Page 1

PORTFOLIO 2018 Victoria Caubet

+33 6 23 23 49 40 victoria-c-@hotmail.com

!


s

in

:d

go

in fo r

Sl ow

Vi lle s

L’HUMAIN

e-

travaux

riv

PRODUCTION

m

thématiques

el le s

ENGAGEMENTS

G 20 RE T

E 20 NS 09 A P - 2 ar 01 is M 2 al aq ua i

Sommaire

R

l’a éin de rch vite te ite r rre ct en ure La vi au fo lle to rg e gé ré e

enseignement

L’ENVIRONNEMENT

A d’ teli Ab er ea s d u e

l’I

sl

e

& patrimoine

!

EXPÉRIMENTATION production manuelle

MAÇONNERIE

Ecologique & traditionnelle

PROJET

pages 8-39

!

ÉVÈNEMENT EXPOSITION

pages 42-45

STAGE

pages 48-49

WORKSHOP

pages 52-55


pages 58-59

EXPÉRIENCE PRO

TD

pages 62-67

ARTICLE PUBLICATION

pages 68-69 M to ais rc on hi s en

F en our te à p rre a cr in ue

its

du

En

F ch aça au de x

A Bi gor d en a de ’arc na Bo hite le rd ct ea ur ux e

t

en

U Ap rba po n in tm s

F et arc m es ém oi re

H H yde ab r ita ab t r ad és , I ilie nd nt e D L’ iplô Es m pa e ce : -S en s

!

!

!

2 TA - 2 Di 01 e 3

E 20 NS 15 AP - 2 Bo 01 rd 8 ea ux

01


C urriculum V itae

Victoria Caubet

+33 6 23 23 49 40 victoria-c-@hotmail.com

Formations 2015 - 2018

Master d’architecture école nationale supérieure d’architecture et du paysage de Bordeaux

2012 - 2013

CAP Maçonnerie - Ouvrier Professionnel de la Chaux Greta viva 5 - die (26)

2009 - 2012 Licence d’architecture école

nationale supérieure d’architecture de Paris Malaquais - Paris

2009 - 2012 Baccalauréat ES mention

: bien

Expériences professionnelles 2017

Dépose de Permis de Construire rénovation d’une maison individuelle en torchis - castandet (40)

2013 - 2017

Travaux et rénovations avec techniques à l’ancienne île de france, nouvelle aquitaine, rhône-alpes et provence alpes côte d’azur

2013

Maçonnerie Générale - SARL Gilles Nivot - CDD (1 mois) Gros œuvre, taille de pierre - saillans (26)

depuis 2009 Service en restauration job étudiant

Publication 2017 4

« Farces et mémoires du patrimoine », in La fabrique du patrimoine, sous la direction de C.Callais et T. Jeanmonnod, éditions EnsapBx


Stages 2018

Stage de Master - Association Otôkton Architectures (2 mois) Suivi et accompagnement à l’autoconception - Montauban sur l’ouvèze (26)

2011

Stage de Licence - RUA Arquitetos (2 mois) projet favela - Rio de janeiro (brésil)

2013

Stages de formation professionnelle Ad Affresco, Restauration de fresques – Nice (06) Faire le mur, Enduit terre – Marseille Ecologis, Génoise, restauration de fresques – La Bégude Mazenc (26) Heres Habitat, Enduits projeté – Arbonne (66) Entreprise Gilles Nivot – Saillans (26)

2010

Stage ouvrier - ASVB (2 mois) rénovation d’une école - buturere (burundi)

Langues et Informatique Langues

Anglais : bilingue - italien et portugais : bases

Informatique Rhino 3d, autocad, indesign, photoshop, illustrator, maxwell renderer

Intérêts Sports Arts

taekwondo, yoga, jogging, randonnée lectures (romans, essais philosophiques), dessin et peinture, bd, guitare

5


6


Projets

7


«Qui se lève un matin en se disant : je suis content d’être aveugle. Certains ferment les yeux et pensent : c’est ça la cécité! Non! Ce n’est pas vrai! C’est difficile de leur faire comprendre. S’ils marchent les yeux fermés,

8

les bruits ne leur disent rien. Ils n’entendent pas les arbres, rien! Alors ils se heurtent à tout. J’imagine que c’est pourquoi nous faisons pitié» Une petite fille citée dans Les enfants Aveugles de Johan Van der Keuken


architecture sensorielle , architecture comme média pédagogique

L’Espace - Sens Appréhender l’ordinaire avec la malvoyance Projet de Fin d’études, Bordeaux, 2017

9


Les cours de récréation comme site d’implantation Le projet propose un cycle d’ateliers périscolaires pour les enfants fréquentant trois écoles primaires d’Ambarès-etLagrave. Ces ateliers auront pour objectif l’exploration d’une phénoménologie de l’architecture inspirée de la perception de l’espace renforcée par le vécu des personnes aveugles et malvoyantes.

vue nord sur la cour de l’école Bel Air, Ambarès et Lagrave

10

Ce cycle d’ateliers est abrité par l’Espace-Sens, abri polysensoriel mobile et flexible. Le but est d’exercer les enfants à la reconnaissance des systèmes architecturaux et spatiaux présents dans le cadre ordinaire de la cour de récréation. L’activité propose un lieu accessible et spécialement dédié à


l’appréciation de l’espace par les enfants aveugles et malvoyants scolarisés dans ces établissements, tout en étant aussi ouvert aux autres enfants. La finalité est de les amener à explorer d’un regard renouvelé les lieux familiers de l’école et de son environnement.

L’architecture se voit ici comme un prolongement des organes sensoriels, l’architecture est vécue pour percevoir. Les écoliers sont enrichis par la prise de conscience de leurs perceptions et découvrent l’altérité par la présence d’enfants en situation de handicap. Ces expériences éveillent et structurent leur sentiment d’être au monde.

vue sud sur la cour de l’école François Auboin, Ambarès et Lagrave

11


Les dispositifs mobiles / «magnets» : révélateurs de sensations d’un espace familier et standard magnet

sens

espace

principal

scolaire

invoqué

associé

l ’ ouïe avec

le préau

le son direct le capteur sonore

l ’ ouïe avec l ’ écho

la salle de classe

le monolithe

la kinesthésie

le portail d ’ entrée

le seuil sonore

la kinesthésie les caisses de

la cour

le toucher

résonnances

l ’ odorat la tente du samouraï

12

l ’ arbre


madeleine de proust associée

bruyant résonnant dense abritant

saison

thème en

d ’ apparition

rapport avec

un magnet s’implante 2 semaines par école

la malvoyance

rentrée scolaire jusqu ’ aux vacances de la toussaint ateliers diurnes

F in d ’ été

début d ’ automne

les sons

des vacances de la

gravité

toussaint aux vacances

présences

de noel

lumière ateliers nocturnes automne

appréhension mise en condition transition

écrasement arpenter courir librement

des vacances de noël à fin février ateliers nocturnes

le parcours

hiver

sensoriel

de début mars à mi mai ateliers diurnes

immense

printemps

saisons

de mi mai à juillet

ombre appui

l ’ effet de masse

le sens des distances

ateliers diurnes été

appropriation d ’ espaces

13


Dispositif 1 : Le capteur sonore

centre ellipse son

Schéma en plan de fonctionnement du capteur sonore

14

Première apparition dans la cour d’école, le dispositif se dépose tel quel par camion-grue en lisière de préau. Construit en lamelles de bois hyper rigides et serrées verticalement avec des tiges filetés, les parois estompent le son émis horizontalement. La partie parabolique est le capteur sonore. Au centre de cette demie ellipse orientée vers un environnement choisi, les enfants perçoivent les sons à 30 mètres de distance, de l’autre coté de la cour. En revanche, la partie plus introvertie, permet une expérience intime du préau les sons extérieurs étant atténués. L’atelier périscolaire associé propose de jouer avec ces illusions sonores et d’appréhender la diversité des atmosphères de la cour par leur paysage sonore.


usage en accueil périscolaire ou pendant les temps de récréations

15


Dispositif 2 : Le monolithe

Se positionner par rapport à la porte, variations des effets d’échos

16

Cet atelier explore «l’effet de masse» perçu par les personnes malvoyantes. Cette perception provient de l’écho reflété par une surface lorsqu’un son est émis. La salle de classe est un lieu familier où les modifications d’occupations changent sensiblement l’ambiance. Cette masse roulante peut aussi bien obstruer la porte que se placer n’importe où dans la salle. Les enfants écoutent et détectent le monolithe, ils comparent la perception des différentes matérialités entre un contre-plaqué opaque et un polycarbonate transparent. Ils reproduisent les jeux à l’aveugle ou de visu. Le monolithe représente ces changements et exerce les enfants à capter la variation de l’écho dans la salle de classe.


Déplacer le monolithe, le chercher, écouter son écho et sa présence

17


Dispositif 3 : Le seuil sonore

Étapes de montage du seuil sonore

18

Le dispositif est à assembler devant le portail d’entrée de l’école. Il explore les sensations de seuil, et enseigne le «parcours architectural». Il joue avec la perception kinesthésique par ses pentes, et son couvert. Ses parois sont amovibles et coulissantes et permettent d’explorer les effets du son apprises dans les ateliers précédents. Pour remplacer la symbolique visuelle du portail, le plancher est chantant. C’est un plancher Rossignol, ou «UguisuBari», type de plancher couinant utilisé au moyen âge japonais pour avertir les Samouraïs d’une intrusion. Le déplacement sonore devient un jeu, le sol un indice, on prend conscience de ses pas et de sa situation. Entrer et sortir de l’école est ritualisé par cette installation qui concentre les sensations.


Le plancher Rossignol signifie le portail

19


Dispositif 4 : Les caisses de résonance C aisson « mère » en

terre cuite

P arement

bois

parement en tubes

métalliques

caillebotis

podotactile

Les caissons peuvent être réinterprétés avec les idiosyncrasies et savoirs-faire locaux.

20

Ces caissons avec parement en terre cuite, en tube métallique ou en contreplaqué ont chacun une taille différente, donc un son différent. Plutôt que des bandes podotactiles disposées à leur abord, on leur préfère un fin caillebotis léger, perceptible au pied et rattaché au caisson. Disposés en divers lieux de la cour de récréation, ils signifient sa dimension spatiale par le son. En équipe, en les faisant résonner on s’oriente vers le son et l’on se laisse guider les yeux bandés vers lui. On s’entraîne à distinguer les sons des caisses de résonances et l’on se situe par rapport à elles. Son usage permet de s’entraîner à percevoir le «sens des distances» difficile à communiquer aux personnes malvoyantes et à prendre conscience de l’espace du vide de la cour.


École Aimé Césaire, à Ambarès et Lagrave, troisième école accueillant des enfants aveugles et malvoyants dans le cursus classique. Les caissons sont disposés dans la cour et servent autant les moments d’accueil périscolaire que les temps de récréation générale

21


Dispositif 5 : La tente du Samouraï

L’assemblement des éléments autour de l’arbre constituent l’architecture sensorielle et pédagogique

22

Ultime thème des ateliers périscolaires, «produire l’architecture» tâche de faire participer les sens à l’édification d’un lieu. La symbolique de l’architecture étant le clos et le couvert, l’élément ordinaire de la cour qui représente le mieux cette architecture de base est l’arbre. Inspiré des tentes de campement des Samouraïs, l’installation est faite de petites assises en béton et d’une structure métallique qui s’assemble autour d’un arbre choisi dans la cour. Le dispositif apparaissant en fin d’année scolaire, il permet d’apprécier la présence du feuillage. La perception du lieu est explorée avec les rideaux. Les ateliers interrogent les sons, composent avec le vent, la pluie, le sol, les températures et comparent les sensations olfactives. Le lieu peut servir à des expériences gustatives, et peut aussi être support de propositions portées par les enfants qui assistent aux ateliers.


Apprendre à façonner son lieu, l’adapter à ses envies et à son environnement

23


Hyderabad est la capitale du nouvel état du Telangana en Inde, issu de la division de l’état de l’Andhra Pradesh en 2014. Le nouveau gouvernement a choisi le quartier de Panjagutta au centre de l’immense métropole pour installer le quartier de ses officiers. Sur la colline du quartier est en train de s’édifier la grandiose résidence du gouverneur, à l’architecture inspirée d’un temple grec. Le projet est commun aux écoles d’architecture d’Hyderabad et de

24

Bordeaux. C’est avec les étudiants indiens que nous découvrons les lieux et la manière de faire projet. Il nous est demandé de concevoir les logements des officiers du gouvernement (High Income Group), des fonctionnaires (Middle Income Group) et du personnel d’entretien et de sécurité (Low Income Group). Dans cette ville en pleine expansion et pour éviter une nouvelle tabula rasa, nous imaginons un quartier aux

typologies résilientes.


habitat résilient à hyderabad

Un Palimpseste Indien, Hyderabad, Inde, 2017

C’est la fin de l’après-midi, la chaleur de la journée retombe sur la lourde circulation de Mumbai Highway. Shagufta, perchée sur sa terrasse face au Metro rail regarde rêveusement les rames de métro passer régulièrement sur le viaduc

25


Faire cohabiter les différentes classes sociales des fonctionnaires du gouvernement du Telangana? A

hig

hig

lig

palais du

gouverneur

hig mig lig

:

high income group

:

low income group

:

mig

middle income group

A’ Implantation des typologies en fonction des revenus et des habitus

Coupe AA’ sur le quartier

26


r +2

Tous les logements sont conçus pour pouvoir se combiner, se diviser ou se densifier en prévision d’une société en pleine mutation (expansion constante de la classe moyenne). Le principe de résilience des logements se fait ici par les cours et les escaliers, c’est à dire que les logements peuvent se combiner à la fois verticalement et/ou horizontalement.

r +1

Combinatoire de 10 logements plan et coupes

rdc a’ a

a’

b’

a

b

b

b’

27


Villa et condominium des fonctionnaires

high income group

ÉlÊvation sur la villa et le condominium des fonctionnaires

28

high income group

et la rĂŠsidence

middle income group


Vue sur l’ensemble de logements en briques des fonctionnaires

low income group

29


réemploi pour une architecture durable

Hangar à Kayak Lac de Lacanau, 2016 Projet de construction en neuf d’un centre de la nature au bord du lac de Lacanau. Le parti pris pour limiter l’impact sur l’environnement est de construire sur pilotis et avec un maximum de matériaux de récupération. La toiture est isolée avec des épines de pin présentes localement posées en vrac dans les

30

coffrets entre chevrons. Le hangar à kayak propose une innovation structurelle pour permettre une portée de plus de 6 mètres sont fabriquées des poutres en lamellés clouées avec éléments de bois de récupération, d’où le rythme diagonal sur l’âme des poutres


31


Faisabilité d’une structure en matériaux de récupération

32


33


R éhabilitation d ’ une

friche industrielle

Centre de formation autogéré La Forge, Rugles, 2012

Rugles est une petite ville dans l’Eure en Normandie. Au Nord de la ville existe une forge désaffectée, vestige de l’ère industrielle dans le bocage. Un groupe d’artisans formateurs choisissent la Forge pour implanter un centre de formation autogéré. Pour cela, un premier chantier est nécessaire avant de pouvoir investir le site, avec la participation de la première promotion d’élèves volontaires. Ils réparent ou vendent le matériel sur place. Ils s’occupent du débroussaillage et du nettoyage avant de trier, récupérer et réemployer les matériaux accumulés sur place. Cette promotion initiale en formation filière bois et/ou métallerie, permet le développement et la construction du centre qui loge les formateurs et les apprentis. D’années en années chaque édifice de la forge est réinvesti, reconstruit et retrouve une seconde vie.

Phasage du développement du centre de formation dans la friche

34


35


Focus sur la réhabilitation de trois édifices industriels pour le pôle de formation métallerie.

Les lieux étant des anciennes forges, l’agencement est peu modifié. Le chantier renforce et isole les parties les plus critiques. L’atelier est réemployé comme tel.

36

10

Les zones de repos et de sociabilité s’ouvrent sur le paysage et des berges sont aménagées sur le cours d’eau qui ceint le site.


Plan des trois édifices, a l’est les vestiaires toilettes, au centre la salle commune, au sud l’atelier de métallerie, les stocks et les salles de cours.

Coupe longitudinale sur l’atelier et coupe transversale sur le belvédère de l’atelier.

vues : depuis le belvédère et dans l’atelier

10

37


D rive - in

sur les embouteillages

«Slowgo», Visions périphériques Villeneuve-Saint-Georges, 2011

Villeneuve-Saint-Georges est une ville de la banlieue Sud-Est de Paris. Ville pavillonnaire, ville clandestine, ville de cité aux grands ensembles, ville saturée... La route nationale 5 qui traverse la ville du Nord au Sud est constamment embouteillée. Le projet propose de tirer profit de l’afflux humain permanent sur ce territoire qui n’en tire d’habitude aucun bénéfice. Pas question de détournement de la voie ou de supprimer les embouteillages, mais à la manière des marchés ambulants de Lagos, qui tirent profits du «Slowgo», on vient placer 38

10

un drive-in le long de la RN5. Il faut en moyenne 4 minutes pour faire 80 mètres à ce niveau de l’embouteillage, on propose aux conducteurs de récupérer leurs packs standardisés de courses pendant l’embouteillage en suivant une voie privatisée mais qui ne les empêche pas de continuer d’avancer dans l’embouteillage. Cette solution a priori cauchemardesque, diminue la circulation à la fois des transports routiers et des particuliers pour aller faire leurs courses. Moins de temps à faire ses courses permet du temps libéré à d’autres activités.


Faire ses courses le temps d’un embouteillage

étude de l’embouteillage bureaux livraisons

stocks préparation de commande

commande

portiques

distributeur

organisation de l’entrepôt commande paiement

récupération pack

confirmation

plan masse de l’implantation du drive-in prélèvement

acheminement tapis express

: 5 km/h

station

plateforme d’attente

franchissement vers le monte-charge

inclus dans la structure du portique

= 3 MIN

système du drive-in

élévation sur l’entrepôt

10

39


40


Expositions

!

41


B iennale d ’ architecture

de

B ordeaux ,

agora

2017

Hyderabad Wet, Hyderabad dry?

Exposition galerie Marengo, Bordeaux 2017

Maquette podotactile de la ville d’Hyderabad

Installation de l’exposition Hyderabad wet, Hyderbad Dry? sous la direction de J. Kent Fitzsimons pour la biennale d’architecture de Bordeaux, Agora 2017 à la galerie Marengo, dessiné par l’agence d’architecture RCR Artotec lauréat du prix Pritzker 2017.

42

10

L’installation propose une expérience tactile et visuelle afin de sensibiliser les visiteurs aux qualités géographiques et hydrologiques d’Hyderabad, mais également à sa fragilité devant la croissance économique et démographique qui entraîne inévitablement une fulgurante activité de construction.


10

43


E xposition CIAP B ordeaux /

article master

La fabrique du patrimoine

Exposition au CIAP, Bordeaux, 2016

Exposition au CIAP sur la place de la Bourse à Bordeaux

L’exposition présente le travail d’analyse d’une quarantaine de projets architecturaux par quelques étudiants de master de l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux, sous la direction de Chantal Callais, Thierry Jeanmonod et Aline Barlet. Depuis son inscription sur la liste du

44

10

patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville de Bordeaux n’a pas cessé de se construire. Les nombreux projets édifiés déclinent des formes et des partis pris très variés.


Mémoire, contrainte ou ironie?

Le sujet à fait l’objet d’un article publié lors de la biennale d’architecture de Bordeaux de 2017

Intervention surprenante, le façadisme a trouvé des « adeptes » à Bordeaux. Cette pratique consiste à ne conserver que la façade sur rue de bâtiments anciens. Réduite à un décor bidimensionnel, elle sert alors d’alibi patrimonial à une nouvelle architecture qui en ignore la composition, voire la

présence. Quelles interrogations sur le passé suscitent ces collages ? Jusqu’où peuton parler de conservation ? Est-ce l’ironie que l’architecture manipule pour traduire les changements de nos villes et de nos sociétés ?

10

45


46


Stages

47


stage ouvrier à bujumbura , burundi

Volontariat en construction Stage ouvrier, Buterere, 2010

Il est des expériences uniques dans la vie. Un manque de temps ou de curiosité, une trajectoire aléatoire ou rectiligne, n’amènent pas toujours à ces « niches » où on aurait bien aimé aller plus tôt. Peut-être n’étions-nous pas prêts tout simplement ; des yeux qui ne voyaient pas, des oreilles qui n’entendaient pas, des bouches qui ne goûtaient pas et des mains qui ne touchaient à rien. Pourtant, la situation

48

10

d’un homme qui suit une trajectoire n’est pas fatalement aussi hermétique. Les différentes opportunités qui se dressent sont une manière de prendre des risques pour redéfinir cette trajectoire, parfois elles s’imposent et donnent lieu à de vraies passions insoupçonnées… C’est un peu ce que ce stage ouvrier a été pour mon expérience professionnelle mais aussi personnelle.


stage licence à rio de janeiro

RUA Arquitetos

Stage, Rio de Janeiro, 2011

RUA Arquitetos est une petite agence dynamique basée à Rio de Janeiro. Elle est en partenariat avec le Studio X, réseau international de l’université Columbia sur l’étude du phénomène des bidonvilles et de l’habitat informel. Ils se proposent comme un laboratoire de

projets d’interventions des architectes, urbanistes et pouvoirs publiques dans un contexte de favelas. Le projet ci dessus est la reprise d’une construction jamais achevée au sommet de la favela Babilônia à Rio.

10

49


50


Workshops

51


W orkshop

à

R osario

Cultiver l’identité / Cultivando Identitad Workshop, Rosario, 2016

site en marge de la ville a la fin de la l’avenida

27 febrero - potagers et «villas»

La grille américaine vs l’organisation organique des «villas» (bidonvilles)

Workshop passionnant, dans un contexte universitaire totalement dépaysant. Il s’agissait de faire un projet à la limite de la ville, loin de tout, très peu accessible. Par sécurité, nous ne sommes même pas descendus du bus... Je sentais les préjugés envers les habitants des «villas» (bidonville en espagnol) et de leur 52

10

habitat. Le workshop a été l’occasion de longs débats sur la légitimité de la «villa» et sur la nécessité de faire avec elle. Comme tout système sanitaire était absent, je proposais l’introduction d’une phytoépuration, qui servait en même temps à contenir l’étalement urbain afin de préserver l’agriculture urbaine.


«Contenir» la croissance de la ville avec des phyto épurations paysagères

Écosystème autonome entre potagers, bidonvilles et phyto épuration Surtout éviter de détruire les «villas» pour que puisse s’installer un sentiment de sécurité et d’appartenance à la ville

10

53


workshop paris malaquais

:

installation sur chantier

Trans 305 Ivry, 2011

Invitation a venir visiter le lieu trans 305

54


workshop paris malaquais

:

stéréotomie expérimentale

Voûte pour le Solar Decathlon

Les Ateliers de l’Isle D’Abeau, 2012

Test de résistance de la voûte en double courbure en pierre

55


56


ExpĂŠriences professionnelles

57


expérience professionnelle ouvrier professionnel de la chaux

Façade à la chaux, projeté main Cabriès, 2013

Après la licence j’ai suivi une formation professionnelle d’ouvrier professionnel de la chaux. A l’issue de cette formation j’ai travaillé trois ans dans divers chantier en maçonnerie, en décor et en restauration de fresques. J’ai pu avoir une approche concrète

de la réalisation architecturale, et des différentes méthodes industrielles et traditionnelles. Cette expérience me permet de particulièrement bien gérer une équipe sur un chantier. Ici, une photo sur la façade restaurée à la chaux.

Enduit de finition chaux aérienne et badigeon teinté

58


expérience professionnelle en tant qu ’ architecte - conseil

Permis de Construire et chantier Castandet, 2017

Autre expérience plus récente est celle de ma première dépose d’un document administratif pour cette grange en torchis située à l’ouest de Mont-de-Marsan dans les Landes. Le chantier se fait totalement en autoconstruction. Il est passionnant de voir les habitants façonner eux-même leur

environnement et restaurer l’habitat vernaculaire avec justesse. Le chantier se fournit en récupérant les matériaux sur des fermes à démonter, apposant une patine naturelle sur les éléments reconstruits. Mon rôle a été de conseiller en bio-climatisme, structure et isolation.

Chantier de reconstruction d’une grange en torchis

59


60


Travaux

61


protocole de cartographie sensible

Urban Appointment

Cartographier Berlin le long de l’eau, 2016

Déclinaisons des typologies des rives de la spree à berlin

62


production en

36

heures

Plata 2016

120x120, Acrylique sur toile

63


solidarité étudiante

Maquette en plâtre et moule en silicone 2018

Moulage du silicone sur le gabarit

moule en plâtre fibré sur le silicone

64

maquette du site de ait benhaddou (maroc)


structure expérimentale

ZorgGroz Pliages papier A4 et spaghettis, 2010 Exercice d’innovation structurelle, réaliser la plus grande portée possible avec du papier et des spaghettis. En groupe, nous inventons un pliage

et deux alternatives d’imbrications. Nous remportons le concours du dispositif le plus résistant.

65


agora

2017,

biennale d ’ architecture bordeaux

Cabane sur l’eau,

Pop’Up, Jardin Botanique, Bordeaux, 2017

66


scénographie pour le théâtre du port de la lune , bordeaux

«Les comédies barbares», Ramon Del alle Inclan, avec Catherine Marnas et Olivier Brochet, 2015

Intention de scénographie

67


écrits 2017 Publication

Mémoire / article : « Farces et mémoires du patrimoine », in La fabrique du patrimoine, sous la direction de C.Callais et T. Jeanmonnod, éditions EnsapBx ‘‘ ... Le désordre, le junkspace  sont des objets de terreurs. Ils sont invivables, ils entraîneraient notre mort. A priori la farce aggraverait le  junkspace [ Koolhaas, Rem. Junkspace [Texte imprimé] : repenser radicalement l’espace urbain. Paris, Payot, 2011.], alors qu’au contraire elle renforce le patrimoine, car la farce ne fait pas rire par l’absence de sens, mais parce qu’elle révèle et assume l’odieux. Afin d’éviter la mort des villes, le patrimoine doit inclure le « farcesque ». Tout comme le dit Paul Klee, « je sers la beauté en dessinant ses ennemis (caricature, satire)[ Klee 1988, n° 142 mars avril 1901. Journal intime, éd. française : Klee 2004, p58] ». Selon lui l’art devrait être « un jeu avec la loi », « une faille dans le système ». C’est ce que la farce et l’ironie sont pour l’architecture, des détracteurs de la « bien-pensance ». La ville pour tous et par tous, à l’image de ceux qui participent à son édification. Invitation à tirer du plaisir de la libre interprétation de l’architecture et des pensées qu’elle suscite, le comique est l’occasion de communiquer le jeu et le non-sens contre les objections de la raison. Les différentes formes de comique ont besoin de la complicité d’autrui pour éprouver s’il a accompli son intention de communiquer une transgression. « La raison, le jugement critique, la répression telles sont les forces qu’il [le mot d’esprit] combat l’une après l’autre […] il rend accessible de nouvelles sources de plaisir grâce à la suppression d’inhibitions[ Freud, Sigmund. Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient. Paris, Gallimard, 1988. P.254.] ‘‘

68


E ngagements

exprimés

2012 Article de licence

« Réinviter l’architecture de terre en ville », sous la direction de J. Sakarovitch ‘‘ ... La construction de terre en ville détient un rôle porteur de mise en valeur de la diversité culturelle en ville, comme on reconnait l’importance de conserver la « biodiversité » on se doit d’imaginer préserver la « technodiversité » au sein des villes dans une optique de réemploi plutôt que de destruction. ‘‘

2011

Visions périphériques - sur Villeneuve-Saint-Georges Taxiphone, Embouteillage, Une paire de Rangers et des mini baskets roses

2011

Villes informelles et pouvoir , essai sous la direction de N. Chabiland ‘‘... Une dynamique de diffusion s’opère entre les habitations informelles et les instances de contrôle. Cette capacité à toujours se reformer sur les marges du pouvoir en levant des résistances et des compétences permet à la domination de l’état d’être sans cesse interrogée. Quelle est la légitimité de l’état lorsqu’une population sans cohésion politique vient remettre en question les usages territoriaux ?’’

2009 Book Barto

« S’emparer du vide» sur l’appropriation des friches urbaines

69


70


Résumé

71


72


Parcours

Sensible au sort des hommes, je me suis engagée dans des études d’architecture. J’y voyais le moyen naïf d’aider, de changer les choses grâce au rôle de l’architecte « tout-puissant ». C’est en vivant mes engagements pendant mes études que ma vision de l’architecte et de l’architecture a changé. Je réalisai que l’architecte était d’avantage un instrument dans une politique constructive universelle, technocratique et rationalisée, et que le développement social était d’avantage un moyen masqué pour normaliser les pratiques constructives. Plutôt que de faire à la place des habitants, je proposai des projets qui admettaient plus de liberté d’appropriation à ceux à qui ils étaient destinés. De plus en plus, je m’intéressais à la matérialité de l’architecture, et de ses cultures constructives. J’interrompais mes études pour suivre une formation de maçon et d’ouvrier des techniques traditionnelles du bâtiment. Mon regard changea : les façades, les imbrications d’espaces, les solutions constructives, je les lisais partout et j’imaginais leurs histoires et leur conception. Je repris les études avec un engagement renouvelé, vers une

architecture de résistance. Confrontée à la cécité de mon neveu, je décidai de mener mon diplôme sur l’architecture pour les personnes aveugles et malvoyantes. Jamais avant je n’avais été aussi proche du sens de l’architecture, dans sa tactilité et sa résonance, dans la singularité des lieux et des personnes lorsqu’on les ressent plutôt que lorsqu’on les voit. Prendre conscience que nous vivons les espaces avec tous nos sens remet en question une production architecturale visuelle. Je souhaite être arpète pour des architectes investis intellectuellement et qui proposent des solutions originales dans la production actuelle.

73


Portfolio victoria caubet fr  
Portfolio victoria caubet fr  
Advertisement