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La peur L’auteur

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Né en 1931 à Strasbourg, Tomi Ungerer est auteur et dessinateur. Les principaux thèmes qu’il a abordés dans sa carrière sont la littérature d’enfance et de jeunesse, la publicité, et l’érotisme. C’est en Alsace que son œuvre puise ses racines, malgré son tempérament de globe-trotter. En 1952, il s’engage dans le corps des méharistes en Algérie. Il est réformé en 1953. Il s’inscrit alors aux Arts décoratifs puis travaille comme étalagiste et publicitaire pour des petites entreprises. Il part pour New York en 1956. Sa rencontre avec Ursula Nordström des éditions Harper  & Row lui permet de publier 90 livres pour enfants en dix ans. Ce sont ses activités de publicitaire et notamment d’affichiste qui lui apportent la notoriété : ses affiches contre la guerre du Vietnam sont très connues. Il est également connu comme un important satiriste et dessinateur humoristique (pour adultes). En 1988, il dessine les plans d’un monument pour le bimillénaire de Strasbourg, « l’Aqueduc de Janus ». Tomi Ungerer est membre du comité de patronage du think tank strasbourgeois Forum Carolus. Il obtient en 1998 le Prix Hans Christian Andersen, mention illustrateur, la plus haute distinction pour un auteur de livres d’enfants. Son œuvre est riche de 30 000 à 40 000 dessins. Le Musée Tomi Ungerer - Centre international de l’illustration, qui a ouvert ses portes en 2007, conserve la collection Tomi Ungerer, qui provient de plusieurs donations effectuées par l’artiste à la ville depuis 1975. Huit mille dessins originaux, des estampes, un fonds documentaire important, une bibliothèque ainsi que six mille jouets et jeux provenant de la collection personnelle de Tomi Ungerer y sont conservés.

Ogres, brigands et compagnie (L’école des loisirs, 2011) Des mythiques Trois Brigands et Géant de Zéralda, ses deux plus immenses succès, à la petite dernière, Zloty, l’avatar moderne et motorisé du Petit Chaperon rouge, en passant par Jean de la Lune, c’est Tomi Ungerer lui-même qui a choisi, dans son œuvre multiple, humaniste et grinçante, pleine de kidnappings sublimés, d’ogres convertis, d’intrus admis et d’opposés réconciliés… quatre dignes représentants capables de donner une idée fidèle de son ton « subversif et positif » et de son trait à ceux qui veulent le découvrir, ou le retrouver.

La presse

© Olivier Roller

Tomi Ungerer

France

Ressources Le site internet de l’École des loisirs : http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur. php?codeauteur=281

« Tantôt, Ungerer a l’air joyeux - il se réjouit que ses livres, mis à l’index aux États-Unis du temps où il était fiché comme communiste, soient désormais en vente au MoMa. Tantôt, il s’emporte - son affiche sur la Shoah n’est pas utilisée dans les classes et ça l’énerve horriblement. « Elle va faire peur aux enfants, m’ont dit les enseignants. Mais les enfants n’ont pas peur. La peur, comme la haine, est une maladie contagieuse que les adultes leur inoculent ! » » Le Monde.fr

6es Assises Internationales du Roman / Un événement conçu et réalisé par Le Monde et la Villa Gillet / Du 28 mai au 3 juin 2012 aux Subsistances (Lyon) / www.villagillet.net

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L’œuvre > Jeunesse

Ogres, brigands et compagnie (L’école des loisirs, 2011) Abécédaire en 26 chansons, textes de Boris Vian (Formulette Production, 2011) (40 p.) Zloty (L’école des loisirs, 2009) (25 p.) Rufus (L’école des loisirs, 2009 - 2011) (34 p.) Les Aventures de la famille Mellops, traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Chaine et de l’allemand par Svea Winkler-Irigoin (L’école des loisirs, 2008) (172 p.) Amis-amies, traduit de l’allemand par Svea Winkler-Irigoin (L’école des loisirs, 2007) (32 p.) À la guerre comme à la guerre (Nuée Bleue, 1998 ; L’école des loisirs, 2002) (115 p.) Le Nuage bleu (L’école des loisirs, 2000 - 2003) (38 p.) Otto, autobiographie d’un ours en peluche, traduit de l’anglais (États-Unis) par Florence Seyvos. (L’école des loisirs, 1999) (33 p.) Trémolo, adapté de l’allemand par Svea Winkler et Tomi Ungerer (L’école des loisirs, 1998) (30 p.) Flix (L’école des loisirs, 1997 - 2000) (32 p.) Papaski (L’école des loisirs, 1992 - 1998) (36 p.) Orlando, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1980 - 2008) (30 p.) Crictor, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1980 - 2011) (30 p.) Adélaïde, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1980 -2010) Émile, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1978 - 2010) (34 p.) Pas de baiser pour maman, adaptation d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1976 - 2001) (42 p.) Allumette, texte français d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1974 - 1997) (34 p.) La Grosse Bête de Monsieur Racine, texte français d’Adolphe Chago (L’école des loisirs, 1972 - 1994) (40 p.) Guillaume l’apprenti sorcier (L’école des loisirs, 1971 - 2001) (40 p.)

Le Géant de Zeralda (L’école des loisirs, 1971 2002) (36 p.) Le Chapeau volant, texte français d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1971 - 1995) (34 p.) Jean de la lune, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1969 2001) (36 p.) Les Trois Brigands, texte français d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1968 - 2001) (36 p.) > Adultes

Un point c’est tout, entretien avec Stephan Muller (Bayard, 2011) (192 p.) La Roue de l’énergie (Nuée Bleue, 2011) (160 p.) Mes cathédrales, avec Jean Willer (Nuée Bleue, 2007) (105 p.) Cœur à cœur (Cherche Midi, 2004 ÉPUISÉ) (79 p.) L’Alsace côté cœur (Nuée Bleue, 2004 ÉPUISÉ) (44 p.) Érotoscope (Taschen, 2002 ÉPUISÉ) (416 p.) Acadie (Cherche Midi, 2002 ÉPUISÉ) (160 p.) De père en fils (Nuée Bleue, 2000 ÉPUISÉ) (135 p.) Vracs (Cherche Midi, 2000 ÉPUISÉ) (175 p.) S.M. (Cherche Midi, 2000 ÉPUISÉ) (142 p.) Les Chats (Cherche Midi, 1998) (128 p.)

> Jeunesse Abécédaire en 26 chansons, textes de Boris Vian (Formulette Production, 2011) (40 p.)

Zloty (L’école des loisirs, 2009) (25 p.)

Les 26 textes de Boris Vian sont des petites gourmandises de littérature enfantine, tout à tour malicieuses, espiègles, tendres, sur des musiques de Lucienne Vernay, enchantées par le groupe Debout sur le Zinc, accompagnées d’illustrations Du père des Trois Brigands, Tomi Ungerer. Un abécédaire pour enfants et leurs parents. Un livre-CD avec 26 chansonnettes pour apprendre les lettres de l’alphabet. Chacune est associée à un prénom : A comme Anatole, B comme Berthe, C comme Célestin, etc.

Elle porte un casque rouge, une écharpe rouge, des gants rouges, des bottes rouges et elle s’en va, sur son scooter, voir sa grandmère malade, à travers les bois menaçants et glacés… Vous croyez savoir qui elle est, et ce qui va lui arriver ? Peut-être vous trompez-vous… Car cette petite fille s’appelle Zloty et, certes, elle va rencontrer un grand méchant loup, mais aussi de grands nains et de petits géants, et en particulier Kopek et Samovar, un nain grand et un géant petit qui ont tous les deux… la même taille, et vont devenir ses amis pour la vie !

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Rufus (L’école des loisirs, 2009 - 2011) (34 p.)

Les Aventures de la famille Mellops, traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Chaine et de l’allemand par Svea Winkler-Irigoin (L’école des loisirs, 2008) (172 p.)

Amis-amies, traduit de l’allemand par Svea Winkler-Irigoin (L’école des loisirs, 2007) (32 p.)

À la guerre comme à la guerre (Nuée Bleue, 1998 ; L’école des loisirs, 2002) (115 p.)

Rufus est une chauve-souris pas comme les autres. Depuis qu’il a vu, un soir, un film en Technicolor au cinéma en plein air, puis, au petit matin, le lever du soleil orange et rose, il a décidé de changer d’existence. Vivre le jour, peindre ses ailes noires aux couleurs des papillons ! Pris de peur en voyant tourbillonner ce volatile bizarre, des gens lui tirent dessus à coups de fusil. Rufus tombe, mais, par chance, c’est dans le jardin d’un homme formidable… C’est dans les années soixante que Tomi Ungerer entreprend, à New York, une série d’albums en l’honneur des animaux jusque-là mal aimés ou carrément absents des livres pour les enfants. Ils font mentir leur réputation, incarnent le bien, sauvent des vies, se révèlent plus humains que les humains qui les avaient d’abord rejetés.

Ne jamais se décourager ! C’est la devise des Mellops. Ils aiment la vie, ils aiment le monde et ses surprises et rien ne les arrête. Quand Papa Mellops et ses quatre fils, Casimir, Isidore, Félix et Ferdinand, se lancent dans les plus folles entreprises, fabriquer un avion, creuser un puits de pétrole, ou explorer les gouffres souterrains, c’est toujours dans la joie et la bonne humeur. Et quoi qu’il arrive, Maman Mellops les attend, avec son légendaire gâteau à la crème Chantilly et son chocolat chaud ! Ce recueil contient les cinq histoires suivantes : - Les Mellops font de l’avion (publié en Lutin poche en 1979) - Les Mellops trouvent du pétrole (publié en Lutin poche en 1980) - Les Mellops fêtent Noël (publié en Lutin poche en 1980) - Les Mellops spéléologues (publié en Lutin poche en 1980) - Les Mellops à la recherche du trésor sousmarin (inédite)

Quelle joie pour un apprenti bricoleur comme Rafi d’emménager dans une nouvelle maison  ! D’autant que, pour son anniversaire, il reçoit de quoi jouer au menuisier. «  Puisque je n’ai pas encore d’amis, je vais m’en fabriquer ! » se dit-il. Les animaux et les pantins géants de son cru attirent bientôt Ki Sing, la voisine d’à côté. Ki Sing sait coudre ! Ensemble, ils se mettent à créer des amis encore plus beaux. Ils découvrent leurs cultures respectives, s’enthousiasment, et finissent par monter une véritable exposition d’amis… Où s’arrêteront-ils?

Tomi Ungerer est Alsacien, comme vous-mêmes êtes Breton, Parisien, Basque, Ch’timi ou Berrichon. Ça paraît simple, et pourtant c’est très compliqué. Car après la guerre de 1870, l’Alsace a été annexée par l’Allemagne. Après la victoire de 1918, elle est redevenue française. Mais suite à la débâcle de 1940, elle est redevenue allemande. Et en 1945, française à nouveau. Tomi a huit ans quand la Seconde Guerre Mondiale éclate. Du jour au lendemain, il doit changer de nom, parler allemand, écrire en gothique, faire un dessin raciste pour son premier devoir nazi. Il obéit, il s’adapte. Il devient un caméléon : Français sous son toit, Allemand à l’école, Alsacien avec les copains. Heureux, quoi qu’il arrive. À la maison, sa mère, fantasque, chaleureuse et rusée, veille. Elle l’encourage à dessiner et à écrire, à rire et à faire rire, à déployer tous ses talents. Toute sa vie, elle a conservé les cahiers, les croquis, les devoirs, le journal intime de son fils, les affiches de l’époque. Ce sont ces archives incomparables qui ponctuent et réveillent les souvenirs de guerre de Tomi Ungerer.

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Le Nuage bleu (L’école des loisirs, 2000 - 2003) (38 p.)

Otto, autobiographie d’un ours en peluche, traduit de l’anglais (États-Unis) par Florence Seyvos. (L’école des loisirs, 1999) (33 p.)

Trémolo, adapté de l’allemand par Svea Winkler et Tomi Ungerer (L’école des loisirs, 1998) (30 p.)

Il était une fois, un nuage bleu. Tellement heureux et tellement bleu qu’il bleuissait tout sur son passage et ne faisait jamais pleuvoir. Voici donc l’histoire d’un nuage pas comme les autres, qui ne veut que le bien des habitants de la Terre et qui ferait tout pour les sauver. Tout, même de la pluie s’il le fallait...

«  J’ai compris que j’étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d’un antiquaire. J’ai été fabriqué en Allemagne. Mes tout premiers souvenirs sont assez douloureux. J’étais dans un atelier et l’on me cousait les bras et les jambes pour m’assembler... »

Trémolo est musicien, chez lui il entasse toutes sortes d’instruments. Sa voisine, Madame Astra Lunatika, ne supporte plus de l’entendre s’exercer jour et nuit. Il est trop bruyant et en plus, il lui a cassé sa boule de cristal. Elle ne peut plus lire dans l’avenir, ce qui peut mettre une voyante extralucide dans une rage folle. Avec son troisième œil (collé sur son ventre) elle lui jette un sort : la musique jouée par Trémolo n’a plus de son et se transforme en grosses notes noires envahissantes. Il sème ainsi une pagaille pas possible et se retrouve expulsé de chez lui. En jouant dans la forêt devant des animaux, il se rend compte que si plus personne n’entend ses notes, elles ont un goût délicieux dans la bouche... Cette découverte va changer le sens de la malédiction de Madame Astra Lunatika et le monde en sortira par hasard transformé, à cause notamment de l’anéantissement fortuit de toutes les télés du monde ! Les drôles de dessins de Tomi Ungerer, pleins d’amusants clins d’œil, servent à merveille cette histoire loufoque.

Ce livre a reçu le Prix Bernard Versele 2001, décerné par la Ligue des Familles de Belgique.

Flix (L’école des loisirs, 1997 - 2000) (32 p.)

Théo et Alice Lagriffe sont un couple de chats heureux. Ils attendent un enfant. Le jour de la naissance, ils ont une légère surprise : le bébé est un chien. À Chatville, la nouvelle fait sensation... Ce livre a reçu le Premier Prix des Critiques Belges 1998 , et le Prix Bernard Versele 1998, décerné par la Ligue des Familles de Belgique.

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Papaski (L’école des loisirs, 1992 - 1998) (36 p.)

Orlando, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1980 - 2008) (30 p.)

Crictor, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1980 - 2011) (30 p.)

Adélaïde, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1980 -2010)

Papaski est un collectionneur d‘histoires à dormir debout. Il a croisé Loulou Vandal, qui s’est enfui de chez ses parents en emportant la baignoire familiale. Il a aussi vu M. Parcell Mesquin, qui a offert un rouleau-compresseur à sa femme, pour leurs noces d’argent. C’est bien pratique pour repasser le linge et étaler la pizza...

Un seul vautour est vénéré dans tout le Mexique. C’est Orlando, et il le mérite. Savez-vous pourquoi ? Orlando est un vautour original. Quand ses semblables ne pensent qu’à dévorer les malheureux perdus dans le désert, lui n’écoute que son bon cœur. C’est ainsi que, un jour, il survola un chercheur d’or évanoui. Le pauvre homme avait sur lui des photos de sa famille. Aussitôt, Orlando décida de prévenir sa femme et son fils. Et pour cela, il fallut traverser un continent et braver bien des dangers…

Il était arrivé par la poste. C’était le cadeau que son fils, explorateur en Afrique, envoyait à Madame Bodot pour son anniversaire. Ça, un cadeau, un serpent ? Oui, car Crictor n’était pas un vulgaire serpent. Bien soigné, bien nourri, bien élevé, il devint capable de prodiges. Quand il apprenait à lire et à compter, il formait les chiffres et les lettres avec son corps. Il servait de jeu aux enfants. Mais son plus bel exploit était encore à venir. Car un cambrioleur hantait les rues de la petite ville…

Quand Adélaïde est née, ses parents ont été un peu surpris : un kangourou avec des ailes, on n’avait jamais vu ça ! Ils étaient inquiets. Ils avaient tort. Car une vie aventureuse et belle attendait leur fille. Suivre un avion, visiter le vaste monde, voir Paris et ses merveilles, devenir la star d’un spectacle de music-hall, sauver la vie de deux enfants prisonniers d’un incendie, et, grâce à ses blessures, tomber amoureuse d’un kangourou sans ailes, l’aider à sortir du zoo et passer le reste de sa vie très heureuse avec lui !

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Émile, traduit de l’anglais (États-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1978 - 2010) (34 p.)

Pas de baiser pour maman, adaptation d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1976 - 2001) (42 p.)

Allumette, texte français d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1974 - 1997) (34 p.)

La Grosse Bête de Monsieur Racine, texte français d’Adolphe Chago (L’école des loisirs, 1972 - 1994) (40 p.)

Qui aime les poulpes, autrement que grillés sur un barbecue au bord de la mer ? Personne ! Pourtant, certains poulpes sont aimables, non pour leur goût avec du citron, mais pour leurs qualités de cœur. C’est le cas d’Émile. Il a sauvé le capitaine Samofar de la gueule d’un requin, charmé l’auditoire par ses talents de poulpe-orchestre, amusé les enfants en prenant toutes sortes de formes grâce à ses tentacules et à sa drôle de tête... Il était temps que justice lui fût rendue.

Sa mère lui fait un petit bisou sur l’oreille... Il rouspète. Elle l’appelle son petit chou au miel... Il grogne. Elle lui prépare un bon pâté de souris... Il râle. Elle le dorlote... Il l’envoie promener. Comment Jo parviendra-t-il à faire comprendre à Madame Chattemite qu’il n’est plus un bébé ? S’il y a quelque chose que Jo n’aime pas, c’est d’être embrassé par sa tendre mère, surtout si c’est devant les copains. « Des baisers ! Toujours des baisers !  » hurle Jo. «  Je les déteste, je n’en veux pas! Des baisers pour dire bonjour, bonsoir et merci ! Des baisers humides et poisseux, toujours des baisers !  » Comment Madame Chattemite s’y prendra-t-elle désormais pour témoigner sa grande affection maternelle ?

La Petite Fille aux allumettes revisitée par Tomi Ungerer  : un chef d’œuvre.

Comment Monsieur Racine, receveur des contributions directes en retraite, devint l’ami d’un animal étrange et inconnu, amateur de crème glacée.

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Guillaume l’apprenti sorcier (L’école des loisirs, 1971 - 2001) (40 p.)

Le Géant de Zeralda (L’école des loisirs, 1971 2002) (36 p.)

Le Chapeau volant, texte français d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1971 - 1995) (34 p.)

Jean de la lune, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1969 2001) (36 p.)

Guillaume était l’apprenti d’un puissant sorcier. Il travaillait au château en échange de leçons de magie. Autant il aimait les leçons, autant il détestait les corvées...

Que faire pour qu’un ogre cesse de dévorer les enfants  ? Lui préparer des repas délicieux chaque jour, bien sûr ! C’est ce que fit la petite Zéralda du haut de ses six ans...

Benito Badoglio était un invalide de guerre qui n’avait pas un sou en poche. Un jour, un chapeau qui volait de-ci, delà, vint se poser sur son crâne chauve. Benito s’aperçut bientôt que ce chapeau était vivant.

Jean de la lune s’ennuyait tout seul, làhaut. Il rêvait de faire un petit voyage sur terre.

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Les Trois Brigands, texte français d’Adolphe Chagot (L’école des loisirs, 1968 - 2001) (36 p.)

Il était une fois trois vilains brigands... dont la vie changea totalement le jour où ils rencontrèrent Tiffany, la petite orpheline. De trois méchants elle en fit... des bienfaiteurs de l’humanité.

> Adultes Un point c’est tout, entretien avec Stephan Muller (Bayard, 2011) (192 p.)

La Roue de l’énergie (Nuée Bleue, 2011) (160 p.)

Mes cathédrales, avec Jean Willer (Nuée Bleue, 2007) (105 p.)

Toute son œuvre le manifeste : Tomi Ungerer aime les zones floues, les ambiguïtés, appliqué à surprendre, à provoquer, à se trouver là où il ne devrait pas être. De l’Alsace nazifiée à l’Europe réconciliée ; du Paris existentialiste au New York beatnik ; de la Nouvelle-Ecosse désolée à Strasbourg retrouvé, ce livre permet d’embrasser, d’une traite, le parcours immense d’un créateur depuis toujours à la recherche de « procédés destinés à rendre la vie supportable ».

Des bords du Rhin à l’Expo Universelle à Shanghai, l’aventure de la sculpture flottante et animée commandée par EDF et Électricité de Strasbourg à Tomi Ungerer. Avec de nombreux croquis inédits

Pour Tomi Ungerer, qui ne cache pas préférer nourrir sa spiritualité dans la nature plutôt que dans les églises, la cathédrale de Strasbourg stimule son inspiration depuis la petite enfance. Tout comme Gustave Doré, qui a grandi à l’ombre de la cathédrale, l’imaginaire de Tomi Ungerer a été marqué par l’étrangeté et la démesure de ses perspectives, par l’agitation du petit peuple de ses statues et de ses gargouilles, par la présence chahutée de l’histoire et des légendes. Poétiques ou aguicheuses, graves ou drôles, les cathédrales de Tomi Ungerer nous donnent à voir et à rêver une large vision du monde et de l’humain, du sacré et du quotidien, répondant ainsi à la plus noble des fonctions d’une cathédrale : exprimer la tension de l’homme vers le mystère, vers l’éternité. Dans ce livre, qu’il a composé avec son ami Jean Willer, Tomi Ungerer a réuni la plupart des cathédrales qu’il a dessinées au long de sa vie et qui ont illustré des pages de ses livres ou bien des affiches et des publicités. Il a ajouté bon nombre d’inédits anciens et récents, notamment une merveilleuse série de collages réalisés en 2006 en vue de l’édition de cet ouvrage.

de l’artiste. Parution à l’occasion de l’année des 80 ans de Tomi Ungerer en 2011.

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Érotoscope (Taschen, 2002 ÉPUISÉ) (416 p.)

Acadie (Cherche Midi, 2002 ÉPUISÉ) (160 p.)

De père en fils (Nuée Bleue, 2000 ÉPUISÉ) (135 p.)

Vracs (Cherche Midi, 2000 ÉPUISÉ) (175 p.)

En près de quatre cents dessins (dont la moitié est puisée dans quelques anciennes publications), représentés ici en pleines pages, Tomi Ungerer démontre qu’il n’est pas seulement cet illustrateur pour enfants, écrivain satirique et publicitaire. Loin de là ! Le bougre est éclectique et signe d’un trait noir sur la page blanche ses rêves et fantasmes. S’il est érotique à souhait, le graphisme n’en est pas moins sobre, juste. Du bon vieux temps, «où les femmes fermaient les yeux avant d’écarter les cuisses» aux grotesques partouzes, Ungerer érige l’érotisme «en objet de culte», atteignant des «dimensions mystiques». Voilà tout l’intérêt de cet impressionnant album, jouissant des lectures les plus basiques aux plus intellectuelles. C’est drôle, plus que suggestif, enivrant parfois, délicieusement ciselé et toujours efficace ! Ce livre retrace une grande rétrospective de ses oeuvres érotiques dont 200 dessins jamais publiés.

Tomi Ungerer s’est ainsi retrouvé en Nouvelle Ecosse, à trois kilomètres de Gull Harbor, petit port de pêche du bout du monde. Sous forme d’un journal dans la lignée de Thoreau, et, plus près de nous, de Kerouac, il raconte ce «retour à la nature» avec toute la verve qui le caractérise. « L’Enfer est le paradis du Diable «, écrit-il, et il lui a, en effet, fallu une volonté diabolique pour vivre en quasi-autarcie, apprendre les métiers de fermier, d’éleveur, de boucher, de botaniste, de vétérinaire, dans une région où les effets de l’alcool sur les autochtones sont désastreux, où les armes sont en vente libre, et où même la police ne s’aventure pas. On est bien loin de l’Acadie mythique. Celle de Tomi Ungerer est extrême, dangereuse, sauvage.

« Ce livre d’images est un hommage à mon père. Pour le composer, il m’a fallu accepter qu’il ne soit pas l’idole que sa mort avait créée. Tout est contradictoire dans la quête que j’ai entreprise. Je cherche mon père et c’est moi que je trouve. J’essaie de me construire une filiation et je poursuis une chimère dont les talents sont devenus les miens. Mais le passé est sans remèdes. L’absence ne se met pas en conserve et nous devons nous contenter de sauver les illusions. « Tomi Ungerer.

Tomi Ungerer a tous les talents. On connaissait le dessinateur, l’artiste, le collectionneur, l’auteur de livres pour enfants, on découvre maintenant l’écrivain. « J’ai de la fuite dans les idées «, confie-t-il volontiers. Afin de remédier à cet état de fait, il a toujours sur lui des petits carnets noirs sur lesquels il note au jour le jour ses pensées et autres saillies. Il est atteint de « la maladie française des aphorismes «, une affection aux conséquences bénéfiques pour ses contemporains. Les trouvailles réunies ici sur l’art, les femmes, la société, l’Histoire, la littérature ou l’Alsace, sont dignes d’un Jules Renard ou d’un Alphonse Allais. Par leur profondeur, leur légèreté, leur humour constant, elles situent immédiatement Tomi Ungerer au niveau des maîtres du genre.

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S.M. (Cherche Midi, 2000 ÉPUISÉ) (142 p.)

Les Chats (Cherche Midi, 1998) (128 p.)

Tomi Ungerer a fréquenté, pendant des mois, l’univers trouble des maisons de passe de Hambourg, surtout le long de Herbertstrasse, qui est fermée aux deux bouts par une façade en fer. Selon les propres termes de l’auteur, c’est un véritable « checkpoint Charlie  » de prostitution. Chaque maison est un bordel où les femmes s’offrent aux regards, derrière des vitrines. Tous ces lieux de rendez-vous sont dotés d’une salle de torture aménagée pour les pratiques sadomasochistes. Les filles qui officient sont appelées les dominas, oiseaux rares de la prostitution. Tomi Ungerer a réussi à se faire admettre et à séjourner dans cette société très fermée. Des dominas lui ont raconté la manière dont elles se livrent à leur art et les relations qu’elles nouent avec leurs clients. Après les maîtresses, l’esclave. À New York en 1968, une jeune femme a proposé au dessinateur de devenir son esclave. Elle s’est livrée à lui en toute impudeur, il l’a représentée sous toutes ses coutures. Fantasmes, rites, jeux et mises en scène. Le résultat est hallucinant, et d’une beauté rare.

Tomi Ungerer est un véritable amoureux des félins. Il a partagé de longues années avec deux chats, Piper et Heidsieck, auxquels il s’est profondément attaché et qui lui ont inspiré des tonnes de croquis. Son cent quarante quatrième livre est intégralement consacré aux chats. Et l’on sent bien que c’est l’un de ses sujets favoris. Il dit adorer les observer, les dessiner au repos, en action, il fait de ces animaux une source permanente d’inspiration. La centaine de dessins présentés dans cet album en témoignent page après page. Bourré de trouvailles, il surprend par la vivacité des situations représentées et la créativité du graphisme. Les mises en scène sont souvent drôles, pertinentes et toujours inattendues.

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Tomi Ungerer