Issuu on Google+

Quimper - Pékin à vélo

PRENEZ PART A L’AVENTURE !


QUI SOMMES-NOUS ?

LE PROJET EN DEUX MOTS

Amis de longue date, tous les deux originaires du pays fouesnantais au Sud de Quimper en Bretagne, nous n’avons jamais été très éloignés l’un de l’autre durant notre enfance, que ce soit à l’école, en vacances, à la plage, ou sur les terrains de sport.

Notre projet d’expédition consiste à partir de Quimper, petite ville du Finistère, « pointe du monde »1 occidental, dont nous sommes tous les deux originaires, pour rejoindre à la force de nos mollets, Pékin, capitale d’un des pays les plus dynamiques de notre époque, la Chine.

Nous avons ensuite suivi un parcours post-bac similaire : classes préparatoires à Rennes, grandes écoles d’ingénieurs, et aujourd’hui nous exerçons la même profession à Paris, à savoir ingénieur en énergétique du bâtiment. Après avoir pédalé dans une entente parfaite plus de 1100kms à vélo entre Paris et Berlin en Mai 2013, l’envie commune de réaliser un voyage à vélo de bien plus grande envergure, nous rassemble plus que jamais !

21 pays, un automne en Europe de l’Est et dans les Balkans, un hiver en Asie Mineure et en Iran, un printemps en Asie Centrale et en Sibérie, un été en Mongolie et en Chine, soit 18 000 kilomètres à parcourir en un peu plus de 330 jours. Au-delà du fait de devoir traverser à vélo l’Eurasie dans le temps imparti, un objectif important de cette expédition passera par l’étude précise des architectures traditionnelles des régions traversées et de l’intérêt de leur potentielle réappropriation pour la conception moderne de bâtiments et de villes plus durables et écologiques. Dans les salles en Septembre 2014 !

1

Finistère = Penn-ar-Bed = pointe du monde


Vincent Helpin

Simon Fournier Né à Quimper le 08 Mars 1987

Né à Chenôve le 08 Septembre 1987

Ingénieur en énergétique du bâtiment

Ingénieur en énergétique du bâtiment

Etudes : Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat, Lyon

Etudes : Mines de Saint-Étienne, Polytechnique Montréal

Ayant vécu toute mon enfance aux bords de l’océan, j’ai toujours pratiqué un sport nautique. Cette proximité à l’élément marin et une enfance à la campagne, ont très tôt forgé en moi une sensibilité accrue à la protection de l’environnement. Plus tard, j’appris à l’ENTPE, école d’ingénieur de l’aménagement durable des territoires, davantage de savoirs et de compétences dans le domaine. Aujourd’hui, je tente de répondre à la question environnementale dans mon quotidien professionnel en cherchant à faire avancer les solutions les plus vertueuses pour réduire les consommations énergétiques et l’empreinte écologique de projets de construction d’écoles, de logements, ou encore d’ensembles sportifs. Fondu de musique, j'essaie sans cesse de faire de nouvelles trouvailles à transmettre aux amis et assiste régulièrement à de nombreux concerts.

Breton d’origine, j’ai eu la chance de pouvoir vivre plusieurs années aux Antilles, au Canada puis de découvrir l’Océanie. Depuis, j’ai développé un fort attrait pour l’inconnu, les échanges culturels et ai appris à m’adapter aux aléas des voyages. Passionné de problématiques énergétiques, je possède une sensibilité forte pour la préservation de l’environnement et de la nature. Cela vient sans doute de l’influence de mes aînés et des enseignements tirés des catastrophes pétrolières de l’Erika, ou encore du Prestige. Très tôt, j’ai pu m’exercer à de nombreux sports avec en particulier la pratique du football pendant une douzaine d’années, me faisant découvrir l’importance de la forme physique pour la sérénité de l’esprit. Ma passion pour le vélo m’est venue par la suite et depuis je me passe difficilement de mon guidon pour me déplacer.

Centres d’intérêts : dégoter de bons endroits pour boire un verre et refaire le monde pendant des heures avec mes proches, lire la presse, les randonnées-camping, faire du judo pour me défouler après le travail, visiter de nouveaux quartiers, de nouvelles villes, voyager.

Centres d’intérêts : la pratique de sports en général, me passionner pour l’histoire, débattre de questions de société, la nature et le monde animalier. J’aime les sorties entre amis, et sans être un inconditionnel d’un style musical particulier, j’apprécie l’ambiance des concerts et festivals en tout genre.

Qualités : Très curieux, perfectionniste, avenant, intègre.

Qualités : Doté d’un large sens de l’humour, rarement de mauvaise humeur, souriant, ouvert d’esprit, volontaire.

Défauts : Rêveur et bavard.

Défauts : Esprit de contradiction marqué, têtu, et parfois maladroit.

Citation favorite :

Citation favorite : « Nous avons tous deux vies, la deuxième commence lorsqu’on se rend compte que l’on en a qu’une seule » Confucius, érudit Chinois.

« Soyons réalistes, exigeons l’impossible » Ernesto ‘Che’ Guevara.


PEKIN

QUIMPER

YANTAÏ

L’ITINERAIRE Partant d’une des villes les plus occidentales d’Europe, nous commencerons par traverser les régions françaises, jusqu’à la Suisse puis l’Italie. Une fois les Alpes franchies, cette aventure nous mènera à travers une petite dizaine de pays méditerranéens puis à Istanbul, en Turquie. Aux alentours du mois de Décembre, nous longerons la Mer Noire, du détroit de Bosphore jusqu’en Anatolie orientale qu’il faudra rapidement traverser avant que l’hiver ne batte son plein puis contourner par les plaines sud géorgiennes et azerbaïdjanaises aux températures plus douces. Berceaux d’une des civilisations les plus anciennes de l’humanité et en cela d’une richesse patrimoniale hors du commun, l’Iran et sa capitale Téhéran, nous offriront

un peu de clémence climatique aux bords de la Mer caspienne. Nous quitterons ce pays en Février. Viendront ensuite les pays d’Asie Centrale, le Turkménistan, à parcourir en moins de cinq jours pour raisons administratives, l’Ouzbékistan, et le Kirghizstan : plateaux désertiques, plaines fertiles et cols à plus de 4000 mètres d’altitude se succéderont alors en l’espace d’un mois et demi. Nous prévoyons de remonter le Kazakhstan le long de sa frontière commune avec la Chine pour atteindre plus aisément l’immense Russie. Le mois de Mai nous sera alors nécessaire pour rejoindre la plus grande réserve d’eau douce du Monde, le lac Baïkal, en Sibérie du Sud. La descente finale vers la Chine et sa capitale-monde Pékin, s’amorcera lentement en passant par la Mongolie, pays en pleine croissance économique.

Ce périple Quimper – Pékin est également l’occasion de mettre symboliquement en avant les liens particuliers qui existent entre la ville de Quimper et sa cousine du Shandong2, Yantaï, située à 700 km au Sud de Pékin, qui sera alors la dernière étape de notre voyage. En bref, 21 pays, l’automne en Europe et dans les Balkans, l’hiver en Asie Mineure, le printemps en Asie Centrale et en Sibérie, et l’été en Mongolie et en Chine. 18 000 kms / 330 jours / une moyenne de 55 kms/jour. Après avoir échangé avec plusieurs baroudeurs expérimentés et avoir réalisé 100 kms par jour en 11 jours entre Paris et Berlin, et en 7 jours entre Nantes et Saint Jean-de-Luz, nous nous sentons fin prêts pour nous lancer dans cette aventure audacieuse. 2

Province à l'est de la Chine.


Pourquoi un tel abandon du vernaculaire ?

LE FIL DIRECTEUR DU VOYAGE

Avec le développement moderne des villes, l’équilibre de cette approche respectueuse du territoire est souvent rompu car l’aménagement de nouveaux espaces urbains donne spontanément naissance à des principes de construction rapides et standardisés. Les savoir-faire vernaculaires des anciens deviennent alors synonymes d’archaïsmes. Déconsidérés, ils finissent ainsi par être totalement oubliés par les acteurs de la construction.

Au-delà du voyage à vélo en lui-même, du défi physique qu’il représente et de tous les apports personnels et humains que nous pourrons en tirer, nous souhaitons axer cette expédition autour d’une réflexion principale, en profiter pour apporter une contribution et en tirer des enseignements réellement constructifs. C’est pourquoi nous comptons centrer les « à-côtés » du périple autour d’un sujet qui nous intéresse particulièrement tous les deux. Il s’agit d’un domaine d’études en lien avec nos domaines de prédilections :

Le problème est qu’à mesure que le secteur du bâtiment s’industrialise, cet abandon se fait au profit de procédés actifs modernes mais énergivores et bien souvent polluants.

« L’architecture vernaculaire » Originellement, les constructions humaines sont le résultat du bon sens qui pousse à l’utilisation rationnelle des matériaux disponibles localement et au développement de techniques adéquates pour les assembler. On obtient alors une résilience accrue des bâtiments vis-à-vis du climat, et une pensée architecturale adaptée aux risques naturels locaux.

Une urbanisation moderne en perdition Depuis l’an 2000 une personne sur deux dans le monde vit dans les villes qui, victimes de leur succès, connaissent de grandes vagues d’immigration et deviennent de plus en plus le théâtre de problèmes sérieux d’approvisionnement, de difficultés sociales, démocratiques, spatiales, et environnementales. Ainsi, si la ville a longtemps été synonyme de progrès, on se rend compte actuellement que l’urbanisation de la planète ne peut plus être considérée comme un phénomène exclusivement positif.

L’architecture vernaculaire est en fait l’expression qui caractérise ces constructions traditionnelles, intrinsèques à une aire géographique, à un relief, à une époque, à une société et à un climat donnés. En ce sens, elle est une expression de la culture d'une collectivité et de ses relations avec son territoire. Mais, bien que révélateurs de milliers d’années d’expérimentations et de réflexions de l’esprit humain face aux difficultés locales, les principes vernaculaires sont partout progressivement oubliés.

De Haut en bas : Morphologie urbaine typique de villages méditerranéens / Yourte mongole / Tours à vent de Yadz en Iran

Cela est encore plus fort dans les pays dits « du Sud », dans la mesure où l’urbanisation y est bien souvent non planifiée et extrêmement rapide : d’ici deux ans, 23 des 27 villes de plus de 10 millions d’habitants seront concentrés dans les pays en développement3. 3

Source ONU


Bâtir les villes y est devenu une question centrale et les besoins de soutiens financiers mais surtout techniques et organisationnels sont énormes. En effet, pour éviter les catastrophes environnementales, il se pose la question de construire de manière réfléchie et pérenne sans avoir à tout rénover dans 30 ans. En fait, la construction des villes se produit actuellement à une échelle et à une vitesse telle, que la recherche de solutions est devenue un enjeu global de premier ordre. Selon Alain Bourdain, sociologue, et enseignant à l'Institut Français d'Urbanisme, «constituer un ensemble urbain qui fonctionne bien, qui satisfait ses usagers et qui maintient un ensemble d’équilibres économiques et sociaux représente un objectif aussi légitime et efficace que la réussite concurrentielle». Le développement d'une architecture contemporaine rationnelle, actrice d'une société socialement consciente, mais aussi innovante dans le domaine de l’écologie, des énergies, des matériaux, des technologies, est devenu une nécessité internationale ! « Bâtir de meilleures villes pour offrir de meilleures vies » Telle est la problématique moderne à laquelle doivent donc répondre urbanistes, politiques, ingénieurs et architectes. Pourtant, nous constatons via nos métiers que les réponses apportées par les acteurs de la construction restent trop souvent inadaptées car centrées sur les aspects esthétiques, économiques et parfois politiques.

Pour compenser les faiblesses de conception des bâtiments, on en arrive presque systématiquement à recourir aux innovations technologiques. Celles-ci ne sont pas mauvaises en soi, mais leur coût environnemental réel n’est que très rarement étudié et elles participent à entretenir un manque de réflexion sur la durabilité et la sobriété réelles des constructions. C’est ainsi que les conceptions s’avèrent parfois aberrantes et dépourvues de bon sens en termes de développement durable : bâtiments mal orientés, mal insérés dans leur environnement naturel, mal intégrés dans l’environnement social, matériaux utilisés performants mais polluants ou dont on ignore l’origine, compensation du manque de sobriété énergétique par des artifices… Nous sommes convaincus que cela manque de sens en termes de développement économique, social, énergétique et environnemental. En France, la prise en compte de l’énergie grise dans les réglementations à venir permettra de limiter progressivement le recours trop systématique à l’innovation technologique. Il faudra donc davantage penser la construction en termes de résilience et de localité. Nous nous posons donc la question suivante : comment pouvons-nous réellement participer à l’avancement de la réflexion autour de conception de métropoles capables de conjuguer à la fois afflux rapides de populations, désir constant d’amélioration des conditions de vie et développement durable?

A Sao Paulo au Brésil, la favela de Paraisopolis à gauche et à droite les immeubles du quartier riche et fermé de Morumbi


Le bâti vernaculaire comme piste de solution Nous sommes intimement convaincus que les façons dont l’homme, à travers les âges et les pays, a pu surmonter les contraintes naturelles et façonner son habitat en fonction des réalités du terrain et du climat, peut constituer une source d’inspiration infinie pour la conception des projets contemporains. Nous avons donc pour objectif de profiter de notre voyage pour étudier, évaluer et défendre l’intérêt des conceptions vernaculaires comme source d’inspiration et d’innovation pour une pensée architecturale apte à répondre aux enjeux précités soulevés par le développement durable. L’ensemble des travaux d’analyse que nous parviendrons à réaliser constitueront un inventaire pédagogique rassemblant autant d’enseignements pertinents pour la conception moderne. La finalité étant de pouvoir présenter nos recherches et enseignements aux étudiants et professionnels du bâtiment.

Nos travaux se focaliseront principalement sur : Les façons remarquables avec lesquelles l’humain s’est inspiré de la nature, ou s’en est accommodé, pour créer des habitats confortables malgré les contraintes locales. Les formes urbaines anciennes et durablement adaptées aux rigueurs climatiques et aux contraintes naturelles d’une région donnée. Les matériaux et procédés ingénieux constructifs qui sont utilisés. Le rapport identitaire induit par le vernaculaire entre le territoire et les habitants ; l’implication de ces derniers dans la conception. Les possibilités de création de lieux de vie, plus cohérents socialement et démocratiquement.

En définitive, nous comptons étudier et analyser méthodiquement les éléments d’architecture vernaculaire rencontrés ainsi que les principes urbains remarquables que nous croiserons sur notre route. Pour cela, nous nous baserons sur nos expériences professionnelles et nos connaissances en énergétique et en conception bioclimatique du bâtiment. La réalisation pratique de nos objectifs passera par l’appui et les connaissances de contacts expatriés dans les pays traversés. Cela passera par de nombreux échanges avec les populations, afin d’appréhender leur vision de l’urbanisation et de déceler les éventuels blocages culturels et politiques au développement d’une architecture urbaine basée sur le vernaculaire. Avant le départ, nous nous rapprocherons de bureaux d’études, centres de recherche ou associations qui s’intéressent de près à cette problématique, comme par exemple l’association Maisons paysannes de France.

De gauche à droite : Maisons-tours en brique crue séchée au soleil de la vile de Shibam au Yémen ; Habitations typiques végétalisées des iles Féroé ; Principe de centralité du vernaculaire chinois avec les « tulous ».


LES RESEAUX D’ECOLES Durant ce voyage, nous avons également pour projet d’aller à la rencontre d’expatriés français vivant à proximité de notre parcours. Ce sera pour nous l’occasion de bénéficier de leur expérience en les interrogeant sur leur vision de l’expatriation, du voyage, de leurs effets sur leur vie aussi bien personnelle que professionnelle, et sur les enseignements qu’ils en tirent. Nous les questionnerons également sur des thèmes d’actualité, comme leurs ressentis vis-à-vis de la situation actuelle de l’Hexagone vu depuis leur pays d’adoption. Les réseaux d’anciens élèves de nos écoles d’ingénieurs respectives constituent une source non négligeable de personnes avec qui échanger. Nous avons pu dénombrer une soixantaine d’anciens des Mines et de l’ENTPE vivant dans les villes où nous prévoyons de nous arrêter.

DES DEFIS HEBDOS Enfin, puisque nous ne concevons pas le voyage sans l’agrémenter de joie et d’optimisme, nous mettrons en place des « défis hebdo » : avant le départ, nous laisserons la possibilité à nos amis de nous lancer de petites épreuves que nous devrons réaliser au fur et à mesure du périple. Le but de cette démarche est de conserver, malgré la distance, des liens forts avec nos proches, mais surtout de nous ouvrir et de nous rapprocher toujours plus des populations rencontrées. Cela prendra la forme de petits papiers, supports des challenges, emportés au fond de nos sacoches, que nous découvrirons progressivement au fil du voyage. Nous nous donnerons 10 jours pour y répondre, filmer le défi réalisé et publier la vidéo.

En haut : Vincent au bord du Rhin lors du périple Paris-Berlin en 2013 En bas : au palais Da Pena à Sintra au Portugal en 2012.


POURQUOI LE VELO ?

POURQUOI LA CHINE ?

Le fait de se déplacer à vélo est une approche simple et sans prétention, ce que nous pensons être une première étape vers le dialogue. Le vélo favorise l’échange et permet d’établir un contact authentique avec les populations rencontrées. En effet, à l’inverse des transports motorisés, le vélo porte partout dans le monde des valeurs de douceur et de coexistence sociale très fortes.

En 20 ans, la Chine est devenue un acteur incontournable qui captive et fascine par sa croissance extraordinaire et son potentiel scientifique. Mais en raison de sa politique de conquête commerciale et de son régime politique ambigü, l’Empire du Milieu est également parfois source d’inquiétudes. Ce voyage est donc pour nous l’occasion de rencontrer les habitants et d’apprendre à mieux connaître ce pays, au-delà de ce qu’en disent les médias. Mais il est aussi une opportunité pour observer concrètement les problèmes environnementaux soulevés par la croissance économique. La Chine est l’un des pays les plus touchés par l’urbanisation folle, créant des soucis de sécurité alimentaire, de baisse de la qualité de l'air, de destruction de l’environnement ou encore de pénurie d'eau.

Le vélo a un impact environnemental nul : n’utilisant que l’énergie humaine pour fonctionner, il est non polluant et constitue le moyen de transport écologique par excellence. Le vélo est catalyseur de réflexions. Les habitués en ont bien conscience : il s’agit d’une activité stimulante et défatigante qui a la vertu de provoquer un éveil à la fois physique et cérébral, favorisant la réflexion. En effet, le fait d’être engagé dans un effort long fait passer le corps par des états très divers. Cela va bien au-delà de la dépense physique ; il y a une dimension lié au mental, de découverte de soi-même et du monde tout autour. Le caractère cyclique du vélo aide également : on réitère sans cesse un mouvement circulaire qui crée un effet « berceuse » propice à la rêverie intellectuelle et à la libération de la pensée. C’est un moyen de transport économique. Les contraintes de places et de poids qu’il induit, permettent de réduire les coûts de transport et de matériel au strict nécessaire et de s’affranchir du superflu.

Sur une plage de la côte Atlantique en Août 2013 lors du voyage Nantes – Saint-Jean-de-Luz (700 kms)

2014, année de notre départ, est aussi celle du 50e anniversaire de la reconnaissance de la Chine par la France qui restera le 1er pays occidental à tisser des liens économiques et culturels avec le géant asiatique. C’est dans ce cadre et via la symbolique du vélo, que nous souhaitons mettre en avant un autre lien créé il y a 30 ans, entre notre région d’origine, la Bretagne, et sa cousine asiatique : la province de Shandong. C’est pourquoi nous comptons nous rendre à Yantai, ville à la pointe Est de la Chine à 700 km de Pékin, jumelée depuis 2005 avec Quimper. Le fait de lier ces deux villes en vélo, 10 ans après ce jumelage et l’obtention de notre bac a pour nous une dimension symbolique forte.


Arrivée 05/08/2015

Départ 08/09/2014 Octobre

France 1350km

Suisse Italie

Novembre

S l o v

Croatie

350km 535km 190

550km

Décembre

Bosnie Macédoine Mont. Grèce Albanie Bulgarie 620km

715km

Janvier

Février

Avril

Mars

Géorgie Azerb.

Iran

Turkm. Ouzb.

Kazak. Kirghiz.

1845km

1155km

1615km

1010km

380km

Le fait de partir à vélo au long court, pour des contrées lointaines et qui plus est pas forcément accueillantes pour l’homme, nécessite une préparation physique et morale adéquate. Cependant, cela ne suffit pas et il est clair qu’un matériel étudié et sélectionné avec soin nous permettra de placer toutes les chances de notre côté et de limiter les risques de déconvenues. Robustesse, ergonomie, légèreté, réparabilité, adaptabilité aux différents climats, telles sont les caractéristiques déterminantes à concilier pour un tel voyage. Cela exige en amont une vraie préparation ainsi qu’un travail de sélection et de test. Nous y travaillons depuis

Juin

Juillet

Août

IV.

Turquie

QUEL MATERIEL ?

Mai

365km

Kazakhstan

Russie

Mongolie

Chine

1515km

3135km

1275km

1320km

quelques temps avec nos expéditions passées qui nous ont permis de nous forger quelques avis bien tranchés aussi bien en termes de type de matériel à emporter que sur la qualité et les quantités requises. Nous distinguons cinq catégories de matériel : I. Le « matériel vélo » constitué en premier lieu du vélo d’expédition : cadre robuste en acier, roues de 26 pouces, ainsi que tout le matériel nécessaire à son bon fonctionnement et à son entretien. II. Le matériel de camping qui comprend tout ce qui sert à se reposer ou à se nourrir. III. Les vêtements. Légers et fonctionnels, ils doivent être adaptés à la pratique du vélo ainsi qu’aux différents climats auxquels nous serons soumis.

V. Le matériel de santé : trousse à pharmacie de premiers soins, produits d’hygiène, traitement d’eau et vaccins seront bien sûr nécessaires. VI. Le matériel ‘technologique’ : tout ce dont nous aurons besoin pour photographier, enregistrer, communiquer, échanger, nous géo-localiser et déterminer précisément nos itinéraires. Devant résister à des conditions extrêmes de températures, d’humidité et de chocs, ce matériel sera relativement coûteux. Enfin, nous emporterons bien entendu du papier, des crayons et nos méninges pour réaliser nos travaux d’observation et d’analyse sur l’architecture vernaculaire. Les essentiels sont rappelés ci-après par catégorie.


LE BUDGET A partir de notre liste de matériel, nous avons pu établir un budget que nous estimons à la fois pertinent et raisonnable.

Cela se résume essentiellement aux besoins d’alimentation, de logement, de financement des visas et aux quelques frais de communication.

Une partie des dépenses matérielles inventoriées ont déjà été réalisées pour nos précédents voyages, à hauteur de 1 500 € dépensés par personne.

L’ensemble du budget regroupe les dépenses à réaliser avant et après le départ. La première catégorie regroupe les fonds nécessaires pour se doter d’un équipement fiable, se vêtir de façon adaptée aux conditions climatiques, pour se vacciner, s’assurer, communiquer. La 2nde catégorie représente les dépenses qui seront réalisées durant notre expédition.

Nous tablons sur une dépense moyenne de 15 euros par jour et par personne pour les frais de nourriture, de recharges diverses (hygièn, gaz) et de logements éventuels lorsqu’il ne nous sera pas possible de camper ou que nous devrons prendre une douche.

Le budget total atteint le montant de 30 000 €, y compris les 10% déjà dépensés. Nous nous basons sur une capacité d’autofinancement de 50%.

Ramenée sur la totalité du voyage, nous pourrons respecter cette dépense quotidienne qui comprend également la gestion des imprévus.

Le diagramme suivant présente la répartition par catégorie des dépenses prévisionnelles.


LA COMMUNICATION

exemple communiquer de temps à autres sur nos pérégrinations, nos rencontres, nos découvertes musicales ou culinaires, notre travail sur l’architecture vernaculaire. Les supports de communications propres

Nous pensons que ce voyage, ses composantes, les valeurs de rencontre et de partage qu’il comporte parlent à un public large et hétéroclite : que l’on soit passionné de voyages, d’aventures sportives, de rapprochements humains, mais aussi d’environnement ou d’architecture, tous pourront se reconnaitre à travers nos carnets de voyage. La qualité et la gestion de la communication sont donc essentielles. La création de différents supports est nécessaire afin de faire connaître et de faire vivre notre projet, mais aussi pour collaborer avec nos partenaires, pour échanger avec nos proches, et enfin pour rassembler et partager nos travaux sur l’architecture vernaculaire. Notre communication se fera sous deux formes : Les supports de communication partenaires Les supports de communications propres que nous aurons créés sur la Web Les supports de communication partenaires Il pourra s’agir de partenaires financiers, matériels ou encore médiatiques. Nous ne cachons pas en effet notre enthousiasme à l’idée de créer une coopération active avec un journal, un site web ou une radio intéressée par notre entreprise et qui pourrait par

Dans l’idéal, ces supports seront interconnectés et soumis à la même charte graphique afin de former un ensemble clair, homogène et très compréhensible. Il s’agira principalement : D’un site internet. Créé sur la base d’une plateforme dédiée du type WordPress ou Wix, il rassemblera toutes les informations sur notre projet et d’une manière générale, toute notre production écrite, graphique et filmée. Vivant et dynamique, il sera actualisé très régulièrement. Cet espace centralisera notamment nos travaux d’analyses du bâti et de l’urbanisme vernaculaire qui seront par ailleurs libres d’accès et téléchargeables.

Du portail Vimeo, par lequel nous passerons systématiquement pour mettre en ligne nos reportages vidéo. En termes de présentation et de planning, nous comptons être en mesure de pouvoir proposer au moins deux mois avant notre départ, des supports complets, interactifs et ludiques autour de notre projet et des sujets décrits précédemment, plutôt que de simples retours textuels trop rébarbatifs. A nous de trouver la forme la plus judicieuse et originale qui suscitera le plus d’intérêts et d’attractivités, et de passions !

D’une page Facebook. C’est la plate-forme de réseau social dont on ne peut se passer pour toucher un maximum de personnes et faciliter les échanges. Cette page rassemblera l’essentiel des informations et des actualités de notre aventure et, surtout, renverra vers les autres supports web plus fournis et plus riches en contenus et vers les supports des partenaires. Elle servira en premier lieu à échanger rapidement et facilement avec nos proches et les personnes qui suivront cette belle épopée.

Arrivée à la Porte de Brandebourg après 1100 kms de route entre Paris et Berlin


FAITES COMME EUX, SOUTENEZ NOUS ! Les sociétés BYAM, GARBIT et l’association Maison Paysanne de France sont des partenaires déjà investis dans le projet. Nous sommes également candidats aux concours Paris Jeunes Aventures 2014 et La Guilde. D’ici notre départ, nous restons résolus à monter un projet suffisamment entrainant et abouti pour pouvoir rassembler un maximum d’acteurs se sentant concernés par l’architecture vernaculaire, la construction durable ou séduits par les valeurs de découverte et de partages qu’induit ce projet sportif. Nous avons par ailleurs été sélectionnés comme projet pilote pour le lancement de « Rookiz », une plateforme web innovante dédiée aux rapprochements entre projets ambitieux et entreprises privées. Nos besoins à court terme se résument au développement d’un site internet, d’illustrations séduisantes et à la recherche de parrains matériels et économiques.

DES VALEURS A PARTAGER Pour faciliter le montage financier de l’opération, nous avons monté une association loi 1901, « LES CRÊPES SELLÉES » en clin d’œil à notre région d’origine. Promouvant le dépassement de soi par le sport, l’ouverture culturelle ainsi que le changement des consciences écologiques, notre association bénéficie du statut d’association d’intérêt général, et peut délivrer un reçu fiscal. Ainsi, le don effectué dans le cadre du mécénat, ouvre droit à une déduction fiscale. Si la réussite du projet dépend intimement des fonds que nous parviendrons à collecter, les soutiens de toute autre nature n’en sont pas moins primordiaux : possibilités de promotion du projet, propositions de compétences, de contacts médiatiques, de mises en relation, de transmission et de partage d’expériences, et bien entendu avis critiques, sont autant de points importants pouvant contribuer à sa concrétisation !

L’une de ces expressions vous fait échos ou l’un des fils directeurs de notre périple vous intéresse ? Nous vous invitons alors à saisir l’opportunité de les véhiculer et de les promouvoir en nous soutenant dans cette entreprise ambitieuse !

À BIENTÔT ! *

facebook.com/QuimperPekinAVelo

LesCrepesSellees@gmail.com

* KENAVO !


Plaquette Quimper Pékin à Vélo 2014