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Pourquoi ce symposium?

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Dresser un état des lieux. Etudier :

o la dynamique des solidarités familiales et les conditions

techniques et pratiques du renforcement du lien social et de la solidarité susceptible de garantir le mieux-être des personnes âgées.

o L’adaptation de la société au phénomène de vieillissement (construction sociale, représentations, rapports intergénérationnels).

o l’amélioration de la politique d’action sociale par une

meilleure prise en charge de la population âgée (accès aux soins, l’accès à l’information et l’amélioration des conditions de vie..).

o La définition de nouveaux contenus de formation

indispensable pour faire face faire à ce changement.

o Et pour anticiper sur les modalités de prises en Soins des

personnes âgées vulnérables, polypathologiques chroniques en situation de dépendance.

Pourquoi « International »

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Conforter la coopération régionale dans la recherche et dans la mutualisation des initiatives de professionnalisation des acteurs. Permettre une étude comparative éclairante sur les difficultés et les solutions mobilisées par chacun pour adapter la société au phénomène de vieillissement de la population dans l’Océan Indien.


5 séminaires en 2017, 5 thématiques …pour préparer le symposium de 2018…

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L’habitat de la personne âgée. Les pathologies de la personne âgée. Prendre soin de la personne âgée. Informer, former et se former en gérontologie. Animation, culture, loisirs et sexualité chez la personne âgée.

Une participation de plus en plus grande


Pyramide des âges – La Réunion : 2014/2030 (données INSEE)

2030


Un quart des bénéficiaires de l’APA en dépendance lourde

Une dépendance plus précoce Pourcentage des bénéficiaires de l’APA ayant moins de 75 ans : La Réunion

En métropole

27 %

9%

90% des personnes âgées très dépendantes et polypathologiques vivent à domicile contre 22 % en Métropole.

(GIR 1*)

GIR 1 : Personne confinée au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessite une présence indispensable et continue d'intervenants ou personne en fin de vie. (cf. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1229)


La

revue de la littérature consacrée au phénomène du vieillissement montre que la vieillesse reste une notion difficile à définir, tant se recouvrent ou s’opposent une série de termes, toutes sources d’enjeux : personnes âgées, vieillards, troisième âge, quatrième âge, aînés, retraités, séniors, etc. Il apparait de ce fait difficile de déterminer le seuil d’entrée dans la période de la vie communément appelée vieillesse et c’est justement là que, dans le sens commun, le bât blesse.

Si la

catégorie statistique des « personnes âgées » fixe le seuil à 60 ans, bien des sexagénaires refuseraient un tel classement. Une seule certitude est cependant partagée, la vieillesse s’est profondément transformée. Désormais, elle est devenue pour tous, bien qu’avec de profondes inégalités, une étape normale de l’existence. Les systèmes de Sécurité sociale associés aux progrès considérables de la médecine ont permis d’augmenter la durée vie et subséquemment de la retraite.

Michel Latchoumanin, coprésident du Symposium (Professeur d'Université)

Les

Mona Kanaan, coprésidente du Symposium (Directrice de Pour Etre Bien Chez Soi)

Michel Brun, coprésident du Symposium (Président de l’ORIAPA)

données de la recherche révèlent que si en 1950 un homme partant à la retraite à 65 ans pouvait espérer vivre une douzaine d’années, aujourd’hui l’espérance de vie à 60 ans est supérieure à vingt ans pour les hommes et à vingt-cinq pour les femmes. Ce constat simple a cependant des conséquences nettement plus complexes au niveau de l’identité sociale, de l’intégration, des comportements sociaux de ces nouvelles catégories de population. Parallèlement à cette évolution, le regard sociologique a changé. La part


croissante de la population âgée et sa désignation comme cible des politiques publiques, dès les années 1960 avec le rapport Laroque en particulier, ont attiré l’attention sur ce groupe, suscitant les contributions des chercheurs et la mise en place de programmes d’étude. Les théories se sont également pluralisées, l’appartenance de classe n’étant plus considérée comme omnisciente et totalisante. Les travaux sont davantage centrés désormais sur les vécus individuels du vieillissement, sur les acteurs de l’accompagnement des personnes âgées, sur les facteurs d’entretien de l’autonomie et sur les solidarités sociales. Ainsi, on ne parle plus de la vieillesse comme d’un état mais comme d’un processus.

Il

est par ailleurs montré que le phénomène traverse une période où la proportion entre actifs et retraités sera potentiellement unique dans l’histoire de l’humanité. « Potentiellement » car nul ne sait qui décidera de rester actif et qui voudra prendre sa retraite. Le problème du vieillissement qui n’épargne pas la population de La Réunion 1 et des pays de la zone indiaocéanique exige donc un renouvellement des données sinon un état des lieux pour répondre à au moins cinq questions : 1- comment évoluent les représentations des ceux que l’on désigne sous l’appellation générique « séniors » de leur propre point de vue et de celui des générations qui les précèdent ? 2- Comment anticiper sur les modalités de prises en charge des personnes âgées en situation de dépendance alors que la solidarité familiale, jusque-là profondément ancrée dans les modes de vie, est en perte de vitesse ; 3- comment adapter les contenus de formation dans les filières existantes ou à créer dans l’objectif affiché de professionnalisation de l’offre de services ; 4- comment adapter la société au phénomène de vieillissement. 5- L’hospitalisation à domicile qui s’intègre parfaitement dans l’orientation politique du maintien à domicile des personnes dépendantes, âgées, polypathologiques et dans le plan global de rationalisation et d’optimisation des dépenses de l’État tout en mutualisant et en mettant en réseau les moyens publics dans les domaines sanitaires et médicosociaux suffira-t-elle à compenser les conséquences de la réduction de la taille des familles, de la dispersion géographique des enfants, des ruptures familiales plus fréquentes dans les nouvelles générations de retraités, de l’accroissement du nombre de femmes actives et des transformations de leur rôle social ? 1

L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE Démographie et conditions de vie des personnes âgées à La Réunion) nous apprend que le poids des personnes âgées dans la structure de la population réunionnaise augmentera fortement dans les prochaines années. En 2040, l’île de La Réunion comptera 219.000 personnes âgées d’au moins 65 ans, contre environ 65 000 aujourd’hui. La prise en charge et la solidarité envers ces personnes âgées constituent un des principaux enjeux de La Réunion pour les années à venir.


Résolument

placé dans le champ du social sans pour autant négliger la dimension santé, notre projet consiste à travailler au-delà des représentations et des projections des acteurs et public cible, sur les conditions techniques et pratiques d’un renforcement du lien social et de la solidarité susceptible de garantir le mieux-être des personnes âgées.

On

peut conjecturer que les pratiques apparaissent extrêmement variées selon la tranche d’âge considérée, les sexagénaires se différenciant nettement des septuagénaires ou octogénaires, par exemple en ce qui concerne l’équipement en ordinateur et l’accès à Internet, les départs en vacances ou encore l’engagement bénévole. La diversité renvoie à des effets d’âge, de génération, mais également au milieu social et au sexe. Pour aller plus loin dans l’analyse de la diversité des pratiques des personnes âgées, nous tenterons de mettre au jour des typologies des pratiques de retraite.

Nous l’avons dit supra, cette recherche s’intéresse tout d’abord à l’étude de la

construction sociale de la vieillesse, de ses représentations, et de rapports intergénérationnels qu’elle met en forme. Ensuite, il s’agit de la présentation du groupe des « personnes âgées ». L’hétérogénéité de ses conditions et modes de vie ainsi que de l’évolution du rapport au monde social et des étapes de ce processus. Elle devrait contribuer à faire émerger voire à conforter plusieurs constats sur les difficultés rencontrées par les personnes âgées : isolement, méconnaissance des prestations, précarité du logement, difficultés d’accès aux soins… et permettre par ailleurs d’améliorer la politique d’action sociale par une meilleure prise en charge de la population âgée, à savoir l’accès aux soins, l’accès à l’information et l’amélioration des conditions de vie.

Enfin,

notre volonté d’étendre ce projet aux pays voisins de La Réunion offre la possibilité d’une étude comparative éclairante sur les difficultés et les solutions mobilisées par chacun pour adapter la société au phénomène de vieillissement de la population tout en confortant la coopération régionale dans la recherche certes mais aussi dans une entreprise en construction relative à la mutualisation des initiatives de professionnalisation des acteurs.

L’Institut

National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE Démographie et conditions de vie des personnes âgées à La Réunion) nous apprend que le poids des personnes âgées dans la structure de la population réunionnaise augmentera fortement dans les prochaines années. En 2040, l’ile de La Réunion comptera 219 000 personnes âgées d’au moins 65 ans, contre environ 106 000 en 2020. La prise en charge et la solidarité envers ces personnes âgées constituent un des principaux enjeux de La Réunion pour les années à venir.


On observe en effet que la solidarité familiale, jusque-là profondément ancrée dans les modes de vie réunionnais, est aujourd’hui en perte de vitesse. Mais la vie en institution spécialisée reste encore marginale.

Dans un contexte de chômage et de recul de l’âge légal de départ à la retraite, l’emploi des séniors fait l’objet de toutes les attentions. Entre 50 et 64 ans, un peu plus de la moitié des Réunionnais sont actifs, c’est-à-dire qu’ils travaillent ou sont au chômage.

Les

autres ne se portent pas sur le marché du travail, soit parce qu’ils sont à la retraite, qu’ils n’ont jamais travaillé, qu’ils n’espèrent plus trouver d’emploi ou qu’ils bénéficient d’un revenu de solidarité. L’activité baisse dès 50 ans, mais l’augmentation du taux d’activité observée sur les toutes dernières années laisse à penser que le comportement des séniors sur le marché de l’emploi évolue.

Le

vieillissement actuel de la population réunionnaise est d’abord le résultat des forts gains d’espérance de vie depuis la départementalisation. À cette époque, l’espérance de vie à la naissance était d’environ 50 ans. L’amélioration de l’appareil médical, le recul important des maladies infectieuses et parasitaires tel que le paludisme sont quelques-uns des facteurs de l’amélioration des conditions de vie des Réunionnais. En 2007, les Réunionnaises vivent en moyenne 82 ans et les hommes 75 ans, soit respectivement 8 ans et 9 ans de plus qu’en 1982.

Par

ailleurs, dans les années 50 et 60, l’ile amorçait sa transition démographique. L’accroissement naturel était alors important grâce à un taux de natalité élevé et un taux de mortalité en diminution constante. Cette population nombreuse âgée aujourd’hui de 40 à 60 ans viendra d’ici 5 à 25 ans intégrer la population des séniors.

À

l’horizon 2040, la population de l’ile devrait dépasser le million d’habitants. La population continuant à vieillir, l’âge moyen des Réunionnais serait de 40 ans contre 32 actuellement. La structure par âge de la population se rapprocherait alors de celle observée actuellement en France métropolitaine. Néanmoins, La Réunion resterait avec Mayotte et la Guyane l’un des plus jeunes départements de France.

Jusqu’en

2020, la population des séniors croît fortement : 4 % par an. La croissance de cette population devrait être quatre fois plus rapide que celle de la population totale. L’île compterait alors 106 000 personnes âgées qui représenteraient 12 % de la population.

Les

« mid-seniors » constitueraient toujours le groupe le plus important, avec 64 000 personnes. Avec une croissance identique, la part des grands séniors


parmi les plus de 65 ans serait stable jusqu’en 2020, à 39 %. Ils seraient néanmoins deux fois plus nombreux qu’actuellement et cinq fois plus qu’en 1982, grâce à l’avancée en âge de générations nombreuses et aux gains d’espérance de vie. Au nombre de 42 000, les personnes d’au moins 75 ans représenteraient alors 5 % de la population.

Concernant

enfin la prise en charge médicosociale, malgré le rattrapage de la période 2006-2009, le taux d’équipements reste en dessous de la moyenne nationale. Pour les personnes âgées, le faible taux d’équipements est compensé par une prise en charge familiale, encore très présente à La Réunion dans les zones rurales. Par exemple, le taux d’équipements en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de 75 Ans ou plus, est de 47 pour 1000 contre 108 en métropole.

Le Groupe mobilisé sur ce projet de colloque souhaite faire de 2017 une année consacrée à la personne âgée. Cette ambition se concrétise depuis décembre 2016 dans un programme de recherche conçu et mis en œuvre pour faire émerger voire à conforter plusieurs constats sur les difficultés rencontrées par les personnes âgées.

Ces

travaux s’intéressent ainsi à l’étude de la construction sociale de la vieillesse, de ses représentations, et des rapports intergénérationnels qu’elle met en forme. Ensuite, il s’agit de la présentation du groupe des « personnes âgées ». L’hétérogénéité de ses conditions et modes de vie, sa santé ainsi que de l’évolution du rapport au monde social et des étapes de ce processus.

Cette

hétérogénéité invite à prendre la juste mesure des enjeux liés à l’augmentation du nombre des personnes âgées sur les solidarités publiques et privées, et, notamment la problématique du maintien à domicile.

Par

rapport à la métropole, ces enjeux sont spécifiques, car les Réunionnais ont, globalement, un statut économique plus précaire, un état de santé moins bon et des conditions de logement moins satisfaisantes (Marie, 2014). Par ailleurs, l’offre en établissements d’hébergement pour personnes âgées y est nettement plus faible qu’en métropole, et la grande majorité des aînés ne peut pas assurer seul le financement induit : 69,1 % des résidents des EHPA des DOM bénéficient de l’Aide sociale départementale contre 18,4 % en métropole (ARS-OI, 2014). Dans ce contexte, l’intérêt des pouvoirs publics est de faire en sorte que les personnes âgées en perte d’autonomie puissent demeurer chez elles le plus longtemps possible, d’autant que la grande majorité d’entre elles n’a pas d’autres solutions, et qu’elles revendiquent ce maintien au domicile (Nowik et Thalineau, 2014).


Il s’agira : 1- de dresser un état des lieux des politiques et actions en direction des personnes âgées et identifier les diverses difficultés sociales rencontrées par celles ayant besoin d’une aide humaine occasionnelle ou régulière du fait d’incapacités liées au vieillissement. Cette recherche s’effectuera en mobilisant les données des institutions agissant auprès des personnes âgées (Sécurité sociale, ARS, Collectivités territoriales…). Les différents acteurs de la politique de la vieillesse, du maintien à domicile et de l’habitat seront rencontrés afin de repérer les actions localisées qui résultent de la spécificité des territoires et des populations. Les responsables des EHPA accueillant des résidents fortement dépendants (au regard de la législation) et les EHPAD accueillant des résidents peu dépendants seront également rencontrés pour comprendre les contextes conduisant à ces prises en charge « inattendues ». On s’interrogera aussi sur la pertinence et les conditions de l’implantation de formules d’habitats alternatifs développées en métropole (béguinages 2 , colocations, résidences intergénérationnelles, habitat participatif dédié au vieillissement,…) (Labit, 2016). 2- D’étudier la dynamique des solidarités familiales dont bénéficient les hommes et les femmes âgés fragilisés ou dépendants, en complément ou non d’autres formes de solidarité. Il s’agira par ailleurs de dégager les problèmes liés à l’habitat, à la mobilité résidentielle, à la santé auprès des intéressés et des aidants familiaux qui sont plus de 44 000 à La Réunion.

Il

va sans dire que ce qui précède donne un aperçu du contenu des communications qui composeront le programme du colloque international prévu fin mars 2018.

Les

thématiques au cœur de la réflexion et des actions engagées se déclinent ainsi en neuf points sans prétendre à l’exhaustivité ; d’autres sujets pouvant être intégrés au fil de l’eau : -

Habitat de la personne âgée ; Pathologies liées au vieillissement ; Métiers de la gérontologie : nouveaux nouvelles perspectives ; Liens intergénérationnels La littératie chez les personnes âgées ;

champs

professionnels

et

2 Hérités du Moyen-Âge, les béguinages sont des ensembles de logements reliés entre eux par des coursives. Ce type d'habitation en espace clos existe surtout en Flandres, dans le Nord et la Picardie. Ces sortes de villages dans la ville sont adaptés aux seniors et particulièrement à ceux qui ont un peu perdu de leur mobilité. À Saint-Quentin, par exemple la fourchette d'âge va de 55 à 105 ans. La plupart des locataires sont seuls et d'origine ouvrière. Certains voient dans le béguinage une alternative à la maison de retraite. D'autres profitent d'un loyer modéré, car les béguinages appartiennent souvent au parc HLM.


-

L’animation en institution ; Alimentation et nutrition ; Corps, désir et sexualité ; Technologies et avancées en âge.

-

Centre interdisciplinaire de recherche sur la identitaire, de l’université de La Réunion (CIRCI).

-

Unité mixte de recherche 7 324 (UMR) Cités, Territoires, Environnement et Sociétés (CITERES) de l’université de Tours.

construction

Coprésidence Michel LATCHOUMANIN Pr Université de La Réunion Alain THALINEAU Pr des universités université de Tours

Membres • • • • • • • • • • • •

Boina ABOUBAKARI MCF université des Comores Prosper EVE Pr Université de La Réunion Anne LABIT MCF université d’Orléans Eugène MANGALAZA, Directeur de l’école doctorale de l’université de TOAMASINA Ferdinand MELIN-SOUCRAMANIEN, Université de Bordeaux Laurent NOWIK, MCF HDR Université de Tours Gil Dany RANDRIANASITIANA Pr Université de Tananarive Allain RAPANOEL Pr Université de Tananarive Daniel REGUER PR UMR 6266 Université du Havre Gisèle RIZZO MCF Université de La Réunion Christophe TRIVALLE Chef de service SSR Alzheimer – Pôle gériatrie Hôpitaux Universitaires Paris-Sud, APHP Dr Jan-Dirk Harms -Docteur en Médecine Directeur Médical PEBCS – Anesthésiste Réanimateur Ancien Chef de service du GHSR de Saint pierre (Anesthésie-Urgences-Smur-UHCD -Hyperbarie- DIU de Physiologie et Médecine Hyperbare + Subaquatique -Capacité de Biologie et Médecine du Sport)


Coprésidence • •

Mona KANAAN, Pour Etre Bien Chez Soi (PEBCS) Michel BRUN, ORIAPA

Membres • • • • • • • • • • • • • • •

Maxime BATTY, CIRCI Clarisse BOYER, CIRCI Patricia CHATEAU, CIRCI Alexandrine DIJOUX, CIRCI Marc GUILHOT, CIRCI Sheela JHOWRY, CIRCI Jacques LEROY, ORIAPA Geneviève POTHIN, CIRCI Roselyne POTHIN, CIRCI Jean Régis RAMSAMY, GOPIO Céline RAMSAMY, ODI Laetitia VALERY, CIRCI Davila VERDUN, CIRCI Miguel TECHER, PEBCS Carol AH-FAT HOAREAU, PEBCS


30/03/2017 --- L’habitat de la Personne âgée L’adaptation de la société au vieillissement démographique est au cœur des réflexions de santé publique actuelles quel que soit le pays concerné dans l’océan Indien. Cette adaptation, en termes d’infrastructures, intègre la définition d’une politique d’aménagement de l’environnement en réponse notamment à une demande de plus en plus forte d’amélioration du bâti existant et de de Michel LATCHOUMANIN (Université construction nouveaux lieux de La RéunionCIRCI) d’hébergement. Une « mission interministérielle sur l’adaptation de la société française au vieillissement de la population » a d’ailleurs été lancée le 25 septembre 2012 par la Mona KANAAN (PEBCS) Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie pour confirmer cette volonté partagée de trouver des solutions et des mesures relatives à « toutes les dimensions de la prise en compte de l’avancée en âge». C’est ainsi que naît l’initiative interministérielle de créer le Fonds sectoriel d’investissement de la « Silver économie » la même année. Il en ressort plusieurs projets de chantiers dont celui relatif à la prise en charge en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou encore le vote de la « loi Autonomie » fin 2015. De ce fait, on se rend bien compte que l’hébergement de la Michel BRUN (ORIAPA) population âgée représente aujourd’hui un sujet de forte préoccupation pour la société.


Les différentes formes de prise en charge sont-elles adaptées aujourd’hui ? Les approches techniques pour définir les types d’hébergement sont-elles cohérentes ? Les établissements d’hébergement s’orientent-ils vers les bonnes options pour prévoir leurs capacités pour les dix à quinze années à venir ? C’est bien ces questions fondamentales qui Boina ABOUBAKARI (Université des Comores) constitueront le fil conducteur des discussions programmées dans le cadre du premier atelier thématique du groupe de réflexions « gérontologie et sociétés de l’océan Indien ». Il s’agira de dresser un état des lieux des conditions de logement et d’estimer le besoin d’hébergement des personnes âgées en bonne santé et dépendantes à l’horizon 2030 où leur nombre connaîtra une augmentation exponentielle portant par exemple à 23 000 la tranche de population âgées de 65 ans et plus. Il est notamment attendu des travaux de cet Nicolas SOOPRANIEN (Maurice) atelier, qui trouve sa légitimité dans son objectif d’apporter une contribution à la planification gérontologique, quelques propositions pour encore mieux adapter l’offre à la demande à différentes échelles.

Raymond VAITILINGOM (CAPEB), Catherine GALATOIRE (CBO Territoria), Valérie LENORMAND (SHLMR), Jacques LOMBADIE (ANCCAS), Gil Dany RANDRIAMASITIANA (Université de Madagascar)


PROGRAMME- 30/03/2017 1ère séance - Président : Michel LATCHOUMANIN 09h00 : Jacques LOMBARDIE Délégué Régional de l’ANCCAS : « Les nouvelles formes d’habitat » 09h15 : Catherine GALATOIRE DC à CBO Territoria : « Concept d’habitat pensé pour les nouveaux retraités ». 9h30 : Arash KHALATBARI et Elise ROUGEMONT de la SHLMR : «Développement de l’habitat pour les personnes âgées »

Michel Latchoumanin (Université de La Réunion/CIRCI)

9h45 : Benoît KLEIN DGA SIDR : « Habitat social et vieillissement : expériences et projets de la SIDR, opérateur immobilier de référence à La Réunion ». 10h00 : Raymond VAITILINGOM, Secrétaire Général de la CAPEB : « La marque nationale HANDIBAT »

10h15 : Gil Dany RANDRIAMASITIANA Pr Université de Tananarive : «Vieillir à Madagascar : entre désaffiliation et vie active » 2e séance - Président : Mario SERVIABLE 10h45 : Boina ABOUBAKARI MCF, Université des Comores : « La prise en charge traditionnelle des personnes âgées aux Comores » 11h00 : Armelle KLEIN Doctorante IRD/PEBCS : « Changer d’habitat à la retraite : quelques enseignements du programme Amare à La Réunion » 11h15 : Mona KANAAN Directrice de Pour Etre Bien Chez soi (PEBCS) : « Prendre soin des personnes âgées à domicile »

Mario Serviable (Université de La Réunion)

11h30 : Jacques LEROY Directeur de l’ORIAPA : « L’habitat intergénérationnel » 11h45 : Roselyne POTHIN, Chercheuse CIRCI : « Mi veut reste mon case» 12h00 : Nicolas SOOPRAMANIEN, Psychologue : « L’hébergement de la personne âgée à Maurice : état des lieux et perspectives » 12h15 : Synthèse et discours de clôture


Nicolas Soopramanien (Maurice) Mario Serviable (Université de La Réunion), Boina ABOUBAKARI (Université des Comores), Jacques LEROY (ORIAPA), Armelle KLEIN (Doctorante IRD)


Emission Télé Kréol -16/06/2017 Nicolas Soopramanien,

Abha Jodheea JUTTON (Maurice) et Vanessa LESPERANCE (Médecin gériatre – Seychelles)


16/06/2017 – Les pathologies de la personne âgée Les personnes âgées vivent plus longtemps en France. Ainsi, leur nombre va croissant. Les plus de 60 ans seront 20 millions en 2030. A La Réunion, ils seront 23 000 à l’horizon 2030.

Ces gains d’espérance de vie obtenus au fil du temps, grâce notamment à l’amélioration des conditions de vie, aux progrès médicaux et aux programmes de santé publique, ont pour conséquence la nécessité d’améliorer de manière constante les dispositions, actions, et mobilisations favorables à l'anticipation de la perte d'autonomie, l'adaptation globale de la société au vieillissement, la prise en charge adaptée des maladies chroniques, conséquences directes du vieillissement, la garantie d’accès de tous à des soins de qualité, le soutien psychosocial de proximité, véritable rempart contre l’isolement, la résignation, et l’immobilisme. Cet atelier vise à créer les conditions d’un partage d’informations, d’une confrontation d’idées, d’une réflexion prospective sur les problèmes de santé étroitement liées au phénomène du vieillissement. Ce phénomène, nous le savons, affecte l’ensemble des fonctions physiologiques et cognitives de l’individu avec des effets perceptibles d’une importante variabilité interindividuelle. Il est ainsi montré par exemple que l’âge auquel telle fonction se dégrade varie d’une personne à une autre.


16/06/2017 Les pathologies de la personne âgée

Prosper EVE (Université de La Réunion, Gérard d’ABBADIE (Clinique des Tamarins), Mylène WONG (Département de La Réunion), Ravi BAKTAVATSALOU (INSEE), Mélissa BARDOT (ORSOI)

1ère séance Président : Michel LATCHOUMANIN

8h45 : Ravi BAKTAVATSALOU, Chef de la division Etudes INSEE, «Une population vieillissante et entrant plus tôt en dépendance » 09h15 : Mélissa BARDOT, Chargée d’études ORSOI, « Quelques données sur l’état de santé de la personne âgée à La Réunion » 09h45 : Nabila FOUCRET, Médecin Gériatre, « Prévention de la fragilité » 10h15 : Gérard d’ABBADIE, Directeur de la clinique des Tamarins, « Évolution dépressive et symptômes chez la personne âgée » 10h45 : Gabrielle FONTAINE, Présidente de Réunion Alzheimer, « Témoignage » 11h15 : Mylène WONG, Médecin gériatre de l’action sociale du département, « Les limites du maintien à domicile des personnes âgées polypathologiques isolées et vulnérables » 11h45 : Prosper EVE, Professeur d’histoire Université de La Réunion, « Témoignage sur un cas d’accompagnement de la maladie de Parkinson » 12h15 : Roselyne POTHIN, Chercheuse associée CIRCI et Rita ELISABETH, « Mi ve reste mon case, mi ve reste dans mon quartier »


2e séance Président : Michel LATCHOUMANIN 13h30 : Anaïs GEORJON, Ergothérapeute, Centre de rééducation de SainteClotilde, « L’ergothérapie au service de la personne âgée : restaurer, maintenir et soutenir l’autonomie». 14h00 : David LEJEUNE, Gériatre, Centre de Marie Hamon et Dr Jean-Marc SIMONPIERI, ARS OI rééducation Ylang Ylang, « Place et intérêts de la rééducation chez la personne âgée ». 14h30 : Jean Hugues GRONDIN, Directeur de la coopérative SCOPAD, L’approche sociale des personnes âgées à domicile : aides et limites ». 15h00 : Marie Hamon et Dr Jean-Marc SIMONPIERI, ARS OI « Plan Maladies Neurodégénératives 2014-2019 ». 15h30 : Abha Jodheea JUTTON, Professeure Université de Maurice, « Polypharmacie chez les personnes âgées ». 16h00 : Stéphane SAVRIAMA, Doctorant Université de La Réunion UFR Santé, « Phytothérapie chez les personnes âgées à l'île de La Réunion ». 16h30 : Vanessa LESPERANCE, Médecin gériatre, « Un aperçu des maladies liées au vieillissement aux Seychelles ». 17h00 : David BETTOUM, Médecin allergologue, « Il était une fois Alzheimer ». 17h30 : Synthèse et discours de clôture

Abha Jodheea JUTTON (Université de Maurice), Jean Hugues GRONDIN, (SCOPAD), Vanessa LESPERANCE (Seychelles), Stéphane SAVRIAMA, (Université de La Réunion)


Il est notamment attendu des institutions en charge du recueil de données sur l’évolution du vieillissement et de la santé qu’elles dressent un état de la situation propre à notre département. Les médecins spécialistes en gériatrie devraient faire un rappel des manifestations des maladies chroniques les plus courantes, de leur traitement et surtout des comportements et de l’hygiène de vie à respecter pour les prévenir. Les professionnels du secteur paramédical ou du social mobilisés dans des interventions, qu’elles soient préventives ou curatives auprès des personnes âgées, apporteront également leurs témoignages pour enrichir la compréhension des pathologies répertoriées. La parole sera enfin donnée aux intéressés, aux intervenants sociaux, aux accompagnateurs… qui complèteront de leurs connaissances d’expérience, des apports de leurs pratiques, les savoirs dits savants issus de la recherche scientifique. Puissent les interventions programmées au cours de ce deuxième séminaire et les fructueux échanges qu’elles occasionneront, nous orienter encore un peu plus vers une meilleure maîtrise des conditions à réunir pour que le plus grand nombre de nos aînées empruntent la voie du « vieillissement réussi ».

Michel Latchoumanin Université de La Réunion/ CIRCI


Quelques conférenciers…

Professeur Michel Latchoumanin, Université de La Réunion

Jan Dirk Harms, Médecin, PEBCS

Ravi BAKTAVATSALOU, INSEE

Mélissa BARDOT, ORSOI

Gabrielle FONTAINE, Mairie de SaintDenis, Présidente de Réunion Alzheimer,

Gérard d’ABBADIE, clinique des Tamarins


Mylène WONG, Médecin gériatre de l’action sociale du département

Abha Jodheea JUTTON, Professeure Université de Maurice

Marie Hamon et Jean-Marc SIMONPIERI, ARS

Jean Hugues GRONDIN, Directeur de la coopérative SCOPAD

Vanessa LESPERANCE, Médecin gériatre

Roselyne POTHIN, Chercheuse associée au CIRCI


… et les questions du public


SÊminaire du 16/06/2017 – Article de presse


22/09/2017 - Prendre soin de la Personne âgée

Les immenses progrès qui caractérisent ce qu’il convient dorénavant d’appeler la société post-moderne se mesurent aussi au constat qu’en un siècle, la durée de vie se soit allongée d’une trentaine d’années. Subséquemment, l'espérance de vie sans incapacité a aussi progressé et donne à voir par exemple qu’une personne âgée de 90 ans sur trois vit de manière autonome.

Mona Kanaan (Pour Etre Bien Chez Soi)

Ces données n’occultent pas une Michel Latchoumanin (Université de La Réunion/CIRCI) autre réalité : le vieillissement engendre naturellement des dysfonctionnements ainsi que des fragilités physiques et psychologiques qu’il est cependant possible de prévenir et de corriger. L'âge est certes un facteur important dans l'émergence de pathologies lourdes mais des interventions sont possibles pour les retarder, les traiter. Il s’agit

d’anticiper et d’actionner les bons leviers pour que les choix opérés sur le plan budgétaire, pour mettre en oeuvre les dispositions de la loi d’adaptation de la société au vieillissement concernant l’accessibilité, l'adaptation du logement, la santé, la vie sociale, la vie spirituelle et intellectuelle… soient les plus judicieux. Qu’elle se situe au niveau de l’Etat, des collectivités locales, de la famille, des structures d’accueil, la mobilisation pour prendre soin de la personne âgée relève Michel Brun (ORIAPA) désormais d’une préoccupation


unanimement partagée. A domicile, accueillie en famille, placée en famille d’accueil, hébergée en maison de retraite la personne âgée fait l’objet d’une attention soutenue visant à garantir sa santé physique et mentale le plus longtemps possible. Préserver et restaurer l’autonomie, rompre l’isolement constituent dès lors les objectifs prioritaires des politiques publiques et des programmes d’actions déclinés en termes d’accompagnement à visées préventive et curative en réponse aux besoins liés au degré de dépendance physique, psychologique et social de la personne âgée.

Frédérique Miquel (CGSS)

On notera par ailleurs que l’écoute et le dialogue représentent les éléments clés d’un « prendre soin » soucieux de lever les incompréhensions parfois à l’origine d’attitudes et d’actes assimilables à de la maltraitance. Un « prendre soin » qui se préoccupe de la nécessaire adaptation de l’environnement et de l’aménagement du domicile grâce aux techniques, outils et systèmes de communication regroupés sous l’appellation générique : gérontechnologie.

Enfin, la qualité du « pendre soin » repose aussi sur la dimension affective qui détermine le climat de confiance, de respect et de bienveillance, en un mot l’humanitude intrinsèque aux rapports intergénérationnels.

Michel Latchoumanin Université de La Réunion/CIRCI


22/09/2017 - Programme

1re séance - Président : Michel LATCHOUMANIN 8h30 : Marie-Thérèse BOYER, Présidente du club de 3e âge « Les Violettes », « Témoignages et actions auprès de 90 personnes âgées »

Marie-Thérèse BOYER (club de 3e âge « Les Violettes »)

09h00 : Dominique GOUBERT, Directeur du pôle d’accompagnement médico-social de Ste-Marie APAJH 974, « Avancée en âge et handicap : quelle prise en compte à l’épreuve de désinstitutionnalisation »

09h30 : Valentine LOUISON, Psychomotricienne libérale, « Le psychomotricien auprès de la personne âgée » 10h00 : Hamid LAKSIR, Médecin Gériatre rééducateur CRF Sainte-Clotilde, « La chute de la personne âgée, causes, prise en charge et prévention » 11h00 : Florine MOREL, Directrice CCAS de Saint-Paul, « Prise en charge de la personne âgée à Saint-Paul » 11h30 : Séverine GERIZIER, Médecin gériatre à l’AURAR, « Prise en charge des maladies chroniques »

Florine MOREL (CCAS de SaintPaul)

12h00 : Jocelyne GARDIOL, Médecin, Fondation Père Favron, « La perte d’autonomie et l’entrée en EHPAD »

Séverine GERIZIER (AURAR)


2e séance - Président : Mario SERVIABLE 13h30 : Marie-Annick RAMASSAMY, Avocate au barreau de Paris 2 (1981-2010), « La piété filiale a-t-elle encore du sens aujourd’hui ? » 14h00 : Jean-Marc EYCHENE, Chef du service de gériatrie, CHU Sud Réunion, « Repérer la fragilité, c’est

Jean-Marc EYCHENE (CHU Sud Réunion)

déjà prendre soin » 14h30 : Elodie ROYER, Directrice de FRENCH TECH, « Le bien vieillir 3.0 »

Elodie ROYER (FRENCH TECH)

15h00 : Daniel LAUDE, Directeur Général du CCAS de la Ville de Saint-Denis, « Les dispositifs mis en place par notre collectivité pour prendre soin de la personne âgée à domicile »

15h30 : Pascale SAVOYE, Présidente de ALMA, « Bientraitance et maltraitance chez les personnes fragiles » 16h00 : Véronique MINATCHY, Présidente du CISS,

Daniel Laude (CCAS SaintDenis)

« Les droits et les devoirs envers les personnes âgées » 16h30 : Dominique DAMBREVILLE, Directrice du CCLE, « Transmission intergénérationnelle du patrimoine immatériel » Pascale SAVOYE (ALMA)

17h00 : Mario SERVIABLE, Géographe, « Synthèse »

Véronique MINATCHY (CISS)

Marie-Annick RAMASSAMY (Avocate)

Dominique DAMBREVILLE, (CCLE)


27/10/2017 - Informer, former, se former en gérontologie

Matilde Rambaud et Nathalie Connen (SSR Clinique Saint-Joseph), Armoogum PARSURAMEN, Marie-Laure BARDY, Devy LEBLANC-ARMOURDON (CGSS), Olivier PARTHENAY (URPS/MK)

Que peut bien vouloir dire « Informer, former, se former en gérontologie » aujourd’hui ? La question se situe au cœur de la réflexion que ce séminaire nous invite à partager à partir d’un programme d’interventions décliné sur trois axes : - L’information et la formation des personnes âgées deviennent un objet de recherche pertinent avec, d’une part, le vieillissement de la population et, de l’autre, l’augmentation du nombre des personnes retraitées. S’agissant d’un groupe fort hétérogène, on peut faire l’hypothèse que les besoins d’apprentissage divergent aussi par rapport à la phase de la vieillesse. Quels dispositifs, ressources, acteurs et outils dispose-t-on pour répondre à cet enjeu à La Réunion ? -

Les

programmes

d’éducation,

d’accompagnement et de soutien destinés aux aidants professionnels et familiaux intègrent des connaissances d’ordre médical et des conseils pratiques qu’il leur faut connaître mais qui n’évitent pas l’écueil, inhérent à toute formation, de faire surestimer ce qui est appris Armoogum PARSURAMEN (Président de l'U3M, Ancien Premier Ministre de Maurice, ex-représentant de l’Education Secondaire à l’Unesco)


au détriment du savoir qui s’acquiert auprès du proche sur le terrain. Comment s’y prend on pour concilier ces deux impératifs ? -Les animateurs sont aujourd’hui présents dans le milieu gérontologique. Ils situent leur action d’animation dans un travail social en profondeur, et dans une approche pluridisciplinaire des personnes âgées dépendantes. La mise en place de ces nouvelles complémentarités est complexe. Elles apportent de nombreuses ouvertures et de nombreuses coopérations, mais elles rencontrent aussi des difficultés : des institutions dominées et immobilisées par une vision unique (le soin ou la gestion), les insuffisances en formation et en compétences des animateurs eux-mêmes, des conditions de réalisation parfois incohérentes, la technocratie envahissante des nouvelles dispositions réglementaires, et de nombreuses mesures qui réduisent le sens et les plaisirs de la M.J. KARAKE (Délégation Conseil départemental de Mayotte)

vie et qui limitent les rôles sociaux des personnes âgées.

Quelles réalités et surtout quelles perspectives localement ? Michel Latchoumanin, Professeur d’Université

Pascale DINAN (Maurice), A. RAKOTONIAINA et Leila GRONDIN (SSR Clinique Bethesda) ? M. ANDRIANAIVO (Case à lire), : Stéphanie AUPERE (CEMEA), Michel LATCHOUMANIN (Université de La Réunion/CIRCI)


27/10/2017 - PROGRAMME 1ère séance Président : Michel LATCHOUMANIN 8h30 : Marie-Laure BARDY, Professeur certifiée, « La formation initiale en gérontologie dans l’Académie de La Réunion » 09h00 : Bruno DRONEAU, Formateur, « Les formations en gérontologie et gériatrie à l’IRTS »

M-L. BARDY (Education Nationale

09h30 : Devy LEBLANC AMOURDOM, Contrôleur sécurité- CGSS, « Formation à la prévention des risques professionnels » B. Droneau (IRTS)

10h00 : Nathalie CONNEN, Ergothérapeute, et Mathilde RIMBAULT, Psychomotricienne - SSR Clinique Saint-Joseph, « Sensibilisation à l’accompagnement de la personne âgée en établissement » 10h30 : Sylvie PIRON, Cadre supérieur de santé – IFSI CHU « La formation gérontologique à l’IFSI »

D. LEBLANC-AMOURDOM (CGSS)

11h00 : Armoogum PARSURAMEN, Président de l'U3M 1

, ancien Ministre de l’éducation nationale et ancien directeur du département Education Secondaire de l'UNESCO- Ile Maurice, « Se former à l’université du 3e âge » A. PARSURAMEN (Président de l'U3M)

11h30 : Soyfoudine ABDOU-RAZAK, Vice-Président de la FMAPAR (Fédération Mahoraise des Associations des Personnes Âgées et des Retraités), « L’information et la formation des acteurs de la gérontologie à Mayotte » S. ABDOU-RAZAK (VicePrésident de la FMAPAR Mayotte)


2e séance Président : Michel LATCHOUMANIN 13h30 : Pascale DINAN, Médecin gériatre – Ile Maurice, Présidente de la FIAPA (Fédération des Institutions et des Associations de Personnes Agées), et Nicolas SOOPRAMANIEN, Vice-Président de la Société des Professionnels en Psychologie-Ile Maurice, « Le programme de formation MOBIQUAL dans une activité gérontologique à l’île Maurice » P. Dinan (Maurice)

14h00 : Gaëlle CATHERINE, Référente de la Case à lire du Chaudron, et Mahafi ANDRIANAIVO, Formatrice et animatrice de la Case à lire des Camélias, « L'accueil des seniors dans les Cases à lire, une application de la littératie » G.CATHERINE et M. ANDRIANAIVO 14h30: Stéphanie AUPERE, Responsable du (Case à lire) secteur social et santé des CEMEA, « Formation des assistants de vie et des employés familiaux en gérontologie »

15h00 : Leila GRONDIN, Diététicienne et Andry RAKOTONIAINA, Médecin gériatre - SSR Clinique Bethesda, « La formation au risque de dénutrition et de déshydratation chez la personne âgée » 15h30 : Alexandra MERCIER, Responsable de soins, et David HERBLAY, Psychologue SSIAD Croix Rouge, « Formation à A. RAKOTONIAINA l’accompagnement des maladies neurodégénératives » (SSR Clinique Bethesda)

16h00 : Olivier PARTHENAY, Formateur à l’URPS/MK, « La gérontologie dans la formation des masseurskinésithérapeutes » 16h30 : « Synthèse et discours de clôture »

O. PARTHENAY (URPS/MK)

D. HERBLAY (SSIAD Croix Rouge)


27/11/2017 – Animation, culture, sexualité chez la personne âgée

loisirs

et

M. Latchoumanin (CIRCI), M. Brun (ORIAPA), L. B. Grondin (Région), A.-F. Zattara-Gros (Univ. Réunion), E. MANGALAZA (Univ. Madagascar), A. PARSURAMEN (Président de l'U3M – Maurice), Mona Kanaan (Pour Etre Bien Chez Soi)

La Réunion tout comme la France hexagonale connaît une profonde transformation structurelle de sa population par classes d’âge, avec dans les années à venir, un accroissement du nombre de personnes âgées de 60 ans et plus. A cette transition démographique qui portera à 225 000 le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans en 2030 à La Réunion, s’ajoute une transition épidémiologique qui s’exprime dans la transformation de maladies aiguës en maladies chroniques (cancer, affections respiratoires et cardiovasculaires chroniques, diabète…), sources d’incapacités. De plus, le vieillissement des personnes en situation de handicap et l’émergence de pathologies invalidantes à l’exemple de la maladie d’Alzheimer exigent la mise en place de réponses sanitaires, sociales et médicosociales appropriées. Télé Première interviewant Michel Latchoumanin


Mais le vieillissement ne peut être considéré comme l'âge de tous les renoncements. Il existe encore heureusement des élans, des pulsions, des besoins d’attention, de tendresse, qu’il faut reconnaître, accepter en leur accordant toute leur importance. L’enjeu est donc de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une avancée en âge harmonieuse et réussie en mettant en œuvre tout ce qui Les 3 organisateurs : Michel LATCHOUMAIN (CIRCI), Mona KANAAN (PEBCS), Michel BRUN (ORIAPA) peut contribuer à retarder la perte d’autonomie, qu’elle soit brutale ou progressive, au niveau individuel comme au niveau collectif. Améliorer l’espérance de vie sans incapacité repose certes sur des données scientifiques de plus en plus nombreuses mais aussi et surtout sur une bonne connaissance des pratiques réalisées dans une dynamique proximale, adaptée aux particularités des contextes et des individus, qui représente le garant de l’efficacité.

Le Dr Michel DERKASBARIAN, Médecin coordonnateur en EHpad, interviewé par Antenne Réunion.

Pour atteindre ces objectifs, l’angle d’attaque retenu pour ce séminaire consacré aux plaisirs, aux loisirs, à la santé et à la sexualité de la personne âgée privilégie l’information pour un mieux-être au travers des activités physiques, sportives, culturelles, artistiques et ludiques, une hygiène de vie et un accompagnement psycho-social. C’est bien de la qualité de vie de nos aînés, candidats à un vieillissement réussi, dont il sera in fine question. Michel Latchoumanin M. Latchoumanin et les représentants de la Région


24/11/2017 - PROGRAMME

1ère séance Présidente: Mona KANAAN

8h30 : Eugène MANGALAZA, Professeur des Universités, ancien Premier Ministre et Directeur de l’Ecole doctorale de l’U. de Tamatave, « La personne âgée garante des traditions culturelles malgaches ? »

09h00 : Michel MAILLOT, Animateur socioculturel de l’USSD GHER Saint-André, « En animation, comment répondre à un désir ? »

09h30 : Philippe FONTAINE, Président ACS974, « Du vieillissement subi au vieillissement actif : ou l’art d’avancer en âge par la pratique d’activités physiques et sportives »

10h00 : Elodie COTTEL, Psychomotricienne, Clinique Bethesda, « Pratiques psychocorporelles et santé intégrative »

10h30 : Alexandrine DIJOUX, Docteur en Sciences de l’éducation, CIRCI, « Les bienfaits de la danse sur les fonctionnalités physiques, intellectuelles et psychologiques de la personne âgée »


2ème séance Président : Michel BRUN

13h30 : Danielle BLANCHET, Responsable de l’association AGEDESS, « L’activité physique adaptée pour la personne âgée »

14h00 : Claire BARNOLA, Orthophoniste et Valérie RÉAUX, Diététicienne, « L’alimentation plaisir de la personne âgée à domicile »

14h30 : Nadia DJELLOULI, Psychiatre EPSMR, sexologue, « Sexualité et avance en âge : quels sens et quelles limites »

15h00 : Michel DERKASBARIAN, Médecin coordonnateur en EHPAD, « Sexualité des seniors : regards des soignants et des aidants »

15h30 : Pascale DINAN, Présidente du groupement FIAPA de Maurice, « L’animation culturelle et les loisirs au groupement FIAPA »

16h00 : Dominique DAMBREVILLE, Directrice de CCLE, « Transmission culturelle intergénérationnelle »

« Synthèse et discours de clôture » Michel LATCHOUMANIN Synthèse et discours de clôture : Michel LATCHOUMANIN

Symposium 2018 sém 1 5  
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