Si elles veulent se maintenir dans l’élite, les filles de Claude Rioust et René Devienne ont tout intérêt à prendre des points dans un mois de novembre décisif. Après le match de ce week-end à Rodez, les Arrageoises accueillent Yzeure, au stade Degouve, le dimanche 17 novembre. Quinze jours plus tard, elles seront à Soyaux, un autre concurrent direct pour le maintien. Enfin, début décembre, le 8 à 15 heures au stade Degouve, elles affronteront une des grosses écuries du

championnat, Montpellier. Chez les garçons, qui jouent en CFA2, le début de saison a été exemplaire. Les hommes de Reynald Dabrowski sont leaders de leur championnat et attaquent une partie intéressante de leur saison. Ils iront à Quevilly le dimanche 10 novembre, avant de retrouver leur antre de Degouve, le samedi 23 novembre à 18 heures, pour un derby face à Calais. Une semaine plus tard, le 30 novembre, c’est au Maccabi de Paris qu’iront les équipiers de Yannick Delépine. Entre temps, et si Arras est toujours qualifié, se dérouleront les 17 novembre et 7 décembre les septième et huitième tours de la Coupe de France. Une épreuve où Arras a brillé l’an dernier.

Quartiers

Résidence Baudimont - Pierre Bolle Centre Ville Boulevards - Centre Ville Places Résidence de l’Europe - Goudemand - Saint-Michel Hippodrome - Jardins - Acacias - Jean-Jaurès Cheminots - Les Blancs Monts - Les Hautes Fontaines Résidence Saint Fiacre - Les Hochettes - Méaulens Bd de la Liberté - Mont Saint Vaast Résidence Saint-Pol - Rietz Saint-Sauveur Ronville/Reaumur/Griffiths/Devillers - Saint-Gery.

Rabelais, dernier épisode de la rénovation

A l’ouest, le renouveau

R

abelais aurait pu le dire à un mot près : c’est le rêve, surtout, qui est le propre de l’homme. Construit en 1965, le bâtiment qui porte son nom, dévoré par les années, sera bientôt abattu. Ses cinquante appartements feront justement place à de petites maisons idéales. Ainsi s’achèvera le plan de rénovation urbaine, démolitionreconstruction, amorcé en 2004. Le 12 octobre, en citant, face au bâtiment vide et désossé les plus connus des joyeux mots de l’écrivain, enfants et familles, avec l’Association des Comités d’Habitants, donnaient le départ d’une promenade à travers dix ans de transformation du quartier. De février à mai, déjà, plus de 150 participants avaient célébré comme une fête, dans le rire et l’émotion, la disparition programmée du Rabelais en réalisant à ses pieds, avec le graphiste Lem, une fresque de 100 m de long. La Tour Verlaine est devenue Résidence. Un ruban inaugural a signé cette renaissance de Saint-Pol accomplie avec des habitants qui

souhaitaient son évolution. Sur le parvis du Pharos, un acrobate s’accroche d’un bras à un mât de cocagne. C’est la troupe circassienne « Porte 27  » venue en résidence de Chalons en Champagne. Un lecteur est perché sur un tabouret, livre ouvert, sur la façade de la médiathèque. Un saxo nous amuse dans un abri-bus.

Un ruban qui symbolise la rénovation de tout un quartier

Le quartier est plus que jamais festif. Mais il n’oublie pas. Des photos, des vidéos. Les étapes de la rénovation. De la vraie mémoire. Marie-Thérèse Lenoir, à l’origine, avec la volonté de Jean-Marie Vanlerenberghe, de ce bouleversement du quartier. Thérèse Kabdani, qui l’a accompagné, avec des « paroles de femmes  » pour mettre de la douceur où il risquait d’y avoir de l’inquiétude. En ce jour inaugural, c’est la famille du quartier qui s’est rassemblée dans ce même état d’esprit que Michel Vancaille, président de Pas-de-Calais habitat, exprimait : « on a fait autre chose que du béton »... La troupe « Porte 27 » a animé cette promenade redécouverte


26

Nos quartiers

Nos quartiers

Le comité des fêtes Arras-Ouest toujours de l’avant

Petit déj’ en famille

L

lus de 70 familles ont participé au « p’tit déj’ » organisé par le centre social Torchy le 13 octobre au restaurant du collège Curie. « Le message reste toujours le même. Nous mettons l’accent sur l’importance du repas du matin pour démarrer une journée », expliquait Agnès Goumand, animatrice. Avec la présence d’une diététicienne pour des conseils personnalisés, l’équilibre alimentaire était à table avec pain, laitages, fromage blanc et fruits ramassés à la cueillette, confitures et compotes bio. Des associations étaient venues animer la matinée, comme le Point Environnement Conseil avec ses fiches d’information. Le SMAV, avec ses recommandations au tri sélectif, avait organisé un jeu  : combien de kilos de déchets générerait ce petit-déjeuner  ? On en était à 5 kg 5 à 10 heures. Deux associations

« On s’engage pour le quartier » ES derniers statuts déposés datent de 1980, mais, autant que s’en souvienne Marie-Andrée Geeraert, présidente depuis six ans, il doit y avoir bien plus longtemps que le comité des fêtes d’Arras Ouest multiplie les initiatives pour apporter de la couleur et de la vie au quartier. « Nous avons, dit-elle, mis du lien entre la résidence Saint-Pol et les Blancs-Monts. Avant on disait qu’on habitait en haut ou en bas  !  ». L’équipe actuelle de quinze membres, dans son local du 61, rue Georges-Auphelle, se souvient du carnaval que l’on organisait avec les écoles et qui a soudé les habitants dans la fête. Le dernier en date remonte aux années 2000 et le comité, aujourd’hui, s’interroge  : «  A Arras-Ouest, maintenant, il se passe beaucoup de choses avec les comités d’habitants, le centre social. Alors est-ce qu’il ne faudrait pas revoir nos activités, trouver de nouvelles orientations, réactualiser notre feuille de route ?  ». Le comité des fêtes, pourtant, a des animations emblé-

matiques, ses braderies, en mai et en octobre « qui affichent complet  » (voir ci-dessous) et le goûter d’aînés du 15 août qu’il faut faire en deux fois pour pouvoir accueillir près de 400 personnes au total. On n’oublie pas les enfants, et la course au trésor, en septembre, est un moment attendu de divertissement familial. Le comité ne veut pas se cantonner à l’acquis et cherche toujours à innover pour faire sortir de chez eux les habitants. Ainsi,

Le comité se réunit régulièrement dans son local de la rue GeorgesAuphelle, et les idées fusent !

pour la première fois, le 10 novembre, une fête foraine de quartier reviendra place Lanvin. Pour améliorer l’ordinaire, une quinzaine de véhicules militaires de Souchez défileront et seront exposés. L’annonce de l’événement circule dans les paliers. « Ben, tu nous l’avais pas dit, Marie-Andrée ! », s’est entendue dire la présidente chez sa coiffeuse. Preuve que le comité des fêtes Arras-Ouest est bien une partie de l’âme du quartier...

Un p’tit café à la brocante ! «  On a dû clore les inscriptions trois jours avant  », confie Guy Geeraert, le trésorier de l’association. 197 exposants sur 1km 250 le long du boulevard du 8 Mai, le 13 octobre. Si le comité des fêtes Arras-Ouest cherchait une réponse à sa question : « Faut-il encore faire des brocantes ? Il y en a cinq en mai sur le quartier », elle est là, sur le terrain, à ses pieds. Comme en mai places Lanvin et Courbet, la brocante d’octobre a attiré la foule autour d’exposants dont «  certains avaient déjà fait

Arras Actu

Novembre 2013

leur journée une heure après leur installation ». C’est l’esprit videgrenier et bon enfant qui règne dans les allées. Tout le monde se connaît. On vend et on s’achète entre voisins. Et puis, il y a le fameux petit-café de Jeannine. A ce propos, le comité a encore eu une idée  : «  Lannée prochaine, avec une petite cariole, on ira le porter aux exposants qui ne peuvent pas quitter leur étal ». Avec un café bien chaud, ce sera aussi une occasion de prendre la température !

Torchy, le goût européen

P

humanitaires illustraient en photos leur action : Noa au Togo, et Massissa qui veut financer la motorisation de pirogues au Congo. Ce petit-déjeuner en famille s’inscrivait aussi dans le cadre d’un mois du Goût et de l’Europe à

Les enfants, les premiers à se régaler au petit déjeuner

Ludothèque Torchy

Torchy : le centre social a même organisé tout le mois à la Maison des Platanes une découverte de spécialités culinaires : Grèce, Espagne, Hongrie... on venait exécuter en groupe un plat dont on pouvait emporter sa part.

Ils ne vont plus bouger de là !

L

ES jeunes des quartiers sud vivent dans la fièvre de l’attente : le 27 novembre va s’ouvrir pour eux un coin de paradis sur terre avec l’inauguration de la ludothèque du centre social Torchy. Jouxtant les locaux de la médiathèque, un espace de plus de 30 m2, coloré, lumineux, aménagé dans les anciens bureaux des animateurs, transférés à l’étage. Play-station géante, Wii… 250 jeux au total ! Des plus petits aux plus grands, il va falloir maîtriser la demande et l’affluence ! L’endroit sera aussi pour les familles l’occasion de se rencontrer. Mais sait-on que cette réalisation vient d’une idée émise par quelques membres du conseil municipal jeunes en 2002 ? Ce n’est pas parce qu’un projet n’aboutit pas dans la foulée qu’il est oublié…

Arras Actu

Novembre 2013

27


Sortir Mardi 12 et mercredi 13 novembre

Actéon

Un petit bijou de musique baroque avec Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée : les musiciens ont repris un divertissement de Marc-Antoine Charpentier, véritable petit opéra de poche inspiré des Métamorphoses d’Ovide. La partition est un condensé de l’art lyrique français du Grand Siècle où l’on glisse subrepticement de l’insouciance à la tragédie.

Oxmo Puccino

Vendredi 8 novembre

Asocial Club

Exit/Exist

Seagull, La Mouette de Tchekhov

Cinq asociaux, fines plumes du Hip-Hop français, offrent l’hospitalité de leur rap sans concession. Casey, Prodige, Rocé, Al et Virus forment ensemble, sur scène, l’Asocial Club. En 1ère partie : Nuul Kukk, groupe de rap sénégalais, engagé.

Jusqu’au 16 février

Vendredi 22, samedi 23, dimanche 24 novembre

Salon « Terroirs et saveurs » Comme chaque année le régal des gourmets, plaisir des yeux et de la dégustation. Avec cette fois une raison de plus de réserver son week-end : la visite de grands chefs étoilés...

60 robes sont présentées lors de ce défilé, évoluant de la réplique fidèle de costumes d’époque aux créations libres et originales de la styliste arrageoise.

Artois Expo, vendredi et samedi de 10h à 20h ; dimanche de 10h à 19h - Entrée : 4 e

Musée des Beaux-Arts d’Arras, 18h30 et 20h. Tarif : entrée du musée, sur réservation, dans la limite des places disponibles.

Du vendredi 29 novembre au dimanche 29 décembre

Le Cabinet de curiosités de Maxence Bollet

Une exposition ouverte à tous, en accès libre et gratuit. De 9 h à 12 h : exposition ouverte pour les scolaires. De 14 h à 18 h : tout public. Ouverture tous les jours sauf le dimanche.

Théâtre, salle à l’italienne, 20 h. Entrée de 9 à 20 e

Samedi 16 novembre Une chorégraphie -musique, chant et vidéo- du Sud-Africain Gregory Maqoma qui évoque l’histoire d’un de ses ancêtres, l’un des plus renommés chefs Xhosa, mort en prison en 1873 après avoir demandé aux colons anglais de rendre les terres de son peuple. Théâtre, salle à l’italienne, 20 h. Entrée de 9 à 20 e

Atelier d’écriture et portraits fantastiques. Pharos, de 10 h à 12 h et de 14 h à 16h. L’achat d’une place au spectacle du 30 novembre donne accès à la participation à l’atelier sur réservation.

Mardi 19 novembre

Nuit du Commerce Proposée par Arras Commerce & Cœur de Ville.

Vendredi 22 novembre

Salle du Bowling, Val de Scarpe, 20 h. Tarif : 10 & à 15 &.

Yohann Metay, la tragédie du dossard 512

Mercredi 20 novembre

Filopat et Cie

C’était lui le guide décalé de l’inauguration du Pharos ! Yohann Metay revient avec un one man show de cabaret, l’histoire d’un type qui fait une course autour du montBlanc, un délire, un rêve, des hallucinations, en tout cas du rire dans le sac à dos ?

Les tout-petits sont invités à une séance de ciné-chansons toute en délicatesse et émotions. Dès 2 ans. Saison du Théâtre d’Arras. Théâtre d’Arras, salle des concerts, 10 h.

Pharos, 20h30 - Entrée : 6 & pour les arrageois et 8 & pour les extérieurs.

Arras Actu

Novembre 2013

Musique, théâtre, concert, débat, exposition, danse, brocante… notre sélection du mois de novembre. Pour de plus amples informations www.arras.fr

Théâtre d’Arras, salle à l’italienne, 20 h Entrée : 9 à 20 e

à partir du 16 jusqu’au 30 novembre

La star montante du théâtre expérimental new-yorkais, Tina Satter, fait son entrée sur la scène française avec une relecture détonante de « La Mouette » de Tchekhov.

agenda

Un rappeur français récemment auréolé d’une Victoire de la Musique, le « Jacques Brel black » a un art du phrasé qui est un trait d’union entre le hip-hop et la chanson.

Défilé Sylvie Facon

Mercredi 20 novembre

www.arras.fr

Vendredi 22 novembre

Pharos, 20h30. Tarif : 6 & pour les arrageois, 8 & pour les extérieurs.

Théâtre, salle à l’italienne, 20 h. Entrée de 9 à 20 e

Vendredi 15 et samedi 16 novembre

Sortir

www.arras.fr

Samedi 23 et dimanche 24 novembre

Le Village de Noël

Les Arrageois sont passionnés d’opérette Arras et ce nouveau festival organisé sur deux jours par les Lions clubs Arras Beffroi et Arras en Artois est arrivé à point 2013 nommé pour satisfaire leur soif de ce style Samedi 23 novembre à 20 h musical : c’est désormais Dimanche 24 novembre à 16 h Royal Variétés un événement attendu au calendrier, et qui fait des salles combles ! A la légéreté de l’opérette, les organisateurs ont ajouté la haute tenue de l’opéra avec, le samedi à 20h, un spectacle en deux parties, du Rossini, du Strauss sur les pupitres de l’orchestre d’harmonie d’Arras, une évocation illustrée par les danseuses d’A Tous Temps Danse. Suivra une promenade à travers les grands airs de l’opéra-bouffe (Offenbach, Verdi, Mozart, Saint-Saëns) regroupés en une seule œuvre, une création de Florence Alayrac, « Les Trois Grâces » qui devrait être remarquée. Le dimanche, à 16h, place à l’Opérette en Fête avec la troupe de Jean-Marie Truffier et les grands classiques. Royal Variétés, route de Cambrai Entrée : 15 & (au profit du Noël des enfants) Réservations : 03 21 7143 14 ou 03 21 51 26 95 (231 rue de Cambrai - Arras) - Parkings gratuits

Entrée 15 € par concer t

Réservation : Flandres Artois Tourisme : 03 21 71 43 14 La Voix du Nord : 03 21 16 13 13 • Office du Tourisme : 03 21 51 26 95

Au profit du « Noël Heureux avec Eux » de la Voix du Nord, du CCAS de la Ville d’Arras et de la Halte Détente Alzheimer.

« Arras, d’une guerre à l’autre »

(1871-1914) Hôtel de Ville, salle Robespierre, accès libre et gratuit.

Samedi 9 novembre

Handball

Seniors A, national 2 RCA Arras-Compiègne Salle Gambetta, 20 h 45.

Badminton

Arras-Ruel-Malmaison Salle Giraudon, 17 h.

Water-polo

RCA-Sauveteurs Sète Piscine Desbin, 20 h 30

Atelier d’écoute de jazz Médiathèque Saint-Vaast, 20 h 30. Accès libre et gratuit

Lundi 18 novembre

L’Orchestre d’Harmonie d’Arras, Jean-Marie Truffier, Mathilde Jacob, Nathalie Rosen, A Tous Temps Danses, Florence Alayrac, Sophie Lacombe, Lise Meyer, Mathieu Lamboley.

au

Jusqu’au 12 janvier

Mardi 12 novembre

L

Sous la direction artistique de Florence Alayrac, avec la participation de :

Cité Nature et Musée des Beaux-Arts

Les pianistes de Miles Davis

« Opéra-opérette » www.arras.fr

Michel Degand

Café Littéraire

Bella Ciao, rue des Dominicains, 19 h.

Samedi 23 novembre

Café BD

Dans une forêt de sapins au cœur de la Grand Place, le marché de Noël est devenu un véritable village avec ses chalets de bois offrant toutes sortes d’idées de cadeaux, artisanat et produits du terroir, des haltes gourmandes, des huîtres aux marrons chauds, des surprises et des animations, une patinoire, un carrousel. Et une grande roue vous offrira l’occasion rare de dominer Arras !

Vendredi 29 novembre

Salon de l’Etudiant et de la Formation Une première édition avec un objectif : offrir aux lycéens et aux étudiants en un même lieu toutes les informations sur toutes les filières de carrière. Artois Expo, de 8h30 à 17h30.

Arras Actu

Novembre 2013

Bibliothèque Ronville, 15 h. Accès libre et gratuit.

Samedi 23 novembre

Handball

RC Arras-Versailles, salle Gambetta, 20 h 45.

Water-polo

Championnat Nationale 1, RCA rencontre SC Libellule Denain Piscine Desbin, 20 h 30.

Jeudi 28 novembre

The need for Cosmos Théâtre d’Arras, salle à l’Italienne, 20 h.

Samedi 30 novembre

Musikothé

Espace musique de la médiathèque, de 10 h 30 à 12 h. Accès libre et gratuit.


30

Tribune

Permanences des élus Frédéric LETURQUE

m-le-maire@ville-arras.fr Maire d’Arras, Vice-Président de la CUA Permanences de 9 h à 11 h 30, les jeudi 7 novembre en Mairie, 5 décembre à la Maison de services Jean Jaurès et 19 décembre en mairie Contact : 03 21 50 51 82 ou 06 08 74 89 75.

adjoints Denise BOCQUILLET

d-bocquillet@ville-arras.fr Ressources humaines, coopération décentralisée et relations internationales - Conseillère Générale - Conseillère déléguée de la CUA Permanences de 10 h à 12 h, les 13 novembre au centre social Alfred Torchy, 20 novembre au centre social Léon Blum et 27 novembre au Foyer Amoureux. & 03 21 50 51 85.

Philippe RAPENEAU

p-rapeneau@ville-arras.fr Urbanisme, développement économique, patrimoine, constructions durables Président de la CUA - Conseiller Régional Permanences le mercredi 13 novembre de 10 h 30 à 12 h à la Citadelle. & 03 21 21 87 36.

Annie LOBBEDEZ

a-lobbedez@ville-arras.fr Sports et équipements sportifs Sur RDV le jeudi de 9 h 30 à 12 h en mairie & 03 21 50 51 82.

Thierry SPAS

t-spas@ville-arras.fr Domaine public, police municipale Conseiller délégué de la CUA Sur RDV en mairie.& 03 21 50 51 82.

Hélène LEFEBVRE

he-lefebvre@ville-arras.fr Etat Civil, élections, jumelage et relations européennes Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 82.

Thérèse WILLOT

t-willot@ville-arras.fr Espaces Verts et cadre de vie Sur RDV en mairie le mercredi de 14 h à 17 h & 03 21 50 51 82.

Alexandre MALFAIT

a-malfait@ville-arras.fr Jeunesse, coordination avec l’université Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 83.

Evelyne BEAUMONT

e-beaumont@ville-arras.fr Education, caisse des écoles, restauration scolaire Permanences de 9 h 30 à 11 h le mardi 5 novembre et sur RDV en mairie & 03 21 50 51 83.

François-Xavier MUYLAERT

fx-muylaert@ville-arras.fr Finances, modernisation des services municipaux Conseiller délégué de la CUA Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 83.

Nadine GIRAUDON

n-giraudon@ville-arras.fr Fêtes, commerces, gestion des salles municipales, protocole et communication Conseillère de la CUA Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 85.

Claude FERET

c-feret@ville-arras.fr Logement, renouvellement urbain, emploi, cohésion sociale, démocratie de proximité Vice-Président de la CUA chargé de la Cohésion Sociale et de la Sécurité Permanences le mercredi 6 novembre de 9 h 30 à 11 h en mairie. & 03 21 50 51 82.

Philippe ARVEL

p-arvel@ville-arras.fr Développement démocratie participative, suivi et gestion des conseils de quartier Sur RDV le premier jeudi de chaque mois de 9 h à 10 h en mairie. & 03 21 50 51 82.

Matthieu LAMORIL

m-lamoril@ville-arras.fr Culture et Patrimoine Culturel Sur RDV le lundi de 9 h à 12 h, en mairie. & 03 21 50 51 82.

VICE-présidents de la cua Jacques PATRIS

j-patris@ville-arras.fr Conseiller municipal, Vice-Président de la CUA chargé de l’emploi et de l’insertion. Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 82.

Jean-François MALBRANCQ

jf-malbrancq@ville-arras.fr Conseiller municipal, Vice-Président de la CUA chargé des transports Sur RDV en mairie. & 03 21 50 51 82.

Michaël SULIGERE

m-suligere@ville-arras.fr Conseiller municipal aux musiques actuelles et pratiques culturelles émergentes Vice-président de la CUA chargé de la Promotion de la Santé Permanences de 14 h à 16 h le 18 novembre à la Maison de services Jean Jaurès. & 03 21 50 51 82.

Yves DELRUE

y-delrue@ville-arras.fr Conseiller municipal aux affaires ­patriotiques, Vice-Président de la CUA Sans RDV le mercredi de 10 h à 11 h en m ­ airie. & 03 21 50 51 85.

Martine SAUVAGE

m-sauvage@ville-arras.fr Vie de quartiers Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 82.

Claire HODENT

c-hodent@ville-arras.fr Petite Enfance Permanences le mercredi 20 novembre de 10 h 30 à 12 h en mairie. & 03 21 50 51 82.

Marc DESRAMAUT

m-desramaut@ville-arras.fr Tourisme et animation « Cœur de Ville » Sur RDV en mairie. & 03 21 50 51 82.

Nicole CANLERS

n-canlers@ville-arras.fr Action sociale et solidarité, personnes âgées, personnes handicapées, santé Conseillère de la CUA Permanence le mercredi 6 novembre de 10 h à 12 h en mairie & 03 21 50 51 82.

Hugues MORTIER

h-mortier@ville-arras.fr Affaires juridiques et assurance, patrimoine Conseiller délégué de la CUA Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 85.

Claudette DOCO

c-doco@ville-arras.fr Comités des fêtes et comités d’habitants Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 83.

Jean-Pierre FERRI

jp-ferri@ville-arras.fr Sur RDV en mairie. & 03 21 50 51 82.

Jean-Marie VANLERENBERGHE jm-vanlerenberghe@ville-arras.fr Sénateur Sur RDV en mairie & 03 21 21 87 76.

Zohra Ouaguef - Ouakid

z-ouaguef@ville-arras.fr Service de proximité et politique de la ville Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 82.

Colette VILETTE, Bertrand LOUCHART, Bertrand ALEXANDRE, Karine BOISSOU

Arras en Mieux - c-vilette@ville-arras.fr / b-louchart@ville-arras.fr / b-alexandre@ville-arras.fr / k-boissou@ville-arras.fr Permanences à l’Hôtel de Ville le samedi de 10 h à 12 h, bureau 23 ou sur RDV. & 03 21 21 60 15.

Marylène FATIEN

m-fatien@ville-arras.fr Urbanisme réglementaire Conseillère déléguée de la CUA Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 85.

Danièle LAMOTTE

d-lamotte@ville-arras.fr Logement - Conseillère déléguée de la CUA Sur RDV en mairie le mardi matin. & 03 21 50 50 81 (service logement) ou 03 21 50 51 82 (pour tout autre problème).

Nathalie Gheerbrant

n-gheerbrant@ville-arras.fr Vie étudiante Permanence le mercredi 13 novembre de 10 h à 12 h en mairie. & 03 21 50 51 85.

Laure OLIVIER, Suzy LESNIEWSKI

L’échappée belle - élus-verts-arras@laposte.net Sur RDV à l’Hôtel de Ville, bureau 22. & 06 85 92 66 30.

François DESMAZIèRE

f-desmaziere@ville-arras.fr www.desmaziere.com

Véronique LOIR

v-loir@ville-arras.fr

Pascale CATTEAU

p-catteau@ville-arras.fr

Jeannine JANDOT

j-jandot@ville-arras.fr Domaine public et exécution budgétaire Sur RDV le mardi matin et le jeudi toute la journée en mairie. & 03 21 50 51 82.

Dominique MORTREUX

d-mortreux@ville-arras.fr Vie associative et relations avec les associations culturelles Sur RDV en mairie & 03 21 50 51 82.

Arras Actu

Novembre 2013

la majorité municipale

le groupe « arras en mieux »

l’élu communiste

Arras vit, Arras rayonne, Arras attire

Le développement et la prospérité d’Arras. Une succession de grandes occasions manquées

Réduire les factures d’eau d’un tiers : c’est possible

Après une année 2012 historique qui avait vu l’Office de Tourisme augmenter son activité de près de 50% grâce à l’effet « Roulez Carrosses » (qui fait cap vers les 300.000 entrées, le double de l’objectif initial), l’année 2013 a permis de confirmer notre ville d’Arras dans son statut de valeur sûre du tourisme en Nord-Pas-de-Calais. Le beffroi, les carrières Wellington, les boves, le musée des Beaux-Arts, la Citadelle… Autant de sites qui sont devenus, au fil du temps, des points de passage obligé pour tout visiteur, français ou étranger. Sans parler de ces nombreux évènements désormais incontournables tels que l’Arras Film Festival, le Village de Noël, Faites de la Chanson, le Main Square Festival, l’embrasement du beffroi ou les fêtes de la musique, du 15 août et de l’Andouillette… auxquels on peut désormais rajouter le retour du Tour de France à Arras le 10 juillet prochain. Quand est évoqué l’objectif d’un million de visiteurs à l’horizon 2020, ce n’est pas de l’optimisme exagéré. C’est bel et bien une réelle ambition, assortie d’une véritable conviction : l’image d’Arras a changé. Fini le surnom de « belle endormie » que les médias utilisaient presque par habitude il y a encore quelques années. Aujourd’hui Arras vit, rayonne, attire. Il suffit d’ailleurs d’en juger par le nombre de projets immobiliers prévus ou en cours dans la ville. Loin d’être un hasard, c’est le résultat d’un travail de chaque jour aux côtés des associations, des partenaires et des forces vives du territoire, vous. Conséquence positive : les réservations de restaurants par l’intermédiaire de l’Office de Tourisme ont augmenté de 30% cet été, preuve que les commerces arrageois bénéficient eux aussi de l’attractivité grandissante de notre ville. Et c’est bien là qu’est le véritable enjeu : l’activité économique du territoire. Tout ce qui participe à rendre Arras agréable pour ses habitants, pratique pour ses usagers, attractive pour ses visiteurs et séduisante pour les investisseurs, est bon pour l’économie locale et pour la création d’emplois. Alors soyons fiers de notre ville et de son succès ! La Majorité Municipale

conseillers de l’opposition

conseillers de la majorité

René CHEVALIER

r-chevalier@ville-arras.fr

Jean-Marc MAURICE jeanmarcmaurice@yahoo.fr Permanence les lundis de 15 h à 18 h à l’Hôtel de Ville, bureau 21 ou sur RDV. & 06 77 20 11 81.

31

Plusieurs milliers d’emplois induits et les visites de milliers de touristes supplémentaires. C’est ce qu’Arras a raté pour ne pas avoir su suffisamment porter la création d’un 3éme aéroport à Chaulnes, dans la Somme, à seulement 20 minutes de chez nous (donc sans nuisance sonore pour nos habitants). Projet décidé par Lionel Jospin en 2001, mais enterré par le ministre centriste et maire d’Amiens de l’époque Gilles de Robien, l’ancien maire d’Arras et son dauphin n’ont jamais avancé la moindre explication à ce fiasco. Quel gâchis ! La victoire de Lens pour l’installation de l’antenne du Louvre est une autre défaite pour Arras. Le maire et ses adjoints n’ont encore une fois pas su convaincre, su communiquer les atouts de notre ville. Leur propagande trouve ses limites une fois qu’elle se confronte à la rigueur et à la réalité des faits. Alors que nos voisins du bassin minier enchaînent victoires culturelles, sportives et records dans la création d’entreprises, notre ville stagne et peine à s’engager dans le 21éme siècle. Lens et Liévin dévoilent les trésors de l’humanité autour du Louvre, se spécialisent dans le numérique culturel, Loos-en-Gohelle s’engage dans un nouveau modèle industriel. Sous l’impulsion du Président du Conseil régional, le château de Versailles est venu offrir sur un plateau la magnifique exposition Versailles à Arras. 300 000 visiteurs en 18 mois. Quel beau cadeau venu du ciel de la Région. Et pourtant il aurait été plus judicieux d’installer Versailles à la Citadelle ! Pour y créer une vraie animation la semaine et le week-end, et pas seulement une reconstitution folklorique mais ponctuelle du mariage de Napoléon. Encore une occasion ratée par nos élus locaux ! Alors, à grand coup de communication et d’impôts locaux, on va y faire démarrer une étape du Tour de France en juillet. Bonne idée. Une demijournée d’animation à la Citadelle, c’est toujours cela de pris mais cela ne récréera pas les 600 emplois, qu’Arras a perdu avec le retrait des militaires et de leurs familles. Cette nouvelle brèche dans l’économie de notre ville ; celle là on ne l’a pas ratée.

les verts / l’échappée belle

arras passionnement

La réforme des rythmes scolaires

Un plan d’urgence pour le commerce !

Nous avons soutenu la décision d’appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 à Arras.   En effet, personne ne peut douter qu’une meilleure répartition des heures de cours sur la semaine soit bénéfique pour les enfants : sur ce point tous les spécialistes sont d’accord et la chose n’est pas courante ! La mise en œuvre de cette réforme redistribue les emplois du temps et les plannings d’occupation des classes, ouvre l’école à d’autres activités, nécessite l’intervention de nouveaux acteurs de l’éducation, et impacte l’organisation intrafamiliale. Elle est bien plus complexe à mettre en œuvre  qu’un simple changement d’horaires et personne ne peut faire mine de s’étonner des difficultés rencontrées.  Néanmoins les questions soulevées après plusieurs semaines sur le contenu des activités, l’imputation des responsabilités dans la garde des enfants, la formation des intervenants, la taille des groupes, les conflits d’usage des locaux, la fatigue ressentie des enfants et d’autres encore, sont sérieuses et doivent être discutées ouvertement. C’est pourquoi  nous demandons à la mairie la mise en place dans les plus brefs délais d’un dispositif large et transparent de consultation et d’évaluation, associant toutes les parties concernées (parents, enseignants, intervenants, pédagogues, associations, professionnels de santé...) suivi des réajustements indispensables au succès de cette réforme. Alors même que tous les groupes politiques ont soutenu la décision d’adopter dès 2013 les nouveaux rythmes scolaires à Arras, il serait navrant que sa mise en œuvre donne lieu à polémiques partisanes et manque l’objectif de meilleures conditions d’apprentissage, d’épanouissement et d’éducation pour  les enfants.

Cela n’est pas propre à Arras - il faut le reconnaître - mais le commerce souffre dans notre ville : rotations rapides des enseignes, fermetures définitives, mitage de certains axes, etc. Les causes sont multiples : stationnement et circulation, coût des loyers commerciaux, développement inconsidéré des centres commerciaux périphériques. L’action de la municipalité ne peut certes rester qu’incitative mais elle est indispensable. Le commerce est un enjeu essentiel tant il participe à l’aménagement urbain autant qu’à la vie économique et sociale de la ville. Malgré les grands discours et les concertations de façade, les réponses apportées par la municipalité restent partielles et insuffisantes quand il faudrait un plan d’ensemble volontariste à l’image de ce qu’a pu faire une ville comme Agen par exemple. Ce plan coordonné et cohérent doit actionner tous les leviers  : urbanisme, plan de circulation et de piétonisation à construire en concertation et sans tabous, mais aussi définir des actions spécifiques pour redonner le plaisir de se promener et de consommer en ville. Nous en proposons trois principales : La création sur la Grand Place d’une halle architecturale destinée aux produits frais et issus de la production locale, qui puisse aussi accueillir expositions et espaces de jeux et de garderies pour enfants. L’installation d’une agence municipale du commerce qui fédère tous les acteurs et qui travaille sur l’accompagnement des commerçants (animation, bonification de prêts, modernisation,..), l’écoute des consommateurs mais aussi la prospection d’enseignes spécifiques. Et enfin l’expérimentation de «  pop-shops  », magasins éphémères comme les maisons de mode à Roubaix, qui peuvent servir de tests à des jeunes créateurs contre un loyer symbolique et permettent d’éviter les dents creuses et les axes qui se déprécient. C’est ensemble, commerçants, riverains et clients, élus que nous relèverons ce défi, dans la concertation mais aussi par l’audace et la volonté de ne pas se résigner à une ville muséifiée et réservée aux touristes.

Laure Olivier et Suzy Lesniewski, élues Europe Ecologie Les Verts

Pascale Catteau, Véronique Loir et François Desmazière

Arras Actu

Novembre 2013

De l’eau à 4,26 € le mètre cube, des factures trimestrielles de 80 € et plus c’est devenu d’autant insupportable pour bien des familles qu’il serait possible de réduire sensiblement cette lourde dépense. Il suffirait de retirer des griffes de la multinationale VEOLIA la gestion d’un service public qui devrait normalement revenir aux élus, aux représentants des usagers et du personnel. Partout où cela a été fait le prix de l’eau a été réduit de 20 à 40 % . Comme l’a récemment décidé la ville de Paris. Il y a vingt ans que le district urbain d’Arras, devenu la CUA, a décidé de confier le service public de l’eau de toutes ses communes à La Compagnie Générale de Eaux, récupérée depuis par VEOLIA. Cette puissante multinationale au chiffre d’affaires de près de 30 milliards d’euros réalise chez nous, comme dans des milliers de communes, des bénéfices exorbitants en nous vendant l’eau et son assainissement bien audelà du prix de revient. Et cela sans supporter les infrastructures (châteaux d’eau, canalisations, stations d’épurations etc.. ) qui restent à la charge des contribuables des 29 communes. Comment tolérer encore que l’eau, aussi indispensable à la vie que l’air qu’on respire, puisse être source de profits ? Avec les associations d’usagers mobilisées sur ce problème, je demande que soit dénoncé à son terme le contrat qui lie la CUA à VEOLIA, (qui expire en 2016 pour la distribution d’eau, et en 2017 pour l’assainissement), et qu’on s’y prépare dès maintenant . Il y a cinq ans déjà que les députés communistes ont déposé un projet de loi qui propose : « la création d’un SERVICE PUBLIC NATIONAL de l’eau qui assurerait la production, la distribution le traitement des eaux usées ». Un tarif social de l’eau, valable sur tout le territoire (comme pour l’électricité) assurerait l’égalité des usagers. Un abattement forfaitaire serait accordé sur les premiers mètres cubes pour garantir aux foyers modestes un minimum de consommation. Je propose que la municipalité et la CUA s’inspirent dès maintenant de ces propositions. René Chevalier

Arras, emploi, sécurité

Cette tribune ne nous est pas parvenue dans les délais impartis.


PLAN SÉQUENCE

14ème édition

Cituation et Ensemble • Arras • 03 21 71 53 33

8 -17 novembre 2013

Renseignements au 09 72 12 63 14 / www.arrasfilmfestival.com

ArrasActu n°280  

Le magazine des Arrageois du mois de novembre 2013

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you